Resident Alien – S02E13

Épisode 13 – Harry, a Parent – 16/20
La saison se poursuit à son rythme, et l’on sent bien que quelques intrigues vont probablement mal se terminer. C’est que l’air de rien, la conclusion approche après tout. La série reste une petite pépite très agréable à suivre : l’humour fonctionne (même s’il faut parfois se remettre dedans pour l’apprécier à sa juste valeur), les personnages sont de plus en plus attachants avec le temps et l’intrigue avance suffisamment à chaque fois pour donner envie de revenir.

Spoilers

D’Arcy s’obstine à faire du sport, Harry essaie d’identifier la race extraterrestre qui veut détruire l’humanité.


As a doctor… Smoke more.

Je ne sais pas trop ce qu’il se passe avec cette série. Je l’adore, mais je suis en permanence en retard dans son visionnage. J’ai profité d’un peu de temps en toute fin de soirée hier pour enfin prendre le temps de la rattraper, et voilà donc les critiques de ces deux épisodes. Le premier commence bizarrement par un homme qui rentre chez lui pour mieux se rendre compte que sa femme le trompe. Il le vit très, très mal, au point d’attraper une hache qui traînait par là pour aller s’en servir contre l’amant de sa femme (qui a tout de même le réflexe d’enfiler son caleçon avant ça). Bizarrement, les personnages sont soudainement figés, mais pas les plumes des oreilles détruits à la hache.

Après le générique, on reprend sur Harry qui est toujours en pleine crise de mortalité : son côté humain ressort de plus en plus. Alors qu’il écoute Ben lui raconter sa vie, il se perd dans ses propres réflexions sur sa peur de mourir, sur ses frères qu’il a tués ; le tout en dessinant un Ben bébé. Cela m’a bien fait rire. Bizarrement, Ben l’a bien plus mal pris que lui.

Il faut dire que ne pas être écouté par son psy, ça ne doit pas être dingue à vivre. Il s’en plaint à Asta au moment de (ne pas) prendre rendez-vous avec Harry une nouvelle fois, alors celle-ci vient voir Harry pour essayer de mieux comprendre ce qui lui arrive. Très vite, Ben n’est plus le centre de la conversation : Harry lui confie simplement qu’il n’existe pas de machine temporelle, qu’ils ont besoin d’un portail pour remonter le temps et qu’il est toujours énervé de ne pas avoir su la race extraterrestre qui allait débarquer sur Terre pour nous détruire.

Harry explique comme il peut le voyage dans le temps, mais comme il ne sait pas vraiment ce qu’il explique, Asta l’interrompt pour en savoir plus sur les espèces d’extra-terrestres qu’il soupçonne de pouvoir être déjà sur Terre. Les seules à utiliser encore des portails temporels sont les Gris, mais il ne voit pas pourquoi ils s’en prendraient aux humains, et les Alpha Draconian, que l’on distingue car ils aiment qu’on leur tripote le nez.

Pendant ce temps, D’Arcy file toujours le parfait amour avec son mec, mais elle prend assez mal de le voir s’intéresser à elle et à son corps. Il faut dire qu’ils font un jogging et qu’elle se retrouve à boiter à nouveau : son genou lui fait bien mal, mais elle n’apprécie quand même pas qu’Elliot essaie de prendre soin d’elle, parce qu’il la paternalise trop. Mouais.

Quoiqu’il en soit, elle est forcée de retourner une fois de plus au cabinet médical de la ville. Elle y retrouve l’incroyable Judy, blessée par un chat, et Emily, qui refuse de lui donner plus d’anti-douleurs. Elle voit bien que D’Arcy les consomme beaucoup trop vite, mais voilà, elle a tellement mal qu’elle n’a pas trop le choix d’en redemander. Elle change bien vite de sujet quand Asta débarque, l’invitant à sa compétition sportive le lendemain.

Elle en profite aussi pour inviter Harry, avant d’en profiter pour lui faire du chantage. Harry aussi refuse de donner à D’Arcy les pilules qu’elle souhaite avoir, étant bizarrement un bon médecin, jusqu’à ce que chantage apparaisse : il préfère avoir des churros que de voir D’Arcy en bonne santé. Super.

De son côté, Asta rentre chez elle pour mieux découvrir, en cherchant un vieux bonnet Team D’Arcy, que son père savait possiblement où était sa mère quand elle était enfant. Elle le vit mal, mais bon, la scène est bien vite évacuée. Après tout, Asta est occupée : le lendemain, il est temps pour un roadtrip avec D’Arcy et Harry.

Ce dernier a bien vite envie d’aller uriner (ses mots, pas les miens), D’Arcy continue de remarquer à quel point il est bizarre et il force l’arrêt de la voiture quand il pense trouver un moyen de contacter les Alpha Draconian, tout en faisant semblant d’aller aux toilettes donc. Asta en profite pour parler à sa meilleure amie de sa mère – et D’Arcy lui conseille d’essayer d’aller sur place la trouver, car ce n’est pas si loin de l’endroit où ils vont pour la compétition sportive.

Elles ont temps de parler longuement puisqu’en vérité, Harry n’est pas en train de pisser. Il préfère plutôt dessiner des « crop-circles » pour laisser un message aux Alpha Draconian – sachant que ces cercles sont en fait des émojis. Voilà qui change tout. Bon, il interrompt tout de même une scène très cool entre D’Arcy et Asta. On les retrouve ensuite tous les trois à la compétition de D’Arcy qui ne se passe pas si bien que ça : elle a le genou déglingué.

Harry accepte encore de la soigner, quitte à provoquer des dommages permanents, et vérifie son nez sans son consentement pour être sûr qu’elle n’est pas une Alpha Draconian. Elle ne l’est pas, alors tout va bien. Et comme ils ont encore un peu de temps avant la reprise de la compétition, Asta décide finalement de… partir à la recherche de sa mère.

