Luke Cage (S01)

Avis : Est-ce vraiment utile de présenter Luke Cage ? Dernière coproduction Netflix/Marvel, la saison 1 est apparue sur le service de streaming le 30 septembre. Bien sûr, je n’avais pas trop le temps de la commencer (et je ne l’ai toujours pas d’ailleurs), mais je m’y suis mis dès que ça m’a paru envisageable de le faire vis-à-vis de mon emploi du temps.

Saison 1 | Saison 2

Alors, je me jette dedans avec une grosse peur d’être déçu quand même. J’ai généralement du mal avec les productions Netflix dont je trouve les épisodes trop longs, trop sexuels et souvent pas assez rythmés. Bien que j’adore l’ensemble du casting, j’ai peur que ce ne soit pas bien suffisant, surtout que le personnage de Luke Cage n’est pas vraiment mon préféré. Malgré tout, j’ai envie d’y croire, surtout que je pensais pareil vis-à-vis de Jessica Jones qui fut finalement une belle découverte. Je peux en dire autant pour Daredevil saison 2 (mais ça, je peux dire merci à Elodie Young) ou à la saison 4 d’Orange Is The New Black. Bref, Netflix m’a plutôt positivement surpris cette année et j’ai tendance à ne plus écouter autant la petite voix dans ma tête qui me dit que je risque de m’ennuyer. Pour autant, j’ai prévu des choses à faire à côté de chaque épisode, j’avoue, car je connais désormais l’univers Netflix/Marvel et leur réalisation léchée qui fait perdre un peu de temps quand même.

Inutile de préciser qu’il y a des spoilers dans la suite de l’article où je donne mon avis sur chaque épisode !

Saison 1 | Saison 2

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – Moment of Truth – 14/20
Stay home. Stay black.

L’introduction de cet épisode est sacrément longue et ennuyeuse, après un générique moins exceptionnel que ce que j’imaginais*. Elle permet certes de présenter un peu la vie quotidienne du héros, mais j’ai trouvé dommage que ça traîne autant. Netflix, quoi. Le premier point positif que j’ai repéré, c’est l’excellente soundtrack. J’espère que ça va durer, mais pour l’instant ça permet d’accrocher à l’univers et de capter un peu mon attention, je suis bon public que voulez-vous. Comme prévu, c’est un plaisir de retrouver l’ensemble du casting, déjà vu dans tellement de séries auparavant. L’intrigue politico-policière me laisse pour le moment de marbre, mais je suis tout de même intrigué par l’ensemble. Je trouve intéressant de ne pas rester focalisé sur Luke et de voir un peu le point de vue des « méchants », ce qui pourtant me déplaisait totalement dans la première saison de Daredevil. Ici pourtant, c’est presque le plus intéressant. L’épisode se déroule sans parvenir à vraiment m’accrocher, mais sans que je ne décroche pour autant. Pour l’instant, c’est un entre-deux des autres séries de l’univers d’Hell’s kitchen (je sais, on est à Harlem, mais bon), dont je demande à voir le potentiel à long terme maintenant que les 50 premières minutes nous ont mené à voir en contexte la bande-annonce. Luke apparaît comme un justicier en fin d’épisode, donnant enfin une perspective à la série. Je me doute néanmoins que le côté procedural va vite s’effacer pour privilégier la trame de fond, à l’exception d’un ou deux épisodes plus moyens en cours de saison. La structure Netflix habituelle, donc, avec une réalisation toujours aussi impeccable.

* concernant ce générique, j’ai évidemment changé d’avis en cours de route et suis maintenant à fond quand je l’entends.

02.pngÉpisode 2 – Code of the Streets – 15/20
Pop’s dead. A casualty of war. You know, shit happens.

Je ne suis pas bien fan de la structure qui propose la dernière scène au début d’un épisode, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire dans d’autres articles. Pas d’exception cette fois, je ne vois vraiment pas l’intérêt. Quoiqu’il en soit, cet épisode développe un peu plus le personnage de la flic (Misty), la seule actrice que je ne me souviens pas avoir déjà vu ailleurs. C’est une excellente chose que son personnage soit développé, car elle est très intéressante d’un point de vue narratif, avec une construction plutôt réussie de mon point de vue. J’ai du mal à en dire autant de Luke qui n’est qu’une boule de nerfs contenus sur le point d’exploser un peu en permanence. Pour un héros titre, c’est dommage, car pour le moment, c’est surtout l’un des personnages les moins intéressants de la série : je le trouvais même plus intéressant lors de ces passages dans Jessica Jones. J’ai aussi décroché sur le flashback concernant Pop, une intrigue qui ne m’a pas trop intéressée, je reconnais, avant qu’elle ne soit liée à celle de Misty. Le début d’épisode est donc un peu moins bon, surtout parce que l’action met trop longtemps à arriver. Évidemment, après la fusillade, c’est tout de suite mieux : l’origin story est désormais très claire. Niveau réalisation, les plans sont excellents, avec de nombreux travellings assez prenants : autant l’écriture est parfois un peu faible, autant la réalisation scotche à l’écran. Bref, la fin de ce second épisode est déjà bien plus prenante que ce que la série a proposé auparavant, ça fait plaisir.

03.pngÉpisode 3 – Who’s Gonna Take the Weight – 12/20
I ain’t see shit – catchphrase of the day.

Bon, la meilleure scène de l’épisode (et de la série) était une scène que j’avais déjà vu en tant que bande-annonce sur Twitter. Je savais bien que je n’aurais pas dû m’auto-spoiler comme ça, parce que du coup, ça a beau être une scène de baston brillante, ça m’a pas fasciné pareil de la voir en contexte. En plus, la structure était à nouveau en flashback et l’enquête menée par Misty ne m’a pas passionnée outre mesure, puisqu’il s’agit pour elle de découvrir que Luke Cage est derrière la vendetta héroïque en cours. À certains égards, ça m’a rappelé la saison 1 de Person of Interest que je ne porte pas dans mon cœur. C’était long pour pas grand-chose je trouve… Heureusement la soundtrack s’est avérée une nouvelle fois particulière géniale et bien trouvée, ça aide à s’y retrouver au milieu de toute cette violence souvent gratuite. Du coup, j’ai de nouveau décroché par moments, ce qui m’a permis d’être un peu surpris par la trahison du partenaire de Misty, de mèche avec Cottonmouth/Cornell Stroke. C’était pourtant a priori très prévisible. Quant au cliffhanger, il a eu le mérite de me laisser sur les fesses, mais ça sent bon le réchauffé de Jessica Jones où le bar de cher Luke avait lui aussi le droit d’exploser avec Luke dedans. Franchement, ils auraient pu varier un peu.

04.pngÉpisode 4 – Step in the Arena – 14/20
No one can cage a man if he truly wants to be free

Un épisode flashback était-il vraiment utile ? Quelqu’un pour m’expliquer pourquoi il est inconscient alors que dans Jessica Jones, il n’avait aucun problème à sortir du bar après l’explosion (certes moins violente) ? Bon, il a fallu s’y faire néanmoins et supporter les allers-retours chronologiques entre les deux périodes, d’un côté avec le temps de Luke en prison à draguer la psy de groupe et de l’autre avec l’enquête sur l’explosion, qui avance assez vite. Il était finalement plutôt sympa de découvrir la vraie origin story de Luke Cage de son nom à l’explication de sa super-force, donc on va dire que l’utilité existe. J’aurais préféré qu’on commence la série avec la partie flashback de cet épisode, car ça aurait moins donné l’effet de pause dans l’intrigue générale. Cette pause possède malgré tout ses qualités propres qui lui permettent d’obtenir une meilleure note, malgré quelques défauts et une scène qui ressemblait un poil trop à la manière dont Wolverine a obtenu ses propres « pouvoirs ».

05.pngÉpisode 5 – Just to Get a Rep – 13/20
You want to go to war, I’ll take you to war

Yes, une intro très réussie pour cet épisode qui fait réapparaître Claire Temple de manière badass dans l’univers connecté des séries Marvel/Netflix. Je suis bien heureux que celle-ci soit présente si tôt dans la série et j’espère qu’elle est là pour un bon moment, même si son intro manque un peu de clarté. Il est cool de la voir trouver sa voie, ou du moins la comprendre. Luke Cage confronte un peu Stoke, mais ça s’avère drôlement faiblard par rapport à mes attentes. J’imagine que c’est encore trop tôt dans la saison pour un conflit vraiment épique. L’introduction des balles Judas semble néanmoins un bon moyen de réintroduire du suspens dans cette saison faiblarde du point de vue du fil rouge. Pour l’instant, en effet, la saison comporte des épisodes qui se suivent, mais ils sont encore un peu trop discontinus pour être pleinement prenants. Pourtant, cette fois, l’enterrement de Pop était l’apogée de l’épisode (un chouilla surjoué pour moi), ce qui est évidemment un lien assez clair entre les épisodes. Je ne sais pas, il manque quelque chose quand même.

06.pngÉpisode 6 – Suckas Need Bodyguards – 16/20
You find a weakness and you squeeze.

