Stranger Things (S01)

Avis : Dans la série des « Mieux vaut tard que jamais », je me suis enfin mis à jour sur Stranger Things au pire des moments, c’est-à-dire quand je n’avais absolument pas le temps de m’embarquer dans une nouvelle série, à moins de 24h de mon départ en vacances. Tant pis, j’assume.

Alors non, je ne suis pas passé à côté de la folie de cette série, mais j’ai réussi à échapper aux spoilers par on ne sait quel miracle. Depuis sa sortie, je meurs d’envie de savoir si c’est aussi bien qu’annoncée et je ne sais toujours pas trop de quoi ça parle, parce que je me suis tenu aussi loin que possible des informations sur la série. Je sais bien qu’il y a une histoire de Démogorgon. C’est tout… mais comme je ne sais pas ce que c’est, ben…

Saison 1Saison 2 | Saison 3

Sans plus tarder, voici mon avis.

Note moyenne de la saison : 17/20

01Épisode 1 – The Vanishing of Will Byers – 16/20
It was a seven.

Voici un pilot qui réussit assez bien à intriguer en situant ses personnages et une situation initiale plutôt basique : une petite ville des USA, un shérif à la cool et une touche de fantastique, le tout dans le passé. Le mystère vient bien de la touche fantastique : on voit des enfants jouer à une partie de ce qui ressemble à Donjons & Dragons et l’un d’eux se fait avoir par le Demogorgon. Pas de bol, il disparaît pas longtemps après. Cela aurait peut-être été un peu moins gros comme ficelle si je n’avais pas lu le nom de ce monstre partout, tout l’été, mais c’était bien fichu. Le reste de l’épisode nous montre donc sa mère se mettre à stresser et aller voir le shérif Hopper pour lancer les recherches, sa disparition ayant évidemment un impact sur l’ensemble des personnages présentés. Hopper, par exemple, a perdu sa fille, même si l’on ne sait pas encore comment. En parallèle, une petite fille au crâne rasé apparaît de nulle part avec un tatouage 011 sur le bras et une incapacité à parler. En revanche, côté capacité elle semble avoir des pouvoirs. C’est mystérieux à souhait et l’enquête qui se déroule dans le passé est frustrante par rapport aux moyens de la scientifique d’aujourd’hui. Pas d’empreinte, pas de relevés scientifiques, juste des faits, c’est d’un frustrant ! Du coup, les potes de Will s’unissent pour aider à le retrouver et Eleven semble attirer les convoitises et être redoutables. Une intrigue en parallèle pour ce pilot donc, qui finit évidemment par les réunir de manière un peu grossière. Cet épisode est clairement pensé comme le début d’un tout à enchaîner, ce que je ne vais pas me priver de faire, car il était assez passionnant malgré quelques petites longueurs, notamment autour du personnage de Nancy.

02Épisode 2 – The Weirdo on Maple Street – 16/20
You’re in trouble, aren’t you ?

L’épisode reprend un peu après la fin du premier, avec Eleven ramenée chez Mike par les trois garçons. La relation entre eux commence à se tisser et c’est très sympa à voir. Elle se fait donc surnommer Elf et fini par lui en apprendre plus sur elle : elle est en danger autant qu’elle est dangereuse, et les trois découvrent ses pouvoirs un peu contre leur gré. De son côté, Joyce, la mère de Will a du mal à garder son calme et crise. Jonathan, lui, décide d’aller chercher son frère chez son père, ce qui est évidemment un échec. Nancy continue sa relation avec Steve et je n’accroche que parce que l’actrice est magnifique. Pour l’instant, l’intrigue est encore trop obscure pour en tirer quoique ce soit. Cela se termine par une petite fête espionnée par Jonathan qui rentre de son voyage. La musique de cette série se confirme comme excellente avec ce second épisode. Côté défaut, j’ai quand même un gros problème avec les gamins qui crient dans toutes leurs scènes chez Mike. Genre personne ne les entend ? Je veux leur maison, je peux pas passer un coup de fil sans que toute ma maison ne soit au courant que je parle sérieux ! La fin de l’épisode vient sauver un début un peu plat : Eleven révèle la situation de Will, Joyce est confrontée à un ensemble de phénomènes paranormaux et Barbara, la meilleure pote de Nancy, disparaît à son tour, emportée par le Demogorgon à son tour, ce qui était malheureusement bien prévisible et alors que Nancy couche avec Steve. Ils n’auront pas perdu de temps. La série continue donc au même rythme : beaucoup de mystères qui s’entrecroisent et une fin qui donne envie de revenir.

03.jpgÉpisode 3 – Holly, Jolly – 18/20
You were supposed to help us find him alive.

