Resident Alien (S01)

Synopsis : Après s’être posé en catastrophe sur Terre, un alien doit prendre l’identité d’un homme pour passer incognito. Il se retrouve malgré tout bien rapidement lié à l’enquête sur la mort mystérieuse du docteur d’une ville du Colorado.

Pour commencer, voilà une série dont je ne sais pas grand-chose, mais qui m’a immédiatement attiré pour tout un tas de raisons. Déjà, les affiches mettent en vedette Alan Tudyk, ce qui reste un bon gage de qualité. Ensuite, c’est une série de science-fiction. En plus, il y est questions d’aliens, et je n’ai que peu de séries à mon actif avec de vrais extra-terrestres (je veux dire, j’ai du mal à compter Supergirl dedans, quoi). Enfin, c’est diffusé sur Syfy. Ah, et Tequi n’en dit que du bien sur Twitter aussi !

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si cet article sort aujourd’hui : alors que cela fait à peine un mois que la diffusion a commencé aux États-Unis, Syfy France diffusait ce soir à 21h le premier épisode de la série, et me le filait en avant-première pour l’occasion. Je n’allais pas bouder mon plaisir, j’ai modifié mon planning, et hop, c’était parti pour le premier épisode…

Du coup, voilà ce que j’en ai pensé :

Note moyenne de la saison : 17,5/20

S01E01 – Pilot – 17/20
Pour l’instant, la série ne révolutionne rien, mais elle fait très bien ce qu’elle met en place. Je sens que je vais beaucoup accrocher aux personnages qui nous sont présentés, et je ne regrette pas de me lancer dans cette nouvelle aventure. Assurément, c’est à regarder pour son humour autant que pour le mystère qui se met déjà en place. Hâte de prendre le temps de voir la suite !
S01E02 – Homesick – 17/20
L’air de rien, la série nous propose de suivre un grand nombre de personnages et, même si elle le fait avec beaucoup d’humour, c’est assez dur de tenir le rythme et de tout critiquer. Tant pis. L’avantage, c’est que c’est une série vraiment drôle et prenante, avec plusieurs intrigues qui se développent assez vite. L’inconvénient, c’est que l’équilibre entre les diverses intrigues n’est pas encore trouvé.
S01E03 – Secrets – 16/20
Si on perd en crédibilité par moment avec des personnages qui font confiance un peu trop facilement au nouvel arrivant en ville, la série gagne en capital sympathie avec un humour improbable qui tombe toujours à pic et sait comment me faire rire. En plus, ça ne l’empêche pas de développer un fil rouge intéressant et des intrigues plus complexes que ce que l’on pouvait penser à l’origine.
S01E04 – Birds of a Feather – 18/20
Si la crédibilité de certaines intrigues est souvent à remettre en question, il n’y a pas à dire, l’écriture de la série est vraiment très chouette, avec des personnages attachants et de bonnes blagues. Je n’ai pas l’impression de n’avoir vu que quatre épisodes ! Et ça devient difficile d’attendre une semaine entre les épisodes, parce que c’est vraiment très prenant comme intrigue. Je vais quand même le faire, parce que c’est un mode de diffusion que j’aime, tout simplement.
S01E05 – Love Language – 16/20
Ah, la voie choisie est intéressante pour la suite, je suis curieux de voir comment ça va se développer et comment le fil rouge va évoluer. Je le trouve particulièrement lent dans son avancée, mais c’est parce que la série se concentre davantage sur les histoires de chaque personnage que sur l’intrigue principale. Pour autant, l’épisode manque un peu de peps dans les dynamiques entre personnages par rapport au début. Bref, j’aime toujours, mais je commence à trop m’habituer à la formule et l’écriture de la série.
S01E06 – Sexy Beast – 16/20
Les différentes pièces du puzzle s’emboîte bien dans cet épisode qui change un peu de sa narration habituelle et accélère finalement le rythme du fil rouge, l’air de rien. L’épisode précédent permet de mettre de côté certains éléments qui ralentissaient Harry jusque-là, et le changement fonctionne plutôt pas mal pour la série, je trouve. L’épisode est très sympathique et donne toujours envie de revenir, encore et encore. Un vrai plaisir.
S01E07 – The Green Glow – 16/20
S’il y a des morceaux d’intrigues auxquels j’ai eu du mal à accrocher, je suis bluffé par tout ce qu’il se passe en un épisode, et par la fluidité avec laquelle ça se passe chaque semaine. C’est efficace et accrocheur, j’aime vraiment beaucoup comment la série a réussi à créer son univers et à être convaincante en si peu de temps. En plus, je pense qu’elle est aussi efficace en diffusion hebdomadaire comme je le fais qu’en bingewatching, et ça, c’est rare.
S01E08 – End of the World As We Know It – 19/20
Un excellent épisode qui gère bien sa tension avec une énorme dose d’humour, comme toujours, et qui marque un tournant pour la série à deux épisodes de sa fin de saison. Cela confirme que la série va avancer vite, et ça me va très bien comme ça, parce qu’il y avait des moments qui ne devait pas traîner beaucoup plus, même si ça passait encore pour quelques épisodes. En revanche, l’épisode ne s’encombre pas trop de certains détails et aspects finalement peu crédibles, tout en ayant du mal avec un rythme un brin haché. Sans mauvais jeu de mots par rapport à la scène finale, bien sûr.
S01E09 – Welcome Aliens – 19/20
L’épisode prend son temps au début, mais on ne s’y trompe pas : nous sommes clairement sur l’avant-dernier épisode de la saison et tout s’accélère progressivement. C’est une excellente chose car la saison révèle bien toute sa construction. En revanche, certaines intrigues semblent presque bâclées alors qu’elles paraissaient importantes à l’origine, et ça m’a un peu décontenancé. M’enfin, de bons acteurs et une bonne histoire, ça me fait oublier tout le reste !
S01E10 – Heroes of Patience – 19/20
S’il y a bien une scène qui m’a un peu décroché de l’épisode, tout le reste était sacrément pertinent et bon pour donner l’impression d’une conclusion rondement menée… sans pour autant retirer la perspective d’une saison 2 qui promet d’être aussi fun et réussie que la première ! La saison est menée de manière impeccable, les sous-intrigues sont terminées, d’autres sont prêtes à nous mener ailleurs et les personnages sont restés attachants du début à la fin, avec un humour et des répliques qui font toujours mouche. Bref, un vrai petit délice !

