NCIS Hawai’i S01E05 (express)

Épisode 5 – Gaijin – 16/20
Cet épisode prouve une fois de plus l’importance que peuvent avoir les guest-stars sur une production pour raviver mon intérêt face à une intrigue plus que classique. Pour le reste, on sent que la série a trouvé son équilibre et les dynamiques qu’elle voulait instaurer entre ses personnages. C’est ainsi un épisode divertissant, qui propose tout ce que j’attendais de lui, et un peu plus encore.

Spoilers

Une soirée karaoké tourne mal quand un militaire japonais est retrouvé mort – assassiné de la même manière que sa petite-amie un an plus tôt.

Je sais, je suis un public facile, mais franchement, entre le karaoké du début d’épisode (c’est toujours une bonne idée de proposer du karaoké) et la liste des guests qui commençait par Enver Gjokaj puis Madeline Zima, il aurait fallu que cet épisode soit vraiment écrit avec les pieds pour qu’il ne me plaise pas. Ce ne fut pas le cas, heureusement.

Bien sûr, l’intrigue n’a rien de vraiment révolutionnaire et elle confirme même un problème que je soupçonnais dès le départ, avec Hawai’i qui limite tout de même les possibilités d’enquête du NCIS. Aujourd’hui, l’équipe enquête donc sur le meurtre d’un officier qui n’est pas américain, parce qu’il serait abusé d’avoir toujours des militaires américains morts sur une petite île. C’est une bonne idée, car la dimension géopolitique peut s’avérer intéressante… mais c’est aussi bâclé au sein de l’épisode.

Celui-ci est largement sauvé par une Madeline Zima au top de sa forme et de ses performances en tant qu’actrice. Je ne me lasse jamais de son jeu et de ses rôles toujours très originaux, tout en étant ressemblant. La voir en psychopathe qui ne ressent aucune émotion, ça semblait effectivement fait pour elle et elle s’en tire à merveille. Elle m’a captivé durant toutes ses scènes, me faisant presque regretter que les scénaristes ne lui en fournissent pas plus.

Clairement, son personnage (celui de la colocataire accusée à tort) est le plus remarquable de l’épisode, et tant pis pour le casting habituel. Aucun ne semble faire le poids face à son jeu, ce qui me pose presque problème pour la série de manière globale. Jane est particulièrement loin d’être au niveau en face d’elle, avec une performance un brin robotique… Dommage.

Si Madeline Zima était une coupable idéale, les scénaristes font le choix de rendre coupable des meurtres un autre personnage. C’est plutôt une bonne chose, car je l’imaginais être coupable – mais pas meurtrière pour autant ; je la voyais bien avoir employé quelqu’un pour faire le sale boulot à sa place. J’ai adoré son personnage et le rebondissement de la voir sous couverture à la fin, même si c’était simpliste dans l’écriture.

On est devant NCIS après tout ! D’ailleurs, la série nous embauche enfin un médecin légiste, et je tiens à dire que j’ai adoré sa scène. J’espère qu’on aura l’occasion de la revoir, car elle était plutôt marrante et avait de bonnes répliques. Le duo avec Lucy était efficace et plaisant à suivre, c’est une bonne chose. D’ailleurs, Lucy a droit à son développement cette semaine aussi, avec une haine de karaoké bien compréhensible quand on l’entend finalement chanter en fin d’épisode. Si j’ai bien aimé ce moment où toute l’équipe s’éclate ensemble – et nous prouve que ça y est, Kai s’est intégré au groupe parce que ça fait plus de quatre épisodes – j’ai détesté voir ses collègues s’empresser de la traîner à une soirée karaoké quand elle dit qu’elle déteste ça.

Je ne comprends pas ce délire des scénaristes de vouloir nous faire croire que c’est cool de forcer ses collègues à faire des trucs qu’ils disent détester. Ce n’est pas bien nouveau, particulièrement dans cette franchise, mais ça me déçoit toujours. Et comme en plus c’est l’un des rares trucs à se mettre sous la dent du côté vie privée des personnages cette semaine, c’était un peu odieux. Les scénaristes ne laissent pas beaucoup de place pour que ça se développe, rendant encore plus artificielle la scène finale.

