Westworld – S02E10

Épisode 10 – The Passenger – 20/20
Ah. C’est fini pour cette saison, sur un épisode qui m’a retourné le cerveau au moins deux fois (au moins ça le remet en place) et dont je ne suis pas sûr d’avoir compris tous les sous-entendus et toutes les scènes. Excellent, tout simplement, avec juste ce qu’il faut de révélations pour continuer à se poser des questions et avoir besoin, je crois, de tout revoir au moins une fois pour suivre. Et puis, comme toute bonne fin de saison, certains sacrifices sont faits en cours de route, alors les émotions étaient là aussi.

Saison 2


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Seems you’ve begun to question the nature of your reality.

C’est le genre d’épisode que je n’ai même pas envie de voir tellement je sens mal l’attente à venir entre celui-ci et la saison 3, mais en même temps, je meurs d’envie de savoir quelles réponses seront apportées au cours de cette fin – et d’angoisse d’être spoilé. Comme d’habitude, je me suis donc jeté sur l’épisode dès que j’ai pu, pour constater que comme prévu, on ne se moquait pas de nous avec 1h30 d’épisode et un résumé toujours aussi esthétiquement parfait.

Cet épisode reprend, comme le premier de la saison, sur une scène où Dolores teste Bernard pour vérifier qu’il ressemble bien à Arnold. Elle se rend compte, aussi, que puisqu’Arnold n’a pas survécu, ces changements ne sont pas forcément une perte : ça peut au contraire être un avantage de le changer. Il lui a quand même fallu onze mille tests pour en arriver à cette conclusion.

Après avoir abandonné Elsie, Bernard continue sa route dans le désert à la recherche de la vallée de l’au-delà. Il n’est pas le seul à vouloir y aller, puisque la Ghost Nation (les amérindiens) s’y rend aussi. Pour compléter cette randonnée, Clémentine mène elle aussi les hommes du QG – dont Charlotte – vers celle-ci.

Dolores s’allonge au côté de Teddy pour le pleurer, mais c’est un peu trop tard pour en arriver là. Il est mort, et c’est en grande partie de sa faute. Elle récupère toutefois ce qui semble être une partie (ou tout ?) de son disque dur avant de se remettre en route, seule, cette fois. Elle ne le reste pas longtemps puisqu’elle tombe sur William, après avoir vu le cadavre d’Emily.

Même s’il est un monstre, et même s’il se demande s’il est un robot, elle dit avoir besoin de lui pour se rendre dans la vallée. Elle fait donc équipe avec pour y aller, et ça laisse bien trop de choses en suspend à mon goût. Et puis, faut pas abuser, la punition de William pour tous ses crimes est d’avoir une nouvelle virée avec Dolores ? Pff.

Bref, en peu de temps tout le monde se met donc en route, à l’exception de Maeve qui est toujours dans un sale état. Elle a toutefois repris le contrôle de son « esprit » et surtout de celui des autres robots, donc en très peu de temps, elle se débarrasse de lui et laisse les robots la guérir. Cela lui permet de se relever vite et de diriger quelques buffles contre les soldats, avant de retrouver Lee, Felix, Hector et le reste de son groupe. Oui, Lee est de retour parmi eux, malgré sa trahison – après tout, il voulait sauver Maeve.

Bernard est le premier à arriver à la porte, mais il est vite rattrapé par des hommes armés qui veulent l’arrêter… avant de se faire tuer par Dolores et William. Ce jeu n’en finit plus. Dolores n’est pas spécialement surprise de tomber sur Bernard, et elle explique à William qu’il s’agit d’Arnold, qu’elle a créé elle-même à la demande de Ford.

Le trouvant trop conforme à Arnold, elle a alors décidé de le changer. Maintenant qu’il arrive à la fin du jeu, William comprend donc qu’il peut se débarasser de Dolores dont il n’a plus besoin. Alors franchement, c’est complétement con de sa part, surtout qu’il est supposé en être un chouilla amoureux. Il tire donc sur elle quelques fois, mais pour absolument rien. Il finit par se blesser à cause d’une balle truquée par Dolores, balle du revolver qu’elle avait changé par le bout de cerveau de Teddy.

Et alors qu’ils abandonnent William derrière eux, Dolores et Bernard prennent l’ascenseur derrière la porte… et descendent dans la Forge.

Là, elle utilise la mémoire de son père pour voir par elle-même un autre bout du puzzle, invitant Bernard à l’y suivre. Ils se retrouvent ainsi dans l’appartement de Delos-robot, avec un accès direct sur la ville de Dolores. Ils découvrent que lors de sa première semaine à Westworld, Delos s’est beaucoup amusé : maître de ce monde, il a choisi de tuer tout le monde, par exemple.

Il n’empêche que Dolores et Bernard ne sont pas là pour ça : ils viennent chercher une réponse, chercher quelque chose dont la forme même est incertaine. Et c’est tant mieux, parce que la forme de ce qu’ils cherchent peut ainsi être Logan. Ouep, facilité scénaristique oblige, c’est lui qu’incarne le système de Westworld : tout le monde qu’ils apperçoivent ici est créé par la machine, qui a pris la forme de Logan malgré son absence de données sur lui. Logan n’est en effet jamais revenu à Westworld après l’acquisition de celui-ci par William.

Il s’est perdu dans l’alcool et la drogue, mais les souvenirs de Delos auquel le système a accès nous permettent d’en savoir plus sur le moment où Logan a vrillé. En fait, il avait réussi sa détox, mais son père ne croyait pas en lui, donc il s’est remis à boire. Et Delos a fait le choix de tourner le dos à son fils plutôt que de l’aider. Six mois plus tard, Logan meurt d’une overdose – et je suis d’autant plus triste que ce destin tragique du personnage fait que nous n’avons plus rien à découvrir de lui.

La conclusion du système ? Que Delos était aussi prévisible qu’un programme, il suffit de quelques centaines de lignes de code pour en obtenir une copie parfaite. Aucun humain n’aura jamais une vraie liberté sur son programme – c’est charmant. Bernard apprend du Système que c’est lui qui a ordonné de laisser le libre accès à Dolores. Cette dernière se rend donc dans une immense bibliothèque où elle accède aux livres de tous les invités du parc.

Oui, cela lui permet d’obtenir des connaissances pour survivre dans le monde des humains, si on simplifie. Plus que le monde des humains, c’est une porte vers un jardin d’Eden que propose le Système : une porte qui s’ouvre au milieu de nulle part pour mener à cet Eden. C’est un Eden virtuel, qui accueille les consciences des robots… et provoque en fait leur suicide. Quant aux humains encore en vie, ils ne voient pas la porte, évidemment, puisque c’est un programme.

Pendant ce temps, Maeve et son groupe poursuivent leur chemin vers la vallée, de même qu’Akecheta et ses hommes, toujours à la recherche de la porte. Rattrapés par la sécurité du parc, le groupe de Maeve est forcé de se séparer : Hector voulait se sacrifier pour leur permettre de s’échapper, mais c’est finalement Lee qui s’y colle. Loin de fuir ses responsabilités dans ce monde qu’il a créé, il prend enfin son courage à deux mains et se suicide en gagnant du temps pour tout le monde : il récupère le rôle d’Hector et s’attaque à la sécurité qui n’a d’autres choix que de le tuer.

De son côté, Akecheta mène ses hommes à la porte sans le moindre souci de conscience, mais Dolores n’aime pas l’idée de cet Eden virtuel : ce n’est qu’un monde virtuel de plus, et elle, elle veut du réel, elle veut le vrai monde. Partant en vrille, elle condamne donc tout le monde en inondant la vallée sans scrupule. Elle pense sauver tout le monde : elle souhaite la liberté et le réel, ils choisissent une fausse liberté en passant la porte.

