The Rain – S01E02-04

Épisode 2 – Ne vous séparez pas – 17/20
C’est un deuxième épisode toujours très prenant, même si je trouve que l’on sent déjà un peu plus certaines failles dans le scénario. Cela n’empêche pas que j’accroche toujours bien à l’ensemble, parce que le monde proposé est entraînant et que les nouveaux personnages m’intriguent. On est sur un groupe assez hétéroclite pour porter la série et sur des mystères qui n’auront pas tout de suite des réponses.

Saison 1


Spoilers

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Le monde est chouette désormais, avec des camions militaires autorisés à tirer sur tout ce qui bouge et qui a été touché par le virus et/ou la pluie. Charmant. Ce deuxième épisode ne traîne pas plus que ça à lancer son générique, et moi, j’ai quand même envie de dire que les images sont magnifiques.

Je le dis tout de suite, oui, parce qu’après on est tout de suite replongé dans l’ambiance un brin catastrophique et très rouge du bunker en alerte. Malgré l’absence d’oxygène, tout le monde s’y excite vite fait. Simone et Rasmus sont enfermés dans une pièce pendant que les nouveaux arrivants font le tour de bunker à la recherche de nourriture.

Il y en a bien un, Jean, qui en trouve, mais il ne dit rien, bien évidemment, préférant manger en secret. Le truc, c’est que nos nouveaux arrivants n’ont en effet plus de nourriture et qu’ils ont suivi Simone depuis l’hôpital où ils l’ont repérée. Celle-ci réussi à sympathiser avec une certaine Beatrice, malgré la porte qui les sépare, mais ce n’est pas suffisant : le nouveau groupe n’ayant pas trouvé de nourriture décide de se barrer lui aussi.

S’ils comptaient abandonner nos héros derrière eux sur ordre de l’un d’eux, Martin, ils sont forcés de changer d’avis quand Simone révèle qu’elle connaît l’emplacement d’autres bunkers avec de la nourriture. Forcément, ça intéresse Martin qui accepte de suivre Simone et son pari fou de détruire la tablette avec l’emplacement des seuls lieux capables de les maintenir en vie.

Commence alors un épisode long de marche vers le prochain bunker. On apprend à connaître un peu mieux Martin, Jean et Beatrice, parmi d’autres. Cette dernière est touchée par l’humanité qui se dégage du frère et de la sœur, au point d’en oublier son instinct de survie apparemment durement acquis dans ce nouveau monde.

En effet, c’est un monde bien peu sympathique qui attend Simone et Rasmus hors du bunker. Les méchants qui les ont trouvés sont loin d’être les pires : un autre groupe continue d’abattre tout le monde, à commencer par une femme qui, comme par hasard, était juste à côté d’eux elle aussi. Et ils sont sacrément équipés, avec des drones pour détecter la chaleur.

C’est sympa comme ambiance, mais ça manque parfois de cohérence quand même. Beatrice décide donc d’aller aider la femme, ce qui n’a pas trop, trop, de sens par rapport au reste du groupe qui est prêt à se barrer pour avoir la vie sauve. Cela semble l’attitude logique, mais on nous invite à rester humain comme Simone et Rasmus. Pour l’instant en tout cas.

Martin l’est beaucoup moins : il n’hésite pas à tuer la femme qu’ils viennent de sauver parce qu’elle est infectée par le virus, son pied ayant touché une rivière. Soit. C’est donc un virus qui se propage par le toucher, d’accord. Cela n’empêche pas de vivre toutefois dans un monde dévasté et déserté. Le groupe décide alors de passer la nuit dans ce qui ressemble à une ancienne école.

Là, ils apprennent à mieux tous se connaître. C’est surtout Rasmus que l’on suit, parce qu’il a besoin de nouvelles chaussures. Cela permet de découvrir l’égoïsme de Jean qui mange sans se préoccuper des autres, l’humanité de Rasmus qui refuse les chaussures d’un mort ou encore l’énervement d’un autre qui en veut à Simone et Rasmus d’avoir survécu si longtemps sans la moindre idée du chaos qui les entoure.

Par exemple, on apprend qu’ils ont besoin d’eau distillé pour boire et survivre ou que Lea, une autre, a vraiment besoin de manger très rapidement. Cela ne les empêche pas de faire une seconde journée de marche le lendemain, mais pas avant une nuit où Rasmus aperçoit Bea et Martin qui couchent ensemble. Vexé, il fait la tronche à Bea tout le reste de l’épisode.

Bien sûr, cet épisode nous établit aussi un nouveau sens du danger : il n’y a pas que la pluie qui cause problème, il y a toute l’eau en général. Quand Rasmus met le pied dans une flaque, Martin est prêt à le tuer. Par chance, il a accepté les chaussures du mort et elles sont assez waterproof pour garder son pied sec. Il survit donc, même si c’est gros. L’idée est de nous montrer que n’importe qui peut mourir n’importe quand, de manière bête, j’imagine. De ce point de vue-là, c’est mieux que pas mal d’autres séries post-apocalyptiques du genre.

Après, ils font une sacrée randonnée sans problème là, quand même. Cela leur permet de trouver un nouveau bunker avec plein de nourriture qu’ils ne rationnent pas du tout, ces imbéciles, mais aussi avec le portable du père de Simone et Rasmus. C’est bien sûr Simone qui le retrouve, sinon, ce ne serait pas drôle. Dessus, elle découvre un message vidéo adressé à son père : un collègue lui dit qu’il est désolé pour ses enfants, mais qu’il doit venir au plus vite au siège de leur boîte en Suisse pour trouver un vaccin… sinon, ce sera la fin du monde.

Cela donne un nouvel objectif au frère et à la sœur, surtout que Simone ne veut pas rester avec ce nouveau groupe. On verra, mais je suis sûr qu’ils vont rester ensemble.

En flashback, on suit aussi Martin, qui est le militaire de début d’épisode qui a pour ordre de tirer sur tout ce qui bouge, mais qui n’ose pas le faire quand il est confronté à une femme et un bébé. Mouais, ce n’était pas dingue. L’idée est de nous montrer le chaos de l’infection : il laisse passer la femme, mais celle-ci est responsable de la mort de tout le campement de ses collègues, parce qu’elle était infectée.

Bon, pourquoi pas, mais on ne comprend pas bien encore comment fonctionne le virus, je trouve. Il semble infecter plus ou moins vite les personnes, c’est bizarre. Bon, c’est un virus après tout.


Épisode 3 – Évitez la ville – 15/20
Si j’accroche toujours autant à l’ambiance de la série, ma hype retombe un peu dans cet épisode qui prend le parti de diviser ses personnages. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, mais ça fait que, malheureusement, pas mal de décisions totalement stupides et contre-instinctives sont présentées comme étant les réactions normales, voire réfléchies, des personnages. C’est le cas classique des films d’horreur et du « moi, j’aurais jamais fait ça ». C’est un peu dommage, parce qu’autrement, la série est magnifique à regarder et est toujours bien sympa, avec des idées originales.

