The Other Two – S01E02

Épisode 2 – Chase Goes to a Premiere – 14/20
C’était un épisode avec de bons gags, mais dans l’ensemble, j’ai eu du mal à entrer dedans et j’ai trouvé que le rythme n’était pas aussi bon que dans le pilot, allant presque trop vite pour nous laisser le temps de vraiment rire. Peut-être qu’il faut que j’accuse la fatigue, surtout que j’ai quand même envie de voir les prochains épisodes puisque certaines blagues étaient efficaces.

> Saison 1


Spoilers

02.jpg

In this climate?

Je voulais voir la suite de The Haunting of the Hill House ce soir, mais j’ai fini de bosser qu’à plus de 21h, et le temps est ensuite passé beaucoup trop vite pour encore assumer un long épisode de soixante minutes. J’ai hésité à lancer The Orville aussi, mais la vérité, c’est que j’ai déjà envie de dormir. Au moins, avec cette série, ça devrait pas être prise de tête, et je pourrai me coucher tôt !

On reprend par Chase faisant un live insta depuis un tapis rouge d’avant-première, et c’est donc la suite directe du pilot de la série. Pendant que Chase passe un moment bien trop excellent face aux journalistes qui lui font dire tout et n’importe quoi (littéralement), Brooke et Cary débarquent en taxi à l’événement – avec un chauffeur pervers franchement étrange.

Ce n’est pas vraiment une arrivée de stars, et ils sont pris pour un couple en train de se marier, parce que Brooke a eu la drôle d’idée d’une robe blanche magnifique. Malgré ça, ils n’ont évidemment pas le droit de passer par le tapis rouge, ce qui est une catastrophe pour Brooke.

Elle fait tout ce qu’il faut pour avoir une photo sur le tapis, s’introduisant même dans une limousine pour faire comme si elle en sortait en même temps que des stars. Le gag est sympa, mais ça devient lourd quand elle est refusée alors qu’elle se fait passer pour une American Housewife et que Cary se fait passer pour Ellen De Generes… Ce qui fonctionne, alors que ça n’a aucun sens. J’imagine que l’idée est de se moquer du fait qu’il soit homosexuel, parce que c’est en train de devenir un running gag : il est fiché comme tel un peu partout. Est-ce qu’il faut en déduire que les homo se ressemblent ? Est-ce que j’extrapole une possible homophobie de leur humour ? Je ne sais pas, peut-être, mais ça a contribué à participer au fait que j’accrochais moins à l’épisode.

J’ai trouvé que l’épisode galérait un peu du côté de rythme aussi parce qu’il se concentre uniquement sur cet événement et y passe beaucoup de temps. D’un côté, c’était donc plus lent en terme d’action que ce qu’on avait eu dans le premier épisode ; de l’autre, c’était plus rapide dans les blagues proposées – mais presque trop rapide.

Cary et Brooke finissent par tomber sur leur petit frère, et il était temps, mais finalement, ce n’est pas ça qui constituera le cœur de l’épisode. Chase est trop célèbre pour passer du temps avec eux, et il passera la suite de l’épisode loin d’eux et loin de l’avant-première du film ; préférant prendre l’avion pour se rendre à un de ses concerts (bien qu’il n’ait qu’une chanson à son actif).

Le film en avant-première ? C’est une catastrophe et tout le monde s’y endort, quand d’autres le trouvent racistes. Moui ? Brooke en profite pour se faire photographier sur le tapis rouge, et c’était un gag qui me paraissait bien plus drôle que tout ce qu’on avait eu avant dans l’épisode. C’est sûrement son côté réaliste qui me fait marrer.

Cary ? Il se fait réveiller devant le film par un appel de son agent, parce que le casting sur le pet senti s’est bien passé, mais qu’il doit encore le faire de manière plus… hétéro. Il se retrouve à faire une nouvelle vidéo dans les toilettes, ce qui est un gag fonctionnant ; même si le voir devenir hétéro en prenant une voix plus grave, c’était un cliché étrange pour une série tournée en 2019. Franchement, soit je vois le mal partout, soit ils sont dans un abus qui finira par me déranger sur le long terme.

Sinon, son agent, quant à lui, est en fait chauffeur de taxi le jour et livreur la nuit. Ce n’est pas gagné du tout pour la carrière de Cary quoi, mais ça a l’avantage d’offrir des gags faciles pour la suite de la série.

Pendant ce temps, Brooke cherche désespérément un homme chez qui aller dormir, à défaut d’avoir une maison (ou un job, puisqu’elle s’est fait virer), mais elle reste bien trop sélective. Malgré tout, elle fait comme si tout allait bien et qu’elle trouvait la fête géniale – une attitude que j’ai déjà eu à pratiquer et qui fonctionne, c’est vrai. Faire semblant de s’amuser, c’est déjà un bon point de départ pour vraiment s’amuser.

Pourtant, ce n’est pas évident de s’amuser avec la jetset où Brooke découvre que les filles bossant ado, partent à la retraite à 20 ans et deviennent célèbres mondialement parlant à trente ans en ayant un impact sur le monde. C’est une sacrée philosophie de vie, et ça mène aux meilleurs gags de l’épisode, avec une Brooke s’entendant mieux avec les ados… jusqu’à ce qu’elle se sente ridiculement incompétente à leur côté. Franchement, si j’ai préféré Cary la semaine dernière, Brooke m’aura bien plus fait rire cette semaine.

Toujours à la fête, Cary découvre ensuite le succès de son frère auprès d’une femme adulte, et c’est juste inquiétant. Heureusement, il découvre ensuite au téléphone avec le manager de son frère qui s’est parti en avion que l’adulte en question à onze ans, parce que ses tutos maquillages sont géniaux au point de la vieillir à ce point.

Et évidemment elle tombe sur Brooke, qui se plaint de ne pas savoir où dormir, persuadée d’être en présence d’une autre adulte qui… l’invite à dormir chez elle pour une pyjama party. C’est l’occasion de bien trop de quiproquos, et ça fonctionne à merveille, surtout quand il est question de jouets à utiliser dans sa chambre. Brooke lui raconte quand même sa vie sexuelle, alors que la gamine a onze ans. Quand elle finit par l’apprendre par Cary, Brooke cherche juste un moyen de se barrer sans culpabiliser outre mesure de tout ce qu’elle a pu dire, c’est un peu gros. C’est un peu gros aussi qu’elle puisse arriver jusqu’à chez elle sans se rendre compte que c’est une enfant.

Pendant ce temps, Cary passe en tout cas toute la fête au téléphone, et c’est assez fou de faire ça en pleine fête avec de la musique à fond ; on sent bien qu’on est devant une série hein. Si Cary décide de profiter de la fête lorsqu’il apprend qu’il a obtenu le rôle avec lequel il espère (clairement en vain) lancer sa carrière, il se rend vite compte que ce n’est pas si fou de faire la fête tout seul. Il feint donc un autre coup de fil pour se vanter d’avoir eu un rôle, assez bruyamment. Il est entendu par un des serveurs, qui finit par le féliciter en fin de soirée quand il doit aller récupérer Brooke chez la gamine de onze ans.

Le lendemain matin, Brooke se réveille donc chez son frère (ça aurait été plus simple de l’inviter directement) et son coloc sexy, pour découvrir que Cary lui a photoshoppé sa photo tapis rouge pour faire comme si elle était officielle. Le gag de fin est sympa, puisqu’elle l’envoie à de vieilles connaissances qui ont réussi leur vie et n’en ont pas grand-chose à faire… contrairement à Brooke qui est fière de sa gloire inventée.

Bref, cet épisode a enchaîné les petits gags ; qui étaient parfois excellents, et parfois pas du tout efficaces. Je ne sais pas trop quoi en penser, je suis tiraillé. Moi qui espérais un petit épisode tout simple avant et pas prise de tête, c’est finalement raté !

