12 Monkeys (S01)

Synopsis : Au cours du XXIe siècle, une épidémie a décimé la population de la Terre. Une équipe de scientifiques ayant survécu décide de renvoyer un homme dans le passé afin qu’il empêche la propagation du virus : James Cole. Envoyé en 2013, il a pour mission de trouver le Dr Cassandra Railly, identifiée comme une source indispensable. Les deux mènent ensemble l’enquête pour découvrir les origines du virus et surtout empêcher sa propagation.

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Pour commencer, j’ai bien conscience d’avoir un sacré retard dans mon visionnage de cette série, seulement voilà, j’avais déjà tenté en saison 1 et je n’avais pas accroché aux premiers épisodes. Au point de les avoir complétement oublié, oui. Peu importe, je me suis décidé à retenter ma chance pour le Challenge Séries 2017 que je vais probablement rater de toute manière. Oui, ce début d’article sent bon l’optimisme, je sais.

Je n’ai jamais vu le film de 1995 dont s’inspire la série, encore moins l’original français dont s’inspirait déjà le film, et je sais juste qu’un paquet de gens sont fans de la série, parce que j’ai un compte Twitter et que la saison 3 a su faire parler d’elle.

Voilà, c’est à peu près tout ce que j’ai à dire pour commencer, parce que je sais que cet article sera de toute manière très long, alors autant ne pas être trop bavard dès le début – la série l’est suffisamment comme ça.

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – Splinter – 15/20
This is the past. 2043 is the present.

L’introduction de la série est plutôt sympa avec une voix off et un discours de Cassie, qui apparaît comme l’héroïne de la série, sur la peste. Bon, je me souviens directement de pourquoi je n’ai pas continué à l’époque : je n’accroche pas du tout à Cassie et je n’aime pas l’actrice. Pourtant, je n’ai aucun souvenir de la série outre mesure. Heureusement, on ne s’attarde pas longtemps en 2013 pour tout de suite arriver en 2043 où on a le droit à quelques explications supplémentaires.

J’ai beaucoup de mal assez vite avec ce pilote : « You break the past, the future follows » tente d’établir la mythologie de la série. C’est très mignon, mais c’est déjà fait avec Cole dans le passé. Et l’effet papillon du moindre changement qui bouleverse tout ? Complétement ignoré. Autre problème, donc, et avant même les dix premières minutes : la mythologie m’apparaît bancale et ne tient pas deux secondes. Alors après c’est tout mon problème avec la science-fiction : j’en attends beaucoup et j’en connais un rayon dans le genre. Quand on me vend un voyage dans le temps, j’aime que ce soit bien fait, or ça s’annonce mal avec ce pilot.

2015 : Cassie n’a pas pris une ride mais semble avoir gagné en patience parce qu’elle attend Cole plus d’une semaine. Tu parles d’un syndrome de Stockholm. Je leur reconnais une bonne construction dans le voyage temporel, c’est intéressant à suivre et on a rapidement l’explication du titre de l’épisode qui signifie « disparaître » en voyageant dans le temps. Pourquoi pas, ça couvre bien l’idée d’instabilité, je trouve.

Au bout d’un quart d’heure, l’histoire qui se devinait jusque-là (surtout à la lecture du synopsis) est enfin expliquée, mais ça me paraît un peu bavard. Je préfère éviter de rentrer dans le paradoxe du type qui dit venir empêcher une peste qui met fin à l’humanité… Petit un, l’humanité n’est pas fini si t’es là, petit deux, si elle a les moyens de voyager dans le temps, elle s’en tire plutôt très bien avec beaucoup moins de population sur Terre.

Le but de Cole vire à l’obsession dans ce premier épisode : il faut trouver Leland Frost, coûte que coûte, pour le faire disparaître et changer le futur. Apparemment, la présence de Cole ne change pas trop son futur, allons comprendre comment et pourquoi.

Je ne suis pas aidé par Netflix dans le visionnage de cet épisode : dans le train, mon épisode n’arrête pas de buguer malgré mon téléchargement de l’épisode. Bon, je pense que je n’ai plus d’espace disponible sur le portable et que c’est pour ça, mais ça n’arrange pas mes affaires, je dois dire. En plus, plus l’épisode avance, plus ça bug.

Je suis très mitigé en tout cas : Cassie fait appel à Aaron, son fiancé en 2013, son ex en 2015, pour retrouver Leland. J’aime bien qu’en deux ans la vie de Cassie soit tombée à l’eau, car ça paraît à peu crédible, mais je trouve quand même les choses un peu précipitées, tout en étant sacrément longues en bavardages. Je ne sais pas pourquoi, ni comment expliquer cette impression.

Bien sûr, Cole se fait arrêter puisqu’il a ramené un flingue pour tuer Leland Frost/Goine. Difficile de ne pas se faire repérer dans ses conditions, je pense.

Cole est sacrément en boucle sur le « tout le monde est mort » alors qu’il est dans un passé où tout le monde est en vie. La fin d’épisode a le mérite d’être réussie avec un méchant qui a plus d’informations que Cole, qu’il a déjà rencontré en 1987 mais que Cole ne connaît pas. Classique cas de paradoxe, quoi. Il est question des 12 singes, histoire de justifier le titre de la série. Mon avis reste mitigé, mais c’est un pilot solide, malgré ses paradoxes.

02.pngÉpisode 2 – Mentally Divergent – 12/20
I’ve learned enough about time to fear it and so should you.

Dès le début de l’épisode, je vois bien pourquoi j’ai arrêté la série la 1ère fois et je suis déçu : la saison 2 paraît carrément nécessaire, on nous vend 2015 comme le point d’ancrage de la série, mais on nous fout finalement 2043 au premier plan alors qu’il est (pour le moment) un futur chiant et beaucoup trop sombre niveau luminosité (devinez qui est encore dans le train ?). Le seul point que marque ce début d’épisode, c’est la présence de l’acteur de Fringe qui incarne ici Ramse. C’est dire si c’est peu.

En 2015, Cassie s’installe dans le magasin de ses grands-parents pour rester discrète, mais le révèle à son ex à qui on ne sait pas encore si on peut confiance.

Très vite, la série joue avec les possibilités, surtout en 2043 où ça manque clairement de cohérence pour l’instant. La machine renvoie Cole en 2006 au lieu de 2015, et en Corée (du Nord, forcément) au lieu des USA. C’est gros, quand même.

Comme vous qui lisez cette critique le pensez de mon texte, j’ai l’impression que l’épisode perd le fil et s’éparpille dans tous les sens : nous passons d’une époque à l’autre (bon, ça encore) et d’un personnage à l’autre, souvent sans vrai lien logique. De 2006, Cole finit par arriver en 2015 où il tombe sur Jennifer Goines, la fille de Leland, totalement cinglée. Elle est interrogée (ou torturée ?) par Cole qui se renseigne sur la Night Room. Les médecins de l’asile où ils se trouvent semblent étrangement complices de ce qui se trame, mais il est difficile d’être sûr pour l’instant.

Dans son coin, Cassie découvre que Jeremy, l’ami qui l’aidait jusque-là, s’est fait assassiner. Loin de la calmer, cet avertissement redouble son désir d’action apparemment. Pendant ce temps, Aaron enquête sur Cole et découvre, comme par hasard dis donc, son passage par la Corée en 2006. Et comme par hasard bis, ça aide Cassie car elle apprend qu’il a laissé des informations sur un asile là-bas.

Même depuis mon siège de train, je trouve cet épisode long et un peu chiant, alors que l’intrigue avance plutôt bien. Cassie retrouve Cole et tous les deux mènent l’enquête ensemble, comme prévu. Il est question d’une fleur qui évoque quelque chose à Cole, mais quoi ?, et d’un vieillard qui connaît encore Cole. C’est moyen tout ça.

De retour en 2043, Cole affirme qu’il ne peut mener l’enquête tout seul. Ah bon. L’enquête ? Il est question de retrouver la Night Room au plus vite (car il y a aussi des vilains pas beaux sur le coup) grâce à un scientifique qui s’est barré (et m’a laissé avec Katy Perry en tête – « The one that got away »).

03.pngÉpisode 3 – Cassandra Complex – 14/20
Ferme ta bouche !

Voilà un épisode qui s’amuse un peu plus avec les histoires de temporalités et qui nous montre à quoi peut ressembler la série, je pense, avec ce qu’elle a de paradoxes, bien sûr. Je suis toujours aussi intrigué par l’histoire générale, même si je trouve qu’il y a trop de facilités. Au moins, ça avance vite… avec des lenteurs, paradoxalement. Ça parle énormément et d’un coup on avance de trois pas d’un coup, pour mieux s’arrêter et repartir au même rythme. C’est déroutant.

L’épisode débute en 2015 où Cassie apprend à tirer avec Cole. On ne s’y attarde pas trop car « the one that got away », c’est Henri, un pote de Cassie qui est mort (encore un, ouais). Cole décide de remonter le temps encore un peu plus loin et d’atterrir en 2014. Pour ça, il faut d’abord un détour en 2043 où il essaye de convaincre sa chef que c’est une bonne idée. Oui, mais non.

Pour la première fois, on nous explique tout de même que les dérapages de la machine s’expliquent par des éruptions solaires. Pourquoi pas, mais ça se calcule, a priori. De cet épisode, il faut retenir des voyages temporels multiples et des interférences de Cole dans la vie de Cassie : celle-ci se rend à Haïti en 2014 à cause de lui, et c’est là-bas qu’elle rencontre Henri, qui est utile à Cole dans cette temporalité. C’est du beau.

À Haïti, Cassie tente d’empêcher une maladie de se propager, terrifiée à l’idée que ce soit le virus que Cole cherchait à stopper en 2013 et elle a pour récompense de voir les conséquences de la disparition de Cole, ce qui la fait sombrer encore un peu plus. C’est con.

D’Haïti, on retiendra le français approximatif des figurants, les pétages de câble de Cassie demandant une quarantaine et Cole repérant un crâne de singe. Concernant Henri, on le découvre attaqué par l’homme à la cicatrice qui n’a pas encore de cicatrice avant que Cole ne l’attaque. Obtenant les informations dont il a besoin auprès d’Henri, Cole se voit forcé de le tuer pour éviter qu’il ne parle à ses ennemis. Seulement, Cole se garde bien de tout révéler à Cassie, forcément.

Je n’ai rien compris à 2043 et au personnage de Ramse qui nous parle de West 7 et rencontre une certaine Ma qui veut entrer dans le laboratoire. J’imagine qu’on aura plus d’informations plus tard, mais une fois de plus, la série nous balade de la mauvaise manière je trouve. On sent au moins que tout est travaillé et la chronologie très travaillée, c’est une bonne chose.

04.pngÉpisode 4 – Atari – 16/20
You know where I’m going to die

Bon, j’ai suivi cet épisode d’un œil toujours très distrait entre bus et marche à pied, mais j’ai du mal à accrocher la série aussi… Il faut rester beaucoup trop attentif aux changements de date et, forcément, ça complexifie le visionnage un peu par-dessus la jambe tel que je le fais.

En 2015, la première scène nous réintroduit rapidement la situation et les actions à venir, alors que Cassie cherche à en savoir plus sur Cole.

En 2032, Ramse et Cole font une ronde lors de laquelle ils tombent sur un chien. J’imagine qu’on va en apprendre plus sur West 7. Ils sont ensuite attaqués par des hommes sortis de nulle part. Ils en tuent quelques-uns, mais pas tous. Cela nous permet d’avoir des informations sur West 7 qui me valide assez bien le point secte je crois : ils tuent les gens en quarantaine sous les ordres de Deacon, car pour eux le monde appartient aux immunisés. Ramse refuse de les écouter, mais pas Cole.

Ils rencontrent Max et s’installent avec eux, des pilleurs de survivants. Ce n’est pas sans rappeler Walking Dead tout ça. Trois ans plus tard, Ramse continue d’en avoir marre de sa vie et de West 7. Il s’arrange pour sauver une ou deux vies, mais Cole se retrouve blessé à cause de lui. C’est bien sûr Max qui s’occupe de le soigner et de l’embrasser. Bien sûr, ils sont interrompus assez vite par Deacon qui aimerait tuer Ramse trop dangereux pour leur sécurité. C’est là qu’ils décident de s’enfuir de West 7, sans même dire au revoir à Max.

Cette partie de l’intrigue n’est pas celle qui m’a le plus passionné, mais il était intéressant d’avoir enfin quelques informations sur le futur. La mythologie de la série se complexifie pas mal avec ça et permet de mieux comprendre certaines relations.

En 2043, Cole revient plus tôt que prévu à la base car ils ont trouvé des pillards (ouais j’ai mis des sous-titres pour voir la traduction officielle et je la trouve naze mais je l’utilise quand même) de West 7. Sous la menace, tout le monde préfère avoir les connaissances de Cole et Ramse, qui savent bien que Max les a trahis.

Cela part assez vite en cacahuète et en explosions dans tous les sens, au point que Deacon et West débarquent et veulent s’installer. Deacon aperçoit Cole s’enfermer dans la salle. Ramse se sacrifie (peut-être) et Katarina, la vieille, n’a d’autres choix que d’envoyer Cole en 2015. C’était rapide, tout ça comme intrigue, mais je suis sûr qu’on y reviendra par la suite.

Il semblerait que le voyage ne fonctionne pas, une fois de plus, car il se retrouve ainsi… un lundi ? Deux jours avant ? La série aime nous perdre dans sa temporalité… Le lendemain, donc la veille de l’attaque, Cole se fait interrogé par Deacon, perd un peu la boule côté voyage temporel et finit par tout dévoiler à Max de l’entrée par les tunnels.

Qu’il est con, c’était pourtant évident. Max décide finalement de libérer Cole après quelques explications avec lui. Cela nous ramène au début de l’épisode qui est donc sacrément bien écrit : Cole réussit à sauver Ramse grâce à une boucle temporelle. Je m’attendais à ça en début d’épisode, mais je ne vois pas pourquoi avoir pris la peine de prétexter des défauts sur la machine pour lui permettre de l’envoyer si peu de temps en arrière. La seule explication que j’y vois est que les dégâts sur la machine auront peut-être une utilité plus tard dans la série, mais même pas a priori car Cole réussit à terminer l’épisode en 2015 où Cassie lui révèle qu’elle a trouvé la Night Room. Cela valait le coup de ne pas la voir de l’épisode : elle n’a pas eu l’occasion d’être chiante comme ça !

Cet épisode faisait très Harry Potter dans le style du coup et il m’a déjà plus convaincu que les précédents, mais je suis absolument persuadé que la série a été mal vendue par son pilot qui laissait envisager une histoire beaucoup plus simple en deux timelines principales. Plus on avance, plus ils ouvrent des pistes dans le temps et des intrigues en parallèle. Ainsi, Deacon est probablement perdu dans le temps et ne pourra que convoiter la machine à remonter le temps, peu importe la période à laquelle il a été envoyé.

J’aime beaucoup cette complexité, mais je trouve que ça n’a plus rien à voir avec le pilote : Cassie n’a plus rien à jouer dans cet épisode par exemple, alors qu’elle était érigée en héroïne à l’origine. En fait, la série se contente de suivre uniquement la perspective de Cole désormais. C’est beaucoup plus clair dans l’écriture et ça aide à accrocher. Peut-être que j’arriverais à aimer la série finalement, car l’épisode a réussi à me convaincre malgré des conditions de visionnage un peu chaotiques.

05.pngÉpisode 5 – The Night Room – 14/20
But as they say : no time like the present

J’ai laissé passer un mois entre le visionnage de cet épisode et du précédent, et je ne saurais même pas expliquer pourquoi. Je ne suis pas encore assez dedans, je pense, et j’ai plein de séries à voir, on va dire. Toujours est-il que je suis de retour, c’est plutôt positif, même si note est assez moyenne. J’ai trouvé l’épisode un peu prévisible, mais surtout beaucoup trop bavard. J’ai parfois décroché alors que j’étais simplement en train de manger, seul. Donc a priori je n’avais pas de raison de décrocher, et pourtant…

L’intro de l’épisode nous montre une Jennifer saine d’esprit découvrir la Night Room. Jennifer est très différente de ce que l’on connaît d’elle, c’est à peine si on la reconnaît. Quant à la Night Room, c’est un simple laboratoire. Je ne sais pas à quoi je m’attendais, mais quelque chose de plus élaboré m’aurait plus plu, je pense.

