Manifest – S01E02

Épisode 2 – Reentry – 16/20
Cela fonctionne déjà moins bien pour le deuxième épisode qui se perd en route en multipliant trop les pistes et les personnages. Il se passe plein de choses en parallèle et ça finit par brouiller les envies et enjeux de la série. Je suis donc un peu plus mitigé après ce deuxième épisode, mais ça reste prenant, parce que c’est le genre de série mystérieuse que j’ai l’habitude de regarder.

> Saison 1


Spoilers

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It’s some coincidence. If any of this can be a coincidence.

Comme j’ai beaucoup aimé le point de départ de la série, il est logique que je sois déjà de retour devant pour comprendre comment cet avion a explosé, et ça interroge aussi tous les médias et les autorités. C’est le point de départ de l’épisode avec une vingtaine de passagers qui passent au radar des autorités pour comprendre ce qu’ils faisaient tous là au moment de l’explosion de l’avion. Tous ont le réflexe de mentir apparemment, parce qu’ils sont rapidement relâchés grâce à l’aide de Michaela, qui connaît bien la loi.

Le gros avantage, c’est que ça pousse les passagers à parler entre eux : le pilote, qui a peur que tout le monde l’accuse, la scientifique, qui parle au père des jumeaux, et un autre qu’on ne connaissait pas encore et qui veut retrouver son fils, Adio, qu’il a quitté quand il avait 13 ans et qu’il retrouve à 19 ans en prison.

Bref, ils sont tous relâchés avec pour ordre de ne pas parler à la presse ou sur les réseaux sociaux, mais en même temps, je ne sais pas s’ils comprennent grand-chose aux réseaux sociaux, parce que Facebook a bien changé depuis 2013, et les autres aussi. Purée, ils connaissaient à peine Snapchat en 2013 !

Ben rentre chez lui et trouve sa femme à moitié à poil, et elle se cache, n’assumant pas trop. Il continue de vouloir créer une relation avec sa fille, mais ça ne fonctionne moyennement, surtout qu’il se met à entendre de la musique que personne d’autre n’entend.

Cela va l’obséder jusque sur Times Square avec une pub Harry Potter, mais il s’avère que la musique qu’il entend dans sa tête est jouée par Radd, le père d’Adio. Grâce à l’aide de Michaela, ils peuvent rapidement retrouver Adio en prison, puis mener l’enquête sur le vol dont il est accusé. Mouais, ça ne m’a pas passionné, je dois dire.

Au commissariat, Michaela tombe sur Lourdes, sa meilleure amie mariée à son e-fiancé. Il y en a une qui est heureuse de revoir l’autre et, non, ce n’est pas Michaela. Elle demande plutôt à son capitaine de reprendre le boulot, mais ça ne peut se faire sans une inspection psychologique, et il y a du boulot. Pourtant, elle ne craque pas du tout, alors qu’il y a de quoi, débarquer cinq ans plus tard dans sa vie, c’est violent quand même.

En tout cas, elle sait toujours tirer comme si de rien n’était et ça fascine Jared qui tente de lui parler, mais bon, forcément, Michaela a du mal à se faire à la nouvelle vie qui a eu lieu sans elle, la pauvre. Là-dessus, les scénaristes passent quand même au-dessus de pas mal de drama, parce qu’il y aurait de quoi faire des épisodes et des épisodes sur ce choc post-traumatique.

Chez lui, Ben parle avec Michaela de ce qu’il entend et de ce qui lui arrive ; embrasse Grace devant Olive qui le prend mal et tente encore de l’éviter, puis s’enferme dans ses souvenirs. C’est con, parce qu’il n’a aucune idée de ce qu’il va lui arriver, alors que Michaela surprend une conversation entre Grace et son amant (ou amante, comme on me l’a merveilleusement bien suggéré dans les commentaires).

Pendant ce temps, Cal continue la chimio, est arrêté par une femme dans la rue qui lui dit qu’il s’est élevé (ça a un petit côté saison 5 de Buffy) et la chimio permet à Ben de revoir la scientifique dont le nom me ré-échappe déjà. Cal est bien mystérieux lui aussi : il dessine un portrait de famille sur lequel il ajoute une ombre, probablement pour l’amant de sa mère. Bon, sinon, je ne suis vraiment pas fan du tout de ce gosse : sa mère le gâte autant qu’elle peut mais il crise parce qu’il veut récupérer ses affaires. Bon, je comprends l’idée et tout, mais ça passe mal : tous les adultes réussissent à reprendre leur vie comme si de rien n’était, il est le seul à nous faire chier comme ça.

