Alien Earth – S01E01 – Neverland – 12/20

La note parle d’elle-même : je suis déçu. Je ne peux pas critiquer la qualité des images ou l’aspect très léché de la production en général, mais j’ai trouvé que le scénario manquait vraiment d’originalité. Il manque sacrément de rythme et ne parvient pas à me convaincre pour le moment : les personnages sont caricaturaux, dans le mauvais sens du terme, les répliques hyper convenues et vraiment, que c’est lent à se mettre en place ! Et en vrai, ce n’est pas forcément un problème la lenteur, parce que parfois c’est bien fait et ça fait du bien… Mais là, bon, y a beaucoup de moments où ça ne se justifie pas. Quand je regarde le temps qu’il reste à plusieurs reprises sur un premier épisode, c’est que quelque chose est foiré dans l’immersion.

Spoilers

Un vaisseau s’apprête à s’écraser sur Terre, mais il va prendre son temps.

I’m not your brother.

La série commence par une mise en contexte écrite. Je n’aime pas toujours ces idées tordues où on ne retient rien d’un texte à rallonge à première lecture comme dans Star Wars, mais là, ça me va. C’est court, mais efficace : nous sommes dans le futur où une guerre fait rage entre Cyborgs, Synthétiques et Hybrides. Jusque-là, ça va. Peut-être qu’on pourrait nous en dire un tout petit plus sur ce qu’est un Synthétique, mais eh, ce serait me tirer une balle dans le pied que de le dire après cette introduction de critique. Non ?

Bref, nous sommes au début de la série en 2120 à 1300 millions de kilomètres de la Terre dans un vaisseau spatial où cela fait 65 ans que la mission Maginot a commencé. On y assiste au réveil d’un groupe d’explorateurs qui dormait dans des pods me rappelant ceux de Dollhouse… Ils étaient cryogénisés, bon, classique pour un voyage dans l’espace, vous me direz.

Ensuite… Eh, on ne comprend rien en vrai. C’est un peu longuet en plus, tu m’étonnes que l’épisode dure une heure ! Il y a plein de personnages qui parlent de gens qu’on ne connaît pas bien, puis des quatre entreprises – pardon, cinq – qui dominent le monde. On en a une qui a toute l’Amérique et la Lune, par exemple. OK. Il n’y a pas de pays, mais des entreprises, et la guerre qui fait rage entre les trois groupes vise à déterminer quelle entreprise gagnera. On insiste particulièrement sur la petite dernière, dirigée par le jeune Kavalier. Cela aura sûrement un impact pour la suite. C’est une exposition déjà lourde pour une saga qu’on connaît. Ne sommes-nous pas là juste pour voir des aliens ?

Onfinit par en voir quand l’équipe se trouve confronté à un gros problème : ils n’ont plus de communication, plus de journal de bord et brûle trop de carburant. Ils envisagent donc de se débarrasser des spécimens qu’ils ont récupéré (dans l’espace ?). Le seul problème, c’est que leur mission, c’est de les collecter. Certains autres envisagent donc de prévenir la sécurité si la conversation devait se prolonger.

C’est assez clair, tout en étant un peu étrange, car il y a beaucoup de personnages et je ne sais pas trop quoi en penser. Sont-ils les héros de la série ou vont-ils tous crever dans trente secondes comme je m’y attendais au départ. Ils retournent se coucher et le montage nous indique qu’ils sont possiblement en danger : la musique devient terrifiante, il y a quelques petits flash et zoom sur les spécimens… Je n’ai pas envie d’être à leur place, hein.

Sur Terre, nous découvrons l’île de Neverland (le pays imaginaire, pas de doute, c’est Disney +) où se situe un laboratoire de recherches. On y rencontre un scientifique et son enfant chauve (et malade) qui a peur des scorpions. Je peux comprendre, mais c’est bien tout ce que je comprends pour le moment. Il aurait peut-être fallu que je revois quelques films avant. En tout cas, l’enfant est amené dans un laboratoire pour un transfert de conscience dans le corps d’une femme qui me paraît plus âgée, mais bon.

On retrouve dans ce laboratoire le personnage de Kavalier qui dirige apparemment les choses. Il indique à la gamine qu’elle va être la première personne humaine à être transférée dans une synthétique. Eh, ça je l’avais vu dans la bande-annonce au ciné et ça me donne l’impression que la série commence enfin. J’espère qu’une fois l’intro longue passée, ça va évoluer dans un sens un peu plus dynamique. Non, parce que là, on a des répliques très clichées (je suis spéciale/tu es très très spéciale) et des extraits de Peter Pan (je rêve mes séries en couleur, faut croire). Si le futur, c’est juste comme aller chez le dentiste et regarder un écran au plafond pendant qu’on nous lobotomise, non merci. On découvre en tout cas que la gamine, Marcy, trouve que son futur corps ressemble à une Wendy.

