Love (S02)

Avis : J’ai l’habitude de voir cette sitcom avec un mois de retard, je crois, mais me voilà enfin pour la saison 2 de Love. Oui, je sais. Je n’avance pas mon Challenge Séries, je n’avance pas non plus Iron Fist. Pour cette dernière, elle n’est pas téléchargeable sur Netflix, or moi, j’avais un trajet en voiture donc le hors ligne était nécessaire (enfin, non, mais j’aime bien conserver ma data pour des choses utiles comme les horaires de train ou les itinéraires parce que je me suis paumé en chemin). Pour le challenge… HUM. Non, mais ça va le faire.

Saison 1 Saison 2 | Saison 3

Le pire, c’est que j’ai longuement hésité à revenir vers cette série, puisque la saison 1 m’avait laissé vraiment très mitigé. Et le temps n’a pas aidé. Je viens de relire mon article et, pour tout vous dire, je me souvenais très peu avoir autant ri devant la série (mais en même temps, je me souvenais à peine des personnages secondaires, donc je suis bien content d’avoir écrit cet article !).

Non, j’en avais retenu surtout les « défauts » Netflix : trop de drogue et de cul sans vraie raison, un modèle de vie dans lequel je ne me retrouve définitivement pas. J’avais retenu également que Gus me ressemblait beaucoup en début de saison et finissait par être le pire des connards avec Mickey en fin de parcours. Et pourtant, c’est Mickey qui, en fin de saison, s’accuse de tous les maux et finit en couple avec lui.

Mouais. Autant dire que 1) je n’appelle pas ça de l’amour, ce qui est problématique quand c’est le titre de la série, et 2) ça me fait peur de voir des scénaristes valider certains comportements, au point de les ériger en modèle comme ça. Ma conclusion sur la saison 1 était très optimiste, avec l’espoir d’une correction des défauts. Je n’ai rien lu ni vu sur cette saison 2, donc on verra bien, mais j’y vais aujourd’hui beaucoup plus à reculons, car je crains de voir la série se reposer sur ses (mauvais) acquis.

En plus, ne rien avoir lu sur la saison, c’est un peu signe que la qualité n’y est peut-être pas, parce que d’habitude, je vois au moins un article passer quand il s’agit d’une série Netflix.

Oui, sauf que comme je suis passager pour quelques heures, c’est toujours cool d’avoir quelque chose à regarder, alors hop, je me lance et advienne que pourra. Attention, spoilers.

Saison 1 Saison 2 | Saison 3

Note moyenne : 13,5/20

Capture d'écran 2017-04-23 19.04.37.pngÉpisode 1 – On Lockdown – 13/20
No, dude, I just told you I wanted to be alone.

Pas de résumé de saison 1, mais une reprise de la dernière scène, qui me rappelle aussitôt à quel point Gus est un gros connard qui n’écoute pas Mickey. Celle-ci le remet en place, ça me plaît déjà beaucoup plus que cette fin de saison l’an dernier !

Voici donc nos personnages embarqués dans un trajet en voiture totalement angoissant qui me confirme mon espoir de compléter le Bingo Séries (ils citent Twix, ils peuvent bien me sortir une boisson, non ?). Mickey ramène donc Gus chez elle où ils entendent Bertie et Randy couchent ensemble. Je ne me souviens plus trop de Randy, mais bon, la situation est aussi gênante pour eux que marrante pour nous.

Un peu comme certains épisodes de la saison 1 (notamment leur première journée ensemble), on sent que les scénaristes cherchent le moyen de prolonger à l’infini le temps que les personnages passent ensemble. Il y a des moments où ça fonctionne bien, surtout que l’on retrouve les personnages vraiment au point de leur vie où on les avait laissés. Au moins, c’est facile de s’y remettre, même si je ne me souviens quasiment pas des amis qu’ils ont.

Parfois, cela dit, ça paraît juste ridicule ces incessantes excuses pour les garder ensemble tout en maintenant une sorte de rythme. Ils vont quand même au point d’aller jusqu’à nous sortir les flics les forçant à rester à l’intérieur des appartements quoi. Franchement, c’est abusé.

Côté relations, ils n’avancent pas, continuent de bien s’entendre à coup de références plus ou moins obscures et de compromis pour rester ensemble. Gus trouve quand même le temps de s’excuser de s’être mal comporté avec Mickey lors de la fête chez lui en saison 1, mais ça ne résume pas la moitié de ce qu’il a fait de mal.

Et du coup, le couple se retrouve à fuir la police, se faire griller comme des ados en fuite dans les bois et passent la nuit ensemble. À dormir. C’est forcé quand même.

J’ai peu ri devant cet épisode et je suis peu satisfait de l’évolution du couple. Cependant, les personnages m’ont paru un peu plus nuancé que dans mon souvenir, même s’ils continuent d’agir très exactement comme je ne le ferais pas. Cela se regarde et fait bien passer le temps, sans être marquant, ni révolutionnaire. En plus, il reste beaucoup de longueurs pour une comédie…

Capture d'écran 2017-04-23 19.05.07.pngÉpisode 2 – Friends Night Out – 14/20
– What a night we had.
– Yeah, hey we didn’t fuck.

Le lendemain, encore, toujours. J’aurais aimé une avancée chronologique plus marquée pour la saison 2, mais bon, je me contenterais de ça. De ça et du nombre incroyable de références aux séries que contiennent les comédies Netflix. Et donc le lendemain ? Mickey souhaite simplement se casser et Gus veut juste la retenir. Humph. C’est de plus en plus dur de l’apprécier, lui.

Mickey finit par se rendre à une réunion de son groupe d’anonymes accro à l’amour pour confesser son amour pour Gus.

Sinon, Chris vu dans l’épisode précédent est donc bien un voisin de Gus, et pire que ça, un voisin en vis-à-vis. Je détesterais avoir ce genre de type qui me parle chaque fois que je sors sur mon balcon, mais en même temps, je détesterais aussi avoir une Mickey comme colocataire. Bertie apprend ainsi que sa colocataire à la masse de choses à gérer en ce moment. Bon, en même temps, elle avoue elle-même avoir tué un lapin à 23 ans et s’être comportée en serial-killer avec. Alors bon.

L’épisode propose de bonnes choses, comme ce parallèle de Gus et Mickey se préparant, pensant à l’autre en sentant son odeur. C’est un grand classique, mais c’est bien mené.

Cela n’empêche pas Gus de flirter en parlant Friends avec des inconnues dans un bar (bon et avec sa bande de potes, dont Chris). C’est cliché, mais assez bien écrit. Il finit par la rembarrer malgré tout, pensant trop à Mickey. Celle-ci revient à la charge pour lui dire qu’elle ne le draguait pas. OK, ça marche plutôt bien comme remarque de la part des scénaristes de nous rappeler que toutes les nanas sympas dans un bar ne recherchent pas forcément l’amour. Seulement, quand on est dans une série, on est juste formaté à attendre ça. Un point pour la série de nous mettre enfin une scène réaliste !

Cela dit, il en va de même du côté de Mickey, même si elle est enfermée dans un cliché peut-être pire : celui de la fête entre voisins, avec des couples parlant de leurs enfants, d’écoles et autres conneries du genre. Elle tente bien de les divertir avec d’autres sujets, mais ça passe beaucoup moins quand ses amis s’en rendent compte et le prenne mal. On les comprend, cela dit.

L’épisode est un peu plus long en temps, mais paraît tellement plus vif avec la division des intrigues. Chacun passe une soirée de merde, mais ils finissent avec leurs SMS et c’est sacrément bien joué de la part des scénaristes de nous montrer ce type de scènes.

Autrement, la série continue sur sa lancée avec tout un tas de références films et séries et un amour naissant. C’était déjà ce qu’ils proposaient l’an dernier, mais ça m’a paru un peu mieux dans cet épisode de nous montrer le besoin de voir l’autre. Rien de bien comique, mais un premier baiser (encore) très réussi. Et toute cette perfection est ruinée par une scène de sexe entre eux dans la voiture. Mickey retombe donc totalement dans ses travers et Gus la laisse faire.

Et par travers, je ne veux pas dire que c’est mal pour une nana de coucher hein, juste qu’elle le vit toujours mal après coup quand elle craque comme ça. Et c’est fort dommage de continuer à ruiner ce personnage avec ça. Ils avaient l’occasion de nous faire un ou deux épisodes sur les débuts d’un couple sans sexe, avec réalisme. Je ne sais pas, ça ruine un peu le truc pour moi d’aller casser leur once de romantisme. C’est bien plus réel, et en même temps non avec ce personnage qui demande explicitement à plusieurs reprises de ne pas faire l’amour…

 Au passage, je remarque que Gilian Jacobs a pris un coup de vieux. Je sais que je me suis déjà fait la réflexion avant, mais bon, fallait que je le dise.

Capture d'écran 2017-04-23 19.05.54.pngÉpisode 3 – While You Were Sleeping – 14/20
Nobody knows what they’re doing. Nobody knows.

Et hop, on reprend la série quelques minutes (n’allons pas supposer combine exactement) plus tard. Le couple rentre chacun de son côté, mais Gus s’avoue être un connard. C’est un bon début.

Arya est de retour ! C’est une bonne chose de revoir Gus au travail et de savoir que ça y est, Heidi meurt dans sa série. C’était encore plus un plaisir de la retrouver, car j’adorais son personnage avant qu’il ne le ruine en saison 1. Gus se retrouve donc dans le rôle d’un scénariste sur le plateau d’une cascade, et c’est marrant. C’est marrant, jusqu’à ce que le cascadeur se plante, quoi, et que les actrices agissent de manière totalement narcissique… Et tristement marrante, du coup. Il tombe ensuite sur Susan, sa boss que j’adore. Adorais. Celle-ci part en vrille dans cet épisode : c’est parti pour la drogue et la demande de sexe impromptue. Je vois vraiment pas à quoi ça sert, à part peut-être tentre de me faire écrire que Gus est désormais un gars bien parce qu’il ne couche pas avec tout ce qu’il bouge, mais non quoi.

Comme prévu, Mickey déprime toute la journée au boulot, hésitant à envoyer un message à Gus. Bien sûr, cela ne l’empêche pas de travailler (heureusement) et de couvrir un de ses collègues, Truman. Je n’arrive pas à savoir si on est censé le connaître ou pas. Je pense que oui, mais la saison 1 est loin. En tout cas, cette fois, je ne l’oublierais pas, j’ai adoré sa partie d’épisode avec sa copine cinglée, Lily. Ces deux-là nous font certes perdre un peu de temps, mais ça marche très bien. En plus, il est temps de peupler la vie de Mickey d’amis, et ce Truman est fun. Il y a bien sûr aussi sa coloc, à qui elle raconte ses mésaventures de la nuit précédente.

Je reste perplexe. Cette saison continue de ne pas avancer pour le couple et d’avoir pas mal de défauts dans son traitement de Gus. Et en même temps, sans être marrante, elle a ce petit quelque chose qui me donne envie de continuer pour savoir la suite. Peut-être que c’est la qualité d’image et de photographie à la Netflix, le casting excellent et la curiosité qui suffisent à me faire avancer dans cet épisode.

Capture d'écran 2017-04-23 19.06.21.pngÉpisode 4 – Shrooms – 06/20
I’m the worst drug guide ever.

Mickey et Gus se retrouvent chez elle pour un nouveau rencard. Déjà rien que ça, ça crie à la catastrophe vu les histoires du personnage de Mickey auparavant. Et c’est pire quand ça enchaîne sur un épisode qui nous vend les champignons comme un truc cool que tout le monde devrait essayer une fois dans sa vie. Alors. NON. Voilà.

Je sais, je sais, je suis probablement très coincé sur le sujet, mais franchement, s’ils ont besoin de champignons pour avoir une excuse pour danser, ils ne me font pas rêver, ces personnages. Et l’épisode continue à me prouver que c’est une bien mauvaise idée. Randy se met à suivre un coyote. Alors je reconnais que c’est une bonne blague, mais ça les mène bien sûr à entrer dans une maison qui n’est pas la leur.

Franchement rien n’allait dans cet épisode. Le début part mal avec un rencard qui n’a rien à faire là et tout empire ensuite. Gus passe encore pour un gars bien à empêcher Mickey de se droguer alors que putain, non. Et alors vendre la drogue comme un truc cool qui fait faire des choses drôles… Je n’aime ni le message, ni l’idée derrière cet épisode.

Si encore on avait une vraie réflexion sur l’addiction de Mickey et ses dangers, plutôt que Randy qui veut tuer tout le monde et Gus qui essaye le maillot de bain de Mickey.

Non franchement, cet épisode m’a perdu, mais je m’en doutais rien qu’avec son titre. J’ai détesté et s’il n’avait pas réussi à me faire rire avec le coyote, il aurait eu une sacrée mauvaise note. Oui, pire que celle-ci.

Capture d'écran 2017-04-23 19.06.58.pngÉpisode 5 – A Day – 14/20
Don’t make me sounds awful

Et là, bam, c’est tout l’inverse de l’épisode précédent. Allez comprendre, cette série a vraiment deux faces.

Dans cet épisode, Mickey et Gus se réveillent ensemble le lendemain et sont donc définitivement un couple cette fois, alors même qu’elle ne souhaite toujours pas être en couple, en théorie. C’est sympa de les voir se réveiller comme ça, j’imagine.

