Legion (S01)

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur chaque épisode de la première saison de cette série, écrit après visionnage.

Avis : Encore une série basée dans un univers de superhéros ? Vraiment, mais pourquoi je me fais ça ? Et bien, parce que j’adore ça, déjà, et ensuite parce que le projet est plutôt cool sur le papier : il est assez déconnecté de l’univers X-Men pour avoir son identité propre et la hype autour n’a cessé de grandir au cours des derniers mois.

Cette série est donc inspirée d’un comic que je n’ai jamais lu, chez Marvel. David est un schizophrénique qui, pour ses 30 ans, est de nouveau en hôpital psychiatrique. Comme c’est du Marvel, il s’avère qu’en fait, les voix dans sa tête ne sont rien d’autre qu’une manifestation de son pouvoir…

Alors certes, mon jeudi est suffisamment plein comme ça, mais voilà, j’avais un peu de temps samedi en faisant la cuisine, donc j’ai lancé, car ce synopsis m’intriguait. Ce n’est pas forcément la meilleure des idées de faire autre chose devant cette série, mais elle m’a suffisamment convaincu pour que je vous en parle et surtout pour que je la suive !

Note moyenne de la saison : 17/20

Capture d'écran 2017-02-11 13.42.39.pngChapter 1 – 18/20
How does that make you feel?

Wow, je comprends toute la hype autour de cette série : un casting impeccable, une image léchée et une post-prod soignée font qu’on a plutôt l’impression d’être devant un film Marvel à gros budget que devant une série. Pas étonnant que la saison soit réduite à huit épisodes, car ils doivent individuellement coûter bien cher. Pas vraiment une série classique donc, on est bien sur la mode des mini-saisons éclatant tout le budget de l’année en très peu de temps. Qu’à cela ne tienne, les effets spéciaux sont magistraux.

Parmi les premiers défauts qui me viennent en tête sur cet épisode, je relève toutefois l’extrême lenteur des plans. Cela a l’avantage de bien introduire l’univers (il ne faut pas longtemps pour comprendre que le parti pris est de nous perdre autant que ne l’est le personnage), mais a aussi ses inconvénients car l’épisode est long et il y a des moments où on se demande quand est-ce que ça va avancer.

Toutefois, c’est plutôt une grosse réussite : l’épisode nous présente deux timelines autour du personnage de David et de sa rencontre avec Syd, une femme mystérieuse qui s’avère avoir elle aussi des pouvoirs. Il y a de bonnes blagues (la sœur qui retire l’outil de jardinage du sous-sol), des répétitions infernales et tout est fait pour nous perdre. Un peu trop, peut-être, car on sort de cette heure sans trop savoir vers quoi la série se dirige, il faudra donc revenir pour le savoir.

Côté casting, c’est impeccable, et j’ai adoré retrouver Aubrey Plaza dans un rôle bien différent de celui qu’elle avait dans Parks & Rec (qu’il faudra que je finisse un jour), mais qui lui va tout aussi bien. J’ai adoré aussi retrouver Hamish Linklater dans une série… même si c’est de courte durée puisqu’il finit cramé à la fin de l’épisode. J’étais dégoûté, c’était un méchant parfait, et c’est rare de connaître ce genre d’extrême sur un pilot.

Bref, beaucoup de hype autour et c’est dur de ne pas en faire partie pour le moment, car c’était vraiment prenant et immersif comme épisode. Je reste un peu plus sceptique sur le long terme, mais il faudra voir la semaine prochaine ce que ça donne !

Le logo final donne une bonne indication de l’univers qui nous attend, et j’ai aimé que ce soit la seule référence évidente à l’univers X-Men pour l’instant.

02.pngChapter 2 – 15/20
I’m not an easy guy to…

Wow, le début de cet épisode m’a totalement perdu dans ces premières minutes, mais je pense que c’est un peu l’idée, de donner l’impression d’une explication alors qu’en fait non. Cela finit par passer quand on plonge dans le passé et les souvenirs de David. Son histoire commence à prendre forme, puisque son enfance se met en place.

En revanche, la chronologie de la série est totalement floue, mais là encore c’est clairement volontaire. J’aime beaucoup le personnage de Ptonomy (nom que j’ai chopé sur TVshowtime, j’avoue) qui permet toute cette confusion cette semaine avec son pouvoir.

En revanche, je ne vois pas bien ce que la série cherche à développer, ni si un fil rouge existe, mais l’impression qui persiste est que oui. Du coup, c’est un peu étrange à suivre, mais les relations entre personnages sont assez fortes pour donner envie de poursuivre et voir vers où ça va, surtout en ce qui concerne Syd et David.

La photographie et la réalisation restent heureusement au top et le mystère est complet, surtout avec le personnage du père (Xavier, donc) toujours dans l’ombre. Il y a tellement de choses qui sont suggérées, c’est d’un frustrant !

Je me sens presque comme la sœur de David, Amy, qui apprend que son frère n’a jamais été dans l’hôpital psychiatrique où elle lui rend visite depuis des années. Brillant, surtout qu’elle finit l’épisode au bord de la torture.

Oh, et aussi, j’en ai juste marre de cette journée. J’ai vu énormément d’épisodes et beaucoup d’acteurs se trouvaient dans deux à la fois. Cette fois, c’est un rôle secondaire de l’épisode de Suits du jour qui est aussi dans cet épisode de Legion (le psy, et franchement, des oreilles comme ça, ça ne s’oublie pas !). Sérieux, quoi.

Bon, en gros et quitte à me répéter (après tout cette série le fait sans complexe, pourquoi pas moi ?), cet épisode continue de me paumer dans sa chronologie, dans son fil rouge, dans ses explications et je suis méga frustré de pas voir ce que je sens que je devrais voir pour comprendre le tout. Ouais, je me sens bon pour l’hôpital psychiatrique moi aussi à ce stade, et le générique final (excellent) ne m’aide pas non plus…

L’épisode est très bon parce qu’il réussit à provoquer le sentiment qu’il veut, mais je ne peux taper dans l’excellente note car il maque quelque chose, définitivement.

03.pngChapter 3 – 17/20
« Control » may be an overstatement

C’est reparti pour le grand mystère qu’est cette série et la scène d’introduction commence fort, avec toute une succession de plans me montrant bien que je suis toujours autant paumé. Parfait.

On recommence ensuite à se balader dans l’esprit de David, et son esprit est toujours aussi cinglé lui aussi : on en apprend un peu plus sur la scène de la cuisine, impressionnante dans le pilot… impressionnante encore dans cet épisode. Cette fois, cependant, David aperçoit un « monstre » qui ressemble au dessin de la semaine dernière et téléporte tout le monde (Paul, Mélanie et lui) ailleurs. Normal. Et vite expédié.

On continue aussi de suivre le développement de David et Syd. C’est marrant et mignon, même si leur conversation sont hyper lentes et perchée. Je ne comprends pas trop ce qui me fait trouver ça cool ou me donne envie de rester, mais en tout cas ça fonctionne.

Les tests reprennent sur un moment stressant (un épisode d’Halloween) et David part en vrille de nouveau, vers la dernière intrigue de l’épisode : Amy, la sœur de David, se fait torturer pour que d’autres récupèrent des infos sur son frère. Les corps astraux de David et Syd parviennent à lui rendre une petite visite, mais se font repérer par les méchants, dont Oliver. Je me note son nom là, j’imagine que ça me sera utile.

Les choses sont un peu plus développées à leur retour, avec des explications, mais même ces explications restent un flou total pour moi. En plus, ça mène à la première non dispute entre Syd et David, qui se réveillent en pleine nuit et partagent un peu de temps dans les douches communes. Et non, c’est moins fun que ça ne le paraît quand je le raconte, mais leur réconciliation est touchante.

On retourne une dernière fois dans la tête de David et c’est voué à partir en vrille maintenant que Syd est là aussi. Bien sûr, puisqu’elle peut toucher David dans ses souvenirs, il va sans dire que David est là en tant qu’enfant, soit disant parce que le sédatif ne lui permet pas d’être adulte. MOUAIS, on repassera pour l’explication, mais c’était rigolo. J’aime beaucoup l’actrice, même si je ne cerne pas encore le personnage.

Le côté cauchemar qui tourne mal, avec changement de format de l’image est une excellente chose, avec des plans qui par moments me rappellent Channel Zero et à d’autres la saga Insidious. Bref, on vire un peu du côté de l’horreur gentillette, et je ne m’y attendais pas en commençant la série.

Quoiqu’il en soit, cet épisode propose une fois de plus des choses très sympas, surtout du côté de la réalisation et des effets spéciaux, avec la concrétisation des pouvoirs de David via effets spéciaux très réussis.

Niveau écriture, je suis paumé, mais je suis aussi drôlement accroché et le cliffhanger de David ne se réveillant pas est efficace. Il est bon aussi de savoir que même blessés, les autres se réveillent des souvenirs de David sans séquelle physique ou que Syd voit les mêmes choses que David, quand les autres y sont aveugles.

Beaucoup de questions restent posées sans l’ombre d’une réponse, en tout cas.

04.pngChapter 4 – 18/20
What was real? That was the mission.

Double dose de mystères et de prises de tête cette semaine où je rattrape mon retard en séries des quatorze derniers jours. Il faut bien. Et comme je ne comprends rien à Legion, je me réserve une bonne soirée.

Sans surprise, les trois premières minutes de cet épisode ne dérogent pas à la règle, alors qu’un présentateur nous expose de longues idées sur la science et la nature humaine. C’est parfaitement inutile a priori, mais bien sûr la suite de l’épisode vient apporter un nouvel éclairage à cette scène.

On enchaîne ensuite avec un David inconscient qui ne se réveille pas, perdu dans ses souvenirs et dans des flashbacks. Il n’est pas en mort cérébrale, mais son esprit n’est pas là non plus. Paul, Syd et Kerry (la laborantine jusque-là inutile) sont envoyés en mission pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé avec le docteur. Et nous avec. Le problème, c’est que les éléments ne sont pas tous à notre portée.

Les scénaristes nous proposent donc un développement de la pensée de Syd, puis de Kerry. Il s’avère qu’elle vit à l’intérieur du scientifique, qu’ils sont liés d’une manière ou d’une autre, comme des jumeaux d’âges différents qui partagent un même corps mais peuvent aussi se dissocier l’un de l’autre. C’est un pouvoir vraiment intéressant, comme tout ceux choisis jusqu’ici par cette série, car c’en est un que l’on ne voit jamais exploité à la télévision. En plus, sa personnalité qui est de vouloir de l’action à tout prix est vraiment sympa.

La mission se poursuit ensuite avec l’ex petite amie de David et ses souvenirs tout aussi cryptiques de leur relation. Les mystères s’épaississent grâce à elle (et la jalousie de Syd) : Lenny (Aubrey Plaza) est un homme qui s’appelle Benny, par exemple. Notre équipe se retrouve alors piégé chez le psy, confirmant qu’il faut se méfier de tout dans cette série où aucune certitude n’est acquise. Sympa. Le piège voit Paul et Kerry se faire maîtriser en quelques secondes, et Syd changer de place avec le méchant qui les poursuit.