Saison 1


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Chaque épisode nous proposera donc un flashback, et cette fois-ci, c’est sur Beatrice qu’on se concentre, le jour où elle a rencontré Martin et Patrick, le type qui s’énerve tout le temps sur tout. Elle était déjà avec Lea et Jean, apparemment, et Martin était prêt à lui tirer dessus. Par chance pour elle, il avait clairement un faible pour elle. Et elle en profite.

Elle les amène dans une serre où ils peuvent trouver de la nourriture, ce qui permet à tout ce groupe de sympathiser. On a donc deux militaires, Beatrice et deux boulets, Lea et Jean. Ce dernier est clairement la victime du groupe, il a besoin de ses lunettes et a eu une enfance difficile, blablabla.

Quant à Beatrice, elle attend la nuit pour aller réveiller Martin et coucher avec lui. Enfin « coucher ». C’est trente secondes chrono à califourchon en l’empêchant de bouger.

Dans le présent, bizarrement, Simone décide de montrer la vidéo à Martin. Pour quelqu’un qui ne voulait pas rester en groupe avec eux, elle n’est pas des plus malignes à lui montrer ça. Elle arrive tout de même à le convaincre de lui expliquer comment faire pour se rendre à Apollon, ce qui est une mission suicide… sans la moindre logique, Simone et Rasmus reprennent donc la marche, sans combinaison et malgré les nuages. Ils avaient des combinaisons abandonnées de manière stupide dans le premier bunker ; mais pas dans le deuxième ? Ils ont un drôle d’instinct de survie.

Ce ne sont pas les seuls : le reste du bunker décide de partir à leur recherche, parce que Lea trouve que ce n’est pas bien de les envoyer au casse-pipe. Ils ne survivront pas sans eux paraît-il. Lea, Beatrice et Jean retrouvent rapidement le frère et la sœur, de manière pas forcément crédible. La saison est courte : ils sont donc déjà de supers amis après une journée de marche.

Ils décident de s’arrêter dans un Burger King à l’abandon pour manger, avant que Jean ne parte à la recherche de nouvelles lunettes, parce que les siennes sont cassées « depuis des années ». Des années de marche et il espère seulement maintenant trouver de quoi l’aider à mieux voir ? Allez, c’est juste un prétexte pour les séparer et pour que Lea puisse draguer un peu Jean. Cela sent bon la victime de la pluie d’ici la fin de l’épisode ou le suivant.

Dans le genre séparés, on note aussi que le trio restant est forcé de quitter le Burger King en toute hâte quand un groupe d’une quinzaine de personnes les retrouve et se jette sur la nourriture. Oui, les gens s’entretuent pour de la bouffe, forcément. Comme toujours, Simone est trop gentille et reste quelques secondes en arrière, ce qui fait qu’elle perd de vue Rasmus et Beatrice. Non mais vraiment, c’est pas bien malin comme idée.

Elle les enchaîne en plus : elle reste dehors de manière bien visible à lire des messages sur les disparus recherchés par leurs proches. C’est là qu’elle aperçoit un enfant, seul dans la rue, qu’elle prend aussitôt sous son aile alors qu’il se met à pleuvoir. Elle se retrouve donc à s’abriter de la pluie avec lui, pour mieux découvrir qu’il mange des médicaments et l’avoir dans les bras, inconscient, quand son père débarque de nulle part. ALORS QU’IL PLEUT. Cette idiote leur donne de la bouffe, révélant ainsi qu’elle en a. Pourtant, le père est tout gentil avec elle, lui conseillant de fuir la ville car il n’y reste plus que des gens méchants. Certes.

Que des méchants et la naïve Simone qui leur distribue ses rations de nourriture. Inutile de dire que c’est la pire des idées du monde et qu’ils se font agresser dès qu’ils remettent un pied dehors. Simone comprend cette fois qu’elle ne peut leur venir en aide et se barre au plus vite, pour retourner au Burger King dans l’espoir de retrouver les autres.

C’est un bon point de ralliement et une bonne idée de placement de produit ma foi. C’est bien là qu’ils se retrouvent tous, Jean et Lea d’une part, dont on ne saura rien de plus que la misérable scène de drague, et Rasmus et Bea d’autre part. Ces deux-là ont eu l’occasion de se rendre dans la maison de Beatrice où elle a retrouvé pour la première fois le cadavre de ses parents. Le monde est petit. J’ai surtout aimé dans cette histoire d’en savoir plus sur le début de cette apocalypse, avec une Beatrice tranquillement au cinéma. Forcément, il ne pleut pas dans un cinéma, ça passe.

Bon, Rasmus se fait clairement des films et a des yeux tous charmeurs envers elle, mais faudrait voir à ne pas oublier que Martin est censé être avec Bea, hein. Elle, elle a l’air de doucement l’oublier. Pourtant, pendant ce temps, Martin et Patrick décident de partir aussi à la recherche du groupe, précisément parce que Bea ne revient pas, et se retrouvent pris au piège par la pluie, restant coincés dans le même bus que le reste du groupe un peu plus tôt. Soit. Ils découvrent en attendant qu’un drôle d’objet trouvé dans le bunker est en fait une carte numérique, leur permettant de comprendre qu’ils sont dans une zone en quarantaine, entouré par un mur.

Cela devrait nous mener sur la saison 2 – j’espère. Oui, je sais, c’est encore tôt pour parler d’une saison 2. Rapidement, Martin et Patrick retrouvent le reste du groupe et ils débarquent pile à temps pour voir l’un des pilleurs de la ville prendre Rasmus en otage. Cette idiote de Simone – eh, je l’aimais beaucoup dans le premier épisode, mais plus on avance, plus elle est débile – vient quand même de lui confirmer qu’il y avait plus de bouffe dans un autre bunker. Allô cocotte, tu peux pas réfléchir deux secondes ?

Dans tout ça, le preneur d’otage réussi à s’enfuir avec un sac de bouffe parce qu’il a poignardé avant ça Rasmus. C’est un petit coup de poignard dans le ventre qui ne doit pas faire de mal, mais qui, surtout, le fait hurler à la mort pour le reste de l’épisode. Bon, après, je comprends, ils le transportent en caddie, ça ne doit pas être agréable… mais de là à hurler comme ça, coco, faut résister à la douleur un peu, merde.

Bon, ils trouvent vite un troisième bunker, parce qu’il doit y en avoir un peu partout, mais ça n’est pas la solution miracle espérée pour autant : le bunker a déjà été visité par d’autres qui l’ont dépouillé. Par chance, Simone a gardé les anti-douleurs du petit, ce qui est une bonne chose pour Rasmus, et elle a appris l’existence d’un médecin dans la ville d’à côté. Cela donne un objectif à court terme.