Le couple apprend enfin à se connaître, à parler de leurs familles, tout ça. C’est cool d’apprendre à connaître ces personnages, enfin. Disons qu’on est un peu comme eux, en fait. Ils sont assez fascinants avec tant de défauts et de problèmes, on les découvre sous un jour nouveau dans leur relation. C’est cette fascination qui me pousse à revenir alors que je devrais probablement arrêter de regarder un truc où les personnages me gonflent plus qu’autre chose.

Oui, mais voilà, cet épisode propose une journée dans leur vie et c’est vraiment sympa de les voir développer une vraie connexion comme ça. C’est une première journée de couples où les sujets de conversation ne manquent pas, c’est mignon tout plein, c’est de l’amour et là le titre de la série prend tout son sens.

Pour une fois, les conversations et les situations entre les personnages ne semblent pas du tout forcées par les scénaristes. La conclusion est mignonne comme tout alors je raccroche beaucoup plus. Bref, c’est tout mon problème : je me laisse toujours avoir comme un bleu.

Il faut dire que la série a deux faces : une un peu romantique explorant vraiment la relation de couple (celle qui m’intéresse) et une forçant le trait des personnages, les rendant antipathiques et peu réel, avec du cul pour du cul, de la drogue et du « fun » qui n’a en fait rien de fun. Une partie cool et une partie toxique. Vous savez pour laquelle je suis là !

Capture d'écran 2017-04-23 19.08.08Épisode 6 – Forced Hiatus – 15/20
This isn’t a birthday party. This is a funeral.

De retour sur le plateau de cette parodie de Charmed devenant ici parodie de Once Upon a Time. Pas de bol, Susan annonce cette fois que le nombre d’épisode de la saison est revue à la baisse, ce qui signifie que l’épisode de Gus sera probablement le dernier épisode de la série. Il se retrouve alors entre les deux parents d’Arya. Ils sont en plein divorce, mais ne le disent pas à leur fille. Ils souhaitent chacun la voir continuer sa carrière dans une direction différente.

Arya prouve une fois de plus qu’elle est le personnage le plus cool et le plus censé de cette série, en voulant simplement vivre une vie normale. J’aime vraiment beaucoup ce personnage, je l’avais déjà dit l’an dernier, mais ça se confirme complètement cette année. Elle finit par s’énerver et accepter les deux films de ses parents.

Bertie donne de l’argent à Randy. Mickey l’entend et trouve ça complétement stupide, surtout qu’il n’a pas de boulot. L’épisode est assez dur de ce point de vue-là. Bertie découvre à ses dépens que tout la monde la considère super mal juste parce qu’elle dit oui à tout. C’est violent mais ça correspond vraiment très bien au personnage.

Quant à Mickey, elle se trouve à passer la journée avec Randy, et celui-ci est juste un vrai déchet humain : il n’a pas de job, mais ne fait rien pour en avoir. Il se contente de vivre au crochet de ses amis. Mickey finit par le confronter. Du coup, il semble murir un peu, mais la fin de l’épisode le laisse dans une situation un peu critique. Il faudra voir comment ça évolue.

Cet épisode me fait vraiment oublier la catastrophe de l’épisode 4. Je trouve qu’il est plutôt bon, même si le couple vit sa journée dans son coin, sans même s’envoyer un seul texto. Il est bon de les voir évoluer en tant que personnages : Gus donne d’excellents conseils à Arya tout du long, Mickey devient elle-même une bonne conseillère, à la fois pour Randy et Bertie.

Cela change un peu de voir les personnages savoir ce qu’ils font. Et puis surtout, à ne pas les voir en couple, Gus est un peu moins oppressant. Oh, et aussi, il n’y a pas une seule scène de drogue ou de sexe gratuit… Bref, ce sont des personnages de la vie de tous les jours.

Tout mon problème avec Love, un peu comme avec You’re the Worst, est cette tendance à forcer le trait et les choses, qui font que les personnages passent d’ordinaires à infréquentables…

Capture d'écran 2017-04-23 19.09.01.pngÉpisode 7 – Work Party – 13/20
You’re a fake radio therapist.

Mickey a des problèmes à la radio : la station change de nom et supprime quelques employés en même temps. Pour l’occasion, une fête est organisée à son travail et elle y ramène Gus. Cela sent mauvais dès le départ.

Et effectivement, ils tombent sur Lily, puis Gus rencontre Greg, le supérieur qui harcèle Mickey depuis la saison 1. C’est tout à fait merveilleux, n’est-ce pas ? Et bien, ce n’est pas l’avis de Mickey qui paraît totalement flippée par la perspective de les voir devenir amis. Cela se comprend plutôt très bien. Évidemment, ça ne manque pas : Greg explique à Gus que Mickey l’utilise comme elle utilise tous ses mecs. Ah lala, les fêtes de boulot sont toujours de bien mauvaises idées dans les séries. Cela finit par un joli baiser entre eux et une scène de danse très cool.

Bertie et Chris sont eux aussi invités, allez savoir pourquoi. Ils tombent l’un sur l’autre à l’entrée et passent la soirée ensemble. J’aime beaucoup les voir ensemble, c’est une bonne perspective pour la suite de la série.

L’épisode était intéressant mais passait bien vite, j’ai eu du mal à rentrer dedans après une pause de deux jours. En plus, sa résolution est bien rapide et ne répond pas vraiment à l’ensemble des questions posées…

Capture d'écran 2017-04-23 19.09.52.pngÉpisode 8 – Marty Dobbs – 13/20
 I’ll meet Poppa Doobs, sure.

Le père de Mickey débarque en ville et elle propose à Gus de le rencontrer, au beau milieu d’une opération nettoyage de printemps. Forcément, l’arrivée d’un parent a toujours cet effet « faisons le ménage ». Comme toujours, la série tente de refléter autant que possible le réalisme.

Si Mickey présente son père comme un type super avec qui tout se passe bien, ce n’est bien sûr pas le cas. Son père est un grand passif-agressif qui passe un bon moment à se foutre de la gueule de Mikcey comme si de rien n’était. Elle le vit mal, surtout que Gus essaye d’arranger les choses autant que possible.

Après un repas au restaurant particulièrement gênant malgré une ellipse importante, Marty amène sa fille et Gus dans un bar. C’est con, parce qu’elle est aux AA. C’est Gus qui balance l’info à Marty. Pas de bol, celui-ci pense que les AA, c’est juste de la connerie sectaire. Forcément ça met l’ambiance, encore plus.

Côté job, Marty vient d’inventer une application qui permet surtout de faire pas mal de pub pour Uber, qui est clairement un sponsor de la série tellement Mickey en parle à chaque épisode. Cela permet de relancer la conversation après une dispute, mais elle n’est pas très bienveillante envers son père, qui finit par décider de se barrer plus tôt que prévu.

C’est à peu près tout pour le père, qui sert surtout de prétexte à une conclusion rapprochant un peu plus le couple principal. C’était donc un long détour pour en arriver à une scène où Mickey fait tout un tas de reproches à Gus et où celui-ci dit qu’il veut simplement rester avec elle. C’est mignon tout plein dis donc !

Capture d'écran 2017-04-23 19.10.33.pngÉpisode 9 – Housesitting – 15/20
Dude, this house is insane.

Gus emmène Mickey à un « Housesitting » d’un grand acteur américain qui lui confie sa maison. La maison en question est vraiment exceptionnelle et a dû coûter une blinde pour la prod’ car on sent bien que ce n’est pas qu’un studio. Enfin, je peux me planter, mais bon.

La journée commence bien pour eux, avec un peu de sexe naturiste, mais part un peu en vrille par la suite. J’ai trouvé la chronologie de l’épisode étrange parce que pour une fois, on ne suit pas une seule journée, mais un ensemble de scènes séparées par pas mal de temps entre elles. Et bien sûr, cela permet de surtout s’intéresser à tout ce qui déraille… c’est-à-dire, tout ce que Gus veut corriger chez Mickey. C’est absolument déprimant de voir qu’il n’apprend pas de ses erreurs.

Sans grande surprise, Mickey se sent étouffée et finit par le dire à Gus, qui lui-même est vexé parce qu’elle a raté la diffusion de son épisode. C’est la première grosse engueulade du couple pour cette saison et il n’y a pas franchement de résolution : le lendemain, ils se reparlent, mais c’est encore un peu tendu.

De son côté, Bertie est lassée par Randy. Je la comprends et, de toute façon, maintenant, j’ai envie de la voir avec Chris.

J’ai bien aimé la construction de l’épisode, de l’idée de base au développement du couple et des persos secondaires. Il avait un rythme un peu différent qui était surprenant, mais finalement pas si désagréable et plutôt efficace. Je continue, en revanche, à trouver que Mickey et Gus ne sont pas spécialement faits pour être en couple. Mais bon, c’est un peu le couple qui justifie l’existence de la série.

Capture d'écran 2017-04-23 19.11.27.pngÉpisode 10 – Liberty Down – 16/20
You’ve never had phone sex?

Après leur première dispute, Mickey et Gus sont séparés pour un mois. En effet, Gus est amené à se rendre à Atlanta pour suivre la carrière d’Arya. L’idée de base est bonne, surtout quand on connaît le caractère de Mickey. Finalement, je trouve que ça n’apporte pas forcément grand-chose. En revanche, en un épisode, on a couvert plus de temps dans leur relation que durant tout le reste de la série.

Du côté de Gus, nous le voyons peu travailler avec Arya, mais plutôt tenter de sympathiser avec un réalisateur coréen. L’assistant/traducteur l’éloigne à chaque fois de manière pas subtile, mais il ne s’en rend même pas compte. Il finit par se sentir bien isolé sur le plateau du film.

Mickey, elle, poursuit sa vie d’alcoolique anonyme et est moins rongée par la solitude que ne l’est Gus.  Elle a aussi une nouvelle stagiaire au boulot, Stella, mais ce n’est pas si intéressant. Ce qui est intéressant, c’est de voir Gus ne pas réussir à gérer la solitude, là où Mickey s’enterre dans le travail, les AA et les messages de son ex.

Cette exploration des couples à distance m’a beaucoup plu, surtout la manière dont ils se retrouvent rapidement en décalage l’un et l’autre. L’épisode se termine sur Mickey se rendant voir son ex pour la mort de leur chien programmée chez le véto… Oh, ce rapprochement sent mauvais. C’était le meilleur épisode de la série.

Capture d'écran 2017-04-23 19.12.12.pngÉpisode 11 – The Long D – 15/20
We never said we were exclusive.

Sans grande surprise, Mickey trompe Gus dès le début de cet épisode (et je me retrouve à espérer qu’il ne le découvre pas tout de suite pour enfin valider mon point du Bingo Series, CE QUI EST LE CAS). En plus, Mikey se ment à elle-même à dire qu’ils ne se sont jamais dit qu’ils ne coucheraient avec personne d’autres (c’est juste plus ou moins ce qu’elle dit à l’épisode 7 quoi). Elle en arrive à sauter volontairement ses réunions sur l’addiction sexuelle.

Gus se sent de plus en plus seul à Atlanta, le coréen ne voulant plus travailler avec lui. Forcément. Il se retrouve quand même à manger avec une famille d’inconnus… puis à se droguer avec une figurante nommée Natacha et avec Steven. C’est la pire des idées, bien sûr. Il empire encore sa situation au boulot, avant de se rendre à une réunion de famille d’alcooliques. C’est tristement dur à voir, puisqu’en parallèle Mickey continue sa relation avec Dustin.

Bertie manque de se tuer (ou pas) devant un supermarché et décide de rompre. Pas de bol, elle le fait en présence du frère de celui-ci, sans même le savoir. Bon, c’est un peu précipité, mais c’est marrant. On sent quand même que les scénaristes se sont laissés déborder par la relation Mickey/Gus sans prendre le temps de faire tout ce qu’ils voulaient avec ces deux-là.

Je me suis laissé embarquer par cet épisode, même si je n’ai pas aimé du tout ce qu’il racontait…

Capture d'écran 2017-04-23 19.26.52.pngÉpisode 12 – Back in Town – 15/20
But I guess you want to be unhappy. 

Cet épisode s’éloigne du casting principal pour débuter sur Dustin chez le psy. Celui-ci veut commencer à fonder une famille et on comprend tout de suite vers quoi se dirige ce final.

Gus est de retour en ville et rattrape un peu tout ce qu’il a manqué, notamment la rupture de Randy et Bertie (qui se sont remis ensemble depuis).

Mickey et Gus se retrouvent et tout fonctionne à merveille entre eux, mieux que d’habitude même. Elle comprend qu’elle n’a peut-être pas fait les bons choix et décide de rompre avec Dustin, qui s’énerve un peu, forcément. Les retrouvailles entre Gus et Mickey continuent de se passer à merveille un temps, mais en tant que spectateur, il est dur de ne pas attendre le moment où tout va lui péter à la gueule.

Et effectivement, Dustin pète un câble et fait en sorte de savoir où elle se trouve. Elle parvient à éviter une confrontation entre Dustin & Gus de justesse. Dustin est persévérant tout de même, au point de finir chez Gus alors qu’il n’est pas là. Il est un stalker parfaitement flippant et joue bien le type un peu trop attaché, c’est d’une crédibilité terrifiante. Toutefois, Mickey parvient vite à lui faire entendre raison et finit par déclarer à Gus qu’elle veut une relation sérieuse avec lui.

Basée sur un non-dit, donc. Exactement comme en saison 1, je me retrouve dans cette situation bizarre de ne pas savoir quoi penser de cette fin. D’un côté, c’est beau de les voir en couple. De l’autre, leur relation est un énorme n’importe quoi. Clairement, ça ne fait pas rêver, mais ça paraît également plutôt réaliste à certains égards. Il en va de même pour Bertie et Randy, laissés de côté dans ce final. Je ne sais pas trop quoi en penser en fait.