Tout ça a toutefois un but précis : qu’Olive demande à son père de la suivre et l’emmène dans un box avec les souvenirs de son frère. Le problème, c’est que c’est le box de l’amant de de Grace, et Ben le comprend bien vite. Il est toutefois interrompu par la musique dans sa tête qui le conduit vers un autre box où il retrouve le fils du bijoutier qu’Adio est censé avoir volé. Et le fils a un joli box plein de bijoux dis donc. Il ne faut pas longtemps pour que Ben l’assomme et appelle Michaela.

Cette intrigue est donc vite expédiée : Adio est libéré de prison, le bijoutier en prison, Michaela curieuse de cet énième miracle autour de son frère – surtout qu’elle, elle n’a pas de voix dans sa tête cette semaine. De retour chez elle, enfin, chez son frère et Grace, Michaela se reconnecte à Facebook et découvre les cinq ans de page Facebook hommage que Lourdes lui a dédié.

Forcément, Olive finit aussi par rentrer chez elle avec son père et la boîte de souvenirs. Sa mère comprend que son secret est dévoilé, mais je note surtout qu’il est intéressant de voir que Liv affirme qu’elle savait que son frère jumeau était en vie, car elle le sentait encore. Dans une série comme ça, il est sûr que ça aura un impact à un moment ou un autre… Un peu comme la folle qui a vu en Cal une sorte de Jésus. Il faut juste attendre que la série se décide à ce que ce soit le bon moment.

En fin d’épisode, Michaela se décide à aller voir Lourdes pour se réconcilier avec… sur la base d’un bon gros mensonge. Elle lui dit qu’elle n’avait plus l’intention d’épouser Jared, ce qu’un flashback nous confirme rapidement être faux. Cela dit, ça permet à Lourdes de se sentir mieux et ça permet à Michaela de récupérer sa meilleure amie, c’est pas si mal.

Ben confronte aussi Grace et ne lui en veut pas du tout… Par contre, il lui demande de se souvenir qu’ils sont faits l’un pour l’autre quand même. Et elle accepte, décidant de coucher avec lui. Mouais, pas sûr que son amant soit pour par contre.

Du côté du gouvernement, on s’inquiète de ces 20 personnes qui sont venues voir l’explosion de l’avion, et de la menace que l’avion représentait. Menace extraterrestre, trou de ver… Les possibilités sont multiples. Une chose est sûre : l’une des passagères s’est mise à parler et à devenir un personnage public, et ça ne lui réussit pas du tout ! Elle se fait ainsi tuer en fin d’épisode, son sang giclant sur sa télé alors qu’elle est à l’image. Merveilleux.

> Saison 1

God Friended Me (S01)

Synopsis : Et si Dieu vous rajoutait sur Facebook, vous feriez quoi ? C’est la question à laquelle Miles, athée convaincu, se doit de répondre dans cette série.

Saison 1 Saison 2

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Pour commencer, je suis content de me mettre enfin à cette série. Je sais que l’épisode est disponible depuis un moment, mais j’attendais sagement la diffusion américaine pour ne pas avoir ensuite trop d’attente entre le pilot et le deuxième épisode. Et puis, finalement, je n’ai pas eu le temps de me le regarder hier, alors je l’ai décalé à aujourd’hui, et cet épisode décale donc mes séries du mardi à ce soir, quand je vais rentrer en étant bien crevé.

Qu’importe ! Vous n’êtes pas là pour que je raconte ma vie, mais pour que je parle de cette série que j’attends surtout parce qu’elle marque le retour de l’acteur principal de The Mayor, comédie vite annulée l’an dernier alors que je la trouvais plutôt sympathique. C’est le problème de suivre la diffusion américaine, on a parfois ce genre de déception.

