In the Dark – S01E11

Épisode 11 – I Woke Up Like This – 13/20
La tension retombe brutalement dans cet épisode qui sert surtout de transition pour la suite. Si l’impact émotionnel voulu est plutôt compréhensible et bien amené, il n’a pas réussi à me convaincre. Peut-être que j’en attendais trop de cet épisode après les excellents rebondissements précédents, mais là, j’ai surtout eu l’impression que la série revenait en arrière plutôt que d’avancer. Bref, pas convaincu.

Saison 1


Spoilers

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You ask me to throw my entire life away.

Si je n’ai pas vu cet épisode plus tôt, c’est parce que j’avais plein de choses à faire aujourd’hui et que je n’avais pas beaucoup repensé à la série ces derniers jours. En revanche, dès que j’ai repensé au cliffhanger de l’épisode précédent, je me suis précipité pour savoir ce que nous réservaient les scénaristes cette semaine, parce que purée, ce stress !

Murphy se réveille au petit matin dans sa barque, grâce à Pretzel qui comprend qu’ils ont touché la côte. C’est violent comme intrigue : il fait jour, mais elle ne voit rien, et il fait surtout froid vu la masse de neige. Elle se retrouve perdue au beau milieu d’une forêt enneigée, et en plus, elle a une chaussure de moins, parce que la vie est mal faite et qu’elle ne sait où mettre les pieds.

C’est super triste comme intrigue : elle se retrouve seule à parler à son chien, sans savoir où aller. Elle en arrive à manger de la neige, parce qu’elle a beau hurler pour avoir de l’aide, personne ne l’entend. Ce n’est pas son idée la plus brillante : elle a toujours un tueur qui peut potentiellement être à sa recherche. Elle n’y pense pas tout de suite, heureusement, mais elle y repense quand elle se retrouve sans le savoir au beau milieu d’une zone de chasse et qu’on lui tire dessus car elle n’a pas de gilet orange.

Finalement, dans la panique, elle parvient à s’en sortir, et Pretzel aussi. J’ai eu peur pour lui, mais non, ils rejoignent la route et sont récupérés par un bus religieux. C’était plutôt rigolo d’avoir Murphy sauvée comme ça. Elle se rend au plus vite à Guiding Hope où Jess soigne Pretzel et où Felix est dans son propre pétrin cette fois.

Sa mère a envoyé un « espion » vérifier qu’il n’avait pas fait une erreur en volant au secours du centre et pour observer une journée de travail. Felix a beau prévenir Murphy et Jess, elles font leur vie. Bon, elles ont une bonne raison puisqu’il a eu Max au téléphone, ce qui confirme qu’il est encore en vie, mais ça n’aide vraiment pas Felix. Il a même la joie de recevoir la visite du détective Barnes, à la recherche de Max.

Le pauvre Felix est donc débordé par ce qu’il se passe, et ce n’est que le début : Jess et Murphy volent une voiture et leurs collègues parlent de « l’incident » ayant eu lieu la veille entre Jess et Felix, parce que oui, elle l’a raconté. Toujours plus. Ce pauvre Felix, il prend si cher tout le temps : comme il n’a pas de camionnettes, il ne peut mener à bien la transaction professionnelle qu’il voulait. Tout ça est censé apporter de l’humour, mais je trouve surtout ça triste pour lui.

Il perd donc l’opportunité d’acheter le centre, parce que sa mère lui coupe les vivres et appelle Murphy pour l’engueuler, ce qui est le minimum. Pendant ce temps, Jess et Murphy sont à la recherche de Max qui est bien en vie : il a dormi chez Jenny la veille, une de ses ex. C’est plutôt marrant, parce qu’elle a le même caractère de garce que Murphy et qu’elle trouve ça drôle de voir que Max a vraiment un type – pour les addicts.

La bonne nouvelle, c’est quand même que Max est bien en vie, mais Jenny affirme qu’il ne reviendra probablement pas. Elle envoie donc bouler les filles, leur demandant d’aller attendre dans un bar où elle enverra Max si elle le voit revenir vers elle. C’est donc ce qu’elle fait, ce qui permet à Murphy de retrouver Max. C’est chouette : il passe un moment dans la voiture avec elle, lui expliquant qu’il ne veut pas se rendre à la police. Oui, ça permettrait de garder Nia en prison, mais ça risquerait aussi de le tuer si la police n’est pas en mesure de le protéger.

