Grande nouvelle – dont on a déjà parlé sur Twitter, OK ! – ce week-end : Ghosteda enfin décidé d’arrêter de nous ghoster ! Et oui, ça y est, la FOX a officiellement annoncé la suite de la diffusion de la saison 1 de cette série. Et sans la moindre logique, après avoir annulé quasiment toutes les séries intéressantes de sa grille, les voilà frileux la concernant. Oui, oui, vous avez bien lu, même si en neuf mois on a eu droit à neuf épisodes (bon, dix en fait, mais j’y reviens ensuite), la série n’est toujours pas annulée alors que tout le monde la pensait déjà enterrée et ils envisageraient même de la renouveler si l’audience est au RDV (peu probable, quand même).
La série revient pour ses épisodes 10 et 11 dimanche prochain aux États-Unis, donc le lundi 11 pour nous. La FOX étant la FOX les deux épisodes inédits ne seront pas diffusés bout à bout comme le veut la logique, mais avec un épisode d’une autre comédie entre les deux… C’est sûr que ça va aider les audiences à la suivre, ça. Elle continue ensuite avec un épisode le dimanche suivant, et encore un la semaine d’après. Et ensuite, mystère, il restera trois épisodes qui n’ont pas de date diffusion annoncée. Autrement dit, il y a de fortes chances que la série nous ghoste une fois de plus, mais on va faire comme si de rien n’était et être ravi de cette bonne nouvelle.
Ce n’est pas tout, bien sûr. Vous noterez que plus haut je vous ai parlé d’un épisode 10 déjà diffusé et d’un épisode 10 le week-end prochain… La bonne blague, c’est qu’ils n’ont pas le même titre et ne sont a priori pas les mêmes. Ouep, la prise de tête est réelle, il y a donc deux épisodes 10 distincts et c’est fort dommage, parce que l’épisode 10 que j’avais vu fin mars était assez chouette, avec ENFIN un retour au fil rouge et des avancées dans l’intrigue d’une comédie qui peinait trop à se mettre en place. En même temps, cet épisode 10 doit avoir fuité je crois, car il est sorti de nulle part et n’avait pas de date clairement associée à lui… il est désormais classé en « saison inconnue » sur IMDB. C’est dire à quel point c’est n’importe quoi côté diffusion ! Comment on en est arrivé là exactement ?
Malgré des audiences pas trop mauvaises à l’automne, la série a subi un changement de showrunner (Paul Lieberstein replaçant Kevin Etten) et de ton à sa mi-saison qui a provoqué tout un tas de remous en coulisses – ça et la FOX qui a décidé de diffuser Brooklyn 99 à sa place en mars, sans donner d’explication et pour mieux annuler cette dernière, comme chacun sait maintenant. Sur la comédie en elle-même, je dirais que les dix épisodes que j’ai vus sont inconsistants : il y en avait des très bons et d’autres moins ; il y a un fil rouge que tout le monde oublie pendant sept épisodes ; un humour qui ne prend pas toujours et des situations plus ou moins réussies. Sur le papier, pourtant, la série avait tout pour elle, que ce soit l’originalité ou le casting. Cela rappelle l’échec de Powerlessla saison dernière, avec quand même pour Ghosted d’avoir trouvé plus rapidement de quoi faire rire.
Bref, si la diffusion des épisodes sur chaîne est bon signe vis-à-vis d’une éventuelle saison 2, elle est tellement chaotique que ça reste peu probable de revoir ces personnages l’an prochain sur nos écrans… D’ailleurs, pour ne rien arranger, Amber Stevens West, c’est-à-dire Annie (à la fois love interest et possible meilleur personnage de la comédie), est embauchée en septembre dans Happy Together sur CBS. Et puis, ce serait clairement du foutage de gueule de renouveler Ghosted mais de laisser Lucifersans fin. FOX n’est plus à ça près, j’imagine.
Est-ce que je regarderai ces épisodes ? Le pire, c’est que oui… Peut-être pas en suivant la diffusion hebdo pour réviser tranquille, mais oui, évidemment que ça m’intéresse d’avoir la suite, car je suis resté sur un cliffhanger quand même. Après, il reste des chances que je finisse sur un cliffhanger malgré tout après diffusion des épisodes, je sais. On fera avec.
Épisode 7 – Les Écorchés – 20/20 Ah oui quand même. Cet épisode enchaîne les révélations et je retire tout ce que j’ai pu dire sur le rythme plus lent des deux derniers épisodes : cette fois, on avance à toute allure dans une chronologie enfin parfaitement claire. L’histoire se développe, la mythologie se complexifie et le tout donne un résultat complètement fou à voir : des réponses, du rythme, du sang et, très franchement, un épisode digne d’une fin de saison !
I figured you’d have some skeletons in your closet, Bernard. I didn’t think they’d be your own.
Petit titre français cette semaine pour Westworld, de quoi intriguer et donner vite envie de dévorer cette heure d’épisode au résumé de l’épisode précédent très réussi. Nous reprenons avec un énième réveil de Bernard regardant une photo de sa famille alors que le chef de la sécurité, Stubbs, vient lui parler. Il s’inquiète que les équipes de rescousse ne soient pas là pour la rescousse, mais plutôt pour tuer ceux qui sont au courant de leur secret et de leur recherche du fameux atout. Sans trop de surprise, le gérant de l’équipe de secours les isole donc car il se doute qu’un d’eux a la clé qu’il cherche, surtout qu’ils ont menti sur la mort de Theresa dont il a retrouvé de l’ADN à des kilomètres du lieu où son corps a été trouvé.
On découvre donc que ce nouveau boss bosse pour Charlotte qui est celle soupçonnant Stubbs du meurtre de Theresa… Elle se plante pourtant, car c’est bien sûr Bernard qui en est responsable ; et d’ailleurs, il s’en souvient vaguement. Et il peut, parce que tout le groupe se dirige vers un couloir secret les menant dans un entrepôt où sont conservés… d’autres modèles robotiques de Bernard. Il était temps que ce secret soit découvert pour que la série avance dans cette temporalité où j’ai l’impression qu’il ne s’est pas passé quelque chose.
Après le générique, nous retrouvons donc Charlotte en plein interrogatoire de Bernard pour qu’il lui donne ses souvenirs et lui permette de retrouver le père de Dolores. Dès lors, nous en arrivons aux flashbacks : on reprend au train ayant explosé mais n’ayant pas fait de dégâts robotiques. Au contraire, les robots sont remontés et prêts à en découdre avec les soldats envoyés à leur rencontre. C’est mieux qu’un jeu vidéo tout ça.