Comme il a vite retrouvé du travail, je me dis que je ne suis pas le seul à le trouver bon acteur et, forcément, j’ai envie de tester cette série. Je ne donne pourtant pas cher de sa peau après les annulations successives de Angel from Hell et Kevin (Probably) Saves the World, qui traitaient elle aussi du sujet religieux à une heure de grande écoute. Pas un gage de réussite, apparemment. On verra bien !

Note moyenne : 16/20

S01E01 – Pilot – 16/20
La série est à peu près ce que j’en attendais, et il lui manque encore quelque chose pour être vraiment un coup de cœur, mais une chose est sûre : je vais regarder la suite. L’épisode nous présente toute une intrigue complète et s’en tire bien à jouer en permanence sur le scepticisme de son personnage principal. Il y a ainsi un schéma évident qui se dessine : une « enquête » de la semaine qui sera ici un sauvetage, une enquête pour savoir s’il y a quelqu’un derrière le compte de Dieu et un fil rouge will they/won’t they pour la dynamique entre personnages. Cela peut être efficace sur le long terme, et c’est un bon premier épisode.
S01E02 – The Good Samaritan – 17/20
Je crois que cette série va être ma vraie bonne surprise de la rentrée. Je comptais la voir d’un œil distrait, comme ça, pour le plaisir d’en regarder une de plus ; mais en fait, son côté feel good est très prenant. J’adore le casting, les dynamiques sont bonnes, il y a des fils rouges à suivre et même le côté procédural finit par ne plus me gêner. C’est dingue, non ?
S01E03 – Heavenly Taco Truck – 18/20
En cumulant les histoires mignonnes et toutes plus cheesy les unes que les autres, cet épisode parvient à instaurer un chouette rendez-vous. Je sais que ce n’est pas la série du siècle, mais elle vaut le détour ; et quand je suis crevé, elle passe super bien avec des histoires qui donnent un sourire bête, mais béat. Bref, j’aime de plus en plus chaque semaine, surtout que tous les personnages (ou presque) sont attachants.
S01E04 – Error Code 1.61 – 16/20
Cette série est un vrai bonbon qui se laisse regarder avec grand plaisir. Si cet épisode n’a pas été jusqu’à me donner le sourire que j’en attendais, principalement parce que je l’ai trouvé trop prévisible, je suis très heureux d’avoir repris la série qui me plaît toujours beaucoup. Une petite dose d’optimisme et de douceur, ça ne fait jamais de mal, pas vrai ?
S01E05 – Unfriended – 15/20
J’ai trouvé l’intrigue de fond de cet épisode moins intéressante que les précédentes, mais force est de constater qu’il s’agit là d’un épisode vraiment nécessaire. S’il n’est pas le meilleur, il établit une continuité évidente et quelques bases qui justifient tout ce qui suivra. Et je confirme que je suis de plus en plus fan de cette série, qui est vraiment très, très bien fichue, même sur des épisodes un peu moins bon.
S01E06 – A House Divided – 14/20
Ah ben mince, voilà un épisode qui était en-dessous de mes attentes. Il faut attendre sa toute fin pour que le niveau remonte alors que l’écriture globale me paraît moins satisfaisante que d’habitude. Cela ne m’empêche pas de beaucoup aimer la série, fort heureusement, mais ça aurait pu être mieux.
S01E07 – The Prodigal Son – 14/20
Si l’ensemble n’est pas mauvais du tout, j’ai trouvé que cet épisode était assez prévisible et peu convaincant. C’est le genre d’épisode qui semble tout ralentir dans l’intrigue de la série pour prendre le temps d’explorer une facette des personnages que l’on connaît déjà bien et qui n’aura pas un grand impact par la suite. Pourtant, il y avait du potentiel à faire un peu plus, donc je suis déçu de cet épisode. C’est le coup de mou des épisodes de novembre, ça.
S01E08 – Matthew 621 – 16/20
Cet épisode reprend tout ce que j’aime habituellement dans la série : il propose ainsi des avancées pour tous les personnages de la série, tout en prenant le temps de développer une intrigue assez habilement construite. Il n’y a que peu de surprise dans cette série, mais c’est un feel-good terriblement efficace, je trouve.
S01E09 – King’s Gambit – 15/20
Sous ses allures de petits épisodes tranquilles, ce nouveau volet révèle en fait bien plus d’informations que prévue et s’avère agréable à suivre. Ce n’est pas exceptionnel, mais ça divertit toujours aussi bien. J’ai ma dose de feel good pour la journée… et j’ai l’impression que la série avance, c’est tout de même chouette.
S01E10 – Coney Island Cyclone – 17/20
C’est un grand oui pour cet épisode qui prend le partie d’une division de ses intrigues. D’un côté, quelque chose d’assez classique pour Miles, mais de toujours bien écrit. De l’autre, de vraies avancées tant dans la construction des personnages que dans celle des mystères de la série. J’ai par conséquent vraiment beaucoup aimé cet épisode qui semble même fournir des pistes de réponses originales. Je n’en demandais pas tant si vite !