Mélanie possède quant à elle un secret bien gardé, Oliver, un homme dans un scaphandre. C’est vrai que cette série n’avait pas encore assez de mystères, merci. Cet homme est donc celui qui nous parlait directement (cassant le 4e mur) en début d’épisode et qui se trouve désormais en pleine conversation avec l’esprit de David, dans son esprit, ou allez savoir où. Cela permet en tout cas d’affirmer l’existence d’un monstre : tout ne se joue pas uniquement dans l’esprit de David. C’est en tout cas ce que j’en déduis, mais je peux tout autant me tromper pour ce que j’en sais.

De son côté, Amy est toujours retenue prisonnière contre son gré quelque part, en compagnie du docteur de son frère. Cela nous permet d’avoir quelques informations supplémentaires sur l’esprit de David. Il a parlé d’un chien à son docteur, mais il n’en a jamais eu. Super.

Finalement, nous sommes aussi paumés que lui, c’est désagréable de ne rien comprendre, mais c’est agréable de se sentir des points communs avec le personnage. Et surtout, on sait déjà que la série a une histoire bien définie à nous dévoiler, il suffit de se laisser porter finalement. Ce que je fais.

La scène finale voit ainsi David réussir à retrouver l’équipe après avoir été énervé par Lenny. Kerry se fait tirer dessus (non, putain !) donc Cary (le médecin/scientiste) tombe lui aussi et David comprend qu’il a arrêté Syd au lieu du méchant dont je ne connais pas le nom.

Complexe, mais j’ai l’impression de comprendre un peu mieux certains enjeux.

05.pngChapter 5 – 17/20
Who teaches us to be normal when we’re one of a kind?

L’épisode reprend le lendemain du précédent, avec une opération pour Kerry. Pendant ce temps, David apprend à Mélanie qu’il a parlé à son mari et à Syd qu’il a trouvé le moyen de la toucher autant qu’il veut : dans son esprit. L’une et l’autre sont bouleversées par ces nouvelles, et ça se comprend.

Mélanie espère ainsi pouvoir retrouver son mari et Syd comprend qu’elle va pouvoir lui faire l’amour, ce qui est aussi l’occasion d’un nouveau développement sur son passé et de nouveaux mystères sur les pouvoirs de David, car il y a des signes discordants dans ce paradis.

L’intrigue part bien vite sur tout autre chose, à savoir David voulant retrouver Amy. Seulement, il semble que le monstre prenne possession de David sur ce coup-là : il bute ainsi le monde entier. Et nous y voilà, les premières vraies explications nous viennent de Cary : il y a bel et bien un monstre, qui vit dans la tête de David et qui explique tout le bordel auquel on a le droit depuis le début. Ce monstre est comme un ver solitaire mental qui bouffe ses souvenirs et vit en lui depuis 30 ans, d’où la schizophrénie.

Tout le reste de la série semble soudain tellement plus clair maintenant qu’on a cette explication, et cet épisode est d’ailleurs plus facile à suivre.

Amy libérée, elle est amenée par David dans la maison parentale où elle lui révèle qu’il a été adopté. Bon, la révélation est un peu gâchée par le fait que la série a été annoncée depuis le début comme centré sur un personnage qui est « fils de », mais l’intensité dramatique est assez juste dans le jeu comme dans l’écriture.

Le reste du casting débarque alors pour retrouver David et l’aider, et l’on entre dans un épisode silencieux. C’est sacrément long et pourtant c’est une bonne idée sur le principe : seulement, il aurait fallu accélérer le rythme. Buffy l’a fait sans souci l’épisode silencieux. Peut-être que c’est le manque de musique qui n’aide pas non plus à trouver ça raisonnable. Toujours est-il que les choses s’accélèrent, l’action est simplement dingue cette fois, avec le monstre qui s’attaque à David et Syd, puis le méchant qui débarque pour leur tirer dessus et le passage dans la pièce blanche pile au bon moment, la nouvelle attaque du monstre et la fin totalement délirante où Syd se retrouve en psychothérapie de groupe. Tu parles d’un cliffhanger qui fait retomber toute la dimension dramatique !

C’est plutôt bien joué de la part des scénaristes, car c’est le contrepied total des habitudes que l’on peut avoir. En plus, ce n’est pas sans rappeler Inception ces enchaînements de situations.

Du coup, j’ai vraiment apprécié cet épisode car j’ai enfin l’impression de comprendre où la série souhaite aller, et en tout cas l’impression de savoir d’où l’on vient. C’est la première fois que j’ai pu suivre l’épisode sans sentir qu’il me manquait des infos. J’aime vraiment les différents mutants proposés, leur pouvoirs et leurs relations. Je suis curieux de voir ce que donneront les trois prochains épisodes, maintenant que toutes ces pièces maîtresses du puzzle sont dévoilées.

Il reste à résoudre cette énigme du monstre, mais aussi celle du mari de Mélanie, donc il y a de quoi faire ! Je suis pressé de voir la suite, même si ironiquement, la hype retombe un peu maintenant que je comprends mieux de quoi il en retourne…

06.pngChapter 6 – 17/20
Maybe this place, the hospital, maybe it’s a version of reality and not reality itself

L’introduction de cet épisode poursuit sur le cliffhanger dingue du dernier épisode : Lenny psychanalyse l’ensemble du casting, et le fait même plutôt bien. Difficile de démêler le vrai du faux, de savoir précisément où est le vrai, surtout quand des flashbacks viennent encore s’en mêler. Aubrey Plaza est juste géniale dans ce rôle de la psy.

En fait, Legion ne propose pas autre chose que le classique épisode qui fait croire à son héros qu’il est en hôpital psychiatrique, et c’est d’autant plus violent que les personnages de cette série ont commencé en hôpital psychiatrique.

On devine assez vite que la porte qui fascine Syd va avoir son rôle à jouer pour un retour vers la réalité, mais il est très cool en même temps de voir le détour que prend cet épisode avant d’y arriver, surtout quand il s’agit de voir la série partir en vrille sévère et Lenny danser dans les souvenirs de David (non, vraiment, Aubrey Plaza est brillante, je le dis d’épisode en épisode, mais c’est chaque fois un peu plus vrai).

Les développements de chacun dans l’hôpital psychiatrique sont sympathiques, mais pas hyper nécessaires puisque l’on sait bien que tout ça n’est qu’un énorme rêve de la part de Syd, qui est elle-même dans la tête de David. Enfin, on sait… plus l’épisode avance, et plus je me rends compte qu’il s’agit encore et toujours d’une supposition, car Legion ne prend pas le temps de s’expliquer.

Amy est ainsi une infirmière hyper violente avec ses patients, Kerry est harcelée et ne retrouve plus Cary, Paul est un patient, Melanie est accrochée à son ex-mari qui la mène dans la maison où Syd est sur le point de se prendre les balles dans le dos. Seulement, Mélanie ne peut rien faire. N’est pas Quicksilver qui veut.

En fait, il apparaît peu à peu clair que chacun, dans cet hôpital, se retrouve à vivre son pire cauchemar. Et c’est une bonne chose.

Finalement, ce sixième chapitre n’est qu’un énorme détour qui prolonge la série d’un épisode pour le plaisir de la prolonger et de partir dans un délire total. Tant mieux, de toute façon, elle est commandée pour une saison 2, alors le fil rouge devra être prolongé ! Je suis du coup partagé sur la note à mettre à cet épisode, parce que c’est une perte de temps hyper bien foutue et que cette série est faite pour le délire, de toute manière. De là à proposer un cliffhanger (le sort de Kerry) dans le cliffhanger (Syd qui imagine cet hôpital) du cliffhanger (Syd attaquée par le monstre) du cliffhanger (Syd sur le point de se faire tuer), c’est… osé. Si ce n’est plus.

Alors que le cinquième épisode me donnait l’impression de vraiment comprendre les choses, je me trouve à nouveau perdu grâce à celui-ci, qui complexifie tout. J’en retiens que le monstre est en train de réduire autant que possible la place laissée à l’esprit de David dans son corps, mais c’est d’une folie rarement atteinte dans toutes les séries que je regarde.

07.pngChapter 7 – 16/20
What did he do with it?

Pourquoi tester la drogue quand on peut regarder Legion ? C’est tout ce qui me vient quand je vois l’intro de cet épisode. Difficile de ne pas être totalement paumé devant cette série et, même si je sais que les scénaristes ont une idée assez précise en tête, je commence à être frustré de ne rien comprendre.

Les premières minutes de l’épisode exploitent sans résoudre le cliffhanger de la semaine dernière autour de Kerry, puis le monstre/Lenny interroge Amy sur le passé et celle-ci le raconte comme elle peut. Ce n’est pas bien clair et il est impossible de savoir où veulent en venir les scénaristes avec ces scènes.

Cary rencontre le mari de Melanie et prend les choses en main. Les explications viennent alors de Syd qu’il rejoint et libère de sa léthargie. Les transitions entre toutes les intrigues sont brillantes et magistrales côté effets spéciaux, mais c’est vraiment un casse-tête sans nom.

Melanie finit par retrouver Oliver, mais celui-ci ne se souvient pas d’elle, même s’il reconnaît en sa femme un visage familier. C’est déjà ça. Avec l’aide de Cary, Melanie tente de déplacer Syd et David de la trajectoire de la balle, sans succès. C’est finalement Oliver qui parvient à faire quelque chose avec son don, mais je ne suis pas sûr d’avoir saisi exactement comme il faisait… C’est tout le problème de Legion, j’ai l’impression de n’avoir aucune certitude, mais que des théories.

Dans l’esprit de David, Syd parvient à protéger un à un tous ses amis en leur mettant des lunettes qui leur fait voir la vie en noir & blanc. L’avantage, c’est qu’ils ne voient alors plus leur ennemis. Pourquoi pas ? C’est une autre partie de l’épisode qui manquait encore de vraie explication et d’approche concrète de la situation.

De son côté, David se créé un double pour comprendre un peu ce labyrinthe mental qu’est le sien. Là encore, la série se distingue par des effets spéciaux magistraux sur le tableau noir. David nous raconte son histoire, mais le vrai problème est que l’histoire qu’il raconte est ce que nous savions déjà. Cette fois, c’est lui qui reconstitue tout, et c’est ce dont nous avions besoin pour le voir tenter de reprendre le contrôle. En plus, ça confirme aussi un peu les théories que l’on n’oublie vite d’une semaine à l’autre.

De nouveau, la série propose une scène psychédélique, avec également un hommage aux films muets. Tout s’accélère au cours de celle-ci et chacun revient à la réalité : le méchant est tué par le monstre, David réussit à intercepter les balles par l’esprit et tout le monde s’en sort. Tout ça pour ça. N’empêche qu’il faut encore que David parvienne à tuer le monstre qui est dans son esprit, mais a priori sous contrôle grâce à une machine mise sur la tête de David par Cary.

Autre conséquence désastreuse : Oliver a disparu à cause du monstre. Il réapparaît en fait à l’institut où tout le monde se rend. Tout le monde, et même le personnage interprété par Hamish Linklater qui a finalement survécu au premier épisode où il avait fini brûlé vif. Oh putain, tellement heureux de retrouver cet acteur que j’en oublie presque le mal de crâne que m’a encore infligé cet épisode ! Cette fois, Hamish n’est pas venu seul et il ordonne à ses hommes de main de tuer tout le monde, sauf David.

C’est ce qu’on verra pour la fin de saison la semaine prochaine ! En attendant, il va encore falloir réfléchir à tout ça et théoriser sur ce que je viens de voir, car se laisser porter par la série n’est pas suffisant pour obtenir toutes les réponses. La satisfaction de la compréhension de l’intrigue n’est pas celle du simple visionnage, déjà très agréable grâce à la photographie léchée et à la bande-sonore impeccable.

