The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E01 – L’âme Perdue – 16/20

La série part dans un délire auquel je ne m’attendais pas forcément, mais qui est efficace pour lui donner une vraie identité qui tranche avec les autres séries de la franchise. Je trouve que les enjeux sont présentés plutôt clairement et que l’ensemble fonctionne bien. La photographie est magnifique, l’ambiance proposée est efficace et il y a une intrigue qui… m’intrigue. C’est beaucoup plus que ce que j’en attendais, et ça justifie la bonne note malgré un ensemble plutôt passe-partout pour l’instant. Je note par rapport à mes attentes, et c’est bien mieux que ce que j’attendais.

Spoilers

Daryl échoue sur une plage française, et ce n’était pas dans ses plans.


Why not bet on hope ?

Parfaitement, cet épisode d’une heure commence par une magistrale faute dès son titre pseudo-poétique en français incapable de foutre un accent correctement. Rien ne va donc, dès les premières secondes, surtout que la première réplique de la série va à Judith. Pas besoin de nous rappeler qui est Daryl et où la série l’a abandonné, puisque nous le retrouvons loin de tout.

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

L’arrivée

Le voilà perdu en pleine mer, proche des côtes françaises. Faudra qu’on m’explique comment il est possible de se retrouver attaché comme ça à un radeau d’ailleurs, et sans qu’aucun zombie sachant nager ne vienne le bouffer. J’imagine que la série devra le faire à un moment ou un autre, mais pour l’instant, elle se concentre sur l’arrivée de Daryl sur une plage. On le sent à bout de forces, mais ce n’est pas bien grave : il trouve de quoi boire sur la plage, puis commence rapidement à marcher vers l’intérieur des terres.

Il souhaite comprendre où il est et on le comprend plus vite que lui : il est en France, avec un joli panneau directionnel vieilli par la production pour l’occasion. En vrai, j’aime beaucoup ce que ça donne : les décors sont on ne peut plus français, mais on nous crame des véhicules un peu partout (remarque, ça aussi c’est français dans l’idée, ça n’a pas dû être compliqué à trouver) et on nous fout des cadavres au milieu de villes touristiques.

J’aime beaucoup comment les façades sont brûlées pour l’occasion et oui, je me retrouve à critiquer les décors plus que le reste, parce que c’est tout ce qu’il y a à commenter pour l’instant. Je veux dire, Daryl finit par trouver une bouteille Cristalline, des chips et un improbable magnétophone où un homme a documenté son voyage, en anglais tant qu’à faire.

Qu’importe. Daryl se met ensuite en tête d’essayer de retourner aux USA. Il enregistre donc son propre message, affirme qu’il essaie encore de rejoindre le Commonwealth en Amérique et regarde une carte lui permettant de comprendre qu’il est en France. Bien. Il se lance donc dans un périple pour retourner aux USA, et pour ça, il décide de prendre la route vers l’intérieur des terres, en passant par des rails. Je ne comprends pas bien le projet, je dois dire. L’intérieur des terres ? Mec, tu t’éloignes des USA là. T’es sacrément nul en géo, en plus du reste ?

Cela ne m’étonne pas. Après, c’est chouette. La série reprend les habitudes de la franchise, avec un personnage qui parcourt des rails pleins de cadavres et des paysages magnifiques. Je ne sais pas si vous le saviez, mais la France, c’est magnifique. Heureusement d’ailleurs : sans ces plans majestueux de la France, on se ferait sacrément chier. Montagnes, viaduc, Daryl fait un long trajet qui le mène dans une autre ville déserte.

Vu la longueur de son trajet, il a pourtant dû en croiser d’autres, en théorie. Qu’importe. La ville est déserte, mais ça n’empêche pas de découvrir que les zombies seront nommés ici « affamés ». Ben oui, Daryl entre dans le premier bâtiment avec les mots « attention affamés » qu’il croise. C’est… idiot ? Le mot « attention » est transparent, bordel, comment peut-il décider d’entrer dans le seul bâtiment avec un avertissement ?

Le pire, c’est que non seulement il fait ça, mais qu’en plus, il semble être surpris par le fait que des zombies l’attaquent à l’intérieur. Nous voilà donc face à la première scène d’action de la série. Elle est plutôt chouette en vrai, avec Daryl se débarrassant d’une dizaine de zombies. Le truc en plus, pour cette série, c’est que les zombies semblent radioactifs. Leur sang semble donc acide et quand un zombie attrape le bras de Daryl, il se brûle aussitôt.

