The Decameron – S01E01 – The Beautiful, Not-Infected Countryside – 19/20

OK, c’est bien parti pour être un coup de cœur. Ce premier épisode a pour seul défaut d’être trop long, car vraiment, j’aurais préféré des épisodes de 20 minutes. Le ton est en effet celui de la comédie, l’humour domine largement et n’est pas sans me rappeler l’excellente Another Period. C’est impertinent, décadent et le rythme est excellent, quand bien même ça semble partir dans tous les sens. Je ne boude pas mon plaisir.

Spoilers

La Peste fait rage à Florence.


My wife is dead!

Il faut tout de suite commencer par dire ce qu’il en est : le générique est incroyable et met dans l’ambiance. Toute cette vermine qui fourmille, les rats qui se réunissent pour former le titre, le rat qui meurt à côté de ceux qui couchent ensemble… L’esprit est peut-être respecté, finalement.

Florence

Bienvenue à Florence au XIVe siècle. Post-covid, c’est marrant à voir, on a eu de la chance d’être confiné, hein ! La petite musique nous introduit correctement dans cet univers. Il est très clair dès le début que cette production compte mettre en avant l’humour et toute l’impertinence de la situation. Toute la ville est en train de crever de faim et de la peste ? Pas grave, ça n’empêche pas le fun d’exister avec cette petite musique et les réflexions complètement décalées qui s’ensuivent.

On a donc une bourgeoise qui espère être assez aimée un jour pour que son mari la pleure à sa mort comme celui qu’elle voit dans la rue, un médecin qui s’inquiète pour son patient qui, c’est une chance !, à penser à garder ses excréments du matin pour lui montrer ou encore une vieille femme qui vole les chaussures d’un cadavre parce que c’est quand même bien pratique.

Ouais. Le confinement, c’est bien aussi. Après, à cette époque, les connaissances médicales sont plus que limitées. Ainsi, Licisca pense tout de même échapper à la Peste en se mettant des pâquerettes dans le nez, hein. Lisisca est une servante, la dernière de sa maison, et elle s’occupe du père bien malade de sa maîtresse. Cette dernière est présentée comme une bourgeoise qui ne pense qu’à elle et sa propre misère – elle est sur le point de finir orpheline sans mari, c’est la fin pour elle.

Franchement, je ne vais pas mentir. C’est différent du Décaméron ne serait-ce que par le choix d’avoir un langage moderne… mais qu’est-ce que c’est bien pour respecter l’esprit de base, en vrai. Et qu’est-ce que c’est bien pour nous embarquer dans l’histoire, surtout. Je ne m’attendais pas du tout à accrocher autant – le casting me vend déjà du rêve. Filomena, la maîtresse de Licisca, est exceptionnellement drôle, franchement.

Quand elle reçoit l’invitation du vicomte Leonardo à venir passer du temps à la campagne loin de la ville infectée, elle accepte aussitôt cette opportunité. C’est le cousin de son père, mais elle envisage déjà le mariage, même s’il est sur le point de rencontrer sa femme. On note au passage que le côté hyper dramatique de l’épidémie et les nombreux morts servent ici de ressort humoristique. Si Licisca freine un peu des quatre fers pour y aller, Filomena se prépare donc aussitôt à se rendre à la campagne.

Et ce n’est pas la seule : on voit ainsi le médecin qui emmène son patient loin de l’épidémie, mais aussi un autre couple de personnage. En chemin, ils croisent ainsi des pénitents qui se flagellent sur la route – mais ils sont loin d’être l’image qu’on attendrait d’eux. Ainsi, ils servent surtout de fantasme à une bourgeoise. C’est tellement n’importe quoi, mais c’est fait avec tant d’humour que ça fonctionne très bien.

Vraiment, l’humour choisi est une bonne chose. Cela me rappelle Another Period, et j’adorais cette comédie. Je ne me rendais pas compte qu’elle me manquait à ce point ! Enfin, nous voyons Filomena qui a préparé ses valises après avoir pleuré son père bien malade. Elle annonce le décès de son père à Licisca, forcée de la croire sur parole puisqu’il faut éviter de voir le cadavre et de se faire contaminer par la peste. Filomena lui fait croire ça parce qu’elle a absolument besoin d’une servante pour l’accompagner et ne peut s’accoutumer à une vie sans personne pour ne prendre soin d’elle.