S01E11 – 17 Years – 17/20
Voilà un très bon épisode digne d’une mi-saison. Maintenant que l’on connaît bien le fonctionnement de la série, on peut approfondir un peu la psychologie des personnages, et c’est très intéressant à suivre. En plus, ça n’empêche pas de poursuivre la quête de base de la série et de jouer avec certaines de nos attentes, alors c’est chouette comme tout.
S01E12 – Ready Player Two – 16/20
Cet épisode était un petit festival de points du Bingo Séries qui vient juste de commencer, alors je suis vraiment content de l’avoir vu, et d’être enfin à jour dans la série. En revanche, je suis peu satisfait des réponses apportées ici, ou du choix du titre très trompeur. Allez, qu’importe, l’intrigue de la semaine était très chouette, et l’intrigue de fond peut encore s’améliorer. Quant aux personnages, j’en suis très fan. J’espère vraiment une saison 2 !
S01E13 – Miracle On 123rd Street – 15/20
Cette fin de saison n’est pas à la hauteur de ce que j’en espérais, principalement parce qu’elle me donne l’impression que les scénaristes ne voulaient pas que ce soit la fin. C’est donc un épisode de facture classique, et c’est un peu dommage de partir comme ça, surtout que l’intrigue proposée est loin d’être leur meilleure. Il y a quelques évolutions qui font plaisir à voir, ça reste feel good, mais l’épisode n’est pas aussi inoubliable que je l’aurais voulu. J’ai quand même tellement envie d’une saison 2, maintenant !
S01E14 – The Trouble with the Curve – 14/20
C’est un épisode qui s’appuie un peu trop sur une culture américaine que je n’ai pas, et qui aurait été pas mal s’il avait été diffusé autour du Superbowl – mais non, il a été diffusé une semaine après. S’il était bien, ce n’était pas tout à fait le feel-good que je recherchais. J’ai hâte de voir la suite, parce que cet épisode n’a pas réussi à m’accrocher autant que je ne le voulais (ou que les précédents tout simplement).
S01E15 – Two Guys, A Girl and a Thai Food Place – 18/20
Ah, voilà, gros coup de cœur sur cet épisode qui confirme que la série est toujours aussi feel-good et fournit tout ce que j’en attends : fil rouge, intrigues qui dépassent le cadre de l’épisode simple, répliques bien écrites, histoires toutes plus cheesy les unes que les autres ! J’adore cette série quand elle pond ce genre d’épisode, parce que je trouve que tout y fonctionne à merveille et avec beaucoup de fluidité – même l’intrigue que je n’ai pas aimé !
S01E16 – Scenes from an Italian Restaurant – 16/20
C’était à nouveau une intrigue sympathique dans cet épisode, bien aidée par le fait que j’adore l’actrice sur qui elle reposait. Au-delà de cette enquête de la semaine, il y a des avancées plutôt réussies pour la série en général : tout avance lentement, c’est sûr, mais c’est un rythme qui tient la route pour l’instant.
S01E17 – The Dragon Slayer – 16/20
C’est totalement un nouvel épisode formaté « à la semaine » que propose la série, mais je trouve une fois de plus que c’est une vraie force pour la série. Elle parvient à me convaincre à chaque épisode pour la fluidité de son écriture. C’est particulièrement valable ici avec une succession de problèmes à la résolution assez naturelle. Ce n’est pas crédible, mais c’est chouette à regarder et à enchaîner.
S01E18 – Return to Sender – 16/20
L’intrigue de la semaine était une fois de plus bien ficelée même si trop de coïncidences finissent par tuer la crédibilité générale. En parallèle, le fil rouge continue d’être développé et ça permet de secouer la routine de la série et certaines relations, ce qui est plutôt une bonne chose pour le bien-être général de la série qui parvient à rester intéressante grâce à ça.
S01E19 – The Road to Damascus – 18/20
L’épisode était, dans ses grandes lignes, vraiment très prévisible, mais c’était le bon genre de prévisible ; celui qu’on ne devine qu’une scène avant qu’il n’arrive et qui prend malgré tout par surprise grâce à sa fluidité et son évidence de chaque instant. J’ai vraiment hâte de savoir comment la saison finira à présent, car la série ne m’a jamais déçu pour l’instant.
S01E20 – Que Sera Sera – 18/20
Ma foi, il y avait tout ce qu’il fallait dans cet épisode, à commencer, justement, par la foi ! Outre ce jeu de mots, les scénaristes bouclent très bien leur saison : tout aura été hyper fluide et logique cette année. Certes, la crédibilité est souvent à remettre en cause dans cette série, mais à part ça, tout y fonctionne à merveille et je suis très, très impatient de revenir pour une saison 2 !

