The Rain – S01E01

Épisode 1 – Restez à l’abri – 20/20
Je savais que j’allais forcément adorer cette série, mais pas de là à ne pas voir le temps passer et être à fond dedans malgré un énorme spoiler de Netflix dès le résumé de la série qui nous indique ce qu’il se passe à la, genre, trentième minutes… C’est pourtant ce qu’il s’est passé, et j’adore, tout simplement, c’est rythmé et bien joué, et les deux-trois défauts qui m’ont un peu déçu sont loin d’être suffisant pour justifier de retirer un point à ce premier épisode palpitant. On verra si ça tient la route par la suite !

Saison 1


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Ouais, bon, Netflix me sort les titres français et flemme de chercher l’originale. Comptez pas non plus sur moi pour les citations comme je fais habituellement. L’intro de cette série est assez bonne tout de même : en cinq minutes, on est plongé dans l’ambiance, passant d’une petite série tranquille sur le stress d’adolescents devant passer un examen à une série mettant en place son apocalypse.

Contrairement à The Walking Dead, nous avons rapidement des réponses qui surgissent puisque le père de l’héroïne, Simone, est un scientifique qui sait avant tout le monde que la pluie qui s’apprête à tomber est super dangereuse. Il l’empêche donc de passer son examen, mais conduit comme un dingue, provoquant un accident qui les bloque et devrait les tuer si on en croit le père.

Oh, ils ne sont pas blessés, mais la pluie se rapproche ; or, la pluie est ce qui promet de tuer tout le monde si on en croit la radio. Plutôt que de rester dans leur voiture pour s’abriter comme des gens censés, ils décident de quitter la route pour traverser la forêt.

Au sein de celle-ci, ils retrouvent le bunker d’Apollon, que le père connaît bien apparemment. C’est donc un scientifique qui informe rapidement sa femme, puis sa fille, que la pluie contient un virus qui peut tuer plein de monde, qu’il est le seul au monde à pouvoir trouver un remède ET qu’il faut absolument protéger Rasmus, le petit frère de Simone, parce qu’il est la clé de tout ça. Bien. Le père se barre ensuite et on en sait pas beaucoup plus.

Oh, dehors, il pleut et c’est l’apocalypse : Simone s’en rend compte grâce à son portable. Toutefois, elle décide de suivre l’exemple de sa mère et de ne pas craquer devant Rasmus. Rapidement, quelqu’un frappe toutefois à la porte du bunker, provoquant une bonne situation problématique. Si leur mère dit clairement de ne pas ouvrir car ce n’est pas leur père, Simone ne l’entend pas de cette oreille.

Elle embarque donc son petit frère à la porte du bunker derrière laquelle se trouve un homme qu’on ne connaît pas, sous la pluie, en train de mourir. Et dans son agonie, il veut apparemment embarquer avec lui le petit. Pourquoi faut-il toujours que dans ce genre de séries les mourants ne veuillent pas mourir seuls, hein ? Qu’il veuille entrer dans le bunker, je veux bien, mais pourquoi vouloir tuer Rasmus ?

Qu’importe : la seule solution que la mère trouve à ce moment de panique, c’est de se sacrifier pour son fils, plongeant sous la pluie et mourant dans d’atroces souffrances face à ses deux enfants qui se retrouvent donc seuls dans un bunker qui ressemble fort au sous-sol de l’institut Xavier pour ceux qui connaissent.

Et c’est là, après treize minutes, que nous nous retrouvons face à un générique. C’est déjà bien intense tout ça. Il n’y a pas à dire, j’adore ce début, ça promet une très bonne série. Post-générique, on nous introduit également l’idée de flashbacks, avec les parents des deux se disputant à propos d’un sérum à donner ou non à Rasmus. Bien, il doit donc être immunisé à la pluie, ce dont on aura probablement la confirmation bien plus tard dans la série, parce qu’il ne faut pas aller trop vite en besogne.

Pour l’instant, nos deux héros en sont à chercher de quoi contacter leur père pour annoncer la mort de leur mère. Y a du boulot. Comme par hasard, ils trouvent une radio qui leur permet de contacter un certain Philip, promettant de faire ce qu’il peut pour retrouver leur père, Frederik. Mouais. C’est louche d’être si gentil, je n’y crois que moyen. En plus, ils laissent la radio qui capte super bien, ça sent mauvais genre géolocalisation ou quoi.

Pendant la nuit, Rasmus se lève et Simone s’en rend compte. Elle ne le prend toutefois pas au sérieux quand il dit qu’il y avait quelqu’un dans le bunker, ce qui me semble être une erreur de débutant. On notera aussi qu’elle développe la mauvaise habitude, qui va vite me lasser, de parler à son père qui n’est pas là en s’adressant à des costumes jaunes pour éviter d’être infecté.

C’est avec l’un de ces costumes que Simone prend d’ailleurs la décision de sortir du bunker, malgré le refus de Rasmus et parce qu’elle a reçu un appel écourté de Philip lui indiquant que les survivants se rassemblaient à l’hôpital du coin. Elle est sûre de pouvoir y aller toute seule. Oh, il lui dit bien de ne pas le faire, mais ils sont interrompus par une coupure de courant.

Si Simone a pris la décision de quitter le bunker, elle n’y parvient toutefois pas à cause d’une crise de panique qui la motive à finalement rester seule au bunker, avec Rasmus. Très vite, on les retrouve donc à prendre soin de leur survie en faisant pousser des plantes et en attendant leur père ; ce qui permet aussi d’ajouter quelques flashbacks où on voit que le petit Rasmus a une maladie nécessitant un traitement médical avec des machines Apollon.

