Merry Happy Whatever – S01E02

Épisode 2 – Harmony – 15/20
Bon, je pense que la saison va rester sympathique de bout en bout, sans jamais être plus que ça. En même temps, c’est ce que j’en attendais… Alors ça me va parfaitement. Ca me met progressivement dans l’ambiance de Noël et je continue de penser que c’est une bonne idée de proposer une série de Noël pour le mois de décembre… même si rien ne peut vraiment surprendre au sein de celle-ci !

> Saison 1


Spoilers

8:40. This is gonna be a day.

On retrouve Matt et Emmy le lendemain matin. Ils n’ont pas dormi ensemble, puisque Kayla a joué son rôle à merveille, et il est surpris de voir que… tout le monde est dans la cuisine, encore. On l’avait pourtant prévenu de la toxicité de la famille. Tout le monde est là en permanence, et pour cette fois, ça se contente donc d’un petit-déj et ça promet une soirée à chanter des chants de Noël. Bon, sauf que Matt ne pourra y être, car il a l’opportunité de chanter dans un bar.

Don est déçu de voir que son nouveau gendre ne sera pas là. En vrai, il n’en a rien à faire, mais c’est marrant pour lui de descendre Matt et sa carrière de musicien. C’est clairement son sport préféré désormais.

Autrement, Kayla est toujours en pleine déprime, elle aussi, puisque bon, elle a un divorce sur le fait. Ce n’est pas son nouveau poisson qui va l’aider à s’en remettre. Le père fait ce qu’il peut pour lui remonter le moral, lui proposant d’organiser les chants. Il se remet comme il peut d’avoir déprimer son autre fille, Pats, qui essaie de tomber enceinte sans y arriver.

Il fait beaucoup d’ingérence dans la vie de ses enfants, tout de même. Il a donc organisé un rendez-vous pour sa fille, afin que son ami Ted lui propose un job. J’avoue que j’imaginais qu’il essaierait de la caser avec un nouveau type, c’est déjà ça de pris.

Dans tout ça, les conjoints se retrouvent une nouvelle fois dans un bar – Matt, Todd, Joy. Je peux retenir les noms. C’est gros. Ils ont une maison à disposition tout de même ! Bon, Matt en profite pour leur confier son plan : il veut faire en sorte que son beau-père lui confie ses sentiments sur Nancy. Todd et Joy ont un plan différent pour Matt, qui repart du bar en comptant ramener Don à l’hôpital en prétendant ne pas se sentir bien, pour qu’il puisse parler avec Nancy, l’infirmière qui lui plaît tant.

En sortant du bar, Todd et Joy se rendent compte que le mari de Joy lui ment : il n’est pas au boulot comme il devrait l’être, puisqu’il va au cinéma. Sa femme le confronte dès que possible, pour découvrir qu’il va au cinéma plusieurs fois par semaine depuis qu’il s’est fait virer. Je l’avais senti venir : tout est prévisible dans ce type de sitcom.

En parallèle, tout se passe d’ailleurs comme prévu à l’hôpital, avec Nancy acceptant de s’occuper de Matt qui feint d’avoir mal pour passer plus de temps avec elle, et avec Don. Au départ, il semble que ça fonctionne bien et que le charme entre Don et Nancy opère… mais lorsqu’il est question de la carrière de musicien de Matt qui ne plaît pas à Donn, tout change : le père de Nancy était musicien aussi, et elle prend la défense de Matt cette fois, pas celle de Matt. Inévitablement.

Pendant ce temps, Kayla entraîne Patsy à chanter – au secours… mais tout ce qui nous rappelle Sharpay, ça me va. Elles sont interrompues par Emmy qui, évidemment, se laisse tenter par la proposition de job. Bon, elle se calme rapidement quand Kayla lui propose de larguer aussi Matt au passage et d’être célibataire avec elle.

Le problème, c’est que quand elle apprend que Matt laisse tomber son opportunité de chanter dans un bar, elle en tire la conclusion qu’il ne prend pas au sérieux sa carrière, alors qu’elle si. Oups.