Le reste de l’épisode se divise de manière plus classique (déjà) entre 2015 et 2043. Dans le futur, Cole et Katarina discutent de l’épisode précédent, ce qui me permet de me remettre dans la série et de justifier les problèmes qu’a rencontré Cole à atterrir à la bonne époque avec une excuse vieille comme le monde : l’alcool. Cela m’a fait rire, la soirée avec Max, Ramse, Cole et Katarina réussit bien à nous réintroduire tout le monde. Il est assez vite évident que Katarina leur cache quelque chose.

Du coup, plus tard dans l’épisode, Max commence à poser les bonnes questions sur elle et surtout rappelle à Ramse l’existence d’un mythe de West 7 sur un docteur allemand faisant beaucoup de mal. J’ai aimé cette perspective de changer un peu de camp, de suggérer que Katarina n’est pas aussi bien que ce que la série laissait suggérer jusqu’ici.

En effet, lorsque Ramse enquête, il découvre le passé trouble de celle-ci et notamment d’anciens sujets ayant testé la machine, souvent au péril de leurs vies vu les photos. Cela complexifie un peu la mythologie de la série, surtout que le montage suggère que le virus vient d’un de ses voyageurs temporels. Si c’est le cas, on est dans une jolie boucle temporelle dont Katarina est un élément-clé (et bonjour la culpabilité). On verra, il reste pas mal d’épisodes, c’est un peu tôt pour affirmer les choses je pense.

En 2015, Cassie et Cole se rendent à la Night Room un peu trop tard : leur ennemi est déjà là et les prend en otages. C’est là que j’ai trouvé que ça devenait trop bavard : le scientifique donne toutes les informations au duo avant de se faire abattre, puis le duo se fait interroger (torturer même, merci la scène de l’ongle pendant que je mangeais quoi) longuement. C’est d’autant plus frustrant qu’il vaut mieux ne pas trop décrocher, car de nouveaux éléments du mystère sont introduits, notamment « The Witness » (Le témoin), qui semble être un big boss côté méchants.

Cassie apprend déjà que Cole a tué Henri, ce qui provoque quelques tensions dans leur duo. On sait bien que ce ne sera rien de méchant de toute manière, donc la manière dont elle ramène ça sur le tapis toutes les deux minutes est vraiment agaçante, même si c’est logique pour le personnage. Je trouve juste que la dynamique du duo principal ne fonctionne pas tant que ça (je préfère largement Cole/Jennifer ou la dynamique Ramse/Max).

Bref, les méchants finissent par accéder à la salle et y retrouve un cadavre en décomposition, qui a malgré tout un look futuriste, voire androïde. Seulement, Jennifer s’est bien gardée de les prévenir qu’il y avait une sécurité, ce qui semble être un rebondissement visant uniquement à combler l’épisode. Vous voyez, c’est bavard pour pas grand-chose. Enfin, si, Jennifer apprend comme ça que Cole a tué son père (mais elle en est heureuse, comme prévu, et est toujours amoureuse de Cole a priori). Elle avoue aussi qu’il n’y a qu’à lui qu’elle ouvrira la porte.

Bien sûr, quand Cole et Cassie semblent réussir à s’enfuir, il est évident que ce n’est qu’un piège. Les méchants (ouais, je n’ai pas encore d’autres mots pour les caractériser) parviennent à leur fin, mais Cole et Cassie détruisent le cadavre à l’origine du virus par le feu, dans une scène d’action très réussie.

Malheureusement, Cassie se fait enlever et Cole retourne dans le futur… où le labo est passé aux mains de West 7 apparemment. C’est un cliffhanger plus réussi que le reste de l’épisode qui donne envie de continuer.

Beaucoup de bavardages et de lenteurs accessoires du coup, mais une mythologie qui se développe et révèle une série de plus en plus complexe, donc de plus en plus intéressante.

06.pngÉpisode 6 – The Red Forrest – 14/20
I can’t cross with myself, believe me you don’t want to be around for paradox.

On continue sur la routine de la série avec des voyages temporels et des paradoxes parfaitement ignorés, même si cités dans l’épisode. Mouais, donc. C’est divertissant, mais j’ai peine à y trouver une bonne histoire, surtout que désormais, on sait que le futur peut changer et redevenir le même. Le temps est donc linéaire dans la série, mais peut effectivement changer. À partir de là, il est peu probable quand même qu’il redevienne exactement le même et les boucles semblent détruites.

Comme bien souvent, l’intrigue se divise entre 2015 et 2043, et ça fonctionne bien.

En 2043, nous reprenons donc au cliffhanger de l’épisode précédent. Comme il a son tatouage West VII tout va bien pour lui. Une fois de plus, je trouve l’épisode très bavard et Cole est super lent à comprendre ce qu’il se passe, quand ça m’a pris deux secondes à la fin de l’épisode 5. Bref, le futur a changé et il a précipité l’épidémie. Et oui, à jouer avec le passé, on peut aussi provoquer des dégâts dans le futur, pas seulement le sauver : Cassie est morte en 2015, Cole est lui-même mort et enterré dans cette temporalité. D’ailleurs, avec ce futur qui a changé, il risque lui-même de mourir.

Par chance, Ramse est à la tête de West VII, mais avec un œil en moins, évidemment. Mouais. Je ne peux même pas dire que ça me surprenne, ça permet quelques économies sur le budget. Les paradoxes temporels sont toujours aussi mauvais et foireux dans la série, mais Cole parvient à retourner en 2015, après avoir fait tuer Jones. Bien joué.

Comme de par hasard Balthazar, il revient juste à temps en 2015 et sans interférence. L’ex de Cassie, Aaron, nous est ramené sur un plateau d’argent avec une intrigue politique qui, on le sent bien, aura son importance dans la suite de l’épisode, avec notamment l’opération Troy dont je crois bien qu’on a déjà entendu parler en 2043.

Cole vient lui demander de l’aide, c’est-à-dire qu’il le prend en otage. Une fois de plus, l’épisode s’étend sur de nombreux bavardages pas toujours utiles car il faut convaincre Aaron d’aider Cole. Le truc, c’est qu’on sait bien dès le début qu’il le fera, donc on perd vraiment son temps en explications pas très convaincantes. Bon, et puis, il faut que j’arrête de regarder mes épisodes dans le train car ils sont beaucoup trop sombres et le soleil beaucoup trop fort.

Le plan de Cole pour sauver Cassie fonctionne moyen : non seulement elle est enlevée, mais en plus Aaron se débrouille pour tirer sur le Cole du passé. Bref, Cassie se retrouve torturée, forcée de boire un liquide qui la drogue et lui fait voir une forêt rouge dont on lui parle beaucoup. Elle apprend aussi que le témoin veut la voir. On sent que les pièces du puzzle sont là, mais qu’on ne nous les donne pas tout à fait.

Du côté de Cole, il se retrouve forcé de bosser avec Aaron et nous cite une histoire avec deux loups dans chaque homme racontée par Ramse… Franchement, désolé, mais la série perd un temps dingue en bavardage et ça ralentit le tout sans qu’on ne sache trop pourquoi.

Cassie parvient finalement à s’enfuir et tombe bien évidemment sur Cole & Aaron. On a le droit à une petite fusillade où Cole tente de découvrir l’identité du Témoin, malheureusement, il repart en 2043, sous les yeux d’Aaron, forcé de les croire désormais. Ça ne fait que six épisodes, je sais, mais il était temps.

Bon, on s’arrête à peu près là en 2015, avec juste en plus une scène de conclusion entre Cassie et Aaron où celle-ci s’avère hantée par la forêt rouge et où ils comprennent que l’opération Troy est leur nouvel objectif.

Le retour en 2043 était celui qui m’intéressait le plus et qui m’a énormément déçu : Cole y revient et tout se passe bien, le futur est rétabli comme s’il ne s’était jamais rien passé et que Cole n’était pas intervenu. Mouais. Je me répète, mais les paradoxes temporels, ce n’est pas trop comme ça que ça fonctionne normalement. J’aurais préféré voir cette série il y a longtemps, bien avant de m’intéresser à ce type d’histoire, à LOST ou à Continuum.

On a au moins droit à une bonne blague de Ramse, qui devient lentement mais sûrement mon personnage préféré, et à l’information que le nombre de voyages de Cole est finalement limité, car il risque bien de disparaître pour de bon à un moment. Ah. Intéressant de nous le dire, quand même, même si c’est depuis le départ une mission suicide.

La nouvelle obsession de la série devrait donc être l’opération Troy, après Leland, Jennifer et la Night Room. Ce qui est bien, c’est qu’on avance, mais on en est toujours au même point : nulle part et pas près de sauver la planète de son virus.

07.pngÉpisode 7 – The Keys – 17/20
Cole, wait… Goodbye.

L’introduction nous change un peu et repart en 2015, où un virus devient une arme bien pratique pour le gouvernement qui cherche à nous anéantir Wexler, un scientifique qui en sait trop. Cela devient répétitif, limite. Bon, ce n’est pas clair immédiatement, mais on nous présente en fait l’opération Troy de cette manière.

Et oui, Cassie et surtout Cole prennent le temps de vivre un peu et de découvrir la vie mondaine en se rendant à une soirée dans un musée. Ils cherchent à se renseigner pour la mission, enfin, Cassie en tout cas, parce que Cole découvre une société qu’il n’a connu que par des récits utopiques. C’est plutôt bien géré et assez sympathique, je trouve, même si ça s’étend en longueur pour pas grand-chose. En fait, ça part mieux quand Aaron arrive enfin et comprend de quoi il en retourne pour l’opération Troy et assiste à une nouvelle disparition de Cole.

Alors qu’Aaron se rend obtenir de nouvelles informations pour Cole, ce dernier appelle Cassie et l’avertit que l’opération Troy est en cours. Et oui, pas de passage par 2043 aujourd’hui, Cole est déjà de retour, mais il a eu l’occasion de voir Cassie et Aaron une semaine plus tard. Ceux-ci l’ont informé qu’il devait remonter le temps une autre fois pour récupérer le virus, ce qu’il a fait, mais pas sans se faire surprendre par un sniper.

Comme il appelle Cassie, j’ai eu peur que le paradoxe soit bien mal géré une fois de plus, surtout autour de l’histoire de l’eau de Javel. Heureusement, les scénaristes s’en tirent à merveille aujourd’hui, mais j’y reviens ensuite.

Informés par Cole de l’échec en cours pour l’opération Troy et du risque que celle-ci représente avec l’épidémie qui va décimer le monde, Aaron et Cassie décident d’avertir la CIA de ce qui se trame en Tchétchénie. Ah oui, pour simplifier tout ça, Cole est évidemment en Tchétchénie et Cassie sait bien que le virus risque d’être libéré là-bas, donc elle tente de convaincre ses supérieurs hiérarchiques d’intervenir – sans trop de bavardage pour une fois.

Risque ? Et non, en Tchétchénie, Cole se fait prendre en otage par des hommes armés au service de Wexler. Ce dernier ne croit pas Cole et ouvre la mallette du virus M-510, qui contamine tout le monde dans la pièce, sauf Cole, évidemment immunisé.

Il essaye de convaincre Wexler de rester dans la cabane où il se trouve et de ne surtout pas retourner en ville où il contaminerait tout le monde, littéralement. Cela marche plus ou moins bien, mais les hommes de Wexler ne l’entendent pas de cette oreille, eux. Cela part en fusillade, blessant Cole à la jambe.

Même si tout le monde est mort, les Russes s’apprêtent à débarquer et pour détruire le virus, la CIA n’a d’autres choix que de… nous bombarder la Tchétchénie, et Cole avec ! Il a malgré tout le temps de faire des adieux touchants à Cassie.

Effondrée par sa mort, elle laisse Aaron la sortir de la situation diplomatique délicate dans laquelle elle est. Le problème est désormais de savoir s’il faut ou non avertir Cole de son sort lors de son passage une semaine plus tard.

Aaron décide que non car l’humanité est théoriquement sauvée. Je dis théoriquement, car nous sommes loin de la fin de la série. Nous en arrivons donc à la scène finale qui voit Cassie faire ses adieux à Cole sans que celui-ci n’en ait conscience. Tous les éléments que Cole a laissé paraître dans ses conversations avec Cassie sont réunis et le mène droit à une mort certaine, sans qu’il ne le sache.

Je m’attendais vraiment à une fin différente, avec un passage en 2043 par exemple, histoire de nous révéler que tout n’était pas fini. Concrètement, cet épisode conclue la série en cas d’annulation – mais ce n’est pas le cas, ce n’est jamais qu’une mi-saison.

Difficile de ne pas enchaîner, et je ne vais pas me priver. Avec une meilleure gestion des paradoxes et un bon rythme, cet épisode améliore grandement la qualité de la série.

08.pngÉpisode 8 – Yesterday – 15/20
Maybe this is Haiti all over again.

Nous reprenons sans trop de surprise en 2043 où le virus a bien fait des ravages et où Jones comme Ramse s’inquiètent de l’absence prolongée de Cole. Pas de bol, celui-ci est laissé pour mort et la machine n’a pas assez de puissance pour le ramener. Inquiète de la tournure des événements, Jones décide d’envoyer Ramse et le sergent Whitley, un nouveau venu je crois, dans le sanctuaire où s’étaient réfugiés les scientifiques et personnalités importantes au début de l’épidémie.

L’air de rien, cela complète beaucoup la mythologie de la série, surtout que Jones va jusqu’à nous raconter un coup d’État dont elle a été témoin. Comme Ramse et son nouveau pote n’ont aucun mal à y arriver, on découvre un nouveau lieu pour la série et le futur dystopique paraît pour la première fois pas si désagréable. Loin du labo sombre et de West VII, il existe donc un endroit où on imagine un vaccin qui s’adapterait aux mutations du virus. Tout n’est pas perdu pour l’humanité, quoi, même si Ramse s’avère plus pessimiste que ça.

Ramse ne va pas le rester si longtemps car il retrouve son grand amour Elena, qui cherche plutôt à le fuir. En cinq ans, celle-ci a eu le temps de faire tout un tas de choses : voyager vers le Nord, devenir technicienne de labo, accoucher de Sam, des broutilles quoi. Bim, dans ta face Ramse, t’es papa et ton gosse ne sait pas qui tu es.

Ramse semble le vivre plutôt bien et décide de lui apprendre des jeux anciens de plusieurs centaines d’années.

S’impatientant du retard de Whitley et de Ramse occupé à jouer les papas, Jones fait une nouvelle tentative pour ramener Cole à elle. Celle-ci est infructueuse au point de faire exploser la machine et le cœur. C’est con et ça leur fait perdre 48h.

Du coup, elle se rend à son tour dans cet eldorado où elle n’est pas si bien accueillie que ça, malgré les apparences d’un charmant dîner aux antipodes de ce que l’on connaissait jusque-là. C’est charmant, mais Jonathan Foster, le leader de cette utopie, Spearhead, est à fond dans un délire de foi pas très rassurant et qui bloque totalement Jones.

À coups de photos désormais détruites de sa femme décédée, Jones arrive à convaincre Jonathan qu’elle a réussi à accomplir le projet Splinter. Hop, un paradoxe pas logique de photos brûlées que Cole a sauvé de l’incendie. Malgré tout, Jonathan refuse d’aider Jones. C’est con.

Bien sûr, elle refuse de céder à son chantage (il lui donne le cœur et en échange, elle revient bosser avec) et se remet au boulot… ordonnant au passage le vol du cœur. ÉVIDEMMENT, la guerre est un si beau moyen de sauver l’humanité.

En 2015, Cassie continue de s’inquiéter malgré la fin de la mission. Bouleversée par la mort de Cole, elle cherche surtout à la confirmer et, grâce à Aaron, elle s’arrange pour découvrir que son corps n’a pas été retrouvé et être envoyé sur place en Tchétchénie. Ben tiens. Bon, cette fois, elle demande quand même à Aaron de l’accompagner, mais il refuse parce qu’elle a besoin d’y aller seule. Morte d’inquiétude pour Cole, Cassie prend malgré tout le temps d’embrasser Aaron.

