Station 19 – S02E09

Épisode 9 – I Fought the Law – 14/20
Je suis encore là, oui, malgré toutes mes critiques. Il faut dire que je commence à comprendre pourquoi je reste, ou plutôt pour qui je reste. Il y a trois personnages que j’aime assez pour avoir encore envie de revenir, alors j’en profite tant que ça dure. L’épisode était autrement sympa sans plus, comme le reste de cette saison.

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Spoilers

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You lost your firegasm.

J’ai procrastiné 40 minutes avant de lancer cet épisode et je le regrette déjà. Il faut bien m’y mettre tout de même, et cet épisode commence par Andy qui squatte la chambre de Maya en laissant derrière elle un Ryan à moitié à poil. Normal. C’est fou tout ça. Les acteurs s’éclatent à vendre la scène la plus sexy possible ensuite dans la cuisine.

Ryan aimerait bien savoir ce qu’ils ont concrètement comme relation, mais ça soule Andy plus qu’autre chose. Elle ne veut pas de règle dans leur relation, parce qu’elle trouve ça bien plus chouette d’avoir une relation torride sans prise de tête.

De son côté, Ripley aussi est chaud bouillant avec Hughes, mais ça ne dure pas longtemps parce qu’il préfère un SMS de sa sœur à sa meuf. Hein ? Elle est contente quand même parce qu’elle apprend qu’il a parlé d’elle à sa sœur. Euh ? hein ? Non mais cette série, je vous jure. En plus, ça enchaîne sur un énorme quiproquo avec Vic qui pense qu’elle peut parler de son couple à ses amis parce qu’il lui dit que oui… sans capter que ses amis sont des pompiers, je pense.

Sinon, Pruitt est toujours capitaine par interim dans l’affaire, donc j’imagine que son état de santé est en amélioration. C’est aussi le cas pour Jack qui reprend le boulot après son arrêt. C’est bien cette pause de quelques mois, ça permet de prendre des raccourcis un peu partout.

Ainsi donc, Travis se remet de sa rupture plus rapidement, mais pas encore totalement, parce que ça, les scénaristes veulent le développer. Cela reporte en plus la grande annonce de Vic à Travis. Elle décide donc d’en parler à Jack, puisque lui est au courant après tout.

Elle lui en parle pour avoir son avis sur l’évolution de sa relation, mais ça ne marche pas plus que ça, parce que c’est Jack quoi. En plus, Jack a ses propres problèmes, notamment avec Miller à qui il ne parle toujours pas, parce qu’il lui en veut de l’intervention d’il y a un ou deux épisodes. Bref, les scénaristes zappent les trucs qui les soulent au sein des plusieurs mois de pause et se concentrent sur ce qu’ils veulent voir rester.

C’est gros, mais ça passe bien un peu de drama amical au milieu de tout ça. C’est vite résolu toutefois

En parallèle, Ryan retrouve son père dans sa voiture de flic. C’est du grand n’importe quoi, mais il prend toujours la décision de ne pas l’arrêter, tout en acceptant la clé qu’il lui donne et qui restera un mystère jusqu’en fin d’épisode.

Sinon, Maya, Andy et Miller s’occupent d’une pauvre femme amnésique retrouvée ensanglantée sur un banc, et ils l’emmènent à l’hôpital où elle ne veut plus être. On insiste tellement sur cette Jane Doe et sur la photo de son fils Jason qu’on sait qu’on la reverra vite.

Cela ne manque pas : elle quitte vite le Grey-Sloan Hôpital pour se rendre devant un autre hôpital où elle tombe sur Andy, Maya et Miller à nouveau, parce que leur nouvelle intervention les mène ici. Ils s’interrogent sur sa présence ici et finissent par découvrir qu’elle est en fait une fugitive.

Cela nous ramène rapidement Ryan dans l’affaire. Après la visite de son père, il n’a pas l’air d’avoir envie de briser les règles quand c’est Andy qui lui demande. Ouep, Andy s’est prise d’amitié pour Margaret, la fugitive, qui dit vouloir revoir son fils et avoir fui juste pour cela. C’est gros, comme souvent avec cette série.

Andy finit par convaincre Ryan qui se laisse faire… La scène entre Margaret et son fils est plutôt touchante, mais c’est gros d’avoir Andy, Maya et Miller qui font exprès de tromper les flics. Enfin bon, c’était un cas intéressant quand même et ça permettait à Maya d’éviter son rendez-vous avec Ripley. En plus, Ryan est heureux de pouvoir confirmer à Andy que les règles, ça va deux secondes. Ils sont insupportables ces deux-là, et ils n’assument pas leurs vraies envies. Ainsi donc, ils disent avoir l’autorisation de voir d’autres personnes quand il est clair qu’ils ne le veulent pas. Enfin bon.