Histoire de vraiment marquer tous les bons points qu’il doit marquer, cet épisode prend aussi le temps d’une scène plus légère entre le frère et la sœur, avec de la danse. Le seul problème, c’est que c’est un montage qui leur permet de grandir et de voir les plantes pousser, et je n’aime pas trop cette idée du temps qui passe si vite. C’est toutefois assez brillant de voir Simone prendre le temps de gérer tout ce qu’il faut gérer : le rationnement de la bouffe, les infrastructures du bunker, les coupes de cheveux pour elle et son frère… Tout quoi.

Ils passent clairement de bons moments dans ce bunker, mais rapidement on en arrive à ce que le résumé Netflix m’avait largement spoilé sans vergogne : ils passent cinq années dans le bunker, Rasmus grandit vite et finit par péter un câble, voulant bien sûr sortir.

Jusque-là, ce n’est pas trop surprenant. Cinq ans coupé du monde avec juste sa sœur à qui parler ? Ce doit être ennuyant. Simone se rend alors à l’évidence : il faut sortir… et elle le fait de nuit, parce que fuck la logique de sortir quand tu vois ce qu’il se passe ou genre, juste, l’état du ciel. Allez, pour sa défense, elle n’a pas encore été trop idiote et elle le fait pour éviter que Rasmus ne la suive. Il est assez grand désormais pour enfiler une combinaison lui aussi.

Simone se retrouve donc en forêt, avec une biche pas du tout effrayée par une humaine, et se rend ensuite vers l’hôpital, largement fléché par des signes indiquant un point de ralliement. Malheureusement, tout l’hôpital est désert, avec des cadavres squelettiques dans les lits et… un loup. Oups !

Elle parvient à s’échapper et retourner au bunker où elle annonce à Rasmus, désormais plus grand qu’elle quand même, et aussi plus musclé parce qu’il est malin et fait de la muscu pour pas s’ennuyer, qu’elle a pris la décision de quitter le bunker pour aller en trouver un autre. Ouep, ils ont toute une carte des bunkers quand même.

Je disais donc que Rasmus avait fait de la muscu, et c’est une bonne chose, parce qu’ils se retrouvent pendant la nuit à court d’oxygène. C’est un drôle d’incident qui force Rasmus à ouvrir comme il peut la porte du bunker – à l’ouverture heureusement automatique, finalement. Bon, ça suffirait de simplement ouvrir la porte, mais non, il décide de carrément sortir avec sa sœur, quand bien même il est en slip – eh, c’est déjà pas mal d’avoir trouvé des affaires à sa taille j’imagine.

Le problème, c’est que l’incident n’avait rien d’un incident : il s’agissait en fait d’un groupe extérieur faisant ce qu’il fallait pour les faire sortir du bunker afin de mieux… les y faire rerentrer, le pénétrant de nouveau avec eux. C’est un bon cliffhanger, ma foi !

Saison 1

In the Dark – S01E09

Épisode 9 – Deal or no Deal – 18/20
Si l’épisode paraît tout classique à ses débuts, on sent rapidement qu’on se dirige vers une situation de plus en plus alambiquée et stressante pour l’ensemble des personnages. Et bien sûr, cela mène à des rebondissements assez bien sentis pour chacun d’entre eux, avec pas mal de stress et d’incertitudes sur la manière dont tout va se jouer dans le dernier acte. Ils m’ont bien baladé, et c’était chouette.

Saison 1


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You’re the reason Tyson is dead.

En ce dimanche matin, j’ai donné la priorité à un de mes hebdos parce que j’aime vraiment beaucoup cette série. Et j’ai bien fait : comme moi les personnages se réveillent bien trop tôt pour leur propre bien. Murphy s’est endormie sur Dean pendant la soirée films, et le matin est plein de gêne avec un petit-déjeuner où la fille de Dean se fait immédiatement des films.

Ce n’est pas la seule : la barmaid aussi a des problèmes avec la réactivité de Dean à chaque fois que Murphy l’appelle. Il faut dire que Murphy est ce genre de nana à qui tout le monde cède à tout à chaque fois, et surtout Dean, parce qu’il a quelques sentiments pour Murphy quand même, ce qu’il avoue à demi-mot à celle-ci.

Murphy et Max continuent de mener l’enquête, utilisant la drogue de Max pour avoir accès plus rapide aux caméras du restaurant où Tyson s’est rendu deux jours avant sa mort. Cela leur permet de se rendre compte que Darnell aussi était possiblement lié à son meurtre, puisqu’ils se sont disputés juste avant sa mort. C’est gênant.

Forcément, Murphy et Max continuent d’enquêter en allant interroger les amis de Darnell et Tyson ensuite, ce qui n’arrange pas les affaires de Darnell, parce qu’il est question d’une certaine Nia, la boss de Darnell. J’imagine que c’est la prisonnière ; et j’imagine que c’est une bonne piste, même si je ne pense vraiment pas que Darnell soit coupable.

En tout cas, Murphy recontacte Dean pour lui dire tout ce qu’elle a découvert, ce qui le force à convoquer Darnell au commissariat. Ce n’est pas du tout gênant pour sa coéquipière comme situation : comme elle n’a toujours rien dit à personne sur leur relation. Jules, c’est son nom, prend donc encore une fois la décision de rompre, parce que la situation est bien trop pourrie pour fonctionner à long terme. Voilà qui est fait – pour au moins tout l’épisode, mais crédibilité zéro.

Vexé, Darnell retourne voir Nia pour avoir des informations, mais tout ce qu’il obtient c’est un nouveau job qui nécessite d’aller demander de l’argent, beaucoup d’argent, à Max. Le problème, c’est que Max commence à soupçonner Darnell aussi, alors il craint légèrement pour sa vie.