Avec les chants de Noël en porte à porte, j’ai enfin un autre point du Bingo : le bonnet de père Noël. Trop simple. Joy profite de tout ça pour essayer de convaincre son mari de dire la vérité. Tout le monde est de bonne humeur, à l’exception de Kayla, alors c’est le bon moment selon elle. Lui préfère attendre l’année suivante. Emmy préfère balancer à Matt qu’il ne prend pas sa carrière au sérieux… Bref, les chants de Noël, ça fait sourire tout le monde, mais juste le temps de chanter.

C’est sympathique : ils font le tour du quartier en s’engueulant tous, ou en déprimant parce qu’il est question de bébé Jésus dans toutes les chansons et que certains n’ont pas de bébé. Kayla est super énervée en arrivant devant la dernière maison, parce que la soirée parfaite qu’elle voulait n’est pas exactement ce qu’elle est en train d’avoir.

Une engueulade de sa famille plus tard, Matt et Emmy se réconcilient, Don accepte que son fils soit sans emploi, et tout le monde peut se remettre à chanter. L’épisode se termine alors sur Emmy et Matt qui vont se coucher et Don qui tente de rappeler Nancy. Il tombe sur sa messagerie et s’excuse évidemment de l’avoir possiblement blessée. Un vrai adolescent !

> Saison 1

Merry Happy Whatever – S01E01

Épisode 1 – Welcome, Matt – 16/20
Sans être exceptionnelle, la série me semble sympathique avec ce premier épisode. Elle ressemble à ce que j’en attendais, mais m’a décroché quelques rires que je ne m’attendais pas à avoir si vite. C’est bon signe, reste à voir si ça se confirmera par la suite. Une fois attaché aux personnages, ça ira peut-être mieux… mais je comprends son annulation. C’est bien pour se mettre peu à peu dans l’ambiance de Noël, cela dit !

> Saison 1


Spoilers

There’s the Quinn Way, and the Wrong Way.

Trois secondes et déjà une décoration de Noël en extérieur, ainsi que des bonnets. Ca va être rapide le Bingo Séries avec cette série. C’est un peu le but, je reconnais. La série nous introduit son héroïne, qui ramène son mec dans sa famille pour Noël. Elle le briefe une dernière fois avant l’arrivée du père, un policier qui a un humour bien à lui et n’hésite pas à s’en prendre à Matt, son beau-fils.

Il n’est pas exactement ce qu’il attendait pour sa fille, forcément. Les rires pré-enregistrés sont un peu too much pour moi, mais je suis sûr que je vais m’y faire. Un peu de patience, et hop. Allez, l’épisode avance bien vite, et je ne suis pas sûr d’en faire une critique complète, mais il y a des trucs qui me marquent tout de même.

Déjà, la famille envisage dix jours de décoration de Noël. C’est tout ? Mais c’est horrible. Le but est assez clair, chaque épisode couvrira une tradition de la famille qui en a plein, mais concentrée sur dix jours. Emmy, le personnage principal, est heureuse de ramener Matt chez ses parents… et ça vire à la catastrophe quand il lui demande à la faire la sieste avant de rencontrer le reste de la famille.

Ce n’est pas ce qui lui arrive et nous étions aussi peu prêts que lui à faire la rencontre de Sean, Joy, Pats ou Alan. Ca fait beaucoup. La sœur insupportable, le père psychopathe, le frère fan de foot qui veut que tout le monde soit d’accord avec lui. Eh, on sent bien le problème, là : la famille veut tout contrôler. Et ils ont des enfants, en plus, ça n’arrange rien.

En même temps, je n’imaginais pas autre chose pour cette série. Ashley Tisdale arrive enfin, et j’avoue que ça m’aide à accrocher à la série. Je l’aime directement à débarquer en pleine engueulade et à se faire demander en divorce devant toute sa famille. Enfin, pas la mère, qui n’est plus là, du coup.