Walker – S01E02 (express)


Épisode 2 – Back in the Saddle – 12/20
Ce n’est toujours pas très glorieux comme série, mais ça se regarde quand on se fait à manger. Grosso modo, c’est prévisible et programme familial pas très ambitieux… mais comme on est sur la CW, on a aussi une envie de moderniser un univers qui n’était pas très ouvert d’esprit. Bon courage quand c’est dans l’ADN de la série d’être un peu vieillotte, tout de même.

Micki doit enquêter sur un mystérieux incendie alors que Walker veut renouer le lien avec ses enfants.

Spoilers

La série lutte comme elle peut contre les affres du temps : la série d’origine est pleine de ce qui paraît aujourd’hui être des défauts, avec un personnage principal interprété par un Chuck Norris loin des considérations féministes du mouvement #metoo et de l’ouverture d’esprit des années 2020. Qu’à cela ne tienne, on sent que les scénaristes veulent faire changer les mentalités des fans… sauf que je doute que les fans de la série d’origine regardent ce reboot.

C’est tout de même très différent de ce qu’était la série d’origine… et d’ailleurs, je la connais mal, donc je ne vais pas m’aventurer sur ce terrain-là. Cet épisode est on ne peut plus classique dans sa structure, avec un côté procédural nous permettant de suivre une enquête sur l’incendie d’une écurie. Ma foi, on s’en doutait vu mon amour du procédural, mais je n’ai absolument pas suivi ce qu’il se passait dans l’enquête, qui termine par une scène d’action sympa à cheval.

