The Shards – S01E01 – Pilot – 08/20

Oh la déception ! Je pensais vraiment que ça pourrait être ma bonne découverte du mois d’août, mais c’est une catastrophe. Déjà, je m’attendais à une série sur des étudiants – au sens à la fac – et ça se passe au lycée. Bon, les acteurs ont l’air d’avoir trente ans, mais soit. Ensuite, la série me rappelle Riverdale dans ce qu’elle faisait de pire : sa narration. La voix off est omniprésente, insupportable, hautaine et franchement détestable. Enfin, on nous ménage de faux suspense et des scènes hyper sexualisées juste pour le principe de faire mouiller Ryan Murphy. Non, vraiment, quelle angoisse. Et pourtant, j’avoue, y a un petit truc qui donne envie de revenir pour avoir la suite de l’histoire. Le masochisme. J’ai réussi à quitter American Horror Story, cependant, et je vais faire de même avec celle-ci. Je passe mon tour.

Spoilers 

Un serial killer pose ses valises à Los Angeles.

We had to deal with the serial killers.

Le début nous balance le 23 mai 1980 à la sortie du film Shining. La DA est claire : nous sommes en 1980 aux USA, pas loin d’un Hollywood ensoleillé. Nous allons suivre la vie d’un jeune auteur, qui a déjà sorti son premier roman et qui nous raconte sa vie en nous balançant toutes les marques qu’il porte ce jour-là sur lui. C’est un espèce de mix entre Gossip Girl et Riverdale ce début, franchement. Et ce n’est pas bon signe. J’ai envie d’y croire pourtant, j’ai vu passer quelques retours positifs.

Le problème, c’est que ce début d’épisode est déjà tellement bavard. Le type nous raconte sa vie et… Pourquoi il nous parle de téléphone et réseaux sociaux si on est en 1980 ? Eh, flemme. Ce serait donc un narrateur adulte qui nous parle ? Du coup, c’est un vieux con de boomer qui considère que la technologie, c’est mal (à raison, je sais, mais y a des manières de le dire, quoi).

Rectification : vieux con de boomer gay, clairement. Il est totalement fasciné non par le film qu’il vient voir, mais par un autre cinéphile dans la salle. Un jeune homme « assurément bronzé partout ». Pardon, mais qui se dit ça en croisant quelqu’un qu’il trouve beau ? Si je comprends la critique de Shining par rapport au roman, qui critique le film pour ce qu’il est, hein ?

Le pire dans tout ça ? Notre héros est un adolescent, sa voix off nous prend de haut à nous raconter que les jeunes d’aujourd’hui ont la vie facile et moi, je ne peux m’empêcher de penser à Riverdale tout le long. Quand en plus on nous enchaîne sur le fait que la vie dans les années 80 était plus difficile à cause des serial-killers en nous montrant une jeune femme rousse qui rentre dans sa villa luxueuse à la recherche de son chien, j’ai juste envie de hurler CARAMEL CARAMEL CARAMEL.

Bref. Ce ne sera pas un coup de cœur cette série, c’est impossible. Elle traîne déjà en longueur – la rousse ne se fait même pas tuer sur le champ – et son narrateur m’insupporte. Est-ce que je vais aller au bout de la saison ? Je ne suis pas sûr. Se dire ça moins de dix minutes après avoir fait play, c’est mauvais signe.

La jeune femme rousse qu’on nous vend comme une lycéenne (elle est plus vieille, non ?) passe en tout cas la journée seule dans sa villa. Elle regarde un film d’horreur (alors qu’elle se dit traumatisée par Shining ?) et reçoit des appels au téléphone dignes de Scream. Pas de chance : elle ne connaît pas encore Scream.

OK. Cette série va me rendre dingue : elle a tout pour être bien niveau budget, ambiance, casting… mais elle ne parvient pas du tout à me convaincre pour l’instant. Les faux suspenses sont importants pour créer l’ambiance, pourtant. C’est quand elle va reporter la disparition de son chien que notre jeune femme se fait finalement attaquer violemment par quelqu’un qui la kidnappe. Soit.