Bon, ça n’empêche pas Daryl de s’en sortir. On peut alors passer au générique et… Clémence Poésy est là-dedans ? Je ne savais même pas, où j’avais oublié. Le générique semble proposer une extension logique à ceux de la franchise, avec des décors qui nous montrent toute la France et sont plutôt chouettes. Il va traverser la France, le Daryl. Soyons heureux pour lui – et pour les images qu’on va nous proposer.

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

Maribelle & Guillaume

Après le générique, nous découvrons que Daryl a bien marché depuis son arrivée : il est en effet à 15 kilomètres de Lourdes. Moi, ça me fait rire, parce que j’avais cru comprendre qu’il arrivait par le Mont St Michel, mais non, non, il a débarqué par le sud de la France. Cela donne plus de choses à voir niveau paysage, j’imagine.

Et puis, il y a déjà pas mal de ruines qui donnent envie de se croire dans une apocalypse zombie après tout. Bon, par contre, quand Daryl parvient à traduire le panneau « Dieu vous aime » qu’une femme – Clémence Poésy, la voilà – a posé, il est surtout mort de rire. Deux choses sont à retenir : Clémence Poésy l’observe de loin d’une part et il y a un étrange « Pouvoir des vivants » qui semble apposé un peu partout en France. On sent qu’il y a donc une faction en place.

Daryl ne semble pas s’en soucier et finit par croiser les premiers français de la série. Il rencontre ainsi une certaine Maribelle, au français étrange (son « inquiéquiétez » me fait tellement rire… mais je me demande si ce n’est pas juste un problème de montage) et à l’intrigue encore floue. Maribelle explique donc que son grand-père, Guillaume, apparemment aveugle, est blessé à la cheville dans un anglais incertain.

C’est plutôt amusant, et voilà Daryl qui commence à faire confiance à ce duo improbable. Il les aide à s’en sortir face à deux hommes après quelques souvenirs de la seconde guerre mondiale partagée par Guillaume. Les deux hommes sont hostiles sans qu’on ne sache trop pourquoi, mais c’est une série apocalyptique, alors ce n’est pas surprenant. Daryl n’hésite pas, en tout cas, à venir en aide à Maribelle quand elle est sur le point d’être enlevée

C’est un peu n’importe quoi cette manière dont la série nous présente des personnages hostiles qui ne semblent pas si potes que ça entre eux finalement. Quand l’un est fait prisonnier par Daryl et est clairement sur le point de le mourir, le second s’en fout pas mal et tire directement sur Daryl. Voilà donc le héros de la série blessé, mais pas encore mort, hein. Forcément. Il peut même s’en sortir plutôt bien et est sur le point de tuer l’homme quand Maribelle le stoppe, lui demandant de conserver la poudre. C’est vrai que nous ne sommes pas aux USA.

Cela dit, on passe aussitôt à une scène où Guillaume révèle qu’il n’est pas si blessé que ça, qu’il a une très bonne vue finalement et que Maribelle n’est pas si friendly. Le duo s’attaque donc à Daryl, déjà blessé, vole ses provisions et est sur le point de le tuer quand soudainement… Daryl est sauvé par Clémence Poésy. Forcément.

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

Le couvent

Après quelques incontournables flashbacks de Judith et de la quête de Daryl lancée en fin de saison 11, voilà donc Daryl qui se réveille au beau milieu d’un couvent. Pardon ? Clémence Poésy est une nonne maintenant. C’est à la mode, les nonnes dans les séries. Bon, on apprend vite qu’elle s’appelle Isabelle. Finalement, les zombies sont appelés aussi les « brûlants », mais ils ne sont qu’une sorte d’« affamés ». Ah, le vocabulaire des séries de la franchise, ça me vend du rêve. Au moins, Isabelle nous donne plein d’informations utiles : elle a un anglais impeccable et peut ainsi expliquer à Daryl ce qu’il en est. Le voilà dans un tout petit couvent, surtout après 12 ans d’apocalypse zombies. Pardon, affamés.

C’est tout petit, mais il y a encore des enfants pour s’amuser dans ce lieu étrange – même si on apprend un peu plus tard qu’il n’y en a en fait qu’un seul, qui s’appelle Laurent et qui a été éduqué par les nonnes. Et le père Jean. Allons bon. La série passe alors par l’immanquable plan du héros torse nu pour nous montrer toutes ses cicatrices. Isabelle n’est pas dérangée pour autant par la nudité de Daryl quand elle débarque. Elle lui explique un peu plus la mythologie derrière l’histoire française, avec une Union de l’espoir formée par les religieux du pays. Super.