En parallèle, Murphy continue de chercher des informations sur la mort de Tyson, cette fois en se renseignant sur Nia. Bon, ça me paraît bien trop risqué comme enquête, mais bon, c’est Murphy. Elle cherche à savoir qui peut bien être la taupe qui a balancé des infos, obtenant au passage des infos de la part de Felix, qui a fait Harvard, parce que pourquoi pas.

La taupe ? Il s’agit de Max, bien évidemment : il est en contact avec la flic que l’on a découvert dans l’épisode précédent. Et c’est une grosse connasse, parce qu’elle n’est pas très contente de Max qui ne lui file pas toutes les informations dont elle a besoin. Elle lui fait du chantage, parce qu’elle a largement de quoi le faire tomber pour blanchiment d’argent et il a bien du mal à le vivre sans problème. Moi qui pensais qu’il craignait pour sa vie, il est juste coupable de se sentir responsable de la chute à venir de Darnell.

En plus, Murphy ne doit pas l’aider à annoncer que la taupe est la raison pour laquelle Tyson est mort. Elle n’est vraiment pas maligne sur ce coup-là : elle sent que Max est bizarre, mais elle ne comprend pas la vraie raison et préfère aller interroger Darnell, lui expliquant au passage qu’il y a une taupe. Cela ne sent pas bon du tout.

De son côté, Jess culpabilise toujours autant d’avoir trompé Vanessa, alors elle lui fait le petit déjeuner et refuse de répondre aux « urgences » toutes relatives de Murphy, tout en planifiant une soirée pour leurs sept mois. Cela sent bon la tromperie franchement et ça donne une petite intrigue à Felix qui ne sait pas comment s’habiller, tout comme à Jess qui passe son épisode à avoir des attentions excessives pour Vanessa… pour mieux lui annoncer, en pleine soirée, qu’elle l’a trompée.

C’est une grosse soirée pour tout le monde : Chelsea découvre que Murphy a dormi chez Dean, Felix se prend un râteau, Jess se fait larguer et Murphy réussit à espionner le portable de Max. Elle découvre ainsi qu’il envoie un SMS avec le numéro d’une chambre d’hôtel. C’est celle du deal de drogue, mais elle n’en sait rien et se fait déposer à l’hôtel par Felix et Jess.

Cette dernière est totalement déprimée, mais elle peut compter sur Felix pour lui faire une petite psychanalyse qui se passe bien. Ils sont donc eux aussi dans l’hôtel où toute la tension de l’épisode va clairement leur exploser au visage : Murphy est dans le couloir de la chambre 342, Darnell est en direction du deal, Jules apprend que son mec risque de se faire coincer et stresse pour lui, Max doit terminer son rôle de taupe en apportant une partie de l’argent pour le deal.

Si je suis honnête, j’ai trouvé la situation bien stressante pour Murphy, mais bien sûr Max la retrouve juste à temps pour tout lui avouer à voix bien forte dans le couloir de l’hôtel. On peut difficilement faire plus débile que ça, parce qu’il explique quand même à Murphy qu’il est la raison pour laquelle Tyson est mort. Ca ne passe pas vraiment.

La fin d’épisode est en tout cas excellente, parce que du coup, on se retrouve avec une rupture Murphy/Max qui donne envie à celui-ci de se barrer et avec Jules qui se précipite pour empêcher Darnell de se faire arrêter en plein deal de drogue. Elle prend donc la décision de l’arrêter pour le meurtre de Tyson, même si elle n’a pas assez de preuves pour ça. Cela met fin à l’opération qui aurait pu envoyer Darnell en prison pour 25 ans, mais ça veut dire aussi qu’elle vient de se griller auprès de sa hiérarchie.

Bref, c’était une excellente gestion des personnages et de notre stress, tout ça pour que rien de trop grave ne se passe.

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Russian Doll – S01E05-08

Épisode 5 – Superiority Complex – 16/20
Bon, le twist de l’épisode 3 est vraiment efficace pour la série qui a quand même gagné en qualité et en rythme grâce à ça. Cet épisode ne nous apprend pas grand-chose de plus, mais j’en ai aimé les idées et variations. Les intrigues sont plus prenantes, ça se regarde tout seul.

Saison 1


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For my birthday tell me if I’m a bad person.

Je suis à l’ouest, je n’avais même pas capté que le nouveau mec de Beatrice était le même mec qui avait couché avec Nadia en début de série. Il se fait plaisir le monsieur, dis donc ! Alan est plus réactif que moi et le repère immédiatement quand il vient à la fête de Nadia. Il ne lui pète même pas la tronche, ce qui est une bonne surprise, préférant confier à Nadia sa théorie : ils sont dans une boucle temporelle parce qu’ils sont de mauvaises personnes.

Ca colle après tout, puisqu’il est clairement évoqué à plusieurs reprises qu’il est insupportable à ne jamais pouvoir prendre de décision et à être stressé par tout. Soit. Sa petite théorie fait son effet sur Nadia qui choisit de devenir une bonne personne et se met cette fois en couple avec John, tout en lui disant qu’elle veut rencontrer sa fille.

C’est mignon… ou pas. Elle cherche aussi à faire dire à ses amis qu’elle n’est pas une mauvaise personne… mais comme tous ses amis sont clairement au même niveau qu’elle, ben, ce n’est pas très passionnant comme idée. Comme elle va rencontrer la petite, elle veut trouver un cadeau et se rend donc chez Ruth pour obtenir le livre. Pas de bol, elle ne va pas jusqu’à rencontrer Emily, parce que boum, explosion de gaz.