À plus long terme, Martin lui explique qu’il y a un mur sur la carte numérique qu’ils ont trouvé, ce qui signifie qu’il y a aussi probablement une vie sans virus au-delà du mur. Mouais, comment l’eau pourrait-elle ne pas être contaminée ailleurs ? Il faudra voir sur du plus long terme, comme je le disais en début de paragraphe.

Une chose est sûre en tout cas : les décors de la série sont dingues et vraiment super travaillés. Quant à Bea, elle cache bien des choses et est clairement une mythomane compulsive. Pour s’assurer de rester en groupe avec Martin, dans le flashback, elle n’a pas hésité à lui mentir et lui raconter une histoire totalement différente de celle qu’elle a raconté à Rasmus, commençant de la même manière cependant : « j’ai grandi ici ». Sauf qu’ici, ce sont deux endroits parfaitement différents. Oups.


Épisode 4 – Ne faites confiance à personne – 19/20
Bim, ça repart sur du beaucoup mieux pour cette mi-saison qui répond à quelques mystères en complexifiant encore la mythologie générale de la série et en proposant des scènes (une en particulier) qui resteront vraiment marquantes. Le manque de cohérence est bien moins flagrant dans cet épisode où les décisions des personnages sont plus rationnelles… ou irrationnelles pour de bonnes raisons, au choix !

Saison 1


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L’épisode reprend par Jean et Lea surveillant les alentours et craignant les patrouilles des atures humains du coin, beaucoup moins sympathiques qu’eux qui ne l’étaient déjà pas. Ce n’est pas bien logique, tout ça, les autres ont encore de l’essence mais plus de bouffe ? BEN CHANGEZ DE VILLE. Bon, l’idée est de continuer à les voir se draguer ces deux-là, avec Jean posant aussi des questions de religion à Lea qui est très croyante.

Dans le bunker, la blessure de Rasmus s’infecte et Simone continue de lui donner de la morphine alors qu’il est sous la surveillance de Beatrice, qui continue de le draguer, sous le nez de Martin. Il le prend super mal et finit par proposer un rencard à Bea « après tout ça ». Ouais, bon, merci, mais ce n’est pas pour tout de suite.

Une fois qu’il lui propose ce rencard imaginaire et futuriste, il se permet une rapide crise de jalousie ; interrompue par Simone et un nouveau plan complétement cinglé. Elle décide de voler une voiture des patrouilleurs du coin, et sert pour cela d’appât à trois hommes armés jusqu’aux dents… qui se font dégommer par tout son groupe en un rien de temps. Patrick propose de les dépouiller et les tuer, mais Simone ne l’entend pas comme ça, forçant ainsi Martin à lui donner raison. Lui, il veut les interroger.

Ben oui, il se doute bien que des militaires se servant d’un drone doivent en savoir plus que ce lui sur la quarantaine. Il les torture pour avoir des réponses, ce qui n’est pas au goût de Simone préférant leur parler, et en anglais s’il vous plaît. J’aurais bien aimé que toute la série soit en anglais, hein, parce que je comprends mieux cette langue que celle de la série me forçant à lire les sous-titres car je n’en parle pas un mot. D’ailleurs, la VO à ses limites : j’ai beau en être un partisan, sans la moindre base, on ne comprend franchement pas grand-chose, à part un ou deux mots de temps autres.

Bon, dans tout ça, on se retrouve avec Patrick qui explique à Martin qu’il est trop faible et se laisse manipuler par Simone. Quand Jean demande à ce qu’un des militaires, avec un tatouage de serpent, soit tué, Martin leur demande donc de tous se barrer avant de tirer trois coups de feu. Hmm. C’est louche.

Pendant ce temps, au bunker, Beatrice continue de draguer Rasmus de manière bien étrange et inexpliquée : Martin lui a déjà fait remarquer que son petit jeu ne servait pas à grand-chose. C’est un personnage super louche elle aussi quand même.

Allez, le groupe peut ensuite être réuni et on avance vite dans cet épisode un brin bouche trou : ils ont réussi à voler l’un des drones en plus d’un véhicule, et le drone fonctionne avec la carte numérique de l’épisode précédent, ce qui leur permet de vite mettre la main sur la chirurgienne qu’ils cherchaient et dont ils ont besoin pour sauver Rasmus.

Elle n’a aucun mal à le remettre sur pied, mais elle finit par découvrir l’identité de son père et change littéralement de visage après ça. Elle fait donc partie du mystère Apollon et a bossé pour eux elle aussi. D’ailleurs, elle a un bunker dans son jardin, ça tombe bien pour limiter les frais de production de la série. Là-bas, elle attache Rasmus pour lui donner un « vaccin » tout en répondant aux questions suspicieuses de Simone… pour finalement s’attaquer à elle en lui révélant que Frederick a tué ses enfants (probablement avec le virus). OUPS.

Autrement, les flashbacks de cet épisode s’intéressent à Jean, ce qui n’est pas gagné pour m’intéresser. Il a un passé trouble, évidemment, ce que l’on comprend dès le début de l’épisode où il est face à une tombe de petite fille. On découvre ensuite qu’il s’agit d’une petite muette qui lui apprend le langage des signes. Elle s’appelle Vilde et est très attachée à lui, mais clairement, ce n’est pas un bon point : il sera responsable de sa mort, c’est sûr, et par accident en plus.

Cela ne manque pas, mais c’était beaucoup plus atroce que je ne l’imaginais : trois militaires débarquent dans la ferme où Jean s’est réfugié après la première pluie. Ils tuent sans trop hésiter le père de Vilde, puis sa femme. Tout ça se fait alors que Vilde et Jean sont cachés dans une grange. Oh, la fillette est paniquée et fait du bruit, alors il tente de la faire taire en lui mettant la main sur le visage.

La scène est tout bonnement atroce et extrêmement prenante : il est terrifié par ce qu’il voit et ne fait pas attention à Vilde, la tuant au passage.

Il repère toutefois que l’un des militaires avait un tatouage de serpent sur le bras. C’est ce qui explique son attitude quand il le retrouve dans cet épisode et qu’il demande à Martin de le tuer. C’est aussi ce qui explique pourquoi il pète un câble quand il se rend compte que, non, ce type n’est pas mort. Ouep, le tatoué les retrouve chez la chirurgienne et Martin ne le supporte pas.

Il décide ainsi d’aller le tuer de lui-même, alors qu’il s’est déjà séparé de Lea et Bea quelques instants avant puisque celles-ci ne voulaient pas accompagner Patrick et Martin prêts à voler celle qui leur est venue en aide pour sauver Rasmus. Jean est ainsi fait prisonnier après avoir pris sa revanche. Je m’attendais à ce qu’on le voit mourir pour ça, mais même pas.