> Saison 1

The Haunting of Hill House – S01E04-06

Épisode 4 – The Twin Thing – 17/20
Ah ben voilà un autre personnage préféré, ma foi. La série prend un peu de distance avec les deux épisodes précédents, mais ce n’est pas plus mal puisque ça fournit enfin un début d’explication que j’attendais depuis quatre épisodes (tout en gardant beaucoup de choses de côté pour la suite – clairement, il faudra au moins une saison 2 pour répondre à tout). C’était pas mal du tout, et y avait même un petit moment angoissant. Une très bonne série, donc, même si je la trouve facile à comprendre malgré tout, alors qu’elle se donne des airs faussement compliqué à ne pas tout expliciter.

Saison 1


04.jpg

It’s normal for kids to have imaginary friends and nightmares.

Ah, enfin ! Un épisode sur Luke et Abigail, c’est ce que j’attends depuis le premier épisode ! Malheureusement, c’est loin d’être aussi passionnant que ce que j’aurais espéré, parce que ça commence par un long discours, il y a quatre-vingt dix jours (c’est précis). Et ce n’est même pas Luke qui parle, c’est quelqu’un dans son groupe de thérapie, et comme pour Steven dans le premier épisode, ça traîne en longueur.

La série semble aimer ce genre de plans où l’on parle pendant de longues minutes, avec des petits zooms arrière puis avant. Le problème, c’est que je me concentre alors sur un million de petites tâches annexes plutôt que sur l’épisode. Au moins, le temps que Gordon, aveugle, nous explique pourquoi il était là, j’ai eu le temps de faire mon sac.

Luke refuse de partager quoique ce soit après Gordon, mais trois mois plus tard, il obtient son badge des 90 jours et il en est tout heureux. Il a aussi clairement sympathisé avec Joey, une fille plutôt sexy, et ça ne ressemble pas à une amitié très saine pour le programme. C’est fou tout ce que j’en connais de ce programme, et je sais ainsi que le 90e jour est synonyme d’écriture de lettres pour demander pardon à ceux qu’il a blessé.

Il en discute avec Joey qui est sobre depuis neuf mois, mais ils sont interrompus par le couvre-feu. Forc2 d’aller se coucher, il est malheureusement réveillé à 3h03 par le fantôme de Nell qui lui dit de s’en aller. Il ne le fait pas, mais le lendemain au réveil, il trouve un message de Joey lui demandant de ne pas le suivre.

Et il n’aime pas beaucoup la perspective de devoir rester en détox sans elle. C’est triste, mais il n’y a aucun suspense : on sait déjà qu’il va s’enfuir par la fenêtre. Il le fait donc pour avoir des nouvelles et c’est tout ; en théorie. Il l’appelle et tombe sur une boîte vocale où il lui affirme qu’il doit encore retrouver un ami avant de retourner au centre. Pourtant, il reste posé sur un banc à ne rien faire ensuite. J’ai pas tout suivi.

De là, il finit par apercevoir Joey en train de récupérer de la drogue. Il l’empêche de faire une grosse connerie, mais malheureusement, ils ont abandonné leurs places en partant ; et leur assistante sociale (ou quelque soit le nom de ce taf) ne peut plus les accepter. C’est violent quand même, mais en s’enfuyant, ils ont signalé qu’ils n’étaient pas assez stables pour le programme, même s’il est parti avec une bonne raison.

Les deux se retrouvent donc à la rue et Luke décide d’aller chez son frère, où il tombe sur Leigh, son ex-femme qui est chargée de lui annoncer la séparation. La pauvre. Elle doit donc à présent gérer ce frère qui cache Joey et qui aimerait avoir un abri pour la nuit, ou de l’argent, des choses qu’elle ne peut lui donner. D’être là, Luke se rappelle donc un dîner de famille qui date de deux mois auparavant où il avait ramené Joey chez son frère pour un dîner. C’est beau.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour me faire adorer Joey, qui a une jolie philosophie de vie par rapport à son addiction. J’ai aimé aussi voir Steven n’avoir aucune confiance en son frère et ignorer ses propres problèmes de mariage ; puisqu’il élude la question des enfants qui leur manquent. En tout cas, j’ai beaucoup de mal avec le personnage de Steve qui n’arrête pas de rabaisser son frère, encore et encore.

Pas étonnant que deux mois plus tard, il décide de cambrioler son frère.

C’est juste pas de bol qu’il tombe sur son frère en repartant. Et s’il a froid, c’est probablement parce que Nell est morte, mais c’est vrai que ça le fait paraître complétement drogué. La série m’a eu lors du premier épisode, parce que je le pensais vraiment pété.

Joey ? Elle profite totalement de lui : elle voit bien qu’il ne va pas bien, mais elle l’embrasse et lui vole très clairement l’argent qu’il a dans sa poche pour avoir de quoi se droguer. Quelle tristesse. Il y croyait, lui, mais elle l’a bien eu. Moi pas. Le voilà donc à la rue et sans argent, et sans personne vers qui se tourner. Putain, Joey, je t’aimais bien, t’abuses !

Le lendemain, il se fait tabasser et je ne sais pas trop pourquoi, en fait. Ce n’est pas comme s’il avait beaucoup d’argent à donner à se agresseurs. Bon, il perd chaussures et manteau quand même ; et c’est donc ça qu’il avait à leur donner. En plus, il n’arrête pas d’apercevoir un homme avec un chapeau melon et une canne, lui tournant le dos à chaque fois et le suivant très clairement. C’est horrible et ça le fait virer complétement dingue, et il reste à savoir s’il est dingue ou non.

En flashback, on recommence avec Luke jouant tout seul avec des soldats entourant le dessin du monstre qu’il a vu dans l’épisode précédent. Il s’en plaint à son père, mais celui-ci refuse de le croire et fait même en sorte de le forcer à grandir en lui offrant un chapeau pour « grand garçon ». En tout cas, l’épisode me confirme rapidement que Nell et Luke sont bien jumeaux, ce que j’avais supposé face au premier épisode sans avoir la confirmation.

Forcément, les enfants sont jumeaux, donc ils jouent ensemble, en se servant du téléphone à l’ancienne trouvé il y a deux épisodes. Oh, oui ils jouent tous les deux, mais une vieille dame se mêle à leur jeu subitement, appelant une certaine « Clara » (si j’ai bien suivi, c’est Mrs Dudley, Clara). Et Luke voit bien le reflet de la vieille dame dans le téléphone.

La nuit suivante, il entend un drôle de bruit dans le couloir, celui d’une canne, et il va voir ce que ça peut bien être. Il s’avère qu’il s’agit d’un homme flottant plutôt que marchant, mais se servant malgré tout d’une canne. Luke se planque sous son lit et fait bien, puisque ce monsieur a pour but de retrouver son chapeau, qui est justement sur son chevet. Le monstre le récupère donc sans problème et quitte la chambre… sauf que Luke finit par faire du bruit.

C’est fort dommage car le monstre se retourne donc et se penche pour voir qui est sous le lit. Voilà donc pourquoi adulte, il est condamné à voir ce monsieur le suivre partout où il va. Comme quoi, ce qui se passe quand on est enfant, ça peut créer des traumatismes à vie. Nelly aussi a quelques traumatismes bien ancrés, puisqu’elle continue de voir le même fantôme chaque nuit. Luke lui explique donc qu’elle doit toucher sept boutons, représentant les membres de leur famille, en comptant à voix haute, pour ne plus avoir peur.