Sept épisodes et je suis encore et toujours perdu.

08.pngChapter 8 – 16/20
You don’t have to be afraid

Le méchant est de retour et je suis on ne peut plus heureux de le savoir. On suit à présent sa convalescence passée, auprès de son mari et de leur fils. J’ai dû mal à y voir un grand intérêt, mais l’acteur est assez génial pour que je sois heureux de son temps à l’écran. Évidemment, il se lance dans une grande opération de vengeance et l’équipe technique s’arrange pour qu’on le voit au maximum de son bon profil.

Par la suite, on reprend sur le cliffhanger qui est vite expédié : David a tellement de pouvoirs qu’il parvient à se faire son chemin sans le moindre souci. Et moi, j’ai un gros problème, c’est que je n’accroche pas à cet épisode et je ne sais pas expliquer pourquoi. David nous fait soudainement une crise existentielle, encore une, avec ses pouvoirs dans lesquels il doute, pendant que notre méchant se fait emprisonner.

Bien sûr, il a une caméra dans son œil brûlé et retransmet tout à la Division 3, qui se régale des informations qu’elle obtient grâce à lui, notamment lorsque Mélanie l’interroge, après un rapide rapprochement avec Oliver. Quant à David, il a encore le monstre en lui et cela provoque un sale compte à rebours où le monstre tente de reprendre le contrôle. Pourquoi pas. C’est d’autant plus efficace qu’il hésite à lire son esprit.

De leur côté, Carry et Kerry sont toujours en pleine embrouille, c’est un peu dommage pour une fin de saison.

Le monstre s’en prend ensuite à Syd, directement dans son esprit, en utilisant la télépathie de David. C’est un rebondissement intéressant, surtout que le monstre insiste pour dire qu’il doit s’en aller de lui-même s’ils ne veulent pas faire de mal à David. Cela ouvre pas mal de perspectives, de même que Syd qui révèle tout ce qu’elle sait de son amoureux à la Division 3.

Pour virer le monstre, Carry fait une nouvelle tentative qui permet un nouveau bon gros délire dans l’esprit de David, sur de petits airs des Pink Floyd. Lenny s’avère une nouvelle fois un personnage passionnant et Aubrey Plaza une actrice beaucoup trop douée.

Tout s’enchaîne alors car David ne fait pas le poids face à son monstre. Syd décide alors de l’embrasser, échangeant aussitôt de place avec David. Puis, c’est Kerry qui est contaminée par le monstre et l’action semble ne plus pouvoir s’arrêter. Tout s’enchaîne violemment vers une confrontation David/Kerry, et un Oliver qui se barre en chantant après avoir été confronté à Kerry. Pas très clair tout ça, mais grosso modo, le monstre est en Oliver.

Au laboratoire, tout le monde est chaos, y compris Mélanie, même si je n’ai pas trop compris comment ni pourquoi. La victoire est en demi-teinte : David est libéré de son monstre, mais celui-ci est désormais avec Lenny en route vers le Sud. C’est con, parce qu’Oliver venait juste de se souvenir de Melanie.

Comme tout cela ne suffit pas, nous avons un cliffhanger post-générique (sérieusement, c’est odieux de faire ça aux séries !!) où David se fait enlever par un drone. J’étais déjà sûr de vouloir revenir pour la saison 2, mais cela me permet d’en être certain. J’aime beaucoup les perspectives ouvertes pour les prochains épisodes, que ce soit retrouver David ou retrouver Oliver, il y a de quoi faire !

En plus, je me suis rendu compte que j’avais commencé à m’attacher à plusieurs des personnages. Ce n’était pas gagné avec ce sentiment général de confusion permanente.

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EN BREF – Sacrée prise de tête que Legion, il m’aura fallu six épisodes et demi pour être à peu près certain de comprendre ce qu’il se tramait dans la série. Pourtant, pas un instant dans cette errance je n’ai eu le sentiment que les scénaristes ne savaient pas où ils voulaient aller.

La photographie et la réalisation sont impeccables, le casting excellent et les mystères extrêmement difficiles à percer : tout ceci rend la série sacrément solide pour une nouveauté. C’est un vrai plaisir que de se perdre chaque semaine devant cette série, même si c’est aussi un peu douloureux par moment de devoir tout remettre en question.

Le moins qu’on puisse dire c’est que la série aura su me dérouter et me surprendre par son originalité, à peu près dans chacun de ses épisodes. La qualité globale fait qu’on est forcé d’y revenir et les cliffhangers de fin de saison m’accrochent bien. À l’année prochaine, Legion !

 

 

Powerless (S01)

Spoilers

Ci-dessous, mes avis sur les épisodes de la saison, à chaud, juste après visionnage.

Avis : Une série qui réunit Vanessa Hudgens, Alan Tudyk et surtout Danny Pudi – l’inégalable Abed de Community ? Évidemment que je me précipite dessus tout de suite, quelle question.

Je ne suis pas particulièrement plus renseigné sur la série en elle-même. C’est une comédie, ça OK, dans l’univers DC, ça, ça m’embête un peu plus parce que je ne suis pas à jour du tout dans Arrow/Flash et tout, mais bon, je survis avec ces retards et spoilers devant Supergirl, alors ce n’est pas une excuse suffisante pour ne pas commencer.

Bref, j’ai un peu peur d’être déçu quand même, car je me sens déjà fan d’avance alors si je n’aime pas, ça va me saouler d’avoir autant attendu un truc médiocre. Vous voyez ? J’ai déjà trop d’attente alors que j’en ai à peine vu une bande-annonce. Seulement, le casting et l’histoire de base (une compagnie d’assurance dans le monde des super-héros), c’est tout à fait ma came, comme dirait l’autre.

Allez, hop, le verdict avec les critiques de chaque épisode après chaque mes visionnages. Et on commence tout de suite avec le pilot !

01.jpgÉpisode 1 – Wayne or Lose – 16/20
What if it wasn’t? What if it was the opposite of a desk?

Verdict ? Ce n’est pas une déception, c’est même techniquement exactement ce que j’en attendais. Pas plus, donc, mais c’est déjà ça.

Je ne sais pas bien par où commencer : ce pilot était assez classique. Il introduit bien l’ensemble des personnages, une situation de crise qui ne dure pas et un schéma d’épisode qui va pouvoir tendre à se répéter à l’infini : problème, générique trop lent, solution, reproblème, solution définitive. Il lui manque a priori un fil rouge pour donner envie de revenir chaque semaine, et c’est peut-être ce qui fera défaut sur le long terme.

Pour le moment, cependant, la bonne humeur de Vanessa Hudgens est suffisamment contagieuse pour se surprendre à sourire sans raison. Les répliques fonctionnent pour la grande majorité d’entre elles, avec malgré tout quelques petits problèmes de rythme qu’il faudra corriger dans les épisodes à venir.

En soi, rien de surprenant dans un pilot, les premiers épisodes d’une série ayant souvent besoin d’un peu de temps pour ajuster leur équilibre, particulièrement en comédie. Les décors sont limités mais tous très travaillés, les effets spéciaux juste assez bons pour ne pas être horribles, juste assez mauvais pour nous rappeler qu’on est là pour rire. L’univers DC est pas mal exploité, histoire de nous donner l’impression d’être dans un monde connu, mais sans trop en faire non plus.

Chaque personnage est pour l’instant assez cliché, mais cela est un bon moyen de construire des personnages comiques et des comiques de situation qui se développent d’eux-mêmes. Chacun est parfait dans son rôle, et particulièrement Alan Tudyk en faux gentil/faux méchant ou Danny Pudi en Abed. Oui, bon, j’avoue que si j’ai autant aimé, c’est parce que j’ai vraiment l’impression de retrouver Abed de Community qui serait parti faire sa petite expérience dans le Dreamatorium.

Vraiment, c’est le même personnage pour l’instant, dans un univers décalé. Et ça me convient parfaitement.

Quoiqu’il en soit, chacun a réussi à me faire rire dans cet épisode, suffisamment pour qu’il soit dur de choisir un préféré, il n’y a donc pas que ça qui m’a convaincu. Je ne pense pas aller jusqu’à parler de coup de cœur pour le moment, car la première saison va devoir s’éviter pas mal de pièges pour réussir et il est dur de juger sur ces 22 minutes.

C’est un début solide, qu’il va falloir consolider et qui peut-être annonce le début d’une très bonne série !

02.pngÉpisode 2 – Wayne Dream Team – 11/20
You promised me that we were going to stand in awkward silence

La série est à peine commencée qu’elle est déjà en voie d’extinction avec des audiences catastrophiques, mais qu’importe, je suis de retour car moi, j’ai plutôt bien aimé le pilot.

Il est vrai néanmoins que j’attendais beaucoup de ce second épisode pour me faire une idée définitive. Avec le recul, je tiens à dire que le générique est finalement une valeur sûre. En revanche, cette semaine peine à me faire rire contrairement au pilot.

Cette fois, on a surtout l’impression que tout le monde fait de son mieux pour faire rire, mais ça semble forcé, autant dans l’écriture que dans le jeu des acteurs. Je n’ai pas réussi à rentrer dedans du tout, contrairement à la semaine dernière où le sourire de Vanessa Hudgens avait fait tout le travail à lui tout seul.

L’intrigue du parapluie protecteur est intéressante, mais traitée avec trop de négligence au sein de l’épisode. Le directeur qui se photoshoppe sur la photo de la boîte, c’était une bonne idée, mais son exécution peine à convaincre, même si le passage sur les memes était sympa.

L’autre bonne trouvaille de cet épisode vient de l’ajout d’un souffre-douleur pour tout le monde, qui n’est pas sans rappeler Sandra de Superstore, série diffusée juste avant… surprenant, non ? Non.

Et Emily qui veut se faire des amis… on pouvait difficilement faire plus forcé que ça comme intrigue, tout y tombe à plat, de l’idée de base à la vidéo anti-harcèlement de six heures. Du coup, ben, ça peine à me convaincre dans l’ensemble et je suis déçu parce que je rejoins les critiques négatives de la semaine dernière, malgré un casting que j’adore.

Tout le monde semble y mettre de la bonne volonté, mais ça ne prend pas et c’est bien dommage !

03.pngÉpisode 3 – Sinking Day – 13/20
Your father is a poor so it doesn’t matter if you have his respect

Moui. L’épisode commence par une scène d’introduction qui a réussi à me faire rire, mais la série peine encore à proposer une intrigue consistante dans ses épisodes. La structure en deux sous-intrigues est utilisée cette semaine, et s’il y a du mieux, ce n’est toujours pas ça.

D’une part, nous avons donc Emily qui galère avec Van, son boss. Il faut dire que celui-ci est un idiot finit et qu’il fait perdre un client important à la boîte. Il doit alors faire face à son père qui le considère comme une déception. Du coup, ces deux-là se démènent pour se trouver un nouveau client, la ville d’Atlantis, rien que ça.

L’humour est clairement forcé (littéralement dans une scène où les personnages font semblant de rire quand même) et tombe à plat dans cette intrigue, mais la relation Emily/Van fonctionne, ce qui n’est pas négligeable comparé à la semaine dernière. On voit donc ces deux-là apprendre à travailler ensemble et développer des running-gags qui sont au choix lourds ou efficaces, comme la constante mention de son père par Emily.