Pendant ce temps, c’est aussi la dernière journée de travail de Pruitt. Il doit donc gérer Ben et Travis qui veulent lui organiser une fête de départ. Cela permet le retour de Sullivan, et il semble totalement blasé de reprendre son job. Le truc qui lui redonne le sourire ? Croiser Andy. Non, c’est pas possible ce couple-là.

En plus, il se fait remonter les bretelles par Pruitt, et j’ai trouvé ça totalement abusé comme scène. Le vieux me soule tellement. Il envoie Sullivan à la recherche d’Oscar, un homme qui venait régulièrement à la caserne mais n’y vient plus depuis un moment. Pour cette recherche passionnante, il emmène Ben et Jack. Tu parles d’une intervention.

Finalement, ils tombent sur un homme qui a effectivement un problème de santé à soigner rapidement. Mouais. Pas passionnant, franchement. Ils lui sauvent la vie rapidement grâce à l’intervention de Ben et voilà pour ce cas médical.

Pruitt confronte ensuite Ben sur ses envies de démissionner, que j’avoue avoir complétement oublié entre les épisodes. C’est chiant comme tout et comme il a aidé Oscar à survivre, Pruitt lui conseille de postuler dans les équipes médicales de secours, l’élite des pompiers. Oh, génial, il ne manquait plus que ça !

Vic finit par trouver le temps de parler à Travis, mais elle est interrompue par Ripley qui débarque et grille tout seul leur couple devant Travis qui n’a aucun mal à deviner leur relation. C’était marrant sans plus. En tout cas, j’aime toujours autant ces trois personnages. J’ai l’impression que plus on avance dans la série, plus je reviens pour eux.

Travis se confie un peu sur sa rupture et son deuil toujours pas terminé de son premier mari, puis Vic parle de sa relation amoureuse sans trop en dire non plus. C’est tant mieux parce que la scène finale voit Ripley lui dire qu’il la sait assez intelligente pour n’avoir parlé à personne de la caserne de leur relation. C’était tellement évident que ça finirait comme ça.

La scène finale ? Toute la caserne se réunit autour du fameux poteau que Pruitt leur interdit d’utiliser alors qu’il est évident qu’il est là pour une raison. C’était plutôt bien écrit car ça permettait à chaque personnage de faire le point et d’avancer un peu. Ainsi, Maya annonce aux autres qu’elle reste à la caserne 19 plutôt que de passer à la caserne 23. En effet, Sullivan a fait ce qu’il fallait pour la garder, parce qu’ils sont une famille et gnagnagna.

Ripley a l’air de trouver ça touchant. Quant à Sullivan, il finit par raconter sa journée à Andy comme s’ils étaient un vrai petit couple. C’est n’importe quoi franchement. Bon, ce n’est pas autant n’importe quoi que Pruitt qui est tout heureux de se servir du poteau ou que Ryan qui découvre que la clé que lui a donné son père dans cet épisode ouvre un garage dans lequel se trouve une boîte pleine d’argent soi-disant non sale. Mouais, ça reste une grosse somme de liquide. Alors Ryan acceptera-t-il une fois de plus de contourner les règles ou a-t-il des limites ?

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Les Bracelets rouges – S02E01-02

Épisode 1 – 17/20
Quel plaisir de retrouver la série ! Un nouvel équilibre doit toutefois être trouvé après les événements survenus en fin de saison 1, et ça a eu quelques difficultés à le faire je trouve. C’est un épisode qui joue donc les transitions, en préparant le terrain pour les intrigues de la saison 2.

> Saison 2


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Dans un service pédiatrique, 100% des patients qui meurent ont moins de dix-huit ans.

Dès le départ, cette saison nous rappelle qu’il est important de vivre, avec un joli moment passé entre tous les adolescents devant l’hôpital. Et quand je dis tous, c’est avec Sarah, évidemment. Un bon flashback où Thomas se met à jouer du ukelele et où Clément nous maîtrise l’espagnol à fond histoire de nous rappeler que la série est un remake.

C’est bien atroce dès le départ, donc, puisque cette scène de joie enchaîne bien sûr avec Medhi complétement déprimé par la mort de Sarah. Ce n’est pas le seul : lui tourne en boucle sur les vidéos, Clément bloque sur son lit vide, Thomas sur les photos et Roxane sur ses souvenirs de Sarah. Ils ont beau s’être dits qu’il ne fallait pas pleurer, ce n’est pas si évident, en fait.

