Agatha All Along (S01)

Ça raconte quoi ?

Officiellement, la série s’intéresse au personnage d’Agatha, découvert dans Wandavision. Je n’en sais pas beaucoup plus, mais la bande-annonce de la série vendait une histoire de sorcellerie propice à la période d’Halloween. Le synopsis ? Eh, Agatha qui réunit un clan de sorcières pour emprunter la voie des sorcières. Tout me va, j’adore ce personnage. L’actrice s’éclatait tellement.

Ce que j’en attends…

Difficile à dire aussi. C’est un spin-off d’un de mes derniers véritables coups de cœur série des dernières séries. De toutes les séries post-2020, Wandavision est la seule que j’ai pris le temps de revoir, et deux fois plutôt qu’une. J’ai même failli me décider à la lancer avant l’arrivée d’Agatha, c’est dire !

En vérité, j’ai énormément d’attente. J’ai adoré la série principale, j’ai adoré particulièrement le personnage d’Agatha et le reveal hyper attendu de son identité, avec une chanson catchy que j’ai encore en tête. Le marketing autour de la série est aussi à la hauteur pour l’instant, avec cette lubie de changer le nom de la série chaque fois qu’ils en parlaient avant de finir par révéler que c’était « Agatha All Along ». Un humour de niche qui me convient parfaitement.

En quatre ans d’attente, la hype a eu le temps de monter et retomber plusieurs fois. Retrouver Emma Caufield est une attente certaine (même si bon, elle ne devrait pas avoir grand-chose à jouer), de même que je suis content de savoir qu’Aubrey Plaza a été embauchée. C’est vraiment un casting de rêve pour une série de sorcières. Et puis, une série de sorcières, dans l’univers Marvel, en 2024, juste avant Halloween et alors que l’automne commence juste ? C’est parfait.

Non, vraiment, le seul défaut de la série, à ce stade, est d’être diffusée le jeudi et pas le mercredi, parce que ça fait que je n’ai pas pu la voir immédiatement. C’est vraiment histoire d’en trouver un. Et pourtant, mes attentes ont été un peu soufflées, car j’ai vu passer des avis plutôt mitigés depuis jeudi – sans les lire vraiment pour autant, parce qu’il était hors de question d’être spoilé. Autant vous dire que sur ce blog, le premier épisode m’a fait l’effet inverse ; je suis loin d’être mitigé. J’adore, tout simplement. Cela ne surprendra personne après ces quelques lignes cependant…

How to die alone – S01E01 – Stop Living – 17/20

La série a beaucoup d’atouts, en vrai : un casting sympathique, des personnages originaux, un focus sur un métier peu mis en scène et un humour qui fonctionne. Pour une série commencée quasiment par pur hasard parce qu’un épisode était sorti il y a moins de 24h et qu’Agatha n’était pas disponible… c’est un coup de chance ! Dommage que les épisodes durent 30 minutes, en revanche, et que je ne sois pas sûr de ce que réserve la suite de la série, mais c’est un premier épisode efficace pour donner envie de voir la suite.

Spoilers

Pour son 35e anniversaire, Melissa a une journée de merde.


We’re invisible to him, and everybody else

Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, parce que je commence la série littéralement parce que dans la bande-annonce, j’ai aperçu Oliver de How to get away with murder dès la première seconde. J’ai su que j’allais avoir envie de regarder. Les premières secondes de la série sont plutôt sympathiques aussi : le générique m’a fait rire avec son « stop living » sur un train.

On s’éloigne ensuite de New-York pour se retrouver à l’aéroport où arrive l’héroïne de la série pour sa journée de travail. Ils oublient juste de nous donner son prénom ou celui des personnages principaux de la série, par contre. Ce n’est pas si grave et c’est dans l’esprit de la série : le personnel de l’aéroport est invisible, tout simplement.

