Salvation – S02E06

Épisode 6 – Let the Chips Fall – 14/20
Léger mieux avec cet épisode qui fait bien avancer les différentes intrigues. Les rebondissements sont malheureusement plutôt prévisibles et il y a même une sous-intrigue dont je me demande carrément l’intérêt, parce que les scénaristes paraissent ne plus savoir quoi faire de certains personnages. Comme on n’est plus à ça près, de toute manière, ça reste divertissant.

Saison 2


Spoilers

06-2.jpg

I accept that everything dies.

En pleine (petite) pause bien méritée au milieu d’une première vague de cartons (la deuxième dans 15 jours), mais dans l’incertitude sur le temps dispo devant moi (plutôt 30 minutes que 40), je me suis dit qu’il me fallait avancer mes séries hebdos si je ne voulais pas être terrifié par la masse de retard dans une semaine. Rien de tel qu’un petit Salvation donc, parce que je me dis que je ne serai jamais à fond au point de ne pas pouvoir faire pause si nécessaire – et puis, je peux speedwatcher après tout. C’est tout un calcul d’être sériephile quand on déménage !

L’épisode débute chez les américains, ces sauveurs du monde, qui ont réussi l’impossible : créer des magnets assez puissants pour détourner l’astéroïde. D’ailleurs, c’est tellement l’impossible qu’en fait ils n’ont pas réussi du tout, mais en même temps, il n’y aurait plus de série s’ils avaient réussi. Par conséquent, Darius recommence à donner des ordres impossibles à tenir, parce que c’est beaucoup plus rigolo comme ça. De toute manière, c’est ça ou la mort.

Par conséquent, Darius choisit de… démissionner. Ben voui, il n’y a plus de guerre civile, il n’a aucune utilité en tant que président et en plus, son projet ne peut pas avancer sans son génie, parce qu’il n’y a que lui pour sauver la Terre, personne d’autre. Grace se retrouve donc à devoir chercher des candidats pour le remplacer, mais son boulot est vite fait par Darius qui lui propose Harris. Quelle idée foireuse ! Cela dit, ça leur permet de flirter de nouveau ensemble.

Liam se remet vite de la fin de ses fiançailles : il a passé la nuit avec Alicia, normal. Celle-ci est plutôt sympa cette semaine, mais je ne la sens toujours pas. Pourtant, elle fait de plus en plus confiance à Liam, au point de lui révéler son nom de code Re/Syst, LadyHawk. Il se créé alors un avatar lui aussi, Gal1leo (pff), mais ils sont interrompus par Croft.

Celui leur propose un nouveau problème : leur solution ne fonctionne pas assez vite. Liam a donc une merveilleuse idée : il veut collaborer avec Darius qui a le matériel dont ils ont besoin. Alicia refuse, mais ça n’empêche pas Liam d’appeler Jillian – occupée à regarder une vidéo envoyée par Nate qui flirte toujours avec elle – pour lui demander une faveur.

Il obtient donc un rencard avec Darius et ses 150 hommes de service de sécurité ; afin de lui proposer de fusionner leurs deux projets qui sont dans une impasse mais fonctionneraient bien ensemble. Le problème, c’est qu’Alicia est là aussi et que ça vire en engueulade de couple Alicia/Darius plus qu’autre chose. Bref, ça ne mène nulle part, jusqu’à ce que Liam s’énerve et que Darius accepte de les aider en échange de Tanz Industries et du désarmement des missiles nucléaires. C’est donc une nouvelle impasse, car c’est le seul moyen de pression de Re/Syst sur le reste du monde.

En parallèle, Grace est tranquillement chez elle avec son père quand Alonzo lui rend une visite de courtoisie qui surprend le père. Il faut dire qu’il apprend qu’Alonzo est le père de Claire, c’est chelou quand même. Alonzo demande à Grace de l’aider à résoudre le meurtre de sa sœur en faisant en sorte de hacker une puce. Une puce ? La même que celle de Joe, donc ça devient intéressant de voir Grace jouer avec le feu, parce qu’elle serait fichue d’apporter des réponses attendues de manière inattendue.

La puce est une clé pour un portefeuille virtuel, normalement, et il est intéressant de savoir que Joe et Claire en avaient un tous les deux. Cela confirme le sabotage de l’arche et ça amène Harris à demander des infos à Bennett. Celui-ci ne veut rien lâcher tant qu’il n’a pas l’immunité, ce qui est ridicule comme demande, mais qu’Harris semble vouloir envisager.

Ils réussissent toutefois à avancer sur la clé cryptée qui est une référence foireuse, fumeuse et lointaine à la déclaration d’Indépendance (ma foi, Bingo ?). Tout ça ne leur laisse que le choix de bosser avec Bennett ou Alonzo, ce qui ne plaît pas à Harris, forcément. Pourtant, il le fait, et c’est finalement Alonzo qui les aide à déchiffrer la clé. Cette fois, ils avancent véritablement et découvrent un tas de paiements qui correspondent aux morts de la saison 1 (rip Miranda), mais aussi un paiement qui n’est pas achevé : il y a une nouvelle cible, quelqu’un va mourir.

Grace arrive à la conclusion logique de demander à Harris de passer un marché avec Bennett… mais il est déjà trop tard bien sûr : Bennett est mort. Et personne n’a rien vu, personne ne voit rien sur les vidéos (mais vous inquiétez pas, Darius les réclame pour détecter un micro-drone). Tout ceci est inquiétant parce qu’ils ont alors peur qu’un attentat s’organise pour la prochaine cérémonie d’unification des États-Unis, post pseudo-guerre civile sans internet et sans téléphone (non, ils ne l’ont pas redit, mais j’ai déjà mes habitudes).