Un an plus tard, en septembre 1981, nous retrouvons notre narrateur au volant de sa voiture. Il habite toujours à Los Angeles et vit sa meilleure vie avec ses meilleurs amis Thom et Susan. On nous vend à présent le roadtrip habituel en bord de mer, les inévitables sorties au centre commercial pour acheter des CDs et l’anticipation de la rentrée scolaire. Putain, on enchaîne les clichés vraiment. Je pense que cette série n’est pas pour moi. C’est trop triste.

Bref. Notre narrateur se rend finalement voir sa petite amie Debbie pendant qu’elle fait du cheval. Oui, oui, il a une petite-amie, même s’il est à peu près évident qu’il n’est pas attiré par elle. Il n’y a qu’à voir comment Bret raconte leur rencontre. Ouais. Le narrateur s’appelle Bret. La série verse presque du côté d’Euphoria dans la genèse improbable de ce couple, avec Debbie qui demande à Bret de coucher avec lui pendant une pool party. Pourtant, Bret préfère clairement fantasmer sur Thom tout en prétendant être amoureux de Susan.

Tout le monde a la clope au bec et à la trentaine, même s’ils sont supposés être en terminale, c’est trop perturbant. Par contre, il faut reconnaître aux années 80 que les looks étaient dinguissimes. Enfin. C’est toujours pareil : la série les fantasme aussi, c’est évident. Il y a l’air d’avoir plein de fantasmes sur ce qu’était cette époque, sur la liberté sexuelle, sur l’homosexualité, aussi. C’est… blasant. J’espérais tellement que ce serait ma série de l’été !

La veille de la rentrée, il y a bien sûr une grosse soirée pour tous les lycéens du coin. Bret s’y fait larguer par Ryan (oui, il est en couple avec Bret, mais y a un truc avec Ryan apparemment) et nos quatre héros se font des rails de coke en imaginant leur parfaite dernière année de lycée. C’est vrai que ça manquait pour les rendre encore plus détestables.

J’annonce tout de suite que si je reste, ce sera pour les voir y passer les uns après les autres et m’en délecter. En attendant, il faut les voir se draguer, se rouler des pelles, se coller, se la jouer sexy et angoisser de l’arrivée d’un nouveau dans leur classe. Oh, pas n’importe qui : Robert, le type sur lequel Bret fantasmait un an plus tôt.

En attendant qu’il le sache, le narrateur essaie de nous garder devant notre écran avec l’annonce que c’est leur dernière nuit paisible. Ben j’espère bien parce que c’est long là… Malheureusement, le choix est fait de rallonger encore et toujours ce pilot : on voit donc Bret entamer une conversation avec son beau-père. Le père de Debbie serait apparemment homosexuel et prédateur avec tous les potes de sa fille, alors forcément, Bret joue avec le feu et vient le voir dans son jacuzzi. La série en profite pour nous introduire un pote du père, qui prend plein de photos sur son polaroïd. Soit ?

C’est très clairement l’amant du père de Debbie, qui a aussi une relation cheloue avec la femme de celui-ci. La mère de Debbie se drogue autant que sa fille et est défoncée, mais pas naïve : elle sait que son mari drague des mecs et demande donc à Bret de tout lui raconter.

Dans tout ça, Bret met longtemps à rejoindre sa copine dans sa chambre. Debbie peut donc encore se droguer dans sa chambre digne d’une Barbie et l’attendre en répondant à des appels anonymes au téléphone. Cela n’empêche pas la scène la plus gênante qui soit avec Bret qui lui fait un strip-tease.

Alors que Bret couche avec Debbie, on nous révèle que loin de cette relation publique, il mène aussi une vie secrète pendant laquelle il couche avec Matt Kellner. On ne sait pas bien qui est son amant, mais il a l’air plus heureux avec lui. Par contre, putain, ça en fait des fantasmes à vivre pour un seul personnage. Finalement, c’est pire que Riverdale.