Il faudra voir comment ça évolue par la suite, mais c’est un peu tout le problème : cela fait trois épisodes qu’il faudra voir.

D’autre part, le reste de l’équipe traque la présence d’un superhéros au sein de la boîte. C’est plutôt très sympathique et fonctionne à merveille, avec de bonnes blagues et références au monde des super-héros et DC. Le côté parodie de Superman/Supergirl est une bonne réussite dans cet épisode, cela m’a fait sourire plus d’une voix.

Et puis, Danny Pudi parvient toujours à me faire rire, ce qui sauve pas mal de scènes.

Bref, l’épisode ne délivre pas toutes les promesses de la série, mais l’ensemble est meilleur que la semaine dernière. Il va falloir toutefois que Powerless se trouve bien vite un équilibre, parce que les répliques parodiant le racisme, c’est moyen, et la voix de dingue de Vanessa Hudgens, ça ne peut pas s’exploiter à chaque fin d’épisode.

04.pngÉpisode 4 – Emily Dates a Henchman – 11/20
Obviously.

Cela fait donc déjà six mois qu’Emily est arrivée dans l’entreprise. Alors je sais que ça fait deux semaines que je n’ai pas regardé, mais quand même, c’est long six mois, non ?

Quoiqu’il en soit, elle est célibataire et ça ne lui va pas quand elle reçoit une invitation de son ex pour… son mariage. Forcément. Elle fait donc une soirée filles au bar et rencontre l’homme idéal, un docteur qui n’est rien d’autre qu’un méchant homme de main.

L’intrigue est sympa, mais les scénaristes vont trop vite en besogne pour faire comme si Emily était subitement devenue amie avec l’ensemble de ses collègues et tout cela sonne particulièrement faux. L’équilibre n’est toujours pas trouvé dans les interactions des personnages, du coup, ce n’est pas franchement une bonne idée de proposer un saut dans le temps pareil.

C’est dommage car chaque personnage est sympathique, mais cela ne suffit pas à créer une dynamique d’ensemble.

De leur côté, les hommes de l’équipe récupèrent un boomerang de Batman et espèrent ainsi le rencontrer. Tous paraissent terriblement enfantins et l’intrigue n’est pas franchement drôle. En fait, c’est tout le problème de cette série qui est résumé avec cette intrigue : ça essaye d’être drôle en jouant sur les superhéros, mais ça finit par être trop enfantin et surtout, surtout, trop insistant.

Et du coup ça ne fonctionne pas du tout. La série est en passe de devenir la déception de la saison, surtout maintenant que sa fraîcheur est passée.

05.pngÉpisode 5 – Cold Season – 12/20
Is this exciting or Emily’s exciting?

Ayant pris du retard, j’enchaîne cet épisode après le précédent qui était extrêmement moyen. L’avantage, c’est que je suis confiant dans le fait que ça ne peut que difficilement être pire !

Donc comme d’habitude, deux intrigues. D’une part, Emily arrive au travail avec une bonne nouvelle : un concours du meilleur inventeur. Malheureusement, la concurrence est rude. Du coup, Teddy, dont je viens juste d’apprendre le nom (c’est donc Abed), stresse à fond sur le projet qu’il va tenter de présenter et c’est Emily qui l’inscrit contre son gré. Cela finit, sans surprise, très mal puisque Teddy perd et tombe en dépression, jusqu’à une petite conversation avec Emily, où ses gants chauffants finissent par trouver toute leur utilité. Plutôt classique, pas vraiment drôle, mais fonctionnel.

D’autre part, le boss part en week-end avec son amante et l’enfant de cette dernière, commandant une voiture en pièces détachées. Ron se laisse avoir par gentillesse et le boss abuse donc de lui pendant un temps… et en fait, tout court, car Ron a beau se défendre, il se fait avoir encore et encore. Sympa comme morale. Le tout se déroule en début de la saison hivernale, la saison où les super-méchants du froid débarquent en ville.

C’est un prétexte qui sert de titre à l’épisode, à quelques gags pas très réussis et… c’est à peu près tout. Et je veux pas dire, mais si même un épisode se concentrant sur Danny Pudi ne réussit pas à me passionner, c’est foutu.

Le niveau se maintient : une série qui tente d’être drôle sans vraiment trouver le bon équilibre pour l’être. Elle n’est pas ennuyante, mais pas drôle, divertissante, mais pas inoubliable. C’était une expérience sympa, qui aurait dû apporter une vraie révolution avec elle, mais qui arrive à peine à atteindre le rang de série sympa. Dommage.

06.pngÉpisode 6 – Bitch I’MA – 14/20
Aaaw people use my name as a verb?

Hey, on se retrouve aujourd’hui avec non pas un, ni deux, ni trois, mais bien quatre critiques d’épisode de Powerless. Eh oui, j’ai rattrapé mon retard et, comme ils ont déconné dans la diffusion (je suis bien content d’avoir pris du retard quand je vois comment ils se sont plantés), j’ai même pris de l’avance ! Sans regret.

En effet, c’était un peu plus agréable d’avoir plusieurs épisodes à se mettre sous la dent, histoire de bien rester dans le délire… et de confirmer qu’on a beaucoup d’inégalités dans la série. Cet épisode 6 débute sur le départ de Crimson Fox de Charm City. C’est très dommage : c’est l’une des seules super-héroïnes régulières de la série. Or, c’est bien de nous convaincre que nous sommes dans une ville habituée aux superhéros. Je ne suis pas trop convaincu par ce départ qui n’annonce rien de bon pour moi.

Le reste de l’épisode se divise comme toujours en deux intrigues. La première intrigue, celle qui donne son titre à l’épisode, rebondit sur ce départ de Crimson Fox avec Emily qui s’inscrit à un cours de self-defense, embarquant Jackie avec elle. Oui, mais Jackie lui pose des lapins car elle préfère être chauffeur Uber, soit disant pour payer un voyage à sa fille. Cette intrigue fonctionne mieux que celle des épisodes précédents, en prenant enfin un peu de temps pour approfondir les relations entre les personnages du casting principal. Malheureusement, ça peine à être vraiment drôle tant c’est convenu.

À l’inverse, Alan Tudyk continue à être dans le surjeu qui le caractérise. Le personnage de Van pète un câble cette semaine car quelqu’un a utilisé ses toilettes persos. Là aussi, on retombe assez vite dans des thématiques vues et revues, avec les trois amis ligués les uns contre les autres.

La fin de l’épisode propose heureusement une très bonne blague avec les caméras de surveillance (procédé que j’ai néanmoins vu il y a moins d’un mois dans Teachers). Parmi les bonnes choses, l’emploi des prénoms comme verbe est un autre classique qui m’a plu… et la réplique sur Spartacus était on ne peut plus vrai, merci pour le spoiler !

Bref, ça remonte la pente des épisodes 4 et 5, atteignant pour moi vraiment le statut de divertissement. Sans plus. Si, c’est mieux qu’avant où ça me donnait à peine envie de revenir. Sans ce casting, je serais parti il y a déjà longtemps…

07.pngÉpisode 7 – Van v Emily : Dawn of Justice – 13/20
Ouh say cubicle!

L’épisode 7 nous introduit une nouvelle superhéroïne, Green Fury, et je sens venir une valse incessante de super-héros. C’est en soi une bonne idée, car cela permet de renouveler un peu les dynamiques avec le casting. Enfin, encore faudra-t-il qu’ils arrivent à créer de bonnes dynamiques… et que ça ne soit pas trop dommageable de perdre de bons atouts !

Green Fury, donc, débarque et sauve Teddy qui oublie aussitôt sa copine du moment, Hannah. Alors, ça fait un moment que j’ai vu les premiers épisodes, mais je crois bien que nous n’en avions jamais entendue parler de celle-là. Et pourtant, on a vu sa famille dans un épisode. J’aime bien quand une série avance vite, mais je trouve qu’on nous pond toujours des trucs en fonction des besoins de l’épisode, et ce n’est pas toujours efficace.

Il passe le reste de l’épisode à chercher sa Green Fury (encore une actrice que j’aime bien, vue l’an dernier dans Grinder, où elle incarnait je crois le meilleur personnage). Il tente tout ce qu’il peut, se fait sauver par un autre super-héros, et la retrouve finalement par hasard quand il se promène dans la rue avec Hannah.

Son obsession pour les super-héros prend donc une nouvelle tournure, qui rend le personnage un peu plus niais et débile. Dany Pudi le joue à merveille, mais j’ai du mal à accrocher, exactement comme lors de l’épisode 4.

La seconde intrigue ne m’a absolument pas passionné. Une fois de plus, il était question de la relation Emily/Van et donc d’une bataille d’ego. Emily y gagne un bureau (mais ça va l’isoler du reste du casting, alors je suis sceptique) et Van un peu d’humilité (ou pas). Il y avait quelques trouvailles marrantes (l’employé du mois), mais c’est tout. Or, ça résume de plus en plus la série pour moi : il y a vraiment de bonnes trouvailles dans le scénario et l’écriture, mais la mayonnaise ne prend pas.

C’est frustrant, Powerless est en train de suivre l’évolution inverse de The Great Indoors, qui n’a pas une once d’originalité mais qui réussit à s’en sortir par je-ne-sais-quel-miracle grâce à de bonnes dynamiques entre ses différents personnages.

08.pngÉpisode 8 – Green Furious – 15/20
We were emasculated Superman!

Green Fury est de retour dans cet épisode. C’est une bonne chose que la série entre dans cette continuité, même si je redoute toujours une valse de superhéros. Le monde des superhéros n’est que trop effleuré à mon goût, ou trop exploité au contraire. Je m’explique : disons que c’est censé se passer dans l’univers DC, mais je n’ai jamais vu autant de superhéros se côtoyer dans les séries DC (bon, ce n’est pas comme si je les regardais toutes non plus), alors leur surnombre à Charm City (et idem pour les hommes de main) me laisse un peu perplexe. C’est en tout cas donné comme un fait, donc c’est comme ça et il faut faire avec.

Comme d’habitude, nous retrouvons deux intrigues dans cet épisode. L’une ne m’a pas transcendé du tout, alors qu’elle se concentrait notamment sur Jackie, qui est un personnage que j’aime beaucoup. Il y était question de sa fille, qui devient pote avec Wendy. Franchement, je n’ai pas grand-chose à en dire, ça se regarde, mais ce n’était pas particulièrement drôle.

C’était beaucoup mieux concernant l’intrigue d’Emily. La série aborde le féminisme dans cet épisode, un élément inattendu pour une comédie sur cette chaîne, mais étonnamment (et heureusement) plutôt bien maîtrisé. Emily tente donc d’imposer ses vues féministes après avoir sauvé la vie de Green Fury. Elle se retrouve fichée comme sa petite amie.

Cette intrigue se concentre sur l’acharnement médiatique que subit Green Fury parce qu’elle est une fille, avec en écho la vie professionnelle d’Emily, qui subit le sexisme de Van (sois belle et tais-toi, en gros). C’est plutôt bien géré dans l’écriture, qui mène les deux à devenir très amies.

De son côté, Teddy continue d’être désespérément amoureux de Green Fury, uniquement parce que c’est une super-héroïne. J’ai aimé le pull « This is what a feminist looks like » qui n’est pas sans rappeler Unreal et la critique de Game of Thrones. Tellement, d’ailleurs, que je me suis demandé si, finalement, ce déguisement de Teddy n’était pas qu’une parodie de moi. Et en bon narcissique, paf la note de l’épisode grimpe.