Marcy ou Wendy, peu importe : elle voit sa vie défiler devant ses yeux pendant le transfert. À son réveil, elle peut admirer Neverland depuis une falaise et se faire appeler Wendy pour de bon. L’avantage d’être une synthétique ? Elle peut sauter de la falaise et atterrir bien en vie sur ses pieds quelques dizaines de mètres plus bas.

Elle n’est plus humaine, en revanche, et c’est une enfant dans un corps d’adulte. On a beau me dire que son esprit est là, moi, je me dis que ce n’est pas de la vie, ça. Oh, en face d’elle, on essaie de lui recréer une adolescence artificielle, mais bon, ce n’est pas grandiose. On confie vite à Wendy la fille si spéciale une mission : aider de prochains enfants (perdus) à se faire à leur transition vers des corps de Synthé. On comprend bien qu’il est question d’enfants malades qui se voient offrir une vie meilleure en tant que synthé adultes. C’est quelque peu perturbant, en plus, de voir que Wendy est déjà très adulte dans certaines répliques, alors que c’est toujours une enfant.

Et puis, tout n’est pas si merveilleux dans le monde de nos enfants qui deviennent synthétiques : on apprend ainsi qu’ils ne pourront jamais retourner chez eux. J’ai trouvé l’épisode un peu lourd avec Peter Pan aussi : on a compris le parallèle enfants perdus/synthé très vite. En fait, l’appeler Neverland aurait déjà suffi. Nous montrer en boucle les scènes de Peter Pan, puis faire en sorte que Kavalier lise le livre… Eh, c’est lourd, non ? La série fait aussi plein de mystères avec des plans coupés et serrés qui ne montrent pas grand-chose a priori, ou rien qu’on ne connaisse déjà en tout cas.

Cette intro pour Wendy étant passée, on retourne sur le vaisseau où une alarme se déclenche et ou une voix robotique annonce une collision imminente. Le crash que j’attendais dans la première scène va-t-il enfin se passer ? On est en droit de l’espérer alors qu’un scientifique essaie de confiner tous les spécimens.

Morrow, c’est son nom, est bien enfermé dans un sas où il sait qu’il peut survivre. Il a la sympathie de laisser une de ses collègues se faire tuer par un alien alors qu’elle le suppliait de le sauver. Un alien ? Pas n’importe lequel : un Xenomorphe. Il n’exprime aucune émotion et fait un peu peur le garçon si vous voulez mon avis. Sa collègue ? Elle se fait tuer par un alien qu’on ne connaît que trop bien et qui est ensuite assez malin pour chercher à s’en prendre à Morrow.

Celui-ci se prépare tranquillement au crash du vaisseau en entrant dans une soute à impact. Il se prend un peu de bave de Xenomorphe sur la joue, mais eh, c’est sa meilleure chance de survie. Je suppose que s’il avait sauvé sa pote, il n’aurait pas eu autant de temps et qu’il n’y aurait pas eu de place pour deux en soute. Cela reste un sacré bâtard. Au moins, ça m’a fait un peu d’action, c’est ce que j’espérais. On voit le vaisseau se prendre un satellite, puis se diriger vers la Terre pour un crash que Morrow a jugé inévitable.

De notre côté, on retourne observer Wendy qui, de son côté, observe Joe – apparemment, son frère. Elle parle toute seule – à ses peluches – et nous fait une voix off nous présentant le personnage de Joe. Il croit sa petite sœur morte, est devenu médecin et vit une vie toute calme dans une Terre qui n’a pas grand-chose de futuriste finalement. Bon, OK, sa sœur est un robot qui ne peut plus manger, ça change un peu du présent… mais c’est à peu près tout, parce qu’ils regardent dans le futur les mêmes films que quand j’étais gamin, quoi. Inventez des films, au moins, mince, un peu de budget !

Le budget finit par arriver pour le crash de Maginot, le vaisseau du début : Joe et ses amis assistent ainsi au crash de l’immense vaisseau sur une skyline un brin futuriste elle aussi. Et, pourquoi finit-il dans des tours triplées ? J’ai vraiment pensé au 11 septembre 2001, c’est trop étrange.

Joe fait partie de l’unité d’élite qui se rend en premier sur les lieux pour chercher des survivants et évacuer les blessés. Bien sûr, son unité est rapidement plongée dans le chaos. La série aurait pu commencer là, en vrai, c’est bien plus efficace comme début. La scène est impressionnante, il y a du budget dans les SDX, même si tout ça semble un peu faux – je n’irai pas jusqu’à dire qualité DC, mais vraiment, on se croirait dans un jeu vidéo par moments. Ceci dit, c’est impressionnant pour une série, c’est vrai.