Elle est servie, en plus : elle la retrouve pour mieux découvrir que sa mère est très heureuse de l’avoir abandonnée. Elle n’a jamais regretté, parce qu’elle aimait sa vie, et elle n’est pas sur le point de commencer à regretter, même si elle rencontre Asta. Le plus gros red flag ? Elle n’en a rien à faire de Jay, parce que ce n’est pas vraiment la fille d’Asta si elle l’a abandonnée. Bim. Ce n’est vraiment pas ce qu’Asta espérait. Sa mère ne survivra pas bien longtemps en plus, parce que quand on voit qu’elle fume encore malgré une toux de dingue, disons qu’on ne donne pas cher de sa vie.

En parallèle, Kate n’oublie pas sa promesse à ses potes dans l’épisode précédent : elle commence l’épisode en essayant de faire changer d’avis Ben. Elle regrette bien vite d’avoir dit à son mari de rester fort sur ses idées face aux habitants de la ville qui seraient contre la station balnéaire, parce que Ben n’a plus l’intention de changer d’avis. La pauvre.

Malgré l’obstination de son mari, Kate fait tout ce qu’elle peut pendant toute la journée pour le convaincre que la station balnéaire n’est pas une bonne idée pour le tourisme en ville. Elle le fait même après avoir soutenu D’Arcy pendant sa compétition sportive. Contre toute attente, D’Arcy fait un super score et est soutenue par toute la ville. Bon, elle ne l’est pas par ses parents, mais Elliot est là aussi, alors c’est top.

Le problème ? Avec un tel succès, elle est sélectionnée pour un autre tournoi quelques semaines plus tard. Cela craint fort pour sa survie – ou en tout cas pour celle de son genou. Cela sent tellement mauvais pour la suite, franchement. D’Arcy ne s’en inquiète pourtant pas, étant plutôt heureuse de faire la fête et de rentrer ensuite en voiture avec Harry et Asta.

C’est l’occasion pour nous de mieux comprendre la scène du début d’épisode : leur voiture s’arrête soudainement sans raison en plein milieu de la rue, puis Asta et D’Arcy sont figées à leur tour, pendant un instant. C’est suffisant pour qu’Harry comprenne le message des Alpha Draconians.

Autrement, Mike envisage toujours de partir de Patience, alors Olivia essaie de le faire rester comme elle peut, en lui offrant une boule à neige. C’est pas ouf comme manière de faire, mais elle fait ce qu’elle peut. Et puis, Mike n’est pas dingue avec elle non plus, lui offrant ses bons conseils pour qu’elle devienne shérif un jour. Selon lui, elle devrait faire attention à ses hobbies, car les OVNI, ce n’est pas ça.

Je ne suis pas sûr que Mike partira de toute manière : il a toujours une relation amoureuse qui n’attend que lui avec l’agent Torres et un besoin de s’occuper de son père. Ben oui, son père est malade après tout. Et il n’est pas au courant que son fils envisage de partir tant qu’Olivia n’en parle pas devant lui, ne pensant pas qu’il s’agissait d’un secret. Cela donne une scène plutôt intéressante, mais vite expédiée.

Je ne sais pas trop le but que recherchent les scénaristes avec cette intrigue pour Mike, franchement. Une chose est sûre, Olivia essaie de lui faire passer un message, quitte à le ramener à l’endroit où elle a vu un OVNI.

Tout ça nous mène finalement à la fin de l’épisode, où Harry fait un point sur ce que c’est que d’être un parent, alors qu’Asta se confie comme elle peut à D’Arcy sur sa mère. Ce n’est pas simple cette situation. Vous savez ce qui n’est pas simple aussi ? La série qui nous révèle qu’Harry a eu un message de la part des Gris pendant que D’Arcy et Asta étaient figées.

Ce ne sont pas les Alpha Draconians qui sont sur Terre, ce sont bien les Grays – que j’ai appelé d’instinct les Gris, du coup. Et ils ne sont pas aimables du tout, menaçant Harry et tous ses proches d’extinction si Harry essaie trop d’être en travers de leur chemin. AH. Heureusement qu’ils sont drôles quand même et que l’échange avec Harry était à mourir de rire, hein.

Resident Alien – S02E12

Épisode 12 – The Alien Within – 19/20
Non seulement c’est un très bon épisode avec tout ce qu’il faut d’humour, mais en plus, les fils rouges avancent à toute vitesse l’air de rien et une scène de l’épisode m’a laissé bouche bée car je ne l’avais pas vu venir. Eh, ça m’apprendra à ne pas lire les comics, j’imagine ? En tout cas, la saison est vraiment bien gérée, cette deuxième partie est beaucoup plus prenante que la première, que j’avais déjà bingewatchée avec plaisir. Et ça cloture des intrigues de la saison 1 l’air de rien bien avant la fin de saison.

Spoilers

McCallister, Harry et Sahar continuent de chercher le bébé.


Every day you’re here, you become more human. It’s inevitable.

Je n’arrive vraiment pas à voir les épisodes de la série le jour de sa sortie, mais je veux faire attention autant que possible à ne pas prendre de nouveau du retard, parce que je l’aime vraiment beaucoup cette série. Après, sa première scène de cette semaine m’a laissé hyper perplexe : plutôt qu’un flashback, nous avons droit à un flashforward. Soixante ans plus tard, Harry est encore en vie, mais pas Asta, et il contemple un volcan en éruption juste devant sa cabane de Patience. C’est inattendu comme début d’épisode – mais ça l’est encore plus en fin d’épisode, vous verrez.