Bon, Lea le comprend mort quand elle ne le voit pas débarquer avec Martin et Patrick après avoir entendu un coup de feu. C’est triste comme tout. Dans le bunker, la chirurgienne pète un câble complet et explique à Simone qu’elle n’a aucune idée de la vérité. Ce n’est que le début de la série après tout. Alors qu’elle s’apprête à tuer Rasmus, Simone parvient à l’attendrir et… Patrick débarque et la tue.

Voilà qui est fait. Tout le groupe peut donc s’échapper, mais il y a désormais Jean en moins. Cela laisse Lea en larmes et provoque une friction entre Patrick et Martin. Ben oui, ce dernier n’a pas tué les hommes qu’il aurait dû et Patrick le lui reproche, parce que maintenant, ils ont perdu Jean. Seulement, Martin ne l’entend pas de cette oreille et reproche surtout à Patrick d’avoir pris la décision de laisser Jean derrière.

Oups. Même Simone la naïve est plutôt du côté de Patrick, mais elle prend quand même la main de Martin en fin d’épisode, sous le regard tueur de Bea en qui il est difficile d’avoir encore confiance…

Saison 1

The Rain – S01E01

Épisode 1 – Restez à l’abri – 20/20
Je savais que j’allais forcément adorer cette série, mais pas de là à ne pas voir le temps passer et être à fond dedans malgré un énorme spoiler de Netflix dès le résumé de la série qui nous indique ce qu’il se passe à la, genre, trentième minutes… C’est pourtant ce qu’il s’est passé, et j’adore, tout simplement, c’est rythmé et bien joué, et les deux-trois défauts qui m’ont un peu déçu sont loin d’être suffisant pour justifier de retirer un point à ce premier épisode palpitant. On verra si ça tient la route par la suite !

Saison 1


101

Ouais, bon, Netflix me sort les titres français et flemme de chercher l’originale. Comptez pas non plus sur moi pour les citations comme je fais habituellement. L’intro de cette série est assez bonne tout de même : en cinq minutes, on est plongé dans l’ambiance, passant d’une petite série tranquille sur le stress d’adolescents devant passer un examen à une série mettant en place son apocalypse.

Contrairement à The Walking Dead, nous avons rapidement des réponses qui surgissent puisque le père de l’héroïne, Simone, est un scientifique qui sait avant tout le monde que la pluie qui s’apprête à tomber est super dangereuse. Il l’empêche donc de passer son examen, mais conduit comme un dingue, provoquant un accident qui les bloque et devrait les tuer si on en croit le père.

Oh, ils ne sont pas blessés, mais la pluie se rapproche ; or, la pluie est ce qui promet de tuer tout le monde si on en croit la radio. Plutôt que de rester dans leur voiture pour s’abriter comme des gens censés, ils décident de quitter la route pour traverser la forêt.

Au sein de celle-ci, ils retrouvent le bunker d’Apollon, que le père connaît bien apparemment. C’est donc un scientifique qui informe rapidement sa femme, puis sa fille, que la pluie contient un virus qui peut tuer plein de monde, qu’il est le seul au monde à pouvoir trouver un remède ET qu’il faut absolument protéger Rasmus, le petit frère de Simone, parce qu’il est la clé de tout ça. Bien. Le père se barre ensuite et on en sait pas beaucoup plus.

Oh, dehors, il pleut et c’est l’apocalypse : Simone s’en rend compte grâce à son portable. Toutefois, elle décide de suivre l’exemple de sa mère et de ne pas craquer devant Rasmus. Rapidement, quelqu’un frappe toutefois à la porte du bunker, provoquant une bonne situation problématique. Si leur mère dit clairement de ne pas ouvrir car ce n’est pas leur père, Simone ne l’entend pas de cette oreille.

Elle embarque donc son petit frère à la porte du bunker derrière laquelle se trouve un homme qu’on ne connaît pas, sous la pluie, en train de mourir. Et dans son agonie, il veut apparemment embarquer avec lui le petit. Pourquoi faut-il toujours que dans ce genre de séries les mourants ne veuillent pas mourir seuls, hein ? Qu’il veuille entrer dans le bunker, je veux bien, mais pourquoi vouloir tuer Rasmus ?

Qu’importe : la seule solution que la mère trouve à ce moment de panique, c’est de se sacrifier pour son fils, plongeant sous la pluie et mourant dans d’atroces souffrances face à ses deux enfants qui se retrouvent donc seuls dans un bunker qui ressemble fort au sous-sol de l’institut Xavier pour ceux qui connaissent.

Et c’est là, après treize minutes, que nous nous retrouvons face à un générique. C’est déjà bien intense tout ça. Il n’y a pas à dire, j’adore ce début, ça promet une très bonne série. Post-générique, on nous introduit également l’idée de flashbacks, avec les parents des deux se disputant à propos d’un sérum à donner ou non à Rasmus. Bien, il doit donc être immunisé à la pluie, ce dont on aura probablement la confirmation bien plus tard dans la série, parce qu’il ne faut pas aller trop vite en besogne.

Pour l’instant, nos deux héros en sont à chercher de quoi contacter leur père pour annoncer la mort de leur mère. Y a du boulot. Comme par hasard, ils trouvent une radio qui leur permet de contacter un certain Philip, promettant de faire ce qu’il peut pour retrouver leur père, Frederik. Mouais. C’est louche d’être si gentil, je n’y crois que moyen. En plus, ils laissent la radio qui capte super bien, ça sent mauvais genre géolocalisation ou quoi.

Pendant la nuit, Rasmus se lève et Simone s’en rend compte. Elle ne le prend toutefois pas au sérieux quand il dit qu’il y avait quelqu’un dans le bunker, ce qui me semble être une erreur de débutant. On notera aussi qu’elle développe la mauvaise habitude, qui va vite me lasser, de parler à son père qui n’est pas là en s’adressant à des costumes jaunes pour éviter d’être infecté.

C’est avec l’un de ces costumes que Simone prend d’ailleurs la décision de sortir du bunker, malgré le refus de Rasmus et parce qu’elle a reçu un appel écourté de Philip lui indiquant que les survivants se rassemblaient à l’hôpital du coin. Elle est sûre de pouvoir y aller toute seule. Oh, il lui dit bien de ne pas le faire, mais ils sont interrompus par une coupure de courant.

Si Simone a pris la décision de quitter le bunker, elle n’y parvient toutefois pas à cause d’une crise de panique qui la motive à finalement rester seule au bunker, avec Rasmus. Très vite, on les retrouve donc à prendre soin de leur survie en faisant pousser des plantes et en attendant leur père ; ce qui permet aussi d’ajouter quelques flashbacks où on voit que le petit Rasmus a une maladie nécessitant un traitement médical avec des machines Apollon.