S’il semblait heureux au lit, dès qu’ils se mettent à parler, Bret change d’avis. Il explique à Matt qu’il pense qu’il vaut mieux arrêter de coucher ensemble, puis le regarde chercher de quoi se droguer. Bret se demande tout de même pourquoi les poissons de Matt ont disparu de l’aquarium – mais Matt n’a pas l’air de s’en préoccuper plus que ça. Qu’est-ce que c’est que cette série ? Il s’en fout même de la disparition de son chat. Bon, d’accord. Un serial killer qui fait disparaître les animaux de compagnie, c’est noté.

Le lendemain matin, c’est le premier jour de l’année pour les terminales. Bret commence la journée en se masturbant, évidemment, tandis que deux de ses camarades sont en train de retrouver un cadavre exposé sur le court de tennis du lycée. Enfin. La chronologie n’est pas claire : quand Bret regarde la télé, il est dit que la découverte du corps date de la veille. Est-ce que ça peut être mal écrit à ce point ? Peut-être, en vrai, on ne sait jamais.

Bret se rend tout de même au lycée pour découvrir que la statue a aussi été abîmée – avec plein de sang dessus. Il serait temps d’en finir avec ce pilot, mais non, on nous propose 50 minutes. Quelle joie. Bret passe sa journée le plus normalement du monde, en papotant avec ses potes et en matant les mecs autour de lui.

Il est tout de même promis que la journée sera différente des autres et qu’ils auront peur. Il est donc temps d’avancer vers autre chose : l’arrivée de Robert au lycée. Bret est évidemment ravi de voir arriver le type du cinéma, mais il le trouve très bizarre quand celui-ci lui ment. Bret insiste pour dire qu’il l’a vu au cinéma un an plus tôt, donne plein de détails et… non, sérieux, c’est pas possible ? Il est censé être dans le placard, on a connu plus discret comme move pour y rester. En plus, Robert n’a pas l’air de vouloir y rester, à directement parler avec un autre type que Bret avait repéré et à lui faire des bisous de loin là. C’est censé être excitant ? un fantasme ? Pitié.

La scène suivante voir Bret surveiller une conversation entre Robert et Matt. Ben décidément, il va tous se les taper ou quoi ? Ce n’est que le premier épisode, alors non. On va juste suivre une course poursuite pas bien passionnante en voiture entre Bret et Robert. J’ai l’impression d’être dans Le cœur a ses raisons avec ces noms. Au départ, Bret suit donc discrètement la voiture de Robert, mais ça termine en excès de vitesse certain et en course poursuite.

Bret est mauvais, bien sûr, double donc celui qu’il suivait, puis se fait rentrer dedans par lui. Cela semble faire rire Robert de taper volontairement dans le cul de Bret – eh, je ne parle que de voiture, voyons. La scène est tellement bizarre. En plus, Bret réussit finalement à s’en tirer, mais recommence aussitôt à stalker Robert quand il le croise au supermarché.

Ils finissent par se parler pour mieux permettre à Robert de continuer à jouer avec Bret. Il lui pose donc des questions d’hétéro alors qu’il est à peu près clair qu’il ne l’est pas. Tout ça nous mène au cliffhanger qu’on a vu arriver depuis un moment : Bret rentre chez lui et apprend à la télévision qu’il y a un serial killer qui frappe dans sa petite ville de Los Angeles (lol). Sa spécificité ? Il dépèce des animaux pour mieux en mettre des parties sur ses victimes. C’est original, mais est-ce suffisant pour donner envie de rester ?

Apparemment, non. Du coup, on nous rajoute le fait que Bret reçoive un coup de fil mystérieux avec quelqu’un hurlant à l’aide. Pff.

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The Shards (S01)

De quoi ça parle ?

Aucune idée, en fait. Le synopsis du premier épisode nous dit qu’une série de crimes coïncide avec l’arrivé d’un nouvel étudiant – mais il s’avère qu’ils sont au lycée.

Ce que j’en attends

Absolument rien. Disons que Disney + m’a fait un peu de forcing dessus, que c’est facile d’accès, que c’est vendu comme la série de l’été alors qu’on est déjà mi-août et que je n’ai plus rien en cours de diffusion. Je pourrais bien sûr en profiter pour ne me concentrer que sur les saisons à terminer, mais où serait le fun de me mettre à jour ?

