Tracker – S01E01 – Klamath Falls – 12/20

CBS fait sa rentrée avec un épisode qui n’invente pas l’eau chaude et nous propose de suivre un personnage qui porte toute une série sur ses épaules. Je ne suis pas convaincu que ça puisse être suffisant et la formule semble trop classique et trop pleine de moments où mes yeux vont se lever vers le ciel. Affaire à suivre quand même, j’imagine, histoire de me faire une idée sur du plus long terme.

Spoilers 

Colter est embauché pour retrouver la trace d’un gamin.

You’re going to survive.

Jesse

La série commence clairement in medias res avec une femme qui se réveille au milieu de nulle part quand un beau gosse se penche sur elle et lui assure qu’elle ira bien et survivra. Ma foi, quitte à être dans une situation aussi déprimante et périlleuse, autant être dans les mains de Justin Hartley, je suppose. Les années passent et il reste toujours aussi beau gosse, c’est déjà ça.

La série confirme en tout cas avec cette première scène et un quasi-monologue de son héros qu’elle compte bien se reposer à 100% sur les épaules de ce personnage principal. Je ne suis pas convaincu que ce soit suffisant, même en adorant Justin Hartley. En tout cas, c’est un sauveteur au top. Il vend clairement du sexe à la nana qu’il aide et la ramène finalement en voiture vers… le milieu de nulle part, à nouveau. Bon, mais avec un camion de pompiers.

Ne perdant pas le Nord, Colter Shaw, c’est son nom, en profite pour réclamer l’argent qui était promis si l’on retrouver Jesse, la femme, à temps. Tout ça est donc un business. Et comme la série en est un aussi, l’épisode suivant nous met Justin Hartley torse nu. Il aura donc fallu quatre minutes pour le voir torse nu, les producteurs ne perdent pas le Nord non plus.

En plus, c’est super chelou, il se déshabille alors qu’il est au téléphone avec Velma & Teddi, un couple qui semble suivre de près ses aventures. Elles sont ravies de savoir qu’il a sauvé une vie et le préviennent qu’il a reçu des appels. Elles sont aussi clairement celles qui gèrent ses affaires à distance : elles sont confortablement installées dans une luxueuse maison où elles surveillent les récompenses postées en ligne pour retrouver des gens ou des choses. Et elles les communiquent à Colter, qui vit quant à lui dans une caravane qu’il tracte avec sa voiture. On a les infos dont on a besoin pour lancer la série.

Un métier pas comme les autres

Aussitôt, l’épisode commence donc en nous proposant un cas de la semaine tout ce qu’il y a de plus classique. Colter est embauché par une famille qui lui pose plein de questions et l’embauche pour retrouver Eddie, le père d’un gamin disparu depuis un moment – le père qui aurait kidnappé le gamin, donc. Colter attend que le mari s’en aille et avoue aussitôt à Sarah, la femme, que la première chose qu’il fera, c’est de lui demander pourquoi elle ment. Ben tiens. Cela fait un bon petit moment d’interrogation pour lancer le générique, ça.

Le suspense prend vite fin : il a repéré un problème de chronologie dans le récit des parents. Avant ça, on nous fait tout de même un petit topo de son travail : Colter parcourt les USA pour récolter les récompenses et il en fait son travail. La mère finit par lui venir en aide et donner toutes les infos dont il a besoin à ce moment-là pour faire avancer son enquête.

Colter enchaîne ensuite en passant un coup de téléphone à un de ses amis, Bobby. Il a donc des contacts un peu partout dans les USA pour lui venir en aide ? J’aurais préféré qu’on le découvre au moment où il débutait. Là, il est déjà bien installé, c’est un peu dommage. Bobby lui pirate donc les messageries instantanées si je comprends bien. C’est un job comme un autre. On note aussi que Bobby n’a plus de jambes, mais qu’il a des prothèses qui me paraissent dernier cri.

Cela permet à Colter d’avoir sa première piste en tout cas : le gamin disparu a été enlevé dans un fast-food, et il pensait en effet y rencontrer son père… mais non. Sur place, Colter essaie d’en savoir plus en passant par une voie légale, mais quand il se confronte à de la hiérarchie de fastfood pas très coopérante, il décide de faire le truc le plus con possible. Vous l’aurez compris, il s’introduit à l’intérieur du bureau de la manager pour avoir accès aux caméras de vidéosurveillance et découvrir que le gamin a parlé à un autre homme.