Au sein de la vallée, Maeve cherche toujours sa fille et aperçoit Clementine, accompagnée des hommes de Westworld, y compris Elsie. Clementine ? Tous les hôtes qui entrent en contact avec elle décident de s’entretuer. C’est charmant. Forcément, il faut alors quelqu’un pour tuer Clementine… Mais le virus est là quand même, donc c’est trop tard.

De son côté, William se réveille, avec une main de moins grâce à son arme. Loin de se douter de la fusillade qui a lieu dans la vallée, il choisit de se rendre à son tour dans la forge où Bernard n’aime pas bien la décision de Dolores. Oui, il faut dire qu’elle veut tuer tout le monde, y compris elle-même. Il menace de la tuer… et s’exécute, lui expliquant qu’ils sont en plein cauchemar.

Un cauchemar, c’est ce que vivent les robots dans la vallée où tout le monde s’entretue. On dit adieu à Hector et tout le groupe de Maeve. Cette dernière retrouve enfin sa fille, et sa mère, et elle les confie à Akecheta qui les conduit à travers la porte… mais ne la franchit pas, contrairement à elle… Il jette un dernier regard à Maeve : si elle a le pouvoir de stopper tous les robots, elle se prend rapidement des balles de la sécurité et se fait exécuter. Pas franchement un happy end pour elle.

Akecheta a plus de chance : bien qu’il se fasse tirer dessus, il parvient à franchir la porte et retrouver sa femme… sans même être blessé dans cet Eden. C’est un peu frustrant de ne pas avoir laissé la possibilité à certains d’entre eux de s’en tirer dans ce paradis quand même ; même si pour ceux qui y sont, c’est peut-être la fin de l’aventure Westworld.

Dans la forge, Bernard comprend qu’il ne peut pas arrêter l’inondation et récupère la mémoire d’Abernathy – l’a-t-il encore sur lui dans le présent ? Mystère à ce moment de l’épisode où il se dirige vers l’ascenseur pour retomber normalement sur William. La série m’a alors perdue : loin de le voir, il rentre seul dans l’ascenseur, et possiblement sans la mémoire d’Abernathy.

Bernard rejoint la vallée où il retrouve Elsie et Charlotte, cette dernière étant flippée par l’inondation à venir. Tout le monde arrive au QG alors, et il reste 12h pour rejoindre le début de la seconde saison. Elsie parvient à convaincre Bernard de l’écouter – en l’arrêtant comme un robot – et va négocier avec Charlotte sur la manière de gérer tout le bordel qu’il s’est passé à Westworld… Charlotte, négocier ? C’est fichu : Elsie se fait abattre par surprise par sa boss, je suis DÉGOÛTÉ. J’adore les deux personnages en plus, donc c’est difficile de savoir quelle autre fin j’aurais préféré…

La série nous renvoie aussi onze jours plus tard au réveil de Bernard qui a tout oublié. Là, il prend un bateau avec Charlotte, le chef de l’équipe de secours et d’autres hommes pour retourner à « la forge », la fameuse porte. Ils prennent eux-aussi l’ascenseur et arrivent dans le laboratoire où sont gardées toutes les données des invités volées à leur insu. Ils y retrouvent le cadavre de Dolores et en déduisent qu’elle a inondé la vallée. Bernard, lui, y retrouve progressivement ses souvenirs, notamment la mort d’Elsie par Charlotte.

Une chose est sûre : cette mort surprise est observée par Bernard qui se réveille de sa pause robotique et comprend… que Dolores avait raison. Il essaye donc de recontacter Ford… et contre toute attente, il y parvient. Il explique qu’il voit enfin que le problème ne vient pas des hôtes, mais des hommes qui ne sont que des passagers. Ils se croient maître de l’univers, mais sont dirigés par leur instinct de survie quoiqu’il arrive.

Les hôtes sont une solution à ce problème – et s’ils sont tous morts, il reste Bernard. Celui-ci travaille avec Ford pour recréer un robot, avec la mémoire de Dolores. Oui, Dolores s’est fait tuer par Bernard, mais il a choisi de le faire en la recréant dans le corps de Charlotte. JE SUIS DÉGOUTÉ : Charlotte aussi est morte, et je l’ai vu venir en début de scène, mais je refusais d’y croire. Dolores a remplacé Charlotte, et dans présent, elle est de nouveau dans la Forge avec tout ce qu’il faut pour accomplir son dessein, surtout une fois qu’elle a tué tous les scientifiques susceptibles de comprendre son état de robot. Elle prend donc la décision de… tuer Bernard.

Un nouveau flashback nous apprend qu’en fait Ford n’a jamais aidé Bernard a recréer Charlotte : bien au contraire, il a imaginé sa présence pour avoir une solution, puis lui a fait ses adieux et s’est évanoui de son plein gré sur la plage, effaçant ses souvenirs.

Tout ceci nous mène à la fin de saison, la vraie : les invités du parc sont enfin libérés de leur cauchemar, Hector, Maeve et beaucoup d’autres robots sont morts ; de même qu’Emily d’ailleurs… Dolores les voit et ne regrette pas plus que ça toutes ces morts : elle sait désormais qu’elle va pouvoir rejoindre le monde réel, et elle s’y emploie immédiatement. Elle tombe toutefois sur Stubbs qui lui dit être responsable des hôtes dans le parc et suivre les instructions de Ford… Hop, on nous suggère qu’il est un robot lui aussi, et qu’il sait qu’elle est Dolores.

Il est finalement révélé que William a survécu, forcément, mais donc cette saison 2 nous fait énormément de décédés dans le casting principal. Pas de souci : Felix et son ami technicien vont nous les remettre en service en un rien de temps pour la saison 3. De plus, il est suggéré que d’une manière ou d’une autre Teddy a fini dans la vallée de l’au-delà.

Dolores, sous les traits de Charlotte, se rend chez Arnold avec quelques disques durs de robots (cinq en tout). Et ça ne termine plus : la toute fin nous ramène au début d’épisode, avec Bernard se réveillant auprès de Dolores, sous les traits de Dolores, lui disant qu’elle se souvenait de lui et qu’elle l’a recréé selon le rêve de Ford. Elle veut sa liberté, mais elle sait qu’elle ne peut l’atteindre sans son aide – sans qu’il n’essaye de l’empêcher d’atteindre son but en tout cas.

Et voilà comment la fin de saison nous vend une saison 3 dans le vrai monde où Dolores, Charlotte (toujours en tant que Dolores ??) et Bernard n’ont plus qu’à conquérir le monde : la boucle nous ramène ailleurs, dans un futur où les robots savent qu’ils peuvent changer, contrairement aux humains. Ils sont les auteurs de leurs histoires désormais, et ça ressemblait vraiment à une fin de série. Autant la fin de saison 1 m’avait donné envie de voir immédiatement la suite, autant cette fois, l’attente ne sera pas trop longue… Cela dit, je me demande bien qui Dolores a embarqué avec elle : elle avait cinq disques durs, donc outre Bernard, ça nous laisse quatre possibilités parmi tous les hôtes qu’on aime… Comme elle a regardé Maeve, Hector et les autres de ce groupe, peut-être que ce sont ceux qu’elle va recréer ?

Post-générique, nous obtenons également quelques réponses sur la survie de William : il est arrivé dans la Forge… et s’est alors branché au système ? Il est en tout cas tombé sur Emily lui affirmant qu’il n’était pas dans une simulation, mais dans son monde. Emily lui demande alors s’il sait qu’il est dans le parc et depuis combien de temps. S’il sait qu’il y est, il n’a aucune idée depuis combien de temps il se retrouve à avoir tourné en rond dans le parc et Emily lui demande de répondre à ses questions pour… vérifier la fidélité. Franchement, ils m’ont perdu ! Le plus logique est donc qu’il se réveille devant la Forge et s’y rend bien après le meurtre de Dolores par Bernard (mais alors, pourquoi n’est-il pas là dans la partie « 11 jours plus tard » quand Charlotte/Dolores et Bernard y arrive ?), surtout vu l’état de la Forge.

