The Last of us – S02E03 – The Path – 16/20

C’est un très bon épisode de transition, mais c’est à peu près tout ce qu’il est. Après le choc de l’épisode précédent, il faut à la fois prendre le temps de s’en remettre en se concentrant un peu sur la psychologie des personnages (c’est parfois maladroit !) et trouver les nouvelles pistes à explorer pour poursuivre la saison 2. L’épisode prend son temps pour tout ça et apporte quelques promesses, mais ce sera pour plus tard.

Spoilers

Ellie doit faire son deuil, et rien de mieux que la vengeance pour ça.

Yeah, I miss him. He meant a lot to me. So, yeah, upset and sad.

N’est-ce pas fantastique d’avoir un week-end en plein milieu de semaine ? Me voilà qui rattrape mon retard de visionnage à pas d’heure. Et encore, j’aurais pu faire bien mieux que juste cet épisode si je m’étais motivé avant, mais non, la flemme l’a emportée un bon moment. N’empêche que. Il fallait bien que je regarde cet épisode à un moment ou un autre, pour voir où la série allait nous emmener – enfin, le jeu, en vrai, parce que la meilleure partie de la série, c’est toujours ce qui vient directement du jeu, j’ai l’impression.

L’épisode recommence peu de temps après le précédent : les portes de la ville sont entourées de cadavres fumants, mais le cadavre qui affecte le plus notre casting, c’est surtout celui de Joel. Il est loin d’être le seul dans la morgue de fortune installée en ville pour faire face à ce qu’il vient de se passer.

Il y a un paquet de morts, mais aussi pas mal de blessés. Il y a un hôpital dont on découvre tout dans cet épisode, à l’occasion d’une scène particulièrement dramatique : Ellie se réveille, se souvient de ce qu’il s’est passé et se met à hurler. Je ne comprends pas la haine que reçoit l’actrice – elle gère particulièrement ce rôle, je trouve. Oui, cette scène de réveil a réussi à me coller plus de frissons que la scène de la mort de Joel.

Post-générique, on se retrouve un bon moment après : la ville est déjà en reconstruction, avec un tas de chantiers. Limite, c’est décevant : on a assisté à une belle scène de destruction, mais on zappe bien trop les conséquences directes à mon goût. Quitte à faire une série, autant développer ça aussi, non ? Et en même temps, allez savoir : ça aurait pu me souler aussi de les voir perdre du temps avec ça.

À la place, je peux écrire que je suis un peu saoulé par la thérapie imposée à Ellie. En vrai, elle a de la chance d’avoir toute une communauté qui s’inquiète pour elle et la force à parler avec une psy, mais j’ai de gros doutes sur la psy en question. C’est celle de Joel et elle n’hésite pas à révéler à Ellie ce que Joel lui a dit lors de leur dernière session. Il est assez évident qu’Ellie pourra faire 2+2 à partir de cette info et saura qu’il a menti concernant sa décision à l’hôpital.

En attendant d’en arriver là, on la voit sortir de l’hôpital, visage fermé au souvenir de Joel, puis retourner chez eux. Là, il y a des tas de messages laissés, un vrai memorial devant la maison. Je ne sais pas : ils n’ont personne d’autres à pleurer ce jour-là ? Personne ne va nous parler des multiples décès qu’il y a forcément eu ?

L’épisode gère plutôt bien la question du deuil de Joel, avec une musique absente ou très discrète lorsqu’Ellie erre dans la maison – mais en même temps, ça me fait bizarre que tout le reste soit zappé, une fois de plus. J’imagine que c’est logique de se concentrer sur Ellie, cela dit. Dans la maison, elle a clairement des souvenirs qui lui reviennent, mais nous ne les avons pas vraiment. Cela rend moins nostalgique que ça ne le pourrait si on avait eu ne serait-ce qu’une ou deux scènes où ils interagissaient dans la maison. Pour le reste, la douleur d’Ellie est bien interprétée et plutôt logique. C’est juste que… Il s’agissait de deux minutes assez longues, je trouve.

Il faut au moins ça pour le deuil de Joel, je sais, mais… J’aurais aimé quelque chose de plus significatif pour nous aussi.

Après ce nécessaire temps de recueillement, on enchaîne sur une scène où Dina vient rendre visite à Ellie. Ce n’est pas la première fois qu’elle le fait : elle venait la voir souvent à l’hôpital. Seulement, maintenant qu’elle est sortie de l’hôpital et après des semaines d’enterrements et reconstruction, Dina est prête à dire une vérité dérangeante : elle a menti à Ellie. Elle a dit ne pas savoir qui étaient les meurtriers de Joel, mais elle a au contraire plein d’infos de ses quelques minutes avec Abby.

Elle a les noms de tout le groupe, elle a vu leur logo WLF et a compris qui ils étaient en faisant le lien avec des histoires sur les Fireflies. Ellie veut aussitôt monter une expédition pour aller buter Abby, mais ça ne se fait pas si simplement : toute la ville est encore traumatisée par ce qu’il s’est passé. Même le frère de Joel n’est pas si motivé à l’idée de partir en guerre comme ça. Malgré tout, il accepte de soutenir le projet d’Ellie au prochain conseil de la mairie.

Il lui propose de passer se recueillir sur la tombe de Joel, accessoirement, mais elle est pressée de partir et de se venger. Allez, on a un enjeu clair pour la saison. Enervée, Ellie passe le reste de son temps à se préparer pour sa vengeance, faisant un peu de sport avec Jesse pour se remettre de ses trois mois d’hospitalisation. TROIS MOIS ? Faut qu’ils arrêtent d’avancer dans le temps comme ça !

Jesse fait désormais partie du conseil et avant de partir, il conseille tout de même à Ellie de ne pas venir énervée pour présenter son projet au conseil municipal : si elle veut que son projet soit voté, il faut qu’elle présente des arguments calmes. Elle doit présenter son projet face à toute la ville, tout de même.

Il faut aussi qu’elle endure quelques sujets qu’elle juge inutiles et les avis de tout le reste de la ville sur ce qui est arrivé à Joel. Laisser repartir seize des meilleurs guerriers de la ville si peu de temps après sa destruction, ça ne plaît pas à tout le monde. S’enfermer dans la vengeance ? C’est mal, il faut être bienveillant. Finalement, ce n’est pas Ellie qui s’énerve le plus : une autre voix s’élève dans la foule, insistant sur le fait que si les meurtriers sont venus une fois, ils risquent fort de revenir. Et l’homme – l’ivrogne homophobe du Nouvel An – balance tout ça avant qu’Ellie ne puisse parler et présenter ses arguments. Et ils sont bons.

C’est rare de voir Ellie si maligne : plutôt que de demander vengeance, elle demande justice. Elle ne comprend pas pourquoi la mort de Joel serait impunie et elle veut, pour le bien de tous que justice soit rendue. Clairement, personne ne s’attendait à ce qu’elle prépare un discours si bien rôdé. Le regard de Dina en dit long. Le vote suit ce beau discours et il paraît presqu’évident que tout le monde votera pour partir en guerre après ça. Pourtant, il n’y a que trois membres du jury qui sont pour – et huit contre. Ellie accepte la défaite bien simplement, je trouve, et ça me paraît surprenant même si elle a dit qu’elle le ferait (et même si je sais qu’elle n’en restera pas là).