Il explique donc à Murphy qu’il préfère fuir et il le fait quand… la police débarque pour arrêter non pas Max, mais Murphy. En effet, Felix a porté plainte pour le vol du véhicule. Max peut donc se barrer alors que Murphy et Jessica sont arrêtées par la police. Et c’est la goutte d’eau pour Jessica qui décide donc d’expliquer à Murphy qu’elle est bien addict : pas à l’alcool ou à la drogue, non, à l’enquête sur la mort de Tyson. C’est trop pour Jess qui décide alors de prendre ses distances avec Murphy.

Elle perd donc son mec et sa meilleure amie en l’espace d’un épisode, mais je trouve ça plutôt logique. Disons qu’elle aurait pu le voir venir en étant moins égocentrée. Finalement, c’est sans surprise que Felix demande à ce que les charges contre les filles ne soient pas maintenues. Jessica peut donc revenir auprès de Felix et passer la nuit chez lui, toujours aussi déprimée.

Tout aussi déprimée est Murphy qui rentre à l’appartement, sans sa meilleure amie, et qui continue malgré tout ses recherches sur le cas de Tyson plutôt que de lâcher l’affaire. Elle est sûre que Darnell n’est pas le coupable, et elle veut le prouver. En attendant, il n’y a pas assez d’éléments à charge pour maintenir Nia en prison, et elle est donc libérée dès le lendemain matin.

De son côté, Jules apprend qu’elle n’est pas virée, mais assignée à du travail de bureau. Le vrai problème, c’est qu’en apprenant que Darnell va vraiment être arrêté pour meurtre, elle décide d’expliquer à Dean qu’elle est son alibi parce qu’ils sont ensemble. Et elle le connaît depuis qu’il a quatorze ans.

Dean découvre donc qu’elle a arrêté volontairement Darnell pour lui éviter une lourde peine, et plutôt que de la dénoncer, il prend le parti de la couvrir et d’être à son tour un complice de Darnell. C’est n’importe quoi. Jules veut toutefois prouver l’innocence de son mec et avoir l’aide de Dean l’aide bien, parce qu’elle ne peut pas vraiment compter sur Barnes sur ce coup-là.

Elle prend donc des risques idiots et contacte des amis de Darnell, ce qui lui permet de comprendre que Wesley n’est finalement pas coupable du meurtre de Tyson : il a retrouvé l’arme du crime dans une poubelle APRES le crime. C’est problématique.

Saison 1

Chernobyl (S01)

Synopsis : Comme le titre le suggère, la série retrace l’histoire de la catastrophe de Tchernobyl, avant, pendant, après. Âmes sensibles, s’abstenir.

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Pour commencer, même si j’ai plein de saisons en cours de visionnage en ce moment et même si j’étais plutôt parti pour continuer ce que j’avais d’entamé, je me suis rendu compte en me posant ce soir sur le canapé que rien ne me motivait vraiment. C’est étrange, mais ça arrive parfois.

Comme depuis que j’ai vu la bande-annonce, j’ai envie de regarder cette série et comme tout le monde n’en dit que du bien, je me suis dit « eh pourquoi pas ? ». Je sais que ce ne sera pas un visionnage facile, alors c’est très clairement une mauvaise idée de la commencer à 22h, mais c’est pas grave, voilà la vie que je mène comme dirait l’autre. À mon tour de me faire un avis sur cette mini-série aux épisodes extra-longs (1h)…

