Percy Jackson and the Olympians – S01E03 – We Visit the Garden Gnome Emporium – 17/20

Je suis enfin convaincu par ce que je regarde : c’est bien plus efficace en terme de rythme (malgré la fin en eau de boudin, je trouve), les personnages commencent enfin à entrer dans des dynamiques qui sont agréables à suivre et l’évolution de chacun est intéressante. L’épisode s’inscrit à la fois dans un fil rouge long et dans une unicité propre au format de l’épisode ; bref, ça ressemble enfin à une série et moins à un film qui ne saurait pas où il va. J’espère que ça continuera dans ce sens !

Spoilers 

Percy entame sa quête en compagnie de deux compagnons qu’il doit choisir.

I would say we’re the opposite of fine

Entre deux épisodes, j’ai eu l’occasion de découvrir la polémique sur la couleur de peau des acteurs et bordel, ça m’énerve de voir qu’on en est encore là en 2024. Ouais, c’est mon premier point « en 2024 » de l’année, mais franchement, ça ne me dérange absolument pas de découvrir la série avec cet excellent casting. Au contraire, même. Bien sûr, j’ai oublié une bonne partie de ma lecture des livres, alors ça peut s’expliquer, vous me direz, mais tout de même, je trouve que l’ensemble est grave efficace comme cela.

L’oracle

Ce début d’épisode est un peu déroutant : nous y voyons Percy s’aventurer dans un vieux grenier où il doit parler à une déco d’Halloween pour officialiser sa quête. C’est totalement random, ça l’est encore plus quand la déco se met à cracher de la fumée verte et prend finalement l’apparence de son beau-père pour lui donner une sorte de prophétie – sa quête. Voilà donc Percy qui doit s’aventurer à l’Ouest.

Une fois que c’est fait, il retourne à la Colonie où Chiron organise une cérémonie de sélection. Sélection ? Une quête s’effectue toujours en trio, alors il doit choisir ses compagnons de route. En vrai, le choix n’est ni difficile, ni surprenant : Annabeth est sélectionnée avant même que Chiron ne finisse de parler, Grover est le suivant. Ouais, Grover : la prophétie-quête a révélé à Percy qu’il allait être trahi par quelqu’un se disant être son ami – et qu’à la fin, il ne parviendrait pas à sauver l’essentiel (bon, sa mère, quoi).

C’est intéressant comme montage pour la série de garder le suspense un peu plus longtemps sur ces éléments négatifs, mais je trouve également que ça les dédramatise. C’est dommage, ça en réduit l’impact de nous les foutre comme ça, après coup. Je trouve qu’ils auraient pu faire du suspense aussi sur la sélection : après tout, Luke faisait partie des choix possibles et comme il a toujours été sympa avec Percy, ça aurait pu être bien pour ceux qui n’ont pas lu le livre.

À la place, on nous sert donc une scène où Luke offre ses converses à Percy, su-per. Je suis encore traumatisé par la converse magique de Once Upon a Time, alors voir que les baskets se transforment en chaussures d’Hermès, ça m’a un peu trigger, en vrai. En plus, bon, des chaussures ailées alors que Zeus pourrait s’en prendre à Percy et que le ciel est son domaine… Est-ce une vraie bonne idée ?

Oui, je vais un peu vite en besogne dans la critique, pardon. C’est que l’épisode 3 a un bien meilleur rythme que les précédents et me parle beaucoup plus.

La quête

On ne perd pas de temps et la quête débute vite : nous voyons donc Annabeth, Percy et Grover qui se retrouvent dans une clairière pour quitter la Colonie ensemble. L’aventure peut ainsi commencer, avec Annabeth qui met rapidement au clair les choses : ce sera elle la boss, parce qu’elle a déjà vécu une quête. On insiste un peu lourdement sur Thalia, l’enfant interdit avec qui elle faisait sa précédente quête et qui est désormais un arbre. Au moins, on sait que ça aura son importance dans la suite de l’histoire, parce qu’on en entend parler plein de fois.

L’idée est de comparer Thalia à Percy pour montrer à quel point elle était plus forte que lui, plus géniale que lui, plus maligne que lui, bref, plus que lui. Percy est donc en danger et ferait mieux de s’en remettre à 100% aux décisions d’Annabeth, qu’il le veuille ou non. J’aime bien la dynamique que ça donne au trio, avec rapidement une scène où ils apprennent à se connaître mieux – et à s’affronter, l’air de rien.

Bien sûr, Percy n’accepte pas trop qu’Annabeth soit si autoritaire avec lui. Il ferait pourtant mieux de lui faire confiance, car elle est efficace dans ses décisions : elle fait voyager en bus le trio, pour éviter le ciel où Zeus pourrait s’en prendre à eux. De même, elle demande à Percy de rester dans le bus où l’odeur est inévitablement désagréable, car ça aide à cacher sa propre odeur aux autres monstres.

Percy reste insupportable dans cet épisode et n’est donc pas d’accord, nous menant à la chanson du désaccord de Grover. Je trouve que c’est hyper bien intégré à la série et que ça apporte un bon humour : ça aurait pu vite tourner à la catastrophe cette idée d’une chanson, mais elle est aussi entraînante que critiquée par Annabeth et Percy. Et puis, ça permet à Percy d’approuver l’idée d’Annabeth comme cela.

Alors que la série pourrait commencer à manquer de rythme, les scénaristes en profitent pour qu’Annabeth remarque un démon pendant ses courses. Annabeth décide donc de remonter dans le bus en étant bien plus suspicieuse. Elle enfile la casquette lui permettant de devenir invisible et en profite pour parler directement à la forme qui la traque. Il s’agit d’une femme qui la traquait déjà des années plus tôt quand Thalia a échoué et qui sert toujours Hadès. Son but ? Emmener Percy directement auprès d’Hadès.

Bon, ma foi, n’est-ce pas là où il est censé se rendre ? Se faire prisonnier n’est certes pas la meilleure idée sur le papier, mais ça pourrait fonctionner, non ? Pas sûr et Annabeth ne prend pas le risque : elle décide d’annoncer à Percy et Grover qu’il faut se barrer du bus par la fenêtre. Et elle fait bien : la femme s’est déjà transformée en harpie et essaie de s’en prendre à eux. La Brume les protège un peu au moins : avec la vitre pétée, tout le bus doit évacuer, donc les passagers bloquent le passage à ce qu’ils voient comme une dame bien débile qui remonte le bus en sens inverse.