Tout ceci mène surtout à un Darius repérant qu’Harris ment sur le sort de Claire. Rapidement, il apprend de Grace elle-même ce qui est arrivé, et il est totalement énervé. C’est complétement con tout ça, je veux dire, on en parle comme d’un meurtre quand ce n’était que de la légitime défense – enfin, c’était elle ou Harris, c’est bon quoi. Faut s’en remettre, même si les mensonges, ce n’était pas ça.

Grace culpabilise malgré tout (mais au moins, elle ne voit pas Claire) et en parle à son père, lui confiant qu’elle veut révéler qu’elle a tué Claire. Sans la moindre surprise, celui-ci prend donc la décision de protéger sa fille et avouer de lui-même le meurtre.

Pendant ce temps, à Re/Syst, Liam et Alicia s’engueule autour du sort de la race humaine et ne parviennent pas à se mettre d’accord, mais ils remettent leur plan dans les mains de Re/Syst pour voir ce qu’il en sera. Bien sûr, Nero, la vieille à la tête de Re/Syst, tourne les choses à sa sauce. Elle non plus ne veut pas travailler avec Liam : elle propose donc de laisser 5h à la Maison Blanche pour décider de fournir d’elle-même le travail de Darius… ou alors New-York sera rayé de la carte.

C’en est trop pour Liam. Bien qu’il vienne juste de rejoindre le groupe terroriste, il décide de se rebeller et entraîne avec lui tous les scientifiques. Comme Alycia ne peut ordonner le meurtre de tous les scientifiques capables de sauver l’humanité, Liam récupère soudainement une sorte de leadership qui ne servira probablement pas à grand-chose face à Nero.

Enfin, Jillian regrette l’absence de Liam, mais elle se rend dans une jolie secte – la vidéo que lui avait envoyée Nate. Elle se ridiculise alors en passant au « micro » devant tout le monde, mais elle parle sans micro et tout le monde l’entend soi-disant. Cela lui permet d’en arriver à un moment d’acceptation de la situation terrifiante dans laquelle elle est. Et elle accepte donc que tout meurt, même l’amour. Le pire, c’est que j’ai presque trouvé triste les flashbacks de sa relation avec Liam.

L’épisode se termine à la cérémonie d’unification des USA par Pauline. Tout s’y déroule bien alors que Grace stresse à mort et prend la main de Darius. Harris avoue à Darius qu’il refuse le rôle de président et… Pauline Mackenzie se fait tuer d’une balle de sniper, comme si de rien n’était.

Je suis triste, comme en saison 1 ma foi, parce que je l’aimais bien la présidente, moi. Je trouve que l’actrice gérait vraiment dans ce rôle et je suis loin de pouvoir en dire autant de tout le monde. En plus, tout ça nous mène à un WTF supplémentaire : Darius est le nouveau président des États-Unis. Manquait plus que ça.

Saison 2

Salvation – S02E05

Épisode 5 – White House Down – 13/20
J’ai presqu’envie de revoir cet épisode pour compter le nombre de fois qu’ils nous disent exactement la même chose dans des scènes différentes ; mais eh, la flemme ! L’intrigue avance, la fin du monde doit être évitée une fois de plus, les dramas sont là mais tout est tellement perché et sans cohérence que c’en est risible. Pourquoi continuer ? Je viens de le dire : c’est risible, c’est donc un pas si mauvais moment !

Saison 2


Spoilers

05.jpg
Ahaaaaaaa en apesanteuuuuuuuuuur ahaaaaaaaaaa pourvu qu’on soit les seuuuuuuls dans cet ascenseur

We need her to reboot the Internet, now.

Allez, cette canicule est l’occasion rêvée d’enfin valider le point Belle étoile du Bingo Séries, je brave donc les moustiques (au moins aussi gros que la caméra espion de Darius il y a quelques épisodes) pour regarder cet épisode, souhaitez-moi d’être encore en vie à la fin de cet épisode… surtout que je meurs de rire avec ce résumé et ce « We have to shut down the Internet ».

Sans surprise, Grace est toujours en vie et est en pleine forme. Bon, elle s’est cognée la tête mais pas assez pour oublier son portable miraculeusement intact. Grâce à celui-ci, elle découvre donc que le réseau mobile est saturé, ce qui signifie qu’elle a enfin pensé à envoyer un MMS. Peut-être qu’il faudrait qu’elle se cogne la tête plus souvent ?

Elle fait en tout cas équipe avec le détective pour fuir autant que possible les hommes de Bennet qui veulent bien sûr l’arrêter. Heureusement, ils trouvent un téléphone fixe des années 90 au moins qui leur permet de contacter la Maison Blanche. Miracle ! Darius et Harris s’inquiétaient pour elle. Oh surprise, la ligne est subitement coupée et la Maison Blanche passe en quarantaine. Quelqu’un a activé ce système de sécurité qui les coupe du monde, laissant Gillian et son pote d’enfance seuls dans la même pièce, comme par hasard.

Darius comprend donc que personne ne peut entrer ou sortir de la Maison Blanche, et qu’ils ne sont pas non plus à l’abri d’un ennemi à l’intérieur – ils ont déjà stoppé une Taupe, après tout. Bennet est bon pour un président illégitime : il a tout ce qu’il faut pour prendre le pouvoir illégalement une deuxième fois, c’est beau.