Sans grande surprise, Cole n’est effectivement pas mort. J’aurais aimé que la série ait le cran de le tuer, mais c’était sans doute trop osé, surtout en saison 1. Nous le retrouvons sous des décombres, qui semblent correspondre aux décombres où il est censé être. Mieux vaut être prudent : les américains nous ont dit que son corps n’avait pas été retrouvé. Il est donc susceptible d’avoir voyagé un coup dans le temps… et si ce n’est pas le cas, il va nous propager le virus, c’est charmant.

Il essaye malgré tout de s’en sortir, grâce à l’aide d’une petite fille et de son père qui passaient par là. Ben oui, ça tombe bien. Comme je l’imaginais, la petite fille qui lui parle tombe soudainement malade.

Une fois en Tchétchénie, Cassie se débrouille pour se rapprocher autant que possible du bâtiment dans lequel Cole se trouve peut-être et qui est bouclé par l’armée russe.

Le montage veut nous faire croire que Cole et Cassie vont se retrouver, même s’il est évident que non. Cassie est persuadée que Cole a réussi à sauver le futur car elle ne trouve rien sur le site de l’explosion. À l’inverse, Cole découvre qu’il a échoué et se trouve en… 2017. Hey, bienvenue, moi aussi je suis en 2017, mais mon 2017, il est mieux que le tien !

09.pngÉpisode 9 – Tomorrow – 16/20
I want to tell you everything but I can’t change the path you’re in.

Je viens de découvrir que Netflix déconseillait la série au moins de 16 ans et ça me perturbe quand même beaucoup, parce que je ne vois vraiment pas pourquoi pour le moment.

L’épisode reprend donc en tchétchénie et en 2017 où le virus a fait bien des dégâts. Moi, je trouve qu’on s’en tire bien finalement avec notre année 2017 pourrie, comme ça. Cole surprend un message télévisé de Cassie demandant aux immunisés de se rendre à Baltimore. Bon, c’est bien sûr le chaos le plus total, mais grâce à son tatouage West VII, il est repéré par l’armée américaine qui l’exfiltre. Bon, ça manque de quelques explications quand même, mais l’armée le reconnaît. Je n’ai pourtant pas souvenir que Cassie soit au courant pour son tatouage… Mais si ça se trouve, il sera le créateur de West VII, cet idiot.

Récupéré par l’armée, il n’est pas super en sécurité non plus, car il y a des émeutes un peu partout, même s’il est en compagnie d’une charmante militaire immunisée. Il est emmené au CDC, alors qu’au centre de l’émeute, Jennifer prêche sa bonne parole et arrive bizarrement à convaincre d’autres filles de la suivre pour construire une armée.

Cole retrouve Cassie, qui est bien heureuse de le revoir en vie. Moi, je remarque surtout qu’il n’est plus blessé du tout à la jambe, c’est cool de guérir si vite. Seulement, ce n’est pas si simple la vie : Cassie est contaminée à son tour par le virus et a tout juste le temps d’affirmer à Cole qu’il la reverra, dans son passé, car beaucoup de choses se sont passés entre 2015 et 2017. Quelle jolie manière de teaser la suite de la série. Elle lui fournit une adresse et lui promet qu’il trouvera ses réponses, juste avant de mourir avec pour derniers mots un « à bientôt » qui se veut déchirant. Je ne suis pas encore à fond dans la série pour être en larmes, mais c’est beau comme scène, il faut bien l’avouer.

En 2043, Jones continue d’être chiante et de décrédibiliser son ancien boss parce que dis donc la mission est plus importante. Du coup, Ramse commence à avoir peur pour sa famille et il prévient son ex de l’attaque à venir, alors que son pote, lui, tente de prévenir son père. C’est une erreur, bien sûr, car l’ex le suit mais est repérée par Foster. Sympathique l’effet de surprise…

Jones débarque donc à son tour au refuge, pour laisser une dernière chance à Foster. Alors qu’ils semblent bien s’entendre, Jones abat froidement Jonathan, après avoir statué qu’elle était une mère avant l’arrivée du virus. Mais oui, mais bien sûr. Belle manière de créer le chaos. Aidé par le père du nouveau pote de Ramse, dont je n’ai pas encore le nom, les hommes de Jones peuvent donc envahir le sanctuaire, dans lequel Ramse est rapidement coincé avec son ex et son fils à cause de quelques coups de feu. Tu parles d’un sanctuaire : tout le monde se fait tuer, même le gentil papa. Quelle belle manière de préserver l’humanité, merci Jones.

Bon, du coup, ils ont le cœur qu’ils voulaient et la machine est rétablie. N’empêche qu’un écart se creuse entre Ramse et son ex, qui essaye de convaincre son José que Jones est une tarée et que le virus était enfin guéri. Ouais, mais Jones veut juste retrouver son gamin, clairement. Ah les gentils qui deviennent méchants, c’est beau.

La machine re-fonctionnant, Cole est ramené en 2043, juste après la mort de Cassie… mais la montre de celle-ci est alors magiquement réparée, suggérant des changements dans le passé et une boucle temporelle qui n’en sera pas une.

Enfin, la série joue de la temporalité, une fois de plus, et nous ramène aussi en 2041 dans les errances de Cole et Ramse… ou plutôt la fin de leur errance, quand ils ont choisi de s’en prendre au mauvais groupe de six personnes, les ramenant auprès de Jones. Enfin, avant ils se font torturés et interrogés, bien sûr. Jones affirme à Cole qu’elle l’attendait… Bien, on n’est pas sortis de l’auberge avec leurs histoires temporelles. Évidemment, dans son enregistrement audio, Cassie parle de Cole. Celui-ci accepte donc de bosser pour Jones après quelques hésitations et un refus. C’est Ramse qui le force à accepter la mission…

Pour terminer l’épisode, la série propose une réunion entre Cole et Ramse en 2043. Ce dernier est bien déçu par son meilleur ami obsédé par la mission, alors que Jones vient de buter celui qui avait enfin un vaccin pour le virus. Oui, mais Cole a vu les gens mourir et il n’aime pas trop ça, alors il veut changer le passé, une bonne fois pour toute. Les deux meilleurs amis se divisent donc, Ramse espérant plutôt tuer Jones. Cole refuse le futur, Ramse veut voir son fils grandir, et c’est une division qui promet d’être vraiment intéressante. Quant à moi, je suis totalement du côté de Ramse, bien sûr, là où la série devrait plutôt me faire être du côté de Cole (et Cassie). Mais bon, clairement, ils sont sur le mauvais chemin.

10.pngÉpisode 10 – Divine Move – 14/20
 No, no, you can’t be here. It’s not over ?

Cole est déjà en mission dans le passé lorsque nous reprenons pour cet épisode où Ramse pète un câble total et brûle la base d’opération en 2043. C’est chaud (ça brûle).

En 2015, Aaron et Cassie ont repris une vie normale à faire la cuisine, persuadés que le virus n’est plus. Le calme avant la tempête quoi. Cole débarque et ruine les fantasmes les plus fous d’Aaron qui sait bien ce que ça veut dire pour son couple (et pour Cassie, déjà morte une fois).

Aaron marque surtout quelques points en remarquant que Cole n’a aucune idée de ce qu’il fait. Cassie suggère de s’occuper du dernier nom qu’ils connaissent encore, Peters, et voilà qui occupe l’épisode. Pour être franc, ce n’est pas franchement ce qui me passionne le plus, mais ça leur permet de découvrir qu’ils ont détruit le virus, mais pas l’homme qui a besoin d’un virus. Mouais. Cassie se rend surtout compte que Cole est de plus en plus malade à chacun de ses voyages, et que désormais les plantes autour de lui vivent mal ses voyages.

Pour oublier tout ça, Cassie se bourre la gueule, c’est merveilleux. Elle fait aussi appel à Aaron pour ne pas rester seule dans sa mission, parce que c’est quand même cool d’avoir quelqu’un sur qui compter.

Les scènes de 2015 donnent vraiment l’impression d’un fourre-tout, durant à peine deux minutes et permettant juste de combler l’épisode.

Elle retrouve Oliver avec l’aide d’Aaron donc, et celui-ci a terminé le virus pour sauver la vie de son mari. Trop tard : Cassie a trouvé son cadavre plus tôt. N’ayant aucune info sur les douze, il demande à Cassie de le tuer, mais elle n’y parvient pas. À la place, elle lui donne de quoi disparaître.

De son côté, Aaron tombe sur la femme qui a torturé Cassie et qui lui propose de marchander pour sauver la vie de Cassie. Bien sûr, nous n’en saurons pas plus dans cet épisode.

De retour en 2043, Cole apprend ce qui est arrivé au labo qui est loin d’être aussi en cendres que ce que je pensais. Le problème, c’est que Ramse a aussi pris le sérum qui permet à Cole de voyager. Bon, de toute façon, Cole s’évanouit, ne supportant plus les voyages. Jones a déjà prévu de quoi l’aider. Elle négocie avec lui pour savoir où se trouve Ramse et lui promet de le laisser en vie. Le problème, c’est que ce n’est pas si simple – et aussi que Cole sait parfaitement où il se trouve.

Ramse se rend donc dans un camp de réfugiés où se cachent sa femme et Sam. Là-bas, il découvre l’existence d’un autre groupe, les « filles » (au sens familial du terme, « Daughters »), un ensemble de femmes qui ont pour logo… un singe. Il se rend donc les questionner et tombe sans surprise sur Jennifer, qui a bien vieilli. Sans surprise, oui, parce qu’on l’a vu prêcher dans l’épisode précédent pour ce groupe.

Jennifer lui donne donc quelques informations et surtout un médaillon. Elle prévient Ramse, trop tard, que quelque chose de mauvais est sur le point de se produire… et effectivement, c’est le cas, Elena se faisant tirer dessus au même moment, par accident. Ramse ne semble pas si affecté que ça, mais il prend le temps de dire à son fils qu’il s’occupera toujours de lui… avant de se barrer pour un moment, avec les injections.

Il retourne à la barre où il est confronté à Whitley (ouais je me souviens de son nom un épisode sur deux, c’est comme ça) auprès de qui il fait croire un temps qu’il est gentil, mais non. Il se débrouille donc pour tuer les gardes, mais pas Whitley qui a tenté de sauver Elena. Ensuite, il débarque dans la base et place une bombe sur la machine.

Max essaye de l’arrêter, mais ça ne sert à rien de tenter de négocier avec ce fou furieux. Max se prend une balle pour empêcher Ramse de détruire la balle et parvient à s’enfuir avec Jones, laissant Ramse avec la machine.

Max meurt dans les bras de Cole, me laissant totalement dégoûté de son sacrifice. Ramse, quant à lui, se démerde pour retourner dans le passé histoire de sauver son fils et d’empêcher Jones d’agir. Étrange plan improvisé, tout de même ; il ne donne même pas de date au scientifique.

Cole retourne lui aussi dans le passé, mais cette fois, il sait qu’il risque d’être confronté à Ramse, qui a fait un aller simple vers le passé. Pas de bol pour celui-ci, il atterrit en 1987.

L’épisode s’améliore légèrement avec « Don’t fear the reaper » dans sa soundtrack, mais il était très lent je trouve. En fait, je dirais même que je me suis ennuyé sur certaines scènes, particulièrement en 2015. Une fois de plus, c’est le futur qui sauve un peu l’intérêt de la série…

11.pngÉpisode 11 – Shonin – 14/20
Secrets, Jennifer, are something to never said out loud.

Cole arrive en 1987 peu de temps après Ramse, comme prévu, mais il ne le voit pas, contrairement à celui-ci. La série prend le temps de nous montrer les négociations à Tokyo pour la création du virus. Cole réussit quasiment sa mission, mais bien sûr Ramse débarque et s’en prend à lui. Cole est à deux doigts de tuer son meilleur ami (enfin, en théorie) mais est arrêté par les japonais qui leur proposent ensuite de se battre au couteau. C’est efficace, et Ramse poignarde Cole. Du coup, je crois bien que Cole foire totalement sa mission.

Ramse quant à lui se retrouve en prison pour avoir poignardé un homme. C’est con. Le temps passe rapidement dans cet épisode, les années défilant en quelques minutes pour Ramse qui de toute manière est en prison. Il reçoit cependant du courrier d’une certaine Olivia qui sait tout de lui. Il en profite pour apprendre le mandarin et arrêter de se faire botter les fesses par le même prisonnier, encore et encore.

C’est en 1995 que Ramse sort enfin de prison et rencontre Olivia, la femme qui torturait Cassie en 2015 jusqu’ici. Et croyez-moi, en 20 ans elle ne prend pas une ride, même si apparemment, elle censée vieillir. Cela fait de Ramse un membre à part entière de nos méchants, grâce à l’amulette que Jennifer lui avait donné notamment, et qui appartient à leur leader. Les deux amulettes réunies ne font pas beaucoup de bien à la végétation alentours.

Le temps accélère encore jusqu’en 2011, décidément cet épisode ne traîne pas. Il y rencontre le père de Jennifer, puis Jennifer elle-même. En 2013, il est tenu au courant de l’arrivée de Cole, mais il souhaite attendre encore.

Bref, on nous apprend que pendant tout ce temps, dans l’ombre, il y avait un méchant Ramse qui savait tout ce qui se passait. Ce n’est pas trop étonnant, après autant de bonds dans le temps. Cela permet d’en savoir un peu plus également sur l’état mental de Jennifer, pas franchement aidée par son père.

On finit par en revenir en 2015 et au pilot, puis au reste de la série. Le but est de s’assurer de l’arrivée de Ramse en 1987 ; ce qui ne peut se faire si quelque chose change, bien sûr. Nous revoyons Olivia parler à Aaron, et elle le fait en informant Ramse également. Celui-ci avoue avoir tué Cole en 1987 et ne le considère plus comme une menace.

Mouais, je ne suis pas aussi certain moi, probablement parce que c’est le héros de la série. De son côté, Aaron entre en dépression à l’approche de la fin du monde, mais Cassie refuse de se laisser aller et reste persuadée que la mission passe avant tout. Elle lui propose donc de continuer à surveiller Royce, ce qui lui permet de découvrir qu’il est en contact avec Olivia.

Olivia qui est décidément partout dans cet épisode et s’occupe ensuite de Jennifer, maintenue contre son gré dans un hôtel.

En 2043, nous découvrons que Jones a pris la décision d’envoyer Cole en 2015. Il disparaît donc de 1987 pile au moment où il allait mourir. Du coup, Whistley décide qu’il en a assez et se barre, comprenant que la base n’est plus du tout assez sécurisée. Le problème, c’est qu’il ne se barre pas seul, mais avec les hommes qu’il lui reste. Derrière lui, il laisse Jones et le scientifique, avec la machine. Ce n’est quand même pas dingue.

En 2015, Cassie rentre chez elle pour découvrir un Cole en sang lui révéler qu’il connaît l’identité du Témoin… il s’agissait de Ramse depuis le début. Logique et bien joué. J’aurais pu le voir venir en réfléchissant un peu à tout ça, mais l’avantage d’avoir trois ans de retard, c’est que je n’ai pas à théoriser, juste à m’empiffrer d’épisodes.

12.pngÉpisode 12 – Paradox – 17/20
You always knew.

Vaste programme que ce titre quand on voit la série et ses problèmes avec les paradoxes en début de saison. Je dois bien avouer que le début m’a un peu dépité, avec un voyage à New-York, en 2015, avec… Katarina Jones. Sa relation avec son père est soporifique, mais très vite, Cassie débarque dans sa vie et lui parle de Cole, prouvant ce que je soupçonnais depuis le début : Jones en sait beaucoup plus que ce qu’elle a révélé à Cole quand elle l’a rencontré. Amusant.

Cassie a monté tout ce plan toute seule en laissant Cole aux mains d’Aaron. Le pauvre a beaucoup à faire pour maintenir le voyageur en vie, mais il ne fait pas grand-chose, car ça l’arrangerait bien ce décès. Finalement, il appelle Cassie pour quand même agir et le sauver.