Que j’aime ces clins d’œil d’une série à l’autre, que j’aime retrouver la voix de Trish en début d’épisode ! En plus, ça me déculpabilise de tous les liens que je fais entre chaque série à chaque fois que je regarde. Autrement, cet épisode accentue encore un peu plus la méchanceté de ses méchants. Scarfe se fait ainsi tirer dessus par Cornell alors que Claire retrouve un Luke qui ne se souvient pas d’elle. Cette scène de retrouvailles est absolument géniale et relance enfin un peu les choses, d’autant que Claire trouve tout de suite son utilité auprès de Luke. De son côté, Misty est forcée de chercher son ancien partenaire mystérieusement disparu, et pour cause puisqu’il se vide de son sang chez le barbier. Autrement dit, les choses se recoupent enfin dans cet épisode et c’est agréable à suivre, d’autant que ça se prolonge avec fusillades, course-poursuites, interview destructrice de Mariah en direct et arrestations impromptues. Très clairement, la mise en place aura été assez longue, mais ça valait le coup : l’épisode se termine ainsi sur le décès de Scarfe juste après la découverte par Misty des pouvoirs de Luke et sur l’arrestation de Cornell Stoke. Il suffit donc d’une demi-saison pour boucler cette première intrigue et réunir Luke et Claire dans un duo qui promet de grandes choses pour la suite. Ce n’est pas un cliffhanger à proprement parler, ça change pour un épisode 6 d’une saison Netflix et c’est bien joué de la part des scénaristes !

07.pngÉpisode 7 – Manifest – 16/20
Look what Luke Cage did to your cousin

Aussitôt arrêté, aussitôt libéré, Cornell Stoke possède désormais une arme redoutable pour lutter contre Luke. L’épisode laisse de côté le développement de Luke pour se concentrer un peu plus sur Mariah et Cornell, autant dans leur présent que passé. Bon, je vois l’intérêt en terme de construction narrative, mais ça ressemble surtout à une nouvelle pause dans l’intrigue générale qui retarde inévitablement ce que l’on attend. C’est marrant, à la semaine, ça me dérangerait probablement moins, mais à tout voir d’un coup, ces épisodes sont un peu chiants. Évidemment, tout cet ennui culmine par le premier meurtre de Stroke en flashback et le meurtre de Stroke par Mariah dans le présent (yep, jeu de mots de fou, je sais). Je reconnais que je ne m’attendais pas à la mort de ce personnage emblématique si tôt dans la série, ils m’ont eu. Du côté de Luke, c’est la crise de foi et de confiance en soi, assez classique. Heureusement, Claire est là pour le remotiver et Misty pour flirter/enquêter. En bref, on a affaire à un épisode très lent qui se termine de manière explosive et un cliffhanger de fou où Luke s’écroule, en sang. Finalement, mon cliffhanger de mi-saison était là !

08.pngÉpisode 8 – Blowin’ Up The Spot – 18/20
Nigga, I am your brother.

Une simple balle Judas n’est apparemment pas assez pour Luke, il faut en plus que Wallace, le nouveau méchant venu du passé, s’attaque à son ambulance. C’est tout bonnement brillant et je me suis même inquiété pour Claire, j’avoue. Il faut donc l’opérer, mais ce n’est pas si simple d’opérer un incassable. De son côté, Misty mène l’enquête sur la mort de Stroke, ne croyant pas une seconde à la culpabilité de Luke, et Mariah est une garce manipulatrice très forte qui réussit elle à le faire accuser. Cet épisode mérite enfin toute mon attention de sériephile, avec un rythme très bon et des rebondissements bien fichus. Voir Luke affaibli rend tout de suite beaucoup plus intéressant la série, je me rends compte que le manque d’attachement envers le personnage vient aussi de son invincibilité. Il était très intéressant de voir Luke en fâcheuse posture donc, mais aussi Claire le défendre bec et ongles ou Misty s’énerver face à son impuissance dans l’enquête. Excellent épisode avec excellent cliffhanger, tout cela m’a rappelé les meilleurs moments de Jessica Jones.

09Épisode 9 – DWYCK – 14/20
What’s up Doc? I always wanted to say that.

Cette fois, je peux dire que Luke Cage m’a rendu accro, j’ai enchaîné sans hésiter sur un nouvel épisode qui dure un peu plus d’une heure. C’est trop long Netflix, faut pas faire ça. D’un côté, je trouve appréciable de me dire que les scénaristes n’ont pas à s’inquiéter de la longueur exacte des épisodes et des scènes à couper, de l’autre, je suis tellement formaté aux épisodes de 42 minutes que dès qu’une série fait plus, je trouve le temps long à un moment ou un autre. Toujours, et ça depuis Fringe/Dollhouse qui étaient les premières à tenter le truc sur les chaînes de grands networks. Tout ça n’a rien à voir avec l’épisode cela dit, mais pour être honnête, la pression retombe, le suspens aussi? et avec eux, l’action. C’est donc un épisode bien moins passionnant qui nous montre Luke se faire tuer à petit feu par la balle Judas et découvrir qu’il a un ADN trop cool qui lui a permis de devenir super fort. OK. Les méchants d’Harlem, eux, sont tous réunis pour un petit meeting qui vire au massacre général et Luke se fait soigner par son savant fou préféré qui le laisse aller jusqu’à l’arrêt cardiaque. C’est beau de faire confiance aux mauvaises personnes !

10.pngÉpisode 10 – Take it Personal – 15/20
Who needs trust when you have power?

Sans grande surprise, Claire passe les cinq premières minutes de l’épisode à sauver la vie de Luke comme si c’était un truc super simple qu’elle faisait chaque jour. Pourquoi pas. L’épisode s’intéresse une fois de plus à un côté beaucoup plus politique : Wallace décide de s’en prendre à la réputation de Luke en commettant un meurtre policier au beau milieu de la rue. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que la police s’énerve, ce qui nous fait tomber l’air de rien dans le débat du #BlackLivesMatter. Il était difficile de passer à côté avec une série pareille et un casting comprenant une minorité de blancs, ce qui est encore bien trop rare, d’autant plus que Mariah a le rôle politique parfait pour en venir à aborder ce sujet-là. Misty a donc les mains bien pleines et pendant ce temps, Luke découvre que sa jolie psy était en fait au courant des expérimentations qu’il subissait, ce qui lui permet du coup de se rapprocher de Claire. La tension entre eux est sympa. Le cliffhanger l’est tout autant, même si ça part trop vite en fusillade générale alors qu’on assistait à un meeting politique soit disant bon chic bon genre. Les conséquences politiques sur la carrière de Mariah vont être assez cool, je pense.

11.pngÉpisode 11 – Now You’re Mine – 17/20
Your family is jacked up!

Quelqu’un m’explique pourquoi il s’acharne à tirer sur Luke ? Non ? Bon, OK. L’épisode reprend là où le précédent nous avait laissé, avec Luke protégeant Misty comme il peut. Côté flic, ça ressemble fortement à une prise d’otage et c’est intéressant de voir comment les médias couvrent l’affaire, ce qui heureusement ne prend pas trop de place dans l’épisode. La tension est bonne dans ces cinquante minutes qui continue de refermer le piège autour de Luke qui apparaît forcément de plus en plus comme un fugitif. L’épisode divise Luke et Claire, ce qui est une bonne chose car cela permet à cette dernière de se lancer dans un plan de sauvetage de son héros (et accessoirement de Misty). Mariah, quant à elle, disparaît bien vite de tout ce merdier, ce qui est probablement la chose la plus crédible à faire avec son personnage. L’épisode est franchement intéressant à suivre, car les différentes intrigues et dynamiques se mêlent les unes aux autres. Bref, cinquante minutes que l’on ne voit pas passer, c’est appréciable, surtout quand elles filent le sentiment d’une fin de saison alors qu’il reste encore deux épisodes.

12.pngÉpisode 12 – Soliloquy of Chaos – 15/20
My trigger finger is just fine

Je m’attendais à un début très différent qui prendrait un peu de distance chronologique avec les événements des épisodes précédents, mais même pas. Luke s’enfuit sans trop de suspens et poursuit l’épisode en cavale. Il est assez clair qu’il reste à l’innocenter pour les épisodes suivantes. Bon, c’est malheureusement assez long à mettre en place, même si on sent bien qu’il s’agit d’une transition vers l’épisode final. Le vrai intérêt de l’épisode n’est pas vraiment la cavale de Luke, ni dans l’aide improbable qu’il reçoit de la population, mais bien dans le personnage de Shades qui est arrêté après que Claire et Misty ont montré ce qu’elles avaient dans le ventre à l’épisode précédent. Shades manipule donc tout le monde et retrouve assez vite des lunettes de soleil. C’est la seconde fois en peu d’épisodes qu’on nous fait le coup du méchant arrêté et libéré, je lui souhaite un meilleur sort. Le développement de Mariah est plutôt appréciable aussi, justement parce qu’elle est elle-même appréciable autant qu’elle est détestable. Les différentes intrigues finissent par se percuter dans la boutique de Pop et entament dans les dernières minutes l’intrigue de l’épisode final.

13.pngÉpisode 13 – You Know My Steez – 16/20
I was innocent before, I’m innocent now. I’ve got work to do!