Alors que les températures remontent encore, je me lance donc dans cette série dont je ne sais pas grand-chose. Elle me paraît un peu survendue, mais bon, un gros budget en ce moment, je prends. Elle est dans mon radar depuis près d’un mois, alors pourquoi pas ? La raison est simple, pourtant : c’est une série de Ryan Murphy. J’ai vu ça à la fin du premier épisode et ça éclaire tellement tout ce que j’ai détesté… Je n’ai plus qu’à me décider : soit je continue pour en faire mon meilleur hate watch, soit j’abandonne tout de suite sachant que je vais détester et être frustré par la fin de merde (parce que Ryan Murphy ne sait pas écrire des fins quoiqu’il…)

Note moyenne de la saison : –/20 

The Shards – S01E01 – Pilot – 08/20

Oh la déception ! Je pensais vraiment que ça pourrait être ma bonne découverte du mois d’août, mais c’est une catastrophe. Déjà, je m’attendais à une série sur des étudiants – au sens à la fac – et ça se passe…

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9-1-1 Nashville – S01E14 – Hard Knox – 14/20

Je ne suis pas totalement convaincu par cet épisode, mais il fonctionne tout de même après une longue pause dans mon visionnage. En fait, il me rappelle surtout que ce spin-off repose énormément sur sa formule soapesque. Les interventions sont un plus, mais clairement pas ce qui fait rester.

Spoilers

Ryan et Samantha ont du chemin à faire pour renforcer leur couple.


Should we? Here goes nothing.

Si j’ai bien une tradition au mois d’août, c’est de reprendre les saisons non terminées de 9-1-1 pour être à jour à la rentrée. Comme la saison 1 de ce spin-off est dispo sur Disney +, je n’ai aucune raison de déroger à la tradition, et me voici donc pour voir enfin les cinq derniers épisodes qu’il me manque – en espérant que ça reparte vers du mieux après des déceptions avant de mettre en pause mon visionnage.

C’est mal barré quand la première scène voit la conseillère conjugale de Sam et Ryan les faire culpabiliser de ne pas avoir couché ensemble ces trente derniers jours. C’est bien connu qu’un couple ne tient que par le sexe. Tss.

Bref, comme ils doivent absolument reconnecter et qu’ils s’en rendent compte suite à une intervention où Ryan finit à l’hôpital – sans blessure grave – ils suivent tout de même le conseil de cette psy. Ils partent donc en « vacances » improvisée. Ils tombent sur un couple très heureux de vivre en mode avion, mais eux ne peuvent pas le faire, parce qu’ils ont des jobs essentiels. J’entends. Faut juste pas déconner : par la suite, on a un montage où ils passent tout leur temps à négliger l’autre pour le boulot. Je veux dire, le travail, c’est prenant ; le portable, aussi. J’entends. M’enfin, on trouve du temps pour l’autre, en vrai. Et surtout, je ne peux pas croire qu’ils soient toujours en décalage comme ça.

Cependant, le montage était amusant. Je m’attendais tellement à ce que ça tourne au vinaigre avec une urgence médicale, mais finalement, non. Pas immédiatement, en tout cas. Bien sûr, ça finit par arriver le lendemain quand ils font une randonnée et qu’un couple a besoin d’aide à 400 mètres d’eux. Un couple ? Celui avec lequel ils ont sympathisé, bien sûr.

Monsieur et Madame Parfaits ne le sont pas tant que ça : le mari tente de tuer « accidentellement » sa femme pour récupérer son assurance-vie comme il l’a fait avec son ex-femme. Ben super. En soi, pourquoi pas, surtout que c’est une bonne idée de montrer qu’en coulisses, tout n’est pas rose dans la vie des couples prétendant que tout va bien. Par contre, que l’opérateur balance au téléphone à Ryan de répéter qu’il pense qu’il s’agit d’un homicide sans donner le code pour ça… Ridicule. Ridicule aussi que Ryan soit aussi fort qu’un flic.