Cela fonctionne et Cassie revient avec Jones qui cherche à sauver à son tour Cole. Seulement, ce n’est pas simple après tant de voyages temporels. Pour l’aider, la jeune Jones a l’idée de le mettre en contact avec le sang de son lui enfant. C’est l’occasion, en effet, de créer un paradoxe qui pourrait le sauver. Mouais, drôle de théories, mais c’est marrant, alors pourquoi pas.

On découvre ainsi que Jones est enceinte après avoir été mariée six jours et Cassie rencontre carrément le père de Cole, de même que le petit James Cole lui-même. Tu m’étonnes que Cole soit à fond sur Cassie après aussi. En fait, il l’a connu gamin.

Le père de Cole révèle à Cassie que Marion, la mère de Cole, a elle-même parlé d’une armée de singes et du fait qu’il fallait protéger son fils. Voilà qui devient sacrément tordu, mais ça reste sacrément logique pour la série. Le père accepte donc de suivre Cassie et donner le sang de son jeune fils pour rencontrer son fils adulte. Les retrouvailles sont sympathiques.

De son côté, Aaron contacte Olivia et décide de passer un marché avec, car après tout, ce n’est pas son combat et c’est perdu d’avance. Mouais, je trouve que ça manque un peu de construction de son côté, mais avec une saison de seulement treize épisodes, ce n’est pas facile, en même temps.

Dans tout ça, il est toujours amoureux de Cassie, donc il la prévient et tente de la faire fuir à temps. Comprenant qu’il a trahi sa cause, Cassie revient à temps dans la boutique pour prévenir tout le monde de se barrer. Cette fois, la série me plaît beaucoup en révélant enfin d’où viennent les flashbacks de Cole que l’on voit depuis plusieurs épisodes, notamment avec ce verre de lait brisé. C’est bien écrit et ça fait plaisir d’avancer enfin.

En revanche, ce qui fait moins plaisir, c’est que Matthew, le père de Cole, se fait tuer. Le Cole adulte s’injecte son propre sang et le paradoxe fait l’effet d’une bombe qui souffle la boutique. OK, voilà qui permet de marquer la fin de saison qui approche, je pense.

Tout ceci donne une Katarina qui s’en va en décidant de garder son bébé, avec le destin que l’on sait. Le jeune Cole est placé et rencontre pour la première fois Ramse. C’est mignon… mais complétement con. Eux qui veulent changer le futur depuis le début font exactement comme le Témoin et s’arrange pour que tout le monde fasse la même chose et suive le même chemin. Je ne suis pas convaincu par cette stratégie, mais ça rapproche Cassie et Cole (adulte). Bon, quand même, que Cole ne se souvienne pas des visages de Cassie et Jones qui étaient là à la mort de son père, c’est un peu gros je trouve, parce qu’il n’est pas si jeune que ça et que c’est une journée a priori marquante. On va dire que c’est le traumatisme et le paradoxe qui n’aide pas.

Pendant ce temps, toujours en 2015, Jennifer prend le pouvoir sur l’entreprise de son père, Markridge. Mouais.

Et enfin en 2043, il s’avère que quelques militaires sont encore dans la base et surtout qu’il reste pas mal de scientifiques. Par conséquent, ils continuent les recherches. Tout ceci est peu intéressant, mais l’on apprend qu’une plante qui n’est pas de 2043 pousse sur la machine. La fin voit Whitley revenir avec la tête d’un de ses potes en main. Charmant. De nouveaux méchants sont aux portes de la base, aidés par Deacon, si je ne m’abuse.

Bon, c’est un épisode qui met bien ensemble les pièces du puzzle, c’est agréable. Les prises de tête sur la chronologie fonctionnent bien. Cela donne envie de continuer et avait déjà des allures de fin de saison avec l’explosion de la boutique. Maintenant que Cole est coincé en 2015, il est difficile de dire ce que va proposer la série, dont la mythologie vient de changer du tout au tout en 40 minutes. Si les paradoxes ne sont pas tous bien gérés, ici, au moins, on a du divertissement bien foutu.

13.pngÉpisode 13 – Arms of Mine – 17/20
It took time travel to create time travel.

C’est parti pour une fin de saison dont je ne sais pas trop quoi attendre. Les choses sont rapidement mises en place avec un Cole qui a retrouvé Aaron et le tabasse. Bon, l’ex qui est méchant, c’est un classique, mais quand il voit que Cassie est avec Cole, il se met à tout révéler, tout en comptant bien s’enfuir. Il y arrive et sa fuite vire au fiasco total. Après un rapide combat avec Cole, il finit par rôtir au sens littéral du terme, déclenchant un incendie qui le dépasse et le consume.

Cassie le voit brûler et le vit mal, mais elle reprend la mission pour oublier – c’est quand même vite bâclé en une scène. Grâce aux joies d’internet, Cassie découvre que Jennifer est désormais à la tête de Markridge. Elle se rend avec Cole à une conférence de Jennifer qui entend bien cramer la boîte de son cher papa.

Les retrouvailles avec elle sont sympathiques, mais elle est complétement perchée. Elle leur donne quand même les informations qu’ils veulent, Cole ayant même la chance de voir une photo de Ramse. Il est expliqué qu’il n’a pas trop vieilli grâce au sérum de Jones. Mouais, c’est un peu du foutage de gueule quand même, parce qu’il a eu qu’une dose… L’autre foutage de gueule, c’est que Jennifer est en fait en train de les trahir.

Ils ne le savent pas et se rendent à Raritan où la machine est en train d’être construite. Ramse compte bien mettre la main dessus, sûrement pour retourner en 2043 et retrouver son fils. C’est suffisant pour vouloir détruire le monde de toute évidence. Je suis totalement avec Ramse cela dit, surtout qu’ils ont un vaccin pour 2043, alors à quoi bon annuler ce qui a déjà été fait de toute manière. Tant que l’humanité s’en sort, ce qui était la motivation première, tout va bien. Du moins, en théorie.

Enfin bref, là n’est pas la question. En 2015, nous apprenons que Spearhead, aussi connu sous le nom de Dr Jones le mari de Katarina, a effectivement mis au point la machine. Ramse, sous le nom de Mr Seki, débarque et s’empare de la machine, qu’il a de toute manière financé.

Cole et Cassie, eux, sont devant l’installation et décident de passer par les tunnels pour s’infiltrer ; Cole les connaissant par cœur, de toute manière. Ils sont forcés de se séparer, ce qui fait que Cassie entre enfin dans sa forêt rouge, les plantes ayant été envoyées dans le futur virant toutes au rouge.

Cole confronte Ramse qui lui affirme qu’après 28 ans, il veut simplement retourner auprès de son fils et trouver un nouveau vaccin. C’est moche quand même, je suis du côté des méchants dans cette série, parce que Ramse me paraît avoir raison sur toute la ligne. Bon, ça me change un peu, vous me direz. Cassie débarque au plus mauvais moment et décide de tuer le témoin. Oui, sauf que Ramse avoue qu’il n’est pas le témoin. Dommage, ça collait bien, j’aimais bien l’idée. La prise de tête peut donc recommencer, comme ça.

Cassie tire sur Ramse, Cole sur le garde de Ramse, le garde sur Cassie. Autant dire que c’est la merde à quelques minutes de la fin. Comprenant que c’est perdu pour lui, Ramse se sacrifie pour sauver la vie de Cassie très, très mal en point. Il propose donc d’envoyer Cassie dans le futur, car Katarina la sauvera quoiqu’il arrive, contrairement à lui. Malgré ses réticences et hésitations, Cole accepte et Cassie est donc envoyée en 2043… où elle atterrit au milieu de problèmes qui la dépassent dans un monde contaminé, mais on y revient.

Ramse est donc sur le chemin de la rédemption pour ses derniers instants et il demande à Cole de retrouver son fils s’il parvient en 2043. Cela aurait été plus simple de le demander à Cassie, mais bon. Ramse est laissé pour mort.

Olivia, en larmes car elle sait que Ramse est mort, peut alors aller rencontrer les douze singes… qui ne sont que douze bébés. Elle nous déclare tout ce qu’elle sait… mais Cole décide de faire demi-tour pour sauver Ramse, alors peut-être bien qu’elle se trompe.

En 2043, Whitley demande à retourner en 2015. Sympathique. Il s’agit bien de Deacon qui aide un groupe inconnu, dirigé par un homme qui ressemble quand même au père de Cole je trouve. Ils envoient de quoi surchauffer le cœur des ressources électriques, ce qui provoque une panne de courant qui leur permet d’entrer petit à petit dans le complexe, qui est au cœur de la fin de saison du coup.

Jones décide de détruire la machine si on ne laisse pas sortir tous ses alliés et les méchants hommes bleus… disent plus ou moins venir du futur, alors qu’il est révélé qu’il s’agit des 12. Cela aurait été intéressant comme idée de rajouter un niveau de futur plus lointain. J’aimerais beaucoup en tout cas, ça promettrait pour la suite, même si je ne vois toujours pas bien le rôle de ces douze. Ces derniers acceptent le deal, à condition que Whistley et le scientifique soient désarmés. Ils acceptent à leur tour et sont libérés. Jones est quant à elle faite prisonnière…

En théorie du moins, car c’est le moment que choisit Cassie pour arriver, ce qui nous fait un joli cliffhanger de fin de saison. De son côté et en 2015, Jennifer monte dans un avion et semble être l’investigatrice de la propagation du virus.

Si cet épisode final était un peu lent, surtout du côté de 2043, il offre donc de très jolies pistes pour une saison 2 qui devrait être passionnante, peut-être plus que cette première saison.

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EN BREF – Il m’a fallu un vrai temps d’adaptation pour entrer dans la série, à laquelle je trouve beaucoup de défauts d’écriture et de paradoxes non résolus dans ses débuts. Cela a très certainement ralenti mon rythme de visionnage, alors que ça s’améliore pourtant ensuite.

Une fois les tâtonnements du début évacués, la série se développe en effet dans la meilleure des directions et affrontent ses boucles temporelles et paradoxes de pleine face, ce qui est nettement plus intéressant. J’ai adoré voir Jones enfin changer de position et dire que l’on ne pouvait pas changer le passé, même si cela est très probablement faux puisque la série nous a pondu un 2043 différent dans un épisode. Je trouve cela un peu dommageable, surtout que l’on n’a jamais franchement eu d’explications. J’imagine qu’il faut y voir deux univers parallèles et qu’il sera surtout question de réussir à créer un univers où tout se passe bien. Je doute que quelqu’un puisse véritablement être effacé, en fait.

Quoiqu’il en soit, j’étais lors de cette fin de saison du côté des méchants, Ramse étant de loin le personnage auquel j’ai le plus accroché. C’est peut-être parce que j’aimais déjà l’acteur avant, mais en tout cas, c’était une évolution logique et super intéressante, plus que les états d’âme de Cassie ou l’entêtement de Cole. Il faut toujours que je n’aime pas les héros des séries, ça en devient presque chiant. Content de voir Ramse survivre à cette fin de saison 1, même si je me demande si c’est vraiment pour longtemps.

Je ne me le demanderais pas trop longtemps, car je compte bien continuer rapidement mon visionnage (non pas que j’ai un espoir pour le challenge, mais juste parce que j’ai envie de savoir la suite).

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La saison 1 de The Mist dispo sur Netflix

Salut les sériephiles !

On se retrouve pour parler de la diffusion par Netflix de The Mist, dont je n’ai pas encore vu le dernier épisode mais dont je peux déjà vous dire beaucoup de mal ! Et oui, ce n’est pas la meilleure des acquisitions de la plateforme, et je vais vous dire pourquoi.

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Synopsis : Une brume mystérieuse s’abat sur une ville américaine. Jusque-là, ça pourrait aller, mais pas de bol : au cœur de celle-ci se cachent d’étranges choses, créatures et personnes qui ont décidé de tuer les personnes qui auraient la bonne idée de sortir voir ce qu’il se passe.

Vous pouvez bien sûr retrouver la critique de chaque épisode sur le blog.

La série avait a priori tout pour plaire, avec une ambiance brumeuse adaptée aux chaudes soirées d’été, et il nous en reste, j’espère, quelques-unes avant la rentrée. Malheureusement, c’est à peu près tout ce que je peux trouver comme qualité à la série qui a pris le parti d’avancer lentement tout en étant prévisible. Le premier épisode met en place une situation de manière déjà lente mais qui promet des perspectives d’évolution.

Je partais donc plutôt positif, mais cette évolution ne voit jamais le jour. Si le brouillard s’empare très vite de la ville, nous ne restons pas longtemps dans le brouillard. Tout aussi vite en effet, et malgré des explications qui tardent à venir, le fonctionnement de la fameuse brume apparaît évident. Du coup, le mystère qui se veut épais n’est plus suffisant pour maintenir l’intérêt.

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Les personnages sont généralement ce qui fait que l’on reste pour suivre ce type de séries. Pas de bol, ils sont dans cette série tous clichés. En fait, aucun ne se distingue véritablement de son rôle type, que ce soit l’ado mal dans sa peau, le quaterback, l’ado gay, la mère inquiète, le beau-père cool, le soldat amnésique ou la junkie pas si paumée, tous passent la saison à être cantonné dans le stéréotype. Cela pourrait ne pas être si dérangeant si le scénario suivait, mais chaque épisode se permet des détours et les personnages ont la fâcheuse habitude de faire très exactement ce qu’il ne faut pas faire (et que personne ne ferait à leur place).

La nouvelle dont la série s’inspire était plus efficace. Il existe également un film, que je n’ai pas vu. Si vous vous lancez dans la série, vous aurez au moins le droit à un ou deux acteurs de qualité en rôles secondaires, pour compenser le très mauvais casting général des personnages principaux, et, surtout, vous aurez quelques scènes magistrales du côté des effets spéciaux.

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Si Netflix a attendu d’en avoir tous les épisodes pour la diffuser, je vous déconseille très fortement un bingewatching qui risque de vous donner un sentiment d’overdose. Un ou deux épisodes par jour seront largement suffisants : le mystère n’est pas si épais, l’ennui, en revanche, est redoutable.

J’attends de voir le dernier épisode pour donner mon avis définitif, mais c’est une série à regarder d’un œil distrait… et encore.

La saison 1 de Will (et pourquoi c’est cool)

Salut les sériephiles !

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Coup de pub : Hier, je me suis empiffré la fin de la première saison de Will et force est de constater qu’un grand nombre d’entre vous est passé à côté. J’ai vu peu de tweets sur la série dont les sous-titres VF traînent à arriver… mais j’ai apprécié cette saison, donc j’ai envie de vous embarquer dedans sans vous spoiler, pour vous convaincre de l’ajouter à votre liste de séries à voir plus tard ou pour ne pas passer à côté le jour où vous en aurez l’occasion, parce que l’audience, c’est…

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Personnellement, je trouve que la série a été plutôt mal vendue : en la commençant, je m’attendais à voir un drama historique retraçant la vie de William Shakespeare. Finalement, j’ai bien eu du drama, mais la partie historique est à négliger. Avant de commencer la série, il faut simplement savoir qu’il y a un conflit protestants/catholiques qui divise Londres, et plus généralement l’Angleterre. Je ne mentirais pas non plus : quelques connaissances des pièces de Shakespeare aident à apprécier certains jeux de mots et références discrètes. Toutefois, je pense qu’on peut passer à côté et aimer quand même la série.

Plus que l’histoire de la vie du dramaturge, la série surfe sur pas mal de théories : le fait qu’il soit catholique (l’intrigue majeure & fil rouge de la série), le fait qu’il n’écrive pas seul ses manuscrits, le fait qu’il n’ait pas pu tout inventer seul. C’est un parti pris qui permet finalement de rendre moins divin un personnage très mis en avant par la réalisation.

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Le vrai parti pris, cependant, est de moderniser autant que possible l’univers shakespearien, avec ce qu’il implique de transgression et de décalage, nous fournissant une version rock, voire punk, de l’Angleterre. Oui, ça perturbe, mais ça aide à entrer dans la série, surtout que j’adore les choix de BO qu’ils ont fait et que les représentations théâtrales sont bien gérées, du début chaotique à la fin plus moderne. Tout cela colle parfaitement à l’œuvre de Shakespeare qui n’a lui-même pas fait autre chose avec ses pièces historiques… Bref, l’ambiance est cool !