Bon, l’équipe se dirige dans les bâtiments et cherche des victimes à sauver des décombres et à amener vers le centre médical de premiers soins et secours à l’extérieur. Ils trouvent rapidement le vaisseau et tous les dégâts qu’il a causés, s’intéressent de savoir d’où il vient et le pénètrent pour le fouiller. Ils vont libérer l’alien qui est à l’intérieur, pas vrai ? C’est un vaisseau chargé de transporter des formes de vie, ce serait bien de se méfier un peu.

Ils sont surpris de découvrir des spécimens dans le laboratoire et très sincèrement semblent terrifiés de ce qu’ils voient pour la première fois. Je peux comprendre, il y a des spécimens vraiment peu ragoûtants. Il y en a même un qui tombe sur l’épaule d’un membre de l’unité sans qu’il ne s’en rende compte.

Dans le vaisseau, Morrow est toujours en vie. Le Xenomorphe s’est échappé et éloigné de lui, alors il sort de sa soute et prévient l’intelligence artificielle du vaisseau qu’il est pris d’assaut par des terriens. Quand il tombe sur deux d’entre eux, il les menace aussitôt avec son flingue et les transforme en otages. Sans raison. Du moins, on ne les connaît pas encore. Les membres de l’équipe Prodigy sont peu rassurés. Ils voulaient sauver des vies avant l’effondrement de l’immeuble, ils se retrouvent menottés à des tuyaux. Pas cool. Morrow, lui, refuse de leur venir en aide même quand ils supplient : c’est un cyborg, il n’est pas leur frère, ben super.

Les pauvres soldats sont vraiment sacrifiés : ils sont rapidement trouvés par un spécimen qui fait un véritable buffet avec cette bouffe qui ne peut s’échapper. C’est triste pour eux.

De son côté, Wendy finit par découvrir ce qui est arrivé en ville et à son frère alors qu’elle faisait un test avec un scientifique stérile. Wendy veut aussitôt se rendre sur place pour aider son frère. Kavalier est surpris de la qualité de son travail car la synthé paraît super humaine, mais ça le convainc de l’envoyer à la rescousse. Il a besoin que les gens soient sauvés et sait que son travail permettra de le faire. Hop, il envoie les Lost Boys à la rescousse. Ce sont des enfants dans des corps d’adultes invincibles… Qu’est-ce qui pourrait mal tourner en les envoyant en ville, hein ?

Dans le vaisseau Maginot, Joe et une partie de son équipe commencent à comprendre ce qu’il s’est passé : le crash n’est pas qu’un accident, il y a des cadavres qui datent d’il y a plusieurs jours. L’épisode se termine par l’effondrement d’une partie du vaisseau et de l’immeuble. Pour autant, Joe et ses potes parviennent à continuer les fouilles, tandis que Wendy explique à son créateur que son frère ne va pas mourir parce qu’elle va le sauver. Pff. C’est ça le cliffhanger ? C’est un peu pété, tout de même.

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Alien Earth (S01)

De quoi ça parle ?

D’aliens qui débarquent sur la Terre, de toute évidence. Je ne vois que ça, je n’en sais pas plus et je ne veux pas en savoir plus !

Ce que j’en attends

Plein de choses et rien à la fois. L’idée de la série me paraissait vraiment être abusée – juste un moyen de se faire du fric, en fait – la première fois que j’ai su qu’il y en aurait une. Comme bien souvent sur le blog, je me lance dans le visionnage d’une série dont je ne sais pas grand-chose et sans avoir revu le matériel d’origine. Par conséquent, il faut bien reconnaître que je suis un peu à la ramasse sur le vocabulaire propre aux aliens.

Je n’ai pas revu les films depuis des années. En revanche, j’ai adoré les Prometheus et autres films sortis ces dernières années au cinéma, car ils apportaient une modernité bienvenue à la saga. Il n’empêche qu’en format série, je ne sais pas si je vais être convaincu : j’attends de l’action. J’ai vu plusieurs critiques positives passer depuis la sortie de la série la semaine dernière, je me dis que c’est possible que j’accroche moi aussi. Je croise les doigts, en tout cas.

Note moyenne de la saison : Un généreux et optimiste 14/20, mais c’est surnoté.

Alien Earth – S01E01 – Neverland – 12/20

La note parle d’elle-même : je suis déçu. Je ne peux pas critiquer la qualité des images ou l’aspect très léché de la production en général, mais j’ai trouvé que le scénario manquait vraiment d’originalité. Il manque sacrément de rythme et ne parvient pas à me convaincre pour le moment : les personnages sont caricaturaux, dans le…

Alien Earth – S01E02 – Mr October – 14/20

La série commence à taper un peu plus dans son potentiel avec une ou deux scènes vraiment bien foutues et marquantes. Est-ce que c’est suffisant ? Clairement pas ! Je trouve qu’il y a des paresses dans l’écriture des personnages et que ça reste trop superficiel à bien des moments – tout en essayant de mettre de…