Le mari se barre après avoir critiqué la cuisine de la mère et révélé à tout le monde qu’il n’avait pas fait l’amour depuis un an, mais pas avant que Matt ne revienne des toilettes sans savoir ce qu’il se passe. Le pauvre. Matt tombe donc pile à temps pour la rupture. Toute la famille s’isole donc autour de Kayla, et ça laisse le temps à Matt d’aller voir les autres conjoints des frères et sœurs d’Emmy, sa copine.

Le timing du divorce de Kayla et Alan est vraiment mauvais : il leur révèle qu’il veut demander Emmy en mariage pendant les vacances de Noël. C’est mal barré, clairement. Les conjoints de la famille lui proposent de remettre ça à plus tard, surtout qu’il s’apprête à découvrir la famille Quinn et toutes les difficultés qu’il y a à vivre dans cette famille toxique. Ils passent toutes leurs vies ensemble, et ça pose problème aux conjoints.

On comprend vite de quoi il en retourne avec Kayla, qui se débrouille pour récupérer le lit de sa chambre d’enfance et virer Matt de celle-ci, alors qu’il devait la partager avec Emmy. Comment refuser quoique ce soit à Kayla qui vient de se prendre un divorce dans la tronche, en même temps ?

Pour ne rien arranger dans cette famille et cette saison, le fils du frère d’Emmy décide de s’asseoir face à ses parents pour leur faire une grande révélation et un coming out… Il est athée. Ce n’est pas du tout un problème pour ses parents… jusqu’à ce qu’il demande à ne pas aller à l’église le soir de Noël. Dans cette famille ? Bon courage !

Même si le beau-père refuse évidemment le mariage de Matt et Emmy, il est évident que Matt révèle aussitôt à ses futurs beaux-frère-et-sœur qu’il a bien l’intention de la demander malgré tout en mariage. Ils ont beau lui dire de ne surtout pas faire ça, Matt veut le faire et il insiste. Et il le fait en essayant de rendre service encore et encore à son beau-père, même s’il ne veut pas d’aide.

Le beau-père finit sans trop de surprise à l’hôpital, carrément. Il est fort ce Matt : il détruit une décoration traditionnelle de la famille qui représente aux yeux de son beau-père sa femme, puisqu’il s’agit d’un ange. Il blesse son beau-père. Et il tombe du toit, s’évanouissant à la vue du sang de son beau-père. Merveilleux. Il ruine au passage la tradition de l’éclairage des lumières de Noël.

Tant qu’on est à l’hôpital, on a quelques bons gags sur Matt qui est un peu un boulot ou Kayla qui essaie de parler au poisson de l’hôpital, seul aussi pour les fêtes, et même de le voler. L’autre sœur d’Emmy essaie d’avoir des enfants, en vain, et le frère angoisse que son fils annonce au grand-père qu’il est athée. Il n’ose finalement pas le faire. Tant mieux, il y a encore quelques épisodes en stock.

Au cours de ceux-ci, on pourra sûrement suivre Matt faire du chantage à son beau-père, j’imagine, puisqu’il sait désormais qu’il est amoureux de son infirmière – qu’il connaît d’avant, apparemment. Ah les petites villes américaines.

Finalement, l’éclairage traditionnel de la maison de famille ne peut pas se faire… Alors, ça se fait dans la salle d’attente de l’hôpital. Allez, pourquoi pas. La série est un peu plus lente à démarrer que ce que j’imaginais, mais elle m’a fait rire quelques fois, je dois dire. Le suspense est lancé pour les neuf jours restants à Matt et Emmy : Don, le père, essaie donc de faire en sorte que sa fille reste après les fêtes en la forçant à rencontrer Ted, à qui il fait du chantage pour qu’il lui offre un emploi. Ma foi, ça se regarde.

> Saison 1

Merry Happy Whatever (S01)

Synopsis : Pour Noël, Emmy décide de ramener dans sa ville natale son copain Matt. Pour la première fois, il va donc pouvoir rencontrer toute sa belle-famille.