Histoire de vraiment marquer tous les bons points qu’il doit marquer, cet épisode prend aussi le temps d’une scène plus légère entre le frère et la sœur, avec de la danse. Le seul problème, c’est que c’est un montage qui leur permet de grandir et de voir les plantes pousser, et je n’aime pas trop cette idée du temps qui passe si vite. C’est toutefois assez brillant de voir Simone prendre le temps de gérer tout ce qu’il faut gérer : le rationnement de la bouffe, les infrastructures du bunker, les coupes de cheveux pour elle et son frère… Tout quoi.

Ils passent clairement de bons moments dans ce bunker, mais rapidement on en arrive à ce que le résumé Netflix m’avait largement spoilé sans vergogne : ils passent cinq années dans le bunker, Rasmus grandit vite et finit par péter un câble, voulant bien sûr sortir.

Jusque-là, ce n’est pas trop surprenant. Cinq ans coupé du monde avec juste sa sœur à qui parler ? Ce doit être ennuyant. Simone se rend alors à l’évidence : il faut sortir… et elle le fait de nuit, parce que fuck la logique de sortir quand tu vois ce qu’il se passe ou genre, juste, l’état du ciel. Allez, pour sa défense, elle n’a pas encore été trop idiote et elle le fait pour éviter que Rasmus ne la suive. Il est assez grand désormais pour enfiler une combinaison lui aussi.

Simone se retrouve donc en forêt, avec une biche pas du tout effrayée par une humaine, et se rend ensuite vers l’hôpital, largement fléché par des signes indiquant un point de ralliement. Malheureusement, tout l’hôpital est désert, avec des cadavres squelettiques dans les lits et… un loup. Oups !

Elle parvient à s’échapper et retourner au bunker où elle annonce à Rasmus, désormais plus grand qu’elle quand même, et aussi plus musclé parce qu’il est malin et fait de la muscu pour pas s’ennuyer, qu’elle a pris la décision de quitter le bunker pour aller en trouver un autre. Ouep, ils ont toute une carte des bunkers quand même.

Je disais donc que Rasmus avait fait de la muscu, et c’est une bonne chose, parce qu’ils se retrouvent pendant la nuit à court d’oxygène. C’est un drôle d’incident qui force Rasmus à ouvrir comme il peut la porte du bunker – à l’ouverture heureusement automatique, finalement. Bon, ça suffirait de simplement ouvrir la porte, mais non, il décide de carrément sortir avec sa sœur, quand bien même il est en slip – eh, c’est déjà pas mal d’avoir trouvé des affaires à sa taille j’imagine.

Le problème, c’est que l’incident n’avait rien d’un incident : il s’agissait en fait d’un groupe extérieur faisant ce qu’il fallait pour les faire sortir du bunker afin de mieux… les y faire rerentrer, le pénétrant de nouveau avec eux. C’est un bon cliffhanger, ma foi !

Saison 1

In the Dark – S01E09

Épisode 9 – Deal or no Deal – 18/20
Si l’épisode paraît tout classique à ses débuts, on sent rapidement qu’on se dirige vers une situation de plus en plus alambiquée et stressante pour l’ensemble des personnages. Et bien sûr, cela mène à des rebondissements assez bien sentis pour chacun d’entre eux, avec pas mal de stress et d’incertitudes sur la manière dont tout va se jouer dans le dernier acte. Ils m’ont bien baladé, et c’était chouette.

Saison 1


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You’re the reason Tyson is dead.

En ce dimanche matin, j’ai donné la priorité à un de mes hebdos parce que j’aime vraiment beaucoup cette série. Et j’ai bien fait : comme moi les personnages se réveillent bien trop tôt pour leur propre bien. Murphy s’est endormie sur Dean pendant la soirée films, et le matin est plein de gêne avec un petit-déjeuner où la fille de Dean se fait immédiatement des films.

Ce n’est pas la seule : la barmaid aussi a des problèmes avec la réactivité de Dean à chaque fois que Murphy l’appelle. Il faut dire que Murphy est ce genre de nana à qui tout le monde cède à tout à chaque fois, et surtout Dean, parce qu’il a quelques sentiments pour Murphy quand même, ce qu’il avoue à demi-mot à celle-ci.

Murphy et Max continuent de mener l’enquête, utilisant la drogue de Max pour avoir accès plus rapide aux caméras du restaurant où Tyson s’est rendu deux jours avant sa mort. Cela leur permet de se rendre compte que Darnell aussi était possiblement lié à son meurtre, puisqu’ils se sont disputés juste avant sa mort. C’est gênant.

Forcément, Murphy et Max continuent d’enquêter en allant interroger les amis de Darnell et Tyson ensuite, ce qui n’arrange pas les affaires de Darnell, parce qu’il est question d’une certaine Nia, la boss de Darnell. J’imagine que c’est la prisonnière ; et j’imagine que c’est une bonne piste, même si je ne pense vraiment pas que Darnell soit coupable.

En tout cas, Murphy recontacte Dean pour lui dire tout ce qu’elle a découvert, ce qui le force à convoquer Darnell au commissariat. Ce n’est pas du tout gênant pour sa coéquipière comme situation : comme elle n’a toujours rien dit à personne sur leur relation. Jules, c’est son nom, prend donc encore une fois la décision de rompre, parce que la situation est bien trop pourrie pour fonctionner à long terme. Voilà qui est fait – pour au moins tout l’épisode, mais crédibilité zéro.

Vexé, Darnell retourne voir Nia pour avoir des informations, mais tout ce qu’il obtient c’est un nouveau job qui nécessite d’aller demander de l’argent, beaucoup d’argent, à Max. Le problème, c’est que Max commence à soupçonner Darnell aussi, alors il craint légèrement pour sa vie.

En parallèle, Murphy continue de chercher des informations sur la mort de Tyson, cette fois en se renseignant sur Nia. Bon, ça me paraît bien trop risqué comme enquête, mais bon, c’est Murphy. Elle cherche à savoir qui peut bien être la taupe qui a balancé des infos, obtenant au passage des infos de la part de Felix, qui a fait Harvard, parce que pourquoi pas.

La taupe ? Il s’agit de Max, bien évidemment : il est en contact avec la flic que l’on a découvert dans l’épisode précédent. Et c’est une grosse connasse, parce qu’elle n’est pas très contente de Max qui ne lui file pas toutes les informations dont elle a besoin. Elle lui fait du chantage, parce qu’elle a largement de quoi le faire tomber pour blanchiment d’argent et il a bien du mal à le vivre sans problème. Moi qui pensais qu’il craignait pour sa vie, il est juste coupable de se sentir responsable de la chute à venir de Darnell.