Autant j’ai bien aimé la scène du conseil municipal, autant enchaîner sur Tommy et la psy qui papotent des mensonges d’Ellie et qui nous font une séance de psy pour celui qui a peur de suivre le même chemin que son fils là… Flemme. On sait très bien qu’il ira avec Ellie de toute manière. Cette dernière est évidemment en train de se préparer pour partir à Seattle et se venger, parce que c’est son idée fixe.

Elle en oublie de demander de l’aide, alors que certains sont prêts à la suivre, évidemment. On commence par Dina : elle est plus que nécessaire. Ellie est incapable de planifier quoique ce soit pour un si grand voyage : elle ne prend que des armes. Dina, elle, lui conseille d’avoir du matériel médical, de meilleures chaussures que ses converses et elle vient avec un plan. Elle a tout ce qu’il faut pour que le voyage se passe bien, à commencer par les connaissances géographiques nécessaires. Et j’aime bien qu’elle se rende immédiatement si utile à Ellie. Il est difficile de ne pas aimer leur couple immédiatement.

Dina donne rendez-vous à Ellie à trois heures du matin pour partir – mais elle vient avec un allié qu’Ellie n’apprécie pas trop : l’homophobe du Nouvel-An. Celui-ci donne à Ellie une meilleure arme et un peu de matériel, tout en lui permettant aussi de quitter la ville entre deux rondes des gardes. Il boîte trop pour accompagner Dina et Ellie, mais je suis tout de même sacrément surpris de voir qu’elles ne partent que toutes les deux. De la même manière, je suis surpris qu’Ellie prenne le temps de passer par la tombe de Joel avant de partir. C’est une excellente chose, ne nous méprenons pas, mais comme elle a envoyé bouler Tommy avant en disant qu’elle avait autre chose à faire, je ne m’y attendais pas.

Le reste de l’épisode voit Ellie et Dina traverser les USA à dos de cheval. Ce n’est pas forcément des plus passionnants, mais ça rappelle aussi certains moments de la saison 1 où Ellie faisait quelques blagues à Joel. Là, on se retrouve avec Dina qui occupe Ellie à coup de petits jeux et de questions pour mieux la connaître.

Qui dit traversée du pays dit aussi dormir sous la même tente en pleine tempête. Il n’en faut pas plus pour que le souvenir du baiser entre elles reviennent : Dina était bourrée, insiste pour rappeler qu’elle n’est pas lesbienne, mais eh, elle veut savoir si elle embrasse bien. Ellie lui assure que leur baiser n’était qu’un 6/10. Mytho. Elle a clairement envie de recommencer, même si elle sait que Dina et Jesse sont un couple impossible à vraiment séparer. Et effectivement, Dina est de nouveau avec lui – ça n’a aucun sens après la scène où il disait à Ellie qu’il n’était pas dupe concernant Dina.

En parallèle, nous suivons un nouveau groupe dont on ne sait pas grand-chose. Ils se déplacent en silence quasi-total, ont des cicatrices en forme de sourire sur les joues et ont des éclaireurs devant ET derrière eux, pour vérifier qu’ils ne sont pas surveillés. Parmi ces nouveaux personnages, on s’attarde sur une petite fille et son père, et j’ai vite soupiré très fort : évidemment, ce groupe survit en constituant une véritable secte. Ils vénèrent une prophète et tout. Toutes les séries de zombies nous font le coup. Quelle flemme les sous-religions et sectes à force !

La quiétude de la marche est vite perturbée, heureusement pour nous car ça fait du bien d’avoir un peu d’action, par des sifflements d’un des éclaireurs cherchant à prévenir le groupe de l’arrivée d’ennemis.

Le truc, c’est que le lendemain de la tempête, quand Ellie et Dina reprennent la route, elles tombent sur tout ce groupe. Bien que planqués, ils n’ont pas réussi à se protéger d’agresseurs n’hésitant pas à leur tirer dans le dos ou à tuer les enfants – oui, même la gentille petite fille embobinée dans la secte par son père (peut-être ?). Ellie se monte aussitôt la tête et est sûre que c’est Abby et son groupe qui ont fait ça.

Le raccourci est énorme : après des semaines d’hospitalisation, elle pense vraiment que sa petite rando amoureuse va la mettre directement sur la piste d’Abby ? Je veux bien qu’elles se rapprochent de la ville – voyant même des voitures dans les bois et tombant sur l’autoroute – mais je ne peux pas croire qu’elle pense sincèrement tomber si vite sur Abby !

L’épisode se termine alors que les filles arrivent enfin à Seattle – une jolie ville à l’abandon et à moitié détruite. Il n’y a cependant aucun comité d’accueil, y compris de la part des WLF. Elles pensaient qu’on les attaquerait directement, mais ce n’est pas le cas. Pourtant, le cliffhanger nous révèle qu’ils sont bien là à observer la skyline de la ville et à surveiller les mouvements en ville. Dans la ville, il y a vraiment du mouvement : exactement comme le craignaient les filles, il y a toute une petite armée de soldats qui se déplacent à pied et voitures blindées. Mais bon, tout ça sera pour le prochain épisode.

The Last of us – S02E02 – Through the Valley – 20/20

Oula. Je suis bien content de ne pas avoir suivi l’histoire du second jeu et de me laisser totalement surprendre par cet épisode, qui est plus violent et impressionnant que je ne le pensais au premier abord. L’avantage de l’adaptation, je suppose, est que le rythme est très différent de celui d’une série. On se permet plus de liberté dans un jeu vidéo et on peut proposer des grandes scènes impressionnantes dès la deuxième heure de jeu. C’est rarement le cas dans une série. C’est le cas dans celle-ci et ça nous donne donc un épisode construit pour surprendre.

Spoilers

Jackson s’apprête à passer une sacrée journée de merde.

Yeah, I know what happened last night. Can you shut the fu…

Du côté de Jackson, l’épisode commence avec Jesse qui réveille Ellie. Elle se sent un peu conne que ce soit lui qui vienne la chercher pour une mission, principalement parce qu’elle a embrassé son ex la veille. En vrai, ça permet de développer une étrange relation grand frère/petite sœur entre eux, je trouve. Ils m’ont fait rire, jusqu’au moment où la série se sert finalement de ça comme une excuse pour qu’Ellie explique sa relation avec Joel.

Elle assure que malgré le froid entre eux, ils restent dans une relation père/fille et qu’elle préfère encore faire sa patrouille avec lui, sauf que Jesse lui révèle que Joel est déjà parti. Quant à eux, ils doivent se rendre au restaurant de Maria où toute la ville semble réunie. Dès huit heures du matin, superbe. Le but est de faire une petite réunion pour assurer la sécurité du groupe en cas de fuite nécessaire.

Il est tout de même intéressant de voir que Jackson se prépare régulièrement à des attaques de l’extérieur. Maria insiste pour qu’Ellie reste un peu plus : son but est de la forcer à écouter les excuses de son agresseur homophobe de la veille. Allez, c’est bien qu’il fasse ses excuses, je suppose.  Une fois qu’Ellie les entend, elle peut partir enfin en patrouille avec Jesse, malgré une tempête qui se dessine au loin.

Jesse n’est ni météorologue, ni scénariste apparemment : il est sûr que la tempête restera dans les montagnes sans tomber sur la vallée. Cela dit, ça n’aurait aucun intérêt de nous parler d’une tempête si c’était le cas. C’est donc sans trop de surprises qu’une ou deux minutes plus tard, on nous révèle qu’à Jackson la tempête inquiète tout le monde. Toutes les patrouilles sont donc rappelées.