L’héroïne elle-même n’est pas regardée par la sécurité quand elle la passe, ça en dit long. On la voit dans sa routine, ce qui est bien drôle parce que ça permet plein de petits gags qui fonctionnent plutôt bien. Histoire de nous accrocher au personnage, elle reçoit alors une invitation pour un mariage, version 2024. C’est forcément son ex vu la réaction : l’invitation est pleine de photos sur un blind date qui a fonctionné au point de finir en mariage.

Elle est dégoûtée par le mariage de son ex. C’est rapidement confirmé à l’arrivée de son collègue et meilleur ami : elle l’a largué pour éviter qu’il ne la remplace (ridicule de sa part aussi) et on l’apprend alors qu’elle s’en plaint à « Oliver », donc. Il m’a rapidement fait rire. Cet acteur était clairement fait pour la comédie, et ça se sent encore plus depuis la fin de How to get away with murder.

Bon, sinon, on en parle du move de l’ex qui envoie son faire-part de mariage le jour de l’anniversaire de l’héroïne ? C’est un peu violent comme pratique, tout de même. Les personnages oublient un temps cette information tout de même, parce qu’il y a une grande star (du basketball, forcément ?), Lizzo, qui débarque à l’aéroport. Cela fait que l’héroïne, son meilleur ami et collègue, puis deux autres personnages se précipitent dans l’aéroport pour le voir passer.

Dommage qu’ils soient invisibles, dommage qu’ils provoquent un accident au passage – la chute est vraiment comique, pour le coup. L’héroïne se retrouve à devoir remplir des rapports d’incident passionnants en présence de son ex, alors que c’est toujours le jour de son 35e anniversaire. Une autre scène nous apprend ensuite qu’elle a peur de voler, même si elle bosse dans un aéroport. En vrai de vrai, je trouve ça intéressant de voir une série dans un aéroport, c’est original et ça change.

Sinon, l’héroïne est une fumeuse, sa famille pense qu’elle est une cause perdue et elle a peur des flics parce qu’elle est noire. Elle s’appelle Melissa, aussi, même si ça, ce sont les sous-titres qui me l’apprennent. Le personnage est grave attachante. La pauvre doit aussi passer son anniversaire toute seule, abandonnée par son meilleur ami qui doit s’occuper d’un gala de charité. Elle passe alors son anniversaire à Ikea (bon, la version américaine, Umlaut ?) et s’achète une armoire à monter. Y a mieux pour un anniversaire.

Si je ne vois pas ce que ça peut donner sur du long terme, Melissa m’a bien fait rire tout de même. C’est horrible d’avoir rigolé aussi quand elle s’excite après un rat dans son appartement et se prend l’armoire qu’elle vient de monter sur la gueule. J’ai eu tellement de peine pour elle, mais c’était drôle. Apprendre qu’en plus elle s’est étouffée sur sa bouffe et a arrêté de respirer pendant plus longtemps que Despacito ? Elle est brillante.

OK, la série parvient à me faire tellement rire. À l’hôpital, on lui chante « joyeux anniversaire » et j’ai fini par vraiment éclater de rire. La pauvre se retrouve à devoir appeler Rory pour venir la chercher, sauf qu’il ne répond pas. Rory, c’est son collègue (Oliver, donc) et… bordel, dans sa sous-intrigue à lui, il se tape le basketteur parce qu’il l’a croisé dans les toilettes et qu’un quiproquo grave bien écrit a mené à ça.

C’est triste qu’il ne soit pas là pour sa meilleure amie derrière, mais j’ai bien ri tout de même. Tant mieux d’ailleurs, parce qu’on introduit ensuite la patiente dans le lit à côté de celui de Melissa et c’était moins fun à suivre… en plus, elle donne des conseils de vie à Elise et a une conversation profonde avec elle, juste avant de mourir. Mais… C’est horrible. En plus, la mort se fait sur la chanson The Funeral que j’adore. Oh, ça finit en vrai éclat de rire pour moi quand Melissa vomit sur Elise alors qu’elle s’imagine à sa place. Quelle angoisse.