Moyenne de la saison : 18,5/20

S01E01 – 1:23:45 – 18/20
Bon, et bien, comme prévu, le sujet est grave et extrêmement bien géré : c’est atroce et horrible. Les images sont magnifiques, ce qui fait peur pour la suite car c’est saisissant de réalisme, et malgré les longueurs, l’ambiance est tellement oppressante qu’on est scotché à son écran. Je me réserve les meilleures notes pour la suite, parce qu’il s’agit d’une introduction qui, si elle est géniale, promet déjà de grandes choses. Le petit plus qui est une bonne surprise : la série propose aussi une réflexion plus approfondie sur les réactions humaines face aux catastrophes et sur la gestion politique de ce type d’événement.
S01E02 – Please Remain Calm – 20/20
J’ai préféré cet épisode, parce que contrairement à l’introduction, il prend le temps de bien plus expliquer pédagogiquement la situation et avertir sur les dangers du nucléaire. De se dire que trente après – et après Fukushima – on en est toujours à l’exploiter, c’est franchement dingue. Au-delà de ça, je trouve la série drôlement claire et cohérente, sa galerie de personnages fonctionne bien et la construction de l’épisode, heure par heure, fait que l’on comprend assez précisément tout ce qu’il se passe. Ce n’est pas toujours le cas dans ce genre de série qui parfois aime bien tout complexifier à outrance…
S01E03 – Open Wide, O Earth – 18/20
Le réalisme de la série est vraiment poignant et il est difficile d’en décrocher tant tout ce que l’on y voit est poignant. Ces épisodes sont de vraies réussites : certes, la fiction est là, entre les lignes, mais la réalité historique semble respectée et la série nous informe beaucoup sur la catastrophe tout en posant des questions éthiques, en creux. Bref, son succès critique est largement mérité et je ne peux que m’aligner sur tous les avis lus jusqu’ici.
S01E04 – The Happiness of All Mankind – 17/20
Plus lent, plus long, plus silencieux, cet épisode m’a un peu plus perdu que les précédents parce qu’il se concentre davantage sur les conséquences lentes de la catastrophe plutôt que sur les réactions immédiates qui étaient intéressantes à découvrir et donner un rythme vif à la série. Ici, il y a une sorte de renouvellement qui s’opère et, à un épisode de la fin, c’est un peu étrange. On s’y fait toutefois, surtout que ça permet encore et toujours de découvrir de nouvelles choses et quelques prouesses techniques.
S01E05 – Vichnaya Pamyat – 20/20
Cet épisode est extrêmement satisfaisant comme conclusion de la série : on y voit toutes les pièces d’un puzzle se mettre en place alors qu’on ne savait même pas qu’il y avait puzzle. Du côté de l’Histoire, c’est assez respectueux malgré une dramatisation évidente pour le bien de la fiction. Du côté de la série, c’est une production bien huilée et impeccable qui apporte une bonne fin à l’ensemble de ces cinq épisodes. Si vous ne l’aviez pas encore compris à ce stade, cette série est un must-see.

Chernobyl – S01E01

Épisode 1 – 1:23:45 – 18/20
Bon, et bien, comme prévu, le sujet est grave et extrêmement bien géré : c’est atroce et horrible. Les images sont magnifiques, ce qui fait peur pour la suite car c’est saisissant de réalisme, et malgré les longueurs, l’ambiance est tellement oppressante qu’on est scotché à son écran. Je me réserve les meilleures notes pour la suite, parce qu’il s’agit d’une introduction qui, si elle est géniale, promet déjà de grandes choses. Le petit plus qui est une bonne surprise : la série propose aussi une réflexion plus approfondie sur les réactions humaines face aux catastrophes et sur la gestion politique de ce type d’événement.

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Spoilers

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There was nothing sane about Chernobyl.

26 avril 1988 – La série fait directement passer un message très clair avec cette scène d’introduction : les fake news, ça fait oublier la vérité et l’espoir de la vérité ; et ça, dès 1988. Ce n’est pas dit aussi clairement, il est évident toutefois que les scénaristes ne commencent pas par là sans arrière-pensée. De manière originale, cette introduction commence donc après la catastrophe avec un homme parlant de Tchernobyl – oui, il y a un t au début du mot en français – et de tout ce qu’il y a fait. Ce sera probablement le « héros » de la série, si tant est qu’il puisse y avoir un héros dans ces conditions.

Il enregistre son témoignage sur des cassettes audio, puis sort de chez lui pou les planquer dans une ruelle. L’ambiance est sombre, mystérieuse, intrigante : on manque encore de contexte pour tout comprendre ; même si on devine à son mouchoir ensanglanté que l’homme est malade. Il donne à manger à son chat, fume une dernière cigarette et… se pend. Le ton est donné. En même temps, difficile d’en attendre autre chose.