L’épisode en lui-même était plutôt bon et rythmé, mais je suis frustré de voir Mickey s’en tirer sans confrontation avec ses problèmes. Il est peu probable que ça se déroule comme ça, sans accroche. Le passé devra la rattraper en saison 3, si saison 3 il y a. Et s’il n’y en a pas, alors c’est une fin bien plus frustrante qu’en saison 1.

Saison 1 Saison 2 | Saison 3

Capture d'écran 2017-04-23 19.12.51.png

EN BREF – Je dois dire que cette saison 2 poursuit la série sur une note assez similaire à la première. Clairement, je n’ai pas beaucoup ri, même s’il y a eu de bons moments dans la série. J’ai aimé retrouver les personnages et les suivre au jour le jour, puis être déstabilisé par la fin de saison qui accélère le rythme et prend le parti inverse de ce qui était proposé jusque-là en termes de rythme.

Est-ce que c’est de l’amour ? Beaucoup plus qu’en saison 1, déjà. J’ai senti cette année un amour naissant, une alchimie plus réussie que l’an dernier, des comportements plus normaux, moins étonnants, malgré des dérapages. J’ai beaucoup de mal avec la conclusion qui semble exempter Mickey de ses défauts, mais en même temps, j’ai vu avec le premier épisode de cette saison qu’il ne faut pas forcément se fier aux apparences. La première saison se terminait sur un baiser, mais Mickey ne le vit pas si bien que ça et Gus se prend ses défauts à la face.

Mon plus gros problème avec cette série est finalement que les personnages ne vont pas ensemble. Il est très intéressant d’explorer leur relation et de voir comment les scénaristes font en sorte de les mettre ensemble, mais en définitive, ils ne sont pas faits pour vivre ensemble. Je suis partant pour une saison 3 car la série a son petit rythme et que l’air de rien, je suis attaché aux personnages (surtout Mickey, mais Gus a toujours des traits qui me font penser à moi), même si j’ai du mal avec un bon paquet d’éléments de la série.

Bref, de l’art de la contradiction.

Saison 1 Saison 2 | Saison 3

Outcast (S02)

Retrouvez ci-dessous mon avis sur chaque épisode de la saison 2, juste après visionnage.

Avis : Je n’étais pas sûr, après le visionnage de la saison 1, de revenir pour la 2. Je ne suis toujours pas sûr de suivre toute la saison, et encore moins à la semaine. Seulement, il faut bien se rendre à l’évidence, je suis curieux de voir ce que va proposer la série pour cette seconde année.

La première saison avait démarré sur les chapeaux de roue, au point de me faire oublier qu’il s’agissait encore d’une série créée par Kirkman, l’homme derrière The Walking Dead et Fear the Walking Dead. Celui-ci s’était rapidement rappelé à mon bon souvenir avec une série s’étendant encore et toujours en verbiage inutile, comme un de mes articles interminables, au fond, mais en moins intéressant. Pire, la série avait souffert de la comparaison avec Preacher, qui avait bien mal commencée, mais s’était rattrapée comme jamais en cours de route pendant l’été.

Du coup, cette année, la diffusion très tôt dans l’année me surprend un peu. Cependant, ça ne peut pas faire de mal, car en juillet/août, la concurrence serait trop rude pour Outcast. Je suis étonné car cela fait deux jours que la série a repris et je n’ai pas vu passer un seul tweet dessus. L’an dernier, c’était tout l’inverse, avec des tweets encensant le pilot une semaine avant sa diffusion officielle. Je crois que ça en dit long sur la qualité de la série et l’attente qu’elle génère, alors que cet épisode possédait une espèce de première mondiale en théorie…

N’empêche que je suis curieux quand même… mais avant tout, je me suis replongé dans la lecture de mon article sur la saison 1, parce que très honnêtement, j’avais oublié les trois quarts de la série (mais je me souvenais quand même m’être planté tout au long de la saison sur le prénom de la sœur du héros Kyle, OUPS – elle s’appelle Megan). J’ai aussi réajusté ma méthode de speedwatching, parce que je crains de ne devoir y céder, à moins que la reprise me surprenne vraiment…

Attention, spoilers ci-dessous !

Note moyenne de la saison : 13/20

01.pngÉpisode 1 – Bad Penny – 12/20
I’m not a little kid anymore.

Bon, le générique, je l’encensais l’an dernier, mais je m’en souvenais à peine en vrai, ça démarre bien.

Cette saison 2 démarre par un flashback qui ne me dit rien qui vaille. J’ai encore souvenir de la première saison et son introduction de dingue, donc assez vite, je comprends que ce pic que l’on voit dès le départ est destiné à finir ensanglanté. Je ne me trompe pas, et cela est lié au pouvoir de Kyle. Hmm, il faudra voir comment tout ça se présente dans le reste de la saison.

La transition vers le présent se fait à coup d’effets spéciaux très réussis. Et la scène d’intro est elle aussi réussie, autant qu’elle est ensanglantée. On se remet bien vite dans l’ambiance de la série comme ça, avec une image plutôt magnifique et une lenteur destinée à faire monter l’angoisse.

Kyle continue son voyage avec sa fille… ou plutôt en revient, si je comprends bien. Dommage, le cliffhanger du voyage était plutôt prometteur, avec des possédés un peu partout ! Il tombe sur le révérend qui a brûlé une barraque, celle de Sidney, qui était le grand méchant en saison 1, si je me souviens bien. Quant à Megan, elle est en pleine dépression, comme l’an dernier, c’est une constante pour son perso, je crois. Bon, cette fois, elle a une bonne raison, parce qu’elle a quand même dégommé son mari dans une des scènes les plus jouissives de l’an dernier (oups, je suis quelqu’un de mauvais).

Si je suis parfaitement honnête, j’ai rapidement décroché de cet épisode. Oh, il a bien Briana Venskus dans un second rôle qui est toujours le même (voir les articles sur Agents of S.H.I.E.L.D, The Walking Dead et Supergirl) pour me faire rire, mais il manque d’un résumé clair de la saison 1 (c’était il y a un an, merde, j’ai tout oublié et on n’a même pas droit à une image). En plus, le rythme est toujours aussi lent et j’ai retrouvé ce bon vieux réflexe de décrocher en regardant mon portable (et Twitter). J’ai bien tenté le speedwatching, mais même ça ne m’a pas sauvé de l’ennui (j’aurais pu le régler sur plus rapide, mais après, on perdait trop l’intensité dramatique et le suspens, faut pas déconner).

Côté technique, c’est toujours impeccable, les images envoient du lourd, malgré le filtre que je n’aime pas trop. Le casting est plutôt bon, y compris pour les enfants, ce qui n’est pas toujours gagné. Seulement la longueur (et les silences !) des plans m’empêche de vraiment rentrer dedans, surtout quand on en revient à cet éternel petit zoom faisant un gros plan sur la tête d’un acteur à la figure fermée. Putain, ça ne sert à rien de rester 30 secondes dessus.

À l’inverse, il y a des soubresauts pour nous faire sursauter et tourner le regard, avec des scènes toujours aussi sanglantes, et même plus violentes que dans mon souvenir. Cet épisode voit Ogden tenter de se suicider et finir avec une énorme blessure bien dégueu à la mâchoire. Côté make-up, rien à redire non plus du coup, c’est toujours aussi bien fait.

Bon, maintenant que c’est dit, revenons un peu à l’histoire… Megan se cache chez Rose, la femme du chef de la police que l’on a vu en intro être confronté à ce qui ressemblait fort à un possédé. Kyle y laisse Amber le temps d’aller chasser Sidney, ce qui semble être plus ou moins l’intrigue fil rouge de cette saison pour le moment.

Là, Amber découvre que sa cousine préfère se planquer toute seule dans un grenier flippant avec des poupées et des clowns plutôt que de lui parler. Sympa la famille. Cela dit, elle n’a pas tort Hollie, sa cousine a rapporté la mort avec elle, et elle a perdu son papa à cause d’elle. J’ai toutefois trouvé intéressant l’idée de se concentrer un peu plus sur Amber qu’en saison 1, maintenant que l’on sait qu’elle a elle aussi des pouvoirs.

De son côté, Kyle reçoit enfin l’aide de la police dans sa traque, puisque Giles a été confronté à un possédé. Cela dit, le maire continue de faire pression sur Giles pour qu’il reprenne sa vie normale.

Une vie normale, c’est plus ou moins ce que semble vouloir le révérend dans cet épisode. Bon, Anderson n’est plus révérend et il est en pleine crise de foi qui plus est. C’est peut-être là l’un des points d’accroche réflexive les plus intéressants de la série, mais c’est trop dilué dans un tas de lenteur pour être suffisant. En fait, toutes les qualités d’Outcast sont mises à mal par cette lenteur (et je dis ça alors que j’ai accéléré l’épisode, hein !). Bon, Anderson (bis) comprend qu’il n’a pas réussi à brûler Sidney, mais plutôt Aaron. C’est con. Il demande donc à Giles de le foutre an taule, histoire d’aller plus vite.

J’ai tellement décroché que j’ai du mal à réunir toutes les pièces du puzzle pour proposer une vraie bonne critique, de la tentative de suicide ratée à l’exorcisme de la semaine. J’ai malgré tout l’envie de continuer la série pour son ambiance moite toujours aussi réussie, son mystère et pour… Amber. Et oui, j’aime beaucoup l’idée d’avoir une enfant investie d’autant de pouvoirs, même si pour le moment, elle ne sert pas à grand-chose. L’insistance portée durant ce premier épisode est plutôt bon signe. Le problème, c’est que ça n’empêche pas du tout l’ennui pour autant.

Bref, le second épisode a été diffusé en Angleterre et est donc déjà disponible, mais je crois que je vais attendre une semaine pour le voir en suivant la diffusion américaine parce que… et bien parce que je ne suis pas convaincu du tout par ce retour, en fait !

02.pngÉpisode 2 – The Day After That – 14/20
I think I killed somebody.

Me voilà de retour pour le second épisode, parce qu’en fait, mardi, c’est bien l’épisode 3 qui sera diffusé. Que dire de ce second volet ?

Eh bien, qu’il n’a toujours pas de résumé de ce qu’il s’est passé auparavant dans la série. C’est bien dommage, j’en ai toujours besoin, même si Yodabor (coucou) m’a bien sauvé la mise en me révélant l’existence d’un wikia Outcast. Malheureusement, celui-ci n’est pas hyper au point alors quand on m’annonce la mort dans un accident de voiture de Mike Holter, un type qui a le même nom que Megan, je suis un peu frustré de ne pas trouver trace de son existence sur Internet.

Ils finissent par rapidement confirmer l’évidence, c’est bien le mari de Megan, celui qu’elle avait buté gentiment dans leur salle de bain au cours de la saison précédente (l’une des meilleures scènes de la série, après tout, normal que j’ai zappé à quoi il ressemblait). Paye ton accident de voiture. Cela pourrait être triste, mais en même temps, à part ça et Kyle à la morgue dix secondes pour récupérer les affaires persos laissées dans la voiture, on ne nous reparle pas de lui alors bon, c’est un peu dommage…

Bon, la quête de Sidney est mise de côté dans cet épisode qui a autre chose à faire. On retrouve bien au début Kyle et son nouveau pote flic qui débarquent au milieu de la nuit pour interroger une possédée. Ce duo fonctionne mieux que celui avec le révérend l’an dernier et la scène ne vire étrangement pas au gore, à une petite entaille au bras près. Ouais, sauf que la possédée n’a pas grand-chose à révéler et on en reste pour cet épisode en ce qui concerne Sidney (enfin, en gros, hein, je vous fais juste gagner du temps dans l’épisode).

Le révérend, lui, est donc en prison après s’être accusé de l’incendie volontaire, et donc du meurtre du gamin roux. Il se découvre un nouveau pote dans la cellule d’à côté, comme dans toutes les séries américaines traitant d’une prison. Celui-ci disparaît pour la scène suivante d’Anderson où il explique à Patricia qu’il a buté son fils. Celle-ci ne le croit pas et repart en larmes. Elle n’est pas au bout de ses peines, du coup. La scène était plutôt bien jouée de la part d’Anderson, ça se souligne parce que je ne l’aime pas trop habituellement.

Le nouveau pote du révérend réapparaît soudainement, il était simplement caché sous une couverture. Autant vous dire que j’ai comme un sentiment de foutage de gueule sur ce type qui semble juste là pour combler l’épisode. Il fallait bien sûr, de plus, qu’il s’avère être un toxico en manque, histoire qu’Anderson puisse avoir besoin de l’aider et se souvenir de son propre fils toxico. Vous voyez comment c’est gros ?

Et ben Jason (c’est son petit nom, apparemment) meurt soudainement, revient possédé, s’attaque à notre révérend dans une scène bien gore (enfin, j’ai failli croire qu’ils étaient devenus sages !) où il essaye de passer à travers ses barreaux (avec tous les craquements d’os que ça suppose) et… meurt à nouveau. OK.

Bon, tout le monde s’en tape de la mort de Jason (mais je les comprends), surtout Bryon qui vient annoncer à Anderson qu’il n’a tué en fait tué personne. Cool ! Le seul cadavre dans la baraque, c’est celui d’une femme assassinée il y a des années par un type pas tout à fait sain d’esprit (ça tombe bien, c’est la maison de Sidney). C’est magistral, Aaron est encore en vie alors ?