Dans son coin, la présidente s’inquiète et nous répète pour la cinquième fois de l’épisode au moins qu’il n’y a plus internet ou le téléphone, c’est ridicule. Au moins, elle refuse de quitter le bureau ovale donc elle n’est pas si idiote – enfin, si, elle préfère mourir que renoncer à un petit symbole de rien du tout, mais ça m’a permis d’apprendre que le drapeau américain n’était pas censé toucher le sol. Remarquez, c’est logique et vrai que ça ne se voit jamais au sol, mais je ne savais pas. Au moins, la série m’aura appris quelque chose.

Si Mackenzie refuse de s’enfuir du bureau ovale, elle est rapidement abandonnée par Darius et Harris préférant vivre, eux, apparemment. Ils ne se quittent plus ces deux-là cette saison quand même, ils finissent par être mignons. Bon, sauf quand un homme de Bennet se met à tuer leur garde du corps pour le fun, en revanche, alors qu’ils étaient en route pour retrouver Grace. Ils récupèrent tout leur glamour quand Harris fait ce qu’il faut pour s’assurer que Darius reste en vie parce qu’il est l’une des personnes les plus importantes du monde. Ch’est meugnon.

De son côté, Gillian prend la décision d’ouvrir les documents confidentiels pour Darius et se retrouve confrontée à un grand problème dont nous n’avons jamais entendu parler dans cet épisode : elle n’a ni internet, ni le téléphone pour contacter les bonnes personnes et protéger le projet capable de sauver le monde.

Par chance, elle a encore le Dark Web pour contacter le professeur qu’elle veut. Soit, on n’est plus à une incohérence près… et puis, le vrai but de ces scènes est de montrer que Grace flirte avec son pote d’enfance qui crushe sur elle depuis toujours et profite de la quarantaine pour tenter d’obtenir un rencard, l’air de rien. C’est à peu près tout ce qu’il y a d’utile à en retenir, donc je ne vais pas m’éterniser sur leur arrestation ensuite, hein.

Grace se confie à Alonzo sur la décision de Cheng, et je ne peux m’empêcher de penser que c’est une connerie, mais ce n’est qu’après lui avoir révélé cette info qu’elle se demande si elle peut lui faire confiance. Oui, ben il était temps. Elle lui fait donc confiance pour rejoindre la Maison Blanche alors que les hommes de Bennet continuent de chercher Grace et de la vouloir en vie.

Malgré ça, ça n’empêche pas un policier de vouloir lui tirer dessus quand elle refuse de décliner son identité. Bon, en vrai, il tire sur Alonzo qui sort son flingue, mais pas grave : Grace le protège avec la chemise magique de Darius. C’est beau. Comme elle lui sauve la vie, Alonzo fait complétement confiance à Grace et décide de la protéger.

À Tanz Industries, Liam fait tout pour sauver le monde, mais il est interrompu par sa nouvelle meilleure amie catastrophée de lui dire qu’ils ont des problèmes. Ils n’ont plus internet et c’est embêtant parce que ça leur laisse 4h pour trouver une solution à un tout nouveau problème capable de détruire le monde : les missiles nucléaires contrôlés par Re/Syst seront lancés sur les plus grosses villes du monde d’ici 4h à défaut d’avoir Internet.

Voici donc Alicia et Liam qui se mettent à faire pipi culotte et Liam qui cherche à contacter Darius au téléphone. OUI MAIS Y A PAS DE TELEPHONE, NI D’INTERNET. Ni l’un ni l’autre de ces génies scientifiques semblent connaître le Dark Web, en revanche, ALLEZ SAVOIR COMMENT, ils ont accès aux images satellites de la Maison Blanche, et celle-ci est sous-attaque. C’est fou !

Cela permet à Liam de se souvenir de l’existence du Dark Web, et il contacte donc Darius alors qu’il ne leur reste plus que deux heures. Darius prétend refuser de croire à l’histoire des missiles nucléaires, et il se sert donc d’eux pour ramener Grace à la Maison Blanche ; leur raccrochant au nez à chaque fois qu’ils refusent de faire ce qu’il leur demande. C’est excellent de voir Alicia et Darius s’engueuler comme des maternelles, même si on ne sait pas bien leur passé.

En même temps, Alicia accepte de l’aider malgré tout et Darius continue d’être insupportable avec elle, refusant de lui donner les codes confidentiels de la présidente. C’est dingue. Pendant ce temps, Harris retrouve Grace et Alonzo et on apprend qu’une bonne heure a passé pendant cet épisode, même s’il ne s’est rien passé, mais bon. Harris ne fait pas tout à fait confiance au frère de Claire, surtout qu’il se dit fier d’elle, mais ils comprennent vite qu’ils n’ont pas le temps de ne pas mettre leurs différends de côté : ils sont pris d’assaut par les hommes de Bennet.

Ce dernier est tellement heureux de voir qu’il récupère peu à peu le contrôle de la Maison Blanche. Pourtant, nos héros ont un autre plan pour lui : ils veulent le renverser, et Darius et Grace profitent de la situation de chaos pour s’enfermer dans une vieille cave à vin toute pourrie et flirter une fois de plus, même si Grace trouve que ce n’est pas trop le moment. C’est fou ce manque d’intérêt romantique des nanas dans cet épisode quand même. Hein ? Oui, bon, OK, c’est la fin du monde, peut-être que ça se justifie.

À Tanz Industries, Alicia décide d’emmener tout le monde dans le bunker, mais elle reste en arrière avec Liam qui est tout content de parler avec Tess. Mais bon. Alicia le rejoint donc et tous les deux se mettent à boire de la Vodka en attendant tranquillement de mourir 45 minutes plus tard.