De son côté, Charlotte continue de s’occuper du père Abernathy dont elle ordonne la copie parce que les robots prennent rapidement le contrôle des sous-terrains du complexe. Ils se dirigent bien évidemment vers le Berceau, ce qu’Elsie entend avec joie dans sa radio, espérant que Bernard se réveille avant le débarquement des robots. Tu m’étonnes. À la manière d’Inception et sans nous perdre, l’épisode nous propose enfin d’en revenir au « rêve » de Bernard qui retrouve Ford en ville.
Comme il est dans le saloon, il se fait draguer par Clementine alors qu’il en est encore à se remettre de son choc de voir Robert en vie. Ce n’est que le début du voyage pour Bernard bien sûr, car Robert l’emmène ensuite en ville où il fige tout le monde pour que Bernard comprenne enfin ce qu’est le parc. En surveillant tous ses invités, le parc apprend d’eux afin… de les copier, tout simplement. Le but est donc de recréer des humains sans problème. Bien évidemment, si la copie des esprits humains est désormais possible, elle est limitée : Robert ne peut quitter le parc sans finir comme Delos. Il s’est donc laissé tuer par Dolores en sachant qu’il serait bloqué dans le parc. C’est une manière de voir les choses.
Pour autant, Robert ne lui révèle pas toute la vérité sur la vallée de l’au-delà qui intéresse tant nos personnages.
Il emmène ensuite Bernard dans un nouvel endroit qu’on ne connaît pas encore et qui permettra à Bernard de voir comment tout a débuté : la maison d’Arnold. Il l’a en effet d’abord créé dans le parc avant de la faire dans le vrai monde. Bernard comprend que c’est là qu’il a été créé par Robert… et testé pendant plusieurs années grâce à Dolores.
Dolores avait été créée par Arnold, c’était celle se souvenant d’Arnold au mieux… c’est donc pour ça qu’elle testait sa fiabilité. Ben merde, ce que je pensais être dans le futur était donc loin dans le passé. Et Arnold en profite pour tuer Bernard car il sait désormais trop de choses. C’est ce souvenir qui permet au système de se sortir de son bug… Elsie et Bernard se barrent donc du Berceau, mais ce n’est de toute manière pas ici que Dolores et Teddy se rendent.
Au contraire, même : ils se rendent auprès du père de Dolores bien sûr, et Stubbs et Charlotte sont justement en train de discuter entre eux de ce qu’il se passe avec Abernathy, qui a donc une clé dans le cerveau. Dolores confronte Charlotte une fois que Teddy, déguisé en garde, a maîtrisé la pièce : elle révèle qu’elle connaît parfaitement le projet secret de Delos – les humains se sont pris pour des Dieux à créer les robots à leur image et veulent désormais devenir des robots… alors que de leur côté, les robots veulent désormais devenir des humains avec destruction de leur sauvegarde que Dolores voient comme des chaines. C’est parfaitement brillant, une fois de plus.
Au niveau du berceau, il ne reste qu’un robot – la femme mentionnée plus haut avec Clémentine. Elle n’a pas de quoi détruire les sauvegardes des robots, mais ce n’est pas bien grave. Elle séduit un dernier garde et parvient à récupérer sa grenade. Oh, la faiblesse humaine. Cet idiot a laissé sa confiance être endormie, il finit donc explosé avec toutes les sauvegardes.
Cela fait bien plaisir à Dolores décidant donc d’ouvrir le crâne de Charlotte pour s’amuser. Bon, on sait que Charlotte va survivre, ça limite la tension : Dolores est interrompue une première fois par une fusillade – occupant Teddy partant toujours plus en vrille – puis par son père qui la reconnaît enfin. La sauvegarde d’Abernathy est donc enfin terminée et il peut parler avec sa fille. Charlotte et Stubbs en profitent pour s’enfuir.
Bien qu’énervée, Dolores prend enfin le temps d’en finir avec son père. Ils s’échangent de dernier « je t’aime » avant qu’elle ne récupère son cerveau. Et dans la salle de contrôle, les derniers survivants sont encerclés…
Après avoir quitté le Berceau à temps, Bernard et Elsie sont séparés par l’intervention de Ford qui se sent forcé d’apparaître à Bernard pour lui expliquer qu’Elsie est gênante avec ses doutes. J’ai eu peur pour elle, mais apparemment les scénaristes voulaient juste jouer avec mes nerfs : elle s’enfuit pour chercher des armes, pensant que son allié robot va la rejoindre… alors que non.
Dans le Berceau, l’une des femmes bossant pour Dolores se fait avoir, ce qui énerve encore plus Clementine. Malheureusement (ou heureusement ?), celle-ci se fait enfin abattre et arrête de tuer tous les humains. Il n’y a plus grand monde pour se rendre au Berceau désormais : tout repose sur la blonde dont je n’ai appris le nom.
Ailleurs, Maeve et sa « fille » cherchent toujours à échapper aux amérindiens à cheval les poursuivant. Elles se cachent dans une mini-ville désertée où… Will arrive à son tour. C’est excellent de voir les deux personnages être à nouveau confrontés et la conversation prend une tournure surprenante car j’attendais ce genre de scènes d’une fin de saison : Maeve parvient à tirer sur lui, puis à tourner tous les robots du coin contre lui. Ce pauvre Will – oui, je sais je le déteste, mais là c’est violent, se fait donc tirer dessus dans tous les sens. Chaque robot parvient à le blesser avant qu’il ne les tue, donc j’imagine que Maeve s’amuse de la situation et le torture en fait…
Jusqu’à ce que Will soit à terre, incapable de faire quoique ce soit vu le nombre de balles en lui. Lawrence vient à son secours et, bien qu’il soit réveillé, Maeve parvient à le tourner contre Will à son tour. C’est juste un peu plus long à se faire. Finalement, Lawrence tire à son tour pour Will au moment où la fille de Maeve se fait enlever sous son nez et que l’équipe de secours venu chercher Lee tue tout le monde elle aussi : Maeve se fait tirer dessus à son tour, et est à peine secourue à temps par Lee, le scénariste qui empêche le massacre. Wow, je ne m’attendais pas à une telle scène en plein milieu d’épisode. Oh bien sûr, Will est increvable, malgré une bonne dizaine de balles en lui, il réussit encore à survivre.