La réponse est incertaine, mais en tout cas, Anderson est libre et laisse sa bible derrière lui, parce que ouais, c’est un badass, il est en pleine crise de foi à force de ne pouvoir aider personne. C’est Bryon qui la garde en main, peut-être que ça lui servira à supporter ce con de maire qui lui a encore fait la morale pour qu’il arrête sa vendetta anti-possédés.

Et pendant tout ce temps, nous suivons le corps de la pauvre morte retrouvée brûlée après avoir été assassinée et s’être fait coudre les lèvres par un cinglé. Sa mort n’est déjà pas glorieuse, mais ce qui arrive à son cadavre ne fait pas rêver, avec une autopsie un peu chelou et un épisode qui se termine sur… son réveil ? Je crois, je ne suis pas sûr. Le réveil de quelqu’un à la morgue, en tout cas. Vous savez, c’est Outcast, les choses ne sont jamais super claires.

Megan, elle, n’est toujours pas au top, ne pouvant pas entrer dans une salle de bain sans se la jouer Lady Macbeth et se laver des mains qu’elle voit ensanglantées devant sa fille qui s’inquiète. Il faut dire qu’elle a tué son mari quoi, ça n’aide pas. Par la suite, elle continue de pleurnicher et refuse d’écouter les explications de Kyle qui pourtant lui révèle la vérité sur sa possession.

Comprenant qu’il n’arrivera pas à en tirer quoique ce soit, il se rend voir sa fille au bord du lac. Malheureusement, celle-ci redevient une gamine insupportable, alors que je continue la série pour voir ce qu’elle va devenir, merde. C’est dommage, ils avaient réussi à en faire quelque chose durant le premier épisode, mais là… Elle demande à rester avec son papounet parce qu’elle a peur que sa tante soit possédée à nouveau. Ah, les gamins.

Par la suite, Kyle se rend dans la maison en cendres de Sidney qu’il ne trouve donc toujours pas puis apprend à l’hôpital la mort prochaine de sa mère, qui n’a plus qu’un mois à vivre. Maximum. Son médecin lui prescrit des somnifères et il semblerait que Kyle considère ça louche qu’un médecin s’occupe de lui, puisqu’il se met à le filer. Bizarrement, il semblerait aussi que ça soit justifié, parce que le médecin s’attaque bien à lui, mais Kyle était déjà en train de se barrer car Amber a disparu (drame !).

Il la retrouve en deux deux et elle lui révèle que « ouin, ouin », elle voulait juste être avec lui et avec sa maman. Alors oui, mais non Amber. Je continue la série pour te voir devenir une gamine cool, pas pour être une pleurnicheuse insupportable qui se met en danger de la manière la plus stupide possible !

Du côté de Megan, ce n’est pas beaucoup mieux avec une dépression qui la mène à tenter de se suicider. Elle regrette en cours de route, mais il est trop tard. Mais quelle conne, sérieux. Et alors qu’elle sombre inconsciente dans le lac, un bras surgit de nulle part pour la sauver…

Bon. Vous aurez compris que cet épisode a beaucoup plus conservé mon attention, j’ai à peine répondu à un message sur mon portable. Enfin, j’espère que vous l’avez compris parce que la critique est plus complète que sur l’épisode 1 quand même. Je suis toujours un peu paumé dans les intrigues, mais ça commence à me revenir. J’ai aussi pris le parti de m’en détacher et de m’en moquer, ça aide toujours un peu. Bref. Il y a pas mal de pistes ouvertes : Megan, le médecin possédé (?), Anderson qui devrait rejoindre Kyle, la mort de la mère, le réveil d’un mort, tout ça, tout ça… mais rien sur Sidney. Enfin si, la nana torturée en début d’épisode a révélé qu’il avait un allié et il est là quand le cadavre se réveille. Avant ça, on l’a un peu vu dans l’épisode, mais rien de transcendant. Ouais, je garde ça pour la fin, je suis comme ça ! La suite de toutes ces longueurs mardi !

03.pngÉpisode 3 – Not My Job to Judge – 13/20
What are you gonna do, running around touching everyone in town?

La vie est parfois bien faite. Je suis incapable de télécharger Iron Fist pour l’avoir en mode hors ligne, mais l’épisode d’Outcast est déjà dispo, grâce à une diffusion britannique qui le fait sortir très tôt chez nous par rapport à une diffusion US. Du coup, pourquoi se priver ? 24h après l’épisode 2, me revoilà. Au moins, comme ça, j’oublie un peu moins de choses.

Et ça commence bien ! Je suis SUPER doué ! Le cadavre qui se réveillait hier soir ? Ce n’était pas un cadavre, c’était Aaron ! Il est toujours aussi roux et aussi stupide, en revanche.

Il se réveille donc dans une grange à la Smallville aux côtés de Sidney. Arrive alors une rousse (décidément dans cette série !), puis Peter, un gentil monsieur qui veut aider et se fait égorger sous les yeux de notre roux carbonisé. Oh, ça met dans l’ambiance.

Megan survit (sans surprise) grâce à l’aide d’un autre gentil monsieur bien trop gentil. C’est la soirée. Cela dit, lui, on le connaît, il s’agit bien sûr d’Anderson. OK, OK. Et un peu comme sa nièce, elle décide d’un coup d’être super chiante et de ne pas comprendre pourquoi elle n’est pas jugée par le révérend (s’il l’est encore). Elle retrouve sa fille, ne lui dit pas qu’elle vient de tenter de se suicider et décide de rentrer chez elle (sa maison, pas le refuge de Kyle). Comme si de rien n’était.

Comme ça se devine facilement, c’est une fausse bonne idée. Holly fait un caprice et refuse de monter l’escalier, ce qui se comprend, jusqu’à ce que sa mère s’asseye sur une marche. Dès lors, c’est apparemment logique de monter l’escalier quatre à quatre. OK, la logique.

Megan ne la suit pas et est surprise de la retrouver bien plus tard dans la salle de bain où elle a vu le cadavre de son père. Je ne vois pas bien ce qu’il y a de si étonnant. En tout cas, le fait d’être là commence à faire remonter des jump scares souvenirs en elle. Tout cela est réparti un peu au pif dans l’épisode, entrecoupés d’autres scènes pas beaucoup plus intéressantes, ni beaucoup plus claires. Au moins, on peut dire que l’histoire avance.

Pendant ce temps donc, Kyle amène Amber voir sa mère… Et Alison est à son tour toujours super chiante avec Kyle. Décidément, c’est une vraie constante dans la série !! Je tiens à dire au passage que je n’avais aucun souvenir qu’elle était en hôpital psychiatrique ! Elle reproche donc à Kyle de lui avoir amené sa fille, qui, de son côté, attire à elle des possédés de l’hôpital. Ce n’est pas bien clair, mais elle apparemment elle fait fuir en menaçant de les toucher. Kyle retourne ensuite à la planque que Megan a déjà quittée, mais trouve en chemin Anderson.

Ouais, ça paraît brouillon quand je le raconte, mais ça m’a paru encore pire devant la série. Y a pas mal de coïncidences un peu grosses et de trucs pas expliqués. Et faut s’en débrouiller.

Du coup, Kyle se rend chez Megan qui minimise son suicide comme si ce n’était rien du tout, parce qu’après tout, elle a un diplôme de psycho donc elle sait ce que c’est que le suicide. … OK, la logique, bis. Et puis de toute manière, elle est « forcée d’aller bien » parce qu’elle est enceinte. Du type qu’elle a tué. Oui, oui, oui. Bref, on se croirait devant une série !

Megan va tellement bien qu’une fois son frère barré, elle se met à avoir des flashs de son suicide. C’est de pire en pire et elle finit par tenter de s’enfuir avec un flingue en main. Elle tombe alors sur une blonde que l’on a déjà vu avec Sidney dans le premier épisode. Celle-ci prêche pour sa secte, mais bon, ça ne prend pas sur Megan. Elle n’est peut-être pas si conne finalement !

En tout cas, on continue de beaucoup suivre son histoire. J’espère que ça ne fera pas le même effet de pétard mouillé que l’an dernier.

Kyle et Andersen se rendent ensuite à l’hôpital, où ils découvrent que la mère de Kyle a disparu. Bon, bien sûr, Kyle accuse aussitôt le médecin, ce qui paraît bien logique. Voici donc nos deux « héros » qui partent en quête de vérité. J’avoue que je n’ai alors pas tout suivi, mais ils retrouvent une ado terrifiée chez elle qui les met sur la piste d’un camp de réfugiés avec un possédé dedans…

Avant de continuer, il faut que je retourne un peu en arrière. Bryon ne sert pas à grand-chose dans cet épisode. On le voit simplement parler un peu avec sa femme qui lui reproche de bouffer des hamburgers. Grosse action, qui sut une scène où la rousse aidant Sidney se fait enlever. Il se fait aussi engueuler par Patricia qui sait que le révérend n’est plus enfermé dans sa cellule. Faudrait savoir ce qu’elle veut.

Pourtant, on retrouve Bryon dans le camp et il aide Kyle à pratiquer son exorcisme. C’est déjà la fin de l’épisode pour eux : on apprend que le père (your old man) de Kyle aidait l’un d’eux à chasser des possédés et les tuer. Oh là, si on s’embarque dans les histoires de famille, on n’a pas fini la prise de tête !

Franchement, si vous avez l’impression que c’est parti dans tous les sens et que la moitié des scènes que je raconte n’a rien apporté, vous avez tout compris à cet épisode. La construction est éclatée, y a plein de choses qui ne servent à rien et on passe d’un point A au point B sans comprendre le pourquoi du comment. Et en plus, c’est loin d’être terminé, car il y a des trucs que je n’ai pas réussi à caser plus haut.

Comme par exemple Aaron qui, de son côté, pleurniche sur le cadavre de l’inconnu du début d’épisode (Peter, donc). Sidney essaye de lui faire découper le corps, mais il n’a pas trop envie. Sidney le renvoie donc se coucher. Toujours du côté des pleurnicheurs, nous avons aussi Holly qui tente de détruire le carrelage de la salle de bain et réussit à faire dire à sa mère qu’il va falloir déménager.

Nous avons aussi Alison qui sympathise avec un possédé qui ressemble fort à Jesus de The Walking Dead et qui lui rappelle de bien mauvais souvenirs, normal.

Il y avait un peu trop de jump scares et de souvenirs qui refont surface dans cet épisode pour moi. Je sais, ça fait trois épisodes que je réclame un résumé et ça m’énerve quand on a enfin des souvenirs à l’écran, allez comprendre ! C’était juste pas très subtil. En plus, les trois gamins de cette série sont insupportables dans l’écriture, les dialogues n’ont pas toujours de fin et Alison comme Megan nous pètent des câbles de manière vraiment pas subtile.

Tout est hyper décousu : entre ses longueurs et ses scènes sans rapport les unes avec les autres (pardon, il y en a : on nous enchaîne des transitions pourries quand même, genre le perso qui monte l’escalier VS celui qui le descend), l’épisode m’a paru interminable. Interminable, oui, mais pas forcément si mauvais. Étrange sensation de voir l’histoire avancer alors que tous patinent dans la semoule…

Je reviendrais, parce que je suis intrigué par les cliffhangers : non, pas par le fait que Megan veuille déménager, mais plutôt par l’échange bizarre d’un fluide démon entre Sidney et un petit garçon. Oui, j’ai conscience que cette phrase sonne mal et que la citation que j’ai choisie pour l’épisode n’arrange rien, mais je vous assure, je ne fais que raconter ce qu’il s’est passé.

04Épisode 4 – The One I’d Be Waiting For – 13/20 
Your preacher fucktoy set me on fire and tried to burn the devil right out of me, that’s what happen.

L’épisode traîne en longueur dès le début avec Patricia, la mère d’Aaron en pleine déprime qui finit par entendre du bruit chez elle. Et oui, le roux cramé est de retour chez elle et bouffe son petit déj’ qu’elle a gentiment préparé juste avant. Il n’est pas très gentil avec sa maman quand même, mais bon.

Il appelle Anderson, histoire de lui faire comprendre qu’il est de retour et que Patricia est en retard.

Il est avec Kyle et on reprend exactement là où on en était la semaine dernière avec l’acteur de LOST qui enterre un corps en lui donnant quelques infos sur son père. Le temps d’arriver chez Patricia, celle-ci est déjà tailladée de toutes parts par son fils. Trop sympa.

Patricia meurt dans les bras d’Anderson, en refusant de lui prendre la main, parce qu’Aaron lui a bien dit qu’il était responsable de ce qui lui était arrivé. La police arrive sans pouvoir rien faire. Ne rien faire, c’est précisément ce qu’Anderson ne veut pas faire, du coup, il pète son câble et donne rendez-vous à Aaron à l’église.

Celui-ci ne les (Kyle et le prêtre) confronte pas directement, mais tente de leur foutre le feu. C’est beaucoup plus rigolo comme ça, même si parfaitement inutile. En effet, ils s’en sortent sans mal et finissent au commissariat.

Kyle s’en va chercher des infos auprès de Tom de LOST (non, je n’ai toujours pas son nom, sorry) et Anderson s’en va de nouveau confronter Aaron après un nouveau coup de téléphone. C’est gênant d’avoir l’impression de tourner en rond comme ça au sein d’un même épisode. Les enjeux sont exactement les mêmes que dix minutes plus tôt, sauf que cette fois, ils se séparent, histoire d’ajouter de la tension. En plus, il y a toujours autant de longueurs, c’est très chiant (mais ça passe bien en speedwatching, j’avoue).