Alien Earth – S01E03 – Metamorphosis – 14/20

Si j’ai trouvé davantage de pistes intéressantes qui pourraient être exploitées et visitées par la suite dans cet épisode, il a aussi moins réussi à marquer de la tension et de l’action. On est largement en-dessous du niveau des films. Il y a des perspectives, il y a des moments-clés, mais dans l’ensemble, j’ai l’impression…

Alien Earth – S01E04 – Observation – 13/20

Voilà un épisode qui porte bien son nom, tiens. Concrètement, j’ai l’impression qu’on observe des bouts d’intrigues et que ça pourrait être intéressant si c’était davantage développé ou si ça l’était différemment, selon les intrigues. Je suis gêné par le fait que, vraiment, il y a ce qu’il faut pour que ce soit bien mais…

Alien Earth – S01E05 – In Space, No One… – 18/20

Je ne peux pas ne pas spoiler, même dans ces lignes, alors à vos risques et périls si vous lisez ceci, mais sachez que je suis dépité ! Quel gâchis ! Je passe la critique à répéter la même chose : c’est un excellent épisode, mais il aurait été encore plus parfait en tant que premier épisode de…

Alien Earth – S01E06 – The Fly – 15/20

Cet épisode commence aussi mal que l’avant-dernier et semblait suivre une piste qui n’allait pas me fasciner ou plaire. Pourtant, en cours de route, et à vrai dire surtout à la fin, il y a quelques bonnes idées qui me font accrocher davantage. Comme sur tout le reste de la saison, j’ai l’impression qu’on nous…

Alien Earth – S01E07 – Emergence – 13/20

Un épisode dans la lignée du précédent, avec des avancées dans l’intrigue et quelques révélations qui ont enfin lieu – on l’avait déjà compris avant, mais c’est bien que ce soit explicité et montré à l’écran. S’il y a de bons moments dans l’action, ça reste tout de même trop souvent écrit avec les pieds :…

Alien Earth – S01E08 – The Real Monsters – 12/20

À l’image de la saison, cet épisode ne réussit qu’une seule chose, c’est le traitement d’une créature très secondaire (et encore, pas jusqu’à la dernière seconde). Pour le reste, l’ennui domine principalement par manque d’attache aux personnages qui sont tous plus détestables les uns que les autres. Et encore, même pas : s’ils étaient détestables, il…

Paradise – S01E08 – The Man Who Kept the Secrets – 20/20

L’écriture de cette saison est si parfaitement maîtrisée que c’en est vertigineux quand les réponses sont apportées le plus naturellement du monde dans cet épisode. Les mystères paraissent si simples à résoudre quand on a les bons éléments en main… et c’est tellement énervant de ne pas les avoir vus. Peut-être que si j’avais eu plusieurs semaines devant moi lors de la diffusion, j’aurais grillé un ou deux détails… mais là, comment voulez-vous qu’en regardant la série d’un seul coup, je me rende compte par moi-même que j’avais les pièces du puzzle ? Le cerveau est retourné, je valide à 100% cette fin de saison.

Spoilers

Qui donc a tué Cal ? On va enfin le savoir !

Sorry bud, wrong place, wrong time.

Voilà un épisode final plus court qui commence bien : on y suit la construction de la ville souterraine. C’est vrai que ça soulève plein de questions : des gens ont construit une ville post-apocalyptique sans que ça ne fuite alors qu’ils savaient qu’ils n’y seraient pas les bienvenues ? C’est assez étrange. On suit en tout cas la vie d’employés du chantier. Ils sympathisent et ont un bon groupe, même si on en suit surtout deux, Adam et un autre dont je n’ai pas retenu le prénom. Ils sont mignons comme tout, mais ils se tuent à la tâche.

Littéralement. Le chef de chantier se rend compte que le site choisi pour la construction de la ville est toxique. Pour lui, Anders, il s’agit officiellement d’un site pour un centre de recyclage, mais il n’est pas idiot et voit bien qu’ils construisent autre chose – c’est trop gros pour un centre de recyclage. Anders se fait en tout cas virer dès le lendemain du jour où il a signalé le danger. C’est plus simple comme ça : on le met de côté et les travaux peuvent continuer. Tant pis si des ouvriers meurent, hein.

Anders a tout de même l’info que quelque chose de grave se prépare. C’est ainsi qu’il se prépare lui-même pour un attentat grave contre le président des USA : celui dans lequel Xavier s’est fait tirer dessus en se prenant une balle à la place de Cal. C’est une sacrée origin story : on le voit être isolé suite aux travaux de construction, faire plein de recherches sur le président et sur la catastrophe qui pourrait arriver.

De retour dans le présent, on retrouve un Xavier qui est complètement paumé par les révélations de Sinatra. Il est forcé d’être son pantin désormais : Sinatra a sa fille en otage. Presley ? Elle va bien et ne se rend même pas compte qu’elle est l’otage de Jane. Elle pense faire quelque chose de bien en accompagnant Jane dans sa dépression suite à la mort de Billy. Pourtant, Jane est une sacrée connasse. Elle m’a fait mourir de rire : quand elle a Sinatra au téléphone, elle révèle qu’elle est capable de tuer Presley sans hésitation… mais surtout que son désir le plus profond est de récupérer la Wii présidentielle pour elle. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour une petite partie de jeux vidéos, hein ?