Pour commencer, même si j’ai Riverdale à avancer, j’ai décidé de regarder cette série pour tenter de faire genre j’ai à peu près eu des séries dans mon Challenge Séries, même si ce ne sont pas du tout celles qui étaient prévues. Au-delà de ça, j’avais besoin d’arriver à 50 pour mon calendrier de l’avent/top 50… et on est au mois de décembre, alors une petite série de Noël pas prise de tête, ça va me faire du bien ! En plus, elle peut me rapporter des points de Bingo Séries simplement. Enfin, j’en ai beaucoup entendu parler et je regrettais d’être passée à côté l’an dernier.

Bref, beaucoup de mauvaises raisons de commencer cette série… et je n’ai même pas encore évoqué Ashley Tisdale. Voyons voir ce qu’elle donne !

Note moyenne : 16,75/20

S01E01 – Welcome, Matt – 16/20
Sans être exceptionnelle, la série me semble sympathique avec ce premier épisode. Elle ressemble à ce que j’en attendais, mais m’a décroché quelques rires que je ne m’attendais pas à avoir si vite. C’est bon signe, reste à voir si ça se confirmera par la suite. Une fois attaché aux personnages, ça ira peut-être mieux… mais je comprends son annulation. C’est bien pour se mettre peu à peu dans l’ambiance de Noël, cela dit !
S01E02 – Harmony – 15/20
Bon, je pense que la saison va rester sympathique de bout en bout, sans jamais être plus que ça. En même temps, c’est ce que j’en attendais… Alors ça me va parfaitement. Ca me met progressivement dans l’ambiance de Noël et je continue de penser que c’est une bonne idée de proposer une série de Noël pour le mois de décembre… même si rien ne peut vraiment surprendre au sein de celle-ci !
S01E03 – Interference – 16/20
Oh, je suis surpris par la tournure de certaines intrigues et je trouve toute la famille un peu plus attachante dans cet épisode. L’humour prend bien et de nombreux quiproquos sont enfin mis en scène, ce qui aide bien l’épisode. Cela manquait un peu dans les premiers épisodes : je suis un grand fan de séries mettant en scène des quiproquos après tout.
S01E04 – Happy Mall-idays – 16/20
Vraiment la série est de qualité très constante et fait un bon divertissement peu prise de tête en ce mois de décembre. Je regrette de ne pas l’avoir vu l’an dernier, mais j’ai bien fait d’attendre d’être de nouveau en décembre pour la voir. Le fait que ce soit une série permet de bien faire le tour de tous les clichés et traditions possibles pour Noël… ça change des épisodes qui expédient tout en trois scènes !
S01E05 – Twas the Night Before the 4th Night of Hanukkah – 18/20
Les différentes intrigues des épisodes précédents se réunissent et culminent dans cet épisode qui parvient très bien à réutiliser un tas de détails pour faire fonctionner l’humour à tous les niveaux. La comédie fonctionne bien et réussit à tirer profit de tout ce qu’elle a dans le ventre pour nous proposer un 24 décembre très sympathique à regarder… mais probablement pas à vivre. Pas grave, nous ne sommes pas de la famille !
S01E06 – Merry Ex-Mas – 17/20
Ben ça alors ! Je n’ai plus envie d’être à Noël, merci la série ! Non, je plaisante, bien sûr, mais pour une série de Noël, je suis surpris par certains choix faits autour de cet épisode. Outre le titre qui spoile un peu trop à mon goût, et même si on sait que tout sera réglé d’ici la fin de la série dans deux épisodes (c’est trop court !), c’est étonnant de voir une série de Noël prendre cette direction pour un 25 décembre.
S01E07 – Christmas Break – 18/20
Cet épisode est une vraie bonne surprise, parce qu’il a réussi à me décrocher de vrais éclats de rire. Peut-être que j’ai regardé les précédents trop vite, d’une traite, et que ça m’a empêché d’être vraiment à fond dedans contrairement à ce que je pensais. L’attente entre les épisodes donne envie de revenir voir les personnages et fait rire bien plus. Les sitcoms familiales comme ça me manquent, en fait, il va falloir que je m’y remette. Quant à l’épisode, c’était assez classique, mais je n’ai pas envie que la série se termine, maintenant !
S01E08 – Ring in the New Year – 18/20
La série précipite quelque peu sa fin, et je trouve ça dommage… Ceci étant dit, cet épisode final fonctionne bien, et c’est une bonne fin de série, alors pas de regret. C’est une bonne série pour ce début de mois de décembre, ça met bien dans l’ambiance des fêtes, j’ai ri un peu et voilà. Peut-être que cet épisode aurait pu y aller moins fort aussi dans le côté mélodramatique pour être vraiment parfait.