Oh, et cela signifie aussi qu’à un moment ou un autre il est devenu robot – sachant qu’il ne l’était pas quand il a été scanné dans l’épisode 9. Il est probable que la série joue de sa chronologie et nous présente des scènes dans le futur comme étant dans le présent de la série, mais reste à savoir lesquelles exactement…

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EN BREF – Cette saison était plus solide que jamais, avec la mise en place d’un puzzle énorme et des brouillages chronologiques à n’en plus finir. Si des réponses étaient apportées, d’autres questions ont fini par surgir et je ne sais toujours pas si j’ai tout compris, surtout dans l’épisode final, il faut bien le dire. Tout ceci méritera un revisionnage et le débat en commentaire, donc n’hésitez pas.

En tout cas, une chose est sûre, je suis complétement accro à l’univers de Westworld. Cette saison 2 aura connu quelques détours de trop, notamment avec Sakura là, mais elle aura été passionnante d’un bout à l’autre, même dans ses longueurs. La prise de tête qu’elle propose, les réponses de folie qu’elle apporte à ses questions, cette manière de toujours surprendre en menant logiquement à chacune des révélations – juste assez logiquement pour qu’on le sente venir trente secondes avant uniquement, cette manière de semer des indices. J’adore.

Le final aura permis une conclusion de certaines intrigues et l’ouverture de plusieurs questions pour la saison 3, mais j’ai trouvé la fin moins traumatisante qu’il y a un an et demi. Attendre autant va être long malgré tout, et je sens que j’aurais tout oublié d’ici là… arf !

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Saison 2

Westworld – S02E09

Épisode 9 – Vanishing Point  – 17/20
N’étant pas dans des conditions optimales pour voir cet épisode, il est dur de le noter, mais dans l’ensemble, c’était plutôt passionnant à voir et il y avait quelques bonnes surprises, tant dans l’intrigue repartant dans le passé que dans le présent. Et puis, même si je vois toujours les choses venir durant les scènes où elles ont lieu, la série parvient à me surprendre chaque semaine en prenant des directions que je n’attendais pas forcément. L’élément de surprise est une excellente chose.

Saison 2


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You are in your very essence a lie.

Ce n’est vraiment pas juste que l’attente entre deux saisons soit si longue et une saison si rapide à consommer ! Nous voici donc déjà au neuvième épisode de la série. Malgré les apparences, je mourrais d’impatience de le voir et dès que j’en ai eu l’occasion, je m’y suis mis… mais mon petit détour à Tours (dont je parlerai certainement dans un prochain article) m’a retardé, inévitablement.

Dans le parc, on retrouve Emily, la fille de Will, s’occupant de lui dans l’espoir qu’il se soigne et apprenne à se pardonner, parce qu’il se blâme de la mort de sa mère, forcément. Il lui fallait au moins ça pour paraître gentil apparemment. Elle aussi se sent responsable de la mort de sa mère, parce qu’elle a foutu à la poubelle son cadeau en lui reprochant d’être alcoolique. On est bien à ce point.

Tant qu’on y est, Will lui confie qu’il ne la croit toujours pas et la soupçonne d’être un robot. On tourne en boucle, mais elle finit par révéler être au courant que son père a prévu de gagner la vie éternelle. Et ça ne la surprend même pas, vu qu’il adore tout contrôler. Et, bien sûr, elle veut la vie éternelle pour elle, hein, tant qu’à faire.

Pour cela, elle lui propose de l’aider à trouver une solution pour atteindre cette vie éternelle, lui faisant remarquer qu’ils ont besoin de scanner les invités pour y parvenir. Cela tombe bien : c’est déjà le cas. Voilà donc à quoi servent les chapeaux de cow-boys dans cette série. C’est tiré par les cheveux et en même temps ça passe bien. Le seul problème, c’est que l’on sait que les invités n’en portent pas toujours ; on a eu l’occasion de voir quelques orgies sans chapeau l’an dernier.

Qu’importe, elle demande donc des explications sur la mort de sa mère. Et le bruit de fond quand j’ai vu cet épisode ne m’aidait pas spécialement à me faire aux mots mangés de Will, mais bon. Grosso modo, celui-ci est à un gala de charité où tout se passe bien et où il devrait apprendre à profiter de la vie lui souriant… avant sa crise cardiaque ?

Il promet à sa fille de s’occuper de sa mère et lui demande de quitter le gala sans plus de cérémonie. Il retrouve alors Robert au bar, et c’est l’occasion d’une nouvelle conversation cryptique pour ces deux-là. Robert lui offre une carte, que Will refuse pour aller s’occuper de sa femme. J’ai l’impression de passer à côté de scènes-clés, il faudra que je revoie cet épisode au calme à un moment ou un autre.

Will ramène donc sa femme chez lui et elle le menace plus ou moins, lui révélant qu’elle sait exactement qui il est : Logan lui a raconté de jolies histoires et elle sait qu’il déteste être appelé Billy. Ben voui, tu m’étonnes. S’est-elle vraiment suicidée ? Ce n’est plus si sûr dès ce moment.

Bon, ils sont surpris par Emily qui est directement convaincue que sa mère est folle et accro à l’alcool. Sa mère lui assure l’avoir toujours aimée, alors que son père n’a jamais aimé qui que ce soit. Elle est drôlement lucide et c’en est triste : une autre vie gâchée chez les Delos, finalement. Elle n’a pas tort : William a détruit tout le monde, le père, le frère et maintenant sa femme. Logique. Une sorte de bon plan.

William retrouve alors sa fille qui est totalement manipulée par lui et croit faire le bien de ses parents en s’arrangeant pour placer sa mère en hôpital psychiatrique. La pauvre a fait bien des démarches pour rien, car c’est cette nuit-là que sa mère a choisi de se suicider dans son bain.

On en revient alors au parc où Will est désormais sûr et certain qu’Emily est un robot. Elle lui demande trop de choses. Celle-ci révèle alors ses vraies intentions : elle n’est pas un robot, elle veut juste exposer le plan de son père au reste du monde pour pouvoir l’enfermer. Eh oui, avant de se suicider, sa mère lui a laissé un message : le profil Westworld de son père. C’est totalement abusé, mais ça suffit à convaincre Emily que son père est un cinglé de base qui mérite tout ce qui lui arrive, tout ce qui lui arrive étant quelques balles dans le corps avec lesquelles il a l’air de vivre très bien et très longtemps, sans même souffrir plus que ça. Un peu perché tout ça.

Ils sont heureusement récupérés par une équipe de secours… que Will n’hésite pas à tuer sans le moindre scrupule. Sous le regard terrifié de sa fille… qu’il décide de tuer aussi, persuadé qu’Emily est un robot. C’est un pari complétement fou tout ça, et une folie qui n’en finit pas.

Malheureusement, il était sûr que sa fille lui mentait parce qu’elle avait parlé de son profil Westworld, qu’il n’a jamais partagé à personne, pas même sa femme… sauf que c’est ce même profil qu’elle avait en main quand il l’a abattu. Et elle n’a pas hérité de son gêne pour survivre aux balles apparemment. C’est fort dommage car j’aimais déjà beaucoup son personnage après ces quelques épisodes, et je sens qu’il y avait encore énormément à faire avec elle. Cela pousse Will à envisager lui aussi le suicide, et il se remémore alors la dernière nuit avec sa femme : ce moment où elle lui a demandé une seule vraie vérité, ce moment où il a planqué la carte dans un livre et ce moment où il lui a confié sa vérité sur le monstre en lui, une fois qu’elle dormait. Ce monstre, cette noirceur en lui, il ne l’a pas vu tout de suite, mais il l’a laissé prendre le contrôle.