En chemin, cependant, Licisca décide de laisser du pain à un malade au bord de la route. Cela ne plaît pas à Filomena qui finit par réclamer l’autre moitié du pain de Licisca, parce que cette dernière assure que Jésus considère que tout le monde mérite du pain. Tout pour nous faire rire. Les deux femmes se mettent ainsi à se disputer le pain. Incroyable de voir une servante se rebeller autant contre sa maîtresse, mais qu’est-ce que ce duel est amusant à voir. Je suis un peu triste, toutefois, que ça se termine par une Filomena poussée à l’eau. Licisca décide aussitôt de prendre sa place chez Leonardo – mais moi j’aurais bien gardé Filomena plus longtemps dans la série tant elle me faisait rire. Allez, fuck yeah, signora. Incroyable ce premier épisode.

La villa

Tous nos personnages se rendent donc vers la maison du vicomte Leonardo. La première bourgeoise de la série est ainsi celle qui sera sa future femme, officiellement : il s’agit de Pampinea. Elle vient avec sa servante, Misia, qui est en admiration totale devant sa maîtresse.

Elles sont accueillies par Sirisco, le valet les informant que Leonardo est absent pour un petit moment. Et pour cause : Sirisco se garde bien de leur dire qu’il est mort. La campagne était censée être un moyen de se tenir loin de l’épidémie, mais en fait, il n’y a plus que deux serviteurs (et demi ?) dans toute la baraque. Eux, ils s’inquiètent de ce qu’ils deviendront sans maître. Ils décident donc de maintenir la mascarade pour tout le week-end : faire croire que Leonardo est en vie pour se rendre indispensable à la personne qui voudra récupérer sa propriété et qui pourrait être parmi les bourgeois venant ce week-end là.

Pour autant, les personnages qui viennent ont des problèmes eux aussi : on découvre donc que Pampinea a peur qu’on découvre sa vieillesse (elle a 28 ans ahaha) et que son mariage soit annulé ou que Misia, qui fait tout pour protéger sa maîtresse, a aussi planqué Parmena dans un tonneau. Oula.

Ensuite, Pampinea rencontre Panfilo et Neifile, le couple dont la femme très pieuse admirait les pénitents pour raison charnelle, ainsi que le docteur et son patient – le patient révélant une allergie au parfum de Neifile. C’est amusant comme les situations parviennent à faire rire par leur côté ubuesque et décalé. Bref, Licisca finit par arriver elle aussi, et elle se fait passer comme prévu pour Filomena.

Tous les personnages sont donc réunis et il est temps pour une petite visite de la propriété de Leonardo. Pampinea se comporte déjà comme la maîtresse de maison, Neifile passe son temps à osciller entre pensées impures et prières, un running gag qui va fonctionner, et le médecin se met aussitôt à draguer Licisca.

C’est si impertinent. On enchaîne sur une scène où Neifile se plaint à Panfilo des moqueries qu’elle doit subir de la part des autres personnages parce qu’elle prie. Elle est si drôle à ensuite fantasmer totalement sur le docteur qui se déshabille dans le jardin et à vouloir monter sur une selle pour se faire un peu plaisir. C’est si impertinent de la voir se donner un orgasme – et si amusant que ce ne soit pas la seule. Pendant qu’elle se masturbe sur la selle en regardant le docteur – je crois qu’il s’appelle Dioneo, on découvre ainsi que Panfilo se masturbe lui aussi, avec la même vue tant qu’à faire.