Il a attendu une heure précise, en plus : deux ans et une minute plus tôt, une femme enceinte a une nausée et on aperçoit loin, très loin, une tache lumineuse qui est évidemment l’explosion de Tchernobyl. La femme s’appelle Lyudmilla et c’est une bonne idée de proposer son point de vue, d’autant qu’ils ont un appartement avec une sacrée vue, elle et son mari.

Ce n’est qu’à ce moment précis de la série que je me suis rappelé que j’habitais moi-même à proximité (relative, mais proximité quand même) d’une centrale nucléaire. Au sein de celle-ci, on se doute bien que c’est l’horreur qui commence : il y a un incendie à éteindre sur le toit et un cœur qui a explosé, alors que c’est impossible. C’est la panique et tout le monde essaye de comprendre ce qui arrive, sans y parvenir et en essayant de se convaincre qu’ils ont suivi tous les protocoles et n’y sont pour rien.

Tous les pompiers sont appelés dans le secteur, à commencer par le mari de Lyudmilla, évidemment. Dans la centrale, les radiations commencent à faire leur effet : certains se mettent à vomir du sang ou à avoir des boutons sur la tronche…

Ce qui est déjà dur avec cette série, c’est de savoir parfaitement vers quoi elle se dirige. La catastrophe de Tchernobyl, on la connaît tous : voir les pompiers se rendre sur place pour faire leur boulot est difficile, parce qu’ils sont tous condamnés à mort sans même le savoir. Et on voit bien que ça va être douloureux, en plus, parce que dans l’usine, les premiers cadavres font peur.

On suit notamment des hommes se rendant au cœur pour comprendre ce qu’il s’est passé, et découvrir qu’il n’y a plus de cœur. Leur chef s’obstine à dire qu’ils sont tous fous de penser qu’il n’y en a plus, malgré les conditions médicales clairement dégradés de bon nombre de ses hommes. L’un d’eux ne revient même pas, s’effondrant en route avec des taches de sang apparaissant un peu partout sur son corps. L’horreur, quoi.

Difficile aussi de ne pas être frustré de voir les civils sortir de chez eux et observer l’incendie qu’ils trouvent magnifiques, alors même qu’ils feraient mieux de rester enfermés ou le chef rappeler tous les hommes qui ne sont pas présents à la centrale, signant par la même leur arrêt de mort. Parmi les officiels, on écoute le rapport du chef bien loin de la réalité : celui qui prend alors les décisions ne peut pas encore le savoir, mais c’est de ce constat sympathique et erroné qu’il part pour établir le plan d’action.

Pourtant, tout le monde comprend peu à peu dans l’usine que leur arrêt de mort est déjà signé : il n’y a plus de cœur. Un certain nombre d’employés décide tout de même de feindre qu’il est encore là : s’il ne l’est plus, ils sont déjà morts ; et il s’y refuse. C’est un déni qui paraît humain, c’est sûr, mais c’est ce qui participe à la catastrophe, avec plein de personnes qui viennent en renfort.

Du côté des dirigeants, on retrouve ce même déni, même si certains avertissements sur les premières irradiations et les cas médicaux catastrophiques déjà repérés en inquiètent certains. Le discours est facile : il n’y a pas de danger, il ne peut pas y en avoir, il faut avoir foi et confiance et ne surtout pas répandre de « fausses rumeurs »… Quand les fake news deviennent la vérité officielle, applaudies par tous les dirigeants, donc : l’orgueil et le patriotisme communiste de l’URSS exacerbés et mis en scène dans la série sont extrêmement crédibles.

Et c’est bien ça qui est flippant, parce que c’en est au point où les dirigeants affirment que les témoins qui ont vu l’absence de cœur mentent, que les équipements sont défectueux car les résultats obtenus sont impossibles ou au point où on envoie au suicide des hommes qui n’en ont pas envie et savent très bien ce qu’on leur fait faire. Atroce comme il faut, le déni humain dans toute son horreur.