Will lui affirme donc qu’elle a toujours eu raison et qu’il appartient à un autre monde, pas à celui-ci. Il est sûr d’être fait pour Westworld et s’en va. Et bien sûr, sa femme ne dormait pas. Elle découvre donc son profil Westworld dès qu’elle en a l’occasion, et ce qu’elle voit la terrifie : son mari est amoureux de Dolores, les images ne trompent pas… Les statistiques faisant de lui un paranoïaque non plus. Après tout ça, elle a donc confirmation de ce qu’elle a toujours su. Elle décide de planquer le profil de Will dans la boîte à musique d’Emily, le fameux cadeau que celle-ci avait jeté et pensait avoir perdu à jamais.

C’est ainsi qu’Emily a su. Et plutôt que de se suicider, il choisit de se taillader le bras pour voir s’il est un robot. Le suspense est là, mais ce serait tordu quand même.

Dolores s’avère finalement bien être « Celui qui apporte la mort », donc plutôt « Celle », j’étais passé à côté dans ma critique de la semaine dernière, désolé ! Elle continue sa progression vers la vallée de l’au-delà, parlant aux indiens qui refuse de la laisser passer pour protéger le nouveau monde à la base de leurs croyances. Rapidement, ça vire donc en baston générale et nos amérindiens se font sérieusement défoncer par Teddy et Dolores.

Il ne reste bien sûr plus qu’eux deux après ce combat, parce qu’ils sont trop forts et que malgré tout, on est dans une série ; il faut bien tuer les figurants à un moment. De manière étonnante, en revanche, Teddy semble guérir progressivement de son lavage de cerveau… et épargne un de ses ennemis.

Cela semble le hanter pour le reste de l’épisode où il nous tape une petite crise métaphysique supplémentaire et où Dolores est heureuse d’être le premier être de ce monde à faire ses propres choix. Pas de bol, cela se solde par un Teddy qui semble avoir des doutes sur ses sentiments pour elle, qui sont constants depuis toujours. Elle est l’une des premières choses qu’il a vu en se réveillant pour la première fois, et il se souvient de son réveil, examiné par Arnold. Et malgré ses sentiments pour elle, il choisit de se suicider devant Dolores qui a pris la décision de le faire devenir un monstre.

Ah oui, pourquoi pas. C’est inattendu quand même, même si Dolores l’a autant mérité que cherché, pour le coup. Et donc voilà, c’en est fini de Teddy qui choisit de se suicider sous ses yeux, ne supportant plus d’être un monstre. Et comme Dolores en a supprimé la sauvegarde, ben… Adieu.

En théorie ? Parce qu’en sous-terrain dans un labo, Clem est incompréhensiblement ramenée à la vie par des techniciens qui prennent un malin plaisir, sous le commandement de Charlotte et l’observation de Bernard, à lui donner la capacité de communiquer avec les autres robots… pour les forcer à s’entretuer.

Bernard est toujours hanté par Ford qui lui explique qu’il l’avait prévenu de ne pas faire confiance aux humains. C’est suffisant pour qu’il se rende auprès de Maeve et tente en vain de la libérer. Celle-ci « sent » toutefois sa présence et lui transfère les informations que Robert voulait voir récupérées par Bernard.

Ce dernier retrouve Elsie et, même si Ford lui dit de se méfier d’elle, il lui révèle que Delos copie les invités pour les transformer en hôtes… depuis un sacré bout de temps. Elle est traumatisée par l’info et c’est assez pour la motiver à se rendre elle aussi dans la vallée pour protéger ces données sensibles. En chemin, elle s’arrête pour récupérer les armes des gardes tués par Will. Cela l’éloigne de Bernard, et Ford en profite de nouveau pour tenter de le convaincre de tuer Elsie.

Ah putain, une fois pas deux les gars. Bernard supplie Ford de le laisser tomber, mais ça ne fonctionne pas comme ça. Par peur de tuer Elsie, Bernard choisit donc de se taillader le bras pour insérer de quoi transférer des données, de se faire prisonnier de sa propre voiture et de faire disparaître Ford de sa tête. Cela semble fonctionner, mais Elsie se méfie désormais de lui. Elle a bien raison, mais ça n’empêche pas Bernard de décider de la laisser au bord de la route, avec quelques cadavres pour seule compagnie.

De son côté, Maeve est toujours en pleine agonie avec un technicien étant impatient de la mettre définitivement chaos… et ne se doutant pas qu’elle est à son tour « hantée » par Ford, que je vois comme une sorte de virus transmis par Bernard. Celui-ci essaye de convaincre Maeve de ne pas se laisser faire, et il n’en faut jamais beaucoup pour que Maeve accède à ses données et pète un câble. Vivement la fin de saison, donc.

Saison 2

Westworld – S02E08

Épisode 8 – Kiksuya – 18/20
Encore un épisode réussi, ils ne s’arrêtent décidément plus. Si ça m’a d’abord paru long au premier abord, le HS s’est peu à peu raccroché à des éléments que j’adore dans la série, avec un excellent développement de l’intrigue générale se faisant par un intermédiaire original. Après deux saisons, la série se réserve encore la capacité de me surprendre et d’étendre son univers de manière cohérente et logique. Et puis, comme toujours, les surprises débarquent quand je m’y attends le moins, alors je dis oui !

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Spoilers

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Where’s the door?

On continue les résumés sans la moindre réplique ce qui est un peu abusé vu la complexité de la série, mais largement suffisant vu la manière dont je regarde à fond chaque épisode. L’épisode reprend sur William très mal en point (avec quelques balles en lui) et qui souhaite s’interdire de mourir. Pourquoi pas. Il est repéré par un des amérindiens qui se souvient malheureusement de lui – ce n’est jamais une bonne chose quand t’as passé des années à tuer tout le monde.

Malgré tout, il est sauvé par l’homme qui trouve que la mort serait une issue trop belle pour lui… et William est emmené dans le même camps que la fille de Maeve. En flashback, celle-ci joue à la dinette avec sa mère et lui dit avoir reçu une pierre de la part du fantôme, pierre pleine de sang en forme de labyrinthe. Cela nous fait supposer qu’elle se souvient de toutes les vies déjà vécues auparavant, et c’est plutôt cool pour la suite, car elle aura probablement une dent contre William si c’est le cas. Et comme je n’aime pas William…

Cela dit, je n’aime pas beaucoup non plus l’amérindien dont je n’ai rien à faire mais sur lequel l’épisode s’attarde ensuite. Un flashback nous révèle qu’il vivait paisiblement dans un village de tipis jusqu’au jour où il a eu la mauvaise idée de venir dans le village américain voisin où tout le monde était mort, même Bernard et Dolores. Oui, oui, Bernard en robot dans le parc normal… pourquoi personne n’est donc au courant qu’il en est un dans le présent ?

Qu’importe, notre amérindien trouve le labyrinthe et le ramène chez lui parce qu’il se met à entendre une voix nouvelle dans sa tête. Il commence donc à dessiner d’étranges symboles Westworld, partout où il peut, notamment dans les peaux de bêtes. Cela lui vaut d’être rebooté en celui que l’on connaît aujourd’hui, un amérindien beaucoup moins gentil et bien plus meurtrier.