Les acteurs semblent toujours s’éclater. On nous développe d’ailleurs le duo Micki/Walker, et c’est très lourd dans l’écriture, avec un Walker qui continue d’enquêter quand on lui dit explicitement de ne pas le faire et une Micki qui répond à toutes ses questions avant, à chaque fois, de lui rappeler qu’il ne doit pas enquêter. Euh ?

Côté familial, Walker gère toujours ses enfants comme il peut après son absence, et ça vaut ce que ça vaut, à savoir que c’est écrit lourdement : August entend son père se battre avec son oncle, Steila (bizarre comme orthographe, mais c’est ce que j’ai cru lire sur la plaque ?) communique avec son père par SMS uniquement, avant d’accepter une petite activité avec lui et de fondre en larmes… Humph. Je n’attends rien de plus, remarquez.

Bref, il n’y a bien que le personnage de Micki qui m’intéresse encore un peu dans la série, mais même elle est tout de même un grand cliché. Comme je le disais plus haut, la série tente de jouer davantage sur la diversité que l’originale, et les scénaristes en font des caisses avec cette ranger qui est à la fois une femme et une personne de couleur. J’aime l’actrice, donc j’accroche pour l’instant. Et tant mieux, parce que le fil rouge sur la mère des enfants Walker semble s’essouffler dans cet épisode apportant des réponses qui retirent tout le mystère de sa mort ?

Je m’attendais tellement à un cliffhanger lors de la vidéo mémorial, mais non… encore une fois, c’est une fin qui tombe à l’eau.

> Saison 1

WandaVision – S01E07

Épisode 7 – Breaking the fourth wall – 19/20
Comme chaque semaine, la série propose un nouvel épisode très solide et très intéressant, qui m’a même paru plus dense que d’habitude tant il y a des développements. Il faut dire qu’on se dirige peu à peu vers la fin de la série, alors forcément, il faut avancer, quitte à suivre trois intrigues en parallèle. Tout est parfaitement maîtrisé, du rythme au jeu des acteurs, en passant par les répliques et les révélations qui se font de manière fluide. Si vous n’aviez pas compris : je suis fan de cette série. Beaucoup trop, même.

> Saison 1


Spoilers

It was Agatha all along.

Le générique Marvel Studio ne perd pas encore de son sublime et me donne toujours autant envie de vivre un très bon moment et de me plonger dans les histoires Marvel. J’avais peur qu’à force de l’entendre chaque semaine, je m’en lasse. Ce n’est pas encore le cas. Comme l’indique le titre de l’épisode, la série brise effectivement le 4e mur bien rapidement cette semaine : Wanda se réveille dans son lit, seule, déprimée… et parle à la caméra dans une sorte de mini-interview.

Voir aussi : Ce que c’est que le 4e mur

C’est un format à la mode, que je n’aime que partiellement, mais qui fonctionne bien ici encore. Les scénaristes ont prouvé qu’ils n’avaient aucun mal à réécrire la série à chaque épisode selon un style différent, et rien que pour ça, ils méritent toute notre attention.

Les jumeaux sont quant à eux en train de jouer aux jeux-vidéos, mais ça se passe mal pour eux : la console n’arrête pas de changer. Forcément, Wanda perd peu à peu le contrôle, et ça va être un des thèmes de l’épisode, pour ne pas dire le point majeur. Wanda veut une journée pour elle, à vivre une quarantaine et c’est bien trop drôle en cette période de crise sanitaire… non ?

Bon, d’accord, peut-être pas. Les jumeaux sont livrés à eux-mêmes, Wanda se décide à ignorer tous les changements qui l’entourent, y compris quand son lait d’amande devient du lait de vache, et la comédie n’est peut-être pas la meilleure ici, mais l’actrice est tellement drôle que ça me conveint parfaitement.

Bien sûr, nous sommes en pleine parodie des comédies sous la forme du « mockumentary » (Modern Family, The Office ou plus particulièrement pour ce début d’épisode Parks & Rec, je trouve), et le générique nous le rappelle en nous mettant Wanda absolument partout, avant de se rappeler qu’il existe aussi Vision.