Une autre harpie débarque dans le bus, mais elle n’a pas le temps de dire un mot : Annabeth la poignarde directement. Eh bien, ça fait un peu d’action. Forcément, nos trois héros se retrouvent en fuite et comme bien souvent dans ce genre d’aventure, ils se retrouvent donc en pleine forêt. De là, on enchaîne sur un énième débat entre Annabeth et Percy, avec Grover comme arbitre.

En effet, Percy est déjà motivé à rentrer à la Colonie et leur dire qu’ils se sont trompés sur son cas. Annabeth, non. Elle aimerait que Percy reconnaisse qu’il a peur de ce qu’il est, mais aussi qu’il prenne conscience du danger qu’il représente en tant qu’enfant interdit : tous les monstres d’Hadès sont à ses trousses. La dispute permet en tout cas de révéler que Grover n’est pas que le protecteur de Percy : bien avant ça, il protégeait Annabeth, Thalia et Luke. C’est simple et efficace, mais ça ne fait que renforcer à quel point Percy semble naïf à ne rien savoir et ne rien percevoir. Il vient de passer plusieurs heures avec ses deux amis, il aurait pu s’en rendre compte avant.

Medusa

De toute manière, cette nouvelle est vite éclipsée par une odeur d’hamburger qui emmène le trio le long d’un sentier de satyre. Cela leur permet d’arriver directement à un fast-food bien particulier : celui de Medusa. Ils sont effrayés, bien sûr, mais ce n’est qu’un premier souci ! Le second, c’est qu’ils sont rejoints par l’émissaire d’Hadès qui les retrouve bien vite. Pas surprenant : elle peut voler.

Cela dit, même si elle bosse pour Hadès, elle a peur du regard de Medusa. Quand celle-ci débarque, la Furie a super peur d’elle. Le trio se retrouve face à un choix : accepter l’offre de repas de Medusa ou être livrée à la Furie qui les pourchasse. Il va de soi que Percy semble soudain sûr de pouvoir faire confiance à Medusa, surtout que sa mère lui racontait souvent son histoire.

C’est bien amené, et ça lui permet de reprendre le contrôle de son trio. Annabeth n’a pas envie de faire confiance à Medusa, sachant bien qu’Athena, la mère d’Annabeth donc, a maudit Medusa. Seulement, cette dernière explique au trio qu’elle voit sa malédiction comme un don. Moi, en tout cas, j’adore la manière dont Medusa est représentée ici, avec un ton de voix très calme. Elle explique ainsi son histoire et change un peu la mythologie au passage.

Medusa n’était donc qu’amour pour Athena, elle la vénérait complètement, comme Annabeth vénère sa mère alors qu’elle ne peut la contacter. Le problème, c’est qu’elle a été détournée de son amour par Poseidon, le père de Percy. Oui, la nouvelle est déjà sortie : tout le monde sait qu’il est le fils de Poseidon. Medusa ? Elle est magnifique, mais son discours ne plaît pas du tout à Aannabeth : à ses yeux, Athena est toujours juste et n’a pas pu faire ça.

Mouais. Face à des arguments compliqués à développer, Medusa demande à Percy de venir l’aider en cuisine. Son but est de semer quelques graines de la discorde en Percy : elle lui explique qu’Annabeth finira par le trahir, mais aussi que son père est un monstre. Après tout, elle est un peu comme sa tante par alliance Medusa. Le truc, c’est que c’est une tata un brin bâtarde qui lui demande s’il est OK pour qu’elle transforme en statue ses deux amis. De son point de vue, il s’agit d’aider Percy : Annabeth et Grover ne sont pas ses amis et ne lui veulent pas que du bien selon elle. En effet, elle est sûre qu’ils trahiront Percy et ne chercheront pas à sauver sa mère si cela se met en travers de leur quête.

On ne doute pas du fait que ce soit vrai, mais ça fait comprendre à Percy qu’il a placé sa confiance un peu trop vite en Medusa. Il rejoint donc Annabeth et Grover pour s’enfuir avec eux. Pour cela, ils sont obligés de passer par la cave : à l’extérieur, la Furie est encore en train de les attendre. Le problème de la cave ? Elle est immense et pleine de statues de victimes de Medusa – au look vraiment réussi, avec une caméra qui met longtemps à montrer son visage et des cheveux serpents on ne peut plus classe.

Je suis en revanche un peu triste que la fin d’épisode arrive si vite : le trio est confronté à un être assez exceptionnel qui devrait leur donner bien du fil à retordre. Finalement, Grover enfile les chaussures d’Hermès et réussit à faire diversion bien vite. Medusa détourne son attention d’un Percy qui était à portée de main et le regrette vite : Annabeth lui enfile sa casquette permettant de devenir invisible et, aussitôt, son pouvoir perd tout effet sur le trio. Ils ne peuvent plus la voir, certes, mais ils ne peuvent donc pas être transformés en statues par ses yeux.

Percy en profite pour lui trancher la tête en deux secondes à peu près, et c’en est fini de l’épisode. Je veux dire : non seulement, le problème Medusa est réglé, mais en plus, ça règle aussi le problème de la Furie à l’extérieur. Percy prétend se rendre et, bim, au dernier moment, il confronte Alecto (la Furie) au regard Medusa à la tête tranchée.

Hermès

Il reste tout de même à conclure ce très bon épisode. Le trio doit reprendre sa quête. Annabeth et Percy retrouvent donc Grover, mais celui-ci n’est plus aussi gentil qu’avant. Il est tombé parmi les statues sur celle de son Oncle Ferdinand, qui n’a donc pas été bien loin dans sa quête. Cela dit, il est mort sans être effrayé, alors ça rassure Grover et ça lui donne la confiance d’enfin se rebeller contre ses deux amis.