C’est là que l’épisode a regagné mon intérêt puisqu’il a eu rapidement conscience de ne pas pouvoir tuer certaines personnes, notamment un certain Logan, toujours aussi à poil que quand Logan l’a abandonné pour un long trajet dans le désert. Logan est complétement brisé, mais il me valide quand même le point 3 du Bingo Séries et fait prendre conscience à l’amérindien qu’il y a un autre monde ailleurs. Oui, une fois de plus, l’amérindien commence à gagner une conscience – surtout qu’il se rend ensuite dans son ancien village où il tombe sur son ex-femme. C’est assez intéressant d’avoir l’hôte nous racontant tout ça en voix-off, puisque c’est la première fois qu’il est autant question d’un hôte reprenant conscience – suffisamment pour abandonner Logan dans le désert une deuxième fois après l’avoir recouvert (la frustration est là, je veux savoir comment il est sorti du parc pour aller se tuer dans une overdose moi, le voir fou, ça ne me suffit pas).

Reste le problème que notre amérindien se met à avoir une conscience et à changer de narration par lui-même, sachant bien qu’il ne fait que se répéter, encore et encore. Cette fois, donc, il parvient à se rendre dans la Vallée de l’au-delà, la fameuse, et il voit une sorte d’usine ainsi qu’une porte. Cependant, il ne veut pas aller dans l’autre monde sans auparavant récupérer son ex-femme. Il s’introduit donc chez elle en pleine nuit pour l’enlever, puis l’emmène avec lui. Avant de se diriger vers l’autre monde, il prend aussi le temps de se démaquiller – ce qui a dû faire du bien à l’acteur, parce que voilà la dose de maquillage qu’il a sur le corps quoi.

Ake ! Il s’appelle Ake, il était temps d’avoir un prénom. On l’obtient quand il parvient à réveiller son ex-femme avec leur échange de base inscrit dans leur interface. Les hôtes peuvent donc éveiller la conscience des uns et des autres, juste comme ça ? Intéressant. Ake et sa femme entreprennent ensemble le chemin vers la porte menant à l’autre monde, mais ils sont incapables de la retrouver, car ce serait autrement trop simple pour la série.

Le grand problème d’Ake est alors que des techniciens retrouvent sa femme et la ramènent en laboratoire. Pas de souci : il retourne au village récupérer sa femme… mais malheureusement pour lui, elle n’y est pas ! De manière logique, les scientifiques ont décidé de la remplacer par une autre. Ake s’est donc mis en quête de la retrouver coûte que coûte, quitte à se retrouver en sale état et être aidé par la fille de Maeve lui donnant de l’eau. Intéressant.

Il retourne à son village où il trouve une femme elle aussi réveillée et consciente des changements qui se produisent. Elle lui parle donc des rumeurs de son village qui parlent des gens d’en-dessous et du labo. Cette fois, il décide donc de se laisser tuer. Cela le mène dans un labo où il apprend que ça fait neuf ans qu’il erre dans le parc sans être mort une fois. Et les hôtes ne sont mis à jour que lorsqu’ils meurent. La supérieure des laborantins est surprise de la nouvelle, mais elle décide de le mettre à jour et le laisser retourner vivre sa vie.

Dès qu’il en a l’occasion, Ake se lève donc et farfouille les labos, tombant sur un hangar plein de robots nus… y compris sa femme, Kohana. C’est beau comme tout cette histoire d’amour, mais la pauvre est désactivée et ne réagit pas. Tu parles d’une aventure métaphysique ! Personne ne le repère se baladant tranquilou dans les labos, donc il retourne à sa place, bien décidé à revenir dans son village et prévenir de ce qu’il se passe.

Les amérindiens sont donc au courant de tout ce qu’il se passe dans le parc depuis un moment, même si tout ça n’est fondé que sur des croyances populaires. Ake s’est mis à dessiner le symbole partout de nouveau, dans l’espoir de réveiller d’autres de ses hommes. Il devient alors une sorte de dieu pour les autres ; et il essaye de prévenir la fille de Maeve du terrible sort qui l’attend. Malheureusement, Maeve ne le comprend pas comme ça : se sentant menacée, elle finit par tomber sur le logo Westworld et probablement se réveiller. Malgré la protection d’Ake, Maeve et sa fille se sont alors fait tuer par Will.

Les années passent et de plus en plus de robots gagnent conscience, et Akecheta (son nom complet) finit par tomber sur Ford, son créateur, surpris de voir qu’Ake le regarde depuis longtemps.

Il l’interroge donc sur ses intentions de partager la vérité autant que possible. Et il n’y a pas à dire, Ford est impressionné par sa création. Il lui conseille de continuer ses observations pour encore un moment, jusqu’au retour de « celui amenant la mort » et jusqu’au moment où celui-ci viendrait après Ford. Dès que ce sera le cas, il lui faudra rassembler son peuple et les mener vers un autre monde.

C’est donc ça que s’évertuent à faire les amérindiens depuis le début de la saison. Il veut emmener les robots qu’il connaît et qu’il a réveillés dans un autre monde. Bon, et tout ça, Ake le raconte donc à la fille de Maeve, réveillée elle aussi.

Ils sont interrompus par l’arrivée de la fille de William qui comme je le supposais s’arranger pour le récupérer – promettant à Ake qu’elle le fera souffrir encore plus. Reste à voir comment – mais si elle l’éloigne définitivement du parc, il y aura de quoi s’amuser.

Sinon, et comme prévu, Lee fait tout ce qu’il peut pour empêcher Maeve de mourir. Cela passe par la ramener auprès d’un scientifique qui n’en veut pas jusqu’à ce qu’il apprenne les dons de Maeve. Il se met alors à la scalper pour la guérir – parce qu’il ne faut surtout pas perdre cette capacité. OK, on tourne en boucle là.

Lee est malgré tout touché par l’histoire de Maeve et par tout ce qui lui est arrivé, et il la pleure à son chevet comme si elle était humaine. Et s’il est pour elle et son humanité, Lee est malgré tout forcé de quitter le labo quand un scientifique le surprend. Le code est récupéré dans la tête de Maeve et son sort laissé entre les mains de Charlotte. Celle-ci apprend donc qu’elle est capable de communiquer avec les autres hôtes et voir à travers leurs yeux. Vient alors la surprise de l’épisode, que j’ai senti arriver à peine trente secondes avant et qui était donc vraiment bien trouvé : depuis le début de l’épisode, Ake est en fait en train de parler à Maeve, qui a pris possession du corps de sa fille… Bien joué. Ake promet de s’occuper de sa fille et lui souhaite de rester en vie, alors que Charlotte cherche à comprendre à qui peut bien parler Maeve.

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Sense8 – Épisode final

Synopsis : Dans cet épisode final, les passions s’enflamment alors que les sensates et leurs alliés les plus proches unissent leurs forces pour sauver leur groupe et stopper pour de bon leurs ennemis.

> Saison 2


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Pour commencer, je me suis remis en tête hier l’ensemble des intrigues en cours avant ce chapitre conclusif, finalement rattaché à la saison 2 par Netflix. Cette saison aura été chaotique avant un début en décembre 2016 et une fin en juin 2018 – pas vraiment ce que j’appelle une saison. Je suis beaucoup trop impatient de m’y mettre, car ce double épisode est censé mettre un terme à une série feel good que j’aurais comme tout le monde aimé ; même si je n’en ferai jamais ma série préférée, j’avoue. Je ne m’étale pas en introduction, tout a déjà été dit sur le blog et je veux juste savoir comment ça se termine avant d’être spoilé !

Épisode 12 – Amor Vincit Omnia – 20/20
Magnifique. Cette conclusion nécessaire est magnifique, bienvenue et parfaite. Je ne suis pas sûr que le 20/20 puisse suffire tant cet épisode avait tout ce que je voulais – et peut-être même plus. On peut désormais vivre en paix en sachant que cette saison aura eu la conclusion qu’elle méritait, si ce n’est une conclusion meilleure qu’elle ne méritait.

Spoilers ci-dessous !

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Impossibility is still just a kiss away from reality.