Finalement, l’adrénaline fonctionne bien et redonne du piquant au couple de Ryan et Sam. Eux qui s’inquiétaient et ne couchaient plus ensemble finissent l’épisode plus amoureux que jamais, baisant comme des lapins si on en croit ce qu’ils disent à la psy : en gros, leur solution est de se retrouver en travaillant ensemble. Cela se tient, malgré les inquiétudes de la psy. Moi, ce qui m’inquièterait, c’est surtout qu’ils n’arrêtent plus du tout de travailler au sens où le corps a besoin de repos, mais soit.

Pendant ce temps, Blythe organise un gala et se trouve forcée d’embaucher Dixie. C’est n’importe quoi : Blue lui rappelle que Dixie chante aussi bien que la chanteuse qui vient d’annuler au dernier moment. La meuf est censée être en soin post-op, faut arrêter de nous faire croire que c’est possible de guérir si vite.

Après, c’est intéressant car ça donne une scène où les deux femmes enterrent la hache de guerre. Je ne crois pas un seul instant que ça durera, mais pour l’instant, ça me va bien. Cela permet au gala de se dérouler comme prévu, à Roxxie de nous révéler qu’elle a une copine (est-ce qu’on savait et j’ai oublié ?) et à Dixxie de draguer le père de Blythe. J’ai trouvé ça drôle au départ, mais le fait que ça se termine ensuite avec Dixxie complètement bourrée, ça m’a soulé.

En plus, que l’alcool permette de faire des révélations, je peux comprendre, mais là, Blythe insiste tellement que Dixxie devrait se rendre compte qu’elle en dit trop. Elle révèle en effet à Blythe qu’elle a menti à Don en lui disant qu’elle prenait la pilule : elle a donc volontairement eu Blue pour qu’il reste avec elle. En vain, donc. Comme c’est Blythe, elle se précipite pour le répéter à Don.

C’est triste, parce qu’il tombe aussitôt dans le pire schéma : il reproche à Dixxie d’avoir menti et l’avoir manipulé depuis des années. J’entends le reproche, mais que sa décision soit de ne plus du tout lui parler et de la virer de sa vie, c’est complètement con. Je n’ai pas aimé cette partie de l’épisode.

La série profite aussi du gala pour nous faire une scène où Taylor et Blue sont officiellement en couple aux yeux de tous – et de Blythe. Cela semble tout de même un peu forcé et l’alchimie n’est pas forcément là entre eux, je me demande où c’est supposé aller cette histoire.

Autrement, on ne suit qu’une intervention et elle est un peu flippante : une femme meure au travail et reste cinq jours au moins dans son bureau sans que personne ne s’en rende compte. C’est terrible, parce que c’est le genre de situation over the top qui ne l’est peut-être pas tant que ça. Bon, après, le cadavre qui tombe et fait exploser plein de liquides corporels, c’est over the top et ça n’arrive pas, fort heureusement.

En tout cas, ça fait une sacrée anecdote à raconter à la prochaine soirée pour tous ses collègues. Pour ne rien arranger, il y a aussi une autre collègue qui se cogne la tête dans le choc et le chaos qui suit l’explosion de la collègue morte. Non, franchement, c’est le truc que je vais retenir de l’épisode alors que ça ne sert à rien dans la série ; c’est dingue. Enfin, c’est du pur 9-1-1.

C’est une bonne manière de justifier aussi le salaire de Samantha à ce stade : le personnage revient pour opérer cette seconde collègue. La vérité est toutefois que ces situations ne sont pas ce qui m’intéressent le plus dans cette série : le drama soapesque fonctionne plus sur moi, je crois.

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9-1-1 – S09E18 – Hearts and Flowers – 18/20

Sincèrement, cet épisode frôlait le 20/20 parfois, mais je n’ai aimé ni son premier quart, ni sa résolution. C’est toutefois une excellente fin de saison, qui sait faire monter le stress et l’adrénaline, en proposant de bonnes intrigues et de bons rebondissements. Non, ce n’est pas crédible, non, les pistes pour l’an prochain ne me paraissent pas assez fortes pour relancer la série, mais oui, c’était un excellent épisode tout de même, parce qu’il parvient à faire ressentir ce qu’on est supposé ressentir face à 911. Allez, à l’année prochaine !

Spoilers

Athena est admise à l’hôpital, entre la vie et la mort.