Bref, c’était un épisode sympa, avec une très bonne construction, notamment dans le retour de l’Olympian et le scandale du faux-féminisme évité. Il y avait un côté très acerbe dans la critique de ce qui est infligé aux femmes célèbres, mais aussi une critique de la pub. De ce côté-là, c’est tout bon.

Oui, mais… il me manque toujours un truc, un vrai bon humour. Le plus souvent la série, le scénario, les acteurs en font trop pour faire rire, et ça se sent, et ça gâche un peu l’humour. C’est forcé, et ça ne prend pas sur moi quand c’est forcé.

Une fois de plus, néanmoins, j’ai adoré la conclusion de l’épisode avec le mansplaining de Van qui était bien interprété et digne du perso. Malheureusement, même s’il finit tout seul, il n’y a personne pour le contredire et c’est un peu dommage. C’était en tout cas fait intelligemment.

09.pngÉpisode 9 – Emergency Punch-Up – 16/20
I guarantee you’ll lava it

J’ai bien aimé cet épisode, mais c’est peut-être parce qu’il commençait à se faire tard quand je l’ai vu (indulgence ?) ou parce que peu à peu j’entre mieux dans l’univers de la série. Il n’y a pas à dire, enchaîner les épisodes a fait du bien. Malheureusement, j’ai peu d’espoir sur la survie de la série par la suite. Bon, ça reste des acteurs que j’adore, alors je poursuis de toute façon !

Cette semaine, on sort un peu de la construction autour de deux intrigues, et ça permet à la série de respirer. C’est ironique, car tout le problème des personnages est justement de ne pas pouvoir respirer à cause d’une attaque de gaz sur la ville de Charm City. Et seul le casting principal est au boulot parce que le reste est parti en week-end détente.

Le personnage de Dorothy (la grand-mère) est sympathique et, là aussi, c’est agréable de voir une sorte de cohérence se développer entre les épisodes. Puisqu’on la déjà vue auparavant dans la série, ça donne l’impression d’être devant un truc solide ; un peu comme le faisait parfois Community (shut up Leonard).

D’ailleurs, j’ai pensé à Community plusieurs fois devant cet épisode : l’équipe qui s’alcoolise et le team building qui part en vrille me rappelait le study group, l’attaque au gaz un certain épisode d’Halloween, les jeux de mots foireux et l’obsession du karaoke étaient des twists sympathiques dignes de Britta. Il faudra voir si la série parvient à rebondir sur tout ça dans les épisodes suivants, car on tient là une bonne base solide de références et d’informations à réexploiter par la suite.

Oui. Une fois de plus, « il faudra voir ». C’est vraiment dommage après autant d’épisodes de continuer à attendre que la série se libère un peu et ose plus de choses, tout en espérant qu’elle arrête de forcer sur d’autres points.

Et puis, quand même, il n’y a pas à dire, Vanessa Hudgens n’a vraiment pas perdu sa voix ! Sa partie de karaoké était bien trop courte, du coup. Là aussi, c’est la deuxième fois qu’ils exploitent sa voix et je m’attends de plus en plus à les voir nous pondre un épisode musical.

Bon, il y avait malgré tout deux intrigues bien dissimulées au sein de cette grosse histoire d’attaque de gaz. D’un côté, nous avions Emily obsédée par la construction d’une amitié avec ses collègues, de l’autre, Van qui embauchait des comiques pour avoir enfin de la répartie (et mettre à mal Jackie). Cela fonctionnait drôlement bien d’ailleurs de voir Van dans ce genre de délire (et sans vouloir virer à l’obsession Community, c’était très « deanesque » comme gag).

En conclusion, nous avions donc là un bon épisode, avec des gags efficaces et la construction d’une vraie dynamique de groupe. Nous en apprenons un peu plus sur les personnages et il y a l’esquisse de choses qui peuvent devenir des running-gags par la suite… si les scénaristes se décident enfin à assumer leur délire jusqu’au bout.

Pour l’instant, la série souffre surtout de vouloir trop faire rire et de vouloir être trop convaincante… Bref, elle se prend au sérieux, à l’excès, et c’est là que ça pêche dans la majorité des épisodes… pas celui-ci, néanmoins.

Oh, et je veux le même T-shirt que Teddy, il faut que je me le trouve !

A Series of Unfortunate Events (S01)

Avis : Une série Netflix avec Neil Patrick Harris au casting, en faut-il vraiment plus pour expliquer pourquoi je me suis lancé dans le visionnage de cette série ? Faut-il parler du fait que ce soit les Orphelins Baudelaire et que, du coup, j’ai lu ça dans une autre vie ? Non, je ne crois pas que ce soit nécessaire, alors sans plus tarder, voici mon avis sur ces huit épisodes, couvrant les quatre premiers livres de la série !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Note moyenne de la saison : 18/20

01.jpgÉpisode 1 – The Bad Beginning : Part One – 20/20
We have absolutely nothing

Oh un générique super original avec une ambiance déjà bien définie et Neil Patrick Harris qui m’ordonne en chantant de regarder ailleurs ? C’est largement plus qu’il n’en faut pour m’accrocher et, coup de bol, la première scène ne dit pas autre chose tout en m’impressionnant avec le craquage réussi (et parfait) de deux allumettes dans le même plan. Il faut toujours qu’une allumette ne s’allume pas quand je m’y tente. Peu importe, pour en revenir à la série, il faut bien peu de temps pour accrocher à cette série qui transporte aussitôt dans cet excellent univers délirant mais merveilleusement bien retranscrit avec la présence d’un narrateur à l’écran. J’avoue que j’étais plutôt frileux par rapport à cette adaptation, mais il n’a pas fallu longtemps pour que je change d’avis et sois totalement convaincu par la réussite incroyable de la mise en scène et le jeu à la hauteur des acteurs, y compris enfants, ce qui n’est jamais simple à trouver. Neil Patrick Harris semble fait pour le rôle et ne pouvait probablement rêver mieux tant le rôle est fait pour lui. Ce pilot est une pure réussite qui propose une histoire qui se tient et ouvre quelques-uns des mystères à explorer pour la saison, finissant sur le couple des parents et là, perso, le fan en moi a hurlé de joie : Cobbie Smulders ?! Je n’étais pas du tout au courant, mais c’est tellement génial de la revoir dans un rôle – et en plus dans la même série que NPH. Ah Barney et Robin… Je ne pouvais pas demander mieux ! C’est sans hésitation que je monte la note à 20.

02Épisode 2 – The Bad Beggining : Part Two – 18/20
Yessica Haircut is my name

Bon, si j’adore le générique de cette série, je trouve un peu dommage qu’il soit si plein de spoilers, il fallait que je le dise. Ce n’est pas non plus bien grave, car il y a de bien nombreuses qualités pour le compenser. Ce second épisode propose un flashback sympa pour expliquer la manipulation du Comte Olaf auprès de Mr Poe pour réussir à obtenir la garde des orphelins Baudelaire. Je continue de rêver devant la bibliothèque de Justice Strauss, mais c’est assez dingue de posséder autant de livres tout en étant si naïve. Dans cet épisode, Olaf tente en effet de se marier à Violet et tout le plot d’une longue heure va tourner autour de ça et la crédulité de tout le monde qui y assiste sans comprendre le problème. Bien évidemment. Tout cela permet la mise en place d’un épisode très réussi dans un univers toujours aussi déjanté, qui ne perd son point que par sa longueur, qui aurait pu être moindre en réduisant la longueur de certains plans ou en équilibrant mieux sur plusieurs épisodes. Autre petit défaut, j’ai trouvé le début d’épisode assez lourd avec un « previously on » intégré à l’épisode qui n’était franchement pas nécessaire vu que la diffusion sur Netflix fait que l’on peut être à peu près certain que les deux premiers (au moins) seront vus à la suite. Cela aurait à la rigueur pu être utile en diffusion à la semaine – et ça m’arrangerait si Netflix proposait certaines de ses séries originales comme ça, car je suis juste incapable de m’arrêter en cours de route. Pour conclure sur une note plus positive, j’ai adoré les innombrables jeux de mots sur figuratively/literally, qui ne sont pas étrangers à n’importe quel fan d’HIMYM (2×09 les gars). Et comme il y a NPH et Cobbie Smulders dans cet épisode, il est difficile de ne pas y penser.

03.jpgÉpisode 3 – The Reptile Room : Part One – 19/20
Life is a conundrum of esoterica.

Pris d’une curiosité inutile, j’ai changé la langue sur le générique et, surprise, il est bel et bien traduit en plusieurs langues. C’était un peu inévitable tant il est constitutif de l’épisode – puisqu’il le raconte en annonçant assez clairement « Spoiler alert »… Au moins, c’est fait, et l’épisode en lui-même n’arrête pas de nous annoncer la suite. L’exposition est aussi un peu lourde quand on en arrive au troisième épisode, mais c’était aussi le cas des livres, de mémoire. Les orphelins Baudelaire arrivent donc enfin chez leur oncle et le pauvre acteur a bien du mal à égaler l’inégalable Neil Patrick Harris, mais l’effort est clairement là et l’univers toujours parfaitement créé. L’intrigue est bien plus entraînante dans cet épisode où le comte Olaf revient s’en prendre aux enfants quand ils se croient en sécurité, et cela provoque d’excellentes scènes au suspense bien plus haletant. Quant aux personnages, Sunny continue d’être un bon comic relief, Violet a un petit côté irritant que je ne saurais trop expliquer (peut-être son faux air de Jennifer Lawrence, allez savoir, de toute manière, je piffrais pas l’actrice dans Supergirl, alors ça n’aide pas) et Klaus continue d’être génial, comme dans mon souvenir (mais bon, ayant lu le livre gamin, inutile de vous préciser à qui je m’identifiais hein ?). Et pour conclure le très très bon de cet épisode, le méta était parfaitement maîtrisé.

04.pngÉpisode 4 – The Reptile Room : Part Two – 16/20
That’s absurd?

L’épisode reprend sur la mort de Monty et la série continue dans son absurdité parfaitement mise en scène avec l’arrivée de Mr Poe sur les lieux, puis de tous les complices d’Olaf. Les dialogues absurdes s’enchaînent et sont bien savoureux, surtout que Mr Poe est une vraie réussite d’interprétation, comme la majorité des personnages de toute manière, même si les acteurs sont tous dépassés (et de loin) par un Neil Patrick Harris en très grande forme. C’est malgré tout l’épisode qui possède le plus de longueurs (avec le labyrinthe notamment). Il se laisse regarder, mais il est plus facile d’être distrait devant, puisque les quiproquos sont le seul vrai intérêt et que les effets spéciaux ne sont pas tous au point (le paquebot), donnant envie de regarder ailleurs. Jacquelyn débarque à nouveau pour aider les orphelins qui doivent désormais se rendre chez leur tante Joséphine. Bref, rien n’est terminé, mais en même temps, c’est le milieu de la saison. L’intrigue autour des parents n’est toujours pas éclaircie et même pire, elle ne fait que s’obscurcir. La structure en double épisode est plutôt sympa pour un visionnage en plusieurs soirées, j’aurais pu m’organiser comme ça, mais ça se saurait si je n’enchaînais pas les épisodes !

05Épisode 5 – The Wide Window : Part One – 17/20
The safest strategy is to be afraid of them all.