Je sais bien que je suis un fan de la première heure de LOST, mais j’en ai vraiment marre des flashbacks à tout va dans les séries, et particulièrement dans cet épisode final qui commence par une scène dont je peine à voir vraiment l’utilité. La suite est un joli combat à main nu entre les deux frères qui s’étend sur un sacré paquet de temps, avec une foule pour les acclamer. Drôle de match de boxe entre les deux frères qui, en plus, se fait en parallèle d’un flashback. Métaphore lourde et tellement pas utile pour faire passer le message de la série : j’ai trouvé cette scène conclusive trop pleine de clichés, c’est un peu dommage. Il est ensuite temps de régler tous les problèmes concernant l’innocence que Luke doit récupérer. C’est sûr qu’il s’est fait moins discret que notre petit Daredevil, ce n’est donc pas bien étonnant. Il se laisse même aller à son petit discours moralisateur sur Harlem, ce qui est clairement un écho aux pages des comics et au début de la série. Le meilleur de cet épisode vient définitivement de Mariah, avec une performance d’actrice absolument brillante. Je trouve bien cool la manière dont tout se règle : Mariah et Shades gagnent clairement ce combat de manière totalement abjecte alors que Luke est rattrapé par son passé. Le montage final est une vraie réussite qui contraste un peu ce début d’épisode trop caricatural pour moi.

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EN BREF – Une écriture inégale largement compensée par un casting impeccable, une réalisation réfléchie et une soundtrack de qualité, le dernier poulain des écuries Netflix/Marvel ne révolutionne pas le genre, mais confirme la qualité globale des séries de l’univers lancé par Daredevil. La construction se fait toujours à coups de flashbacks et d’épisodes visant à combler un peu une saison qui ne respecterait autrement pas sa commande de 13 épisodes, mais c’est un fait qui ne m’énerve même plus outre mesure, car je le sais en arrivant (évidemment, ça m’irrite quand même, je ne suis pas patient). Dès le deuxième épisode, je m’étais fait une idée assez précise de cette première saison qui recopie à la lettre le schéma de Daredevil et Jessica Jones. Au moins, désormais, on sait à quoi s’attendre quand on plonge dans l’univers de ces shows, même si en l’occurrence, ça s’est en plus amélioré peu à peu, avec de très bons épisodes en cours de route. Ces deux derniers points aident assez vite à surmonter les défauts pour se concentrer avant tout sur les qualités de construction qui n’apparaissent qu’à long terme. L’ambiance est la même dans les grandes lignes entre chaque saison et ça donne donc l’impression d’avoir 39 épisodes d’une même série. Si on ajoute à cette trilogie les 13 épisodes à venir d’Iron Fist, on obtient de quoi faire un épisode par semaine toute l’année, et c’en est presque dommage que Netflix ne choisisse pas ce mode de diffusion ! En tout cas, je serais présent pour Iron Fist, Defenders, Punisher ou une saison 2 de Luke Cage, l’ensemble des univers se recoupant juste assez pour que ce soit marrant  de constater leur propre autonomie. Et puis, grosso modo, la qualité y est quand même.

Saison 1 | Saison 2

Conviction (S01)

Spoilers

Cet article résume tout ce que j’ai écrit sur la première saison de Conviction. Vous y trouverez un avis rédigé avant le début de la série, puis la critique « à chaud » de chaque épisode (écrite juste après la diffusion) ainsi qu’un bilan de saison en fin d’article. Bonne lecture !

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Avis : Hayley Atwell est de retour, partageant l’affiche avec Emily Kinney ET Shawn Ashmore. Un seul de ces trois acteurs suffirait à me faire commencer une série, je n’ai donc absolument pas cherché plus loin et je me suis jeté dessus. De manière hyper originale, c’est en plus une série ABC, alors c’est un peu comme si elle me criait de la regarder.

La série se concentre sur une équipe chargée d’innocenter des criminels déjà en prison car considérés coupables de crimes qu’ils n’ont peut-être pas commis. Je doute que beaucoup d’originalité se cache là-dedans, mais face à un tel casting, je ne résiste pas à l’envie de me faire une idée un peu plus approfondie. Voilà, c’est tout ce que je peux en dire avant de commencer, du coup, je vais pas m’attarder plus que ça en blabla introductif (c’est marrant comment la conclusion de mes intros d’article est toujours la même).

Note moyenne de la saison : 14/20

 01.pngÉpisode 1 – Pilot – 15/20
Taking this job, working this pointless cases with you people, THAT’s my prison.

La série nous plonge tout de suite dans un épisode qui considère limite que les présentations sont faites : la première scène nous introduit le personnage d’Hayley Atwell, la seconde, le reste de l’équipe. Ce rythme un peu trop vif n’est pas sans me rappeler le pilot de Scandal où tout allait tellement vite que je n’avais pas le temps de digérer les infos. Espérons que la série aura une vie aussi longue, mais plus palpitante. L’avantage, c’est que de cette manière, on avance vite du point de vue de l’introduction de chacun et de la dynamique que propose la série. Il ne s’agit pas tant d’en savoir plus sur chacun des personnages : on en découvre plus sur Hayes surtout, le reste de l’épisode s’applique à montrer le fonctionnement de l’équipe et la résolution du cas de la semaine. C’est malgré tout un drama qui se planque sous des allures de procedural, un grand classique d’ABC, puisqu’il y a des affaires familiales ou sentimentales derrière les agissements de chacun des personnages, qu’il faudra creuser à l’avenir. Pour l’instant, il s’agit surtout de prouver l’innocence de personnages déjà reconnus coupables et ça risque de vite tourner en rond, mais au moins il y a des passages en périphérie de l’enquête assez intéressants. On trouve de bons plans et chaque personnage a malgré tout son moment de gloire, son intrigue secondaire qui sera développé en cours de route et qui est mise en évidence dans le montage final. C’est pour le moment un petit 15/20, car la série m’a surtout capté grâce à son casting, pas grâce à son écriture qui est assez banale. Il faudra voir comment ça évolue, le côté politique peut prendre le dessus et devenir sacrément passionnant. Je suis déjà plutôt content que ça ne tourne pas autour d’un couple-phare qui viendra pourrir tout le reste, comme c’est souvent le cas avec ABC (Grey’s, Scandal, Quantico, The Catch… et même Notorious, toutes sont tombées dans ce schéma à un moment ou un autre).

02.pngÉpisode 2 – Bridge and Tunnel Vision – 14/20
Mom, what a surprise! Note the absence of the word « nice ».

Cet épisode confirme tout ce que je pensais de la série au premier abord : elle n’est intéressante que pour son casting et le développement secondaire de chaque personnage car elle ne va pas encore assez loin pour le reste. Les cas à la semaine ne sont pas franchement passionnants et servent surtout d’excuse à l’existence et aux interactions de chacun. Tout n’est pas à jeter non plus dans la construction de la série, j’aime beaucoup les reconstitutions des crimes et la manière d’enquêter a posteriori de l’équipe, ça donne une perspective intéressante, bien qu’elle ne soit pas des plus inédites. La course contre la montre ne fonctionne pas trop pour l’instant, mais sera plus intéressante quand ils rateront vraiment un cas (ou tomberont sur un cas qui ne méritait pas de révision), histoire d’ajouter une vraie réflexion de fond sur la justice américaine, qui manque encore. C’est trop gentillet et banal, tout le problème est là. On attend plus d’action, de suspens, de rythme, de questionnement moral en 2016. Ce dernier point est trop vite évacué et pas assez mis en valeur pour le moment. Quoiqu’il en soit, la toute fin est super sympa et très feel good… Et puis, le casting, encore, toujours, me confirme que je veux revenir à chaque scène. C’est déjà ça.

03Épisode 3 – Dropping Bombs – 14/20
You can’t, this is a good job, one which’s not easy with you record to get, don’t throw it away just because… because your boss is being a bitch.

Rien de bien nouveau cette semaine, je m’accroche car je suis totalement fan de l’ensemble du casting (et de la garde-robe époustouflante d’Hayley Atwell, aussi, il faut bien le reconnaître). Cette semaine, l’intérêt de la reconstitution ne me saute pas aux yeux (malgré l’explosion, oui, c’est un très mauvais jeu de mots qui ne fonctionne pas) comparé aux deux premiers épisodes. Les scènes avec les proches des victimes paraissent toujours bien peu utiles (et en plus très clichées) et je me demande vraiment ce que font les figurants à l’arrière-plan dans les bureaux. Le côté politique prend comme je m’y attendais un tournant plus important, avec des ordres venant d’en haut et entravant un peu les choix de l’équipe (suis-je vraiment censé les shipper??). Niveau dynamique d’équipe, l’équilibre est clairement trouvé cette semaine, chacun ayant son rôle à jouer. On n’est donc pas surpris de voir Franklin au bord d’être viré ou rester grâce au soutien de Tess. Côté moral, les scénaristes jouent sur une corde sensible avec un terroriste en prison pour un crime qu’il n’a pas commis, car il en préparait un autre, et un gentil qui pousse un méchant au crime… Évolution intéressante. Le cliffhanger promet une suite un peu plus mouvementée et peut-être que cela permettra de bousculer un peu une routine déjà en train de s’installer…

04.pngÉpisode 4 – Mother’s Little Burden – 14/20
I may be a hot mess but I’m a hot mess with privilege