De son côté, Alan observe le mec avec qui Beatrice le trompe draguer Max et essaye de mieux le comprendre. Ce n’est pas fifou non plus. Il finit par mourir en vélo et recommence sa journée pour mieux engueuler le type avec qui Bea couche, se bourrer et être renversé par une voiture. On en arrive à une bonne question qui me trotte dans la tête depuis un moment : meurent-ils au même moment ? Mystère.

On se marre bien dans cet épisode, parce qu’on les suit à tour de rôle, et qu’ils meurent de manière parfois surprenante, comme quand Nadia se fait tirer dessus, tout en avançant en tant que personnage. Alan comprend donc peu à peu que Beatrice n’a pas choisi d’être avec un connard, mais juste de ne pas être avec lui. Il remarque aussi que son poisson a disparu quand Nadia est en train de se demander si la vie des autres n’a pas pris l’habitude de continuer 15 fois sans elle. C’est que ça commence à être intéressant…

Surtout que, du coup, elle n’ose pas rencontrer Emily finalement, préférant fuir. Dans tout ça, elle en oublie complétement son ami SDF, mais elle continue de sauver Ruth, c’est déjà ça. La fin d’épisode est probablement ce qui m’a fait le plus rire, avec les deux personnages qui meurent une fois de plus, en même temps, au même endroit.


Épisode 6 – Reflection – 18/20
Avec de l’humour et de plus en plus d’indices et variations, cet épisode commence à vraiment me creuser la tête sur le sens de tout ce que je suis en train de regarder. Comme en plus je suis beaucoup plus attaché aux personnages qu’au début, je trouve que la série a pris un nouveau tournant qui la fait devenir vraiment géniale. Comme d’habitude avec Netflix, il aura juste fallu le temps que ça démarre.

Saison 1


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I can fuck you better than Mike.

L’épisode reprend chez Alan où Nadia lui explique qu’elle trouve la situation absolument infernale. Ils essayent donc de comprendre ce qui leur arrive, en comparant leur vie et en trouvant pour seul point commun le jeu vidéo d’Alan dont le code a été écrit par Nadia. Mouais. Elle finit aussi par découvrir qu’Alan ne se souvient pas de sa première mort, et elle décide donc de l’aider à se souvenir de celle-ci, espérant le débloquer et par conséquent comprendre ce qui leur arrive.

C’est ainsi qu’Alan rencontre Ruth pour la première fois, et c’est elle qui nous explique le titre de l’épisode, avec une histoire pas bien convaincante de miroir et de thérapie qu’elle refuse de faire. Nos deux héros meurent une fois de plus à cause d’une invasion improbable d’abeilles dans le métro, ce qui était plutôt marrant, et décident alors de revivre la première nuit d’Alan. C’est vrai que tout ça nous change.

C’est l’occasion de revoir Beatrice et de proposer une vraie scène comique avec Nadia qui observe la rupture comme au cinéma, s’amusant finalement à prendre la défense d’Alan, avant d’aller se bourrer dans un bar et d’en oublier leur mission du moment. Tout ça mène sans trop de surprise mais de manière marrante à un Alan complétement bourré qui propose de coucher avec Nadia : il apprend qu’elle a couché avec Mike, le Mike de Beatrice, et il veut lui prouver qu’il peut faire mieux.

C’était assez gratuit, surtout côté nudité, mais en même temps, c’est habituel avec Netflix. Après cette coucherie, Nadia en oublie totalement qu’elle ne voulait pas se séparer d’Alan et décide subitement de lui voler ses chaussures pour aller reparler à Horse. Je l’avais dit qu’elle l’avait oublié !

C’est plutôt étonnant, mais ça fonctionne bien, parce que leur amitié est chouette. Elle finit par lui donner plein d’argent et l’amener dans le magasin du pote d’Alan, où elle comprend enfin que c’est là qu’elle a vu Alan pour la première fois. Elle rentre chez elle où elle l’a abandonné pour lui annoncer, mais elle ne le fait pas vraiment, dépité qu’elle est de découvrir qu’Alan a fait le ménage chez elle et a remis sur une étagère les photos d’elle et sa mère.

Clairement, sa mère aura un intérêt pour l’intrigue : Nadia s’énerve beaucoup trop après Alan qu’elle dégage vite de chez elle et finit par s’étouffer après une conversation avec Ruth. Une nouvelle variation commence alors : les miroirs devant lesquels ils se réveillent ont disparu. Entre ça et les fruits et légumes tous pourris, la saison commence à vraiment me rendre perplexe. J’espère qu’on aura des semblants de réponse dans les épisodes à venir, en revanche.

Pour l’instant, on découvre juste qu’Alan avait décidé de se suicider la première nuit, mais ça ne nous aide pas vraiment.


Épisode 7 – The Way Out – 18/20
Humph. C’est soit très brillant, soit mauvais, je n’arrive pas à me décider. J’aime beaucoup, en tout cas, parce que le travail des personnages est vraiment excellent. Les réponses apportées, en revanche, sont tellement loin de tout ce que j’ai l’habitude de regarder que ça me laisse perplexe. Au moins, je garde en tête que la série est super originale… j’espère juste mieux la comprendre avec son dernier épisode. J’suis pas venu ici pour souffrir, okay ?

Saison 1


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I knew we were being punished.

Et c’est parti pour un flashback en 1991, parce que pourquoi pas, on est sur Netflix après tout, il fallait bien un épisode qui reparte en arrière. Je ne suis pas sûr que ça me motive : on y suit l’enfance de Nadia avec sa mère. Mouais.

Dans le présent, Alan s’est donc suicidé et est persuadé d’être responsable de tout ce qui leur arrive, mais Nadia en est arrivée à une nouvelle conclusion : le temps continue de s’écouler et ils se sont retrouvés pris dans une boucle parce qu’ils ont fait le choix de ne pas s’aider la première nuit. Ben oui, Nadia aurait pu aider Alan bourré, et donc il ne se serait pas suicidé ; Alan aurait alors pu sauver Nadia. C’est perché, mais pourquoi pas.