Tante Joséphine est donc totalement dingue, et pas de bol, c’est à son tour de garder les orphelins Baudelaire. Elle est simplement hilarante avec ses nombreuses peurs et Alfre Woodard l’interprète à merveille. Je ne doutais pas de ses capacités d’actrice, mais elle prouve une fois de plus son brio, qui parvient presque à éclipser NPH. Et les enfants s’en tirent plutôt pas mal à côté de ces acteurs renommés, même si je continue à préférer Klaus à Violet. Tante Joséphine est une Grammar nazi, donc même si elle tombe amoureuse du comte Olaf comme une bleue, je ne peux pas lui en vouloir et je l’adore aha ! Grosso modo, cet épisode a perdu la fraîcheur que la série proposait dans ses premiers épisodes, principalement parce qu’on commence à connaître l’univers. Pourtant, la délocalisation constante, tous les deux épisodes, fonctionne à merveille et apporte assez de renouveau pour toujours garder l’intérêt. Quant à Neil Patrick Harris, il excelle dans son rôle et est quasiment méconnaissable une fois déguisé en capitaine, c’est juste incroyable à quel point c’est un très bon caméléon, capable de jouer la folie sous toutes ses facettes. Il ne me reste plus qu’à dire que cet épisode se termine sur un gros cliffhanger autour du sort de la tante.

06Épisode 6 – The Wide Window : Part Two – 19/20
You made a serious grammatical error!

Je ne me souvenais pas du bouquin, mais merci Klaus, car dès que j’ai vu la lettre, j’ai remarqué les fautes de grammaire/conjugaison et je ne suis même pas anglais ! Soyons clairs, si je me suicide, promis, je laisse une lettre sans faute… et s’il y en a, enquêtez en mon bon souvenir ! Bon, après, si je me suicide, enquêtez, parce que j’ai pas l’intention de me suicider, hein. Et puis, vous allez me dire qu’il y a des fautes dans mes articles, et vous aurez raison, mais c’est parce que je ne me relis pas… C’est mal, je sais, mais je pense qu’une lettre de suicide, je vais me sentir forcé de la relire avant de passer à l’acte, ce que je ne souhaite toujours pas faire. Peu importe, revenons-en à cet épisode qui respecte une fois de plus la structure habituelle de la série – que je me souviens avoir trouvé redondante dans les livres qui finissent par me revenir un peu. Je ne sais plus si j’ai tout lu, je crois que j’en avais raté quelques-uns, mais c’était il y a tellement longtemps et j’ai tout lu d’un coup. Donc, structure habituelle, ouragan et orphelins trop forts grâce à leurs allergies (sacrément bien jouée pour la langue de Klaus, sérieusement). La maison de la tante qui est détruite par l’ouragan part totalement dans l’absurde, mais ça fonctionne bien avec l’humour de la série, de même que le voyage en bateau et la correction incessante des abus de langage et fautes de grammaire. C’était absolument atroce (et plutôt rassurant sur mon niveau d’anglais) d’être irrité par toutes ces fautes d’ailleurs. Même si la structure était habituelle, j’ai trouvé la construction particulièrement bien jouée avec la très bonne utilisation des peurs de Joséphine et des petits détails distillés tout au long des épisodes 5 et 6. J’ai particulièrement aimé le cliffhanger qui promet un peu de changement.

07.jpgÉpisode 7 – The Miserable Mill : Part One – 18/20
I’m having a very terrible childhood right now

Les orphelins arrivent donc à Lucky Smells après de courtes péripéties et les voilà à recevoir quelques réponses bien décevantes sur leurs parents… et moi, je commence à être frustré de me dire que la fin de saison approche et que je ne me souviens plus des livres – vous voyez très bien où ça risque de me mener ! Cet épisode nous en apprend donc plus sur les parents, même si les infos sont données au compte-goutte. C’est assez intéressant à voir se mettre en place, même si l’intrigue dans la scierie n’est pas ma préférée du tout et que l’histoire d’amour du comte Olaf sort de nulle part. C’est un épisode un peu plus faible que les autres, mais bon, ce n’est pas comme si la série ne pouvait pas se le permettre. Et puis cet avant-dernier volet a l’avantage de voir Klaus se faire lobotomiser pour deux-trois minutes, les parents enfin rejoindre leurs enfants qui ne sont pas les Baudelaire contre toute attente et les Baudelaire qui reçoivent la visite de Dr Orwell et d’un Neil Patrick Harris qui semble totalement gérer en femme. Cette fin remonte clairement le niveau en tout cas. Au passage, gros coup de gueule contre Netflix qui t’affiche la fin de l’épisode lors de l’attente du chargement et en miniature de présentation. Un peu abusé, quoi, et ce n’est pas la première fois.

08.jpgÉpisode 8 – The Miserable Mill : Part Two – 16/20
Haven’t you learn anything this year? Week? Season?

Mr Poe subit des conséquences bien désagréables à la disparition des orphelins, ce qui promet quelques scènes amusantes. Klaus est à nouveau lobotomisé depuis qu’il a ses lunettes et ça vire à l’accident. Le début de l’épisode était un peu trop long. Le mystère des parents est laissé de côté trop longtemps et tous les jeux de mots sur le noir et blanc est une idée sympa, mais un peu trop lourde. Bon, j’avoue, qu’ils m’ont récupéré avec une bonne citation de Beckett et un Neil Patrick Harris qui fait une excellente femme. C’est presque un problème d’ailleurs : le comte Olaf est un beaucoup trop bon acteur ! Bon, ce dernier épisode m’a un peu moins convaincu, il faut bien l’avouer, les reproches d’Olaf à Orwell sont assez justifiés : ça marchait mieux quand il était seul et que ça ne partait pas dans un délire d’hypnose. Quoiqu’il en soit, l’histoire en elle-même fonctionne, mais l’absurde est poussé un tout petit trop loin pour moi. Peu importe, je serais là pour une saison 2 et il est possible que je ne résiste pas à l’envie de relire les livres d’ici là. Le cliffhanger est plutôt très bien fichu et donne envie de se jeter immédiatement sur la suite… qu’ils auraient pu tourner au passage, franchement. Non ? Bon, non peut-être pas. En tout cas, je l’attends impatiemment, en espérant d’autres chansons comme celle-ci, parce que c’est toujours un plaisir d’entendre la voix de NPH.

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EN BREF – Une excellente adaptation de très bons bouquins que j’avais aimé petit. Empruntés à la biblio, ce sont toutefois des livres à peine lus une fois. Je ne suis même pas sûr d’avoir tout lu, car la révélation sur les parents dans l’épisode 7 ne me disait rien, mais alors rien du tout. Alors que c’est plutôt big quand même.

Et sinon, pour parler de la série en elle-même, c’est une énorme et excellente surprise. Bien sûr, j’en attendais beaucoup de bien, mais pas autant. Là, la narration d’origine est parfaitement respectée, les images subliment le texte, l’absurde est hyper bien rendu dans le scénario, avec quelques références meta intelligemment glissées tout au long de la saison, et l’univers si particulier est là. Difficile de ne pas accrocher et de ne pas se sentir retomber en enfance. Bref, c’était une excellente production Netflix, peut-être même celle qui me plaît le plus à ce jour (en concurrence rude avec Kimmy Schmidt) et clairement la meilleure saison que j’ai vu en 2017 pour l’instant. Elle était facile celle-là, pas vrai ? Énorme coup de cœur !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

The Magicians (S01)

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Avis : Une bonne semaine de 2017 s’est déjà achevée et je n’ai toujours pas regardé un seul épisode de mon challenge séries ! C’est le constat inadmissible de mon 7 janvier et donc je me suis jeté sur mon lit pour entamer le visionnage de The Magicians, première série que j’ai choisi cette année.

Alors mon choix n’est pas innocent : on me l’a vivement recommandée cette série et c’est présenté un peu partout comme un Harry Potter pour adultes. Bon, vu les images promos, je dirais plutôt pour ados, mais je peux me tromper. Je n’en sais pas grand-chose avant de commencer, et ce n’est pas plus mal comme ça, je me préserve de toute déception ou trop forte anticipation – même si j’avoue que j’ai vraiment envie d’une bonne série fantastique. A priori, elle devrait faire l’affaire, mais j’ai appris à me méfier depuis la déception que fut Shadowhunters, dont j’ai commencé la saison 2 juste avant d’ailleurs.

Qu’en est-il ? Et bien je vous invite à le découvrir dans la critique à chaud de chacun des épisodes, ci-dessous.

Note moyenne de la saison : 14,5/20

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01.pngÉpisode 1 – Unauthorized Magic – 13/20
Am I hallucinating?

Une première scène cryptique aux effets spéciaux pas forcément hyper travaillés, voilà qui n’est pas fait pour me rassurer à l’entrée dans ce nouvel épisode.C’est vite oublié et laissé de côté pour se concentrer sur le personnage de Quentin Coldwater et l’institution d’une mythologie fantasy à la Narnia s’appelant Fillory. Et Fillory, c’est le livre qui a permis à Quentin et sa pote Julia de survivre à un lycée difficile. Pourquoi pas, on comprend assez vite où tout cela les mène : à Fillory. Ou en tout cas, dans un New York parallèle où ils sont testés pour leurs capacités magiques sans beaucoup plus d’explications que cela. Julia se plante mais fait en sorte de s’en souvenir en se blessant alors que Quentin découvre l’université de Brakebills et fait quelques rencontres de personnages qui seront là pour rester, comme les plus vieux ou comme Alice. Le temps semble passer assez vite et Julia est en pleine dépression pour son anniversaire. Ce n’est pas Quentin qui va l’aider en lui disant qu’elle manque probablement de potentiel, mais bien le méchant de la série (enfin j’imagine). Pourquoi pas. Et Quentin de son côté se retrouve lié à une histoire qui le dépasse, parce que c’est une série fantastique, avec Alice et deux autres dont je n’ai pas encore le nom. Bon, outre ce résumé, il vaut bien que je donne mon avis : c’est bateau, mais ça se laisse regarder. Franchement, j’en attendais un peu mieux : les choses se déroulent un peu trop vite et sur un schéma globalement prévisible pour ce type d’intrigue ouvrant sur un monde magique et une université. Le mélange séries ados/fantastiques fonctionne plutôt pas mal cependant et le cliffhanger est intrigant, avec le premier truc vraiment surprenant, à savoir une menace sortie de nulle part et plutôt puissante, qui connaît évidemment Quentin, notre petit élu comme le furent tant d’autres avant lui. Ce pilot semble donc avoir pas mal de potentiel mais est pour l’instant un peu prévisible. J’aime bien, sans plus, or moi je cherchais à devenir accro… et malgré la rapidité de la chronologie, j’ai trouvé pas mal de longueur dans l’épisode.