Ceci nous explique ce que fait Luke dans le présent, à faire les cent pas en comptant jusqu’à sept. Cela lui permet de fuir le monstre un certain temps, mais il finit par arrêter de le faire ; laissant le monstre le rattraper. Ce dernier s’avère en fait être… le fantôme de sa mère, lui demandant de rentrer à la maison. Oh. C’est donc pour ça que Nelly s’est rendue dans la maison ?

Pour terminer l’épisode sur une bonne dépression, il reste donc à avoir Luke apprenant la mort de Nelly grâce à Steven qui le retrouve avec Paige, l’assistante sociale, donc. C’est on ne peut plus violent tout ça ; mais ça a vraiment bien marché sur moi. L’idée du monstre qui le suit en permanence, c’était également bien vu, je trouve, ça file une certaine angoisse, alors que ce n’est rien du tout. Bien joué de leur part.


Épisode 5 – The Bent-Neck Lady – 19/20
C’est beaucoup trop long pour envisager le 20/20, parce que l’épisode durait 1h10 et je ne m’y attendais pas. En revanche, je reconnais que cette fois la série est à la hauteur de sa réputation, avec un épisode qui prend le temps d’accumuler les petits détails insignifiants qui finiront par se révéler drôlement importants. J’aime beaucoup la structure de cet épisode qui fait preuve d’une grande fluidité : l’écrire de la saison est impeccablement maîtrisée et franchement, un milliard de questions se posent désormais.

Saison 1


05-2.jpg

It’s just a carcass in the wood.

C’est reparti pour la première nuit dans la maison pour Nelly, et ça se passe mal avec l’arrivée de sa femme au cou tordu. C’est un chouilla angoissant comme manière de filmer, et je me retrouve quand même à me poser une question existentielle : si la mère sait qu’elle est elle-même spéciale, pourquoi est-ce qu’elle ne se pose pas plus de questions que ça quand sa fille lui dit voir des fantômes ? Elle trouve ça étrange/impossible qu’un fantôme surveille sa fille, mais pas que son autre fille devine la vraie valeur ou le vrai emplacement des objets ?

De manière assez logique, Nelly se rend chez le médecin (enfin, un « sleep technologist ») une fois adulte parce qu’elle s’est rendue compte que sa femme au cou tordu qui la surveille pendant qu’elle dort, ça ressemble fort à une paralysie du sommeil. Effectivement, pour avoir eu le droit d’en faire deux ou trois dans ma vie, c’est bien vu de la part des scénaristes. Franchement, ça n’a pas intérêt à me redéclencher la moindre crise cette série, hein, parce que c’estv raiment pas agréable d’en faire !

Allez, quoiqu’il en soit, Arthur, le « sleep technologist » est son futur mari, et leurs rencards commencent dès cette première consultation.

Elle est belle l’éthique médicale ! Ils vivent le parfait amour au point qu’Arthur la demande en mariage en plein milieu d’un nouvel an. C’est assez atroce comme demande, franchement, et j’aurais aimé qu’on apprenne à le connaître autrement avant d’en arriver là. Par exemple, en le voyant aider sa femme à surmonter sa paralysie du sommeil AVANT cette demande pourrie.

C’est vrai que ça doit aider d’avoir quelqu’un qui s’y connaît pendant une crise. Bon, bref, tout ça mène au mairage où ils font un couple sympa et où Theo arrive à se servir de son smartphone AVEC ses gants. Elle est le centre d’intérêt pour Nell et Steven qui se moquent du temps de réaction de Shirley à comprendre qu’elle est lesbienne. C’est un peu abusé vu qu’ils viennent juste de s’en rendre compte, mais bon.

La joie de Nell est de courte durée, puisqu’elle parle ensuite de Luke avant d’apercevoir sa mère derrière son père. Ouep, sauf que sa mère est morte, hein. Huit mois plus tard, elle recommence à faire une crise, mais cette fois, Artur n’est pas capable d’atteindre la lumière à temps : il se retrouve le cou tordu et meurt sur le coup, alors que Nell le voit s’effondrer tout en voyant la femme au cou tordu. L’angoisse. Tu m’étonnes qu’elle se suicide après tout ça, la pauvre.

Officiellement, Arthur meurt d’un anévrisme avant qu’on ne puis s’attacher à lui ; mais Nelly était évidemment amoureuse. Quand elle en parle à son psy, elle dit évidemment que c’est la femme au cou tordu qui l’a tué. Elle ne s’attend pas non plus à ce qu’il la croit hein, parce qu’elle a l’habitude de n’avoir personne pour la croire, comme tout le monde dans cette série. Plus tard, elle récupère son frère sous la pluie pour l’amener en cure – c’est elle qui l’a déposé avant la série, ça on le savait déjà. Ce qu’on ne savait pas ? Luke lui a demandé de lui acheter de l’héroïne une dernière fois avant d’y aller. Il est convaincant quand il s’y met, mais c’est horrible pour la culpabilité qu’elle se prend en pleine tronche. Elle le fait malgré tout, c’est fou, et elle reste sagement dans la voiture pendant qu’il se drogue. Bonjour la violence psychologique.

Pour ne rien arranger, elle aperçoit la femme au cou tordu au milieu de la route… Et n’en parle pas à son psy pendant un bon mois. Elle refuse de l’évoquer, mais il n’est pas dupe. Comme elle ne peut pas expliquer ce qu’elle a fait ou vu à son psy, elle en parle à Theodora, parce qu’elle a bsoin de son aide.

Elle veut en effet que sa sœur touche tout plein de choses dans la chambre conjugale pour savoir si Arthur est encore là avec elle ; et elle est tellement en demande, qu’elle finit par forcer Theo à toucher le sol.

Sans trop de surprise, ça finit mal entre les deux sœurs qui s’engueulent assez violemment, Nell en profitant aussi pour agresser Theo sur l’argent qu’elle accepte de leur frère en le cachant à Shirley. Ainsi donc Nell se met Theo à dos, puis elle s’arrange pour avoir Steve à dos en se rendant à une de ses lectures publiques pour l’engueuler et lui demander pourquoi il décide de se faire de l’argent sur le dos de sa famille. Magnifique. Pour la première fois depuis le début de la série, je me retrouve à vraiment apprécier Nell, alors que je déteste de plus en plus Steve.

Par contre, je commence à comprendre pourquoi personne n’a décroché le téléphone quand elle les appelait dans le premier épisode. Par contre, je ressens tellement de peine pour elle quand son psy lui conseille de retourner dans la maison de son enfance pour voir que ce n’est qu’une maison et enfin confronter son passé. On sait que ce n’est pas qu’une maison, et on sait que confronter son passé n’est pas une bonne idée. En même temps, ça paraît logique quand il le dit, quoi.

Elle se décide donc à le faire, passant pour cela la nuit dans un motel qui est le même que celui où son père l’a emmenée quand elle était enfant et qu’ils ont fui la maison avec ses frères et sœurs. Dans le motel, les enfants ont fait ce qu’ils pouvaient pour se rassurer, écoutant les deux plus petits parler d’une soirée thé entre Abigail, leur mère et eux. Ouep, sauf que Nelly insiste pour dire que ce n’est pas sa mère.

Quant à leur père, il est parti chercher leur mère. Il revient couvert de sang (il dit que c’est de la peinture), et est forcé de dire à Nell, encore réveillée, qu’elle ne reverra pas sa mère. Il ne le fait pas pourtant, mais attend les flics qu’il a appelé, pour mieux être emmené au commissariat et répondre à leurs questions.

Dans le présent, Nell fait une autre crise de paralysie du sommeil au cours de laquelle elle voit Luke au plafond plutôt que la femme au cou tordu. Flippant, franchement. Elle entend aussi quelqu’un qui essaye de rentrer dans la chambre, ce qui est un classique des paralysies du sommeil. Le lendemain, elle se réveille au beau milieu de l’après-midi et tente d’appeler Steven, puis Shirley. On en revient donc au premier épisode de la série, où Nell est inquiète pour son Luke ; et maintenant on sait ce qui l’inquiète.