Le deuxième jour

De son côté, Licisca prend ses aises dans la chambre de sa maîtresse et c’est bien trop drôle. Elle est un peu comme moi à galérer sur les prénoms de tous les personnages et j’aime bien le parti pris de nous mettre de la musique moderne pour accompagner tout ça. Bien sûr, Dioneo vient la chercher pour une promenade matinale, la drague lourdement, mais ils sont interrompus par Tindaro, le patient du docteur. Il est persuadé que les personnages parlent de lui dans son dos à chaque fois, un autre genre de running gag. Le problème ? Tindaro se met à avoir des vues aussi sur Licisca, ce qui embête bien Dioneo, à ses ordres. Il n’en faut pas plus pour qu’il joue à nouveau sur le fait que Tindaro a une petite tendance à être hypocondriaque. Il me fait bien rire à annoncer aussitôt à Tindaro qu’il est malade – pour qu’il se concentre là-dessus plutôt que sur Licisca.

Cette dernière croise aussi Panfilo et paraît suspecte à ses yeux, à s’excuser en se prosternant devant lui. Si Pampinea interdit qu’on parle de la peste, il n’en reste pas moins que toute l’Italie est en pleine pandémie. Misia ramène Parmena, qui a la peste, et la servante est obligée de cuire un rat.

Pour le dîner du soir, Pampinea exige d’avoir du porc, ce que Misia lui promet même si Sirisco insiste pour dire qu’il faut deux jours pour le cuire. Les bourgeois se retrouvent donc à attendre longtemps le repas et… ils n’ont rien à se dire, surtout en l’absence de Leonardo, qui n’arrive toujours pas (forcément). Pampinea est si stressée de l’absence de Leonardo que ça finit par se voir. Elle révèle donc le secret de son âge à Neifile et « Filomena ».

Loin de cette scène fun où les deux dernières font ce qu’elles peuvent pour la rassurer (Neifile en est incapable, c’est beaucoup trop drôle), l’ambiance est quelque peu cassée quand Misia retrouve Parmena morte dans son tonneau. C’est triste. En plus, elle se fait griller en train de se débarrasser du corps par Sirisco. Ce dernier pense un instant avoir le pouvoir sur Misia, sauf que Misia se rend compte au même moment que Leonardo est mort lui aussi. Il est temps pour eux de passer un pacte, pour garder le silence sur la présence de la peste à la villa.

Le festin

Les bourgeois sont loin de se douter de ce qu’il se passe dans les réserves de nourriture continuent de s’amuser à l’étage. Au milieu des amusements, il y a quelques problèmes tout de même. Ainsi, quand Panfilo se rend compte que « Filomena » drague lourdement Dioneo, il s’arrange pour la tenir à distance. Il lui fait un peu de chantage, soulignant qu’il a bien compris qu’elle n’était pas qui elle prétendait être. Panfilo invite donc cette impostrice à plutôt draguer Tindaro – mais bon, ça ne donne pas envie. Licisca n’a pas envie de se laisser dicter quoi faire, mais elle se retrouve tout de même à devoir supporter les flatteries de Tindaro – quand il n’est pas en train de vomir en tout cas.

Quand elle se rend compte que Tindaro se voit offrir davantage de services que Dioneo – et notamment du vin – alors que le médecin l’avait demandé en premier, elle essaie aussitôt de faire en sorte de changer le système et les privilèges. C’était une scène amusante, même si elle prend beaucoup de risque pour son crush, je trouve.

Trois hommes débarquent alors à la villa pour violer les femmes et récupérer un peu d’eau propre si possible. Un joyeux bordel s’ensuit, avec de quoi rire un bon coup dans la fuite de Pampinea, les lancers d’assiettes (Tindaro qui éclate une assiette sur Licisca, c’était beaucoup trop drôle) ou le fait que Neifile reconnaisse l’un des trois hommes pauvres voulant les violer comme étant son cardinal. Outch. Cela dit, le Cardinal se fait alors couper un doigt de pied, Pampinea court et hurle dans tous les sens et le Cardinal finit par hurler que lui et ses hommes s’en vont. Avant de le faire, il annonce tout de même que tout est perdu et que Dieu a rendu son jugement.

Loin de l’écouter, Licisca décide alors de tuer le cardinal quand elle constate qu’il est plein de peste. La peste est dans la villa, Licisca commet un meurtre devant tout le monde et… elle réclame un peu plus de vin. Ah ouais, sacré cliffhanger, en vrai. Ce n’est que le début des emmerdes : à la porte, la vraie Filomena arrive enfin. Elle ressemble davantage à une servante qu’à une noble, mais il n’empêche que… ça posera problème !