En tout cas, Xavier a d’autres préoccupations, lui ! Il fait ce qu’il peut pour apaiser la situation qu’il a lui-même rendue explosive. Il convainc Robinson de relâcher les otages, puis retourne sur la scène de meurtre de Cal. Il cherche à trouver ce qu’il a manqué le jour J et il finit par trouver très vite : en se concentrant un peu, il se souvient que Cal manipulait les CD devant lui… et y trouve le CD enregistré pour Jérémy. Bien caché, mais pas assez.

Il apprend en l’écoutant que Cal est passé à la bibliothèque et y a laissé quelques secrets d’État… Il n’en faut pas plus pour que Xavier comprenne que le code trouvé dans le paquet de cigarettes de Cal soit en fait une référence d’un livre à la bibliothèque. Il s’y rend et trouve le fameux livre qui contient bien des secrets d’État… Mais alors qu’il les consulte, il se fait assommer par le bibliothécaire. BORDEL.

Je me sens tellement con de ne pas l’avoir reconnu. On l’a vu dans plein d’épisodes ce bibliothécaire et je ne l’ai pas reconnu une seule seconde : il s’agit d’Anders, l’homme qui a voulu assassiner le Président. Mais putain, mais comment il a pu entrer dans le complexe, sérieusement ? Un flashback nous révèle qu’il a été envoyé en prison, évidemment, et qu’il s’est alors raccroché à sa relation avec Adam.

Malheureusement, Adam ne voulait rien à voir avec lui : il était désormais en train de mourir. Le jour de la fin du monde, Anders a toutefois pu s’évader de prison assez vite et simplement. Il y avait une émeute, les gardiens se faisaient tuer, voilà quoi. Il a toutefois un plan, contrairement à tous ses codétenus : il sait exactement dans quelle montagne aller.

Il n’a pas d’accès ? Pas grave. Il se fait passer pour un officier en volant un uniforme de gardien à la prison, puis remonte les embouteillages menant à la montagne, essayant de trouver des personnes qui pourraient y avoir accès. Il finit par tomber sur un couple dans sa voiture : l’homme est bibliothécaire. Il tue le couple et prend son rôle de bibliothécaire. Il se métamorphose physiquement aussi, pour lui ressembler : petite calvitie, barbe taillée et hop, ce n’est plus le même. Ma foi, la saison est menée d’une main de maître. Jamais on n’aurait pu s’attendre à un coup pareil, les scénaristes sont très forts.

Ce n’est pas tout, en plus. Si ce perso secondaire un peu random est bien l’assassin du président, il a  une complice : la serveuse pote de Gabriela. Il la rencontre par hasard en pleine apocalypse alors qu’elle déprime dans sa voiture et hop, il l’embarque. Elle devient sa femme pour les papiers – et elle l’aide à pénétrer dans la montagne quand son bracelet cassé pose problème. C’est beau. Une belle équipe.

L’assassinat du Président ? Eh, il a survécu à la fin du monde, ça peut bien attendre. Il se fait à sa nouvelle vie dans la montagne et en oublie son désir de vengeance… jusqu’au jour où Cal passe dans sa bibliothèque pour faire sa nouvelle mixtape. Oh non, Cal est mort parce qu’il avait peur de se faire tuer par Sinatra, mais ce n’est pas Sinatra qui le tue ? C’est trop triste pour lui !

Le meurtre ? Le bibliothécaire s’infiltre dans une maison définitivement mal gardée, donne un coup au Président alors qu’il est sur son balcon avec la tablette. La tablette tombe. Le Président est trainé à l’intérieur de la chambre, mais a encore le temps d’indiquer avec son sang le paquet de cigarettes trouvé par Xavier en début de saison. Puis, Cal essaie de se battre contre son assassin, en vain. C’est d’une violence comme mort ! Et le choix de la version karaoké en fond sonore est incroyablement bien pensé. Bon, c’est logique, c’est le point d’orgue de la saison, le point autour duquel tout a été construit… mais tout de même ! C’est la fin d’une enquête par les aveux d’Anders lui-même – tout ça parce qu’il était amoureux d’Adam et voulait le venger en tuant le Président à l’origine de son empoisonnement lors du chantier dans la montagne, en vrai.

De son côté (et dans le présent), le nouveau Président est forcé de déclarer à ses citoyens que Cal a été assassiné. Il balance aussi un petit couvre-feu/confinement, l’air de rien. Sinatra, elle, pète un câble de manière de plus en plus évidente : elle est rongée par le stress et la culpabilité de tout le mal qu’elle a fait. C’est au stade où elle se sent obligée de virer Gabriela, parce qu’elle n’assume plus du tout. C’est assez dingue à voir : Gabriela se fait remercier au moment où elle s’y attend le moins. Pas si bonne psy finalement.