Une scène de trente secondes ET DIX MINUTES plus tard, Liam reçoit un appel de Darius et la fameuse vidéo faisant de Mackenzie la présidente. La pauvre est pour l’instant réfugié derrière son bureau et prête à mourir pour ; alors que Darius, Harris et Grace se rendent. Les quatre sont bons pour Guantanamo, et Bennet prend tout son temps pour le faire.

Malgré tout, à 13 minutes de la fin du monde, Internet est restauré, le monde sauvé et Liam et Alicia s’embrassent de nouveau, même si Alicia connaît désormais l’existence de Gillian. Ils n’ont plus qu’à diffuser au monde entier la vidéo de Cheng, que Bennet est sûr d’avoir détruit. Il s’apprête donc à parler au monde entier, mais pas de chance, la vidéo le coupe dans son élan et le ridiculise.

En parlant de ridicule, tous les hommes de Bennet change subitement d’allégeance maintenant que la vidéo est publique – alors qu’ils ont bien dû voir que Bennet l’avait écouté puis supprimé quelques scènes avant, mais bon. Ainsi donc, Bennet se fait arrêter par ses propres hommes sous les ordres de Mackenzie au top de sa forme ; mais il n’oublie pas de faire quelques petites menaces : ce n’est que le début… et effectivement un drone était en train de les surveiller. C’est louche, c’est louche.

On notera tout de même la magie de la Maison Blanche capable de désactiver l’ensemble de l’Internet mondial quand même. Je veux dire, certes, ils ont la majorité des serveurs mondiaux et leur désactivation doit bien déséquilibrer le tout… mais en huit heures, y a bien quelqu’un quelque part pour réparer ça, non ? Enfin bref, pourquoi chercher de la cohérence, me demanderez-vous…

Saison 2

Salvation – S02E04

Épisode 4 – Indivisible – 13/20
Je n’en finis plus d’avoir des fous rires devant cette série, et il faut reconnaître un vrai talent à ces scénaristes qui enchaînent les situations improbables et manquant de logique avec tellement de sérieux qu’on finit par avoir envie de les croire. Les intentions sont bonnes, mais vraiment, cette série, c’est du grand n’importe quoi !

Saison 2


Spoilers

04.jpg

You may be the last hope for democracy.

Il faut croire que j’ai envie de passer un dimanche médiocre : après The Outpost, me voilà devant Salvation. Ce n’est pas prise de tête, ça se regarde tout seul et voilà, je n’ai pas d’autres excuses, c’est parti pour la guerre contre le pays lui-même qui commence par des images de révoltes populaires.

Grace découvre que le corps de Claire a été découvert, et la voilà qui se met à stresser – mais elle a raison, le frère de celle-ci est déjà sur le coup. Quant à son père, il lui explique qu’il a embauché quelqu’un qui a mystérieusement disparu depuis. C’est con. La présidente trouve que Bennet est vraiment bon à les faire passer pour meurtrier, mais elle ne sait pas qu’ils le sont vraiment aussi. La réunion de crise qui suit est répétitive et voit de nouveau Harris s’opposer à Darius.

Pour les mettre tous d’accord, et réunifier le pays, il faut la décision du juge Cheng, et Grace se propose d’aller la récolter et braver le danger de la rue ! C’est mal. Cela inquiète profondément Darius qui la rejoint dans un ascenseur pour se déshabiller… et lui donner sa chemise pare-balle. C’est toujours aussi débile comme « invention », mais c’est rigolo.

À l’étage et toujours dans la Maison Blanche, Harris retrouve le père de Grace, parce qu’il a tout à faire là, pas vrai ? Il débarque avec une bonne nouvelle : la terroriste était sous chantage, ce que l’on savait déjà.

En ville, Grace est vraiment confrontée à la violence avec des gens plus apeurés qu’elle qui n’hésite pas à frapper sa voiture, vite fait et pas bien méchamment. C’est censé faire peur, mais bon, elle arrive vite à l’hôpital où elle est avec un pseudo-diplomate pas très malin et où elle reçoit un coup de fil du frère de Claire qui veut son aide pour avoir le rapport d’autopsie.

Elle lui raccroche au nez pour aller parler à Mme Cheng, et la conversation avec elle est plutôt chouette parce qu’elle affirme que Cheng votera pour Mackenzie. Finalement, plutôt que d’obtenir ce qu’elle veut, elle empire la situation en se mettant sa femme à dos : elle demande à ce que l’on sorte Cheng du coma au risque de le tuer en même temps, qu’attendait-elle ?

De son côté, Darius retrouve l’amante d’Harris, Fiona, pour enquêter sur la mort de Joe et savoir s’il était bien le terroriste ayant voulu détruire l’arche (une intrigue que j’ai tendance à oublier mais qui n’a aucun sens : pourquoi vouloir bousiller l’humanité comme ça ?). Il ne faut pas bien longtemps pour que Fiona se plaigne donc de Darius à Harris et lui demande de clarifier leur situation.

Ils sont interrompus par le père de Grace qui lui apprend l’identité du terroriste : un roux pas très sympa, censé être décédé, bossant pour un général actuellement dans le bureau de la présidente et étant à l’hôpital. Oups.

Là-bas, Grace est en train de parvenir à obtenir ce qu’elle veut, mais elle est aussi harcelée par le frère de Claire qui veut son rapport d’autopsie. C’est une chance parce que celui-ci repère le terroriste roux qui veut tuer Cheng et se met à le poursuivre. À L’étage, Grace ne connaît pas le mode avion et c’est bien dommage parce que la situation empire : Bennet a fait un appel au meurtre sur Twitter, envoyant tous ses partisans à l’hôpital.

