Wrecked (S02)

Synopsis : Après s’être écrasés sur une île déserte et avoir lutté pour survivre autant que pour conserver leur liberté face à un tyran en puissance (Steve), les rescapés du crash aérien ont pensé un temps qu’ils étaient sauvés quand ils ont vu débarquer des hommes en bateau. Pas de bol, il s’agissait en fait de chasseurs de prime uniquement intéressés par Danny. En parallèle, d’autres histoires sont restées sans fin, que ce soit les histoires de couple de Jess et Todd, Emma malade et perdue en mer ou Rosa totalement cinglée dans un coin de l’île. Autant dire que la survie ne fait que commencer !

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Ci-dessous, mon avis sur tous les épisodes de la saison, juste après leur visionnage.

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Pour commencer, je dois dire que je me souviens vaguement de la première saison de Wrecked, mais que celle-ci reste malgré un excellent souvenir. Cette parodie de LOST m’a marqué : j’étais sûr de rire devant, parce que c’était une parodie, mais je ne m’attendais pas à la voir développer ses propres histoires de manière aussi rapide et aussi réussie.

Tout en multipliant les clins d’œil à la série-phare (fut un temps) d’ABC, les scénaristes ont réussi à créer des situations inédites et des personnages uniques, sans jamais trop perdre de leur humour. Tous les épisodes ne sont pas aussi bons les uns que les autres, mais dans l’ensemble, c’était une excellente surprise, d’autant que l’écriture de la série était parfaitement maîtrisée, avec des éléments disséminés tout au long de la saison et permettant une excellente conclusion. Autrement dit, ce qui était une parodie débile (au sens premier du terme) et devenue une sitcom un brin méta mais très solide. Difficile d’en espérer mieux !

Autant dire que j’étais plus que motivé par l’arrivée de cette saison 2 et c’est avec plaisir que je fais play aujourd’hui pour découvrir la suite. En plus, ça commence par un double épisode et j’ai beaucoup d’espoir pour les points transports du Bingo.

Note moyenne de la saison : 18/20

01.pngÉpisode 1 – Ransom – 19/20
You also have to kill me first too… as well.

Ils ont eu l’excellente idée de commencer par un bon gros résumé de la saison 1 qui m’a tout de suite remis dedans. Le premier plan de la saison ? Largement inspiré par la saison 2 de LOST et l’épisode 48 days. Ils sont si géniaux ! Il s’agissait d’une fausse piste : nous sommes de retour sur la terre ferme et nous voyons le père de Danny (magiquement nommé Dick) mourir dans un stupide accident de golf. Heureusement, Danny a aussi une sœur qui prend la suite des recherches : Margo.

Sur l’île, les pirates qui s’attaquent au groupe ne font pas de quartier en théorie, mais quand tout le monde se dit prêt à se sacrifier pour Danny, les choses changent. L’humour est absolument parfait dans cet épisode, mais cette scène, avec Todd et Jess qui se disputent, est absolument parfaite.

Incapables de prendre une décision, les pirates appellent Barracuda (BARRACUDA !) leur chef resté sur le bateau… Celui-ci s’avère être une jeune femme beaucoup trop sexy et… beaucoup trop drôle dans sa manière d’arriver sur l’île. La longueur de la scène n’était pas sans me rappeler The Last Man on Earth côté humour, mais en mieux. Bref, vous aurez compris, à ma note et à ce début de critique, que je suis totalement convaincu par ce premier épisode qui remet toutes les choses en place avec énormément d’humour.

Il y a beaucoup d’excellentes choses dans cet épisode côté humour : je retiens notamment Karen qui fait la morte au fond du trou, l’histoire personnelle entre Danny et Margo ou l’excellent enterrement, une fois de plus parodie de LOST. Ce que j’adore le plus, c’est que même sans avoir vu LOST, ces scènes restent probablement très drôle. Steve est donc un meurtrier, mais comme sa victime est en fait un nazi, il arrête de culpabiliser. Les autres ne sont bien sûr pas tout à fait de cet avis, mais c’est vrai que ça dédramatise sa storyline de l’an dernier juste ce qu’il faut.

Les personnages sont tous géniaux, mais ma préférence continue d’aller à Jess et Florence. Bien qu’elles n’aient pas d’intrigue personnelle cette semaine, toutes les deux déchirent dans les répliques jetées à l’arrache et permettant un bon humour. En fait, je ris tellement devant Wrecked que j’ai parfois l’impression que les épisodes durent plus de vingt minutes.

Quant à l’intrigue, elle avance juste ce qu’il faut : Donna a tué son père pour sa fortune, elle refuse donc de payer la rançon pour Danny. Les rescapés doivent donc cohabiter avec les pirates, ce qui promet des intrigues intéressantes. Si en plus la série conserve son humour, ce sera du tout bon.

02.pngÉpisode 2 – Poison – 15/20
At least, it can’t get any worse.

La cohabitation avec les pirates force logiquement les survivants à déménager sur une plage pourrie à proximité. Cette fois, on semble s’éloigner définitivement de LOST, ce qui n’empêche pas la série de continuer à s’affirmer comme parodie. Plus classique, cet épisode propose une intrigue A et une intrigue B, et ça vaut ce que ça vaut. C’est moins bon, mais ça reste divertissant et drôle.

Côté intrigue B, parce que j’aime commencer par la fin, Danny déprime de la mort de son père et apprend de Steve que des survivants parlent dans son dos, lui reprochant leur situation actuelle. Cela n’arrange pas sa déprime, mais Steve continue malgré tout de le harceler pendant tout l’épisode, souhaitant devenir partenaire avec lui une fois qu’ils quitteront l’île. Mouais. Si certaines répliques sont drôles, je n’ai jamais trop accroché à ces deux-là alors forcément, ça m’a moins passionné.

En parallèle, l’installation sur la plage voisine se passe mal : elle est pleine de débris et d’animaux morts, mais en plus, les nouveaux voisins font la fête en permanence. Cela n’arrange pas les affaires de nos rescapés qui manquent alors de sommeil (Florence qui drague Owen de la pire manière m’a bien fait rire). L’idée est originale et permet de se concentrer sur la vie de Pack, une sorte d’agent tout risque dont les flashbacks paraissent être une bien mauvaise parodie de série pourrie type soap opéra. J’ai adoré les faux raccords volontaires, par exemple !

C’était un peu long, avec les échecs successifs d’Owen et Pack pour rétablir un semblant d’équilibre avec les pirates. Pourtant, Pack parvient finalement à négocier avec Barracuda et revient sur la plage avec des bières. Beaucoup de détours pour pas grand-chose, mais il était plaisant de voir la série se diriger vers une nouvelle direction. Il y a tellement de potentiel, que ce soit côté intrigue ou parodie, je suis curieux de voir ce qu’ils ont en réserve pour la suite de la saison (et j’ai encore espoir pour Emma, parce que j’adore Ginger Gonzaga, je veux qu’elle revienne).

L’épisode était un peu moins bon dans son intrigue, et en plus je cherche encore le rapport avec le titre. Cela collait mieux avec le premier épisode que le second. Étrange. Quoiqu’il en soit, je suis déjà très pressé d’être mercredi prochain, croyez-moi, car l’humour est toujours aussi excellent, ils n’ont rien perdu de la qualité de la série !

03Épisode 3 – Caiman – 19/20
You think that this is the killzone of a black gay man?

Aaaah ! Aaaaah ! Ils sont tellement géniaux ! Trois intrigues se déroulent en parallèle dans cet épisode et il n’y en a pas une qui m’a ennuyé. Commençons par la moins longue et la plus simple.

La cohabitation sur l’île continue, en toute logique. Steve est surpris en train de chanter sur la plage par le Barracuda qui se trouve être une fan de la chanson… car son ex lui chantait régulièrement avant qu’elle ne s’endorme. Ni une, ni deux, elle le convoque de force dans sa tente et couche avec. OK, ça c’est fait. Elle le menace de mort s’il révèle à qui que ce soit la vérité. Cela pourrait être du viol, mais ça a l’air de beaucoup trop lui plaire comme marché.

Du côté du reste des survivants, le problème de la semaine est le manque d’eau après une pollution de la rivière en amont. C’est excellent comme idée, car ça permet d’enfin se concentrer un peu sur la disparition d’Emma. Malheureusement, toujours pas de Ginger Gonzaga cette semaine, pourtant j’y ai cru. Florence culpabilise de la disparition de sa meilleure amie et cherche donc à se rendre utile pour prouver au reste du groupe qu’elle n’est pas inutile. Elle accompagne ainsi Karen à la source de la rivière (tiens, ce n’est pas sans m’évoquer quelques souvenirs cette histoire de source) où elles découvrent que caïman noir rôde dans la rivière.

Karen essaye donc de se servir de Florence comme appât, mais la blonde finit par s’en apercevoir (pas si stupide Florence) et se rebeller. Une scène où elle parle à un rocher lui permet de faire le deuil d’Emma, puis de trouver l’animal qu’elle cherche à tuer. Karen, qui passe par là pile au bon moment, s’attaque au caïman, mais c’est finalement avec l’aide de Florence qu’elle parvient à le tuer. Hop, les survivants se retrouvent donc avec de l’eau et Florence réaffirme sa position au sein du groupe. Simple et efficace, cette intrigue ne manquait pas d’humour avec une Florence bien souvent à côté de la plaque. Qu’est-ce que je l’adore !

Enfin, une dernière sous-intrigue voit les survivants de la plage profiter du passage des pirates pour demander des nouvelles du monde extérieur. Cela commence bien sûr par les infos sur la géopolitique, mais tout le monde s’en contrefiche, contrairement au résumé de la saison précédente de Game of Thrones. N’étant pas fan de la série, j’ai un peu levé les yeux au ciel, mais j’ai trouvé tout à fait excellent le débat pour savoir s’il fallait le spoiler ou non (plutôt non, perso) de même que les scènes mimées de la série, en parallèle du combat avec le caïman.

C’était hilarant comme montage musical et surtout parfaitement réussi. Les mimes sont géniaux et parfaitement explicite. La conclusion, un tacle à Suits que j’adore et qui est bientôt de retour, m’a même fait marrer malgré la critique.

Sans grande surprise, cet épisode confirme mes personnages préférés : Florence, donc, et Jess qui avoue à Todd qu’elle a continué de regarder GOT sans lui, pendant une saison et demi. Cela est traité comme s’il apprenait qu’il se faisait tromper et étant un grand cinglé des séries/spoilers, j’ai trouvé ça tout à fait pertinent et compréhensible comme réaction. J’ai peut-être un problème, allez savoir !

Toujours est-il que cet épisode était une fois de plus brillant et reprenait tout ce qui fonctionnait en saison 1. Je ne me suis pas ennuyé et j’ai bien ri. Cette saison est très solide pour le moment. J’attends encore le moment du fou rire le plus total ou du grand WTF qui me fera passer sur le 20, mais franchement, s’ils font ça toute la saison, je vais adorer !

04Épisode 4 – Tony Pepperoni – 16/20
Owen we’re going to have a baby. Can you even believe that?

Le résumé de cette semaine repart bien arrière et promet de bonnes choses dès le départ. Owen se fait kidnapper par Rosa qui lui affirme que… elle est enceinte ! La scène est super longue, mais est super drôle, puisqu’elle va jusqu’à lui annoncer qu’elle veut avorter, sur l’île. Ben oui, bien sûr. En plus, ça se conclut sur un zoom dramatique où Florence apprend qu’elle doit pratiquer l’avortement, une technique très LOST reprise à merveille et utiliser à très bon escient ici.

La série continue de beaucoup utiliser Florence, et c’est tant mieux car elle me fait mourir de rire dans chacune de ses scènes, que ce soit parce qu’elle est choquée d’être considérée comme idiote ou parce qu’elle tente de ne pas l’être sans y parvenir. La seule à la trouver intelligente est donc Rosa, ce qui en dit long.

Florence réussit à la faire décider de garder le bébé (sympa l’avortement), puis la fait accoucher. Magique. C’est excellent car Florence continue de rentrer dans les délires de Rosa, au point de la faire accoucher d’un petit garçon… puis de sa jumelle, une balle de golf qui m’a fait mourir de rire et qui est clairement la meilleure blague de la semaine.

J’ai aimé le rapprochement suggéré entre Owen et Florence pendant quelques secondes et ce retour de Rosa. L’intrigue est super bien menée, il est difficile de ne pas accrocher et de ne pas rire car c’est totalement l’humour de la série.

Pendant ce temps, Todd décide d’aller se battre avec Chet car il a couché avec Jess pendant la rupture du couple. L’intrigue commence franchement mal, mais reprend ensuite les codes de LOST, encore, toujours, forcément. Nous découvrons donc que Chet et Todd sont du même coin… au point que leurs chemins se sont déjà croisés. Et oui, Todd a couché avec la copine de Chet. C’est le genre de chose qui rappelle beaucoup trop les destins croisés de LOST, mais qui est utilisé avec beaucoup d’humour ici…

Et surtout avec beaucoup d’aplomb parce qu’il est finalement révélé que, non, ce n’était pas la même petite amie. Franchement, cette intrigue comble un peu l’épisode et n’est pas à la hauteur de l’autre intrigue de la semaine, mais j’aime beaucoup cet épisode, une fois de plus.

05.pngÉpisode 5 – No One Rides for Free – 15/20
Let’s go bang a pirate.

Après leurs mésaventures de la semaine dernière, Owen et Florence flirtent ensemble et tout le monde s’en rend bien compte. C’est plutôt marrant. Pendant ce temps, Barracuda et Steve couchent toujours ensemble. Bien sûr, Steve vient demander conseil à Florence, qui en profite pour faire passer un message à Owen, l’air de rien.

C’est un peu tordu, je n’aurais pas parié sur ce couple en saison 1, mais il fonctionne super bien, alors je suis un peu triste qu’hors écran, ils décident de ne rien faire : et oui, Florence pense que c’est une mauvaise idée car ils risqueraient de rompre et de ne pas supporter la cohabitation forcée par la suite.

Du côté de Steve et Barracuda, c’est sympathique et la romance s’améliore autour d’un pique-nique (aaah ils ont même une couverture), même s’ils sont constamment interrompus par un deal qu’est en train de conclure la pirate.

D’ailleurs, les pirates rendent leurs affaires aux rescapés et Jess ne le sent pas du tout. Pour elle, il n’y a qu’une explication possible : les pirates s’apprêtent à quitter l’île. Sachant bien que les pirates sont leurs seules chances de se barrer, elle propose donc de coucher avec l’un des pirates pour obtenir une place sur le bateau. Il n’y a que Wrecked et ses personnages pour proposer ce type d’idées/intrigues, mais ça m’a énormément fait rire.

Seulement le pirate choisi s’avère bisexuel et préfère plutôt un plan à trois avec Todd également. L’épisode tourne autour de cette intrigue et c’est franchement marrant, Todd et Jess étant toujours aussi hilarants dans leurs insécurités et délires. Ils finissent par accepter le plan à trois et c’est à mourir de rire, parce que la série ose y aller avec la nudité floutée, comme l’an dernier en fait, et les situations comiques au lit. Ce plan à trois permet à Todd et Jess de se reconnecter en tant que couple, mais surtout d’apprendre la terrible vérité sur les pirates : ils sont en train de vendre les organes de tous les survivants au marché noir. Oups.

Steve découvre exactement la même information de son côté avec le barracuda et les trois débarquent au campement pour informer le reste des survivants, préférant les avertir du danger que de sauver leur peau. Cela fait un bon cliffhanger et une jolie avancée dans l’intrigue de la série qui ne perd vraiment pas de temps.

J’aime toujours autant cette série et la structure de ces épisodes, même s’il y a des personnages un peu trop laissés de côté à force. Côté humour, j’ai moins ri cette semaine, même si certaines répliques ou scènes tombaient très justes (notamment le « that’s what she said » ou les rêves d’Owen, Todd et Jess). Ce n’était pas leur meilleur scénario, mais ça se regardait agréablement.

J’attends désormais que Florence et Owen soient un couple et qu’Emma débarque de nulle part au dernier moment pour les sauver tous des pirates de manière inattendue. Emma… ou plus vraisemblablement Rosa, qui erre toujours dans les bois avec ses nouveaux « jumeaux ».

06.pngÉpisode 6 – Sister Mercy – 20/20
We get it Bruce, you wanna kill people

Oula wow. Cet épisode a mis le niveau qualitatif de la série quelques crans au-dessus, tant dans l’intrigue que dans l’humour. C’était fou, tout simplement. Pourtant, rien ne le laissait présager à première vue, mais plus il avançait, plus il fonctionnait à merveille.

