9-1-1 – S01E06

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du sixième épisode de la première saison de 9-1-1.

06.jpgÉpisode 6 – Heartbreaker – 16/20
Got to love Valentine’s Day

Cette semaine est compliquée, je suis en retard partout, mais je ne peux me permettre de prendre trop de retard dans cette série. Je suis à jour depuis le début, ça ne va pas changer maintenant. L’épisode commence par la pire des demandes en mariage avec un pilote feignant un problème moteur pour demander sa copine en mariage. C’est une idée pourrie, mais ça fait un excellent début d’épisode avec Abby impliquée dans l’urgence… au point d’appeler Buck et de faire la différence pour sauver la vie de la pauvre nana qui a failli avoir une crise cardiaque, mais en fait non, quand elle appelle .

L’épisode poursuit sur la mère d’Abby faisant la cuisine et préparant des cookies de St Valentin. Avec un peu de chance, tout ça devrait me valider un point du Bingo Séries. Une deuxième urgence voit Bob et Buck parler de St Valentin, juste avant la fête de la caserne.

Chim est déjà de retour à la station, et il va parfaitement bien. C’est à peine s’il a une cicatrice sur le front… franchement, ça vaut le coup, ça lui a fait des vacances. Bon, allez, il faut toutefois avancer dans l’épisode et on enchaîne sur l’arrivée d’Abby qui rencontre donc toute la base. C’est un peu précipité dans l’écriture, mais c’est marrant de la voir retrouver Athena et apprendre à connaître tout le monde

Grâce à cette nouvelle urgence, je valide bien le point St Valentin du Bingo Séries. Bon, ce sont des tarés : la nana n’apprécie pas trop que son copain ne lui offre que des chocolats et souhaite l’empêcher de sortir, donc celui-ci lui dit qu’il a d’autres copines. C’est Athena qui intervient dans la dispute de couple, mais elle arrive trop tard : l’homme est déjà ligoté dans un placard qu’elle ne vérifie pas.

Comme la nana cinglée (magnifiquement castée pour ses yeux) est une bonne comédienne et paraît plus suicidaire que dangereuse, Athena ne réalise pas ce qu’il se passe. Elle préfère aller aider un homme à livrer un rein à l’hôpital.

Toutefois, elle est rappelée dans l’appartement de Melora, la femme cinglée, donc, et elle y découvre le cadavre de son copain, dont elle a pris soin. À la glue.

Buck se prépare donc pour la St Valentin à son tour et tout se déroule à merveille, avec les conseils de Bob. Bon, la série n’est pas connue pour être merveilleuse, donc si le rencard commence bien, il ne dure pas longtemps. Très rapidement, Buck se retrouve avec du pain coincé dans sa gorge, et il a l’idée la plus conne du monde : boire de l’eau.

Le voilà qui ne parvient pas à respirer et qui s’effondre au sol. Abby ne perd pas son sang-froid et donne les infos nécessaires pour que les secours arrivent. Ce n’est toujours pas suffisant : ils mettent trop de temps à arriver et Buck n’arrive pas à respirer, lui faisant risquer des complications. Par conséquent, elle rappelle le 911 pour obtenir la marche à suivre pour une trachéotomie. Et la marmotte…

Bon, ça se passe bien pour Buck, sans surprise. Alléluia.

On fait ensuite un détour par une intervention de Bob et Chimney que j’ai bien aimée, mais qui ne servait à rien d’autre que faire rire pour la St Valentin. Je me demande dans quelle mesure ils se sont inspirés de faits réels pour le scénario toutefois. Tout ce qu’ils racontent pourraient après tout être des situations réelles, même si c’est souvent scénarisé à l’extrême. Buck qui décroche le téléphone en pleine intervention ? Chimney qui se remet en deux mois de son accident et retourne sur le terrain ? La trachéotomie improvisée au restaurant par une personne sans formation médicale et qui suffit à sauver le beau pompier ? Hum, hum, j’ai comme un doute tout de même. Et certainement pas tout à la même caserne. Après, ça reste une série et une fiction, mais ça perd beaucoup en crédibilité, donc en investissement de ma part.