Bref, pas sûr que la simple décision de Cheng change grand-chose vu l’état du pays, mais on veut nous convaincre que son opinion fera l’affaire. Mouais. Il n’empêche que le vote de Cheng n’arrête pas d’être interrompu : il n’a qu’un nom à dire, mais il en est incapable, parce qu’il est toujours interrompu et il faut reconnaître à ces scénaristes un certain talent tout de même, à ce stade, retenir un nom pendant près de 20 minutes, c’est du génie.

Tout cela finit avec un hôpital en état de siège et une Grace qui se barricade avec Cheng pour avoir sa décision finale en vidéo – ils auraient été plus vite à le faire écrire, franchement, et contrairement à ce que disait Grace. En plus, il nous fait tout un discours le petit !

Il finit par dire que Mackenzie est la présidente, mais malheureusement, ils sont interrompus une dernière fois par le terroriste, maîtrisé sans mal par le détective et Grace. Sympa.

Loin de ce bordel politique, à Tanz Industries, Croft a déjà bavé sur la nouvelle qui voulait se tapait Liam : Alycia fait bel et bien partie de Re/Syst. Liam le prend super mal, parce qu’il en a marre de bosser avec des terroristes. Cette fois, c’est décidé, il se barre – mais avant ça, elle récupère la clé USB qu’il voulait embarquer.

Il ne lui faut pas beaucoup de temps pour réussir à entrer dans la Maison Blanche sans que personne ne l’arrête – les rues ne sont dangereuses que pour Grace et la sécurité de la Maison Blanche pas très au point, évidemment. Il surprend donc Gillian dans son bureau – le grenier de la Maison Blanche – et les retrouvailles sont ridicules.

Il informe aussi Darius qu’Alycia fait partie de Re/Syst et la réaction du vice-président est claire : il a peur d’elle, s’énerve et comprend bien pourquoi Re/Syst lui en veut personnellement. Lors de la réunion suivante, Darius n’arrête pas de contredire les idées de Liam… et très vite, la tension monte entre eux. Darius comprend donc que Liam est complétement manipulé par Alycia et n’aime pas ça du tout. Il va jusqu’à le menacer de le virer de la Maison Blanche, même si apparemment on y rentre comme dans un moulin de toute façon.

Darius enchaîne sur une réunion avec la présidente où il comprend que Grace est en danger et que Bennet envoie tous ses hommes à l’hôpital pour empêcher Cheng de rendre sa décision. Là-dessus, Liam débarque à son tour avec la bonne nouvelle qu’ils ont de nouveaux scientifiques pour les aider à résoudre leur problème, mais il semble oublier de donner l’info quand il apprend que l’hôpital est sous assaut et que Darius veut… tuer Internet.

J’ai tellement ri : Bennet utilise Internet pour manipuler tout le monde et donner ses ordres, alors Darius veut faire couper Internet. C’est sûr que priver les gens d’un tel outil de communication, ça va vachement apaiser la situation. J’en ris encore. Par chance, ils ont un interrupteur au Pentagone pour stopper Internet. Liam s’en énerve parce qu’il voit bien que c’est n’importe quoi – et Darius lui conseille de retourner à Re/Syst s’il est si triste. Il n’en faut pas plus pour que Liam pense que c’est une bonne idée de bosser pour les terroristes, parce qu’il voit que Darius est un dictateur.

Liam en parle donc à Gillian qui ne le comprend plus du tout, parce que c’est du grand n’importe quoi de retourner auprès de Re/Syst. Comme il décide de partir quand même, elle prend elle la décision de… le larguer. Adieu mariage, elle lui rend sa bague et lui dit au revoir.

Le reste du casting dit au revoir à l’Internet, y compris Grace qui a pourtant la vidéo la plus importante de l’Histoire des USA et apprend qu’elle doit la donner en main propre à la Maison Blanche. Apparemment, ils ne connaissent pas non plus les MMS dans cette série. C’est tellement ridicule. Elle se rend donc sur les toits de l’hôpital pour prendre un hélicoptère qui l’éloignera de la révolte populaire et lui permettra d’enfin donner LA vidéo que les États-Unis attendent… mais une rocket vient détruire l’hélicoptère et exploser le toit de l’hôpital, et ça fait un très bon cliffhanger ma foi.

Saison 2

Glow – S02E07-10

Épisode 7 – Nothing Shattered – 18/20
J’ai enfin pris le temps de continuer cette saison, et mon dieu qu’est-ce que c’est cool ! Moins douloureux que le précédent, cet épisode fait avancer l’intrigue dans de nouvelles directions, forcément, en proposant une résolution réussie de son cliffhanger. Je ne m’attendais pas à un tel épisode, mais ça fonctionne très bien.

> Saison 2


Spoilers

07.jpg

Who cares? It’s just a TV show.

Quasiment deux semaines plus tard, je me replonge dans la série qui n’a pas bougé d’un iota et reprend pile à la fin de l’épisode 6, avec une Ruth blessée par Debbie. Voilà, ça remet vite dans l’ambiance, avec notre caméraman qui se précipite pour récupérer Ruth et toutes ses collègues qui se battent pour l’emmener à l’hôpital. Oh, et Sam qui est jaloux du caméraman, bien sûr.

Dans tout ça, Debbie est laissée toute seule derrière… avec un Bash qui la surprend au beau milieu de sa douche, non pas que ça la dérange qu’il la voit nue. Elle est complétement dépitée par ce qu’elle a fait, et elle sait ce qu’elle a fait, parce qu’elle l’a entendu – et effectivement, difficile d’oublier ce crac.