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The Decameron (S01)



Synopsis : La Peste fait rage à Florence et dans toute l’Italie. Un groupe de nobles bourgeois se retirent dans une villa.

Pour commencer, je dois dire que j’ai pas mal hésité à me lancer dans la série, pour un tas de raisons. Déjà, parce que c’est une adaptation d’un monument de la littérature italienne qui a déjà fait couler beaucoup d’encre – son impertinence, sa décadence, sa liberté de ton, son invention du genre de la nouvelle… Bref, je connais bien le Décaméron et une adaptation version Netflix, ça me fait un peu peur. Pour autant, la curiosité l’emporte.

Avant même de commencer, j’ai déjà des critiques, à commencer par la longueur des épisodes et surtout leur nombre… Comment ça, une adaptation du Décaméron en huit épisodes ? Déca veut dire dix, putain, s’ils n’ont déjà pas compris la structure de ce qu’ils adaptent, est-ce que ça peut être vraiment bien ? Et en même temps… La liberté de ton.

Il me semble que ça peut être une série pas mal en période estivale. Quelque chose d’un peu fun et décadent, c’est parfait pour l’été, non ?

Note moyenne de la saison :

Those about to die – S01E01 – Rise or Die – 14/20

D’accord, les décors sont magnifiques, mais tout de même, un faux raccord dès le huitième plan d’une série, ça doit être une sorte de record, non ? La série part dans tous les sens. Il est clair qu’on cherche à nous montrer à quel point la vie était bordélique à Rome et qu’on nous le fait vivre tel quel… mais ce n’est pas forcément la meilleure manière de nous accrocher. Bref, je sens que ça me prendra du temps de voir ces dix épisodes car je ne suis pas plus motivé que ça et que ça me semble cousu de fil blanc pour l’instant.

Spoilers

Les romains ont faim, donnons-leur du pain et des jeux.


Rome cannot give what it doesn’t have.

La série commence par un générique plutôt épique, avec du sang partout et un modèle 3D qui n’est pas sans rappeler celui de Westworld, ce qui est ironique puisque nous retrouverons Anthony Hopkins ici aussi. En vrai, il y a du sang qui gicle de partout, c’est digne de Shining, mais en pleine Rome antique. Ajoutons à cela une petite touche de musique bien épique et on comprendra qu’on est effectivement face à un péplum comme prévu. Je découvre au passage que la série est inspirée d’un roman. Allez savoir, peut-être que ça me donnera envie de le lire.

Tenax

La première scène débute elle par un faux raccord assez dégueulasse concernant le couteau, je vous invite à le découvrir par vous-même si jamais vous la regardez. L’idée est de nous présenter un personnage qui est un danger dès le début. Quelqu’un est en danger de mort parce qu’il n’a pas donné de l’argent à un certain Tenax qui n’hésite pas à le faire assassiner ? Bref, bienvenue à Rome en 79. Du pain et des jeux, l’introduction nous ramène tout de suite à ce qu’était cette période où le Circus Maximus était vraiment le centre de toutes les attentions. Oui, mais surtout de celle de ce fameux Tenax qui nous accompagne en voix off. Il nous explique donc tout le système de fonctionnement de ce Circus Maximus avec quatre équipes sur lesquelles nous pouvons parier.

Bref, nous sommes directement plongés au cœur de l’action avec des explications pas très claires sur le fonctionnement des Jeux, mais de toute manière, ce n’est pas grave que ce ne soit pas clair puisque tout va bientôt changer et que, j’espère, la série prendra alors le temps d’éclaircir ce qu’on regarde. Qu’on se rassure puisque Tenax, le personnage principal de l’histoire apparemment, n’est pas le salaud que l’on pense qu’il est au début. Il épargne donc la vie d’un homme parce qu’il considère qu’il est plus intéressant vivant. Mais ensuite, il achète des animaux et, bon, autant dire que ça ne donne pas envie de le suivre plus que ça, parce qu’il est un salaud encore plus grand que ce qu’on imaginait.