Tiens, d’ailleurs, reparlons d’Athena qui est prise en otage par Melora. La tension grimpe, mais on a fini par apprendre que les héros de la série ne risquaient pas grand-chose finalement. Ted est mort, certes, mais on s’en fiche pas mal et encore plus quand on découvre qu’il est un beau connard avec pas moins de trois rencards pour la St Valentin.

Athena s’en sort sans trop de mal et rentre chez elle où l’attend une carte de la St Valentin écrite par ses enfants. Si ce n’est pas mignon. Buck, lui, est amené aux urgences où il reste inconscient assez longtemps pour que Bob passe le voir et parle un peu avec Abby. Très clairement, on a un triangle amoureux qui se met en place de manière pas très subtile, et je trouve ça fort dommage, car je n’ai pas spécialement envie de voir Bob & Abby flirter. Mais bon.

En soi, c’était encore un très bon épisode, mais vraiment, ils ont perdu beaucoup en implication de ma part quand ils ont décidé d’aller trop loin et d’en faire trop dès les premiers épisodes. C’est définitivement divertissant, mais la qualité n’est plus aussi bonne qu’au début. Si en six épisodes, j’en suis à ce stade, j’ai peur d’être soulagé que la saison se termine plus que triste. Et en plus, il y aura bien une saison 2, alors ils n’ont pas fini d’en voir de toutes les couleurs.

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9-1-1 – S01E05

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du cinquième épisode de la première saison de 9-1-1.

05.jpgÉpisode 5 – Point of Origin – 16/20
I’m so much better when it’s somebody else’s emergency.

Un mariage hindou ? OK, pourquoi pas. Je ne m’attendais pas à ça en lançant l’épisode, mais c’était marrant. En revanche, le sol qui s’effondre, je ne sais pas pourquoi, ni comment, mais je l’ai vu venir quand ils se sont mis à taper autant des pieds. C’est toujours une sacrée tristesse de voir un mariage qui tourne mal : on peut difficilement faire pire comme plus beau jour de la vie, mais au moins le côté « pour le meilleur et pour le pire » est vite trouvé.

Bob finit par péter un câble contre le propriétaire des lieux, qu’il juge responsable de l’accident. OK. On passe vite à autre chose au moins : on retrouve Hen et Athena en train de boire un verre dans un bar. Cela change de la caserne et c’est plus crédible en ce qui concerne Athena. Celle-ci se fait clairement chier dans son boulot, et c’est sûr que ça se comprend.

On découvre enfin la vie personnelle d’Hen, et il y a de quoi faire : elle est mariée, a adopté Denny et a aussi… une ex, en prison. Cette dernière, Eva, demande à la voir pour qu’elle accepte de la présenter sous un bon jour lors d’une réunion. Cela ne plaît pas à Karen, la nouvelle femme, forcément, même si Hen a plutôt raison dans le fond : mieux vaut garder de bonnes relations avec Eva.

Bob est déprimé par sa vie et se rend donc à l’Église pour parler à son prêtre. Je n’accroche vraiment pas au personnage que je préférais décidément dans The Catch. Il refuse de raconter sa vie à ses collègues, mais il avoue au prêtre qu’il a tué toute sa famille. Et plus que ça, qu’il s’agissait de meurtre. Sympathique.

Bon, on se doute bien que c’est un accident, mais tout ceci lance un flashback (d’où le titre de l’épisode) où on découvre qu’il avait deux enfants et une femme que j’adore depuis les 4400 (bon, OK, c’est l’actrice que j’aime). S’il a sombré dans l’alcoolisme, c’est à cause d’un accident de travail lui ayant fait mal au dos, une douleur qui revient régulièrement.

S’il a tué sa famille, c’est parce qu’il a oublié d’éteindre le chauffage à gaz de sa planque dans le sous-sol, parce que oui, il a une planque dans son sous-sol pour quand il a besoin de boire ou de se droguer. Quant à sa femme, elle est loin d’être idiote et elle comprend rapidement qu’il se drogue de nouveau pour oublier la douleur. On apprend ainsi que Bobby s’est déjà fait pincer au travail alors qu’il avait consommé. Il n’est donc pas le personnage le plus malin de la Terre.