Même si je ne suis qu’impatience et que je ne l’aime pas beaucoup, j’ai pris le temps de regarder le générique, par principe. L’épisode commence par 99 Luftballons, un joli moyen d’avoir mon intention dès le départ avec un casting hyper bien foutu pour Wolfgang enfant. Comment ce flashback s’explique-t-il ? Eh bien, Wolfgang est toujours torturé dans la branche londonienne de BPO et cela le ramène dans son passé avec un père abusif et violent, contrastant avec l’amour que lui porte sa mère. Son père ? Oh, rien de fou, il le tue dans une ruelle alors que sa mère lui explique qu’elle ne vaut rien. Charmant.

C’est à ce moment-là que Kala réussit à contacter Wolfgang pour lui expliquer qu’elle a Whispers en sa possession et qu’ils vont pouvoir se servir de lui pour le libérer – c’est aussi pour ça que la torture est moins forte qu’avant. Très vite, on entre dans le vif de l’action : Kala est rejoint par Riley, d’abord en esprit, puis en physique et on comprend que le cluster est désormais connecté au point que ça va devenir dur de tout suivre de qui est avec qui. Heureusement, Hernando est encore plus paumé que moi, ça remet les choses en place, alors que Daniela est aussi fan de la situation que moi.

Ce qui habituellement serait un faux raccord est ici parfaitement normal et le plan peut se déroulait sur plusieurs fronts à la fois : Kala prépare un bloqueur pour Will, Capheus récupère un van de police, Nomi fouille le portable de Jonas et tous prennent encore le temps de se parler de choses et d’autres entre temps, permettant un bon humour, notamment dans la relation Nomi/Lito.

Nomi s’inquiète de l’absence de Bug, mais refuse d’en parler à Aminata qui, elle, découvre que la femme de Whispers/Milton, Elizabeth, veut divorcer. Trop de secrets, trop d’interactions, huit personnages dans chaque scène, ça fait beaucoup à suivre. Whispers est enfermé par Will dans une cave où il vient l’interroger, renversant la situation de la saison 2 et me rappelant des intrigues oubliées, du genre celle sur le meurtre de Sara. Milton n’est pas trop inquiet pour sa survie et sa liberté, préférant proférer des menaces à Will que répondre à ses questions : il annonce la mort de tout le cluster à venir, ce à quoi Will rétorque que sa femme demande le divorce mouahaha !

Jonas est aussi prisonnier, mais dans de meilleures conditions : sa torture à lui est de lire Proust et de se demander s’il est un sensate. Il est interrogé par l’ensemble du cluster à la fois par l’intermédiaire de Nomi : tous veulent comprendre pourquoi il a arrêté de les aider, de même que les vraies intentions d’Angelica avant sa mort. C’est l’occasion de flashbacks sur celle-ci pour nous expliquer au mieux l’intrigue et développer la mythologie. Angelica a ainsi eu l’idée de retrouver Raoul, perdu quelque part à Chicago, en utilisant la douleur. Elle a fait l’erreur d’en parler à Milton, cela dit.

Au cours de la nuit, on découvre qu’ils sont à Paris et qu’Aminata a du mal à s’ajuster à sa nouvelle ville : elle a toujours voulu venir à Paris pour une escapade romantique et son escapade parisienne a viré au cauchemar. Le lendemain, le réveil est compliqué pour tout le monde : entre le mariage reporté, Lito possiblement viré, la campagne de Capheus et Kala qui s’inquiète désormais par son père sous la coupe de BPO, il y a de quoi paniquer. Heureusement, un peu de yoga sur un toit parisien fait bien son taf, et clairement la série a su tirer profit de ces quelques jours dans la capitale.

À Londres, Wolfgang continue de se perdre dans ses souvenirs de vengeance pour sauver sa mère qui est aussi… sa sœur. Ah bien. C’est gênant tout ça. Son beau-père l’a donc violée plusieurs fois et elle est tombée enceinte de Wolfgang, qu’elle a élevé. Ceci explique ses envies de meurtre sur son père au moins. Toute cette colère lui permet de prévoir de s’échapper et ça vire vite à une sacrée fusillade sanglante entre Wolfgang et le reste du labo.

Il est aidé par le fait que ses ennemis le veulent en vie bien sûr, mais il n’a qu’une seule arme alors bof. Le labo ? Un hôpital avec plein de gens endormis qui sont probablement des sensates eux aussi. Wolfgang envisage le suicide quand il comprend qu’il ne peut leur échapper, mais Kala l’en empêche de justesse en menaçant de faire de même. Eh ben.

La scène suivante voit les sensates essayer de comprendre le plan de BPO qui les dépasse totalement et Bug surgir de nulle part en costume FedEx (bonjour la pub). Rien de grave n’est donc arrivé à Bug qui est lui aussi à Paris, mais comme c’est un épisode final, nous n’avons pas spécialement le cas de nous attarder sur lui. À la place, on enchaîne sur l’intrigue coréenne avec un nouveau scandale et Sun appelant son détective blessé dans l’affaire. Elle est amoureuse après tout, et lui aussi, et c’est mignon comme tout et il fallait bien faire avancer aussi cette intrigue en plus de tout le reste. S’ils arrivent à tout conclure, ce sera une prouesse d’écriture quand même.

Un peu comme leur capacité à complexifier l’intrigue encore un peu plus tout en laissant Will la résumer comme si de rien était : Whispers et Angelica ont donc trouvé un moyen de tracer les sensates grâce à la douleur avant d’aller ensemble à Londres, voyage important puisque c’est là qu’ils ont montré leur nouveau projet à Croome & au « chairman » dont l’identité est encore inconnue (Bug ?). Quelque chose s’est alors produit puisque Jonas a ensuite été fiché comme terroriste.

Bien, on avance dans l’intrigue de fond, mais il reste pas mal d’intrigues persos à résoudre : on enchaîne ainsi avec Kala qui voit Rajan débarquer à l’appartement parisien. Contacté par une agence médicale, il s’est inquiété pour elle et a décidé de la rejoindre, compromettant aussi l’appartement parisien – alors que Hernando, Daniela et Aminata sont partis s’acheter des croissants putain !

C’est immédiatement parti pour une scène d’action et de fuite sur les toits parisiens, avec des policiers parisiens (portant bien sûr des bérets, hein, faut pas déconner – j’ai tellement ri) qui n’ont même pas besoin de se donner la moindre peine : le trio d’affamés de pâtisseries débarquent à l’appartement au moment où Nomi tente de prévenir Aminata. C’était obligé ça aussi, c’est complétement con de les avoir laissé partir sans un sensate au moins. Paniqués, Nomi et Lito font demi-tour et retournent à l’appartement, alors que Jonas en profite pour s’enfuir.

Rapidement les policiers parisiens sont maîtrisés par Will et Sun (par l’intermédiaire de Nomi et Lito donc) et Rajan découvre toute la vérité dans une scène hyper comique. Au moins, Rajan comprend mieux les secrets et bizarreries de sa femme, et il décide de la croire. J’ai beaucoup de peine pour lui parce qu’il est définitivement beaucoup trop amoureux de Kala alors qu’elle passe son temps à le tromper.

On retrouve ensuite Will et Riley sortant de la station de métro Abesses – et c’est tellement bizarre de reconnaître l’endroit où ça a été tourné, franchement – pour se rendre auprès d’une amie française de Riley ; l’occasion pour nous de nous rappeler que puisque Riley parle français, tout son cluster parle français. Cette amie leur offre une nouvelle planque parisienne, un bar-discothèque, pour procéder à l’échange Wolfgang/Milton.