Rome

Histoire d’aller très vite, on enchaîne sur un rapide contexte historique de Rome avec une représentation 3D absolument impeccable de ce qu’était Rome en 79 (bon, en tout cas, les bâtiments sont à la bonne place et sont reconnaissables, c’est un plus). On apprend donc que Néron vient de se suicider et qu’on est sur l’année des quatre empereurs. C’est une manière comme une autre de nous amener Vespasien et ses deux fils, Titus et Domitien. Bref, la série va se concentrer sur la dynastie des Flaviens et elle nous l’explique de la manière la plus explicite possible, de manière à ce qu’on ne soit pas trop perdu.

Est-ce que ça fonctionne ? Je ne suis pas convaincu, je suis assez perdu dans cette période historique que je n’ai pas révisée depuis au moins une dizaine d’années. Mais bon, c’est rigolo à voir. Vespasien commence la série en affirmant que toute l’arène va être redonnée aux Romains. La décision ne plaît pas à tout le monde et notamment à un consul qui est au centre de la scène suivante. La série va donc à toute vitesse et nous présente tous ses personnages sans faire une introduction si claire que ça de qui ils sont et de leur rôle politique. En fait, on a à peu près leur titre, on a parfois leur nom, mais difficile de savoir exactement qui est qui, qui est où, et qui va où. Une chose est sûre, Titus a l’air encore plus détestable (et détesté !) que Tenax. Il est présenté comme le fils le plus implacable de Vespasien, celui qu’il faut à tout prix éviter de voir devenir empereur. Évidemment, on comprend bien que c’est celui qui va à tout prix essayer de le devenir.

Numidie

Très loin de tout ça, en Numidie, on échappe à Rome et on se retrouve dans un décor qui fait beaucoup plus hollywoodien que, ben… la Numidie. C’est assez mauvais signe pour rester, mais j’ai déjà envie de décrocher et ça ne fait même pas 10 minutes que l’épisode a commencé. Il faut dire qu’on nous a présenté tout un tas de choses et que les personnages se mettent à parler une langue qui n’est pas l’anglais alors que, bon, on s’attendrait à ce que tous les personnages parlent anglais parce que, je veux dire, dans la Rome antique, personne ne parlait anglais à la base. Et si les personnages romains parlent anglais, alors tout le monde devrait parler anglais ou personne ne devrait parler anglais. Bref, je suis un peu perdu avec les choix qu’ils font.

Une chose est sûre, on nous introduit une femme qui aime danser avec, qui ? Sa sœur, sa meilleure amie, sa mère ? Allez savoir. Elle attire en tout cas l’attention d’un Romain qui essaye aussitôt de la draguer, se mettant à dos la mère (meilleure amie ? sœur ? je ne sais pas). Ça finit en coup de poing et en menaces de mort. Cela dit, le Romain est un peu idiot, il tourne le dos à celle qu’il vient de déclarer être son ennemie, qui n’hésite donc pas une seule seconde à le tuer. Allez, l’ambiance est donnée. On a une femme de couleur qui ne parle pas anglais (alors que le Romain, lui, vous l’aurez compris, parle dans un anglais impeccable) qui se retrouve à tuer un Romain pour défendre sa sœur. Bon, ce n’est donc ni la meilleure amie ni la mère, c’est la sœur. Elle tue un citoyen romain et à partir de là, eh bien écoute, ma débile, tu viens de tuer un citoyen romain, tu es esclave et ta sœur aussi, parce que pourquoi pas ?! Pas facile la vie à l’époque.

La scène suivante nous présente cette fois-ci leur mère à toutes les deux, puisqu’elles étaient sœurs. La mère découvre que ses filles, Jula et Aura, qui devaient préparer à manger ont préféré tuer quelqu’un et tout ce qu’elle trouve à présent, c’est une traînée de sang qui sort de sa maison pour aller, eh bien, dans le désert. Allez.

En vrai, j’ai un peu de la peine pour elle, mais elle n’a pas l’air si perturbée que ça, Cala. Oui, c’est son nom, elle s’appelle Cala. Elle décide donc de prendre les choses en main et se prépare aussitôt à partir de chez elle pour poursuivre ses filles dans le désert. Parce que pourquoi pas ?