Le cas de la semaine est assez dur et suit une mère accusée du meurtre de son fils de 12 ans, autiste qui la battait. C’est une situation qui existe et dont on ne parle que rarement, l’épisode me convainquait déjà plutôt bien dès l’exposition, surtout qu’elle suivait une introduction réussie. Le cas était assez prévisible dès le départ, mais sympathique à suivre sans être révolutionnaire, donc. Il était bien mené et offrait une conclusion intéressante. Cet épisode revient inévitablement sur ce qui a catapulté Hayes à la tête du CIU, offrant une intrigue politique de fond qui continue à se dérouler sans être tout à fait d’un intérêt majeur. Hayes devient une vraie héroïne en faisant surgir la vérité sur les privilégiés américains, mais perd du même coup la relation parfaite qu’elle avait avec son frère. Finalement, la révélation de la semaine dernière n’a donc qu’un impact mineur et a pour principale conséquence de reléguer malheureusement les personnages secondaires au dernier plan (au point qu’on ne voit presque pas Ashmore cette semaine). Il est inévitable d’avoir des épisodes de ce type, mais c’est peut-être un peu tôt, d’autant que si la série a installé une routine confortable (les reconstitutions, la course contre la montre…), elle n’a pas encore réussi à s’imposer dans les audiences. Je ne suis pas sûr que cet épisode 4 l’aide beaucoup, car les motivations de chacun ne sont pas des plus claires. On est loin de ce que propose habituellement ABC, avec un côté cop show trop prononcé et des dramas pas assez mis en avant… Personnellement, ça me va car le casting est parfait,  mais je ne suis pas dupe et doute que ça puisse marcher bien longtemps aux USA.

05.pngÉpisode 5 – The 1% Solution – 13/20
Well, that doesn’t look too guilty, does it?

Hayes doit faire face aux conséquences personnelles de son interview désastreuse et choisit donc un cas de la semaine pouvant continuer d’aider à redorer son image. Difficile de ne pas compatir pour elle alors qu’elle s’est mise tout le monde à dos, à commencer par son frère… Même si elle savait parfaitement ce qu’elle risquait avec cette nouvelle frasque. Le cas de la semaine n’est franchement pas passionnant et une fois de plus, j’ai trouvé la révélation assez prévisible : je n’avais certes pas pensé au meurtre à deux, mais le couple était assez évident dès le départ, tant ils en ont fait autour de Frankie. D’ailleurs, ce sont les affaires personnelles d’Hayes et Frankie qui sauvent cet épisode, une fois de plus. Bien que rien n’avance dans cet épisode, on commence à mieux les cerner l’un et l’autre et c’est agréable. Je suis un peu mauvaise langue quand même, car on apprend de Tess que le copain de Frankie est coupable et Hayes se réconcilie avec son frère en fin d’épisode. Il y a de plus certaines graines qui sont plantées dans cet épisode (notamment la bisexualité d’Hayes, déjà sous-entendue dans le pilot) qui ouvrent de nouvelles perspectives pour la suite, si suite il y a. Les audiences ne décollent toujours pas et j’essaye de ne pas trop m’attacher à la série, même si j’adore le casting. C’est bien le seul vrai point positif de la série et sans ça, je n’aurais pas continué je pense, il faut bien reconnaître que la série patine et n’apporte pas grand-chose de nouveau.

06.pngÉpisode 6 – #StayWoke – 16/20
Sensing a theme here

Cet épisode surfe sur un thème malheureusement à la mode aux USA : le racisme de la justice. On le retrouve tout autant en France, mais le mouvement est moins mis en avant de ce côté de l’Atlantique. Cet épisode cherche donc à prouver l’innocence d’une femme noire accusée d’avoir tué une policière au cours d’une manifestation. Il y a dans cet épisode des airs de Scandal et d’Orange is the new black, mais ce n’est pas si déplaisant et le thème est définitivement quelque chose qui a besoin d’être traité encore et encore si l’on veut une évolution des mentalités. Pour la première fois je crois, la résolution de cet épisode m’a vraiment surpris. Comme beaucoup j’imagine, je pensais que le meurtrier était le mari de la victime et il n’en était finalement rien, ce qui est clairement bien joué. Du côté, des intrigues personnelles, Hayes retrouve son ex (clairement une Olivia Pope) et flirte avec, mais l’alchimie n’est pas franchement là. Du coup, j’ai eu un peu de mal à être touché par ce qui est je suppose un cliffhanger. On verra par la suite, mais franchement, ça ne cassait pas trois pattes à un canard. En revanche, le passé de Maxine est légèrement développé et c’est beaucoup plus intéressant : elle a donc été flic, s’est fait tirer dessus et est devenue accro aux anti-douleurs. Ce long focus permet de la caractériser, avec en plus une culpabilité d’être bien placée quand des noirs se font tuer par les flics qui sont ses collègues. Le personnage n’a jamais été aussi intéressant, il était temps (mais il est trop tard car l’annulation de la série est quasi-certaine). Elle se fait malgré tout voler la vedette en ce qui me concerne, par Tess, dont on apprend enfin le passé après six épisodes à tourner autour sans savoir ce qu’il en était. Sa tante s’est fait tuer, elle a accusé le mauvais type et s’en veut, et c’est lui qu’elle va voir quand elle achète son café. C’est d’autant plus intéressant que lui semble flirter avec elle plus qu’autre chose. J’espère qu’on aura le temps d’en voir plus de leur relation et dynamique avant la fin de la série et je garde déjà un très bon souvenir de cet épisode, qui abordait des thématiques difficiles assez justement.

07.pngÉpisode 7 – A Simple Man – 14/20
Ladies and gentlemen, this is what we called unnecessary exposition

Vous savez ce qu’il manque à la série ? Un vrai générique à la NCIS après la première scène. Cette semaine voit une intrigue plutôt classique largement améliorée par la présence d’une caméra et d’un journaliste réalisant son propre Making a murderer, en gros. C’est une amélioration, car Hayes fait tout ce qu’elle peut pour les empêcher de filmer alors que les autres (Beth surtout) font tout pour bien passer à l’image. Des petits gestes révèlent les travers narcissiques (ou non) des personnages et c’est un développement hyper intéressant. D’un coup, d’un seul, une tonne d’humour est ajoutée aux habitudes du CIU et la série verse plus qu’habituellement dans la comédie, alors même que ça commençait par Maxine aux addict anonymes. Pour le reste, on continue sur la routine habituelle de la série, rien de transcendant dans cet épisode, même si les relations entre chacun sont perturbés par les caméras, notamment celle de Maxine et Sam. L’écriture est un peu brouillon malgré tout, car il y a trop peu de sous-intrigues développées, surtout après l’épisode de la semaine dernière. J’aurais aimé en voir plus concernant Tess et ne pas la voir se confesser à la caméra, de même que j’aurais préféré ne pas voir Maxine prendre une pilule, surtout que les conséquences de ces deux actions sont totalement mises de côté et ignorées par la suite. La résolution du crime cette semaine est plutôt bien construite, en s’appuyant sur un détail du quotidien des personnages. Bref, je le répète, j’ai trouvé tout ça un peu brouillon au premier abord, mais finalement toutes les pièces du puzzle servent à quelque chose. Je ressors de l’épisode avec un goût de trop peu, j’aurais préféré une fin différente, se reconcentrant un peu plus sur l’ensemble des personnages ou sur le documentaire. J’imagine qu’il faut attendre le prochain épisode désormais, mais la série reste assez constante sans surprendre ni décevoir.

Capture d'écran 2016-11-29 15.20.14.pngÉpisode 8 – Bad Deals – 14/20
We’re all bad guys in someone history

Une nouvelle fois l’intrigue de la semaine vient taper le passé d’un membre de l’équipe, mais cette fois on change un peu de focus pour un autre personnage, Sam, qui après huit épisodes est encore un parfait inconnu. C’est clairement le point faible de la série, ce personnage toujours sûr de lui et le voir en position de faiblesse est une excellente chose. L’intrigue en elle-même est vraiment réussie, comme d’habitude : c’est un procedural tout ce qu’il y a de plus classique, avec les suspects usuels dans une histoire d’enlèvement et une révélation du coupable qui a toujours du mal à me surprendre. J’ai dû déjà trop  bouffer de séries de ce genre, je ne sais pas, mais franchement, c’est chiant de deviner à l’avance à chaque fois le coupable. Au-delà de ça, les personnages et l’équipe sont sympas, et j’adore ce casting, ce qui m’aide à passer outre pour une fois. L’épisode était donc toujours au même niveau et il est vraiment dommage de voir toutes les intrigues secondaires (Maxine, Tess, le témoignage d’Hayes…) prendre leur temps alors que l’annulation est maintenant évidente, vu que Quantico récupère la case horaire de la série à la rentrée. C’est personnellement ma première grosse déception de la saison, secondée de près par Notorious, également sur ABC.