Cela se confirme quand il oublie les clés de sa planque au sous-sol et décide de dormir sur le toit. Sans ça, il aurait pu trouver son chauffage à gaz et l’éteindre. Comme je l’imaginais dès le départ, c’est bien ça qui finit par provoquer un incendie brûlant tout l’immeuble, bien sûr pas aux normes, et tuant 148 victimes en train de dormir tranquillou.

Après tout ça, il passe deux ans à boire, puis reprend le taf. Et nous revenons un an plus tard quand il se confie à son prêtre et finit par craquer.

Buck rentre chez lui (dans une colocation bondée) et découvre que la mère d’Abby est portée disparue. Inquiet pour Abby, il décide de la rencontrer pour l’aider à trouver sa mère. C’est mignon comme tout dans l’idée, mais ça l’est aussi dans la rencontre entre eux. Je m’attendais à beaucoup plus de gêne ou de problème, mais ça se fait naturellement et c’est agréable.

Bon, les scénaristes pètent un câble total ensuite : Abby et Buck font équipe pour retrouver la mère de celle-ci, mais ils sont interrompus par une urgence totalement flippante, avec une petite fille coincée dans une piscine et une ligne haute tension plongée dans l’eau… Et un baby-sitter décédé. Bref, ne pas garder une piscine près d’une ligne haute tension, jusque-là, logique, mais retenons la leçon. Abby et Buck gèrent cette urgence à eux deux comme si de rien n’était, grâce à une bonne idée d’Abby.

Finalement, la mère de cette dernière est retrouvée par un gang dans le sud de Los Angeles, qui prend soin d’elle parce qu’ils ont connu le même problème avec la grand-mère du chef du gang. Hop, ça c’est fait, mais c’était sympathique comme idée. Tout se termine bien dans cette intrigue, et Abby & Buck se plaisent l’un l’autre donc tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes où on se masturbe par téléphone interposé. Ah ben c’est du beau.

Quant à Bobby & Hen, ils finissent par se réconcilier grâce à une urgence stupide qui fait rire toute l’équipe. En définitive, cet épisode était bien meilleur que celui de la semaine dernière, malgré un nouveau passage défiant les lois de la logique avec la piscine. Bon, il faut ce qu’il faut pour maintenir la tension et clairement, ils ont su garder la tension sexuelle entre Abby & Buck autant que la tension de la ligne et l’attention (ahah !) du téléspectateur que je suis. Pas si mal, donc, mais pas si excellent non plus.

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9-1-1 – S01E04

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du quatrième épisode de la première saison de 9-1-1.

04.jpgÉpisode 4 – Worst Day Ever – 14/20
I’m sorry, Abby. I know this isn’t what you wanted to hear.

Et ce qui devait arriver arriva : à trop jouer dans la surenchère permanente, j’ai décroché de la série avec cet épisode qui part trop loin et nous propose des situations qui n’ont plus rien de crédibles. C’était le cas avant aussi, mais jamais de manière si visible. Après tout, ce n’est jamais qu’une série, mais quand on raconte une histoire, c’est quand même la base de réussir à maintenir une cohérence et une illusion de réel. Ce n’est pas le cas dans cet épisode, dont la note est heureusement sauvée par de bonnes interprétations et d’excellents effets spéciaux.

J’ai un peu du mal à voir comment la série peut proposer une plus mauvaise journée que celle qu’on a aperçu la semaine dernière, mais ils me rappellent très vite qu’ils gèrent bien l’écriture des situations d’urgence avec une intro suivant une hôtesse de l’air. Assez vite, je me suis dit qu’ils n’allaient pas oser nous sortir un crash – il y a tellement de possibilités d’urgences moins catastrophiques dans un avion. Finalement, c’est pourtant bien un atterrissage d’urgence à l’aéroport que propose cet épisode… et la série fait un premier faux pas majeur en nous proposant un coup de téléphone au 911 de quelqu’un étant DANS l’avion. Alors qu’ils ont leur masque à gaz. Alors que les portables sont censés être coupés. Alors que le réseau met toujours trois plombes à revenir quand je descends d’un avion. Enfin bref.