Ce qui est bien, c’est que l’épisode va vite en besogne : Ellie et Jesse sont rapidement coincés dans la tempête de neige et informent Jackson qu’ils vont trouver un abri car ils n’ont pas le temps de faire demi-tour. C’est plutôt cool comme idée et ça permet de les voir interagir ensemble, histoire qu’on comprenne qu’il n’y a pas que du fun et des blagues entre eux : on est dans un monde post-apocalyptique après tout. Jesse raconte ainsi qu’il a perdu son ancien co-équipier, Eugène, tué par Joel et fireflies des tous débuts. Bon, et il y a des masques à gaz transformés en masque à chicha aussi.

Bien sûr, ils finissent par recevoir un appel pour les informer que ni Joel, ni Dina ne sont rentrés. Comme ils sont très liés à ces deux-là, il ne ‘y a même pas besoin de parler : ils se précipitent aussitôt avec pour objectif leur dernière location connue. Ils sont à vingt minutes de celle-ci, et c’est un moment de grand stress pour eux…

Le titre laisse présager un épisode centré sur Abby et la première scène semblait le confirmer, même si ça n’a finalement pas été le cas. Bref, au début de cet épisode, on est de retour en fin de saison 1, dans l’hôpital où elle est à la recherche de quelqu’un et où une autre femme lui conseille d’arrêter ses recherches avant de tomber sur ce qu’elle ne veut pas voir – à savoir un peu de cervelle au sol.

Tout ceci n’est qu’un cauchemar qui permet ensuite de développer un peu son point de vue à elle. Elle n’est pas franchement une méchante, même si elle continue de mener son groupe vers ce qui ressemble de plus en plus à une mission suicide. Au petit matin, le groupe se réveille dans une superbe villa avec une vue de dingue sur la vallée… et sur la ville. Celle-ci est bien plus immense qu’ils ne le pensaient et ça les déroute un peu, surtout qu’il y a un système de protection très au point.

Celui qui me semble être son petit-ami lui dit qu’il a un plan et l’éloigne… ce qui lui permet de révéler aux autres que le plan en question est de la convaincre de laisser tomber sa vengeance. Après tant de temps ? Je ne crois pas, non.

Ainsi, quand Abby voit deux silhouettes à cheval dans la vallée, elle n’hésite pas à les suivre à bonne distance. C’est plutôt intéressant, même si ça suppose que Joel et Dina soient en danger. Le plus grand danger est finalement pour Abby : je n’arrive pas encore à l’aimer, mais la série nous propose une très bonne scène ensuite. C’est tout à fait le genre de scène où on se souvient qu’on est face à une adaptation de jeu vidéo : les effets spéciaux ne coûtent pas cher dans un jeu. Ainsi, Abby tombe dans la neige et glisse d’une falaise… pour mieux atterrir au milieu d’un ensemble de cadavres humains enneigés.

Rien de grave ? Bien sûr que si : ce sont des cadavres d’infectés qui se mettent donc à réagir lorsqu’ils détectent la présence de l’intruse. Hop, voilà les champignons qui s’activent et affaissent d’un seul coup la neige. Abby a une courte longueur d’avance sur une véritable horde de zombies qui se met à lui courir après, d’un coup d’un seul.

Par chance, ils ne savent pas encore se servir d’une échelle : elle peut donc les semer un temps. Ils sont en revanche capable de faire le tour de ce qui semble être une base militaire et de coincer Abby contre un grillage. J’ai l’impression d’avoir déjà vu ça dans The Walking Dead, peut-être avec l’intrigue de la prison… mais qu’importe, ce qui compte, c’est que la série essaie de nous faire compatir avec le sort d’Abby.

Je ne sais pas, elle est là pour tuer le personnage-clé de la saison 1, tout de même. Du coup, quand elle rampe et échappe aux zombies, j’ai presqu’envie qu’elle y reste quand même, ça nous solutionnerait tout. Cela dit, au dernier moment, quand tout semble perdu pour Abby, quelqu’un tire un coup de feu dans la tête des zombies. Quelqu’un ? Joel, bien sûr ! C’était prévisible qu’il serait celui qui la sauve.

Abby ne s’en rend pas compte immédiatement. Elle est sauvée par l’homme qu’elle déteste de toute son âme et elle ne peut rien y faire. Elle rencontre ensuite Dina et tous les trois constatent qu’ils sont coincés : ils ne peuvent pas retourner vers Jackson à cause de la horde d’infectés qui les menace.

Ils n’ont pas d’autres choix que de suivre le plan que leur propose alors Abby : se rendre auprès de ses amis à elle. Hâte de voir leur réaction ! Eh, c’est une bonne intrigue. Je découvre tout ce deuxième volet, et c’est plutôt pas mal, quand même. Le truc, c’est que pendant qu’eux ils s’éloignent de Jackson, dans la ville, tout le monde s’inquiète pour eux : ce sont les seuls en patrouille dont on n’a pas de nouvelles.

Et pour cause : ils ont d’autres chats à fouetter, avec toute une horde d’infectés à leur trousse. En chemin, cependant, ils parviennent à les semer quand ils croisent une autre horde et que les deux s’absorbent l’une l’autre, changeant alors de direction, pour aller vers…

Jackson, où un homme se rend compte aussi que le fungus pousse à proximité de la ville, juste en creusant quand en parallèle, dans la tour d’observation, un autre se rend compte qu’il y a toute une meute d’infectés qui approchent. Ils ne sont qu’à cinq minutes, en plus : la tempête n’a pas permis plus de visibilité que ça. C’est terrifiant, cette histoire… Pour eux. Moi, je suis assez tranquillement sur mon canapé à me dire qu’on ne connaît pas encore assez les personnages pour être pleinement investis dans la catastrophe que ça représente. Ou alors, je les ai oublis en deux ans.

Bon, cela dit, j’aime bien voir toute l’organisation mise en place pour faire face à une horde d’infectés : barricades renforcées, tireurs prêts et barils jetés pour les faire glisser avant de les faire exploser. Faut quand même pas trop mal viser dans la neige – et espérer que les barils soient assez loin pour ne pas tous les exploser.

En vrai, pour un deuxième épisode de saison, c’est déjà méga impressionnant ce déploiement d’effets spéciaux – et je n’étais pas prêt pour la suite. Cela fait du bruit et de la lumière, visibles de très loin : Joel et Dina se rendent compte donc que Jackson est en feu et décide de faire demi-tour. Cela n’arrange toutefois pas Abby qui lui demande plutôt de continuer d’avancer vers ses amis, qui l’aideront à se battre ensuite. J’ai bien peur que ce ne soit pas exactement son plan, mais il lui fait confiance, parce qu’il vient de lui sauver la vie. Tss.

À Jackson, la situation déjà désespérée empire encore comme une sorte d’énorme golem débarque et est capable de pénétrer dans la ville en défonçant les barricades installées. C’est toujours le cas dans toutes les séries de zombies à un moment ou un autre, de toute manière. Des infectés parviennent alors à infiltrer les bâtiments, et les toits également. C’est terrible à voir pour eux et j’ai aimé certains détails, comme notamment une des lignes de défense qui s’amenuise d’un seul coup quand deux hommes avec un lance-flamme sont apeurés face à la horde qui arrive.