Plus surprenant, alors qu’elle s’achète une bouteille d’eau, la femme au cou tordu tombe d’un coup du plafond. Elle a donc le cou tordu pour avoir été pendue, et c’est marrant, il a été question de pendaison sur le ton de la blague la veille. Nell est terrifiée et retourne dans sa chambre, où elle phase jusqu’au milieu de la nuit. C’est à ce moment-là qu’elle décide d’aller dans la maison de son enfance et d’appeler son père… mais elle voit alors les lumières de la maison s’allumer, et celle du porche clignoter deux fois, détail du deuxième épisode qui veut dire qu’il faut rentrer et que ce n’est plus l’heure de jouer.

Oh lala, c’est que ça commence à être sacrément bien construit tout ça. Quand elle entre dans la maison, elle se retrouve perdue dans une hallucination assez folle. Avant cela, notons que quand elle était enfant, Nell a trouvé un tasse de thé avec des étoiles dessus (et dans le présent, elle a un mug tout pareil), et Mrs Dudley lui a expliqué qu’elle appartenait probablement à Jacqueline Hill. Alors qu’elle voulait absolument jouer au thé (cette série est bien écrite, c’est un truc du deuxième épisode ça encore), sa mère débarque pour l’engueuler parce qu’elle a écrit son nom sur un mur.

Theo débarque à ce moment-là, alors que Nell refuse de reconnaître qu’elle a fait quoique ce soit. Theo la croit, surtout quand elle touche le mur ; et quand elle découvre que le message complet sur le mur est : «  Come home Nell ». Ah amusant, c’est exactement ce qu’a dit la mère à Luke dans l’épisode précédent ça…

Mais pour cet épisode-ci, Nell adulte se retrouve donc dans sa maison d’enfance à halluciner que les lumières sont allumées et que toute sa famille y vit encore. La série ne se moque pas de nous et ne nous cache pas que c’est une hallucination, puisqu’on la voit régulièrement avancer dans la maison déserte.

Bon, et l’hallucination ? Eh bien, elle la conduit auprès de sa mère, qui est en train d’écrire « Welcome Home Nell » sur le mur, à la craie. Comme dans n’importe quel cauchemar, elle insiste pour dire que ce n’est pas elle, et la jeune Theo continue de la croire. C’est de la folie pure et je manque d’explications pour cette hallucination ; presque pour la première fois de la série.

Sa mère lui propose ensuite d’aller se changer, ce qu’elle fait, puis débarque pour lui dire qu’il faut qu’elles se dépêchent, car elles sont attendues au rez-de-chaussée, surtout Nell. Ben oui, sa famille est effectivement là à attendre sagement qu’elle débarque.

Cette fois, tout le reste de sa famille est adulte et l’attend, et ça comprend bizarrement l’ex-femme de son frère. Tout le monde est heureux de la voir, lui pardonne tout, Luke est sobre et Arthur… lui demande une danse, parce qu’il est en vie dans cette hallucination. Oh lala, c’est le paradis cette maison. Dommage que ce ne soit qu’une folie de Nell.

Ainsi, Arthur disparaît lorsqu’il l’embrasse et Nell se retrouve face à face avec Abigail. La mère revient alors pour lui annoncer qu’elles vont prendre le thé avec Abigail et Luke, et Nell les suit et je vois très bien vers quoi la série se dirige, puisque Nell monte l’escalier en haut duquel se trouve comme par hasard une corde pour se pendre. Et là où c’est brillant, c’est que Nell enfile la corde en pensant enfiler le médaillon de sa mère, introduit plus tôt dans l’épisode et à plusieurs reprises.

Chaque petit détail compte, et finalement, Nell comprend trop tard ce qui l’attend. Elle supplie sa mère de l’aider, mais celle-ci se contente de l’embrasser une dernière fois. Ce baiser de la mort fait tomber Nell qui, donc, se pend… et devient la femme au cou tordu. Alors, c’était évident, donc je ne sais pas pourquoi je ne l’ai pas vu venir, mais je ne l’ai pas vu venir.

Très rapidement, Nell descend en Enfer : elle voit littéralement sa vie défiler devant ses yeux, et plus précisément toutes les fois où elle avait vu cette femme au cou tordu. Il lui faut un peu de temps pour comprendre ce qui lui arrive, ce qui explique qu’elle ne parle que sur les dernières images qu’elle voit : celle où elle était enfant. Elle comprend ce qui lui arrive… mais c’est trop tard. WHAT. THE. FUCK. Tellement de questions encore ! Et tellement bien écrit cet épisode !


Épisode 6 – Two Storms – 20/20
Glauque et triste, cet épisode est une pure prouesse, tant dans l’écriture que les performances d’acteurs, tant dans les idées que dans la réalisation. Franchement, c’est excellement monté, mais au-delà du montage, on voit bien un soin tout particulier accordé aux détails. Je ne regrette vraiment pas d’avoir décidé de la regarder, et je ne regrette que de devoir m’arrêter et de ne pas pouvoir la finir tout de suite !

Saison 1


06.jpg

I was there all along and no one could see me.

 L’épisode reprend sur le cadavre de Nell, arrangé comme elles peuvent par Theo et Shirley. La première enchaîne les verres d’alcool et la deuxième s’inquiète de la réaction de Luke, qu’elle pense évidement complétement high. Ce n’est pourtant pas le cas, le pauvre. Notons qu’il pleut des cordes et qu’un orage s’abat sur la maison funéraire, parce que ça participe clairement à l’ambiance de l’épisode.

Shirley et Theo s’inquiètent finalement de voir Steven arriver sans son père et sans sa femme. Les familles dans les pires des situations, à poser plein de questions. Et… et ? Attendez, mais c’est un plan séquence ? Sérieusement ? Sur ce genre de scène, vraiment ? Aaaah. Meilleur huis clos possible, certes. Sacrées performances de l’ensemble des acteurs, aussi, puisque Kevin est aussi inutile que possible dans ce genre de situation, à proposer bouffe et iced-tea à Luke.

Les relations sont tendues entre tous, et ça ressemble à une vraie famille franchement. Steven et Luke s’approchent finalement du corps de leur sœur, ce qui permet à Steven de retourner boire un verre et de nous prouver qu’ils ne sont pas tout à fait une famille normale. Alors que les sœurs s’occupent de réconforter Luke, Steven se retourne et voit un fantôme (sa mère ?) se rapprocher peu à peu de lui. Merveilleux.

Il décide de rejoindre son frère et ses sœurs, qui le questionnent donc sur ce qu’il sait de la mort de Nell, alors que Shirley leur explique le rapport d’autopsie. Ouep, Luke apprend donc que sa sœur avait le cou brisé, et on est toujours dans le même plan séquence, et personne ne semble capter, à part lui, ce que ce cou brisé signifie pour sa sœur qui a passé sa vie être obsédée par une femme au cou tordu. C’est de la folie, cet épisode. Le père finit par arriver, et c’est Kevin qui est chargé d’ouvrir la porte. Cela permet d’échapper un instant aux enfants, qui sont remplacés par les acteurs enfants le temps d’un instant. Toujours dans le même plan, donc. Bon. On est déjà parti sur un 20/20 dans cet épisode, qui enchaîne les excellentes idées, avec ensuite le père qui s’approche du cercueil de sa fille, devenue la petite fille que l’on connaît depuis le début de saison.

Quand la caméra se retourne, toute la famille est donc là… Et Nell-cou-tordu aussi. L’angoisse. Il demande à aller aux toilettes, et cela permet donc de changer de plan alors qu’il arrive sans vraie explication (la magie des studios) au milieu de la maison hantée.