C’est également en fin d’épisode qu’on a autre chose à se mettre sous la dent : Enver Gjokaj est de retour dans l’épisode et il est plutôt marrant de le voir squatter l’équipe pendant toute l’enquête. Inévitablement, ça se termine à nouveau en jeu de pouvoir et flirt avec Jane et inévitablement, il finit par l’inviter à dîner… mais celle-ci refuse. Allez, hop, j’accepte de shipper, parce que je crois qu’Enver Gjokaj pourrait être shippé avec n’importe qui ou n’importe quoi, il a de l’alchimie avec tout le monde. Vraiment.

Les raisons du refus de Jane ? J’ai bien aimé, même si là aussi, ça paraît artificiel – et ça ne durera pas éternellement. Elle ne veut pas avoir à faire face aux regards et aux médisances des autres qui apprendraient qu’elle sort avec un haut gradé militaire alors qu’elle est la première femme à ce poste. Je peux la comprendre, ça fait vraiment promotion canapé, même si ce n’est pas le cas. Et t’as pas forcément envie de vivre ça. En plus, bon, mélanger vie pro et vie privée, ce n’est pas toujours évident. M’enfin… Elle a clairement envie de lui, et inversement, alors c’est uniquement parce que nous sommes en début de série que leur couple est voué à l’échec.

Ce n’est qu’une affaire d’épisodes. Affaire à suivre. Mon dieu, un fil rouge dans une série de la franchise NCIS ?

NCIS Hawai’i S01E04 (express)

Épisode 4 – Paniolo – 13/20
J’ai bien aimé cet épisode qui avait ce qu’il fallait de développement des personnages, de scènes d’action et de moments de tension pour rester divertissant tout du long. Je repère bien quelques contradictions (déjà) et problèmes de cohérence, mais pour le moment, j’en fais fi pour profiter simplement du divertissement. C’est tout ce qu’est censée apporter une série procédurale, non ?

Spoilers

Un militaire débarque en ville sur un cheval. Le problème, c’est qu’il a des blessures par balle et qu’il s’effondre en plein centre-ville.

Franchement, j’ai cru que je m’étais trompé d’épisode : on commence par une scène bien différente de d’habitude, avec non pas un plan sur Hawai’i, mais sur un type à cheval qui semblait tout droit sorti de Fear the Walking Dead. Non, franchement, j’ai eu envie de rattraper mon retard dans la franchise des zombies plutôt que de continuer cet épisode sur le moment. Cela n’a pas duré, avec le reste de l’épisode insistant une fois de plus pour nous montrer à quel point le NCIS était différent à Hawai’i, précisément parce que nous sommes à Hawai’i.

Après le surf la semaine dernière et les chemises à fleurs depuis un mois, on passe donc aux danses traditionnelles, toujours avec plein de mots du parler-local utilisés à tort et à travers. C’est plutôt intéressant de voir les scénaristes centrer autant la série sur Hawai’i, car ça permet d’ajouter une vraie touche à la série qui se distingue aussitôt du reste de la franchise. Les balades en forêt à dos de chevaux, ce n’est pas ce qu’on attend de la franchise procédurale habituellement, mais ça marche plutôt bien ici.

Ceci étant dit, si les scénaristes se sont bien passés le mot sur ce qu’il fallait faire de la géographie (en profiter au maximum), on assiste dans cet épisode à la première vraie erreur de continuité de la série il me semble. Au bout de quatre épisodes, c’est un peu gros. Pourtant, c’est bien le cas : Lucy s’inquiète auprès de Kai de savoir s’il est vraiment OK avec l’idée d’avoir tué un homme, parce qu’elle n’est pas encore tout à fait remise de l’attaque qu’elle vient de subir. Pendant l’épisode, tous deux ont en effet été victime d’un homme qui a manqué de les tuer avec un couteau.