En vrai, je le dis comme ça, mais j’aime bien tout ce qui est mis en place par la série. On sent que, contrairement à Dead City, le plan est de nous proposer une plongée dans une mythologie bien définie. C’est plutôt efficace : Daryl découvre le couvent en compagnie de Clémence Poésy et on commence à nous faire comprendre que, comme tout couvent qui se respecte dans une apocalypse, il y a toute une histoire de prophétie à accomplir.

Daryl ne soupçonne rien à la base : Isabelle en parle avec la mère supérieure uniquement, cette dernière comprenant qu’Isabelle voit en Daryl un élu. Contrairement à elle. Pendant que cette conversation a lieu, Daryl se retrouve à rencontrer Laurent. Concrètement, ce gamin est insupportable : il est présenté comme un petit génie à l’anglais impeccable, au français impeccable (et franchement, la série s’en sort bien pour le français en vrai) et aux connaissances scolaires très affinées. Franchement, il est déjà plus malin et intelligent que Daryl.

Pourtant, quand on nous dit qu’il doit faire des récitations à Père Jean sans nous montrer le père Jean, j’ai senti la couille dans le pâté venir. Cela n’a pas manqué : Père Jean est en fait un zombie désormais. Daryl finit par le découvrir et pète logiquement un câble, comprenant qu’il est temps pour lui de se barrer. Ce n’est pas exactement le plan qu’Isabelle avait en tête pour lui. Au contraire, elle espérait de lui qu’il prenne soin de Laurent, parce qu’elle pense que le gamin pourra être le Messie. Père Jean ? Les sœurs attendent qu’ils ressuscitent, tout simplement. Ben oui. L’apocalypse zombies est un test pour l’humanité, tout simplement.

C’est très chrétien comme vision des choses et ça fonctionne à peu près comme mythologie pétée. Bien sûr, cette histoire de Messie est plutôt risible, mais dans les dessins de Laurent, il y a eu récemment un dessin d’un homme perdu dans les eaux. C’est suffisant pour donner plein d’espoir à Isabelle. Elle finit par tout expliquer à Daryl, lui demandant d’emmener Laurent avec lui pour qu’il soit en sécurité et puisse accomplir sa prophétie.

Ce n’est pas si simple pourtant de croire en de telles sornettes et Daryl décide donc de se barrer. Oh, Laurent lui explique qu’ils se reverront, mais maintenant, il a un plan : Isabelle a parlé de rumeurs promettant qu’au Havre il y aurait des navires partant pour l’étranger.

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

Le Sergent

En parallèle, néanmoins, les choses tournent plutôt mal pour Maribelle et Guillaume. J’ai bien aimé leur scène à traduire le journal de Daryl et se foutre de la langue anglaise, et ça a mené à un bon rebondissement : des soldats les retrouvent et cherchent à savoir ce qu’il est advenu des potes qu’ils avaient. C’est logique et bien sûr, leur leader est évidemment le frère de l’homme tué par Daryl et Maribelle.

Même si le duo ne veut pas parler à ces ennemis, ils n’ont finalement pas le choix. Un peu de torture, le meurtre un brin violent de Guillaume et Maribelle se met à tout raconter. Plus ou moins. Elle mène les soldats sur les lieux du crime, où le frère peut voir que celui qu’il cherchait est devenu un affamé. Il pète logiquement un câble et Maribelle en profite pour accuser Daryl et s’en sortir de cette galère dans laquelle elle est.

Comme il y a un flyer de Sœur Isabelle sur place, les soldats se rendent ensuite au couvent que Daryl vient juste de quitter. Bon, on comprend donc qu’il y a dans les régions deux groupes : les soldats violents et sanglants, les bonnes sœurs dans le couvent. C’est très clair comme opposition, assez simpliste, mais efficace.

Les soldats ont plus de pouvoir et de force que les femmes, ils peuvent donc entrer dans le couvent et poser plein de questions sur Daryl. Les sœurs feignent l’ignorance, cachent Laurent, font comme si elles ne savaient rien, mais ce n’est pas utile face à la soif de revanche du leader des guerriers. Et bien sûr, après un peu de suspense pas très efficace, les soldats trouvent Père Jean, forcément. Cela donne un moyen de pression au Sergent qui fait aussitôt du chantage à Isabelle.

Celle-ci refuse de dire ce qu’elle sait sur Daryl, alors le Sergent tue sans hésiter le zombie de Père Jean. Enfin, ce qu’il restait à en tuer, quoi. Laurent débarque de nulle part à ce moment-là, et le petit génie finalement, ne sait pas être un bon acteur quand il s’agit de jouer la tristesse. Le scénario n’est pas dingue en même temps, ça ne doit pas être simple. Laurent est aussitôt recruté pour être un guerrier pour Genet, qui qu’il soit. Cela fait peur aux sœurs, mais Daryl débarque alors juste à temps pour sauver tout le monde. C’est beau.