That’s my mom!

Bien sûr, on a le droit de retourner 30h en arrière pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé. On le sait déjà, mais c’est pas grave, faut nous prendre par la main et nous montrer que Hooks était aussi corrompu que ce qu’on imaginait. Cette intrigue ne me convainc toujours pas, par contre, et on voit Hooks accepter de devoir tirer sur Athena pour protéger les riches qu’il protège.

Dans le présent, Hooks a inventé toute une histoire pour se couvrir, assurant qu’Athena a raté le suspect sur lequel elle a tiré. Ben voyons. Il a inversé les flingues apparemment (je ne comprends pas trop comment, mais soit) et les empreintes correspondent à son mensonge. Cela ne tiendra pas de toute manière, on le sait déjà. En plus, Hooks ment à la police, c’est une chose, mais quand il doit mentir à ses riches amis, ça marche moins. Il a tué le père d’un d’eux, après tout. Et le fils veut sa revanche, ce qui va nous mener à un excellent épisode. C’est fou, ça.

Évidemment, on veut nous stresser sur le sort d’Athena et on sait comment faire avec un début d’épisode dans le camion de nos pompiers. Ils sauvent une femme noire… qui n’est pas Athena. Par contre, une fois à l’hôpital, Harry voit sa mère sur un brancard et est aussitôt paniqué. Bien sûr, Athena survit, ça va de soi. Elle est toutefois dans un coma qui lui permet de faire des gens morts. Et pas Bobby ? Comment ça, ça ne commence pas par une scène où elle voit Bobby ? Cela n’a aucun sens de proposer autre chose.

En tout cas, elle reste dans le coma pour un moment, histoire d’avoir le temps de se reposer et de laisser son corps être en état pour toutes les chirurgies dont elle a besoin. Quand il est possible d’aller la voir, c’est évidemment May qui a la priorité et elle décide d’y aller avec… Ravi ? Faut pas déconner comme ça, y a Hen juste à côté, comment ça tu privilégies ton crush ?

C’est une chance inouïe pour l’homme qui est sur le point de se faire tirer dessus cela dit. C’est un père de famille inquiet pour son enfant qui est à l’hôpital. Il se rapproche au mauvais moment de l’agent d’accueil des urgences qui fait face au riche gamin voulant sa revanche. Il la veut tellement qu’il est venu incognito à l’hôpital observer nos pompiers et prendre des nouvelles d’Athena.

Pour en avoir, il suit Eddie qui s’isole pour prier. C’est terrible parce qu’Eddie lui explique, sans savoir à qui il a affaire, que l’amie pour qui il prie est sortie du bloc opératoire. Il n’en faut pas plus pour que l’homme poignarde Eddie, puis cherche à atteindre Athena. Il est surpris par le père qui s’inquiète pour son gamin, qui hurle qu’il a un flingue. Il n’en faut pas plus pour que le père se fasse tirer dessus. Tout l’hôpital passe presque aussitôt en lockdown.

Le tireur a le temps, malheureusement, de passer du côté où est Athena. En plus, cet arrêt de tout l’hôpital pose un problème de taille : Eddie avait réussi à monter dans un ascenseur à la recherche de soins. Il se retrouve dans un ascenseur en panne, à agoniser seul pour le reste de l’épisode. Oh non c’est si triste. Je n’aime pas le personnage, mais lui faire traverser ça, c’est violent.

L’épisode est vraiment excellent au niveau de la montée en tension, par contre. Je trouvais ça naze à la base, avec Buck et Harry qui s’isolent pour parler de Theo et de généralités de fou. Je ne doute pas que quand on attend dans un hôpital pendant si longtemps, c’est ce qu’il se passe… mais tout de même, ce n’était pas si intéressant à suivre.

Buck finit par apprendre ce qu’il se passe par Maddie. Je ne comprends pas, ils n’ont pas des SMS d’urgences en cas de tireur fou comme ça ? Il faut croire que non. En attendant, Maddie se sent impuissante. Par chance, Josh a une idée de ce qu’ils peuvent faire pour venir en aide à nos pompiers. Il leur explique comment descendre de quelques étages malgré le confinement et comment couper l’électricité pour rouvrir les portes.