Dans le présent, nous retrouvons Harry à la recherche du bébé alien, ce qui permet toujours autant de comique. Alan Tudyk est dingue, mais il parvient très bien à nous faire croire qu’il parle l’alien, hein. Il n’a toutefois pas de chance et ne le retrouve pas, alors il laisse de côté cette affaire pour retourner au travail.

Là-bas, il s’éclate sur la déco d’Halloween (un épisode d’Halloween pour septembre, c’est logique ?) en s’amusant avec un faux squelette. Asta n’est pas trop d’humeur à faire la fête par contre, et elle gâche vite sa bonne humeur : elle commence par demander des informations sur l’autre espèce extraterrestre qui veut détruire les humains, ce qui fait qu’Harry se confie sur son incompréhension de voir que le bébé alien ne lui saute pas dans les bras quand il l’appelle.

Voilà comment détruire la bonne humeur d’un extraterrestre : Asta lui fait remarquer qu’il est de plus en plus humain. C’est parfois difficile à croire : il se retrouve par exemple à soigner D’Arcy quand elle vient le voir parce qu’elle a mal au genou – et se contente de lui dire qu’elle a un corps trop vieillissant. Pourtant, quand D’Arcy se met à lui confier ses sentiments et toute sa crainte de ne plus pouvoir skier alors qu’elle n’est bonne qu’à ça (c’est faux ça !), Harry la prend en pitié. Il lui donne ainsi courage, espoir et ordonnance, avant de remarquer qu’il est trop humain, définitivement.

Il décide donc d’aller s’exiler dans la montagne enneigée pour se retransformer en extraterrestre définitivement, là aussi. Bon, le définitif chez Harry est sujet à redéfinition assez rapidement : il a trop faim pour rester dans la montagne. Il retourne donc chez lui… pour mieux découvrir que la cabane n’est pas du tout adaptée à sa taille normale. Le voilà qui revient sur sa décision donc, mais ça se sera fait avec juste ce qu’il faut d’humour.

Pendant ce temps, Olivia et Mike continuent de mener l’enquête en pleine forêt et confirment la pollution de l’eau de la rivière qu’ils soupçonnaient (grâce à Asta et Liv) par des produits toxiques. Cela mène rapidement Liv à la bonne piste : il y a eu une fuite dans le stockage des déchets chimiques qui devaient rester bien en place dans un lac artificiel de Galvan/Powell. Dommage, hein ?

Le groupe industriel est dans la merde, mais ça innocente beaucoup la femme de Sam des charges pesant encore contre elle. L’affaire remonte vite aux oreilles du FBI, alors Olivia et Mike présentent le résultat de toute cette enquête à la femme de Sam et à Asta. Les deux femmes découvrent donc toute la vérité, et ça va tellement vite finalement qu’on a du mal à croire que c’est un fil rouge qui date depuis un an et demi qui arrive à sa conclusion. Et tu parles d’une conclusion pour la femme de Sam, en plus, parce que tout ce qu’elle y gagne, c’est une casquette de baseball offerte par le shérif. En échange, elle a perdu sa maison et a été en prison, quoi. Pas exactement la compensation dont on rêve.

Pas exactement non plus la réputation dont Ben a envie pour attirer son nouveau projet immobilier. Ce dernier continue d’attiser la haine de tout Patience, par contre, menant à de bonnes scènes où toute la ville – c’est-à-dire D’Arcy (elle m’a fait mourir de rire avec sa question), Asta et une inconnue, soutenue ensuite par Olivia – se montre ouvertement hostile à la station balnéaire. Bien sûr, ça renforce les doutes de Ben et entame sa confiance en lui, mais il a heureusement Kate pour le soutenir. Ils sont bien revenus de leur crise de couple avec ce bébé, c’est cool. Pour Ben, par contre, ça craint un peu d’avoir toute la ville contre lui – surtout qu’on découvre qu’il a été nommé maire avec juste 49 voix, dont 9 en-dehors de sa vie. Moins une voix parce qu’il a voté pour lui-même.

L’air de rien, cet épisode clôture donc l’enquête autour du meurtre de Sam, mais aussi autour du meurtre le soir de l’anniversaire d’Harry. Il n’en faut pas plus pour que la police se retrouve désoeuvrée. Ainsi, Torres est forcée de retourner à Jessup, espérant tout de même un rencard avec Mike avant que ça ne se fasse. Malheureusement pour elle, il ne semble pas motivé et fuit autant que possible cette possibilité, malgré les appels de phare incroyablement gênants de Torres et Liv. S’il le fait, c’est toutefois en pleine connaissance de cause pour une fois : Harry a décidé qu’il était temps pour lui de quitter Patience et de retourner à Washington. Pardon ? C’est étonnant comme choix, même avec son développement de cette saison.

En parallèle, à l’école, Max regagne la confiance de Sahar comme il peut. Il y en a une qui inquiète rapidement Sahar par contre, c’est la femme de cantine, Agnes. C’est logique : elle connaît le prénom de Max et elle porte une montre qui n’est pas une montre de cantinière selon Sahar. Le truc, c’est qu’elle a tout à fait raison : il s’agit de McCallister, et elle est suffisamment dingue pour avoir placé des caméras partout dans l’école.

Cela permet rapidement à son homme de main d’entendre – parce qu’il y a des micros aussi ! – Sahar et Max parler d’alien. D’ailleurs, Sahar qui essaie de faire l’alien prouve que, clairement, l’actrice a un potentiel de dingue. Je zappe quelques scènes quand même (parce que j’ai trouvé ça super lourd le coup du suppositoire qui ne sert à rien finalement ??) pour en arriver à la journée d’Halloween qui se justifie finalement pleinement pour que Bobby puisse errer librement en ville – il est déjà déguisé.