Cela dit, c’était peut-être une bonne chose : un troisième se fait attraper pendant qu’il tire et le feu se propage rapidement sur d’autres immeubles. Bref, il y a des morts de tous les côtés, et le méga golem résiste aussi aux balles. Quand il semble vouloir s’en prendre à Maria, Tommy fait exprès d’attirer son attention. C’est si triste. Il se sacrifie très clairement pour sa femme, mais elle reste concentrée sur sa mission : nettoyer la rue. Cela ne dure pas longtemps, malheureusement : très vite, elle est coincée par l’arrivée d’infectés sur le même toit qu’elle. Tommy, quant à lui, est coincé dans une impasse où le méga golem finit par le retrouver – oui, je dis golem à défaut de connaître vraiment son nom.

Tommy croit un temps qu’il va survivre, mais même le lance-flamme n’arrête pas le champignon géant. La tension est là et elle fonctionne bien, surtout quand Tommy est à court de gaz. C’est atroce d’envisager de mourir comme ça, mais la série met tellement de temps à y parvenir qu’on comprend que Tommy va survivre. Le golem s’écrase ainsi à un millimètre de lui. Ah, les séries !

En parallèle, Maria décide d’aller libérer les chiens pour qu’ils s’attaquent aussi aux infectés. C’est une nouvelle ligne d’offensive très efficace et de sacrés effets spéciaux encore, et ça suffira à faire le taf pour sauver la ville… mais à quel prix ? Elle est en grande partie détruite.

Tout ça n’est évidemment pas le pire de l’épisode, qui cumule encore en tension par la suite. En effet, plus haut dans les montagnes, Joel et Dina arrivent à destination avec Abby. Ils sont tous les trois frigorifiés, et particulièrement Dina apparemment. Alors que tout le groupe vient en aide à Dina et Joel, notamment parce qu’Abby leur demande, Abby révèle soudainement qu’ils ont affaire à Joel. Dina qui est frigorifiée avait commencé à faire les maths et compris à qui ils avaient affaire, mais c’est trop tard. Abby ordonne qu’on endorme Dina (pour une seule petite heure) et révèle son identité à Joel. Il comprend qu’il a affaire à des Fireflies et qu’il est totalement à leur merci.

Abby lui demande de ne dire que la vérité où elle tuera Dina. Par conséquent, c’est ce qu’il fait : il révèle que la dernière fois qu’il a vu des fireflies, c’était à Salt Lake. Abby commence donc sa vengeance et elle n’est pas une rapide. Forcément. Elle veut probablement savourer ce qu’il se passe : certes, Joel a sauvé sa vie, mais sa vie n’est plus bien passionnante et entièrement consumée par la vengeance. Par conséquent, elle n’hésite pas à lui tirer dans la jambe, mais à demander à son équipe de le soigner.

Elle veut le torturer. La vraie raison de sa vengeance ? Joel a tiré dans la tête de son père le chirurgien sans se poser la moindre question. A priori, elle s’en fiche pas mal de la petite vingtaine de soldats décédés ce jour-là. Son père, en revanche, tué alors qu’il ne pouvait pas se défendre, c’est impardonnable à ses yeux. Heureusement pour Joel, Abby n’est pas tout à fait comme lui et elle lui souligne : elle a un code d’honneur, celui de l’armée, et elle le respecte. Elle ne tuera donc pas quelqu’un sans défense – même si c’est Joel. Mouais. Bien sûr qu’elle le fera, parce qu’il s’est permis de le faire et parce qu’elle le déteste.

C’est une sacrée scène et ça nous fait oublier la tension de ce qu’il se passe à Jackson. Joel semble aussi oublier et il est complètement saoulé par Abby qui prend tout son temps et parle longuement pour savourer sa vengeance. Il lui demande d’accélérer un peu et j’avoue que moi aussi, je commençais à m’impatienter. Je me disais encore, à ce stade, que peut-être Ellie et Jesse allaient arriver à temps. Malheureusement, ce n’est pas le cas, et en plus, Abby veut vraiment le faire souffrir : elle lui donne donc ensuite des coups dans la jambe. Cela le fait hurler à la mort.

Elle le tabasse pendant tellement de temps par contre, qu’il finit par ne plus hurler, juste geindre. Et encore, la série nous propose une ellipse qui permet d’atténuer un peu les souffrances que ce pauvre Joel a dû vivre. Elle prend du temps, mais Ellie aussi prend tout son temps à arriver, je trouve. Elle trouve les traces des chevaux au moment où elle voit Jackson en flammes. Pour elle, l’essentiel est toutefois de retrouver Dina et Joel.

Ellie débarque alors dans leur villa de luxe au moment où Abby s’acharne sur Joel. Je ne comprends même pas comment il fait pour rester conscient tout ce temps ! Malheureusement, Ellie n’est pas d’une grande aide. Alors qu’on rêvait tous de la voir tirer sur Abby, elle est repérée par les alliés d’Abby qui la désarme et la plaque au sol.

Bien sûr, Joel est tellement défoncé qu’il ne peut se lever pour l’aider, même lorsqu’Ellie lui demande de le faire. Connasse, dis plutôt que tu l’aimes, parce qu’il va clairement mourir là. D’accord, Ellie est maîtrisée et ne peut rien faire pour venir en aide à Joel, mais pourquoi encore attendre de lui qu’il fasse tout le boulot ?

Elle ne peut qu’assister impuissante à son meurtre, alors qu’elle lui demande de se lever. Elle supplie Abby de ne pas le tuer, mais non. La violence. Abby plante la gorge de Joel, et c’en est fini du super-héros de la saison 1. Vous allez rire : s’il me semblait bien qu’il n’y avait pas tellement d’incarnation du personnage de Joel dans le jeu, je ne savais même pas que Joel mourrait dans le deuxième jeu, et certainement pas si tôt dans la saison 2, en plus. Bon, cela m’explique au moins comment l’acteur trouve encore le temps d’aller jouer dans 150 projets en parallèle… mais c’est triste qu’il y passe si vite dans cette saison, tout de même.

Et puis, c’est particulièrement sadique, cet épisode, en tout cas. Ellie aurait pu trouver son cadavre, mais non, il fallait qu’elle assiste à son meurtre – et dans un moment où ils s’étaient disputés en plus. La violence est réelle et ça fait du bon drama, comme toujours. Ah, la force de la narration ! Cela dit, la saison 1 était il y a deux ans. Je comprends pourquoi, face à l’ampleur des effets spéciaux et tout… mais ça atténue un peu la tristesse que je devrais ressentir. La vérité, c’est que j’aime bien Joel (pardon, j’aimais), mais que la scène qui devrait me tirer des larmes n’y parvient pas. C’est triste, je suis un peu dépité par ce twist et tout, mais on est face à une série qui a toujours été violente. La surprise passée, et bien… Let’s go, enchaînons, j’attends l’épisode 3. En plus, le moment d’émotion m’a été cassé par un petit faux raccord quand Ellie s’approche du corps de Joel (surveillez bien la main de Joel si vous revoyez la scène ; vous verrez que celle d’Ellie n’est pas au même endroit entre deux plans et oui, ce n’est jamais qu’un micro-détail mais ça m’a sorti du truc, je ne sais pas expliquer pourquoi).

Repose en paix tout de même, Joel.

Ceci étant, il reste une petite conclusion à vous résumer : le groupe de Fireflies repart donc sans un regard en arrière. Ils font l’erreur évidente de laisser Ellie en vie par contre. Littéralement, ils reproduisent la situation où Ellie voudra évidemment les tuer et les traquer quoiqu’il en coûte, surtout que personne ne lui explique pourquoi ils le tuent et la laissent en vie. Nous on sait, mais aucun autre personnage n’est au courant, pas même Dina qui roupillait tranquillement.