Je doute sincèrement que ce genre de caméras soit réellement si simple d’accès, mais en plus, il se démerde pour faire ça alors qu’il y a deux flics dans la salle. Et les deux flics, on les voit dès le début de la scène, donc on savait déjà ce qu’il en était dès le départ. Bref.

Tout ça permet d’en savoir plus sur Colter : les flics sont persuadés qu’il n’est intéressé que par le fric et il a vraiment tout un réseau prêt à tout pour lui. Velma & Teddi se débrouillent donc pour trouver un avocat capable de lui venir en aide et de le faire sortir de prison bien rapidement. Elles lui envoient une ex qui est très marrante, mais un peu lourde. La série n’a déjà aucune crédibilité, avec l’avocate qui se tape un monologue face à des policiers muets – parce qu’on ne paie pas les acteurs. Bon.

Au passage, Colter se fait tout de même une amie plutôt charmante chez les flics : la même qui était sûre qu’il n’était là que pour l’argent fait progresser l’enquête grâce aux informations de Colter, puis passe un peu de temps à papoter avec lui. On la voit aussi lui mater très clairement le cul, parce que pourquoi pas.

L’intérêt de tout ça ? Pendant qu’il était en prison, l’enquête a pu avancer. Il apprend donc le décès de l’homme qu’il recherche à présent, mais cela ne l’arrête pas pour autant de continuer son job. L’enquête continue donc et le pousse à retrouver la même flic, encore et toujours, quand il se rend dans la famille du gamin disparu. Comme il a fait progresser l’enquête, Colter a le soutien de la famille et peut donc agir un peu comme il veut, en faisant équipe avec les flics. Voilà. Il passe donc de type que l’on arrête parce qu’il commet une effraction à type qu’on aide à faire son job en quelques minutes. Et puis, la policière bave carrément sur lui à ce stade.

Négociation

La flic l’emmène dans une forêt où le gamin se trouve probablement, avec son kidnappeur. Evidemment, c’est finalement le cas : on laisse à Colter deux heures pour les retrouver et il y arrive bien sûr. Mieux que ça, il parvient à raisonner super vite le kidnappeur, lui affirmant qu’il n’est pas de la police et qu’ils ont une demi-heure pour procéder à la libération du gamin et lui éviter trop d’emmerdes judiciaires.

Bien sûr, ça, c’est la théorie. Alors que Colter parvient très bien à faire son travail, un hélicoptère finit par passer au-dessus d’eux et leur faire prendre conscience que la police est là. Ce n’était pas prévu comme ça. Cela énerve Jack, le kidnappeur qui, finalement, décide donc de tirer sur Colter, le blessant au bras. Jack en profite pour s’enfuir en camionnette avec le gamin toujours bloqué à l’arrière de la voiture.

Par chance, une balle, ça ne suffit pas à arrêter Colter dans sa quête pour retrouver le gamin. Il traverse donc la forêt pour réussir à rejoindre le gosse à l’arrière du pick-up où il est bloqué et cela tombe vraiment bien. En effet, grâce à tout ça, Colter est à l’arrière du véhicule quand Jack est coincé par les flics et décident de se suicider, mettant involontairement en danger la vie du gamin et de Colter.

Je ne comprends toujours pas pourquoi Colter dit au gamin de « stay down » dans la voiture quand ils feraient mieux de sauter par-dessus bord avant de se retrouver suspendus dans le vide… Finalement, une fois suspendus dans le vide, Colter comprend qu’ils n’ont pas d’autres choix que de plonger. Cela fait une petite scène impressionnante et hop, ils survivent.

On retrouve ensuite Colter à l’hôpital pour récolter son argent, pour savoir comment va le gamin, pour faire les gros yeux au flic qui est intervenu plus tôt que prévu et hop, happy end. Le happy end ? Ben il se tape la flic bien sûr, puis il répond à un appel en visio de Velma et Teddi pour avoir une nouvelle enquête. Ouais, ouais, il prend les appels en visio alors qu’il est encore au lit et à poil avec sa conquête d’un soir. Sympa pour elle.

Passé trouble

Pendant tout l’épisode, Colter est aussi harcelé par des coups de téléphone et SMS. En flashbacks, on en découvre un peu plus sur son adolescence (ou enfance ?) avec un père maltraitant s’énervant souvent après lui. Il hurle, le pousse à faire de l’escalade et engueule aussi sa sœur. Je ne vais pas donner cher de sa peau à la sœur. Ou à la mère ? Une des deux a forcément disparu en cours de route.