Changement de plan, oui, mais c’est pour recommencer un autre plan séquence. Ce genre d’épisode, je vous jure, c’est un pur délice à voir, mais c’est une galère à critiquer. L’idée est donc de suivre une nuit d’orage dans le passé également. Un lustre s’éclate au sol, ce qui finit par réveiller tout le monde. Le tournage est forcément limité à ce plateau, qui, s’il a beau être gigantesque, limite forcément les choses : ainsi lorsqu’une vitre est brisée par la grêle, personne ne peut aller voir ce qu’il se passe.

Par chance, c’était dans la chambre de Shirley, qui était la seule à ne pas être déjà dans le hall. Elle débarque à son tour, et son père et son frère vont voir ce qu’il se passe dans sa chambre ; alors qu’elle est assignée par la mère pour aller faire du cacao. La panique est assez bien jouée par tous les enfants, et le mouvement constant de la caméra qui suit tout le monde est remarquable. Alors que Nell commence enfin à être rassurée, le courant se coupe subitement, et j’ai l’impression d’être chez moi puisque j’ai eu une coupure cet après-midi.

C’est bien le seul point commun, parce que sinon, mon appart est loin d’être aussi grand et aussi hanté que cette maison. Heureusement pour moi d’ailleurs. Surtout que Nell aperçoit alors la femme au cou tordu (oh purée), hurle et entend sa mère lui dire qu’elle aussi voit parfois des gens, qui ne veulent pas les blesser. Moui, certes. La famille se réunit autour de lampes torche, et c’est plutôt chouette à voir, même si on devine assez vite vers quoi ça se dirige quand Nell et Theo reste à part à se tenir la main. Theo sent la main de sa sœur tout du long, mais celle-ci disparaît bien sûr.

Toute la famille part donc à sa recherche, et c’est l’occasion d’un nouveau plan séquence en pleine nuit d’orage, à l’étage cette fois. Tout commence plutôt bien avec les parents qui partent à la recherche de leur fille. Le problème, c’est que la maison est immense, et qu’ils se séparent, et que Liv ne voit pas la vieille dame dans le lit. En revanche, elle voit un petit garçon, style année 20, en fauteuil roulant. Et ça démarre un plan complétement fou où Liv disparaît et son mari se met à la chercher dans la barraque.

Elle se comporte en bon fantôme, emmenant son mari d’un bout à l’autre de la baraque qui est immense. Ils sont très bons et ils ont loué un décor magnifique, franchement. En plus, ils ne lésinent pas sur les moyens de rendre possible le plan séquence, avec carrément une grue (ou quelque chose de similaire) pour passer d’un étage à l’autre (cette fois, ils ne sont donc plus en studio, j’imagine). Bref, le père est forcé de voir que la maison est sacrément tordue, parce qu’il a des hallucinations assez violentes lui aussi, avec des fenêtres qui explosent.

Olivia ne réapparaît qu’après tout ça, sans raison, là où elle aurait dû être dès le départ. C’est intéressant, parce que c’est exactement ce qui va se passer pour Nell quelques minutes plus tard. Une chose est sûre, si le cou tordu, c’était Nell depuis le début, on n’a pas toutes les explications encore et des éléments nous manquent sur les origines de la maison pour comprendre qui sont les fantômes de la vieille dame et du petit garçon en fauteuil. Et Abigail. Pfiou, la prise de tête ne fait donc que commencer ?

On en revient donc dans le présent où toute la famille est toujours proche du cadavre de Nell. Le placement des acteurs est vraiment sympa, avec ce qu’il faut pour qu’on voit tout le monde sur le même plan, mais Theo assez éloignée du reste. Le but est de créer du mouvement, et ça fonctionne : un nouveau plan séquence nous montre ainsi les déplacements de toute la famille. C’est évidemment calculé, mais c’est tellement jouissif à regarder.

Côté histoire, en revanche, ça s’empâte un peu, avec un partage des souvenirs qui n’est pas des plus intéressants. On en revient aussi à la rage ressentie par Shirley de savoir que sa mère et sa sœur se sont suicidées. C’est crédible comme tout et ça n’arrête plus d’osciller entre souvenirs tendres de vacances chez la tante Janet qu’on a toujours pas vu en six épisodes alors qu’elle s’est beaucoup occupée des enfants et incompréhension totale du geste de Nell.

Steven est en plus toujours énervé après son père et chacun apporte aux autres toutes les informations sur la vie de Nell et notamment sur ses derniers jours sur cette Terre. Certes, c’est répétitif, mais on obtient les réactions de tout le monde, ce qui est intéressant, et on apprend que c’est Mrs Dudley qui a trouvé le corps de Nell, et a vomi sur place.

Cela dit, ça vire à l’engueulade entre tout le monde quand le père révèle que Nell lui a parlé de la femme au cou tordu. On oublie assez vite le côté série d’horreur grâce à ces sujets d’engueulades familiales qui sont finalement terre à terre, avec Steve reprochant à son père d’avoir encouragé la folie de sa sœur – et de sa mère avant – et surtout, surtout, des histoires d’argent qui finissent par pointer le bout de leur nez quand la dispute glisse sans raison vers Theodora.

Celle-ci révèle donc qu’elle a pris l’argent de son frère, ce qui met Shirley dans une colère noire et pousse son mari, Kevin, à lui avouer qu’eux aussi ont pris l’argent. La trahison est violente pour Shirley qui vient de mettre sa sœur à la porte en l’apprenant, et on voit tout de suite qu’elle a envie de faire pareil avec son mari. Elle déclare donc que cette soirée pourrie est terminée, et retourne auprès du corps de sa sœur – probablement pour fermer le cercueil.

Oui, mais non : des boutons sont apparus sur le visage de Nell, des boutons de chemise, sur ses yeux, à la mode grecque. C’est sacrément bien foutu cet épisode, et le fait que ce soit en plan séquence aide vraiment à instaurer l’ambiance flippante voulue car des petits détails comme ça changent ou se déroulent dans notre dos, provoquant très exactement ce que la série veut. Ca, et le fait que je sois dans le noir, et le fait que l’électricité se coupe aussi, avec le père qui voit Nell, le cou tordu, et qui comprend qu’elle est la femme qu’elle a vu toute sa vie, c’est franchement ce qu’il faut pour quelques frissons.

C’est génial, parce que Luke confronte ensuite son père, et celui-ci a compris également que la femme au cou tordu qui terrifiait Nell toute sa vie n’était autre qu’elle-même (reste encore à comprendre comment ça a tué Arthur ?). Je vois mal comment quatre épisodes supplémentaires peuvent suffire à tout nous révéler, surtout que nous n’avons toujours pas mis les pieds dans la pièce rouge. Et sinon, Steven surprend la conversation entre Luke et son père, et ça repart encore plus en vrille entre l’aîné et le paternel. Ah, les disputes de famille ! Il faut dire aussi que Steven cherche à demander à son père plus d’informations et à péter un câble lorsqu’il obtient ce qu’il veut – après, je comprends que ce ne soit pas des infos qu’il veuille entendre, puisque son père affirme que c’est la maison qui a tué Nell. Reste à comprendre pourquoi.

Quand Steven dit que le mauvais parent est mort, le cercueil se renverse, sans la moindre raison. Franchement, ça suffit à tous les calmer et changer toute l’ambaince de la scène. Les lumières se rallument et Luke, Hughes (le père), Steven et Shirley redressent donc le cercueil. Cette petite péripétie force aussi Shirley à aller chercher plus de maquillage et le père en profite pour se barrer. On sent bien qu’on s’approche de la fin d’épisode, et voir Shirley isolée n’aide vraiment pas à bien le vivre.