Côté personnages, on retrouve certes William, mais aussi d’autres figures historiques, toutes plus ou moins fictionnalisées pour les besoins de la série : Richard Topcliffe (un tortionnaire de catholiques), Christopher Marlowe (un autre dramaturge qui devrait être aussi célèbre que Shakespeare) ou encore les Burbage, une famille d’acteurs de la troupe, et notamment Richard et Alice, les frères et sœurs.

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Les premiers épisodes sont très bons, malheureusement ça se dégrade vite pour mieux repartir dès le 6. Ensuite, ça se dévore, grâce à de bons cliffhangers menant à une vraie conclusion, le renouvellement étant incertain. Je vous laisse jeter un œil à mes critiques si vous n’êtes pas encore convaincus, mais ça vaut le coup, promis !

C’est une porte ouverte sur une période sur laquelle on a peu d’informations, mais qui est passionnante. On se cantonne trop souvent à la littérature française et Molière en France, mais l’Angleterre vaut le détour.

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Bon visionnage 🙂

Midnight, Texas (S01)

Synopsis : Inspirée par des livres de Charlaine Harris (oui, oui, celle à qui l’on doit l’univers de True Blood), cette série suit la vie des habitants d’une petite ville, Midnight, où le concept de normalité est assez relatif : des vampires, des sorcières et bien d’autres créatures peuplent la ville, offrant un refuge pour tous les reclus de la société. Le cocktail parfait pour des histoires de gangs, de policiers et de passés troubles prêts à resurgir.

Saison 1 | Saison 2

Ci-dessous, mon avis sur chaque épisode de la saison, juste après sa diffusion.

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Pour commencer, je dois dire que j’attendais impatiemment cette série pour la regarder à la belle étoile, en chassant les moustiques et tout. Pas de bol, je la commence au beau milieu d’un mois de juillet qui pourrait aussi bien être un mois de novembre : j’ai ressorti le jean le jour et la couette supplémentaire la nuit, au secours !

Au-delà de l’ambiance moite de la série qui devrait me plaire, retrouver une portion de l’univers de True Blood est a priori plaisant, même si je ne pense pas que ça sera aussi sanglant ou tendu. Je suis curieux de voir ce que ça va donner : de toute façon, l’urban fantasy et moi sommes très amis. Je supporte bien Shadowhunters, c’est que je dois avoir un capacité de résistance toute particulière à ce sujet.

La bande-annonce m’avait bien plue, mais je ne l’ai pas revue pour m’éviter de trop me souvenir de choses avant de voir l’épisode. Je lance et on verra bien !

Avis à chaud (et sans spoiler) : Le pilot propose quelque chose d’assez convenu, avec un large casting de personnages possédant tous un secret (ou plusieurs) qui devraient occuper la saison 1 en parallèle de son fil rouge. C’est une série classique pour le genre de l’urban fantasy : ça plaira aux amateurs du genre sans rien révolutionner. Bref, ça se regarde, mais c’est un peu moins savoureux que ce que j’en espérais pour le moment.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

Ci-dessous la critique à la semaine des épisodes, avec spoilers, bien sûr.

01.pngÉpisode 1 – Pilot – 15/20
Usually I’m the freak in the room

La série ne perd pas de temps à mettre en place son personnage principal, le medium Manfred Berenado et la présence de surnaturel. Sa séance se passe bien sûr mal avec une possession à l’arrache, mais ça propose une bonne introduction pour la série, avec du rythme pour nous expliquer comment et pourquoi Manfred se retrouve à déménager à Midnight.

Ce pilot est pour tout dire très classique, mais pas déplaisant. J’ai trouvé qu’il partait un peu dans tous les sens à introduire chacun de ses personnages autour d’un mystère, mais à la fin d’épisode, on a assez d’informations sur tout le monde pour cerner un peu le délire de la série… et c’est un bon délire !

Grosso modo, on a affaire au cas habituel du nouveau venu dans la ville étrange, classique des séries du genre, c’est vu et revu, mais ça fonctionne bien. Il apprend à connaître tout ce petit monde en gérant ses propres secrets, et pour tout arranger, il y a un meurtre qui survient et bouleverse les habitudes de la ville. Deux éléments perturbateurs dans la communauté, donc, et de quoi proposer une intrigue fil rouge en plus des cas de chacun des personnages qui devraient être plus ou moins travaillés lors de la saison.

Les personnages, donc, venons-y ! Nous avons le héros, Manfred, qui en plus d’avoir un nom de merde a une vie de merde : les morts lui rendent fréquemment visite et il ne sait pas trop comment les stopper malgré quelques grigris. Manfred est un gitan qui dit la bonne aventure aux gens, souvent en mentant, parfois en communiquant avec les morts. Lui-même parle souvent à sa grand-mère qui, si j’ai bien entendu, s’appelle Zelda mais n’a rien à voir avec le jeu vidéo (bon, du coup, elle s’appelle Xylda, c’est moins drôle). Il emménage à Midnight dans une mini-maison louée par Bobo.

Bobo, c’est Dylan Bruce, qui restera à jamais Paul d’Orphan Black ou le type-qui-avait-un-tuyau-glamour-dans-le-nez dans Heroes Reborn (oui, j’ai regardé cette chose). Ici, il joue le mec un peu con-con (faut dire, il le fait bien), le simple humain ouvert d’esprit qui était fiancé à la nana retrouvée morte, Aubrey. Comme il n’a pas signalé sa disparition, il devient le suspect idéal surtout que Manfred obtient le message « Pecados » de la part d’Aubrey. Cela ne lui dit rien, mais pour protéger son secret, il balance l’info aux flics qui retrouvent l’arme du crime là-bas, avec probablement les empreints de Bobo (ce nom va me faire rire longtemps). Ah, avant que j’oublie, Bobo tient aussi un magasin d’antiquités qui devrait receler les quelques artefacts dont on aura besoin dans la saison.

Ensuite, enfin plutôt avant mais je fais ce que je veux, Manfred rencontre aussi Olivia, dont on ne fait qu’effleurer les secrets. C’est une humaine, assez clairement tueuse à gage et avec quelques problèmes dans ses relations paternelles. Plutôt classique, si ce n’est qu’elle se fait sucer le sang par un vampire.

Je n’ai pas retenu le nom du vampire, mais c’est grosso modo le chef de gang des créatures surnaturelles du coin, maîtrisant tout son petit monde et aspirant leur énergie. Ouais, les vampires ne font pas qu’aspirer le sang dans cette série. Cela change un peu et peut s’avérer intéressant niveau perspective d’intrigues. Il n’y a qu’à voir le fait qu’il couche avec Olivia à sa manière pour s’en convaincre. D’ailleurs, puisque j’en reviens à Olivia, je suis plus qu’heureux de retrouver l’actrice, Arielle Kebel, que j’avais adoré dans la saison 1 d’Unreal où elle jouait la bitch de service. Le rôle lui va à merveille et est d’ailleurs celui qu’elle récolte dans cette série ! Voilà un bon gros point positif, perso !

Bon qui d’autre ? La sorcière Wicca, qui s’appelle Fiji et a un chat qui parle quasiment moins réussi que celui de Sabrina l’apprentie sorcière tellement les effets spéciaux sont exagérés ; le révérend un peu étrange du coin, qui est a priori un loup-garou qui aime tuer des animaux et les enterrer, et puis Jason Lewis, qui s’appelle ici Joe et a les ailes d’un oiseau qui peuvent lui sortir du dos. Pour présenter tout ce petit monde à Manfred, on peut compter sur la serveuse du bar du coin, Creek d’après IMDB.

Oui, vous le voyez venir à 1000 km comme moi devant cet épisode, il se dessine déjà un ship Manfred/Creek et ils sont à deux doigts de s’embrasser quand la police vient arrêter Bobo en fin d’épisode. Toute la ville se retrouve dans la rue, à la Wisteria Lane, et fait blocus, refusant de voir le gentil Bobo arrêté.

Finalement, tout ce petit monde décide de bosser ensemble et intègre définitivement Manfred à la bande (mais pas sans l’avoir foutu en caleçon quelques scènes avant, parce que c’est un pilot et que ça manquait de nudité sinon), surtout que sa grand-mère était pote avec le vampire. Ouais, ça sent l’intrigue qui va surgir du passé, l’air de rien, et apporter plein de réponses.

Beaucoup de promesses, donc, je suis impatient de voir la suite, surtout que le cliffhanger voit Manfred être obligé d’aller vivre dans sa caravane !

02.pngÉpisode 2 – Bad Moon Rising – 17/20
We’re neighbors now. It’s what Midnighters do.

Il est un peu plus de minuit, il est donc temps pour moi de me mettre devant Midnight, Texas pour voir ce que propose ce second épisode. Et pour tout dire, il ne commence pas de la meilleure des manières avec un début in media res qui nous permet un retour 24h en arrière juste après. Humph. Ce n’est pas franchement une méthode que j’aime habituellement, et il en va de même aujourd’hui. Je ne comprends pas l’intérêt de nous montrer à l’avance ce qui va se produire au trois quarts de l’épisode, surtout quand la série est déjà bien prévisible sans ça. Je déteste vraiment cette méthode de narration qui consiste à nous en dire beaucoup trop dès le début. On sait par exemple que le loup-garou va vite s’enfuir, même si Olivia l’enferme. Ils osent pourtant nous en faire un suspense si l’on en croit la musique et les cliffhangers précédant les coupures pub.

Manfred n’ose pas rentrer chez lui, mais dans sa caravane, sa mamie lui conseille de demander l’aide des autres habitants de la vie. J’aime bien l’idée, surtout que ça décale un peu les préoccupations autour de Bobo et Aubrey.

Enfin, pas tant que ça non plus, car Aubrey est chez Manfred et lui emprunte son corps pour lui montrer ce qu’il s’est passé lors de son meurtre. Pas de chance, son tueur portait évidemment un masque, mais aussi un manteau des Sons of Lucifer. Alors qu’il se noie au milieu de son salon, il n’y a absolument aucun suspense quant à sa survie ou la suite de l’épisode, grâce à la première scène.

Armé de toutes ces informations, Manfred se rend au commissariat en compagnie de Joe, où il donne toutes les infos qu’il a.

Sans trop de surprises, la police interroge Bobo, mais pas seulement sur Aubrey, aussi sur le reste des habitants de Midnight et leurs capacités magiques. Ne réussissant pas à le faire parler, la flic décide de l’enfermer avec les motards qui veulent lui faire la peau. Oui, mais en fait, Bobo se révèle beaucoup plus badass que ce que l’on avait vu dans le premier épisode et il les mets tous K.O, provoquant la suspension de la flic.

En toute logique, celle-ci décide de se rendre de nuit à Midnight, alors qu’elle vient de dire à son chef qu’elle avait peur. Toujours dans cette logique, quand elle entend des bruits sourds venant d’un caveau sous l’Église, son premier instinct est d’aller voir sur place ce qu’il se passe. Du coup, elle libère notre loup-garou qui est en fait… un tigre-garou. Bon, ça ne change pas grand-chose, mais c’était une bonne surprise. Ah d’ailleurs, dans les surprises de l’épisode, Joe s’avère avoir un mec. Pourquoi pas, ça change (enfin, pas vraiment, j’ai vu True Blood).

C’est donc elle qui libère le tigre qui attaque Manfred et Creek, qui vient juste d’être sauvé par notre héros. Celui-ci est blessé par le tigre, mais peu importe, il ne se transformera pas pour autant. On félicitera Manfred d’avoir réussi à tenir debout lorsque le tigre l’attaque et je retiens surtout que j’aime beaucoup Madonna, l’autre serveuse du bar, qui s’avère soigner tout le monde sur son temps libre.

J’ai bien aimé les dynamiques entre Manfred et les différents habitants, particulièrement avec Fiji, qui exorcise sa maison comme si de rien n’était. Enfin, ça, c’est ce qu’elle pense, parce qu’en fait le démon s’attaque encore à elle.

Bon, il n’y a pas à dire, l’épisode est diablement efficace, à jongler entre trois intrigues et les interactions entre tous ses personnages. Concernant le tigre, ce sont Olivia et Lenn qui doivent s’en occuper, mais en fait, Fiji et Manfred le retrouvent en premier. Et oui un exorcisme et une conjuration de démon ne leur suffisent pas (c’est sans compter la griffure de Manfred), mais bon, peu importe, ils ont rapidement du renfort.

Hop, ni une, ni deux, le révérend-tigre est capturé et ramené à l’église où on le laisse se retransformer en homme à poil sur le parvis, normal et logique. Manfred a la gentillesse de le couvrir un peu avec sa veste (la nudité sur cette chaîne, ça ne va pas), mais bon, c’est loin d’être suffisant, clairement. Le révérend culpabilise bien sûr, mais il avoue surtout que quelque chose a changé dans sa nature ou dans l’atmosphère de la ville. Allons savoir.

Fiji révèle à son tour un secret, puisqu’elle conserve des petits pots en verre avec le nom de tout le monde dessus. Le vrai problème (et cliffhanger), c’est surtout que le démon que Manfred a chassé avec les pouvoirs de ses ancêtres est encore là. Oups.

Autre cliffhanger : le shériff se fait exploser la tronche dans sa voiture, par l’ex-mari d’Aubrey, apparemment convaincu que Bobo a tué sa femme. Du coup, il reste le mystère de savoir qui est le tueur, en fait, surtout qu’il se fait passer pour un de ses hommes.

Vous voulez encore un autre cliffhanger ? Allez, soyons fou, Joe révèle à son mec qu’il pense qu’une prophétie fait de Manfred un sauveur qui pourra sceller à jamais le voile entre les deux mondes, beaucoup trop fin à Midnight. C’est un second fil rouge plutôt sympathique, mais à plus long terme.

L’épisode se termine après tout ça sur un baiser entre Manfred et Creek, ainsi que sur la révélation que le démon qui s’en est pris/s’en prend à Fiji est lié à cette fin du monde représentée sur le tableau de Joe. Forcément. Voilà qui fait beaucoup d’informations à digérer, mais qui était tout de même excellent.

Je ne sais pas trop vers où ils se dirigent pour la semaine prochaine. En fait, comme avec True Blood, j’ai l’impression qu’il y a 150 intrigues en parallèle et qu’ils n’auront pas le temps/l’envie de tout conclure. Espérons que ça finisse mieux pour Manfred que pour Sookie, car j’avais détesté la dernière saison de la série de vampires.

03.pngÉpisode 3 – Lemuel, Unchained – 16/20
See you in the morning… oh wait, I won’t.

Il fait tellement moche aujourd’hui que j’en ai la flemme de bosser et que je préfère regarder encore une série. Oups. Logiquement, mon choix s’est porté sur le troisième épisode de cette série dispo aujourd’hui.

On reprend sur le couple Manfred/Creek qui couche ensemble avant que Creek ne rentre chez elle (chez son père, donc) seule au beau milieu de la nuit dans une ville où on a vu qu’un tigre pouvait se balader sans que ça ne surprenne personne. En toute logique, elle se fait donc agresser par un vampire nommé Zach. L’attaque ne mène à rien, car Lemuel débarque dès que Creek se met à hurler. C’est bien de se sentir protégé comme ça, j’imagine.

Bien sûr, Zach et Lemuel sont de vieux amis et cela suffit à nous lancer l’intrigue de la semaine. Je suis plutôt content car ça permet de se concentrer sur Lemuel et (surtout) Olivia, que l’on n’avait que peu vu la semaine dernière. Ainsi, tout un bus de vampires soit disant amicaux débarque en ville.

Je suis moins heureux quand cela nous mène à un flashback nous apprenant que Lemuel était un esclave cherchant à s’échapper. Au Texas, pouvait-on trouver histoire plus banale ? Il a réussi à s’échapper en étant transformé en vampire par Zach. Il est à noter que dans cette série la transformation est immédiate et que Lemuel s’est vengé de sa vie de merde (et de la mort de son pote Abraham) en bouffant tous ses riches propriétaires. Mignon.