Après tout ça, Melissa essaie d’appeler Jada – sauf que Jada est en plein rencard et n’a pas envie de décrocher le téléphone du tout. Le grand frère finit par aller chercher la petite sœur à l’hôpital – et tant pis pour son rencard. Bon, OK, soit. Je trouve qu’il aurait fallu que l’épisode s’arrête là, en vrai, sur le vomi.

Sans la moindre surprise, Melissa s’engueule avec son frère et finit par errer seule en ville. Tu parles d’un anniversaire : elle finit dans un bar à karaoké à se plaindre à la barmaid de la mort d’Elise (dont elle a les affaires par erreur) et du fait que son job consiste à emmener les gens où ils veulent aller quand elle ne sait pas elle-même où aller. Elle est touchante. C’est un peu too much pour un premier épisode, mais elle est touchante. La barmaid l’est aussi : elle lui laisse son numéro de téléphone et s’assure qu’elle sait où aller.

Melissa assure avoir une safe place où se rendre. Elle lui assure que oui, mais nous la voyons donc se rendre ensuite dans un appartement dont elle a la clé : celui d’Elise. Ben oui. Elise n’avait personne après tout, elle peut bien lui voler son incroyable appartement mille fois plus classe que le sien. Elle gagne même un chien au passage. Incroyable et improbable comme début de série.

Melissa rentre ensuite chez elle avec Bubba, le chien, et est bonne pour le ménage que personne n’a fait bien sûr. C’est terrible d’être seule dans ces cas-là. En vrai, son appartement n’est pas horrible que ça par contre : elle a des plantes, pas mal d’espace et tout… Je veux bien rater ma vie comme ça moi. Bon, en revanche, avoir son ex, Alex, dont elle est clairement encore amoureuse et qui continue de jouer un jeu de séduction avec elle, c’est pas cool.

L’épisode se termine sur l’envie de Melissa d’aller à Hawaii pour le mariage d’Alex. Elle n’a pas le fric pour… mais Elise, elle, l’avait. Du coup, elle utilise sa carte bleue. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

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How to die alone (S01)

Ça raconte quoi ?

Honnêtement, tout ce que j’en savais avant de la lancer, c’était que ça se centrait sur une employée d’aéroport qui a le sentiment d’avoir un peu foiré sa vie, parce que c’est ce que le synopsis semblait en dire et parce que c’est que je pouvais déduire des deux premières secondes de la bande-annonce. Faites-en autant !

Ce que j’en attends…

Ben, rien. Comment en attendre quelque chose en deux secondes de bande-annonce ? Oui, oui, cela a suffi à me convaincre, parfaitement, parce qu’il y avait Oliver de How to get away with murder dans le trailer alors bon, j’avais envie de voir ce que ça allait donner.

Difficile d’en dire beaucoup plus dans cette introduction, parce que je me suis vraiment lancé dans la série sans rien regarder de plus : elle étant dans une liste de « diffusée aujourd’hui » (pour son épisode 4) et bim. Allez, je sais qu’il s’agit d’une série Hulu, que quatre épisodes sont diffusés même si je n’ai le temps ce soir que pour un seul et… voilà, en fait. C’est pas comme si j’avais un million d’autres séries à voir. Elle est diffusée le mercredi, je suis censé avoir du temps le mercredi. Bon pas aujourd’hui.

Non, mais en vrai, j’ai bien aimé le premier épisode, je vais bien trouver le temps de voir la suite. Un jour.

English Teacher – S01E04 – School Safety – 14/20

Je ne ris pas autant qu’au début de la série et j’ai toujours du mal avec le personnage principal, mais il y a des secondaires amusants (et les étudiants, vraiment, ont les meilleures répliques) et je trouve que la série fait le choix d’aborder de vrais sujets de société l’air de rien. Bref, c’est plutôt sympathique à suivre, il y a de bonnes blagues et de quoi réfléchir à la société dans laquelle on vit han. Enfin, surtout aux États-Unis pour cet épisode, cela dit.

Spoilers

La série s’attaque au problème des flingues aux USA. Rien que ça.


I have a croptop in my locker, do you want it?