En plus, ce n’est même pas Abby à l’autre bout du fil.

À la caserne, Buck est intrigué par le carnet que regarde toujours Bobby : c’est une liste de 46 personnes qu’il a réussi à sauver, et il y a de la place pour 148. Sans vraie logique Bobby prend mal que Buck lise le carnet sans lui demander son avis (ça aurait été non) et il le plaque contre le mur. Les pompiers sont heureusement appelés en intervention (un moment où Hen commence à manger, pour changer).

Bonne nouvelle : l’avion ne s’est pas écrasé sur l’aéroport.

Mauvaise nouvelle : il est en flamme et posé en pleine mer.

On revient un peu en arrière histoire de découvrir qu’Athena continue de stalker la harceleuse de sa fille, Laila, qui organise une fête chez elle à 16h. Elle est clairement là pour jouer les pétasses, et ça fonctionne merveilleusement bien. Athena débarque au beau milieu de la fête pour arrêter Laila qui, heureusement pour Athena, était en train de fumer de la marijuana. Si la scène était aussi marrante que jouissive à voir (qui n’aime pas voir des harceleurs être ridiculisés ?), elle n’avait par contre absolument rien de crédible.

Clairement, Athena se met dans de sales draps avec cette histoire et son attitude n’est pas bien meilleure avec les parents de Laila qu’elle prend de haut. Cela lui reviendra en pleine face, c’est obligé – et pour la première fois, le personnage me saoule un peu alors que jusque-là, je l’aimais bien.

Elle est finalement appelée pour gérer la panique qui suit le crash à l’aéroport, avec des avions immobilisés, des proches des possibles victimes paniqués et des usagers hors d’eux. Tout ça promet. La panique habituelle, quoi.

Du côté des pompiers, on découvre que l’avion est en train de couler (forcément) et que les gens galèrent à monter dans les radeaux de survie. C’est marrant, je m’étais toujours dit qu’un amerrissage valait mieux qu’un atterrissage de force, mais d’un coup, je change d’avis là. Bien sûr, il y a des cadavres dans l’avion, ce qui est toujours assez horrible pour les pompiers.

Buck et Bobby s’occupent d’un petit garçon et de sa maman, cette dernière étant coincée par les sièges. Il y a tout un tas de bobos pas cool possibles dans le crash d’un avion que l’on découvre comme ça et qui ne sont pas du tout anxiogènes pour la prochaine fois où je monterais d’un avion – ça reste un des engins les plus sûrs, je sais.

On a aussi un couple coincé dans les toilettes parce qu’ils voulaient profiter de l’atterrissage pour prendre du bon temps. Eux auront finalement juste droit à une panique totale (et une demande en mariage), mais seront sauvés par le bon sens de Buck. Il en sera de même pour la mère, sauvée de justesse par un hélicoptère et la technique de la corde mise en place par Buck. Et aussi par la ténacité suicidaire de Bobby qui a failli y rester. Une belle histoire d’héroïsme quoi, où personne ne suit le protocole mais où tout se passe merveilleusement bien. Tous les passagers qu’on aura suivi dans cet épisode survive donc, mais c’était tout de même bien écrit.

Trois minutes avant le crash, Abby reçoit un appel d’un passager malin laissant un message d’adieu à sa femme. Tout ce qu’on veut nous, c’est savoir s’il a survécu. Elle, elle s’inquiète pour l’ensemble de l’avion, forcément, et ça ne donne pas du tout envie de faire son job. Elle appelle Buck pour prendre de ses nouvelles et savoir si Dale a survécu ou pas. Malheureusement, ce n’est pas le cas, Dale est bel et bien mort dans le crash.

Bien qu’au boulot, Abby prend le temps de déprimer, de ne pas recevoir un coup de fil et de réécouter le message de Dale en boucle. La femme de celui-ci finit par arriver au centre d’appel et être géré par Abby elle-même, qui lui fait écouter le message. Humph.