Elle pourrait attendre son fils Kwame pour l’aider, mais celui-ci est occupé à la chasse. Sans transition, nous passons donc à la scène de chasse et je ne sais pas trop à quoi est censé servir cette scène, si ce n’est que l’on voit qu’il fait la chasse à un lion. Ce n’est pas n’importe quel lion, il n’a pas du tout envie de le tuer puisque le lion est, selon lui, un descendant d’une divinité protégée par des démons. Voilà, on nous introduit une sorte de mythologie religieuse sans vraiment nous l’expliquer et il faudra s’en contenter. De toute manière, il trahit immédiatement ses idéaux. Eh bien, oui, on nous a dit qu’il était à la chasse, il va chasser. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour les Romains ?

Kwame assiste ainsi à la mort d’un de ses potes/collègues, qui se fait bouffer par le lion… Ce n’est pas Narnia, cette histoire, je vous le dis. Peu importe : Kwame parvient à capturer le lion et lui demande aussitôt son pardon.

Kwame se débrouille donc pour ramener son lion aux romains, découvre que ses sœurs sont esclaves et le vit tellement mal qu’il essaie de les libérer. C’est ridicule comme action, et ça ne peut que mal finir : c’est ainsi qu’il se retrouve lui aussi embarqué. Cela ne servait à rien d’être un bon chasseur, quelle surprise ! Ce n’est pas une partie très intéressante pour la série. C’est la mère qui va être ravie de savoir que tous ses enfants finissent aux mines !

Cette idiote se débrouille donc pour parler à ses enfants alors qu’ils attendent d’être affectés pour les mines. Elle refuse que son fils finisse là-bas et le pousse ainsi à se battre. Son but ? Que son fils finisse à Rome. Je ne sais pas trop. OK, les mines, c’est la mort assurée, mais l’arène des gladiateurs aussi, non ? Qu’importe. Le fis parvient à se battre, la mère promet de trouver un moyen de le racheter. Les sœurs ? Elles sont embarquées à Rome aussi, où elles serviront de prostituées. Ben super, le destin proposé par la maman.

L’émeute

Après tout ça, la série nous présente de nouveaux personnages qui se situent sur le port de Rome – Ostie – où le grand débat consiste à savoir comment déplacer des chevaux. Alors, c’est intéressant d’un point de vue historique de voir comment on faisait, mais je ne suis pas bien convaincu par l’intérêt du point de vue de l’histoire : le but est assez évidemment de nous présenter un nouveau personnage auquel s’attacher – et un qui déteste les Romains tant qu’à faire. On se croirait limite dans Astérix à la fin de la scène.

On voit un navire arriver au port. Cependant, on apprend qu’il n’y a pas de navire en provenance d’Égypte, ce qui pose problème car de là venait la nourriture. Du coup, on se retrouve avec une émeute de Romains qui n’ont pas de quoi manger et qui reprochent au gouvernement de ne pas leur fournir de nourriture. Bref, du pain et des jeux. Les émeutiers tournent en rond, et nous aussi. C’est assez visible, on découvre ici un petit complot politique avec des gens payés pour provoquer l’émeute. Pas de bol pour eux, ils ne sont absolument pas discrets et Tenax les voit faire.

Les émeutiers se dirigent ensuite vers le palais de Vespasien pour récupérer de la nourriture. Cela ne plaît pas du tout à Vespasien qui s’inquiète beaucoup de voir l’émeute. Pourtant, son fils n’en a rien à faire. Il prend tout ça avec beaucoup de philosophie et de recul, lui suggérant tout simplement de faire une petite diversion. Pour cela, il compte sur son frère Titus, pourtant occupé de son côté à coucher avec sa femme. Bah oui, il fallait bien des gens à poil pour faire de l’audience. Bon, et la diversion dans tout ça ? Rien de bien original. Une petite course est organisée pour occuper les esprits. C’est sûr que quand on crève de faim, une petite course fait passer l’envie d’être énervé et d’aller réclamer le sang de ses dirigeants. Au passage, Vespasien se met à dos les organisateurs de la course, ça va de soi.