Déjà, son début dans un champ de maïs est un peu intrigant mais s’explique vite : Karen était dans une secte ! Et ben ça alors, c’était… pas si étonnant, en fait. L’intrigue principale de l’épisode se centre donc sur elle, en-dehors des flashbacks, lorsqu’il est question de s’échapper de la récolte de reins des pirates. C’était bien construit et monté à la manière d’un épisode de LOST : chaque flashback apportait une lueur différente au personnage et entretenait le suspense en ce qui concerne la situation sur l’île. On pouvait difficilement faire plus efficace côté rythme et nostalgie. J’ai aimé, vraiment, le loufoque de la secte et de ses noms : « sister mercy », « father daddy », ça fonctionne à merveille.

Dans le présent, Karen se sert donc de la trahison de son « father daddy » du passé pour mettre au point un plan qui fait échouer celui du Barracuda. Cela se déroule à merveille, avec un Steve qu’elle utilise pour mener à bien son arnaque, faisant même semblant de le tuer. Le barracuda n’est pas des plus malines : on voit bien que Steve est mauvais acteur lors de sa mort. Oui, mais en même temps, le doute subsistait. J’étais bien content de voir que c’était bien un plan tordu de Karen pour récupérer le bateau.

Et pendant que Karen et Steve s’occupent du barracuda, le reste des passagers de l’avion s’occupe du reste des pirates, ce qui ne se fait pas sans énormément d’humour. Déjà, il faut que je parle de Florence et affirme mon amour pour elle : à chaque réplique, elle me fait mourir de rire. Elle est tellement stupide qu’elle en est carrément attachante ; j’adore la manière dont l’actrice s’empare du cliché de la blonde écervelé pour l’amener quelque part de nouveau – grâce à l’aide des scénaristes, bien sûr.

Florence continue donc de draguer Owen tout en maîtrisant un pirate en cherchant son soutien-gorge. C’est parfait. Les deux finissent par s’embrasser en fin d’épisode, hop, un ship de moins, un couple de plus.

Ils faisaient avant cela équipe avec Danny, forcément. Lui se fait un peu reléguer au deuxième plan dans cette saison, même s’il a cette semaine un combat marrant avec un pirate sans langue, finissant dans le trou sur la plage. C’était bien trouvé et ça le transforme en héros comme si de rien n’était : bien joué.

Enfin, la dernière sous-intrigue voit Jess & Todd faire équipe avec Pack pour neutraliser un pirate… qui s’avère bien sûr être le pirate du plan à trois de la semaine dernière. Tout cela permet de continuer le comique de situation à merveille et ils parviennent bien sûr à le maîtriser, grâce à Jess qui réussit à l’assommer avec une pierre, là où Pack avait échoué misérablement, forcément.

Outre le baiser entre Florence & Owen, enfin (je sais, ça ne fait que deux semaines), Todd fait une demande en mariage improbable à Jessica et tout le monde s’apprête à quitter l’île, le barracuda étant enfin arrêtée grâce à un Steve repenti ainsi de ses nombreux péchés.

Et là… C’est une véritable fin de série qui se déroule sous nos yeux et je suis tout simplement bouche bée. Cet épisode est parti d’un flashback approfondissant le personnage de Karen pour mener tout naturellement à une scène qui aurait pu conclure la série. Très sincèrement, j’ai même cru que j’avais raté l’annonce d’une annulation et j’ai eu peur : je me suis précipité sur internet pour voir s’il y aurait bien une suite. Oui, oui, il y a un épisode la semaine prochaine, mais là, ça va être dur de faire mieux que ce qu’ils ont proposé cette semaine.

Si on résume, le personnage de Karen se voit offrir une vraie consistance sortie de nulle part qui explique bien des choses (la réaction de Florence est tellement la même que moi, fallait que je le signale) et tous les autres sont naturellement amenés à une conclusion de leur intrigue. À quatre épisodes de la fin de saison. Il n’y a qu’eux pour oser faire ça (bon, OK, Quantico l’a un peu fait avec son troisième reboot, mais par obligation plus que par choix) et je suis tellement curieux pour la suite maintenant !

07.pngÉpisode 7 – Cruise-ifornication – 19/20
I think dessert is canceled

Ah ces premières secondes sont tellement une parodie de LOST et c’est tout de suite complétement détruit par la révélation du flashback : bienvenue trois ans plus tôt, quand le barracuda a pris le bateau pour elle. Cela donne un peu le ton de l’épisode, passant du luxe au chaos, ce que s’apprêtent à vivre les naufragés. Il est excellent de voir cet épisode enchaîner les gags sans le moindre problème et il aurait mérité un 20 si le précédent n’avait pas mis la barre si haute.

Dans le présent, nos survivants découvrent que le bateau pirate était un bateau pour les fans des Red Hot Chili Peppers. Ils n’ont aucune idée de comment faire fonctionner le navire, c’est du coup la source d’un bon nombre de parodies et de phrases classes qui sont bien drôles. Après tout, être sur un bateau, ce n’est pas l’assurance de retourner à la maison. Pourtant, ils réussissent à mettre le bateau en route et la série prouve qu’elle a encore des choses à raconter.

Bon, je n’ai pas trop accroché à l’intrigue des « big three » (tiens, This is us a repris plus tôt que prévu ?), mais elle était sympathique à voir se dérouler. Danny, Bruce et Pack sont ceux qui redémarrent le bateau. Ces deux derniers deviennent subitement meilleurs amis car Bruce n’est finalement pas aussi raciste qu’il en a l’air (mais un peu quand même, dès qu’il est question de mexicains). C’était une jolie manière de jouer sur les clichés, mais j’ai trouvé la blague un peu trop longue. Venant de cette série, ça ne peut être étonnant toutefois.

En parallèle, Florence et Owen tombent sur le stock de fusils, ce qui risque d’avoir un impact pour la suite de la série. Ils sont toutefois interrompus quand le bateau repart et que Chet débarque… après avoir pris une douche. C’est parti pour une course à la douche qui est clairement l’une des scènes les plus drôles de la série, au son de Boys, boys, boys. Là encore, on sent la parodie des premières douches dans LOST, en mieux, très certainement. Finalement, le problème de l’épisode vient du fait que la moitié des survivants a pu se nettoyer seulement.

La division se créé instantanément entre les groupes et nous sépare Owen et Florence qui, quelques minutes avant, étaient pourtant sur le point de coucher ensemble. Il est drôle de voir Jess et Todd se débrouiller pour prendre la tête des « propres » et décider de clairement affirmer leurs privilèges. La résolution n’est pas si étonnante et voit les sales s’attaquer aux propres, mais pas avant que Florence n’affirme son amour pour Owen. Oh, c’est chou (à la crème et au chocolat, du coup).

Le gâchis de bouffe me paraît complètement stupide, mais en même temps nécessaire. Cela réconcilie tout le monde juste avant qu’ils ne puissent tous prendre une bonne douche… sous la pluie.

Bon, le bateau semble bien naviguer donc il reste à voir vers quoi se dirige la série. Ils peuvent tout aussi bien choisir de les faire s’échouer comme le Titanic ou de les faire arriver à la maison, en fonction de l’annulation ou du renouvellement de la série. Perso, je suis carrément pour une saison 3 (même avec renouvellement du casting s’il faut s’occuper uniquement du cas des pirates, il y a de quoi faire).

08.pngÉpisode 8 – Speed – 18/20
But if you’re lucky enough to find someone in this world who makes you happy then you should do whatever it takes to hold to them… at whatever speed.

Comme tous les mercredis, je me suis jeté sur cet épisode de Wrecked dès le réveil et sans aucun complexe. C’est tellement génial et je comptais dessus pour valider quelques points du Bingo (et je n’ai validé que le 10, car j’en ai déjà trop).

Deux intrigues divisent l’épisode qui voit se dérouler, à l’arrière-plan, le mariage de Jess et Todd, rien que ça. J’ai aimé la manière dont la série reléguait finalement ces deux-là à l’arrière-plan, tout en leur laissant juste assez de temps pour que leur humour habituel se ressente.

Lors de leur annonce de la fête, Cory a marqué son grand retour. Bien évidemment, je l’avais totalement oublié, mais il avait effectivement embrassé Florence en saison 1. Heureusement qu’il y a eu un résumé en début d’épisode. De mémoire, Cory était apparu dans l’épisode 8 aussi l’an dernier, et c’est un excellent running gag je trouve. Il y a après tout pas mal de figurants dont on ne sait pas grand-chose sur le bateau, même si je ne suis pas sûr que ça continue bien longtemps. S’ils suivent la mode de LOST, ce ne sera probablement pas le cas.

Cory permet de réintroduire de l’humour dans la série, surtout que les scénaristes ne manquent pas d’idée pour le renommer malgré lui (Cordy et Carl étant mes deux blagues préférées). Sans grande surprise, il permet aussi d’alimenter la dispute du jour entre Owen et Florence. En effet, à l’approche du mariage, Owen est pris de doute et ne sait pas s’il veut y aller avec Florence, puisqu’il ne sait pas s’ils sont vraiment un couple et s’ils resteront ensemble une fois rentrés chez eux. Ses doutes paraissent assez légitimes et s’appuient bien sûr sur un film, sinon ce ne serait pas Wrecked.

C’est le moment d’avouer que je n’ai jamais vu Speed (du moins, je crois). De toute manière, c’est assez expliqué pour que ce ne soit qu’anecdotique, même si c’est toujours dommage de rater une référence.

Danny profite de la crise du couple pour tenter de récupérer son meilleur ami, alors que Florence se contente de le rendre jaloux en allant au mariage avec Cory, bien sûr.

Avec ces deux-là, c’est rapidement l’escalade comique, jusqu’au point culminant de la soirée dansante du mariage où chacun danse pour rendre l’autre jaloux, Florence avec Cory, Owen avec… Karen. Celle-ci prend évidemment son rôle à cœur et embrasse Owen. Ce dernier finit par avouer ses sentiments à une Florence en larmes et tout aussi sentimentale. Le couple se réconcilie sur un baiser et j’aurais juste aimé une scène de plus avec Cory pour voir sa réaction, parce qu’il est sûr que Florence est à fond sur lui.

Tout ceci faisait déjà beaucoup d’humour pour un seul épisode, mais c’était sans compter sur Pack & Steve qui trouvent de l’argent, beaucoup d’argent, dans la loge du capitaine où ils venaient simplement chercher un costard (enfin, Pack en tout cas, parce que Steve avait des plans autrement plus étranges). Face à autant de billets, leurs réactions étaient marrantes, notamment leur calcul monétaire approximatif. Ils décident bien sûr de garder l’argent pour eux…

Mais c’est sans compter la tendance de Steve à ne pas savoir garder un secret. Mouais, il avait tenu plus longtemps que ça avec le Barracuda quand même. Les blagues sont marrantes et il finit par tout avouer à Chet qui veut bien sûr sa part du butin. Bon, on se retrouve dans une intrigue hyper classique, mais Wrecked parvient à merveille à tordre le cou aux clichés et en joue de manière superbe. J’ai adoré la scène de combat entre ces trois-là.

C’était d’autant plus kiffant qu’elle avait lieu sur « It’s getting hot in here » en parallèle de la battle de danse hilarante entre Florence et Owen. Que demande le peuple ? De l’argent, apparemment, mais Pack fait croire aux deux autres qu’il le jette par-dessus bord.

C’est sans surprise qu’il est révélé que l’argent est bien à l’abri, Pack ayant trouvé un beau moyen de s’enrichir.

Voilà, c’est déjà la fin de l’épisode qui voit une Jess et un Todd totalement bourrés être heureux de lancer la chenille. Oui, mais nous sommes dans Wrecked, il fallait donc un cliffhanger de malade : quelqu’un jette une grenade dans la salle des machines du bateau. Quelque chose me dit qu’ils ne sont pas encore arrivés chez eux… et que la semaine va être longue, je veux la suite !

09Épisode 9 – Setup – 17/20
Well, there’s one grenade missing.

Je me suis jeté sur cet épisode après le cliffhanger de la semaine dernière, tout en étant totalement déprimé de me dire que, ça y est, on approche déjà de cette fin de saison.

Peu importe, c’est parfait : ça reprend direct sur la battle de danse de la semaine dernière (toujours aussi hilarante) et sur Cory qui a le cœur brisé de voir Florence embrasser Owen. D’un coup, le cliffhanger s’éclaire : c’est un psychopathe et il récupère l’une des grenades de l’arsenal. L’avantage, c’est que le navire ne coule pas… tout de suite.

Cela laisse le temps à Danny de jouer les (cock) détective pour trouver le coupable, alors que tout le monde est crevé de la fête, à commencer par Jess, complétement bourrée (et à mourir de rire, du coup). C’est finalement Todd qui a la meilleure idée pour trouver le coupable : il propose de refaire la chenille.

Cela fonctionnerait bien si Jess n’avait pas bu autant, car elle se laisse convaincre que Cory était bien derrière elle. Partant de là toute l’enquête est faussée et accuse Owen, qui n’était pas avec les autres au moment de l’explosion, trop occupé qu’il était à… se faire dessus. Si au moins il précisait qu’il avait trop mangé pour le Bingo, je ne lui en voudrais pas, mais ce n’est bien sûr pas le cas, ce serait trop simple.

Cory est excellent dans la mise en place d’un piège qui accuse Owen, ce qui fait que ce dernier comprend ce qu’il se passe ; mais il est déjà trop tard : il a perdu la confiance de tout le groupe et se retrouve emprisonné. C’était marrant et toujours aussi rempli de blagues.

Pendant ce temps, Karen et Steve essayent de réparer la salle des machines qui a subi l’explosion de la grenade. Ce n’est pas si simple, mais ils ont la chance d’être innocenté de l’explosion par Florence, qui les a vus coucher ensemble. Steve s’en justifie en disant qu’il était bourré, mais enfin quand même, c’est traumatique. Cette partie de l’intrigue m’a un peu moins plu, même si j’ai aimé quelques blagues (« my gun killed someone ») et références (notamment la caméra qui recule à la LOST ou le côté film d’horreur).

Il faut surtout en retenir que Steve retrouve le capitaine et que tous les deux ont le même caractère de merde, persuadés qu’ils sont d’être cool. Le capitaine est enchaîné depuis tout ce temps dans la salle du moteur, ce qui n’est pas forcément des plus crédibles, mais allez, ça passe bien. Il y a quelques longueurs de ce côté, mais ils comprennent en premier que le bateau coule. Comme la porte possède un hublot et que l’eau remplit vite la pièce, je vois d’ici la scène qui risque d’être parodié la semaine prochaine… On verra bien !

Du côté de la prison, Danny et Cory sont en train d’enfermer Owen quand ils voient l’eau débarquer. Danny veut bien sûr libérer son meilleur ami, mais il se fait piéger par Cory qui l’enferme à son tour avant de révéler qu’il est amoureux de Florence. Le plus drôle dans cette scène, c’est bien sûr la réaction d’Owen qui est frustré d’avoir compris sans que personne ne l’écoute.

J’ai adoré les flashbacks permettant de développer la relation Florence/Cory, surtout le câlin avec Jess. C’était à mourir de rire. Bref, Cory abandonne Owen et Danny à leur triste sort, mais pas sans se blesser avant pour faire croire qu’ils ont fui.

Il annonce ensuite aux passagers que le navire coule, et c’est un cliffhanger parfait, qui n’est pas loin d’être celui de la semaine dernière finalement. Cela dit, il est à noter que Florence a lu le journal intime de Cory (qu’il fait passer pour celui d’Owen) et repéré l’emploi d’abréviations geeks. On sait au moins comment Cory risque d’être démasqué !

Je suis pressé de voir ce que le final réserve et j’espère vraiment une saison 3, car ils ne pourront jamais tout boucler en un épisode. La bonne nouvelle, c’est que le président de la chaîne la diffusant a dit être optimiste sur le renouvellement – mais la décision n’est pas prise pour autant.

Capture d'écran 2017-08-23 14.23.48.pngÉpisode 10 – Nerd Speak – 20/20
We’ve been through worse and we can get through this, we’re survivors, come on !

Nooon, c’est la fin de saison… et elle m’a fait mourir de rire dès le début, avec la panique sur le pont du bateau, Todd aidé par Jess et un pauvre figurant jeté par-dessus bord. Très honnêtement, elle a aussi ridiculisé tous les autres 20/20 que j’ai pu mettre ce mois-ci et les séries et films qu’elle parodiait. Je suis beaucoup trop fan et la fin m’a dévasté, donc ils ont intérêt à être renouvelés là… c’est encore pire que l’attente à la fin de saison 3 de The Last Man on Earth je trouve.

Par où commencer ? Par la panique, bien sûr, car oui, c’est la panique, surtout au niveau du dernier bateau de secours qui n’est pas sans me rappeler la fin de saison 4 de LOST et son hélicoptère. C’est assez clairement voulu, je pense. Pack récupère son argent et le fait passer pour de la bouffe auprès de Karen histoire d’avoir une place dedans. Todd ne veut pas monter en bateau avec l’équipe de bras cassés qui le compose, mais Jess finit par le convaincre.

Après de multiples faux départs, Karen finit par larguer le dernier bateau, mais sans Florence, qui a compris d’elle-même et comme prévu ce qu’il en était de Cory. Avant de partir, le bateau accueille tout de même Steve et le capitaine du navire, Steve ayant refusé d’abandonner son meilleur ami tout récemment trouvé. C’était comme toujours bien amené et bien gérer.

Une fois à l’eau Karen ordonne à Pack d’ouvrir le sac, et il retarde autant que possible l’ouverture. Todd finit par réussir à lui récupérer cependant et il est vu par Karen, Jess, Todd, Steve et Chet. Dès lors, tout le monde se fait plus d’un reproche et ça part dans tous les sens, comme il fallait. Finalement, tout le monde se calme quand le capitaine se réveille et est heureux d’être en vie. Mouais. J’étais mort de rire bien sûr, mais ça ne change rien à leur problème en vrai.

Ils finissent par atterrir sur une île, différente d’après Karen, car les arbres ne sont pas les mêmes. C’est le moment où Jess choisit de s’inquiéter pour Florence…

De son côté, Florence a rapidement retrouvé Owen et Danny qui après une crise de panique et une engueulade se sont réconciliés, sous son nez. Il est à noter aussi que Danny donne du sien pour tenter de se barrer du bateau, perdant une épaule au passage pour mieux souffrir en la récupérant. Bref, comme toujours, la série fait d’une situation dramatique un ressort comique fonctionnant merveilleusement bien.

Reste que Cory les déteste et veut les tuer, parce que quand même Florence l’a… friendzoné. Qu’est-ce que j’ai éclaté de rire en voyant les réactions du trio à ce mot. Bien évidemment, Cory s’est trouvé un fusil pour tenter de les tuer, mais le trio est plein de ressources et finit par s’en tirer dans la cafétéria du navire.

Là-bas, Danny élabore un plan hilarant pour se débarrasser de Cory : c’est hilarant parce que c’est digne d’un film, mais que ça fonctionne sacrément bien et qu’on le voit le concevoir comme s’il était en train de jouer à un jeu vidéo. C’était jamais qu’un éclat de rire supplémentaire dans cet épisode, franchement.

Finalement, c’est la technique du soutif perdu de Florence qui fonctionne sur Cory quand Danny fait semblant d’avoir perdu son pantalon. C’était un excellent ressort comique tiré d’un épisode précédent. Je ne sais pas où ils vont chercher tout ça, mais il était génial de voir Cory se faire défoncer la tronche par un piment géant grâce à une Florence ne manquant pas de répartie.

Reste que le bateau coule. Pas très grave : Florence a l’idée de se servir du jet-ski du barracuda, et je n’en attendais pas moins. Les voilà donc qui débarque sur la même île que notre groupe précédent. On se débarrasse quand même de beaucoup de figurants pour l’instant.

Sur l’île, les retrouvailles sont touchantes et sympathiques, mais j’ai tout de suite senti que c’était trop beau pour être vrai. De manière assez claire, l’insistance faite sur la survie du pilote m’a indiqué qu’il allait exploser, j’ai vu LOST, merci bien. Cela n’a pas manqué et m’a fait hurler de rire.

Cette histoire de champ de mines était super bien trouvé et faisait une bonne fin de saison. Cela m’embêtait déjà bien de me dire que ça risquait d’être la fin de la série, mais j’aurais pu vivre avec. Oui, mais non. Il a fallu que la dernière scène nous révèle que notre groupe de survivants était filmé dans sa panique par un psychopathe qui accroche des têtes humaines à son mur. Si nous ne voyons pas le psychopathe en question (après tout, ça pourrait tout à fait être Cory au point où on en est), cela me rappelle les moniteurs des Autres de LOST ou les révélations finales de mon film d’horreur préféré (eh spoiler, je ne vais pas donner le titre ici). Et puis surtout, la saison se termine sur la tête décapitée d’Emma.

Moi qui hurlait de rire dix secondes plus tôt, je vous assure que cette fin m’a fait hurler, tout court. Je suis dégoûté de découvrir qu’elle est morte, même si je n’espérais plus vraiment son retour. J’espère vraiment, vraiment, vraiment un renouvellement car l’intrigue de la saison 3 est toute trouvée et est absolument géniale avant même d’avoir commencé. Je veux la voir, j’ai toute confiance en leur capacité à proposer quelque chose d’exceptionnel après cet épisode… même s’ils m’ont pas fait ma parodie de Charlie.

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EN BREF – J’avais gardé un bon souvenir de la première saison, je garderai un excellent souvenir de la seconde. Loin d’être une simple parodie, Wrecked a développé son propre style et son intrigue parfaitement dingue, mais passionnante. Il n’y a pas un épisode de cette saison où j’ai attendu de rire, car je riais beaucoup trop vite à chaque fois. Cette fin de saison 2 laisse l’air de rien de nombreuses pistes ouvertes (les pirates, Rosa, les figurants du navire, l’île mystérieuse, la mort d’Emma…) mais en ayant pris soin de refermer chacun des mystères de la saison 1 (hormis Emma, donc, mais ils nous prouvent qu’ils n’oublient rien avec ce cliffhanger fnal).

Ce cliffhanger, c’est assez clairement le meilleur de la saison toutes saisons confondues, et pourtant j’en ai vu des cliffhangers de fou cette année. La série en est totalement redéfinie et on est au stade saison 3 de LOST pour moi (« We have to go baaaaack »). Si TBS ne renouvelle pas, ce sera vraiment un drame, car cette saison 2 était excellente à tout point de vue et je me suis attaché comme jamais à cette comédie. J’aimerais tellement avoir droit à plus que dix épisodes par an !

Quoiqu’il en soit, ce fut une excellente tranche de rire et un voyage sacrément bien ficelé et écrit !

Saison 1| Saison 2 | Saison 3

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Si vous me cherchez, je suis en train de pleurer dans un coin.

Sense8 (S02)

Outre mon avis sur chaque épisode de la saison juste après visionnage, vous retrouverez en bas de page mon avis, à chaud, sur tout le drama proposé par Netflix en juin 2017 avec l’annulation, puis le sauvetage de la série. WHAT’S GOING ON?

Avis : Je me souviens encore de ma réaction quand j’ai appris que la saison 2 de Sense8 ne débuterait qu’en mai, qui plus est en mai 2017, alors qu’on était en juillet 2015. C’était du grand n’importe quoi, ça me paraissait tellement loin que c’était totalement irréel. Et puis, un peu du jour au lendemain j’ai l’impression, nous y voilà enfin !

Il y a eu entre-temps un épisode de Noël qui n’avait d’épisode de Noël que la date et ses dernières scènes, dont je vous ai parlé ici. Cet épisode que je vivais comme un spécial est en fait enregistré comme le premier épisode de la saison sur Netflix, sa note entre donc en compte pour la moyenne de la saison.

Bon, grâce à cette reprise anticipée, je m’étais un peu remis en tête les histoires des Sense8, même si je ne suis toujours pas au point. Ne vous attendez pas à ce que j’ai une connaissance et une compréhension parfaite de la série, d’autant que je fais partie du clan discordant des fans de la série, ceux qui l’aime bien pour sa photographie et ses jeux d’acteurs, mais qui la trouve souvent trop longue et trop « trash » pour le plaisir de l’être. M’enfin, ça ne m’empêche pas de l’apprécier quand même, je vous rassure. Allez, c’est parti pour la critique détaillée des dix épisodes diffusés vendredi !

Attention aux spoilers.

Note moyenne : 16,5/20

Épisode 1 – Happy F*cking New Year – 17/20

02.pngÉpisode 2 – Who am I? – 16/20
He thought the world of Sara.

L’épisode commence par un cauchemar de Will qui me perd déjà, puis remet chacun des Sense8 en contexte : Nomi se tape une scène très Cosima dès le départ, puis Lito débarque à une avant-première. Il n’en faut pas plus pour que les scénaristes nous écrivent une scène magnifique sur l’affirmation sexuelle et le refus du racisme. De toute évidence, cela aide beaucoup d’être huit dans une seule tête quand il s’agit de faire un discours, chacun des Sense8 prenant le temps de venir aider.

Les choses sont assez vite remises en contexte pour le téléspectateur paumé que je suis grâce à cela surtout pour Lito et pour Capheus, qui se découvre un nouveau love interest avec la journaliste qui l’accuse d’abord d’être raciste.

Wolfgang et Felix se retrouvent en boîte de nuit et ce dernier se voit offrir ladite boîte de nuit. Cela sent le coup fourré à des kilomètres sérieusement, je me demande où se dirige la série pour ces deux-là.

Tout au long de l’épisode, Will continue ses cauchemars, réussissant à choper des informations chez l’ennemi. Les huit sont suspendus à lui, mais chacun de son côté. Ces scènes d’interactions entre tous font clairement toute la force de la série. Elles compliquent aussi grandement ma manière d’écrire la critique, puisque toutes les intrigues se superposent les unes aux autres, alors qu’habituellement je me sers des intrigues comme fils conducteurs pour donner mon avis. Cela fait l’originalité de la série et c’est aussi ce qui est agréable devant Sense8.

Il y a un bon suspens autour de Will et du méchant, chacun faisant ce qu’il peut pour cacher sa localisation au mieux. Will est donc à Amsterdam, mais ils le pensent encore sur l’île, ce qui est une excellente chose pour l’instant.

Dans leur coin, Nomi et sa copine mènent l’enquête. Cela fonctionne très bien comme intrigue, mais c’est surtout parce que je les aime bien. Elles interrogent la mère de Sara, une petite fille dont le souvenir a obsédé Will un temps et qui a clairement son rôle à jouer dans la mythologie de la série. C’est tellement complexe et j’en ai oublié tellement cela dit que je ne veux pas trop m’avancer sur son rôle précis.

Il y a vraiment trop de personnages dans ce casting, il est dur pour les scénaristes de tout bien équilibrer. Les montages construisant en parallèle chacune de leur vie permettent heureusement de nous montrer un peu tout le monde et sont toujours très réussis.

Le cliffhanger voit Will enfin réussir, avec l’aide de tous les autres, à localiser Milton. C’est merveilleux et ça donne envie d’enchaîner.

03Épisode 3 – Obligate Mutualism – 18/20
We just help someone break out of prison.

Milton est enfin neutralisé, Will peut donc découvrir les rues d’Amsterdam. Tout se passe à merveille en ce début d’épisode et ça ne peut durer : Lito découvre qu’il s’est fait virer de son futur film, Sun est embarquée vers des gardes qui veulent la tuer.

L’épisode démarre ainsi à toute allure avec une scène d’action qui mêle nos huit personnages principaux et où Sun manque de se faire pendre, en même temps que tous les autres. Cela ajoute tout de suite des enjeux énormes de voir les huit personnages vivre le même sort dans leur vie de tous les jours, avec leurs proches plus ou moins affectés également. C’est très intéressant et ce n’est que le début de la saison après tout.

On enchaîne ensuite avec la fuite de prison de Sun. Chacun apporte son aide comme il peut dans l’évasion, c’est franchement passionnant à voir. À nouveau, c’est le genre de scène où la série exploite pleinement son potentiel et c’est quasiment tout ce que j’aimerais voir quand je la regarde. Nous avons après tout huit personnages connectés en permanence, il faut bien que ça serve et, chaque fois que ça sert, c’est efficace en ce qui concerne le rythme. Sun finit chez une amie de la codétenue qui lui a sauvé la vie. Bien, elle a eu son heure de gloire, ça manquait un peu dans le précédent. Vivement celle de Kala maintenant, surtout qu’elle devrait un peu mieux surveiller Wolfgang.

En effet, Felix et Wolfgang continuent leur vie en parallèle de tout ça : Felix s’est donc fait offrir un bar. Ils rencontrent le généreux donateur et une italienne qui parvient à se connecter à Wolfgang pour lui faire l’amour en pleine discussion business, puis en plein repas.

Will poursuit quant à lui son enquête en parlant à Sayid de Lost (qui doit s’appeler Jonas dans cette série si j’ai bonne mémoire) et nous offre enfin des informations sur les Sense8, sur leur manière de se connecter entre eux, et franchement, c’est passionnant. Il y a donc une histoire de gènes derrière tout ça, c’est simple et efficace. Quant à l’organisation (BPO) qui les martyrise, elle œuvrait pour le bien… avant le 11 septembre. L’enquête avance finalement, mais Milton débarque de nulle part et tue l’informateur de Will, sympa le cliffhanger.

Bon, autrement, Lito cherche à s’acheter un appartement, mais ne peut le faire seul ou en couple. Devinez quel trio se retrouve avec un appartement ?

Je reproche un peu à cette saison sa construction pour l’instant : certains personnages sont clairement mis de côté certains épisodes. Cela ne serait pas tant dérangeant si ça ne faisait pas deux épisodes que j’avais l’impression que Kala était une figurante. Bref, j’enchaîne parce que j’en veux plus sur les personnages qu’on ne voit pas.

04.pngÉpisode 4 – Polyphony – 15/20
What if I only pretended to be a good person?

Will s’est fait piéger par Whispers (Milton) et il doit trouver un moyen de s’enfuir du musée. Comme d’habitude, avec l’aide des capacités de tout le monde et Riley comme complice sur place, c’est hyper simple pour lui et hyper fluide pour nous.

Wolfgang rejoint ses camarades dans leur tête et leur apprend l’existence de Lila Facchini, une autre Sense8. Il est assez clair que Kala est grave jalouse, alors qu’Aminata elle est juste heureuse d’apprendre qu’elle avait raison d’imaginer l’existence d’autres groupes de connectés. La mythologie s’élargit quand même considérablement avec cette information.

Cet épisode se concentre donc un peu comme je m’y attendais sur Wolfgang et Kala, mais la présence de Lila entre eux ajoute du piment. En effet, elle peut désormais se connecter à Wolfgang comme elle le souhaite. Cela nous complexifie la relation déjà bien trop galère du couple.

Pendant ce temps, Nomi explique enfin qui elle est à Bug, le type qui les aide depuis un moment maintenant et qui devrait quand même avoir compris par lui-même la majorité de ce qu’elle lui annonce. Enfin, je veux dire, à force ! Elle se parle à elle-même dans chaque épisode et connaît la vie d’étrangers en temps réel… bon, il aurait pu imaginer un délire technologique, mais il devait bien savoir qu’il y avait un truc qui la reliait à ceux sur qui elle enquêtait.

Capheus continue de se faire draguer par sa journaliste, Kala se rend sur les lieux de la fusillade de la saison 1. Assez vite, on sent que l’effet de foule est une bien mauvaise chose. Il y a un vrai sentiment d’oppression qui se met en place. Cela ne rate pas avec deux foules qui virent à l’émeute, le tout pendant qu’Aminata se rend compte qu’elle est suivie et se lance dans une course poursuite à moto pour semer l’homme qui veut simplement retrouver Nomi.

C’est la grosse scène de l’épisode, avec tous les acteurs qui s’interchangent. Comme toujours, c’est une vraie réussite et ça ne part heureusement pas en vrille. La scène en paraît presque trop longue, tellement je me rends compte que j’attends toujours un truc énorme à chaque fois maintenant. Heureusement que ce n’est pas le cas d’ailleurs, sinon ce serait trop répétitif et il faudrait constamment relever les enjeux.

Capheus finit par passer à la télé et ça me paraît un peu précipité tout ça. Le vrai problème, c’est surtout que les conséquences de l’attaque de Sun dans l’épisode précédent sont totalement éclipsées. Ils se sont tous retrouvés étranglés dans leur vie de tous les jours et personne ne semble s’en soucier autour d’eux. C’est un peu bizarre et dommage de ne pas mieux exploiter ces moments gênants pour eux.

Riley entre en contact avec un ex et le pote de celui-ci qui peuvent l’aider à comprendre les mystères des Sense8, d’une manière ou d’une autre, j’avoue que ce n’est pas clair (j’ai peut-être mal suivi).

Lito enquête sur un ancien amant qui était lui aussi un Sense8, du groupe d’Angelica. Les choses se précisent encore un peu plus sur le passé de l’expérience et des Sense8. Je dois dire que c’est passionnant même si c’est encore trop complexe pour tout comprendre.

Pendant ce temps, Sun se fait rattraper par la police, ce qui permet une petite scène émouvante où elle dit adieu à sa codétenue pour continuer sa quête de liberté et surtout d’innocence.

La toute fin d’épisode voit Jonas venir dire au revoir à nos héros et se faire scier le crâne. Bien, bien, bien. Cet épisode était un peu plus mou que les autres, pourtant, on continue de bien avancer dans la mythologie de la série. Celle-ci continue d’être bien complexe mais se dessine peu à peu. C’est très agréable de la voir se développer de la sorte.

05.pngÉpisode 5 – Fear Never Fixed Anything – 14/20
– It’s official.
– I’m dead.

L’épisode débute par la confirmation de la mort de Jonas, même s’il subsistait quand même peu de doute après le passage de la scie. Il nous présente ensuite la situation de chacun des personnages, qui évolue séparément dans cette cinquantaine de minutes.

Bug découvre qu’il est possible de créer une e-mort et connaît un type qui peut l’aider à le faire. Il décide de le contacter pour le mettre en contact avec Nomi et Aminata, dans une scène qui a juste le bon dosage de comique.

Lito traverse toujours sa crise professionnelle, ne trouvant aucun rôle qui ne le tue pas ou qui ne soit pas le personnage d’un gay stéréotypé. Il est légèrement réconforté par Bug qui emmène Nomi et Aminata voir un film de Lito. Il s’agit d’une couverture pour une rencontre avec un anonymous capable de faire disparaître toute trace de Nomi. Seulement, il demande en échange un service futur, ce qui risque de poser problème d’ici la fin de saison, surtout qu’il sait que Nomi est un Homo sensorium.

Et hop, c’est la fin des problèmes judiciaires de Nomi. Quant à Lito, il se retrouve à envisager de se rendre à une gay pride. Ben tiens, ça fera de jolies scènes, on se croirait dans Sense8 !

Sun débarque chez son professeur d’arts martiaux et découvre à la télé que son frère est toujours une ordure. Elle reprend ses entraînements sportifs, rien de bien fou, juste de quoi culpabiliser le sériephile au fond de son lit que je suis. Le détective de l’épisode précédent vient lui rendre une visite sur la tombe de ses parents également, car il est clairement amoureux d’elle. Il promet qu’il veut simplement l’aider, et elle écoute tout à quelques centimètres.

Kala est complétement paumée dans sa vie et les choses ne s’arrangent pas lorsque le dîner de famille de la semaine tourne mal. Franchement, cette intrigue ne servait à rien et n’était là que pour assurer la présence de l’actrice à l’écran, hein.

Idem pour Capheus qui continue de draguer Zakia, la journaliste, mais il découvre par ses collègues qu’elle est lesbienne. C’est un joli moyen de couler un crush naissant ça.

Milton entre de nouveau en contact avec Will, cette fois pour lui avouer la vérité. Sa vérité, en tout cas. Il se présente comme un grand gentil et Angelica comme une soldat ayant perdu pied.

Wolfgang, quant à lui, reçoit la visite de Lila, entièrement nue et marquant le premier full frontal de la saison. Vous l’aurez deviné : ce full frontal ne sert absolument pas l’histoire de la série ou de l’épisode, continuant de nous présenter Lila comme hautement excitée par Wolfgang et très entreprenante, ce que sa première scène suffisait à faire.

Tout ceci mène à une conclusion d’épisode au son de What’s going on, ça faisait longtemps ! Riley s’expose donc au reste du monde et la fin de l’épisode est ainsi bien rythmée avec un cliffhanger cool qui voit Milton rater de nouveau Riley et Will. Il est en tout cas intéressant de voir les Sense8 décider de répliquer.

Cet épisode prenait son temps pour faire avancer individuellement chacun des personnages, mais du coup, ça ressemblait beaucoup à une série « classique », avec assez peu d’interactions. C’est dommage, car c’est la force de la série de réussir à dresser habilement des parallèles. Cela manquait un peu.

06.pngÉpisode 6 – Isolated Above, Connected Below – 15/20
Packs your bags, family, because we’re going to Sao Paulo!

Un épisode d’une heure pour la mi-saison, comme c’est gentil de se soucier de nous flinguer nos emplois du temps. L’épisode reprend sur les bases du précédent et chacun des Sense8 décide de prendre son courage à deux mains. Cela se vérifie surtout du côté des relations amoureuses, histoire d’avoir les traditionnelles scènes de sexe poétiques et esthétisées. Il faut bien avouer que ces scènes sont magnifiques.

Riley et Will sont dans un train et la blonde reçoit la visite d’un homme qu’elle a vu à la rave party la veille. Celui-ci est donc un homo sensorium, mais il ne lui fait pas confiance. Plus tard, alors qu’ils s’installent dans une nouvelle planque abandonnée, elle reçoit la visite d’un autre type, qu’elle avait rencontré au laboratoire dans l’épisode 5. Celui-ci est absolument horrible et elle se sent souillée de l’avoir rencontré.

Ce n’est pas le cas avec le premier, Hoy, qu’elle retrouve un peu plus tard et dont elle gagne la confiance. Son groupe est clairement plus vieux, ce qui lui permet d’avoir des informations précieuses sur BPO et les Homo sensorium, qui ont toujours existé d’après lui. Bien plus que le groupe de Sense8 que nous suivons, il y a donc eu des générations d’histoires connectées les unes aux autres, ce qui complique encore la narration de la série.

Comme prévu, Lito souhaite se rendre à Sao Paulo et c’est là son courage. Il s’avoue homosexuel lors de la gay pride, présentant Hernando au reste du monde comme son copain. La gay pride est une autre occasion pour une superbe fête, comme je m’y attendais dans l’épisode précédent. Ils font toujours en sorte d’avoir de sublimes images et, côté couleurs, une gay pride, on ne peut rêver mieux pour de sublimes images !

Nomi et Aminata rentrent chez elles, pile à temps pour le mariage de la sœur de Nomi. Seulement, les choses ne sont pas simples avec leurs parents et leur père semble même avoir très bien cerné Nomi. Il lui reproche d’être trop narcissique et de trouver de quoi rendre le mariage de sa sœur à propos d’elle… force est de constater que les événements lui donnent raison dès les préparatifs.

Capheus retrouve Zakia qui lui annonce qu’elle est bisexuelle. Les deux s’embrassent sous les applaudissements des passagers du bus. Décidément, les intrigues de Capheus sont vraiment mauvaises et ne m’intéressent jamais vraiment.

Kala prend son courage à deux mains pour affirmer son amour et surtout son désir à Wolfgang. Ces deux-là s’embrassent enfin et font l’amour, en même temps que Capheus et Zakia. Les scènes sont inutilement longues et érotiques, bien que toujours magnifiques.

Par la suite, Kala n’assume pas trop ce qu’elle a pourtant provoqué, préférant construire sa vie, de nouveau.

Wolfgang, lui, reçoit une nouvelle visite de Lila, cette fois accompagnée par un membre de son groupe alors que lui-même l’est de Will. Lila s’avère être une beauté fatale au sens premier du terme, tuant des hommes comme s’il s’agissait de simples insectes. Il est assez clair qu’elle est plus dangereuse que prévue.

L’épisode s’achève sur un cliffhanger : Riley envisage d’aller à Chicago alors que Nomi comprend que les problèmes d’Angelica et son groupe ont commencé quand elle s’est rendue à Chicago. Bon, les choses avancent plus vite que l’an dernier et les pistes se multiplient, c’est très cool à suivre, mais ça file un peu une migraine quand même.

07.pngÉpisode 7 – I Have No Room In My Heart For Hate – 15/20
OK this is getting weirder and weirder.

Contre l’avis de Will, Riley se rend donc à Chicago, alors qu’une fusillade éclate à New-York. Elle reçoit la visite d’Avatar, le dernier maître de l’air (désolé, je ne peux pas ne pas la faire), qui ne lui dit rien de fou. À l’arrivée, le coéquipier de Will se charge d’elle. Les deux sympathisent, mais l’éléphant dans la pièce reste Will, qui doit se faire pardonner son abandon.

Il finit par y arriver et Riley retourne sur les lieux de leur premier baiser.

Kala découvre que son mari fait de la merde avec sa compagnie en se rendant compte d’elle-même que les comptes sont truqués. Ils envoient des médicaments périmés dans des pays lointains… comme le Kenya. Bien sûr, Capheus est là, et il adore l’idée. Malgré tout, elle accepte de lui parler.

Hernando, Lito et Daniela rentrent de Sao Paulo pour tomber sur l’ex de Daniela, mais aussi ses parents. Ces derniers veulent récupérer leur fille, mais elle a fait son choix. Par la suite, Lito se fait gentiment virer de son agence, et tout l’amour des homos ne suffit pas à soigner sa dépression.

Capheus présente Zakia à sa mère et commet une bourde monumentale en lui annonçant que son fils se lance en politique.

Nomi et Aminata passent l’épisode chez les parents de cette dernière. Ce n’est pas bien passionnant et, du coup, on les voit bien peu. C’est pourtant Aminata qui a la révélation finale qui mène au cliffhanger.

Sun, elle, se rend sur la tombe de ses parents, ce qui me paraît être une bien mauvaise idée. Bon, c’est l’occasion de petites scènes émouvantes, notamment en flashback. Cela offre un prolongement de sa relation avec les autres Sense8, dont elle est probablement la plus différente.

Le détective la retrouve au cimetière et il est assez clair qu’il est fou amoureux d’elle. Il lui propose un combat, espérant le gagner pour l’amener avec elle. Bien sûr, elle le maîtrise facilement, mais pas avant qu’ils ne s’embrassent tendrement quand même.

Riley finit par arriver à l’église d’Angelica. Contre l’avis de Will, elle prend un bloqueur et reçoit de nouvelles informations de la part d’un membre du groupe d’Angelica. Tout ce que cette membre souhaite est d’empêcher d’autres meurtres et suicides. Toute l’intrigue continue de me balader, j’avoue, je ne parviens pas à tout saisir. Peut-être que je ne suis pas assez concentré devant, allez savoir.

En tout cas, ce n’est pas l’unique cliffhanger de cet épisode : en effet, les dernières secondes révèlent que finalement, Jonas est encore en vie. Humph.

08.pngÉpisode 8 – All I Want Right Now Is One More Bullet – 16/20
– Wolfgang?
– Ask for help?
– Can’t picture it.

Jonas est en vie et ça remet tout en question : il a donc fait un marché avec le Chairman de manière à court-circuiter Whispers et rester en vie. Nomi et Aminata se plaignent d’être confuse de la situation, moi je me plains de ma migraine naissante. Je me demande si les scénaristes n’ont pas pris des parts dans les actions de vente d’un médicament anti-maux de crânes.

Bon, du coup, Milton se protège encore en s’enfuyant en hélicoptère. Will parvient malgré tout à récupérer quelques dossiers et informations. Il reçoit alors la visite de Kala qui continue de s’occuper de lui en tant que médecin, tout en se servant de lui comme psy pour analyser sa relation avec Wolfgang.

Kala a de nombreux problèmes à gérer dans cet épisode : son mari s’enfonce un peu plus dans des affaires louches et Wolfgang l’ignore.

Capheus s’est lancé en politique et il découvre que c’est un monde de requins. Malgré son nouveau garde du corps, il est menacé par Superpower, clairement un chef de mafia que l’on a peut-être déjà vu en saison 1 mais dont je ne me souviens pas.

Lito déprime en pyjama à cause de sa carrière : il décide donc de venir se plaindre à Sun qui, elle, a tout perdu pour de vrai sans avoir pris le temps de s’en plaindre ou de se laisser aller. Sa carrière a tellement explosé en vol qu’il a l’impression d’être en plein deuil de son rêve.

Felix est aussi de retour dans la série, cela faisait un moment qu’on ne l’avait plus vu. Il faut dire que son intrigue de gérant de bar n’est pas hyper passionnante. L’intrigue autour de Wolfgang continue par ce biais-là : c’est aussi le retour du sauna et de Lila. Cette dernière agit en garce, envoyant son mari après Wolfgang après avoir espionné leur conversation.

Wolfgang rend une visite à chaque membre de son groupe sans pour autant leur parler avant de rejoindre Lila dans ce qui ressemble fort à un piège. La mise en place de leur rencontre au restaurant est incroyablement longue.

Lila souhaite vivre dans un monde sans Sapiens, merci bien. Comme toujours, elle excite Wolfgang pour le divertir de la conversation en cours, alors que Nomi tombe inconsciente au pire des moments possibles. Franchement, c’était une idée complétement stupide, mais cela permet à Aminata d’enfin parler à Riley via téléphone et de montrer que les Sense8 peuvent tous utiliser des capacités qui les dépassent. C’est donc plutôt très cool car cela faisait quelques épisodes que nous n’avions pas eu de scènes comme cela, et ça commençait à terriblement manquer à la série, car c’est dans son ADN.

La toute fin de cet épisode voit donc Wolfgang et Lila en venir aux mains, et c’est excellent car tous les deux font appel au talent des différentes personnalités de leur groupe. C’est une très jolie scène malheureusement un peu trop courte à mon goût, mais la fin de saison n’est pas encore tout à fait là, donc il est normal de devoir attendre encore un peu.

09.pngÉpisode 9 – What Familly Actually Means – 17/20
Treat my sister well, because if you don’t, I swear, I will find you.

La soeur de Nomi se marie et c’est l’occasion pour les scénaristes d’aborder à nouveau la thématique de l’acceptation, si chère à la série. Nomi y fait en effet un très beau discours sur la famille et sur son opération, offrant un éclairage bien nécessaire sur le passé du meilleur personnage de la série. Le discours de la veille se déroule bien et Nomi ne tire pas trop les choses à elle, mais le lendemain c’est plus compliqué.

En effet, les fédéraux débarquent au mariage pour arrêter Nomi. Par chance, Aminata comprend à temps qu’ils n’ont pas vérifié l’existence d’un mandat avant de débarquer. Le père de Nomi s’interpose alors, acceptant enfin sa fille pour ce qu’elle est. C’est tiré par les cheveux comme intrigue d’acceptation, mais ça fonctionne à merveille et le mariage peut reprendre.

C’est l’intrigue la plus complète de l’épisode, celui-ci balayant les vies des uns et des autres assez rapidement. Je ne sais même plus trop à quoi sert Sun dans ce neuvième volet par exemple.

Riley utilise les ressources de la police de Chicago pour retrouver la membre du groupe d’Angelica qui lui a parlé il y a deux épisodes, Carole. Là-bas, elle en découvre plus sur le passé sombre du groupe d’Angelica en compagnie de Diego, mais tous les deux trouvent aussi le cadavre d’une Carole qui s’est suicidée.

L’enquête continue, mais elle est interrompue par la mort du père de Will. Celui-ci est tombé malade et meurt petit à petit. Riley arrive à temps pour lui souffler de derniers mots et c’est la fin d’épisode la plus triste de la série, même si ça manquait d’une réunion de casting.

En ce qui concerne les autres, Kala déjeune avec sa mère qui lui offre quelques conseils sur son mariage, avant de rencontrer un homme qui lui fait un cadeau. Cette intrigue ne me dit rien qui vaille pour la suite.

De son côté, Capheus continue de nager dans les affres politiques de Nairobi et se fait poursuivre par deux hommes de mains qui ne disent rien qui valent. Il réussit sans trop de mal à s’en tirer, avant d’aller voir son futur beau-papa.

Lito continue de déprimer, bien sûr, mais Daniela lui déniche le script parfait pour lui. Elle s’avère aussi être la meilleure des agents possibles. La scène où il décroche le rôle est à mourir de rire et affirme la perfection de Daniela, ou alors c’est juste moi qui suis amoureux.

Enfin, Wolfgang envisage de quitter Berlin après que Felix le retrouve.

Alors en soi, l’épisode n’est vraiment pas dingue, fragmentant et éparpillant son intrigue un peu partout. Il n’y a pas de grande et belle scène de réunion des personnages, qui sont habituellement ce que la série maîtrise le mieux. Néanmoins, les avancées de chacune des intrigues et surtout les dynamiques mises en place en font l’un des épisodes les plus personnels de la saison (peut-être même de la série), ce qui explique la montée de la note, car il est dur d’en décrocher malgré quelques longueurs.

10.pngÉpisode 10 – If All the World’s a Stage, Identity is Nothing But a Costume – 17/20
I don’t care about rules.

Oh, j’aime beaucoup le point de départ de cet épisode qui propose une réunion entre Riley et Kala, avec Riley qui envisage même de se rendre à Bombay. Riley a surtout du mal à gérer le deuil de Will, qui se fait torturer par Whispers, forcément. C’est un approfondissement intéressant de ces personnages et j’espère qu’on aura l’occasion de voir plus souvent le duo Kala/Riley. Je trouve que Riley est trop souvent sous-exploitée à n’être vue qu’avec Will (ou avec Sun, pour une petite cigarette). Du coup, j’avais eu espoir avec cette première scène, mais la fin d’épisode dessine autre chose.

Pendant ce temps, Wolfgang continue de se planquer à Berlin, mais il ne peut se cacher de Kala, qui veut lui parler. Ils décident ensemble de s’enfuir de Berlin & Bombay pour une autre destination où personne ne les connaît.

Lito passe son audition au moment très précis où Sun a besoin de son aide pour faire un cocktail et ne pas être vidé. L’un et l’autre peuvent donc très précisément se venir en aide sans le moindre problème (enfin, techniquement, ça doit poser pas mal de problèmes pour Lito, mais ça passe comme caprice d’acteur je crois). Et hop, Lito décroche le rôle et se retrouve embarqué à Los Angeles dans un nouveau rôle qui exige un costume bien différent, mais marrant. Bon alors cela dit, il se retrouve à jouer l’amant d’une star qu’il vénère, qui a des atomes crochus de dingue avec Hernando et qui n’a pas l’air insensible non plus au charme de Daniela. Voilà qui promet pour la saison 3 ! Ne nous leurrons pas, je pense que c’était là la fin de son intrigue pour cette année, l’épisode final n’aura pas le temps de gérer tout ça.

Capheus doit lui aussi porter un costume, mais celui d’un homme politique. Il monte en effet sur scène devant une foule d’électeurs. Par chance pour lui, il n’est pas seul au moment de faire son discours. Celui-ci est particulièrement inspiré, représentant l’amour comme un pont et non un mur et la mixité comme une richesse. C’est beau.

Tout cela est un piège, le discours finissant par une émeute et une tentative de meurtre contre Capheus. Will et Sun lui viennent en aide, et Riley vient en aide à Will au passage, lui interdisant de prendre de la drogue. De son côté, Capheus comprend qu’il inspire beaucoup trop d’espoir et commence à croire à son élection, qui nous sera elle aussi réservée pour la saison 3.

Tout ceci mène déjà la fin d’épisode, qui termine bien sûr par un cliffhanger sur le soir du gala de Sun. Tous sont prêts à se battre… et moi je suis prêt à rester au fond de mon lit pour voir ça !

11.pngÉpisode 11 – You Want a War? – 20/20
Are you serious? My sister is fucking Terminator?

L’épisode reprend exactement là où le précédent avait laissé les choses : le frère de Sun fait un discours lors duquel il se réclame de son père. Oh, Sun le tue rien qu’avec son regard, ça en dit long. Cependant, les sense8 l’arrête. Son frère tire sur le détective et commence alors LA scène de la saison. Tout le monde utilise ses facultés pour venir en aide à Sun.

Cela fonctionne à merveille, même Kala a le droit a son moment de gloire et l’épisode monte en tension autour du meurtre programmé du frère de Sun. Bien sûr, celle-ci renonce à son projet au dernier moment après une énorme course poursuite. Elle reste quelqu’un de bien. Elle se fait donc arrêter… mais ne peut se permettre de retourner en prison où elle serait condamnée à mort.

Les autres l’aident à nouveau à s’échapper, et ils reçoivent au dernier moment l’aide inattendue de Puck. L’intrigue se complexifie encore à partir de là car Puck a un réseau bien plus grand qu’eux de connexions. En quelques instants, il apprend à Riley, Sun et Will qu’il a trois cent connexions et que le cannibale s’est remis en chasse. Bon, c’est ce que j’appelle une perspective sympa pour la suite.

Aminata demande Nomi en mariage… quelques secondes avant qu’elle ne fasse de même.

Capheus se retrouve avec une visite surprise au réveil : son discours a bien été entendu par tout un tas d’autres hommes de son espèce. Comme il n’a pas pris de bloqueur avant son discours, ceux-ci sont désormais connectés à lui. Ils semblent en savoir déjà beaucoup eux aussi et surtout se connaître, c’est assez intéressant comme ouverture.

Kala découvre les mensonges de son mari qui l’envoie à Paris avant même qu’elle lui confesse son désir de partir (et le reste de la vérité). Elle se connecte à Wolfgang pour faire des projets d’avenir avec, mais Lila débarque de nulle part pour savourer sa vengeance sur Wolfgang. Elle l’a en effet balancé à Whispers qui débarque aussitôt et embarque Wolfgang avec lui.

Impuissante, Kala court chercher l’aide des autres et est soulagée de savoir que Will a un plan. Pour effectuer celui-ci, elle n’a d’autres choix que de créer des bloqueurs, ce qu’elle fait immédiatement. Tous se donnent rendez-vous à Londres alors que Wolfgang est torturé par Whispers. Il livre Kala contre son gré alors que tout le monde subit la torture.

La toute fin accélère à fond les choses, à coup d’ellipses dingues. Will parvient à retrouver Milton et à le confronter en personne. Il l’enlève alors qu’au même moment Nomi, Aminata et Sun enlèvent Jonas. Bam, tous les Sense8 se retrouvent donc à Londres. Je regrette vraiment de ne pas avoir eu droit à la scène de leur rencontre en vrai qui aurait probablement pu apporter quelque chose de grand, mais j’ai adoré cette fin hypervitaminée qui ne laisse pas le temps de digérer ce qui est en train de se passer.

Quel épisode ! Il ne laisse que bien peu de répit au cœur de l’action, et même ces répits sont des gros événements pour nos héros…

Bon ben voilà, c’est déjà terminé. Vivement la saison 3 !

Critique de l’épisode final

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EN BREF – Cette saison 2 est une vraie réussite, qui part de toute manière sur des bases hyper solides, donc ça ne peut pas être surprenant. Tout est parfaitement maîtrisé, malgré un rythme que je continue de trouver trop long à de trop nombreuses reprises. L’intrigue est complexe, les explications souvent insuffisantes, mais cela se laisse toujours regarder, et même ça s’enchaîne.

Ce qui aide à enchaîner aussi facilement les épisodes, c’est aussi, bien sûr, que le casting est impeccable (heureusement qu’ils ont changé de Capheus…), que les personnages ont tous des choses intéressantes à apporter à la série, mais aussi que les choix musicaux sont excellents et la photographie magnifique. Même quand ça traîne en longueur, il est dur de s’ennuyer parce qu’on est intrigué par énormément de choses, parce qu’on est bluffé par des images sublimes, parce qu’on est entraîné par une bonne musique.

De mémoire, la saison 1 explorait les thématiques de la solitude et des âmes sœurs, cette saison 2 est assurément une réflexion sur la notion de famille, mais aussi sur celle du courage. Le courage surgit dans les vies quotidiennes des héros, que ce soit sous la forme d’un coming-out, d’une acceptation transgenre ou tout simplement de sentiments interdits et de vengeance familiale. Chacun des héros est confronté cette année à des décisions qui révèlent son courage, qui le dresse en héros et c’est bien là le fil conducteur de cette saison 2 qui aboutit à la réunion, enfin, de cette famille très hétéroclite que forment les Sense8 et leurs proches.

Cette saison prenant aussi le temps d’enfin plonger dans les profondeurs et la complexité de l’intrigue, je crois que je préfère bien plus cette salve d’épisodes. En plus, le côté drogue et sexe est un peu moins omniprésent, à la faveur de l’histoire, et c’est une excellente chose.

Bon, j’ai donc vraiment bien aimé cette saison malgré des défauts propres à la série et je n’en peux déjà plus d’attendre la saison 3. Je sens qu’ils vont nous la pondre pour 2019 et ça me déprime d’avance.

Critique de l’épisode final

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EDIT 2/06 : Netflix a annoncé ne pas renouveler la série hier. L’incompréhension est totale et la révolte assourdissante sur Twitter. Sense8 est l’une des séries les plus soutenues et commentées de la plateforme, mais aussi l’une des plus chère à produire. Qu’importe, cela leur faisait une telle pub et les gens sont tellement motivés (donc prêts à payer) pour une saison 3 que je doute qu’il ne s’agisse que d’une question de budget.

Peut-être que la série était trop ouverte et tolérante, peut-être que cela dérange dans certains pays où Netflix souhaite s’implanter, peut-être tout simplement qu’elle est trop chère ou que les acteurs ont fait des caprices de diva dans la renégociation des contrats. Quoiqu’il en soit, avec cette annulation (qui suit de peu celle de The Get Down), Netflix s’assure un bad buzz et perd son image de société à l’écoute de ses utilisateurs.

Ne pas proposer de fin à ce qui était l’un de leur plus gros succès critique, c’est se tirer une balle dans le pied. Si la garantie Netflix – qui consistait jusque-là à proposer de vraies conclusions aux séries – ne s’applique plus, je ne suis pas sûr de continuer à commencer autant de leurs séries. Jusque-là, je me laissais facilement tenter par un certain nombre de titres que je n’aurais pas forcément regardés si ça n’avait pas été produit par le géant du streaming. Je vais sûrement être plus frileux désormais.

Toujours est-il que je reste dans l’incompréhension la plus totale face à cette annulation de Sense8. La frustration est grande, j’espère vraiment qu’ils vont au moins revenir sur leur décision et fournir un téléfilm de conclusion. Ils en ont les moyens, ce serait logique et tellement plus respectueux pour leurs abonnés.

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EDIT 29/06 : Après un mois de protestations multiples et houleuses, d’harcèlements de tous les CM de tous les comptes Netflix du monde et de mauvaise foi incroyable, après des centaines de « What’s going on? », après de multiples gay prides marquées par l’annulation de la série, Netflix a ENFIN pris la décision qui s’imposait : Sense8 est renouvelée pour un double épisode final.

La nouvelle tombe dans la plus grande des surprises après de multiples affirmations de l’impossibilité de produire un épisode de plus. La conclusion de tout ça ? Les fans ont fini par avoir raison de Netflix et le fandom de Sense8 vient de réussir le plus gros bras de fer télévisuel de ces dernières années (et ça vient d’un fan de Community, attention!). Netflix est peut-être une entreprise comme les autres, mais les problématiques financières ne peuvent pas suffire à annuler une série avec une résonance de l’ampleur de celle de Sense8.

Ce mois de juin aura probablement été la meilleure promo possible pour la série, car tout le monde en a entendu parler je pense. Plus que ça, elle m’a permis de me rendre compte à quel point j’étais attaché à la série et à son feel good. Ce n’est pas la meilleure des séries, mais ses messages de paix, respect et tolérance sont plus que nécessaires aujourd’hui. Merci à Netflix d’en avoir pris conscience et d’avoir compris que cette annulation lui faisait plus de mal à long terme.

Ce premier badbuzz du géant du streaming se termine donc plutôt bien, bravo à eux pour la gestion finale de la crise, même si l’entre-deux fut une catastrophe lamentable. Certes, à côté de ça, ils ont annulé Girlboss, mais la série a une conclusion, alors je ne leur en veux pas plus que ça. Je ne regarde pas The Get Down, donc je ne jugerais pas de son annulation… ce qui signifie que Netflix me récupère comme fan et comme consommateur publicitaire.

En retrouvant le respect envers ses abonnés, Netflix a retrouvé le respect de ses abonnés et s’est offert un joli coup de promo. J’espère que l’exemple de Sense8 leur rappellera l’image qu’ils s’étaient construite jusqu’à aujourd’hui de compagnie qui respecte ses abonnés et mène à terme les projets qu’elle entreprend.

Quant à nous, rendez-vous est pris en 2018 pour ce (forcément) trop court double-épisode final !

Critique de l’épisode final

 

Dix pour Cent (S02)

Avis : Dix pour Cent, c’était LA révélation de la rentrée 2015 sur France 2. La série m’avait tout de suite donné envie d’en voir plus : son casting impeccable (surtout parce que Camille Cottin, j’avoue), son originalité de scénario (la vie des agents de stars), son humour certain (là encore, merci Camille Cottin alias Andrea Martel), son côté soapesque assez bien géré… Son seul défaut (énorme) était de ne durer que six épisodes. Bref, un coup de cœur comme je n’en avais pas eu depuis Fais pas ci, fais pas ça à la télé française qui a tendance à toujours nous proposer les mêmes choses.

Quand j’ai lu qu’une saison 2 allait voir le jour, j’étais donc aux anges. Malheureusement, celle-ci a mis longtemps, longtemps, à débarquer et n’est constituée que de six épisodes également. Ce n’est pas grave ! Je ne me suis pas renseigné pour ne pas me spoiler, mais je n’ai lu que des noms d’acteurs que j’aime comme guest-stars. Il ne m’en faut pas plus pour être surexcité au moment de lancer le premier épisode…

Et justement, c’est là tout le problème. J’en attendais un peu trop, peut-être qu’avec le temps j’ai idéalisé la série, et je me suis retrouvé à être un peu mitigé sur le début. C’est toujours très bon, mais ça l’est un peu moins sur ces deux premiers épisodes. Je n’en dis pas plus car cette intro est censée rester sans spoiler. Du coup, je vous invite à continuer à lire ci-dessous !

Note moyenne de la saison : 16/20

01.pngÉpisode 1 – Virginie et Ramzy – 14/20
Un recul qui avance

Comme vous le voyez, ce n’est pas une note catastrophique, mais je m’attendais plutôt à monter à des 16 ou 17. Alors que se passe-t-il pour que je sois si déçu ?

Ce que je reproche à cet épisode, c’est d’être une bien mauvaise réintroduction à la série. Cela fait un an et demi que nous n’avons plus vu ces personnages et il n’y a pas de résumé de la saison précédente… C’est déjà bien risqué de nous faire ça.

Sur le plan technique, c’est parfait : la première scène à l’agence ASK nous réintroduit bien celle-ci, dans un plan hautement compliqué où Sophia fait le tour de tous les bureaux. Chaque personnage est relancé dans sa dynamique et je me suis dit que ça irait. Seulement, le plan personnel de chacun est effacé dans cet épisode.

Les infos tombent au compte-goutte (comme cette histoire d’amour avortée entre Andrea et Colette ?), le côté soap est totalement mis de côté au profit du couple de stars mis en avant. J’adore Virginie Efira, j’aime bien Ramzy, du coup, c’est sympa de les voir, mais j’ai trouvé qu’ils occupaient trop le côté drama de cet épisode. Si la vie des acteurs de nos agents est importante, je trouve ça dommage de la voir prendre le pas sur le reste. C’est principalement ça qui me laisse mitigé, surtout que l’évolution tout au long de l’épisode est assez prévisible, de l’interview du couple uni au plateau de Drucker qui les réconcilie, en passant par la tromperie.

Malgré tout, cette histoire est loin d’être inutile et aborde à 21h des thématiques qui doivent l’être, comme l’égalité salariale. Et c’est d’autant plus frustrant ! Il y a d’excellentes choses dans cet épisode, mais ça ne met pas assez en avant les personnages de la série, or c’est avant tout pour eux que nous sommes là. Camille, qui était notre point d’entrée dans cet univers l’an dernier, est totalement sous-exploitée par exemple.

En parallèle, on sent l’intrigue de la saison se mettre en place, avec les difficultés financières d’ASK qui reviennent au premier plan et permettent de remuer un peu la vie des agents. La parenthèse campagnarde d’Andrea devient l’occasion d’introduire un nouveau personnage, Hicham, qui promet de grandes choses. Je l’aime déjà beaucoup, avec son argent et son égoïsme qui me confirment direct que je vais rapidement le détester. Cela fera du bien d’avoir un personnage comme cela.

Le seul personnage vraiment développé dans ce retour est celui de Matthias, qui est l’un des personnages que j’aime le moins. Il est donc en plein divorce comme prévu et ça ne s’arrange pas quand les médias lui prêtent une aventure avec Virginie. C’est un peu télescopé comme critique des médias, quand même.

Le cliffhanger, autour de la survie de Matthias, m’a un peu moins convaincu aussi, même s’il était ultra-efficace pour donner envie de revenir. En fait, ce premier épisode tournait énormément autour de Matthias et de l’agence en elle-même, et c’est ce qui a freiné mon enthousiasme, parce que c’était un drôle d’équilibre pour une reprise : nous ne voyons quasiment pas les assistants (alors qu’ils apportent normalement un excellent humour) et la vie perso de Gabriel et Sophia est totalement éclipsée.

Et puis surtout, comme il n’y a que six épisodes dans la saison, c’est très frustrant de voir les personnages stagner dans leur vie perso et ne pas évoluer.

02.pngÉpisode 2 – Fabrice – 16/20
Écoute, les pervers polymorphes, c’est bon, j’ai eu ma dose, hein, ça se dit manager de l’année là avec ses méthodes pourries de pression de mes couilles, hein, mais ils se sont pas suicidés en masse tes employés ? Putain, c’est bon là, tu me lâches !

Ce second épisode réussit un peu mieux à retrouver l’ambiance de la série, mais il reprend quinze jours plus tard sans nous le préciser d’emblée. Du coup, le cliffhanger précédent est totalement mis de côté. Matthias a fait un malaise vagal, mais on est déjà loin de tout ça.

Si cet épisode est meilleur, c’est parce qu’il fait la part belle aux personnages, enfin. Si Arlette est une fois de plus laissée de côté, le reste du casting est bien exploité : je n’en demandais pas beaucoup plus.

Du côté des assistants, c’est très, très, positif. Hervé est bien mis en avant et apporte beaucoup d’humour dans chacune de ses scènes, de même que Noémie qui développe sans surprise son crush sur Matthias, au point de finir avec.

Les mensonges de Camille la rattrapent quand Christophe Lambert débarque à l’agence. Elle se fait draguer par celui-ci alors qu’elle a avoué à Noémie que c’était son père. C’est bien joué et bien écrit, les quiproquos sont sympas (même si celui avec Hervé est un peu longuet). Nous assistons aussi au retour de son demi-frère, même si ça n’apporte pas grand-chose.

Gabriel et Sophia continuent leur relation. Là encore, il y a de bonnes situations comiques, notamment lors de l’audition de Sophia, qui s’avère toujours aussi sanguine. Grosso modo, l’épisode a pour but de nous montrer celle-ci changer d’agents, mais consolide également la relation amoureuse des deux personnages.

Enfin, l’intrigue d’Andrea est clairement ce qui sauve cet épisode. Le jeu de Camille Cottin n’est plus à tester et elle s’éclate toujours avec Andrea. Je trouve que les scénaristes l’ont beaucoup adoucie en ce début de saison, mais son duo avec Fabrice Lucchini était absolument passionnant. Franchement. Le jeu de ces deux-là était un cran au-dessus du reste du casting et sauvait pas mal de choses dans l’épisode.

Le retour de Colette dans la série est on ne peut plus mystérieux. Il ne fait aucun doute qu’on finira par la revoir pour avoir plus d’explications, mais je suis pressé d’en savoir plus, car c’est juste très frustrant de les voir ne pas se parler dans le bar.

Dernier bon duo avec Andrea, celui d’Hicham. Celui-ci lui met une pression de dingue dans chacune de leur scène, frôlant le harcèlement au départ, puis la harcelant totalement ensuite. Quand Andrea explose, il la vire sans préavis et de la manière la plus vicieuse possible. Son personnage est encore plus détestable que je ne l’imaginais et c’est un excellent ajout au casting. Je suis curieux de voir comment ils vont faire pour vivre avec ce type interférant dans toutes leurs décisions et possédant 60% de l’agence. En plus, 60% ce n’est pas rien. Il est majoritaire de 10% quand même (eh, vous voyez ce qu’ils nous ont fait là ?).

Bref, ce second épisode a remis un peu de côté son guest de manière à ce que la vie de celui-ci impacte celui du casting principal, et non l’inverse. Les personnages évoluent donc, les dynamiques se remettent en place et c’est tout de suite bien mieux.

Cela me donne envie de revenir, mais si je fais un bilan de ces deux premiers épisodes, je suis bien obligé de me rendre compte que j’étais moins dedans qu’en 2015. Et surtout, surtout, je trouve qu’ils ont perdu un peu de leur verve, les dialogues étant un peu plus passe-partout et moins marquants, malgré une amélioration dans ce deuxième volet.

03Épisode 3 – Norman – 15/20
Non, lui il s’occupe de la comptabilité.

Cet épisode a un gros défaut : l’intrigue Norman. Je suis désolé, j’aime plutôt bien les vidéos de Norman, mais alors son intrigue cette semaine… Ce n’était juste pas possible. Je crois qu’on pouvait difficilement accumuler plus de clichés : de l’ado qui se jette sur lui et lui demande son caleçon (oh la gênance sérieux) à sa sortie de prison sans procès qu’il obtient grâce à sa célébrité malgré l’alcool et la drogue, tout enchaînait les clichés.

C’est vraiment dommage parce que ça tirait pas mal l’épisode vers le bas, surtout que le jeu d’acteur n’était pas toujours au point non plus. Non, je ne rentrais pas du tout dans l’épisode dans ces scènes-là, et ça représente quand même beaucoup de l’épisode.

Il y avait malgré tout de bonnes choses dans ce troisième volet. Camille reçoit la visite de sa mère et ça permet le lancement d’intrigues réussies autour des retrouvailles avec Mathias. Enfin réussies… ça pousse Mathias dans les bras (et la jupe) de Noémie, qui elle-même part un peu en vrille cette semaine, montrant son sein dans le bureau dès le début d’épisode, puis enchaînant les sous-entendus en réunion avec lui. C’était bien marrant, même si parfois un peu perché, surtout pour France 2 à 21h.

Côté sexe, il y avait quand même la dose encore cette semaine, avec, outre Noémie/Mathias, un plan à trois qui se met en place dès le départ grâce à la rivalité Andrea/Isham. Si j’avais adoré Isham la semaine dernière, le coup de cœur se confirme cette semaine, où il m’a fait mourir de rire à péter des câbles sur tout le monde et a énerver Andrea en draguant sa mannequin. J’ai trouvé ça vraiment bien écrit. Andrea continue d’avoir les meilleures répliques de la série et c’est tant mieux !

Isham ramène également Elvis, son fils, à l’agence. En plein divorce, Isham a un peu du mal à gérer son bambin, d’où les pétages de câble, notamment sur les assistants de la boîte qui se retrouvent (surtout Camille d’ailleurs) à organiser sa fête d’anniversaire des dix ans.

Enfin, il était aussi question de la comédie musicale érotique de Julien Doré. Mouais. Je n’étais pas à fond dans l’histoire non plus, qui était un peu en filigrane tout du long. Cela a abouti sur une jolie scène chantée avec Sophia, qui se retrouve chanteuse pour la BO du film.

Il y avait de bonnes répliques et de bons quiproquos cette semaine, mais c’était un peu plombé par d’autres moments dans lesquels je n’ai pas réussi à rentrer, notamment toute l’intrigue Norman, quoi…

04.pngÉpisode 4 – Isabelle – 17/20
Je t’ai fait bailler 3 fois alors, c’est cool.

Ce second épisode était bien meilleur, utilisant ses bases et ses nombreuses histoires secondaires.

Mais pas que. L’arrivée d’Isabelle Adjani dans la série suffit déjà à bien faire rire avec l’installation d’un quiproquo comme intrigue principale. La série excelle dans les quiproquos depuis sa première saison et cette histoire Isabelle Adjani/Sacha Hartman ne déroge pas à la règle.

Ce qui part d’une histoire toute bête au début finit par révéler des informations restées cachées depuis trop longtemps : Mathias a empêché Adjani de jouer dans le film d’Hartman en jetant le scénario sans le regarder, Camille le couvre, attisant les soupçons d’Andrea… et Mathias révèle finalement que tout est sa faute, après avoir fui ses responsabilités longtemps en couchant avec Noémie, chez elle, par surprise. Là encore, ça va presque trop loin pour France 2 et une soirée en famille en ce qui me concerne, mais bon, c’était rigolo malgré tout.

Pour couvrir son père, Camille a fait notamment appel à son frère, dont on continue de suivre un peu la vie comme ça. En plus, Camille regrette un peu que son demi-frère ne soit pas son copain, alors sympa la gêne.

Cependant, l’énormité de cette fin d’épisode, c’est que Mathias déclare que Camille est sa fille. C’est énorme, on a le droit aux réactions d’un peu tout le monde et surtout à la blessure profonde d’Andrea qui découvre que son assistante était la fille de son associé. Sympa, c’est sûr. Et puis, comme ça, l’agence perd encore deux de ses clients et Mathias, qui sait qu’il doit partir après une telle trahison. Outch.

Une intrigue qui m’a moins plu est celle de Sophia, Gabriel et Julien Doré. Évidemment, Julien Doré tombe fou amoureux de Sophia pour son film et Gabriel tombe fou de jalousie, au point de faire foirer le tout pour Sophia. Ce n’était pas génial, génial, parce que c’était prévisible. Cela dit, c’était bien joué dans l’ensemble. J’ai trouvé parfois un peu long les passages de chant de Sophia, mais bon. Pourquoi pas.

De toute manière, le meilleur dans cet épisode, ça reste l’ensemble des entretiens passés pour le poste d’agent au sein de l’agence. Noémie et Hervé font tout pour que ça se passe mal pour tout le monde sauf Hervé. C’était à mourir de rire sur les candidats qu’ils font rater, mais encore plus sur Hervé qui se retrouve en tête à tête avec Isham sur lequel il fantasme. La scène était à mourir de rire. Comme la semaine dernière, c’est Hervé qui s’avère le plus comique dans la série cette année.

Pourtant, il y avait de quoi faire côté comique dans cet épisode. Toujours dans les entretiens, nous avons le droit au développement de la relation Andrea/Isham. Cela continue dans la haine, mais aussi l’attirance inexplicable, qui replonge Andrea dans ses photos de Colette. C’est un peu tiré par les cheveux mais très bien joué, au point que ça paraît tout à fait crédible.

Plus encore que la semaine dernière et que dans l’épisode précédent, j’ai trouvé qu’il y avait pas mal de moments comiques, souvent dans les détails, comme Camille qui fait sauter son agrafeuse.  Bon, et surtout, la maîtrise du quiproquo et des répliques cinglantes rend cette série géniale.

Malheureusement, pas d’épisode la semaine prochaine. Il va falloir attendre le 10 mai pour voir la suite… et je ne serais même pas chez moi, donc il faudra sûrement que j’attende encore un peu plus. VDM.

05.pngÉpisode 5 – Guy et Julien – 17/20
Ah putain, Jean Gabin est enceinte, elle est bonne celle-là.

Oui, je sais, j’ai plus d’une semaine de retard dans l’écriture de ma critique sur ces deux derniers épisodes, mais bon, je ne les ai vus qu’avec pas mal de retard (Bordeaux oblige) et j’ai ensuite été pris d’une flemmingite aiguë, comme dirait l’autre. Mieux vaut tard que jamais si certains d’entre vous sont encore plus à la bourre que moi (qui sait ?) ou si vous voulez simplement connaître mon avis par curiosité très bien placée.

Cet épisode était peut-être l’un des meilleurs de la saison, on y retrouvait l’humour qui m’avait tant plu dans les premiers épisodes. Ce n’était pourtant pas gagné pour lui car je l’ai vu sur Pluzz, le site de replay officiel de France Télévision qui n’est pas fichu de proposer une qualité dépassant le 480p. Autant dire que sur ma télé, l’image était loin d’être de bonne qualité et c’est bien dommage. M’enfin, au moins, l’épisode était accessible.

Ce cinquième volet reprenait les intrigues laissées en plan lors de l’épisode 4, à savoir les conséquences de la révélation de l’identité de Camille. Ce n’est pas facile pour elle puisqu’elle n’a plus de CDD et ne sait pas comment demander à Andrea de lui en signer un.

Il faut dire que celle-ci à d’autres chats à fouetter puisqu’elle se découvre enceinte. Rien que ça. Cela permet le retour de Colette dans la série, enfin. Andrea ne sachant pas vers qui se tourner recontacte son ex, avec qui elle a toujours beaucoup trop d’alchimie (et peut-être plus qu’en saison 1) pour que ce soit permis de les garder séparer plus longtemps. Quant à la grossesse, je trouve ça un peu gros (sans jeu de mots promis) que le plan à 3 finisse comme ça.

Disons que c’est un peu dommage, même s’il est difficile de voir par quel autre moyen Andrea aurait pu être confronté à la maternité. J’ai découvert récemment beaucoup de plaintes sur le trope de la lesbienne couchant finalement avec un homme, mais bizarrement, je trouve que ça correspond tout à fait au personnage d’Andrea cette sexualité débridée au point d’aller coucher avec un type qui ne l’attire pas, par orgueil. Il n’y a pas une once de désir ou d’amour de son côté, juste de l’orgueil mal placé vis-à-vis d’Isham, et ça c’est tout à fait le personnage.

Andrea ne dit bien sûr rien de sa grossesse à Isham, qui lui-même à d’autres chats à fouetter : il décide de nommer le nouvel agent de la boîte. Alors que tout le monde s’attend légitimement à ce que ce soit Hervé, c’est finalement Camille qui hérite du poste. Bon, c’est une surprise, mais c’est aussi la suite logique de la saison 1 où elle rêvait de ce poste. La nouvelle fait l’effet d’une bombe : Hervé est tellement vexé qu’il décide de ne plus parler à celle qui était pourtant sa meilleure amie (je VEUX son t-shirt, qui permet la scène la plus hilarante de la saison), Noémie vire complétement cinglée dans sa relation avec la fille de son amant et Hippolyte réclame Camille comme agent, même si ça ne plaît pas spécialement à son père.

Il faut dire que Mathias est en pleine dépression par la vente de l’appartement, son divorce et la gestion de sa maîtresse. Il fait alors ce qu’il sait faire de mieux : il s’en prend à ses enfants. Il reproche à Camille de trop croire à son nouveau boulot et à Hippolyte de l’encourager.

Ce dernier est au cœur de l’une des deux intrigues de star de cet épisode. En effet, nous le voyons tout au long de ces 50 minutes échanger la réplique avec un Guy Marchand qui perd la boule. J’ai beaucoup aimé cette intrigue qui permet d’enfin donner un peu plus de consistance au personnage d’Arlette. Je l’ai toujours trouvé sous-exploitée dans la série, même si elle apporte un humour bien personnel à celle-ci. L’utilisation du personnage (et de Jean Gabin !) dans cet épisode était parfaite.

Concernant Guy Marchand, c’est un bon guest, mais pas forcément le meilleur ou le plus marquant en ce qui me concerne. Son intrigue fonctionne bien et j’en aime beaucoup la résolution. Il était également bon de voir un peu plus Hippolyte, lui aussi souvent sous-exploité.

Enfin, cet épisode revenait sur la relation entre Gabriel et Sophia, devenue houleuse depuis que ce premier est bouffé par la jalousie. Les engueulades du couple poussent Gabriel à faire foirer le projet de Sophia avec Julien Doré, qui apparaît une fois de plus dans la série. Je ne suis pas bien fan de cette intrigue, mais la blague sur la pénophagie fonctionne à merveille et plante une graine qui ne pourra qu’être exploité dans la suite de la série. Julien et/ou Sophia apprendront forcément la nouvelle, et de là, ça devrait partir en vrille.

Oui, partir en vrille, exactement comme Camille qui décide de quitter Paris ne se sentant plus à sa place dans l’agence ASK où tout le monde la déteste et lui fait sentir. Putain, mais n’importe quoi Camille, c’est ton rêve que tu fuis là !

06.pngÉpisode 6 – Juliette – 18/20
Ben ouais pourquoi pas, je crois qu’Isabelle Huppert a toujours rêvé de jouer une box internet ! 

Le départ de Camille ne bouleverse pas franchement l’agence, contrairement à ce que j’imaginais, parce qu’ASK a le festival de Cannes à gérer. Tout ASK ? Non, pas Hervé, qui s’avère une fois de plus le meilleur personnage de l’épisode (et dire qu’il m’énervait en saison 1 !). Sa jalousie de ne pas partir au festival permet les scènes les plus drôles de ces 50 minutes et c’est un vrai plaisir de le retrouver dans chacune de ses scènes.

Il en est un peu de même avec Noémie qui, elle, peut partir à Cannes mais découvre en fait qu’elle n’en a plus tant envie que ça quand elle apprend que la femme de Mathias décide de lui rendre une visite surprise là-bas. Au fond du gouffre, elle est sacrément touchante dans sa déprime, au point qu’Hervé reste avec elle pour regarder le festival (plutôt que d’aller sur place avec son billet) et se bourrer au son de Destinée. Leur relation est une excellente chose, mais souligne ma frustration de ne pas voir Hervé et Camille réconciliés à la fin de l’épisode.

Camille est donc de retour chez sa mère et elle passe l’épisode à déprimer elle aussi, retrouvant sa petite vie loin du strass et des paillettes de Cannes. Par chance pour elle, Mathias est de meilleure humeur dans cet épisode où il retrouve sa femme à l’hôtel. Catherine lui dit alors d’arranger les choses avec Camille car il est un bien mauvais père de ne pas se préoccuper d’elle. Il l’emmène ainsi à une soirée privée où elle retrouve toute l’agence et où Andrea lui propose de venir travailler avec elle à… New-York !

Et oui, Andrea a une vie bien chargée dans cet épisode. Toujours enceinte, elle profite des conseils de Colette qui finit par lui avouer, après une dispute, qu’elle veut l’accompagner dans sa maternité. C’est magnifiquement bien écrit et vous pourrez faire toutes les critiques que vous voudrez sur la relation sexuelle d’Andrea et Isham, moi, je trouve que ça vaut le coup si c’est pour aboutir à l’écriture du meilleur couple lesbien de la télé française (bon, ce n’est pas non plus comme si la concurrence était rude) et à une vraie réflexion sur la parentalité homo. C’est un joli tour de force des scénaristes et c’est très cool de voir ça en prime-time, parce que finalement, tout ce que je retiens c’est qu’Andrea et Colette feraient un beau couple de parents et qu’Isham est un père terrifiant dont personne ne voudrait pour son enfant.

D’ailleurs, Isham est toujours autant un connard dans cet épisode et apprend en fouillant le bureau d’Andrea qu’elle est enceinte. Il rencontre aussi Colette au détour d’un café. C’est juste un cinglé, en fait, c’est le pire des stalkers. Un tel type est juste terrifiant, sa capacité à nuire est impressionnante. C’est d’autant plus frustrant que j’aime bien le personnage en plus, je trouve qu’il apporte beaucoup à la série et qu’il est bon d’avoir une tête forte face à Andrea.

Cependant, dans la vie, je n’aimerais pas rencontrer un tel caractère et ça ne me dérangerait pas qu’il y passe dans la série… Surtout qu’il apprend de Camille qu’Andrea est embauchée par une agence new-yorkaise. Aussitôt, il décide de la racheter (putain, la capacité de nuisance du type, c’est fou) avec l’aide de Mathias, ignorant tout du vrai projet de son associé… La saison 3 nous fera probablement voyager à New-York, je sens !

New-York, donc, qui est le lieu de job totalement inattendu que se voit proposer Andrea en fin d’épisode. Il faut dire qu’elle gère particulièrement le talent de l’épisode, Juliette Binoche qui interprète une maîtresse de cérémonie de Cannes absolument parfaite. L’épisode tacle le féminisme à plusieurs reprises, que ce soit avec Isham ou avec un admirateur particulièrement collant de Juliette Binoche. La vision anti-féministe critiquée par Dix pour Cent n’est pas nouvelle. Tout au long des douze épisodes de la série, nous entendons des remarques sexistes (si, si, dès le pilote) et assistons à des scènes vraiment gênantes (mais criantes de vérité).

Cette semaine, les choses sont poussées encore plus loin, avec un « Mais bien sûr qu’on est toujours au XIXe Andrea » glaçant et une Juliette Binoche forcée d’aller déjeuner avec un type de la pire espèce. Cependant, elle parvient à s’en débarrasser à merveille en jouant la folle avec lui, et son discours d’ouverture de la cérémonie affirme un sacré beau féminisme bien osé.

Cela lui permet de se débarrasser du gros lourd et offre à Andrea la possibilité d’être repérée comme une super agent pour aller à New-York. Beaucoup de mal pour de grands biens, donc. La série ne déçoit pas dans sa conclusion, mais il y a un moment où je me suis demandé s’ils allaient réussir à retomber sur leur pied quand même.

Juliette Binoche était une excellente guest, qui insufflait donc son féminisme tout au long de l’épisode, avec également une relation géniale avec le garde du corps. La scène des tests d’oreillettes ou celle de la pizza sont d’excellentes trouvailles où les personnages principaux de la série ne sont pas/sont inutiles dans l’humour. Bref, des petites perles.

Enfin, Gabriel fait la surprise à Sophia d’un billet pour Cannes. Tout roule jusqu’à ce qu’il apprenne que Julien Doré veut lui parler. Il se lance alors dans une entreprise de sabotage du voyage, mais Sophia est bien trop contente d’être à Cannes pour se laisser embarquer dans ses délires. Gabriel est hilarant à éviter Julien Doré tout au long de l’épisode, pour rien. Malheureusement pour lui (et heureusement pour nous), Sophia apprend malgré tout que c’est son mec qui a saboté son projet de film. Elle se barre sans un au revoir pour lui. Je suis un peu triste de ne pas savoir ce qu’elle devient, mais bien heureux que les scénaristes ne traînent pas à confronter Gabriel à ses conneries. Dans un épisode réaffirmant un féminisme en lutte, c’était une bonne chose. Il a quand même voulu la contrôler comme au dix-neuvième siècle et ça se retourne contre lui… Bien fait !

Bref, l’épisode se termine donc sur la soirée privée de l’agence à laquelle est conviée une Camille qui finit bourrée et dans la piscine. La scène de conclusion voit Gabriel affirmer qu’Andrea a toujours un « truc en plus ». Au moins, les scénaristes ont bien conscience de la force de leur série… et ils nous pondent une dernière scène qui n’est pas sans me rappeler celles d’Unreal ces deux dernières années, ce qui ne peut être qu’un plus.

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EN BREF – Cette saison 2 n’aura pas su être à la hauteur de la première avec des épisodes ayant du mal à trouver leur équilibre. Comme en plus elle est toujours trop courte, c’est frustrant de voir les trois premiers épisodes s’engluer loin des histoires persos qui font la force de la série et se concentrer uniquement sur les stars ou les scènes de cul. Heureusement, tout ça se reprend en cours de route avec un épisode 4 qui aborde enfin les histoires les plus intéressantes et deux derniers volets qui font avancer les choses en mettant en lumière un peu tous les personnages.

L’évolution de tous est très intéressante, mais les vraies révélations sont Noémie et Hervé. Ils ont toujours été sympathiques et drôles, mais la plupart de mes fous rires aux éclats reposent sur eux cette saison. C’est excellent et c’est tant mieux, car la saison avait besoin de ces bouffées d’air frais. Côté intrigues, les choses avancent quand même plutôt vite, parfois trop d’ailleurs (Isham/Andrea surtout), ce qui est un plus pour bien rester dans le délire.

Les perspectives pour la saison 3 sont nombreuses, notamment avec UBA, cette agence américaine qui promet pas mal de bonnes choses. Je suis déjà très impatient, mais il va vraiment falloir prendre mon mal en patience, car la saison 3 ne sera pas diffusée avant au moins… dix-huit mois. Andrea a le temps d’accoucher deux fois d’ici là, c’est cool (non).

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Love (S02)

Avis : J’ai l’habitude de voir cette sitcom avec un mois de retard, je crois, mais me voilà enfin pour la saison 2 de Love. Oui, je sais. Je n’avance pas mon Challenge Séries, je n’avance pas non plus Iron Fist. Pour cette dernière, elle n’est pas téléchargeable sur Netflix, or moi, j’avais un trajet en voiture donc le hors ligne était nécessaire (enfin, non, mais j’aime bien conserver ma data pour des choses utiles comme les horaires de train ou les itinéraires parce que je me suis paumé en chemin). Pour le challenge… HUM. Non, mais ça va le faire.

Saison 1 Saison 2 | Saison 3

Le pire, c’est que j’ai longuement hésité à revenir vers cette série, puisque la saison 1 m’avait laissé vraiment très mitigé. Et le temps n’a pas aidé. Je viens de relire mon article et, pour tout vous dire, je me souvenais très peu avoir autant ri devant la série (mais en même temps, je me souvenais à peine des personnages secondaires, donc je suis bien content d’avoir écrit cet article !).

Non, j’en avais retenu surtout les « défauts » Netflix : trop de drogue et de cul sans vraie raison, un modèle de vie dans lequel je ne me retrouve définitivement pas. J’avais retenu également que Gus me ressemblait beaucoup en début de saison et finissait par être le pire des connards avec Mickey en fin de parcours. Et pourtant, c’est Mickey qui, en fin de saison, s’accuse de tous les maux et finit en couple avec lui.

Mouais. Autant dire que 1) je n’appelle pas ça de l’amour, ce qui est problématique quand c’est le titre de la série, et 2) ça me fait peur de voir des scénaristes valider certains comportements, au point de les ériger en modèle comme ça. Ma conclusion sur la saison 1 était très optimiste, avec l’espoir d’une correction des défauts. Je n’ai rien lu ni vu sur cette saison 2, donc on verra bien, mais j’y vais aujourd’hui beaucoup plus à reculons, car je crains de voir la série se reposer sur ses (mauvais) acquis.

En plus, ne rien avoir lu sur la saison, c’est un peu signe que la qualité n’y est peut-être pas, parce que d’habitude, je vois au moins un article passer quand il s’agit d’une série Netflix.

Oui, sauf que comme je suis passager pour quelques heures, c’est toujours cool d’avoir quelque chose à regarder, alors hop, je me lance et advienne que pourra. Attention, spoilers.

Saison 1 Saison 2 | Saison 3

Note moyenne : 13,5/20

Capture d'écran 2017-04-23 19.04.37.pngÉpisode 1 – On Lockdown – 13/20
No, dude, I just told you I wanted to be alone.

Pas de résumé de saison 1, mais une reprise de la dernière scène, qui me rappelle aussitôt à quel point Gus est un gros connard qui n’écoute pas Mickey. Celle-ci le remet en place, ça me plaît déjà beaucoup plus que cette fin de saison l’an dernier !

Voici donc nos personnages embarqués dans un trajet en voiture totalement angoissant qui me confirme mon espoir de compléter le Bingo Séries (ils citent Twix, ils peuvent bien me sortir une boisson, non ?). Mickey ramène donc Gus chez elle où ils entendent Bertie et Randy couchent ensemble. Je ne me souviens plus trop de Randy, mais bon, la situation est aussi gênante pour eux que marrante pour nous.

Un peu comme certains épisodes de la saison 1 (notamment leur première journée ensemble), on sent que les scénaristes cherchent le moyen de prolonger à l’infini le temps que les personnages passent ensemble. Il y a des moments où ça fonctionne bien, surtout que l’on retrouve les personnages vraiment au point de leur vie où on les avait laissés. Au moins, c’est facile de s’y remettre, même si je ne me souviens quasiment pas des amis qu’ils ont.

Parfois, cela dit, ça paraît juste ridicule ces incessantes excuses pour les garder ensemble tout en maintenant une sorte de rythme. Ils vont quand même au point d’aller jusqu’à nous sortir les flics les forçant à rester à l’intérieur des appartements quoi. Franchement, c’est abusé.

Côté relations, ils n’avancent pas, continuent de bien s’entendre à coup de références plus ou moins obscures et de compromis pour rester ensemble. Gus trouve quand même le temps de s’excuser de s’être mal comporté avec Mickey lors de la fête chez lui en saison 1, mais ça ne résume pas la moitié de ce qu’il a fait de mal.

Et du coup, le couple se retrouve à fuir la police, se faire griller comme des ados en fuite dans les bois et passent la nuit ensemble. À dormir. C’est forcé quand même.

J’ai peu ri devant cet épisode et je suis peu satisfait de l’évolution du couple. Cependant, les personnages m’ont paru un peu plus nuancé que dans mon souvenir, même s’ils continuent d’agir très exactement comme je ne le ferais pas. Cela se regarde et fait bien passer le temps, sans être marquant, ni révolutionnaire. En plus, il reste beaucoup de longueurs pour une comédie…

Capture d'écran 2017-04-23 19.05.07.pngÉpisode 2 – Friends Night Out – 14/20
– What a night we had.
– Yeah, hey we didn’t fuck.

Le lendemain, encore, toujours. J’aurais aimé une avancée chronologique plus marquée pour la saison 2, mais bon, je me contenterais de ça. De ça et du nombre incroyable de références aux séries que contiennent les comédies Netflix. Et donc le lendemain ? Mickey souhaite simplement se casser et Gus veut juste la retenir. Humph. C’est de plus en plus dur de l’apprécier, lui.

Mickey finit par se rendre à une réunion de son groupe d’anonymes accro à l’amour pour confesser son amour pour Gus.

Sinon, Chris vu dans l’épisode précédent est donc bien un voisin de Gus, et pire que ça, un voisin en vis-à-vis. Je détesterais avoir ce genre de type qui me parle chaque fois que je sors sur mon balcon, mais en même temps, je détesterais aussi avoir une Mickey comme colocataire. Bertie apprend ainsi que sa colocataire à la masse de choses à gérer en ce moment. Bon, en même temps, elle avoue elle-même avoir tué un lapin à 23 ans et s’être comportée en serial-killer avec. Alors bon.

L’épisode propose de bonnes choses, comme ce parallèle de Gus et Mickey se préparant, pensant à l’autre en sentant son odeur. C’est un grand classique, mais c’est bien mené.

Cela n’empêche pas Gus de flirter en parlant Friends avec des inconnues dans un bar (bon et avec sa bande de potes, dont Chris). C’est cliché, mais assez bien écrit. Il finit par la rembarrer malgré tout, pensant trop à Mickey. Celle-ci revient à la charge pour lui dire qu’elle ne le draguait pas. OK, ça marche plutôt bien comme remarque de la part des scénaristes de nous rappeler que toutes les nanas sympas dans un bar ne recherchent pas forcément l’amour. Seulement, quand on est dans une série, on est juste formaté à attendre ça. Un point pour la série de nous mettre enfin une scène réaliste !

Cela dit, il en va de même du côté de Mickey, même si elle est enfermée dans un cliché peut-être pire : celui de la fête entre voisins, avec des couples parlant de leurs enfants, d’écoles et autres conneries du genre. Elle tente bien de les divertir avec d’autres sujets, mais ça passe beaucoup moins quand ses amis s’en rendent compte et le prenne mal. On les comprend, cela dit.

L’épisode est un peu plus long en temps, mais paraît tellement plus vif avec la division des intrigues. Chacun passe une soirée de merde, mais ils finissent avec leurs SMS et c’est sacrément bien joué de la part des scénaristes de nous montrer ce type de scènes.

Autrement, la série continue sur sa lancée avec tout un tas de références films et séries et un amour naissant. C’était déjà ce qu’ils proposaient l’an dernier, mais ça m’a paru un peu mieux dans cet épisode de nous montrer le besoin de voir l’autre. Rien de bien comique, mais un premier baiser (encore) très réussi. Et toute cette perfection est ruinée par une scène de sexe entre eux dans la voiture. Mickey retombe donc totalement dans ses travers et Gus la laisse faire.

Et par travers, je ne veux pas dire que c’est mal pour une nana de coucher hein, juste qu’elle le vit toujours mal après coup quand elle craque comme ça. Et c’est fort dommage de continuer à ruiner ce personnage avec ça. Ils avaient l’occasion de nous faire un ou deux épisodes sur les débuts d’un couple sans sexe, avec réalisme. Je ne sais pas, ça ruine un peu le truc pour moi d’aller casser leur once de romantisme. C’est bien plus réel, et en même temps non avec ce personnage qui demande explicitement à plusieurs reprises de ne pas faire l’amour…

 Au passage, je remarque que Gilian Jacobs a pris un coup de vieux. Je sais que je me suis déjà fait la réflexion avant, mais bon, fallait que je le dise.

Capture d'écran 2017-04-23 19.05.54.pngÉpisode 3 – While You Were Sleeping – 14/20
Nobody knows what they’re doing. Nobody knows.

Et hop, on reprend la série quelques minutes (n’allons pas supposer combine exactement) plus tard. Le couple rentre chacun de son côté, mais Gus s’avoue être un connard. C’est un bon début.

Arya est de retour ! C’est une bonne chose de revoir Gus au travail et de savoir que ça y est, Heidi meurt dans sa série. C’était encore plus un plaisir de la retrouver, car j’adorais son personnage avant qu’il ne le ruine en saison 1. Gus se retrouve donc dans le rôle d’un scénariste sur le plateau d’une cascade, et c’est marrant. C’est marrant, jusqu’à ce que le cascadeur se plante, quoi, et que les actrices agissent de manière totalement narcissique… Et tristement marrante, du coup. Il tombe ensuite sur Susan, sa boss que j’adore. Adorais. Celle-ci part en vrille dans cet épisode : c’est parti pour la drogue et la demande de sexe impromptue. Je vois vraiment pas à quoi ça sert, à part peut-être tentre de me faire écrire que Gus est désormais un gars bien parce qu’il ne couche pas avec tout ce qu’il bouge, mais non quoi.

Comme prévu, Mickey déprime toute la journée au boulot, hésitant à envoyer un message à Gus. Bien sûr, cela ne l’empêche pas de travailler (heureusement) et de couvrir un de ses collègues, Truman. Je n’arrive pas à savoir si on est censé le connaître ou pas. Je pense que oui, mais la saison 1 est loin. En tout cas, cette fois, je ne l’oublierais pas, j’ai adoré sa partie d’épisode avec sa copine cinglée, Lily. Ces deux-là nous font certes perdre un peu de temps, mais ça marche très bien. En plus, il est temps de peupler la vie de Mickey d’amis, et ce Truman est fun. Il y a bien sûr aussi sa coloc, à qui elle raconte ses mésaventures de la nuit précédente.

Je reste perplexe. Cette saison continue de ne pas avancer pour le couple et d’avoir pas mal de défauts dans son traitement de Gus. Et en même temps, sans être marrante, elle a ce petit quelque chose qui me donne envie de continuer pour savoir la suite. Peut-être que c’est la qualité d’image et de photographie à la Netflix, le casting excellent et la curiosité qui suffisent à me faire avancer dans cet épisode.

Capture d'écran 2017-04-23 19.06.21.pngÉpisode 4 – Shrooms – 06/20
I’m the worst drug guide ever.

Mickey et Gus se retrouvent chez elle pour un nouveau rencard. Déjà rien que ça, ça crie à la catastrophe vu les histoires du personnage de Mickey auparavant. Et c’est pire quand ça enchaîne sur un épisode qui nous vend les champignons comme un truc cool que tout le monde devrait essayer une fois dans sa vie. Alors. NON. Voilà.

Je sais, je sais, je suis probablement très coincé sur le sujet, mais franchement, s’ils ont besoin de champignons pour avoir une excuse pour danser, ils ne me font pas rêver, ces personnages. Et l’épisode continue à me prouver que c’est une bien mauvaise idée. Randy se met à suivre un coyote. Alors je reconnais que c’est une bonne blague, mais ça les mène bien sûr à entrer dans une maison qui n’est pas la leur.

Franchement rien n’allait dans cet épisode. Le début part mal avec un rencard qui n’a rien à faire là et tout empire ensuite. Gus passe encore pour un gars bien à empêcher Mickey de se droguer alors que putain, non. Et alors vendre la drogue comme un truc cool qui fait faire des choses drôles… Je n’aime ni le message, ni l’idée derrière cet épisode.

Si encore on avait une vraie réflexion sur l’addiction de Mickey et ses dangers, plutôt que Randy qui veut tuer tout le monde et Gus qui essaye le maillot de bain de Mickey.

Non franchement, cet épisode m’a perdu, mais je m’en doutais rien qu’avec son titre. J’ai détesté et s’il n’avait pas réussi à me faire rire avec le coyote, il aurait eu une sacrée mauvaise note. Oui, pire que celle-ci.

Capture d'écran 2017-04-23 19.06.58.pngÉpisode 5 – A Day – 14/20
Don’t make me sounds awful

Et là, bam, c’est tout l’inverse de l’épisode précédent. Allez comprendre, cette série a vraiment deux faces.

Dans cet épisode, Mickey et Gus se réveillent ensemble le lendemain et sont donc définitivement un couple cette fois, alors même qu’elle ne souhaite toujours pas être en couple, en théorie. C’est sympa de les voir se réveiller comme ça, j’imagine.

Le couple apprend enfin à se connaître, à parler de leurs familles, tout ça. C’est cool d’apprendre à connaître ces personnages, enfin. Disons qu’on est un peu comme eux, en fait. Ils sont assez fascinants avec tant de défauts et de problèmes, on les découvre sous un jour nouveau dans leur relation. C’est cette fascination qui me pousse à revenir alors que je devrais probablement arrêter de regarder un truc où les personnages me gonflent plus qu’autre chose.

Oui, mais voilà, cet épisode propose une journée dans leur vie et c’est vraiment sympa de les voir développer une vraie connexion comme ça. C’est une première journée de couples où les sujets de conversation ne manquent pas, c’est mignon tout plein, c’est de l’amour et là le titre de la série prend tout son sens.

Pour une fois, les conversations et les situations entre les personnages ne semblent pas du tout forcées par les scénaristes. La conclusion est mignonne comme tout alors je raccroche beaucoup plus. Bref, c’est tout mon problème : je me laisse toujours avoir comme un bleu.

Il faut dire que la série a deux faces : une un peu romantique explorant vraiment la relation de couple (celle qui m’intéresse) et une forçant le trait des personnages, les rendant antipathiques et peu réel, avec du cul pour du cul, de la drogue et du « fun » qui n’a en fait rien de fun. Une partie cool et une partie toxique. Vous savez pour laquelle je suis là !

Capture d'écran 2017-04-23 19.08.08Épisode 6 – Forced Hiatus – 15/20
This isn’t a birthday party. This is a funeral.

De retour sur le plateau de cette parodie de Charmed devenant ici parodie de Once Upon a Time. Pas de bol, Susan annonce cette fois que le nombre d’épisode de la saison est revue à la baisse, ce qui signifie que l’épisode de Gus sera probablement le dernier épisode de la série. Il se retrouve alors entre les deux parents d’Arya. Ils sont en plein divorce, mais ne le disent pas à leur fille. Ils souhaitent chacun la voir continuer sa carrière dans une direction différente.

Arya prouve une fois de plus qu’elle est le personnage le plus cool et le plus censé de cette série, en voulant simplement vivre une vie normale. J’aime vraiment beaucoup ce personnage, je l’avais déjà dit l’an dernier, mais ça se confirme complètement cette année. Elle finit par s’énerver et accepter les deux films de ses parents.

Bertie donne de l’argent à Randy. Mickey l’entend et trouve ça complétement stupide, surtout qu’il n’a pas de boulot. L’épisode est assez dur de ce point de vue-là. Bertie découvre à ses dépens que tout la monde la considère super mal juste parce qu’elle dit oui à tout. C’est violent mais ça correspond vraiment très bien au personnage.

Quant à Mickey, elle se trouve à passer la journée avec Randy, et celui-ci est juste un vrai déchet humain : il n’a pas de job, mais ne fait rien pour en avoir. Il se contente de vivre au crochet de ses amis. Mickey finit par le confronter. Du coup, il semble murir un peu, mais la fin de l’épisode le laisse dans une situation un peu critique. Il faudra voir comment ça évolue.

Cet épisode me fait vraiment oublier la catastrophe de l’épisode 4. Je trouve qu’il est plutôt bon, même si le couple vit sa journée dans son coin, sans même s’envoyer un seul texto. Il est bon de les voir évoluer en tant que personnages : Gus donne d’excellents conseils à Arya tout du long, Mickey devient elle-même une bonne conseillère, à la fois pour Randy et Bertie.

Cela change un peu de voir les personnages savoir ce qu’ils font. Et puis surtout, à ne pas les voir en couple, Gus est un peu moins oppressant. Oh, et aussi, il n’y a pas une seule scène de drogue ou de sexe gratuit… Bref, ce sont des personnages de la vie de tous les jours.

Tout mon problème avec Love, un peu comme avec You’re the Worst, est cette tendance à forcer le trait et les choses, qui font que les personnages passent d’ordinaires à infréquentables…

Capture d'écran 2017-04-23 19.09.01.pngÉpisode 7 – Work Party – 13/20
You’re a fake radio therapist.

Mickey a des problèmes à la radio : la station change de nom et supprime quelques employés en même temps. Pour l’occasion, une fête est organisée à son travail et elle y ramène Gus. Cela sent mauvais dès le départ.

Et effectivement, ils tombent sur Lily, puis Gus rencontre Greg, le supérieur qui harcèle Mickey depuis la saison 1. C’est tout à fait merveilleux, n’est-ce pas ? Et bien, ce n’est pas l’avis de Mickey qui paraît totalement flippée par la perspective de les voir devenir amis. Cela se comprend plutôt très bien. Évidemment, ça ne manque pas : Greg explique à Gus que Mickey l’utilise comme elle utilise tous ses mecs. Ah lala, les fêtes de boulot sont toujours de bien mauvaises idées dans les séries. Cela finit par un joli baiser entre eux et une scène de danse très cool.

Bertie et Chris sont eux aussi invités, allez savoir pourquoi. Ils tombent l’un sur l’autre à l’entrée et passent la soirée ensemble. J’aime beaucoup les voir ensemble, c’est une bonne perspective pour la suite de la série.

L’épisode était intéressant mais passait bien vite, j’ai eu du mal à rentrer dedans après une pause de deux jours. En plus, sa résolution est bien rapide et ne répond pas vraiment à l’ensemble des questions posées…

Capture d'écran 2017-04-23 19.09.52.pngÉpisode 8 – Marty Dobbs – 13/20
 I’ll meet Poppa Doobs, sure.

Le père de Mickey débarque en ville et elle propose à Gus de le rencontrer, au beau milieu d’une opération nettoyage de printemps. Forcément, l’arrivée d’un parent a toujours cet effet « faisons le ménage ». Comme toujours, la série tente de refléter autant que possible le réalisme.

Si Mickey présente son père comme un type super avec qui tout se passe bien, ce n’est bien sûr pas le cas. Son père est un grand passif-agressif qui passe un bon moment à se foutre de la gueule de Mikcey comme si de rien n’était. Elle le vit mal, surtout que Gus essaye d’arranger les choses autant que possible.

Après un repas au restaurant particulièrement gênant malgré une ellipse importante, Marty amène sa fille et Gus dans un bar. C’est con, parce qu’elle est aux AA. C’est Gus qui balance l’info à Marty. Pas de bol, celui-ci pense que les AA, c’est juste de la connerie sectaire. Forcément ça met l’ambiance, encore plus.

Côté job, Marty vient d’inventer une application qui permet surtout de faire pas mal de pub pour Uber, qui est clairement un sponsor de la série tellement Mickey en parle à chaque épisode. Cela permet de relancer la conversation après une dispute, mais elle n’est pas très bienveillante envers son père, qui finit par décider de se barrer plus tôt que prévu.

C’est à peu près tout pour le père, qui sert surtout de prétexte à une conclusion rapprochant un peu plus le couple principal. C’était donc un long détour pour en arriver à une scène où Mickey fait tout un tas de reproches à Gus et où celui-ci dit qu’il veut simplement rester avec elle. C’est mignon tout plein dis donc !

Capture d'écran 2017-04-23 19.10.33.pngÉpisode 9 – Housesitting – 15/20
Dude, this house is insane.

Gus emmène Mickey à un « Housesitting » d’un grand acteur américain qui lui confie sa maison. La maison en question est vraiment exceptionnelle et a dû coûter une blinde pour la prod’ car on sent bien que ce n’est pas qu’un studio. Enfin, je peux me planter, mais bon.

La journée commence bien pour eux, avec un peu de sexe naturiste, mais part un peu en vrille par la suite. J’ai trouvé la chronologie de l’épisode étrange parce que pour une fois, on ne suit pas une seule journée, mais un ensemble de scènes séparées par pas mal de temps entre elles. Et bien sûr, cela permet de surtout s’intéresser à tout ce qui déraille… c’est-à-dire, tout ce que Gus veut corriger chez Mickey. C’est absolument déprimant de voir qu’il n’apprend pas de ses erreurs.

Sans grande surprise, Mickey se sent étouffée et finit par le dire à Gus, qui lui-même est vexé parce qu’elle a raté la diffusion de son épisode. C’est la première grosse engueulade du couple pour cette saison et il n’y a pas franchement de résolution : le lendemain, ils se reparlent, mais c’est encore un peu tendu.

De son côté, Bertie est lassée par Randy. Je la comprends et, de toute façon, maintenant, j’ai envie de la voir avec Chris.

J’ai bien aimé la construction de l’épisode, de l’idée de base au développement du couple et des persos secondaires. Il avait un rythme un peu différent qui était surprenant, mais finalement pas si désagréable et plutôt efficace. Je continue, en revanche, à trouver que Mickey et Gus ne sont pas spécialement faits pour être en couple. Mais bon, c’est un peu le couple qui justifie l’existence de la série.

Capture d'écran 2017-04-23 19.11.27.pngÉpisode 10 – Liberty Down – 16/20
You’ve never had phone sex?

Après leur première dispute, Mickey et Gus sont séparés pour un mois. En effet, Gus est amené à se rendre à Atlanta pour suivre la carrière d’Arya. L’idée de base est bonne, surtout quand on connaît le caractère de Mickey. Finalement, je trouve que ça n’apporte pas forcément grand-chose. En revanche, en un épisode, on a couvert plus de temps dans leur relation que durant tout le reste de la série.

Du côté de Gus, nous le voyons peu travailler avec Arya, mais plutôt tenter de sympathiser avec un réalisateur coréen. L’assistant/traducteur l’éloigne à chaque fois de manière pas subtile, mais il ne s’en rend même pas compte. Il finit par se sentir bien isolé sur le plateau du film.

Mickey, elle, poursuit sa vie d’alcoolique anonyme et est moins rongée par la solitude que ne l’est Gus.  Elle a aussi une nouvelle stagiaire au boulot, Stella, mais ce n’est pas si intéressant. Ce qui est intéressant, c’est de voir Gus ne pas réussir à gérer la solitude, là où Mickey s’enterre dans le travail, les AA et les messages de son ex.

Cette exploration des couples à distance m’a beaucoup plu, surtout la manière dont ils se retrouvent rapidement en décalage l’un et l’autre. L’épisode se termine sur Mickey se rendant voir son ex pour la mort de leur chien programmée chez le véto… Oh, ce rapprochement sent mauvais. C’était le meilleur épisode de la série.

Capture d'écran 2017-04-23 19.12.12.pngÉpisode 11 – The Long D – 15/20
We never said we were exclusive.

Sans grande surprise, Mickey trompe Gus dès le début de cet épisode (et je me retrouve à espérer qu’il ne le découvre pas tout de suite pour enfin valider mon point du Bingo Series, CE QUI EST LE CAS). En plus, Mikey se ment à elle-même à dire qu’ils ne se sont jamais dit qu’ils ne coucheraient avec personne d’autres (c’est juste plus ou moins ce qu’elle dit à l’épisode 7 quoi). Elle en arrive à sauter volontairement ses réunions sur l’addiction sexuelle.

Gus se sent de plus en plus seul à Atlanta, le coréen ne voulant plus travailler avec lui. Forcément. Il se retrouve quand même à manger avec une famille d’inconnus… puis à se droguer avec une figurante nommée Natacha et avec Steven. C’est la pire des idées, bien sûr. Il empire encore sa situation au boulot, avant de se rendre à une réunion de famille d’alcooliques. C’est tristement dur à voir, puisqu’en parallèle Mickey continue sa relation avec Dustin.

Bertie manque de se tuer (ou pas) devant un supermarché et décide de rompre. Pas de bol, elle le fait en présence du frère de celui-ci, sans même le savoir. Bon, c’est un peu précipité, mais c’est marrant. On sent quand même que les scénaristes se sont laissés déborder par la relation Mickey/Gus sans prendre le temps de faire tout ce qu’ils voulaient avec ces deux-là.

Je me suis laissé embarquer par cet épisode, même si je n’ai pas aimé du tout ce qu’il racontait…

Capture d'écran 2017-04-23 19.26.52.pngÉpisode 12 – Back in Town – 15/20
But I guess you want to be unhappy. 

Cet épisode s’éloigne du casting principal pour débuter sur Dustin chez le psy. Celui-ci veut commencer à fonder une famille et on comprend tout de suite vers quoi se dirige ce final.

Gus est de retour en ville et rattrape un peu tout ce qu’il a manqué, notamment la rupture de Randy et Bertie (qui se sont remis ensemble depuis).

Mickey et Gus se retrouvent et tout fonctionne à merveille entre eux, mieux que d’habitude même. Elle comprend qu’elle n’a peut-être pas fait les bons choix et décide de rompre avec Dustin, qui s’énerve un peu, forcément. Les retrouvailles entre Gus et Mickey continuent de se passer à merveille un temps, mais en tant que spectateur, il est dur de ne pas attendre le moment où tout va lui péter à la gueule.

Et effectivement, Dustin pète un câble et fait en sorte de savoir où elle se trouve. Elle parvient à éviter une confrontation entre Dustin & Gus de justesse. Dustin est persévérant tout de même, au point de finir chez Gus alors qu’il n’est pas là. Il est un stalker parfaitement flippant et joue bien le type un peu trop attaché, c’est d’une crédibilité terrifiante. Toutefois, Mickey parvient vite à lui faire entendre raison et finit par déclarer à Gus qu’elle veut une relation sérieuse avec lui.

Basée sur un non-dit, donc. Exactement comme en saison 1, je me retrouve dans cette situation bizarre de ne pas savoir quoi penser de cette fin. D’un côté, c’est beau de les voir en couple. De l’autre, leur relation est un énorme n’importe quoi. Clairement, ça ne fait pas rêver, mais ça paraît également plutôt réaliste à certains égards. Il en va de même pour Bertie et Randy, laissés de côté dans ce final. Je ne sais pas trop quoi en penser en fait.

L’épisode en lui-même était plutôt bon et rythmé, mais je suis frustré de voir Mickey s’en tirer sans confrontation avec ses problèmes. Il est peu probable que ça se déroule comme ça, sans accroche. Le passé devra la rattraper en saison 3, si saison 3 il y a. Et s’il n’y en a pas, alors c’est une fin bien plus frustrante qu’en saison 1.

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Capture d'écran 2017-04-23 19.12.51.png

EN BREF – Je dois dire que cette saison 2 poursuit la série sur une note assez similaire à la première. Clairement, je n’ai pas beaucoup ri, même s’il y a eu de bons moments dans la série. J’ai aimé retrouver les personnages et les suivre au jour le jour, puis être déstabilisé par la fin de saison qui accélère le rythme et prend le parti inverse de ce qui était proposé jusque-là en termes de rythme.

Est-ce que c’est de l’amour ? Beaucoup plus qu’en saison 1, déjà. J’ai senti cette année un amour naissant, une alchimie plus réussie que l’an dernier, des comportements plus normaux, moins étonnants, malgré des dérapages. J’ai beaucoup de mal avec la conclusion qui semble exempter Mickey de ses défauts, mais en même temps, j’ai vu avec le premier épisode de cette saison qu’il ne faut pas forcément se fier aux apparences. La première saison se terminait sur un baiser, mais Mickey ne le vit pas si bien que ça et Gus se prend ses défauts à la face.

Mon plus gros problème avec cette série est finalement que les personnages ne vont pas ensemble. Il est très intéressant d’explorer leur relation et de voir comment les scénaristes font en sorte de les mettre ensemble, mais en définitive, ils ne sont pas faits pour vivre ensemble. Je suis partant pour une saison 3 car la série a son petit rythme et que l’air de rien, je suis attaché aux personnages (surtout Mickey, mais Gus a toujours des traits qui me font penser à moi), même si j’ai du mal avec un bon paquet d’éléments de la série.

Bref, de l’art de la contradiction.

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