Beaucoup plus tard, les vampires ont pris possession de Midnight et ont transformé la ville en repaire de vampires où les humains se font boire. Par chance, Lemuel était pris de remords et ne voulait pas continuer d’être horriblement méchant. Par chance, bis, il est tombé sur la grand-mère de Manfred qui l’a ensorcelé, lui donnant ses yeux bleus et le libérant apparemment de ses remords.

Mieux encore, elle lui a donné le pouvoir d’assécher tous les vampires qui voudraient s’en prendre à lui et lui a permis d’absorber l’énergie vitale des humains, ce qui explique qu’il n’a pas besoin de boire de sang. Autrement dit, Lemuel est l’exception qui confirme la règle du côté des vampires.

Dans le présent, l’arrivée des vampires ne plaît pas franchement aux habitants de la série, mais permet de fixer un peu mieux la mythologie de Midnight. Outre la transformation immédiate, les vampires n’ont pas besoin d’être invités et ne craignent pas l’eau bénite, seul le soleil et les pieux dans le cœur les affecte. Pff, pour avoir vu Buffy et Angel un nombre incalculable de fois, je trouve ça bien dommage, car ça offrait de jolies situations scénaristiques.

Assez vite, Olivia se retrouve à ne pas aimer les amis de Lemuel. Elle accepte de faire duo avec Manfred pour voir si celui-ci rencontre des fantômes dans le bus des vampires ayant débarqué en ville : ils y trouvent une femme qui se laisse boire. Cela leur pose problème, mais quand ils confrontent les vampires, le problème est vite réglé : n’ayant pas été ensorcelés, ils ne peuvent pas se nourrir d’autre chose que de sang humain. Après tout, si tout le monde est d’accord, hein. Elle reste néanmoins pour surveiller la situation et fait bien : Lemuel est rapidement empoisonné à l’argent par Zach. Olivia ne se laisse pas démonter pour autant, réduisant en poussière la petite-amie de Zach et parvenant à s’échapper alors que les vampires ont désormais pour ordre de tuer tout le monde.

Pendant ce temps, Joe se rend à l’église pour une petite visite auprès du révérend. L’ancien ange l’avertit que les vampires ne sont qu’une première menace parmi bien d’autres. Ils sont interrompus par Manfred qui débarque pour les avertir que les vampires ont tué un caissier, pauvre de lui. Enfin, les vampires, c’est surtout un vampire que Manfred n’a eu aucun mal à tuer avec un simple crayon. Eh, qui a dit « comme dans Buffy ? » ! C’est un peu abusé, mais bon.

Toute la ville est donc prévenue de l’attaque qui se prépare, mais en même temps, chacun s’y préparait déjà : Fiji s’est planquée chez elle avec Bobo car les vampires ne peuvent entrer dans sa maison, Creek préparait des pieux avec son petit frère. Malgré tout inquiet de la situation, Manfred débarque, assomme son futur beau-père et embarque toute la famille dans son van pour les mener en lieu sûr… c’est-à-dire chez lui, qui est aussi inhabitable pour les morts.

Olivia se rend chez Fiji, qui a eu la bonne idée de créer la lumière solaire. Ils pourraient attendre le lendemain matin, bien sûr, mais puisque Lem est empoisonné, les vampires pourraient aussi le tuer d’ici là. Un plan de secours est rapidement mis en place par les habitants de la ville qui parviennent à nous buter tous les vampires d’un coup en se servant des capacités de chacun (les mensonges de Manfred, les ailes de Joe, la magie de Fiji, le côté bien badass d’Olivia, tout ça, tout ça).

C’est une excellente résolution que j’ai trouvé bien menée. La vie reprend son cours à Midnight, que ce soit le couple Lem/Olivia, le couple Fiji/Bobo (ce dernier lui annonçant la couleur de la friendzone) ou Creek qui obéit un peu trop à son père.

Tout ça se termine sur un cliffhanger avec une autostoppeuse qui se fait bouffer, probablement par un vampire. Bien. Si le fil rouge n’a pas bougé d’un iota (enfin, le révérend est désormais au courant), l’épisode n’en était pas moins super agréable à voir. C’était divertissant, bien écrit et tout le monde avait son rôle à jouer dans cette intrigue à la semaine qui ne devrait pas avoir trop de conséquences pour la suite. Bref, c’était un épisode bien fichu qui confirme que la série a un bon rythme et beaucoup de potentiel. Je crois que c’est une bonne découverte de cet été.

04Épisode 4 – Sexy Beast – 16/20
How can some place so beautiful be dangerous ?

Bon, je dois dire que cet épisode s’annonce mal avec un titre pareil qui semble uniquement vouloir attirer le téléspectateur lambda, mais bon. Perso, j’ai espoir qu’il soit plus question d’Olivia, du coup. Quoi ? Oui, je suis un spectateur lambda, moi aussi.

L’épisode démarre dans une décapotable au beau milieu du désert et me contredit aussitôt en nous présentant une jolie blonde qui semble être l’arnaque parfaite. On sent en tout cas que les acteurs s’éclatent à jouer les deux jeunes sexy et glorieux… mais ça ne dure pas pour notre pauvre fils de riches qui se fait bien sûr bouffer par la créature sexy qu’il a pris en stop.

On continue avec une scène sous la douche pour Manfred et sa copine. Bon, assez clairement, la série nous vend du sexe cette semaine, histoire de faire monter ses audiences. C’est un peu abusé. Malgré ces pauses du midi qui semblent plutôt agréables, Manfred n’est pas sûr d’avoir fait le bon choix en venant à Midnight. En plus, il est toujours poursuivi par son passé.

De son côté, Bobo continue de passer beaucoup trop de temps avec Fiji et à vouloir se venger du mari d’Aubrey. La sorcière pense réussir à le convaincre de rester en dehors de tout ça, mais j’en serais moins sûr à sa place. Peu importe de toute façon, elle veut juste le mettre dans son lit et demande de l’aide (plus ou moins) à Olivia pour ça. Le relooking est radical.

Malheureusement, il est aussi inutile car Bobo découvre que les motards sont rentrés chez lui, ce qui le pousse à annuler leur dîner.

Pendant ce temps, la sœur du fils de riche débarque à Midnight et demande de l’aide à Bobo, puis à Manfred, pour retrouver son frère. Bien sûr, notre voyant n’a aucun mal à apprendre du frère décédé de quoi il retourne. Il mène dès lors l’enquête pour en savoir plus et n’est pas déçu du voyage, puisque la jolie créature (j’imaginais un succube, puis une sirène) a tué un nouvel innocent pas si innocent. Après un rapide combat avec, Manfred réunit le conseil de la ville pour savoir comment s’en tirer. Bien sûr, avec un vampire, une sorcière, un ange, le copain de celui-ci, une serveuse et Wikipédia, il paraît d’un coup super simple de s’en prendre à un succube (car c’est bien ça, mon dieu, j’ai vu beaucoup trop de séries fantastiques, je crois).

Olivia, quant à elle, est en mission à El Paso et nous en découvrons enfin un peu plus sur ce qu’elle fait de ses journées. Hormis le fait qu’elle soit criminelle, nous ne savons pas franchement grand-chose pour l’instant. Elle semble toutefois jouer les justicières dans cet épisode – mais contre un tas d’argent.

Malheureusement pour elle, elle semble s’être fait repérée et n’apprécie pas trop l’idée.

Elle s’en prend donc à l’homme qui la suit et le ramène à Midnight où elle retrouve également Lemme. Après un rapide interrogatoire, elle apprend que l’homme qui la suit est embauché par son père. Cela semble la bouleverser un temps, mais Lemme aspire son énergie – et apparemment ses émotions – et hop, tout va bien.

Elle est ainsi prête à aller dans un club avec tout le monde pour chasser le succube, laissant le détective, Ross, derrière elle. Tout le monde se retrouve donc là-bas et Fiji comprend qu’elle s’est fait pser un lapin pour que Bobo aille chercher vengeance là-bas. Elle n’apprécie pas trop l’idée qu’il fasse cavalier seul, mais elle y gagne un ou deux compliments qui lui font plaisir.

J’ai bien aimé l’excuse du club pour réunir tout le monde et, de manière générale, j’aime que la série trouve le moyen de faire travailler tout le monde en équipe à chaque épisode. Aujourd’hui, ça permet de voir l’ange rassurer son mec comme il peut, mais tous deux savent bien ce qu’il en est de ce succube insatiable : c’est un signe avant-coureur de l’apocalypse.

Le club permet aussi de voir un énième rapprochement entre Manfred et Creek, qui s’inquiète surtout pour son petit frère qui a la fâcheuse tendance à suivre sa sœur ou Manfred pour savoir ce qu’ils font. Cela permet malgré tout à Creek de trouver le succube et de la priver de son charme.

Après une rapide scène qui voit Connor en danger (sans l’être vraiment dans cette série), le succube est brûlé vif par Manfred et l’on peut passer à la conclusion de l’épisode.

Dans celle-ci, Manfred et Creek filent le parfait amour, Connor décide de ne rien révéler à son père des activités de sa sœur et Fiji a enfin l’opportunité de sortir de la friendzone et embrasser Bobo. Si ce n’est pas mignon.

Reste à conclure l’intrigue d’Olivia qui libère Ross et lui raconte sa vie (tout en menaçant la sienne) pour s’assurer qu’il arrête de la suivre. Ainsi, Olivia a été prostituée par sa mère pour que cette dernière puisse se droguer. Charmant.

Malgré quelques longueurs dans l’épisode, je continue de beaucoup apprécier cette série. Cela faisait un moment que de l’urban fantasy ne m’avait pas autant plu. Au niveau des intrigues, on nous sert un peu du réchauffé déjà vu dans tout un tas de séries, mais le casting et la dynamique entre les personnages fonctionnent bien, ce qui fait que ça ne me dérange pas tant que ça. En plus, ils sont tellement nombreux qu’il n’y a pas trop le temps de s’ennuyer et que ça permet le développement de plusieurs intrigues par épisode.

05.pngÉpisode 5 – Unearthed – 14/20
Yeah Manfred, what’s going on ?

Je sais, je suis en retard de plusieurs jours pour le visionnage de cet épisode et, très franchement, je ne me l’explique pas car j’aime beaucoup la série. Le soleil présent ces deux derniers jours est partiellement responsable, le fait que je me remette un peu plus au boulot aussi (la rentrée approche, quand même).

Le résumé des épisodes précédents nous indique assez bien vers quoi on se dirige cette semaine : un bon pot-pourri de toutes les intrigues. Je n’en suis pas spécialement surpris. La première scène de l’épisode voit Manfred recevoir une boîte chez lui à la manière du pilot de Chosen. Oui, sauf qu’il s’agit d’une boîte à musique qui le menace directement. Sa grand-mère lui conseille de demander de l’aide aux autres habitants de la ville et je dois reconnaître que la grand-mère s’avère de plus en plus être le point faible de la série.

C’est méchant d’en dire ça sachant que l’intrigue de la semaine m’a moyennement plu, tout de même. Elle se concentre sur Bobo et Fiji, cette dernière étant enlevée par le gang de motards qui met également le feu à la boutique. Cet incendie est donc une distraction et est traitée comme telle, les flammes disparaissant tellement rapidement que je me suis demandé si je n’étais pas passé en speedwatching par accident (et donc, non). Le chat de Fiji prévient Bobo que cette dernière s’est fait avoir par le gang, mais pas le reste de la ville qui ignore totalement que c’est le cas.

L’absence de Fiji dans la petite ville ne semble pas déranger grand-monde. Une fois la nuit tombée, Lemme se réveille et découvre ce qu’il s’est passé. Il cherche donc à en savoir plus sur Bobo, qui lui explique tenter d’échapper à sa famille. Alors qu’il semblait ne rien vouloir dire à personne, Bobo ne met pas longtemps à révéler que Fiji a disparu. On sent que les intrigues sont accélérées car il n’y en a pas qu’une cette semaine, mais deux (je reviens au cas Manfred après).

Bobo accepte de se faire tabasser par le gang, tout en étant sous la surveillance discrète de Lemme. Je n’ai pas accroché du tout à cette intrigue ; mais c’est peut-être aussi parce que j’ai beaucoup de mal avec Dylan Bruce, l’acteur incarnant Bobo. C’est pourtant un acteur de l’excellente série Orphan Black.

Bref, l’épisode nous apprend que – surprise ! – Bobo a un passé sombre de gangster. Le truc, c’est que Fiji ne savait pas tout ça sur lui et qu’on a connu de meilleures manières de l’apprendre.

Il n’y avait aucun sens du danger dans cette intrigue et c’est un peu dommage : même si on tente de nous faire peur avec un manque d’oxygène pour Fiji et Bobo… C’est bon quoi, on sait direct que Lemme les libérera à temps, après avoir massacré tout le monde et bu le sang d’au moins un des hommes présents. Avant de partir, Bobo a malgré tout la possibilité de tuer le mari d’Aubrey… À défaut de l’avoir tuée, elle. Je doute que cette intrigue fil rouge soit totalement mise de côté pour autant.

Manfred envisage de quitter la ville, mais il ne se sent pas de le faire sans Creek dont il est a priori complétement amoureux après ces épisodes. C’est une relation amoureuse très précipitée, je trouve, mais c’est une série après tout. Après l’attaque du gang, Manfred ne se sent pas d’embêter Midnight avec ses problèmes, mais Creek le fait pour lui, contactant Olivia sans l’avertir pour autant. C’est une bonne utilisation des personnages, et c’est mieux que l’autre intrigue de l’épisode. Cela dit, là encore, c’est accéléré au point d’en être un peu trop médiocre : Manfred a donc des problèmes avec un homme que sa grand-mère a arnaqué… en promettant que Manfred se marierait à sa fille pour donner un peu de pouvoirs magiques à sa lignée.

Mouais. Cela nous bouleverse une Creek énervée d’apprendre le passé pas si parfait de son mec qu’elle pensait parfait (parce qu’il n’avait pas l’air louche du tout avant). Bon, en même temps, c’est vrai que ce n’est pas cool de savoir que son mec a déjà planté quelqu’un le jour de son mariage, mais bon.

Reste qu’au-delà du problème personnel, il faut encore gérer le vieux sorcier qui a des pouvoirs de télékinésie bien sûr. Olivia et Manfred lui tendent un piège où Olivia est l’appât, ce qui permet de l’avoir comme prisonnier et de négocier la paix : il suffit de faire en sorte que le papa puisse parler à sa fifille. Manfred accepte de ramener l’esprit de Violette qui déclare assez vite ne pas s’être suicidée. Ouais, bon, il n’est pas compliqué de deviner ce qu’il en est : elle reproche tout à son père et possède le corps de Manfred pour tenter de tuer son père.

Manfred n’est pas trop fan de l’idée et parvient à sauver la vie de son ex-beau papa… pour mieux le voir se suicider sous son nez. Sympathique. Au moins, il trouve la paix comme ça. Il reste à régler les affaires de couple de chacun.

Olivia et Lemme s’avouent leur amour, surtout parce qu’Olivia s’est inquiétée tout l’épisode pour Lemme. Fiji annonce à Bobo qu’elle a besoin de temps pour accepter son passé. Oui, donc on a eu quatre épisodes pour nous les mettre ensemble histoire d’enchaîner direct avec ça. Cela ne m’étonne pas plus que ça de cette série, mais j’avoue que je ne suis pas hyper fan du coup.

Enfin, Creek débarque chez Manfred et lui annonce être amoureuse de lui, même si rien n’a changé depuis qu’elle s’est barrée furieuse d’avoir appris son passé. Quoique, si, quelque chose a changé : elle a enfin avoué à son père qu’elle était en couple. Youhou.

Tout cet épisode était un peu trop précipité à tenter de gérer en parallèle deux intrigues qui auraient mérité chacune son épisode propre. Dommage ; c’était clairement le moins bon épisode de la série, qui ne prend pas le temps, contrairement à d’habitude, de réunir les habitants. Le problème, c’est que ces réunions sont ce qui fonctionne le mieux dans la série. S’en priver est du coup assez bête, surtout que ça permet de relever l’absence de certains personnages (l’ange déchu, le tigre-garou).