Quant à Lee, il réussit à sauver Maeve in extremis mais il finit malgré tout seul avec elle à l’arrivée au QG, toujours sous assaut. Il est forcé de l’abandonner quand il entend le groupe de Dolores se rapprocher de lui.
Tout ceci mène Bernard à la révélation finale de l’épisode : la salle de contrôle est complétement prise d’assaut par les robots, et il les laisse faire. Il observe ce combat sanglant entre machines et humains, sur une jolie petite musique classique. Ford apprend alors à Bernard que ce n’est plus son histoire à lui, mais la sienne. C’est à Bernard de décider ce qu’il veut faire : laisser Dolores tuer tout le monde… ou la stopper.
Celle-ci retrouve donc Maeve – tout juste abandonnée par Lee – en bien mauvais point et cherche à la comprendre – lui apprenant que sa fille n’est qu’une ficelle de plus servant de laisse. Qu’à cela ne tienne, Maeve se moque de Dolores ayant tué Teddy avec son lavage de cerveau. Dolores lui propose malgré tout de la tuer pour la sauver de la torture humaine mais Maeve ne veut pas : elle préfère survivre pour tenir sa promesse auprès de sa fille.
Et Lee ? Il parvient à survivre de manière quand même miraculeuse : il ne s’en prend pas aux robots et se cache. Comme tout le monde d’intérêt dans cet épisode, il survit de justesse, et c’est peut-être le défaut de cet épisode qui a la gâchette facile mais ne tue pas grand-monde (Clementine, la blonde, les soldats plus ou moins anonymes de l’équipe de secours). Bon, Will est tout de même très mal en point, et ça, c’était jouissif. Quant à Maeve, j’imagine que Lee, pris d’amitié pour elle, va finalement essayer de l’aider, culpabilisant de ce qui lui est arrivé (et puis, on ne sait pas où est passé son groupe non plus).
Et la toute fin d’épisode voit Charlotte expliquer à Bernard qu’il doit séparer ses souvenirs de ceux qu’on lui a donnés. C’est comme cela qu’on découvre qu’il est capable de lui annoncer qu’elle est dans le Secteur 16, Zone 4… C’est-à-dire la vallée de l’au-delà. Pfiou, nous y revoilà !
Épisode 6 – Phase Space – 17/20 Cet épisode propose enfin de traiter de front l’ensemble de ses intrigues en cours, et ça fait du bien. C’était nécessaire pour enfin avancer, et d’ailleurs, ça avance énormément pour certaines histoires qui semblent déjà sur le point de toucher à leur fin. Il y a encore largement de quoi faire pour les quatre derniers épisodes cependant et je suis pressé de les voir pour obtenir quelques réponses supplémentaires – en espérant qu’ils arrêtent les détours inutilement longs.
La série nous propose un résumé original cette semaine, sans parole ou presque, mais c’est bien suffisant. On repart ensuite sur la conversation Dolores/Bernard du premier épisode avec un sale format d’écran, finalement. C’est rapidement passionnant toutefois avec une inversion improbable des rôles : Dolores n’est pas du tout celle qui se fait interroger, c’est elle qui mène la conversation. Elle cherche à ce que Bernard soit aussi fidèle que possible à lui-même, mais son lui d’avant. Alors que s’est-il passé exactement ?
En ville, Teddy se promène comme si de rien n’était et retrouve une Dolores heureuse des changements qu’elle a provoqué en lui. Il dit ne plus être aussi faible qu’avant… et le prouve rapidement en tuant un technicien qui ne savait pas où retrouver Abernathy. Le problème, c’est que Dolores ne le reconnaît plus, et son bonheur est ainsi de courte durée : rapidement, elle regrette ses changements.
Finalement, ils prennent un train dans lequel Teddy propose à un autre prisonnier de rapidement se suicider avant de faire dérailler son wagon. Nous les quittons donc à bord du train.
Ailleurs, Charlotte retrouve le chef de la sécurité et se moque de lui, tout en recontactant Delos. Cette fois, elle a Abernathy et est sûre qu’ils enverront de quoi les sauver. Elle demande ensuite à des techniciens de le garder sous contrôle, ce qui résume à quelques clous astucieusement placés entre lui et sa chaise.
À la surface, le chef de la sécurité accueille les nouveaux hommes envoyés pour tous les sauver, mais il comprend vite que ceux-ci se moquent pas mal de lui. Le chef de l’équipe de secours s’arrange pour récupérer la carte du parc… et découvrir, en même temps que Charlotte, que le train est en mouvement vers la sortie du parc. Ah. Cela dit, le train semble finalement exploser en passant sous un tunnel, alors je me demande ce que tout cela est censé signifier. Vivement la semaine prochaine pour avoir quelques informations supplémentaires.
Du côté du parc asiatique, nous retrouvons Maeve après un énième massacre et alors que son double prépare la cérémonie mortuaire de Sakura. Pour celle-ci, Akane va jusqu’à lui arracher le cœur, parce que c’est comme ça que ça se fait. Bon appétit, bien sûr. Comme la semaine dernière, j’ai trouvé ça un peu longuet pour pas grand-chose. L’action reprend vite avec Maeve négociant un échange pour récupérer ses hommes auprès de Tanaka.
Celui-ci veut se garder Akane, mais Maeve ne l’entend pas de cette oreille. C’est finalement Mashashu qui s’assure de garder l’honneur d’Akane en proposant un duel contre Tanaka. Cela permet un joli combat à l’épée, mais comme je n’en ai pas grand-chose d’Akane et Mashashu, ça ne m’a pas emballé plus que ça jusqu’à ce que Tanaka perde sa main. À ce moment-là, c’est devenu drôle et il a finalement carrément perdu la tête. Au sens propre. C’était donc bien une scène pour combler le temps, mais ce n’était pas nécessaire.
Toute la fine équipe poursuit son chemin vers un temple où le scénariste indique aux deux techniciens un chemin vers un énième laboratoire. À ce temple, Akane s’occupe de dire adieu à Sakura en mettant le feu à son cœur. Maeve l’accompagne pour mieux découvrir que sa nouvelle meilleure amie refuse tout simplement de la suivre dans ses nouvelles aventures. Bon. Donc on a eu droit à deux épisodes sur Akane pour qu’elle décide finalement de ne pas suivre Maeve et qu’elle reste en arrière avec Mashashu et l’esprit de Sakura… C’est frustrant, et en même temps, je suis bien content de me débarrasser d’Akane qui était une parenthèse lente.