Il faut bien le dire : Percy et Annabeth sont insupportables depuis le début de l’épisode à s’engueuler et à ne pas prendre le temps d’apprendre à se connaître. Quand Percy propose de laisser la tête de Medusa dans le sous-sol avec la casquette d’Annabeth, c’est une mauvaise idée, mais il ne le sait pas : la casquette est la seule chose qui relie encore Annabeth à sa mère. Il faut donc trouver une autre idée.

Percy propose donc d’envoyer la tête de Medusa sur le Mont Olympe, pour se débarrasser de quelque chose de dangereux tout en faisant un tribut aux Dieux. J’ai bien ri de l’idée… mais ce n’est qu’un petit cliffhanger de rien du tout. En fait, le but de la scène était ailleurs : c’était une scène où les secrets sont enfin révélés.

Ainsi, Percy révèle à ses deux amis que l’un d’entre eux les trahira et les empêchera de sauver ce qui a le plus d’importance – mais est-ce sa mère ou est-ce le monde ? Il a donc choisi Annabeth car il ne pourra pas devenir ami avec elle et Grover parce qu’il avait confiance en lui. Au passage, Annabeth lui reproche d’avoir appris par Meduse que Percy aura peut-être une chance de sauver sa mère ; Percy lui rappelle qu’il a appris par Alecto que la Furie lui avait proposé un deal aussi. L’un comme l’autre n’ont toutefois rien à se reprocher : ils ont choisi la quête avant l’intérêt personnel dans les deux cas.

Et c’est une bonne chose qui leur permet de se réconcilier. Cela permet même à Percy de convaincre ses amis que c’est une bonne idée d’envoyer la tête sur l’Olympe… Quitte à devoir recourir à la chanson de la discorde pour calmer Grover. Ma foi, ça fait un petit gag efficace et ça permettait d’enchaîner sur la livraison totalement improbable de la tête par… Lin-Manuel Miranda ? Dans le rôle d’Hermes ? Est-ce que j’étais au courant ? Probablement, mais j’avais totalement oublié. Et ça me remotive à fond pour la suite de la série !

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Orphan Black Echoes – S01E04 – It’s All Coming Back To Me – 14/20

Si la fin d’épisode me raccroche vraiment à l’intrigue, à l’enquête et au désir d’avoir des réponses, j’ai trouvé que tout le reste allait trop vite en besogne. J’ai le sentiment qu’on rushe vers certaines scènes, sans trop savoir pourquoi. L’épisode ne dure que quarante minutes et on dirait vraiment que certains moments sont simplifiés à l’extrême pour aller au plus vite à la destination. C’est dommage que ça se sente, surtout quand on regarde une série et pas un film !

Spoilers 

L’épisode se concentre davantage sur Jules, pour que l’on apprenne à la connaître.

I need to figure out who the hell made me

L’épisode reprend par une Jules paniquée par ce qu’il se passe dans sa vie. Elle fait tout ce qu’elle peut pour se barrer au plus vite de chez elle, en en parlant à peine à Wes. Ce n’est pas évident pour Jules en tout cas : Neeva est sur son dos, Wes n’est pas ravi à l’idée de voir sa sœur quitter l’appartement et ne veut pas trop l’aider. Bien sûr, il le fait quand même : il accepte les idées de sa sœur sans trop discuter depuis qu’on le connaît après tout.

Voilà donc Jules qui récupère son téléphone, sa veste et son chapeau de manière à essayer de se faire passer pour lui. Contre toute attente, ça fonctionne auprès de Tom et sa nouvelle collègue, trop occupés à débattre de Maria Carey et Celine Dion ou de blagues de chats. Ecoutez, la vie des agents secrets est ce qu’elle est.

Boston

Contre toute attente également, Lucy et Jack décident de raconter toute la vérité à Charlie… mais pas à Tina. C’est un peu gros : Charlie trouve Lucy beaucoup plus cool maintenant qu’elle sait qu’elle a été imprimée, mais Tina ne pose aucune vraie question, même quand Jules débarque chez elle. Elle préfère se rendre à son rencard sans chercher à comprendre qui est cette gamine de la famille de Lucy qui n’est ni sa sœur, ni sa nièce, ni sa cousine. Ma foi.

J’aime bien l’idée : elles ne se revendiquent pas sœurs, et ça diffère bien de ce que donnait Orphan Black. Après tout, c’est bien d’avoir des différences. Dans les ressemblances, par contre, j’ai beaucoup aimé avoir Jules commentant les différences étonnantes qui existent entre elles : Jules n’est pas du tout monogame, alors que Lucy est casée dans un couple bien pépère avec Jack. Enfin, pépère… Cela fait à peine une semaine qu’ils assument d’être ensemble et on voit où ils en sont.

En tout cas, le commentaire fonctionne bien et j’aime bien la relation qui se tisse entre l’adolescente et sa version adulte. Les deux en arrivent vite à se droguer sous la surveillance de Jack, avec l’excuse de vouloir retrouver les souvenirs perdus. J’ai du mal à croire à cette intrigue, en vrai, c’est un peu trop perché à mon goût.

Cela dit, j’ai bien aimé le petit montage musical, le fun qui suivait avec les deux actrices qui s’amusent et… très vite, on en arrive à une scène où quelques avancées peuvent arriver. Ce n’est qu’une fois droguées que les deux commencent à regarder le carnet de dessin de Lucy pour voir si ça débloque des souvenirs de Jules. Ce n’est pas tout à fait le cas, mais les deux décident de se mettre à dessiner et peindre au maximum la salle de bain de leur souvenir commun pour tenter de la recréer.

Fallait-il vraiment se droguer pour ça ? Je ne suis vraiment pas sûr. Par contre, pour le son qu’elles se mettent à entendre une fois la salle de bain reconstituée en dessin ? Peut-être. Cela ne nous fait pas avancer pour autant. Finalement, tout ça n’est qu’un prétexte pour continuer d’apprendre à connaître les personnages : Jules explique à Lucy qu’elle est heureuse d’être une mère pour Charlie, mais aussi qu’elle pense que l’originale était une maman elle aussi. C’est un brin flippant pour Lucy de s’imaginer mère, cependant, et ça pose aussi des questions sur ce qu’et le bonheur.