Quand Robinson lui rend visite, elle se laisse convaincre de l’aider à faire des recoupements pour l’aider dans son enquête pour trouver le meurtrier de Cal. Ben oui, Xavier sait qui c’est, mais il n’a pas pu communiquer l’info. Qu’à cela ne tienne, les deux femmes remontent la piste de Maggie, la serveuse, qui devrait avoir une allergie à la noix mais qui mange souvent du fromage à la noix. Gabriela comprend qu’il y a usurpation d’identité et la jeune femme finit par avouer qu’elle a été forcée par le bibliothécaire.

Cela permet à Robinson de débarquer à la bibliothèque et de trouver Xavier, ligoté. Anders s’est enfui depuis un moment, avec pour projet de rejoindre l’extérieur et de révéler au monde qu’il y a encore de la vie dans le bunker. Il abandonne Xavier en vie derrière lui pour qu’il puisse raconter son histoire – mais n’écoute pas la sienne et son envie de sortir de la montagne pour retrouver Terri. C’est bien écrit tout ça.

Robinson retrouve Xavier plus vite qu’Anders ne le soupçonnait : il n’en faut pas plus pour que Xavier la conduise directement à Anders, parce qu’il connaît son plan de sortir du bunker. Coincé dans le ciel de la montagne, Anders comprend que c’est trop tard pour lui. Il se suicide finalement en traversant le plafond-ciel de la ville. Impressionnant.

Xavier termine alors sa journée dans le bureau de Sinatra pour lui dévoiler le résultat de son enquête express et le vrai meurtrier du Président. Il ne lui raconte pas toute l’histoire, espérant surtout avoir des nouvelles de Presley. Malheureusement, les nouvelles que Sinatra a à lui apporter ne sont pas bonnes : elle a reçu un message de Jane qui lui dit que le problème est réglé. Elle en déduit que Presley est morte.

Sinatra s’excuse donc auprès de Xavier pour ce qu’elle a fait car elle ne voulait pas que ça aille si loin. Pour aller loin, ça va aller loin : Xavier tue les deux gardes du corps de Sinatra pour essayer de savoir exactement ce qu’il est advenu de sa fille. Alors qu’il est sur le point de tuer Sinatra, celle-ci se prend une balle inattendue : Jane débarque en effet et lui tire dessus, avant d’expliquer à Xavier que sa fille va bien. Le but de Jane est clair : elle s’assure que Sinatra reste en vie car elle a encore besoin d’elle, tout en continuant de passer pour la gentille. Vraiment, elle tire bien son épingle du jeu, elle est douée !

Xavier rentre chez Jane et y retrouve toute sa famille, qui va bien. C’est merveilleux. On est donc sur un joli happy end, avec toutefois le livre du Président qui est entre les mains de Xavier et Robinson. Ils y découvrent tout un tas d’infos sur l’extérieur, sur le possible nombre de survivants et surtout sur le fait qu’Atlanta n’est pas détruite. Wow. Forcément, Xavier décide donc de quitter la montagne pour aller chercher sa femme. Il laisse ses enfants sous la protection de Robinson (et probablement de Jane, fuck).

Le montage de fin de saison commence alors, évidemment avec pour BO Another Day in Paradise. Qu’est-ce que ça fonctionne bien ! On y voit d’une part Xavier faire le trajet lui permettant de quitter la montagne, utilisant les codes secrets qu’il trouve dans le livre pour cela. Il monte ensuite dans Air Force One et quitte la montagne avec cet avion. Seul. Il aurait pu au moins prendre un coéquipier ? Eh vous savez quoi ? C’est une DINGUERIE. Voilà, j’ai dit le mot.

Du côté des autres personnages de la série, on voit que Jeremy écoute les derniers mots de son père, qui lui conseille de réparer sa ville s’il ne l’aime pas. Il va tellement se lancer en politique, surtout que depuis la veille, il a déjà commencé à expliquer qu’il y a des survivants hors de la montagne et à révéler des secrets d’Etat.

Gabriela, elle, n’a plus envie de manger ses frites au fromage de noix. Au sommet de l’État, c’est le bordel : Cal est mort, Sinatra est gravement blessée, bon courage au Président qui tente de s’imposer. La seule qui finit vraiment bien sa saison, c’est Jane : elle a sa Wii et son jeu de tennis, alors elle est heureuse. Elle me tue, vraiment, j’adore ce personnage.