02.jpgÉpisode 2 – The Source of Magic – 14/20
All we can do is make them magicians

L’épisode reprend quasiment où le premier nous a laissé : Quentin se réveille de son attaque qu’on nous repasse en flashback, au cas où. Évidemment, ce sont nos quatre héros (Quentin, Alice, Penny et Kady, j’ai appris le nom des accros au sexe) qui se sont débarrassés de l’agresseur du doyen. La scène est sympa, mais aurait gagné à être montré avec suspens, plutôt qu’en flashback. Quoiqu’il en soit, voilà Quentin et Alice qui passentle reste de l’épisode à se demander si ce sont eux les responsables de l’attaque avec leur sort ou si c’est lié à Fillory. Ils finissent par se faire prendre parce qu’ils sont vraiment pas doués et après une petite terreur, Quentin apprend qu’il peut rester et continuer son apprentissage de la magie. De son côté, Julia poursuit sa découverte de la magie du mauvais côté, du moins dans l’ombre de Brakebill. Elle y est testée en compagnie d’une autre novice. Le test est sympa, un peu long, mais il faut bien combler l’épisode/la saison.Sans grande surprise, l’autre novice s’avère être la pro qu’elle ne semble pas être, comme dans n’importe quelle série qui se respecte. Le coup de l’otage qui s’avère de mèche, c’est un grand classique. Un peu moins classique est l’intrigue de Kady qui est de mèche avec la branche des magiciens qui ne sont pas à Brakebill. Humph, je commençais à bien l’aimer, zut. Je me sens bête d’être passé à côté de ça, mais pas aussi bête que Julia qui se laisse tatouer.

03.jpgÉpisode 3 – Consequences of Advanced Spellcasting – 15/20
I’m a squat-mancer

Cette fois, l’épisode reprend quelques temps plus tard. Julia est ainsi devenue une vraie experte et c’est tant mieux. Si ce n’est pas la peine de s’attarder sur l’apprentissage, cela veut dire qu’il y a une bonne intrigue à venir. Un peu dommage quand même de ne pas en savoir plus, je me demande si c’est mieux expliqué dans le bouquin, mais bon. En attendant, Julia doit apprendre à faire le vide dans sa tête pour maîtriser la magie. Pourquoi pas, ça donne un objectif à cet épisode. De son côté, Quentin continue de se rapprocher d’Alice qui veut toujours contacter son frère. À la place, c’est son frère qui entre en contact, juste après un test déterminant la spécialité des étudiants. Alice s’amuse donc avec la lumière alors que Quentin n’a pas encore de spécialités. OK, OK. Elle apprend ensuite que son frère a fait un burn-out magique en voulant aider une de ses potes. Passionnant. Il est donc un « Niffin » et la nouvelle obsession de sa soeur et de le ramener. Quentin obtient son propre objectif grâce à son tuteur : il doit l’aider à retrouver un bouquin magique perdu pour pouvoir continuer à faire la fête dans leur fraternité. Cela lui permet de retrouver et confronter Julia, confrontation que j’attendais plutôt pour un épisode plus tardif. C’était assez sympa et je commence à être vraiment accroché à cette série finalement.. merci Jules, c’est entièrement et uniquement grâce à toi, espèce de cinglée. Quant à Penny, il apprend qu’il est un « voyageur » ; il peut donc voyager partout dans le monde, et même les mondes. On en arrive alors au cliffhanger d’une Alice qui s’enfuit de la fac après avoir presque retrouvé son frère. L’intrigue fonctionne plutôt bien et c’est cool d’avoir ce type de résolution si vite dans la série. Allez, une dernière phrase pour souligner l’excellence des choix musicaux.

04.jpgÉpisode 4 – The World in the Walls – 16/20
Laughing at you? What kind of a friend would do that?

Quentin se réveille dans un hôpital psychiatrique et The Magicians se permet de nous faire l’épisode de la folie bien plus tôt que ce que les autres séries du genre proposent habituellement. Je veux dire c’est quand même un énorme classique vu et revu dans tout un tas de séries/comics/films, et que là en plus, c’était largement et lourdement suggéré dans les épisodes précédents que ça arriverait. Aucune vraie surprise si ce n’est que ça arrive tôt dans l’établissement de la mythologie de la série, mais en même temps, on a déjà fait le tour de pas mal de choses.J’ai plutôt bien aimé la manière dont c’était traité cependant, jusqu’à l’intermède musical totalement wtf qui me laisse Taylor Swift en tête. Merci bien. En revanche, je trouve ça un peu tiré par les cheveux que tout vienne de Julia. Leur confrontation dans l’épisode précédent n’est pas assez forte pour mener à ça, je trouve. Cela dit, c’était bien joué comme manière de retarder un peu l’intrigue générale (Alice quoi) tout en l’accélérant du côté de Julia et de sa supérieure dont j’ai toujours pas retenu le nom, la top bitch de New York, quoi. L’épisode passe vite, c’est le premier, et c’est une excellente chose. Autre petit coup de cœur qui se confirme pour le personnage de Penny également, il me saoulait au départ, mais depuis deux épisodes, il devient sacrément intéressant avec son don. Bon, c’est un épisode un peu à part dans la série donc, mais qui parvient à tisser des liens intéressants sur la fin et offre des pistes plutôt prometteuse. Dit autrement, une belle réussite, mais en même temps, c’est très rare que ce type d’épisode tombe à côté avec moi, c’est une perspective que j’adore… mais dans laquelle personne n’excellera jamais autant que Buffy, désolé.

05Épisode 5 – Mendings, Major and Minor – 14/20
You should know better than to mess with Google magic

Marina (j’ai retenu son nom !) a puni Julia qui tente tout ce qu’elle peut pour revenir dans le monde magique, tout en gérant son mec au passage… qu’elle finit inévitablement par tromper avec celui qui l’a ramené dans le monde magique, juste pour avoir sa dose. Oui, non, j’abandonne la subtilité, toute cette magie est clairement une métaphore de la drogue, ce ne sont pas les premiers à le faire de toute manière. Son intrigue est plutôt triste, parce que James (son fiancé donc) finit par ne plus la reconnaître à cause de Marina. Décidément, Julia n’a pas de bol et c’est tant mieux, car c’est elle qui me donne envie de continuer la série. Du côté de Brakebill, une espèce de journée banalisée orientation est organisée pour que chacun se trouve un mentor. Ce n’est pas bien passionnant, mais ça permet le retour d’Alice, j’imagine que c’est déjà ça, surtout que sa famille lui fait gagner une popularité dont elle se passerait bien. Rien d’exceptionnel de ce côté-là, donc.Quentin apprend que son père est cancéreux et ne souhaite pas se soigner, ce qui permet une excursion du côté de ses relations avec lui, déjà mises à mal dans l’épisode précédent. Franchement, c’est purement et simplement ennuyant, et c’est ennuyeux que ce le soit. Je me rends compte que j’aime bien la série, en plus, puisque si ça me saoule, c’est que je sais que ça pourrait être mieux. Là franchement, sa quête pour sauver son père ne m’a pas fasciné et a rendu le perso encore un peu plus relou. Penny s’affirme comme le plus intéressant une fois de plus avec une projection astrale qui l’amène chez la Bête qui a rendu aveugle le doyen. Cela donne presque l’impression que l’intrigue avance… alors que non. Un épisode qui comble bien la saison, quoi, avant d’aller faire un vrai tour du côté de Fillory !

06Épisode 6 – Impractical Applications – 14/20
The Beast isn’t in the books

Julia continue d’être une énorme badass qui remue ciel et terre pour avoir sa dose de magie, et c’est sacrément drôle. Elle se trouve ainsi une nouvelle amie qui lui donne de nouveaux sortilèges, mais ce n’est toujours pas suffisant, alors il faut s’en prendre à Marina. L’obsession de Julia commence à être vraiment chiante à force, et elle est passée de coup de coeur à grosse relou, et la mère de Kady ne l’aide pas, j’avoue. Cela dit, il est kiffant de les voir bosser ensemble à voler Marina. Pas de bol, la plus vieille des deux y perd la vie. Il me reste heureusement Penny, qui continue d’entendre la voix venue de Fillory, mais il n’apprécie pas vraiment Quentin, alors il ne le croit que moyennement. Et il n’a pas le temps de vraiment s’y attarder car la nuit lui apporte à lui et à l’ensemble des premières années un bon bizutage en règle. Aussi longtemps après le début des cours qu’on ne voit jamais, c’est pas des plus crédibles, mais ça permet de justifier un rapprochement entre Quentin et Penny qui trichent pour passer une première étape. Vraiment pas convaincu par cet épisode de bizutage qui n’avait que pour but de développer un peu les personnages, notamment Kady, et les faire enfin développer leurs capacités communes. Bref, la classe supérieure les fait mieux travailler que leurs profs quoi. La toute fin relève un peu le niveau avec le rituel où chacun dit la vérité et fait avancer les dynamiques de chacun en duo. Très sympa, même si un peu WTF de les voir se foutre à poil pour rester dans l’école. Le cliffhanger est intrigant, mais pourquoi pas, ça fonctionne.

07Épisode 7 – The Mayakovsky Circumstances – 13/20
Why don’t you two just fuck?

Donc nos quatre étudiants préférés se retrouvent en Antarctique pour passer encore un autre test. Pourquoi pas, mais c’est un peu chelou. Ils y laissent leur voix au passage et ça c’était drôle. Alice et Quentin s’embrassent enfin, mais en même temps c’est un couple auquel je n’accroche pas une seule seconde alors bon… C’était intéressant de les voir contrôler de mieux en mieux leur magie, cela dit, mais ça part vraiment en vrille et j’ai du mal avec leur obsession de la nudité des persos alors qu’ils ne peuvent de toute manière rien montrer. Ridicule, quoi, mais marrant de voir ces deux-là totalement obsédés. Idem pour Penny, j’ai aimé le voir développer ses pouvoirs et sa relation avec Kady. Pas de bol, celle-ci se fait découvrir par l’école et elle l’abandonne donc comme une merde. J’ai trouvé ça un peu trop simple comme développement. Julia, elle, se retrouve à devoir gérer sa vie perso lorsque sa sœur débarque pour la sauver de sa consommation de drogue. Vraiment pas ouf comme intrigue et j’espère que ce sera mieux au prochain. De leur côté, Eliott et Margo préparent un voyage à Ibiza et plus ça va, moins j’accroche à ces personnages, qui finissent par invoquer un génie. C’est déjà mieux avec le personnage de Todd qui introduisait du comique, mais pas avec Mike, qui introduisait un pseudo mystère en fin d’épisode. Bref, l’épisode n’apporte pas grand-chose et je ne vois pas bien où ils veulent en venir. C’est peut-être le gros point noir de cette saison : elle ne développe pas une intrigue assez claire, elle emporte juste ses persos sans vrai but précis d’un point à un autre, souvent sans transition.

08.jpgÉpisode 8 – The Strangled Heart – 13/20
Why is your face making that face?

Le retour à Brakebill n’est pas de tout repos pour Quentin qui fait face à une Alice très chiante qui veut séparer le renard d’elle pour savoir si elle est vraiment amoureuse de Quentin. Le premier semestre s’est donc déjà achevé et Kady s’est bien barrée, dommage. Penny continue d’essayer de maîtriser ses voyages et se retrouve coincé dans un groupe d’étude avec Alice et Quentin. Comme par hasard, dis donc. Julia se retrouve dans une clinique traitant l’addiction et ça ne lui réussit pas, elle continue d’être parfaitement chiante et c’est bête parce qu’elle commençait quand même super bien. Bien évidemment, l’un de ses médecins est un magicien lui aussi, et ça permet d’instaurer aussitôt un flirt. Cela permet à Julia de se relancer dans la magie. Mouais. Eliot continue sa relation avec Mike qui se fout royalement de lui, et du coup, il est difficile d’accrocher à cette partie de l’épisode, mais pas autant que le doyen tentant de récupérer sa magie. L’intérêt autour de Mike est bien meilleur quand il s’attaque à Quentin et finit par blesser Penny. C’est clairement l’intrigue de l’épisode et ça tombe bien, car elle est intéressante. Il est temps d’essayer d’en savoir plus sur Fillory et malheureusement ça finit par un double meurtre d’Eliza puis Mike. Eliott se retrouve donc à tuer son mec et le doyen finit dans une énorme dépression. Le seul avantage ? Alice et Quentin se réconcilient aussitôt. Beaucoup de longueurs et de détours pour en revenir parfois au point de départ, c’est bien dommage que le potentiel de la série ne soit pas mieux exploité. Cela dit, les effets spéciaux sont bons, les dialogues aussi et l’on commence enfin à voir un peu mieux vers quoi les scénaristes se dirigent. Alléluia.