Saison 1 Saison 2

God Friended Me – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 16/20
La série est à peu près ce que j’en attendais, et il lui manque encore quelque chose pour être vraiment un coup de cœur, mais une chose est sûre : je vais regarder la suite. L’épisode nous présente toute une intrigue complète et s’en tire bien à jouer en permanence sur le scepticisme de son personnage principal. Il y a ainsi un schéma évident qui se dessine : une « enquête » de la semaine qui sera ici un sauvetage, une enquête pour savoir s’il y a quelqu’un derrière le compte de Dieu et un fil rouge will they/won’t they pour la dynamique entre personnages. Cela peut être efficace sur le long terme, et c’est un bon premier épisode.

Saison 1


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This is Miles Finer, reminding you that there is no God and this is OK.

La série commence comme une mauvaise pub d’agence de voyage nous vantant les mérites de New-York, et je me dis que c’est facile de zapper si tu tombes là-dessus à la télévision. Après, ça vise des américains, peut-être donc que ça leur plairait, allons savoir.

La première vraie scène nous présente le personnage de Miles Finer, le héros de cette histoire, qui affirme dans son podcast que Dieu n’existe pas, et propose un super débat sur ce sujet-là. Passionnant. On apprend au passage qu’il a un père révérend, mais voilà, je ne sais pas, ça commence pas super bien. Après ce podcast, il reçoit des demandes successives de Dieu sur Facebook, et il refuse ; tout en priant pour être rappelé par Eric de Sirius, un autre podcasteur beaucoup plus connu que lui.

On le suit alors au travail où il a un collègue/meilleur ami, Rakesh, qui le soutient dans toutes ses conneries malgré sa mère qui veut le caser avec tout New-York, puis dans le bar de sa sœur, Al, qui veut le réconcilier avec leur père. Ce n’est pas fou, mais on finit par entrer dans l’histoire lorsqu’il reçoit de nouveau des invitations de Dieu et se décide à l’accepter après une suite de coïncidences.

Dieu lui propose aussitôt John Dove en ami, et paf, Miles tombe sur lui (enfin, c’est John qui tombe sur lui). John se fait larguer dans la rue et envisage alors le suicide, mais il est sauvé de justesse par un Miles qui vit assez mal ce qui lui arrive. Il se persuade donc qu’il s’agit d’une mauvaise blague liée à son podcast et décide de mener l’enquête sur le compte de Dieu.

Ce dernier lui propose rapidement une nouvelle personne à contacter : Cara Bloom. Miles se rend donc la voir pour lui demander qui elle est vraiment et pour qu’elle l’aide à retrouver Dieu et l’arrêter. Bien sûr, elle n’est au courant de rien et cette piste ne le mène nulle part. Il décide donc de laisser tomber l’affaire pour se concentrer sur la présentation qu’il doit rendre à Eric. Et il n’en fait aucune sauvegarde, évidemment.

Il est réveillé en pleine nuit par son réveil et le thermostat de son appartement, et ce n’est vraiment pas une surprise : Dieu s’amuse avec lui, qui qu’il soit. J’aime assez bien comment la série joue sur le scepticisme de Miles : il se persuade que Dieu n’existe pas, et dans le fond, on ne sait pas bien s’il y a quelqu’un derrière le compte Facebook de Dieu ou non. C’est curieux.