Les guerriers comprennent aussitôt que les sœurs cachaient l’américain et ça vire au combat, inévitablement. Les bonnes sœurs se font massacrer, mais elles sont prêtes à se battre malgré tout. Cela avait été introduit plus tôt dans l’épisode : elles avaient une armurerie dont elles n’hésitent pas à se servir contre l’envahisseur. Bon, ça me paraît être un massacre parfaitement inutile tout ça. Parlez, bordel, communiquez ! Cela aurait été plus simple… mais moins fun. Des bonnes sœurs avec des armes, c’est marrant.

Finalement, les guerriers cherchent Daryl dans tout le couvent, pendant que la massacre a lieu. Isabelle le sauve de justesse quand le Sergent le retrouve. Malgré tout, le Sergent parvient à s’enfuir. Oh, Daryl veut bien le tuer, mais la Mère supérieure le retarde et l’en empêche finalement. Pourtant, elle était blessée et finit par mourir de sa blessure.

L’épisode se termine donc sur quelques promesses : je doute que Maribelle ne revienne pas par la suite, le Sergent s’échappe et a un regard de vengeance en lui et Daryl… se met à vouloir avoir la foi. Il est donc prêt à emmener Laurent et papote un temps à Isabelle lors d’une veillée au coin du feu pour pleurer les mortes au combat. Allons bon. Le pire, c’est que je trouve ça sympa comme ambiance et comme enjeux. C’est plus efficace que Dead City en tout cas !

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

Cliffhanger

Contre toute attente, la série achève son premier épisode par une scène au Havre où l’on découvre des hommes peu ravis de l’escapade d’un prisonnier. Une femme, qui a clairement le pouvoir, raconte un peu sa vie familiale pour expliquer qu’elle blâme le capitaine, pas l’équipage. Un docteur explique alors qu’il y a des expériences en cours sur les zombies. Un américain, le prisonnier qui s’est échappé, a lancé une mutinerie et a fait bien du mal aux expériences en cours.

Daryl est présumé mort, mais ce n’est pas suffisant pour la femme qui dirige les opérations. Elle décide d’envoyer ses hommes à la recherche de Dixon. Un américain en France, ça va vite se trouver après tout.

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Walking Dead : Daryl Dixon (S01)

Synopsis : Daryl Dixon échoue dans le sud de la France, mais on ne sait pas trop comment. Il compte retourner aux USA… mais bon courage !

Pour commencer, je dois avouer que je me suis laissé prendre par surprise par la sortie de cet épisode. Bien qu’annoncé pour septembre depuis un moment, je m’étais convaincu inconsciemment qu’il me restait quelques mois avant sa sortie et je me disais que j’allais en profiter pour commencer à rattraper mon retard dans les autres séries de la franchise. Finalement, non.

Pire que tout, je me disais que mon lundi matin allait être consacré à la sortie d’articles sur le blog, et finalement je me retrouve à regarder le premier épisode en sachant que je n’aurais pas le temps d’en publier la critique. C’est fou, la vie, non ?

Non, pas vraiment. Ce qui est fou, c’est d’annoncer un spin-off sur Daryl avant même la saison finale de la série, assurant de la survie d’un personnage que j’aurais aimé voir mourir. Et en plus, le tournage a eu lieu en France ! Je suis curieux de voir ce qu’ils vont trouver pour justifier la présence de Daryl si loin des USA et j’ai l’impression d’être déjà spoilé de plein de choses à cause de photos de tournage sur les lieux extérieurs – notamment à la Défense. Je suis sûr que ce sera pour le dernier épisode !

Qu’importe ! Cela me rend curieux de savoir ce que la France est devenue pendant cette apocalypse. Après tout, c’est bien le seul truc positif de ces multiples spin-offs : ils envoient les personnages un peu partout et ça nous permet d’en découvrir plus sur l’univers étendu de la franchise. Et de savoir comment partout dans le monde appeler les zombies sans utiliser le mot zombies.

Note moyenne de la saison : 

Twisted Metal – S01E08 – EV3L1N – 20/20

À ce stade, il faut le vouloir pour critiquer la série avec quoique ce soit de négatif. Elle a son univers qui fonctionne, son humour qui prend à chaque fois et des personnages auxquels je me suis attaché alors que j’étais sûr de ne pas les aimer au départ. Franchement, pour une série que je testais un peu par hasard, je suis bien content. C’est marrant, dernièrement, j’avais l’impression que toutes les séries que j’aimais le plus ou que j’attendais le plus étaient terminées… et en ce moment, je ne trouve que de très bons épisodes à regarder. Il faut peut-être que j’actualise mes listes de séries préférées.