Tout ça est très bien, mais je ne vois pas en quoi c’est plus traumatisant que l’épisode de la semaine dernière où elle était en train de se faire tirer dessus et où elle jouait les cheerleaders pour arrêter l’agresseur. Je veux dire… C’est pire de se faire tirer dessus que d’avoir à gérer un type avec un couteau quand on est un agent entraîné physiquement au combat. Non ? En plus, j’avoue, j’ai du mal à saisir le rôle exact de Lucy : elle est à la fois calée en informatique, en sciences et est sur le terrain. Bref, c’est le couteau suisse de l’équipe ; et en plus, elle connaît tout le monde.

Vous aurez compris en quatre critiques que je l’aime énormément, mais j’ai encore du mal à saisir l’étendue de son rôle et de ses fonctions. L’épisode de cette semaine n’aidait pas avec cette contradiction, du coup. Au sein de l’équipe, en revanche, elle est donc là pour être la millenial cool à qui on peut se confier, et elle le dit elle-même. La relation qui se développe avec Kai avait l’avantage d’être vraiment fluide et de se développer naturellement, j’aime beaucoup comment c’est géré. Les intrigues familiales de Kai, par contre, je n’arrive toujours pas à m’y faire ou à voir vers quoi ça se dirige. C’est frustrant. Pour l’instant, ça sert juste d’excuse pour nous justifier qu’il a du mal à s’intégrer à l’équipe, j’ai l’impression.

C’est d’autant plus frustrant qu’il s’intègre plutôt bien et que ce sont plutôt les autres qui ne l’aident pas à trouver sa place. Jane ne fait pas grand-chose pour l’intégrer à l’équipe depuis le premier épisode, je trouve. L’équipe elle-même est un peu étrange : je n’accroche toujours pas du tout à Ernie, et pourtant, nous avions là son meilleur épisode.

La série nous le présente en effet comme plus humain maintenant qu’il a une ex, et c’est ex qui parvient à le sublimer en ajoutant énormément d’humour à ses scènes avec lui : elle est encore à fond sur lui et elle ne s’en cache pas. La pauvre Lucy qui se retrouvait entre eux – par choix, cela dit – a dû se sentir bien mal à l’aise face à tous les sous-entendus sexuels échangés entre ses collègues. Jamais de la vie ce genre de relations professionnelles peut exister sans que ce ne soit rapporté à un moment ou un autre à la RH. L’ex est limite dans l’agression sexuelle là, tellement elle se jette sur Ernie (certes, sans rien faire, mais tout de même). Cela ne semble pas le déranger, par contre… Non vraiment, j’ai du mal à cerner son personnage ; et je ne trouve pas ça dingue comme relation. Et pourtant, j’ai ri de l’humour apporté par cette ex. Allez comprendre. Je n’arrive pas à me décider, je crois.

Pour le reste, l’intrigue de l’épisode avait de bons moments, avec des cousins qui se protègent et un papa qui veut sauver son fils d’un trafic de drogues. Franchement, j’ai trouvé que c’était prenant et que la série parvenait toujours à donner envie de la regarder : les plans larges en hélicoptère, les randonnées en forêt et les scènes sur chevaux, ça apportait un cachet sympa à l’épisode. Bon, ça me donne aussi envie d’être en vacances d’été, mais ça, c’est autre chose. Loin de ces plans extérieurs magnifiques, on avait aussi de l’action, avec notamment un van qui explose tout un mur, et on voit bien que le budget est mis dans la série.

Cela ne signifie pas pour autant que les scénaristes se reposent uniquement sur les explosions, bien au contraire : Jane qui fait son petit discours pour rester en vie quand elle est encerclée par les méchants de l’épisode, c’était bien intéressant à voir, je trouve. Pas forcément crédible (genre personne n’a tiré avant ?), mais intéressant dans la manière de la montrer comme une agent avec qui on ne plaisante pas. L’actrice gère bien son rôle, le personnage est cool.