08Épisode 9 – A Different Kind of Death – 14/20
I didn’t know you were into scrapbooking

L’introduction montre à peu près la manière dont j’imagine mon futur avant de nous montrer un nouveau cas de la semaine où Hayes se fait court-circuiter par son boss favoris et où le débat choisi par les scénaristes est celui de la nécessité (ou non) de la peine de mort. Étant contre, je trouve intéressant de voir le débat une fois de plus mis en avant à la télévision, mais sans surprise, la série ne révolutionne pas la question ou le thème. C’est un épisode toujours classique que propose Conviction cette semaine, avec un casting toujours parfait (coucou Art d’Orphan Black). Les intrigues secondaires sont bien trop négligées cette semaine, à l’exception de Maxine qui est enfin confrontée par quelqu’un d’autre à son addiction. Sans grande surprise, la mère d’Hayes remporte les élections et le cas de la semaine est perdu à quelques minutes près. C’était d’autant plus attendu qu’il était temps que l’équipe soit confrontée à un vrai échec. Le point de vue des scénaristes (contre la peine de mort) passent aussi beaucoup mieux de cette manière. Bref, un bon épisode qui reste au niveau de ce que la série a toujours proposé. Voilà et maintenant la série entre dans son hiatus d’hiver, sur une fin qui n’est pas franchement un cliffhanger. Rendez-vous est tout de même pris en janvier, pour un nouveau jour de diffusion (la série inversant son horaire avec celui de Quantico). Ah oui quand même, ça sent pas bon pour un renouvellement, mais je me suis peut-être avancé un peu trop en parlant d’annulation la semaine dernière. On verra, mais la série est en danger certain.

conviction-2016-s01e10-vo-720p_0000187898Épisode 10 – Not Okay – 16/20
Brave women

Le retour de Conviction me fait de la peine à voir : je me rends compte que je suis l’air de rien attaché aux personnages et que la routine du compte à rebours en quatre jours fonctionnent. Certes, tout reste hyper prévisible, mais c’est un procedural assez agréable avec juste ce qu’il faut de drama. Je continue de leur reprocher leur flou artistique des débuts avec des personnages pas assez développés/intéressants et surtout trop caricaturaux. Dans celui-ci néanmoins, on avance enfin dans l’intrigue Tess et je continue de craindre que cela ne soit pas résolu pour la fin de saison (qui sera probablement la fin de série). ABC fait en tout cas une sorte de donner une chance à la série avec une nouvelle case horaire et un « Previously on » qui reprend toute la base de la série. Bon, on verra bien. Côté intrigue cette semaine, on tombe dans l’intrigue (malheureusement) clichée du meurtre vengeant un viol. C’est magistralement écrit pour faire réfléchir à la question et je n’en regrette que la conclusion qui voit les quatre victimes être les meilleures amies du monde. Donc se faire violer permet de se trouver des besties dans les autres victimes du même prédateur ? Mouais. C’est une fausse note un peu dommage dans un épisode construit autrement pour faire avancer les mentalités et critiquer un système judiciaire qui ne fonctionne pas toujours, comme on l’avait vu avec l’épisode 9. Dommage d’avoir attendu si longtemps pour faire cela : la série a trop tardé à se mettre en place. C’est bête, car elle fonctionne autrement impeccablement et que ce nouveau rôle de critique de la société leur va comme un gant. Je n’ai pas envie d’accrocher trop d’espoirs, mais il y a définitivement de quoi en faire une saison 2 et je suis toujours amoureux de l’ensemble du casting…

11.pngÉpisode 11 – Black Orchid – 15/20
Note to self to not stay alone late in the office with Blondie.

Cette semaine s’intéresse à un tueur en série, un truc que Conviction n’avait pas encore fait et qui aurait pu lui servir de fil rouge pour la saison (car c’est clairement une des choses qui manque, mais je voudrais pas me répéter, je le fais déjà beaucoup je trouve). Cette affaire est intéressante car Maxine et Tess ont toutes les deux des informations dessus. En effet, la première a travaillé sur le cas à ses débuts et connaît le détective en charge de l’enquête. C’est une manière intéressante d’explorer son passé maintenant que les scénaristes semblent avoir totalement laissé tomber sa dépendance, faute de temps j’imagine (idem pour le copain de Frankie dont on n’entend plus parler… dommage, dommage, ces impasses !). Quant à Tess, il s’avère qu’elle a une (nouvelle) obsession malsaine pour les serial-killers. Mouais pourquoi pas, même si ça sort de nulle part, c’était sympa de la voir s’investir autant dans une affaire, surtout que c’est elle qui en permet la résolution, ça change et ça pourrait être un truc qui revient sur le long terme, si long terme il y a(vait). Cela confirme surtout que j’adore Emily Kinney. En dehors de l’intrigue, Hayes et Wallace tentent d’avoir une conversation qui n’a rien à voir avec le boulot. C’est assez bien trouvé comme scène, je ne les aime toujours pas ensemble, mais ça manque dans beaucoup de séries ce genre de moments où des collègues sortant ensemble se rendent compte qu’ils n’ont rien à se dire. Cela prouve bien que Conviction a une certaine intelligence et des idées novatrices à apporter. Bon, malgré ça et comme d’habitude, l’affaire était plutôt banale, ce qui est vraiment un problème. Il est fort possible que la série ne trouve pas son public parce qu’elle est trop hybride entre les procedurals classiques (pour ne pas dire prévisibles) et la volonté de casser la routine en abordant des sujets de société. Les personnages commencent enfin à être un élément suffisant pour avoir envie de revenir, mais je doute sérieusement d’un renouvellement sur ABC car c’est un peu tard pour tout cela. Quant à un sauvetage Netflix ou autre plateforme de ce type, c’est peu probable, car ce n’est pas le genre de séries qui y a habituellement droit. Bref, j’entends bien profiter des deux derniers épisodes avec quelques regrets !

Capture d'écran 2017-01-16 14.03.11.pngÉpisode 12 – Enemy Combatant – 15/20
Maybe… but how will we ever know?

Cette semaine change assez peu la formule de la série, ce qui lui permet d’offrir un bon épisode qui ne casse pas trois pattes à un canard. Quoiqu’on puisse dire de la série, sa constance tout au long de la série est assez remarquable, mes notes ne variant finalement qu’assez peu. C’est dommage donc de la savoir probablement annulée. Bon, pour en revenir à cet épisode, l’originalité vient avec la rencontre du père de Hayes. Celui-ci correspond tout à fait à ce que j’en attendais, des interactions avec ses enfants jusqu’aux plans qu’il entretient dans toutes ses actions. J’imagine que je suis censé remercier les scénaristes de l’ajout de ce personnage car la dernière scène entre Hayes et son père est bien la première fois que je me suis intéressé au couple formé par Hayes et son mec. Il ne faut pas désespérer après douze épisodes donc. Le gros défaut de cette saison aura été de se concentrer autant sur ce couple, sans créer de vrais points d’intérêt autour d’eux et sans proposer d’autre fil rouge. Il est assez clair à présent que les intrigues secondaires de chaque personnage sont mises de côté faute de savoir si on aura une saison 2. Tant pis… Quant à cet épisode, il proposait un cas très intéressant d’affaire de terrorisme, avec un innocent en prison à cause de ses origines. Une fois de plus, ils ne sont pas allés chercher ça très loin, c’est tout à fait le genre de cas/problème que l’on rencontre malheureusement dans les faits divers, que ce soit aux États-Unis ou dans n’importe quel pays développé. C’est aussi tout à fait le genre de dénonciation qu’aime faire la série, alors c’est sûr qu’à défaut d’être surprenant, c’est au moins bien maîtrisé. Je doute que l’audience de la série soit suffisante pour vraiment changer les mentalités, mais au moins ils essaient ! En bref, c’est un épisode sympa de plus, mais toujours pas assez pour marquer les mémoires. Je doute que dans trois ans, je me souviendrais de ça quand je repenserais à Conviction… Si je repense à la série, déjà. Rendez-vous dans deux semaines pour le dernier épisode, parce que oui, ABC marque une pause (forcément, l’investiture de Trump le 20 doit bouleverser un peu le calendrier de la chaîne – qui en a d’ailleurs pris conscience la semaine dernière en décalant en toute logique la reprise du TGIT) à un épisode de la fin. Comment tuer une série déjà bien mal en point en une leçon…

14.pngÉpisode 13 – Past, Prologue & What’s to Come – 12/20
I like different.