Elle finit par entrer dans une pièce où elle surprend… Theo et Kevin ? Sont-ils en train de s’embrasser ? C’est vraiment chelou, mais je crois que la pauvre n’est plus à ça près.

Dans le passé, on découvre que Nell n’a jamais disparu. Elle était là depuis le départ, mais personne ne la voyait, alors qu’elle criait. Projection astrale ? Humph, c’est louche, il y a sûrement encore beaucoup à faire. Elle est froide en plus, d’après ses parents. Ouep, mais c’est la fin d’épisode. Et dans le genre déprimant, ça se place là, avec Nell qui raconte que personne ne pouvait la voir, et l’épisode qui passe ensuite au présent où personne ne peut voir le fantôme au cou tordu qu’elle est devenue. Glauque et triste.

Saison 1

The Haunting of Hill House – S01E02-03

Épisode 2 – Open Casket – 16/20
Ce second épisode nous permet de comprendre un peu mieux la structure de la série, qui s’attarde donc sur un personnage à chaque fois. C’est tout ce qu’il fait, parce que l’intrigue reste assez mystérieuse. Côté horreur, je m’attendais à pire. Finalement, j’ai l’impression que ce n’est jamais qu’au niveau de certains épisodes de Supernatural. C’est dérangeant dans l’ensemble, il y a des scènes qui sont repoussantes, mais rien qui ne devrait m’empêcher de dormir.

Saison 1


02.jpg

You fixed her.

Il fait toujours trop jour chez moi et trop nuit dans la série pour en profiter pleinement, mais c’est pas grave, je lance ce deuxième épisode qui commence par me ressortir une scène de l’épisode précédent. On ne risquait pourtant pas d’avoir oublié ! Le lendemain d’une courte nuit, on découvre le quotidien de Shirly. C’est une croque-mort qui prend de son temps pour expliquer au petit-fils d’une de ses « patientes » ce qu’elle fait pour s’assurer que le corps soit aussi parfait qu’il est supposé l’être et pour le convaincre de s’approcher du cercueil ouvert.

C’est un peu abusé, mais bon, admettons, elle doit avoir plein de temps libre. Elle en profite même pour acheter un masque blanc à son fils, histoire qu’il décore de lui-même son costume d’Halloween. Pauvre gosse ; certes, je suis pour la créativité et tout, mais faut savoir acheter aussi ce que l’on veut de temps en temps. Bon, au moins, il peut fêter Halloween, c’est déjà ça.

Elle est en tout cas surmenée par son boulot, au point d’apercevoir des choses qui n’ont rien à faire là, mais bon. Elle est crevée, et elle doit gérer plein de choses ; dont Nellie, qui n’a pas donné de nouvelles, et Luke, qu’elle pense toujours en détox, ce qui est tellement habituel qu’elle ne sait plus à combien il en est. Six ans plus tôt, on voit Shirly payer un chèque de 6000$ le mois pour faire entrer son frère en détox. C’est violent si en six ans seulement elle a réussi à perdre le décompte du nombre de détox qu’il a faite.

De retour dans le présent, on assiste à un dîner de famille pour Shirly, son mari, ses enfants et la tante Theo qui est là pour être la tante cool. Durant la nuit, elle fait un cauchemar qui nous est présenté comme un flashback où Theodora vient la voir pour lui demander d’arrêter de frapper contre le mur. C’est peut-être l’une des scènes les plus intrigantes et angoissante de la série, mais ce n’est donc qu’un cauchemar,  où le père se transforme en monstre au moment de les rassurer.

Heureusement, Shirly se réveille à ce moment-là. Elle reçoit alors un appel de Steven pour lui apprendre la mort de Nell – qui s’est suicidée. Et il ne lui laisse pas le temps de digérer l’info qu’il envisage de lui expliquer qu’il a aperçu Nell, mais elle n’arrête pas de l’interrompre ; en plein déni. Pourtant, il faut bien se rendre à l’évidence et aller raconter ce qu’il s’est passé à Theo.

Le lendemain, elle décide donc d’être celle qui s’occupe du cadavre de sa sœur et apprend que Luke n’est finalement plus en cure de détox. Elle n’en a rien à faire de savoir si son frère est au courant de la mort de sa sœur, parce qu’il a déjà raté son mariage, alors il peut bien rater l’enterrement. Theo ne voit pas ça comme ça et elle s’énerve de voir sa sœur s’entêter pour faire l’enterrement tellement vite que le reste de la famille n’a pas le temps de prévoir le déplacement.

Bien sûr, Shirley continue de travailler et assiste donc à un enterrement, lui rappelant celui de sa mère, qui s’est aussi fait avec le cercueil ouvert. Bon, même si elle a envoyé on assistante chercher le corps de Nelly, elle insiste pour être celle s’occupant du corps. C’est n’importe quoi. Theodora n’arrive pas à assumer de voir le corps de sa sœur, mais Shirley est du genre têtue quand elle s’y met.

Elle se charge donc de préparer le corps, quitte à se débarrasser du sac d’organes de l’autopsie. Flippant. Elle raconte tout ça à Steven au téléphone, et celui-ci est terrifié de découvrir qu’elle s’occupe du corps de Nell. Même son ex-femme est un brin traumatisée par l’info. Comme Shirley est surprise en plein travail par ses enfants, elle décide de leur raconter ce qu’elle fait et leur éviter des traumatismes avec la mort – puisqu’elle, elle en a eu un paquet quand elle était petite. La scène est sympathique, même si ce n’est pas si elle refuse d’expliquer à ses enfants que leur tante s’est suicidée.

C’est vrai que ce serait un peu traumatisant. Elle se débarrasse donc de ses enfants et recommence à maquiller sa sœur, exactement comme elle l’avait maquillée pour son mariage. L’angoisse est palpable – mais le pire reste à découvrir. Luke était en fait arrivé à temps, mais Shirley a pris la décision de le payer pour qu’il dégage, ne voulant pas que le mariage de sa sœur soit gâché par son frère. Certes. C’est raté, parce que Nell, elle aurait bien aimé avoir son frère.

Finalement, Shirley arrive à finir de maquiller sa sœur, mais elle est hantée par l’idée d’un insecte sortant de sa bouche, par le deuil à faire et par une vision de sa mère. Ouep, Shirley voit à son tour un fantôme : celui de sa mère, donc, qui lui tend une boîte qui est tout droit sortie de son enfance. Un rien terrifiée par cette vision, Shirley décide de la chasser de son esprit. Je suis curieux de ce que ça donnera pour la suite ; surtout que ça finit par un cliffhanger amusant avec la maquette de la maison des rêves de sa mère qui se met à prendre vie.

En flashback, on découvre un peu mieux la mère des enfants, et c’est chouette. Elle est architecte et dessine une maison de rêve pour sa famille, coincée pour l’instant dans la Hill House que son mari répare pour la revendre assez cher afin d’en bâtir une nouvelle. Shirley prend ensuite de son temps pour jouer avec Nellie et prendre en photo Theodora et Luke.

C’est ce dernier qui m’intéresse particulièrement : il aperçoit de nouveau la femme dont il parlait dans l’épisode précédent, à la lisière de la forêt.  Malheureusement, ce n’est pas à ça que l’épisode s’intéresse pour l’instant ; c’est juste un petit truc mis là pour plus tard.

A la place, on se concentre sur Shirley qui prend des photos de tout et qui découvre un cimetière dans le jardin de la maison. C’est toujours top ça, pour donner un petit côté authentique. De là, elle entend des gémissements dans une remise vers laquelle elle se dirige immédiatement et trouve cinq chatons. Cinq chatons et une ruche autour d’un masque, ce qui la fait flipper.