What if…? – S01E09

Épisode 9 – What if… The Watcher Broke His Oath ? – 20/20
Pourquoi suis-je surpris quand la fin de cette saison 1 ne pouvait absolument pas être différente de ce qui est proposé ici ? Je ne sais pas, je crois que j’ai posé mon cerveau à côté tout du long pour savourer cette série. Elle étend l’univers Marvel comme il faut et propose de bonnes choses qui s’inscrivent beaucoup plus que prévu dans le message de la phase 4 sur le multivers. Quant à la formule de cet épisode, c’est une formule que Marvel ne connaît que trop bien depuis le premier Avengers. Avec eux, ce n’est plus pourquoi changer une équipe qui gagne, c’est pourquoi changer une formule qui gagne ? Et effectivement, pourquoi ? C’est efficace.

Spoilers

Le Watcher brise son serment de ne pas intervenir pour mettre un terme à la menace Ultron.

You are the Guardians of the multiverse.

J’ai récupéré mon ordinateur, quoi de plus normal que mon premier visionnage de ce week-end soit le dernier épisode de cette série Marvel. Bien que légèrement spoilé sur l’existence d’un personnage particulier dans cet épisode, j’ai réussi à éviter la majorité des révélations à venir dans cet épisode et j’en suis heureux, parce que ce n’était pas gagné. J’ai fait un bon ménage dans ma TL apparemment. Et j’ai hâte de voir comment cette saison va se terminer – même si j’aurais aimé qu’elle continue encore un peu. Après, je me dis que sa fin va aussi me permettre d’avancer davantage dans les autres séries qui viennent de revenir.

Bon, allez, c’est pas le sujet de l’article en théorie, on est là pour un résumé et une critique de ce dernier épisode. Et il commence super bien, avec le retour de Peggy Carter et de son bouclier ! Captain Carter fait désormais équipe avec Black Widow pour battre les super-méchants et à moins d’être comptable et s’appeler Bernard, cet épisode commence super bien. C’est vraiment pas cool pour les Bernard de la compta, en revanche.

Captain Carter est toujours aussi badass, mais son combat contre un super-vilain est interrompu soudainement par le Watcher qui, comme promis par le titre de l’épisode, décide de rompre son serment et d’intervenir afin de sauver le multivers de la menace aperçue la semaine dernière. Wow. C’était inattendu, mais ça aurait dû être prévisible : le Watcher décide d’intervenir en faisant une petite récolte de super-héros dans les épisodes précédents.

C’est génial, tout simplement, car ça nous permet de retrouver une super équipe d’Avengers bien originale. Et en plus, on nous ajoute une Gamora destructrice de Thanos dans l’équipe ! J’aurais aimé avoir son épisode, mais bon, admettons. Qui sont les héros qui sont kidnappés par le Watcher pour devenir les Gardians of the multiverse ?

Gamora, Thor ado-pourri-gâté, T’challa Starlord, Captain Carter, le méchant Killmonger, Dark Strange. Une belle équipe, quoi. L’épisode explique ensuite rapidement les enjeux : cette super-équipe doit aller détruire l’Ultron de la semaine dernière qui est parti en vrille avec son armée de super-robots et ses gemmes. Autant dire que c’est une mission impossible, surtout que ces héros ne se connaissent pas encore. Bizarrement, le gardien les réunit, puis reprend à nouveau son rôle d’observateur qui n’intervient pas.

Oui, il ne cherche pas spécialement à les aider quand il les envoie en mission. Et oui, il les laisse servir d’appât à Ultron quand tout le monde accepte la mission improbable du Watcher. Bon, il leur accorde encore sa magie pour les aider à mettre en place un plan,, mais c’est sans compter sur le Thor immature qui refuse parfaitement de le suivre, préférant s’écrier un bon Viva Las Vegas.