L’histoire est rapidement racontée par Colter à la flic avec qui il fait équipe dans l’épisode. Une dispute familiale a éclaté quand le père a voulu partir avec ses trois enfants, sans la mère. Le grand frère a voulu protéger sa petite sœur et Colter, et le père a alors décidé de les menacer avec un couteau. Oui, oui, le père est sur le point de poignarder Russel. Finalement, il s’est barré sans ses enfants et sans sa femme, parce qu’il était recherché – probablement par les flics.

On en arrive à la conclusion logique, comme la flic, que c’est le père qui a dû disparaître. Ce n’est pourtant pas le cas, il fallait une surprise : Colter révèle donc qu’il a retrouvé son père malgré la nuit et la pluie, parce que son père l’avait quand même bien entraîné. Le truc, c’est que c’est Russel qui a décidé de le tuer apparemment, en le jetant du haut d’une falaise.

C’est donc pour ça que Colter évite les innombrables appels et SMS de Russel dans le présent. Colter passe aussi voir sa mère en chemin vers sa nouvelle enquête et celle-ci insiste très lourdement pour qu’il bloque le numéro de Russel. Mouais. Elle va avoir tué son mari, quoi. Quelque chose comme ça. Cela ne fait pas un gros cliffhanger, ni un fil rouge franchement renversant. On verra bien ce que ça donne par la suite. J’espère surtout que la série ne nous proposera pas des flashbacks à chaque épisode !

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Tracker (S01)

Synopsis : Colter Shaw traverse les États-Unis pour aider la police et les gens à résoudre des crimes et retrouver des personnes disparues.

Pour commencer, il faut bien reconnaître que je ne commence la série que parce que Justin Hartley est la tête d’affiche. Sans lui, j’aurais très certainement passé mon chemin. Après, ça fait plaisir de voir les networks faire enfin leur rentrée ! CBS ouvre donc le bal avec un premier épisode diffusé pendant le SuperBowl. Je suis clairement plus impatient de retrouver NCIS que de découvrir cette série, mais ça fait un bon en-cas en attendant. Non ?

Je n’ai pas grand-chose de plus à dire en introduction. La série, la première à ouvrir le bal sur CBS post grève des scénaristes, semble particulièrement creuse et insipide si on se contente de son synopsis, j’espère qu’elle proposera un peu plus que ça. Et peut-être aussi qu’elle me motivera à terminer un jour This is us – parce que non, je n’ai toujours pas terminé la série alors qu’il me reste dix épisodes, ça devient ridicule.

Tracker – S01E01 – Klamath Falls – 12/20

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Tracker – S01E02 – Missoula – 13/20

L’épisode a réussi à me convaincre un peu plus que le premier, alors même que l’intrigue est moins crédible que dans celui-ci. L’absence de flashback a dû me rassurer. Concrètement, c’est le genre de séries qui est risible dans…

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L’écriture de cette série est vraiment paresseuse, et ça semble se confirmer semaine après semaine. Certes, il y a des guest-stars sympathiques dans l’épisode, mais ça n’empêche que la fluidité de l’enquête n’est pas spécialement crédible et que la…

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C’est divertissant, sans plus. J’ai trouvé l’épisode très expéditif, dès le départ avec une introduction d’enquête un peu bâclée, puis tout au long de son intrigue certes fluide, mais sans jamais le moindre faux pas de la part de…

Tracker – S01E05 – St Louis – 14/20

Peut-être que la série a finalement trouvé son rythme. Peut-être que le fait que l’épisode torde un peu le cou à son concept explique qu’il était un peu mieux. Peut-être qu’avoir une pause de deux semaines avant de voir…

Wild Cards – S01E05 – The Accountant of Monte Cristo – 13/20

J’ai moins aimé l’enquête proposée cette semaine, parce que je la trouvais presque trop fluide et facile. Du côté des personnages, on nous développe de manière un brin trop classique les relations avec un détour par le passé pour ajouter de nouveaux éléments… mais qui ne parviennent pas à être surprenants. Bref, un épisode de série procédurale.

Spoilers 

Max & Cole travaillent avec l’ex fiancée de ce dernier quand elle l’appelle à la rescousse.

Maybe we’re getting promotions.

Rachel

J’attendais beaucoup de cet épisode, mais le résumé ne me plaît pas trop à insister déjà sur une romance entre les deux héros. C’est très tôt dans la série pour ça, je trouve, mais la première scène nous indique déjà à demi-mot que nous sommes en mi-saison : la période d’essai de Cole est déjà arrivée à la moitié. On apprend donc que son boulot avec Max est efficace, mais que la hiérarchie n’aime pas bien les voir s’éloigner parfois des protocoles.