En plus, Murphy ne doit pas l’aider à annoncer que la taupe est la raison pour laquelle Tyson est mort. Elle n’est vraiment pas maligne sur ce coup-là : elle sent que Max est bizarre, mais elle ne comprend pas la vraie raison et préfère aller interroger Darnell, lui expliquant au passage qu’il y a une taupe. Cela ne sent pas bon du tout.

De son côté, Jess culpabilise toujours autant d’avoir trompé Vanessa, alors elle lui fait le petit déjeuner et refuse de répondre aux « urgences » toutes relatives de Murphy, tout en planifiant une soirée pour leurs sept mois. Cela sent bon la tromperie franchement et ça donne une petite intrigue à Felix qui ne sait pas comment s’habiller, tout comme à Jess qui passe son épisode à avoir des attentions excessives pour Vanessa… pour mieux lui annoncer, en pleine soirée, qu’elle l’a trompée.

C’est une grosse soirée pour tout le monde : Chelsea découvre que Murphy a dormi chez Dean, Felix se prend un râteau, Jess se fait larguer et Murphy réussit à espionner le portable de Max. Elle découvre ainsi qu’il envoie un SMS avec le numéro d’une chambre d’hôtel. C’est celle du deal de drogue, mais elle n’en sait rien et se fait déposer à l’hôtel par Felix et Jess.

Cette dernière est totalement déprimée, mais elle peut compter sur Felix pour lui faire une petite psychanalyse qui se passe bien. Ils sont donc eux aussi dans l’hôtel où toute la tension de l’épisode va clairement leur exploser au visage : Murphy est dans le couloir de la chambre 342, Darnell est en direction du deal, Jules apprend que son mec risque de se faire coincer et stresse pour lui, Max doit terminer son rôle de taupe en apportant une partie de l’argent pour le deal.

Si je suis honnête, j’ai trouvé la situation bien stressante pour Murphy, mais bien sûr Max la retrouve juste à temps pour tout lui avouer à voix bien forte dans le couloir de l’hôtel. On peut difficilement faire plus débile que ça, parce qu’il explique quand même à Murphy qu’il est la raison pour laquelle Tyson est mort. Ca ne passe pas vraiment.

La fin d’épisode est en tout cas excellente, parce que du coup, on se retrouve avec une rupture Murphy/Max qui donne envie à celui-ci de se barrer et avec Jules qui se précipite pour empêcher Darnell de se faire arrêter en plein deal de drogue. Elle prend donc la décision de l’arrêter pour le meurtre de Tyson, même si elle n’a pas assez de preuves pour ça. Cela met fin à l’opération qui aurait pu envoyer Darnell en prison pour 25 ans, mais ça veut dire aussi qu’elle vient de se griller auprès de sa hiérarchie.

Bref, c’était une excellente gestion des personnages et de notre stress, tout ça pour que rien de trop grave ne se passe.

> Saison 1

Russian Doll – S01E05-08

Épisode 5 – Superiority Complex – 16/20
Bon, le twist de l’épisode 3 est vraiment efficace pour la série qui a quand même gagné en qualité et en rythme grâce à ça. Cet épisode ne nous apprend pas grand-chose de plus, mais j’en ai aimé les idées et variations. Les intrigues sont plus prenantes, ça se regarde tout seul.

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For my birthday tell me if I’m a bad person.

Je suis à l’ouest, je n’avais même pas capté que le nouveau mec de Beatrice était le même mec qui avait couché avec Nadia en début de série. Il se fait plaisir le monsieur, dis donc ! Alan est plus réactif que moi et le repère immédiatement quand il vient à la fête de Nadia. Il ne lui pète même pas la tronche, ce qui est une bonne surprise, préférant confier à Nadia sa théorie : ils sont dans une boucle temporelle parce qu’ils sont de mauvaises personnes.

Ca colle après tout, puisqu’il est clairement évoqué à plusieurs reprises qu’il est insupportable à ne jamais pouvoir prendre de décision et à être stressé par tout. Soit. Sa petite théorie fait son effet sur Nadia qui choisit de devenir une bonne personne et se met cette fois en couple avec John, tout en lui disant qu’elle veut rencontrer sa fille.

C’est mignon… ou pas. Elle cherche aussi à faire dire à ses amis qu’elle n’est pas une mauvaise personne… mais comme tous ses amis sont clairement au même niveau qu’elle, ben, ce n’est pas très passionnant comme idée. Comme elle va rencontrer la petite, elle veut trouver un cadeau et se rend donc chez Ruth pour obtenir le livre. Pas de bol, elle ne va pas jusqu’à rencontrer Emily, parce que boum, explosion de gaz.

De son côté, Alan observe le mec avec qui Beatrice le trompe draguer Max et essaye de mieux le comprendre. Ce n’est pas fifou non plus. Il finit par mourir en vélo et recommence sa journée pour mieux engueuler le type avec qui Bea couche, se bourrer et être renversé par une voiture. On en arrive à une bonne question qui me trotte dans la tête depuis un moment : meurent-ils au même moment ? Mystère.

On se marre bien dans cet épisode, parce qu’on les suit à tour de rôle, et qu’ils meurent de manière parfois surprenante, comme quand Nadia se fait tirer dessus, tout en avançant en tant que personnage. Alan comprend donc peu à peu que Beatrice n’a pas choisi d’être avec un connard, mais juste de ne pas être avec lui. Il remarque aussi que son poisson a disparu quand Nadia est en train de se demander si la vie des autres n’a pas pris l’habitude de continuer 15 fois sans elle. C’est que ça commence à être intéressant…

Surtout que, du coup, elle n’ose pas rencontrer Emily finalement, préférant fuir. Dans tout ça, elle en oublie complétement son ami SDF, mais elle continue de sauver Ruth, c’est déjà ça. La fin d’épisode est probablement ce qui m’a fait le plus rire, avec les deux personnages qui meurent une fois de plus, en même temps, au même endroit.


Épisode 6 – Reflection – 18/20
Avec de l’humour et de plus en plus d’indices et variations, cet épisode commence à vraiment me creuser la tête sur le sens de tout ce que je suis en train de regarder. Comme en plus je suis beaucoup plus attaché aux personnages qu’au début, je trouve que la série a pris un nouveau tournant qui la fait devenir vraiment géniale. Comme d’habitude avec Netflix, il aura juste fallu le temps que ça démarre.

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I can fuck you better than Mike.

L’épisode reprend chez Alan où Nadia lui explique qu’elle trouve la situation absolument infernale. Ils essayent donc de comprendre ce qui leur arrive, en comparant leur vie et en trouvant pour seul point commun le jeu vidéo d’Alan dont le code a été écrit par Nadia. Mouais. Elle finit aussi par découvrir qu’Alan ne se souvient pas de sa première mort, et elle décide donc de l’aider à se souvenir de celle-ci, espérant le débloquer et par conséquent comprendre ce qui leur arrive.