La fin de l’épisode nous révèle en tout cas que Tommy et Maria ont survécu, mais que Jackson est en feu. C’est une sacrée journée de merde. Une pensée aussi pour le journal de Jesse qui repart en portant Jesse, Ellie ET en tirant le cadavre de Joel, quand le cheval de Dina se contente de la porter, elle, qui s’est réveillée.

The Last of us – S02E01 – Future Days – 15/20

La reprise se fait tout en douceur. S’il y a bien un peu d’action et de bonnes pistes pour la suite, j’ai trouvé que l’épisode avait tout de même ses lenteurs et ne parvenait pas à m’intéresser à la (nouvelle) vie de tous ses personnages principaux. Ajoutez à ça qu’un personnage que j’adore s’avère parfaitement insupportable à plein de moments, et ça me laisse un arrière-goût un peu désagréable comme reprise.

Spoilers

Cinq ans plus tard, Joel et Ellie ne se parlent plus tellement – même s’ils vivent ensemble.

When we kill him, we kill him slowly

OK, quel plaisir de retrouver le logo HBO au début d’une série. Cela fait si longtemps que ça ne m’arrive plus que ça m’a renvoyé des flashbacks de True Blood. Malheureusement, The Last of us n’a pas su capitaliser sur un si bon générique (les quelques notes de musique sont tout de même efficaces, même si je ne les connais pas encore par cœur en vrai). En plus, la saison a la mauvaise idée de reprendre là où la première s’était arrêtée, sans résumé. Bordel, votre épisode fait une heure, réintroduisez un minimum les choses, non ? Ellie demande donc à Joel de confirmer ce qu’il vient de lui dire.

Il le fait, et il lui ment évidemment, ne révélant pas que sauver sa vie a coûté quelques autres vies au passage. Une broutille après tout.

On nous introduit ensuite des nouveaux personnages avec que des acteurs dont je connais le visage (Danny Ramirez ! Tati Gabrielle !), ça m’a tellement perturbé. Le problème, c’est que ces nouveaux que j’ai envie d’aimer sont en fait les ennemis de nos héros : Abby (incroyable dans le film No One Will Save You) n’a qu’une seule obsession en tête, celle de retrouver Joel pour le tuer. Et elle entraîne tout le groupe dans son délire. Ne peuvent-ils pas se contenter d’être en deuil et de profiter des girafes qui passent par ici ? Non. Abby veut le tuer, et elle veut le tuer lentement pour plus de drame. Allez. Il faut en comprendre qu’ils sont les derniers Fireflies encore en vie à proximité de l’hôpital. Il aurait pu tuer tout le monde quand même Joel ! Mais non… Tant pis, c’est parti pour une mort lente !

Tellement lente que la série s’offre ensuite le luxe d’une ellipse temporelle de cinq ans. Oui, oui, la saison 2 va donc se dérouler cinq ans plus tard (qui cherche encore à se venger après tant de temps ?). Ellie n’a pas tellement grandi, je trouve, mais elle a appris à se battre. Elle est plutôt badass et parvient à mettre KO son opposant dans un combat joliment chorégraphié. Sans trop de surprise, on nous révèle qu’elle n’était pas en vrai danger, mais qu’il s’agissait là d’un entraînement, entraînement lors duquel son opposant retenait même ses coups, parce que eh, faudrait pas que Joel s’en prenne à ses entraîneurs.

Ellie se barre énervée par la situation, et c’est l’occasion pour nous de découvrir que nous sommes à Jackson, dans le Wyoming. On retrouve ainsi des paysages enneigés et une civilisation post-apocalyptique qui semble avoir trouvé le moyen de se reconstruire. Inévitablement. Pour se protéger, Ellie apprend même à tirer telle une sniper sur des zombies au loin dans la vallée. Elle apprend au passage que Joel s’inquiète vraiment pour elle grâce à Tommy, qui lui confie son nouveau poste pour la communauté : elle va devoir monter la garde.

Cela ne lui plaît pas du tout et elle mène ainsi la vie dure à Tommy. Elle a l’air particulièrement insupportable maintenant qu’elle est « adulte », faisant pression sur Tommy jusqu’à ce qu’il accepte de la remettre dans l’équipe de la patrouille – malgré un incident récent (qu’elle a tout de même géré, hein). Cette phrase est tellement à rallonge, mais écoutez, j’essaie de me replonger dans la série sans trop me concentrer sur Ellie qui hurle qu’elle est immunisée au beau milieu de la montagne.

De son côté, Joel vit dans une maison apparemment sans chauffage et fait quelques réparations électriques en compagnie d’une jeune femme (encore une actrice que je connais, tiens), Dina. Tout semble bien se passer avec elle, d’autant plus qu’elle est la meilleure amie d’Ellie et qu’elle le connaît hyper bien. Eh, il lui confie même qu’il voit une psy.

Il passe ensuite du temps avec sa belle-sœur, Maria, qui nous confirme ce qu’on a vu en début d’épisode : il y a plein de nouveaux habitants à Jackson, tellement en fait, qu’ils ne peuvent pas construire assez vite. Qu’importe, Joel passe quand même du temps avec son neveu. Tss, Joel a tout du daddy désormais.

Après tout ça, Joel rend visite à une femme, Gail, qui lui sert un peu de whisky parce que c’est son anniversaire et est d’accord pour l’écouter raconter sa vie contre un peu d’herbe (oui). Et oui, c’est elle la psychothérapeute de Joel. On a beau nous avoir dit qu’il en avait une, je n’étais pas préparé pour une saison 2 qui passe du temps à nous présenter un Joel en thérapie.

Cela dit, ça a un avantage : ça permet de mieux comprendre les relations de Joel et Ellie après cinq ans. C’est ce que j’imaginais du moins, mais finalement la psy déteste son patient et n’hésite pas à le lui faire savoir en lui expliquant que son problème est le même que tous les pères. Bref, il n’est pas très intéressant, puis en plus, il est quand même le connard qui a tué son mari qui lui manque – même s’il était infecté et que Joel n’avait pas trop le choix de ne pas lui tirer dessus. C’est inattendu comme session.

On apprend aussi qu’Ellie vit désormais dans le garage de la maison où habite Joel. C’est un garage sacrément bien aménagé, donc ça peut se comprendre. Ellie, aussi insupportable soit-elle, reste un personnage hyper appréciable (interprétée par une excellente actrice surtout) : je suis donc content de voir se mettre en place un flirt avec Dina. Ce n’est pas forcément hyper subtile quand elle l’aide, mais ça fait plaisir.

Bref, elles partent ensemble en patrouille. C’est l’occasion pour nous de voir comment s’organise Jacksonville, une fois de plus, et d’avoir des effets spéciaux pas toujours subtils non plus (y a des fonds verts qui se voient pour ce qu’ils sont ; et c’est dommage pour une série de cette qualité, non ?). Les filles ne font pas preuve d’un grand sérieux quand il faut écouter les consignes ou se déplacer en silence le long du chemin.

Dina papote beaucoup avec Ellie, et elle parle surtout de relations amoureuses : la sienne avec Jesse, qui semble être une relation faite de ruptures, celle potentielle d’Ellie. En vain. Ellie est clairement « sur quelqu’un », mais ce quelqu’un, c’est Dina. Faut dire qu’il y a de quoi : outre le sourire craquant, elle est marrante et plutôt intrépide Dina. Elle n’hésite donc pas à suivre Ellie contre les ordres de la leader de la patrouille quand le groupe trouve du sang dans la neige.