Le père de Sarah est encore dans la série de manière éphémère, cette fois pour venir chercher une bague retrouvée dans la chambre de sa fille. Angoisse. La chambre de Sarah ? Elle est désormais occupée par Louise, une nouvelle patiente.

Mehdi déprime aussi de ne pas pouvoir aller à l’enterrement de Sarah, surtout qu’il est traîné de force à un cours d’improvisation pas si génial que ça au premier abord. Il finit par se laisser embarquer avec les autres malgré tout, et les autres sont nombreux, même si pas tous parmi les Bracelets rouges. Enfin, évidemment que si, les Bracelets rouges se retrouvent ensemble.

Pour le meilleur, et surtout pour le pire, parce que Mehdi est clairement énervé après Roxane, qu’il juge responsable de la mort de Sarah. Ben oui, elle a dit qu’elle allait mourir en premier. Et même Clément n’arrive pas à faire entendre raison à Mehdi, mais il est coincé par l’arrivée de ses amis à l’hôpital.

Ses amis sont pas franchement des plus malins ni des plus psychologues avec Mehdi, qui est encore plus déprimé après leur passage, parce qu’il les croit quand on lui dit que les gens qui meurent à l’hôpital sont utilisés pour des entraînements médicaux. En plus, il n’a pas de bol, parce qu’il s’en plaint à une infirmière pas beaucoup plus maligne. Bref, la dépression de Mehdi est bien lourde.

Roxane ? Elle vit très mal la réflexion de Mehdi sur sa responsabilité dans la mort de Sarah (oh, ça alors c’est étonnant). Côté médical, Thomas a désormais sa prothèse et peut ainsi faire son premier pas. C’est déjà un moment fort indépendamment du contexte, mais là encore, le fantôme de Sarah est là pour rappeler à Thomas son absence – un bon flashback bien vu ma foi.

Côté adultes, on retrouve aussi les parents de Thomas qui se font un plaisir de lui faire une visite surprise (et comme on les voit au volant, ça me fait un point de Bingo Séries en plus), quand il n’a clairement pas envie de leur parler. Il est en pleine dépression, et peut-être encore plus que Mehdi d’ailleurs, parce que les Bracelets rouges ne comptent plus pour personne. Pour remédier à cette dépression, le docteur propose à ses parents de la nouveauté pour lui changer les idées. Encore faut-il la trouver…

Par chance pour Clément, il y a de la nouveauté avec Louise. Il va sans dire qu’elle est insupportable dans son genre. Ce n’est pas une Sarah non plus, mais elle a son propre style pour être horrible avec le monde qui l’entoure, parce qu’elle est détachée et blasée de tout. Pourquoi donc ? Parce qu’elle a grandi à l’hôpital. Elle est bien chiante, je trouve, on dirait Sarah en plus débile, mais elle a de bonnes idées quand même, à expliquer à Clément que s’il veut vraiment quelque chose, il n’a qu’à jouer la carte cancer. Sympa dis-donc.

Il suit ses conseils pour demander au médecin une cérémonie d’adieu pour Sarah. C’est un peu gros dans l’écriture, mais ça passe plutôt bien. Quant à Louise, elle est à l’hôpital parce qu’elle a la mucoviscidose. Elle a donc eu l’occasion de voir plus d’un décès quand elle était à l’hôpital, ce qui lui permet de conseiller à Clément de partager la vie de Sarah avec les autres. Je trouve que le concept n’est pas forcément super bien expliqué par rapport au livre qui consacre tout un bout de chapitre à tout ça.

La mère de Côme, que je continue de vouloir appeler Corinne même si elle s’appelle Nathalie, rencontre à son tour Louise, avant de se rendre à un rencard avec Romain. Il est toujours aussi chelou avec son humour plein d’excès, mais c’est ce qu’il faut à Nathalie apparemment, parce que ça lui fait du bien de reprendre goût à la vie avec de l’humour. Ses éclats de rire, ça reste une bonne bouffée d’oxygène qui était nécessaire à la série, et même si je n’aime pas Romain, je suis quand même content de l’évolution de cette relation.

La visite des parents de Clément ? Elle n’est pas des plus chouettes parce qu’ils croisent ensuite le père de Thomas qui est tout content de la prothèse de son fils. Sympa, mais pas sympa quoi. Les parents ne sont pas loin d’être en dépression aussi, surtout qu’ils savent qu’il est important d’avoir le moral face au cancer. En bref, la mère de Clément finit donc en larmes elle aussi, parce qu’elle ne veut plus quitter son fils. Tu m’étonnes.