Pas très efficace. Heureusement, Dark Strange est là pour protéger nos nouveaux héros. Un sort de protection leur permet de mettre en place ce nouveau plan, finalement, après un premier coup d’Ultron qui nous montre à quel point il possède des pouvoirs redoutables. Le plan ? Il est assez malin, je trouve : il consiste à voler la Pierre de l’Esprit en se servant des talents de T’Challa. Tout ça fonctionne et ça fonctionne même sacrément bien : j’aime beaucoup la manière dont tout s’enchaîne, avec des répliques très fluides. Et puis, toute cette équipe !

Elle manquait encore un rôle féminin d’envergure, même si Captain Carter prenait naturellement le lead : ça se produit quand Carter retrouve une Natasha Romanov d’un autre monde, celui où elle est la dernière survivante de l’espèce humaine bien sûr. Avant ça, il faut encore que Dark Strange se la pète en balançant un tas de zombies sur Ultron – parmi lesquels se trouvait aussi WandaZombie. J’aime beaucoup comment cet épisode fait le lien entre tous les épisodes et nous montre à quel point le format de l’anthologie était un leurre.

J’aurais dû m’y attendre, ce n’est pas la première fois que je suis confronté à ce genre de construction… mais ça marche super bien, et ça se fait avec surprise en ce qui me concerne. Bref, Ultron se débarrasse bien vite de Wanda, malheureusement, et tout ça devient une course à la Pierre de l’Esprit entre lui et nos gardiens du Multivers. Et c’est brillant à voir. Par contre, Ultron a toujours pas mal de pierres sur lui, alors il est un ennemi redoutable. Ces héros aussi le sont. Quelle scène géniale de voir Natasha et Peggy sacharner avec un bouclier ! Quel dommage de ne pas avoir un meilleur rôle pour Gamora ! Et la pierre qui est au milieu de tout, c’est génial à voir.

Vraiment, l’épisode est excellent. Malgré tout, nos super-héros sont encore une fois sur le point de perdre. Ultron récupère la pierre d’esprit et s’apprête à l’utilier… Mais c’est sans compter Dark Strange et sa transformation en poulpe. Grâce à un ultime effort de tous nos héros, Gamora récupère sa pierre d’esprit et peut mettre un terme aux actions d’Ultron.

C’en est presque trop facile, comme le souligne Thor. Ainsi donc, le robot utilisé par Gamora pour détruire les pierres d’infinité n’est pas conçu pour détruire les pierres d’infinité d’un autre univers. C’est problématique : en pensant détruire les pierres, tout ce qu’ils ont fait, c’est lui donner l’accès à toutes les pierres. À nouveau.

Ultron peut donc revenir plus puissant que jamais – mais il oublie encore à qui il a affaire. Et il a affaire au duo Natasha/Peggy qui est l’une des meilleures trouvailles de l’épisode. Malgré le fait qu’elles viennent de deux univers différents, les femmes arrivent à s’entendre juste ce qu’il faut pour mettre au point un plan se servant de la dernière flèche du Clint de l’épisode précédent. Cette flèche contient un virus et Natasha l’envoie dans l’œil d’Ultron pile à temps.

Pour être plus précis, elle vise son casque, mais Peggy retire le casque au bon moment, alors que la flèche avec le virus anti-Ultron arrive. Et c’est juste à temps : Ultron était en train de tuer tous les autres super-héros. Et oui, il suffit d’un petit virus de rien du tout pour venir à bout d’Ultron. C’est rapide et plus qu’efficace. Et pas cher. C’est Marvel que j’préfère. Pardon, c’était nul ça.

Il reste un problème : nos héros font équipe avec Killmonger, et il récupère les pierres sans scrupule. Killmonger se met aussitôt à dos les héros autour de lui, avant de les rallier à sa cause par un joli petit discours leur expliquant qu’ils peuvent tous sauver leur maison ; leur planète ; leur univers. Chacun un, tous pour un ? Cela ne prend pas sur nos héros.