Euphoria – S01E09 (spécial)

Épisode 9 – Trouble Don’t Last Always – 20/20
Pour un épisode spécial, c’est un épisode spécial. Le choix est osé, c’est quasi-impossible à critiquer (cela dit, j’essaie quand même), mais c’est, comme toujours avec cette série, parfaitement brillant. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais, mais j’ai adoré ce long épisode beaucoup trop court (oui, oui) et les développements qu’il apporte, l’air de rien, loin de tous les champs du possible du cliffhanger de la saison 1. Un épisode improbable, donc, mais réussi, et complètement hors du temps. Comment ça, ça a duré une heure ?

Saison 1Saison 2
> Episode spécial sur Jules


Spoilers

I love talking to you, because we talk about the real shit.

Je ne sais pas comment classer cet épisode exactement dans le chapitrage en saison, mais je viens de découvrir que cet épisode spécial d’Euphoria est en ligne. OCS le nomme épisode 9 de la saison 1… Alors euh, je vais en faire autant. C’est la première partie d’un double épisode, et je n’ai juste pas été capable d’attendre plus longtemps pour le voir maintenant que j’ai découvert qu’il était en ligne. J’avais noté qu’il était pour le 8 décembre, je découvre par hasard sur Twitter qu’il est dispo depuis le 5.

Au moins, ça veut dire que tout ce que je fais pour éviter les spoilers fonctionne bien. Un peu trop, peut-être. Est-ce que j’ai lancé l’épisode sans me remettre en tête tout ce qu’il s’était passé l’an dernier ? Oui. Est-ce que la série ne me le rappelle pas non plus ? Oui. Super. Ce n’était pas utile pour la claque qu’il représente en tout cas.

On retrouve donc Rue toute heureuse en couple avec Jules. Elles ont leur propre appartement désormais et Jules a une présentation importante de ses œuvres. Le paradis ? Il cache une part d’ombre avec Rue qui ne met pas longtemps à se droguer à nouveau. Et c’est à peine fait qu’une transition nous ramène à la Ru qu’on connaît, défoncée avec ses pulls à capuche, tentant de convaincre son parrain qu’elle a tout arrêté. Mouais. Le fantasme était bien mieux, et il nous faisait oublier la crise sanitaire.

Cet épisode manque clairement de sa voix off et ne reprend pas vraiment sur le cliffhanger de l’an dernier, alors c’est étrange. Il s’agit d’une transition entre les saisons, je sais bien, mais ça se fait donc sans lien avec l’épisode précédent. L’absence de lien est totale : nous sommes loin du rythme effréné de la série, puisqu’on reprend sur un épisode d’une heure, nous présentant… une simple conversation entre deux personnages. Il m’a fallu un certain moment pour le comprendre. C’était étrange, mais le tout se passe dans un diner avec un mètre de distance entre les acteurs. Facile.

Il est aussi étrange de regarder cet épisode emmitouflé dans un plaid, alors que j’avais l’habitude de regarder la série en pleine canicule, mais on en est tous là. Qu’est-ce que je suis heureux de retrouver Zendaya, en tout cas !