Le lendemain matin, Lucy et Jules reprennent l’enquête sur la salle de bain. Avec la drogue et les dessins, elles découvrent de nouvelles choses : Lucy n’avait jamais vu la pile de vêtements et la montre dessinés par Jules, Jules n’avait jamais vu le bâtiment que Lucy a dessiné par la fenêtre. Ce qui est intéressant, c’est qu’en rentrant chez elle, Tina reconnaît le bâtiment comme étant Boston. C’est tellement… simple. Les scénaristes ne se foulent pas trop. Entre ça et Charlie qui n’a quasiment aucune question et reconnaît immédiatement Jules comme un clone de Lucy, on ne se pose pas trop de questions tout de même. Bien sûr, le mot clone, c’est moi qui le pose. La série fait bien attention à ne pas réutiliser le même vocabulaire.

Melissa

Il n’empêche que ça motive Jules et Lucy à se rendre à la fac de Boston. La salle de bain est apparemment là maintenant que le campus de la fac s’y est installée. Je suis plus que mitigé sur le développement de cette intrigue qui semble beaucoup trop brouillon et hâtif : les deux femmes font le tour d’une rue et finissent par trouver la maison qu’elles cherchent grâce au son d’une girouette. Bon, ça, ça passe encore.

Ce qui passe beaucoup moins pour la crédibilité de la série, c’est que la maison est utilisée par une sororité de la fac qui organise une fête ce jour-là et leur donne les clés de la salle de bain uniquement si elle gagne à un beer pong sans bière, mais avec du rosé. Et en vrai, pourquoi pas ? On est habitué aux fêtes d’Alison Hendrix ici. Seulement voilà, c’est trop précipité, pas du tout développé et vraiment pas crédible que Lucy, que Jules fait passer pour sa mère, reste assister à tout ça sans rien dire. En plus, elle finit par aller aux toilettes avec sa fille ? Et personne n’y trouve rien à redire.

La salle de bain est évidemment celle du mémoire flou des filles, mais ça ne suffit toujours pas à en savoir plus. Elles se renseignent donc pour en savoir plus sur la maison elle-même et apprennent qu’une certaine Melissa en l’ancienne résidente. Elles traquent bien vite (trop vite, en fait) cette Melissa jusque dans sa résidence. Atteinte d’Alzheimer, Melissa a tout de même quelques réponses à donner aux clones d’Eleanor. Oui, c’est une première réponse importante : Melissa appelle Lucy et Jules par le même nom.

Elles feraient mieux de se dépêcher à en apprendre plus tant qu’elles le peuvent : l’infirmière appelle bien vite Kira pour la prévenir de ce qu’il se passe, mais l’appel est intercepté par Tom. Il se rend aussitôt sur place avec Emily et une autre partenaire, tout en chantant Céline Dion. Ben voilà, on s’amuse bien… Pas comme Jules, torturée par Melissa lui peignant les cheveux, ou Jules qui se fait engueuler par la même.

Malgré tout, Jules et Lucy découvrent un coussin avec une photo d’Eleanor le jour de sa remise de diplôme de lycée. Elles comprennent que Melissa est la mère de l’originale, et elles en profitent pour poser quelques questions sur leurs origines. Ce n’est pas tellement les questions que je poserai à leur place, surtout qu’elle a Alzheimer et que le temps presse. Mais bon, elles n’en ont pas trop conscience.

Kira

En parallèle de tout ça, Darros continue de mener ses aventures philanthropiques de son côté. Dans le jardin derrière son incroyable maison, il organise donc une sorte de conférence où Kira est supposée faire une présentation, mais bon… Ce n’est pas le plan de Kira. Son but est plutôt de confronter Darros pour savoir ce qu’est son vrai plan concernant Lucy. Il lui explique tout gentiment qu’il n’est pas du genre à avoir du sang sur les mains et que, de toute manière, c’est un projet commun. Autrement dit : si le projet tourne mal, l’échec sera partagé.

Le sous-entendu est clair : il n’a pas l’intention de faire uniquement le bien avec ce projet. Reste à comprendre le lien entre l’originale et Kira à la base. En attendant d’y arriver, on se retrouve avec une scène où Emily vient parler à Kira pendant sa crise d’angoisse. Il y a de quoi faire une deuxième crise d’angoisse, en vrai.

Emily emmène en tout cas Kira dans un hangar où se trouve une caravane. C’est là qu’« elle » vivait et ça fait du bien à Kira d’obtenir quelques réponses apparemment. J’aimerais en dire autant, mais en vrai, pour nous ça manque de détails. On a bien vu que la caravane avait été emmené par deux types en début d’épisode, mais je dois avouer que je n’avais pas fait attention qu’en début de série, Lucy vivait dans une caravane. Pourtant, on la voyait bien au moment de son agression, mais j’étais occupé ailleurs.

Kira décide en tout cas de fouiller toute la caravane de Lucy pour en comprendre plus sur elle. Elle finit par trouver un livre dans lequel Kira a dessiné l’enfant de la photographie – celui qu’elle pense être son fils. C’est important pour Kira apparemment, et elle arrache aussitôt la page. Elle fait bien, ce sera utile en fin d’épisode, quand elle retrouvera Lucy.

En effet, Lucy et Jules sont rapidement retrouvées par Tom et ses coéquipières, mais aussi par Kira qui reçoit le message de la clinique juste après eux. Lucy entend la voiture des agents arriver et déclenche aussitôt l’alarme du foyer dans lequel elles sont, pour tenter de s’échapper. Les deux se séparent rapidement, Lucy sachant bien qu’elle attire davantage les intérêts de ceux qui les pourchassent. Du moins, en théorie. En pratique, Emily continue de jouer double jeu sans qu’on ne sache pourquoi.

Voilà donc qu’elle permet à Lucy de s’enfuir bien vite. Lucy se retrouve alors nez à nez avec Kira, qui lui intime l’ordre de monter dans la voiture, dessin du petit garçon et promesse de réponses à l’appui. Les réponses ne seront pas pour cet épisode, cependant, le cliffhanger se contentant de nous apprendre que Lucy est le fruit de l’amour. D’accord, mais l’amour de qui ? On veut savoir, bordel !

