Agatha All Along – S01E01 – Seekest Thou the Road – 18/20

Comment ça j’ai vu passer des reviews mitigés pour cette série ? J’adore comment ce premier épisode joue avec nos attentes en reprenant très précisément les codes qui ont fait le succès de Wandavision, sans pour autant s’appesantir inutilement dans la durée. Le casting est toujours aussi exceptionnel, avec des additions qui ajoutent mystère et talent à la fois. La série va très clairement être ma nouvelle obsession, elle a tout pour me plaire et signe un premier épisode réussi. J’ai franchement l’impression d’une saison 2, quatre ans après, et j’aime le changement de perspective.  

Spoilers

Agnes enquête sur le meurtre d’une femme, ne se doutant pas du tout qu’elle est Agatha.


Is this really how you see yourself ?

J’ai beau savoir que les premiers retours sont mitigés, je suis quand même mille fois trop impatient de découvrir la série. Je me suis préparé mon meilleur thé d’Halloween acheté aujourd’hui même à Disneyland (abricot, carotte, citrouille, pourquoi c’est bon ??) et bim, j’ai lancé l’épisode.

Quelle surprise de le voir commencé par Agatha traversant une forêt en voiture en chantonnant. On est loin de la méchante amnésique de la fin de Wandavision. Elle incarne ici une flic bien dans ses baskets, experte des cas paranormaux et bossant dans ce qui semble être la bordure même de Westview. Elle se rend sur une scène de crime étonnante, avec une victime écrasée par quelque chose de puissant et fort dans les bois – à proximité d’un livre de la bibliothèque de Westview. Ils jouent déjà avec nous les scénaristes, ça se sent. Le cadavre retrouvé ? On ne verra pas son visage immédiatement.

Agatha le voit, elle, mais nous non. Enfin, Agatha… Son collègue décide de l’appeler Agnes, tout de même. Cela me rend si curieux de savoir le chemin que va prendre la série. Le générique me rend tout aussi curieux : on nous vend une sorte de true crime, en vrai, une enquête policière en mode série danoise. D’ailleurs, ils n’hésitent pas à nous dire que c’est inspiré de WandaVision qui serait une série danoise, et tout ça se passe bien à Westview. On est loin de l’Agnes qu’on connaissait, mais elle est toujours coincée dans le même enfer.

Elle commence en toute logique son enquête à la bibliothèque municipale, où elle tombe sur Dottie. Quel bonheur de retrouver Emma Caufield dans le rôle – malgré la maladie, en plus, parce qu’elle a annoncé avoir la sclérose en plaque et l’avoir déclaré à son employeur pour la première fois sur le tournage de Wandavision. On a connu des acteurs se faisant virer sous de fausses raisons pour ça. Pas elle.

Dottie interprète donc une bibliothécaire qui déteste Agnes et le lui fait bien sentir, mais lui rend tout de même service dans son enquête dès qu’elle a besoin. Pas trop le choix, je suppose, c’est une flic après tout. Assez vite, la série part en vrille tout de même : alors qu’elle se dirige vers le rayonnage censé contenir d’autres copies du livre trouvé sur la scène de crime, Agnes se retrouve face à une étagère brûlée. Un homme étrange lui murmure que tout a été brûlé ; qu’il n’existe plus aucune copie de ce livre qui a été volé il y a trois ans. Soit.

Agnes se rend ensuite au commissariat et quel bonheur de retrouver tous les acteurs de WandaVision. D’accord la série n’est pas aussi dingue que ce qu’on imaginait pour l’instant – cette espèce de parodie de série policière sans humour n’est pas ce qu’on nous vendait. Seulement voilà, c’est quand même dingue d’avoir un tel casting – Aubrey Plaza débarque en tant qu’agent censée aider Agnes – et de se sentir autant devant WandaVision, malgré le changement d’ambiance.

Bon, une agent du FBI ? Agnes essaie de deviner pourquoi elle est là, supposant que la femme aurait été déplacée d’un état à un autre. Cela dit, l’agent du FBI en sait plus que ce qu’elle ne laisse paraître : elle demande à Agnes si elle se voit vraiment comme ça, elle mentionne un corps qui serait apparu par magie, pose des questions ouvertes sur le passé d’Agnes à Westview… Et la petite musique intrigante, en plus ? J’adore.