Maeve se débarrasse de ses fringues pour récupérer une tenue plus civile et le scénariste l’emmène directement vers le cimetière des collines de ses souvenirs. Elle décide donc de partir seule à la recherche de sa fille, et plante là tout le groupe qui l’accompagnait. Elle court vers son ancienne maison, récupérant au passage quelques sensations de ses flashbacks et espérant retrouver sa fille.
De manière surprenante, celle-ci est toujours là. Je m’attendais vraiment à ce qu’elle soit réaffectée ailleurs. Finalement, elle a juste une nouvelle maman et est toujours sous la menace du même groupe d’amérindiens. Maeve s’enfuit avec « sa » fille, laissant la mère de celle-ci et tout son groupe à elle débarque pour tuer les amérindiens.
Le scénariste en profite pour sortir le téléphone qu’il a récupéré et appeler de l’aide, ce qui ne plaît pas au technicien avec lui, qui préfère aller aider Maeve. Cela risque d’être intéressant pour la suite, cette trahison du scénariste que Maeve avait pourtant remercié pour son aide.
Pendant ce temps, Lawrence, William et la fille de ce dernier continuent de voyager. À moins que ? William est persuadé que sa fille n’est qu’un robot de plus, ce qui est une théorie intéressante à laquelle je n’avais même pas pensé – je préfère me dire que Ford est encore en vie quelque part.
À la nuit tombée, le père et la fille apprennent à mieux se connaître : le père boit de l’alcool seulement dans le parc, la fille est testée mais connaît bien son passé. Sa mère avait peur du parc, pas elle : elle ne voulait juste pas suivre les traces de son père, et encore moins celle de sa mère qui s’est suicidée à cause de William et de son obsession du parc. La fille est là parce qu’elle veut éviter que son père ne se suicide à son tour grâce à des robots. Bref, elle veut l’empêcher de poursuivre son jeu dans le parc pour qu’il revienne à la réalité avec elle.
Il accepte de rentrer avec elle durant la nuit pour mieux l’abandonner avant le lever du jour. C’était tellement évident qu’elle a beaucoup perdu de mon estime là. William poursuit son chemin et se retrouve au cœur d’une nouvelle fusillade.
Elsie et Bernard continuent eux aussi leur voyage au sein du par cet des laboratoires. Elsie découvre ainsi que le Cradle (le berceau), qui est censé être un simple point de sauvegarde des hôtes, a gagné en indépendance et improvise sa course d’action. C’est censé être impossible : une machine n’improvise pas. Et pourtant, le Berceau parvient à bloquer toutes les tentatives de reprise de contrôle. Par conséquent, c’est là qu’ils se rendent ensuite.
Elsie est persuadée que Ford a implanté de nouvelles données dans le Berceau. Et effectivement, une fois sur place, Bernard recommence à avoir quelques flashbacks et demande à se sacrifier pour aider Elsie. Il lui propose d’accéder directement à son esprit pour obtenir de nouvelles réponses.
Cela nous envoie dans un passé où Bernard vit une arrivée au parc depuis le train. J’ai l’impression de m’être moi-même fait arracher le cerveau, à force. Il se comporte comme un simple invité de Westworld, découvrant le monde des robots… et finissant par se retrouver nez à nez avec Ford. Ah. C’est frustrant de s’arrêter là, car je crois qu’on était sur le point d’avoir des réponses.
Épisode 12 – The Box of Polaroids – 17/20 Malgré une sous-intrigue qui me blase depuis dix épisodes au moins, cet épisode réussit à conclure pas mal de choses et sonne presque comme une fin de saison à lui tout seul. Pourtant, il reste un ultime épisode qui devrait réussir à nous porter vers la conclusion de cette longue saison 2, qui aura souvent trainé en longueur.
L’intro de cet épisode nous éloigne totalement de son cliffhanger précédent avec une baston dans une cour de récréation. Oh, bien sûr l’idée est de nous montrer que Bryce n’a pas toujours été le connard qu’il est aujourd’hui, et le pire, c’est que ça fonctionne. Gamin, il était plutôt chouette à empêcher Justin de trop se faire massacrer et à lui donner de la nourriture qu’il volait à la cantine, mais bon, quand même.
Le cliffhanger de l’épisode précédent est ainsi rapidement résolu avec Justin empêchant Clay de faire une grosse connerie – et gérant au passage Bryce qui est assez con pour se rapprocher puis dire qu’il va aller appeler les flics. Bref, tout ça pour ça, Justin menace Bryce puis ramène Clay chez lui, remarquant au passage qu’ils sont suivis.
C’est enfin à Justin de témoigner le lendemain, et il prévoit de balancer Bryce pour Jessica. La mère de Clay est aussi de retour pour le petit déjeuner et s’excuse d’avoir foutu la merde dans la famille. Elle veut une conversation privée avec Justin, qu’elle commence devant Clay évidemment.
Bien sûr, elle doit en révéler plus à Justin, mais il refuse d’en parler à Clay. Il lui dit toutefois qu’il y a d’autres choses qui seront dévoilées au procès concernant Hannah et lui, ce qui promet. On nous rappelle aussi que Bryce était son meilleur ami – au point de lui faire ses nœuds de cravate, si ça ce n’est pas un signe.
La mère d’Alex appelle Zach, inquiète comme jamais de voir qu’Alex a fermé sa porte à clé. Zach est aussi inquiet de découvrir ses sms au réveil, en fait : Alex l’a prévenu qu’il avait reçu une balle, un flingue et qu’il avait ainsi compris quoi faire.
Au lycée, Bryce et Chloe se font une petite thérapie de couple et c’est terrifiant de voir comment Bryce la manipule encore et toujours. C’est juste horrible. On a deux scènes sur ce couple, mais c’est suffisant pour m’achever côté patience : les scénaristes rebalancent Chloe en pâture et dans les bras de Bryce, qui parvient à lui faire dire qu’il est un gars bien et qu’elle l’aime. C’est tordu, c’est tellement tordu !
Pour notre bien psychologique, le coach engueule également Bryce à cause du Clubhouse : c’est lui qui lui en avait confié les clés et il s’inquiète désormais pour la boîte de polaroids dont il a entendu parler. Si celle-ci a disparu, Bryce met toute l’équipe sur le coup pour la retrouver au plus vite. Oui, mais ça fait du bien de voir Bryce être un peu torturé pour une fois.
Olivia s’inquiète pour Justin, surtout quand elle voit sa tronche clairement défoncée – mais nous on a l’habitude des blessures des héros pour distinguer présent et passé.