De son côté de l’Hexagone, Vision se réveille seul en plein milieu du cirque qui vient de s’installer. Normal. On retrouve également Lewis, qui devient une artiste du cirque dont le rôle est de toujours réussir à s’échapper. Ca tombe bien : grâce à ça, elle n’est plus menottée, ni enchaînée. L’avantage, c’est que si elle a tout oublié, Vision se souvient d’elle au moins. Il la harcèle donc pour avoir des réponses, avant de lui rendre sa personnalité.

C’est une bonne chose, j’aime bien le personnage de Darcy Lewis (autant l’appeler par son prénom désormais que je m’en souviens) et ça m’aurait embêté de la voir coincée dans ce personnage de cirque peu drôle. En plus, ça permet de ne pas s’attarder dans le cirque et de se barrer bien vite de ce lieu, et ça, ça me convient parfaitement.

Ainsi, Darcy s’amuse bien à donner un coup de poing dans la tronche de l’employé du cirque qui veut les empêcher de s’en aller pour les faire venir sur la piste du cirque. Certes, j’aurais aimé voir ça, mais tout de même, on aurait perdu du temps dans un épisode par ailleurs très dense. Une fois en route, avec un camion qui n’avance pas du tout et qui est confronté à plein d’obstacles : feux rouges, camions de travaux… Quand Vision n’est pas amusé par la situation, cela permet au moins à Darcy de lui raconter tout son passé.

Vision est amnésique après tout, et il avait bien besoin de ça pour comprendre mieux le personnage de Wanda. Comme c’est raconté par une fan de WandaVision – vraiment, elle est comme nous Darcy finalement – la pilule est plus facile à avaler en plus : il peut comprendre que Wanda et lui sont bien amoureux. Et ça, c’est important.

Bien sûr, Vision lui pose un tas de questions auxquelles elle n’a aucune réponse, notamment sur les enfants. Ah oui, les jumeaux ! Ils s’inquiètent de la disparition de leur père eux aussi. Wanda s’en débrouille comme elle peut, à leur expliquer que Pietro n’est pas leur oncle, mais un imposteur. Ah. On avance ? Il semblait en savoir beaucoup la semaine dernière, est-il confirmé comme méchant ? J’aime bien quand Pietro fait partie des méchants.

Cette perte de contrôle progressive de la sorcière rouge rend vraiment évident le fait que Wanda ne contrôle rien du tout dans son hexagone, finalement. Elle avait probablement un pouvoir limité sur ce qui lui arrivait, mais peu à peu, on se dirige vers des révélations sur d’autres méchants. Et les indices déjà nombreux nous pointent tous dans la direction de… Agnes, qui débarque à nouveau pile au bon moment et continue d’attirer toutes mes méfiances à jouer avec le 4e mur dorénavant, avec des regards lourds de sens. Elle est une superbe actrice et me fait tellement rire.

Agnes débarque donc pour jouer les nourrices, et ça permet à Wanda d’avoir un peu de temps pour elle. Le seul problème, c’est qu’elle ne peut pas trop regarder la télévision quand tout le salon, y compris la télévision, tente de changer d’apparence. Pendant son interview, quelqu’un parle alors à Wanda, qui ne comprend pas pourquoi cette personne lui parle ou pourquoi elle lui demande si elle mérite ce qui lui arrive. On va avancer, je le sens.

Avant ça, on fait toutefois un détour chez Agnes, où un des jumeaux se rend compte qu’Agnes n’est pas tout à fait qui elle prétend être, parce qu’elle est silencieuse à l’intérieur. Humph. Elle est si louche.

En-dehors de l’hexagone, Woo découvre l’existence du projet Cataracte : Hayward veut récupérer le corps de Vision parce qu’il tentait en fait de le ré-activer sans la pierre d’Esprit. Vision est après tout une arme surpuissante. Dans une autre scène, nous voyons d’ailleurs Hayward apprendre que le signal qui permettait de recevoir la sitcom à l’extérieur de l’hexagone n’est plus. Il faut dire que Wanda a dû passer au numérique dorénavant ?