Plutôt que de faire demi-tour comme elle le devrait, Ellie fonce tête baissée. Cela permet de découvrir ce qu’il s’est passé : elles remontent la piste jusqu’au cadavre d’un ours qui a aussi déchiqueté quelques humains au passage – zombies ?

Ellie est tellement insupportable ! Non contente d’avoir trouvé l’origine de l’ours, elle insiste pour aller voir ce qui a réussi à le tuer ensuite. Cela permet bien sûr de nous proposer quelques zombies pour l’épisode, alors c’est bien, mais ça se fait encore et toujours contre les ordres et les règles de sécurité imposées. Elle parvient même à convaincre Dina de la suivre dans toutes ses conneries. Pourquoi se comporte-t-elle comme une ado en pleine crise alors qu’elle est supposée avoir 19 ans ?

Allez, au moins, on a une scène à suspense lorsqu’elles fouillent le bâtiment à la recherche des zombies qui font tant de bruit à crier. Cela me permet aussi de me souvenir un peu mieux des règles les concernant (notamment leur cécité ou leur réaction au bruit). Dina et Ellie font donc face à un zombie, qu’Ellie élimine seule sans trop de problème. Tout va trop bien cependant et on devine assez vite que ça ne va pas durer : Ellie passe ainsi à travers le sol. Elle survit à sa chute sans rien se casser, ce qui est un peu gros, mais soit.

Cela lui permet de continuer d’explorer toute seule le bâtiment qui est un supermarché à l’abandon. Pendant ce temps, Dina cherche un moyen de la faire remonter à l’étage. Alors qu’Ellie se met à lire un magazine people de l’époque, on voit passer un animal derrière elle. Elle finit par entendre du bruit et craindre de ne pas être toute seule. La série sait à peu près maintenir son ambiance de suspense, c’est déjà ça. En revanche, et comme en saison 1, ça me donne plutôt l’envie de jouer au jeu vidéo quand certaines scènes semblent être des adaptations fidèles – je veux dire ce côté exploration… bordel, ça va plus vite dans un jeu vidéo, non ?

Ellie finit par tomber sur un étrange zombie qui ne cherche pas du tout à lui courir après. Non, en fait, la femme s’enfuit quand Ellie la provoque pour la faire venir à elle. Ce n’est pas une attitude hyper commune pour un zombie.

Ellie finit par se faire avoir comme une bleue, mais il faut dire que la zombie est maligne au point de se planquer et d’attaquer par derrière. Il y a même un jumpscare bien foutu au milieu de tout ça, histoire de nous rappeler que nous sommes dans un jeu d’action. Pardon, une série d’action. L’attaque de la zombie est efficace et lui permet de désarmer, puis mordre Ellie. J’espère qu’elle a savouré son croque-madame, parce que ça ne dure pas : Ellie a un deuxième pistolet dont elle se sert pour la tuer définitivement.

Dina revient juste après et ne se rend pas compte de la morsure d’Ellie. Pas grave, vous me direz, elle est immunisée. Bien sûr, il faut ensuite rentrer en ville et expliquer tout ce qu’il s’est passé. Ellie et Dina passent devant le conseil de Jackson, avec Tommy et Maria qui posent des questions pour tout comprendre. Ils sont surpris par la déclaration d’Ellie que la zombie à qui elle a fait face était plus intelligente que les autres – mais ils la croient. Il y a bien sûr un problème avec son non-respect des autorités, mais c’est à peu près tout.

Les filles s’en tirent avec un simple rapport à faire à Jesse et des excuses à la leader de leur patrouille. Ellie peut donc rentrer chez elle au plus vite pour s’occuper de sa morsure. Est-elle toujours immunisée ? Le suspense est là. Elle s’arrange pour agrandir sa plaie, histoire que ce ne soit pas trop visible qu’il s’agisse d’une morsure, puis elle la recoud par elle-même. Incroyable.

Le soir, elle écrit alors dans son journal intime – mais elle se contente des jeux de mots de Dina. Elle est interrompue par Joel qui lui propose de venir à la soirée du Nouvel an. Eh, ça fait du bien de les revoir ensemble, mais ça serait sympa aussi d’avoir un enjeu bien clair pour la saison. Pour l’instant, néanmoins, ce sont des retrouvailles et il faut se contenter du réveillon pour passer en 2029. Ellie passe la soirée à mater Dina qui danse avec un homme qui n’est pas Jesse. Ce dernier informe Ellie qu’il ne se remettra pas avec Dina – et si elle s’en étonne, la conversation est ensuite vite interrompue par l’arrivée de Dina. Cette dernière, complètement bourrée, se lance alors dans un slow avec Ellie. Elle sait parfaitement ce qu’elle fait. L’alcool ne peut pas être une excuse pour le lendemain, pas vrai ?

Non, parce qu’elle n’hésite pas à embrasser Ellie après lui avoir dit que les hommes devraient être terrifiés par elle, parce qu’elle est une sacrée menace pour eux. Tout le monde les regardait avant le baiser et ça ne fait qu’empirer ensuite : un homme, Seth, finit même par étaler toute son homophobie à leur face. L’insulte est de trop pour Ellie, mais aussi pour Joel. Ce dernier n’hésite pas à s’en prendre physiquement à Seth, bien incapable de se défendre.

La fête tourne un peu court, surtout qu’Ellie balance devant tout le monde qu’elle n’a pas besoin de l’aide de Joel. Vraiment, elle fait sa crise d’adolescence. Mieux vaut tard que jamais. Elle rentre finalement dans son garage sans même chercher à adresser la parole à Joel. Tss. Elle me soule et ça me soule qu’elle me soule, parce qu’il y a des aspects du personnage que j’adore. Et sinon, comme il fallait bien un cliffhanger à cet épisode, on nous révèle que l’année 2029 ne sera pas d etout repos à Jackson.

Non seulement, il y a des fungus dans les canalisations, mais en plus, à distance, il y a Abby et son groupe qui ont enfin retrouvé Joel. CINQ PUTAIN D’ANNÉES ET ELLE EN EST ENCORE À VOULOIR SE VENGER ? Bon. OK. Il me semble qu’il y a plus pressant dans une apocalypse, mais soit. Je réclamais des enjeux, j’en ai. J’aurais aimé être un peu surpris, en revanche, mais ce cliffhanger se contente de nous montrer Abby et son groupe se rapprocher de Jackson sans y faire le moindre mal pour le moment.

Les Anneaux de Pouvoir – S02E08 – Shadow & Flame – 19/20

Pas besoin de grande bataille épique pour faire un superbe épisode, finalement. Cet épisode tire toute sa force de son intrigue et de ses personnages, avec toute une mythologie très largement développée par ailleurs de toute manière. C’est vraiment bien, c’est une série réussie et une saison qui fonctionnait bien. J’espère vraiment une saison 3, même si, étrangement, ça ne me poserait pas forcément problème qu’on s’arrête là car les principales réponses sont données. Il y a juste encore beaucoup à faire.

Spoilers

Sauron semble avoir la mainmise sur la Terre du Milieu après ce siège d’Eregion.


Pity will not defeat Sauron.

C’est déjà le dernier épisode de la saison. Cela me rend bien trop triste, mais en même temps, je suis trop impatient et j’ai trop peur d’être spoilé pour ne pas regarder dès ce soir. Pff. Dire qu’il va encore falloir attendre deux ans après pour espérer voir une suite.