En même temps, elle n’a pas embauché Max pour suivre les protocoles, cette hiérarchie, alors… C’est un duo qui reste largement improbable. Bon, la première scène permet en tout cas d’avancer sur ce petit fil rouge, avant de lancer l’épisode : Cole reçoit un coup de fil qui le panique. Cole demande aussitôt à Max de sortir de la voiture. Bon, c’est tout de même mal la connaître, ce n’est pas du tout son genre. Comme d’habitude, Max n’en fait qu’à sa tête quand même. Assez vite, elle rencontre donc Rachel, une femme qui a tout de l’agent de police plus galonnée que Cole mais qui est débordée par sa situation. Alors qu’elle effectuait, seule, le transfert d’un prisonnier, Albert, un commando armé les a attaqués. Et est parti avec Albert.

J’aime bien cet épisode qui met aussitôt les heures pour nous indiquer qu’il y a une course contre la montre… alors que pas du tout. C’est étonnant de changer de la formule habituelle de la série alors que ça n’apporte rien de plus. Je veux dire, on est sur une intrigue on ne peut plus classique avec un type à protéger qui s’est en fait fait la malle, même si on ne l’apprend pas tout de suite.

Le vrai intérêt de l’épisode, c’est évidemment Rachel et la relation qu’elle entretient avec Cole. On comprend vite qu’il y a une sacrée histoire entre eux quand on a quelques échanges de répliques savoureux et Max m’a fait mourir de rire à être autant au spectacle que nous. Il est alors révélé que Rachel est l’ancienne fiancée de Cole. Les grands classiques, finalement. Je suis servi deux semaines de suite, moi qui voulais en savoir plus sur Cole, on va finir par en savoir trop.

Retrouver Albert

Du côté du passé de Max, rien de bien nouveau : elle continue de se servir de son père pour avoir des infos, et dans cet épisode, c’est utile. Son père est en prison et a tout ce qu’il faut pour retrouver l’équipe qui a kidnappé l’homme que Rachel protégeait. Même si Rachel ne veut absolument pas faire équipe avec des criminels, elle finit par le faire parce que ça l’arrange bien de retrouver Albert sans passer par sa hiérarchie.

Elle est toute en contradiction et Max ne manque pas de le souligner à plusieurs reprises : Rachel passe son épisode à dire à Cole de faire attention à Max car elle ne respecte pas les règles, sans pour autant faire attention elle-même aux règles.

Bref, en une heure, ils passent de la prison à Max déjà prête à entrer sous couverture dans de nouveaux vêtements ? C’est un peu ridicule comme timing. Quel est l’intérêt d’ajouter les heures pour un truc si peu crédible ? Vraiment, ça m’échappe.

Pendant que Max gère plutôt bien la voyante criminelle avec laquelle ils doivent bosser, Rachel et Cole rattrapent le temps perdu. Franchement, l’épisode semble s’écrire tout seul à ce point, mais ça fonctionne très bien. Le passage par la voyante permet à notre trio de comprendre qu’ils ont affaire à un criminel qui s’est auto-kidnappé. Pourquoi pas, après tout : ce n’est pas comme si c’était quelque chose que nous n’avions jamais vu ailleurs et auquel on ne s’attendait pas.

Vraiment, l’intérêt de la série ne réside pas dans les enquêtes, mais bien dans les personnages. Ainsi, j’aime bien que la série fasse de l’humour sur les anciennes erreurs de Max, notamment avec les gants supplémentaires qu’elle peut donner à Rachel. Alors qu’ils trouvent le cadavre d’un fleuriste/faussaire, nos héros ont enfin une piste sérieuse pour retrouver Albert. Personne n’appelle de renforts sur cette scène de crime, en revanche. Heureusement que ça avance vite avec juste assez d’indices pour que l’enquête puisse progresser à chaque fois vers une nouvelle étape. Et c’est comme ça qu’ils retrouvent Albert à proximité de son amour, à qui il souhaitait offrir des fleurs.

Le deal

Bien sûr, Albert se laisse embarquer assez simplement par le trio, mais il y a des remous tout de même quand son ancien garde du corps se met en tête de le tuer. Albert est un personnage plutôt marrant lui aussi : tous les criminels sont écrits de la même manière que Max par les scénaristes, j’ai l’impression.