Le début de cet épisode est bien plus violent que le précédent : il poursuit au même moment, histoire de profiter de Nancy et Steve, mais surtout du calvaire vécu par Barbara. Il est intéressant de passer de l’autre côté pour essayer de comprendre un peu comment ça fonctionne. De son côté, Joyce continue de partir en vrille malgré un Jonathan qui tente de la rationaliser. S’il savait qu’elle avait raison. La mère de Mike passe aussi pour l’aider à tenir le coup, mais se fait gentiment virer après un petit flip construit autour de la petite sœur, Holly, qui donne entre autre son nom à cet épisode. Le coup des lumières de Noël est sympa, et en plus, je vois ça à la bonne période. Egalement dans la continuité de l’épisode précédent, les garçons et Eleven tentent de monter un plan pour sauver Will. Elf se retrouve ensuite seule à regarder la télé et nous péter une canette de coca en flashback, rien de bien détonnant. Elle rejoint ensuite ses amis pour draguer Mike, mais je peine à voir à quoi rime tout cela. Hopper poursuit son enquête et s’approche de la vérité en enquêtant dans le labo du Dr Brenner, où se poursuivaient les activités autour d’Eleven. Nancy vit mal sa nuit d’amour avec Steve et c’est d’autant plus dur qu’elle ne peut pas compter sur Barbara pour l’aider à passer la journée. Heureusement qu’elle a son Steve, qui découvre les occupations de Jonathan la veille. Forcément, ça se passe mal pour lui et l’appareil est cassé. Tout l’épisode prend donc pas mal de temps pour retarder le moment où quelqu’un s’inquiète de la disparition de Barbara et pour nous expliquer les flashbacks aperçus concernant Elf, tout en nous en disant plus sur son passé meurtrier. Nancy finit par remonter la piste de Barbara et comprendre sa disparition. Une fois de plus, la toute fin de l’épisode déchire tout avec le corps de Will retrouvé juste après une scène nous faisant penser qu’il est encore en vie, puisque sa mère communique avec lui. Alors est-il encore en vie ou pas ? C’est une question qui ne trouvera pas de réponse avant l’épisode suivant.

04Épisode 4 – The Body – 16/20
Will is calling for me

Un épisode qui porte ce titre a une sacré responsabilité derrière lui, parce que je l’associe immédiatement à l’un des meilleurs épisodes de Buffy. Ceci étant dit, les premières scènes installent un niveau incroyable : la mère de Will apprend la mort de celui-ci et paraît totalement tarée, Eleven trouve un moyen d’entendre Will chanter « Should I stay or should I go » et Barbara est totalement oubliée. Difficile de ne pas aimer et de ne pas être accroché. Le mystère autour du corps repêché s’alourdit assez vite quand on apprend que c’est l’Etat qui a géré l’autopsie : il est d’un coup évident que nous avons affaire à un complot. En parallèle, les garçons déguisent Elf en vraie petite fille afin de réussir à l’emmener à l’école pour communiquer avec Will. Leur plan fonctionne après quelques détours histoire de combler l’épisode, mais n’apporte rien de bien concret pour eux, si ce n’est un incendie. Le shérif Hopper mène son enquête toujours et continue de se rapprocher, tout en étant encore assez loin pour n’avoir aucune réponse. Il finit néanmoins par découvrir que le corps de Will est une jolie poupée très réaliste mais pleine de mousse, et ça c’est très embêtant quand on annonce un décès. Ceux qui avancent le plus dans l’épisode sont malgré tout Nancy et Jonathan, qui à défaut de détruire un mur pour parler avec Will, se mettent à travailler ensemble sur la disparition de Barbara, évidemment liée. Ils découvrent ainsi une photo de notre cher monstre, ce qui fait tout de même bien avancer les choses. Bref, une mi-saison un peu prévisible, mais avec toujours sa dose de mystères agréable à suivre.

05Épisode 5 – The Flea and the Acrobat – 17/20
Will’s body was a fake

Hopper poursuit son enquête, encore, toujours. J’ai l’impression de n’écrire que ça sur lui, mais c’est un peu le cas, son intrigue perso se résume à cela, mais cette fois il touche au but. Quant aux garçons, ils comprennent que Will est dans un monde parallèle, celui des ombres, identique mais sombre et vide, avec tout un tas de monstres dedans… au moment où Hopper en trouve l’entrée dans le laboratoire. Enfin les choses avancent… pour mieux reculer, quand ils se réveillent chez lui. La théorie du complot est désormais évidente pour lui. Les garçons ont plus de chance car personne ne les soupçonne encore : ils arrivent à sous-tirer tout un tas d’informations utiles à M. Clarke et donc à avancer. Nancy et Jonathan continuent eux aussi leur enquête et se rapprochent ainsi, alors que la jeune fille s’éloigne de Steve, qui s’accroche (et on le comprend). Ce rapprochement passe aussi par une engueulade, mais bon, c’est du très classique. Joyce est soulagée du retour de son ex, mais c’est de courte durée quand elle comprend qu’il est de retour pour l’argent. Pour elle les choses avancent quand Hopper vient lui révéler qu’elle n’est pas folle alors que les gamins eux reculent : suite à une dispute entre Mike et Lucas, Elf s’en prend à Lucas, ce qui a pour conséquence de diviser le groupe. Elf disparaît ainsi. Ce n’est rien par rapport au cliffhanger, puisque Nancy a trouvé le passage vers le monde des ombres et qu’elle s’y engouffre seule… Oh oh. L’épisode avance donc et donne enfin quelques réponses et confirmations, c’est agréable.