D’un côté, Harry en arrive à la conclusion de kidnapper Sahar pour retrouver le bébé alien. Sahar y voit une opportunité, car elle ne parvient pas à le retrouver non plus n’ayant pas la langue alien en LV3, alors ne résiste certainement pas. Cela dégoûte Harry de voir que Sahar est une fois de plus plus maligne que lui – la scène était excellente franchement, j’ai bien ri.

D’un autre, pendant que Sahar et Harry quittent l’école, Max retrouve le bébé alien dans les couloirs de l’école. Et c’est génial, parce que vu les habits qu’il avait en s’enfuyant, il est déjà déguisé pour Halloween, donc personne ne se doute de rien dans les couloirs de l’école ! Certes, Bobby est mort il y a des années, mais justement, il n’y a plus grand-monde pour s’en souvenir et le soupçonner d’être un extraterrestre… jusqu’à ce que la vidéosurveillance de McCallister porte ses fruits et que son allié forcé de l’aider ne découvre l’alien.

Aussitôt, l’armée se met en quête de retrouver ce Bobby. Max le ramène bien logiquement chez lui, où ses parents sont déguisés en Sonny et Cher, pour toujours plus d’humour. Ben et Kate rencontrent ainsi Bobby et ne s’inquiètent pas plus que ça de ne pas entendre le son de sa voix autrement que pour leur dire qu’il est un bébé. Il faut dire qu’ils n’ont pas le temps de s’occuper de Max qui entame sa crise d’ado en disant qu’il n’a pas envie d’aller chercher des bonbons chez les voisins alors que la maison du maire est ensuite envahie par Ellen et quelques potes à elle. C’est Halloween après tout : elle en profite pour venir faire peur au maire en étant déguisé en lui, et en déversant sa haine de sa politique.

Bordel, elle est excellente comme personnage, elle me fait rire à chaque épisode dans cette deuxième partie de saison. Pendant que la maison est envahie par à peu près toute la ville, l’air de rien, le bébé Alien s’enfuit. Cela force Max à quitter la barraque à son tour. C’est en revanche en vain qu’il se met à errer en ville à la recherche d’un bébé alien déguisé une nuit d’Halloween. Franchement, on est à ça du détour inutile dans l’intrigue, mais c’est logique car ça permet à l’armée de savoir où est le bébé.

Autrement, D’Arcy vient également chercher Kate pour faire la fête, et ça laisse Ben seul avec toutes les personnes qui le détestent. C’était plutôt drôle, mais je ne suis jamais très objectif quand on me met Don’t fear the reaper en fond sonore. Le but de rameuter Kate à la soirée d’Halloween est toutefois de la convaincre que la station balnéaire est la pire des idées. La pauvre est clairement prise en otage à ce stade : ses « amies » la mènent à un pont qui sera détruit par les travaux, mais où tous les enfants de la ville ont gravé leurs noms. C’est une belle manière de la prendre par les sentiments : elle y voit l’inscription de son mari et ses amies l’invitent à inscrire le sien aussi, comme elle n’a jamais eu ça pour son enfance.

Les filles ne s’arrêtent pas là : elles emmènent ensuite Kate dans le diner du père d’Asta pour la convaincre encore plus que la ville est exceptionnelle et qu’il ne faut pas que de grandes chaînes le chassent de là. Oh. Cela finit par prendre comme il faut sur Kate : elle affirme aux autres filles qu’elle est désormais de leur côté. Mais pauvre Ben, il va vraiment finir seul à vie.

Pendant ce temps, dans les bois, Bobby entend la voix de Sahar l’appeler vers sa caravane habituelle. Quand il s’y rend, il a toutefois une mauvaise surprise. Ce n’est évidemment pas Sahar comme on pouvait s’en douter puisqu’elle est avec Harry, mais bien l’armée qui organise le kidnapping de Bobby. Dans les bois, Sahar et Harry entendent l’hélicoptère qui vient retirer la caravane de son emplacement, mais ils arrivent trop tard : ils ne peuvent que voir bébé Bobby s’envoler dans les cieux. Sahar est traumatisée par ce qu’il se passe, surtout qu’elle se rend compte qu’elle ne pourra plus jamais voir son bébé et qu’elle en est responsable.

Harry continue d’affirmer que c’est lui qui l’est, mais il est tout de même terrifié de voir qu’il est touché par les larmes de Sahar. J’ai bien aimé cette scène d’humanité entre eux. Il n’empêche qu’Harry n’a plus rien à faire d’autre que rentrer chez lui pour chercher des idées afin de retrouver le bébé.

Il envoie au passage un texto incompréhensible à Asta qui est paniquée et débarque à toute vitesse chez lui – pour rien. L’urgence est passée après tout. Alors qu’Harry mange égoïstement sa pizza seul, Asta en profite pour voir les enveloppes qui s’entassent chez Harry car l’alien ne les ouvre jamais. Elle y trouve même une enveloppe venant de Violinda. Il s’agit d’un livre avec toutes les peintures de Goliath, et on se doute bien que ça va avoir son importance. Asta y découvre bien une peinture qui la perturbe (et je veux noter ici à quel point le scénario est brillant avec son « unless » qui revient après avoir été évoqué par Mike et Liv en début d’épisode !)…

L’épisode peut alors se terminer soixante ans lus tard, avec la cabane d’Harry en flammes – et le reste de la ville aussi. Pas de quoi s’inquiéter, cependant : 300 ans plus tard, Harry est toujours sur Terre et tout semble bien détruit. Il trouve alors un portail qui permet à quelques mouettes de venir se cramer. Cela confirme à Harry l’existence des ley lines et de l’énergie qu’elles renferment. Notre héros décide aussitôt de trouver un portail pour revenir en arrière et sauver la planète. Le Harry du futur, mais cette fois-ci 500 ans dans le futur, décide donc de passer un portail pour revenir dans le passé. Oh bordel.