La course

De son côté, Tenax se retrouve à devoir chercher Scorpus, un nouveau personnage, un coureur de char, mais lui aussi est occupé à passer sa journée dans un bordel. C’est encore mieux que le fils de Vespasien pour les audiences, tout le monde est à poil. Après, j’ai du mal à comprendre comment Scorpus peut réussir à se pointer dans un bordel sans que personne ne l’arrête, puisque juste après on le voit marcher dans la rue et provoquer à son tour une émeute rien que par sa célébrité. Bon, c’est une manière comme une autre d’intégrer un personnage à une série, me direz-vous. Mais bon, ce n’est pas bien passionnant tout de même. Scorpus est même connu des esclaves devenus citoyens qui voulaient s’occuper des chevaux dans le port – il a gagné 86 courses tout de même. Leur nouveau but est de vendre ses chevaux à l’arène, mais bien sûr, personne n’a envie de leur acheter. Après tout, ce ne sont que des esclaves à leurs yeux, même si l’empereur a dit qu’ils ne l’étaient plus.

En tout cas, Scorpus est clairement en train d’être introduit comme un des personnages principaux de cette série puisqu’on passe bien cinq minutes à le suivre. Il râle après tout et n’importe quoi. Il est très triste de voir qu’on veut changer son char. Quand on s’éloigne un peu de lui, c’est pour retrouver les esclaves devenus citoyens qui réussissent à convaincre d’acheter leurs chevaux à une autre personne encore. Il y a beaucoup trop de personnages pour réussir à faire une critique cohérente de tout ce qui se passe. Ou alors, ce n’est pas bien grave, vous avez l’habitude de mes critiques qui partent dans tous les sens. Quand les séries partent dans tous les sens, qu’est-ce que j’y peux moi ?

La course s’organise petit à petit. On voit ainsi l’empereur se préparer, en suivant les conseils de son fils pour paraître en bonne santé ; Scorpus se préparant à monter sur son char, ou encore les consuls qui se pointent pour la course. Allez, ça nous donne une bonne image de ce que devaient être les jeux du cirque à l’époque – un bon gros bordel, mais où personne ne couche cette fois parce que ce n’est pas un vrai bordel, justement.

Bien sûr, qui dit jeux dit paris sportifs. C’est l’occasion de découvrir un nouveau personnage, encore ; mais aussi d’introduire des intrigues politiques et financières pour montrer à quel point on ne connaît pas encore tout de Rome ; et à quel point tout est truqué bien sûr. Oui, tout est truqué, même les images. On a de très jolis effets spéciaux pour nous montrer l’arène. On en revient à ce qui a été expliqué en début d’épisode : quatre factions s’opposent dans cette course : bleue (Scorpus), rouge (ils aiment le vin !), blanche et verte (qui a beaucoup perdu apparemment). Malgré tous les enjeux qu’on a essayé de mettre dans cette course, j’avoue avoir eu du mal à bien saisir à quoi elle servait pour nous, alors que c’était très joli. Les effets spéciaux sont absolument incroyables et hyper fluides, mais ça n’empêche que bon, comme point d’orgue de l’épisode, c’était un peu surprenant. Il faut dire qu’on ne connaît pas encore bien les personnages parce qu’ils sont beaucoup trop nombreux et qu’on les a vus que cinq secondes chacun.

Cela n’empêche pas la course d’avoir lieu bien évidemment, et il va de soi que l’on enchaîne très rapidement sur un premier incident de char. Le pauvre conducteur, Kirko, est tellement sonné qu’il ne sort pas de la piste à temps et finit par se faire piétiner par les chevaux. Sanglant, comme promis. Du pain et des jeux ? Plutôt du sang et des jeux dans cet épisode, donc !