À l’hôpital, Sam finit par être isolée des autres, et Sam insiste pour que ce soit lui qui l’amène dans sa chambre. Il prend soin d’elle et lui retire sa botte, révélant une bien mauvaise blessure. Heureusement pour elle, les catcheuses restent en arrière et discutent du choc que constituaient la blessure – espérant que ça remonte les audiences – puis décident de défiler une à une pour soutenir Ruth comme elles peuvent. Le pire, c’est que ça apporte un bon humour à l’épisode, mais je continue d’avoir mal pour Ruth.

Elle est donc enfin examinée et amenée en radiologie où le stress est total. À l’accueil de l’hôpital, Debbie et Bash se pointent et sont mal vus par tout le monde : Bash ne payait pas assez Ruth pour qu’elle soit assurée (outch) et Debbie ben… elle est responsable de ce qui vient d’arriver, hein. En attendant Ruth aussi, Sam sympathise avec Beirut et découvre qu’elle faisait des études de médecine en saison 1. C’est pas mal, ça, même si je ne vois pas bien l’intérêt de la scène, j’aime beaucoup Beirut alors c’est cool.

La suite voit Sam se débarrasser de toute l’équipe qu’il renvoie au motel alors que Debbie reste là pour apprendre que la fracture de Ruth est une fracture franche et nette, au moins. Le problème, c’est qu’elle a huit à dix semaines de béquilles, et qu’elle peut dire au revoir à son job. Bizarrement, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour les deux ex-meilleures amies qui en arrivent à enfin à clarifier la situation.

Cela signifient donc qu’elles crient, parlent de Mark, du passé, de l’horreur de leur vie à l’une et l’autre, et Debbie se barre. Elle pense toutefois à aller chercher des vêtements pour Ruth, histoire de lui éviter de quitter l’hôpital en costume et Sheila lui conseille d’apporter les vêtements par elle-même, quand elle voulait se débarrasser de la tâche auprès de Sheila.

Elle retourne donc à l’hôpital, où son retour est gênant à souhait : Sam vient d’avouer à Ruth qu’elle est irremplaçable de toute manière, Bash a payé sa facture et Debbie ne sait pas quoi dire pour revenir. Pourtant, cela se fait naturellement pour les filles et très vite, les quatre collègues se mettent à envisager l’avenir de la série. Puisqu’elle est annulée, ils proposent de s’éclater et faire ce qu’ils veulent, et ils rembauchent aussi Reggie. Je trouve ça d’autant plus cool que les réconciliations Debbie/Ruth se font par l’intermédiaire de Sheila !


Épisode 8 – The Good Twin – 20/20
Original. Le moins qu’on puisse dire de cet épisode est qu’il est original et nous renvoie complétement dans les années 80. Je n’arrive pas à savoir si j’ai aimé ou si c’était trop perché pour moi, laissant de côté une trop grosse partie de l’intrigue… Mais bon, soyons honnêtes, ce n’est jamais trop perché pour moi, surtout quand c’est totalement méta, et j’ai plus aimé qu’autre chose ; même s’il m’a fallu un peu de temps pour rentrer dedans !

> Saison 2


08.jpg

DON’T KIDNAP. Kidnapping is wrong to do. ♫.

La série part dans le méta le plus total et nous propose un épisode de Glow dès son introduction : bienvenue dans les années 80, mais en HD. Tout est fait sur le mode de la parodie des années 80, et ça nous embarque à merveille, une fois qu’on se remet de sa surprise, donc.

C’est excellent, on voit ainsi Zoya contacter sa sœur jumelle, forcément, pour qu’elle l’aide à empêcher Liberty Bell de retrouver sa fille. La jumelle, Olga, est néanmoins la gentille jumelle, et elle ne veut pas faire le mal. Là voilà qui part à dos de chèvre pour l’Amérique !

Liberty Bell ? Elle donne un cours de gym des années 80 et pleure dans sa douche, avec une parodie de Psychose au passage. Bien sûr, c’est Olga qui arrive aux États-Unis dans le rôle du tueur et les deux se mettent vite d’accord sur la marche à suivre pour empêcher Zoya de gagner.

Liberty Bell part à la recherche de sa fille, ce qui permet une pause dans les rêves de ballet de Beirut qui fait enfin autre chose que la terroriste, avant d’en arriver au combat de catch tant attendu, opposant Liberty Bell et Reggie, allez savoir pourquoi. Cela dit, le combat devient vite un combat de Liberty Bell contre trois catcheuses, mais quand Reggie/Vicky détruit la photo, Liberty Bell s’énerve et libère enfin sa fille… alors qu’Olga est heureuse de pouvoir se faire soigner la jambe après avoir aidé l’ennemie de Zoya. Cette dernière n’a pas dit son dernier mot, et le cliffhanger la voit sur le point d’opérer sa sœur jumelle, oups !

La série propose aussi un intermède musical, Makeover, que j’ai trouvé bien trop drôle ; un autre mettant en avant l’intelligence du personnage de Carmen, Don’t kidnap avec des paroles totalement perchées pour avertir les enfants… Mais aussi de la pub pour d’autres programmes K-DTV et pour des produits dérivés ! Un vrai épisode des années 80, donc, c’était si méta ! Et Sheila qui finit avec la chèvre d’Olga, mais ils sont CINGLÉS. Je vous rassure, elle la mange.

En parallèle, on assiste aussi à une bien mauvaise sitcom scientifique/magique, gérée par Rhonda et Cherry, puis Bash jouant l’amour de la vie de Rhonda. C’est totalement différent de tout ce que proposait la série jusque-là, mais ce côté parodique fonctionne bien. Malheureusement pour Rhonda, son personnage, Britannica, cède son cerveau pour obtenir que son mannequin se transforme en Bash… Heureusement pour elle, elle le met avant sur une disquette.