Je suis à peu près aussi perdu que devant le premier épisode de Wandavision. Je ne vois pas l’intérêt d’avoir fait une bande-annonce hyper centrée sorcière si c’est pour reprendre selon la même ligne de conduite que Wandavision. D’ailleurs, parmi les mystères, on note qu’Agnes tente de vendre un médaillon qui contient une mèche de cheveux. C’est très… magique. Et puisqu’on parle de magie, figurez-vous que les initiales du livre qu’Agnes recherche forment… DARKHOLD. Ca alors !

Agnes rentre finalement chez elle, poussée par son commissaire, pour mieux se retrouver dans une grande maison vide, malgré une chambre d’enfant… Nicholas est le nom d’un petit garçon qui aurait vécu ici. Vraiment, on respecte tous les clichés de la série policière à enquête, et effectivement une ambiance danoise. Pour la détourner de ces préoccupations-là, Agnes reçoit la visite de l’agent du FBI, qui débarque avec une boîte de pizza.

Elle n’est pas là pour parler de l’enquête, d’après elle, mais c’est amusant de la voir interroger Agnes dessus pour souligner à quel point sa vie parfaite ne l’est pas : elle assure avoir l’habitude de voyager, alors que non, pas du tout par exemple. Et puis, l’agent du FBI lui demande aussi si elle sait pourquoi elle la déteste tant. Vivement qu’on en sache plus.

Elles sont toutefois interrompues quand un voleur tente de cambrioler la chambre de Nicholas. Cela lance une course poursuite plutôt amusante où Agnes est une flic plus réaliste et plus en galère que bien des séries américaines. Pourtant, elle finit par arrêter le voleur, pas bien doué non plus, quand il se fait renverser par une voiture – conduite par Kitty de That 70s show (désolé, elle s’appellera toujours comme ça).

J’aime bien l’idée de tous ces visages de Westview qui reviennent, bien plus que le scénario proposé en lui-même. On enchaîne en effet avec un interrogatoire pas bien passionnant où l’ado arrêté lui assure chercher la « route » dans la chambre chez elle. Pourtant, elle ne donne pas envie de parler : Agnes s’énerve, le fait tomber de sa chaise, l’accuse de mentir, lui hurle dessus en lui montrant des photos du meurtre dont elle le soupçonne. Seulement voilà, la réalité est toujours changeante à Westview : les photos du meurtre deviennent des photos d’un jardin de banlieue ; la vitre sans teint devient un tableau peint et Agnes doute inévitablement de sa réalité. Elle est sûre de ce qu’elle a vu, mais elle a d’un coup envie de se confronter au réel.

Rien de mieux pour cela que de se rendre à la morgue, sauf que, pas de bol, il n’y a pas de corps à la morgue. Enfin, il n’y en a pas tant qu’elle ne récite pas la description physique du corps – eh, comme par hasard, c’est celle de Wanda. D’ailleurs, c’est son nom qui apparaît ensuite par magie à l’orteil du cadavre. Oh, et notons aussi que le gamin accusé par Agnes fait de la magie lui aussi.

Agnes questionne de plus en plus sa réalité, aidé aussi par Aubrey Plaza : elle lui fait prendre conscience qu’on s’en fiche pas mal de savoir comment Wanda est morte. Ce qui compte, c’est qu’elle es tmorte, avec les copies du Dark Hold (mouais, je doute). Il est donc temps pour Agatha de se libérer. La scène est géniale. Agnes retire ses vêtements et repasse par tous les déguisements de la saison 1 – où elle était une insupportable voisine. Peu à peu, elle se souvient donc de son nom.

Agatha finit totalement nue dans sa maison de Westview. La nudité ne la dérange pas tellement. Elle sort donc dans cette tenue d’Eve pour aller interroger ses voisins et savoir ce qu’il se passe. Elle apprend donc que ça fait trois ans qu’elle vit à Westview, où la vie a repris son cours. Oh. En vrai, ça fait quatre les gars, quatre ans qu’on attend cet épisode.

C’est plaisant de voir chacun des voisins d’Agatha dans sa vie quotidienne. Tous les habitants de Fairview ont pu reprendre une vie normale, c’était le deal. Normale, bien sûr, c’est un peu facile à dire : en vrai, ils ne prononcent plus le nom de Wanda et ils pensaient vraiment qu’Agnes était une voisine envahissante. Tout ça pour qu’elle ne soit finalement qu’une sorcière puissante. J’aime beaucoup la manière dont tout ça est révélé, et la manière dont la série avance plus vite que Wandavision.