06.jpgÉpisode 6 – The Monster – 18/20
Nancy, I’m right here, just follow my voice

Plus de peur que de mal : Nancy réussit à revenir dans les bras de Jonathan sans aucune blessure, mais le portail se referme derrière elle. Ils rentrent chez elle, terrifiés et se mettent dans le même lit. Au petit matin, ils partent sur leurs bonnes théories et s’enfuient, ce qui fait qu’évidemment la mère de Nancy s’en rend compte. Quant à Joyce, l’absence de son aîné ne semble pas l’inquiéter plus que ça, ce qui est quand même un peu gros étant la situation. Cependant, pas d’inquiétude, Hopper et Joyce continuent leur enquête. Grosse originalité dans cette phrase qui résume la série, mais bon. Mike, lui, se demande où est passée Eleven et tente de se réconcilier avec Lucas pour partir à sa recherche. Ça ne fonctionne pas : Lucas continue de son côté et approche très fortement de la vérité, Mike et Dustin continuent de se faire agresser par leurs meilleurs amis jusqu’à l’arrivée d’Elf pour les sauver. Evidemment. Et pour conclure, Nancy et Jonathan se retrouvent dans de beaux draps en préparant leur chasse au monstre, ce qui permet d’imaginer un épisode 7 qui va tenter la réunion de pas mal de monde, d’autant plus que le cliffhanger suggère qu’Eleven est plus en danger que jamais.

07Épisode 7 – The Bathtub – 18/20
Bad men are coming !

Voici un épisode sacrément bien foutu qui, enfin !, prend le temps de réunir tout le monde et de confronter les informations, ce qui permet de tout résoudre en genre dix secondes. Chaque pièce du puzzle prend sa place et c’est très agréable : Nancy et Jonathan retrouvent Hopper et Joyce et tous les quatre font enfin équipe pour retrouver les garçons et Eleven, qui sont pris dans quelque chose qui les dépasse totalement. Et c’est d’autant plus cool que ça permet d’améliorer un peu les effets spéciaux dans une course poursuite à vélo très sympa. Par contre, faut m’expliquer dans quel monde des camions ne vont pas aussi vite que des vélos, mais bon. C’était un épisode très réussi, qui ne laisse pas beaucoup de temps pour se poser, avec une bonne première partie pleine d’action et une seconde partie qui permet la confrontation des différents éléments pour enfin avancer. On apprend ainsi le décès définitif et prévisible de Barbara grâce à Eleven qui se la joue Olivia Dunham (et oui, Fringe restera ma référence à jamais, désolé !). Suspens, action et effets spéciaux sont donc au rendez-vous, avec une pointe de science et deux très bons cliffhangers. Il est évident que Joyce et Hopper se précipitent dans un piège, c’est pourquoi Nancy et Jonathan partent de leur côté. Cette série commence à créer une petite habitude : tout ce qu’il se passe est évident, répétitif et prévisible, mais c’est fait de telle manière qu’on ne peut pas leur en vouloir et qu’il est malgré tout dur de prendre de l’avance : la réalisation et le casting sont impeccables, donc on se laisse porter sans réfléchir outre mesure. Et puis les dynamiques entre persos sont excellentes aussi, notamment cette scène entre Nancy et Mike sur les secrets, c’est une très jolie relation frère/sœur qui tombe très juste. Ce n’est donc pas une série pour faire réfléchir, mais bien pour savourer, au beau milieu de l’été normalement, mais ça marche très bien aussi dans le grand froid de décembre !

08.jpgÉpisode 8 – Upside Down – 19/20
It has to be dead… it has to be !

On reprend donc directement là où on en était. Nancy et Jonathan sont complétement tarés et préparent assez de pièges pour buter une horde d’animaux sauvages. Les choses se compliquent quand Steve débarquent à son tour, mais ça ajoute une belle dose de comique très appréciable avant la confrontation avec le Demogorgon. Gros coup de cœur pour ces trois-là en tout cas, sans parler de la batte de Jonathan qui n’est pas sans rappeler Negan. J’ai adoré cette partie de l’épisode, parfaitement maîtrisé sur tous les points et qui auraient presque été suffisantes en elle-même. Hopper passe un accord avec le gouvernement pour aller récupérer Will, en compagnie de Joyce. Les voilà donc paumés dans le monde à l’envers, mais aussi dans les flashbacks pour Hopper. C’est très dommage d’avoir attendu la fin de saison pour nous proposer ces aperçus de sa vie passée qui auraient été plus appréciables dans un épisode proposant moins de suspens. Parce que du suspens, il y en avait, y compris du côté des gamins qu’on ne voit que trop peu dans leur gymnase pendant toute la première partie de l’épisode, avant de les retrouver totalement coincés par les méchants. Par chance, Elf n’est pas si vidée de toute son énergie que ça et elle bute absolument tout le monde en quinze secondes. C’est juste du massacre de base, et ça devient un peu gênant d’avoir envie d’être de son côté quand elle résout tous ses problèmes en tuant tout le monde en permanence. C’est cependant une belle manière de se débarrasser de cette intrigue et d’attirer le Demogorgon à eux. Le tout menant à un sacrifice d’Eleven impeccablement joué. Impressionnant pour une jeune actrice, cela fournit une conclusion magistrale à l’intrigue et à un monstre increvable. La toute fin de l’épisode prend ensuite son temps, mais pas trop, pour proposer la fin d’une partie des intrigues, mais surtout pour entretenir le mystère sur une seconde saison à venir. Les pistes ouvertes sont parfaites, puisqu’elles n’en disent pas trop et ne nous rendent pas non plus dingue dans l’attente. Autrement dit, encore une série que je serais heureux de retrouver pour une seconde saison !