Je ne dis pas que tous les cas devraient forcément réunir tout le monde, mais avoir plus d’interactions entre les intrigues était super la semaine dernière et j’aurais aimé que ça continue comme ça… J’ai déjà mes attentes vis-à-vis de la série, donc, c’est sûrement bon signe (mais mauvais pour ses notes, du coup).

06Épisode 6 – Blinded by the Light – 17/20
We’re gonna do this the midnighter’s way.

Une bande de jeunes débarque à Midnight pour faire tout un tas de bêtises et souiller le cimetière. Ils abandonnent derrière eux une jeune fille qui se fait ensuite courser par un camion tueur. Rassurant, tout ça. C’est une intro sympathique pour ce début d’épisode.

Sa disparition provoque des remous dans la ville et tous les habitants se mettent à sa recherche, car cela commence à faire un petit nombre de jeunes filles disparaissant. Cela permet la création de duos, mais je vais trop vite en besogne par rapport à l’épisode.

Le lendemain, Fiji se réveille sur son canapé non déplié comme si elle n’avait pas de lit, réveillée par la main du démon qui en a après elle. Elle s’en plaint auprès du révérend, car elle est terrifiée de penser qu’un démon en a après pour lui.

De son côté, Manfred est dérangé dans ses ébats par le fantôme d’un pendu. C’est sûr que ça refroidit les ardeurs. Il dit avoir une migraine et en avoir souvent à cause de ses pouvoirs de médium : en effet, de plus en plus de fantômes débarquent en ville pour lui rendre une petite visite. Le petit frère de Creek débarque au bar et s’est clairement fait tabasser.

Dans la forêt Creek et Manfred tombent sur le cadavre de Tiffany, la pauvre fille qui se faisait aspirer le sang par les vampires. Son esprit étant déjà parti, le duo, accompagné de Bobo et Olivia, décide de ne rien faire pour Tiffany : personne ne sait qu’elle est là, et c’est mieux comme ça. Bobo et Olivia reprennent leur recherche, qui est surtout un bon moyen de parler de Fiji et sa relation avec Bobo. Pas passionnant, mais il faut bien avancer dans cette intrigue. En revanche, Creek, inquiète pour Connor embarque Manfred chez son père et là-bas, le medium a une nouvelle crise d’esprits et un poing de beau-père dans la face. Dis donc, ça en fait des intrigues : Connor est finalement retrouvé errant dans le désert derrière l’église.

L’avantage, c’est que cela provoque une nouvelle réunion de crise pour les midnigthers qui découvrent enfin la vérité sur ce qu’il se passe en ville : le révérend leur révèle tout ce qu’il sait, tout en protégeant sa source. Et oui, Joe, l’ange tombé du ciel continue de bien planquer son secret sur la fin du monde qui approche, mais il a trop peur de révéler sa vraie identité aux autres, qui le pensent humain.

La jeune fille disparue est finalement retrouvée par Manfred et Lemme, mais elle est en compagnie du père de Creek, ce qui craint un peu, car ça le rend coupable de ce qui est arrivé à Aubrey et Tiffany. Manfred raconte tout à Creek aussitôt, et ça la détruit un peu. Comme les flics enquêtent de plus en plus sur la ville, il serait temps d’avoir des réponses, mais je doute que ce soit le cas dès cet épisode, c’est trop tôt dans la saison.

Olivia et une bonne partie du groupe décident de torturer le père de Creek, mais Manfred sent que quelque chose cloche. Et il n’a pas tort. En retournant dans la maison de sa petite-amie, il comprend que Connor est responsable des morts de jeunes filles.

Le problème, c’est que Creek est avec. Connor la manipule sans problème et leur père commence enfin à parler maintenant que la vérité est sue. Connor a toujours été un psychopathe et c’est pour ça que sa famille est à Midnight. De toute manière, c’est trop tard maintenant car Creek comprend que son frère est un taré quand il commence à s’en prendre à elle.

Pour la retrouver plus vite, Joe révèle à tout le monde qu’il est un ange. Il la retrouve bien vite effectivement, et Lemme débarque à leur suite. Joe s’occupe de protéger de Creek alors que Lemme poursuit Connor et… le tue sur place. Oula, je ne m’attendais pas à ça de la part de cette série, j’avoue. Ce n’est pas faute d’avoir su que les Midnighters étaient tous dingues et pro de la gâchette, mais quand même, c’était violent, aussi psychopathe soit-il. Le pire, c’est que Creek approuve même si c’était son petit frère et qu’elle en veut tellement à son père qu’elle le rejette. Bien, c’est… radical. Elle annonce la mort de son frère avant de déclarer qu’elle ne veut jamais le revoir.

Dans tout ça, notre premier fil rouge est entièrement résolu : Aubrey a été tuée par le petit frère de Creek. Inattendu, même si je sentais un truc louche avec Connor. C’est vraiment bien joué de la part de la série, surtout que quelques secrets ont été révélés au passage entre les midnighters. On va pouvoir maintenant se concentrer sur l’intrigue du démon et du voile qui se fragilise. Bref, c’était tout bon pour moi cette semaine, malgré quelques longueurs dans les duos d’origine. Ces longueurs permettaient de développer un peu les relations et dynamiques. Un autre cliffhanger révèle que Joe ayant utilisé ses pouvoirs pour retrouver et protéger Creek, il risque d’être rattrapé par son passé. Il demande donc à Chewi (son copain, j’imagine) de se tenir à distance car ils (mais qui, précisément ? d’autres anges sûrement) ne doivent pas découvrir ce qu’il est. Ah, la série regorge encore de mystères pour ses derniers épisodes, et c’est tant mieux.

Allez, je termine la critique en soulignant qu’Olivia est beaucoup trop classe avec son couteau lui servant de doigt d’honneur. Il fallait que je le dise, vous comprenez…

07Épisode 7 – Angel Heart – 14/20
Are you suggesting that we sent an angel to Hell ?

Je sais, j’ai dit que je ne publiais pas de résumé d’épisode après 14h dans mon article de ce matin, mais ça c’est la théorie. En plus, je n’ai pas encore reçu mes cours, alors je me sens tout à fait légitime à regarder cet épisode à plus de 19h. Voilà.

Ceci dit, l’épisode commence par un flashback tellement back qu’il date d’il y a mille ans avec un filtre orangé tellement chaud que je ne me sens pas légitime à le voir en écoutant la pluie tombée. Comme le titre l’indique, il va être beaucoup question de Joe cette semaine, l’épisode se concentrant sur l’ange et sur ses relations passées.

Parmi celles-ci, une ange en particulier semble marquante comme étant celle qui lui a tout appris. Or, elle arrive à Midnight et tue aussitôt un démon.

Contrairement à la demande de Joe, Chuy (ça s’écrit comme ça apparemment, finalement, mais j’entends Chewie et pense Chewbacca) revient le voir et confirme qu’il est en couple avec lui depuis quelques siècles.

Manfred continue de voir des fantômes partout et de vivre avec une insupportable Creek qui décide de reprendre le boulot pour se changer les idées. Les scénaristes ont beau tenter de nous les rendre sympathiques, je la trouve juste chiante.

En tout cas, si elle reprend le boulot, elle se contente de l’inventaire, n’affrontant pas trop encore les regards des Midnighters. Je la comprends, ils ont l’air chiant à tous s’inquiéter pour elle. De son côté, Manfred papote avec sa grand-mère qui lui conseille d’écouter Creek, ce qu’il fait aussitôt en se rendant au bar où elle n’est plus à l’inventaire, pour une raison ou une autre (c’est-à-dire pour leur faire une scène). Les scénaristes nous réintroduisent le pasteur et Fiji, mais on sent bien que ce ne sont pas sur eux que la série veut se concentrer. Ils ne sont là que pour se concentrer sur Joe.

La preuve ? L’ange, Bowie, à la recherche de Joe débarque à l’église et s’en prend au pasteur, pour mieux retrouver son Joseph. Prévenu par Manfred, Chuy et lui se réfugient dans le placard d’Olivia qui sert aussi de Panic Room, au sein d’une Panic Room.

Afin de résister à l’Ange qui peut lire dans ses pensées, il demande à sa grand-mère de le posséder. C’était marrant et une bonne idée.

On en arrive au milieu de l’épisode qui voit une réunion de Midnighters au sein de laquelle Joe demande l’aide des habitants de la ville pour se protéger de Bowie, et surtout pour protéger Chuy, qui est un démon. Bien. Le plan se met rapidement en place : à défaut de pouvoir tuer Bowie, Manfred suggère que Fiji l’envoie en Enfer. OK, belle manière de gérer la menace.

C’est donc un nouveau secret qui est révélé cette semaine, ça commence à en faire beaucoup, y compris pour Fiji qui est malgré tout plus occupée par Bobo que par le portail à ouvrir.

Olivia et Lemme ont aussi une conversation sympathique où Olivia dit tenir à son humanité et ne pas vouloir être transformée. N’importe qui ayant déjà vu une série sait ce que ça signifie : il y a fortes chances qu’elle ne tarde pas à mourir – et que Lemme décide de la transformer en vampire.

En toute logique, Creek se rend à l’Eglise pour prier et tombe sur le pasteur. Elle le ramène au bar où elle est lue par Bowie, qui a donc toutes les chances de se rendre chez Olivia maintenant… ou tout simplement de prendre tout le bar en otage et de menacer de tuer Creek, juste parce que. Tu parles d’un ange (même déchu), elle le mérite son voyage en Enfer.

Bien sûr, son coup de fil tombe mal, car Joe était en train d’expliquer sa destinée à Manfred. Le rythme est ainsi plutôt bon, puisqu’on avance rapidement dans l’épisode (pour découvrir d’autres secrets aussi, d’ailleurs, car le bar a été payé par de l’argent sale apparemment). Creek est laissée au stade de demoiselle en détresse, je ne suis pas sûr que ça l’aide beaucoup.

En plus, Bowie a lu son esprit et sait désormais que Creek voit Manfred comme un mec inutile même pas capable de la prévenir que son père était un serial-killer. C’est vrai que c’est con pour un voyant. Le plan d’envoyer Bowie en Enfer tombe à l’eau rapidement, car elle est trop forte pour les Midnighters.

On passe alors au combat entre anges déchus, avec un Chuy qui lutte pour ne pas se transformer en démon – car sa transformation mettrait tout le monde en danger. Evidemment, il finit par se transformer et nous débarrasse de Bowie en un rien de temps. La majorité des Midnighters se réfugie chez Fiji, mais Lemme ne peut y entrer.

Il est donc confronté à Chuy qui le blesse, mais sauvé par un Manfred qui aime le danger décidemment. Finalement, Joe n’a pas trop de mal à calmer Chuy dont la transformation est hyper décevante. Il ne tue personne, paraît beaucoup moins flippant que Bowie, a un look pourri et est mis à terre beaucoup trop rapidement (contre trois ans la dernière fois). Certes, ce n’est qu’un demi démon, mais ça va, quoi.

L’épisode se conclue avec Manfred qui se rend chez Joe et découvre la peinture de sa destinée. Bizarrement, ça ne le fait pas rêver, mais il reste à Midnight pour Creek. Chuy débarque ensuite auprès de son chéri et lui annonce qu’il doit quitter Midnight, ne supportant le voile de moins en moins épais avec les enfers.

De son côté, Fiji continue de vivre dans la peur, malgré les tentatives de confort de Bobo. Enfin, Creek décide de rompre avec Manfred pour faire le point sur sa vie et sa situation. Ben voui, c’est sûr que ça va l’aider de s’isoler encore plus. Manfred le vit un peu mal, c’est rigolo parce qu’il décide en toute logique de… se barrer de Midnight. C’est limite un cliffhanger qui aurait pu faire une jolie fin de série, mais ce n’est pas pour tout de suite, heureusement.

Quoiqu’il en soit, la série continue de bien me plaire, malgré quelques problèmes de cohérence cette semaine, surtout du côté de Chuy.

Capture d'écran 2017-09-12 14.58.41Épisode 8 – Last Temptation of Midnight – 16/20
Oh, hell, everyone dies eventually. That’s how you live.

Une fois n’est pas coutume, cet épisode commence de manière sanglante et crade : un voleur de visage est en route vers Midnight et on comprend tout de suite qu’il va croiser la route de Manfred qui, lui, s’en barre, soit disant définitivement. Bon, ce type d’épisode, on les a déjà vus cent fois, mais ça n’empêche pas que ça fonctionne plutôt bien dans l’évolution générale de Manfred. Et puis surtout, on se débarrasse enfin de Xylda, qui était un peu poids scénaristique.

Celle-ci annonce à son petit-fils qu’elle lui a menti en lui disant qu’il serait à l’abri à Midnight. Elle a en fait eu une vision sur son lit de mort, lui indiquant que Manfred allait se retrouver dans les flammes de l’enfer sur Terre à sauver des vies – et le monde.

Une fois cette révélation faite, elle n’a vraiment plus aucun intérêt scénaristique, mais ça tombe bien car il est expliqué qu’elle n’était restée rattaché à la Terre que pour cela. On passe tout de même par quelques flashbacks lourds sur l’enfance de Manfred pour nous expliquer et sa relation avec elle, et son pouvoir de parler aux esprits.

Pour faire avancer l’intrigue, il tombe en panne au milieu de nulle part et dit adieu à son RV, signe définitif qu’il sera de retour à Midnight pour de bon. En panne en plein désert, que peut bien faire Manfred ? Se lancer dans une marche à pied alors qu’il n’a croisé sur sa route depuis quatre heures lui semble être une bonne idée. Chacun ses kiffs.

Manfred s’effondre alors dans le désert… Il se souvient, toujours en flashback, qu’il a aidé sa grand-mère à se suicider, parce qu’elle voulait mourir avant que le cancer ne la tue. Il est révélé qu’elle voulait quitter cette vie dans le flashback, du coup, je ne vois même pas comment Manfred a pu croire les mensonges de sa grand-mère derrière. Bref, la vision l’a fait rester pour convaincre Manfred d’aller à Midnight. Sa grand-mère disparaît définitivement (YES) et Manfred rentre dans le camion du tueur qui passait comme par hasard par-là. Il est immédiatement averti par les esprits qu’il est en présence d’un tueur qu’il devine en direction de Midnight.

Après une brève scène d’action, Manfred se retrouve parmi les cadavres dans la remorque du camion du tueur et appelle Fiji pour l’avertir de son retour. Oui, mais Fiji aussi a eu sa dose d’ennuis dans cet épisode.

Déjà, elle se tape la colocataire la plus inutile de l’univers : Creek. Ensuite, elle doit toujours gérer le démon qui lui parle de temps à autre. Enfin, elle reçoit la visite de la vieille voisine du coin de la rue, Janice. Celle-ci se montre étrangement intriguée par les athamés de la sorcière et décide de se suicider au milieu de la ville. Heureusement, Fiji (surtout) et Bobo l’en empêchent.

Les habitants de Midnight comprennent que cette histoire de voile qui s’amincit est en train d’avoir des conséquences désastreuses sur un peu tout le monde à cause de cela : le révérend se remet à manger de la viande, Olivia se méfie de plus en plus de Lemme qui se contrôle de moins en moins, surtout quand il lui aspire son énergie.

Elle fait bien de se préparer à l’inévitable combat qui approche entre eux puisqu’il est à deux doigts de la mordre. Ensuite, il lui reproche de vouloir l’abandonner et mourir un jour, mais Olivia affirme que la vie est faite pour s’arrêter. C’est aussi à peu près ce que disait Xylda et on remercie bien fort Midnight, Texas pour la leçon de morale.

Les explications conviennent moyen à Lemme qui finit par s’en prendre violemment à Olivia, provoquant le combat très cool que j’attendais entre eux. On notera au passage la coupe de cheveux de l’actrice, hyper mal justifiée (mais c’était à mourir de rire). Le duel est violent, mais en même temps il commence par un pieu planté dans Lemme, donc ça ne pouvait qu’être cool.