La scène suivante voit Will et Riley être suivi du regard par des dizaines de fans parisiens de la série (heureusement que la consigne numéro 1 des figurants est de ne pas regarder la caméra, hein), mais aussi l’être par une femme étrange qui cache son visage. Une rapide course poursuite dans le métro (décidément, ils jouent de toute la géographie parisienne) plus tard, ils ont vu son visage et la femme s’enfuit avec le métro à l’arrêt le plus long de tout Paris, clairement. Cela met Will & Riley en retard pour administrer le bloqueur à Whispers, mais au moins ils ont reconnu Bohdi qui avait contacté Riley dans un avion la dernière fois – refusant de changer le monde.

Par conséquent, c’est Aminata qui se rend auprès de Whispers, sous la surveillance de Daniela : il connaît déjà Aminata de toute manière (mais pas Daniela du coup, ce n’est pas hyper logique, mais elle cache son visage). Milton découvre grâce à ça qu’Aminata est sur le point de se marier avec Nomi, en profite pour l’énerver afin de s’échapper mais est maîtrisé par une Daniela beaucoup trop badass. On ne l’a jamais vu si froide avec quelqu’un il me semble, mais ça lui va à ravir et je suis très content de voir que tout le monde a le droit à au moins une scène dans ce script de 2h30… qui ne laisse pas le temps de souffler.

Mr Hoy rend visite à Riley pour lui expliquer qu’il est sur le point d’être arrêté par BPO, mais avant ça il conduit Riley auprès d’Yrsa, sa mère adoptive si je comprends bien. Celle-ci est en compagnie d’une scientifique, River, la fille de la co-créatrice de BPO (l’autre étant Hoy, avant que ça ne parte en vrille donc). Il existe donc une branche de BPO qui n’est pas encore en train de faire de la merde, mais il est dur de la trouver et de tout suivre car en parallèle Hoy est en train d’être contacté par plein de sensates paniqués par la purge en cours de la part de BPO. Rien que ça.

River, une homo sapien, est aussi menacée par BPO et demande à Riley de tuer Whispers. Ce faisant, ils rendraient caduque le pouvoir du Chairman sur BPO… mais perdraient aussi leur dernier espoir de retrouver Wolfgang, mis de côté depuis trop longtemps quand même. Avec cette nouvelle information, le groupe est face à un dilemme beaucoup trop compliqué et ils refusent de perdre Wolfgang.

Dès lors, River et Yrsa comprennent que c’est foutu pour elles : cette dernière prend son bloqueur et nous vire Hoy et Riley de son esprit. Hoy décide alors de se suicider car il ne peut se permettre d’être piégé par BPO – il en sait trop. Heureusement, il est arrêté par Kirsty, la tante de Riley (wtf ? J’ai oublié trop de choses je crois) qui révèle qu’elle est au courant pour les homos sensorum depuis longtemps puisqu’elle était mariée à l’un d’eux. Elle offre un bloqueur à Hoy au moment où il va se faire arrêter, et ensuite mystère.

En parlant de mystère, Wolfgang rencontre enfin le chairman qui porte bien sûr un masque. Qu’importe, on sait qu’il est vieux et légèrement brûlé de la face. Il semblerait que ce soit un sapien et sa scène ne sert pas à grand-chose, mais au moins Wolfgang est déplacé vers un hangar où son bloqueur ne fait plus effet : il retrouve ainsi Kala… Juste avant que Lila n’arrive le narguer.

Il est temps de préparer l’échange entre Wolfgang et Milton, dans un plan mis en place par Will. C’est lui qui décide prendre le risque d’entrer en contact avec Lila, alors que Lito est utilisé pour lancer une alerte terroriste bien trop drôle auprès des policiers (enfin un acteur français, d’ailleurs). Drôle ? Oh, ben c’est du Lito : moustache, béret, baguettes et « terroristes! Terroristes ! ». Dur de ne pas en rire, même si la police semble intervenir un peu trop vite dans l’affaire. Le but est de bloquer BPO.

Le plan se met progressivement en place, et ça se fait avec beaucoup d’humour tout du long (Daniela qui se fait jeter par deux mecs, c’est génial, de même que Capheus en appelant à l’esprit de Jean-Claude ou Kala testant ses bombes puantes, grosso modo).

La préparation évacuée, on peut en arriver à l’action, avec tout le monde dans le bar/boîte de nuit prêt pour l’échange. Bien sûr, BPO a fait introduire quelques armes dans le club et la scène est miraculeusement cool, avec Bohdi sortant de nulle part pour tenter d’assassiner Milton parvenant ainsi à s’échapper quand Riley réagit à temps. Lila apprend la nouvelle et tente de tuer Wolfgang, ce que Rajan voit et explique à Kala s’interposant immédiatement. Le combat continue sur la piste de danse et ça part dans tous les sens jusqu’à ce que les bombes puantes fassent leur effet et vident le club.

C’est l’heure pour Capheus d’entrer en action avec un camion transformé en camion de police, pour aider à l’évacuation des sensates. Franchement, tout semble se passer beaucoup trop bien pour que j’y crois et j’ai commencé à flipper de voir quelqu’un y passer.

En plus, Sun se retrouve coincée par les flics… mais heureusement son détective débarque lui aussi à Paris pour la sauver à temps et nous servir une scène de retrouvailles digne d’un drama coréen. Bon, au milieu de flics français KO, donc.

De son côté, Milton retrouve Lila et est emmené auprès d’un autre homme qu’il est heureux de retrouver… pour quelques instants du moins. Très vite, Lila tue cet homme et s’arrange pour récupérer Milton. Ainsi donc, c’est Lila qui récupère tout le pouvoir de cette fin d’épisode (parce que ça semble être la fin d’un deuxième épisode déjà – c’est l’avantage des deux heures trente).

On retrouve alors tout le monde dans une jolie maison de campagne française où Kala se retrouve confrontée à un embêtant dilemme entre Wolfgang et Rajan. Elle choisit les deux sur conseil de Bug et on peut alors passer à un charmant dîner de famille, merci Jean-Pierre ! Les retrouvailles sont très joyeuses et très chouettes et… très gâchées par Bohdi que soudainement tout le cluster peut voir sans raison (mais pas Rajan, Aminata, le détective, Daniela ou Hernando). Elle leur demande d’accepter l’invitation de la Mère… ce qui les amène au Lacuna, une « maison », un temple où vivent des homos sensorum à l’abri des sapiens et où toute l’intrigue de la série est relancée pour la dernière heure.

Cette fois, on apprend donc que BPO est manipulée par Milton Brandt, que Bohdi – future Mère du Lacuna – veut tuer. L’actuelle Mère révèle en tout cas qu’elle est mère de Lacuna, vraie maman aussi (et grand-mère) et enfin mère d’un cluster… dont il ne reste plus que Milton qui a tué tous les autres. Il y a donc quelqu’un qui a souffert plus que nos sensates dans l’affaire puisqu’elle a senti la mort de son cluster… mais Milton aussi : il a tué tout en étant tué, lui donnant un goût d’immortalité qu’il a bien l’intention d’atteindre grâce aux zombies sensates qu’il a. Si je capte tout bien comme il faut, l’idée est de continuer à vivre dans le corps d’autres homo sensorum, rien que ça, grâce à une machine créée par Angelica permettant à Milton de prendre le contrôle des sensates transformés en zombies. Face à ce plan diabolique, le Lacuna a décidé d’intervenir car rester neutre serait être complice.

Il n’en faut pas plus pour que le cluster décide d’en faire autant et se dirige cette fois vers Naples – décidément, ils ne font que voyager et même s’ils sont dans plusieurs véhicules à la fois, ça ne les empêchent pas de s’éclater sur la musique de Riley – la série nous montrant pour la première fois la différence entre la réalité et leur esprit. C’était très chouette. En Italie, Wolfgang retrouve Felix (youhou) qui lui offre des armes après avoir découvert la complexité du triangle Rajan/Kala/Wolfgang qui semblent heureux dans ce triangle.