Bien sûr, l’épisode nous ramène sur une des maisons de Max comme il faut mettre à l’abri Albert. Max est curieuse d’en savoir plus sur cet étrange prisonnier sous protection policière. Elle cherche donc à avoir des réponses en lui apportant un dîner qu’elle prépare (à base de paquet de chips, de la grande cuisine, quoi). La scène était un brin trop longue à mon goût, mais là encore, on tombait sur du plutôt classique, je trouve. Il fallait justifier que Rachel et Cole restent assez longtemps seuls pour parler de leur propre situation de couple.

La rupture des fiançailles ? Elle fait suite à la mort du frère de Cole, bien sûr. Ce n’est pas une raison suffisante pour une rupture, et ça se sent bien vite quand il y a à nouveau un rapprochement entre eux, rapprochement observé par Max. Rachel est aussi là pour rappeler à Cole qu’il bosse avec une criminelle, d’ailleurs, alors forcément, il finit par craquer pour son ex plutôt que pour Max.

J’aime bien le personnage de Rachel, elle arrive au bon moment pour remettre en question le duo. En revanche, quelque chose de surprenant avec cet épisode est qu’on a l’impression d’être à la fin assez vite alors que nous n’en sommes qu’au milieu. Les scénaristes nous refoutent donc Cole et son ex ensemble pour laisser Max face à un dilemme problématique : en effet, Albert lui propose un marché plutôt alléchant, en échange de sa libération.

Pas de bol, Max est un peu plus sérieuse que ça désormais… En théorie. Bon, la maison est tout de même attaquée par une équipe armée jusqu’aux dents. Albert parvient à s’enfuir, laissant Max assommée et Cole sous le choc d’avoir failli mourir. Heureusement que Rachel était là pour lui sauver la vie de justesse.

L’échange

Le problème dans tout ça ? Ils n’ont plus le choix d’appeler la hiérarchie de Rachel, parce qu’à ce stade, il y a des cadavres et un prisonnier/témoin clé dans la nature. Rachel risque donc de perdre son job, mais moi ce que j’en retiens, c’est qu’on fait un petit détour par huit heures du matin, c’est chouette pour mon Bingo Séries.

Ensuite, eh bien, Max concocte évidemment tout un plan pour retrouver Albert une seconde fois. Elle a déjà mis un téléphone portable dans la veste d’Albert, ce qui lui permet de parler avec Charles, le garde du corps qui veut sa mort et qui, pour ça, le kidnappe plutôt que de lui tirer dessus quand il est menotté à un lit. Ne cherchez pas la logique.

Le tout mène à un échange amusant où Max enchaîne les jeux de mots : Albert pour les autorités en échange d’une clé USB qui contiendrait plein d’enregistrement de gangs mafieux. Le truc, c’est que Max n’a pas cette clé ; elle se contente de photos de vacances. L’échange semble se dérouler sans problème, jusqu’à ce que, évidemment, Charles essaie de tuer Albert avec un flingue. Dans la confusion, Albert tombe du haut d’un pont et semble mourir.

On sent tout de suite l’énorme arnaque quand Albert tombe du pont. C’est une chute qui peut paraître mortelle, mais on comprend aussitôt ce qu’il en est quand le corps n’est pas retrouvé par la police après coup. Pourtant, Rachel ne semble se douter de rien… Pour une flic qui ne fait pas confiance à Max, elle n’est vraiment pas maligne. En effet, il est rapidement révélé que Max a tout organisé à ce coup de poker. Depuis le début. Elle fait appel à tous les criminels de l’épisode pour organiser une évasion efficace pour Albert, à base d’une bâche et de tout un système pour le garder sur la terre ferme, sous le pont. C’est beaucoup de boulot en très peu de temps, tout de même.

Cette évasion mène à un happy end : Albert peut envoyer des fleurs et un billet d’avion pour le rejoindre à son amour de toujours, le procès a lieu quand même avec Charles, le dernier méchant, qui balance tout ce qu’Albert devait dire, Cole… décide de rester où il est plutôt que de suivre Rachel, et Max nous fait du grand Max. Ainsi, elle récupère une clé USB avec des enregistrements vocaux des gangs.

J’imagine que son plan est de tout faire pour libérer son père puisqu’elle le fait en parlant avec lui. Malgré tout, on a la confirmation que Max n’est pas si gentille que ça finalement, son passé dans le crime est toujours là. On n’en doutait pas vraiment, mais c’est la première fois que la série nous montre à quel point elle suit son propre plan dans le dos de Cole, en le manipulant pour arriver à ses fins.

L’épisode se termine ensuite sur le bateau, comme d’habitude. On nous révèle qu’il est sacrément plus grand à l’intérieur que sur le pont et on en profite pour nous refaire un petit focus sur le frère de Cole. Je suis tellement sûr qu’il n’est pas mort, en vrai. On nous en parle beaucoup trop pour qu’un twist n’arrive pas sur cette enquête.