Son père la rassure comme il peut et l’autorise à garder les chatons dans sa chambre, puisqu’elle a peur qu’il ne leur arrive malheur, surtout à cause de chiens qu’elle entend toutes les nuits. Bon, e problème étant que le gardien des lieux n’est pas au courant de la présence de chiens dans le voisinage, mais bon. Le problème des chatons ? Elle s’y attache, alors qu’ils vont tous mourir. Le plus marquant ? Le premier à mourir est enterré dans une petite boîte bleue, mais au moment de faire une petite oraison, un insecte sort de sa bouche, laissant croire d’abord à Shirley que le chat a survécu.

C’est super triste et carrément traumatisant, mais pas autant que le dernier chaton en vie, clairement très malade. Quand Shirley le sépare des autres, morts, avec l’espoir qu’il soit en vie, elle le voit ouvrir des yeux blancs au moins aussi traumatisants que l’insecte sortant de la bouche de l’autre. Sympa cette série.

Et quand sa mère essaye de la rassurer, en lui mentant sur la survie du dernier chaton qu’elle a clairement tué, elle est prise d’une migraine qui assure un traumatisme garanti à Shirley pour la vie. Pourtant, sa décision de devenir croque-mort vient tout simplement du jour de l’enterrement de sa mère, où le croque-mort a bien géré le maquillage et a « réparé » sa maman. Et ben !


Épisode 3 – Touch – 18/20
Pff, et voilà, je sens bien que je vais être super prévisible sur ce coup-là, mais j’ai un nouveau personnage préféré ! L’intrigue m’a beaucoup plus intéressé dans cet épisode et des pièces du puzzle commence à vraiment se mettre en place, ce qui fait que je regrette de ne pas avoir le temps de finir cette saison ce soir, finalement. C’est malin.

Saison 1


03.jpg

You can sleep with me for tonight.

Cette fois, on est bon pour un épisode qui se concentre sur Theodora. Enfant, elle sent Nellie venir dans son lit pour dormir avec elle… avant de se rendre compte qu’elle est seule dans son lit. C’est dérangeant, parce qu’on a bien vu un bras l’entourer, mais on survit bien à ce genre d’angoisse – le plus stressant est d’imaginer qu’elle va voir le visage de cet enfant dormant avec elle, mais non.

Le lendemain, elle fait du tri avec son père et se rend compte que la boîte qu’elle s’apprête à jeter est… certainement pas à jeter. Effectivement, il s’agit d’une bouteille de vin assez chère. Après ça, elle se balade dans la maison et tombe sur sa mère et Mrs Dudley en plein débat : la mère sent des points froids dans la maison, un peu partout… et Theo aussi en fait.

Après avoir tenu la main d’un fantôme, elle est donc capable de sentir un tas de choses Theodora. C’est un pouvoir que je trouve plutôt intéressant, et ça justifie qu’elle porte des gants une fois adulte. La série nous en révèle pas mal, puisqu’on la voit deviner rien qu’au toucher qu’un lit a été un lit de mort. Cela dit, une fois de plus, c’est Luke qui m’interpelle : lui semble sentir les choses avec son nez plutôt qu’avec sa main.

Une autre scène finit par me faire douter des pouvoirs de Théo, puisqu’elle sent la peur de Mis Dudley quand celle-ci lui touche l’épaule. Elle n’aime pas beaucoup Mrs Dudley, cela dit, surtout qu’elle engueule Luke parce qu’il joue avec une sorte de petit ascenseur – un conduit pour apporter les plats en cuisine ou dans la salle de réception, comme ça se faisait dans les maisons anciennes.

Le problème, c’est que Luke est fan de ce conduit et qu’il demande à sa sœur de le faire voyager dedans. Yep, sauf qu’elle se trompe de sens et que Luke se retrouve à la cave où il aperçoit un cadavre rampant vers lui. Oula on change totalement de scénario avec ce genre de scènes ; mais même si c’est flippant, on sait bien que Luke va survivre.

Effectivement, ses parents arrivent à temps pour le remonter, mais son pyjama est un peu déchiré. Intrigant. Si personne ne croit Luke quand il parle de monstre, pas plus que personne ne le croit quand il parle de son amie imaginaire Abigail, Theo le croit puisque sa main ne peut pas mentir. Elle décide donc de mener l’enquête et ça n’a absolument aucun sens : elle descend d’elle-même à la cave, dans laquelle elle retrouve le bout de pyjama manquant de son frère.

Dans quel monde une enfant décide d’aller seule dans une cave où elle pense qu’il y a un cadavre rampant ? Je sais, on a déjà établi que je n’étais pas téméraire, m’enfin quand même, là c’est de la folie ! Et elle ouvre une porte, en plus. Ce qu’elle trouve dans ce sous-sol ? Un trafic de contrebande d’alcool, évidemment. Elle en parle à ses parents qui sont surpris de découvrir cette cave qui n’existait sur aucun plan.

Les devinettes de Theo ? Elles sont intrigantes pour le commun des mortels, mais pas pour sa mère qui est issue d’une famille « sensible » au surnaturel. La grand-mère avait donc des dons similaires à Theo, la mère aussi a un don, et Shirley parle dans ses rêves, et Nell choisit de drôle de mots pour décrire la maison. C’est intéressant et intrigants tout ça, ça me raccroche beaucoup plus à la série d’avoir une explication plus concrète aux événements surnaturels dont ils sont victimes. Ils n’avaient qu’à pas être sensibles et puis c’est tout.

Ah, avant d’oublier, notons aussi que Theodora voit sa mère sous la forme d’un cadavre quand elle la touche, et c’est ce qui pousse sa mère à lui offrir des gants.

Dans le présent, Theodora a un drôle de job aussi, elle semble être psy pour enfants : elle demande à une petite fille de lui raconter ce dont elle a peur, à savoir un certain « monsieur smiley » qui la menace et semble être un ami imaginaire. Il est alors révélé que son diplôme de psychologie lui permet de s’occuper d’enfants placés.

Du côté des choses intéressantes, je note qu’elle ne porte pas de gants avec les enfants, alors qu’elle en a autrement tout le temps dans sa vie. C’est intrigant cette envie de toucher les mains d’enfants pour savoir ce qu’ils ressentent, mais pas les autres. Son quotidien n’est pas des plus merveilleux : c’est du boulot/dodo, en passant par la maison de sa sœur et par la boîte de nuit où elle ignore Trish qui voulait lui reparler.

Cette nuit-là, elle fait un cauchemar avec un monstre chelou au bout de son lit, et quand elle allume la lumière, c’est pour qu’on comprenne qu’on est revenu à l’épisode 2 : Shirley vient lui annoncer la mort de Nell. C’est sympa, mais ça veut dire qu’on va peut avancer dans cette saison si chaque épisode tisse ce genre de lien avec le précédent. Bon, dans l’ensemble, il faut en retenir que Theodora est énervée après Nell, parce que son suicide est destructeur pour la famille, et que Nell connaît bien l’impact des suicides sur une famille. Certes.

Un autre flashback approfondit aussi la relation entre Nell et Theo, puisqu’il y a deux ans, Nell se mariait et découvrait que Theodora était lesbienne, en la surprenant en train de coucher avec sa demoiselle d’honneur. C’était marrant comme coming out, franchement.

Dans le présent, cependant, Theodora apprend la mort de sa sœur et refuse d’en voir le corps, préférant aller enquêter sur les troubles de la petite fille du début d’épisode. Et en se rendant dans sa maison, et dans le sous-sol plus particulièrement, elle finit par comprendre les problèmes de la petite fille. En fait, elle se fait violer par son père adoptif sur le canapé du sous-sol, et « mr smiley », c’est le plafond. Ce qui est horrible, c’est que pour en arriver à cette conclusion, elle est forcée de sentir elle-même ce que la petite fille subit.