Le problème, c’est qu’Agatha peine à retrouver ses marques dans cette petite maison de banlieue. Elle était une puissante sorcière, certes, mais trois ans d’embrouilles mentales, c’est long. Dans tout ça, Agatha finit par découvrir qu’elle a kidnappé le gamin qu’elle pensait arrêter en tant que policière. Elle n’a pas le temps de le libérer ou de chercher à en savoir plus que l’agent du FBI débarque chez elle. Elle est toutefois une sorcière surpuissante elle aussi, et une qu’Agatha déteste.

Si on ne comprend pas tout, voir les deux sorcières se battre l’une contre l’autre, assurer qu’elles n’ont pas le droit de se tuer, mais se battre avec force… C’est incroyable tout simplement. Quelles actrices ! Agatha, plutôt que de supplier pour sa vie, souligne à quel point son adversaire préférerait la battre pour de vrai, quand elle serait vraiment la sorcière puissante et redoutable qu’elle est censée être. Après trois ans dans sa prison, Agatha n’est pas au top de sa forme. Bordel, le jeu des deux actrices ! Kathryn Hahn est génialissime dans le rôle de la méchante autant que dans celui de la voisine des années 80 ; elle me vend du rêve. Aubrey Plaza est incroyable, quelle deuxième entrée dans le MCU clairement réussi (oui, oui, deuxième… mais bon, je n’ai jamais fini Legion non plus). La sorcière lèche le sang d’Agatha, ce qui la soigne aussitôt, puis s’en va en lui assurant qu’elle reviendra la voir pour se battre contre elle.

Agatha se retrouve alors seule avec l’adolescent… et… C’est déjà fini ? Outch, il y a un générique de fin interminable, alors l’épisode ne durait que 35 minutes. Allez, pourquoi pas. On n’a pas tellement perdu de temps, j’ai eu tout ce que je voulais : un petit feeling Wandavision, une excellente réintroduction, des actrices incroyables, un générique de fin « Must be the season of the witch » que j’adore. J’ai même fini mon thé au passage. Et le générique de fin est franchement cool lui aussi. Puis, il y a aussi ce cliffhanger du « plein de gens veulent ta mort, tu les verras à la tombée de la nuit ». Ca laisse perplexe.

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Agatha All Along (S01)

Ça raconte quoi ?

Officiellement, la série s’intéresse au personnage d’Agatha, découvert dans Wandavision. Je n’en sais pas beaucoup plus, mais la bande-annonce de la série vendait une histoire de sorcellerie propice à la période d’Halloween. Le synopsis ? Eh, Agatha qui réunit un clan de sorcières pour emprunter la voie des sorcières. Tout me va, j’adore ce personnage. L’actrice s’éclatait tellement.

Ce que j’en attends…

Difficile à dire aussi. C’est un spin-off d’un de mes derniers véritables coups de cœur série des dernières séries. De toutes les séries post-2020, Wandavision est la seule que j’ai pris le temps de revoir, et deux fois plutôt qu’une. J’ai même failli me décider à la lancer avant l’arrivée d’Agatha, c’est dire !

En vérité, j’ai énormément d’attente. J’ai adoré la série principale, j’ai adoré particulièrement le personnage d’Agatha et le reveal hyper attendu de son identité, avec une chanson catchy que j’ai encore en tête. Le marketing autour de la série est aussi à la hauteur pour l’instant, avec cette lubie de changer le nom de la série chaque fois qu’ils en parlaient avant de finir par révéler que c’était « Agatha All Along ». Un humour de niche qui me convient parfaitement.

En quatre ans d’attente, la hype a eu le temps de monter et retomber plusieurs fois. Retrouver Emma Caufield est une attente certaine (même si bon, elle ne devrait pas avoir grand-chose à jouer), de même que je suis content de savoir qu’Aubrey Plaza a été embauchée. C’est vraiment un casting de rêve pour une série de sorcières. Et puis, une série de sorcières, dans l’univers Marvel, en 2024, juste avant Halloween et alors que l’automne commence juste ? C’est parfait.