Spoilers

Il est temps d’en savoir plus sur l’origine de la voiture. Et de John.

Who is this asshole ?

L’orage est passé, normalement, mais on continue de nous faire un avertissement pour les personnes épileptiques. Cela dit, tout est vite expliqué.

John | La photo | Holy men | Evelyn

John

De manière surprenante, l’épisode commence en effet par un autre orage terrible vécue par… John. Quand il était enfant. Il s’est réveillé au volant d’une voiture accidentée sans le moindre souvenir de son enfance, et c’est très clair comme ça. Il est réveillé par une femme qui n’hésite pas à lui redonner un coup sur la tête pour voler la voiture.

Vraiment, une apocalypse comme on les aime. Elle le laisse pour mort sur le bord de la route en plein orage meurtrier, mais John a le bon réflexe de s’abriter sous un pont. Il ne sait pas son nom, son âge ou qui sont ses parents ; tout ce qu’il lui reste, c’est la photo brûlée. Bien. C’est une origin story comme une autre, mais pour l’instant, le flashback ne nous apprend pas grand-chose.

Evidemment, il y en a d’autres ensuite. Alors que John est mort de faim, il se balade en forêt sans but précis et sans savoir où aller. Il trouve finalement son bonheur en tombant dans la forêt : Evelyn, la voiture, est là à attendre bien sagement qu’on la trouve. Au volant, il y a un cadavre. À l’arrière, il y a des boîtes de conserve, des magazines porno et… heureusement, des billets. Et les dollars, c’est top pour lui : ça permet de faire du feu sans sacrifier le porno. Vraiment une belle apocalypse.

La voiture ne démarre pas quand il l’essaie… mais elle lui est d’une précieuse aide quand il est attaqué par des cannibales ravis de trouver un enfant à manger. John peut donc avoir la vie sauve et se barrer jusqu’à être à court d’essence. L’intrigue est sympathique : John se met alors en tête de réparer la voiture qui n’a pas encore de nom…

John | La photo | Holy men | Evelyn

La photo

Dans le présent, John a la gueule de bois suite à tout ce qu’il s’est passé la veille. Quiet se moque inévitablement de lui et la conversation en arrive vite à des malentendus classiques entre eux. Je veux dire, John envisage déjà de vivre avec Quiet, ce qui leur permet de discuter à leur manière de l’opportunité de vivre ou non ensemble. L’air de rien, le dialogue est déjà plein de petits running gags et prouvent que les interactions entre eux sont vraiment travaillés sur l’ensemble de la saison. Cela fait du bien d’avoir des scénaristes qui bossent ensemble !

Au passage, Quiet découvre la fameuse photo et comme la fenêtre est ouverte, on sent bien que la photo va rapidement s’envoler par la fenêtre. Cela ne manque pas et c’était plutôt drôle comme manière d’introduire l’épisode. On sent très vite, entre le titre et la situation, vers quoi on se dirige : les deux personnages s’arrêtent au milieu de nulle part pour retrouver la photo.

John sort seul de sa voiture pour fouiller les alentours, mais Quiet culpabilise et décide de l’aider à la retrouver. Elle le fait, elle garde bien le paquet avec elle… mais cette idiote laisse les clés sur la voiture. Même si on ne la voit pas faire, je m’en suis immédiatement douté : ils se font voler la voiture. Par chance, ils sont tout de même réactifs et parviennent à tuer deux des trois voleurs, John avec un flingue, Quiet avec un couteau.

Malheureusement, il n’est pas facile de courir après une voiture comme Evelyn, surtout que John est encore blessé – Quiet, bizarrement, semble totalement remise de son accident de voiture. Bien sûr, John en veut à Quiet d’avoir laissé Evelyn sans surveillance. Pourtant, l’épisode passe vite à autre chose avec John qui envisage de s’infiltrer chez les hommes de foi qui ont volé la voiture.

John | La photo | Holy men | Evelyn

Holy men

Pour cela, rien de plus simple : il suffit de suivre les cloches de l’Eglise qu’on entend régulièrement depuis un épisode ou deux, mais aussi de porter les masques des cadavres tués un peu plus tôt par John et Quiet. Ils peuvent ainsi se fondre dans le décor : c’est bien pratique cette histoire de masque qui recouvrent le visage de tous ces hommes. Cela permet même à Quiet de faire croire qu’elle est un homme.