La bataille reprend contre Killmonger, sauf que ce dernier oublie un autre détail : le corps d’Ultron, aka Vision. Celui-ci se relève pour récupérer les pierres, avant d’être interrompu par Dark Strange, se sacrifiant pour séparer les pierres… et pour surveiller ensuite un « pocket-universe » duquel les autres ne doivent plus jamais sortir. Ah. Tony ayant été mis à l’écart (j’ai ri face à cette scène bien plus que face au moment où le Watcher récupère Thor), il ne reste presque que des personnages qu’on serait susceptibles de revoir dans le MCU. J’ai du mal à croire que Scarlett ne revienne jamais (oui, malgré le procès). Bon, après, T’Challa évidemment, c’est bien triste.

Quoiqu’il en soi, ces personnages peuvent enfin faire le choix de retourner chacun dans l’univers qui leur appartient. Oui, même Carter qui demande pourtant un happy end, en vain. Reste un problème : Natasha n’a aucun monde auquel retourner. Et cela l’énerve encore plus. Elle se retourne assez logiquement contre le Watcher qui mangeait du popcorn quand sa famille était détruite, le confondant avec nous, de toute évidence.

Le Watcher décide malgré tout d’intervenir une dernière fois, non pas en rendant à Natacha son univers, mais en lui rendant une raison d’exister : il l’amène dans un univers qui a besoin d’elle pour vaincre Loki, dieu de la malice en train de terrasser le S.H.I.E.L.D. Décidément. Black Widow peut ainsi revenir à temps pour sauver un monde dans lequel elle n’existait plus car elle était morte, et ça fait bien plaisir à Nick Fury. Eh, le multivers offre bien des possibilités.

Le Watcher nous révèle aussi que le multivers est sa maison et qu’il la protègera quoiqu’il en coûte. C’est une jolie fin, et j’ai du mal à envisager une saison 2 à présent ; de même que j’ai du mal à imaginer la suite de la phase 4 sans lui. J’aurais aimé un lien avec la série Loki et le TVA aussi, mais bon… il faudra se contenter d’une étonnante scène post-générique dans laquelle Black Widow révèle à Captain Carter de retour dans son monde qu’elle a retrouvé l’écraseur d’Hydra… Avec quelqu’un dedans. Allons bon, est-ce un happy end à venir ?

Peu importe, on aura forcément un épisode de la saison 2 avec Peggy, et ça, j’approuve.

EN BREF – On nous a vendu un format anthologie pour noyer le poisson, mais la série a tout à avoir avec le reste de la phase 4 Marvel. Elle nous énonce quelques règles de base du multivers, nous montre bien que celui-ci est beaucoup plus poreux que prévu et montre à quel point la formule de base du film Avengers reste efficace sous toutes les formes de réécriture. J’ai adoré ces deux derniers épisodes, et ça signifie que j’ai adoré la saison dans son ensemble.

Voilà une série qui valait vraiment le détour ! Je suis fan de ce qu’ils proposent avec cette réunion du multivers et j’ai hâte de voir la suite de la phase 4. Trois séries sur quatre ont montré que le multivers avait ses limites et ses craquelures, tout ça va bien finir par péter sur grand-écran à un moment ou un autre.

En attendant, je reste au rendez-vous pour les projets suivants : The Eternals, la série Hawkeye et le prochain Spider-Man. Toutes les dates de cette fin d’année sont déjà dans mon agenda, et je suis bien content de me dire que l’année 2021 aura été marquée tout du long par des projets Marvel de qualité. Rien n’a atteint le niveau de WandaVision pour le moment, mais est-ce vraiment un problème quand tout est génial à savourer ?