Finalement, Abby rentre chez elle et Carla insiste pour rester s’occuper d’elle et de sa mère car elle n’est clairement pas en état de le faire. Abby refuse, un peu violemment… et finit par s’endormir sans penser à fermer à clé la porte de son appartement. Quand elle se réveille quelques heures plus tard, sa mère a disparu. Cela fait au moins un bon cliffhanger pour l’épisode.

42 minutes après le crash, Athena est appelé dans un avion dont personne n’a le droit de descendre, car le PDG d’une compagnie aérienne l’a interdit. Décidément, ce n’est pas un épisode réussi pour Athena qui a le droit de jouer à la super-héroïne dans des intrigues absolument toutes tirées par les cheveux. Elle finit par arrêter tous les passagers de l’avion pour leur permettre de sortir. Mais oui, mais bien sûr. On en parle de la paperasse que ça représente ?

Bref, sa supérieure la soutient malgré une hiérarchie moins compréhensive, mais uniquement sur le cas de l’avion ; pas sur sa vengeance personnelle envers Leila.

La série nous tease ensuite le passé familial de Bobby, avec un enfant qui n’est pas là mais lui parle d’un crash d’avion (et si c’était un autre avec 148 victimes ?). En tout cas, dans le présent, Bobby craque et se remet à boire du whiskey. Et on nous parle même de Chimney ici, c’est dire à quel point la vie des personnages de la série craint.

9-1-1 – S01E03 : Next of Kin

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du troisième épisode de la première saison de 9-1-1.

03.jpgÉpisode 3 – Next of Kin – 19/20
I hate my life. I’m weird. I don’t have any friends.

J’ai appris ma leçon et je n’ai pas mangé devant cet épisode, mais j’étais tellement impatient de l voir que je me suis jeté déçu pour être RAVI de tomber sur un clown. Non merci. Moi qui espérais retomber directement sur le cliffhanger, j’étais servi.

Cette série va rapidement me faire devenir paranoïaque dans ma vie quotidienne – comme si je ne l’étais pas déjà assez. Cette fois, c’est un coup de vent qui emporte un château gonflable dans les airs pendant une après-midi d’anniversaire qui ne se passait pas si bien que ça de toute manière. Voilà un anniversaire dont le gamin se souviendra en tout cas, ce n’est pas tous les jours qu’on voit un château dans le ciel.

Finalement, personne ne meurt, malgré de grosses blessures et une intervention compliquée. Forcément, tout cela n’était qu’une diversion avant d’en revenir à la fille d’Athena, qui a pris… d’anciens médicaments de sa mère. Dur, dur la culpabilité et longue est l’attente.

Elle est prise en charge par une équipe de secouristes qu’on ne connaît pas et les parents se retrouvent dans un couloir d’hôpital à l’attendre. C’est aussi une superbe occasion pour qu’Athena rencontre le nouveau mec de son mari, puisqu’il l’a amené de toute urgence sur place.

Finalement, Athena et son mari peuvent approcher leur fille, encore inconsciente. Quand elle se réveille, elle leur révèle qu’elle a tenté de se suicider suite à un harcèlement scolaire. Tout semble se passer pour le mieux jusqu’à ce que les services sociaux arrivent. Bienvenue aux États-Unis, où suite à une tentative de suicide de mineurs, les services sociaux privent l’enfant de contact avec ses parents. Bon, en même temps, ça paraît logique avec certaines familles et certaines situations, mais la décision paraît totalement sans cœur. De mémoire, en France, l’enquête n’est pas obligatoire, et pas dans ces conditions. Après, j’en sais trop rien.

Toujours du côté de la vie personnelle, Chimney demande Tatiana, sa copine, en mariage. Celle-ci n’est pas vraiment prête pour ça et ça fait de la peine à voir, surtout que Chimney a déjà des problèmes de confiance en lui à gérer au boulot où Bobby ne lui laisse que la partie la plus chiante du boulot.