Saison 1Saison 2 | Saison 3

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EN BREF – Une série Netflix sans scène de sexe intempestive ? Alléluia ! Pardon, je m’égare déjà : c’était une série aussi cool qu’annoncée, alors que j’avais peur de m’ennuyer devant à force de la voir survendue partout. Elle n’est pas exceptionnelle non plus, elle a ses défauts, notamment du côté de la cohérence. En revanche, rien à redire du tout sur le casting excellent, ce qui n’est pas évident avec des enfants. Si j’ai eu un peu peur du jeu de Dustin ou Lucas au tout début, ça s’est rapidement amélioré, probablement grâce à une direction impeccable. L’humour et les dynamiques que je cherche dans toutes les séries étaient là, la réalisation tout à fait parfaite, avec un bon travail photo et une ambiance musicale au top. Bref, c’est une série qui a eu un succès mérité et qui propose de sacrées performances à tous les niveaux ! Pourtant, je trouve qu’elle n’a pas encore atteint la perfection, parce qu’il manque encore des choses à sa mythologie, des grands thèmes prises de tête et sûrement encore un tout petit plus d’émotion pour m’avoir à 100%. Il faudra voir ce qu’elle propose pour sa saison 2 !

Saison 1Saison 2 | Saison 3

Semaine 41 : du 10 au 16 octobre

Bonsoir tout le monde !

Cette semaine est inévitablement un peu plus light que la dernière, mais il y a de quoi faire quand même. Je vous annonce tout de suite que mon article de la semaine prochaine ne sera peut-être pas publié le dimanche parce que… je vais au Comic Con le samedi, alors j’aurais du retard dans mon boulot 😉

Peu importe pour l’instant, concentrons-nous sur les sept derniers jours !

00Les inédits de la semaine

C’était une semaine un peu allégée grâce au débat présidentiel américain de dimanche dernier qui a charcuté mes inédits du lundi. Nous sommes partis sur un petit rythme routinier dans pas mal de séries, mais il faut noter cette semaine le début de Channel Zero, une excellente surprise, et celui de Falling Water, pour laquelle mon avis est quand même plus mitigé.

Mardi voyait le retour de Supergirl dont l’univers s’étend considérablement avec ce début de saison 2 grâce à un changement de chaîne qui fait du bien à ce guilty pleasure. J’en profite du coup pour rappeler que les notes que je donne sont indicatives, subjectives et surtout je note par rapport à la série. Un 17 chez Supergirl ne vaut pas tout à fait un 17 chez Agents of S.H.I.E.L.D que j’adore bien plus et dont j’attends plus de choses. C’est un peu injuste de noter plus durement les séries que j’aime ? Probablement, mais c’est inévitable. Je vous annonce déjà un top de la saison en septembre 2017 dans lequel les choses seront rectifiées car je classerai les ex-aequo selon mes préférences ! En attendant, les séries sont classées dans l’ordre où je les ai vues cette semaine. J’ajoute un symbole cette semaine après la note, indiquant la tendance de la note par rapport à la semaine précédente.

L’anecdote inutile, enfin : vendredi, il y avait un espèce de mode autour des secrets et des choses à dire ou pas, sur quatre épisodes de 40 min, 3 avec le mot « tell » dans le titre, et ça m’a fait marrer. Je sais, ce n’est pas drôle, je vous ai dit que ce serait inutile !

Westworld (1×02), 19/20 ↗
Once Upon A Time (6×03), 14/20 ↗
Supergirl (2×01), 17/20 °
Conviction (1×02), 14/20 ↘
Agents of S.H.I.E.L.D (4×03), 15/20 =
This Is Us (1×03), 15/20 =
Channel Zero (1×01), 18/20 °
Younger (3×03), 17/20 ↗
You’re the Worst (3×05), 15/20 ↘
American Horror Story (6×05), 18/20 ↗
Blindspot (2×05), 13/20 =
Grey’s Anatomy (13×04), 14/20 ↗
How To Get Away With Murder (3×04), 14/20 =
Notorious (1×04), 14/20 ↗
Falling Water (1×01), 14/20 =
Superstore (2×04), 18/20 ↗
The Good Place (1×06), 16/20 ↗

Bonus Eve.pngLa performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Cette semaine, je m’aventure du côté des personnages secondaires pour trouver ma performance préférée. Je n’ai pas eu besoin de réfléchir beaucoup, tant le jeu était convaincu immédiatement : Famke Janssen était un choix évident pour son guest-starring dans HTGAWM. Sans elle, j’aurais été condamné à vous parler de Cendrillon dans OUAT (outch) ou à la rigueur du guest de Monica Barbaro, dont j’ai dit tout ce que j’avais à dire déjà dans l’article sur l’épisode de Notorious.

Bref, rien de tout ça car Famke Janssen a déchiré l’écran une fois de plus. Elle n’est pas à présenter je pense : je l’ai découverte il y a seize ans déjà (BIM, je suis VIEUX) dans son incontournable rôle de Jean Grey dans la franchise X-Men. Seize ans, putain.

Actrice mondialement reconnue, je ne vais pas faire dérouler ici son CV impressionnant. Je peux mentionner bien sûr ses deux épisodes d’Ally McBeal que j’ai pu voir cette année ou ses apparitions marquantes dans la saison 2 de Nip/Tuck lors de laquelle elle jouait un rôle parfaitement important et incontournable, qui participe pour moi du culte que beaucoup vouent à la série encore aujourd’hui. Elle prouvait à l’époque qu’elle n’avait pas froid aux yeux (et ailleurs) avec le rôle d’Ava Moore.