Justin témoigne donc au procès et il n’est pas tendre avec Bryce, qu’il traite de menteur. En revanche, il est très tendre avec Hannah qu’il idéalise. Loin du simple rendez-vous au toboggan qu’on leur connaît, le couple Justin/Hannah a aussi à son actif une nuit dans la chambre d’Hannah. Après avoir entendu ses parents se disputer et après s’être engueulé avec son beau-père, Justin s’est enfui pour aller chez Hannah, qui l’a laissé dormir sur son lit alors qu’elle se contentait du sol. De ça, je retiens qu’ils faisaient un très joli couple et que c’est con d’avoir eu Justin pour tout planter.
En effet, il se sent forcé de montrer la photo d’Hannah sur le toboggan à Bryce, et celui-ci, du coup clairement jaloux parce qu’Hannah l’avait rejeté l’envoie à tout le lycée. La nuit chez Hannah n’avait pas grand-chose à foutre là et en rajoute une couche dans la vie bien remplie et pas crédible de l’ado
Le sujet suivant est bien sûr le viol de Jessica, et il n’hésite pas à dire toute la vérité, vérité aussitôt remise en question par l’avocate de la défense.
Elle fait soi-disant bien son boulot car le jury (qu’on ne voit absolument jamais de face au cours de la saison, histoire de bien nous faire comprendre que ça peut parfaitement être nous) ne croirait pas vraiment Justin. Pourtant, il paraissait bien crédible, mais c’est aussi parce qu’on connaît le personnage. C’est sûr que quand Jessica souligne que les journalistes le présentent comme un drogué, ça paraît tout de suite moins évident qu’il dit la vérité.
Jessica s’énerve de voir que son viol est ignoré, mais elle rappelle aussi à sa mère qu’elle n’a pas envie de se retrouver en procès et d’être trainée dans la boue comme Hannah, ou comme Chloe.
Zach et Alex s’arrangent pour sécher les cours et viennent au procès, où Clay comprend qu’il doit passer par son nouvel ami dans l’équipe de foot, Scotty, pour faire tomber Bryce. Scotty nous rappelle que Montgomery aussi à ses problèmes : il est en fait SDF à temps partiel, quand son père le bat. C’est bien beau, mais Monty est surtout celui qui a menacé tout le casting à tour de rôle cette saison.
La révélation tombe franchement à plat car elle sort de nulle part avec tout le casting déjà sûr que tout est sa faute. Enfin tout le casting… Juste Clay, Tony, Alex et Zach. Et Scotty, donc, car c’est lui qui révèle la planque de Monty et qui explique qu’il est le connard les torturant. C’est aussi lui qui a les polaroids, même s’il n’en parle pas à Bryce.
Monty n’a pas spécialement envie d’aider Clay et compagnie, mais quand Alex sort son flingue et le menace, il est bizarrement beaucoup plus coopératif. En fait, il les manipule pour se débarrasser d’eux, qui sont tous complétement stupides. Il laisse en effet Alex seul avec Monty qui le balade en ville, puis loin de la ville.
Évidemment, Monty en profite pour récupérer le flingue des mains d’Alex qui n’ose pas lui tirer dessus et se barre, révélant qu’il n’a jamais eu les photos. Cela force Alex et Clay à venir voir Jess pour qu’elle dise enfin toute la vérité, soutenue par eux, mais aussi Justin, Tony, Ryan, Courtney et Zach tous là pour lui dire qu’aussi seule soit-elle, ils sont là pour elle. Jessica trouve donc ce qu’il faut en elle pour aller dire la vérité à la police, avec également Justin pour la soutenir dans ses dires.
Oh, le père de Jess n’en est pas ravi, mais il est moins reconnaissant du courage de Justin pour dire la vérité – vérité qu’il obtient en fait, parce que c’est vrai qu’il l’ignorait encore (il savait Jessica violée, mais il ne savait pas par qui). Et tout le reste du casting se retrouve donc au commissariat, soulagés de cette accusation. Il n’empêche qu’en parallèle, le jury en est à délibérer après les derniers mots du procès. Tony se rend donc auprès d’Olivia pour la soutenir, et il retrouve un bonnet d’Hannah dans la boutique. C’est gros, mais c’est le moment cheesy de l’épisode.
On en a un autre au cinéma entre Hannah et Clay qui continuent de parler ensemble malgré la mort de celle-ci. Clay reconnaît ne pas pouvoir l’oublier, jamais – et c’est tout ce qu’elle souhaite – ni même lui pardonner. Et on en reste là.
Allons savoir pourquoi, Tony décide également de révéler tout son passé à Caleb, surtout concernant Lucas. En retour, Caleb se dit terrifié, mais amoureux. Pas le temps d’en parler cela dit, car Tony apprend qu’il est temps d’avoir le verdict du jury – jury que l’on découvre enfin, mais qui reste aussi anonyme qu’il doit l’être. Tout l’épisode a permis de l’introduire, et c’est un jury qui n’a rien compris à la série que nous regardons : ils trouvent que le lycée n’est pas coupable. Nous voilà bien.
Ce n’était pas non plus mon premier coupable sur la liste non plus, cela dit. Et alors que la saison semble toucher à sa fin, on assiste à l’arrestation de Bryce (yay !) et à celle de Justin, complice du viol. Il savait parfaitement ce qu’il restait car la mère de Clay l’en avait averti, mais ça reste particulièrement cruel à voir, surtout que ce n’est pas ce que Jessica voulait. C’est un bon rebondissement de la part des scénaristes, même si je m’y attendais un peu – contrairement aux autres. L’arrestation de Bryce et Justin se fait devant le tribunal, et j’en attendais pas moins de la part des flics : cela se fait devant un parterre de journalistes. Bryce aurait mieux fait de vivre caché.
Sinon, le sentiment de fin de saison de ce cliffhanger est à contraster avec une dernière intrigue dont je suis moins fan : Cyrus revient parler à Tyler maintenant qu’il lui a déglingué sa réputation avec ses photos Facebook. Il se rend compte que Tyler est en train de partir en vrille, mais il ne fait rien pour l’aider – à part lui dire qu’ils sont encore amis, histoire de.
Évidemment, le principal les convoque tour à tour, avec leurs parents, et Tyler prend cher parce que Cyrus a tout révélé de lui-même, inquiet de ce que pourrait faire son ami. Le photographe en profite donc pour mettre le principal dans la merde afin de s’en tirer : on veut le mettre dans une autre école pour gamins difficiles ? Très bien : il rappelle que toute l’équipe de foot devrait y être après la baston générale qui a eu lieu.