Neeva

Ce n’est que tard le lendemain de sa fugue que Neeva se rend compte que Jules n’est pas chez elle – et qu’elle n’a pas dormi sur place à vrai dire. En fait, elle a pris toutes ses affaires et s’est barrée. Wes ne peut pas tenir longtemps sans raconter à sa mère ce qu’il sait. Bien sûr, il essaie de le faire, mais bon, il finit par tout déballer. C’est compréhensible après tout : il s’inquiète pour sa sœur.

Toutes les informations permettent à Neeva de retrouver rapidement Jules. Elle tombe nez à nez avec elle en sortant de l’ascenseur de la maison de retraite où se situe Melissa, juste après la séparation Jules/Lucy. Il n’empêche que le timing est mauvais pour faire confiance à Neeva, mais Jules n’a pas trop le choix que de faire confiance à sa mère de substitution.

En plus, bon, Neeva regagne sa confiance en n’hésitant pas à gazer Tom avec un spray au poivre. Je suis curieux de voir ce que va donner la suite maintenant !

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Orphan Black Echoes – S01E03 – Pegasus Girl – 15/20

C’est un bon épisode et je suis vraiment dans la série grâce à l’utilisation judicieuse de tout un tas d’éléments pour me rappeler que je suis devant un spin-off d’Orphan Black, mais, tout de même, force est de constater que le niveau est un peu en-dessous. Les nouveaux personnages sont un peu moins géniaux, tout simplement. L’intrigue me fait tout de même me poser un tas de questions, et c’est une réussite.

Spoilers 

L’épisode se concentre davantage sur Jules, pour que l’on apprenne à la connaître.

Yeah I know, I have permission to change.

Ah oui, je veux faire durer mon visionnage de la saison, mais je n’arrive pas à résister : je me suis vite retrouvé devant l’épisode 3, croyez-moi ! Et il faudra me croire sur parole, parce que je n’ai rien publié sur le blog au moment où je le faisais, ce qui est idiot. L’épisode 3 ? Il commence par un petit thème musical qui me replonge immédiatement dans l’univers d’Orphan Black. Et à vrai dire, je commence même à me faire au générique – pas dispo sur Spotify malheureusement.

Jules

L’épisode commence par le réveil de Jules à l’hôpital après son soi-disant accident. On comprend assez vite que l’épisode va nous développer son personnage et, à vrai dire, je pense que j’aurais peut-être réussi à accrocher encore plus si on avait repris par-là avant de tout découvrir. Ce n’est évidemment pas le cas : nous la voyons donc se réveiller alors qu’on la connaît déjà, et on n’est pas trop surpris de voir qu’elle découvre derrière ses oreilles le même liquide que Lucy en début de saison.

Ensuite, l’épisode ne perd pas trop de temps et chaque scène nous fait avancer dans le temps bien rapidement. Jules rencontre donc le Dr Teller (un nom qui ne s’invente pas, c’est littéralement le « docteur raconte-lui »), sa neuropsychologue qui est là pour lui expliquer ce qu’il s’est passé : l’accident de voiture, la mort de ses parents, son amnésie totale sur les souvenirs à long-terme.

Une fois que c’est fait, elle peut lui raconter tous les bobards qu’elle souhaite sur sa vie : les noms de ses parents, la classe qu’elle aurait sautée, le grand-père trop faible pour s’occuper d’elle, sa seule amie qui prend contact qui est absolument insupportable… On sent bien à quel point toute sa vie est contrôlée. Et à vrai dire, c’est beaucoup mieux géré que le réveil de Lucy : quoi de plus logique que l’hôpital et l’âge adolescent pour aider Jules à s’intégrer à son nouveau monde.

Pam Teller est ensuite ravie des premiers souvenirs qui reviennent en tête à Jules et qui sont la preuve qu’on peut se mentir au point d’y croire, j’imagine. Comme Jules est suffisamment malléable pour croire qu’elle a des souvenirs, Pam lui explique que sa famille d’accueil est prête à venir la chercher. Mouais. C’est trop gros pour être crédible, je pense : cette famille d’accueil ne peut pas avoir été choisie au hasard.

Nous ne suivons pas la rencontre entre eux : on est tout de suite au moment où Jules prend la photo avec sa nouvelle famille. Elle dit au revoir à sa psy et suit cette nouvelle famille, et ma foi, j’ai l’impression d’être un peu comme elle : baladé dans ce début d’épisode d’une scène à l’autre sans trop savoir ce que ça nous apporte. L’approfondissement du personnage est pourtant intéressant, et ça donne une idée de déco ce mur avec les trois couleurs au choix.

En plus, ça permet d’en revenir au point où on en est dans la série : nous retrouvons Jules dans sa vie d’ado qui vient de se faire kidnapper et n’en a rien à foutre, avec un Wes qui s’inquiète un peu pour elle tout de même…

Pourtant, Jules peut reprendre sa vie de lycéenne comme si de rien n’était. On découvre donc qu’une autre fille est complètement amoureuse d’elle, mais que la réciprocité est discutable. Jules n’a pas trop envie d’être coincée en couple, apparemment. De toute manière, elle est coincée tout court : elle est convoquée dans le bureau du principal pour mieux y tomber sur Pam. Ouep, la neuropsychologue s’occupe de savoir comment sa patiente préférée, évidemment.

Elle est totalement en train de surveiller Jules qui commence à se méfier et à se poser plein de questions, sentant bien que le passé qu’on lui vend ne correspond pas à 100% à qui elle est. Le boulot a été super mal fait, en plus : on lui a donné un journal intime écrit avec les mots d’un auteur qui a écrit un livre nommé « Pegasus Girl ». Ce n’est pas un livre incroyable, en tout cas. Si Wes suggère qu’elle était peut-être fan de l’auteur, on peut comprendre les doutes de Jules vu la qualité d’écriture.

Par contre, ce développement m’a fait péter un câble. Elle tombe sur un auteur qui est terrifié de voir qu’elle a remonté la piste jusqu’à lui et ne veut pas qu’elle révèle qu’elle est au courant à ses employeurs. Jules veut logiquement savoir qui sont les employeurs, mais Wes coupe court à la conversation. Mais enfin ? À quel moment c’est possible de ne pas creuser cette piste ? Il n’y a personne pour les surveiller et intervenir, franchement !