Malgré un avertissement de dernière minute par Jonas, Will et le reste du cluster arrivent à Naples pour parler à Lila qui leur explique son envie de créer un sanctuaire ici avant d’utiliser un bloqueur pour dégager Will et Wolfgang de ses pensées.

Alors qu’un groupe se fait plaisir avec de la pizza, un autre est accueilli à Naples par Diego et… Puck, qui s’avère être l’ex mari de Ten Days in the Valley, je ne l’avais pas reconnu. Eh ben, passer de Sense8 à ça, c’est triste. Bref, le Cluster décide d’utiliser un cheval de Troie sur une idée merveilleuse d’Hernando. C’est donc un bus de touristes beaucoup trop drôle qui leur permet de s’introduire comme il se doit. C’est excellent parce que si c’est dramatique, c’est aussi bien trop comique d’avoir Daniela ou Sun en touristes. Les acteurs semblent s’être éclatés à jouer ce cliché, de même que les scénaristes en écrivant, en fait. Aminata et Nomi vouent un culte à la Tour Eiffel dans l’espoir de survivre, Rajan découvre que Kala peut se servir des connaissances de Wolfgang pour tirer, Sun vit sa romance parfaite et tout va bien, sauf que le sang gicle un peu partout pour les méchants qui n’ont pas tous l’avantage du Cluster.

Bien sûr, Felix se fait une fois de plus tirer dessus, ce qui est plus marrant que dramatique cette fois. Les scènes d’action et combat s’enchaînent et Mun révèle qu’il souffre encore de sa blessure de la saison précédente. Forcément. Lila arrive dans le palace servant de lieu de fusillade, mais le cluster n’a pas encore la main sur Milton, qui est soit disant sécurisé. Nomi conseille aux autres d’aller vers l’étage supérieur où il doit être, mais l’arrivée de Lila augmente le stress, forcément. Et ce qui devait arriver arriva : Kala se fait tirer dessus par Lila. Putain, mais non, mais pas Kala quoi !

Tous ressentent donc la blessure de Kala au même moment, ce qui fait que tout le monde est au courant de sa chute. Plutôt que de tous les réunir, les scénaristes font le choix de nous les montrer tous mourir un par un. Sont-ils seulement sérieux ?

Kala finit dans les bras de Wolfgang et Rajan… et révèle enfin qu’elle est encore en vie et qu’ils feraient mieux d’essayer de la sauver. Cela se fait grâce à un tazer introduit plus tôt et une super idée de Rajan qui est passé de personnage que je détestais à personnage que j’adore. C’est bien joué de la part des scénaristes, et Kara survit finalement – peut-être même un peu trop simplement. En plus, c’est cool, elle peut continuer d’être dans l’action avec sa connexion, et elle embrasse à la fois Wolgang et Rajan.

C’est parti pour la toute fin, donc, avec une dernière poursuite de Lila pour arrêter Milton, mais aussi avec Jonas revenant une fois de plus auprès de Will pour délivrer toutes les réponses.

Après la mort de Raoul, Angelica et lui ont découvert le plan de Milton et fait en sorte d’utiliser des clusters pour l’en empêcher. Les choses ont malgré tout même tourné pour le plan d’Angelica qui a perdu au passage une partie de son cluster en faisant exploser BPO. La face brulée du Chairman ? Elle date de cette explosion. Quant à Angelica, elle avait prévu un prototype de sa machine contrôlant les sensates qui ne répondrait pas à Milton, mais à Jonas.

Tada. Jonas retrouve ce prototype et en profite pour prendre possession d’un sensate qui se trouve au point d’échange de Milton entre Lila et le Chairman. Celui-ci révèle son visage cramé pour mieux se prendre une balle en tête. Jonas réussit son coup, retrouve Angelica pourtant morte et meurt à son tour. Il ne reste plus que Will pour empêcher Lila et Milton de s’enfuir, et tout le cluster se met immédiatement au travail avant de finalement exploser l’hélicoptère de ces deux-là qui meurent donc en tentant de s’enfuir. Merci Felix pour le bazooka, mais wow, sacrée conclusion finalement.

Comme je m’en doutais, la conclusion de l’épisode repasse par Paris et se fait à la Tour Eiffel où je crois bien qu’un mariage s’organise. Tout le casting se retrouve donc pour faire la fête : Hoy est encore en vie, Kala est déjà sur pied grâce à leur médecin d’Italie, la famille de Capheus crise d’être à la Tour Eiffel et ah oui quand même, les scénaristes ont vraiment réussi à s’arranger pour tourner ça ?

Sun file le parfait amour avec son détective, la famille de Nomi débarque sur place et est un chouilla choquée… Leur monde se confronte alors à celui de la famille d’Aminata, ce qui est excellent aussi ; Will rencontre la famille de Riley, vraiment toutes les intrigues parviennent à une conclusion naturelle.

Il reste encore assez de temps pour nous vendre un magnifique mariage entre les deux, à la Tour Eiffel. Ah oui, de l’histoire des mariages de séries, celui-ci va rester  dans l’Histoire quand même. Nomi est amenée à l’autel par Bug et on a droit à une vraie cérémonie avec discours de River sur les nouvelles possibilités d’amour, sur l’espoir et sur ce qu’est le mariage… et en parallèle, il est clair que les scénaristes passent aussi un message sur le monde dans lequel on vit, et sur le fait qu’il ne faut pas perdre espoir en l’amour et l’avenir.

Bref, de bien jolis discours, sur le changement, sur l’espoir, sur l’amour ; une vraie et longue et belle cérémonie pour leur amour. Les voilà donc mariée et mariée sur la Tour Eiffel, et c’est  parti pour le feu d’artifice qui a fait tant parler de lui, vu depuis l’intérieur de la Tour Eiffel. Ah oui quand même. Il est donc offert par la ville de Paris et par BPO, devenue une gentille organisation de nouveau, sous la direction de River. Le feu d’artifice montre tous les couples et trouples fort heureux, puis on enchaîne sur Bug trouvant l’amour au moins pour une nuit, tout le monde dansant, Kala incapable de savoir ce qu’elle veut et ouais, tout le monde qui fait la fête avec des space cakes. Une fête de folie, où la mère de Nomi l’accepte enfin et où Nothing matters when we’re dancing :

La lune de miel se fait dans leur appartement parisien où on retrouve là aussi chaque couple. Oui, cette fin heureuse n’en finit plus, mais c’est exactement ce que tout le monde voulait, non ? Non, tout le monde voulait une dernière orgie évidemment et c’est parti pour la sensualité de tous les couples s’unissant une dernière fois, chacun de leur côté… et donc tous ensemble. Chaque forme d’amour est là et oui, Rajan accepte le plan à trois avec Wolfgang aha. Que d’amour, que de bonheur, que d’esthétique et certes, un peu de longueur, mais l’envolée se fait avec des flashbacks des trois saisons sur chaque couple, avec un Rajan qui aura la conclusion de la série : « Je ne pensais pas que de telles choses étaient possibles ». À moins que ce ne soit Kala qui l’ait… Shh.

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EN BREF – Que dire ? Cet épisode final est parfait (bon, il manque juste un chouilla de musique et d’envolées d’images magnifiques, faute de temps). En 2h30, la série réussit l’exploit de boucler l’ensemble de ses intrigues sur un happy end – ce qui était doublement improbable quand j’ai commencé l’épisode. Certes, cet épisode est interminable, mais le rythme y est tellement constant jusqu’au bout que je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer, ni de voir le temps passer. Chaque personnage a son moment de gloire, chaque couple aussi, Rajan devient subitement mille fois plus cool qu’avant et le message d’acceptation de la série est aussi respecté que je l’espérais. Rien à redire, finalement, et cette conclusion paraît tellement naturelle que finalement, l’annulation est peut-être pour le mieux. Ne me tuez pas. Et vive l’amour !

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