L’idée est donc de retourner dans la boutique de base pour réécrire leur première rencontre. Pas de bol, en chemin, ils sont arrêtés par Nadia qui voit… Nadia enfant ? Elle fait alors une drôle de crise cardiaque qui la renvoie donc à la fête où… Lizzie est la première à rentrer dans la salle de bain. Ouep, il y a d’un coup beaucoup moins de monde à la fête : il n’y a pas que les miroirs qui disparaissent, les gens aussi.

Nadia a donc peur de voir ses meilleures amies disparaître et elle décide donc de les amener avec elle dans la rue où elle tombe à nouveau sur une vision d’elle enfant qui la tue sur le coup. La fête est encore plus désertée ensuite, mais elle emmène encore Lizzie et Max avec elle malgré tout. C’est en arrivant au magasin qu’elle apprend qu’Alan aussi a droit à des morts étranges et internes.

La série prend soudain une tournure bien plus sombre : Nadia est hantée par son passé, avec la petite fille qui se met à saigner de la bouche quand elle saigne du nez. Les gens disparaissent, les objets disparaissent, et tout semble lié au passé de Nadia auquel cet épisode continue de faire référence avec des flashbacks où l’on découvre que la mère de Nadia n’était pas tout à fait saine d’esprit, puisqu’elle achète des dizaines de pamplemousses et décide de ne se nourrir que de ça.

Alors franchement, j’ai l’habitude des séries perchées, des bonds dans le temps et des prises de tête, mais là, la série me mindfuck totalement avec sa théorie pas tellement expliquée qui accélère d’un coup les choses parce que eh, les gars, on avait oublié mais on avait que huit épisodes finalement. C’est en tout cas excellent à voir, parce que pendant que le monde s’écroule de plus en plus vite, Alan et Nadia comprennent que la fin approche peut-être.

Nadia se rend chez Ruth pour lui parler de sa culpabilité de la mort de sa mère, qui a eu lieu dans l’année qui a suivi leur séparation par les services sociaux. C’est triste, parce qu’elle voulait d’abord s’en confier à Alan, mais celui-ci l’a laissé tomber pour poursuivre sa dernière vie de son côté. C’est en tout cas un très bon épisode du point de vue des personnages, auquel il faut s’attacher vu la complexité de la série – et j’en arrivais à me poser la question du lien avec le livre constamment évoqué dans cette deuxième moitié de saison. C’est très exactement là qu’en est Nadia aussi : elle retrouve le livre et veut l’offrir à Emily… quitte à la rencontrer sans John.

Elle lui offre le livre et meurt d’un coup, retrouvant un bout de miroir dans sa gorge. Emily et le reste du restaurant regardent Nadia mourir comme si de rien n’était, et la mort semble sacrément douloureuse avec une vision de Nadia enfant qui lui dit qu’elle est encore en elle – faisant référence à la mère qui aimait apparemment détruire tout ce qui est en verre. Soit. En crachant ce morceau de verre, Nadia abandonne donc enfin sa culpabilité vis-à-vis de la mort de sa mère, puisqu’en fait, elle n’y était pour rien.

De son côté, Alan continue lui aussi sa vie et résout tous ses problèmes, grâce à une jolie conversation avec Beatrice : il dit l’aimer mais comprendre qu’il était aveugle à sa détresse et son envie d’autre chose, la voit finalement heureuse avec Mike et… se met à saigner du nez, alors il se barre. Clairement, cet épisode remet en avant le personnage de Nadia, mais c’est toujours l’intrigue d’Alan qui me plaît le plus.


Épisode 8 – Ariadne – 17/20
Eh, je ne sais pas si j’aime cette fin, mais c’est une bonne fin pour la saison – et à vrai dire, ça fonctionnerait bien comme fin de série. J’ai beaucoup aimé ces huit épisodes – enfin, non, j’ai beaucoup aimé l’originalité et le caractère inédit de la tournure des événements malgré une idée de base vue et revue (sans mauvais jeu de mots, promis). L’épisode final n’est pas forcément la fin que j’en attendais, mais comme ni le début, ni le milieu n’étaient ce que j’en attendais ! Franchement, c’est bien une série Netflix, je ne vois pas comment ça pourrait marcher sur un network.

Saison 1


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Life is like a box of timelines.

Nos personnages sont morts une fois de plus… et ils repartent en arrière pour revivre leur première nuit. Oui, tout le monde est de retour à l’appartement et Nadia est super heureuse de retrouver tout le monde tout comme Alan est heureux de retrouver sa mouche, sa bague de fiançailles et son poisson. Ils ont de quoi être heureux, car ils sont sûrs d’être sortis de leur boucle temporelle maintenant que tout est de retour.

Le seul problème, c’est que l’un comme l’autre, ils veulent se retrouver et… qu’ils se ratent bêtement. Nadia se retrouve donc devant l’immeuble d’Alan où elle ne peut donc le voir et Alan à la fête que Nadia a quitté. C’est en tout cas ce qu’on pense pendant une bonne partie de l’épisode où Nadia retrouve son chat et où Alan s’en fiche pas mal de Beatrice, préférant tenter de retrouver Nadia et se rendant pour cela à la boutique, ou justement Nadia se rend également. Ouais, mais j’ai tout de suite senti venir l’embrouille quand on a vu Alan s’éloigner de la porte.