Si le combat est beau à voir, il n’est pas très crédible qu’Olivia survive si longtemps face à Lemme. Heureusement qu’il n’utilise pas ses pouvoirs tout de suite on va dire. Bon, bien évidemment, Olivia est sauvée juste à temps par… Manfred. Cela tombe bien, elle venait d’avouer à Lemme en début d’épisode qu’elle ne faisait pas confiance à celui-ci.

Manfred ? Oh il a débarqué ici avec un remède proposé par Fiji et qu’il savait efficace pour l’avoir testé sur Creek juste avant. Oui, parce que bien sûr, le démon s’en prend aussi à une Creek solitaire et dépressive pour la pousser au suicide. Avant cela, elle avait aussi demandé à Lemme de lui bouffer ses émotions négatives, mais Olivia avait refusée.

Creek est donc toujours aussi chiante, et ça vaut presqu’aussi pour Fiji qui s’énerve dans l’épisode pour dire qu’elle en a marre du démon et qu’elle va se battre. Passionnant. Bon, en même temps, je comprends son énervement, elle venait de comprendre que le démon se nourrissait des morts et vu le nombre de morts à Midnight depuis le début de saison, il a dû se faire un bon festin.

Tout ceci mène au combat final contre le voleur de visages qui n’est venu à Midnight que pour faire un petit sacrifice et livrer tous les corps qu’il a récoltés. Les habitants débarquent juste à temps, tous soignés par la potion de Fiji qui les empêche d’entendre le démon et leurs pulsions internes. Malheureusement, le démon a plus d’un tour dans son sac et il réussit à récupérer les cadavres malgré les efforts des habitants.

Nous obtenons enfin son nom de la part du voleur de visage : il s’appelle Colconnar. Quelle jolie sonorité. Le voleur de visage en profite pour essayer d’embarquer Fiji avec lui car elle sera de toute manière bientôt au démon. Manfred utilise les esprits pour tuer le voleur de visage et sauver Fiji, et voilà tout est bien qui finit bien. Enfin, façon de parler, parce que l’épisode se termine sur une dernière scène de réconciliations entre Creek et Manfred qui, grosso modo, ne se remettent pas ensemble mais restent ensemble parce que wahou il n’a jamais ressenti ça pour personne et il est prêt à l’attendre.

J’aurais préféré une scène de résolution pour Olivia et Lemme qui restent en mauvais termes après leur combat. Le vampire a failli tuer Olivia et, même s’il était sous l’influence du démon, il n’empêche qu’il ne faisait que suivre ses pulsions. Et Olivia, elle n’a pas aimé ça – moi non plus en soi, mais c’était une superbe intrigue.

09.jpgÉpisode 9 – Riders on the Storm – 18/20
You bring death to those you love…

Ne cherchons pas à comprendre cette diffusion chaotique qui précipite l’arrivée du final de la saison (mardi prochain, donc) et est totalement perturbant – au point qu’une partie de l’audience aura sûrement loupé cet épisode ultra-important pour la mythologie de la série et concentrons-nous sur le fait que Fiji semble s’être achetée un jeu d’actrice entre l’épisode 8 et celui-ci. Comme quoi, tout arrive.

L’épisode débute sur une Fiji en train de dormir… et d’être somnambule. C’est assez violent car elle voit en fait un émissaire du démon, qu’elle brûle vivant, manquant de cramer Manfred et Joe au passage.

Joe est de retour effectivement, et c’est le nouveau meilleur ami de Manfred. Ils essaient désespérément de trouver le moyen de stopper le voile de disparaître quand même, mais il est trop tard car celui-ci s’ouvre. Ils s’assurent donc d’évacuer la ville au plus vite avant l’arrivée d’une tempête. Manfred le demande particulièrement à Creek qui s’exécute mais ne trouve rien de mieux que d’avoir un accident de voiture en regardant derrière elle alors qu’elle conduit sur une belle ligne droite. Allez comprendre. Les rétroviseurs et les américains…

Bon, sa voiture tombe en panne au beau milieu d’une tempête de sable et elle tente de la réparer en ouvrant le capot. Au milieu d’une tempête de sable. Oui, oui. De toute manière, j’étais blasé que sa roue ne soit pas crevée, je voulais juste faire le jeu de mots cric/Creek.

Il n’empêche que contre toute attente et crédibilité, elle répare sa voiture et décide de faire demi-tour.

L’épisode passe tout de même un certain temps à s’intéresser à Fiji, et sans ça, ce serait probablement déjà une vraie partie de première saison. Dix ans plus tôt, la sorcière est arrivée à Midnight et oh mon dieu, elle avait les cheveux lisses et un look lui allant tellement mieux ! Sa tante lui apprend qu’elle est une sorcière et que c’est quelque chose qu’elles partagent. Bon, ça ne vaut pas un bon vieil épisode Charmed, mais c’est intéressant de la voir apprendre à maîtriser des pouvoirs qu’elle n’a quasiment pas utilisé de la saison. C’est que sa tante lui a appris à beaucoup se brider.

Cela sent rapidement l’histoire d’amour adolescente stupide qui finit mal, mais bon. Elle rencontre donc Jeremy et tombe amoureuse sous le regard concerné que sa tante. Elle lui demande de ne pas être trop amoureuse trop vite pour éviter les accidents.

Jeremy et elle se retrouvent donc en couple, à s’aimer et à vouloir faire l’amour. Oui, mais non : emportée par ses désirs brûlants, Fiji enflamme un peu trop littéralement son Jeremy qui meurt donc.

De retour dans le présent et la tempête de sable, Lemme et Olivia ne se parlent toujours pas suite à leur petit affrontement d’il y a deux jours. Du coup, ce sont Olivia et Bobo qui jouent la garde rapprochée de Fiji qui continue à voir son émissaire et les envoie dans la rue. Bobo en revient blessé.

De leur côté, le révérend, Joe et Manfred tentent de déterrer un cadavre pour obtenir des infos grâce à Manfred.

C’est un échec total, sans trop de surprise et ils sont bloqués en ville par des hommes/démons/on ne sait pas trop parce que je n’avais pas de sous-titres et que la meilleure traduction qui me vient là tout de suite c’est « rageux ». Manfred décide donc que le meilleur plan est de s’enfuir, mais Fiji refuse de partir sans Mr Snuggly. Oui, oui, son chat qu’on n’a pas vu depuis un moment. Personne ne sait qu’il parle, elle passe donc juste pour une folle à chats, mais tout le monde semble d’accord avec ça.

Manfred reste derrière pour attraper le chat (oh mon dieu, il est beaucoup trop doué à attraper un chat qui ne veut pas l’être pour moi). Heureusement, Creek vient le récupérer, parce que sinon, il serait bon pour mourir.

L’ensemble des midnighters se retrouvent donc au bar du coin et force Fiji à révéler son secret et la raison pour laquelle Colconnar la veut absolument. En toute logique, et comme dans tous bons films ou séries, il est ainsi révélé que Fiji est vierge. C’est une sorcière vierge, donc voilà, ça impose son lot de magie puissante. C’est simplissime comme intrigue, mais dans le fond ça fonctionne.

Olivia avoue à Lemme qu’elle envisage de quitter la ville aussitôt que Fiji sera en sécurité et qu’elle le pourra. Moi, j’espère surtout qu’elle changera vite d’avis, parce que je veux qu’elle soit de retour pour une saison 2 – si saison 2 il y a (mais JE VEUX une saison 2, parce que la série est très sympa). Ils sont mignons Olivia et Lemme, mais bon.

Je ne peux pas en dire autant de Creek et Manfred, surtout parce que Creek est insupportable. Elle donne tout de même l’idée à Manfred d’utiliser la magie noire et de la combiner à la magie noire de Fiji pour obtenir des réponses.

Il est rapidement décidé que la vie à sacrifier pour le sort sera celle du chat, ce qui est très triste. Malheureusement, la magie le choisit autrement et c’est Manfred qui est tué. Du moins, c’est ce que tout le monde pense, sauf Creek qui joue sacrément mal.

Et en même temps, elle a raison : Manfred est simplement envoyé pour avoir une réponse de l’au-delà sur la manière de fermer le voile. Il a donc la réponse mais le problème est que Fiji a aussi une réponse. L’émissaire n’est autre que Jeremy et le message est on ne peut plus clair : soit elle se rend à Colconnar et il épargne tout le monde, soit il tue tout le monde. Bien sûr, Fiji est assez conne pour suivre Jeremy alors que tout était enfin résolu.

J’ai tout simplement adoré cet épisode qui avait un excellent rythme et a su apporter très simplement les réponses au fil rouge de la saison qui paraissait plus complexe que ça. Je ne suis pas trop surpris, la série a très bien géré ses intrigues jusque-là, donc je suis content que ça poursuive et débouche sur un bon final pour une série du genre.

10Épisode 10 – The Virgin Sacrifice – 15/20
My flesh is burning, stop talking.

C’est déjà la fin de saison pour Midnight, Texas et j’en suis triste, car la saison m’a apporté le type de série qui me manquait en ce moment.

Fiji s’est donc sacrifiée et arrive en quelques minutes à Midnight alors qu’elle est à pied et que dans le mini-bus les autres ont beaucoup de mal à la rattraper. On va dire que c’est la magie de la magie. Il faut aussi le temps à tout le monde de gérer son couple, hormis Bobo qui est donc chauffeur de la fine équipe.

Olivia et Lemme gèrent assez mal leur rupture, étant bien sûr toujours attirés l’un par l’autre. Creek continue d’être chiante avec Manfred. Finalement, tout le monde quitte le bus et intègre la ville à pied. Cela fait un plan badass marrant mais c’est justement ce dont manquent les midnighters : un plan solide pour sauver Fiji. En plus, celle-ci est assez chiante pour leur reprocher d’être venue la chercher.

Un premier trio décide de se rendre chez Fiji pour la secourir : Bobo, Creek et Olivia. Sans trop de surprise, c’est Olivia qui est blessée dans l’affaire après s’être occupée de les tenir en sécurité. J’ai beaucoup aimé les scènes d’action de l’épisode, les hommes de main de Colconnar étant de bonnes créatures surnaturelles aux pouvoirs sympas et me rappelant un peu Diablo des X-Men.

Jeremy – même s’il n’est en fait qu’un démon ayant son apparence – se permet donc un câlin à Olivia qui finit à moitié brûlée. Alors que Fiji la soigne comme elle peut, elle demande à Creek de ne rien révéler de son état de santé aux autres.

Un deuxième groupe constitué du révérend, Lemme, Manfred et Joe est également en ville et se retrouve dans le magasin de Bobo. Manfred tente d’écouter les esprits pour trouver ce dont il a besoin pour tuer Colconnar. Lemme lui propose de boire du sang de vampire pour devenir plus puissant, mais Manfred refuse, préférant dire à Creek qu’il l’aime (mais pourquoi) et regarder des poupées flippantes. De leurs côtés, Joe et le révérend sympathisent, mais je dois dire que je n’ai aucune sympathie pour eux. Joe ne m’a jamais passionné plus que ça et le révérend est particulièrement inintéressant, n’ayant pas été développé de la saison et se contentant aujourd’hui de prier pour tout le monde et sanctifié un ou deux objets. Franchement, son sacrifice la semaine dernière ne m’aurait pas dérangé.

Il est décidé d’emmener Olivia à l’hôpital et Creek se rend chercher, sans problème, la voiture de Fiji – dont Manfred était censé avoir les clés, mais bon. C’est elle qui emmène Olivia là-bas, prenant au passage le message qu’Olivia serait revenue pour Lemme, alors que Fiji se contente de brûler une bougie de soin. Elle finit par avouer à Bobo qu’elle a tué Jeremy et espère faire de même avec Colconnar.

Bobo n’est pas trop convaincu et préfère lui parler de son plan : coucher avec elle pour éviter qu’elle soit vierge quand elle se rend auprès de Colconnar. Le voilà donc qui la séduit comme il peut. Bon, en même temps, ça se sentait venir à des kilomètres, surtout une fois qu’ils restent tous les deux. Assez clairement, l’idée était peut-être même partagée par Olivia et Creek quand elles les ont laissées.

Pendant que la nuit tombe et que Fiji couche avec Bobo, Manfred tente donc de s’armer contre Colconnar, invoquant d’anciens esprits qui le possèdent. Le grand démon de cette saison se réveille enfin et c’est, comme tout le reste dans la série, assez décevant à voir. Il est beaucoup moins flippant que prévu et que sa voix ne le suggérait.

Manfred s’oppose à lui assez simplement, Joe protège Fiji des hommes de main de Colconnar. Fiji couchant avec Bobo suffit de plus à affaiblir Colconnar et à faire disparaître ses hommes de main. Joe peut donc s’attaquer à Colconnar, le temps que Manfred soit encore un peu plus possédé et réunisse les pouvoirs nécessaires pour tuer Colconnar. Voilà, voilà, c’est fait.

Reste à régler le cas d’Olivia, bien sûr. Elle est en train de mourir, mais Lemme refuse que cela se fasse, lui donnant quelques gouttes de sang qui suffisent à la ramener à la vie. C’est problématique car il y a des effets secondaires, mais ça, ce sera pour une saison 2, si saison 2 il y a. Dans le même genre, la gérante du bar qui a des secrets à cacher est également en contact avec quelqu’un qui surveille Creek de près. Celle-ci, d’ailleurs, n’en a pas la moindre idée et est trop occupée à embrasser Manfred.

Une semaine plus tard, nous retrouvons tout le monde à l’église pour le mariage d’Olivia et Lemme. C’est très sympathique et même si c’est un mariage précipité, le couple va tellement bien ensemble que ce n’est pas surprenant. À l’exception du révérend et du chat, tout le monde finit d’ailleurs en couple (je tiens peut-être un ship là) : Bobo et Fiji, Manfred et Creek, Olivia et Lemme, Joe et Chuy. Tout est bien qui finit bien, quoi.

Enfin, en théorie : le lendemain matin, Manfred est toujours tourmenté par ses démons. Comme il faut aussi relancer la série en cas de saison 2, une nouvelle habitante débarque à Midnight : Melanie. Et elle est pleine de projets, voulant rénover l’hôtel de la ville afin d’attirer les touristes.

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EN BREF – Je suis content que Midnight, Texas se soit trouvé une place dans la grille d’été NBC alors qu’elle avait été annoncé pour la mi-saison à l’origine. Clairement, elle n’aurait pas pu faire face à la concurrence en mars alors que notre été était tellement désert qu’elle était facilement l’une des meilleures nouveautés de cette année.

Avec beaucoup de rythme et de bonnes dynamiques, la série a su se trouver une place, je trouve, reprenant les codes de l’urban fantasy sans le moindre problème. Si je ne suis pas fan de romans de bitlit (au style passe-partout et au marketing douteux en ce qui me concerne), je suis toujours très friand de leur adaptation en séries, et Midnight, Texas ne fait pas exception à la règle. En fait, la série m’a ramené tout ce que j’espérais revoir à l’écran, à savoir une série surnaturelle qui ne se prend pas la tête, se voit à la semaine tout en développant des fils rouges et possède quelques bons rebondissements.

Du côté des défauts, et bien, il y a ces romances imbuvables qui me tiennent à l’écart des romans (que ce soit Manfred/Creek ou Fiji/Bobo, sérieusement, c’était lourd ; heureusement que Joe/Chuy et Olivia/Lemme compensaient) et surtout la fâcheuse tendance à construire lentement une intrigue trop vite expédiée. Le meurtre de la femme de Bobo, le passé de Manfred, l’ange déchu qui s’attaque à Midnight, Colconnar… Autant d’intrigues supers qui promettaient de grandes choses et qui retombent finalement comme autant de soufflés. Si j’ai aimé la série, je n’en oublie pas ses défauts et sait que je l’ai un peu surnotée par plaisir d’enfin retrouver de l’urban fantasy. Clairement, Midnight a remonté le niveau des nouveautés de l’été et j’espère sincèrement que NBC lui accordera une seconde saison. Si ce n’est pas le cas, je ne resterais pas non plus sur ma faim avec des questions insoutenables, donc je remercie les scénaristes d’avoir proposé des cliffhangers gentils.

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