Ils n’ont plus Lewis pour les aider à capter ce qui est en train de se passer… Et quand je dis « ils », je fais à la fois référence à Hayward et au duo Monica/Woo. Ces deux derniers arrivent enfin auprès du contact de Monica, qui a fait couler beaucoup d’encre car on se demandait tous qui cela allait être. Il s’agit finalement d’une certaine Major Goodner, qui avait donc un lien avec la mère de Monica. Soit. Je ne la connais pas. Et j’avoue, j’ai googlé avant de publier la critique, personne ne semble la connaître. Une fausse piste pour nous éloigner des vrais éléments de théorie ? Peut-être.

Goodner leur montre rapidement ce qu’elle a apporté pour aider Monica à entrer dans l’hexagone : une voiture blindée qui semble être la solution pour Monica puisqu’elle contient une sorte de capsule probablement capable de l’emmener dans l’Hexagone. Comme on n’est jamais trop prudent, elle a aussi droit à une combinaison d’astronaute quelque peu ridicule, mais elle est prête à tout pour retourner dans l’Hexagone et sauver Lewis – ou Wanda. Ou tout le monde, allez savoir. On nous assure tellement que Monica ne risque à rien dans son blindé que je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un doute.

Par conséquent, je sentais mal le compte à rebours inquiétant qui nous prédisait l’impact entre le véhicule et l’hexagone, et j’ai eu raison : bien sûr le véhicule se heurte à la barrière et ne parvient pas à la transpercer, étant rejeté et réécrit à la fois.

Y a quand même un type qui préfère rester sur son écran d’ordinateur au lieu de suivre tout ce qu’il se passe, c’est fou. Le véhicule est finalement rejeté violemment hors de la barrière, mais par chance, Monica s’est extraite de celui-ci juste avant, voyant bien que l’ensemble allait être réécrit. Enervée de se faire rejeter comme ça, Monica laisse tomber son casque et décide de traverser malgré tout, certaine d’être capable de le faire.

Elle a raison, bien sûr : les effets spéciaux sont beaux, on a droit à tout un moment qui nous montre à quel point Monica est réécrite au niveau cellulaire (je pense X-Men et mutant chaque fois que j’écris ça). Pendant cette longue scène, Monica entend toujours des voix de son passé, notamment Captain Marvel, et on sent bien que c’est un moment important pour le personnage. Evidemment. Monica hérite finalement de ses pouvoirs, c’est très clair, avec des yeux qui virent au bleu clair. Le problème, c’est que sa vue est totalement perturbée par des ondes et lueurs bleues désormais. Elle va regretter le passage d’un monde à l’autre… ou pas ?

Elle récupère la vue et se rend aussitôt auprès de Wanda, ignorant pour l’instant le fait qu’elle était aussi en quête de Lewis. Celle-ci est toujours coincée dans son camion de toute manière, par des enfants cette fois. Sans trop de surprise, Vision décide de s’échapper pour aller parler à sa femme cette fois. C’est plutôt logique, ma foi, mais il met longtemps à arriver, loupant tous les événements de cette fin d’épisode.

Entre temps, la pub de l’épisode nous ramène à la réalité, avec la pilule Nexus, un antidépresseur qui ne donne pas du tout envie à en croire cette pub. Pourtant, il semblerait que Wanda en prenne au moment où Monica arrive justement chez elle. Wanda la vire sans sommation à coup de pouvoirs dès que Monica lui parle d’Hayward et de son plan.

Seulement, au lieu de s’écraser au sol, Monica a cette fois la possibilité d’atterrir tranquillement sur le sol et de tenter de raisonner par les mots Wanda. Bon courage ! J’aime le fait qu’Agnes observe tout ce qu’il se passe, mais aussi que la série nous ramène Emma Caulfield juste pour un plan. J’ai bon espoir de retrouver le personnage de Dottie plus tard grâce à ça, alors que je m’étais fait une raison sur l’absence de cette actrice que j’adore.