Elle peut alors compter sur le personnage de Justine pour le lui rappeler, pour remettre son cerveau en place (via son vagin, parfaitement) et pour défier Cherry dont le personnage de sorcière est surpuissante. Le match de catch est de nouveau plutôt sympa, avec des ralentis et tout ce qu’il faut.

Le problème, c’est que tout ça était en fait regardé par… la mère de Justine. Oups.


Épisode 9 – Rosalie – 18/20
Même s’il s’agit clairement d’un épisode de transition vers la fin de saison, ces 30 minutes parviennent à surprendre et proposent de bons développements pour un tas de personnages que nous n’avions pas encore assez vus cette saison. La BO est au top, les intrigues se tiennent et franchement, Netflix a intérêt de proposer une saison 3 !

> Saison 2


09.jpg

What if GLOW was the most exciting part of my life and now it’s over?

Ruth est invitée à un dîner de famille chez Sam et découvre l’école rétro des années 80, c’est merveilleux. Justine fait tout de manière ironique et détachée, comme une ado des années 2000 finalement, et elle est de nouveau avec Billy, qu’elle dit n’avoir jamais quitté. Avec sa blessure, Ruth se retrouve forcée de dormir sur le canapé. C’est mignon.

Jusqu’à ce qu’elle soit réveillée par la mère de Justine venue récupérer sa fille. C’est rapidement le bordel, mais Sam refuse que Ruth se barre, parce qu’il a besoin d’elle pour gérer la situation. La mère de Justine marque des points en reprochant à Sam de ne pas l’avoir contactée quand il a récupéré la fugueuse, mais Sam en marque grâce à Ruth qui explique que Justine veut se rendre à son bal de promo avec son copain.

Billy y propose à Justine de se barrer alors que sa mère sympathise avec Ruth. Il est super mignon de voir toutefois que Justine n’est pas prête à quitter sa famille. Elle fait comme si et en parle à son père qui en parle à Rosalie, la mère. Cette dernière est dégoutée de voir que Justine écoute son père, mais au moins il l’empêche de partir à New-York ; même si Rosalie veut toujours ramener sa fille chez elle.

Sam profite ensuite du bal pour proposer un slow à Ruth, malgré sa jambe. Elle accepte… mais refuse le baiser et se barre.

Elle se rend alors chez Russell pour lui dire qu’elle veut lui laisser sa chance. Elle se retrouve alors à l’embrasser. Mais… Non ! Moi, je shippe Sam et Ruth, oh !

Au motel, les filles sont déprimées de voir qu’à une semaine de la fin, elles n’ont toujours pas réussi à avoir un petit-déjeuner décent. Chacune se met à envisager le futur, Tamme le voyant en tant qu’actrice après avoir vendu des poupées alors que Rhonda a ses stalkers. Et comme cette dernière n’a pas de papiers américains, ça sent d’avance le mariage.

Les autres trient leurs affaires et Beirut et Yolanda passent de plus en plus de temps ensemble. Et comme elles dansaient ensemble dans la série et le rêve de Beirut, ça sent bon la relation qui va perdurer. Ce flirt est inattendu, mais ça marche bien.

Enfin, Bash et Debbie se rendent à une convention où ils font ce qu’ils peuvent pour obtenir une nouvelle saison. Ils inventent des rumeurs qui permettent à la série d’être repérée et espèrent alors recevoir des appels. Ils tardent à venir, mais ça finit par arriver et ils espèrent alors un final de dingue car ils invitent tous les potentiels acheteurs au tournage…

Pourtant, ce n’est pas gagné : Carmen est chargée de le trouver et elle se drogue à la place. Pourtant, quand Rhonda débarque et se dit sur le point d’être expulsée, elle trouve l’idée du mariage et c’est une bonne fin de saison… malheureusement les scénaristes de Netflix ne s’en contentent pas et préfèrent à la place… tuer Florian avec une pneumonie. Et ce pauvre Bash l’apprend dans le bar où il se bourrait avec Debbie, espérant un futur glorieux. WTF.


Épisode 10 – Every Potato Has a Receipt – 20/20
Pour sa fin de saison, Glow n’hésite pas à partir dans tous les sens. C’est un festival de rebondissements et de chouettes moments que propose cet épisode qui marque clairement la fin d’une aventure. Espérons qu’il ne marque pas la fin de la série, parce que les Gorgeous Ladies Of Wrestling en ont encore à revendre, c’est évident ; mais si ça devait l’être, ça finirait sur une bonne note. Bref, le genre d’épisode que j’adore, tout simplement.

> Saison 2


10.jpg

Love is fake. Just like wrestling.

46 minutes pour conclure la saison et possiblement la série, ce n’est pas assez, mais faisons comme si. Tout commence par une promo des filles à la radio, juste avant le grand mariage final. Voilà qui promet.

De son côté, Sam est forcé de dire au revoir à Justine qui rentre chez Rosalie, en larmes. Elle ne veut pas retourner chez sa mère, même si c’est la solution la plus logique. J’aurais bien aimé qu’elle reste, moi aussi, parce que j’adore Justine, quoi.

Ruth veut vraiment se battre pour le dernier épisode, mais elle n’est toujours pas en état. Pour la consoler, Sam décide logiquement d’en faire une co-directrice. Cela fonctionne plutôt pas mal, surtout que ça les force à reparler de leur propre baiser – puisqu’ils co-dirigent un mariage là. En toute logique toujours, Ruth avoue à Sam se confiant enfin à elle qu’elle…a couché avec Russell. Sympathique. Celui-ci trouve aussi le moyen de les interrompre, tant qu’à faire.