Du côté des civils qui observent l’incendie, c’est assez atroce : tout le monde trouve ça beau et s’amuse de la pluie de cendre qui leur arrive en pleine tronche, surtout les enfants. Les enfants. Bon dieu, j’imagine déjà les épisodes suivants, ça va être une série horrible. Les premiers pompiers sont déjà en train de mal vivre leur intervention, avec des malaises chez certain.

À l’hôpital, c’est une infirmière qui sera notre héroïne, inquiète de ne pas avoir reçu de blessés et de ne pas avoir les médicaments anti-radiations nécessaires. Elle passe la nuit à s’inquiéter, mais c’est pour mieux être surchargée le matin suivant, parce qu’il y a PLEIN d’hommes qui vont lui arriver, la pauvre. Il faut juste que tout le monde sorte du déni.

C’est le cas au petit matin où des dizaines d’ambulances arrivent à l’hôpital, chargées des premières victimes, alors que Valery Legasov est appelé pour faire partie d’une réunion officielle chargée de traiter l’événement. C’est l’un des premiers à vraiment alerter sur la situation… mais personne ne l’écoute et on lui demande de ne pas faire de politique, simplement de répondre aux questions scientifiques qui lui seront posées. Au secours.

L’épisode se termine sur un début de journée tout sympathique, avec les enfants qui se rendent à l’école, parce que la vie suit son cours pour tout le monde. Ou presque : il y a tout de même un oiseau qui s’effondre au sol, mort. Bien.

Pour finir, il faut bien un mot sur la production de la série elle-même et, franchement, les images sont magnifiques et chaque plan est clairement travaillé. Pour l’instant, c’est super beau à voir, mais le réalisme est tel que je sais déjà pourquoi la série sera difficile, parce que les dégradations des corps vont être horribles à voir. En fait, j’ai passé mon épisode à anticiper le pire à venir.

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In the Dark – S01E10

Épisode 10 – Bait and Switch – 18/20
Je ne comprends pas pourquoi cette série ne rencontre pas plus de succès alors qu’elle s’améliore de semaine en semaine. Que ce soit dans la construction des personnages ou de l’intrigue, cet épisode était génial ; même si ça manquait parfois un peu de cohérence dans le plan suivi… précisément parce qu’il n’y avait pas de plan. J’ai bien accroché en tout cas, je suis curieux de voir ce que donnera la suite, encore et toujours.

Saison 1


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Jess, go. You’re gonna start depressing the dog.

Lorsqu’on retrouve Jess et Murphy dans cet épisode, elles sont en pleine soirée vin pour discuter de leurs ruptures respectives. Jess est déprimée et Murphy décide d’ignorer les choses autant que possible. Elle se retrouve donc à draguer un mec au pif dans le bar, sur les conseils d’un couple gay pas très utiles. Elle le ramène à l’appartement où Jessica est finalement celle qui décide de rompre avec Vanessa : elle veut plus qu’une relation fun, et elle en a conscience. C’est triste comme tout, mais pas si mal écrit finalement. J’aurais juste préféré que Jess ne trompe pas Vanessa au passage franchement.

Cette pauvre Jess découvre cependant dès le lendemain que Vanessa est de retour sur les applications de rencontre quand elle apparaît dans la liste des profils que Felix regarde. C’est si triste. Il se sent forcé de la renvoyer chez elle tellement il a de la peine pour elle.

Et il prend aussi soin d’elle en se rendant chez elle pour lui apporter le déjeuner qu’elle aura forcément oublié. C’est tout mignon… mais à force de s’occuper d’elle comme ça, il finit par se retrouver à la séduire presque malgré lui. Oh, il ne dit pas non quand elle se met à l’embrasser et qu’elle le déshabille. C’est totalement fou comme scène et j’ai trouvé ça vraiment bien géré, de la demande insistante de Felix pour avoir son consentement jusqu’au moment où Jess réalise qu’elle se retrouve face à un pénis alors qu’elle est totalement lesbienne.