Avec un titre pareil, le moins que l’on puisse dire est que la série assume son avenir incertain (qui tend plutôt à l’annulation quand même). C’est dommage de voir une série avec autant de potentiel être si malmenée, mais j’ai déjà largement commenté tout ça plus haut et je vais le refaire en conclusion. Parlons donc de ce dernier épisode, qui prend le parti du flashback pour nous montrer la rencontre entre Wallace et Hayes. Dommage, donc, on repart une fois de plus sur ce couple qui n’a rien de vraiment passionnant, sinon ce que le père d’Hayes lui a dit en fin d’épisode précédent. C’est évidemment traité, mais pas de manière aussi approfondie que le suggérait les derniers plans. L’affaire de la semaine est particulièrement en-dessous du niveau de ce que la série nous a proposé cette saison, la déception est assez grande. On y voit Hayes tenter de réparer une erreur qui date d’il y a neuf ans avec un guest-star que je ne supporte plus à le force de voir écumer toutes les séries que je regarde les unes après les autres (c’est la deuxième en une semaine, après Man Seeking Woman). Le sujet que l’épisode tente d’aborder, l’homosexualité d’un homme amoureux d’une femme, est intéressant évidemment, mais ça manque clairement d’un attachement personnel convaincant et d’un enjeu prenant pour un dernier épisode de saison. Tous les personnages secondaires (ou presque) sont évacués, au profit d’un couple-phare qui ne m’a jamais été vendu comme il fallait. En parallèle, Sam se voit confronté aux conséquences de ses erreurs de l’épisode 8, mais cela est totalement éclipsé et marginal, comme d’habitude. Cela sert évidemment (et de manière prévisible) le WTF final et le cliffhanger, mais bon. Déjà, je suis déçu du choix du cliffhanger alors que la série est probablement annulée, ensuite, je trouve ça totalement inintéressant comme scène : les conséquences sur le couple Hayes/Wallace me passent au-dessus. Les scénaristes ont pris le pari de concentrer leurs efforts sur ces deux-là quand ils ont compris la série en danger, et ce n’était pas le bon choix. Les deux acteurs sont géniaux, mais ils manquent d’alchimie. C’est donc un dernier épisode décevant, qui ne conclue rien (mais il n’y avait plus grand-chose d’ouvert de toute manière à force d’éclipser les intrigues des persos secondaires) et qui n’ouvre rien non plus. Si c’est la fin, je la prends et l’oublie assez vite pour ne me souvenir que du côté divertissant ; si suite il y a, je reviendrais, mais avec méfiance. Un départ raté pour conclure une saison moyenne, en un mot comme en cent : dommage !

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Ces visages résument à peu peu près comment je me sens quand je repense à cette saison : vidé d’énergie, pensif face aux pistes non exploitées, ni déçu, ni heureux… et clairement arnaqué.

EN BREF – Une série au casting prometteur et avec un vrai potentiel, qui n’a pas réussi à installer un fil rouge solide et un attachement consistant aux personnages secondaires, trop souvent bâclés et mis de côté au profit d’un couple principal définitivement trop fade. Tout cela mène à un divertissement de qualité certaine, mais malheureusement insuffisante pour la saison 2016/2017, où les téléspectateurs ont largement de quoi trouver mieux ailleurs (et ne se privent pas pour aller ailleurs). C’est très dommage, car la routine de la série avait du bon et me réconciliait presque avec les séries de type procédural. Je ne m’attends pas à une saison 2, mais en cas de (bonne) surprise, je serais de retour. Comme je le disais, le divertissement fonctionne, mais il ne faut pas attendre plus, malgré un casting cinq étoiles. Si la moyenne de la saison est bonne, c’est parce que chaque épisode se laisse regarder sans passion certes, mais sans trop d’ennui également. Il n’en reste pas moins que Conviction est l’une de mes plus grosses déceptions cette année, car elle n’a pas (ou trop peu en tout cas) réussi à décoller d’un socle solide, tout en abordant chaque semaine des sujets de société qui méritent effectivement plus d’attention. Le pari des scénaristes pour sauver la série était une catastrophe qui l’a encore un peu plus enfoncée dans la médiocrité et n’a pas réussi à relever le niveau. C’est donc un cocktail mal dosé, qui aurait pu être explosif mais ne parvient pas à convaincre. C’est con quand tu t’appelles Conviction (oh oh, jeu de mot final !).

Semaine 38 : du 19 au 25 septembre

Bonsoir tout le monde !

Pour ce rendez-vous dominical de rentrée des séries, un article un peu plus long que d’habitude et pour cause ! Pas mal de séries sont de retour, donc il y a forcément de quoi faire et ça m’a inspiré une nouvelle rubrique pour ces articles, qui reprend bien sûr une des premières idées de ce blog que j’avais fini par abandonner. J’en dis pas plus pour le moment, vous verrez en cours d’article !

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Les inédits de la semaine

Avant toute chose, il me faut d’abord parler des inédits, des retours d’Agents of S.H.I.E.L.D, Grey’s et HTGAWM, des nouveautés que sont The Good Place, This is Us et Notorious, BREF, de faire un détour par tous les articles publiés ou mis à jour cette semaine ! C’est parti :

Fear the Walking Dead (2×12), 15/20
Atlanta (1×04), 10/20
This is us (1×01), 16/20
Agents of S.H.I.E.L.D (4×01), 16/20
You’re the Worst (3×04), 17/20
Blindspot (2×02), 15/20
American Horror Story (6×01), 15/20
Better Things (1×03), 08/20
The Good Place (1×01), 17/20
The Good Place (1×02), 16/20
The Good Place (1×03), 15/20
Grey’s Anatomy (13×01), 18/20
How To Get Away With Murder (3×01), 16/20
Notorious (1×01), 17/20
Superstore (2×01), 15/20

v_0002343035La performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Cette semaine, malgré une reprise en beauté de pas mal de séries, je n’ai pas eu de gros coup de cœur en terme de performance. Du coup, je vais me contenter de m’appuyer sur une valeur sûre, à savoir Kristen Bell !

Faut-il encore la présenter ? Pas sûr, mais s’il fallait le faire, ce serait à coup sûr en commençant par l’incontournable personnage qu’elle a incarné (trois saisons et un film seulement !) avec brio : Veronica Mars. Alors oui, je vis dans le passé, la série s’est achevée il y a dix ans et vous pouvez dire tout ce que vous voulez, mais c’est par là qu’elle a véritablement commencé et c’est bien le seul rôle dans lequel elle m’a marqué.

Oh bien sûr, je me souviens de son détour dans Heroes, mais même elle ne pouvait pas rattraper la qualité d’écriture terrible de cette série (désolé pour les fans, mais comme l’a encore prouvé Heroes Reborn la saison dernière, je n’aime pas leur écriture qui consistent à proposer des rebondissements imprévisibles parce qu’illogiques – combien de gens ont ressuscité par surprise dans ces deux séries ?). Wow, je me suis sacrément égaré dans ce paragraphe, désolé !

Quoiqu’il en soit, donc, Kristen Bell s’est fait discrète sur le petit écran, en tout cas sur le mien, depuis la fin de Veronica Mars. Son retour en force de The Good Place est donc quelque chose que je vois d’un œil très positif, mais qui aurait pu réserver son lot de catastrophes. Et bien finalement, ce ne fut loin d’être catastrophique !

La chaîne nous a fait le gentil cadeau de diffuser pas moins de trois épisodes, l’avis que j’ai sur cette comédie est donc déjà bien arrêté : l’humour y est très particulier, mais très drôle. Kristen Bell brille tout simplement dans le rôle d’Eleanor, ce qui ne me surprend qu’à moitié : après tout, les meilleurs moments de Veronica Mars sont ceux révélant le potentiel comique de son interprète principale.

Je suis ainsi tout à fait accroché à cette performance de l’actrice qui arrive très bien à nous communiquer son envie de rire pour l’instant. J’espère que ce petit coup de projecteur sans spoiler vous convaincra d’aller essayer cette série sur une jeune fille qui atterrit au « paradis » par erreur et tente de prouver qu’elle mérite malgré tout sa place. C’est à voir, vraiment.

Le Coup de Cœur Musical

Chaque fois qu’une chanson me plaira dans ma semaine série, je prendrais le temps de vous la partager. Attention aux spoilers dans le paragraphe qui accompagne !

HTGAWM (2×01) – We Are the Ones de Son Lux

Oui, enfin, HTGAWM est de retour et, comme chaque fois, ce que j’attendais le plus, c’était de remplir ma playlist pour prendre le volant. Et franchement, dans presque chaque épisode, je trouve mon bonheur avec eux tant la BO est toujours parfaitement soigné. J’ai eu une petite frayeur pendant l’épisode, mais j’ai finalement trouvé mon coup de cœur à la toute fin de l’épisode. Outre la scène traumatisante qui accompagne cette chanson, puisqu’elle annonce la fin d’un membre du casting, quand même, c’est le décalage entre ces chœurs et les bruitages si particuliers qui me plaisent. La voix du chanteur se pose tout doucement sur des sons électro angoissants et le refrain est juste parfaitement entêtant. Alors peu importe qui est mort, cette scène est déjà gravée dans mon cerveau !

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Les autres actus du blog

Sans surprise pour personne, les autres actus du blog se résument à l’article sur That ‘70s Show saison 7. L’article le plus consulté cette semaine fut celui sur le pilot de This is us, talonné de près par celui sur Notorious, publié seulement hier. De toute évidence, il y en a qui se cherchent de nouvelles séries !

Justement, la rentrée série est majoritairement faite pour moi, zéro nouveauté à venir pour les sept prochains jours. Il me reste à surveiller cette semaine les retours de Quantico et Once Upon a Time, deux séries qui m’ont lassé l’an dernier et que je ne suis pas sûr de suivre avec beaucoup d’assiduité. The Last Man On Earth et son humour inégal est également diffusé cette nuit aux USA, et ça je pense que vous en parlerai, malgré une fin de saison 2 vraiment moins bonne que les débuts.

En revanche, jeudi, il y a LE retour que j’attends le plus, c’est celui de Younger pour une saison 3 que j’espère plus longue que la saison 2 vu la date de lancement. N’hésitez pas à vous rafraîchir la mémoire sur la série en allant faire un tour par ici 🙂

Bien sûr, il y aura aussi les débuts de Luke Cage vendredi, mais je pense mettre un certain temps avant de vous en parler, d’autant plus que je serai sans connexion internet quelques jours en fin de semaine…

Autrement dit, mon article sera peut-être en retard dimanche prochain, j’espère que vous me pardonnerez ! Allez, à la semaine prochaine 🙂

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Notorious (S01)

Spoilers

Comme le reste de mes articles, celui-ci a été écrit semaine après semaine au visionnage de chaque épisode.