C’est ainsi qu’Alan rencontre Ruth pour la première fois, et c’est elle qui nous explique le titre de l’épisode, avec une histoire pas bien convaincante de miroir et de thérapie qu’elle refuse de faire. Nos deux héros meurent une fois de plus à cause d’une invasion improbable d’abeilles dans le métro, ce qui était plutôt marrant, et décident alors de revivre la première nuit d’Alan. C’est vrai que tout ça nous change.

C’est l’occasion de revoir Beatrice et de proposer une vraie scène comique avec Nadia qui observe la rupture comme au cinéma, s’amusant finalement à prendre la défense d’Alan, avant d’aller se bourrer dans un bar et d’en oublier leur mission du moment. Tout ça mène sans trop de surprise mais de manière marrante à un Alan complétement bourré qui propose de coucher avec Nadia : il apprend qu’elle a couché avec Mike, le Mike de Beatrice, et il veut lui prouver qu’il peut faire mieux.

C’était assez gratuit, surtout côté nudité, mais en même temps, c’est habituel avec Netflix. Après cette coucherie, Nadia en oublie totalement qu’elle ne voulait pas se séparer d’Alan et décide subitement de lui voler ses chaussures pour aller reparler à Horse. Je l’avais dit qu’elle l’avait oublié !

C’est plutôt étonnant, mais ça fonctionne bien, parce que leur amitié est chouette. Elle finit par lui donner plein d’argent et l’amener dans le magasin du pote d’Alan, où elle comprend enfin que c’est là qu’elle a vu Alan pour la première fois. Elle rentre chez elle où elle l’a abandonné pour lui annoncer, mais elle ne le fait pas vraiment, dépité qu’elle est de découvrir qu’Alan a fait le ménage chez elle et a remis sur une étagère les photos d’elle et sa mère.

Clairement, sa mère aura un intérêt pour l’intrigue : Nadia s’énerve beaucoup trop après Alan qu’elle dégage vite de chez elle et finit par s’étouffer après une conversation avec Ruth. Une nouvelle variation commence alors : les miroirs devant lesquels ils se réveillent ont disparu. Entre ça et les fruits et légumes tous pourris, la saison commence à vraiment me rendre perplexe. J’espère qu’on aura des semblants de réponse dans les épisodes à venir, en revanche.

Pour l’instant, on découvre juste qu’Alan avait décidé de se suicider la première nuit, mais ça ne nous aide pas vraiment.


Épisode 7 – The Way Out – 18/20
Humph. C’est soit très brillant, soit mauvais, je n’arrive pas à me décider. J’aime beaucoup, en tout cas, parce que le travail des personnages est vraiment excellent. Les réponses apportées, en revanche, sont tellement loin de tout ce que j’ai l’habitude de regarder que ça me laisse perplexe. Au moins, je garde en tête que la série est super originale… j’espère juste mieux la comprendre avec son dernier épisode. J’suis pas venu ici pour souffrir, okay ?

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I knew we were being punished.

Et c’est parti pour un flashback en 1991, parce que pourquoi pas, on est sur Netflix après tout, il fallait bien un épisode qui reparte en arrière. Je ne suis pas sûr que ça me motive : on y suit l’enfance de Nadia avec sa mère. Mouais.

Dans le présent, Alan s’est donc suicidé et est persuadé d’être responsable de tout ce qui leur arrive, mais Nadia en est arrivée à une nouvelle conclusion : le temps continue de s’écouler et ils se sont retrouvés pris dans une boucle parce qu’ils ont fait le choix de ne pas s’aider la première nuit. Ben oui, Nadia aurait pu aider Alan bourré, et donc il ne se serait pas suicidé ; Alan aurait alors pu sauver Nadia. C’est perché, mais pourquoi pas.

L’idée est donc de retourner dans la boutique de base pour réécrire leur première rencontre. Pas de bol, en chemin, ils sont arrêtés par Nadia qui voit… Nadia enfant ? Elle fait alors une drôle de crise cardiaque qui la renvoie donc à la fête où… Lizzie est la première à rentrer dans la salle de bain. Ouep, il y a d’un coup beaucoup moins de monde à la fête : il n’y a pas que les miroirs qui disparaissent, les gens aussi.

Nadia a donc peur de voir ses meilleures amies disparaître et elle décide donc de les amener avec elle dans la rue où elle tombe à nouveau sur une vision d’elle enfant qui la tue sur le coup. La fête est encore plus désertée ensuite, mais elle emmène encore Lizzie et Max avec elle malgré tout. C’est en arrivant au magasin qu’elle apprend qu’Alan aussi a droit à des morts étranges et internes.

La série prend soudain une tournure bien plus sombre : Nadia est hantée par son passé, avec la petite fille qui se met à saigner de la bouche quand elle saigne du nez. Les gens disparaissent, les objets disparaissent, et tout semble lié au passé de Nadia auquel cet épisode continue de faire référence avec des flashbacks où l’on découvre que la mère de Nadia n’était pas tout à fait saine d’esprit, puisqu’elle achète des dizaines de pamplemousses et décide de ne se nourrir que de ça.

Alors franchement, j’ai l’habitude des séries perchées, des bonds dans le temps et des prises de tête, mais là, la série me mindfuck totalement avec sa théorie pas tellement expliquée qui accélère d’un coup les choses parce que eh, les gars, on avait oublié mais on avait que huit épisodes finalement. C’est en tout cas excellent à voir, parce que pendant que le monde s’écroule de plus en plus vite, Alan et Nadia comprennent que la fin approche peut-être.

Nadia se rend chez Ruth pour lui parler de sa culpabilité de la mort de sa mère, qui a eu lieu dans l’année qui a suivi leur séparation par les services sociaux. C’est triste, parce qu’elle voulait d’abord s’en confier à Alan, mais celui-ci l’a laissé tomber pour poursuivre sa dernière vie de son côté. C’est en tout cas un très bon épisode du point de vue des personnages, auquel il faut s’attacher vu la complexité de la série – et j’en arrivais à me poser la question du lien avec le livre constamment évoqué dans cette deuxième moitié de saison. C’est très exactement là qu’en est Nadia aussi : elle retrouve le livre et veut l’offrir à Emily… quitte à la rencontrer sans John.

Elle lui offre le livre et meurt d’un coup, retrouvant un bout de miroir dans sa gorge. Emily et le reste du restaurant regardent Nadia mourir comme si de rien n’était, et la mort semble sacrément douloureuse avec une vision de Nadia enfant qui lui dit qu’elle est encore en elle – faisant référence à la mère qui aimait apparemment détruire tout ce qui est en verre. Soit. En crachant ce morceau de verre, Nadia abandonne donc enfin sa culpabilité vis-à-vis de la mort de sa mère, puisqu’en fait, elle n’y était pour rien.