La confrontation attendue tout au long de l’épisode entre Aaron et Anderson finit par arriver, sur les ruines d’une maison en cendres. Notre rouquin carbonisé préféré utilise alors un flingue pour faire du chantage à Anderson et lui demander de renverser de l’essence dessus. En toute logique, Anderson se laisse faire plutôt que de demander à se faire tirer dessus. Il est à ça de se faire brûler, mais Kyle arrive juste à temps. Paf, Aaron s’enfuit.

Du côté de Sidney, tout le monde est à la recherche d’Aaron… Y compris le personnage de Briana Venskus. Attendez, j’avais raté l’étape qu’elle était dans ce clan-là, moi. Oups. Sidney débarque juste à temps pour récupérer Aaron dans sa fuite. Oh, Kyle les aperçoit, ce qui nous fait bien sûr une petite scène dramatique parfaitement inutile où il court après la voiture pour rien. Tu parles d’une fin d’épisode.

Megan se rend dans un fast food avec sa fille, et y tombe sur un jeune qu’elle avait croisée quand elle était possédée. Si je n’en ai aucun souvenir, ce n’est pas son cas, et elle décide donc de fuir à nouveau, direction le motel pourri du coin. Comme ça ne fonctionne pas auprès de sa gosse qui s’enfuit dans le couloir, elle finit par atterrir chez… sa mère (adoptive, donc). OK.

Là, elle finira par partager un lit avec sa fille, qui passe son temps à prier que sa mère ne se fasse pas posséder de nouveau. Sympa la môme.

Bon, cette longue errance du personnage de Karen, qui en arrive même à regarder ses anciens bulletins scolaires, quand même, n’était pas franchement passionnante. C’était néanmoins nécessaire d’en passer par là pour l’évolution du personnage, je pense. J’espère qu’on nous proposera plus palpitant la semaine prochaine. Finalement, très peu de choses se passent réellement au sein de l’épisode, hormis la mort de Patricia. On revient gentiment au point de départ dans chacune des intrigues, après avoir tourné en rond. Il serait temps que ça avance…

Allez, je vais terminer par souligner la promotion vraiment gênante pour Pepsi dans cet épisode (et dans la série en général). Elle est hyper bien planquée (le distributeur par-ci, l’horloge du fastfood par-là) mais est d’autant plus dérangeante que c’est vraiment de la pub subliminale… tout ce que je déteste, quoi. Du coup, ça devient un jeu pour moi, de chercher le logo Pepsi dans les plans.

05.pngÉpisode 5 – The Common Good – 12/20
The world has been collapsing for some time now.

Avec ce lundi 1er mai férié, j’ai oublié de regarder Outcast dis-donc ! L’épisode démarre par un flashback très perturbant sur le père de Kyle et une possédée qui se coupe la langue avec les dents. Bon appétit !

Kyle débarque chez sa mère pour proposer à Megan qui s’y est installée de venir vivre chez lui. Seulement, celle-ci refuse, parce qu’Holly pense que tout le mal qui leur arrive est de la faute de son oncle. La rousse interroge son frère et est forcée de constater qu’il est bien cinglé.

Elle supporte ensuite les plans d’avenir de ses parents qui imaginent déjà élever Holly alors qu’ils étaient témoin des viols à répétition que Megan a subi, sans rien dire. J’avais raté cette info avant ou c’est une révélation, mais ce n’est pas franchement une réussite, tant dans l’écriture que le jeu d’acteur. Cela n’est vraiment pas crédible comme intrigue.

Cette semaine, on revoit également Alison dans son asile psychiatrique. Ce n’est clairement pas du niveau de Legion, clairement, mais ça nous fait bien sombrer dans la folie malgré tout. Elle tombe sur le possédé qui avait agressé Amber, sur un ado qui la met en garde et sur une psy assez terrifiante qui doit probablement travailler pour Sidney. Bon, elle réussit malgré tout à quitter l’hôpital et retrouver Amber.

Du côté de Byron, la vie n’est pas simple non plus. Il doit en effet gérer la foule de la ville inquiète des meurtres et incendies en série (on les comprend, moi à leur place, j’essaierais de me tirer, mais allez vendre votre baraque dans ce merdier !), mais aussi sa femme qui a une attitude beaucoup trop active.

Il finit par suivre aveuglément Owen avec Kyle. En effet, Owen leur promet de livrer Sidney dont il a peur. Finalement, c’est une fausse piste et voilà tout ce qu’il faut en retenir.

Une fois de plus, j’ai décroché de l’intrigue de Sidney, malade dans sa grange. Je sais, je critique le manque d’info et de compréhension globale de la série, mais je décroche beaucoup trop souvent. Il aide aussi Aaron à se soigner dans une scène on ne peut plus louche. Il l’embarque ensuite torturer notre bon vieil acteur de LOST qui a toutes les réponses en échange de quelques informations. C’était la petite scène gore du jour, même si on ne voit finalement pas grand-chose.

En tout cas, je peux vous dire qu’Anderson dort dans sa voiture et rejoint ensuite la blonde déjà vu dans les autres épisodes, faisant partie d’une secte, dans une autre grange. La secte de notre blonde se précise un peu : chacun d’entre eux a été possédé et ainsi vu la vérité dans l’obscurité. Pourquoi pas, ça fait un groupe intéressant à suivre pour la suite, j’imagine.

La fin de l’épisode accélère les choses avec beaucoup de plaisir. Le maire organise une réunion de la ville où il annonce la démission de Byron. Celui-ci ne prend pas bien la nouvelle (dingue), annonce à la ville que les démons débarqueront bientôt et s’effondre sur scène.

Tout le casting est réuni pour l’occasion (à l’exception, bien sûr, d’Aaron et Sidney), ce qui permet une bonne confusion générale, lors de laquelle Byron se fait enlever par le maire. Megan s’occupe de la femme de Byron, qui n’a pas beaucoup plus de chance en se faisant rejeter dans les escaliers.

Le maire est exécuté froidement d’une balle dans la tête par Aaron, après une dernière rencontre avec Sidney. Anderson assiste à la chose, mais ne peut pas franchement intervenir. Byron, lui, est possédé et réussit à planter Kyle. Heureusement, Kyle parvient à l’exorciser à temps, mais il finit blessé à mort. La scène se déroulant devant Megan, celle-ci se retrouve forcée de le croire et conclut l’épisode en hurlant à la recherche d’un peu d’aide.

Bon. Toujours beaucoup trop de lenteurs dans cet épisode et je me demande de plus en plus pourquoi je les regarde si tard, car c’est de plus en plus soporifique. En plus, ils nous pondent chaque fois des fausses scènes intrigantes soi-disant pleine de suspens dont l’issue est plus que prévisible. Forcément, la montée de tension ne fonctionne pas spécialement. C’est lassant. Je reste investi dans l’histoire et j’ai envie d’en savoir plus sur ces mystères, mais bon, voilà quoi. Heureusement qu’il y avait la dernière scène pour remonter le niveau, à tous les niveaux, même si je n’ai pas trop suivi, j’avoue, à quel moment Byron s’est fait posséder ni comment. On va dire que ce n’est jamais qu’un détail.

06.pngÉpisode 6 – Fireflies – 14/20
We can’t fight this thing.

L’épisode reprend sur l’opération de Kyle qui se déroule mal… puis sur son réveil, sur la table, dans un hôpital désert. En fait, il est entre la vie et la mort, se baladant dans l’hôpital comme Supernatural ou Grey’s Anatomy nous l’ont déjà montré à plusieurs reprises (pour ne citer que deux séries).

Son petit voyage dans l’au-delà est sympathique, mais pas bouleversant non plus, parce qu’il manque grandement d’originalité.

Le révérend s’occupe de la fille de Kyle pendant qu’il se fait opérer, la gavant de chips. Elle lui propose, en échange, d’être celle qui fait les exorcismes qu’avait l’habitude d’effectuer son père. C’est une excellente chose, après tout, j’étais là pour ça.

Quelques instants plus tard, il apprend sa mort, en compagnie d’Alison et Megan. Alison pète un câble car elle veut le voir le cadavre de son (ex) mari. Je suis un peu de son avis aussi, surtout que c’est le médecin possédé de l’épisode 2 (3 ?) qui annonce la nouvelle. C’est un peu étrange, j’ai déjà oublié où il était censé être lui.

La petite refuse de croire à la mort de son père, Megan essaye de convaincre Alison qu’elles auraient dû le croire plus tôt quand il parlait d’exorcisme. Mouais. Alison est bien sûr sceptique après son internement, mais Megan lui révèle la vérité sur la mort de son propre mari et cela lui ouvre les yeux.

Le révérend finit par comprendre qu’il y a anguille sous roche quand les filles lui donnent le nom du médecin qui a annoncé la mort de Kyle. Ils se rendent à l’hôpital et Amber s’y ballade comme si de rien n’était, à la recherche de son papa.

De son côté, Byron apprend par Rose (sa femme) la mort de Kyle au beau milieu de sa dépression post-possession. Du coup, il est encore plus en dépression, forcément. Le révérend vient le voir, mais il ne s’y passe rien d’intéressant. Il rend ensuite une visite à Dakota, la blonde de la secte, qui apprend à son tour la mort de Kyle. Elle semble sincèrement dépitée par la nouvelle… et envoie un SMS dès que le révérend est hors de vue.

Sidney et Aaron s’installent chez une femme bien sympathique qui les laissent occuper sa maison comme si c’était la leur. Bon, OK, elle n’a pas d’autres choix que de voir Aaron dessiner sur ses cadres… C’est aussi passionnant que ça en a l’air, oui, oui.

Franchement, l’épisode n’est pas très surprenant : il veut désespérément nous faire croire que Kyle est mort, mais il est tellement évident que ce n’est pas le cas qu’il s’avère juste beaucoup trop long. Oui, long car on se retrouve à attendre son (vrai) réveil. Celui-ci se produit un peu avant le milieu de l’épisode.

Sidney vient alors lui rendre une visite de courtoisie où il lui apprend qu’un jour ils n’auront plus besoin de corps. Bon, on progresse dans la mythologie de la série j’imagine. À pas de fourmis.

Assez vite, Kyle s’attaque à Sidney. Le problème, c’est qu’on est trop tôt dans la saison pour que ce soit vraiment efficace. Bref, Sidney s’en sort sans problème. Cependant, Kyle réussit un peu plus tard à mettre K.O le médecin qui s’occupe de lui et tente de s’enfuir.

Il y parvient et tombe directement sur Amber, Megan, Alison et le révérend. Et oui, Amber a bien des pouvoirs efficaces, et le surnom que lui donne son père justifie le titre de cet épisode. C’est sympathique, même si le suspense était assez limité.

Pendant ce temps, Aaron « sympathise » avec un jeune garçon qui était enfermé dans le coffre de la voiture du garage de la maison qu’il squatte. Normal, normal. Ce pauvre petit garçon finit assassiné par le roux et Sidney révèle alors qu’il était là pour accélérer la transformation d’Aaron. Reste à savoir en quoi, et si je suis censé le savoir ou non.

Sidney et Aaron attendent ensuite leur hôte, mais ils peuvent l’attendre longtemps, car Rose l’a tuée, la prenant par surprise. En parlant de surprise, je crois bien que l’épisode se termine sur le meurtre d’Aaron par Sidney. Je n’ai vraiment pas tout pigé, pour changer.

Pourtant, j’ai trouvé l’épisode plus clair que d’habitude dans ses intentions. Les longueurs étaient toujours là, mais en même temps, j’ai l’impression qu’on avance enfin dans l’intrigue maintenant que les filles croient Kyle. Bref, il y a plus de positif que d’habitude, même si l’action est toujours bien limitée. Comme d’habitude, j’ai envie de conclure par un « il faut voir ce que ça donnera »… mais ça commence à être redondant de toujours penser ça, semaine après semaine.

07Épisode 7 – Alone When It Comes – 12/20
I fucked with a lot of people’s head Megan.

Hop, je n’ai pas pris le temps de voir cet épisode lundi (décidément cette semaine, je suis en retard pour toutes les séries), mais je me dis qu’il vaut mieux le voir aujourd’hui car demain j’aurais trop envie d’enchaîner les fins de saisons du TGIT avec la saison d’Unbreakable Kimmy Schmidt.

Il m’a fallu un peu de temps pour me remettre dans l’intrigue, mais le temps n’est pas franchement laissé dans la première scène de l’épisode : Kyle rentre chez lui avec sa fille et Alison, histoire de se changer en 4e vitesse et d’enchaîner sur la suite. Il veut simplement fuir au plus vite, ce qui peut se comprendre, vue toute la merde qui lui arrive.

Il enchaîne sur une course poursuite (ou pas ?) et atterrit chez l’ancien de LOST dont je n’ai toujours pas retenu le nom afin d’obtenir une nouvelle voiture. Dans la scène suivante, la famille se retrouve coincée en voiture par un tas de possédés à leur recherche. Sympa. Ils finissent donc à pied, dans la forêt, toujours à fuir.

Sidney demande une autopsie du gamin tué par Aaron au médecin possédé qui en profite pour lui apprendre une réunion du conseil. Peu importe ce que ça signifie, ça semble l’inquiéter. Il se rend donc à cette réunion où nous découvrons de nouveaux visages de possédés. Il se fait gentiment ridiculiser par les autres, puis menacé par un asiatique, puis il a un accident de voiture après avoir craché une substance noire et visqueuse. Je vous jure, je ne comprends plus rien à force !