Avis : Oui, voilà encore une série que je ne commence que parce que j’adore le casting. Piper Perabo, c’est mon héroïne de toujours rien que pour Coyote Ugly, et J. August Richard, c’est Gunn d’Angel quoi. Bref, le casting a suffi me vendre une série que je n’aurais jamais regardé a priori vu son synopsis de base, plus ou moins inspiré d’une histoire vraie. Et je dis ça, même s’il y a Marc Blucas au casting. Il a vieilli depuis Buffy, on va dire qu’il n’a pu que s’améliorer et choisir de meilleurs rôles (spoiler alert : non).

Allez, je vais pas vous épargner le classique passage par le synopsis, histoire de savoir de quoi on cause : l’histoire d’un avocat plutôt bon chic bon genre qui sort avec la productrice d’un show. Ensemble, ils tentent de tout contrôler : les médias, le système judiciaire et bien sûr (surtout), l’un et l’autre. Oui, oui, je compte vraiment regarder ça, ça crie le ABC moyen dès le résumé de la série. On pourrait croire que j’ai appris ma leçon depuis The Catch, mais non, clairement, ça ne m’a pas suffi. Alors bon, je commence avec très peu d’attente cette série, ça ne devrait pas être trop dur pour elle d’être cool.

Comme d’habitude, je ne compte pas m’éterniser plus que ça en blabla, mais clairement, c’est dans la line-up ABC, si vous aimez le Shondaland, c’est pour vous. Allez, c’est parti pour le résumé critique de ce pilot !

Note moyenne de la saison : 15/20 01Épisode 1 – Pilot – 17/20
It’s breaking news, I’m doing my job

Encore une série qui débute sur une scène de cul, ça faisait longtemps dis donc. Je vais finir par devoir faire cet article sur cette mode pourrie à force. Bon passé ce détail, je dois dire que je ne pouvais pas mieux deviner en introduction : j’aime beaucoup. C’est une série rythmée, avec de nombreux (nombreux !) personnages bien écrits (chacun a ses motivations assez clairement dessinées) et bien sûr, évidemment, son bon lot de dramas pour bien débuter. L’enquête principal de cet épisode est le délit de fuite de la voiture d’une star qui lance tout un tas de problèmes qui vont nous occuper toute une saison. Bon, ce n’est pas tant le drama que j’ai aimé, mais ce côté précipité qui rappelle le meilleur de Scandal, la musique qui rappelle celle d’HTGAWM et les décisions de Julia, un chouilla similaires à celles de Rachel d’Unreal. Pour un premier épisode, c’est un test réussi puisque la série récupère le meilleur de pas mal de séries. Quant au couple d’acteurs principaux, je les trouve plutôt choux l’un et l’autre en victimes de trahisons sentimentales voués à se rapprocher. C’est un cas classique de Will they/Won’t they parfaitement reproduit aussi entre leurs assistants : c’est ABC, il faut des relations amoureuses. J’ai fini ces 40 minutes vraiment accroché à mon écran et plus tellement sur ma critique, c’est un très bon départ. J’espère maintenant que ça continuera à ce rythme et sans fausse note trop énorme, car cet épisode a lancé à la fois une enquête de saison complexe et une enquête d’épisode conclue. Bien, bien, bien !

02Épisode 2 – The Perp Walk – 15/20
Let me start by saying that it’s a shameful act to arrest a man at his own wife funeral.

Pas de grande surprise devant Notorious cette semaine, mais au moins cela veut dire pas de mauvaise surprise non plus. La série remplit le contrat implicite qu’elle nous proposait au premier épisode : nous avons une intrigue de la semaine (la maman qui a perdu son enfant) et un fil rouge pour la saison (qui a tué Sarah ?) ; les deux avançant en impactant les différentes relations entre les personnages. Bon, l’intrigue de la semaine n’était pas des plus originales, ni des plus passionnantes, mais elle était efficace avec la présentation du problème, l’enquête à charge puis la surprise des vraies raisons du pourquoi du comment. Le fil rouge autour de Sarah est largement plus intéressant : on découvre ainsi son frère qui promet d’apporter quelques complications pour Jake. En parallèle, Julia tombe sur Ryan à moitié à poil dans son bureau parce que celui-ci dort dans le bureau de sa boss… Clairement le personnage est là pour provoquer des remous et attirer l’audience féminine, élément classique de ce type de série qui joue autant sur l’apparence des acteurs que l’écriture. Pour l’instant, c’est donc prévisible sans l’être trop et c’est plutôt intéressant à suivre pour en savoir plus sur l’intrigue Sarah/Oscar. J’ai plus de mal à comprendre l’intérêt du personnage de Louise qui semble être un appui comique pas si efficace. Bref, j’ai regardé un second épisode qui fonctionne, mais c’est aussi parce que j’adore l’actrice principale.

03Épisode 3 – Friends and Other Strangers – 12/20
And I’m sure I’ll hear all of that in every other networks so find me something that no one else has.

Le côté procedural prend clairement le dessus cette semaine avec le coma d’une star internationale qui passe du bon temps à violer de jeunes filles innocentes. Tristement banal, cet épisode n’en est pas moins intéressant, notamment du côté de la vengeance de la victime. Bon, ça reste étrange que le mec s’appelle Trinity, pour moi c’est un nom de fille depuis Lust for Love (pour une fois que je parle d’un film, il vaut le coup promis). La fin de l’épisode nous en révèle un peu plus sur le passé de Louise. Je sais que je le réclamais la semaine dernière, mais c’était pas hyper habile dans la manière dont c’est amené je trouve. Les ficelles sont vraiment trop grosses dans cet épisode, mais j’ai aimé en découvrir un peu plus du côté de la production et du patron de network qui choisit les sujets et comment les traiter, coupant l’herbe sous les pieds de Julia. Enfin, Ryan se rapproche à nouveau de l’avocate blonde dont je n’ai pas encore retenu le nom. Je suis bien plus mitigé que d’habitude sur cet épisode, mais ce n’est pas très étonnant, on entre dans les épisodes nécessairement un peu moins intéressants car il faut encore garder du suspens pour les épisodes à venir. Du coup, la note est moyenne, mais je ne doute pas que ça puisse encore remonter dans les semaines à venir.

04.pngÉpisode 4 – Tell Me A Secret – 14/20
Good morning. I got your text, your voicemail and your e-mail. What’s up?

La structure sous forme de procedural se confirme dans ce quatrième épisode qui nous introduit l’histoire d’un sportif tué et d’un meilleur ami accusé. Forcément, notre productrice et notre avocat préféré sont sur le coup. Bon, c’est sans surprise de ce côté-là et c’est une intrigue sympa : Julia et Jake aident donc à nouveau à résoudre un meurtre sans que la police n’intervienne à aucun moment, ce qui est toujours d’une crédibilité dingue. Ella et Ryan continuent de se rapprocher, leur relation avançant assez vite de manière qui se veut mignonne… mais je ne suis pas dupe : quand ça avance si vite, ce n’est jamais une bonne chose. L’un d’eux pourrait tout à fait être coupable du meurtre de Sarah, dans un retournement de situation hallucinant. Je vais probablement trop loin, mais je me méfie de ses histoires qui fonctionnent trop bien. Concernant le fil rouge justement, on avance un peu avec Oscar accusant Levi Young lors de son interview en direct de prison. Et ce dernier n’est un connard que parce qu’il est gay, ce qui justifie aussi qu’il se suicide en fin d’épisode. Ah, bon. Enfin, l’énorme point positif de cet épisode, c’était l’embauche de Monica Barbaro en guest-star. Je suis bien content d’avoir vu Yael d’Unreal dans un rôle totalement différent pour me confirmer que c’était une actrice que j’adore. Bref, un épisode un peu « routinier » à la sauce ABC, avec une avancée du fil rouge en début et fin d’épisode, et un milieu plus inégal faisant évoluer les personnages.

05.pngÉpisode 5 – Missing – 16/20
I thought you were news producer.

Il m’a fallu décaler le visionnage de cet épisode de plusieurs jours et ce n’était pas forcément de bon cœur car j’aime bien avoir ma petite dose de Notorious chaque semaine désormais. Julia est hantée par la fin de l’épisode précédent et le suicide de Levi. Cet épisode est un peu plus centré que d’habitude sur le fil rouge de la saison, ce qui est une bonne chose, car les avancées se font avec l’arrivée d’un nouveau DA qui a tout du futur love interest pour Julia. Oh le triangle amoureux qui se dessine n’est pas des plus fins, mais il fonctionne bien. En parallèle, il y a bien sûr une intrigue de la semaine qui s’engouffre dans les tréfonds de la justice américaine et des mères porteuses. C’est un sujet que l’on voit finalement assez peu abordé de manière aussi concrète dans les séries et films, pourtant cet épisode nous montre bien qu’il y a des zones d’ombre vraiment problématique à explorer. Tout finit bien de ce côté-là, car il fallait boucler l’intrigue en un épisode. Le fil rouge est bien sûr plus compliqué : Oscar apprend que Jake a couché avec Sarah et leur confrontation se fait sous les yeux indiscrets (et théoriquement interdits de voir ça) de ce nouveau DA suspectant désormais Jake. Bref, ça avance toujours épisode après épisode, c’est intéressant et le rythme de croisière me convient tout à fait !