En attendant, on nous vend du sexe dans les regards que s’échangent Max et Cole, et heureusement qu’il y a un chat pour les interrompre sinon on serait déjà en fin de saison.

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Severance – S01E09 – The We We Are – 19/20

Bien que ce soit un excellent épisode, je trouve une fois de plus qu’il est un peu lent à en arriver là où il va. C’est 100% volontaire, de manière à ce que l’ambiance mystérieuse s’installe pleinement. C’est kiffant, mais aussi extrêmement frustrant car les réponses ne sont pas près d’arriver à ce rythme-là. Rendez-nous les saisons de 22 épisodes, vraiment.

Spoilers 

Les employés ont un plan à mettre en action.

I wanna remember my fucking kid being born!

J’ai attendu deux ans pour voir la série, mais j’ai enchaîné cinq épisodes en une journée, c’est vraiment pas très malin de ma part. Hâte que la saison 2 commence avant même de finir la première, et pourtant, j’ai aussi très envie de finir cette première saison après des cliffhangers de dingue dans l’avant-dernier épisode. Ils sont malins.

Mark

L’épisode reprend avec Dylan tournant rapidement les interrupteurs de tous nos personnages. Ils ne font pas dans la subtilité avec immédiatement un écran divisé en trois pour bien nous faire comprendre que nous comprendrons ce qui arrive pour chacun d’entre eux. C’est rapidement un bon gros wtf : Mark a donc droit à un câlin de Cobel. Bizarrement, il ne réagit pas du tout quand il la voit. Je m’attendais à quelque chose de bien plus grand pour son réveil dans les bras d’une boss qui le maltraite depuis deux ans. C’est… surprenant.

Celle-ci se rend bien compte qu’il est un peu bizarre, mais elle est loin de se douter que sa puce s’est désactivée… ou activée, du coup ? En tout cas, Mark se rend dans la salle de bain et est tout stressé de ne pas savoir où il est. Cela fait beaucoup d’un coup de se retrouver avec une soirée plein d’inconnus. Bien sûr, Devon vient le voir, bébé en main et il tente de savoir si ça peut être son bébé ou non.

Il ne comprend qu’après coup qu’il vient de croiser sa sœur. Il rencontre ensuite Rebeck, une nana bien perchée avec qui il doit partager un livre, puis retombe sur Devon. Jamais vu une femme qui tire si vite son lait, honnêtement ! En tout cas, elle veut tout de suite parler du grand changement de vie de Mark dont elle ne sait rien – mais lui non plus ne sait rien, ce qui pose un peu problème. Mark en est à se demander s’il peut faire confiance à sa sœur, évidemment.

Ils sont interrompus avant qu’il ne puisse se décider : la lecture du livre commence. Il est amusant de voir Mark prendre conscience qu’il a pour beau-frère l’auteur du livre qui lui a ouvert les yeux, mais il n’a pas le temps de se faire à l’idée que Cobel est déjà sur son dos. Elle semble se rendre compte que Mark a changé et qu’il est tendu – et à force de le cuisiner, elle finit par découvrir la vérité : il l’appelle Miss Cobel.

Avant ça, il a l’occasion de dire à Ricken qu’il adore son livre, ce qui perturbe grandement Ricken. Je trouve qu’il ferait pourtant mieux de raconter toute la vérité à quelqu’un à ce stade. Sa sœur n’arrête pas de lui filer entre les bras à cause du bébé, c’est on ne peut plus énervant. Elle finit toutefois par confier Eleanor, le bébé, à Miss Cobel. C’est la pire idée du monde, mais elle ne peut pas le savoir. Cobel s’enfuit super vite de la fête, cherchant à rejoindre les locaux de Lumon à toute vitesse.

Pendant qu’elle le fait, Mark raconte tout à Devon. C’est chiant de voir que la série use d’une ellipse plutôt que de tout nous montrer, mais c’est intéressant que Mark puisse lui communiquer le message de sa mission tout de même. Il peut également en apprendre plus sur sa vie – son passé de professeur d’Histoire, l’existence de Gemma. Alors que Devon envisage les possibilités qu’ils ont devant eux pour tirer Mark de sa mauvaise posture, ce dernier pense enfin à lui demander ce que Cobel fait chez elle.