Thomas chasse son père au plus vite, parce qu’il a bon espoir de pouvoir se choper sa prothèse pour la montrer à Roxane. Il est évident que ça ne dure pas bien longtemps : il fait à peine un pas qu’il perd l’équilibre à cause d’une marche qu’on a tous vu venir à des kilomètres. Bon, même si c’est lui qui bouge et pas la marche. Vous m’avez compris quoi.

L’épisode continue en tout cas avec la cérémonie en l’honneur de Sarah, qui se fait avec une nouvelle chanson de Thomas. J’ai toujours un peu de mal au début avec ce type de chanson, mais il faut avouer que ça passe bien à l’écran, et que c’est entêtant. Et puis, c’est touchant, parce que le père de Sarah est là aussi. Il se rend ainsi compte qu’il avait besoin de cette cérémonie pour dire adieu à sa fille, et ça permet à Mehdi de dépasser aussi une nouvelle étape de son deuil.

Les bracelets rouges finissent aussi par allumer un lampion en l’honneur de Sarah, et il est temps de lui dire adieu dans la série, avec un bon montage plein de flashbacks de sa relation avec chacun. Il faut dire ce qui est, ça passe bien, mais on se rend compte aussi qu’on a oublié trop de choses depuis l’an dernier. Enfin moi, en tout cas. La conclusion de l’épisode est laissée à Sarah qui ne reviendra probablement pas, mais qui affirme qu’elle est immortelle.


Épisode 2 – 17/20
Nous voici donc en pleine saison 2, cette fois. La série continue de plutôt bien gérer sa galerie de personnages et de faire avancer ses intrigues, à la fois médicale et relationnelle, pour tout le monde. Cela permet de ne pas voir l’épisode passer et c’est toujours la meilleure réussite de la série de mon côté : le temps passe vite devant, et on en veut toujours plus. Pourtant, je suis fatigué.

> Saison 2


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La question c’est : tu vas mourir, mais qu’est-ce que tu veux faire d’ici là ?

Ah, enfin, on a un générique ! Ca manquait au premier épisode, je trouve. Allez, qu’importe, c’est parti pour la critique !

Louise prend ses aises à l’hôpital, parlant à Côme de ses passions, c’est-à-dire la création d’une fondation pour les océans. Elle continue ses séances avec Victor pour mieux respirer malgré son infection, et ça intrigue Clément. Ben oui, il trouve ça horrible de savoir qu’elle est condamnée, et il est forcé d’envisager la vie autrement. En fait, lui a la chance d’avoir encore l’espoir de vivre, mais ce n’est pas pour autant qu’il doit rester coincé par la peur de mourir et ne pas vivre.

J’ai un peu de mal avec tout ça, parce que l’arrivée de Louise renverse un peu trop la tendance, je trouve : Clément avait les réflexions les plus abouties de la série sur tous ces sujets auparavant, et là, il est trop facilement surpris par ce que lui dit Louise je trouve. C’est d’autant plus dommage que Louise ne se mélange pas encore avec le reste du casting.

J’exagère, bien sûr, parce qu’elle est avec tous les autres au cours d’improvisation, et elle prend la défense de Roxane quand elle se fait attaquer par Jessica, qui trouve que son trouble de comportement alimentaire n’est pas aussi grave que sa leucémie. Le cours est plutôt sympathique, finalement, parce qu’il réussit bien dans l’écriture des interactions entre ado, et particulièrement ceux qui se détestent.

Côté adultes, la mère de Clément a pris la décision de ne pas rentrer chez elle, mais de rester à l’hôtel. Son mari ne peut pas faire de même, parce qu’il faut bien que l’argent rentre. Sylvie veut donc passer autant de temps que possible à l’hôpital avec Clément, mais celui-ci ne l’entend pas comme ça. Ben oui, il a sa vie à l’hôpital ; et son rendez-vous à la piscine, le genre de rendez-vous impossible à avoir.

Sylvie finit toutefois par croiser Yves et ça n’est pas une bonne chose : le père de Thomas lui apprend à mentir. La scène est bien marrante franchement, et elle est criante de vérité, ironiquement. Par contre, c’est un rapprochement qui ne sent pas très bon tout ça, parce que je les vois bien terminer en couple ces deux-là.

En plus, Sylvie, elle n’arrive pas bien à mentir à son fils, qui culpabilise immédiatement d’apprendre que sa mère va s’éloigner de son père pour « bosser à la coopérative » la plus proche. Bien sûr, elle ne tient pas plus de deux minutes son mensonge, et ça stresse Clément encore plus parce qu’il est aussi sûr qu’il va mourir. Ce n’est pas le cas évidemment. Il a bien l’impression de faire du surplace, et c’est exactement qu’il explique à Louise, qui remarque judicieusement (ou pas ?) qu’il avance, mais pas en ligne droite. Je ne sais pas bien quoi penser de leur relation à ces deux-là, mais c’est touchant en tout cas de voir que Clément veut juste vivre sa vie et ses bons moments avec ses amis.