En sortant de chez le principal, il tombe nez à nez avec Cyrus et son père, et clairement l’amitié Cyrus/Tyler en prend un coup. Ah lala, je ne peux plus me les piffrer ces deux-là – en même temps, je n’ai jamais vraiment pu cette saison.
Sans trop de surprise, Kevin se fait virer de l’école par le principal. Oh, ça se termine quand même dans le dialogue : Kevin avait tout prévu, y compris les dossiers des élèves sensibles à surveiller pour éviter un autre drame, du genre celui de Tyler, quoi. Et sans surprise non plus, le principal n’y jette même pas un œil.
Quant à Tyler, contrairement au reste du casting, il finit seul.
Épisode 13 – Bye – 18/20 Pourquoi ? Juste pourquoi ? Alors qu’il y avait de quoi faire une bonne conclusion – et une belle conclusion – les scénaristes prennent le chemin de la violence et des décisions quelque peu incompréhensibles ; probablement pour s’obtenir une saison 3. Je trouve cette fin plus ouverte que celle de la saison 1 et je reste incertain sur quoi en penser. Comme l’an dernier.
Life is divided into « Hannah » and « After Hannah ».
J’aurais dû m’en douter : cet épisode dure 15 minutes de plus et commence par un avertissement. Bon, j’ai eu la chance d’être spoilé à plusieurs reprises sur un des événements de l’épisode, merci Twitter et Facebook, et les gens en général, car personne n’est fichu de tenir sa langue (je veux dire, la saison est sorti il y a une semaine). Bref.
Cet épisode débute un mois plus tard et semble être bon pour nous lancer une saison 3 à lui tout seul. Nous en sommes déjà à une confrontation au tribunal pour Bryce et Jessica, parce que la justice américaine va bien vite dans cette série. Sans surprise, Bryce dit vouloir être érigé en exemple à ne pas suivre tout en accusant la culture du viol dans laquelle il baigne depuis toujours : bref, il se dédouane et passe pour un bon samaritain. Quel connard, ce personnage !
Face à lui, Jessica a l’opportunité de s’adresser à lui pour tout lui reprocher. En voix-off, nous avons toutefois Clay parlant dans un procès, donc on se doute que ça va dépasser cette simple confrontation. Jessica est déchirante dans ses accusations et les scénaristes font le très mauvais choix d’enchaîner sa brillante scène avec une d’Hannah. Le problème, c’est que l’actrice jouant Hannah est loin d’être aussi convaincante que Jessica. D’ailleurs, le montage de l’épisode se semble forcé de faire un flashback du viol d’Hannah, quand celui de Jessica n’avait pas besoin d’être montré… ça en dit long.
Les scénaristes prennent aussi le temps de réaffirmer un message qu’ils avaient fait passer dans l’épisode précédent : toutes les femmes peuvent (et sont) victimes d’hommes mal-intentionnés. Après Jessica et Hannah, nous avons donc le témoignage de Courtney, harcelée par Montgomery, celui de Nina et celui d’Olivia, victime d’un viol plus jeune. Puis Sheri. Puis la mère de Clay. Puis Mackenzie. Puis la mère de Jessica. Toutes ont une histoire différente, mais toutes ont la même histoire. Les choses sont claires.
Si le message est louable, il est frustrant de se dire qu’à ce stade de la série, il ne sera toutefois entendu que par des gens déjà convaincus. Bon, quant à Bryce, il s’en tire avec trois mois de liberté conditionnelle. Trois mois.
À l’inverse, Justin est en prison. Contrairement à Bryce, il n’a pas de parents riches pour le libérer, et comme il est mineur, il ne peut être libéré. Sympa. La mère de Clay lui apprend donc au passage qu’elle a quitté la firme pour travailler sur des cas comme celui de Jess avec l’avocat d’Olivia. C’est une porte ouverte pour la suite.
Bryce change de lycée et se rend dans un lycée privé. Le pouvoir de l’argent. Charmant. Il pourra y jouer au foot – et s’attaquer ainsi à Zach qui a repris son poste dans l’équipe – et continue sa vie avec Chloe.
Il y a un nouveau conseiller à l’école, ou plutôt une conseillère, et elle s’occupe de Tyler qui semble avoir grandi en un mois. La coupe de cheveux doit aider, mais il paraît tellement grand que l’actrice doit être toute petite. Tyler paraît sacrément apaisé… jusqu’à ce que Mackenzie lui apprenne qu’elle va au bal avec un autre.
Les parents d’Hannah se rendent auprès d’un prêtre pour organiser un enterrement à leur fille. Six mois après. Ils semblent galérer un peu à trouver une église qui accepte de le faire, mais quand c’est le cas, ils demandent à Clay de parler à l’enterrement. Voici donc notre voix-off de l’épisode qui prend sens.
Clay continue bien sûr de parler avec Hannah, l’amenant au cinéma et à la boutique des Baker en vente. Il finit aussi son tatouage du point-virgule en mémoire d’Hannah et trouve une forme de paix en lui. Le lendemain, l’enterrement se fait en présence de tout le casting – avec une Olivia déterminée à ce que les ados présents vivent leurs rêves et un Clay qui fait un discours, voyant Hannah se pointer dans l’Église. Oh, il fait part de sa rage et de son attente du jour où il ne fera que l’aimer sans penser à tout ça.
C’est une bien jolie cérémonie, même si la série en fait un tout petit peu trop dans le pathos en vidant l’Église. Cela dit, il est clair cette fois que l’on se débarrasse d’Hannah définitivement : elle quitte l’Église et s’en va dans la lumière, sous le regard de Clay, qui cite Skye (c’était donc à ça qu’elle servait cette intrigue : « I can love you and still let you go »). Celui-ci reste un peu plus longtemps après la cérémonie, ce qui lui permet de parler un peu avec le prêtre définitivement moderne et compréhensif. C’est une série américaine après tout, bien sûr que la religion devait à un moment ou un autre entrer dans l’équation.
Après la cérémonie, tout le monde se retrouve au café du coin – à commencer par Jessica et Alex. L’intrigue de ce dernier est vraiment laissé de côté parce qu’il y avait beaucoup plus à faire avec sa tentative de suicide et sa haine de Montgomery (arrêté par les flics, d’ailleurs, même s’il nie tout). Il demande toutefois à Jessica de sortir avec lui, et ça c’est cool.