Le soir, Sam découvre que Yolanda et Beirut deviennent un truc sérieux quand il surprend cette dernière en train d’observer la strip-dance de l’autre. Eh oui, le strip-club ça fonctionne bien pour ces deux-là. Le lendemain, Mark débarque sur le plateau de Glow et rend à Debbie leur bébé, donnant des idées au mari de Cherry qui lui demande ce qu’elle pense d’avoir un bébé.

Bash surréagit à la mort de celui qui aurait pu être son mec et demande à ce que toute sa maison qu’il partageait avec Florian soit vidée de ses affaire – et que les affaires soient jetés en plus. Pauvre Bashounichet. Il est tout de même là pour le mariage final, et il prépare le marié. Sacrée journée !

Dans les vestiaires, Rhonda se prépare elle aussi à son mariage, avec la robe de Debbie, ce qui est plutôt sympathique quand elle se retrouve à vomir de stress. Carmen revient sur le devant de la scène quand Kurt lui reproche de lui avoir volé ses mouvements de catch et la poursuit jusque dans les vestiaires de l’émission. Heureusement que Debbie est là pour gérer la situation et leur promettre un caméo en plein épisode de Glow.

Le mariage commence et se déroule presque bien, avec une licorne… Mais rapidement, ça part en vrille avec Bash objectant au mariage et demandant à Rhonda de l’épouser lui. Elle ne met pas longtemps à virer son fan du ring, provoquant le plaisir du public et rapidement Rhonda se retrouve à épouser un milliardaire sans le moindre contrat de mariage. Bien joué, quoi.

Toutes les catcheuses sont sur le ring et le final tourne à la Battle Royal pour le bouquet et pour la couronne ! C’est la folie totale dans cette fin de saison, on se retrouve avec un baiser Yolanda/Beirut, avec toutes les catcheuses éjectées une à une dans des combats réussis, avec une Liberty Bell qui affronte de vrais catcheurs et gagne, puis avec Zoya débarquant de nulle part pour récupérer la couronne malgré sa jambe dans le plâtre. Eh oui, Sam lui fait ce cadeau parce qu’il sait à quel point c’était important pour elle.

Franchement, c’est addictif tellement ça part dans tous les sens. Cet épisode n’arrête pas de surprendre et le match final se termine dix bonnes minutes avant la fin. C’est qu’il reste à gérer les conséquences de ce dernier épisode : Rhonda vient voir Bash pour lui annoncer qu’elle n’est pas sûre d’être amoureuse, mais il s’en fiche, il lui promet une bien jolie vie.

Il reste aussi à savoir la décision finale des producteurs venus assister au tournage pour peut-être racheter l’émission. Tout le monde attend donc pour apprendre que K-DTV ne peut légalement accepter la vente : les personnages appartiennent à la chaîne, et c’est comme ça.

Ce n’est pas pour autant la fin de l’aventure. À défaut de renouvellement, le patron du strip-club de Yolanda leur propose à toutes de continuer Glow non à la télévision, mais à Las Vegas. Ouep, comme il est pote avec Sam depuis un épisode (il est parent d’élève de l’école de Justine), c’est réglé. Tout le monde a déjà fait ses valises, il n’y a plus qu’à monter dans le bus. Debbie dit donc au revoir à Mark en lui confiant son gosse, Ruth dit au revoir à Russell car Vegas signifie clairement qu’il n’y a pas besoin de caméraman.

La saison se termine donc sur cette excellente note – avec un Bash quand même ravagé dans le bus et un couple Yolanda/Beirut. Chacun, dans le bus, a droit son moment de gloire, la caméra s’attardant sur tout le monde et sur les angoisses de Ruth. Comme en saison 1, nous obtenons donc une très jolie fin de saison, qui peut aussi servir de fin de série (ouverte) si besoin. Je suis reconnaissant envers les scénaristes pour ce type de fin. J’espère vraiment que Netflix nous fera une saison 3 !

11.jpg

EN BREF – C’est simple comme bonjour, cette deuxième saison était encore meilleure que la première ! On part pourtant sur les mêmes recettes de parodie, d’explorations des personnages un à un, de féminisme dillué et de dramas dans les coulisses de la production, mais cette saison gagne en efficacité parce que nous connaissons déjà les personnages dès le départ.

Un autre bon point de cette deuxième année ? Les scénaristes n’hésitent plus : loin de se chercher autant qu’en saison 1 dont les premiers épisodes semblaient peu sûrs d’eux, cette saison est celle de tous les tests, avec toute sorte d’épisodes qui se débrouillent pour sortir de la norme et être marquant (j’en retiendrai surtout l’épisode #MeToo, l’épisode méta et le final, c’est vrai ; et aussi la scène où Debbie explose Ruth). Tout cela permet à la série d’être encore plus culottée et de monter d’un cran dans le drama, dans l’humour, dans les messages qu’elle fait passer, dans tout. J’adore !

Comme il faut bien lui trouver des défauts, je regrette surtout le manque de temps. Cette saison 2 aurait pu facilement durer deux fois plus longtemps et rester palpitante. Il est par exemple dommage de ne pas approfondir la dépression de Debbie au-delà de l’épisode 6, de ne pas nous en dire plus sur Bash post-Florian, de ne pas revenir plus sur Carmen sous-exploitée par rapport à la saison 1, etc. Il y a tellement de personnages et si peu d’épisodes… j’aurais aimé passer plus de temps avec eux.

En somme, une excellente saison comme Netflix sait les faire. J’espère vraiment une saison 3.

12.jpg

> Saison 2