Devon ne met pas longtemps à comprendre qu’il fait référence à la femme à qui elle vient de confier son bébé pour lui parler. C’est terrible pour elle, et elle met aussitôt fin à la conversation pour partir à la recherche de son bébé. Quel enfer ! Mark est dévasté de ce qui est en train de se passer, évidemment, mais ça ne lui dit pas pour autant quoi faire. Il aide donc à fouiller la maison. Par chance, on y retrouve Eleanor en bonne santé, simplement abandonnée dans un siège bébé. Par bonheur, Mark y trouve une photo de son mariage avec Gemma.

C’est terrible, car il comprend que Gemma est encore en vie, mais il n’a pas le temps de révéler tout ce qu’il sait : il hurle à sa sœur « elle est en vie », juste avant que Dylan ne lâche les boutons. Putain de cliffhanger, je veux tellement la suite même si je suis sûr que Devon n’aura pas compris qu’il parle de Gemma. Bon, il a le cadre en main, ça peut aider.

Irving

Irving se réveille alors qu’il en train de peindre une fois de plus le couloir menant à l’ascenseur. Ce n’est pas top comme manière de procéder, je trouve, le personnage est obsédé par Severance, mais je ne suis même pas sûr qu’Irving sache ce qu’il est en train de peindre. Il parvient à trouver la source de la musique et l’arrêter, ce qui est toujours ça de pris.

Il sort ensuite de son atelier de peinture pour trouver son chien, qui s’appelle Radar, et voir des médailles militaires sur une commode. Puis, il trouve dans une chambre une valise qui contient un uniforme de l’U.S Navy, un drapeau et une photo avec écrit « papa » en son dos. Le mystère s’épaissit pour lui, même s’il est certainement celui qui vit la soirée la moins stressante.

Cela dit, il trouve pas mal de réponses qui sont autant de questions : il aurait intenté un procès contre Lumon avec d’autres employés de la boîte, parce qu’il s’est blessé sur place. Dans la liste très longue des autres employés concernés, il tombe évidemment sur Burt. Son obsession devient alors de trouver où il habite.

Il sort donc de chez lui et trouve assez rapidement sa voiture. Contre toute attente, il sait comment conduire. Est-ce qu’il faut comprendre que c’est un réflexe qu’on ne perd pas ? En chemin, il ne se rend même pas compte qu’il croise Cobel. Cette dernière parvient finalement à contacter Milchick et lui annoncer ce qu’il se passe, assurant qu’elle gérera Helly – au gala – mais qu’il doit gérer Dylan.

Irving, quant à lui, parvient bien à atteindre la maison de Burt, mais ce n’est pas un happy end qui l’y attend. Burt semble en effet heureux en couple – avec un homme certes, mais un qui ne ressemble pas du tout à Irving et totalement à un acteur de LOST. J’imagine qu’il aura un rôle plus conséquent en saison 2, du coup. En attendant, eh bien, le cliffhanger voit Irving se jeter sur leur porte et hurler – parce que j’imagine que c’est en Burt qu’il a confiance. Pas de chance, Dylan lâche les boutons juste au moment où la porte allait s’ouvrir. Frustrant.

Helly

De son côté, Helly se réveille en tenue de gala et alors qu’elle est en train de parler à… Natalie ! Une fois de plus, la série veut nous retourner le cerveau, mais ça ne marche que sur nous car le personnage de sait pas à qui elle s’adresse. Elle s’appelle en tout cas Helena et est une femme très distinguée. J’ai du mal à comprendre pourquoi elle envoie son innie à Lumon si elle bosse déjà pour le Bureau hors des murs de Lumon. Nous ne faisons qu’effleurer la surface avec les nouvelles questions que ces réponses posent.

Helly rencontre en effet la femme d’Angelo, le sénateur – et la femme qui a accouché en même temps que Devon. Tout est trop lié sans l’être, ça me perturbe. La femme du sénateur confirme en tout cas qu’elle a eu de l’aide pour faire ses trois enfants, se servant évidemment de Severance pour cela. Helly apprend en tout cas que son père est en vie et que ce qu’elle s’apprête à révéler lors du gala va changer la donne.

Oh, bordel, je sens qu’elle va être de la famille Eagan à ce stade. En tout cas, la série révèle alors que le couple s’éloigne d’elle qu’Helena a écrit un livre sur sa vie – et sur son expérience de Severance. Ben voyons. Il est un peu surprenant de voir qu’il y a plein de photographies de sa vie au bureau – parce qu’on voit ces collègues qui semblent être des stars.