06.pngÉpisode 6 – Kept and Broken – 14/20
I’m innocent of these charges

Je publie cette critique un peu en retard et je m’en excuse, j’avais un WE chargé. J’avoue ne pas avoir été aidé non plus par l’annonce de la réduction de la commende de Notorious à dix épisodes. La série sent bon l’annulation et c’est franchement dommage… Nous voici donc à un mois de la fin de la série et j’espère vraiment qu’en si peu de temps, ils parviendront à boucler l’intrigue. Pas de bol, juste après cette annonce, la série nous pond un épisode où pour la première fois, la concurrence met à mal Julia. Tout cela prend une sale dimension méta. Il est question en cas de la semaine de la disparition d’une jeune fille parfaite qui fait du striptease en ligne en secret, mais ce n’est pas transcendant. En concurrence, Julia en pond une autre qui, elle, est liée à un trafic de drogue. Concernant le fil rouge, on apprend que Sara a eu un enfant, une info qui promet pas mal de retournements, car cet enfant est probablement celui de Jake. L’épisode se termine avec la résolution du cas de Julia là où la concurrence n’a aucune piste pour expliquer le meurtre de leur jeune fille et surtout sur l’arrestation de Jake en plein direct, devant une Louise qui comble comme elle peut. Oui, vraiment, j’espère qu’on aura le fin mot de l’histoire même en cas d’annulation.

07.pngÉpisode 7 – Chase – 17/20
Are you still close with Jake Gregorian?

Bon, ben… La semaine dernière, j’angoissais un peu de ne pas avoir le fin mot de l’histoire et cet épisode vient boucler le fil rouge de manière totalement inattendue. J’en arrive en fin d’épisode à hésiter à continuer. Il reste trois épisodes pour la nouvelle intrigue lancée dans les dernières secondes de l’épisode et putain, ça fait chier. Parce que oui, j’ai aimé cette résolution précipitée du fil rouge de la saison. Outre le timing surprenant, je n’avais pas vu le coup de l’inceste, du viol et du bébé, et en même temps, je trouve que ça ne semble pas si sorti de nulle part que ça quand on réfléchit un peu aux premiers épisodes et aux réactions qu’avaient le frère. C’est assez dingue et c’est mené sur les chapeaux de roues, ce qui laisse encore le temps de faire tomber Oscar derrière et nous présenter un nouveau meurtre. Alors certes, je ne suis vraiment pas fan de la structure de l’épisode qui commence par une course-poursuite (dont on devine aisément l’issue) avant de nous faire un petit flashback. Pas vraiment utile, surtout que cette course-poursuite tombe à plat (et n’a absolument aucune conséquence, ce qui n’est pas bien crédible). Outre ces détails, l’épisode est un vrai plaisir à regarder et on obtient toutes les réponses que j’attendais plutôt d’une mi-saison (qui en plus avait tout de la fin de saison). La série s’en tire du coup magistralement bien, mais je sais pas comment ils vont gérer leur fin de commande raccourcie. Je suis vraiment déçu de cette probable annulation qui pend au nez de la série, parce que ces sept épisodes ont instauré une routine et des personnages que j’aurais pu suivre sur plus longtemps sans problème. C’est bête.

08.pngÉpisode 8 – The Burn Book – 15/20
Oh my god, you read my journal?

J’ai finalement pris la décision de continuer la série pour ses trois derniers épisodes car j’aime vraiment beaucoup le casting et le rythme de Notorious. Je me doute que nous n’aurons pas de fin à ce nouveau fil rouge, mais j’étais curieux de voir vers quoi aller se diriger la série. Ce n’est pas décevant du tout, avec un focus sur ce nouveau cas cette semaine, qui nous amène à considérer une reprise un peu grossière du Bling Ring. Sans grande surprise, la série a toujours dit s’inspirer de faits réels et les modifier, et cette idée est plutôt sympa, même si n’est pas Emma Watson qui veut. La notion de meurtre s’ajoute à ce qu’il s’est passé en vrai, de même que tout un tas de scandales sexuels assez rigolos et de toute manière gentillet en terme d’images puisque nous sommes sur ABC. J’ai bien aimé cet épisode donc, mais l’intrigue de fond n’est toujours pas exceptionnelle. Je comprends bien pourquoi ils ne laissent pas de seconde chance à la série (enfin, ça me surprendrait beaucoup) et en attendant, je regarde ces épisodes en savourant ce qu’on me propose. Enfin, en ce qui concerne l’évolution des personnages, il n’y a pas grand-chose à dire cette semaine qui ne se concentre une fois de plus que sur Julia (et sa relation avec Louise, mais c’est vite laissé de côté). Tant mieux, j’ai pas envie de m’investir dans des histoires compliquées entre 150 personnages si le glas final est dans deux semaines.

09.pngÉpisode 9 – Choice – 16/20
Mister District attorney…You’re ready to present your case?

Cet épisode déchire, tout simplement. Le départ ne promettait pourtant pas quelque chose de grandiose avec un fil rouge qui s’essouffle vite autour de Jake tentant la défense de Maya. Assez vite pourtant, l’intrigue autour de Carlos « El Toro » Mora éclate du côté de Julia et Louise. Il apparaît assez vite évident que c’est une idée stupide d’y aller, mais que des journalistes de leur envergure décide de le faire quand même est un peu évident. Cela permet en plus à Megan d’enfin prendre le grade qu’elle devrait avoir depuis le départ. C’est donc très positif et à partir du départ de Julia – qui faisait très fin de série dans le style – tout se déroule de mieux en mieux, avec la résolution du cas Maya en direct au beau milieu de nulle part. Cette résolution du fil rouge est improbable si tôt dans la saison, mais elle a peut-être été précipitée par la réduction du nombre d’épisode initialement prévu. Force est de constater que ça fonctionne très bien, car si la révélation en elle-même n’a rien de surprenant, son anticipation et la manière dont elle se déroule a su me dérouter dans ce que j’imaginais pour la série. C’est du coup d’autant plus frustrant de se dire qu’il s’agit probablement de l’avant-dernier épisode de la série. Le cliffhanger est haletant, mais de la même manière, j’ai peur que les scénaristes ne s’embarquent dans une intrigue de trop grande envergure pour les 40 minutes restant à cette saison. Affaire à suivre.

10.pngÉpisode 10 – Taken – 16/20
I actually agree with you on that

Quel épisode ! Que c’est frustrant de savoir que c’est le dernier ! Je ne peux pas dire que c’est imprévisible comme intrigue, mais ça a le mérite de n’être pas assez traité dans les séries que je regarde (hormis Scandal, peut-être). Julia est donc enlevée à la place de Louise et tout le monde se démène pour la sortir de là en faisant son job n’importe comment – à l’américaine donc, puisque c’est ce que nous montre toutes les séries. Le suspens est bien plus présent que d’habitude, le fil rouge totalement effacé et c’est une fin de saison (série?) frustrante car les scénaristes ont enfin su prouver avec cet épisode qu’ils étaient capables de proposer une suite de mini-intrigues fil rouge diaboliquement prenantes tout en développant les relations entre personnages – et c’est ce qu’il manquait vraiment au départ. Ils ont tous eu un rôle à jouer dans ces 42 minutes au rythme endiablé et probablement aidé par la réduction de la commande des 13 épisodes initiaux – certes, je ne vois toujours pas bien l’intérêt de Ryan et Ella, mais avec un peu plus de temps, ils auraient pu devenir quelque chose, comme le montre les dernières répliques de celui-ci. J’ai même fini par vraiment kiffer Louise, qui est une pure badass dans cet épisode (jusque-là, les scénaristes la faisaient passer pour ça sans parvenir à lui donner véritablement le rôle pour autant). La dernière scène ouvre un nouveau mystère qui peut malgré tout être une conclusion en demi-teinte après un final plutôt très positif pour tout le monde, je ne passerais donc pas ma vie à me demander le sort des personnages en cas d’annulation et c’est tant mieux.

Bonus Perabo.png
Je ne sais pas encore quelle légende choisir : »Sorry Julia, you get cancelled. »/ »Yes Julia, against all odds, you’re renewed »

EN BREF – Bien que de moulure très classique, la série est efficace et boucle deux fils rouge en dix épisodes, tout en offrant un portrait plutôt cool de ses personnages (souvent pas assez développés, forcément) et un retour dans une rédaction télé, ce qui me manquait depuis Newsroom. La forme du procedural s’adapte plutôt bien à ce que les scénaristes souhaitent en faire et il est frustrant de se dire que nous n’aurons probablement pas de saison 2. La fin est certes ouverte, mais l’on peut aussi choisir qu’elle soit une fin définitive à la série, et c’est très sympa de la part des scénaristes de nous avoir offert cela. Ces dix épisodes ont su me convaincre et j’aurais aimé qu’ils arrivent à convaincre aussi les américains.