Monica essaie en tout cas de faire comprendre à Wanda qu’elle doit vraiment renoncer à l’Hex… et c’est Agnes qui intervient pour la libérer de cette discussion. Elle est définitivement louche, et c’était écrit sur son pantalon dans le générique de la semaine dernière après tout. Si, si. Wanda se retrouve ainsi chez Agnes, et quand elle voit son lapin en cage, les biscuits sur la table et une drôle de mouche, elle commence à comprendre que quelque chose dérape sérieusement. Elle s’inquiète enfin de savoir où sont ses enfants – disparus depuis le milieu de l’épisode, et la réponse « en train de jouer à la cave » n’a rien de rassurant. La cave sentait si bon les vibes des séries des années 2000, cela dit.

Sans trop de surprise, on s’est alors dirigé vers un cliffhanger où la cave était très cheloue – au point de nous rechanger le format de l’image pour être un peu plus dans un film Marvel cette fois. Il est confirmé qu’Agnes a un lien avec tout ce qu’il se passe, parce qu’elle débarque finalement dans la cave pour souligner que Wanda n’est pas la seule sorcière en ville.

La révélation tombe bien, et on nous informe alors qu’Agnes est en fait Agatha Harkness. Hein ? Je ne me souviens plus bien du personnage, mais je n’ai pas souvenir de l’avoir considérée comme une méchante ; pour moi, elle était plutôt une sorte de guide qui ne choisit jamais son camp. Quoiqu’il en soit, elle a désormais des yeux violets et est une méchante pour cette série – ou en tout cas, c’est ce qu’on nous laisse penser pour l’instant.

Le générique se relance alors une fois de plus, mais cette fois-ci, ce n’est pas pour nous présenter WandaVision, mais pour nous annoncer que c’était Agatha depuis le début. En boucle. On la voit ainsi tirer les ficelles dans une succession de flashbacks amusants sur l’ensemble des épisodes : chaque fois qu’elle venait, c’était pour apporter un rebondissement, elle provoquait les problèmes lors du spectacle de magie et, bien sûr, elle est derrière l’arrivée de cet étrange Pietro. C’est tellement bien comme idée.

Le seul problème, c’est que le générique souligne plusieurs fois qu’on ne s’y attendait pas, alors que si, quand même, on était nombreux à ne pas sentir Agnes comme un personnage en qui avoir confiance. De là à l’imaginer tuer Sparky ?! Plus de doute, c’est une méchante… Et j’ai adoré cette réplique finale avec le rire maléfique qui va avec ! 

Après quelques recherches, Agatha est arrivée dans les comics via les Quatre Fantastiques, alors il est toujours possible que le MCU nous intègre enfin ces personnages également… Affaire à suivre !

Signalons l’existence d’une scène post-générique également (yes !), où Monica a la bonne idée de fouiller la maison d’Agnes, ou du moins d’essayer de le faire. Coincée et ne pouvant y entrer, elle fait le tour, trouve un accès à la cave… et est arrêtée par Pietro. Aaaah. Il me manquait dans cet épisode, mais je n’ai pas vu venir sa présence à ce moment-là, et la perspective d’une confrontation entre Pietro et Agnes est vraiment intéressante.

> Saison 1

 

Walker – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 11/20
C’est encore plus mauvais que ce que j’imaginais, mais c’est un premier épisode alors j’essaie d’y trouver des qualités. La principale est la raison pour laquelle je suis devant ce pilot de toute manière : le casting. Il est vraiment plein d’acteurs que j’aime… Maintenant, ça va s’arrêter là pour moi : je vais regarder la suite d’une oreille distraite, j’imagine, mais ce premier épisode n’annonce rien de bon pour la suite avec une écriture vraiment pas fameuse de l’intrigue ou des personnages.

> Saison 1


Spoilers

101-2

I trust you’ll make the right decision.