En parallèle, Roxane découvre qu’elle est confrontée à une nouvelle épreuve pour sa guérison : manger du pain. Et ça la traumatise un peu forcément… Elle continue donc de faire autant de gym que possible pour rester maigre, mais il n’empêche qu’elle remange du sucre, c’est déjà ça. La pauvre n’est pas au bout de ses surprises : Thomas a une grande nouvelle à lui annoncer.

En effet, alors qu’Aurore lui rend visite – je suis au moins aussi heureux que Mehdi de son retour ! – Thomas découvre qu’il doit sortir de l’hôpital dans trois semaines. Les scénaristes en profitent pour remettre dans les mêmes scènes Yves, le père de Thomas, et Aurore. Cela fonctionne drôlement bien parce que les problèmes de couple sont encore là, l’air de rien, insidieux.

Il faut dire ce qui est : elle a raison. Yves promet à son fils un voyage en Australie, et avec quelqu’un d’autre, donc il se fait des films alors qu’elle voit bien qu’Yves en est toujours au stade des promesses trop vides. Le problème, c’est que son fils n’a pas un comportement bien différent de lui : il pose par exemple un lapin à Clément qui attendait désespérément un rendez-vous à la piscine avec lui.

Il est aussi bien à côté de la plaque avec sa copine : Roxane est donc bien testée dans cet épisode, avec Thomas qui se met à lui dire de mettre de l’eau dans son vin par rapport à Jessica et sa leucémie, puis avec les plateaux repas qui lui ont imposés dans l’ascenseur. Le traitement de sa maladie est vraiment bien écrit. On enchaîne par exemple avec Louise qui a besoin d’un câble photo et vient voir Roxane. Les deux commencent à devenir amies autour de ce prétexte qui permet aux scénaristes d’insister sur les préjugés autour de l’anorexie, alors que Louise crache du sang à cause de sa toux. C’est bien écrit et les deux adolescentes commencent à sympathiser.

Grâce à Louise, Roxane comprend un peu mieux Thomas, et elle retourne le voir pour se confier à lui sur sa maladie, et sur la douche imposée par la présence des plateaux repas, et surtout sur son besoin d’avoir Thomas dans sa vie. En revanche, Thomas doit aussi affronter la déception de Clément de plein fouet, surtout qu’il n’a pas vraiment d’excuse pour le lapin qu’il lui a posé – il était juste avec Roxane.

Oui, sauf que Roxane, Thomas ne lui en parle pas, comme la prothèse, parce que tout ça, c’est dur pour Clément. Pour se faire pardonner, Thomas décide donc de se faire livrer des bières et d’emmener Clément à la piscine de l’hôpital, malgré tous les interdits. Bref, c’est une bonne soirée entre potes et entre adolescents qui font n’importe quoi. Au moins, Clément retrouve le sourire cette fois… pour mieux apprendre ensuite que Thomas sort de l’hôpital dans trois semaines.

Il est le premier à le savoir, et il feint de dire que c’est Roxane qui sera triste, alors que lui aussi clairement… c’est violent comme nouvelle, quoi, mais c’est vrai que c’est pire pour Roxane qui vient juste de dire à Thomas qu’elle ne savait pas comment gérer l’hôpital sans lui. Hum.

La série réaffirme aussi qu’elle n’oublie pas Sarah, puisqu’elle est citée en début d’épisode par Mehdi. Celui-ci continue de s’énerver toujours autant, et ça fait un bon running gag, surtout au moment de passer l’IRM, où il refuse de s’allonger calmement comme il faudrait. Il a toujours un anévrisme de onze millimètres cela dit. C’est une bonne nouvelle de savoir que ça ne bouge pas, mais ça donne surtout envie à Mehdi de ne pas se faire opérer.

Il essaye de convaincre son grand-père qu’il ne doit pas être opéré, et il se met à faire des recherches – grâce à Louise – afin d’avoir autant de statistiques que possible pour que son grand-père l’écoute. Ouais, mais son grand-père veut le voir survivre coûte que coûte. Malgré tout, il se laisse convaincre par Mehdi qui est tout heureux de ne pas avoir à se faire opérer. Il n’y avait rien d’obligatoire à l’opération après tout.

Cela permet de revoir les symptômes d’une rupture d’anévrisme et ça redonne surtout le sourire à Mehdi. C’est déjà ça de pris. Et sinon, le cliffhanger de l’épisode voit Côme commencer à se réveiller, ou en tout cas bouger les lèvres… mystère, mystère. Vivement la suite !