Il faut dire qu’il y a de quoi : ils bossent avec une fille Eagan, qui quand elle n’est pas à Severance, passe son temps à accorder des interviews pour dire qu’il est génial d’être dissociée. Tu m’étonnes qu’elle refuse la démission d’Helly : ça la fout mal que la fille soit incapable de supporter la procédure quand elle est censée être l’héritière et le porte-parole du projet. Helly a une sacrée poker face, en tout cas : elle fait une crise d’angoisse mais attend évidemment d’être aux toilettes pour la faire comme il se doit.

Elle est stoppée dans celle-ci par son père qui débarque subitement. S’il assure qu’il a pleuré quand il a appris ce que son innie a voulu lui faire, il lui dit tout de même qu’il est sacrément fier d’elle et de sa persistance dans le projet. On comprend que c’est un projet d’une vie entière et qu’Helena a toujours été pour. C’est une sacrée ironie qu’Helena soit une porte-parole pour la procédure Severance quand Helly pense absolument tout le contraire. Par chance, elle est consciente le soir où Helena doit faire son discours. Le sera-t-elle encore au moment crucial ? C’est tout le mal qu’on lui souhaite alors qu’elle récite le petit poème de la breakroom.

Elle se rend ensuite dans les coulisses de la scène, comprenant bien qu’elle pourra ainsi faire un discours où elle dira la vérité – quand Natalie lui propose d’expliquer qu’Helly est comme sa sœur. Juste avant de monter sur scène, bien sûr, Miss Cobel arrive et lui promet de faire souffrir Mark, de le martyriser autant qu’elle le pourra si elle raconte toute la vérité. Et pourtant, c’est ce qu’elle décide de faire une fois sur scène : elle affirme à tout le public qu’ils sont maltraités dans le sous-sol de Lumon et qu’il faut les sortir de là.

Elle fait donc son discours juste à temps, et ça, c’est quelque chose auquel je ne m’attendais pas.

Dylan

Pendant ce temps, Dylan est obligé de se couper en deux : il est à bout de bras pour maintenir les interrupteurs dans la bonne position. Ce que j’aime bien, c’est qu’il n’a aucune certitude sur ce qu’il fait. À plusieurs reprises, l’épisode nous montre à quel point il est mal en point dans cette position et on comprend bien que les boutons peuvent être désactivés à tout moment.

Malheureusement, il est vite évident qu’ils ne le seront qu’en fin d’épisode. J’ai envie de voir comment ils vont réagir une fois dans Lumon, moi. J’imagine que ce sera pour la saison 2. En attendant, Milchick se tape son meilleur sprint pour rejoindre Dylan et tenter de stopper la procédure en cours. Dylan a heureusement eu l’intelligence de bloquer la porte, ce qui lui fait gagner quelques minutes supplémentaires. Milchick tente de couper le lien qui bloque la porte, tout en essayant de convaincre Dylan d’arrêter ce qu’il fait. Le chantage aux biens matériels n’est pas tout à fait efficace, mais il comprend vite que parler des trois enfants de Dylan peut être une excellente idée.

Finalement, Milchick parvient à entrer dans la pièce, mais c’est un peu trop tard tout de même. Il force Dylan à lâcher les boutons et… la suite dans la prochaine saison. Un jour.

En bref

J’ai tellement attendu avant de voir la série que j’en attendais beaucoup, beaucoup, plus et que je suis un peu déçu par son rythme très lent. Pour autant, j’ai fini par entrer dans les théories et la course aux révélations. Chaque réponse apporte de nouvelles questions et je n’arrive pas bien à savoir où ils veulent nous emmener. Une chose est sûre : ils savent où ils vont et les mystères ont probablement des réponses très claires.

Il faudra toutefois attendre pour avoir le fin mot de cette histoire, si on l’a un jour. J’aime beaucoup la série en tout cas, ne serait-ce que pour son ambiance si spéciale. Espérons qu’elle durera suffisamment de temps pour apporter toutes les réponses. Il est facile d’en douter quand on voit qu’il faut attendre deux ans entre les saisons… Je sais, le covid est passé par là. Mais bon, la grève des scénaristes aussi…

Bon, sinon, la saison 2 a un milliard de pistes à explorer : Miss Casey/Gemma est la plus évidente, mais je n’oublie pas qu’on a Reghabi qui a disparu dans la fac avec le cadavre de Graner, qu’on ne sait pas encore où Dylan se place dans le puzzle, qu’Irving a toute une vie à nous révéler, que Cobel vient de voir sa couverture grillée alors qu’elle était virée… Bref, on n’a pas fini de se prendre la tête avec cette série, je pense.

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