Megan s’inquiète surtout pour sa fille et sa propre santé, mais voir son frère partir l’inquiète. Elle reste ensuite avec Anderson pour une petite conversation à cœur ouverte sur les démons, les exorcismes, le passé. Ils rendent ensuite une petite visite à la secte, ce qui permet à Megan de comprendre qu’elle n’est pas la seule à s’être fait posséder par un démon.

La blonde raconte ainsi son histoire passée bien triste où elle a bouffé la tronche d’un type (et on n’a même pas le droit au flashback !), ce qui rassure suffisamment Megan pour qu’elle demande à amener sa fille sur place. OK, OK.

Cependant, Anderson surprend un petit conciliabule de deux membres de la secte avec la blonde. Intrigué, il suit celle-ci et découvre un abri anti-tornade. Au sein de celui-ci, il tombe sur… Sidney, fait prisonnier après son accident de voiture.

Rose se rend dans la grange de Sidney, elle n’est pas suicidaire, elle, déjà. Elle semble bien partie dans son opération de revanche et de meurtre de tous les méchants, s’attaquant à une nouvelle fois à une amie, Kat, sa meilleure amie. Pendant ce temps, son mari se fait arrêter par la chef Nuñez fraîchement promue et bien garce avec lui. Cela va bien à Briana Venskus, d’ailleurs. Peu importe, il est ensuite libéré par son ancien subalterne et rentre chez lui où il retrouve sa femme.

Quant à Nuñez, elle se lance dans une opération pour récupérer Kyle et sa famille. En théorie, elle y arrive, mais Tom de LOST débarque pour les sauver juste à temps. Kyle fait le choix de protéger Alison et sa fille en se sacrifiant et en restant en arrière. Les deux filles et Tom se barrent donc et l’épisode s’arrête là, avec un Kyle qui n’exorcise même pas complètement Nuñez…

Je ne peux pas dire que je me sois fait chier devant cet épisode, mais franchement, il n’était pas super intéressant à regarder. Chaque histoire avance à pas de fourmis (une expression super conne quand on voit la distance qu’une fourmi parcourt en peu de temps par rapport à sa taille), chacune dans son coin et c’est un peu dommage. En plus, je ne vois toujours pas où ils veulent en venir et il ne reste, je crois, que trois épisodes ! Donc une fois de plus, la conclusion à la fin de ce long épisode est… on verra. Oui, mais bon, on ne voit jamais.

08Épisode 8 – Mercy – 14/20
It’s too late, you can’t change me

C’est confortablement installé loin de chez moi que je lance cet épisode qui commence par une exécution sur la chaise électrique et valide ainsi un point du bingo. Qui est sur la chaise ? Pas la moindre idée ma foi.

Kyle, toujours blessé, se rend à l’hôpital pour demander de l’aide. Il tombe sur une interne qui le recoud malgré sa possession, l’informant qu’il n’aide pas à exorciser tout le monde, contrairement à ce qu’il pense. Il se rend ensuite compte que sa mère a disparu et se bat avec un flic/gardien de l’hôpital. C’est une fausse piste : il est en fait emmené auprès de l’ancien chef de la police qui continue de culpabiliser de sa possession et bosse désormais avec l’acteur de LOST dont je ne capte toujours pas le prénom dans cette série. Il reste deux épisodes d’ici la fin de saison, on ne sait jamais. C’est plutôt bien écrit en tout cas, leur alliance.

Anderson confronte la blonde sur la captivité de Sidney, mais ça n’apporte pas d’information passionnante. Elle dit désapprouver les méthodes du révérend et est persuadée que Sidney peut l’aider. Ce n’est pas l’avis de ce bon vieil Anderson qui se débrouille pour s’infiltrer dans l’abri où est caché Sidney. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il le torture.

Pendant ce temps, Megan se renseigne pour trouver un médecin dans sa secte. La blonde semble drôlement intéressée par son bébé, puisqu’il a été conçu pendant la possession. C’est vrai que ça pourrait poser problème, on se croirait dans le début d’une série/d’un film d’horreur à la mythologie pas si complexe.

On passe aussi pas mal de temps dans le bar de la ville avec un personnage que je ne reconnais pas mais qui se renseigne sur Anderson. Le type se rend ensuite dans la secte et dit qu’il est un ancien possédé, Blake, à la recherche de Kyle et du révérend pour les remercier de leur exorcisme. Bon, c’est possible, je ne me souviens pas de tout, mais je n’y crois pas trop. Megan se laisse endormir par cette information sans la vérifier et lui en révèle trop en l’emmenant dans un lieu secret où se trouve le révérend.

La blonde se rend compte qu’elle s’est faite doubler par le révérend, et elle n’aime pas ça. Kyle arrive à son tour sur les lieux, et ça l’arrange bien car il lui permet d’entrer à son tour dans l’abri anti-tornade. Kyle interroge Sidney qui lui révèle beaucoup de choses : certes, il est un démon, mais il est à l’intérieur d’un monstre qui aime un peu trop les enfants. La grande fusion où tout le monde finit possédé est donc une bonne chose pour lui. Bon, je comprends un peu mieux ce dont il est question avec cette scène, c’est toujours ça de pris !

Blake s’amuse avec la fille de Megan, ce qui est un bon moyen pour lui d’extorquer un tas d’informations. Je ne sais pas trop encore quel est son jeu, mais il est sûr qu’il cache bien des choses…

Durant la nuit, Megan voit une médecin en qui elle n’a pas franchement confiance. Et de toute évidence, elle a raison : la nana la drogue avec son thé et veut la forcer à prendre des médicaments. Droguée, elle appelle au secours et Blake débarque de justesse pour la sauver. La médecin/médium révèle qu’il est encore possédé, ce qui énerve le monsieur qui la tue.

Byron, lui, voit la chef Nuñez se rapprocher dangereusement de sa maison, flingue en main. Du coup, il lui tire dessus (et la tue ?). Tout ça pour ça, sérieux ? Je reste un peu sur ma faim si c’est là la fin de Nuñez !

Nous retrouvons enfin le conseil, qui discute de l’utilité de la fusion. Le médecin asiatique a l’air particulièrement contre, au point de buter tous les autres membres du conseil. Nous voilà bien. La fin de l’épisode n’est pas beaucoup plus claire sur le rôle de Blake pour la suite de la série, mais au moins les choses semblent avancer un peu cette semaine. C’est tellement étrange ce sentiment d’avancer à chaque épisode mais d’en être toujours au même point malgré tout, à attendre que les choses démarrent vraiment !

09.pngÉpisode 9 – This Is How It Started – 13/20
What’s so special about my daughter?

Quelqu’un a considéré que c’était une bonne idée de commencer cet épisode sur le médecin nu sous la douche qui ensuite s’explose la poitrine avec un couteau. Chacun ses délires, j’imagine, mais je n’ai pas bien compris cette scène.

Rose est totalement dévastée maintenant que sa haine semble retombée : elle se rend compte qu’elle a buté sa meilleure amie de sang-froid. Oui, ben oui, forcément quand on fait de la merde on finit par péter un câble. Byron est aussitôt sûr qu’elle est possédée, c’est merveilleux, surtout quand ça la fait gémir de manière gênante.

Etonnamment, on revient sur Alison et Amber dans un motel miteux alors que je pensais ne plus les revoir de la saison. Elles sont toujours aidées par ce putain d’acteur de LOST dont je n’ai pas le nom dans cette série. Du coup, elles l’attendent, ce qui ne les empêche pas de flipper quand ça frappe à la porte. Logique, logique.

Bon, elles sont en train de vivre une vie de prisonnières en fait, bloquées dans leur motel et effrayé de tous les maux qui pourraient leur arriver si elles sortaient de là. Le problème, c’est que la petite est comme toutes les petites de séries américaines… complétement conne. Par conséquent, elle ouvre la porte.

Pendant ce temps, Sidney est toujours torturé par nos héros, mais Kyle reçoit un appel de Byron qui le distrait un peu. Il se rend aussitôt auprès de lui… sauf qu’en chemin, il se fait assommer bêtement par quelqu’un qui avait tout prévu.

Megan se réveille dans la roulotte de la folle toujours morte. Blake a disparu, mais la blonde débarque. Assez vite, les choses se démêlent avec le révérend. Megan comprend que Blake est un possédé alors que la blonde dit qu’elle veut se protéger de l’apocalypse apportée par la fusion des monstres à venir. Oh comme ça promet. Au moins, la menace se dessine pour de vrai avec cette secte.

Le quelqu’un qui avait tout prévu pour assommer Kyle, c’est bien sûr Blake. Il est persuadé que la fille de Kyle est « la lumière » qui permettra de le sauver et d’être un héros. Et en effet, il a bien des visions (assez peu claires). Bon, Kyle parvient à se libérer assez vite et le passer à tabac. Malgré tout, il perd le combat et Blake s’enfuit.

En parallèle, ce pauvre Byron est laissé à s’occuper seul de Rose, qui semble miraculeusement soignée. Mouais. Elle est loin d’être stupide et sait très bien ce qui risque de lui arriver. Elle feint sa guérison pour en fait mieux… se suicider. Je m’y attendais, mais ça ne rend pas la scène moins triste pour Byron. En vrai, je n’ai jamais vraiment accroché au personnage de Rose, donc ça a du mal à me rendre vraiment triste. Par contre, je trouve ça super con. Kyle débarque juste après, trop tard donc.

Effrayée par tout ce qui lui est arrivée du côté de la secte, Megan s’enfuit avec sa fille sur les bons conseils d’Anderson qui lui demande de se casser… le plus loin possible. Oui, bon, c’est bien, Alison et Megan sont toutes les deux en fuite avec leur fille, ce n’est pas redondant du tout. Bon, en fait pas tant que ça puisqu’Alison et Amber ont disparu de leur motel.

Dans le même genre, Sidney parvient à tuer l’un de ses geôliers, Oscar (zut, je commençais à l’apprécier dans cet épisode), et s’enfuir… jusqu’à ce qu’Anderson lui tire dans la jambe. Le révérend fait alors sa petite révolution et affirme devant toute la secte qu’il s’enfuit avec Sidney. En fait, il apprend de la blonde que tout le monde s’en fiche pas mal de lui…

La fin d’épisode voit Blake retrouver le chirurgien. Bon, c’est étrange tout ça, mais ils parlent de démons purs qui seraient créés sur Terre. Merveilleux. Cela concerne assez évidemment Amber, mais c’est incertain. Du côté de la secte, Anderson tue Sidney juste avant que Kyle ne parvienne à obtenir les infos qu’il voulait en tirer et c’est à ce moment-là que débarque… Simon, le père de Kyle. En vie. Pépère.

Putain, j’ai pourtant l’impression de suivre la série, merde, j’en ai marre de ne rien comprendre à leurs twists sortis de nulle part. De manière moins étonnante, Megan et Holly se retrouvent dans de sales draps avec le chirurgien et Blake qui les prennent en otage (sans qu’Holly ne s’en rende compte car elle kiffe Blake).

Oh, et le révérend est bien sûr accueilli en messie dans son église (ça me rappelle la fin de saison de Preacher tout ça) où tous les fidèles de la ville attendaient un miracle. Ben purée, il a une sale tronche le miracle.

10.pngÉpisode 10 – To the Sea – 14/20
The world doesn’t have to end, son.

Bon, ça a été compliqué de trouver cet épisode et une fois que je l’ai eu trouvé, avec sous-titres espagnols, j’ai eu la flemme de le regarder. Après quatre jours, je me dis qu’ilest temps de finir la saison, mais j’ai toujours droit aux sous-titres espagnols imposés. Tant pis.

L’épisode reprend où le précédent s’était arrêté, avec un parallèle sympathique : Anderson critique et crache sur les textes bibliques devant sa paroisse, le père de Kyle ne dit pas un mot mais obtient les prières de tout le monde. C’est un sympathique début de fin de saison.

Les retrouvailles entre Kyle et son père, Simon, sont quant à elles loin d’être sympathiques, avec Kyle qui lui fait tout un tas de reproches et lui qui s’en tape royalement parce que, bon, quand même, on a la fin du monde qui approche. La scène entre les deux est particulièrement longue et chiante, surtout qu’il ne se passe finalement absolument rien.

Ce n’est pas trop l’épisode de Simon, puisqu’il se prend ensuite la tête avec la blonde qui comprend que son sauveur n’est pas l’être parfait qu’elle attendait. Elle tente alors de convaincre ses amis d’arrêter de l’aider dans sa préparation de la guerre à venir, mais elle ne fait pas franchement le poids, ce qui suppose, je crois, qu’elle finira assez mal.

Kyle apprend de Bob (l’acteur de LOST s’appelle Bob dans cette série ! Il m’aura fallu dix épisodes, mais c’est bon !) qu’Alison et sa fille se sont fait enlever. Kyle veut se précipiter à la rescousse, mais Simon arrive à le convaincre de s’en tenir à son plan : il veut juste mener la dernière bataille en combattant les démons qui ne s’attendent pas à une contre-attaque. C’est un peu tordu, mais ça fonctionne. Pour cela, ils vont voir Martin, un type dans un sale état mental qui semble bien incapable de les aider et flippe totalement à la vue de Simon. OK, OK, ça part dans le surjeu, en plus.

Tout ça pour qu’il décide finalement de les aider après une scène bien trop longue où Kyle et son père se réconcilient, plus ou moins.