Evidemment, les deux héros ne sont pas dans la même timeline. Ils ont réussi à se sauver de la situation pourrie dans laquelle ils étaient en se confrontant à leurs problèmes internes, mais maintenant, ils se retrouvent séparés à aider l’autre. La série réussit à merveille son twist avec cette fois deux timelines pour nos héros. Pfiou, c’est une idée qui fonctionne bien et c’est top de les voir devenir une sorte d’ange gardien pour l’autre. Après, ça aurait été une bonne fin de saison de s’arrêter là – c’était un bon cliffhanger.

À la place, la saison prend le parti de résoudre son intrigue, et du coup, je ne sais pas trop vers quoi ça se dirige pour une éventuelle saison 2… pas encore confirmée par Netflix ; mais possible puisque la série est prévue sur trois saisons (oui, mais pourquoi après cette fin ?).

D’un côté, nous avons donc Alan qui rencontre Nadia « pour la première fois ». Outch. Celle-ci est avec Mike, qui est le pire connard du monde, définitivement. Nadia ne croit pas une seule seconde Alan et l’envoie rapidement paître. Elle préfère aller coucher avec Mike que de rester avec Alan, n’aimant pas beaucoup l’idée d’avoir un stalker – et franchement, il s’y prend super mal et est juste super flippant dans sa manière de se comporter.

Pour la récupérer, Alan tente le tout pour le tout : il envoie une photo de Mike et Nadia à Beatrice… mais ça ne fonctionne pas quand Beatrice appelle. Il retourne alors à la boutique où il écrit la somme exacte du prêt bancaire de Nadia pour la convaincre de venir à la boutique. C’est efficace : elle décroche le téléphone malgré la présence de Mike et elle n’hésite pas une seconde à le laisser en plan pour retrouver Alan.

Celui-ci fait ce qu’il peut pour convaincre Nadia qu’il n’est pas qu’un stalker, promettant de pouvoir l’aider à retrouver son chat – mais non. Finalement, Nadia choisit donc d’aller avec Mike… pour mieux faire demi-tour et finir avec Alan.

De l’autre côté, Nadia retrouve un Alan complétement bourré qu’elle essaye d’aider en vain. Elle est alors forcée de jouer les anges gardiens malgré elle. Quand son pote de la boutique l’en vire, elle n’a d’autres choix que de les suivre, inquiète de voir Alan se suicider. Et elle comprend le moment où il choisit de se suicider : lorsqu’il fait tomber une cuillère dans laquelle il se reflétait. Joli moment, je trouve.

Nadia le sauve en lui montrant qu’elle aussi fait tomber sa cuillère, puis le suit dans la rue où il tombe sur Horse, bien heureux de voir qu’il est trop triste pour lui refuser quoique ce soit. Horse lui vole donc toutes ses affaires et Nadia finit par le récupérer. Elle le ramène chez lui où elle lui explique ce qu’il se passe, comme elle peut, parce que bon, personne ne sait vraiment ce qu’il se passe je crois. C’est plutôt sympa parce qu’elle le fait en mode conte.

Malgré tout, quand elle se réveille, il n’est plus dans le lit à côté d’elle. Elle envisage alors le pire… pour mieux découvrir qu’il est encore en vie. Elle lui promet qu’il ne sera plus jamais seul, et ça suffit à lui redonner le goût de la vie.

Comme dans l’autre réalité, Nadia et Alan finissent donc ensemble, à marcher dans la rue et à tomber sur une manifestation étrange, avec des gens qu’ils connaissent, ou non, et des fantômes, dans une rue apparemment sans fin passant par un tunnel. Bien. Subtilité de la métaphore.

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EN BREF – Ce fut fucked up comme peu de séries parviennent à le faire en restant malgré tout chouettes à regarder. Cela me laisse perplexe : la série parvient à être passionnante, vraiment, tout en étant super alambiquée et sans que je ne sois certain d’avoir tout compris.

Mieux encore : je trouve qu’elle commence bien mal avec des personnages auxquels je ne m’attachais pas du tout, mais arrivé à la fin du huitième épisode, je n’avais pas du tout envie de la quitter. Le personnage d’Alan fait énormément de bien au scénario et au rythme de la série, rendant plus sympathique celui de Nadia et donnant donc envie de les voir évoluer l’un et l’autre. Je ne sais pas si je suis très fan de la suggestion finale qui est de les mettre en couple, parce que ce n’est quand même pas gagné cette histoire…

Il faudra voir ce que ça donne si saison 2 il y a, mais là aussi, je ne suis pas sûr de vouloir une saison 2, parce que c’est une très chouette fin de saison.

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Russian Doll – S01E01-04

Épisode 1 – Nothing in this World is Easy – 15/20
Ben mince. J’avais un excellent souvenir du trailer alors je misais beaucoup sur cette série, mais finalement, ce premier épisode ne me donne ni un goût de trop peu, ni l’envie de vraiment poursuivre. À la rigueur, il pourrait presque se suffire à lui-même. Bon, je vais quand même continuer parce que quitte à commencer, autant aller au bout, mais ce n’est pas du tout le coup de cœur que j’en attendais…

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Two minutes ago, I turned 36.

Si j’ai tout de suite accroché à la manière dont l’épisode était filmé et construit, j’ai peu apprécié d’y voir directement de la drogue. En même temps, c’est Netflix et avec cette actrice, je m’y attendais. En tout cas, pour un personnage qui vient d’avoir 36 ans, Nadia est clairement du genre à avoir une vie ravagée.

Elle a deux meilleures amies, Max et une autre dont je n’ai pas saisi le nom qui sort avec une jeune ne connaissant peut-être pas le 11 septembre (improbable point du Bingo Séries !), elle a un mec (plan cul ?) et elle connaît le SDF devant l’appartement où elle fait la fête. Elle se rend aussi dans une boutique pour faire ses courses.