Son rôle d’Eve dans HTGAWM le confirme à nouveau puisqu’elle y interprète (attention spoilers pour ceux qui n’ont pas vu la saison 2) le rôle de l’ex petite-amie d’Annalise, rien que ça. La relation des deux femmes a connu un retour de flamme l’an dernier en début de saison qui était surprenant par rapport au personnage d’Annalise, qui devenait ainsi bisexuelle alors que rien ne le laissait présager en début de série (où il paraissait plus évident de miser sur Bonnie pour cela). Twist simpliste comme seul cette série parvient à les faire, cela avait offert un certain dynamisme à la série qui s’essoufflait vite après deux ou trois épisodes.

Aussi, c’est un peu sans surprise qu’Ève avait disparu de la circulation en cours de route. C’est avec surprise en revanche que je l’ai vue débarquer dans cette saison 3 pour une danse endiablée avec son ex. Cette scène dégageait tant de joie de vivre et de jeunesse (putain, elle a 51 piges quand même) qu’elle méritait déjà presque d’atterrir en performance de la semaine, rien que pour ça. Bien sûr, l’actrice ne s’est pas arrêtée là et la fin de l’épisode nous a révélé qu’Annalise était partante pour un énième retour de flamme. Il était alors temps de marquer la rupture, rupture bien plus réussie que celle d’Oliver et Connor il y a deux semaines. Eve est en couple, elle ne peut se permettre d’embrasser Annalise.

Et sur le visage de Famke Janssen, c’est un cœur brisé qui se devine aisément. Ce n’est pas facile à jouer, surtout pour un couple dont on ne sait finalement pas grand-chose et qui n’a rien d’exceptionnel ou de réjouissant à première vue (j’entends par là : clairement pas un ship en ce qui me concerne). Pourtant, c’est parfaitement maîtrisé et c’est LA performance de la semaine.

(ça me donnerait presque envie de me mettre à Blacklist pour la retrouver…)

Le Coup de Cœur Musical

Chaque fois qu’une chanson me plaira dans ma semaine série, je prendrais le temps de vous la partager. Attention aux spoilers dans le paragraphe qui accompagne.

How To Get Away With Murder (3×04) Scars, IAMX

Ben oui, c’est plus fort que moi, l’OST d’HTGAWM est juste génialissime et chaque semaine, je me fais avoir comme un bleu devant. Cette fois, ce n’est pas un énorme coup de cœur, mais j’ai reconnu direct la voix d’IAMX que j’ai découvert pendant la saison 2 (ah oui, ça fait un moment que ça dure cette connerie) et forcément je suis allé chercher ça. À noter que j’aime beaucoup aussi l’extrait de « Can’t do without you » de Caribou qui était en début d’épisode, mais que la version complète de la chanson (6 minutes) était finalement assez décevante, du coup elle ne figure pas vraiment dans cet article (mais un peu quand même maintenant).

Notorious (1×04) – Rumours, Whissell

Autre show d’ABC, Notorious semble très douée pour dénicher des chansons au rythme parfait pour m’aider dans mes quinze minutes de marche. La scène n’avait rien de marquant, mais mon oreille a tout de suite approuvé cette chanson qui n’a que le défaut d’être trop courte et de ne pas avoir de vraie fin. Très sympa pour se déhancher en faisant la cuisine, en marchant, en dissertant, bref, pour se maintenir dans une dynamique vive et pour rester éveillé. C’est pas gagné ces derniers temps où je préférerais rester au lit.

01

Côté Comics

Cette semaine, j’ai enfin pris le temps d’entamer vraiment la partie comics du blog, que j’avais envie de faire depuis un bout de temps déjà ! Pas d’énorme introduction pour cette partie, tout est dans le titre, je commente simplement les séries de comics que je commence cette année, à savoir pour le moment Jessica Jones, Mosaic, Buffy et Angel. Il est possible que je fasse un bon gros articles sur les comics Agents of S.H.I.E.L.D si j’arrive à les rattraper un jour, mais ils sont tellement ancrés dans l’univers Marvel qu’il y a trop de choses à lire !

Jessica Jones #1, 14/20
Mosaic #0, 15/20
Mosaic #1, 16/20

02Les autres actus du blog

Mardi, j’ai pu publier mon article sur la troisième saison de One Tree Hill. Malheureusement, je ne vous parlerai pas de la saison 4 ce mardi, car je n’ai pas encore vu celle-ci ! Oui, je sais, j’ai intérêt à me motiver si je veux conclure à temps mon challenge…

Comme prévu, j’ai aussi publier un article de présentation sur Containment, afin de convaincre ceux qui ne l’auraient pas encore fait d’au moins tester la série !

Rien d’autre à signaler pour le moment.