Cliffhangers

Dans la loge VIP, Titus finit par arriver pour la fin de la course. Il se prend la tête avec son frère, bien sûr, mais ça n’a que peu d’importance par rapport à la course. J’avoue que c’est un peu prenant tout de même : Scorpus est dernier, mais on le voit remonter toute la piste pour le dernier tour. Merci Incitatus, son meilleur cheval. Finalement, Scorpus (bleu) et le blanc, dont je n’ai pas retenu le prénom, se retrouvent au coude à coude pour l’arrivée. On comprend bien le stress que ça représente pour tous ceux qui ont parié dans ces jeux et ça nous donne une image de ce que veut nous présenter la série. On se retrouve ainsi avec un consul forcé de pleurer parce qu’il vient de tout perdre au jeu. Le frère de Titus, lui, est heureux d’avoir réussi à diminuer son frère aux yeux de leur père : Titus est arrivé en retard à la course, ça la fout mal pour son image publique et ça ne plaît pas à l’empereur.

C’est important pour lui, car il est rapidement révélé que Vespasien n’a pas pris sa décision sur le fils auquel il laisserait son héritage. Ouep, il informe Titus qu’il n’est pas sûr de lui léguer le royaume, et partant de là, on se retrouve sur une quête de pouvoir qui ne mènera forcément à rien de bon. La soif de pouvoir de Titus sera importante pour la série, surtout qu’il est assez clair qu’il est manipulé par « sa reine de Judée », introduite au moins trois fois sous ce titre au lieu de son nom. Elle le manipule par le sexe, et ça semble très efficace.

Bon, il n’empêche qu’il y a eu deux morts dans ces jeux tout de même. J’ai de la peine pour Kirko, mais on ne s’attarde pas tellement sur son décès. Il est plus intéressant d’avoir un tas de figurants à poil dans les vestiaires où Scorpus, lui, reste bizarrement habillé bien plus longtemps que tous ses camarades. Pas très audacieuse la série, et un peu ridicule de mettre autant de gens nus mais d’user d’artifices peu crédibles pour cacher les parties intimes – niveau réalisme, ça casse la scène de les voir d’un côté déambuler nus comme si de rien n’était quand on les voit de dos, mais tout cacher de face. C’était rigolo. Je prête attention aux détails aujourd’hui, désolé, c’est n’importe quoi cette critique. Tout ça mène au cliffhanger final où il est révélé que l’accident de char n’en était pas vraiment un : le char avait été trafiqué pour provoquer un accident. Quelle surprise…

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Those About to Die (S01)



Synopsis : Un péplum situé à Rome en 79 après Jésus Christ, lorsque les combats de gladiateurs et
les courses de chars étaient encore à la mode.

Pour commencer, je sais que j’ai un milliard de séries à rattraper et de saisons à terminer, mais il faut bien dire que ce ne serait pas un été tout à fait normal si je n’avais pas aussi une série d’été à regarder. Alors bien sûr, il y a la nouvelle série d’Eva Longoria qui m’attend bien patiemment, mais aujourd’hui, j’ai décidé que j’allais tester et commencer la série Those about to die qui est une série diffusée sur Amazon depuis le 18 juillet et qui m’intéresse moyennement si je suis honnête.

En effet, je n’ai jamais été très fan de péplum. Mais voilà, le casting est sympathique. On retrouve Anthony Hopkins dans le rôle de Vespasian et puis également Iwan Reon que j’avais bien aimé jusque-là dans les rôles dans lesquels j’ai pu le voir. C’est à peu près tout ce que je sais de la série.

J’ai bien sûr vu un bout de la bande annonce qui m’a l’air très sympathique, même si je ne m’attends pas à une rigueur historique des plus incroyables, mais en même temps, ce n’est pas pour ça qu’on regarde ce genre de série. C’est uniquement pour le sang, la violence… C’est un péplum, je n’en attends à rien de plus !

Pourquoi me lancer dans un péplum ? Aucune idée. Je suis toujours passé à côté des séries sur cette époque, en grande partie parce que de toute manière, j’ai fait plus de 10 ans de latin et que du coup j’ai l’impression un, de connaître un peu trop les détails de ces histoires et deux de voir uniquement les incohérences quand je regarde ce genre de séries. Mais voilà.  Euh, il faut pas toujours chercher à se justifier, hein ? J’ai envie de commencer la série : en réalité, je me suis dit pourquoi pas ? Et j’ai commencé la série.

Note moyenne de la saison :