La révélation est vraiment inattendue – et cette paire de fesses aussi, d’ailleurs – Goliath est donc… Harry lui-même ? Le bébé est bien le sien ? Non, vraiment, je ne m’y attendais pas. Pire encore : le portail déjà vu dans la série, bien plus tôt, menait à Goliath. Celui-ci étant Harry, il a pu peindre Asta et Harry dans la neige en saison précédente.

Mindblown. Reste à voir si la série va se lancer dans une théorie du paradoxe temporel où Goliath parvient vraiment à changer le passé… ou si tout est déjà écrit et que la planète est condamnée. À vue de nez, j’aurais tendance à penser que le futur va changer : je ne vois pas l’intérêt d’un Harry du futur revenant dans le passé pour tout changer et recommençant tout exactement pareil. Et en même temps, si tout n’est pas exactement pareil, il y aurait dû avoir d’autres impacts sur ce qu’il savait de Patience – l’effet papillon, tout ça tout ça, impossible qu’Asta se retrouve avec la même veste là.

Resident Alien – S02E11

Épisode 11 – The Weight – 16/20
La série continue à vitesse de croisière sa saison 2 qui est finalement plutôt bien réussie. Cette deuxième partie de saison est en effet agréable à suivre, avec un très bon équilibre entre les intrigues, mais aussi entre le ton sérieux qu’elle parfois besoin d’avoir et l’humour qui la définit si bien. C’est un épisode agréable qui fait avancer les choses, sans donner l’impression de perdre beaucoup de temps sur les différentes intrigues.

Spoilers

Asta en veut à Harry de lui avoir effacé la mémoire, Harry est préoccupé par le bébé alien qui s’est échappé.


I think the real alien might still be in Patience.

Au secours, la série se prend pour Dollhouse dès sa première scène ? C’est très étrange de voir les potentiels aliens kidnappés par le gouvernement réunis comme ça dans la même pièce – il y a clairement un risque à faire ça, mais bon, ils sont dans le coma depuis qu’ils ont croisé Ethan. Si nous recommençons l’épisode par-là, c’est parce que les scénaristes n’ont pas oublié l’existence d’Ethan, pas plus qu’ils n’ont oublié le fait qu’Enver Gjokaj est casté dans la série. Nous le voyons s’en prendre à Ethan quand celui-ci demande de l’aide en précisant qu’il n’est pas un extra-terrestre.

Sans trop de surprise, la série révèle alors que le rôle joué par Enver Gjokaj a des pouvoirs bien pratiques : il peut parler par télépathie avec Ethan, ne révélant pas face caméra qu’il lui parle comme ça. Caméra ? L’armée continue d’observer tout ce qu’il se passe, et c’est notamment ce que fait la générale McCallister et son nouvel allié qui ne lui fait pas confiance.

Ce dernier comprend, en observant toutes les caméras et en faisant des recherches sur le net, qu’Ethan n’est pas un extra-terrestre. Au contraire, il pense même que l’alien est encore à Patience, et il en parle à McCallister. Le doute s’installe en elle et elle décide ainsi de le tester : elle lui donne une fausse boule d’alien pour voir sa réaction. Comme il réagit mal – en la menaçant et en affirmant que c’est un laser extraterrestre – elle décide de lui donner la vraie boule, comprenant qu’il est humain. Elle n’aime pas les humains, donc elle décide de tester sa nouvelle théorie : la boule permet à tout le monde de survivre si la personne la tient. Et Ethan lui prouve bien malgré lui en tombant d’une falaise dont elle le pousse.

McCallister est très heureuse de découvrir qu’elle a désormais une technologie alien qui pourrait bien l’aider – et elle fait larguer Ethan à New Mexico dans un sale état. Le pauvre.

Du côté de Patience, nous découvrons qu’Asta continue de bouder Harry, et c’est bien logique après ce qu’il lui a fait. Pourtant, Harry ne comprend pas ce qu’il se passe entre eux : pour lui, elle n’a aucune raison de ne pas lui parler, surtout qu’elle ne sait pas encore le pire – qu’il existe une autre race d’extraterrestre.

Elle ne sait pas non plus tout ce qu’il en est pour le bébé alien : Harry découvre qu’il s’est réfugié dans la mine… mais sans savoir encore qu’il est avec Sahar à se faire caca dessus. Super scène, ça, dis donc. Il n’empêche qu’Harry sait désormais qu’il cherche un alien dans le corps d’un humain – et un tout petit humain. Il ne semble pas connaître les enfants ?

Forcément, Harry décide d’interroger Max pour en savoir plus : il sait bien que Max peut voir les aliens sous couverture, alors il compte sur lui pour chercher dans toute la ville avec lui. Bien sûr, Max en profite pour marchander avec Harry : il lui vole ainsi son milk-shake, avant de s’arranger pour obtenir de l’argent en échange de services qui lui permettront d’obtenir de quoi jouer de la batterie.

La batterie est en effet son obsession du moment : ses parents le lui refusent parce qu’il est sur le point d’être grand-frère, mais ça, Max n’a pas encore le droit de le savoir. En effet, Kate ne veut pas que ça se sache, surtout qu’elle semble avoir quelques doutes encore – au point de demander à Asta de lui faire une prise de sang pour confirmer la nouvelle. Oh, je n’aime pas cette tournure !