Pas vraiment cool tout ça. D’autres flashbacks nous montrent aussi que Theodora a eu l’argent pour payer son diplôme en touchant une partie des ventes du livre de Steven, qu’elle accuse toutefois d’avoir menti : il raconte que c’est Luke qui a trouvé le business clandestin, et il raconte la dernière nuit de la maison alors qu’il était endormi ce soir-là. Il y a donc beaucoup plus à découvrir de cette nuit-là, et j’ai hâte. Quant à l’argent, elle n’est pas la seule à l’accepter dans la famille : le mari de Shirley aussi ; mais il ne lui en parle pas car elle est révoltée à cette idée. Comme elle a trouvé son chéquier, en revanche, la vérité risque d’exploser au grand-jour.

L’épisode se termine par Theodora décidant de toucher le front de Nell pour savoir ce qu’elle peut bien ressentir, et elle en hurle de douleur et de peine. Je suis intrigué, clairement. Après tout ça, elle décide finalement de rattraper Trish pour se changer les idées, et cette dernière accepte de se laisser faire une fois que Theo lui a raconté la moitié de sa journée. C’est un couple que je risuqe d’adorer s’ils continuent de le développer au compte-goutte comme ça.

La dernière scène nous renvoie à la dernière nuit dans la maison, où Theo n’a pas vu grand-chose non plus : elle est arrivée après la bataille, mais quand son père lui a pris le bras, elle a eu un avant-goût peu plaisant de tout ce qu’il s’était passé ce jour-là.

Saison 1

The Haunting of Hill House (S01)

Synopsis : La série oscille entre le passé et le présent, voyant une famille se confronter aux souvenirs terrifiants qu’ils ont de leur ancienne maison, expliquant qu’ils s’en soient barrés aussi vite que possible.

Saison 1 | Saison 2

00.jpg

Pour commencer, cette série était passée totalement en-dehors de mon radar… mais j’en ai tellement entendu parler sur Netflix et sur d’autres blogs que je me suis finalement décidé à la rattraper un jour ou l’autre. Quoi de mieux qu’un WESéries pour lui laisser sa chance de me convaincre ? Comme en plus, j’ai décidé de me faire un week-end porté sur l’horreur, c’était aujourd’hui ou jamais. Et tant pis pour les nombreuses autres séries qui m’attendent. J’espère que j’aimerais assez pour ne pas avoir à abandonner en cours de route ; mais vraiment, j’en ai eu tellement de bons échos que ça devrait théoriquement me filer quelques frissons pour les jours à venir.

C’est tant mieux, parce que maintenant que Channel Zero est terminé, je suis en quête d’une nouvelle série capable de me faire angoisser un peu ; parce qu’on sait bien que ça finira par me manquer autrement. American Horror Story m’a confirmé qu’elle n’était pas capable du tout de faire le taf. À celle-ci de me prouver le contraire, maintenant !

Note moyenne de la saison : 17,5/20

S01E01 – Steven Sees a Ghost – 16/20
C’est long. L’épisode était intéressant, il y avait quelques passages destinés à nous inquiéter, mais ce que j’en retiens le plus, ce sont les longueurs pas toujours utiles. L’ensemble se tient bien, il y aura probablement de bonnes surprises en cours de route, mais ce n’est pas encore à la hauteur de sa réputation, surtout que je trouve certains éléments assez prévisibles. Le mystère est toutefois prenant, il faut bien le dire, et je devrais donc la regarder en entier… mais peut-être pas dès aujourd’hui.
S01E02 – Open Casket – 16/20
Ce second épisode nous permet de comprendre un peu mieux la structure de la série, qui s’attarde donc sur un personnage à chaque fois. C’est tout ce qu’il fait, parce que l’intrigue reste assez mystérieuse. Côté horreur, je m’attendais à pire. Finalement, j’ai l’impression que ce n’est jamais qu’au niveau de certains épisodes de Supernatural. C’est dérangeant dans l’ensemble, il y a des scènes qui sont repoussantes, mais rien qui ne devrait m’empêcher de dormir.
S01E03 – Touch – 18/20
Pff, et voilà, je sens bien que je vais être super prévisible sur ce coup-là, mais j’ai un nouveau personnage préféré ! L’intrigue m’a beaucoup plus intéressé dans cet épisode et des pièces du puzzle commence à vraiment se mettre en place, ce qui fait que je regrette de ne pas avoir le temps de finir cette saison ce soir, finalement. C’est malin.
S01E04 – The Twin Thing – 17/20
Ah ben voilà un autre personnage préféré, ma foi. La série prend un peu de distance avec les deux épisodes précédents, mais ce n’est pas plus mal puisque ça fournit enfin un début d’explication que j’attendais depuis quatre épisodes (tout en gardant beaucoup de choses de côté pour la suite – clairement, il faudra au moins une saison 2 pour répondre à tout). C’était pas mal du tout, et y avait même un petit moment angoissant. Une très bonne série, donc, même si je la trouve facile à comprendre malgré tout, alors qu’elle se donne des airs faussement compliqué à ne pas tout expliciter.
S01E05 – The Bent-Neck Lady – 19/20
C’est beaucoup trop long pour envisager le 20/20, parce que l’épisode durait 1h10 et je ne m’y attendais pas. En revanche, je reconnais que cette fois la série est à la hauteur de sa réputation, avec un épisode qui prend le temps d’accumuler les petits détails insignifiants qui finiront par se révéler drôlement importants. J’aime beaucoup la structure de cet épisode qui fait preuve d’une grande fluidité : l’écriture de la saison est impeccablement maîtrisée et franchement, un milliard de questions se posent désormais.
S01E06 – Two Storms – 20/20
Glauque et triste, cet épisode est une pure prouesse, tant dans l’écriture que les performances d’acteurs, tant dans les idées que dans la réalisation. Franchement, c’est excellement monté, mais au-delà du montage, on voit bien un soin tout particulier accordé aux détails. Je ne regrette vraiment pas d’avoir décidé de la regarder, et je ne regrette que de devoir m’arrêter et de ne pas pouvoir la finir tout de suite !
S01E07 – Eulogy – 16/20
Je pense que c’est l’anticipation qui a tué un peu cet épisode, parce que j’ai eu du mal à le trouver aussi bon que les précédents. Il a pourtant de vrais bons moments, et certaines réponses semblent commencer à effleurer la surface, mais je ne sais pas, je n’ai pas réussi à être pleinement dedans. Bizarre.
S01E08 – Witness Marks – 18/20
Ah voilà, je retrouve la série qui m’a passionné il y a quelques semaines avec cet épisode. Les réponses continuent de tomber au goutte à goutte, mais cette fois, il n’est plus question de perdre du temps : la fin de saison approche et les personnages sont tous plus passionnants les uns que les autres grâce à un paquet de névroses pas facile à bien cerner. Bref, un très bon épisode, quoi.
S01E09 – Screaming Meemies – 18/20
Les réponses soulèvent tout un tas de questions, mais cet épisode finit par apporter plus de pièces du puzzle que je ne pensais. Je suis intrigué d’enchaîner avec le dernier après celui-ci, mais j’ai l’impression de déjà mieux comprendre les épisodes précédents. L’écriture de cette série est une vraie réussite en tout cas, j’adore !
S01E10 – Silence Lay Steadily – 18/20
Jolie conclusion pour la saison 1 qui voit se terminer définitivement l’intrigue de Hill House. Cet épisode boucle la boucle, d’une certaine manière, mais ils gardent tout de même une grande part de mystère là où j’aurais aimé le voir tout résoudre. Il n’empêche que malgré quelques facilités, la série accomplit de jolies prouesses en seulement dix épisodes. Ca valait le détour !

Saison 1 | Saison 2