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Les Bracelets rouges (S02)

Synopsis : Le récit de la vie d’enfants et adolescents hospitalisés, avec juste le bon ton pour ne pas tomber dans le mélodramatique, mais pour proposer une histoire de vie touchante. Tellement touchante d’ailleurs que la fin de saison nous a fait finir en larmes avec la mort de Sarah, alors que Roxane envisageait enfin la guérison grâce à elle. Côté adultes, Aurore venait de larguer le père de Thomas. Quant à Côme, il est toujours dans le coma, bien sûr.

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Pour commencer, j’ai tellement hâte de voir cette saison 2 que je prépare mon article en saison un chouilla en avance, histoire de gagner du temps lors de la diffusion des premiers épisodes ce soir. C’est bien simple, la saison 1 était un véritable coup de coeur qui avait su mêler avec beaucoup de justesse l’ensemble des ingrédients qui font une bonne série.

En s’engageant comme dans la version originale à surtout se concentrer sur les adolescents hospitalisés et en restant dans un cadre hyper-réaliste, la série parvient à être résolument jeune, à ne pas tomber dans le pathos et tout simplement à nous passionner. Son ton se veut dynamique et jeune, et c’est ce qui fait que ça fonctionne tant : on suit des ados de tous les jours confrontés à une vie difficile et les six premiers épisodes ne nous ont pas épargné, que ce soit du côté du très bon humour ou de l’horreur totale.

Six épisodes, c’est donc largement suffisant pour m’avoir fait pleurer ; et ce n’est pas pour autant que cette série est mélodramatique, j’insiste, et tant pis si je me répète. Au contraire, c’est une déclaration d’amour à la vie, exactement comme le livre d’Albert Espinosa dont elle s’inspire – et que je vous recommande.

Ci-dessous, mon avis et mes notes sans spoiler sur les épisodes de la série. Pour lire la critique complète (avec résumé), cliquez sur le numéro de l’épisode.

Note moyenne de la saison : 17,5/20

S02E01 – 17/20
Quel plaisir de retrouver la série ! Un nouvel équilibre doit toutefois être trouvé après les événements survenus en fin de saison 1, et ça a eu quelques difficultés à le faire je trouve. C’est un épisode qui joue donc les transitions, en préparant le terrain pour les intrigues de la saison 2.
S02E02 – 17/20
Nous voici donc en pleine saison 2, cette fois. La série continue de plutôt bien gérer sa galerie de personnages et de faire avancer ses intrigues, à la fois médicale et relationnelle, pour tout le monde. Cela permet de ne pas voir l’épisode passer et c’est toujours la meilleure réussite de la série de mon côté : le temps passe vite devant, et on en veut toujours plus. Pourtant, je suis fatigué.
S02E03 – 17/20
Même constat que le semaine dernière : la série est toujours aussi bien écrite, mais elle semble avoir du mal à être aussi parfaite qu’en saison 1. Elle ne vise plus tout à fait aussi juste, principalement parce qu’elle est trop ado par moment… Ou alors, c’est mes quelques souvenirs de la version espagnole qui ruinent tout, je ne sais pas. Enfin qui ruinent tout… ça reste une série que j’adore, vous l’aurez compris.
S02E04 – 18/20
On prend pas les mêmes, mais on recommence quand même. Cette saison assure plutôt bien du côté des nouveaux arrivants et parvient une fois de plus à me rappeler ce que j’adorais dans la série d’origine. Si je reste moins emballé qu’en saison 1, je trouve tout de même que je retrouve les bons gros moments émotion que j’en attendais dans cet épisode.
S02E05 – 18/20
J’ai trouvé le premier épisode quelque peu décousu cette semaine, mais cela ne l’empêche pas d’être porté par une intrigue forte qui le fait gagner en qualité, et surtout en émotion. Oui, c’est le mot, les émotions étaient là et c’est pour ça que je regarde la série, alors c’est réussi et puis c’est tout. J’en attends trop après la perfection de la saison 1, je crois.
S02E06 – 17/20
Difficile de décrocher les yeux de son écran pendant un épisode de cette série, tout de même, et rien que ça, ça prouve à quel point elle est géniale, je pense. La saison continue de se dérouler avec ses rebondissements et ses avancées dans chacun des cas médicaux présentés. Si on perd un peu le point de vue original de la série cette année, il n’empêche que c’est toujours efficace grâce à une écriture fluide et des personnages tous plus attachants les uns que les autres.
S02E07 – 17/20
Encore un bon épisode pour la série : on passe de scènes de joie à des scènes bien tristes, et tout ça nous mène tout naturellement à la situation qui sera exploitée en fin de saison et qu’on n’a pas envie de voir tout de suite… Ben oui, moi, j’aurais envie que la série dure encore quelques semaines, franchement. Toujours plus, oui.
S02E08 – 20/20
J’ai cru que la saison allait se terminer sans parvenir à me faire craquer dis-donc, mais évidemment que si, elle réussit toujours aussi bien à atteindre toute la gamme des émotions. Et puis, le message apporté est toujours aussi important et bien transmis. En bref, je suis fan, et ce n’est pas nouveau.