Oui, la série et son actrice me manquaient, même si c’est bavard et même si je ne suis pas à fond derrière cette idée d’épisode bavard. En vrai, je dis ça, mais ça m’a totalement réveillé de savoir qu’il y avait un épisode. J’étais pourtant parti pour aller me coucher quand j’ai vu passer l’info de cette mise en ligne et… Je n’ai pas tenu deux minutes ma résolution d’aller me coucher.

Les grimaces et les moues de Zendaya me refont ma soirée, et probablement ma soirée. Ah, et ça me fait déjà des points du nouveau Bingo Séries puisque l’épisode a lieu en plein réveillon de Noël (quel meilleur moment pour une réunion avec son parrain des AA ??) et que les personnages sont filmés à travers la fenêtre du restaurant où ils sont pendant plus d’une heure. Allez, on ne va pas se mentir, ce n’est pas un épisode qui se critique comme je le fais habituellement. C’est une conversation. On ne résume pas une conversation comme ça. Tout est fluide, tout est génial et tout… me donne envie d’écouter les personnages plutôt que de prendre des notes.

On découvre en même temps que Rue que le parrain dont j’ai oublié le nom (Ali) s’appelle en fait Martin, et c’était marrant à voir. Avant ça, j’ai aimé sa tirade sur l’addiction qui est une maladie, maladie qui n’est vue comme telle par absolument personne. L’avantage de cette conversation, c’est qu’elle permet de beaucoup mieux connaître ces personnages paumés. Les failles de Rue sont ainsi largement explorées. Je n’ai pas le souvenir que la première saison explorait autant ses faiblesses : ici, il est très clair que la mort de son père n’est toujours pas digérée.

Elle en veut encore à Dieu, quoiqu’elle en dise, et cette conversation déconnectée de tout le reste, y compris de la crise de coronavirus finalement, nous le fait clairement comprendre. Ali évoque aussi, en creux, le Black Lives Matter, inévitablement, et les difficultés à mener des révolutions. Son conseil à Rue ? Croire en la poésie, parce qu’elle est malade et que c’est la seule chose qui lui permettra de rester à la surface. Pfiou. Zendaya. Le talent de cette actrice, putain. Je suis sur le cul, tout simplement. Franchement, Ali est doué comme acteur – meilleur que dans Fear the Walking Dead d’ailleurs – mais il n’est rien par rapport à Zendaya.

La production minimaliste de l’épisode sublime encore plus son jeu d’actrice, je trouve. Oh, minimaliste… Il y a bien un traveling réussi, il y a bien un plan qui rappelle un tableau d’Edward Hopper (Nighthawks), il y a bien la transition de début d’épisode, il y a bien des plans audacieux, ou au moins originaux, et, évidemment, il y a bien un passage musical absolument brillant quand Ali sort fumer et que Rue reçoit un message de Jules avec une chanson qui reflète parfaitement l’état de Rue. Pendant ce temps, ce pauvre Ali galère à parler à sa famille, et notamment sa fille.

L’acteur est peut-être bon, mais je dois vous avouer que je m’intéresse surtout au personnage de Rue. Cela ne surprendra personne, cela dit. J’étais donc content que la série y revienne juste après cet intermède musical digne d’une coupure pub finalement. Rue pose évidemment la question de Jules, de savoir quoi faire de son envie de rencard avec et de couple heureux.

Ali botte étrangement en touche (il y a peut-être à creuser de ce côté-là ?) pour demander conseil à leur serveuse, Miss Marsha, qui est dans sa dix-septième année de sobriété. Elle est de bons conseils, rappelant à Rue qu’il faut se concentrer sur ce qu’elle veut vraiment – guérir. En plus, Jules n’est probablement pas une bonne idée pour Rue, puisqu’elle l’accuse encore d’être responsable de sa rechute, alors qu’Ali souligne avec beaucoup de justesse que, peut-être, avoir de la drogue dans sa chambre n’était peut-être pas une bonne chose pour rester sobre.