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Containment : une expérience réussie

Commande de 13 épisodes de la CW, la saison 1 a été annoncée comme un tout dès le mois de juin, sans lui laisser le temps de s’installer pour autre chose. C’est donc un one-shot dans lequel s’est lancé le network et je l’ai assez vite considéré comme une expérience d’écriture. J’aurais bien aimé la voir se prolonger sur une saison 2, mais puisqu’elle est terminée, parlons-en un peu et sans spoiler ! Si vous ne l’avez pas encore vue, j’espère que cet article saura vous convaincre d’y jeter un œil 🙂

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Bon, déjà, ça raconte quoi ? Containment raconte les débuts d’une épidémie éclatant au beau milieu d’Atlanta et imposant très rapidement la mise en place d’une zone de quarantaine importante. La ville est alors divisée par un « cordon » : le centre est en quarantaine avec une maladie mortelle qui se propage rapidement et le reste du monde, en-dehors, a les yeux braqués sur eux avec l’espoir de trouver un vaccin. Évidemment cette affaire de cordon sépare la population, les couples, les familles…

C’est fait pour qui ? Contrairement aux apparences (et surtout à la chaîne, CW), la série n’est pas uniquement faite pour les adolescents, même si ça leur plaira sûrement. C’est fait pour tous les amateurs de chaos, d’ambiance apocalyptique, de virus, mais aussi de politique. Si, si. La série reproduit assez justement plusieurs atmosphères différentes qui lui offre une forme hybride, comme la grippe qui frappe ses personnages.

Et en détails ? La critique de chaque épisode est disponible par ici.

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Cette commande de treize épisodes semble être un peu une expérience pour la chaîne qui se lance ainsi dans la mini-série d’été et semble vouloir dépasser le simple cadre adolescent qui la caractérisait depuis un moment. En effet, Containment semble vouloir jouer un peu plus dans la cour des grands que ce à quoi nous a habitué la chaîne avec des séries comme Smallville. Il s’agit bien sûr d’une évolution logique après une décennie, mais il est tout de même agréable de la découvrir !

Une intrigue vue et revue ?

Oui, définitivement. Il est impossible de mentir là-dessus, le début n’a rien d’original et joue sur des peurs assez vielles, remises en avant par la grippe aviaire d’il y a quelques années. Côté série, ce n’est pas non plus une grande innovation… Je pense bien sûr à Helix, qui était certes plus du côté de la science-fiction, mais ça remonte loin ; un épisode de la saison 1 d’X-Files partait quand même de ce postulat de base, hein !

La différence avec une série aussi vieille qu’X-Files est bien sûr que la série va jouer sur des peurs contemporaines, à commencer par celle du terrorisme. Nous ne sommes toutefois devant un nouveau Quantico et le but n’est pas d’aller créer une ambiance anxiogène grâce au terrorisme, bien au contraire même. Assez vite, le complot semble plus vicieux que ce qui nous est présenté au départ et il est facile de se prendre au jeu en tant que téléspectateur.

Quant aux dramas, ils sont classiques : on a le couple qui se retrouve séparé, l’ado enceinte qui ne sait pas quoi faire, le flic au grand cœur qui est débordé par les événements, la maîtresse d’école coincée en quarantaine avec sa classe, la nana d’apparence froide et calculatrice qui doit gérer la crise… Vraiment, le pilot nous présente une galerie de personnages assez clichés avec des acteurs tous beaux et apparemment lisses.

Et pourtant, assez vite, les acteurs se dévoilent, les rôles se découvrent comme plus complexes que d’habitude, l’intrigue s’écarte des chemins habituels et des téléfilms de seconde partie d’après-midi sur M6. Vraiment. Quelques surprises se cachent tout au long de la saison, transformant une histoire que l’on pensait connaître en quelque chose d’un peu différent.

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Un divertissement efficace

 Pourtant, assez vite, la série s’avère jouer avec les attentes de ses spectateurs. Il y a d’abord une chronologie un peu éclatée : la série (et le générique) commence par une scène d’émeute qu’il faudra attendre pendant encore plusieurs épisodes. Cela nous permet de se poser pas mal de questions dès le départ sur le sort des personnages et ce qui les conduit à la situation dans laquelle nous les avons vus pour la première fois. Ce jeu de chronologie est devenu très habituel depuis LOST et a été maîtrisé à merveille par How to get away with murder, mais il n’empêche que ce premier jeu suffit à intriguer le téléspectateur.

L’efficacité vient aussi de quelques épisodes spéciaux : des huis-clos ou des émeutes, la série sait proposer des épisodes qui bouleversent la structure habituelle des quarante minutes. Bien qu’un fil rouge évident de recherche de vaccin se dégage de l’ensemble des épisodes, chaque personnage se voit confier ses propres attentes et intrigues qui avancent (ou non) dans des épisodes fermés. Containment n’est évidemment pas un procedural, mais chaque volet de cette saison se propose de résoudre un problème en 40 minutes. C’est ce qui permet d’être assez vite accrocher.

L’article reste sans spoiler, mais il me faut bien en parler un peu : la fin de la série est ouverte. Attention, il ne s’agit toutefois pas d’une ouverture insupportable, bien au contraire. Si une saison 2 serait la bienvenue pour examiner les conséquences de ce qui est du coup la fin de la série, les treize épisodes forment un tout assez cohérent et complet. Il faut considérer le voyage plutôt que la destination, ne pas s’attendre à voir tous les problèmes résolus. Le parti pris est de conclure les intrigues concernant les personnages : chacun suit un chemin et évolue. La trame de fin ne sera pas résolu après ces treize épisodes, mais tout sera satisfaisant du point de vue des personnages. La série étant de plus composée de scènes marquantes, c’est largement suffisant.

En conclusion, la CW semble s’être offert avec Containment une sorte d’expérience de ce qu’elle peut désormais proposer à ses téléspectateurs. Je l’ai déjà dit souvent de The 100, mais il semble de plus en plus évident que la chaîne souhaite s’écarter de son étiquette adolescente pour proposer des divertissements plus adultes qui ne tombent pas pour autant dans l’excès de sérieux et de nudité des productions à la mode. Un bon compromis qui permet à Containment d’être un divertissement qui ne révolutionne rien, mais qui est sacrément agréable à dévorer !