De son côté, Alan continue lui aussi sa vie et résout tous ses problèmes, grâce à une jolie conversation avec Beatrice : il dit l’aimer mais comprendre qu’il était aveugle à sa détresse et son envie d’autre chose, la voit finalement heureuse avec Mike et… se met à saigner du nez, alors il se barre. Clairement, cet épisode remet en avant le personnage de Nadia, mais c’est toujours l’intrigue d’Alan qui me plaît le plus.


Épisode 8 – Ariadne – 17/20
Eh, je ne sais pas si j’aime cette fin, mais c’est une bonne fin pour la saison – et à vrai dire, ça fonctionnerait bien comme fin de série. J’ai beaucoup aimé ces huit épisodes – enfin, non, j’ai beaucoup aimé l’originalité et le caractère inédit de la tournure des événements malgré une idée de base vue et revue (sans mauvais jeu de mots, promis). L’épisode final n’est pas forcément la fin que j’en attendais, mais comme ni le début, ni le milieu n’étaient ce que j’en attendais ! Franchement, c’est bien une série Netflix, je ne vois pas comment ça pourrait marcher sur un network.

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Life is like a box of timelines.

Nos personnages sont morts une fois de plus… et ils repartent en arrière pour revivre leur première nuit. Oui, tout le monde est de retour à l’appartement et Nadia est super heureuse de retrouver tout le monde tout comme Alan est heureux de retrouver sa mouche, sa bague de fiançailles et son poisson. Ils ont de quoi être heureux, car ils sont sûrs d’être sortis de leur boucle temporelle maintenant que tout est de retour.

Le seul problème, c’est que l’un comme l’autre, ils veulent se retrouver et… qu’ils se ratent bêtement. Nadia se retrouve donc devant l’immeuble d’Alan où elle ne peut donc le voir et Alan à la fête que Nadia a quitté. C’est en tout cas ce qu’on pense pendant une bonne partie de l’épisode où Nadia retrouve son chat et où Alan s’en fiche pas mal de Beatrice, préférant tenter de retrouver Nadia et se rendant pour cela à la boutique, ou justement Nadia se rend également. Ouais, mais j’ai tout de suite senti venir l’embrouille quand on a vu Alan s’éloigner de la porte.

Evidemment, les deux héros ne sont pas dans la même timeline. Ils ont réussi à se sauver de la situation pourrie dans laquelle ils étaient en se confrontant à leurs problèmes internes, mais maintenant, ils se retrouvent séparés à aider l’autre. La série réussit à merveille son twist avec cette fois deux timelines pour nos héros. Pfiou, c’est une idée qui fonctionne bien et c’est top de les voir devenir une sorte d’ange gardien pour l’autre. Après, ça aurait été une bonne fin de saison de s’arrêter là – c’était un bon cliffhanger.

À la place, la saison prend le parti de résoudre son intrigue, et du coup, je ne sais pas trop vers quoi ça se dirige pour une éventuelle saison 2… pas encore confirmée par Netflix ; mais possible puisque la série est prévue sur trois saisons (oui, mais pourquoi après cette fin ?).

D’un côté, nous avons donc Alan qui rencontre Nadia « pour la première fois ». Outch. Celle-ci est avec Mike, qui est le pire connard du monde, définitivement. Nadia ne croit pas une seule seconde Alan et l’envoie rapidement paître. Elle préfère aller coucher avec Mike que de rester avec Alan, n’aimant pas beaucoup l’idée d’avoir un stalker – et franchement, il s’y prend super mal et est juste super flippant dans sa manière de se comporter.

Pour la récupérer, Alan tente le tout pour le tout : il envoie une photo de Mike et Nadia à Beatrice… mais ça ne fonctionne pas quand Beatrice appelle. Il retourne alors à la boutique où il écrit la somme exacte du prêt bancaire de Nadia pour la convaincre de venir à la boutique. C’est efficace : elle décroche le téléphone malgré la présence de Mike et elle n’hésite pas une seconde à le laisser en plan pour retrouver Alan.

Celui-ci fait ce qu’il peut pour convaincre Nadia qu’il n’est pas qu’un stalker, promettant de pouvoir l’aider à retrouver son chat – mais non. Finalement, Nadia choisit donc d’aller avec Mike… pour mieux faire demi-tour et finir avec Alan.

De l’autre côté, Nadia retrouve un Alan complétement bourré qu’elle essaye d’aider en vain. Elle est alors forcée de jouer les anges gardiens malgré elle. Quand son pote de la boutique l’en vire, elle n’a d’autres choix que de les suivre, inquiète de voir Alan se suicider. Et elle comprend le moment où il choisit de se suicider : lorsqu’il fait tomber une cuillère dans laquelle il se reflétait. Joli moment, je trouve.

Nadia le sauve en lui montrant qu’elle aussi fait tomber sa cuillère, puis le suit dans la rue où il tombe sur Horse, bien heureux de voir qu’il est trop triste pour lui refuser quoique ce soit. Horse lui vole donc toutes ses affaires et Nadia finit par le récupérer. Elle le ramène chez lui où elle lui explique ce qu’il se passe, comme elle peut, parce que bon, personne ne sait vraiment ce qu’il se passe je crois. C’est plutôt sympa parce qu’elle le fait en mode conte.

Malgré tout, quand elle se réveille, il n’est plus dans le lit à côté d’elle. Elle envisage alors le pire… pour mieux découvrir qu’il est encore en vie. Elle lui promet qu’il ne sera plus jamais seul, et ça suffit à lui redonner le goût de la vie.

Comme dans l’autre réalité, Nadia et Alan finissent donc ensemble, à marcher dans la rue et à tomber sur une manifestation étrange, avec des gens qu’ils connaissent, ou non, et des fantômes, dans une rue apparemment sans fin passant par un tunnel. Bien. Subtilité de la métaphore.

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EN BREF – Ce fut fucked up comme peu de séries parviennent à le faire en restant malgré tout chouettes à regarder. Cela me laisse perplexe : la série parvient à être passionnante, vraiment, tout en étant super alambiquée et sans que je ne sois certain d’avoir tout compris.

Mieux encore : je trouve qu’elle commence bien mal avec des personnages auxquels je ne m’attachais pas du tout, mais arrivé à la fin du huitième épisode, je n’avais pas du tout envie de la quitter. Le personnage d’Alan fait énormément de bien au scénario et au rythme de la série, rendant plus sympathique celui de Nadia et donnant donc envie de les voir évoluer l’un et l’autre. Je ne sais pas si je suis très fan de la suggestion finale qui est de les mettre en couple, parce que ce n’est quand même pas gagné cette histoire…

Il faudra voir ce que ça donne si saison 2 il y a, mais là aussi, je ne suis pas sûr de vouloir une saison 2, parce que c’est une très chouette fin de saison.

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