Je l’ai beaucoup aimé dans cet épisode Ali, alors que je ne sais plus ce que je pensais de lui avant. Là, il est très clair dans l’analyse de la relation Rue/Jules. Il repère immédiatement le problème qui n’était pas toujours si évident à voir en saison 1 où l’on se laissait facilement emporter par Rue : notre héroïne est amoureuse et elle se monte toute seule un énorme film sur sa relation avec Jules. Cela n’a jamais été une relation de couple, juste des baisers et du bien être qui n’était pas clarifié entre elles.

De toute manière, Rue en revient à la surface de ses problèmes à parler de Jules. Il y a la relation à son père mort, mais il y a aussi la relation à sa mère, qu’elle a menacé avec un bout de verre. Malgré ça, elle n’impressionne pas Ali – et elle lui affirme aussi qu’elle n’a pas fait son tatouage à la lèvre. Elle voit tellement Ali comme une bonne personne qu’elle n’arrive pas à l’imaginer comme quelqu’un de terrible, alors que c’est évidemment le cas : il est quelqu’un de terrible. C’est l’occasion pour nous de découvrir qu’il a deux filles et que, malgré ça, il a tout de même reproduit son schéma familial, à frapper la mère de ses enfants alors qu’il avait passé vingt ans de sa vie à envisager de tuer son père qui frappait sa mère.

Ces personnages sont terribles. Ces personnages sont déprimants. Pourquoi ça fait tant de bien de regarder cette série quand tout le monde y est si éclaté ? Je pense sincèrement que c’est le choix d’aborder de front des sujets qui sont trop souvent des batailles silencieuses ou aseptisées par les scénaristes qui veulent juste de bonnes histoires. Peu de séries prennent vraiment le temps de poser deux personnages pour qu’ils parlent pendant une heure. Peu de séries peuvent se le permettre et sortir un aussi bon épisode, cela dit.

Ce bottle episode est une réussite pour ça : ces personnages en ressortent encore plus attachants et encore plus incroyables. Rue qui écoute la vie d’Ali, continue de penser qu’il est quelqu’un de bien, puis lui avoue qu’elle n’a pas l’intention de rester en vie assez longtemps pour atteindre le fond qu’il a atteint… C’est à couper le souffle. Je suis tellement bon public pour cette série – mais c’est précisément ça qui est le plus fou, ça n’a rien à voir avec la série que l’on a connue il y a un peu plus d’un an.

Voir aussi : Ce que c’est qu’un bottle episode

Oh, oui, il est question de la colère, du niveau de colère et de rage auquel on est confronté quotidiennement, mais tout ça n’est pas le cœur de l’épisode. Les personnages sont dans une bulle, dans cette poésie si chère à Ali. Ils ne refont pas le monde ; ils ne refont même pas leurs vies. Ils sont juste là, à parler de ce qui est important pour eux. Et j’ai envie de revoir l’épisode avant même de l’avoir terminé. Il m’a réveillé, vraiment.

Et cette prestation de Zendaya. Je sais que je suis en boucle, pardon, mais ce long silence quand Ali lui demande la manière dont elle veut que sa famille se souvienne d’elle ? C’était brillant, à la fois dans l’écriture et dans le jeu. Tout ça pour finir en rire ? Incroyable. Je suis trop élogieux, je sais. Je sais que cet épisode va diviser, que beaucoup risquent de le détester… mais il est parfait. J’ai ri, j’ai eu de la peine, j’ai été captivé pendant une heure sans la voir pleurer et, bordel, j’ai même fredonné sur l’Ave Maria final. C’est dire si j’étais à fond.

Bref, vivement le prochain épisode, tout simplement, parce que je manque de séries comme ça en ce moment. C’est typiquement le genre de séries pour laquelle je n’ai plus aucune limite. Il faut que je voie l’épisode, c’est tout. Et c’était un chef-d’œuvre, un petit bijou, que j’ai vraiment envie de revoir. La dernière scène, dans la voiture, avec Rue qui déprime en regardant la pluie en ce soir de Noël. So relatable, sans l’être car je n’ai jamais été dans sa situation. Brillant.

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