Enervé par cette nuit écourtée et par la suppression de sa présentation, il se rend de nouveau voir Cara pour obtenir des informations, mais elle n’en a aucune, évidemment. Cependant, c’est une journaliste en manque de sujet pour le boulot, donc elle accepte de l’aider à retrouver Dieu, prise au piège par sa rédactrice en chef. Elle le suit donc dans sa journée, qui commence par aller voir Rakesh pour qu’il hacke le compte de Dieu et trouve son adresse IP.

L’adresse est intraçable, parce qu’elle est protégée par un firewall qui lui fait penser à une intelligence artificielle capable d’avoir détecté que John était dépressif et possiblement suicidaire. Il y a du Person of Interest dans l’affaire, clairement. C’est intéressant, surtout parce que ça continue de jouer sur les deux explications possibles : on peut avoir affaire à Dieu comme on peut avoir affaire à un très bon informaticien.

Pendant que Rakesh tente de retrouver Dieu via son adresse IP, Miles emmène Cara voir Al, allons savoir pourquoi. C’est plutôt cool, il y a un will they/won’t they qui s’instaure immédiatement entre eux, alors que Rakesh essaye de draguer Cara. Heureusement, cela le motive à aller plus vite pour retrouver Dieu : il envoie donc Cara et Miles dans le Jersey à une adresse qui serait celle de Dieu. À passer la journée ensemble comme ça, ils commencent à bien se connaître et elle n’hésite pas à entrer par effraction.

Tout ça les mène à une pièce vide ne contenant qu’une lampe qui fait très lumière divine. Une fausse piste ? Oui et non : elle trouve aussi un banc sur le porche qui lui rappelle beaucoup son propre porche quand elle attendait… Suspense pour quelques minutes.

En effet, Rakesh appelle Miles pour lui dire qu’il est chez lui, parce qu’il y a ramené son rencard, et qu’il a de nouveau été hacké. Des photos tournent en boucle sur son ordinateur… Donc forcément, Miles rentre en toute hâte avec Cara et les quatre, avec Rakesh et Jaz (son rencard plutôt sympa, franchement), essayent de comprendre ce qu’il se passe. L’ordinateur arrête de faire défiler les photos sur une photo bien précise qui fait fuir Cara.

Miles mène alors l’enquête sur la photo qui est une photo prise à l’hôpital, quand sa mère était en rémission, avec son chirurgien et son infirmière. Il se décide donc à aller voir son père le révérend, qui n’est autre que Papa Pope de Scandal (ugh, je m’en serais bien passé) et qui a bien sûr les noms des deux en tête. Parmi les deux, Miles découvre, avec l’aide de Rakesh l’information qu’il souhaitait : l’infirmière sur la photo est la mère de Cara.

Il la retrouve alors sur le toit d’un immeuble pour lui faire avouer que quand elle était petite, elle attendait de retrouver sa mère sur le porche de son jardin. Il s’est donc persuadé qu’il devait l’aider à retrouver sa mère, Susan Albright. Le problème, c’est qu’elle a déjà retrouvé sa mère, il y a six semaines, et qu’elle n’ose pas lui parler.

Il suffit donc qu’elle lui parle pour que tout se passe bien et qu’elle se remette à écrire des articles, car elle est en panne d’inspiration depuis qu’elle est tombée sur sa mère, par accident, dans le métro. Bon, ce n’est pas exceptionnel et assez prévisible : sa mère a refait sa vie et c’est pour ça qu’elle n’est jamais revenue la voir. Elle a même une petite fille, Liv. Cara découvre sa sœur et s’enfuit en courant, poursuivie par un Miles s’inquiétant de la tournure des choses.

Il a raison de s’inquiéter, parce que Cara est rapidement percutée par une voiture. Et elle ne respire plus, parce que toujours plus. Alors qu’il cherche désespérément un moyen de la sauver, un médecin sort d’une des voitures bloquées par l’accident. Il s’agit bien sûr de John ! Non seulement il est médecin, mais en plus, il sauve Cara en deux deux. Si tout ça n’est pas merveilleux et un grand plan de Dieu, alors qu’est-ce que c’est ?