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Station 19 – S02E08

Épisode 8 – Crash and Burn – 15/20
Malgré des mois de pause, je suis forcé de reconnaître que je décroche de cette série. La reprise était un bon épisode, mais c’est tout. Je ne sais pas, je n’arrive plus à retrouver ce qui me plaisait en saison 1. L’épisode parvient en cours de route à me raccrocher, heureusement, mais je ne sais pas si j’envisage vraiment un avenir pour cette série.

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Spoilers

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We can’t call for help and no one even knows we’re out here.

Quelques mois plus tard, nous revoilà en pleine tempête et je dois avouer que j’avais oublié les trois quarts des intrigues. Le résumé m’a rapidement remis dedans, heureusement, et la série a eu la bonne idée de reprendre directement là où elle nous avait laissé, c’est-à-dire pendant l’accident de l’ambulance. Andy se réveille donc dans l’ambulance au côté de Sullivan qui a lui aussi était inconscient. Il a la jambe coincée dans l’ambulance, et ça tombe bien : il devrait être arrêté, ça libérera le poste pour les autres. Bon, ça prend vite une mauvaise tournure cependant : il se rend compte qu’il ne se sent plus du tout ses jambes.

Pendant la pub, Andy se démerde donc pour le déplacer à l’arrière de l’ambulance et le mettre sur brancard. Toute seule. Ben voyons. Ah, en fait, il y a aussi Shannon dans l’ambulance, leur patiente qui a une bonne journée de merde. En plus, bonjour l’angoisse d’être dans une ambulance avec le chef de la caserne qui broie du noir plus vite qu’une cafetière, franchement.

La journée ne fait que commencer pour Andy qui se retrouve aussi à devoir éteindre un début de feu dans le moteur de l’ambulance, avant d’arriver à entrer en contact avec quelqu’un. Et puis, il y a toujours le problème de savoir qu’Andy a été inconsciente un moment.

Du coup, elle ne veut pas s’endormir, et ils font tout ce qu’ils peuvent pour ne pas s’endormir alors que la nuit tombe sur leur petite ambulance accidentée. Sullivan nous raconte donc encore sa vie, et si c’était bien joué, ça n’a pas réussi à me passionner plus que ça. C’est moche, je décroche… un peu comme le cœur de leur patiente qui passe en arrêt cardiaque.

Andy arrive à la ramener, mais elle se rend vite compte qu’elle ne pourra pas la sauver deux fois au beau milieu de nulle part. Elle prend donc la décision de sortir de l’ambulance pour escalader le ravin au fond duquel elle est. Et comme elle est con, elle finit en sale état et tombe le long du ravin, avant de se remettre à grimper parce qu’elle est trop foooorte. Tout ça lui permet de signaler sa présence sur le bord de la route heureusement, alors les secours sont en route, youpi !

Loin de tout ça, Maya profite de la fête en son honneur sans trop s’inquiéter plus que ça d’Andy. Il y a plein de choses dans cette pièce qui se déroulent l’air de rien, genre la gêne entre Hughes et Ripley ou le père d’Andy qui s’inquiète pour Gibson. Celui-ci est toujours aussi stressé.

Hughes n’est pas au bout de ses surprises dans la journée, puisque Travis lui demande des conseils de couple à propos de l’absence d’envie de mariage de son mec. Elle lui conseille de vivre dans le moment, et ils ne parlent donc absolument pas de leur problème, préférant coucher ensemble dans un coin de la caserne. Merveilleux.

Ah oui, cette tempête se déroule aussi à l’hôpital de Grey’s Anatomy, et Ben est donc particulièrement stressé de découvrir que Miranda est coincée dans un hôpital. Non, franchement, si c’est ça son intrigue de reprise, c’est naze. Je veux dire, c’était il y a des mois, on a tout oublié depuis, passons le temps quoi. En plus, on sait très bien vers quoi ils se dirigent, puisque la série a résolu le problème.

Enfin bref, on voit donc Ben comprendre l’angoisse que Miranda doit vivre à cause de lui, avant de se faire engueuler avec le reste de la caserne par Papa Herrera parce que personne n’a vu que Jack n’allait pas bien. Mouais. Cela conduit toute la caserne à faire une petite intervention qui énerve Jack plus qu’autre chose et qui ne mène nulle part.