Oui, parce qu’il n’y a que des hommes qui boivent du whisky à la cocaïne (bonne blague facile) et vivent leur meilleur masochisme avec des filles à fouet. Tous les hommes ne sont pas masqués pour autant : il y a un prisonnier attaché la tête à l’envers (au secours) et un Prêtre. Ce Preacher débarque sans son masque pour faire un discours à tous ses hommes. Grosso modo, c’est un incel qui a mal tourné pendant l’apocalypse et se prend désormais pour un Dieu. Au secours, quoi. Il est acclamé par tout un tas de motards qui sont heureux de lui offrir des cadeaux : de la drogue, des flingues, de la drogue, de la drogue.

Le Preacher est heureux comme tout, mais un peu blasé par le manque d’originalité des cadeaux… jusqu’à ce qu’on lui apporte finalement Evelyn. C’est vrai que c’est un meilleur cadeau, tout de même. Après, je suis plus sceptique de voir ce qu’il veut en faire, considérant que la voiture ferait un très bon sextoy. Oui, oui, il veut coucher avec Evelyn. Devant tout le monde.

John ne peut évidemment pas laisser faire ça et s’interpose, attirant toute l’attention sur lui. Heureusement que le but était discret… mais bon, ça se comprend, en vrai. Par chance, il a eu le temps d’observer un peu la manière dont tout le gang se comportait et peut donc réagir de manière super logique : il propose un duel au Preacher.

Bon. Pourquoi pas ? Eh bien, parce qu’il est rapidement qu’il n’a aucune chance, surtout que le type est accro à la drogue et aime la douleur. Il est donc ravi de se battre et est sacrément fort, mettant rapidement John KO. Oh, John se relève, mais grosso modo, il est rapidement perdu. Tout ce qu’il y gagne, c’est qu’ils abiment Evelyn en se battant autour d’elle. Et sur elle.

John | La photo | Holy men | Evelyn

Evelyn

Voyant rapidement que John n’a aucune chance, Quiet décide de s’assurer d’avoir un plan de secours pour se sauver. Elle se fait donc passer pour une des dominatrices du camp dans un retournement de situation plutôt marrant – je veux dire, le type la grille mais en redemande quand elle lui fait mal, il est clairement paumé sur ce qu’il est censé faire.

Toujours est-il que son plan est efficace : elle obtient ainsi une voiture, qu’elle gare à proximité du campement, et peut revenir sauver John, enfermé dans une cage. Tout est bien qui finit bien donc : elle a trouvé un moyen de les sauver d’une situation périlleuse. Malheureusement pour elle, c’est oublier que John adore sa voiture. En fait, quand il doit faire un choix entre Quiet et Evelyn, c’est Evelyn qu’il finit par choisir.

Je ne peux pas comprendre un tel attachement à un objet – il aurait pu revenir plus tard pour la récupérer en plus. Quiet prend évidemment très mal la décision de John et finit par partir sans lui. Elle ne voit donc rien du combat qui suit entre John et le Preacher pour Evelyn. Malheureusement, un coup de feu atterrit dans la réserve d’essence de la voiture, une flamme passe par ici et…

Quiet observe au loin une énorme explosion dans le campement. C’est hyper inattendu comme moment dramatique, mais difficile de croire vraiment que ça puisse être Evelyn. Quiet, elle, est sûre d’avoir perdu John définitivement en tout cas. C’est dramatique, on sent bien sa tristesse et on change subitement de registre dans un épisode qui était pourtant hyper fun jusque-là.

John n’est pas mort, pourtant. Evelyn, si, en revanche. Je pensais vraiment qu’ils allaient sauver la voiture, introduite comme un personnage à part entière de cette aventure. C’est un truc de fou de nous prendre par surprise à deux épisodes de la fin comme ça. Bien sûr, ce n’est qu’une voiture, mais… tout de même.

En plus, la scène de deuil se fait sur My Immortal ? Ils osent vraiment du Evanescence ?? J’adore cette série. Je mets 20/20 à l’épisode, et ça les mérite : attendez, ils ont réussi à me rendre nostalgique et triste de la destruction d’une voiture ? Sérieusement. Ils sont forts. Le montage est tout mignon parce qu’on voit en parallèle le John enfant faire toutes les réparations nécessaires pour qu’Evelyn puisse fonctionner à nouveau. Il se rend ainsi dans une casse pour réussir à la faire renaître. Et d’ailleurs, c’est là qu’il trouve une plaque d’immatriculation à son nom… même plaque qui vingt ans plus tard sera donc détruite.