La série commence par un plan sur Padalecki en ranger et, ma foi, je dois dire que ça lui va bien comme rôle. Il a la tronche pour ça, il n’y a pas à dire, mais même moi je m’attends à voir débarquer Jensen Acklès à un moment, franchement. Je veux dire, on est sur le même genre de filtres que la série utilisait, on est toujours sur la CW et vraiment, il est au volant d’une voiture quoi.

Pour être original, il est en plus un couple avec une nana qui a tout le potentiel pour se faire tuer bien rapidement. Et ça ne manque pas (enfin, le suspense est entier) : pendant une soirée jeux en famille, Walker reçoit un SMS d’Emily qui lui demande de répondre en urgences, parce qu’elle a un problème. Il l’entend demander de l’aide au téléphone, lui dire des choses qu’il entend mal… mais il entend bien les coups de feu qui sont tirés par contre.

Il interrompt sa soirée jeu sans rien dire à personne, inquiet comme jamais, pour rappeler sa copine… en train de se vider de son sang. Soit ? Il en déduit aussitôt qu’elle est morte, alors que ce n’est pas encore le cas ? C’est mal écrit tout ça.

Onze mois plus tard, et je tiens à dire que je m’ennuie déjà, toute la famille attend le retour d’un personnage important alors que Walker, lui, est occupé à se bourrer en pensant à Emily. Comme il est au bord de la route, il se fait contrôler par une flic, et c’est rigolo de la voir habillée en ranger notre Lindsay Morgan, ça la change de sa veste rouge.

Elle recueille donc notre Walker bourré dans sa voiture de flics et apprend à le connaître en le ramenant chez lui, lui apprenant qu’elle vient d’être promue. Soit. Il n’a plus qu’à dormir sur le canapé, maintenant. Le lendemain, il se rend auprès de son père, portant un bon gros chapeau de cow-boy, puis dans la maison où il retrouve sa mère, August et… pfiou, je connais cet acteur, merde, qui es-tu ? Pretty Little Liars maybe ?

Vraiment, je n’ai jamais regardé la série d’origine, et ça va se voir dans cette critique. On notera aussi que James, le collègue de Walker devenu capitaine, est un autre acteur que j’aime bien, et il place sous la surveillance de notre personnage principal, Micki Ramirez. Ce dernier n’est pas un homme, mais juste la flic qui a eu la bonne idée de venir en aide à son futur boss la veille au soir.

Bon, on ne va pas se mentir, c’est frustrant : j’adore les acteurs, tous, mais je m’ennuie ferme. Ce sera une série à regarder en mangeant – ou dans le train (coucou Morgane, je suis sûr que tu vas passer par là !), ce sera difficilement plus pour moi. Après, je finis parfois à m’attacher à ce genre de séries. Pour l’instant, c’est dur de voir à quel moment ce sera le cas pour l’instant, et ça n’aide pas d’avoir droit à un milliard de repas de famille tout au long de cet épisode.

Ca n’aide pas non plus d’apprendre que sa fille, Stella, se fait arrêter avec sa pote (n’est-elle que ça ?) parce qu’elle possède de la drogue. Elle demande à son père d’accueillir Belle chez eux, mais ce n’est pas le cas facilement ; surtout que les parents de sa pote débarquent. Ils sont terrifiés de voir un ranger impliqué dans l’affaire et on en arrive rapidement à une scène de morale américaine proposée par le héros de la série.

Su-Per. Il vient juste de revenir en ville pourtant, après plusieurs mois d’absence suit au décès de sa femme. OK. Pourquoi pas. Il se rend finalement au bar de la ville, où il retrouve une barmaid pote d’Emily qui finira probablement love interest pour lui. Le tout se termine en dance texane, parce que ce ne serait pas la même série sans ça.

En parallèle, on suit le retour de Micki chez elle auprès de son copain, copain qui vient juste d’arriver et de rentrer pour une durée indéterminée (marine ?). C’est encore un acteur que je connais et que je pense aimer d’ailleurs, même si je n’arrive pas tout de suite à le replacer. La série préfère replacer Walker dans son nouveau contexte : il est désormais affecté par le 11 septembre et par la mort de sa femme – mais celle-ci a juste disparu, franchement.