Channel Zero (S01)

Avis: “Cette fois, c’est la dernière série que j’entame cette année”, dit-il chaque jour depuis mi-septembre. Comprenez-moi, je n’avais pas entendu parler de Channel Zéro avant ces derniers jours sur Twitter. Le casting m’a immédiatement convaincu (y a la tante Petunia quand même !) et le sujet m’intrigue grandement. En plus, je n’ai plus vraiment de séries frissons à regarder dans le noir, à part peut-être la saison 6 d’American Horror Story. Il était donc dur de ne pas au moins jeter un œil à cette nouveauté de Syfy, même si je n’aime pas beaucoup cette chaîne à la gâchette « annulation » beaucoup trop facile.

Sans spoiler : c’est excellent, c’est horrifique, ça vaut le détour pour le moment ! C’est une histoire de série pour enfants sur une chaîne locale qui réapparaît en 2016 après avoir disparu pendant les années 80. Problème : elle réapparaît et un enfant disparaît. Un psychologue pour enfants, lui-même fan de l’émission petit, rentre dans sa ville d’enfance pour mener l’enquête.

Avec spoiler, c’est ci-dessous…

Note moyenne de la saison : 15/20

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01.pngÉpisode 1 – You Have To Go Inside – 18/20
I’ll hold your haaaand.

Ce pilot est une claque, il faudra maintenant voir ce que ça donnera à long terme. Comme prévu le casting est excellent et le côté horrifique parfaitement maîtrisé, mieux que dans bien des séries du genre. De manière inattendue en revanche, la série s’inscrit dans cette mode des longues scènes de silence et de la lenteur de mise en place, et ça c’est dommage. Il est encore un peu trop tôt pour juger de la qualité de la série à long terme, mais c’est pour l’instant bien fichu, avec les jump scares comme il faut. Toute la série repose sur une série pour enfants un peu creepy avec des monstres qui semblent prendre vie. À moins que tout ne se passe dans la tête du personnage principal, un docteur qui a eu un passé difficile de témoin du harcèlement de son frère. Tous deux sont ainsi martyrisés par les autres et finissent par trouver refuge chez eux. En effet, il est révélé en cours d’épisode qu’il se contentait de regarder la « neige » de la télévision avec son frère. A moins que ? De nos jours, une petite fille de son entourage regarde elle aussi cette émission… Bref, tout se joue dans l’observation et la psychose, ce qui explique ce rythme très lent, nous harcelant d’images un peu louches et creepy par moment, dont on ne parvient pas encore à comprendre le sens. Je reconnais être très intrigué pour l’instant, il est quasiment évident que j’y reviendrai la semaine prochaine pour en savoir un peu plus, malgré un cliffhanger un peu moyen. Par contre, je la regarderai beaucoup plus tard et de nuit, car c’est clairement comme ça qu’elle doit se consommer, histoire de se faire un peu peur.

02.pngÉpisode 2 – I’ll Hold Your Hand – 14/20
All your secrets will be safe in Candle Cove

J’étais cette fois dans les conditions parfaites pour regarder un épisode de série d’horreur… mais je ne suis pas du tout entré dans l’ambiance cette fois. Il faut dire que c’était long et dépourvu du sentiment creepy du pilot, ce qui est un peu décevant : pas vraiment de frissons cette semaine, surtout des présentations en bonne et due forme des personnages. Les premières scènes cherchaient bien le frisson, mais sans nous le donner en ne montrant pas les choses. Ce que j’aurais attendu la semaine dernière, donc, et qui est vraiment long pour un deuxième épisode. Il était donc surtout question de la psychologie de chacun après que la gamine pète un câble au départ puis après la découverte du corps d’Eddie en milieu d’épisode. Et inutile de dire que Maria, alias Fiona Shaw alias Tante Pétunia, déchire dans son rôle à ce sujet. Sa performance est vraiment le meilleur à tirer de cet épisode, mais malheureusement, je ne la verrais jamais autrement qu’en Pétunia, ce qui est un peu horrible à dire (elle n’a jamais été que dans quoi ? 15 scènes sur huit films ?). On apprend aussi dans cet épisode que Mike a tué et enterré son frère, ce qu’il confesse une fois le corps retrouvé. Je reste sceptique, il pourrait tout aussi bien s’agir d’un suicide avec ces monstres. Bon, j’avoue, j’ai décroché par moment et je suis un peu perdu. Le cliffhanger n’a malheureusement pas vraiment fonctionné sur moi, même si je suis un peu curieux de découvrir les liens entre le monstre faits de dents et l’amie de Maria (qui en plus avait des liens avec les petits), j’ai surtout pensé « quoi ? Déjà ? Mais il ne s’est rien passé ? ». Une grosse déception cette semaine, comme quoi, un pilot n’est pas toujours représentatif d’une série. J’espère que ça va regagner rapidement en qualité, parce qu’il serait dommage qu’avec un casting pareil, le reste ne suive pas !

03.pngÉpisode 3 – Want to see something cool? – 18/20
Mike, TV shows don’t kill people.