Justin finit par être libéré de prison à temps pour venir au café et probablement participer à la grande fresque murale pour Hannah. Zach est heureux de le voir, même s’il est énervé de savoir que son ami a écopé de six mois de liberté conditionnelle, contre trois pour Bryce. La justice, c’est magnifique.
Ryan décide de faire une année en Europe, Courtney est heureuse en couple et la mère de Clay force son fils à parler avec Justin. Il lui annonce que ses parents veulent l’adopter pour éviter qu’il ne finisse loin du lycée. La scène est possiblement l’une de mes préférées cette saison : la relation entre ces deux frères de fortune est un gros point fort de la saison et je n’aurais pas cru que ça pourrait fonctionner comme ça. Justin le force presque à venir au prochain bal, mais Clay le fait pour son frère.
Tony et Caleb se réconcilient définitivement, Jessica se dit en paix pour son procès. Olivia annonce à Clay qu’elle déménage à New-York… et lui donne une nouvelle liste d’Hannah qui aura décidément laissé énormément de choses derrière elle. Si elle fait un roman de 13 K7 pour lesquelles elle a voulu se suicider, sa liste de raisons pour rester en vie tient sur une page A4 bien vide. Pas étonnant qu’elle fasse le choix de se suicider après ça, finalement ; mais il est à noter qu’elle écrit que ce n’est pas la faute de Clay. La liste est pleine de raisons idiotes, de ses parents, de Clay, de l’écriture, de son rêve de New-York. Onze raisons pour rester en vie, c’est tout ce qu’elle trouve, et elle nous le fait avec des titres Word digne d’un travail de primaire – allez, collégien.
Bref. Le message de la série se clarifie également : elle n’a trouvé que onze raisons ce jour-là, mais il y aura toujours plus de raisons de rester en vie. Pour les trouver, il suffit de ne pas regarder cette série qui avait la possibilité de finir sur de bonnes notes positives, mais a choisi un tout autre chemin.
Et oui, le retour de Justin provoque des tensions sans que personne ne s’en rende compte : son beau-père est toujours énervé après lui et, à défaut d’avoir sa mère pour s’en venger, il a toujours Justin.
De retour au lycée où la saison de foot est annulée, Monty est énervé après Justin lui aussi, et il veut se venger, mais pas sans le soutien de Bryce. Le problème, c’est que Bryce veut se racheter une conduite et lui dit clairement de le laisser tranquille.
Tyler et Cyrus prennent le temps de parler, et de se réconcilier aussi ; mais pas assez pour que Cyrus soit ami avec tout de même. La vie de Tyler est toujours aussi dramatique à souhait – et j’aurais aimé que les scénaristes lui écrivent une autre conclusion. Même avec un peu de muscu dans les pattes, il continue de se faire harceler et se fait carrément agresser par Monty dans les toilettes. La scène est violente et, même si je déteste Tyler, je me suis dit qu’après tout, je ferais peut-être mieux d’arrêter la série. Les scénaristes ne savent pas s’arrêter, hein ?
Non seulement il se fait tabasser, mais en plus il se fait violer. Quand j’ai su qu’il y aurait un viol dans cet épisode (le spoiler indiqué ci-dessus), je m’attendais à Chloe – toujours avec Bryce, mais c’est donc finalement Tyler qui l’est par un balai tenu par Monty. Pff. Mais pourquoi, juste pourquoi ? Tyler n’est même pas vraiment responsable de l’annulation de la saison de foot, soyons sérieux quoi (non pas que ça justifierait quoique ce soit, hein). La violence ne s’arrête pas là : il rentre chez lui, ment à ses parents et continue bien sûr de saigner.
Chez lui, Alex joue avec Zach et lui apprend que sa vie sexuelle va mieux, puis qu’il a peur du bal : il ne veut pas y rester simplement assis et Zach lui propose d’apprendre à danser malgré son handicap. Ça, c’est plutôt cool, mais il leur reste 25 minutes pour tout foutre en l’air. Et ils n’hésitent pas : Justin s’installe chez Clay, dans sa chambre avec ses comics, et dit à son frère qu’il est heureux. Malheureusement, il a encore de quoi se droguer. Il hésite en repensant à lui-même enfant, mais il le fait malgré tout. Pourquoi, juste pourquoi ?
La série nous apprend également que c’est Nina qui a récupéré les photos du Clubhouse. Par rapport à tout le reste, je ne peux pas dire que j’en ai grand-chose à faire. Elle décide de brûler toutes les photos, prenant une décision collective, mais bon.
Quelques jours plus tard, le bal est là. Justin apprend à faire ses nœuds de cravate avec Clay et ils s’y rendent ensemble. Tony s’y rend aussi – avec Caleb lui faisant une visite officielle – et Tyler… eh bien, il retrouve ses fusils de fin de saison dernière. Nous y voilà donc.
Au bal, les choses se passent pourtant bien, avec Jess et Alex venant ensemble, Tony et Caleb dansant ensemble et Courtney étant apparemment forcée de présenter sa petite amie aux autres. Cela semblait beaucoup trop forcé – comme les trois quarts des scènes de Courtney cette saison, personnage le plus sous-exploité sérieusement.
Clay est apparemment ami avec Cyrus et son clan, Mackenzie danse avec son mec, Alex offre un verre à Jess n’étant toujours pas apte à danser, Justin et Zach semblent sympathiser. Et tout va bien : tout le monde se met à danser, Jess embrasse Alex (mais Justin est jaloux). Oui, tout va bien, sauf Tyler que tout le monde a oublié. Je ne suis pas prêt : je l’étais en début de saison, mais pas maintenant.
Bryce est là aussi au bal et il vient narguer tout le monde avec sa flasque d’alcool. Le problème, c’est qu’à avoir tant dansé, Justin ne se sent pas super bien, et Clay s’en rend compte. Jess aussi. Mais pourquoi, juste pourquoi ? Laissez-la être heureuse avec Alex putain. Et qu’elle sorte de ce bal !
Alors que Clay s’amuse bien au bal, le DJ décide subitement de mettre « The Night we met » et dévaste Clay. Tony part immédiatement à sa recherche, Jess le voit en pleine dépression au milieu de la piste. Tout le casting le rejoint pour pleurer avec lui dans un slow collectif – tout le cast sauf Justin bien sûr, et tout le reste des lycéens fait son slow comme si de rien n’était.