Sinon, au-delà de l’instauration de ses personnages, la série prend le temps de se placer aussi comme série policière… et ce n’est pas glorieux. L’enquête n’est pas ouf et mène Micki et Walker dans un magasin où deux ados sont leurs suspects. Et ça vire en combat de coq qui m’a fait mourir de rire : l’un des ados s’en prend à Walker parce qu’il n’a pas su protéger sa femme qui est morte… et ça finit en combat où les deux en viennent aux mains. Genre ?

Que suis-je en train de regarder ? C’était bien drôle en tout cas de voir Padalecki en venir aux mains avec un ado qui espère lui faire face alors que… c’est évident que non ? C’était plutôt drôle et ça fait que Walker est blessé à la main. Il peut ainsi rencontrer Tray, le copain de Micki, qui était dans l’armée en tant qu’infirmier. Ca tombe bien.

Tray peut donc s’occuper de la main de Walker, tandis que Micki nous dit que le personnage de Walker est un homme habitué à tordre les règles, alors qu’elle, elle n’est certainement pas comme ça. L’enquête les mène ensuite sur la piste d’un cartel de drogue, mais l’essentiel n’est pas là pour Micki. Non, pour Micki, l’essentiel, c’est que Walker s’occupe de Stella. Lol.

Effectivement, l’école de Stella appelle pour dire que la gamine sèche les cours et elle est totalement dans le rôle de l’ado insupportable. Oh, elle n’est pas seule : sa pote aussi est conne, puisque ses parents n’ont pas encore de papiers et elle commet des activités illégales. Tout ça n’a aucun sens. Stella ? D’après Micki, elle est énervée, mais elle veut être retrouvée, c’est évident.

Euh ? Non ? Bon, on va faire comme si cette morale américaine était vraie et fonctionnait, mais ce n’est pas le cas. La gamine est imblairable et blâme son père pour son absence après la mort de sa mère, grosso modo. C’est un classique, alors pourquoi pas, mais vraiment, que c’était lourd dans l’écriture ! Et l’enquête n’est pas mieux…

Ramirez arrive juste avant Walker dans l’entrepôt des criminels, ce qui n’a aucun sens puisqu’il est passé voir sa fille et s’engueuler avec elle… mais bon. Finalement, c’est la femme qui est la dealer du cartel, et c’est donc Ramirez qui se lance à sa poursuite. La scène d’action était plus marrante que prenante… et ça finit dans le bureau du chef qui les félicite, avant de rappeler à Walker qu’il ne peut pas faire n’importe quoi avec les témoins, comme avec le premier gamin dans le magasin.

Ah. Finalement, il est confirmé que la femme de Walker est bien morte : son corps a été retrouvé, il est question d’un jeton de poker et on aura bien une intrigue fil rouge. En attendant de la voir développer, il faut que Walker se réconcilie avec Stella, cependant. Il n’y arrive pas bien sûr, mais il peut au moins passer du temps avec son fils, August, qui l’emmène dans la grange, aménagée d’une belle manière.

August nous dit qu’il fait du bricolage, mais il ne nous montre même pas comment, et ça, c’est frustrant, parce que ça aurait pu me faire un point du Bingo Séries au moins. La fin d’épisode est plutôt chouette, avec Walker restant dans cette grange aménagée pour y dormir avec son fils, et être interrompu par Stella leur apportant un plaid.

Cela permet à Walker d’avoir une conversation à cœur ouvert avec sa fille. Ce n’est pas suffisant pour les réconcilier, mais ça permet une jolie conclusion à l’épisode… qui n’aura même pas un cliffhanger ou un effet « wow » pour nous faire revenir. Ouep, définitivement, ça se regardera dans le train ou en cuisinant, quoi, ne vous attendez pas à d’autres critiques complètes de ma part !

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