C’est une amitié bizarre qui s’établit entre eux à cet instant, parce qu’ils s’aiment mais ne peuvent coucher ensemble, ce qui ne fait malgré tout pas fuir Felix. Il passe de ce qui semblait être un nice guy avec tous les défauts possibles dans le premier épisode à un vraiment chic type dans celui-ci. Belle construction de personnage et relation la plus bizarre de l’année je crois.

Tout ça ne peut me faire oublier le vrai fil rouge de la série et de l’épisode cependant. Certes, Darnell finit derrière les barreaux à cause de Jules, mais il comprend que Max est la taupe, et ça craint complètement. Il ne met pas longtemps à trouver un moyen d’envoyer un message à Nia, en passant par son gardien. Celle-ci met tout autant de temps à envoyer son homme de main après Max. Bien sûr, celui-ci se pointe au moment où Murphy est enfin assez mature pour aller rendre ses affaires à son ex, ce qui fait qu’il est forcé de l’emmener avec lui en cavale.

La flic s’en servant comme indic’ lui a pourtant dit de ne surtout pas quitter la ville, et il balance son téléphone, ainsi que celui de Murphy. Il n’a bien sûr aucun plan de fuite, ce qui fait qu’ils se retrouvent aux abords d’un lac enneigé. Pour échapper à leur poursuivant, Max leur fait prendre un bateau, s’explosant au passage l’épaule, ce qui force Murphy à ramer. Et franchement, elle s’en sort beaucoup trop bien pour une première fois, parce que NON, ce n’est pas aussi simple que ce que Max dit.

Les scénaristes profitent quand même bien de cette cavale : une fois qu’ils sont isolés dans une cabane dans laquelle ils entrent sans effraction grâce aux clés très mal cachées pour leur faire parler un peu de leur couple. Max est toujours amoureux, évidement, alors que Murphy continue de lui faire la tronche. Cela dit, il est évident qu’elle aussi est amoureuse.

Elle finit par lui reprocher de l’avoir forcée à sortir avec lui, alors que lui aurait tellement plus à lui reprocher. Cependant, elle finit par affirmer qu’elle aurait préféré que leur rencontre ne se produise jamais. Pas crédible, mais juste assez pour l’énerver ma foi. Je ne comprends toutefois pas tellement le plan de Max sur le long terme là, ni même sur le court terme. Quelle est la logique de rester dans une cabane de l’autre côté d’un lac où on les a très probablement suivis ?

Et en plus avec celle qui est son ex et dont il est clairement encore amoureux ? Allons savoir. Être exilé dans une cabane sans fringue et en étant blessé à l’épaule ne le freine pas plus que ça et lui donne malgré tout envie de prendre une douche, que Murphy espionne en se touchant… jusqu’à ce qu’elle soit surprise par Max à la recherche de savon.

Tout ça mène à du sexe tout plein de haine et à un beau gaspillage d’eau, mais elle affirme qu’elle s’est simplement servie de son corps pour se masturber. Mouais. Va falloir revoir la définition de ce verbe, hein. Elle n’en a pas le temps cependant : ils sont retrouvés par l’homme de main de Nia qui n’est franchement pas très discret, leur laissant le temps de s’enfuir. Il se rapproche néanmoins beaucoup trop d’eux et Max prend la décision de remettre Murphy sur le bateau pour qu’elle puisse s’enfuir en ramant, comme il le lui a appris.

Elle n’est que moyennement convaincue par cette idée, mais elle le fait quand même, ce qui la mène à se retrouver au beau milieu du lac sans sous-vêtement quand elle entend… Deux coups de feu qui sont tirés dans le noi. Et on n’en saura pas plus. Ma foi, la série porte bien son nom sur ce coup-là, c’est un cliffhanger terrible ; j’ai tellement hâte de voir le prochain épisode !

Et sinon, la position de Jules au commissariat aussi craint plutôt pas mal dans son genre : elle a arrêté Darnell toute seule et fait passer ça pour un indic lui ayant indiqué qu’il savait qu’il allait être piégé. C’est débile et ça ne tient pas, exactement comme les charges pour lesquelles elle l’a arrêté… Oui, sauf que Dean et elle finissent par retrouver la voiture de Tyson, dans laquelle il a été abattu et dans laquelle ils retrouvent… l’ADN de Darnell. C’est con.

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