John | La photo | Holy men | Evelyn

L’épisode se termine sur cette note hyper triste et avec un générique silencieux vraiment inattendu.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Pokemon Horizons – S01E18 – Flying Pikachu, to the Skies ! – 15/20

Je n’arrive pas à me décider sur cet épisode : il est très sympathique, mais je ne sais pas s’il arrive trop tôt ou trop tard dans la série. En fait, indépendamment de la série, il est excellent. Au sein de celle-ci, il a une place étrange. C’est un peu particulier comme pause dans le récit en tout cas, même si ça répond à quelques questions que l’on pouvait avoir au début de la série. Le truc, c’est qu’on avait fini par se faire à l’absence de réponses sur ces questions. Bon, en tout cas, c’est un épisode sympa pour continuer d’apprendre à connaître les nouveaux personnages qui peuplent cet animé depuis dix-huit épisodes déjà !

Spoilers

Roy et Liko demandent à en savoir plus sur Pikachu et Friede.


Cela faisait un moment que je n’avais plus fait de marathon de séries… et je m’en fais un avec Pokémon Horizons ? C’est largement inattendu, mais j’ai enchaîné mes quatre épisodes comme si de rien n’était. Enfin, si quand même : ce quatrième épisode est marquant parce que l’on change de format !

La rencontre avec Pikachu | Un sujet d’étude | Asagi

La rencontre avec Pikachu

En effet, cet épisode cherche à répondre aux questions de Roy et Liko : après l’entraînement de l’épisode précédent, ils sont sûrs et certains que Pikachu peut voler. Ils en parlent avec Dot et les trois enfants se rendent compte qu’ils ne savent même pas pourquoi ou comment Pikachu est leur capitaine. Il n’en faut pas plus pour que l’envie de percer le mystère soit la plus forte.

Voilà donc Roy et Liko qui se mettent à filmer une vidéo digne de Gurumi pour comprendre qui est leur capitaine. J’aime bien l’idée, le changement de format pour nous faire comprendre que tout l’épisode sera centré là-dessus et le tour des personnages que ça permet de faire.

J’ai une fois de plus oublié les noms de tous les personnages qui ne sont pas les enfants ou Friede, mais ça peut être une occasion pour les réapprendre. En effet quand Pikachu et Friede refusent de répondre aux questions de Liko et Roy, les deux enfants sont forcés de faire le tour de tout l’équipage, un à un, pour en apprendre plus sur Pikachu. Ce n’est finalement que lorsqu’ils en arrivent à Orio qu’ils ont une occasion d’en apprendre un peu plus.

Elle accepte en effet de leur raconter… mais pour ça, elle fait une annonce sonore qui rameute tout l’équipage auprès d’eux. Face à tant de questions et d’envie d’en apprendre plus sur lui, Friede est finalement forcé de s’expliquer. On est ensuite parti pour un gros épisode flashback.

Ce flashback promet au moins de nous en raconter beaucoup plus sur ce Pikachu. Peut-il être celui de Sacha ? Probablement pas, tout de même. Le doute était permis jusque-là cependant, donc il était temps d’en savoir plus sur lui. On nous révèle donc qu’à la base, Friede n’était qu’un ado sur le bateau de son grand-père, à faire de la pêche sans succès et à rêver d’avoir ses propres ailes. Ah.

On comprend pourquoi le bateau s’est transformé en dirigeable avec le temps et est devenu cette machine hybride surprenante. Bon, Friede n’est finalement pas si ado que ça : il reçoit un coup de fil de son ancienne prof qui s’étonne de le voir quitter son job. Elle est maman – et c’est là que j’ai capté que c’était la mère de Liko en fait, il ne se voit pas être papa et la conversation entre eux est l’occasion pour nous d’apprendre à connaître un peu plus le personnage de Friede. Après tout, on ne sait rien sur lui.

En vrai, la forme du flashback n’est pas ma préférée pour ce genre de développement de personnage… Mais l’avantage, c’est que ça permet de répondre à des questions sur Pikachu. Et ça, c’était nécessaire après quelques mois tout de même ! C’est donc cette prof qui insiste pour que Friede rencontre Pikachu.

Elle l’emmène au milieu d’une prairie où il dort et révèle ainsi que ce Pikachu est célèbre dans toute la région. En effet : c’est un Flying Pikachu. Un Pikachu volant ! Il ne manquait plus que ça ! Bon, cela dit, on le sait que c’est possible, on a eu une cartouche de jeu où ça pouvait arriver, non ? La prof se cache bien d’expliquer tout ça à Friede, cependant. Elle veut juste lui montrer au lever du jour ce qu’il en est.