On ne va pas se mentir, ce pilot m’a beaucoup surpris : il est beaucoup plus long que ce que j’imaginais à lancer son intrigue. Dans la bande-annonce, elle semblait toujours mourir à sa soirée… or c’est ce qui m’intéressait le plus, l’intrigue de la boucle temporelle. Là, on la suit dans une longue soirée qui n’en finit plus et avec très peu de « marqueurs » pour la boucle. Le but est très clairement de nous faire oublier ce qu’il va arriver à l’héroïne.

Franchement, ça a fonctionné à peu près, mais j’attendais quand même le moment où elle allait mourir. Elle se fait donc renverser par un taxi et elle revit le même début de soirée. C’est là que la série parvient enfin à être drôle : le début ne l’était pas du tout je trouve ; parce que les personnages sont trop perchés pour me faire rire.

Cependant, l’actrice a toujours su trouver les moyens de me faire rire dans ses rôles. C’est encore le cas ici, même si toute la série est pleine de personnages tous plus détestables et ravagés les uns que les autres. Nadia revit donc le même début de soirée, avant de changer de trajectoire pour la passer avec Ruth, une amie plus âgée, puis avec… son ex, parce qu’elle a dégagé le mec avec qui elle couchait au départ.

Bien sûr, elle a aussi pour intrigue la recherche d’Oatmeal, son chat : c’est à cause de lui qu’elle est morte la première fois, et c’est aussi à cause de lui qu’elle meurt la deuxième fois ! Elle pense l’avoir retrouvé… mais le chat disparaît de ses bras et elle tombe dans l’eau. Hmm. Les chats ont neuf vies, non ?

Sa troisième soirée, elle l’aime encore moins que les deux premières : elle envoie paître Max, manque de se tuer dans l’escalier et repart seule, apercevant encore et toujours le même SDF. Mouais.


Épisode 2 – The Great Escape – 15/20
Bien qu’un peu plus drôle dans sa deuxième moitié, j’ai quand même senti passer le temps devant cet épisode. Pourtant, le délire de la boucle temporelle est supposé nous empêcher de voir le temps passer. Seulement, la série propose une boucle bien personnelle assez peu répétitive et peine à choisir une direction bien définie. C’est peut-être mon plus gros problème : on ne voit pas où ça veut en venir.

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Is there a history of mental illness in your family?

Pour ce deuxième épisode, nous retrouvons Nadia sur son lit, où elle est prête à fumer dès le réveil. Parce que oui, elle se réveille le lendemain et tout va bien. Elle peut téléphoner à Max pour obtenir des nouvelles et repasser dans sa superette de quartier où elle apprend que les choses se sont déroulées différemment la deuxième fois que la première où elle y était.

Elle ne semble pas y apporter plus d’importance que ça et enchaîne avec une « journée » de boulot qui dure deux minutes où son boss n’ose pas la virer. Arf, c’est embêtant, je continue par principe, mais je n’accroche pas tellement pour le moment, puisqu’elle enchaîne par un RDV avec son dealer et un coup de fil à son ex, pour l’engueuler parce qu’il n’essaye pas de l’aider.

Finalement, c’est encore quand elle meurt que je m’éclate le plus. Pour le troisième retour, elle cherche à fuir le plus vite possible de sa fête d’anniversaire et alors qu’elle essaye de reparler à son vendeur préféré, elle tombe dans le même trou dans le trottoir et meurt une nouvelle fois. J’ai bien ri, parce que l’effet de surprise fonctionnait bien.

C’est là que la série en arrive enfin à sa bande-annonce, avec une Nadia qui tente par tous les moyens de fuir sa soirée et se retrouve toujours morte en bas des escaliers. J’imaginais plutôt une tentative de fuite de la soirée pour l’ensemble des premiers épisodes et c’est le fait que ce ne soit pas le cas qui me pose le plus problème avec ce début de série.

Comme il faut bien occuper les huit épisodes, on voit ensuite Nadia en pleine soirée, à enchaîner les clopes, verres et prise de cocaïne. Le lendemain de cette soirée de défonce, elle utilise donc l’escalier de secours pour s’enfuir de l’appartement et s’éviter la mort. Pourquoi pas. Elle rejoint ensuite Ruth, qui lui conseille de monter dans une ambulance où les ambulanciers se comportent bien bizarrement avec elle. Elle finit par provoquer malgré elle un accident en voulant s’échapper de l’ambulance… et paf, Gotta get up. Ouais, un truc qui fonctionne quand même très bien dans la série est sa BO, oui, oui, même dans son générique de fin en français.


Épisode 3 – A Warm Body – 15/20
Forcément, à force d’épisodes, je finis par m’habituer et m’attacher au personnage de Nadia et à sa vie complétement foireuse. Cet épisode nous apporte quelques réponses bienvenues et finit sur ce qui est probablement la meilleure scène de la série pour l’instant, parce qu’elle ouvre de nouvelles perspectives nécessaires pour ne pas qu’on s’ennuie trop.

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I said “What’s on your head?” Is that a wig or a hat?

Ouep, j’enchaîne, parce que je suis quand même pris au piège de la série et de ce qu’elle nous propose. Je ne sais pas où elle va, mais elle y va, et Nadia aussi. Elle se réveille donc dans l’appartement, interroge un inconnu dans les toilettes et n’ose pas utiliser l’escalier… préférant l’escalier de secours clairement plus flippant que l’escalier lui-même.

Son but dans cet épisode ? Se renseigner sur le bâtiment, tout en évitant au maximum l’entrée donc. Est-ce que j’ai fini par décrocher malgré moi ? Ma foi, oui. Je doute beaucoup que la quête « religieuse » de l’épisode soit la réponse aux questions de cette première saison. Concrètement, Nadia sympathise comme elle peut avec Shifra qui est dans le bureau du rabbin ayant conclu la vente de l’immeuble de Max où a lieu la fête et comprend que Nadia est complétement perchée. Elle accepte toutefois de prier pour elle, parce que Nadia qui n’y croit pas lui demande pour pouvoir lui dire qu’elle n’y croit pas. Normal.