Il arrive à la caserne encore énervé alors que ses collègues jouent aux jeux vidéo, et ça enchaîne sur une terrible dispute entre collègues. Bobby est honnête avec Chimney qui prend très mal que son supérieur lui affirme qu’il vit dans le mensonge. Et comme la série a décidé de nous en faire voir de toutes les couleurs dans cet épisode et de nous propulser dans un épisode qui pourrait déjà être une fin de saison, Chimney enchaîne sur un accident de voiture assez prévisible – même si j’ai cru bêtement qu’il allait s’en tirer et même si j’ai pensé qu’il allait réussir à faire un truc héroïque en étant le premier sur les lieux d’un accident.

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Finalement, donc, il est gravement blessé par l’accident, finissant avec une barre de métal dans le crâne. Normal. Une fois de plus, la série marque de très bons points avec cette intrigue possiblement digne d’un épisode de Grey’s Anatomy. Au moins, on sait qu’on suivra ce cas médical jusqu’au bout.

C’est effectivement le cas, mais pas avant d’avoir de jolies scènes entre collègues, dignes de réconciliations et finalement pleine de culpabilité de l’avoir laissé partir. Les images de l’opération sont loin d’être belles à voir, car c’est sanglant.

Chimney finit… dans un coma, dont personne n’est sûr de le voir se réveiller. C’est beaucoup d’un coup dans cet épisode quand même.

Du côté d’Abby, qu’on n’a pas vu pendant bien longtemps dans cet épisode, c’est l’heure de l’anniversaire de sa mère. Elle peut donc retrouver Tom Scavo, son frère. Je suis très content de revoir cet acteur dans une série, parce qu’il le mérite vraiment, même si je ne l’associe qu’à son rôle dans Desperate Housewives rien qu’avec cette critique. Bref, l’état de leur mère empire puisqu’elle oublie carrément que c’est son anniversaire au beau milieu de l’ouverture des cadeaux et le frère d’Abby s’inquiète et pour sa mère, et pour sa sœur.

Il essaye donc de convaincre Abby de placer leur mère afin qu’elle puisse recommencer à vivre sa vie normalement. Il est de nouveau question de son ex, Tommy. Perturbée par tout ça, elle appelle Buck et il la réconforte comme il peut – ne lui parlant pas de ses problèmes à lui. Abby en déduit qu’elle veut garder sa mère auprès d’elle.

Une autre urgence emmène l’équipe de pompiers à libérer des clandestins d’un camion. C’est une bonne occasion pour que Hen s’énerve contre quelqu’un qui le mérite (le chauffeur) et pour que l’on voit une nouvelle situation d’urgences qui se déroule mieux.

Quand on retrouve Athena, elle est énervée après Laila, l’élève qui a harcelé sa fille. Franchement, elle fait peur et ce n’est pas un cliffhanger que j’aime. L’autre cliffhanger est bien plus sympa puisque Chimney se « réveille » de son coma. Il n’est pas encore capable d’ouvrir les yeux, mais il communique avec ses mains. Toutefois, il doit digérer l’absence de Tatiana. Il ne peut pas savoir que Bobby a tenté de la faire venir et qu’elle a refusé. Après tout, elle ne voulait pas s’engager auprès de lui et cet accident la pousserait à s’engager encore plus. C’est tout bonnement atroce, car il est difficile de ne pas la détester, même si ses arguments sont tout à fait logiques et véridiques aussi.

Bon, je ne sais plus quoi penser de la série qui n’a cette fois vraiment plus grand-chose à voir avec un procédural. Je me demande comment ils vont tenir la distance sur la saison, et sur la saison 2, puisque la série est évidemment renouvelée. Il y a énormément de tension à chaque épisode et une gradation à chaque fois. Ce n’est pas évident de maintenir un tel niveau dans une série. Je sais, je sais, je ferais mieux de savourer plutôt que de m’inquiéter de la suite ; et pour l’instant, je suis entièrement plongé dans cette série à chaque épisode. Moi qui pensais rapidement m’en lasser, je suis mal servi (ou trop bien par rapport à ce que je mérite).