Non, vraiment, le seul défaut de la série, à ce stade, est d’être diffusée le jeudi et pas le mercredi, parce que ça fait que je n’ai pas pu la voir immédiatement. C’est vraiment histoire d’en trouver un. Et pourtant, mes attentes ont été un peu soufflées, car j’ai vu passer des avis plutôt mitigés depuis jeudi – sans les lire vraiment pour autant, parce qu’il était hors de question d’être spoilé. Autant vous dire que sur ce blog, le premier épisode m’a fait l’effet inverse ; je suis loin d’être mitigé. J’adore, tout simplement. Cela ne surprendra personne après ces quelques lignes cependant…

How to die alone – S01E01 – Stop Living – 17/20

La série a beaucoup d’atouts, en vrai : un casting sympathique, des personnages originaux, un focus sur un métier peu mis en scène et un humour qui fonctionne. Pour une série commencée quasiment par pur hasard parce qu’un épisode était sorti il y a moins de 24h et qu’Agatha n’était pas disponible… c’est un coup de chance ! Dommage que les épisodes durent 30 minutes, en revanche, et que je ne sois pas sûr de ce que réserve la suite de la série, mais c’est un premier épisode efficace pour donner envie de voir la suite.

Spoilers

Pour son 35e anniversaire, Melissa a une journée de merde.


We’re invisible to him, and everybody else

Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, parce que je commence la série littéralement parce que dans la bande-annonce, j’ai aperçu Oliver de How to get away with murder dès la première seconde. J’ai su que j’allais avoir envie de regarder. Les premières secondes de la série sont plutôt sympathiques aussi : le générique m’a fait rire avec son « stop living » sur un train.

On s’éloigne ensuite de New-York pour se retrouver à l’aéroport où arrive l’héroïne de la série pour sa journée de travail. Ils oublient juste de nous donner son prénom ou celui des personnages principaux de la série, par contre. Ce n’est pas si grave et c’est dans l’esprit de la série : le personnel de l’aéroport est invisible, tout simplement.

L’héroïne elle-même n’est pas regardée par la sécurité quand elle la passe, ça en dit long. On la voit dans sa routine, ce qui est bien drôle parce que ça permet plein de petits gags qui fonctionnent plutôt bien. Histoire de nous accrocher au personnage, elle reçoit alors une invitation pour un mariage, version 2024. C’est forcément son ex vu la réaction : l’invitation est pleine de photos sur un blind date qui a fonctionné au point de finir en mariage.

Elle est dégoûtée par le mariage de son ex. C’est rapidement confirmé à l’arrivée de son collègue et meilleur ami : elle l’a largué pour éviter qu’il ne la remplace (ridicule de sa part aussi) et on l’apprend alors qu’elle s’en plaint à « Oliver », donc. Il m’a rapidement fait rire. Cet acteur était clairement fait pour la comédie, et ça se sent encore plus depuis la fin de How to get away with murder.

Bon, sinon, on en parle du move de l’ex qui envoie son faire-part de mariage le jour de l’anniversaire de l’héroïne ? C’est un peu violent comme pratique, tout de même. Les personnages oublient un temps cette information tout de même, parce qu’il y a une grande star (du basketball, forcément ?), Lizzo, qui débarque à l’aéroport. Cela fait que l’héroïne, son meilleur ami et collègue, puis deux autres personnages se précipitent dans l’aéroport pour le voir passer.

Dommage qu’ils soient invisibles, dommage qu’ils provoquent un accident au passage – la chute est vraiment comique, pour le coup. L’héroïne se retrouve à devoir remplir des rapports d’incident passionnants en présence de son ex, alors que c’est toujours le jour de son 35e anniversaire. Une autre scène nous apprend ensuite qu’elle a peur de voler, même si elle bosse dans un aéroport. En vrai de vrai, je trouve ça intéressant de voir une série dans un aéroport, c’est original et ça change.

Sinon, l’héroïne est une fumeuse, sa famille pense qu’elle est une cause perdue et elle a peur des flics parce qu’elle est noire. Elle s’appelle Melissa, aussi, même si ça, ce sont les sous-titres qui me l’apprennent. Le personnage est grave attachante. La pauvre doit aussi passer son anniversaire toute seule, abandonnée par son meilleur ami qui doit s’occuper d’un gala de charité. Elle passe alors son anniversaire à Ikea (bon, la version américaine, Umlaut ?) et s’achète une armoire à monter. Y a mieux pour un anniversaire.

Si je ne vois pas ce que ça peut donner sur du long terme, Melissa m’a bien fait rire tout de même. C’est horrible d’avoir rigolé aussi quand elle s’excite après un rat dans son appartement et se prend l’armoire qu’elle vient de monter sur la gueule. J’ai eu tellement de peine pour elle, mais c’était drôle. Apprendre qu’en plus elle s’est étouffée sur sa bouffe et a arrêté de respirer pendant plus longtemps que Despacito ? Elle est brillante.