Pour mener l’enquête, elle a aussi besoin de John parce qu’il lui faut quelqu’un pour poser ses questions au rabbin. Oh, comme ils ont une relation compliquée et ne sont plus ensemble depuis six mois, c’est super chelou. Il accepte de l’aider mais finit par s’énerver, pour la convaincre de lui dire ce qu’il se passe.

Si elle ne le dit pas, elle parvient à le convaincre malgré tout de coucher avec elle, avant d’obtenir les informations du rabbin qui ne sont pas utiles et avant de s’engueuler avec John. N’empêche que dans tout ça, elle tient plus longtemps que jamais, survivant jusqu’au lundi soir où… Elle se remet à boire des litres d’alcool. Bien. Ce n’est pas forcément l’idée la plus folle du siècle, amis ça lui permet de retomber sur le SDF de la fête.

Et cette fois, elle peut lui parler. Il s’appelle Horse et a pour obsession de lui couper les cheveux. Elle se laisse faire, puis passe la nuit avec elle… pour mieux mourir de froid. C’est con, parce que c’est une vraie mort qui l’attend. La meuf à un appart et elle se laisse mourir de froid, c’est merveilleux cette série.

Elle recommence donc une nouvelle soirée, où elle quitte les lieux bien vite, expliquant au téléphone à John qu’elle ne reviendra pas à la soirée et qu’elle ne veut pas être en couple avec lui – logique puisqu’il a rompu avec elle le lundi soir. Elle passe donc la nuit du dimanche au lundi avec Horse, histoire que personne ne lui vole ses chaussures dans son refuge. Le lendemain matin, il veut lui couper les cheveux, mais se barre.

Nadia décide quant à elle de se rendre au boulot où elle a un petit accident d’ascenseur. Pour la première fois, la série propose aussi un vrai cliffhanger : dans l’ascenseur, il y a aussi un type qui lui dit qu’il s’en fiche de mourir, parce qu’il meure tout le temps. Ah, les choses sérieuses vont pouvoir commencer alors !


Épisode 4 – Alan’s Routine – 17/20
Ah, voilà un épisode qui me parle déjà bien plus que les trois qui précèdent, parce qu’il y est question d’un peu plus de stabilité déjà ; et parce que le mystère s’épaissit… grâce à de nouveaux indices. Il y a tout de même de nombreux éléments auxquels je ne m’attendais pas, et la surprise apportée par cet épisode réussit à faire son effet sur moi. Il était temps, quand même.

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It’s called name amnesia.

Cet épisode nous présente donc le personnage d’Alan qui est clairement dans la même boucle que Nadia. Cela fonctionne drôlement bien, parce qu’il a déjà mémorisé l’ensemble de sa journée, à la minute près. Cela lui permet d’avoir une routine absolument parfaite pour venir en aide aux gens… mais ça pose quand même le problème qu’il doit vivre en boucle sa rupture.

Oui, il veut se fiancer avec sa copine, mais celle-ci veut rompre avec lui, et elle ne se gêne pas pour le lui dire la Beatrice. Cela m’a fait rire de voir l’actrice choisie en tout cas, parce que ça sent le copinage d’Orange is the New Black tout ça. Quoiqu’il en soit, j’accroche beaucoup plus au personnage d’Alan qu’à celui de Nadia, parce qu’il a une vie déjà bien plus cool et rangée, même s’il est complétement dépité par sa mort à répétition. C’est aussi le pote mal en point de la superette, évidemment, puisque Beatrice a rompu avec lui.

Je l’aime bien, ouep, mais il me fait pas mal de peine quand même à ne pas oser avouer à sa mère qu’il n’est pas fiancé, parce que c’est ce qu’elle veut entendre. Il prend alors l’ascenseur pour tomber sur Nadia qui lui révèle qu’elle aussi meurt tout le temps. Ils reprennent tous les deux une nouvelle soirée, au cours de laquelle Alan découvre cette fois que Beatrice couche en fait avec un autre type, qu’elle critiquait régulièrement pourtant.

Cela me rend encore plus triste pour lui, même s’il est un peu cliché à rentrer chez lui et s’énerver sur son ordinateur, au point de le casser, quand il voit une photo de ce « couple ». De son côté, Nadia survit à la première nuit et se retrouve à mener l’enquête sur Alan. Comme elle a vu qu’il avait une bague de fiançailles en main, elle se lance dans une enquête pour savoir qui il peut bien être et ça la mène dans une bijouterie où elle finit par obtenir son identité grâce à une application de critiques en ligne.

C’est plutôt bien vu comme idée, je trouve… Nadia se débrouille donc pour aller à la rencontre d’Alan qui est loin de la remercier de lui avoir cassé sa routine parfaite, parce que maintenant il sait que Beatrice couche avec son prof. Un peu débordée par la situation, Nadia l’abandonne donc à ses pleurnicheries, préférant clairement continuer sa journée comme si de rien n’était.

Cela mène Alan auprès du mec de Beatrice pour le taper, puis sur un pont d’où il jette la bague avant d’être électrocuté. Il reprend donc pour une douzième fois la même soirée, mais cette fois-ci, il y a des changements, ce qui n’a aucun sens : la bague a disparu, son poisson aussi. OK. Je suis intrigué, je dois dire. Je vais quand même m’arrêter là pour ce soir, parce que la série ne m’a pas encore assez scotché pour que je me décide à passer toute ma soirée devant.