09.jpgÉpisode 9 – The Writing Room – 15/20
I’m a super-villain, now talk.

L’épisode commence par Quentin recevant la lettre d’excuse de Julia, mais il ne s’en soucie pas vraiment des masses, s’occupant plutôt de son précieux manuscrit, volé par Penny. C’est marrant parce que Penny fait un très mauvais conteur et que les trois héros décident de se rendre en Angleterre, et avec Eliott en plus. L’intrigue change un peu de ce que la série a proposé jusque-là et ça fonctionne très bien. Une fois de plus néanmoins, le côté université est totalement abandonné, c’est dommage de nous présenter un synopsis parlant d’une université magique et de finalement ne pas s’attarder sur cet aspect de l’histoire qui aurait pu être vraiment pas mal. Cet épisode explore donc une maison hantée qui nous fait découvrir l’intrigue derrière Fillory. J’ai beaucoup aimé le côté fantôme et les flashbacks, en revanche, il est impressionnant de voir avec quelle rapidité Quentin accepte la chute de son dieu… Tout ça pour trouver un bouton bien caché, c’est bien joué, et ça offre un bon cliffhanger. De son côté, Julia décide d’utiliser la magie pour faire le bien, et si c’est intéressant de découvrir une nouvelle facette de la magie, je ne suis que moyennement convaincu par la manière dont c’est proposé et exploité. Je pense que cela servira pour la suite de la saison/série de voir Julia développer ce don cela dit, donc c’est utile. En plus, le personnage de Julia s’en sert pour grandir, peut-être qu’elle sera moins chiante après avoir tué sa nouvelle pote, allez savoir.

10Épisode 10 – Homecoming – 14/20
All magic where I from is sex magic, don’t you know that?

Rebecca ! Pardon, Eve, je t’aime ! Bon, allez, un peu de sérieux. L’épisode se concentre sur Penny qui a disparu après avoir saisi le bouton : il se retrouve à Neitherland, ce qui est bête, car il s’y fait poursuivre. Pas grave, il est capable de retrouver Quentin dans ses rêves les plus fous (mouais, marrant sans plus). Tout le monde se lance donc dans une opération sauvetage, qui passe par Alice et Quentin allant rendre visite chez les parents de celle-ci, qui pratiquent donc des orgies comme hobby. OK, OK. Elle a donc un passé tortueux et torturé, youpi. Cela semble vraiment trop tiré par les cheveux, mais bon. Penny se retrouve dans une bibliothèque contenant tous les livres du monde et ça fait rêver – et en même temps cauchemarder d’imaginer les bides qu’elle doit contenir. Il récupère au moins des informations précieuses de cette manière. De leur côté, Eliott et Margo se trouvent embarqués dans une sous-intrigue qui se veut humoristique et s’avère assez étrange côté exploitation : Margo se découvre un clone chez son ex. Pas du tout flippant. Enfin, toujours moins flippant que les conversations entre Alice et Quentin après que celle-ci lui avoue qu’elle ne jouit pas à chaque fois. Ou lorsque pour faire revenir Penny avec eux, il faut qu’ils fassent l’amour. Enfin, Julia se retrouve à accueillir tout un groupe chez elle, et j’ai vraiment raté une étape sur ce qu’il se passe. Elle se retrouve en tout cas nez à nez avec Kady, et ça sent la vaste opération de recyclage de personnages. Et ça ne rate pas : les deux se retrouvent d’accord pour trouver les actions du groupe pas si ouf lorsqu’elles finissent dans une boucle temporelle et comprennent que leurs potes veulent juste invoquer une divinité (sort of). Tu m’étonnes. Tout cela donne un épisode plutôt marrant à suivre, et qui en plus fait avancer l’intrigue générale. Pas mal.

11.jpgÉpisode 11 – Remedial Battle Magic – 16/20
We should have listened to you, Q.

L’épisode commence par le groupe d’étudiants prenant la décision de passer un marché avec la Bête, ce qui mène à leur mort à tous, en une ou deux minutes (mais une semaine dans la série). Tout cela n’est qu’une simulation grâce à un sortilège, alléluia. Le reste de l’épisode les voit tenter de trouver une solution, et ce n’est pas évident. Les Travelers décident de tous se suicider les uns après les autres, ce qui fait que Penny est un peu dans la merde, surtout que la Bête lui parle de plus en plus et qu’il ne sait plus quoi faire pour ne pas l’entendre. Julia, Kady et le reste du groupe continuent leur petit délire et la première s’avère être une élue touchée par Dieu, blablabla. Nous revoilà dans une série fantastique, donc. Les deux intrigues séparées se réunissent enfin dans cet épisode, par l’intermédiaire de Kady, utile à tout le monde décidément. Pourtant, elle atteint une impasse avec Julia, lorsqu’elles apprennent que leur divinité est morte. Bon ben voilà, Julia part dans une petite crise de foi. Et c’est dans un rêve qu’elle apprend que tout est encore possible. Pendant ce temps, le groupe des étudiants se sépare de ses émotions pour devenir de meilleurs magiciens, et surtout pour que leurs pouvoirs reviennent. Cette partie de l’épisode est surtout intéressante car elle permet le rapprochement de Penny et d’Alice… mais surtout un plan à trois Eliott/Margo/Quentin, surpris par Alice. Aïe. Voilà un épisode qui a su me surprendre dans ses twists, surtout qu’il y en a beaucoup que je n’ai pas trop senti arriver. C’était plutôt bien foutu.

12.jpgÉpisode 12 – Thrity-Nine Graves – 15/20
All of y’all look like you did a crime last night

Julia et Kady continuent leur quête pour ramener la déesse dans ce monde et c’est sans grande surprise que ça finit en scène de cul entre Julia et son nouveau mentor. Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est attendu. Penny est le seul à ignorer ce qu’il s’est passé pendant la nuit, et c’est juste beaucoup trop drôle. Je ne suis pas super fan de cette méthode des flashbacks qu’ils ont pour éviter l’écriture de certaines scènes, mais bon, c’est leur esthétique et leur marque de fabrique alors… Le trio a du mal à s’en remettre et Alice couche avec Penny pour se sentir mieux. OK. Ce n’est pas du tout tordu comme situation, heureusement qu’ils ont les bouteilles d’émotion pour ne pas s’entretuer avant d’aller à Neitherland. Malheureusement, tout se passe mal : Quentin est renvoyé à l’université, le reste du groupe récupère ses émotions dans la bibliothèque. Quentin se souvient soudainement qu’il a des professeurs et obtient enfin des réponses. Cela lui permet de se réconcilier avec Julia et d’avoir là encore des réponses, et putain, c’est là qu’on se rend compte qu’il est temps d’aller vers le season finale. Eliott et Margo réussissent à trouver le moyen de se faire virer de la biblio, ce qui la transforme uniquement en scènes inutiles. Le groupe parvient finalement à s’enfuir grâce à l’aide d’un membre de la classe qui a disparu et qui était introduit dès le pilot. Au moins, ça paraît construit comme intrigue et ça les mène à Fillory. Et tant mieux, parce que de leur côté, Julia et Quentin font un petit voyage dans les années 40 pour accéder à Fillory, rien que ça. C’est un peu trop tiré par les cheveux, même pour moi. On verra ce que propose le dernier épisode, mais franchement, ça va loin. D’un autre côté, l’action et les rebondissements sont bons, donc difficile de se plaindre !

13.jpgÉpisode 13 – Have you brought me little cakes? – 17/20
Geek out, we’re in the book.

Quentin ne peut faire autre chose qu’écrire son voyage à Fillory. Cela offre donc un épisode sympa car un peu original, avec une narration totalement différente. La série aura su prendre des risques narratifs tout au long de la saison, et c’est une bonne chose. Il se passe tout un tas de péripéties dans cet épisode, dont pas mal sont annoncées dans les épisodes précédents ou en tout cas évoqués dans les récits sur Fillory. La saison apparaît donc parfaitement maîtrisée et ce n’est pas simple quand il est question de boucles temporelles. Julia et Quentin trouvent le moyen de revenir dans le présent et de retrouver le groupe. L’air de rien, l’intrigue avance plus vite que jamais et Eliott se retrouve marié et coincé à Fillory en un rien de temps alors que Penny retrouve enfin Victoria, la nana coincée dans son donjon. L’intrigue se divise dans tous les sens et ça créé un épisode mouvementé qui m’a perdu en cours de route : pour la première fois dans la série, j’avais du mal à deviner ce qui allait se passer, et c’est tant mieux, ça manquait beaucoup avant.  D’autres pistes restaient à explorer, comme la divinité de Julia qui est présentée comme fausse et finit par la violer en utilisant le corps de son copain mort. Rien que ça. La série part vraiment super loin dans cet épisode, elle est dans la surenchère constante. Du coup, l’épisode se conclue en beauté : Penny perd ses mains, tout le monde se fait laminer sans le moindre combat et Julia passe un marché avec Martin, qui était en fait le grand méchant depuis le début. C’est parti en vrille totale, enfin, et ça me laisse plein de questions sur le contenu de la saison 2. Bonne nouvelle, je la découvrirais bientôt ! C’est l’avantage d’avoir un an de retard…

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EN BREF – Ce n’est pas tout à fait la série que je voulais voir, du moins pas au début. Je regrette quelques longueurs, de nombreux détours en cours de route et surtout, surtout, l’absence de vrais cours d’université. Quoiqu’au moins comme ça, ça paraît être une vraie fac, ça se saurait si on y bossait. Tout le monde devient expert en deux épisodes, c’est un peu dommage d’aller si vite tout en arrivant à perdre son temps. L’intrigue de fond peine à se faire voir pendant une grosse partie de la saison et la division Julia/Quentin tout du long est un peu dommage, surtout quand on voit ce que la série peut proposer une fois qu’ils sont réunis. En fait, ce dernier épisode est exactement ce que je m’attendais à trouver quand j’ai ajouté The Magicians à mon challenge : de la très bonne fantasy avec un level de WTF digne de True Blood, histoire de bien rendre accro. Reste à savoir si la saison 2 parviendra à rester à ce niveau. En tout cas, l’addiction à la série a finit par prendre et je retiens mes coups de coeur pour les persos de Julia (par moment) et Penny. En revanche, Quentin ou Alice, c’est juste pas possible. Je réserve encore mon avis sur Margo aussi, parce qu’un coup, elle me blase, un coup, je l’adore. Allez, à dans une vingtaine de jours pour la suite et HOP, une série à jour dans mon challenge !

P.S : Je suis hyper heureux de voir que l’actrice de Julia est bien la Lily de Grey’s Anatomy (saison 8 ?). Lorsque j’avais vu ses deux épisodes, je m’étais dit que l’actrice deviendrait forcément quelque chose et j’étais dég qu’elle ne reste pas plus longtemps, d’une manière ou d’une autre, dans Grey’s. Je ne me suis pas trompé, youpi !

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