Forcément, ça me fait douter sur Wes, à nouveau. Jules s’en débarrasse bien vite, comprenant qu’elle est peut-être bien une copie d’une autre.

Lucy

En parallèle, Lucy se rend à l’hôpital où Jules s’est réveillée pour la première fois, espérant y trouver des réponses plus précises que la photo retrouvée dans le bureau de Neeva. Elle s’y rend donc avec Jack, sûre de trouver quelques réponses. En vrai, tout ce qu’elle trouve, ce sont des questions de plus : l’hôpital ne peut officiellement lui communiquer aucune information.

Pourtant, Lucy tombe tout de même sur une infirmière qui révèle tout ce qu’elle sait de Jules, de son amnésie à l’absence de personnes proches, en passant par Pam Teller… une consultante privée, ce qui est étonnant pour un hôpital. C’est cool pour Lucy : ça lui permet d’avoir une nouvelle piste et de continuer d’avancer.

Son attention est vite détournée par Charlie cependant. En effet, pendant ce temps, il est évident que Charlie continue d’être pas mal traumatisée par ce qu’il s’est passé. Chez Tina, elle trouve donc le tiroir de flingues et les admire. Ouais, au pluriel. Les américains, écoutez. Ce qui détourne Lucy de son enquête, c’est toutefois le moment où Charlie agresse un autre enfant dans une aire de jeu en balançant le gamin du haut des jeux, puis en profite pour essayer de confesser au gardien du parc qu’elle a tué quelqu’un. Rien que ça.

Tina, chargée de la surveiller, parvient à embrouiller le gardien comme elle peut, mais elle est bien forcée de contacter Jack. Et en vrai, je ne fais pas confiance à Tina, mais je commence à bien l’aimer, vraiment. J’ai un peu de mal avec sa manière de jouer, mais bon. Tina balance donc Charlie à Jack et Lucy. Partant de là, Lucy passe le reste de l’épisode à essayer de comprendre Charlie. Elle souhaite atténuer sa peine et sa culpabilité, mais c’est finalement Jack qui y parvient en organisant un faux enterrement pour le type laissé derrière eux. C’est une bonne idée cette intrigue, mais je ne suis pas fou de la manière dont c’est mené pour autant.

Kira

Quand on retrouve Kira, elle a un rendez-vous avec Josh. J’ai encore du mal à comprendre comment ces deux personnages sont liés, mais Josh est apparemment très au point sur les expériences menées par Kira sur Lucy. C’est intéressant, parce qu’on apprend que l’imprimante n’était pas assez haute-résolution pour les souvenirs, mais que le choix du sujet de base n’est pas innocent : il s’agit d’une femme qui n’était pas dangereuse, clairement.

Kira regrette tout de même ce qu’ils ont fait, parce qu’elle est stressée par tout ce qu’il se passe. Josh lui apporte du soutien comme il peut, mais ce n’est pas bien efficace en vrai. Pendant que Kira stresse, Emily, la partenaire de Tom, commence à douter elle aussi de ce pour quoi elle est embauchée. Elle comprend que Lucy n’est peut-être pas dangereuse quand le rapport de balistique permet de comprendre que le tireur était bien petit.

Emily finit par rencontrer Kira en présence de Tom et Darros, quand il est question d’organiser un meeting pour décider quoi faire de Lucy. Kira veut la certitude que Lucy ne sera pas blessée et insiste pour dire qu’elle n’est pas fondamentalement dangereuse car les analyses scientifiques le lui suggèrent. Si Darros semble à l’écoute, Kira remarque bien le stress d’Emily pendant toute la réunion.

Elle est forcée de leur faire confiance, toutefois, et de continuer à vaquer à ses occupations. Elle participe donc à la collecte de sang de son entreprise – pour laquelle Josh ne bosse plus d’ailleurs. Sur place, elle retrouve Lucas qui vient donner son sang en présence de sa copine. On sent bien que c’est important, et ça l’est encore plus quand on voit Kira voler le sang de son fils. Pourquoi ?

On ne saura pas. Ce qu’on saura, c’est qu’Emily n’est pas si mauvaise : confrontée par Kira, elle lui avoue que pour garder Lucy en sécurité, Kira ferait mieux de la retrouver en premier. Emily ? Elle n’était pas du FBI, mais de la CIA, et elle a un passé trouble apparemment.

Confrontation

Après tout ça, on découvre sans trop de surprise que Jules cherche à recontacter Lucy. Elle passe par James pour cela, et la confrontation entre les deux personnages est vraiment sympathique. Cela permet à Jules de comprendre que Lucy lui disait peut-être la vérité. Elles ont tout de même les mêmes cauchemars, le même ADN et probablement les mêmes problématiques à gérer.

Cela dit, Jules est une dealeuse de drogue qui créé sa propre drogue au lycée, alors tout n’est pas si simple. Elle propose à Lucy de lui donner sa drogue pour essayer de la prendre ensemble et de faire un trip qui permette de peut-être décoder leur étrange cauchemar dans la salle de bain. Bon, pour ça, il faut toutefois qu’elle retourne chez elle.

C’est une mauvaise idée. Même si elle affirme à Lucy que tout ira bien, Jules oublie un détail : elle a des parents qui surveillent ses faits et gestes tout de même. Ils tentent de la confronter, et ça mène à un moment où elle est forcée de prendre un antidépresseur. Ah oui, des parents aimants qui tentent vraiment de la comprendre. Ils surveillent sa prise de cachet, c’est quelque chose. Jules est suffisamment maligne pour se faire vomir juste après cependant… mais c’est un étrange cliffhanger, du coup.

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Percy Jackson and the Olympians – S01E02 – I Become Supreme Lord of the Bathroom – 15/20

Voilà un épisode déjà plus efficace. Il a ses lenteurs et m’envoie moins de rêve que mes souvenirs de lecture, mais c’est peut-être juste parce que je suis désormais adulte. Je crois que c’est ça. Une chose est sûre : le fil rouge qui se dessine est vraiment entraînant et bien plus intéressant. Allez, je vais accrocher la série, je le sens.

Spoilers 

Percy arrive à la Colonie et découvre toute une organisation.

Today feel like a winning kind of day to you ?