NCIS Hawai’i S01E03 (express)

Épisode 3 – Recruiter – 12/20
Les choses se compliquent cette semaine pour la série avec un épisode qui laisse de côté toute sa modernité au profit d’une intrigue classique, de développements classiques, d’une réalisation classique, d’une enquête classique, d’un jeu d’acteur classique… Bref, Personne ne s’est foulé sur cet épisode, franchement, et ce n’est pourtant que le troisième de la série. On va être sur un rythme de croisière peu surprenant, convenu et… pas forcément passionnant.

Spoilers

Un recruteur de la Navy se fait assassiner froidement sur un parking.

Franchement, la critique va être vraiment très express cette semaine, parce que je n’ai pas grand-chose à commenter sur cet épisode. Je n’avais pas grand-chose non plus à me mettre sous la dent pendant ces quarante minutes, en même temps. Commençons par le plus simple, et le plus vite bâclé dans l’intrigue : l’enquête de la semaine. Le recruteur qui se fait assassiner, c’est un brin original, mais après ça, on enchaîne sur l’épisode le plus classique du monde.

Il n’y a pas de surprise dans l’épisode tant tout est convenu, des révélations pendant l’enquête à la construction des actes de l’épisode, en passant par les répliques sur le fait que ce ne soit pas un accident ou sur les alibis et par les déplacements des personnages. Franchement, la danse des personnages pendant les réunions, à se lever et s’asseoir en rythme, c’est littéralement du déjà vu. On a même une scène où ils marchent au ralenti pour arriver devant l’écran au moment où la caméra va pouvoir tourner correctement pour les filmer. C’était sûrement déjà comme ça avant, et c’est comme ça dans un tas de série, mais dans cet épisode, ça m’a décroché de l’intrigue… probablement parce que l’intrigue n’était pas géniale dès le départ.

Eh, même l’humour sur le fait de regarder le grand écran plutôt que l’écran de portable était sympathique, mais hyper convenu, non ? Je sais bien que c’est une série procédurale qui est là pour nous servir du convenu de toute manière, sauf que ça ne l’empêche pas de ne pas tomber dans tous les clichés du genre en théorie. Bref, on retombe sur mon problème habituel : je n’aime pas tellement les séries procédurales, surtout quand il n’y a pas de fil rouge. Et autant NCIS en a un excellent cette saison, autant NCIS Hawai’i en manque cruellement pour l’instant.

À leur décharge, l’intégration de Kai à l’équipe pourrait être l’élément de fil rouge qui accroche. Seulement voilà, ça fait trois épisodes et ça tourne déjà en rond avec son collègue là – Jesse, c’est ça ? Bien sûr, les scénaristes et la série tirent enfin profit du fait que tout se déroule à Hawai’i pour nous faire une scène avec quelques pectoraux et des planches de surf, mais eh, ça se sent que c’est juste un hameçon à audience tout ça.

Après, les scènes sur la plage, surtout quand il s’agissait de petites conversations assis sur le sable là, elles avaient un côté LOST dans l’esthétique, inévitablement. C’est plaisant. M’enfin, c’est à peu près tout ce que je retire de l’épisode. L’autre chose, c’est l’intrigue qui nous replace Jane dans sa position de maman. Sa dynamique familiale avec l’ex-mari, le frère et la sœur est hyper convenue, comme tout le reste, ce qui ne l’empêche pas d’avoir ses bons moments. Et avec cette thématique au cœur de la vie perso de la cheffe, il était facile de deviner qui serait la coupable de l’épisode pour faire un bon parallèle avec sa vie perso.

Bref, la série prend des raccourcis et utilise des facilités tout du long, un peu comme avec Lucy, mise de côté pendant tout l’épisode et finalement ancienne cheerleader, ce qui est bien pratique quand même. Alors certes, ça n’empêche pas de passer un bon moment avec cette nouvelle équipe. C’est juste que ça manque d’enjeux et de surprises, ce qui n’était pas le cas dans les deux premiers épisodes. Et puis, cette dernière scène… On se serait cru dans la série-mère. C’est plutôt positif pour la franchise d’avoir une marque de fabrique, cela dit.