Pendant ce temps, Megan se réveille dans une chambre médicalisée très surveillée par le docteur dont je ne sais pas le nom. Il lui révèle que sa petite fille (c’était pourtant censé être un garçon y a deux semaines) est en danger car le corps des anciens hôtes rejette habituellement le bébé. Je ne peux pas dire que ce soit une idée vraiment étonnante, mais ça fonctionne plutôt bien. Quant au médecin, l’acteur doit être bien content du rôle qu’il a décroché.

Il l’abandonne dans une maison bien déserte… mais dans laquelle Holly et Blake sont là. Ce dernier les retient en otage sans qu’Holly ne se doute de la moindre chose, idiote comme elle est. Bref, les trois passent l’épisode à se faire un puzzle, jusqu’à ce que Blake pète un câble suite à une vision. Il voit en effet sa fin et fait l’erreur de l’expliquer à Megan. Celle-ci se dit terrifiée à l’idée qu’Amber et Kyle puissent tuer son bébé et déclare qu’elle peut conduire Blake auprès d’Amber. Mouais.

Le truc, c’est que comme Alison et Amber sont enlevées, c’est un bien mauvais bluff. Cependant, ça fonctionne auprès de Blake qui enferme ses deux otages dans une voiture pour mieux détruire le laboratoire du docteur, qu’il tente ensuite de tuer, ne voulant plus être son rat de laboratoire. Euh bon… J’ai encore dû rater une étape dans la série.

C’est finalement Blake qui se fait maîtriser et Megan parvient à s’enfuir en voiture avec sa fille. Si ce n’est pas magnifique (et beaucoup trop simple).

De son côté, Byron est particulièrement inintéressant dans son deuil, duquel Anderson tente de le consoler… Du moins, en apparence, car son intention est assez clairement de lui dire qu’ils ont désormais une armée. C’est génial, parce que Rose avait de son côté une liste des possédés. Hors écran, ils arrêtent donc une bonne partie de la ville et les envoie en prison.

Au commissariat, Anderson retombe sur la blonde, qui se sent toujours élue et tente de lui demander de l’aide, mais alors pourquoi, on ne sait pas trop.

Tout ceci nous mène donc aux dix dernières minutes de l’épisode, qui sont un bonus de fin de saison (55 minutes au lieu de 45). On se retrouve dans la forêt, déjà vue dans les visions de Blake. Kyle y retrouve sa fille et Alison : c’est en fait Simon qui les avait pris en otage. Kyle accepte donc d’aider son père à mettre son plan à exécution, sans savoir que le plan consiste à organiser un suicide collectif. Et oui, le sang des anciens possédés peut tuer les démons, donc plus il y a de morts, mieux c’est. Et ça inclut Amber.

Bon, du coup, on peut comprendre que la blonde soit pas trop pour le plan de Simon. Par chance, elle a pu prévenir Anderson et Byron. Leur petite armée de paroissiens débarquent donc avec tout un tas de fusils, pile à temps pour éviter la mort de la petite. Kyle était pourtant prêt à se suicider sans ça. C’est compliqué à suivre comme scènes, car elle est bourrée de flashs lumineux qui pètent les yeux.

Simon s’en prend à son fils et Amber se jette sur Kyle pour le sauver. Les trois s’envolent alors, puis la fusion s’achève sans avoir pleinement fonctionnée.

Je dois bien avouer que je ne comprends absolument pas cette fin où tout le monde autour de la famille se met à s’envoler. Le cliffhanger achève mon incompréhension sur le réveil d’une femme (la mère de Kyle ?).

Ce n’était pas un mauvais épisode, mais il était plein de lenteur, y compris sur sa scène d’action finale. Cela fait officiellement deux saisons que je suis paumé dans cette série, avec l’impression de comprendre des trucs qui s’avèrent à chaque fois insuffisants pour la compréhension globale. Quant au titre de cet épisode, il reste un mystère total.

Bon, ce sentiment d’être paumé n’est pas forcément désagréable sur le long terme pour autant : la série parvient à me surprendre, puisque je ne comprends pas les trois quarts de ses rebondissements. C’est divertissant, quoique parfois trop long pour ne pas être ennuyeux, même en speedwatching. Cet épisode final n’était pas mauvais, mais entre ses facilités scénaristiques (Megan qui s’enfuit, Alison & Amber qui débarquent à la fin), son rythme lent et sa scène finale qui mériterait un épisode supplémentaire d’explications, il est difficile d’être pleinement satisfait. Peut-être qu’il faudrait que je lise les comics, mais en même temps, la série est supposée se suffire à elle-même.

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EN BREF – Les critiques que je viens de faire à l’épisode final sont celles que je peux également faire à la série : dans son ensemble, elle est beaucoup trop lente, mais propose parfois des rebondissements incompréhensibles qui donnent l’impression d’avancer d’un pas de géant, pour finalement se rendre compte que non.

J’étais revenu pour voir Amber développer ses pouvoirs, mais finalement, elle n’aura rien fait de la saison, à part dans le dernier épisode où on ne sait pas ce qu’elle a fait, mais elle l’a fait. Le grand méchant de la saison 1 a été évacué de la série en un claquement de doigts, idem pour Aaron et les pistes pour une éventuelle saison 3 ne sont même pas claires. J’ai même bien cru que la série était sur le point de s’achever durant la dernière scène, mais en fait non.

J’ai l’impression qu’il n’a pas encore été décidé de renouveler ou non la série. Si elle l’est, je continuerai probablement par curiosité et parce que certains personnages sont malgré tout intéressants (surtout Megan, en fait, même si j’ai toujours envie de l’appeler Karen, et Amber, car j’ai envie d’en savoir plus). Si elle ne l’est pas… Je crois que je ne serais même pas déçu et que je réarrangerai un peu le dernier épisode dans ma tête pour me dire que c’est fini et voilà. Non, je n’ai même pas envie de lire les comics tellement ce n’est pas à la hauteur.

La critique finale est un peu dure vue la moyenne de la saison. Le truc, c’est que ça ne décolle jamais avec Outcast, les épisodes sont bons, même si nous n’avons jamais le fin mot de l’histoire. La plupart du temps, ça manque d’explications alors que la moitié de l’épisode est perdue en lenteur inutile. Divertissant oui, juste assez bon pour se construire individuellement dans chaque épisode un 14 dans ses scènes d’action. Oui, seulement l’impression générale est plutôt mauvaise – et moins élevée que ça. La qualité de l’image, du jeu des acteurs, du son, tout ça, tout ça… on nous délivre une bonne série dans la forme, mais le fond n’est pas exploité correctement et c’est vraiment dommage ! Il est difficile de mettre de mauvaises notes tant la forme est excellente, mais ne soyez pas trop leurrés par sa bonne moyenne générale 😉

The Catch (S02)

Ci-dessous mon avis sur la saison 2 de The Catch, écrit au fur et à mesure de la diffusion de cette dernière saison pour la série. L’annulation aura pris les scénaristes de court : les intrigues ne connaissent donc pas de conclusions. Frustrant.

Avis : The Catch est de retour et… je suis encore là pour la regarder, parce que je suis pris au piège. Je viens de relire mon article sur la saison 1 et j’y ai retrouvé ce jeu de mots particulièrement mauvais par rapport au titre de la série (qui veut dire « le piège », concrètement). Je l’affectionne tout particulièrement parce que c’est exactement comme ça que je vis la série.

Le pilot m’avait bien plu, avec un casting excellent et une signature Shonda Rhimes écrit absolument partout, cette signature devenant de plus en plus la marque ABC, avec Quantico, Notorious ou Conviction qui ont toutes désormais une touche de Shonda Rhimes dans leur écriture.

Oui, mais exactement comme pour ces trois-là, The Catch a tendance à manquer cruellement de cohérence interne et d’enjeux, avec un couple phare qui a une excellente alchimie mais une histoire d’amour qui donne plutôt envie de fuir en courant, des personnages secondaires peu approfondis après dix épisodes mais auxquels on tente de nous faire croire que l’on est attaché, des détectives privés incapables de voir l’évidence quand il s’agit de la vie de leurs collègues et amis, de bons acteurs très mal exploités et la liste est encore longue.

Alors pourquoi je suis de retour ? Pour les annonces de casting que j’ai vu passer et, j’espère que ce n’est pas trop spoiler pour vous, particulièrement pour l’annonce de la présence de Gina Torres (inimitable Jessica de Suits, pour ne pas parler de Firefly). Outre cette actrice que j’adore, il y a bien sûr ma curiosité légendaire : je me suis investi dans cette histoire moyenne, je veux savoir ce qu’il en saura.

Et surtout, contrairement à d’autres séries (je pense là à Quantico surtout), je suis persuadé qu’il y a le potentiel de proposer une excellente série avec un fil rouge, alors j’ai espoir de voir cette saison 2 proposer une amélioration. Bon, en revanche, je ne me souviens pas énormément de la saison 1, et encore moins des personnages passés les deux principaux, signe clair que les secondaires étaient bien mal développés.

Quoiqu’il en soit je fais play, au moins pour ce premier épisode. J’ai toujours suivi tout le TGIT depuis quelques années, ce n’est pas pour arrêter en si bon chemin. Allez c’est parti pour le résumé épisode après épisode, attention aux spoilers !

Note moyenne de la saison : 14,5/20

Capture d'écran 2017-03-12 11.45.03.pngÉpisode 1 – The New Deal – 15/20
I’d say… what’s the catch?

Je surnote légèrement cet épisode, mais je vais m’en expliquer : la série m’a parue bien mieux et plus divertissante que dans mon souvenir. Soit c’est parce que ça fait un moment qu’il n’y avait pas eu de nouveau épisode, soit l’écriture de la saison 2 fonctionne bien mieux avec l’introduction de deux nouveaux personnages. Joués par des acteurs que j’adore. Je pense que ça aide.

Pourtant, la série est partie de très loin avec une esthétique 50 Shades of Grey dans ses premières secondes qui m’a fait craindre le pire. Franchement, l’effet de mode est juste évident surtout que la scène est un simple songe éveillé de Ben, qui est en prison. Soit.

La série nous propose cette semaine trois intrigues qui se développent en parallèle pour mieux se nouer ensemble à la fin, avec de plus des sous-développement pour chaque personnage. Et ça fonctionne à peu près.

D’abord, nous avons donc Ben en prison qui se voit proposer un deal avec le FBI et la nouvelle figure qu’est l’agent Justine Diaz (Gina Torres, donc). J’aime beaucoup ce nouveau personnage, même si on ne sort toujours pas des clichés. Dao se voit offrir une promotion qui implique qu’il se rende de l’autre côté des USA, et ça ne plaît pas trop à Val, qui flirte toujours avec.

Quant au deal de Ben, il doit les aider à arrêter des criminels et a droit à la petite réplique pourrie de l’épisode (voir ci-dessus). Ok, ok. Bien sûr, il accepte, mais Rhys s’arrange pour le faire s’échapper de prison avant que ça ne se mette en place.

J’ai beaucoup aimé la réintroduction de Rhys que j’avais totalement oublié et qui m’a paru plutôt fun. Il avait pourtant eu son rôle à jouer en saison 1, mais c’est loin tout ça. Bref, Rhys s’est arrangé pour faire en sorte que Ben soit libre, mais cela n’est pas sans conséquence : ils ont une arnaque à monter, une histoire à dormir debout qui finit bien avec une Alice qui retrouve son Ben, qui se voit lui-même proposer un New Deal (oh, oh !) par Justine Diaz. Happy end pour ces deux-là, donc.

Ce n’était pourtant pas gagné pour Alice : elle voit son frère débarquer chez elle. Deux choses à ce sujet : j’avais oublié que T.R. Knight rejoignait le casting donc j’étais grave heureux de le retrouver malgré son coup de vieux depuis Grey’s Anatomy et d’où Alice a un frère ? C’est un peu gros mais la saison 1 nous a habitué à sortir un passé de nulle part pour ses personnages.

Le frère d’Alice apporte avec lui ses problèmes qui seront fil rouge de la saison (une histoire d’argent qui ne lui appartient pas et dont les propriétaires sont morts depuis une semaine – Qui rentre dans une maison où il y a deux cadavres ensanglanté depuis une semaine sans remarquer l’odeur ? Alice, bien sûr).

Il apporte aussi la création d’un triangle amoureux bateau entre lui et les sous-fifres d’Alice et Val, dont je ne me souviens pas les noms. Bon, Alice continue de tout gérer de front et s’en sort plutôt bien, en s’associant avec le FBI, mais en arrivant quand même avant eux sur les lieux. Et tout le monde trouve ça normal.

Elle réussit enfin à récupérer les documents et matériels confisqués par le FBI grâce à cette alliance bancale et le partage d’informations qui sont suffisantes pour la foutre en taule, mais non. Parfait.

C’est pile à temps pour que Margot vienne demander de l’aide pour sa sécurité aux filles. Hein, quoi ? Oui, oui, vous avez bien lu.

La troisième intrigue de l’épisode se concentre sur Margot qui prend la tête de la « Brittish crime family » comme la décrit le résumé de début d’épisode. Seulement, ce n’est pas facile de diriger une famille criminelle, elle est forcée de tuer un des hommes de main de sa mère d’entrée de jeu. Surtout, elle fait face à une véritable guerre lancée contre ses hommes et sa fortune. Si, au départ, elle soupçonne sa mère, elle s’aperçoit que ce n’est pas possible.

Elle demande donc de l’aide à Rhys, voit son mec se faire tuer alors qu’elle allait coucher avec et décide en toute logique d’aller demander de l’aide à ses anciennes pires ennemies, maintenant qu’elle a trouvé pire. Cela se tient. Ou pas.