Le rythme lent du premier épisode me fait comprendre pourquoi Disney+ a choisi de nous proposer la diffusion des deux premiers d’un coup. Bon, bien sûr, je commence la série avec du retard et j’en ai aussi un autre à portée de main. Mais peu importe, là n’est pas la question. La question, c’est que Percy étant arrivé à la Colonie, il a enfin l’occasion de rencontrer tout un tas de personnages dont je me souviens peu à peu.

La Colonie

J’en suis à me demander si j’avais bien lu le tome 1 à l’époque. Au petit matin, Peter se réveille et est triste de ne pas avoir rêvé tout ce qui lui est arrivé. Sa mère est donc bien morte, ce qu’il sait aussitôt qu’il voit une corne du Minotaure dans la chambre. Grover est là pour tenter de lui remonter le moral et pour continuer de veiller sur lui, mais bien sûr, Percy l’envoie bouler aussitôt.

Il est difficile de se réveiller à moitié orphelin, je pense. Pourtant, il n’est pas roulé en boule à pleurer toutes les larmes de son corps. Il a en fait déjà pris une grande résolution : il souhaite rencontrer son père au plus vite. Au lieu de ça, Percy tombe plutôt sur Dionysos, le directeur de la Colonie. Bon, il ne l’apprend pas immédiatement, mais Grover lui apprend rapidement la vérité.

Dès que c’est fait, Peter change de discours et s’adresse avec beaucoup de respect à ce type qui semble tout dépravé. Ce dernier lui révèle alors qu’il est son père et qu’il compte sur lui pour lui apporter une bouteille de vin qui est proche, mais un peu trop loin pour lui. Bordel. Je vais avoir tant de mal avec Percy ! Je le sentais dès le premier épisode : il est beaucoup trop naïf.

Il s’en rend compte quand M. Brunner, son prof préféré et tout gentil du premier épisode, débarque sur ses sabots. Ouep, son vrai nom est en fait Chiron. Toute la vie de Percy est un mensonge en train de s’effondrer, mais Chiron évite d’empirer les choses en expliquant à Percy que Dionysos n’est pas son père. En fait, Dionysos essaie de profiter du statut de Sang-mêlé de Percy pour obtenir de l’alcool, qui lui a été interdit par Zeus. Cohérent.

Chiron demande à passer un peu de temps avec Percy, pour lui faire faire le tour de la Colonie et continuer de lui apporter des réponses. C’est beaucoup plus intéressant comme ça, tout de même. La série prend le temps d’introduire peu à peu des éléments de mythologie. Ainsi le stylo-épée est comme un boomerang qui reviendra toujours à Percy tant qu’il ne l’abandonnera pas. La colonie ? C’est un joli endroit dans les bois, avec plein d’enfants héritiers de Dieux qui font tout un tas d’activités sportives. Non, vraiment, c’est une colonie de vacances d’été, hein.

Les gamins vivent dans des bungalows une fois qu’ils sont reconnus par les Dieux. Et c’est un problème pour Percy : son père ne l’a toujours pas reconnu. C’est super de savoir qu’il est le fils d’un Dieu, mais ça ne lui sert à rien pour l’instant : il ne sait toujours pas qui est son père. Il peut tout de même rejoindre un bungalow : celui d’Hermès, qui accepte les enfants non reconnus également. Sur place, l’accueil semble plutôt glacial, mais finalement, un certain Luke débarque pour lui exprimer toute sa tristesse de savoir ce qui lui est arrivé. Eh, ça fonctionne bien cet épisode par rapport au premier.

Durant la nuit, Percy s’endort et rêve une fois de plus du monstre qui essaie de l’appeler à lui. J’aime bien l’idée, surtout que toute la série semble vouloir se dérouler au coin du feu. Cela donne un sentiment cosy. À son réveil, alors que le monstre fait tout pour le monter contre son père, Percy est de nouveau rassuré par Luke.

Kleos

Celui-ci a une cicatrice sur la joue qui semble lui donner un passé mystérieux, surtout que lui non plus n’a pas été réclamé par un Dieu pour le moment. Il explique donc à Percy qu’il comprend ce qu’il ressent, qu’il fait des rêves lui aussi mais que l’important à la Colonie, c’est de gagner en gloire – kleos.

Cela permettra à Percy d’être pris au sérieux à la Colonie. En vrai, Percy espère même que cela lui permettra de découvrir qui est son père : s’il est pris au sérieux et qu’il gagne en considération, il attirera son attention. C’est bien, ça a l’air super sain comme idée pour entamer une relation avec son père. Dans le même genre, la Colonie, c’est super sain comme ambiance, avec les enfants d’Arès, symbolisé ici par Clarisse, qui se mettent à martyriser Percy eux aussi.

Bref, tout ça pour dire que Percy a tout intérêt à trouver sa discipline d’intérêt. Une chose est sûre : ce n’est pas le tir à l’arc, ni l’art d’être forgeron. J’ai des souvenirs de ces passages dans le roman, avec l’impression que c’était plutôt cool comme campement. Là, la série ne parvient pas à me vendre du rêve : pour rien au monde, je n’aurais envie d’aller vivre dans ce campement. Et puis, ça va trop vite en besogne, en plus : durant la nuit, Percy décide de parler à sa mère – qui est morte à ses yeux hein – pour lui dire qu’il s’est fait de vrais amis à la Colonie. Bordel, il y est depuis 24h, et à peine 20 minutes pour nous… C’est pas glorieux, pour le coup.

En tout cas, la scène permet de savoir que Percy a vraiment une dent contre son père, qu’il ne comprend pas son abandon et qu’il compte toujours réussir à se faire remarquer pour attirer son attention. Le problème, c’est que pour ça, il doit trouver ce qui le rend glorieux. Ce n’est pas simple, mais il finit par trouver, grâce à Clarisse.

Durant la nuit, celle-ci entraîne deux de ses potes pour martyriser un peu plus Percy. C’est top cette histoire de harcèlement dites ! L’avantage, c’est qu’en voulant lui mettre la tête dans les toilettes, Clarisse finit par provoquer un des pouvoirs de Percy : il vide l’eau des toilettes et la projette directement sur ses trois agresseuses. Voilà qui est fait.