Khazad-Dûm

C’est la merde dans la montagne : le roi est complètement devenu fou et le prince Durin part à sa poursuite dans une décision épique et après un adieu presque tragique à Dina. Commencer directement par la musique épique, c’est presque trop. Laissez-nous nous remettre dans l’histoire avant, wesh. Bon, tant pis, ça fonctionne quand même quand on nous tease une fois de plus le Balrog. Quand je pense qu’il était dans le trailer de la saison 1 et qu’on ne le verra toujours pas dans la deuxième tel que c’est parti !

Durin Jr confronte Durin Sr en lui promettant de lui couper la main si besoin. Il parle beaucoup et il va le regretter : il laisse le temps à son père de détruire le mur qui les séparait de la caverne voisine, caverne qui va mettre un terme à leur dynastie, malgré les espoirs de son père. On peut comprendre ses espoirs : il y a du Mithril absolument partout dans la caverne qu’il vient de découvrir. Il est si sûr d’avoir raison… malheureusement pour lui, ça ne dure qu’un temps.

Le Balrog est bel et bien là, enfin. Le géant de pierre et de feu entend bien quitter sa prison éternelle et s’en prend immédiatement au roi des nains. Fuyez, pauvres fous, hein. Le prince tente de protéger le roi, qui retire enfin son anneau, comprenant la trahison de celui-ci. C’est trop tard, toutefois. Le roi se sacrifie pour protéger son fils et son royaume. Il lui transmet le titre du roi. Dina et le second de Durin empêchent le prince d’essayer de sauver son père. C’est trop tard, il n’y a plus rien à faire. Le roi se sacrifie et se fait tuer par le Balrog. Dans son malheur, il y a de la chance : l’ouverture se referme derrière lui.

Les Nains peuvent ainsi finir l’épisode en faisant le deuil de leur roi, devant son trône vide. Triste, mais prévisible.

L’étranger

Pendant ce temps, l’Etranger rencontre le Mage noir qui était à sa recherche. Il n’a pas tout à fait confiance en lui, même si le Mage lui assure vouloir se battre contre Sauron et lui promet qu’ils se connaissent depuis longtemps. Bizarrement, le Mage dit pourtant la vérité : il a bien fait de Nori et Poppy ses prisonnières, sauf qu’il souhaite bien qu’elles restent en vie. Il le prouve en… tuant un des geôliers, les hommes qui étaient à son service jusqu’ici.

Les deux hobbits sont choquées par ce Mage noir qui ne veut pas qu’on se souvienne de lui comme d’un être maléfique, mais qui n’hésite pas à faire le mal pour autant. Il prend mal ce renversement de situation et n’hésite pas à prouver qu’il est véritablement menaçant, finalement. Il détruit ainsi totalement le visage des hobbits sédentaires, sans que personne ne puisse y faire grand-chose. Certes, l’Etranger sauve Poppy, Nori ou la cheffe, mais bon, c’est quand même cher payé tout ça.

Nori reste pleine d’espoir et aide ce peuple à devenir un peuple nomade. Elle devient presque cheffe de clan, finalement, parce qu’elle a l’occasion de tout leur apprendre des voyages à faire. Cela signifie tout de même qu’il est temps pour elle de suivre sa propre route et de quitter son ami le Grand Elfe. Grand Elfe, Gandalf. On l’a tous cette fois. Wow.

La séparation entre eux est triste, il faut bien le reconnaître, mais j’espère que ça permettra aux différentes intrigues d’être mieux reliées et plus intéressantes en saison 3. En attendant, Gandalf (appelons un chat un chat) trouve son bâton. Il retourne alors chez Tom, pour souligner qu’il a bien compris que tout ceci n’était qu’un test pour voir s’il choisirait l’amitié plutôt que le pouvoir. Et puis, surtout, il peut à présent choisir son nom – ou plutôt son nom le choisit. Il sera appelé Gandalf. Et oui. Et oui.

Numénor

En parallèle, tout s’accélère à Numénor, encore. Maintenant que la nouvelle du retour de Sauron commence à se faire connaître, grâce à Pharazôn, la reine est déjà remise en question. Si peu de temps après avoir affirmé sa légitimité, oui. Il faut dire que Pharazôn n’a pas l’intention de lâcher le pouvoir. Il n’hésite pas à déclencher une véritable guerre civile, en affirmant que la reine a manipulé les forces de la mer grâce à Sauron.

C’est aussitôt l’enfer en ville : tous les Fidèles sont à nouveau considérés comme des traitres. La fille d’Elendil parvient à le prévenir juste à temps pour le sauver. Cela dit, lui veut une fois de plus partir avec Miriel, ne comprenant définitivement pas que les intentions de la reine sont de rester à Numénor quoiqu’il arrive, quoiqu’il en coûte.

Avant le départ d’Elendil, elle lui offre tout de même une épée marquée de la flamme blanche. THE épée, quoi.

Eregion

Je pensais qu’on ne reverrai pas Eregion cette semaine, et pourtant si. On n’en voit que ce qu’il en reste et il ne reste malheureusement pas grand-chose. Il y a bien quelques elfes qui résistent parmi les ruines, mais l’invasion des Orques est terriblement efficace. Galadriel revient en ville pour sauver quelques réfugiées. Malheureusement, le tunnel a été découvert par les Orques entre temps, alors elle fait ça en vain.

Galadriel étant ce qu’elle est, elle parvient tout de même à négocier la liberté des autres elfes en promettant les neufs anneaux aux Orques. Elle est donc menée auprès d’Adar et la série nous révèle qu’en portant l’anneau de Galadriel, celui-ci a totalement changé. J’avais oublié ! C’est honteux. J’avais oublié qu’il était désormais en possession de l’anneau et qu’il avait laissé pour mort Arondir, le roi et Elrond. Pourtant…

L’anneau de Galadriel rajeunit complètement Adar. Il n’est plus gris, mais blanc. Malgré tout, il n’hésite pas à le rendre à Galadriel. Sans hésitation, il redevient tout gris pour faire une alliance avec Galadriel. Le but est qu’elfes et orques puissent s’unir pour mettre fin aux actions de Sauron. L’alliance est de très courte durée malheureusement.

En attendant, ce pauvre Celebrimbor est laissé aux mains de Sauron… et à ses flèches, surtout. Sauron le torture pour savoir où sont les anneaux, mais tout ce que Celebrimbor est prêt à lui dire, c’est que les anneaux sont loin. Jamais Sauron ne pourra les retrouver d’après lui, et ce n’est pas plus mal comme ça. Celebrimbor est prêt à se laisser mourir pour protéger son secret. C’est mal connaître Sauron : il connaît des moyens de le tenir en vie, évidemment. Ce serait trop simple autrement.

Par chance pour abréger ses souffrances, Celebrimbor connaît aussi les moyens de faire sortir de ses gonds Sauron. Il n’hésite pas à le faire pour se faire tuer plus vite, prédisant une fameuse trilogie à venir : il voit qu’un anneau causera la perte de Sauron et qu’il est désormais prisonnier des anneaux. Rien que ça.

Sauron fait ensuite face à un des orques, un des favoris d’Adar et entame la discussion avec lui. Mais pourquoi ? La conversation est calme et apaisée, permettant à Sauron de manipuler l’orque. Quand ce dernier revient soi-disant blessé auprès d’Adar, c’est juste pour le tuer. Et c’est sacrément frustrant. Je suis triste pour Adar : il passe l’alliance tant attendue avec Galadriel, tout ça pour que ça termine en meurtre par ceux qu’il considérait comme ses enfants.