Friede est fasciné de voir un Pikachu volant, forcément. Il est aussitôt super intéressé par ce pokémon sauvage et vient à sa rencontre pour apprendre à le connaître. Sans trop de surprise, Pikachu s’en prend à Friede et le blesse. La prof se précipite aussitôt pour soigner les blessures… de Pikachu.

La rencontre avec Pikachu | Un sujet d’étude | Asagi

Un sujet d’étude

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Friede se mette en tête d’étudier ce Pikachu volant. Oh, il ne vole pas exactement en partant de rien : il doit d’abord courir en cercle, provoquer une sorte de tornade… puis se retrouve dans les airs. Reste à percer le secret de cette technique, quitte à harceler ce pauvre Pikachu sauvage qui n’a rien demandé.

Friede essaie donc de venir le voir et l’étudier le plus souvent possible. On voit ainsi Pikachu faire des squats avec sa queue… C’est plus qu’inattendu. Friede se rend alors compte que ce Pikachu devrait faire un peu plus attention à son alimentation, parce qu’il est un petit peu trop gros. Forcément, Pikachu voit d’un mauvais œil Friede qui cherche en permanence à l’étudier, et il lui fait savoir… mais Friede ne laisse rien tomber.

Non, il ne laisse pas tomber Pikachu, même quand celui-ci continue de le charger chaque fois qu’il le rencontre. J’ai ri de le voir passer ensuite à la tête de Friede, puis aux décharges électriques. C’était prévisible et très Sacha/Pikachu dans l’âme. Après, si ce n’est pas le Pikachu de Sacha, je trouve ça dommage de mettre encore un Pikachu au centre de l’animé. Il y a plein d’autres pokémons, mince !

Après, ce Pikachu est attachant et j’ai aimé avoir les explications de Friede pour expliquer comment il pouvait voler. Il explique tout ça à la mère de Liko en train de faire la vaisselle, et c’était un chouette lien avec Liko de nous montrer ça.

Ensuite, Friede se retrouve à se demander pourquoi Pikachu veut tant voler, et pourquoi toujours au lever du soleil. J’aurais tendance à dire que c’est parce que ça fait de très jolis dessins, mais il y a forcément une autre raison…

Du moins, c’est ce que je pensais. Ce n’est finalement pas le cas : si Pikachu fait ça, c’est tout simplement pour la vue. Quand il s’envole à cette heure-ci, il se met à pouvoir regarder l’horizon en étant au-dessus du soleil. La vue est magnifique, Friede remercie Pikachu de lui permettre de découvrir ça (en montant aussi haut avec son Dracaufeu) et… il déconcentre Pikachu qui fait le plongeon de sa vie.

La rencontre avec Pikachu | Un sujet d’étude | Asagi

Asagi

Friede le sauve de justesse d’une mort certaine et Pikachu accepte alors de devenir son Pokémon pour découvrir le monde avec lui. C’est une jolie promesse de la part de Friede, c’est sûr. Pour la tenir, Friede demande alors à son grand-père de gérer le navire par lui-même, afin de pouvoir explorer le monde comme il l’entend. Il a alors recruté un équipage capable de convertir ce bateau en dirigeable. C’est une joli origin story pour l’Asagi. Je crois que je n’avais pas encore capté depuis le départ que le dirigeable avait un nom.

Qui est capable de transformer un bateau en dirigeable ? Eh bien, c’est Orio bien sûr ! Elle refuse toutefois que Friede la paie pour ses services, ce qui tombe bien parce qu’il n’a pas d’argent. Tout ce qu’elle demande, c’est une place à bord. Friede nomme alors Pikachu capitaine du navire et toutes les aventures peuvent commencer pour eux.

Bim, on en revient au présent où le générique de début qu’on n’a pas eu se fait enfin entendre. C’était étrange comme tout de l’avoir pendant une scène où les personnages parlent. Liko s’avère ainsi super choquée d’apprendre que sa mère est à l’origine de l’amitié entre Pikachu et Friede, et donc à l’origine de tout. Elle ne savait pas que Friede connaissait sa mère après tout. En tout cas, Liko comprend enfin ce qu’elle fait là : tout a été fait par sa mère pour la mener là et ça lui fait plaisir de le savoir… juste au moment où ils arrivent dans la région de Galar. Mais ça, c’est pour le cliffhanger avant le prochain épisode.

La rencontre avec Pikachu | Un sujet d’étude | Asagi

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer