Ulysse (S02)

Spoilers

Ci-dessous mes avis sur la saison 2 de cette websérie géniale que vous pouvez retrouver sur Youtube.

Cependant, avant tout, si vous voulez soutenir l’équipe et la série pour assurer une saison 3 au même niveau de qualité dinguissime, achetez-vous ce super t-shirt (promis, il est super, je le porte en ce moment même).

Avis : J-3 avant le retour de cette excellente websérie, je me décide donc enfin à compiler mes avis (positifs) sur les cinq premiers épisodes de la saison 2 déjà diffusés en janvier/février 2016. C’est aussi l’occasion de se rafraîchir la mémoire avant dimanche 18h si vous n’avez pas le temps de tout refaire (mais essayez de le trouver, en plus ça leur fera des vues). Si vous ne connaissez pas Ulysse, pas de panique, comme ils ont fait une très bonne vidéo de présentation et que je n’ai pas d’article sur la saison 1, je leur cède la parole (c’est facile, je sais) :

Voilà, maintenant que c’est dit, hop on passe aux notes et critiques, rédigés après visionnage de chacun des épisodes l’an dernier (oui, cet article n’est que du recyclage pour le moment) 😉 Et comme je suis très malin, je n’avais pas fait de critique de l’épisode 1, mais je la ferai un de ces quatre, promis, de toute manière, je vais le rererevoir et je referai des critiques plus approfondies, car on ne va pas se mentir, entre les quatre/cinq lignes par épisode de l’an dernier et les critiques que je fais aujourd’hui… y a un petit gouffre, que j’ai franchi avec plaisir tout au long de l’année.

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18/20

Nous voilà donc dimanche, 18h, et c’est la diffusion sur Youtube de l’épisode 2 d’Ulysse. Rien de nouveau pour moi, puisque j’étais présent à l’avant-première des deux premiers épisodes à la Cité des Sciences en décembre dernier. Rien de nouveau (ou presque), certes, mais toujours autant de brio dans les dialogues, dans le choix de la B.O, dans la réalisation, le jeu des acteurs, bref, partout. La qualité n’a cessé de s’améliorer, les épisodes de s’allonger, et nous sommes désormais vraiment pris dans l’intrigue. Là aussi, je ne saurais que trop vous conseiller de vous mettre à cette série, en s’accrochant un peu sur les premiers épisodes peut-être. La saison 1 dure 3h environ, c’est en français, c’est sur Youtube, c’est gratuit, c’est génial et plein de références. Mélange parfait de comédie et de science-fiction, à voir absolument, en commençant par le début juste ici. Et pour en revenir à cet épisode 2, il propose un double cliff-hanger extrêmement frustrant – mais moins que celui non résolu de l’épisode 1 – qui ne me donne qu’une envie : être déjà le 24 janvier pour l’épisode 3 !

1419/20

Et dimanche, c’est Ulysse qui a rendu tout le reste de la semaine un peu désuet avec un épisode qui atteignait une fois encore le meilleur de ce que la websérie a pu faire depuis son début. Il est loin le petit épisode 1, cette fois c’est clairement dans la cour des grands qu’évolue Ulysse, et à tous les niveaux : jeux, musique, réalisation (cadrage !), décors, scénario… Tout y est ! On ne comprend pas encore tout, mais ça s’emboîte petit à petit et l’épisode n’était pas avare du tout en révélations. Des réponses… et de nouvelles questions. Une nouvelle dynamique pour la suite de la saison et personnellement, beaucoup beaucoup de théories. L’épisode est impeccable et jouerait presque au même niveau que les séries américaines… Alors après, je suis peut-être pas objectif, je sais pas. Je suis figurant dans l’épisode, j’ai rencontré une bonne partie de l’équipe, ça m’aveugle peut-être un peu. Mais quand même, putain, cet épisode m’a plus immergé dans un univers propre et complexe que tout ce que j’ai pu voir cette semaine. Et en plus, il m’a changé les idées sur une journée plutôt très mauvaise et il m’a même fait rire. Je réserve juste le dernier point manquant… parce qu’ayant été figurant, je sais qu’il y a encore mieux à venir dans le(s) prochain(s) épisode(s), merde !

15
Quand Charlie n’est pas si Charlie – 19/20

On approche déjà malheureusement de la fin de cette première partie de saison (le 28 février), mais on l’approche en continuant sur une lancée très positive. Tout y est parfait (bon, ok, presque, on a des petits reflets gênants dans cet épisode, mais ils sont vite oubliés). Les personnages se retrouvent enfin, et heureusement, c’est un peu le titre de ce double épisode. L’intrigue avance à vitesse grand V côté 2038, où Elena comprend… quelque chose. Des flashbacks qui remontent au pilot nous montrent que tout était calculé d’avance et c’est un pur plaisir que de suivre le raisonnement du personnage, avant une scène finale bluffante et incroyablement montée pour une petite websérie. Et je suis bien placé pour commenter le montage, puisque j’étais figurant sur place. C’était déjà super à vivre au-delà de l’expérience de figuration, mais le rendu-final est tellement magistral ! Côté 2012, tout s’emboîte aussi bien, que ce soit du côté de Ted, de M&M’s ou du retour d’Ulysse. Les rues de Versailles servent à merveille la série. Bon, assez blablaté, il faut surtout que je souligne l’incroyable travail de Gaëtan Delaleu dans cet épisode, qui bascule d’une subtilité à l’autre de son personnage à merveille, offrant toutes les nuances nécessaires (et il y en a la masse !) et insufflant toute la crédibilité qu’il lui faut et juste assez de mystères pour nous donner la masse de théories à travailler. Ce cliff-hanger ! Sacré travail, tant du côté de l’écriture que du jeu, c’est superbe. Sinon, je parlais théories, alors je dois dire que Léonie (étonnamment silencieuse cette semaine) est aussi l’objet de toutes mes attentions depuis l’épisode 3. J’espère me tromper dans ce que je pense, et j’espère qu’on en saura plus le 28, même si je crains le cliff-hanger de mi-saison (et du même coup celui non-résolu de l’épisode 1). L’équipe annonce une intrigue un peu spéciale, j’ai comme l’impression qu’on va suivre un peu Acus. Bref. Je veux la suite. En attendant, je vais écouter en boucle la B.O de cet épisode.

21
Le concours interne du plus grand nombre de coupes de cheveux chez les acteurs d’Ulysse continue, avec une légère avance de Charlie – 18/20

Dimanche, c’était déjà la fin de la première partie de saison d’Ulysse et oui, je suis en pleine dépression depuis. C’était à nouveau un excellent épisode plein de révélations. J’en retiens principalement une scène à couper le souffle entre les deux Orphelines, un personnage de Charlie encore un peu plus complexe que prévu (et parfaitement maîtrisé par son acteur) ainsi qu’une scène d’effets spéciaux digne des plus gros blockbusters (genre, regardons Avengers 2, X-Men DOFP puis cette scène où des personnages tirent sur Acus, puis discutons-en). Bluffant. Bluffé aussi par la qualité de jeu de l’ensemble des nouveaux personnages et de l’intrigue. Je dois avouer avoir eu deux petits problèmes dans l’épisode : je n’ai pas compris comment Eléna faisait le lien entre Charlie et Fitz (boouh, son nom était probablement dit dans l’épisode 4, dans une scène où j’étais figurant. Good job) et surtout je n’ai pas compris l’indice (Alkemade) qui lui a permis de déchiffrer les indices (et c’est frustrant). Bon, et comment ne pas parler de ces très bons liens entre les 4 personnages principaux du présent, tissés dès le passé, avec les origines de la gazette (encore une intrigue bien drôle pour Ted) ? Et de cette putain de scène où M&M’s a ses chaussures rouges simili-cuir et… je n’ai pas la mémoire d’Ulysse pour le reste de la réplique. Excellent !

EDIT : évidemment, l’équipe d’Ulysse est tellement parfaite que leur compte Twitter a répondu à mes questions l’article à peine publié (je n’exagère pas) : Eléna découvre l’identité de Fitz en fin de saison 1 comme le spectateur lambda en lisant le carnet et Alkemade est le nom du pilote de l’histoire qu’Ulysse raconte en début de saison 1. Et je me disais bluffé avant de savoir ça ? Pff. Je sais plus quoi dire, du coup.

06-2.pngÉpisode 6 – Les âmes soeurs (part.1) – 17/20

Retour tout en douceur et en sentiments pour ma websérie française préférée, mais en même temps je peux difficilement dire autre chose maintenant que toute l’équipe a fait la pub de cet article (merci) et m’attend au tournant sur Twitter pour la suite ! J’espère que c’est OK pour la capture d’écran ci-dessus, sinon je changerai, mais voilà, je voulais parler des cadrages et gros plans réfléchis et réussis, et c’était un bon exemple. Du coup, je vais commencer par le côté technique pour ce retour, et franchement, c’est époustouflant. La HD est au top y compris sur écran plasma (mais ça, ça ne change pas), les cadrages toujours soignés et réfléchis et le plan d’introduction de la base militaire en 2038 franchement bluffant (drone + effets spéciaux ?). C’est un vrai plaisir de voir du travail amateur gentiment égaler celui des pros (et ça paraît tellement simple alors que non), et il en va évidemment de même pour la musique de l’épisode qui accompagne avec justesse les scènes (ce remix final, j’adore). Rien que pour tout ça et pour l’esthétique (oui, ça passe par la coupe de M&M’s), la note grimpe déjà beaucoup, malgré une ou deux mini boulette(s) que la HD ne pardonne pas (15h44.. mais après tout, Ted est bien le genre à ne pas mettre son four à l’heure). À l’inverse, la HD permet aussi de déceler immédiatement l’easter egg du cliffhanger de chien sur lequel je vais revenir juste après ou la mention du Chesnay sur le tableau d’Ulysse – et franchement, j’y habitais quand j’ai commencé à regarder, alors c’est tout bête, mais ça m’a fait sourire et ça prouve une très belle attention au détail. Il est peut-être temps de parler un peu de l’intrigue en elle-même pour justifier la note. J’ai beaucoup aimé cette reprise qui se concentrait sur les personnages, surtout en 2013. Le rythme de l’intrigue est un peu plus lent, mais permet de resituer tout le monde, surtout que les trois mois de décalage aide à se remettre dans le bain, malgré quelques changements de look. La perruque de M&M’s attire tous les regards, c’est bien drôle (mais ça a dû être un casse-tête pour l’équipe, les passants versaillais dévisageant littéralement les acteurs quand ils sont dans la rue… cela dit, là encore, ça passe très bien vu son look qui ne passe pas inaperçu). Je ne m’attendais pas à un retour du Baradoz, mais cette scène très bien écrite entre entre Ulysse et Ted nous montre bien l’évolution des persos depuis la saison 1, peut-être autant que ce regard de Charlie dans sa seule scène (ah trop court !). Et ce cliffhanger de chien, bien joué grâce à un excellent choix de casting, c’est bluffant, là aussi. Bon alors, pourquoi seulement 17 ? Pas assez de Charlie (mais enfin un peu plus de Ted – bref, je ne suis jamais content, mais sur la saison, ça s’équilibre bien). J’ai eu quelques difficultés sur l’intrigue 2038 pour resituer cette base militaire et pour savoir de quoi il en retournait. Je ne suis toujours pas sûr d’avoir bien compris les motivations du sergent. Dit autrement, je n’en ai pas eu assez, voilà tout. Petite mention spéciale quand même pour le maquillage très bien fichu d’Elena (surtout que le monde étant petit, le maquilleur est ami avec une amie alors). Les deux orphelines sont toujours au top dans leur jeu de regard, oscillant entre assurance et peur pour Elena, stress et terreur pour Léonie, c’est toujours aussi parfait, j’adore (et Elena n’a pas perdu tout son humour malgré la situation). Bref, j’ai juste eu un peu de mal avec le bond dans le temps en 2038, car je n’ai pas tout de suite compris cette histoire de soubrette. Ca se reconstitue tout seul, mais c’était un peu déroutant. Allez, vivement la suite, et en attendant passez une bionne fin de journée 😉

ELENA.pngÉpisode 7 – Les âmes soeurs (part.2) – 20/20

Bordel, mais par où je suis censé commencer là ? Allez oui, ça y est je fais péter le 20, parce que l’intensité de l’épisode est absolument dingue et que je pouvais plus me décrocher de l’écran sur la fin. Excellent début d’épisode qui reprend bien toutes les infos connues par Ted, avec une mise en abîme, un Easter Egg et un jeu d’acteur qui l’air de rien a dû être galère. Il faut courir et parler au rythme de fou de Ted, ça doit être une sacrée épreuve physique ! Nora est de retour, pour être honnête, je ne l’attendais plus, c’est cool de la savoir dans le coin, mais elle foire bien sympathiquement sa mission qui est de tenir Ulysse éloigné d’Eris. On y revient juste après, car il y a d’abord le cliffhanger de l’épisode précédent à gérer. L’actrice incarnant Emilie est toujours aussi douée pour copier les mimiques du personnage, le travail de casting est impressionnant et permet des flashbacks faisant l’aller-retour d’une Emilie à l’autre sans que ça ne paraisse faux. Impressionnant, c’est le mot. 2013 n’a que rarement été aussi intense que cette scène Emilie/Ulysse/Marie. Charlie continue de me manquer cette semaine, mais je ne doute pas que cela permettra un retour en force pour la fin de saison. Du côté d’Ulysse, le plus dur paraît passé après le coup de couteau et une scène explicative… mais évidemment, la série nous pond un des twists dont elle a le secret : Eris, une autre immortelle. Difficile de ne pas accrocher immédiatement au personnage, qui s’avère déjà assez fun malgré toutes les prises de tête qu’elle annonce, surtout s’il faut la tenir normalement à l’écart d’Ulysse. Acus est lui aussi enfin de retour, après une attente de plusieurs épisodes et il vole littéralement la lumière aux autres en faisant le lien entre les deux équipes. Et pourtant, je suis #TeamOrphelines. On en apprend légèrement plus sur le conseil qu’il contacte. La plume se laisse un peu emporter sur ses explications, il faut s’accrocher pour suivre, mais comme toujours ça fonctionne bien. Il reste à traiter de 2038 et putain, putain !, le personnage d’Acus déchire absolument tout, mais avant ça, c’est Alice Dessuant qui est (une fois de plus) totalement bluffante. Elena est torturée à travers Léonie, intensité dramatique plutôt classique en soi… Sauf que pour l’actrice, souvent limitée à son côté comique dans les premiers épisodes, c’est l’occasion de prouver tout son talent. C’est rare que je vois autant d’intensité dans une production française (bon, ok, c’est rare que je regarde des trucs français vous allez dire, mais franchement déjà que la scène d’Ulysse au départ m’avait bluffée, là j’ai eu envie de remettre la scène du « pour qui tu bosses ? » aussitôt qu’elle était terminée). Il faut bien que j’avoue que j’attendais l’intervention d’Acus tout au long de la torture, mais ce coup de feu m’a fait hurler car il est hors de question qu’il arrive quoique ce soit à Léonie (bon, au-delà des coups déjà pris et de ce excellent make-up). Une fois qu’Acus arrive, tout se débloque en quelques instants et le personnage apparaît plus énorme que jamais, avec l’utilisation de ces pouvoirs toujours aussi bien foutus en post-prod. Il faut bien reconnaître que les décors grandioses (mais où trouvent-ils tout ça ?) et la musique aident à se plonger dans l’univers, mais le rythme d’écriture, les boucles bouclées (le sergent putain !, la ruelle, …), les plans et les jeux d’acteurs contribuent tous vraiment à rendre cet épisode beaucoup trop dingue. Mais le 20/20, ça veut dire qu’il est parfait et il est parfait parce que « Fais un truc d’héroïne ». Quoi ? J’ai dit que j’étais #TeamOrphelines !

08.pngÉpisode 8 – Les âmes soeurs (part.3) – 17/20

La barre est haute pour cet épisode qui suit un excellent septième volet et que j’ai même failli garder pour mon anniversaire, mais j’ai craqué avant, oui je suis comme ça (bon, j’étais surtout pas chez moi à 18h et rentré trop tôt pour attendre minuit). Difficile de garder le même rythme, mais comme toujours, la série sait garder ses révélations pour les moments les plus improbables. Et des révélations, putain, il y en avait dans cet épisode qui ENFIN apporte les réponses tant attendues ! Je vais commencer par 2038 cette semaine, avec un temps d’écran moindre mais pas négligeable : Acus largue les orphelines en une scène, sympa le maître du temps. Les deux filles sont cependant pleines de ressources et trouve un nouveau lieu, qui ressemble un peu à une chambre de Ted qui aurait mal tourné avec les années. Comme je sais que l’équipe passe lire cet article, j’en profite pour demander si le plan de la porte qui s’ouvre était une référence à la trappe de Lost, parce que ça m’y a fait penser en tout cas. Bref, ce nouveau lieu recèle clairement d’informations, qui auraient dû être incarné par un nouveau personnage qui n’a pas le temps de vraiment parler avec une Léonie survoltée. J’ai adoré cette introduction du personnage, qui paraît aussi taré que Ted, avec un brin de narcissisme en plus. Et surtout, j’ai rigolé aux deux coups de plateau dans la tronche, avec un vrai éclat de rire sur le deuxième tellement je ne m’y attendais pas après cette révélation ! Ted est donc le père d’Elena ! Putain, mais putain ! J’approuve tellement l’idée du couple Ted/Nora qui donne naissance à Elena. Et surtout, comment j’ai raté ça dans l’épisode précédent ? C’est évident qu’il y a un truc entre les personnages, et les acteurs nous le jouent à merveille ! Le duo est parfait et monte clairement le niveau, les deux acteurs profitant de cette opportunité pour travailler encore un peu plus leur personnage (en tout cas, j’ai l’impression). Quant aux avancées de l’intrigue pour ces deux personnages, elles sont un peu moindre (encore que), mais leur alliance est vouée à faire des étincelles et désormais on le sait. Je ne m’attendais pas à cette révélation dans cet épisode, et franchement, c’est bien joué. Il me reste à parler d’Ulysse, donc, avec des explications posées avec Eris. Après un début vertigineux dans l’épisode précédent, le développement de leur amitié est sympathique, mais provoque quelques petites longueurs en début d’épisode. Cependant, c’est nécessaire aussi pour apprendre à connaître le personnage et voir la définition de leur relation. En parallèle (et il est difficile de ne pas faire le parallèle des scènes de canapé), Charlie conseille M&M’s. Charlie et Eris en arrivent aux mêmes conclusions l’un après l’autre, à deux moments différents de la journée et c’est très efficace. Cela nous amène à des retrouvailles explosives entre Ulysse et M&M’s. On sait tout de suite vers quoi on se dirige, la claque me faisant sourire mais n’étant même pas surprenante avec le personnage (je l’attendais, clairement). Leur scène est grosso modo ce qu’on voulait tous voir depuis le début de la série, n’en déplaise à Nora et son père. C’était donc parfaitement cool à voir ! Enfin, je veux revenir sur le cas Charlie. J’en connais qui jouent un peu avec nous. Avec la fin de saison 1, on s’attendait à en découvrir beaucoup plus sur Charlie Fitz, et finalement, on ne fait qu’effleurer les choses dans cette saison pour l’instant. Après l’avoir vu en méchant en début de saison, il est bizarre de retrouver le personnage blagueur qui regarde How I met your mother, lit Game of Thrones (putain, mais tellement de clins d’œil dans son appart !) et fait de bonnes blagues (le coup des « un mètre » est génial). Bien qu’encore sous-exploité, le personnage apporte une excellente justification sur le titre de ces trois derniers épisodes et un peu d’intensité avec une scène de téléphone. Et après tout ça, l’attente de trois semaines va être longue ! J’ai envie d’en savoir plus sur les nouveaux personnages, d’en voir plus sur les relations de couple et sur les orphelines, ainsi que sur Charlie. En fait, je suis tout simplement à fond dedans à chaque épisode, chacun apportant quelque chose d’unique et nécessaire à la série. Et puis, je ne suis jamais déçu, même avec quelques longueurs, cet épisode a réussi à me faire rire et me décrocher la mâchoire, ce n’est pas rien quand même.

09.pngÉpisode 9 – Son Choix (part.1) – 19/20

Quinze jours que Marie et Ulysse couchent ensemble alors ? Ma foi, pourquoi pas ! L’épisode commence fort en annonçant l’anniversaire d’Ulysse, ce qui promet une fin de saison épique, dont on a déjà été spoilé il y a fort fort longtemps dans le pilot de la série. Du coup, la demi-heure qui débute s’annonce aussitôt forte en émotion. Ce retour pour un nouvel épisode marque aussi le retour de la Saxo bic et d’un personnage de Charlie décidément pas très au fait de la technologie quand on voit son portable. Qu’à cela ne tienne, moi je suis surpris qu’ils soient encore en état de fonctionnement (surtout la Saxo !). Le début de cet épisode est un peu longuet, mais le rythme se tient justement sur la longueur : le but est d’arriver petit à petit à recréer les bons moments de la saison 1, et ça fonctionne (oh nostalgie quand tu nous tiens). La partie dans le présent (qui est désormais bien notre passé, quand même) occupe la majeure partie de l’épisode et c’est presque tant mieux pour cette semaine ! En effet, on retrouve quasiment toutes les dynamiques de la saison 1 : Ulysse/Marie, Charlie/Ulysse, Marie/Ted. Ces derniers ont une scène tout à fait adorable chez Ted, leur relation étant tout bonnement une réussite tant en terme d’écriture que de jeu. Des amis comme ça, on en voudrait à la pelle. J’ai tout de même eu un bug sur Nora nue dans le lit, genre : quoi, ils sont en couple ? Je suis un peu idiot, c’était forcément du grand Nora et rien que ça ! On note quand même qu’elle se déshabille en deux secondes, mais se rhabille beaucoup plus lentement, hein. Très vite, on en arrive à une scène faisant écho à la saison 1 : le trio d’origine devant Star Wars. Non seulement, ça fonctionne parce que ce rituel entre potes titille la nostalgie de manière réaliste, mais aussi parce que les parallèles qui sont faits avec la prélogie, bien que parfois un peu trop gros, sont d’une évidence déconcertante. Pour jouer avec nous, un ou deux détails se glissent ça et là dans l’épisode : M&M’s qui lit l’Iliade pour faire écho à 2038 (et pour nous rappeler qu’elle est étudiante, peut-être) ou les scènes de Star Wars qui reflètent la situation de Charlie. Ce dernier continue d’être l’un des personnages les plus passionnants de la série et revient enfin sur le devant de la scène : il apprend la mort d’Alexandra (quoi ? déjà ? Comme ça ? Mais non ? Si ?) au téléphone avant de devoir reprendre le cours de sa vie avec un couple, au secours. Il passe donc du côté obscur en tout cas puisqu’il enlève à présent Marie. Oh putain. En parallèle, Paynes s’en prend à Eris, qui voulait juste prévenir Ulysse, et Nora court, court, court, pour arriver à temps (mais en fait, non). J’ai adoré la mise en place des différentes sous-intrigues se recoupant les unes aux autres et l’ignorance totale de ce qui se tramait du côté d’Ulysse, une fois de plus à l’ouest des événements. Tout se recoupait à merveille et les longueurs du début d’épisode sont vites oubliées tant la fin est vive : si elle paraît aussi explosive, c’est aussi grâce aux scènes un peu plus longues des débuts ; l’enchaînement des plans et des situations en fin d’épisode provoque une accélération tout à fait jouissive. En 2038, on retrouve les orphelines et leur nouvel allié un peu cinglé dans un décor qui a quand même dû être bien relou à créer maintenant que j’y pense. Alors, je suis peut-être un mauvais fan, mais je n’ai pas réussi à capter le prénom du nouveau. En tout cas, il est largement en passe de devenir mon personnage préféré, tant son humour pourri est savoureux (et me rappelle le mien) ! Non content d’être drôle, il apporte aussi la dose de révélations qui met en trame la suite (et fin) de cette saison, en expliquant tout un tas de données qui répondent, l’air de rien (comme d’hab !), à une masse de questions qui étaient en suspension depuis le premier épisode. Les références plus ou moins subtiles (de la brochure d’article aux véritables flashbacks) à celui-ci sont hyper efficaces et, comme trop souvent, j’ai refait un tour du côté d’Un Nouveau Départ pour constater que, oui, la photo de Nora est bien visible depuis le 3 novembre 2013. Bien joué, les gars. Bon, le reste est tout aussi efficace, avec Léonie qui voit son rôle s’étoffer à vitesse grand V. J’ai ce même exemplaire de l’Iliade et le coup du cheval de Troie, je l’ai vu venir dès que l’on a aperçu le livre au loin. Là aussi, j’ai aimé la subtilité de la chose, le parallèle étant proposé sans être explicité. Bref, ça continue à jouer avec nous et nos références culturelles et intellectuelles, semant des indices par-ci, par-là. Bon, voilà, les révélations étaient moins dingues que la semaine dernière, mais tout ce jeu de piste et de parallèles, associés à un jeu d’acteur de dingue de la part d’un peu tout le monde (grosse mention spéciale à Gaëtan Delaleu – et bon anniversaire au passage !) font que les points remontent. Quant au dernier épisode très largement évoqué en 2013 et dans le cliffhanger de cette semaine, je suis déjà mort d’impatience de le voir sur grand écran dans un mois… parce que, oui, évidemment, je serai à l’avant-première organisée à Paris !

PS : je ne sais pas comment j’ai pu oublier de parler du cosplay de M&M’s, mais chapeau, fallait oser comme cadeau d’anniversaire (et en même temps, c’était tellement évident).

Capture d'écran 2017-04-09 18.49.57.pngÉpisode 10 – Son choix (part.2) – 20/20
– En plus, il le fait tellement mal.
– Quoi ?
– Le mort !

Je ne sais même pas par où commencer tant j’ai de choses à écrire sur cet excellent épisode que j’ai eu la chance de voir sur grand-écran lors de l’avant-première hier à Paris (bim, le 20e point de mon Bingo Séries). Il y a énormément d’infos à retenir de l’épisode et de l’avant-première, alors installez-vous confortablement dans votre fauteuil car cette critique va être longue – mais de toute manière, si vous venez ici après avoir vu l’épisode, vous en aurez probablement pour digérer et si vous venez ici avant… mais allez voir l’épisode avant que je ne vous spoile !). En plus, il commence par un excellent résumé des choses et une scène qui nous éclaire sur Acus et sa mission (qui touche à son épilogue).

Je vais commencer par le moins traumatisant de l’épisode cette semaine, et donc par 2038. Il y a peu de scènes sur cette partie de la série tant il se passe de choses en 2013, mais tout de même. Léonie trahit Elena & Harry comme prévu, et cela nous permet une scène intense entre elle et Charlie, pleine de gros plans qui nous montre l’impeccable travail make-up sur les cicatrices. Oui, je sais, c’est étrange comme réflexion, mais ça m’a frappé (ceci n’est pas un jeu de mots) et j’en ai parlé à d’autres à la sortie du cinéma, je ne suis apparemment pas le seul.

Léonie galère un peu à gagner la confiance de Fitz (ça fait trop bizarre de l’appeler Charlie quand on voit comment il est parti le vrille le bonhomme) et celui-ci la met donc au test. Elle doit tuer Elena, qui ne sert plus à rien. Euh ouais, mais non. Bon, déjà avant ça, la gravité de l’échange entre les deux était absolument merveilleuse, avec une Léonie qui cherche par tous les moyens de le convaincre, dans un salon très versaillais qui contraste énormément avec le reste de la saison. Tout ce luxe pour Charlie !

Bien sûr, avant d’en arriver à Fitz qui demande à Léonie de tuer Elena, on a une montée en tension excellente. La musique est oufissime tout du long, montant en même temps que le drame qui se noue et les répliques.

On se doute assez vite qu’Elena ne peut pas y passer comme ça (enfin elle pourrait, mais tuer Elena comme ça devant une salle de ciné remplie, ce serait un peu du suicide pour eux, non ? Non pas forcément vu ce qu’il s’y passe dans cet épisode, j’y viens après), du coup, je me suis vite douté de l’issue qu’allait prendre cette scène. Et inévitablement, Léonie finit par tuer Harry qui nous livrait pourtant une belle prestation encore dans cet épisode. Je suis déçu car j’adorais le personnage, mais en même temps, c’est très bien joué d’arriver à me décevoir de la mort d’un perso qu’on ne connaît que depuis trois épisodes. C’est très bien fait, aussi, parce qu’il s’agit plus d’un suicide que d’un meurtre. Harry prend la parole un peu trop et fait signe à Léonie, un simple geste de tête qui veut tout dire. Quant à la décision de Léonie, elle est largement explicitée par des flashbacks sur toutes les infos qu’a eu Léonie et qui nous montre bien tout ce à quoi elle pense dans cette minute de forte tension. Et donc, elle tue Harry, assurant qu’Elena a beaucoup d’informations de toute manière.

C’est son choix, comme dirait Evelyne Thomas (j’ose toutes les blagues de merde aujourd’hui, oui). Ou le titre de l’épisode, plus simplement. Fitz finit par croire Léonie qui réussit ainsi son infiltration. À couper le souffle.

Et donc (bis), c’était ça, le moins traumatisant ? Bon, OK, j’avoue, je suis totalement traumatisé aussi. Léonie qui tue quelqu’un comme ça, un pote en plus. Cela ouvre de belles perspectives pour la saison 3.

Autre lieu, autre époque, Eris est torturée par ce cher monsieur Paynes. Celui-ci en profite pour nous fournir toutes les informations nécessaires à la compréhension de la série et du pouvoir d’Ulysse. Et en gros, ce sont les Templiers qui comptent bien profiter de lui pour renverser le cours du temps et se sauver les fesses de la destruction. C’est un enjeu sympathique, que l’on sentait bien se dessiner dès la saison 1 et qui renverse un peu les cartes, faisant de Nora et son père des presque-méchants, en fait. Comme d’habitude avec Ulysse, les « méchants » ont de vrais motifs, et il est difficile de vraiment les détester. D’autant plus que Nora semble encore ignorer quelques-unes des intentions de son papounet et Eris ne compte pas se laisser faire par ce méchant, toute rebelle qu’elle est.

La scène est un peu longue en explications, comme souvent, mais cette fois, le rythme y est, puisque les révélations pleuvent et qu’Eris passe son temps à tenter de se libérer. Ce n’est pas si facile (d’être une femme libérée, oui, j’ose la faire celle-là), mais en même temps, c’est elle et elle sait y faire, tout en récupérant toutes les informations dont elle a besoin, notamment sur ses origines… et sur la faiblesse d’Ulysse, Marie.

Du coup, elle réussit à se détacher juste à temps car Paynes était prêt à la sacrifier avec sa fameuse épée, la seule capable de tuer les immortels (qui ne sont donc pas si immortels, finalement). Cela mène à un combat sympathique entre les deux, une scène d’action qui sait jouer du décor et des accessoires, tout en enchaînant les cascades. Eris y apparaît plus badass que jamais… et finalement réussit à gagner, en tuant Paynes d’un bon coup d’épée, mais plus par accident qu’autre chose. Elle, elle se défend, lui, il se jette sur elle. Elle refuse également de l’achever (les bruitages de l’épée !), jurant qu’elle a changé depuis les temps où elle tuait tout le monde. Excellent.

D’autant plus excellent que Paynes nous ouvre lui aussi des pistes vers la saison 3, avec un message à faire passer à Nora, qui clairement ne sait pas tout des activités de son paternel… Et peut-être pas tout de sa mère non plus. Il y a une insistance intéressante qui est consacrée à ce personnage dont on ne sait rien et qui est celle qui nous fournit le papillon d’Elena. Et oui, le papillon appartient donc à sa grand-mère. Et là, autant vous dire que ça m’a fait partir dans des théories un peu dingues et des suppositions dans tous les sens, ne serait-ce que pour savoir à quel moment Nora va récupérer le papillon, mais aussi concernant l’identité de cette grand-mère. On verra bien. En tout cas, c’était une très belle mort dans la mise en scène, avec une transition vers Nora assez géniale (et le rythme parfait entre tristesse et retour à l’humour).

Enfin, la dernière partie se consacre à 2013 et se déroule à merveille, avec une très bonne musique d’introduction et une introduction qui, de toute manière, fait frissonner par le rappel des images d’épisodes diffusés il y a quatre ans. Et oui, on découvre enfin en contexte les images du premier épisode de la série !

Ca, c’était trop cool et encore plus quand dans l’intro de l’avant-première, les deux réalisateurs nous ont prévenu que cet épisode était la conclusion de tout ce qu’ils avaient imaginé en début de saison 1. Cela se sent à de nombreuses reprises, avec pas mal de flashbacks et d’images qui datent de 2013, mais qui s’intègrent parfaitement à l’histoire de la saison. C’est juste super cool, ayant suivi depuis quatre ans (pardon, trois ans et cinq mois), d’enfin voir toutes les pièces du puzzle s’emboîter. Je comprends largement pourquoi ils ont fini de monter l’épisode à 8h du matin hier (pour une projection à midi, HEIN), car l’attention aux détails se ressent partout, des effets spéciaux au scénario. Le montage n’a pas dû être évident, et pour ça, bravo !

Quoiqu’il en soit, cet épisode commence par Ulysse & Nora qui se rendent à la recherche de M&M’s qui s’est fait enlever par Charlie à la fin de l’épisode précédent. Ils se retrouvent donc dans la fameuse tour d’Emilie à s’infiltrer en tant qu’architectes… ou pas. La couverture n’a aucune crédibilité, d’autant qu’Ulysse la balance à des gens qui enquêtent sur lui. Forcément, ça ne passe pas trop.

Cela offre l’opportunité aux acteurs de nous fournir une excellente scène d’action, avec une chorégraphie de combat faite par des pros. On sent que la série a franchi un nouveau cap d’ailleurs, entre la durée (40 minutes) et la justesse de ce type de scènes (même si on remarque un peu les doublures au second visionnage – au premier, j’étais trop à fond dans l’histoire pour ce genre de détails ; et pourtant, c’était sur grand écran). Bref, j’ai coutume de dire que chaque épisode est meilleur que le précédent du côté de la qualité technique et je suis content de pouvoir continuer à dire ça de cette fin de saison 2. Pourtant, ce n’est pas évident à force, mais ils le font comme si de rien n’était.

Bon, là encore, l’AVP permet d’avoir quelques informations supplémentaires : l’épisode a coûté plus cher que d’habitude, culminant à 1500€ soit… absolument rien par rapport aux coûts d’un épisode de série TV. C’est hallucinant ce rendu avec un si petit budget (enfin, je ne veux pas minimiser non plus les dons des fans, hein – nos dons, en fait, lol).

L’infiltration de Nora et Ulysse est aussi l’occasion d’une bonne scène comique de la part de cette première, lorsqu’Ulysse joue son bouclier pare-balle et simule la mort. C’est très bon et très efficace, toute la salle de cinéma s’est marrée.

Malgré tout, à eux deux, ils perdent contre les méchants qui emprisonnent Nora d’une part et emmènent Ulysse d’autre part. Rien de bien surprenant de ce côté-là, jusqu’à ce que Ted intervienne pour libérer Nora. Bon, c’est un peu gros côté crédibilité, mais ça offre un bon comique de situation hors scène, avec Ted qui se dispute pour la 4G de son voisin de bus tout en étant sur le haut-parleur de la prison de Nora. Décidemment, Nora est de toutes les scènes qui me font rire depuis que l’on sait qu’elle finit avec Ted ! En même temps, ces deux-là se sont bien trouvés (ou plutôt, se trouveront bien) et les deux acteurs ont une excellente alchimie.

Tout le monde finit par se réunir dans un hangar lugubre (et très froid d’après l’équipe). La situation est rapidement mise en place : Charlie livre Marie à une Emilie Sommerville qui garde Ulysse prisonnier contre son gré pour lui voler son pouvoir. Pas de surprise de ce côté-là. Marie est utilisée pour activer le pouvoir d’Ulysse, mais pour ça, il faut la torturer. Charlie le refuse, mais il est déjà trop tard, et celle-ci se fait tirer dessus une première fois. Mais putain, M&M’s quoi !

Ce n’est que le début, car très rapidement la situation devient tendue, grâce à une intervention involontaire (et sacrément comique) de Ted. Marie récupère un flingue et se retrouve face à un choix impossible à faire : celui de se suicider. Cela est très bien amené, même si j’ai naïvement cru un instant qu’elle allait tirer sur Ulysse pour tenter de gagner du temps. Non, au lieu de ça, elle comprend (là encore, flashback à l’appui) que c’est à elle de se sacrifier et se tire une balle. PUTAIN.

C’est horrible à voir tout simplement, et encore plus sur grand écran. Histoire d’empirer encore un peu notre état, nous avons droit à tous les flashbacks de sa relation avec Ulysse, après un gros plan de tous les personnages, y compris Nora qui arrivent une seconde trop tard. C’est beau, tout simplement beau comme scène. Et triste. Et horrible. Et Charlie l’éloigne d’un Ulysse qui s’apprête à exploser, et Ted sauve Nora in extremis, et putain, sérieux ?

Après l’épisode, ils nous ont demandé si ça nous plaisait et on a répondu oui, mais en fait non, les gars, merde, vous avez tué Marie ! Cela dit, c’était largement (largement) sous-entendu depuis la série que cela finirait par arriver et, à nouveau, c’était hyper plaisant de voir les pièces du puzzle s’emboîter.

Et puis, là encore, c’est… son choix. Bon, donc l’épisode se divise en trois parties, chacune menant à la mort d’un personnage important (et de plus en plus important dans l’ordre de leur mort, en plus – c’est aussi celui que j’ai choisi pour cet article).

Les dernières minutes de l’épisode nous lancent alors la saison 3 à leur tour : Ulysse fait un petit détour dans le passé, en 1307, et est aidé par Acus qui lui permet de s’enfuir (menant à la constitution d’un duo qui me plaît énormément et que je suis pressé de revoir !) en abandonnant Sommerville à son sort. Le rôle d’Acus se précise enfin dans cet épisode, de l’intro (où on lui demande de tuer Ulysse si nécessaire) à cette conclusion où il fait le choix de l’aider. C’est toujours joué à la perfection par l’acteur, en plus.

En 2038, Elena découvre qu’Ulysse est encore en vie dans la cellule à côté de la sienne… mais en fait, non. Cette supposition qu’elle faisait à cause de la pilosité de l’homme qu’elle a aperçu s’avère fausse et elle se retrouve à parler à… son père ! Et en plus, c’est lui qui lui révèle, sans oser nous faire le coup du « Je suis ton père » (j’avoue, je l’attendais, c’est bien joué de l’avoir désamorcé). Le tatouage Batman et le look de Ted rajoutent un bon humour à cette scène qui ouvre des perspectives folles, surtout qu’Ulysse est lui aussi encore en vie, quelque part.

Eris tombe sur le portable d’Ulysse et entend le message de Marie sur le portable d’Ulysse, sachant qu’elle est déjà en retard pour empêcher l’horreur de se produire. Ulysse utilise un portail temporel et, alors que le message de Marie se fait entendre, on revient au hangar froid, Nora, Ted et Charlie se retrouvent autour du corps de Marie… On sent bien se dessiner l’affrontement à venir : Charlie est isolé et son évolution vers le rôle du général Fitz se fait déjà sentir dans sa douleur et ses regrets. Il a perdu sa fiancé et sa meilleure amie dans la même journée, finalement… Et là encore, c’est à cause de son choix. Excellent titre d’épisode quoi. Et moi qui voulait du Charlie… Pff.

Cette saison 2 se conclut sur un regard d’Ulysse plein de désir de revanche. Wow.

Enfin, ils annoncent officiellement en post-générique ce que l’on savait déjà si l’on était à l’avant-première du premier épisode de la saison 2 (bah quoi, je les fais toutes et alors ?) : il y aura en tout trois saisons, pas une de plus, puisque l’intégrale fait trois saisons. Et la dernière sera pour 2018. Novembre 2018, probablement, mais 2018 quand même. Cela va être dur de tout boucler de ce nouveau chapitre qui s’apprête à commencer en seulement dix épisodes ! Je suis déjà hyper impatient, sans vouloir foutre la pression à qui que ce soit !

Traumatisés par LOST (j’imagine), Nicolas et Emilien nous ont aussi trollé pour qu’on ne les accuse pas d’avoir tout inventé au fur et à mesure (en même temps, tout est tellement annoncé dès le pilot que ce serait dur de le faire). Je propose donc de terminer cette critique sur cette photo de l’épisode 2 dont ils ont parlé hier, épisode diffusé le 17 novembre… 2013.

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RIP M&M’s. Voilà, voilà.

(alors le pire, c’est qu’en effectuant ce zoom, j’ai eu l’impression d’avoir déjà cherché à déchiffrer cette plaque avant et abandonné à cause du flou malgré la HD, mais je ne sais plus en fait…)

EN BREF – Cette saison 2 ne déçoit jamais, faisant monter d’un cran la tension et l’énorme bordel qu’est cette intrigue. Toutes les pièces du puzzle s’emboîtent à la perfection, au point de nous révéler comment se met en place toutes les informations que nous avions depuis le début. Mieux encore, les scènes sont réutilisées, les petits détails exploités et les clins d’œil expliqués… le tout en adéquation parfaite avec tout un tas de références plus ou moins explicites à la pop-culture, parfaitement disséminées dans les épisodes pour assurer un contre-poids comique à une histoire qui pourrait n’être que dramatique.

Au fond, c’est encore ce mélange de genres qui fonctionne le mieux, le décalage entre l’humour constant des personnages et la gravité de ce qu’ils vivent. Cela nous vend la série à merveille, nous fait passer au-dessus des petits défauts qui se corrigent d’épisode en épisode, tout en nous accrochant à l’intrigue autant qu’aux personnages.

Du coup, il est bien difficile de s’imaginer que l’on se sépare de Marie. Le concept des voyages dans le temps, introduit cette année, me fait espérer un peu plus de M&M’s pour la suite, j’avoue. Quant au reste, la série a atteint au cours de cette saison 2 une qualité impressionnante, que ce soit du côté de l’écriture, de l’acting (chaque acteur se révèle encore meilleur qu’avant à un moment ou un autre de la saison, je trouve), des choix musicaux (putain, j’adore tout ce que j’y découvre), des effets spéciaux (dont je n’ai pas assez souligné l’efficacité dans le dernier), de la technique (de plus en plus osée pour certains plans), du make-up… Je m’arrête là, en espérant ne pas oublier trop de monde. De toute manière, ce résultat global est le fruit du travail d’une équipe qui donne tout ce qu’elle a, et ça se voit, alors félicitations à tous !

Vivement la saison 3 !!

Et un dernier mot pour remercier les très nombreux Ulyssiens/Ulyssiennes qui sont passés sur le blog lors de la diffusion de cette seconde partie de saison. Vous avez fait de cet article le plus consulté de 2017 (loin, loin devant le succès de 13 Reasons Why) et même du blog depuis sa création (détrônant de peu la saison 5 de Person of Interest). Ce n’est pas rien ! 🙂

PS : eh, il me reste une question que je n’ai pas pensé à poser lors de l’AVP… Serge, il est devenu quoi ? Retour à l’orphelinat ?

 

Teachers (S02)

Spoilers

Ci-dessous, retrouvez mon article sur l’excellente saison 2 de Teachers.

Avis : J’ai attribué la note de 18,5/20 à la première saison de Teachers, je pense que ça ne surprend donc personne que je sois là pour la reprise et si vous êtes là par hasard sans n’avoir jamais vu un seul épisode… Foncez la regarder !

J’ai l’impression que la première saison était il y a une éternité et je ne me souviens que peu de choses, si ce n’est « Do the maths people » et de bons gros délires loufoques. Malgré cela, je suis plus qu’impatient de retrouver l’école et ces personnages de profs totalement cinglées qui donne envie de retourner en classe (et ça tombe bien, je veux être prof – pour des élèves plus vieux, certes).

Je n’attends pas grand-chose de cette seconde saison, si ce n’est un fou rire minimum par épisode. Non, je n’abuse pas du tout, ce n’est pas grand-chose, si ?

Note moyenne de la saison : 17,5

capture-decran-2017-01-18-19-22-40Épisode 1 – First Day Back – 18/20
Do you ever feel like an old Tupperware whose lid is lost and doesn’t get filled with leftovers anymore?

Je crois que je surnote légèrement cet épisode parce que c’est un épisode de retour, mais tant pis, je le fais de bon cœur. Comme prévu, j’ai adoré retrouver chacune des profs et leur directeur. L’épisode était tout bonnement excellent.

La structure classique d’intrigue A et B est abandonnée au profit d’une exposition des nouvelles situations de chacun pour cette nouvelle année scolaire. C’est tant mieux, cela permet de retrouver tout le monde (à l’exception des élèves évidemment) à parts égales.

Miss Snap se voit confier la Hell Class et son monde s’en voit chambouler. Il va falloir travailler et gagner en autorité, une intrigue marrante et très bien menée d’un bout à l’autre de l’épisode, même si c’était un peu prévisible. Cela promet de grandes choses pour la suite.

Mary-Louise est probablement celle qui a le moins d’intrigue, car rien ne change pour elle. Elle est donc drôle malgré elle, et c’est tant mieux.

Pendant ce temps, Caroline découvre que son prince charmant le plus parfait n’est autre que le proviseur. Et ça fonctionne très bien de nous mettre ces deux névrotiques ensemble, c’est totalement « out of box » comme la série sait si bien le faire et la conclusion est épique.

Mrs Feldman oublie que c’est la rentrée et passe sa journée sur la route, prétendant au besoin avoir une diarrhée alors même qu’elle donne cours en FaceTime.

Mrs Cannon se retrouve à enseigner les arts sans budget (dure réalité) ni salle fixe et Deb est délocalisée en dehors des bâtiments dans une roulotte.

Enfin voilà quoi, c’était un retour réussi, et je l’ai su dès cette première scène chantée qui n’inspirait que du bon et qui m’a aussitôt mis le smile. VITE, la suite !

02.pngÉpisode 2 – Stranger Danger – 17/20
Remember : PERVERTS ARE EVERYWHERE

On s’éloigne des préoccupations de l’épisode 1 et je ne sais pas si c’est dommage de ne pas suivre un fil rouge Hell Class/Trailer Class ou si c’est au contraire une excellente chose fidèle à l’ADN de la série.

Cette semaine, l’intrigue de base est donc qu’un inconnu s’infiltre dans l’école pour boire le café gratuit de la salle des profs. De cette idée déjà bien délirante en elle-même découle tout un tas de blagues qui fonctionnent plutôt pas mal : Deb apprend à ses élèves comment reconnaître les pervers et en fait trop comme d’hab (elles le font toutes, mais elle, quand même), Mary-Louise & Miss Snap décident de monter un groupe de défense pour les femmes (la partie un peu décevante de l’épisode en elle-même, mais avec d’excellentes répliques, Mrs Cannon et looks pour sauver le tout), et Caroline trouve l’amour grâce à un mannequin qu’elle nomme et trimballe partout avec elle – jusqu’à ce qu’il la trahisse avec Mrs Feldman.

Enfin, le proviseur embauche un vigile et part en mode commando tout seul dans son délire, ce qui fait qu’il passe pour un pervers. L’épisode avait un bon rythme, trois sous-intrigues (donc une de plus que d’habitude) et j’ai encore passé un beaucoup trop bon moment devant la série, qui m’a bien fait rire… et du coup, je mangeais devant, c’était n’importe quoi, autant vous le dire !

03.pngÉpisode 3 – School Sweet School – 19/20
I’m gonna read that… again.

Bon, la série gagne à être vu en binge-watching, je crois, j’ai toujours un peu de mal à re-rentrer dans les épisodes chaque semaine, et comme ils sont assez courts, perdre 30 secondes, c’est vraiment dur. Oui, c’était totalement de l’ironie !

Cette semaine ne déroge pas à la règle de cette seconde saison, avec une multitude d’intrigues permettant d’exploiter un peu tout le monde. Deb ramène son mari à l’école quand son mari (Damien, donc) fait livrer la maison à l’école. Celui-ci va alors avoir une influence positive sur l’ensemble des profs à l’exception de sa femme. C’est donc un épisode qui parvient à réunir tous les personnages autour des problèmes de couple de Deb, et ça fonctionne à merveille.

Mrs Cannon vit un vrai échec avec sa classe d’art et décide donc de créer sa propre ligne de boucles d’oreilles, qui sont absolument horribles. Ses collègues n’osent pas lui avouer la vérité et se retrouvent forcées de les acheter, ce qui permet de bons gags vu que tout vient évidemment des poubelles, dans lesquels on retrouve tout ce que Mary-Louise se voit forcer de jeter.

Le problème de Mary-Louise, cette semaine, c’est qu’un de ses élèves aime se mettre des objets ronds autour du pénis, ce qui est de loin l’intrigue la plus drôle de l’épisode en ce qui me concerne. La toute fin de l’épisode est notamment géniale, avec Miss Snap qui ferait mieux de vérifier ce qu’elle met dans la bouche… Mon dieu, quoi.

Et si j’ai une intrigue la plus drôle, j’en ai également une la plus évocatrice pour moi, celle de Mrs Feldman. La pauvre n’a pas préparé son cours, comme d’habitude, et se retrouve à improviser face à des élèves qui, eux, ont lu le livre qu’ils devaient lire. Et quand on est prof, il arrive toujours un moment où on est censé savoir un truc qu’on ne sait plus, et il n’est pas toujours évident de reconnaître sa limite, alors j’ai adoré la voir se lancer dans des questions hyper larges.

Drôle et efficace, ce nouvel épisode permet toujours quelques fous rire. Si seulement la série pouvait être plus connue, car elle le mérite vraiment !

04.pngÉpisode 4 – Held Back – 18/20
Oh my God, I don’t even need therapy, I just fixed myself.

C’est le retour de Hot Dad ! Mary-Louise part en vrille totale à sa vue, comme toujours, et cherche à savoir dans quelle classe son fils sera lorsqu’il redoublera. C’est plutôt drôle à voir, puisqu’elle s’associe avec Deb pour trouver la réponse (Deb qui, elle, pète un câble sans café). Pas de chance, Hot Dad lui préfère Caroline, du coup elle se lance dans une opération passive-agressive génialissime avec un bon détournement des films d’horreur.

Cela permet de découvrir que Caroline continue de voir le directeur (le chien de Miss Snap en dit long sur leur relation !) et de conclure sur un rapprochement entre Hot Dad et Mary-Louise… ruinée par le directeur.

Miss Snap s’est donc achetée un chien qu’elle a appelé Ryan Gosling. Évidemment. Cela la force à aller voir la psy de l’école quand le directeur décide de mettre un peu d’ordre dans l’école. C’est de loin l’intrigue la plus drôle de l’épisode, et c’est pourtant considéré comme une sous-intrigue vu le titre, tout est dit sur la qualité de l’épisode.

Cela fonctionne un peu moins avec Miss Feldman qui est forcée par le directeur de suivre le programme. Elle part alors en plein délire toute seule, imaginant Miss Cannon l’aider à résoudre un problème.

Sans ça pour casser le rythme, j’aurais passé l’épisode à rire franchement, cette saison 2 est géniale.

05.pngÉpisode 5 – Snap Judgement – 17/20
And then my boring week was blessed with the most magnificent trainwreck of all

Miss Snap se lance en politique pour représenter les profs et elle fait des promesses faciles à tout le monde. Mary-Louise se lance dans une opération de conversion des profs qui est marrante et toutes ses collègues habituelles lui viennent en aide. L’intrigue occupe tout l’épisode sans B-story, et c’est une excellente chose car cela fonctionne merveilleusement bien.

Il est dur de ne pas penser à l’élection américaine, mais c’est marrant et le message est sacrément fort. Ryan Hansen est l’acteur parfait pour incarner le macho misogyne cliché et il le fait avec beaucoup d’humour.

L’épisode gère à merveille les doubles standards, les clichés et la victoire de Miss Snap aussitôt flinguée par un connard sexiste qui lui dit comment se comporter. Il va même jusqu’à oser la parodie de Game of thrones, dans une scène peut-être un brin trop décalée et loufoque, mais parfaitement réussie.

Cet épisode est un petit bijou anti-sexiste qui en plus parvient à faire rire plus d’une fois. Tout bon et dans la lignée d’une saison excellente et sans faute.

06.pngÉpisode 6 – Brokebitch Mountain – 16/20
Yes, it’s because teachers are paid crap. It’s part of the 1%’s conspiracy to keep the masses dumb and compliant.

Mrs Feldman n’a plus d’argent et ça la rend totalement dingue. Elle tente de se calculer un budget, mais sa classe lui fait comprendre qu’elle est trop pauvre pour espérer s’en sortir. La critique n’est pas subtile, mais elle a le mérite d’être assez efficace : les profs sont sous-payés et pas qu’en France. Rassurant, dis donc.

Cela finit par une scène très « cheesy » comme ils disent là-bas, à savoir qu’elle est tellement mignonne que ça donnerait presque envie de pleurer, avec son élève qui arrête de bégayer en chantant. Tout ce que j’en retiens cependant, c’est vive la Finlande, les gars.

Une autre intrigue voit Caroline croire à nouveau en l’amour grâce à ses élèves, et plus particulièrement Craig & Amy qui « sortent ensemble ». Pas forcément la meilleure des intrigues, c’était toutefois l’occasion de quelques bonnes répliques (« don’t be that girl ») et situations qui prêtaient à sourire.

Enfin, l’autre point était une réflexion sur les règles. Parodiques à l’extrême dans les réactions du proviseur, cette intrigue m’a bien plu. Elle ne m’a pas vraiment fait rire, mais elle est assez juste malgré tout et il est bon de voir des séries aborder un sujet aussi tabou que ça sur le ton de l’humour.

Je ne suis pas tout à fait certain que la conclusion soit vraiment la meilleure, mais je prends. Je n’ai pas tout à fait accroché à l’épisode, mais je suis plutôt crevé et de mauvaise humeur en ce moment, alors je n’étais pas dans les conditions idéales. J’ai malgré tout ri et adoré l’intrigue de Feldman, alors ça valait le coup de le voir.

07Épisode 7 – Thirty-One and Done – 16/20
You guys know who Lou Bega is, right?

C’est l’anniversaire de Chelsea et comme tous les profs, elle ne le vit pas si bien quand ses élèves tentent de deviner leur âge. Elle découvre au passage qu’elle est la plus vieille de ses collègue et que prendre de l’âge est son pire cauchemar. Les choses ne font qu’empirer quand Mary-Louise lui rappelle toute la journée que c’est son anniversaire ou quand elle se flingue les cheveux toute seule.

Par ailleurs, la photocopieuse est en panne : Feldman fait lire le manuel de la photocopie à ses élèves, puis innove avec le lecteur DVD. C’est la guerre dans l’école, pour trouver des activités pour les élèves ou pour savoir qui est responsable de la panne. Les grands classiques des écoles.

Pour oublier les différents et pour l’anniversaire de Chelsea, les profs se rendent donc à une soirée universitaire.

Toutes, sauf Mary-Louise qui, quant à elle, s’arrange pour revoir son Hot Dad autant qu’elle peut, au point d’accepter un baby-sitting. Elle est toujours aussi dérangeante dans son affection pour lui, mais quand en plus il est OK pour qu’elle passe la soirée avec lui, elle ne peut que se faire des films, tenter de l’embrasser et tomber dans les vapes. Bien joué. Elle empire encore les choses en s’enfuyant et se prenant la vitre.

De leur côté, Chelsea et les filles passent la pire des soirées où chacune se sent vieille à sa manière, et pour oublier ça, elle finissent en soirée déjantée qui casse la photocopieuse. Brillant. Ce n’est pas le plus drôle des épisodes, mais il est efficace et fait toujours autant rire.

Je n’en demande pas plus, mais comme en plus il fait avancer certaines intrigues, j’approuve !

08.pngÉpisode 8 – Getting Drilled – 19/20
Oh Deb, I’m so sorry that you are mentally ill.

Une tempête éclate en ville et cela affecte bien sûr l’école : une tornade approche et l’école part en chaos total, malgré un plan bien révisé qui foire à merveille avec le caractère de chacun des profs (vive Sharknado, cela dit !).

Dans le genre chaos total, la tête de Deb est pas mal non plus : elle transporte avec elle le cadavre de son chat empaillé. Le directeur n’a d’autre choix que de les envoyer en thérapie de groupe, qui part en vrille elle aussi puisque ses profs sont incapables de rester normales trente secondes. Cela tombe bien car leur thérapie est tout sauf normal : elles finissent donc en parcours d’obstacles.

Entre la tornade et le parcours d’obstacles torturant Chelsea, cet épisode était l’un des meilleurs. Les gags étaient tous hyper perchés mais fonctionnaient à merveille justement parce qu’ils étaient abusifs.

En plus, cela permet de réaffirmer la cohésion du groupe malgré ses différences et la fin de nous prouver que la série sera toujours la même de ce point de vue-là. C’est juste génial comme fonctionnement et les six profs ont eu leur moment de gloire dans cet épisode.

Bref, Teachers est toujours aussi efficace, et clairement, c’est mon humour.

09.pngÉpisode 9 – In Security – 16/20
That’s what hypocrisy looks like

Bam, trois épisodes dans la journée, ça valait le coup de prendre un peu de retard dans la diffusion rien que pour la dose de rire.

Deb se voit forcée d’entraîner l’équipe de Kickball de Fillmore, et ça entraîne pas mal de situations marrantes, avec notamment la coach Beist de Glee. Cela dit, c’est rapidement devenu lourd de la voir entraîner une équipe incapable de faire quoique ce soit, tombant trop vite dans le cliché.

De son côté, Mary-Louise essaye de faire comprendre à Feldman l’importance du drapeau américain de l’école quand elle doit se faire remplacer un matin pour la cérémonie (c’est ça pour elle) du lever de drapeau. Elle le voit tellement sacré qu’elle est forcée de brûler le drapeau chaque fois qu’elle le désacralise. Un peu lourd également comme intrigue et, surtout, hyper américain.

Pendant ce temps (heureusement il reste une intrigue excellente), des vols sont commis en toute impunité à l’école et le directeur veut les stopper. Avec l’aide du garde, Tobby compte bien y arriver : tout ce que les caméras révèlent, c’est que Cecilia n’est pas si Vegan que ça, que Chelsea a des problèmes de sous-vêtements et que Caroline est la pire des voleuses : elle fait le ménage pendant la nuit. Quant à Tobby, il danse dans les couloirs. C’était bien drôle comme intrigue et ça change un peu des problèmes habituels de la série.

La conclusion est toute trouvée avec Mary-Louise, mais j’ai aimé voir ces deux personnages devenir potes, c’était une évolution cool. Dommage que ça ne continue pas par la suite avec cette fin, il y avait un bon running-gag potentiel quand même !

Bref, un épisode un peu en-dessous, mais qui se rattrape de manière inattendue !

10.pngÉpisode 10 – Lunchtime! The Musical – 20/20
Don’t tell me looks don’t matter

C’est déjà la fin de saison pour mes professeurs préférées ! Comme j’ai passé quelques semaines sans regarder les épisodes, j’ai l’impression que la saison a défilé à une vitesse incroyable. Il faut dire que dix épisodes, c’est bien peu.

Pour bien conclure la saison comme il se doit, les scénaristes bouclent la boucle avec un musical, c’est à la mode cette semaine après le crossover Supergirl/Flash et c’est déjà la manière dont ils avaient entamé la saison. La seule différence, c’est qu’eux, ils savent ce qu’est un musical et ils nous pondent un épisode de dingue avec du rythme, une histoire, des chorégraphies réussies, bref, ils font un vrai musical.

Il n’y a pas de vraie explication concernant ces morceaux chantés, mais qu’importe, l’univers déjanté de Teachers s’y prête à merveille. Tout part d’un problème simple : Chelsea ne rentre plus dans ses jeans et, puisqu’elle est élue, elle décide de bannir la junk food de l’école. Elle est alors placée dans le rôle de la méchante pour le reste de l’épisode, avec un besoin de maigrir ridicule mais hilarant.

Ses chansons sont géniales et approfondissent ce problème existentiel (ou pas), pour la faire suivre un classique arc de rédemption qui la verra recommencer à manger n’importe quoi. Pendant tout ce temps, elle négligera complètement Mary-Louise, qui a pourtant bien des problèmes.

En effet, Hot Dad est volontaire pour servir les repas à la cantine cette semaine. C’est l’occasion d’une excellente chanson romantique en début d’épisode et d’une révélation de sentiments sans cesse retardée pour Mary-Louise. Cela fonctionne à merveille et il est dur de ne pas vouloir que ce couple se concrétise.

Comme les scénaristes font à peu près bien les choses néanmoins, la femme de Hot Dad sort de nulle part juste après que Mary-Louise avoue ses sentiments pour lui. Paye ton cliffhanger, il y a intérêt à avoir une saison 3.

Miss Feldman, elle, est contre la tyrannie de la nourriture imposée par Chelsea. Elle a donc le droit à sa petite histoire de réclamation et de révolte… mais aussi à la chanson la plus traumatisante de l’épisode lorsque Tobby se met à son tour à chanter. Et ce n’est pas beau à voir, parce qu’il tente d’être… sexy ?

Enfin, Deb a un énorme bouton sur le visage, offrant un côté plus gothique à cet épisode (ou pas), Caroline chante la non-importance des apparences (pour les moches) et Cecilia… se fait rembarrer chaque fois qu’elle tente de chanter, forcément.

Cet épisode est probablement le meilleur de la série, les chansons sont toutes très bien écrites et rythmées, j’ai eu le smile pendant les 23 minutes parce que, oui, cet épisode est en plus plus long que les autres !

Une fin parfaite à une autre excellente saison.

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EN BREF – Cette série est toujours aussi déjantée et mon dieu que ça fait du bien ! Malgré quelques épisodes un peu plus faibles en seconde partie de saison qui explique une légère baisse de note par rapport à la saison 1, ces dix épisodes conservent un excellent niveau et s’achèvent sur le meilleur épisode de la série, l’air de rien. Cette année voit une évolution notable des relations de chacune et l’introduction de quelques éléments d’intrigues qui se retrouvent d’un épisode sur l’autre, renforçant encore la qualité globale de la série. J’en redemande, c’est léger et pas prise de tête, un vrai coup de cœur qui se confirme !

 

 

Colony (S02)

Spoilers

L’article ci-dessous a été rédigé pendant trois mois, juste après la diffusion de chaque épisode. Chaque critique contient des spoilers sur l’épisode dont il est question, mais pas sur ce qui suit, évidemment.

Avis : Après une première saison qui m’a principalement ennuyé, le masochisme me fait revenir pour assister au délire de la saison 2. Bon, pas uniquement : l’épisode final de l’an dernier était absolument intrigant et lançait enfin les choses que j’attendais de voir depuis le pilot, avec la révélation sur les aliens notamment.

Bref, j’avais très envie de voir la saison 2… et puis, j’en ai vu la bande-annonce (donc attention spoilers), qui m’a assez vite appris de quoi il allait en retourner. Nous voici donc en plein flash-back, reprenant avant l’invasion. Je ne sais pas si c’est brillant (on va enfin connaître les pièces manquantes de l’an dernier) ou juste parfaitement irritant (de repartir à zéro alors qu’il leur a fallu dix épisodes pour être intéressants).

Quoiqu’il en soit, comptez sur moi pour vous dire tout le bien (et le mal!) que je pense de Colony cette année !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – Eleven. Thirteen – 13/20
I need your help

Le parallèle est rapidement fait avec le pilot dès la première scène de cet épisode : on observe les personnages prendre leur petit déjeuner en famille. Avec l’arrivée de l’aîné, on comprend tout de suite que quelque chose ne va pas et qu’on a changé de place dans la chronologie. Si l’idée est intéressante avec une intro qui nous suggère l’arrivée d’OVNI, elle s’avère rapidement hyper chiante car les dramas qui occupent les personnages sont déjà résolus pour la plupart en saison 1.

On n’apprend donc rien de nouveau et l’ennui arrive bien vite, exactement comme l’an dernier finalement. Je ne sais pas ce que j’attendais, toutes les séries ne peuvent apparemment pas nous proposer une métamorphose réussie : n’est pas Supergirl qui veut. L’invasion est aussi intéressante que prévue, mais elle ne suffit pas à effacer une trop longue introduction.

Quant à la conclusion, elle nous renvoie sans prévenir au présent histoire de nous montrer des personnages encore plus paumés.

Bon, c’était un retour qui me laisse très mitigé. Il y avait du bon, mais aussi pas mal de moins bon. C’était un peu meilleur que dans mon souvenir grâce à l’action des scènes de l’invasion, même si la majorité de celle-ci se devine plus qu’elle ne se produit. Comme toujours avec Colony, on nous montre qu’il y a beaucoup à voir, mais qu’on ne le verra pas.

« Démerdez-vous avec le peu qu’on vous donne » est un peu le crédo de la série, et j’ai beau être imaginatif et adorer ça, à un moment, quand on raconte une histoire, ça peut être pas mal de la raconter. J’attends la suite, mais j’ai peur de vite retomber dans l’ennui (tout en gardant l’espoir des excellents épisodes qu’il y a pu avoir l’an dernier).

02.jpgÉpisode 2 – Somewhere Out There – 09/20
What else did he do to you?

Il n’aura pas fallu longtemps pour que la série retombe sous la moyenne, et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Seulement, un peu comme pour Blindspot le jeudi midi, mon dîner m’a paru plus passionnant que cet épisode. Alors que s’est-il passé ?

L’épisode se divise schématiquement en trois parties. D’une part, nous suivons Will, comme toujours, dans la quête de son petit garçon au milieu d’un pays affamé et en ruine, en compagnie de son ex partenaire (allez, encore un épisode ou deux et ils couchent ensemble).

L’intrigue avait a priori tout pour être chiante et ça n’a pas manqué. Comme bien souvent à la télé américaine, le gamin a une tronche à claques et son comportement est tout bonnement insupportable. L’intrigue n’a rien de bien original… et n’est sauvée que par une excellente scène de fusillade, surtout impressionnante du point de vue technique.

De toute manière, la série se rattrape souvent par ses tentatives scéniques et filmiques. C’est le cas cette semaine avec une scène où Will déglingue tous ceux faisant partie d’un système réduisant les enfants en esclavage. Manichéen, simpliste et très bateau, cela finit donc par nous offrir la perspective d’un Charlie encore plus chiant la semaine prochaine.

D’autre part, nous suivons Katie qui tente de retrouver son autre fils (je reviens sur lui juste après). Pourquoi pas. Cela nous permet d’effleurer comme d’habitude le côté politique et ses liens avec la résistance, remettant en question pas mal de choses. L’association avec Jennifer (après fouille de sa maison et scène dramatique où son passé est évoqué grâce à un cadre photo brisé, ouin ouin) est tout ce qu’il faut en retenir, avec peut-être la dispute qui éclate entre sa sœur et elle. Mais bon.

Enfin, c’est donc le destin de Bram en prison qui m’a le plus intéressé, car on touche au plus près à la question extra-terrestre cette fois. Il y a de quoi faire avec cette intrigue elle aussi un peu trop prévisible (la relation amoureuse là, c’est bon quoi, on vous voit venir).

Un épisode médiocre donc, avec plus d’ennuis et de longueurs que de points d’intérêt, mais au moins, ça avance un peu. On apprend notamment cette semaine que l’invasion extraterrestre date, le gouvernement américain (toujours eux) ayant reçu les premiers messages d’alien il y a plus de cinquante ans (et ayant répondu, bien joué les gars).

Il y a donc un culte dont fait partie Maddie et qui attend le Grand Jour, un truc qu’on nous avait déjà bassiné en saison 1 mais que j’avais totalement zappé. Oups.

03-2.pngÉpisode 3 – Sublimation – 14/20
You collaborate, you die

Et c’est reparti pour un tour avec un excellent résumé des épisodes précédents qui aide un peu à se remettre dans la série, voir à comprendre des choses un peu mieux… avant de nous balancer un attentat à la tronche.

Pas de quoi s’inquiéter cela dit, Katie continue de couper ses légumes et d’avoir des rendez-vous secrets d’une discrétion particulièrement pas discrète. Elle change aussi d’avis et demande de l’aide à sa sœur avec qui elle vient juste de se brouiller, mais ça termine en câlin. Tu parles d’un changement de perspective. Du coup, pas étonnant que ses gosses soient tout aussi insupportables chacun de leur côté.

Bram se fait donc agresser et perd ses chaussures, ce qui constitue une sous-intrigue de l’épisode quand même. Si on m’avait dit ça, je ne l’aurais pas cru, et pourtant ! Cela suffit à lui faire devenir un espion de la tête de rat dont j’ai de nouveau oublié le nom cette semaine. Je ne suis pas des plus attentifs, je sais.

Will tente le tout pour le tout pour rentrer à LA, c’est-à-dire qu’on le voit planifier ça et c’est tout et qu’on sent bien que sa pote va y passer. Je suis triste, je l’aimais bien, mais alors la manière dont elle explose, j’ai eu du mal à ne pas rire face à cette partie de paintball. Je suis quelqu’un de mauvais, je crois.

Pendant ce temps, Katie, encore elle, décidément !, s’occupe enfin de sa gosse et lui apprend qu’il existe tout un tas de foi. Il était temps de commencer à faire quelque chose pour la sortir de sa secte, quand même, mais elle ne le fait que parce qu’elle se vend aux autorités et à la blonde dont je ne connais pas le nom non plus.

J’ai trouvé cet épisode un peu plus supportable et clair dans ses intentions que la semaine dernière, même si rien ne se passait pendant une bonne moitié. Je ne pensais pas que les choses allaient avancer si vite dans les dix dernières minutes, et ce fut une excellente surprise de voir la manière dont l’épisode se finit sur une scène de retrouvailles qui n’aura pas été trop longue à attendre.

Finalement, beaucoup de choses se passent et c’est agréable de voir que la série nous donne enfin un peu plus de qu’on veut voir… La patience paie.

04.pngÉpisode 4 – Panopticon – 17/20
People die. You want an orange?

Les scènes d’introduction de cette série me laissent toujours perplexe, c’est dingue, il faudrait faire toute la série uniquement là-dessus. Cette fois, on découvre donc le niveau international de l’invasion et des colonies, avec une Los Angeles à deux doigts de se faire bousiller. C’était hyper prenant comme moment, alors qu’assez prévisible.

Une fois cette intro passée, on entre dans un épisode très bien foutu, inattendu pour la série et qui, en 42 minutes, me fait changer d’avis une fois de plus sur la qualité globale de celle-ci. J’en ai marre de cette qualité en dent de scie !

Les retrouvailles familiales sont moins heureuses que prévues parce que Will y découvre que Bram est un petit con et Katie que son Charlie a vécu plein de trauma, mais l’air de rien, la série a réussi par je ne sais quel miracle à me raccrocher à l’intrigue familiale. Surtout que pendant tout ce temps, ils sont observés par Jennifer, qui est tiraillée entre les protéger ou les vendre.

Comme à chaque fois avec Colony, ça dépend des épisodes : il y a des moments où c’est vraiment top, et des moments où la série est plus ennuyante que tout ce que j’ai pu voir. C’est bizarre… mais cette semaine, ce petit côté voyeur était sacrément brillamment exploité et permettait un bon développement des relations entre chaque perso, avec la fascination de Jennifer reflétant assez bien celle du spectateur.

Très peu d’intrigues séparées cette semaine, avec un épisode qui se concentre uniquement sur Jennifer et ce qu’elle voit à travers son écran. Cette immersion est un pari risqué, pas du tout original (coucou Black Mirror, qui déjà n’était pas bien originale à son lancement), mais qui fonctionne à fond ici, puisqu’elle permet de se confronter à pas mal d’intrigues tout en entretenant la réflexion sur la Colonie lancée par l’intro. Réflexion qui se fait trop souvent oubliée dans la série alors qu’elle est censée être au cœur de l’intrigue, hein.

Bref, l’épisode se permet de faire avancer quelques intrigues assez subtilement, tout en proposant une qualité bien meilleure à celle des semaines précédentes. Charlie  doit se réadapter à la vie de famille, et ce n’est pas gagné. C’est une partie un peu chiante car je déteste ce gamin, mais c’est une évolution logique qui réussit à être convaincante tout au long de l’épisode. Et puis, il s’en prend à l’insupportable nounou, alors il marque quelques points.

Katie et Will se parlent enfin, et ça paraît être une des premières fois de la série. Ce n’est évidemment pas le cas, mais, comme à chaque fois, ça fonctionne à merveille et ça fait regretter que ce ne soit pas plus souvent. Les deux acteurs sont géniaux et leur alchimie fonctionne réellement. C’est con, parce que Will finit par critiquer violemment une Jennifer qui prend malgré tout la décision de les couvrir.

Cette décision était l’enjeu implicite de cet épisode, et c’était assez prévisible, mais pour une fois que la série propose une évolution construite et rapide, je ne vais pas m’en plaindre car j’ai bien aimé le reste. Le couple finit par comprendre qu’il est surveillé en fin d’épisode, sans se douter que Jennifer est en train de supprimer toutes les informations compromettantes… et de devenir au passage mon perso préféré dans cette série, une évolution qui s’est faite dans ces quatre derniers épisodes alors que je ne me souvenais même pas d’elle en lançant la saison 2.

Le cliffhanger nous révèle l’évidence : tout le monde est surveillé, y compris Jennifer, qui tente de se suicider… quand personne n’est derrière son écran à l’observer. Du coup, on nous laisse dans le suspens jusqu’au prochain épisode, pour savoir si ou non elle va y passer, et ça me frustre vraiment, car les deux décisions se tiennent niveau cohérence de la série à long terme.

Merde, suis-je vraiment en train d’accrocher à Colony alors ?

05.pngÉpisode 5 – Company Man – 13/20
Where is Jennifer?

Comme toujours, l’introduction de cet épisode se détache des personnages principaux pour nous montrer une situation plus générale concernant la Colonie. Seulement, cette fois, on comprend bien vite que les personnages introduits sont là pour rester, car on n’embauche pas Bethany Joy Lenz juste pour une scène (et parce qu’elle est avec Broussard, aussi, qui signe un retour moyen).

Et ça ne rate pas, on suit la vie de ce groupe de résistants pendant quelques scènes de l’épisode. Grosso modo, ils en apprennent plus sur les drones, mais rien d’exceptionnel. J’imagine que nous allons être amené à les revoir et qu’ils vont combler le temps d’écran que nous perdons avec la disparition de Jennifer.

Le sort de cette dernière reste assez floue cette semaine : tout porte à croire qu’elle est morte, mais en même temps, puisque son corps n’est pas chez elle, les scénaristes se laissent définitivement une opportunité de la faire revenir. Will passe son épisode à la chercher et en découvre plus sur la surveillance dont il se pensait victime. Certes, il l’est, mais de savoir que c’est le cas de tout le monde devrait le rassurer un peu.

En parallèle, il se récupère un nouvel associé (Burke) absolument insupportable et le contrôlant plus que ne l’aidant dans son job. Il a aussi le droit d’échapper de peu à encore un autre attentat, introduisant le mystère d’une main ensanglantée.

Pendant ce temps, Katie continue de s’occuper des gosses bien sagement à la maison, ce qui ne lui va pas trop. Elle finit par ENFIN péter un câble contre la nounou et la met à la porte. Ce n’est pas bien révolutionnaire et de toute manière son fils est un petit con donc elle n’est pas au bout de ses peines.

Comme l’inaction ne correspond pas du tout au personnage, elle fouille par la suite dans le bureau du mari de sa sœur à la recherche d’une clé USB pour sauvegarder un document officiel et secret. Bref, elle enchaîne les actes de résistance cette semaine alors qu’elle est censée se tenir à carreau, c’est bien joué (mais ça correspond assez bien au personnage tel qu’on nous le présente depuis le début).

Enfin, du côté de Bram, on voit que le fils Bowman assume son rôle de taupe à merveille, au point d’être grillé en deux minutes par sa copine. Ils en profitent pour balancer leurs ennemis qui se font assassiner froidement par le garde. Oups. Cette partie de l’épisode n’était pas grandiose, mais en même temps, l’ensemble de l’épisode n’était pas grandiose non plus.

Cette semaine comble le temps de la saison en faisant à peine avancer l’intrigue et sans dévoiler totalement son fil rouge. Cela m’irait si une saison 3 était déjà annoncée, mais pour le moment j’ai surtout peur que la saison 2 se finisse sans qu’on en sache beaucoup plus et que la série disparaisse à jamais. Ce serait frustrant.

06.pngÉpisode 6 – Fallout – 12/20
To risk our family to someone else’s would be foolish.

Ce serait mentir que de dire que cet épisode m’a passionné, puisque je l’ai vu sur trois jours et dans le RER à deux reprises. Cependant, il y a de bonnes intrigues par rapport à l’an dernier et je suis quand même plus accroché qu’en saison 1. C’est parti pour la critique, donc.

Commençons par le point faible de cet épisode, qui est une fois de plus Bram. Il continue sa crise d’adolescent et son passage à la résistance du fin fond de sa prison, refusant les biscuits apportés par sa tante et finissant par découvrir que ses camarades ont une bombe toute prête. Reste à savoir de quel côté il se rangera en définitive, puisqu’il tout aussi bien les balancer et acheter sa liberté.

Je suis moyennement convaincu par cette intrigue, donc, car elle tombe à chaque fois comme un cheveu sur la soupe dans un épisode autrement assez intense. Cela permettait toutefois d’approfondir un peu le personnage de Madeline et les différents choix qu’elle doit prendre, et ça c’était plutôt bien géré.

L’autre intrigue de cet épisode est déjà bien plus prenante, avec un retour sur le groupe de résistants de l’épisode précédent. En fait, je n’ai compris que devant cet épisode que Bethany Joy Lenz est un recasting d’une actrice de la saison 1, oups. C’est dire comment j’étais attentif l’an dernier, quand même.

Bref, le groupe continue de bosser sur sa trouvaille de la semaine dernière, mais très vite, il devient évident que l’un d’entre eux développe une maladie assez inquiétante. Pour une fois, Katie et Will décident de travailler ensemble pour se couvrir et franchement, c’est toujours un des points forts de la série quand les scénaristes se reposent sur ce couple d’acteurs excellents et de personnages torturés par leurs opinions.

Chacun de leur côté, ils sont chiants, mais ensemble, ils sont intéressants à observer. Toutefois, avant d’en arriver là, on a droit à une intrigue solitaire pour Will qui essaye d’en savoir plus sur la localisation de son fils et sur le sort de Jennifer. C’est juste assez pour ne pas être chiant, mais je suis bien content qu’ils n’aient pas passé l’épisode là-dessus.

Ensuite, donc, il aide sa femme à soigner l’un des résistants en faisant appel à un docteur qui se retrouve mêlé à la résistance contre son gré, photos à l’appui. Pas de bol. Leur pote résistant est donc bien malade, contaminé par des radiations, et la fin d’épisode est un peu longuette, mais passionnante du côté drama : il n’a que quelques heures à vivre encore, et une vie douloureuse. La décision est alors prise : il faut l’aider à mourir.

Une fois de plus, Colony s’embarque sur le chemin de la réflexion sur des sujets difficiles et le fait bien, malgré des longueurs. En définitive, le fil rouge (si tant est qu’il y en ait un) n’avance que bien lentement, mais le développement des personnages mis en avant est bien fonctionnel.

Je regrette juste ces longues phases d’ennuis entre deux moments pleinement intéressants qui me font rester et les quelques incohérences énormes qui subsistent (d’un côté, on nous dit que les caméras sont partout et que Will est observé, de l’autre, il se balade comme bon lui semble un peu partout quand même et rate forcément des heures et des heures de boulot).

07.pngÉpisode 7 – Free Radicals – 14/20
This isn’t a colony. It’s a death camp.

Une fois n’est pas coutume, la série se décentre le temps d’une longue introduction sur deux nouveaux personnages. On ne sait pas bien vers quoi ils se dirigent durant toute cette scène, mais c’est totalement le but en même temps, et j’avoue que je n’ai pas vu venir cette trahison et ce nouvel attentat.

Plutôt pas mal, c’est une intro très réussie pour la nana, Frankie. Et alors qu’elle semble toute contente de sa badassitude, elle ne se rend pas compte qu’elle a attiré l’attention des flics et qu’elle se retrouve être le nouveau cas de Bowman. Will se rend ainsi interroger sa famille et se compromet une fois de plus auprès de son coéquipier en étant trop gentil avec des petits vieux.

Cela mène à une intervention sanglante, qui voit la mort de tout un tas de résistants, mais pas de Frankie, bien sûr. Le coéquipier de Will est une fois de plus un énorme connard à tuer tout le monde sauf elle, puis il s’amuse à la torturer, alors que Will en laisse s’échapper un en toute discrétion, ce qui ne peut que lui retomber sur la gueule par la suite. C’est évidemment le cas, mais avant ça, il assiste à la torture de Frankie, tente de la sauver et lui permet ainsi de se suicider. Bien joué.

De son côté Katie recontacte ses potes de la résistance afin de décrypter le fichier contenant des infos sur Bram. Madeline, elle, comprend que Katie a téléchargé le document qu’elle vient de filer à la résistance lorsque Nolan lui apprend une brèche de sécurité. Comme Katie lui jure que ce n’est pas elle (elle sait bien qu’elle est filmée), Maddie lâche l’affaire mais lui conseille de se réconcilier avec Lindsey, l’insupportable nounou. Ô joie.

Évidemment, Katie le fait et ça ne plaît pas à son boulet de Charlie. Elle retrouve Broussard qui la veut de retour car il a découvert que la colonie n’est qu’une couverture pour exterminer tout le monde, dans les deux ans, trois mois et neuf jours à venir. Bon, ça laisse le temps à encore quelques épisodes tout ça.

Bram, lui, est occupé à faire l’amour à Maya. Cela dure dix secondes à peu près et même s’il s’en excuse, elle s’en contente largement car elle veut simplement le manipuler pour qu’il récupère à Snyder une carte de sécurité servant aussi de clé. C’est magique comment rien que par le cul et quelques baisers, elle arrive à en faire ce qu’elle veut, exactement comme Frankie en début d’épisode.

Magique, et pas du tout du foutage de gueule de la part des scénaristes côté construction de perso. Dans le même genre et de manière un peu abusive, on découvre que Maya est du même groupe que Frankie. Forcément, du coup, vu qu’elles ont le même mode opératoire. L’opération, justement, se déroule assez violemment et voit le garde connard se faire tuer de manière bien rigolote.

On apprend surtout que les étranges containers contiennent des gens vomissant du liquide vert. Rassurant. Le plan fonctionne à merveille et Maya réussit à faire péter le vaisseau au moment du décollage, ce que tout le monde voit bien peu importe où il est.

Entre ça et la lente extermination, Katie réussit à convaincre Will que c’est une bonne chose qu’elle retourne bosser pour les résistants. C’est une bonne chose, oui, surtout si la série continue à nous montrer le couple se faire confiance ainsi, pas si on repart dans les divisions de l’an dernier.

En tout cas, on progresse beaucoup avec cet épisode, mais je regrette un peu que le délai annoncé avant extermination soit si long, car je ne sais pas si la série tiendra encore si longtemps ! Je trouve que l’épisode était émotionnellement moins prenant que la semaine dernière, mais étrangement, j’étais beaucoup plus à fond dedans, alors ça s’en ressent sur les notes.

08.pngÉpisode 8 – Good Intentions – 18/20
You worked for them.

Au sommet politique, l’explosion du vaisseau à la fin de l’épisode précédent n’est pas passée inaperçue et pour cause, il y a de fortes chances que la responsabilité leur soit attribuée. Cette scène d’introduction est bien calme par rapport à d’habitude, mais en même temps, il fallait la voir comme un avertissement : l’épisode gagne en intensité par la suite.

Chez les Bowman, l’ambiance maritale est au beau fixe en début d’épisode, et c’est tant mieux pour eux, car un peu de bon temps ne peut pas faire de mal avant toute la merde sur le point de leur arriver : là encore, ce n’est qu’un signe avant-coureur.

En début d’épisode, Will est envoyé en mission pour retrouver le terroriste qu’il a laissé s’échapper dans l’épisode précédent. Il retrouve simplement la mère de Frankie, effondrée. C’était une scène pas bien utile mais assez intéressante dans les enjeux concernant la sécurité. En fait, toute l’intrigue de Will ne sert qu’à combler un peu l’épisode.

De son côté, Katie rejoint la résistance pour de bon cette fois. Et c’est elle qui obtient les infos dont Will a besoin en faisant équipe avec Broussard. En tentant d’aller sauver le terroriste, elle est à deux doigts de se faire prendre, mais non, ce n’est que le « gamin » qui se fait prendre dans sa fuite. Le stress monte déjà avec Katie à deux doigts d’être approchée, mais ce n’est rien comparé à la fin de l’épisode qui approche.

Côté résistants également, il faut noter une mutinerie qui échoue contre Broussard qui tue donc son ancien allié, qui était à deux doigts de le tuer lui-même. Rien que ça, mais ce n’est toujours pas le plus dingue. Tout dans cet épisode est prise de tête !

En effet, en attendant, Bram est mis face à un choix épique par Snyder. Il n’a d’autre choix que de trahir ses amis qui se font tous buter sous ses yeux d’une balle dans le crâne. C’est violent, mais là encore, ce n’est qu’un début, car l’épisode monte crescendo du début à la fin. En vrai, ses potes n’ont perdu que quelques heures de leur vie : les aliens ont pris la décision de détruire l’usine dans laquelle ils étaient tous prisonniers. Voilà qui est fait.

Enfin, l’épisode voit Charlie continuer d’être insupportable avec la nounou. C’était de loin ce que je regardais avec le moins d’attention et mal m’en a pris : Charlie a plus l’oreille que moi et il comprend qu’il est en danger bien avant sa sœur et la nourrice. Cette dernière se fait fusiller au beau milieu du hall, sans raison, alors que des hommes armés jusqu’aux dents débarquent chez les Bowman.

Mon dieu, que c’est bon de voir Lindsey mourir, elle qui concentrait tant de haine de ma part !

Les enfants sont sacrément malins, surtout Charlie, et les parents Bowman débarquent juste à temps, c’est-à-dire au beau milieu de l’attaque terroriste (comme le suggère la main ensanglantée). La série propose alors un plan-séquence tout bonnement dingue dans la maison. Pas un raccord, pas un changement de plan, juste un long traveling prouvant une fois de plus que ces acteurs sont beaucoup trop bons et que Colony est toujours prête à prendre des risques sur le plan de la réalisation, avec cinq minutes sans pause et sans possibilité de reprendre son souffle.

Pari réussi qui ferait presque oublier l’excellent happy end de cet épisode : les Bowman sont enfin réunis. Snyder a sauvé Bram de l’usine et l’a ramené à ses parents, désormais dans un appart miteux sous protection militaire. Cette scène un peu niannian à la fin aide à reprendre son souffle après cette excursion dans la maison Bowman.

Finalement, une fois les 40 minutes finies, j’ai pris conscience de l’avancée énorme des intrigues et du nombre de morts, surtout. C’était tout simplement excellent, il n’y a pas d’autres mots. Je n’en attendais pas tant de cet épisode en le débutant !

09.pngÉpisode 9 – Tamam Shud – 16/20
If they’re coming for me, they’re coming for all of us.

Pour être honnête, j’hésite presque à enchaîner cet épisode avec le précédent, tant le 8 remettait à plat pas mal d’intrigues et coupait le souffle de manière ultra-efficace. Cet épisode est donc victime du succès du précédent : dur d’être à la hauteur quand la barre est si haute.

Pourtant, l’introduction confirme que la série a encore beaucoup en stock, sans même parler de son compte à rebours : on y voit deux personnes en-dehors de la colonie prendre un avion et y entrer. Seule l’une survit, mais c’est déjà trop pour les autorités politiques de la série.

Katie retrouve le bonheur de savoir toute sa famille en sécurité. C’est de courte durée : le partenaire de Will (Bob) pense que Katie bosse pour la résistance après avoir vu la vidéo où sa sœur l’accuse d’avoir voler le fichier tombé aux mains des résistants. Bien joué.

Il remonte ensuite la piste jusqu’aux suppressions de Jennifer. Pas de doute : les Bowman ont un nouvel ennemi tenace et redoutable.

En parallèle et une nouvelle fois, les deux époux bossent sur la même mission : retrouver le pilote de l’avion qui s’est échappé dans le bloc. Katie fait équipe avec Broussard et découvre que la résistance est compromise, avec le meurtre d’un allié dans un lieu de rendez-vous secret.

Une fois de plus, Will, lui, suit une piste qui ne le mène nulle part. Pendant ce temps, Bob découvre toute la vérité sans grande difficulté. C’est étonnant, je pensais que ça tiendrait plus longtemps que ça. Les enfants sont enfermés dans la planque et voient débarquer les flics, ce qui est toujours hyper rassurant, comme on peut imaginer.

Will se fait arrêter et, lorsque Bob menace ses enfants, il se met à en révéler un peu trop. Il a le moyen de contacter le pilote grâce aux informations de Katie et il l’utilise pour gagner du temps. C’est un bon plan car Katie et Broussard parviennent sans difficulté à récupérer les enfants avec quelques coups de feu. Ils s’enfuient ensuite dans les égouts avec Broussard, et Bram ne parvient pas à cuisiner sa mère autant qu’il le souhaiterait.

Will comprend assez vite que ses enfants sont libérés alors qu’il est en pleine mission pour les aider à capturer le pilote. Il parvient à son tour à s’échapper sans trop de difficultés, poignardant Bob avec une bouteille de verre cassée et l’aide du pilote, une femme appelée Noa. Après des retrouvailles express avec sa famille, Will rencontre une nouvelle fois Noa en compagnie de Broussard.

On apprend ainsi que la résistance en-dehors de la colonie est sacrément bien préparée et qu’une guerre est sur le point d’éclater. Sans être aussi prenant que le précédent, cet épisode parvient à maintenir le rythme et le suspens. Il laisse des cliffhangers pas trop violents mais assez intrigants : les révélations de Noa d’une part, les tribulations politiques de l’autre.

Surtout, cet épisode casse définitivement le principe de base de la série. Cette fois, Will est compromis et découvert comme résistant, c’en est fini du double jeu de policier.

Cela fonctionne à merveille et garde la tension mieux que la saison 1 n’avait jamais réussi à le faire : les 20 dernières minutes de cet épisode se dévorent, tout simplement. Je suis surpris très positivement par cette saison 2 qui me passionne, ce qui est totalement incompréhensible et inattendu après une telle saison initiale. Comme quoi, les bonnes surprises existent !

10.pngÉpisode 10 – The Garden of Beasts – 15/20
The only reason I’m in trouble is because of what you did.

Cette saison confirme qu’elle est bien moins inégale que la première avec un nouvel épisode plutôt solide, malgré des lenteurs, encore et toujours.

Comme toujours, l’introduction est un peu déconnectée du reste, mais elle se déroule en plus dans le noir. Filmer sans lumière est une grande mode des séries, mais c’est un peu chiant à force de ne jamais voir ce qu’il se passe. Cette fois, c’est un atelier de résistants qui est découvert, et l’un d’entre eux finit dans un vaisseau alien.

Le vrai intérêt de l’épisode réside dans le personnage de Maddie. On revient en effet enfin sur son cas et sur celui de Nolan, ce qui est une bonne chose car l’intrigue est drôlement intéressante. Katie contacte donc sa sœur pour l’informer de la situation. Cela ne se passe évidemment pas au mieux, mais ça me laisse un peu mitigé.

La chute des Bowman lors de l’épisode précédent entraîne des remous pour le couple de Maddie, mais aussi pour le proxy Snyder. Ce dernier avait embauché Will, alors forcément, il attire les soupçons. C’est plutôt pas mal, même si peu développé.

Côté résistants aussi on avance peu. Will, Katie et Broussard organisent un plan pour pouvoir traverser en-dehors de la colonie, en utilisant le van des « black jacks », les gardes qui réussissent à traverser le mur sans problème. Le plan tourne autour de la situation de Maddie.

En effet, tout le monde comprend assez vite qu’elle est interrogée : Nolan se sent dans la merde et passe pour elle un marché. Maddie est alors obligée de trahir sa sœur pour s’en sortir, et elle le fait après de bien courtes hésitations. Dommage.

Le plan est foireux mais ça fonctionne plutôt pas mal. Le début est mauvais, avec des lenteurs énormes, mais ensuite tout s’accélère au moment du coup de fil de Katie et Maddie. C’est appréciable, les scènes d’action continuent de bien valoir le coup. J’ai envisagé un moment que Broussard y passe, mais non, l’épisode ne monte pas trop haut dans les enjeux cette semaine.

En parallèle, Bram continue sa crise d’ado et est insupportable. Les enfants Bowman se passent le mot pour l’être l’un après l’autre de toute manière, comme tous les gamins des séries. L’avantage, c’est qu’au moins, ils ne sont pas trop mauvais acteurs. Cette semaine, Bram contacte donc la mère de Maya, une scène qui ne sort de nulle part. On le voit nostalgique de son ex et de ses mauvais dessins. Pourquoi pas.

La fin de l’épisode est décevante. Si la trahison de Maddie propose de bons enjeux et de bonnes scènes très bien jouées, notamment par Sarah Wayne Callies, le cliffhanger retombe comme un soufflet avec Bram qui s’enfonce dans les méandres de la résistance. Je suis surtout pressé d’être à la semaine prochaine voir ce que la série réserve !

11.pngÉpisode 11 – Lost Boy – 17/20
Today, we hit them where they live.

L’intro ne perd pas de temps cette semaine : on reprend directement avec une vidéo de la femme vers laquelle Bram s’est tourné la semaine dernière. Cette résistance plus violente encore que celle des Bowman prépare un attentat et Bram est de la partie.

L’épisode se construit comme un épisode de The Affair (oh, encore une série qu’il faut que je reprenne) avec le point de vue des différents personnages. On commence par Bram qui échappe comme d’habitude à la vigilance de ses parents pour revenir à la scène d’introduction que l’on vient de voir. Il rencontre alors Patrick, une figure de toute évidence importante pour ce mouvement « to liberty ». Ils ne sont pas du tout chiant à se le répéter toutes les dix secondes, et ce n’est pas du tout subtil de nous montrer Bram avoir du mal à suivre le mouvement en lui faisant répéter ça en retard. Cela donne plutôt l’impression qu’il est un peu neuneu.

Cette impression se confirme tout au long de l’épisode, et notamment dix secondes plus tard quand il stresse lors d’un contrôle de son sac. Bon, on le comprend, il s’apprête à commettre un attentat après tout. On le suit donc ensuite infiltrer une villa, au sein de laquelle Patrick se fait abattre comme une merde. C’est con.

Le second acte est alors du point de vue de Will, qui apprend de son second fils que Bram fait de la merde. C’est vrai qu’il n’y avait pas de quoi le voir par lui-même. Bon, cette scène se déroule en fait la veille et Bram confesse à son père la mort de Maya. C’est aussi chiant que prévu, si ce n’est qu’il ment à son père sur les raisons de sa mort, probablement pour éviter d’être surveillé en permanence. Cela fonctionne puisqu’il parvient à s’enfuir, comme on vient de le voir dans le premier acte de l’épisode. Will raconte tout à Katie, et paf, nous sommes le lendemain matin. Et là, contrairement à mes attentes, l’épisode change de point de vue. Du coup, je me demande aussitôt s’ils ne vont pas tuer Bram, parce que ça faisait très scène d’adieu au personnage tout ça.

La troisième partie se concentre sur Maddie qui reprend une vie à peu près normale… jusqu’à ce qu’un attentat vienne la menacer elle et son fils. Et oui, c’est l’attentat mené par le groupe de Bram et Patrick dans la green zone, sinon ce n’est pas drôle. Bram arrive à visage découvert et demande de l’aide à sa tante. Il lui ment en disant qu’il sort à peine de l’atelier. Cependant, elle n’est pas dupe. Elle l’aide à s’enfuir, prenant tous les risques, puis lui demande de quitter sa voiture. C’était une partie vraiment bien intéressante, mais en même temps, j’adore le personnage de Maddie, alors ce n’est pas surprenant.

Il se passe décidemment beaucoup de choses cette semaine et on enchaîne ensuite avec Snyder, un personnage auquel je n’ai au contraire jamais accroché. L’épisode nous présente sa routine matinale et son arrivée sur les lieux du futur attentat. Évidemment, il est question de politique, une fois de plus dans cette série. Ce n’est pas bien passionnant, jusqu’à ce que l’attentat commence et que ce bon vieux Snyder ait la trouille de sa vie et s’enfuit en courant. Oui, bon, ce n’est pas bien malin de nous montrer ça en vrai vu la situation actuelle un peu partout dans le monde, mais bon. Snyder s’enfuit dans la forêt et n’est retrouvé que durant la nuit. Il se rend alors utile à la blonde qui dirige la colonie.

Nouvelle partie de l’épisode, nouveau personnage. Cette fois, c’est Katie qui intéresse les scénaristes. Elle s’occupe de ses deux enfants pendant que Will part à la recherche de Bram. Ce dernier revient trankilou en larmes pour pleurer dans les jupons de sa maman. Complétement con, mais ce n’est pas nouveau. Quand Will rentre, il raconte enfin toute la vérité à ses parents qui, de nouveau, se déchire, Will reprochant à Katie le comportement de leur fils. Il affirme cependant n’avoir tué personne, malgré du sang sur ses vêtements. Mouais.

Enfin, les dernières minutes de l’épisode sont consacrées à l’Ambassadeur King, auquel Snyder a rendu visite. Au départ de celui-ci, il reprend sa journée tranquille mais entend l’attentat. Par conséquent, il appelle au secours et on lui indique la position d’un fusil et d’un refuge. Pas de bol, il tombe sur Patrick en chemin vers le bunker de protection. Du coup, il le tue et il se fait ensuite tuer par Bram, qui a bien menti à ses parents. Cela fait une belle conclusion, avec la main ensanglantée laissée sur la porte comme symbole de la résistance.

Cette structure éclatée de l’épisode est diablement efficace, même si j’aurais préféré un fil conducteur différent. Bram n’est pas spécialement un personnage que j’apprécie comme vous avez pu le comprendre dans ces lignes, mais force est de reconnaître que ce n’était pas mauvais du tout comme approche. L’attentat est finalement peu mis en scène, juste entendu. L’intérêt des scénaristes se portent sur les personnages, pas sur la situation.

Une fois de plus, Colony cherche à se démarquer par une structure originale qui permet d’améliorer un épisode qui aurait été autrement plutôt moyen.

Capture d'écran 2017-03-31 16.38.08.pngÉpisode 12 – Sepukku – 16/20
To Nolan, who shot for the moon and finally got it.

Difficile de croire que nous sommes déjà à l’avant-dernier épisode de cette saison, et pourtant, c’est bien le cas ! Quoiqu’il arrive, cette saison aura su se prouver bien plus solide que la première malgré des débuts difficiles.

L’introduction de cet épisode s’attarde sur le passé militaire de Broussard, c’est un peu long et pas bien intéressant, a priori, puisque ça reprend après l’accident et la bavure évoqués il y a un ou deux épisodes. Il n’y a donc à apprendre de cette scène…

De retour dans le présent, Nolan confirme qu’il souhaite vraiment se débarrasser de Maddie ! Je savais bien qu’il ne fallait pas lui faire confiance. Il parvient à la convaincre d’envoyer son fils dans un bus qui l’amènera dans un camp pour les enfants des plus riches, de manière à les protéger.

Cette pauvre Maddie en prend vraiment plein la tronche cette saison et plus le temps passe, plus je l’adore. Nolan profite d’elle une dernière fois (et un peu contre son gré en plus) avant de la trahir. Elle se fait donc arrêter.

Pendant ce temps, Snyder continue ses manipulations politiques, de manière à ce que Nolan soit écarté de son chemin. Il apprend au passage que la population de la colonie est bien vouée à la mort. Il confronte ensuite Nolan qui s’y était clairement préparé.

Désormais au courant de ce qu’il se passe, il se décide à aider Maddie en la prévenant à son tour de manière à obtenir autant d’informations que possible sur Nolan. Elle apprend donc que le Grand Jour tant attendu est une arnaque. Bam, encore un truc qu’elle se prend dans la tronche.

Snyder s’en tire donc plutôt bien, obtient ce qu’il veut et prend le pouvoir sur un Nolan qui se fait arrêter. Maddie, elle, se retrouve à la rue et je suis curieux de voir quel chemin elle va suivre désormais. J’ai beaucoup aimé cette intrigue qui nous débarrasse de Nolan et qui affirme Snyder comme homme de pouvoir, même s’il ne se rend toujours pas compte qu’il est manipulé par une femme bien plus puissante que lui. C’est drôlement intéressant ce jeu de pouvoir politique et je ne sais pas pourquoi je n’avais pas accroché à cet aspect en saison 1. Il faudrait presque que je la revois, mais en même temps, je n’en ai pas vraiment vraiment envie, vu mon sentiment général sur celle-ci…

Pendant ce temps, les parents Bowman veulent contacter le groupe de résistants de la « main rouge » et passent par Bram pour le faire. Il est d’abord hésitant, mais il finit par donner ses infos à ses parents. L’idée est d’aller préparer un attentat bien plus important (et surtout de récupérer ce dont ils ont besoin pour se casser du bloc).

Malheureusement, il n’est pas facile de s’entendre avec la taré qui les dirige. La solution de Broussard est aussi radicale qu’habituelle : tuer tout le monde. Bon, le plan s’adoucit un peu par la suite, mais Katie prévient quand même Bram des risques qu’elle décide de courir.

C’est dommage de voir que les résistants ne peuvent s’entendre entre eux, surtout que la main rouge est assez peuplée quand même alors que le groupe de résistants que l’on suit depuis le début n’est plus constitué que de cinq personnes. C’est suffisant pour prendre d’assaut le théâtre dans lequel la main rouge se réfugie… et nous offrir une nouvelle scène d’action en une prise.

J’aime vraiment énormément ces moments interminables dans la série, caméra à l’épaule. Malheureusement, Noa y laisse sa peau sans donner toutes ses informations. La dirigeante de la main rouge y passe également et Broussard se sacrifie pour le reste de l’équipe.

Du moins, c’est ce qu’il pense, mais il se fait ensuite cerner pas des drones qui lui sauvent la vie. La résistance est sacrément affaiblie par ce massacre, il ne reste plus que les Bowman et Bethany Joy Lenz (j’ai encore oublié le nom de son personnage, zut)…

Jusqu’à ce que Broussard les rejoigne et leur révèle que les drones ne l’ont pas tué. Katie suppose alors l’existence d’une liste qui protège Will et Broussard, puisque tous deux n’ont pas été exécuté par les drones. Reste à comprendre pourquoi…

Quant au cliffhanger de cet épisode, il prépare radicalement le terrain : la colonie de Los Angeles va devoir se rendre… donc tout le monde va devoir y passer. La fin de saison (ou de série ?) sera sanglante et violente la semaine prochaine !

13.pngÉpisode 13 – Ronin – 18/20
I just don’t wanna be a rat anymore

Cette semaine, Colony a déjà tout gagné : c’est le premier vendredi depuis bien longtemps où je ne commence pas ma journée en visionnant l’inédit de Grey’s Anatomy avant les autres. Oui, mais voilà : c’est la fin de saison, Bethany Joy Lenz l’a survendu sur Twitter au point de que ça apparaisse dans mon fil d’actu et j’ai eu une dose de Sarah Wayne Callies avec le retour de Prison Break qui m’a donné encore plus donné envie de voir ce final. Et en plus, Colony est renouvelée pour une saison 3 ! Bref, que du bon cette semaine !

Oh putain et cet épisode commence fort, avec une suite d’images buguées enregistrée par un drone, un « host unite »… qui n’est pas n’importe quel drone ! C’est celui du dernier épisode de la saison 1, lorsque Katie et Will était confrontée pour la première fois à un extraterrestre. Bref, la série répond assez clairement à nos questions pour savoir ce que sont ces extraterrestres qui dominent le monde. Et il s’avère que ce sont des machines.

Pour en revenir à notre petit de la saison 1, il est impératif de lui sauver la vie au plus vite, et l’équipe recrutée pour le faire y parvient. Le suspens n’est pas énorme, car on se doute qu’on serait au courant si Los Angeles s’était fait exploser !

C’était une fois de plus une excellente intro qui nous remet directement dans la série et ses mystères.

L’épisode reprend ensuite sur Will & Katie tentant de joindre les contacts de Noa en dehors de la colonie. Ce n’est pas si simple, car tout est codé et ils n’ont pas les codes.

On suit également Snyder qui constate l’effervescence du commissariat sans la comprendre. Il apprend que le bloc est évacué de ses officiels et va être détruit. C’est bien, ça ne met pas du tout la pression. Il se rend voir la Gouverneur-Générale, la blonde qui dirige tout ça, pour découvrir qu’il a le choix entre déménager en Europe sans sa fille ou se rendre comme le reste de la population. Et il a six heures pour faire ses adieux. Cet épisode ne traîne pas, comme prévu et expédie bien vite toutes les intrigues des deux dernières années. C’est bien joué.

Du côté des résistants, Will et Katie découvrent qu’ils ont amené les blackjacks à leur porte. C’est bien joué. Alors que les enfants évacuent, Katie confie un flingue à Bram. Bien, on est bien dans cet épisode, ça ne fait pas dix minutes qu’il a commencé et ça part déjà en vrille.

Morgan (Bethany Joy Lenz, je connais ton prénom !) se fait tirer dessus avant même de tirer sa première balle, et les grenades qui explosent dans le repaire rajoutent au stress de cet épisode. Je suis accroché à mon écran alors que c’est une scène plutôt classique, y compris dans ses effets sonores qui nous privent d’une ouïe au point. Hyper classique, oui, mais vu que je suis enfin accroché par la série, je suis à fond dedans, espérant que les résistants s’en sortent. C’est heureusement le cas pour les Bowman, parce que Broussard est hyper badass, mais Morgan ne s’en tire pas. Je suis dégoûté, elle n’aura pas servi à grand-chose alors que j’adore l’actrice ! C’est dommage de l’avoir sous-exploité comme ça.

Pas le temps de s’apitoyer néanmoins. Nos résistants se retrouvent à envisager de devoir contacter Snyder pour échanger le gant avec lui, histoire de s’assurer une place loin du soleil de Los Angeles. Alors, le gant… C’est un truc dont j’ai peu parlé cette saison alors que c’est un gros enjeu, mais je ne savais pas comment le traduire : gauntlet veut dire un gantelet, un gant de protection. Bon, j’en ai déduit que c’est tout simplement un bout de l’alien quoi ; mais comme j’ai mal suivi la saison 1, ça fait partie des choses un peu floue. Il faudra que je revois la saison 1, et comme elle sort bientôt en DVD, je me dis que c’est peut-être l’occasion.

Sans grande surprise, Snyder accepte le deal dans l’espoir de sauver le bloc. Il comprend bien vite que ce n’est pas possible. Dans une des meilleures scènes du personnage, il demande alors à Will de rejoindre la résistance, terrifié par ce qu’il se passe et qu’il a en partie provoqué. C’est un retournement inattendu pour Will.

Pendant tout ce temps, Maddie continue de s’en prendre plein la tronche : elle est rejetée de la protection de l’église qu’elle a financé et invitée à se rendre dans un bus, soi-disant la menant à San Fernando. Il est assez vite clair qu’il est question de se rendre à l’usine pourtant. Elle le comprend vite, mais il est bien impossible pour elle de faire marche arrière. Et quand elle essaye de le faire, elle se prend des coups, pour changer.

Broussard décide finalement de rester à Los Angeles, alors que Katie et Will, eux, cherchent encore à joindre les contacts de Noa. Le résistant en charge leur confie le gant avant qu’ils aillent chercher Snyder. Ce dernier se retrouve alors en fuite avec l’ensemble des Bowman, n’en déplaise à Bram.

La famille doit alors traverser de la manière la plus légale possible : le couple se déguise en gardes, les enfants paraissent être de gentils enfants voulant être amenés en sécurité et Snyder étant lui-même. Bien sûr, leur histoire a beau avoir l’air la plus crédible possible, elle ne l’est pas assez et ils sont finalement arrêtés par les gardes suspicieux.

Will tente donc le tout pour le tout et révèle son identité, ainsi que le futur du bloc de Los Angeles. La tension est à son comble, vraiment, durant une longue scène où il s’agit de faire changer le sergent en charge d’avis. Cela finit par fonctionner contre toute attente, de manière presqu’un peu trop grosse. J’ai bien aimé, évidemment, ce moment de gros stress, mais je trouve un peu trop simple qu’ils arrivent à convaincre une personne et que cela suffise. Il y avait une bonne dizaine de gardes et pas un ne se rebelle contre le sergent. Dommage, mais l’épisode manquait peut-être un peu de temps.

La longue scène ifnale se veut magnifique et y arrive bien : les Bowman et Snyder s’enfuient, voyant dans leur rétro le sort du bloc. Tout le monde est évacué par les extra-terrestres, dans un immense vaisseau spatial. Tout le monde, y compris Maddie, mais exceptée la gouverneure générale, en larmes elle aussi.

Ce cliffhanger n’étant pas suffisant pour lancer une saison 3 solide, il est alors suggéré que Snyder est en mission puisqu’il active en toute discrétion ce qui ressemble à un traqueur… Oh putain, le con ! Moi qui croyais à sa rédemption, je me suis bien fait rouler dans la farine !

Cet épisode était donc rythmé, mais prenait malgré tout le temps de faire monter l’angoisse et le stress de manière plus originale. Plutôt que de se concentrer sur d’innombrables scènes d’action, le côté psychologique était cette fois mis en avant, et ça fonctionnait. C’est assez étonnant d’ailleurs : je reprochais beaucoup à la saison 1 de manquer de rythme et de ne pas arriver à construire ce genre de scènes alors qu’elle tentait d’en proposer régulièrement. Peut-être que je ne l’ai pas regardée assez attentivement, peut-être que la série s’est vraiment améliorée, en tout cas, c’est réussi.

Et par égo, je choisis de croire à une amélioration plutôt qu’à une erreur de ma part. Forcément.

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EN BREF – La saison 1 de Colony m’avait énormément déçu malgré un casting de choix et des intrigues qui, parfois, se révélaient passionnantes à suivre. Cette année a commencé sur le même rythme inégal, entre moments vifs et longs temps morts. Toutefois, progressivement, je me suis surpris à accrocher aux épisodes et à enfin cerner les enjeux et les personnages. La réunion du couple Bowman en tant que résistants est le gros point fort de cette saison, exactement comme les meilleurs épisodes de l’an dernier réunissait le couple. Depuis qu’ils sont ensemble, la série fonctionne bien mieux, ça s’est vu dans les notes et ça a totalement changé ma perception de Colony, au point d’en faire une série que j’attendais chaque semaine avec impatience.

C’est loin d’être la meilleure série de la saison, mais l’amélioration a été telle que j’ai envie d’en parler longuement en bien, de célébrer ses prises de risques techniques et son casting véritablement exceptionnel.

Désormais, je me retrouve à attendre vraiment la saison 3 (alors que je n’étais pas spécialement motivé à voir la 2) : qu’arrivera-t-il à Broussard et au vieux qui a hébergé les Bowman ? Où se rendent les Bowman et quand comprendront-ils la trahison de Snyder ? Suivra-t-on l’histoire de Maddie au sein du vaisseau (mon plus gros espoir, finalement) ?

Tellement de questions me restent en travers de la gorge, vivement 2018, surtout si la série continue à garder ce très bon rythme !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

 

Lost & Found Music Studios (S02)

Avis : Depuis un moment déjà, la saison 2 de Lost & Found Music Studios (je ne me lasse pas de ce titre) me faisait de l’œil sur Netflix. Alors j’ai fini par craquer, malgré tout le mal que j’avais pu dire de la saison 1. Autant être honnête, la qualité de la série n’a pas changé, mais c’est un bon guilty pleasure hyper fun à regarder !

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La série est toujours un bon gros mélange de Glee, Un dos tres ou High School Musical, à la sauce Disney Channel, mais en plus pauvre. Toujours pas de sujets qui dérangent dans cette série clairement destinée aux enfants et qui semble sortir des années 90. Je ne note toujours pas, parce qu’une fois de plus, je l’ai regardée pour me marrer et pas autre chose, même si je n’ai toujours pas eu le courage de tenter Next Step.

Cette saison 2 reprend tous les éléments de la première, et pourtant, j’en ai gardé peu de souvenirs alors ils auraient pu se permettre de virer un ou deux membres du casting sans que je ne m’en rende compte. On a donc toujours Luke Bieber et l’insupportable Leia qui se tournent autour, on rencontre la mère d’Eva très déçue par sa fille qui se dévergonde un peu trop, notamment à cause de Jude qui… ah ben qui sert pas à grand-chose cette saison, mais il continue de rapper, ouf ! La série tourne principalement autour de deux groupes, le boys band (avec James l’inutile, Théo le débile trop cool, John le sensible… menés par Luke, forcément, vous suivez ou pas ?) et le girls band (Leia, sa meilleure amie Rachel – mais ça dépend des épisodes parce qu’elle aussi trouve Leia insupportable -, Maggie – qui aimerait toujours sortir avec Luke – et Annabelle, même si je ne comprends toujours pas ce qu’elle fout dans ce groupe). Bref, pas de changement, toujours le même vent de folie (et un trailer qui te fait croire des trucs mais en fait non) :

Le cliffhanger de la saison 1 est vite expulsé avec des retournements passionnants (le van rose ! Michelle et John !) et ces treize épisodes sont super drôles malgré l’absence d’audition. On se concentre aussi sur ceux arrivés un peu après d’ailleurs, comme Mary (dont la voix magnifique sauve la storyline pourrie) alors que d’autres restent à l’arrière-plan comme Nate ou Clara. Cependant, cette dernière pète un boulon dans les derniers épisodes et remonte grave le niveau de saison. À un point où je me suis dit, « putain, c’est limite bon et c’est bien joué ». Comme quoi, tout arrive !

On continue encore et toujours dans le cliché, c’était parfois un peu galère de me remettre les persos en tête, mais je continue d’enchaîner les épisodes qui sont finalement feel good. Comme j’étais/suis en période compliquée en terme de fatigue, c’était très cool d’enchaîner les épisodes… et hyper frustrant d’arriver à la fin, qui n’a même pas de cliffhanger, mais qui est sous le signe de la tristesse, histoire de pousser le téléspectateur un peu concon (c’est moi) à revenir pour une saison 3. Et vous savez quoi ? Je crois que je reviendrais, la musique est sympa et le côté enfantin pas si mal finalement.