Et surtout, c’est la merde : Galadriel se retrouve à proximité de Sauron. Il est si fort ce Seigneur des Ténèbres. Il ordonne qu’Eregion soit rasé et que tous les elfes soient tués, sans exception. Plus que ça, cependant, les orques détruisent tout ce qu’ils trouvent, même les archives les plus précieuses des elfes. La vision est cauchemardesque pour Elrond : on le force à voir les archives être brûlées. Sauron veut les chefs en vie, alors il peut survivre à tout ça et voir toute la sagesse des Elfes être perdue.

En parallèle de tout ça, Galadriel et Sauron en arrivent vite à se battre l’un et l’autre. La scène est incroyable et sacrément cool. Galadriel manie bien l’épée, mais ce qui me bluffe le plus ce sont les mouvements faits avec la couronne de Sauron. Et les illusions ! Sauron est un ennmi surpuissant et terrible : il prend l’apparence d’Halbrand pour empêcher Galadriel de lui faire du mal. Puis, il prend l’apparence de Galadriel elle-même. Puis celle de Celebrimbor. Bordel. On a vraiment envie que Galadriel soit capable de le tuer dès à présent, là, tout de suite. Sauron est incroyable. Galadriel aussi, néanmoins. Il lui laisse la porte ouverte, elle la claque sans hésiter. Elle mérite de gagner ce duel, mais elle finit avec la couronne de Sauron dans la poitrine. Une fois de plus, c’est une sacrée scène, une chorégraphie et wow.

Galadriel termine au sol, blessée à mort aux pieds de Sauron qui récupère les neufs anneaux. La victoire semble à portée de main plus que jamais pour Sauron, mais à Eregion, les choses prennent un tournant inattendu. Bien qu’en deuil, le prince Durin envoie en effet les nains combattre auprès des elfes à Eregion. Ouf.

Les nains prennent vite le dessus et les orques sont dépités, incapables de faire face. Ils doivent aussi subir la colère de Sauron, malheureusement pour eux. Celui-ci n’apprécie pas du tout la défaite qu’il est en train de subir : outre les nains, Galadriel a réussi à résister à son emprise. Plutôt que de lui donner son anneau elle a décidé de sauter d’une falaise avec ; n’hésitant pas à lui dire d’aller se guérir lui-même plutôt que de vouloir sauver la Terre du Milieu.

Heureusement, sa chute est amortie par un arbre. Elle est retrouvée au pied de celui-ci par Arondir, le roi et Elrond. Ils ont survécu, et Galadriel aussi. Bien sûr, elle est empoisonnée par Sauron et sa couronne des ténèbres, mais il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Elrond retrouve l’anneau de Galadriel à côté d’elle et il fait une croix sur ses idéaux pour mieux la soigner : il porte l’anneau. Galadriel peut ainsi se réveiller et découvrir qu’Elrond porte l’anneau. Il lui remet vite néanmoins.

Certes, Eregion est détruite, perdue à jamais – avec ses archives – et Sauron est plus fort que jamais… mais l’espoir peut renaître malgré tout. Enfin bon… Tout n’est pas rose du tout : le prince Durin découvre même que son titre de roi est remis en cause par son propre frère et par les autres chefs nains qui n’apprécient pas d’avoir dû payer de lourds tributs. Bref, les nains ne seront pas le soutien qu’ils aimeraient être pour les elfes… et ils ont sept anneaux à portée de mains.

Les elfes ? Il faut à présent choisir entre attaquer Sauron ou se retirer pour se préparer à un combat plus victorieux. Le roi demande à ses plus proches commandants et alliés, Galadriel, Arondir et Elrond, quoi faire. Tous les quatre se montrent donc aux elfes, Galadriel plus lumineuse que jamais dans la série, et le roi montre son épée à son peuple. Beau cliffhanger à Fondcombe.

Isildur

À force de ne pas le voir et comme il est si détaché de tout le reste, on oublie presque l’existence de Theo, mais pourtant l’ado insupportable est toujours là. Il débarque auprès d’Isildur, qu’on oublierait presque aussi. Cela dit, même si j’aime bien Isildur son intrigue est pour le moment complètement dérisoire à côté de tous les dramas en parallèle. C’est chouette de voir qu’il se réconcilie avec Theo et que ça termine en câlins entre eux, mais ça ne sert vraiment à rien cette affaire.

Je préfère encore le voir avec Estrid. Malgré la trahison, celle-ci est encore là, construisant à présent une maison avec son mari. Le problème, c’est qu’elle a pris conscience qu’elle n’est pas amoureuse de son mari : il est gentil, mais elle est amoureuse d’Isildur. Après, elle confond l’amour avec l’attirance sexuelle apparemment. Isildur aussi. Il lui propose aussitôt de venir avec lui à Numenor.

Malheureusement, Numenor n’est plus ce qu’il connait et aime : il le découvre bien vite, bien malgré lui. Le fils de Pharazôn débarque en effet dans le village et ne tarde pas à lui donner des nouvelles bien sombres. Elendil est un traître, Isildur n’aura pas de passe-droit. Quant aux villageois, ils sont désormais de vrais esclaves pour Numenor, uniquement chargés de ramener du bois.

Isildur repart donc pour Numénor, en laissant derrière lui Estrid qui fait partie des êtres inférieurs aux yeux du nouveau roi. Elle ne peut donc être amenée à Numénor. La pauvre. Sacrée trahison amoureuse que de la laisser avec son mari.

En bref

Les défauts restent les mêmes qu’en saison 1, avec des intrigues bien trop détachées les unes des autres. Je me sens forcé de commencer par ici, même si j’ai surtout envie de dire du bien de cette saison 2. Elle réussit à capitaliser sur ce qui a fonctionné dans la première et le fait bien, renforçant encore la narration épique et le sentiment d’une marche inexorable vers les trilogies de films que l’on connaît. D’ailleurs, je suis bien plus à fond devant la série que devant les films, en grande partie grâce à ses personnages, mais aussi parce que tout me semble plus évident et plus clair. Disons que j’ai l’impression de commencer par le début, quoi.

En attendant l’annonce officielle d’une saison 3, je me sens forcé de refaire un point rapide pour me remettre toute l’intrigue en tête dans deux ou trois ans : Celebrimbor a forgé les anneaux durant la saison 2 – il ne manque plus que l’anneau pour les gouverner tous. Il est tué par Sauron, qui s’est arrangé pour tuer Adar, récupérer ainsi les orques ET avoir les neuf anneaux des hommes. Les nains ont sept anneaux et le prince Durin est devenu roi, en voyant son père se faire tuer par le Balrog au cœur de Khazad-Dûm. D’autres clans de nains contestent ce roi illégitime à leurs yeux. Enfin, les elfes ont trois anneaux – le Roi, Galadriel et Cirdan à qui on accorde peu d’importance pour le moment ont chacun un anneau. Les elfes prennent la décision de rester en Terre du Milieu et de se battre.

En parallèle, à Numénor, la reine Miriel est détrônée par Phazarôn, qui l’accuse d’être alliée avec Sauron. Cela laisse Elendil en fuite alors qu’Isildur est sur le point de revenir pour constater que la cité de ses rêves est loin d’être aussi belle que dans son souvenir. Oh, et l’Etranger est bien Gandalf. Il s’est séparé désormais de Poppy et Nori, qui aident des hobbits à être à nouveau nomades… Sauf que ça, franchement, c’est l’intrigue dont je me passerais bien.

Je suis sûr que ça ne suffira pas dans deux ans à tout nous remettre en tête, mais écoutez, c’est déjà pas mal d’infos à assimiler pour une seule saison. Non mais quel plaisir cette série quand même !

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