En bref

Je me doutais que j’allais beaucoup aimer la série quand j’ai vu la première fois une affiche sur Disney +, rien que parce que le casting envoyait déjà du rêve dessus. Ensuite, j’ai entendu plein d’avis positifs et j’ai eu peur – peur qu’on me la survende, peur de ne pas aimer à force de trop en attendre. Finalement, Paradise a su éviter ces écueils : même lorsqu’elle pond des twists auxquels je m’attends depuis plusieurs épisodes, elle le fait de la bonne manière pour que ça fonctionne. Les enjeux sont crédibles, les personnages sont pour la majorité bien écrits ou ont des défauts qui peuvent les rendre à peu près appréciables.

Il n’y a pas à dire, la série est une réussite. J’aimerais en voir plus souvent des comme ça et, en même temps, j’aimerais qu’elles sachent durer plus de huit épisodes par saison, car c’est vraiment trop peu. Il y aurait eu de la matière à faire une saison complète après ce pilote, sincèrement, quitte à faire des épisodes un peu plus courts. C’est vraiment pour lui trouver un défaut cela dit, parce que s’il y avait eu 22 épisodes, peut-être que je n’aurais pas osé me lancer dans un rattrapage estival.

Loin de ces défauts, la série est au contraire un véritable exemple de maîtrise du point de vue de l’écriture. Les aller-retours dans la timeline sont un vrai plaisir, avec des flashbacks qui sont tous véritablement utiles et une attention aux détails si poussée qu’elle en est rare et terriblement efficace ! J’aimerais que toutes les séries nous fassent ça.

Maintenant, il me faut attendre jusqu’à fin janvier pour la suite. J’ai déjà hâte de savoir de quoi il en retournera lors du retour de la série – et j’espère la voir lors de la diffusion. Je me connais, c’est pas gagné ça, surtout maintenant que je m’en suis fait une série estivale ! Une appréhension, déjà : comment attendre ce niveau d’écriture pour une saison 2 ? Y aura-t-il une telle convergence des petits détails pour résoudre un potentiel mystère ? Y aura-t-il simplement un saut dans le temps pour reprendre la structure avec les flashbacks ? Il y a tant de possibilités à explorer !

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Paradise – S01E07 – The Day – 20/20

Je suis totalement embarqué par la série, si jamais ce n’était pas clair avec les épisodes précédents, et j’enchaîne les épisodes un peu sans scrupule. C’est tout bonnement excellent et je reconnais qu’on tient là peut-être un des meilleurs épisodes de l’année. Il n’y a rien d’exceptionnel bien sûr, on ne fait que voir ce qu’on supposait depuis le début de la série, mais c’est ultra-efficace et prenant. Difficile de ne pas adorer la série ! Hâte de faire quelques cauchemars provoqués par cet épisode, tiens.

Spoilers

Cela fait quelques épisodes qu’on nous parle de la fin du monde. Il est temps de la voir.

Why don’t you ask a fucking dinosaur ?

Oula, une heure complète d’épisode ? Ils ne font pas dans la dentelle ! On repart en plus en 1962, en pleine crise de Cuba, quand le Président a appris qu’on avait frôlé la fin du monde. Il assure que ça se reproduira un jour ou l’autre. Et c’est le jour que l’épisode a décidé de nous présenter. C’est quelque chose et c’est exactement ce que j’ai envie de voir quand je regarde une série post-apocalyptique, en vrai. Vraiment, la série coche toutes les bonnes cases !

L’épisode reprend ensuite exactement où le précédent nous abandonnait : Sinatra promet qu’elle n’est pas un monstre et qu’elle peut aider Xavier à retrouver sa femme s’il arrête de la menacer et de faire de la merde. Et elle peut prouver ce qu’elle dit, parce qu’elle capte bien des messages venant de l’extérieur de la montagne !

La fin du monde ? Eh bien, elle fut provoquée par un supervolcan en éruption. Allez, ça colle avec notre monde en vrai. Xavier a donc assisté à ça en live et a aussitôt fait en sorte de sauver sa famille tout en protégeant le Président. Tout semble aller bien aux USA, mais bon, les nouvelles sont terribles avec la destruction de l’Australie et la crainte de tsunami un peu partout. Le Président prend la décision improbable de lancer le protocole Versailles.

Xavier essaie bien de lui parler de sa femme, toujours à Atlanta, mais il y a urgence ailleurs. Aux infos, on assiste à la fin du monde en direct, avec un méga tsunami en direct. Bordel, déjà que j’ai peur des tsunamis, cette série ne va pas calmer d’hypothétiques futurs cauchemars, hein. La vague est immense, on m’ajoute ces espèces d’explosion acoustiques qui le précèdent, AU SECOURS. Tout le monde comprend bien que c’est la fin.

Xavier dit à sa fille, au téléphone, de garder son frère en vue, mais aussi Jeremy, pour être sûr qu’ils soient en sécurité. Il gère aussi sa femme, comme il peut, découvrant avec terreur qu’elle a 1h15 max pour atteindre un aéroport qui est à deux heures de là où elle est. Il utilise toutes les ressources de la Maison Blanche pour faire en sorte que ça puisse se faire, le tout pendant que le Président fait un petit discours pour rassurer les foules. Comme si c’était possible à ce stade !