Les frissons sont de retour et avec eux la claque psychologique de l’émission Candle Cove et des « pouvoirs » qu’elle donne à certains enfants. La série est vraiment bien foutue, car finalement on se demande toujours si Mike ne pourrait pas simplement être complétement cinglé, auquel cas, les meurtres d’enfants seraient les siens. Le stress grimpe lors de cet épisode à plusieurs reprises… Cet enfant qui s’arrache des dents, Mike qui se prend une balle, le monstre de dents qui lui bouffe un doigt, la maîtresse d’école psychopathe, le rêve de tante Pétunia… C’est parfaitement creepy et c’est bien meilleur que la semaine dernière. Je ressors de cet épisode avec des réponses, tout un tas de questions et des frissons qui me font regretter de ne pas me l’être gardé pour Halloween. Non, franchement, rien à voir avec celui de la semaine dernière et tout en commun avec le pilot, cet épisode était génial.

04Épisode 4 – A Strange Vessel – 13/20
Everytime we get someone to Candle Cove we get stronger.

J’ai entamé l’épisode en étant curieux de voir si cette semaine serait creepy ou ennuyeuse. Malheureusement, le début de l’épisode m’a fait rapidement opter pour la seconde option et je n’en ai pas démordu en cours de route, puisqu’il s’agit surtout du traitement des conséquences de la semaine dernière. Lily, la fille de Mike, apparaît assez rapidement comme possédée par son oncle alors que de son côté la shérif intérim mène l’enquête auprès de notre professeur psychopathe préférée. Rien de transcendant, mais cela permet d’avancer dans les intrigues. La possession de Lily tombe vite à plat et est vite résolue, mais mène à la mort de Jessica par les autres enfants possédés traqués par Amy depuis deux épisodes. Dommage, je l’aimais bien moi. En tout cas, il n’y a pas à dire, malgré les lenteurs de cet épisode, le casting est brillant dans les deux temporalités de la série (et particulièrement bien choisi pour les personnages des deux temporalités). Dommage que la saison se déroule totalement en dents-de-scie.

05.pngÉpisode 5 – Guest of Honor – 15/20
The guest of honor has arrived

La théorie voulait que cet épisode soit au comble du creepy, puisque ça fait du un sur deux depuis le début, j’ai donc attendu la nuit avant de le lancer, surtout que les nouvelles du jour étaient assez horribles et prenantes comme ça. Sans en être au comble, c’était totalement weird et plus d’une fois j’ai demandé à ma télé « What the hell? » en cours de route. Amy continue son enquête dans cet épisode et accepte, un peu malgré elle, l’aide de Mike après la mort de Jessica. C’était pas bien passionnant et extrêmement lent, malgré quelques révélations sympas par la prof, des dents et des cauchemars de Mike vraiment bien fichus. L’ensemble reste assez flippant quand on pense à tous ces gamins tueurs dans la nature ou à la scène entre Lily et le monstre en dents. Le problème, c’est que tout ça ne culmine que dans les dernières minutes de l’épisode et qu’il a fallu patienter un peu trop longtemps pour en revenir aux scènes dérangeantes que j’attendais bien plus tôt dans cet épisode. Le rythme est vraiment trop inconstant dans cette série et c’est très con, parce qu’elle réussit très bien à faire venir les frissons quand elle se décide à le faire. Le cliffhanger n’est pas franchement le meilleur qui soit, ça fait un peu cliché, mais ça m’intrigue malgré tout.

06.pngÉpisode 6 – Welcome Home – 14/20
We’re supposed to be together, I’ll stay

C’est déjà la fin de saison pour Channel Zero et j’attendais de cet épisode qu’il m’apporte un maximum de réponses, d’autant que j’ai cru lire qu’il s’agissait d’une série à anthologie, une fois de plus. Et ben, je dois dire que je suis déçu. Je n’ai peut-être pas tout suivi assez attentivement, mais franchement, je suis paumé avec cette série. C’est plutôt cool comme ambiance, j’ai rarement vu aussi creepy, mais mon dieu, c’est beaucoup trop long et inutilement mystérieux. Je ne dis pas, le mystère entretenait une certaine ambiance à la base, mais ça manque trop d’explications pour être agréable à suivre. Mike retrouve son frère et parvient à faire libérer sa fille, pendant qu’Amy se promène dans les bois, en gros. Rares sont les fins de saison aussi lentes à la télévision, et ce n’est pas une bonne chose. Tante Pétunia (elle s’appelle Marla !) manque de se faire tuer, mais avec l’aide d’Amy finit par buter elle-même la maîtresse cinglée. Bien. Le frère de Mike s’échappe de l’écran et l’abandonne dans sa « chambre » et bim bam boum, nous sommes projetés quelques mois dans le futur, avant de revenir en arrière et d’apprendre que Marla a tué son fils. La conclusion de cette saison est belle et vraiment fermée, on peut dire que c’est une réussite, mais je n’aurais pas tout compris à certains détails quand même, à force de ne regarder plus que d’un œil. Tant pis.

Channel Zero.png

EN BREF – Je reviendrais probablement en saison 2, mais uniquement parce que le pilote était un vrai coup de cœur et que les six épisodes ont su proposer des moments hyper creepy qui me resteront en mémoire encore longtemps. Sérieusement, cette marionnette, ce monstre en dents ou ces enfants tueurs étaient de vraies réussites télévisuelles. L’ensemble des acteurs, et ça inclut les enfants ce qui est rare, est d’une qualité rare, mais la lenteur générale est un vrai défaut plombant l’ensemble de la série.

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