En attendant, Max fait donc plein de corvées pour Harry, c’est plutôt marrant à voir même si c’est vite évacué : Max trouve rapidement l’argent de s’acheter une batterie sans chercher pour autant le bébé alien (il sait où il est de toute manière). Le truc, c’est que ça énerve Kate de découvrir qu’Harry paie son fils pour qu’il s’achète quelque chose qu’elle ne veut pas chez lui. Pour une fois, Asta qui est là refuse de s’en mêler et laisse Harry se démerder pour trouver une excuse.

L’excuse est un mensonge bien trouvé – Max lui aurait menti – et qui apporte pas mal d’humour – la pauvreté supposée de Ben et Kate était excellente, alors ça permet à Harry de s’en sortir… et de recommencer à passer du temps avec Max. Ce débile se fait vite griller dans ses mensonges : il ne regarde pas une petite fille en assurant que ce n’est pas leur alien si c’est une fille… et bim, Harry comprend la vérité. Il faut dire aussi que Max lui raconte tout, ça aide bien.

De son côté, Asta retrouve D’Arcy pour se plaindre d’avoir raté l’anniversaire de Jay, faisant passer ça pour une boulette à cause de sa culpabilité. Ma foi, ça colle plutôt bien et ça évite à D’Arcy de comprendre qu’Harry était un extraterrestre finalement. Par contre, ça ne l’empêche pas de culpabiliser de cacher beaucoup de choses à Elliot, son nouveau mec. Elle est certes heureuse d’être amoureuse, heureuse de voir que ça se passe bien entre eux – mais elle est inquiète de voir qu’elle l’entraîne dans ses sordides affaires. Après tout, elle vient de couvrir un meurtre pour sa meilleure amie, hein.

Finalement, ce n’est pas auprès de D’Arcy qu’Asta peut se confier le plus. C’est avec son père qu’elle parvient à le faire : lui sait la vérité sur Harry, alors il est plus simple de s’en plaindre avec lui, tout en révélant qu’elle ne veut plus tellement traîner avec Harry. Yep, Harry n’a plus d’amis, le pauvre.

Bien sûr, le fil rouge continue aussi, avec une enquête policière qui est loin de patiner pour une fois. La détective Torres de Jessup est excellente, tout simplement. Elle a trouvé des documents appartenant à Sam dans la voiture de leur victime, alors tout ça l’emmène bien sûr à la clinique de Patience pour mener son enquête. Elle remarque qu’Asta semble lui mentir, sans en faire grand-chose pour autant.

Elle est trop occupée et perturbée par la rivalité qu’Olivia instaure entre elles, de toute manière. C’était marrant de voir Olivia aussi peu écoutée, une fois de plus. Ce n’est pas malin de la part de Mike et de Torres, par contre. Olivia fait ainsi équipe avec Asta pour parler à tous les patients ou famille de patients de Sam dont les dossiers étaient dans la voiture, afin de trouver un point commun. Cela apporte pas mal d’humour, merci Judy, mais aussi une bonne manière d’avancer dans l’enquête : tous les patients ont passé du temps dans la même crique et avaient des démangeaisons… Cela sent l’empoisonnement de l’eau.

Olive fait ainsi du bon travail de policier, et elle est contente que pour une fois, ça puisse être reconnu – même si pour ça, elle doit le réclamer un peu. Olivia reste bien jalouse de voir Mike et Torres si proches l’un de l’autre ; parce qu’ils ont plein de souvenirs en commun, ayant suivi la même formation.

En parallèle, dans les bois, Max entraîne Harry pour retrouver Sahar et Bobby, le bébé alien. Le truc, c’est que Mike et Torres mènent leur enquête suffisamment bien pour se diriger… vers la même caravane que Max et Harry. Finalement, ce n’est pas réellement un problème : Harry crie un coup et tous les chiens de la police s’enfuient… contrairement aux oiseaux qui prennent ça pour un appel et l’attaquent tous les uns après les autres.

Ce n’est jamais qu’un petit contretemps avant qu’Harry parvienne à retrouver Sahar et le bébé alien. Pas de bol pour lui, Sahar a bien réussi à l’élever ce bébé : il l’écoute beaucoup plus qu’Harry qui parle pourtant dans sa langue maternelle. Le bébé s’enfuit, effrayé par Harry qui le menace de le punir, et se fait percuter par D’Arcy. La pauvre était déjà perturbée par tout ce qui lui arrivait, il ne lui manquait plus que ça. Heureusement, elle ne voit pas l’enfant qu’elle a renversé.

Max et Sahar en profitent pour se disputer un peu pendant qu’Harry essaie de rattraper Bobby, mais ils se réconcilient bien vite, laissant finalement Harry seul et sans ami, une fois de plus. Le pauvre est paumé, mais ce n’est pas le seul : Asta aussi est paumée. Elle décide donc de se confier à son père : elle veut son avis sur le meurtre qu’elle a commis. Lui a tué aussi des gens pendant la guerre, alors elle a besoin de son avis et de son aide – et ça la libère d’un poids. Une partie de la culpabilité est désormais partagée avec son père, et j’aime bien cette idée de pouvoir partager la culpabilité, même si ça ne marche pas exactement comme ça.

L’épisode se termine comme d’habitude par quelques cliffhangers, à commencer par Kate qui révèle à Ben qu’elle n’est pas enceinte finalement. Elle est persuadée que ça va le ravager et qu’il sera super triste, quand la vérité est qu’ils sont tous les deux soulagés et heureux. Heureusement, il y a D’Arcy qui les aide à s’en rendre compte avec beaucoup d’alcool. Le pire, c’est qu’elle-même elle ne peut plus boire d’alcool, car elle veut retrouver sa forme sportive pour passer à nouveau à la télévision.