Si ses ennemies nouvelles se barrent bien vite suite à ça, ce n’est pas le cas d’Annabeth. La jeune fille observait déjà Percy à l’infirmerie et a continué de le faire, dans l’espoir de le voir réussir quelque chose comme ça.

Annabeth

Annabeth est introduite de manière bien mystérieuse, mais on en apprend rapidement plus sur elle. En effet, le lendemain, Percy se renseigne sur sa nouvelle amie étrange auprès de Luke, pour mieux découvrir qu’il s’agit de sa sœur. Merveilleux pour tout savoir d’elle à moindre frais, non ?

Luke lui raconte toute son histoire : avant la Colonie, il voyageait avec Thalia, une enfant interdite. Une enfant interdite, c’est la progéniture d’un des trois grands dieux ayant passé un pacte pour arrêter de procréer quand ils ont compris que les enfants qu’ils mettaient au monde étaient trop forts. Thalia était la fille de Zeus, mais elle a fini par mourir. Avant ça, et avec Luke, elle a recueilli Annabeth. Celle-ci est désormais la meilleure guerrière de la Colonie, mais elle doit encore réussir une dernière quête avant de pouvoir s’émanciper de la Colo.

Bien sûr, Chrion lui promet une quête avec un demi-dieu, alors elle observe toutes les arrivées, espérant qu’il s’agira du bon Sang-mêlé. Et elle a raison de surveiller Percy… mais nous n’y sommes pas encore. Il faut d’abord passer par l’étape « jeu ».

Le jeu

C’est marrant, j’ai souvenir que le roman réussissait mieux à nous vendre les activités de la Colonie. Là, on se retrouve avec un « jeu » organisé par Chiron auquel on ne comprend rien – ce qui est le but, hein – mais auquel je n’arrive pas pour autant à accrocher. Dans le livre, le suspense était sympa. Dans la série, ça donne l’impression d’être baladé sans trop de raison. On voit plein de gamins qui se battent à l’épée et utilisent des dons pour gagner…

Mais Percy n’a aucune idée de ce qu’il est censé faire. Il est pourtant l’élément-clé du plan d’Annabeth. Il profite plutôt d’un long moment solo pour aller pisser dans un coin et siffloter longtemps dans le bois. Ensuite, il décide de faire une sieste et finit par se réveiller quand Clarisse et ses deux potes débarquent à nouveau.

Elles le détestent absolument sans raison et se montrent dangereuses, avec une obsession de Clarisse qui est amusante : elle veut que Percy reconnaisse qu’il a menti pour la destruction du Minotaure. Je trouve ça sacrément stupide quand on sait que ce n’est pas lui qui a pu raconter ça puisqu’il était inconscient.

Percy refuse toutefois de mentir et se lance donc dans une bataille contre les trois filles. La règle du jeu est qu’ils n’ont pas le droit de se blesser – même s’ils se battent avec des épées tranchantes et des lances, ouais. Clarisse décide d’en faire fi, mais je ne vois pas bien la logique là-dedans. Une seule chose est sûre : Percy s’en fait une vraie ennemie quand il détruit la lance magique qu’elle utilisait.

Le jeu prend fin à peu près au même moment : l’équipe de Percy gagne, mais pas grâce à lui ou Annabeth. Le plan d’Annabeth ? Eh bien, simplement de regarder Percy pendant qu’il se bat pour savoir s’il est le bon pour sa quête ou non. Et il l’est, évidemment. La preuve est indéniable quand il est reconnu par le dieu Poséidon.

La quête

Annabeth le pousse dans l’eau pour que cela finisse par se faire. C’est l’occasion pour nous de découvrir que l’eau est capable de guérir les blessures de Percy et de voir un joli trident au-dessus de sa tête. Evidemment, Poséidon n’est pas n’importe quel dieu : il est l’un des plus puissants de l’Olympe. Le fait de l’avoir pour père fait de Percy un enfant interdit.

Il obtient donc un bungalow privé, mais aussi quelques explications de plus de la part de Chiron : Zeus et Poséidon se disputent depuis plusieurs mois à cause du vol de l’Eclair primitif, un symbole de Poséidon. Le problème pour Percy, c’est qu’il apparaît comme un coupable idéal aux yeux de Zeus. Ce dernier pose donc un ultimatum à Poséidon : il a une semaine pour lui rendre l’Eclair primitif.

Bim, voilà la quête de Percy : il doit retrouver l’Eclair avec l’aide de deux camarades. L’Eclair ? Le plus logique est qu’il soit auprès d’Hadès. Voilà donc Percy qui est supposé accepter d’aller dans le Royaume des morts pour un père qui n’en a jamais rien eu à foutre de lui ?

Ce serait n’importe quoi. Seulement, il y a une info qui peut le faire changer d’avis, et elle est d’importance. En parallèle, nous suivons également Grover qui se promène dans la forêt de la Colonie et tombe sur… une nymphe ? Une femme arbre, en tout cas. Il lui fait toute confiance et j’imagine qu’elle pourrait être sa mère. C’est terrible de n’avoir absolument aucun souvenir des romans à ce point, sérieusement. La colonie me dit vaguement quelque chose, mais le rôle de Grover, absolument pas. Pour l’instant, il décide d’aller parler aux adultes de la disparition de la mère de Percy.

Il trouve cela surprenant : elle n’est pas morte comme une humaine, mais a disparu comme le font les monstres. En fouillant pour trouver des réponses, Grover a fini par comprendre qu’Hadès avait pu intervenir juste avant la mort de Sally pour la sauver. C’est merveilleux comme nouvelle : elle serait juste au royaume des morts, sans forcément être morte pour autant ? Grover souhaite absolument prévenir Percy, mais veut avant cela une confirmation des adultes. Il est alors servi : on lui interdit tout bonnement de révéler quoique ce soit à Percy. Forcément.

C’est pourtant ce qu’il fait en fin d’épisode pour convaincre Percy d’accepter sa quête. C’est quand même un peu n’importe quoi, mais c’est bien suffisant pour que Percy accepte : sa mère est peut-être en vie chez Hadès, alors autant y aller.

Il a une semaine pour accomplir sa quête et empêcher une guerre divine d’éclater au passage. Mais ça, il s’en fout, je crois.

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