Même leur histoire d’Air Force One n’est pas hyper logique : si les ondes acoustiques du tsunami perturbent le trafic aérien… comment prendre l’avion ? Et comment est-ce qu’il y a encore du réseau pour les portables dans ce bordel monstrueux, avec aussi le Big One qui se déroule à Los Angeles, détruisant toute la ville.

Xavier se retrouve aussi à faire des promesses qu’il ne pourra pas tenir, comme lorsqu’il promet à une collègue de faire attention à sauver la vie de son fils. Robinson finit par débarquer pour organiser l’évacuation du Président. Au dernier moment, Cal décide toutefois de faire demi-tour : il parle à un agent d’entretien qui continue de faire le ménage, parce qu’il en a vu d’autres et que tout finit par toujours revenir comme ça doit l’être. Je veux bien, mais là, c’est différent. L’homme ne le croit pas et Cal culpabilise aussitôt.

Il décide donc de faire une deuxième intervention en direct, pour cette fois annoncer la fin du monde, en fait. Il ne le fait pas dans ces termes exacts, mais tout le monde comprend ce qu’il en est. Il provoque bien sûr la panique. Si le but était de ne pas dire la vérité, c’est parce que ça pose problème de la dire : tout le monde veut une chance de survie, à commencer par les collaborateurs les plus proches du Président, et notamment la femme à qui Xavier avait promis son aide.

Il ne peut rien faire pour elle. Le départ est d’un coup plus sanglant que ce qu’il aurait dû être : face à une insurrection qui commence et où chacun comprend que sa vie est en jeu, les flingues sortent vite. Ca tire assez vite dans tous les sens. Même Robinson se retrouve à tirer sur un garde qui menaçait Xavier au dernier moment. La scène est excellente, tout simplement. On voit à quel point les personnages sont confrontés à la fin du monde et à des décisions impossibles.

Il en va de même pour Xavier, finalement, quand il comprend que sa mère n’est pas dans Air Force One. Il était sûr qu’elle arriverait à temps pourtant, mais ce n’est pas le cas. Le Président, lui, savait depuis le début de la journée ce qu’il en était : il était impossible d’arriver à temps depuis Atlanta. Il le révèle à Xavier en le convainquant de monter dans l’avion : ses enfants y sont déjà et ont besoin de lui.

La journée est interminable ? Eh bien, ce n’est pas fini pour autant. Au moment du décollage, un des avions ultra sécurisés de la flotte présidentielle s’écrase à son tour. Une fois en vol, la catastrophe continue avec des missiles nucléaires tirés d’un peu partout. Ce sont des tirs de protection, mais c’est la fin du monde qui se prépare. Cal le comprend et est terrifié de ce qu’on lui demande alors de faire : tirer à son tour et détruire le monde entier. On voit bien les missiles faire le tour de la Terre sur les écrans de surveillance d’Air Force One qui continue à voler sans souci.

Xavier passe un dernier coup de fil à sa femme, qui lui fait des adieux déchirants avec un dernier message pour ses gamins, des « je t’aime » et surtout avec, en ce qui le concerne lui, la vision du missile qui s’approche d’Atlanta sur le radar.

Comment s’en sort-elle alors ? Comment Atlanta n’explose-t-elle pas ? C’est simple comme tout : le Président a une mallette nucléaire, oui, mais il a aussi un bouton bleu qui permet de griller tous les circuits électriques de la planète, têtes nucléaires comprises. C’est une mesure de sécurité prise post-Cuba. Et c’est celle que Cal a utilisé avant d’arriver dans la montagne, quitte à renvoyer la planète quelques siècles en arrière. Wow. J’ai plein de questions, la plus évidente étant : pourquoi la montagne est-elle épargnée ?

En tout cas, ça fonctionne bien comme twist. Sinatra essaie évidemment de le dissuader de faire ça et de plutôt détruire le monde, mais c’est en vain.

La toute fin d’épisode revient alors au présent, où Sinatra joue ses dernières cartes avant que Xavier ne la tue. Elle fait bien car elle se sauve la vie : elle lui fait entendre des enregistrements de l’extérieur de la montagne. Au milieu de ceux-ci, il y a bien un message de Teri, la femme de Xavier, à la recherche de sa famille, près d’Atlanta. Elle ne donne pas tout ce qu’elle a sans un back-up plan, par contre : elle appelle aussi le bar où la famille de Xavier était supposé se planquer en sécurité, histoire qu’il apprenne que Presley n’y est plus.

Xavier redevient donc un pion dans le jeu de Sinatra : il ne peut pas faire autrement que d’accomplir ce qu’elle demande et qui se résume grosso modo en « retransforme cette ville en ce qu’elle était et soit à mon service, loser ». J’adore.

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