OK, la série parvient à me faire tellement rire. À l’hôpital, on lui chante « joyeux anniversaire » et j’ai fini par vraiment éclater de rire. La pauvre se retrouve à devoir appeler Rory pour venir la chercher, sauf qu’il ne répond pas. Rory, c’est son collègue (Oliver, donc) et… bordel, dans sa sous-intrigue à lui, il se tape le basketteur parce qu’il l’a croisé dans les toilettes et qu’un quiproquo grave bien écrit a mené à ça.

C’est triste qu’il ne soit pas là pour sa meilleure amie derrière, mais j’ai bien ri tout de même. Tant mieux d’ailleurs, parce qu’on introduit ensuite la patiente dans le lit à côté de celui de Melissa et c’était moins fun à suivre… en plus, elle donne des conseils de vie à Elise et a une conversation profonde avec elle, juste avant de mourir. Mais… C’est horrible. En plus, la mort se fait sur la chanson The Funeral que j’adore. Oh, ça finit en vrai éclat de rire pour moi quand Melissa vomit sur Elise alors qu’elle s’imagine à sa place. Quelle angoisse.

Après tout ça, Melissa essaie d’appeler Jada – sauf que Jada est en plein rencard et n’a pas envie de décrocher le téléphone du tout. Le grand frère finit par aller chercher la petite sœur à l’hôpital – et tant pis pour son rencard. Bon, OK, soit. Je trouve qu’il aurait fallu que l’épisode s’arrête là, en vrai, sur le vomi.

Sans la moindre surprise, Melissa s’engueule avec son frère et finit par errer seule en ville. Tu parles d’un anniversaire : elle finit dans un bar à karaoké à se plaindre à la barmaid de la mort d’Elise (dont elle a les affaires par erreur) et du fait que son job consiste à emmener les gens où ils veulent aller quand elle ne sait pas elle-même où aller. Elle est touchante. C’est un peu too much pour un premier épisode, mais elle est touchante. La barmaid l’est aussi : elle lui laisse son numéro de téléphone et s’assure qu’elle sait où aller.

Melissa assure avoir une safe place où se rendre. Elle lui assure que oui, mais nous la voyons donc se rendre ensuite dans un appartement dont elle a la clé : celui d’Elise. Ben oui. Elise n’avait personne après tout, elle peut bien lui voler son incroyable appartement mille fois plus classe que le sien. Elle gagne même un chien au passage. Incroyable et improbable comme début de série.

Melissa rentre ensuite chez elle avec Bubba, le chien, et est bonne pour le ménage que personne n’a fait bien sûr. C’est terrible d’être seule dans ces cas-là. En vrai, son appartement n’est pas horrible que ça par contre : elle a des plantes, pas mal d’espace et tout… Je veux bien rater ma vie comme ça moi. Bon, en revanche, avoir son ex, Alex, dont elle est clairement encore amoureuse et qui continue de jouer un jeu de séduction avec elle, c’est pas cool.

L’épisode se termine sur l’envie de Melissa d’aller à Hawaii pour le mariage d’Alex. Elle n’a pas le fric pour… mais Elise, elle, l’avait. Du coup, elle utilise sa carte bleue. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

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How to die alone (S01)

Ça raconte quoi ?

Honnêtement, tout ce que j’en savais avant de la lancer, c’était que ça se centrait sur une employée d’aéroport qui a le sentiment d’avoir un peu foiré sa vie, parce que c’est ce que le synopsis semblait en dire et parce que c’est que je pouvais déduire des deux premières secondes de la bande-annonce. Faites-en autant !

Ce que j’en attends…

Ben, rien. Comment en attendre quelque chose en deux secondes de bande-annonce ? Oui, oui, cela a suffi à me convaincre, parfaitement, parce qu’il y avait Oliver de How to get away with murder dans le trailer alors bon, j’avais envie de voir ce que ça allait donner.

Difficile d’en dire beaucoup plus dans cette introduction, parce que je me suis vraiment lancé dans la série sans rien regarder de plus : elle étant dans une liste de « diffusée aujourd’hui » (pour son épisode 4) et bim. Allez, je sais qu’il s’agit d’une série Hulu, que quatre épisodes sont diffusés même si je n’ai le temps ce soir que pour un seul et… voilà, en fait. C’est pas comme si j’avais un million d’autres séries à voir. Elle est diffusée le mercredi, je suis censé avoir du temps le mercredi. Bon pas aujourd’hui.

Non, mais en vrai, j’ai bien aimé le premier épisode, je vais bien trouver le temps de voir la suite. Un jour.