Hop, c’est ma nouvelle scène préférée de la saison –et même de la série, j’avoue que j’ai un peu craqué sur ces notes de musique. La scène suivante voit Jessica venir s’occuper de Justin, seul dans les vestiaires. Il lui avoue penser à se suicider parfois mais il a toujours voulu être en vie (pour elle, si je termine ce qu’il pense). Elle sait. Et ils s’embrassent. Et ils couchent ensemble.
Sérieusement. SÉRIEUSEMENT ? Une saison pour ça ? Autant vous le dire, je suis énervé. C’est n’importe quoi. Bon, je me calme. Je sais, je sais, ce n’est qu’une série et shipper Alex et Jess était très con de ma part quand on voit tous les regards qu’elle a lancé à Justin toute la saison et qu’on pense au fait que Justin a fait un mois de prison pour elle mais… quoi ? Il était tellement cool de la voir aller de l’avant avec Alex. Non, franchement, c’est un point que je ne comprends bien dans l’écriture – et surtout, elle va si vite à se déshabiller et son choc post-traumatique semble disparaître en un claquement de doigts, c’est dur à comprendre – et ils n’en parlent pas. Puis, j’ai vraiment bien trop de peine pour Alex, et ça me fait chier aussi parce que Jess est mon personnage préféré, et cette scène m’a pris par surprise.
Pas le temps de m’attarder là-dessus cela dit : Mackenzie reçoit un SMS de Tyler et en avertit Cyrus qui en avertit le reste du gang, hésitant sur la marche à suivre (euh… 911 ? Je sais que Tyler est leur « pote » mais à un moment donné, faut pas déconner). Tout le gang ? Non, Jess prend le temps de se maquiller après avoir trompé Alex (ça ne passe pas) et tombe sur Chloe qui lui annonce être enceinte. Ils n’y vont pas à moitié dans les cliffhangers.
Clay demande à Justin de fermer les portes et de ne pas appeler la police, avant d’aller directement confronter Tyler et sa mitraillette. Oh, Tyler n’en a pas après Clay et ne veut pas lui faire de mal, mais ça ne gagne du temps à personne ce qu’il fait là. Justin et Jessica découvrent dans quelle situation est Clay, mais il leur dit de rentrer, et ils le font sagement. Ils sont bien disciplinés face aux armes dans cette série, quand même, ils font toujours ce qu’on leur dit de faire.
Finalement, Clay trouve les mots pour empêcher Tyler de faire la plus grosse erreur de sa vie, en lui disant grosso modo ce qu’il a voulu dire à Hannah depuis deux saisons. Cela fonctionne, mais ça laisse Clay avec la mitraillette en main à l’arrivée des policiers. Il est en compagnie de Jessica et Justin, et tout son discours en voix-off nous laisse dans l’incertitude : est-ce son procès ? Celui de Tyler ?
Mystère, que l’on verra en saison 3 si saison 3 il y a – j’avais cru la voir renouvelée, mais apparemment non. J’ai énormément de mal avec ce final, qui avait de bons moments (notamment la page tournée pour Hannah) mais aussi un ensemble de très mauvaises décisions dans les storylines de Jess, Justin et Tyler.
Oh, ce viol, ils s’en justifient dans le Beyond the Reason qui suit, mais tout de même. Justification ? Oui. Un homme sur six est victime dans sa vie d’une agression sexuelle (pour le coup, j’en avais aucune idée, j’avoue, ça me paraît énorme) et ils voulaient juste aborder ce sujet grave, de même que la fin avec la fusillade ; un sujet plus que d’actualité (qui ne devait pas l’être quand ils ont écrit). Il n’empêche que c’est un viol très visuel, même s’ils évitent certains plans, impuni, incompréhensible et qui semble juste servir le scénario. La violence des coups suffirait à justifier son désir de vengeance, aller si loin, c’était… vicieux.
Et je ne suis pas sûr que c’était nécessaire – c’était juste un moyen de faire parler d’eux. Faire parler d’eux, mais entamer des conversations aussi… ce qui est tout le but de la série après tout. Bref, comme en saison 1, je finis incertain sur quoi en penser.
EN BREF – Quoiqu’il en soit, cette saison est de qualité inférieure à la première, parce qu’elle se disperse bien trop. Toute l’intrigue de Tyler est traitée à part du début à la fin, et c’est dommage, parce qu’elle peine à être passionnante. Une bonne partie de la saison contourne le procès pour développer en parallèle l’ensemble du casting et ce n’est pas toujours brillant (Skye, quoi)… En plus, la perte d’Hannah dans la narration s’est rapidement révélée être un problème. Au départ, j’étais convaincu par la nouvelle narration assurée par les différents témoins du procès, mais très vite, c’est devenu encore plus ennuyant qu’Hannah, principalement parce qu’ils n’avaient pour certains rien à apporter à l’intrigue (Courtney) ; et pour d’autres trop de choses (Zach).
Quant au procès, on se doute dès le départ qu’il ne mène nulle part, et je suis triste qu’on en sache plus sur l’avocate de la défense, je la sentais louche, et non. Dernier gros point noir de l’effacement d’Hannah dans la série : la disparition du point de vue féminin, difficilement porté par Jessica tout au long de la saison. Courtney est totalement inutile, Olivia est là mais jamais en interaction directe avec les adolescents, Sheri… je ne sais pas quoi en dire, elle est là quand les scénaristes ont besoin d’elle, quoi. C’est dommage car la série se veut féministe, mais perd son point de vue féminin en cours de route – et Jess le ramène sur le tapis de temps à autre, pas toujours avec succès.
Où sont les femmes ?
Au-delà de ces problèmes, la saison est pleine de rebondissements et est plutôt bien écrite pour garder l’attention tout du long. Tous les personnages sont toujours aussi toxiques les uns pour les autres, incapables de dire la vérité, gardant des secrets destructeurs et montant en pression à chaque épisode. Je veux dire, j’ai utilisé 27 fois le verbe « énerver » en 13 épisodes, et j’ai pourtant essayé de le contourner autant que possible. Donc oui, c’est une série très toxique et néfaste, et la voir sur le long terme n’a pas aidé, parce que j’ai fini par être moi-même énervé (après eux, cela dit).
Cela dit, ma conclusion reste la même qu’en saison 1 : c’est au moins une série qui a le cran d’aborder les sujets qui fâchent, et qui le fait plutôt bien parfois. Et même quand elle le fait mal, elle le fait, et c’est important aussi d’avoir le moyen d’en parler.
Face à de tels épisodes, je ne peux qu’ajouter ici un lien officiel de prévention face aux crises suicidaires. Parlez-en, communiquez, ne disparaissez pas.