Miles commence à avoir des doutes quand même, mais il reste trop rationnel pour y croire pleinement, alors que Cara est sûre qu’il y a un Grand Plan à l’œuvre derrière leur rencontre et la boucle de sauvetage présentée dans l’épisode. La fin de celui-ci se déroule alors à merveille : Cara entame une vraie relation avec sa mère et sa sœur, Liv, Rakesh revoit Jaz et ça se passe bien entre eux et Miles… entame une opération de réconciliation avec son père.

Et comme il faut bien un cliffhanger, on nous laisse sur un très chouette flirt entre Cara et Miles, puis sur une notification de Dieu, proposant à Miles de devenir ami avec une certaine Katie Brooks. Franchement, j’étais sceptique sur l’efficacité du cliffhanger en m’approchant de la fin de l’épisode, mais je le trouve finalement drôlement efficace, et je suis pressé de voir la suite.

Saison 1

You (Parfaite) – S01E04

Épisode 4 – The Captain – 17/20
Bon, la série change quelques-uns de ses codes pour brouiller les pistes, et ça m’a demandé un petit temps d’adaptation. Heureusement, l’intrigue en elle-même était prenante avec un mystère qui demandait toute mon attention de sériephile pour être résolu, parce que je ne l’avais pas vu venir. Encore un très bon épisode, donc.

Saison 1


Spoilers

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What was that ? Eight seconds ?

On reprend là où on en était, et même quelques secondes avant, histoire d’avoir de nouveau l’orgasme de Joe à l’écran… et de nous changer totalement la narration de la série, en passant cette fois à Beck. C’est elle qui va nous narrer tout l’épisode, et il y a à faire, parce qu’elle est dépitée des huit secondes de Joe et parce qu’elle est recontactée par « Le Capitaine ».

Elle sait que ce dernier lui a payé son lit et son nouveau portable, et qu’elle ne peut lui refuser le week-end qu’il demande. Le problème, c’est que ça se fait sur portable, et que Joe lit tout. Bon, quand même, je note que Beck est une narratrice bien plus silencieuse que Joe, et c’est étrange de changer de perspective désormais, parce que Joe manque rapidement à l’épisode.

En effet, on suit la journée de Beck et elle est moins beaucoup concentrée sur Joe que lui ne l’est sur elle. Ce n’est pas vraiment une surprise, mais bon. Et ses amies sont insupportables, à l’exception de Peach qui arrive encore à me faire rire, surtout qu’elle est trop clairement sur Beck et que celle-ci ne voit rien. Peach lui prête donc des bottes pour son week-end de « retraite pour écrivains » et Beck s’y rend, sans grande envie.

Elle se sent comme une prostituée, si l’on en croit ses dires, mais l’identité de l’homme qu’elle rencontre, le capitaine, reste assez mystérieuse. Tout ce qu’on sait, c’est qu’il lui paye grassement tout ce qu’elle veut, qu’il est plutôt vieux et qu’elle se demande s’il a fait de la muscu récemment. Oh, et Joe la surveille depuis la chambre d’à côté, ça va sans dire, hein.

Post-générique, on en revient une nouvelle fois aux huit secondes de Joe, et on reprend la narration avec lui, ouf. J’ai trop pris l’habitude d’avoir sa voix pour accompagner ces épisodes, et ça manquait. Après, le gros problème, c’est que proposer la perspective de Joe était une prise de risque et qu’ils se plantent royalement : les deux perspectives ne collent pas l’une avec l’autre.

C’est franchement dommage, mais bon, admettons. De toute manière, avoir Joe aide à se relancer dans l’épisode, surtout qu’il est mortifié de ses huit secondes, puis de la journée de Beck qu’il suit uniquement avec ses réseaux sociaux. Il n’a donc aucune idée qu’elle pense à se toucher dans la chambre de motel

La série réussit très bien son coup : le capitaine est en fait… son père. Bon, cela dit, ça pose plein de questions sur les costumes anciens qu’ils portent, jusqu’à ce qu’elle dise aller à un festival sur Dickens. Et dire que Joe envisageait de le tuer. Cela pose tout de même la question du secret de Beck  qui n’a pas trop de sens.