Il y en a bien besoin, parce qu’en attendant, Ravi et May se retrouvent à devoir jouer à cache-cache avec le tireur dans l’hôpital. Cela peut paraître simple, mais ils doivent aussi cacher Athena avec eux, et avec les perfusions, et le risque de voir son rythme cardiaque s’arrêter. Entre ça, Hen et Chimney qui se débrouillent pour opérer le papa qui s’est fait tirer dessus et Buck et Harry qui font équipe avec Josh/Maddie, on ne voit pas le temps passer.

Tout est bien qui finit bien, avec Harry qui intervient juste à temps pour s’en prendre au tireur qui allait tuer Ravi, puis Athena. Le SWAT débarque pile à temps pour arrêter le dangereux homme qui n’est pas assassin et tous nos personnages peuvent se retrouver, soulagés de l’absence de victimes graves et décédées grâce à leurs interventions – le corps d’Athena étant en bon état.

Dans tout ça, personne ne remarque l’absence d’Eddie, tout le monde est heureux de faire la fête et tout… et puis Buck voit bien que son mec n’est pas là. Je pensais vraiment que la série allait nous débarrasser d’Eddie comme ça. Ce n’est finalement pas le cas et c’est très contre-intuitif comme fin : après tant de suspense, les pompiers le retrouvent dans l’ascenseur et puis… On passe à autre chose. Trois jours plus tard, Eddie est sur son lit d’hôpital, en pleine forme, à plaisanter avec Buck et Chris. Non, franchement, fallait pas nous vendre comme ça.

Bien évidemment, Hooks semble s’en sortir et on se doute que ça ne peut pas se passer comme ça. Il passe pourtant en toute liberté à l’hôpital, avec la très claire impression qu’il est là pour se débarrasser d’Athena. Pourtant, dans son coma, Athena se croit sortie d’affaire. Elle a bien raison : elle se réveille vite, mais Hooks n’était pas au courant.

Elle profite donc d’être sur son lit d’hôpital pour jouer encore une fois les appâts : elle est parfaitement consciente quand Hooks débarque dans sa chambre et chercher à la tuer. Il y aussi sa capitaine bien cachée dans un coin pour arrêter Hooks. C’est un peu expéditif, mais bon, admettons. Il faut conclure la saison, après tout.

Pour cela nous suivons ce que chaque personnage va faire pendant la pause de quelques mois. Nous voyons donc May commencer sa première année à l’hôpital (pardon, mais à quel moment elle a fait des études pour ça ?), Eddie aide les immigrés à échapper à l’ICE en les envoyant chez ses parents (expéditif aussi, mais c’est sympa), Athena est remise sur pied et quitte enfin l’uniforme pour devenir détective (il était temps après neuf ans !), Buck et Harry deviennent vraiment potes parce que ce sont les seuls sans enfants… donc Buck demande à adopter Theo. Non mais pardon, mais non, je refuse. Il vient de passer deux épisodes à se droguer, comment c’est possible que le cliffhanger soit de le voir devenir papa ?!

En bref

C’est une saison franchement incompréhensible, avec un début catastrophique qui a fait tomber la série au plus bas de ce qu’elle n’avait jamais été. Le reste a eu du mal à s’en relever, parce que le voyage dans l’espace, c’était n’importe quoi. La série a souvent proposé n’importe quoi, mais cette année, ce fut quand même à un autre niveau.

Et pourtant, comme d’hab, la série a su proposer aussi des évolutions et quelques épisodes sortant du panier. Le dernier épisode est un bon exemple de ce qu’ils sont encore capables de proposer parfois, même si ça n’a pas eu le cran d’aller au bout du bout – et je crois que j’aurais aimé ça, mais c’est aussi parce que je n’aime pas le perso qui était le plus en danger.

Comme toujours donc, le danger n’en est pas vraiment, tout est vite expédié et les intrigues sont vite résolues. Il y a des pistes à explorer pour la saison 10 (déjà ?) et je ne doute pas qu’on saura nous proposer de bonnes intrigues… à défaut d’avoir de la consistance dans la qualité !

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