Le meilleur moment de la fin d’épisode ? Harry décide de retrouver Asta au bar pour se confesser sur le fait d’être un mauvais ami. Il a appris une leçon avec Max et Sahar apparemment, et il révèle toute la vérité sur l’autre espèce alien qui cherche à tous les tuer. Asta réagit drôlement bien à la nouvelle, c’est surprenant. Pourtant, elle a matière à s’inquiéter – et plus qu’elle ne le sait : McCallister débarque à Patience pour trouver son alien. Cela promet de bons épisodes !

Resident Alien – S02E10

Épisode 10 – The Ghost of Bobby Smallwood – 16/20
Je dois dire que je suis un peu déçu de la rapidité avec laquelle une partie de l’intrigue est jetée à la poubelle, mais je trouve aussi que ça fonctionnait bien comme manière de faire avancer les personnages et de les faire grandir. Du côté du fil rouge, au contraire, on avance très peu et de manière lente ; sauf que ça fonctionne tout aussi bien et que ça donne envie de voir rapidement l’épisode suivant. Bon, je ne sais pas quand exactement, même s’il est déjà en ligne par contre, il faut que je trouve du temps.

Spoilers

Harry est heureux de voir Asta si heureuse maintenant qu’elle a oublié le pire.


You found a zombie. That’s dangerous, zombies eat brains.

Deux semaines sans voir d’épisode et je me sens comme Asta : j’avais totalement oublié qu’Harry lui effaçait la mémoire à la fin de l’épisode précédent. Pourtant, une fois devant le résumé de l’épisode, je me suis rappelé à quel point j’avais hâte de voir la suite de ce rebondissement. Malheureusement, avant ça, il faut commencer par le traditionnel flashback, huit décennies avant. Oui, c’est original comme idée : on y suit un préadolescent se prenant pour un adulte et chassant un lapin.

Sans surprise, ce n’est pas une bonne idée et ça le mène à disparaître dans la forêt de Patience, officiellement, quand il pénètre dans la fameuse mine.

De retour dans le présent, Asta est donc amnésique et ça lui réussit du côté de la bonne humeur. Elle pense en effet que tout est terminé : elle n’est pas au courant pour l’éclosion de l’œuf et elle apprend rapidement que l’espèce extraterrestre qui devait venir nous exterminer n’est plus. Si je suis content de la voir si heureuse, je ne suis pas content de la voir être manipulée comme ça par Harry. Cela craint énormément, même si la scène est pleine d’humour.

Il faut toutefois reprendre l’intrigue fil rouge de la saison : l’autopsie est terminée, même si on ne l’a pas vue arriver, et Harry peut donc faire son rapport aux flics et au maire de Patience. Ben est évidemment très contreproductif par rapport à ce que souhaite faire Harry, mais tout se passe finalement bien pour notre alien.

Il va même pouvoir se débarrasser du corps, à défaut de se débarrasser d’Ellen comme il le souhaitait. Je le comprends, elle fait parfois un peu peur avec son humour et son manque d’humanité, au point que ça dépasse même un extraterrestre. Harry part donc se planquer dans son bureau… pour mieux tomber sur D’Arcy l’attendant. C’est une bonne chose pour Harry : il en profite pour parler avec elle d’Asta, parce que D’Arcy en sait trop par rapport à Asta.

Il n’y a pas de vrai souci à se faire, cependant. D’Arcy est un personnage génial qui ne veut plus parler du meurtre de toute manière… mais qui continue de se poser des questions sur la présence de ce tireur qui semblait vouloir tuer Harry. Je peux comprendre que ça l’intrigue, effectivement. Elle s’en va en proférant quelques menaces vis-à-vis d’Harry et se rend à la salle de sport, comme si de rien n’était. Vraiment, D’Arcy, elle vient d’une autre planète, c’est incroyable.

Franchement, elle va deviner rapidement qu’Harry est un alien s’il continue comme il est en train de le faire. Quand elle retrouve Asta, D’Arcy se rend bien compte que sa meilleure amie est hyper heureuse sans trop de raison, mais elle ne s’en inquiète pas plus que ça. Il y a pourtant de quoi faire : Asta est heureuse alors que la veille elle était au fond du gouffre ; et elle ne se souvient pas de leur conversation de la veille sur le rencard de D’Arcy ? Franchement, faut pas abuser, a minima, tu te demandes si elle est droguée.

Malheureusement pour elle (et pour Harry), Asta comprend assez vite ce qu’il s’est passé quand elle croise Jay qui lui fait le reproche de lui avoir poser un lapin. Tu m’étonnes qu’elle comprenne qu’Harry soit passé par là pour jouer avec ses souvenirs.

Pendant ce temps, Harry apprend que le bébé alien commence à faire des siennes en ville. Il s’attaque aux vaches d’un fermier – ce qui donne une piste à Harry pour tenter de le retrouver. Le problème, c’est que quand Harry le voit enfin, il voit surtout le bébé alien s’enfuir en direction de la mine. Et Harry n’ose pas y entrer, par peur de mourir.

Les scénaristes semblent vraiment vouloir insister sur cette intrigue, et je me demande jusqu’où ils iront avec. En attendant, Asta confronte Harry sur ses souvenirs oubliés… et on arrive très vite au point où on en était dans l’épisode précédent : Asta s’en veut d’avoir tué quelqu’un. Tout ce qu’elle gagne en plus, c’est un regret d’avoir raté l’anniversaire de Jay. La pauvre.

Sans trop de surprise, elle s’énerve contre Harry qui lui a effacé la mémoire sans son consentement – contrairement à ce qu’il lui dit, d’ailleurs. Elle lui explique donc ce qu’il en est de la vie et de l’importance d’avoir des sentiments, y compris les sentiments de culpabilité ou de terreur de mourir, parce qu’elle voit bien que même si Harry s’obstine à parler de la saison 5 de Law & Order, il est en plein déni de son sentiment de mortalité.