Heureusement, Ripley les interrompt pour leur apprendre la disparition d’Andy et Sullivan. Devant le père d’Andy. Sans plus de tact que ça. MER-VEIL-LEUX. Par chance et contre toute logique, Ripley décide toutefois de renommer Pruitt capitaine pour l’occasion, et donc Jack est viré de l’opération. Il s’énerve et s’enfuit de la caserne, ce qui permet à Travis de péter un câble à son tour de cette disparition.

Cela finit par se retourner contre son couple : Travis s’énerve en effet ensuite contre Grant, et il se plante de prénom dans l’énervement. Jusqu’où on va ? Jusqu’à la rupture bien évidemment, parce que leur couple ne va pas bien du tout à se diviser sur le mariage.

Sinon, pendant ce temps, le reste des pompiers suit donc le commandement de leur ancien capitaine et de Maya, lieutenant. Ben ? A l’arrière du camion, il décide de ne pas s’énerver contre Miranda qui ne lui a pas dit être coincée dans l’ascenseur de l’hôpital avant de stresser pour Andy.

En parallèle, Andy retourne dans l’ambulance où Shannon fait un nouvel arrêt cardiaque et où Sullivan fait ce qu’il peut pour la sauver, quitte à empirer l’état de sa colonne vertébrale. Pas sa meilleure idée et pas le meilleur instant de gloire pour Andy non plus : quand elle arrive, elle ne peut que constater les dégâts et l’arrêt cardiaque définitif de Shannon.

Oui, celle-ci est morte, et je n’imagine pas la galère administrative que ça va représenter pour eux tout ça. En attendant, Andy finit en larmes, parce qu’elle s’était attachée à la survie de cette patiente et qu’elle n’a rien pu faire pour l’aider. C’était plutôt triste et ça m’a raccroché à l’épisode, heureusement. Quelques minutes plus tard, elle est sauvée par son papa et tout va bien à nouveau dans la série.

Ailleurs dans la caserne, Ryan confronte donc son père, avant de passer quelques moments à papoter avec comme si de rien n’était. Il n’a pas du tout envie de livrer son père à ses supérieurs et il fait tout ce qu’il peut pour gagner du temps. C’est n’importe quoi, franchement, mais évidemment, son père en profite pour s’enfuir et Ryan ne cherche pas du tout à le rattraper. OK, OK.

Quatre mois plus tard, Andy reçoit le titre de lieutenante à son tour, et la médaille lui est remise par son père. Sullivan ? Il est absent pour la cérémonie, ce qui nous laisse en suspense sur l’état de ses jambes. Quatre mois plus tard ? Oui, la série rattrape ainsi sa grande sœur et tout va bien dans le meilleur des mondes. Signalons que Ben et Miranda se sont réconciliés et qu’Andy n’est toujours pas au top de sa forme : elle ne parvient pas à faire son discours de remerciement, par exemple. Ryan lui court après aussitôt – preuve qu’il sait le faire quand il veut !

De son côté, Jack ne dort toujours pas une nuit complète, et sa thérapeute n’a pas envie de le remettre au boulot, malgré ses envies à lui. Triste. Il a toujours le soutien de ses collègues heureusement, et notamment celui de Maya.

La série nous remet aussi à jour sur la relation Hughes/Ripley, qui se déroule toujours aussi bien, au point de les laisser être surpris à faire l’amour dans une voiture sur un parking. Une fête chez Andy permet de terminer l’épisode avec un point sur les situations restantes : Travis est bien célibataire (franchement, c’est naze comment ils se sont débarrassés de Grant comme ça), Ben envisage carrément de démissionner désormais, il ne manquait plus que ça, et Ryan est toujours là pour Andy, qui a toujours la bière aussi.

Elle révèle en tout cas à Ryan qu’elle se sent nue parce qu’il est le seul à cerner pourquoi elle ne voulait pas faire de discours. Ainsi donc, elle décide de recoucher avec lui alors qu’elle a une vingtaine de personnes chez elle. Et après ça, elle reprend la fête comme si de rien n’était, pour accueillir Sullivan et trinquer avec son champagne. Rien que ça. On dirait presque qu’ils tentent d’établir un nouveau triangle amoureux, je ne suis pas convaincu.

Ah, et la critique ne serait pas complète si je ne disais pas aussi qu’Andy pète un câble vis-à-vis de son père qui veut vendre la maison de son enfance. En même temps, elle n’y vit plus, il va pas garder une grande maison comme ça pour lui tout seul quoi.

> Saison 2