Une fois de plus, Evan et Malcolm ont passé la nuit ensemble. Ce qui me rassure, c’est qu’Evan pense à peu près comme moi que c’est du grand n’importe quoi et qu’ils se comportent littéralement comme un couple, mais bon. La série semble vouloir vraiment les laisser d’empêtrer là-dedans. Je ne sais pas bien pourquoi – ça nous montre qu’Evan est coincé dans sa vie, je suppose, mais ça n’aide pas à accrocher au personnage.

En plus, sans trop de surprise, Malcolm est toujours à fond sur Evan, au point d’essayer de se remettre avec et d’envoyer des photos à Gwen des photos d’Evan au lit pour la convaincre qu’ils sont de nouveau ensemble. Et ça marche. Il m’a fait rire, cela dit.

Tout devient beaucoup moins fun dans ce début d’épisode quand Evan entend des coups de feu au niveau du lycée. Paniqué, il se renverse cson café sur lui (on notera que ça lui fait une chemise presque classe), essaie de protéger les élèves des flingues… pour apprendre que c’est finalement l’idée du coach du lycée que de faire un « gun club » dans le lycée. This is Texas. Je préfère le Glee club, c’est clair.

Evan a beau s’en plaindre en réunion face à toute l’équipe du lycée, c’est en vain : Markie prend mal qu’Evan veuille faire cancel son club, le principal rappelle que c’est légal et hop, problème réglé. Enfin, problème pas réglé : le club peut continuer d’exister, même si ça n’aide pas Evan. Il est bien le seul à s’inquiéter de voir un tel club exister parmi ses collègues cependant.

Le principal a d’autres chats à fouetter, Markie est content de lui, les lycéens sont contre Evan parce qu’ils voient l’intérêt d’un club de défense et sont trop habitués aux alertes, tandis que Gwen… Bon, elle l’écoute, mais elle a découvert qu’elle était 26e sur la liste des profs les plus sexys du lycée sur Discord, alors clairement, elle est révoltée par d’autres problèmes. Elle passe son épisode à se renseigner sur la liste et à tenter d’être la plus canon du lycée. Franchement, elle est clairement la plus drôle dans cet épisode. Elle a des looks tous plus improbables les uns que les autres, tous plus canons et elle est tellement en galère, la pauvre.

Elle était si drôle… tout ça pour découvrir qu’un lycéen est juste en train de la manipuler. Jeff me fait beaucoup trop rire : il a fait exprès de mal la noter pour affecter la manière dont elle s’habillait – au point de lui choisir des fringues aussi. Elle me fait si rire.

Bref, le sujet de l’épisode, c’est plutôt les armes à feu. Evan se débrouille pour que ses élèves organisent une manifestation anti-flingues. C’est un épisode super bizarre avec le contexte étatsunien des fusillades permanentes : les étudiants finissent déguisés en fantômes pour protester, sauf que Markie organise une contre-manifestation, également en fantôme. C’est si creepy. Il est difficile de ne pas être du côté d’Evan en tant qu’européen, mais en même temps, l’épisode nous met en avant les arguments pro-guns et pro-défense qui sont flippants, tout en étant rationnels.

Les débats que cela permet sont au moins cool à voir à l’écran, et toujours plein de blagues. La conclusion de tout ça ? Elle m’a fait rire : Evan s’arrange pour obtenir des devoirs qui permettent l’annulation du club de tir en constituant une vraie menace contre le lycée. Un étudiant souligne donc qu’il a envie de saigner tout le monde, et hop, le club est annulé. Bon, les écrits libres le sont aussi (bonjour la liberté d’expression).

La toute fin de l’épisode est violente aussi : tous les profs sont forcés d’apprendre à se servir d’un flingue pour protéger les gamins (mais vraiment, c’est crédible aux USA, non ?). Evan accepte l’idée, même s’il est plutôt contre, et est le premier à tirer… S’il se casse limite le poignet avec le recul, il parvient aussi à être un excellent tireur. Et c’est problématique, mais… il y prend goût ?? Les USA, je vous jure. Heureusement qu’ils font de bonnes séries avec une bonne BO, hein.

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