Son déni passe aussi par la bouffe, ce qui inquiète un peu Asta (et son père). Elle le retrouve ainsi le lendemain pour en parler avec lui, et surtout parce qu’elle se souvient qu’ils ont un extraterrestre à retrouver. J’aime vraiment beaucoup Asta dans cet épisode : sa vision de la vie est si sympa et vraie. Bien sûr que les émotions difficiles nous permettent aussi de se renforcer, et j’aime beaucoup sa manière de le faire et de gérer la mort – Asta gère sa relation à celle-ci comme ça (et en écrivant des lettres à Jay pour chacun de ses anniversaires, aussi).

Elle insiste aussi pour qu’Harry fasse face à la mort : il se décide donc d’aller voir un patient cancéreux et presque mort. La scène est très sympathique, parce que son patient est loin d’avoir peur de la mort. Au contraire, il l’attend pour retrouver sa femme et il a décidé de profiter chaque instant de la vie désormais – exactement comme on profite toujours plus de la dernière part d’une tarte. Oh, la scène est belle, mais se termine de manière si étrange avec Harry tuant son nouvel ami, avec ses remerciements. Humph. Il est question d’euthanasie là, la série prend des risques.

En parallèle, Ben continue de vouloir rendre sa ville plus attractive avec son projet immobilier. Il se rend donc voir Mike pour lui faire une sorte de chantage, et surtout pour s’assurer que le meurtre qui vient d’avoir lieu restera aussi discret que possible, car il ne veut pas que ça se sache. Tu m’étonnes : les promoteurs pourraient bien se barrer en apprenant qu’un autre meurtre a eu lieu dans cette ville tranquille. Tout ce qui ressort de la conversation, c’est toutefois que si Ben a une assurance vie, sa femme a 60% de chance de vouloir le tuer. Pas exactement ce qu’on imaginait, donc.

Ben se retrouve donc embêté de devoir parler avec Kate. Il finit par le faire, mais pas avant d’être sûr qu’il soit en public avec Kate : il lui explique ainsi qu’il a peur de lui dire quoique ce soit. Kate prend assez mal ce qu’il lui dit, en arrivant à la conclusion qu’il est terrifié par sa femme. Elle se barre donc du diner pour l’attendre finalement à la maison. Ils ont une sacrée conversation à avoir et ils l’ont à peu près. Le problème, c’est qu’elle est toute seule à parler, alors je ne suis pas sûr que ça aide Ben à gérer tout ce qu’il doit gérer.

Il est pourtant toujours amoureux de Kate et il le prouve en décidant de parler au téléphone avec elle, alors qu’ils sont dans deux pièces côte à côte. C’est une étrange idée, mais je suis à peu près sûr que ça peut marcher en vrai, dans la vraie vie, sur des couples qui n’arrivent plus à communiquer. Pourtant, le téléphone, ce n’est vraiment pas l’idéal pour communiquer à fond. C’est en tout cas mignon de les voir enfin communiquer comme il se doit.

Bien sûr, Mike prend tout de même le temps de poursuivre son enquête, et il le fait d’abord avec Olivia… puis avec sa collègue de Jessup. Pauvre Olivia : elle est très clairement énervée de voir Mike se rapprocher de leur collègue, parce qu’ils ont un passé en commun. C’est bizarre cette jalousie, d’ailleurs, parce qu’elle est heureuse dans sa vie perso. Après, forcément, voir que personne ne pense à lui laisser de la bouffe, ce n’est pas dingue.

On la laisse même derrière quand il s’agit de prendre l’ascenseur, tout de même. C’est juste horrible et j’ai de la peine pour elle… Est-ce que j’en ai plus pour elle ou pour Judy ? Ce n’est pas bien sûr. Dans cet épisode, Judy se retrouve avec sa propre Judy, Brenda, et continue de draguer un Mike qui n’en a rien à faire d’elle. Au moins, Olivia, elle a l’intelligence et l’humour pour elle, quoi.

Loin de tout ça, D’Arcy continue de mener sa vie romantique avec son nouveau copain. Il l’emmène sur un lieu de fouilles archéologiques où il travaille à identifier des restes de poteries des natifs américains. Tout ça est surtout une bonne excuse pour la draguer, par contre, et leur relation est plutôt mignonne à voir à l’écran. En plus, l’actrice s’éclate clairement et il est dur de ne pas craquer totalement pour le personnage de D’Arcy quand elle la joue comme ça. Son mec aussi craque donc pour elle, et on retrouve D’Arcy chez lui au réveil. Yay.

Elle décide de suivre son habitude de s’éclipser avant le réveil de son amant… Moins yay. Heureusement, elle s’en rend compte au moment de partir, décidant finalement de rester au lit avec lui. Un vrai petit couple.

Enfin, et c’est sûrement ce que j’ai préféré dans l’épisode, nous retrouvons Sahar dans cet épisode au moment où c’est elle qui retrouve Bobby, 80 ans après sa disparition. Elle ne met pas longtemps, en l’entendant faire son bruit de chat énervé dans la rue, là. Sahar décide donc d’adopter le bébé alien qui a pris possession du corps de Bobby et le planque dans sa caravane habituelle. Au départ, elle souhaite garder ça secret, mais finalement, elle n’a pas le choix d’en parler à Max, car celui-ci les retrouve et sait tout de suite que Bobby est un alien.

Bon, en revanche, Sahar est dans un sacré déni : elle refuse de parler de Bobby à Harry car elle est persuadée de pouvoir élever le bébé pour qu’il devienne quelqu’un de bien ?? C’est mal barré, elle va se faire bouffer bien vite.