On reprend donc la perspective de Beck pour ce festival qui se fait en plein air alors qu’elle est en robe me donnant beaucoup trop froid. Son père la questionne sur tout plein de choses, mais il n’a finalement pas envie d’en savoir plus que ça : il veut vite récupérer le reste de sa famille, la belle-famille de Beck.

Cette dernière a donc menti sur toute la ligne : son père n’est pas mort et il a une vie plutôt remplie. Forcément, Joe reprend ses activités de stalker, et il manque d’être grillé par Beck… au point de se contenter de Facebook pour en apprendre plus. Oui, le père de Beck est encore sur les réseaux sociaux  aussi.

Dans tout ça, je retiens surtout que la fille de son père est une bitch dans les règles de l’art : elle lui annonce que Nancy, sa mère, est enceinte du père de Beck et qu’il va devoir arrêter de l’aider financièrement. Sympathique. En parlant de bitch dans les règles de l’art : Peach débarque à la boutique de Joe pour retrouver son livre et apprend que son vendeur préféré n’est pas là, mais… dans la même ville que Beck.

Il n’en faut pas plus pour que Peach appelle Beck afin de contrôler sa vie. Elle est persuadée que Beck lui ment, ce qui n’est pas faux, tout en l’étant, parce que Beck ne savait pas que Joe était au même festival que lui. Heureusement, Joe est tenu au courant par l’autre vendeur de la boutique et paf, Beck tombe sur lui, mais il a un plan.

Il finit simplement par avouer qu’il est là pour elle et qu’il l’a tracé sur les réseaux sociaux. Voilà qui est fait. Il tente aussi l’humour sur les huit secondes, mais ça passe moyennement bien, évidemment. Sans trop de surprise, Joe tombe ensuite sur le père de Beck durant le festival et ça fonctionne à merveille : Beck est en pleine culpabilité quand lui exprime bien mal la surprise, mais bon. On n’est pas à ça près : il se fait inviter à dîner avec eux et, heureusement, cela laisse le temps à Beck de s’expliquer sur l’overdose passée de son père… qui ne l’a pas tué.

Cependant, il s’est barré de la demeure familiale et elle l’a considéré comme mort pendant des années, ce qui explique pourquoi elle dit à tout le monde qu’il est mort. Cela explique aussi pourquoi elle n’a jamais fini ses poèmes là-dessus, parce qu’ils étaient fondés sur un mensonge. Joe insiste pour assister au dîner de famille du soir et ça vire sans la moindre surprise à la catastrophe avec une Nancy qui est bien bitch avec Beck.

Cette dernière finit par péter un câble, crise que l’on sent arriver de loin, et elle quitte la table. Oh, Joe essaye évidemment de la rejoindre, mais il cerne mal ses besoins et se fait dégager en quelques instants. Il le prend mal et disparaît, alors que Beck se retrouve confrontée une nouvelle fois à son père qui est plein de bons sentiments… mais se laisse malgré tout manipuler par Nancy, clairement.

Durant la nuit, Beck est en pleine insomnie, ce qui lui permet enfin d’écrire la nouvelle parfaite qu’elle espérait tant. Cela la console de son père qui ne la met pas en avant sur ses réseaux sociaux, la cachant aux yeux du monde parce qu’elle fait un peu tâche. En plus, même Blythe aime ce qu’elle écrit, alors tout va bien pour Beck, enfin.

Plutôt que de se rendre à la soirée proposée par Peach, Beck décide de… se rendre chez Joe pour coucher avec, parce qu’elle en a très envie. Et si tout se passe à merveille pour elle, tout se passe dans le stress pour lui : il est obligé de cacher sans qu’elle s’en aperçoive son ancien portable et les sous-vêtements qu’il lui a volé. Et il y arrive.

Tout finit donc bien pour eux, et Beck atteint même le septième ciel avant de s’excuser le lendemain matin. La seule dérangée par tout ça, c’est évidemment Peach, parce qu’elle est très probablement beaucoup trop jalouse de tout ça ; mais ça, Joe ne s’en rend pas encore compte. Il sent bien qu’elle est en train de devenir un obstacle cela dit, alors il ramène le livre qu’il lui avait volé… reste à voir si elle s’en contentera ou trouvera ça encore plus louche maintenant.

Saison 1