La série manque toujours cruellement de cohérence, mais le rythme est bon et ils ont eu tendance à freiner les transitions un peu ratées et les découpages d’écran permanents en saison 1. Je ne sais pas trop pourquoi je note si bien cet épisode, mais j’ai aimé retrouver l’univers et les personnages, quitte à ce que ce soit pour m’en moquer et relever toutes les incohérences des développements.

Je ne doute pas que les prochains épisodes parviendront à me faire retomber dans l’ennui et les levage de yeux au ciel, mais force est de constater qu’ils ont su réparer deux défauts majeurs de la série avec cet épisode.

En effet, chaque personnage avait son temps d’écran et son intrigue propre, ce qui manquait énormément l’an dernier pour s’attacher à tout le monde, et l’introduction de deux nouveaux personnages permet la création de nouvelles dynamiques plus fonctionnelles que celles de l’an dernier (surtout avec le FBI).

Reste que le couple Alice/Ben ne m’envoie pas du tout du rêve, mais bon, ils n’en ont pas trop fait dans cet épisode, alors ça va, ce n’était pas trop gênant… Contrairement à leur scène de nudité floutée à l’arrache ou esthétisée avec jeux de lumière et plan de dos. Ridicules, mais c’est la mode 50 shades (ou du moins ce que j’en connais des bandes-annonces).

The Catch Season 2 Episode 2_0001440660.jpgÉpisode 2 – The Hammer – 13/20
Sweetie, you’re a criminal

Avec un trajet retour en bus interminable depuis mon lieu de vacances, je me suis dit que regarder The Catch pourrait être une bonne idée. Et puisqu’il faut bien que je mette à jour tous les articles du blog, autant commencer par là.

Comme la semaine dernière, la série propose de suivre en parallèle trois intrigues, ce qui s’avère assez efficace en terme de rythme.

Tout d’abord, on reprend sur le cliffhanger avec Margot qui embauche Alice et Val, ce qui provoque tout un tas de problèmes évidemment. Elle veut savoir qui a tué son mec, surtout qu’elle sait qu’elle était la cible car elle venait juste d’échanger de position avec son mec. Euh ? C’est un bien mauvais sniper quand même, vu le temps qu’il y a eu en vrai.

Alice et Val acceptent de travailler pour Margot, NORMAL, afin de récupérer de l’argent dont elles manquent cruellement. Bien sûr. Cela permet à Alice de prendre le pouvoir sur son ennemie de toujours (c’est-à-dire des trois ou quatre derniers mois dans la chronologie de la série où Ben n’est resté en prison que 72h). Seulement, les choses sont plus compliquées qu’il n’y paraît : Margot se trompe en désignant de potentiels ennemis voulant la tuer qui sont tous morts, Alice téléphone tranquilou à côté d’elle et lui révèle des bouts de sa vie privée.

Margot comprend alors qu’elle est la cible d’un tueur à gage connu pour être inconnu, justement, et se sent morte avant de l’être. De fil en aiguille, cela mène à une scène sympa pour démasquer le tueur, avec les filles de l’équipe qui se font toutes passer pour Margot. L’idée est sympa, mais un vrai tueur à gages tuerait probablement les quatre sans se poser autant de questions.

Cela dit, ce tueur à gage est un peu concon : non seulement il rate Margot dans l’épisode précédent, mais en plus il tourne le dos à Alice qui en profite pour l’arrêter. Règle numéro 1 de la vie : ne pas tourner le dos à ses ennemis. Non ? Je ne sais pas, on va dire que ce monsieur n’a jamais eu accès à une télévision.

Bref, le tueur est arrêté et tout va bien dans le meilleur des mondes. Val et Alice le laissent aux mains de Margot et s’en vont sans se poser de questions. De manière tout à fait prévisible, Margot décide donc de l’embaucher.

En parallèle, Ben et Rhys sont employés par l’agent Diaz pour une mission d’infiltration assez basique. L’agent Diaz essaye de les convaincre de travailler selon ses règles, mais ça ne prend pas sur les deux escrocs professionnels. C’est un peu gros, mais c’est loin d’être la mission la moins crédible de la série.

Il est question d’espionner un trafiquant qui planque des diamants dans des carcasses de viandes saignantes mais laissant les diamants impeccablement propres. Du jamais vu. C’est une intrigue vraiment sans plus, surtout parce que l’agent Diaz apparaît absolument pas crédible : elle débarque au dernier moment sans prévenir les deux criminels avec qui elle bosse.

C’est genre le meilleur moyen de ruiner leur couverture et clairement un truc qui ne peut pas arriver dans la vie. Bon, pourquoi pas après tout, je prends toutes les scènes avec Gina Torres moi. Pas bien brillant, mais pas catastrophique. La mission est une réussite, mais ça finit mal. Le trafiquant se casse au vert sur des conseils involontaires de Ben, qui doit annoncer la bonne nouvelle à sa nouvelle superviseur. C’est un cliffhanger peu convaincant, heureusement qu’il y a le reste.

Du côté du fil rouge de la saison, enfin, c’est-à-dire de l’intrigue Tommy, il faut noter que les enquêteurs sont particulièrement mauvais. C’est le petit frère d’Alice qui fait tout le boulot, et le fait mieux qu’eux en le faisant à peu près aussi bien que moi. Quel détective n’irait pas vérifier du côté des chiens ? Et du côté du courrier ?! C’est genre… La base ?

Du coup, Tommy s’impose petit à petit au sein de la firme. Tout le monde est surpris positivement par son boulot, notamment Alice qui est heureuse de voir son frère l’aider et lui propose un job. Cela crie le personnage qui cache quelque chose. Et effectivement, il est révélé en fin d’épisode qu’il veut juste récupérer l’argent qui est à son nom et se barrer. Pas de bol pour lui, l’argent appartient à un cartel hyper puissant.

La révélation nous offre aussi l’identité d’une taupe découverte en cours d’épisode, comme quoi, parfois les détectives sont capables de faire quelque chose de leur dix doigts. Pas mal, les gars !

Tommy apporte en tout cas un bon humour à la série, c’est appréciable. Quant au triangle amoureux qu’il forme avec Sophie et Danny, les scénaristes ne perdent pas de temps : Sophie l’embrasse quand elle est déçue de l’absence de réaction de Danny alors qu’elle vient de se faire tirer dessus. Le pauvre Danny faisait tout simplement son boulot à peu près bien. C’est aussi le seul à se méfier de Tommy. Comme quoi, faut pas désespérer.

Les trois intrigues forment une structure cohérente qui améliore grandement la série qui se divisait trop souvent en deux l’an dernier. En plus, quelques scènes permettent des réunions savoureuses, comme le coup de téléphone entre Alice et Ben/Tommy ou la scène du dîner le plus WTF et le moins crédible de l’histoire des séries Shonda Rhimes (ce n’est pas rien).

Côté couple, Alice et Ben s’engueulent, Alice reprochant une fois de plus à Ben de lui avoir menti, ce qui est à peu près la chose la plus logique du monde, mais Ben dit ne pas comprendre, surtout qu’il a quand même passé 72h en prison pour elle. OK. Alice se met à son tour dans une situation pourrie puisque Ben se réjouit de l’absence de mensonges entre eux alors qu’elle est en train de bosser pour Margot…

Ce n’est toujours pas crédible et rarement cohérent, mais je trouve pour l’instant cette saison un peu plus fun que dans mon souvenir, où la saison 1 avait été sacrément longue. Les ajouts au casting font beaucoup de bien et l’absence de Dao, vague intérêt romantique de Val, ne fait absolument aucun dommage à la série.

03.pngÉpisode 3 – The Dining Hall – 14/20
I kill people for a living, I don’t have friends.

Tommy souhaite donc se barrer avec le fric. Pas de bol pour lui, il a une sœur chiante qui veut le garder en sécurité. Du coup, il se barre tout court, avant qu’il ne soit trop tard. C’est le point de départ de cet épisode qui gère la fuite un peu trop facilement. Tommy étant présenté comme quelqu’un de particulièrement stupide, il n’est pas étonnant de le retrouver ensuite dans une bijouterie à acheter des boucles d’oreilles pour Sophie, une enquêtrice tellement douée qu’elle sait avant même de se connecter que l’argent a été récupéré par Tommy. Cela permet rapidement à Alice de retrouver la trace de son frère.

Ce n’était pas bien intéressant, du coup c’est une bonne chose que ça se déroule vite. Tommy se retrouve avec une nouvelle identité et se barre en Slovénie. Bien évidemment, il se fait rattraper par le cartel (représenté par un seul homme, qui a aussi menacé Alice et Val plus tôt), découvre qu’on lui a volé son argent et repart finalement avec sa sœur, qui n’hésite pas à le balancer à la police.

Franchement, cette intrigue n’était pas surprenante et plutôt pépère pour les scénaristes qui ne se foulent pas. On notera toutefois le retour des figurants à l’arrière-plan de la firme et, bien sûr, la création d’un ex-compagnon pour Val en la personne de Nick. Flic médiatique, c’est lui qui arrête Tommy quand Alice le retrouve. Mouais. Je crois qu’on peut définitivement dire adieu à l’agent Dao. De toute manière, il ne servait à rien.

Du côté de l’intrigue B, on retrouve Margot et son tueur à gage qui décide maintenant de draguer Sophie. En effet, Margot se retrouve à bosser avec l’équipe B, constituée de Sophie et Danny. Là encore, l’épisode nous offre du convenu et l’intrigue n’est pas passionnante. Il faut noter toutefois un nouvel intérêt amoureux pour Sophie et le serial killer, « Le Marteau ». Encore un pour Sophie, oui. Tout aussi prévisible, le rapprochement Danny/Margot ne surprend que par sa rapidité à se mettre en place, dans une espèce de relation haineuse tout à fait malsaine, forcément, mais du coup plutôt comique (le piège dans la banque notamment). Prévisible.

Enfin, la dernière intrigue s’intéresse à nos arnaqueurs bossant pour le FBI. Peu de choses à dire de ce côté-là aussi, si ce n’est qu’un fil rouge se dégage avec l’asiatique qui s’est barré dans l’épisode précédent. Il s’agit désormais d’attraper le méchant qui le dirigeait : une diplomate tout aussi asiatique. Le côté diplomate permet de complexifier la mission, qui se déroule sans l’accord officiel du FBI, et c’est l’occasion de nous révéler qu’il est très dur d’être arnaqueur, car leur boulot consiste à organiser une super soirée.

Il est toujours aussi marrant de voir le personnage de Diaz évoluer. Elle n’est clairement pas à la hauteur de ce que Gina Torres peut jouer et l’écriture du personnage est franchement pas dingue, mais les relations entre les trois fonctionnent et sont marrantes. Et puis, elle a un mari, qui finira sûrement par sortir de nulle part lui aussi (en espérant que ce ne soit pas Nick, ce serait du bon foutage de gueule).

En tout cas, pour eux, pas de bol, leur cible comprend assez vite qu’elle est la cible et se retourne contre eux. Pour s’en sortir, Rhys promet d’offrir les trois millions de dollars de Tommy qui sont dans le coffre de sa voiture, puisqu’il vient de lui voler. Évidemment. Ben se rend les chercher et tombe sur Alice en train de les récupérer.

La dernière scène est probablement la plus marrante et la plus réussie de l’épisode, avec les amants qui ne sont pas d’accord sur ce qu’ils vont faire de l’argent : sauver Rhys qui est comme un frère pour Ben ou Tommy qui est le frère d’Alice. C’est un cliffhanger réussi, même s’il ne fait aucun doute qu’ils vont aller s’occuper de Rhys d’abord, sa situation étant plus urgente.

Bon, cette saison est quand même meilleure que la première, même si ça reste un divertissement de bas étage avec bien peu de crédibilité.

Capture d'écran 2017-03-31 14.43.36.pngÉpisode 4 – Family Way – 14/20
You are really very, very good at your job.

Non, Alice n’est pas si douée dans son travail Tommy, mais ça je l’ai déjà pointé du doigt plusieurs fois depuis la saison 1, alors je vais arrêter de me répéter.

Cette semaine, l’épisode que nous propose The Catch possède un bon rythme bien vif et endiablé, avec des intrigues qui avancent un peu à toute vitesse et qui nous font presque oublier la médiocrité générale. Un 14 est donc plutôt une bonne note de ce point de vue-là, mais je trouve les répliques plus cinglantes et plus justes qu’en saison 1. En plus, je trouve qu’on a moins le temps de s’ennuyer avec la multiplication des intrigues et du rythme, même si c’est toujours bourré d’incohérences.

Tout d’abord, tout recommence au cliffhanger de la semaine dernière. Alice et Ben finissent par s’arranger en allant demander l’argent dont ils ont besoin pour sauver Rhys à… Margot. Cela fonctionne plutôt bien, même s’il aurait été plus simple de donner l’argent de Tommy pour sauver Rhys avant d’aller demander la même somme à Margot, mais bon. Nous ne sommes pas à une incohérence près dans cette série. Seulement Rhys a autre chose à faire que mourir dans son coin : il fait alliance avec les deux asiatiques qui s’en prenait à lui.

Dans un retournement peu crédible mais assez sympathique à voir, Rhys et Ben s’appliquent à faire tomber leur nouveaux associés en les faisant se soupçonner de se tromper l’un l’autre, ce qui leur permet aussi de couvrir le vol des diamants auprès du FBI. Je ne vois pas bien comment le FBI les laisse s’en tirer comme ça, même s’ils affirment ne pas avoir voler les diamants. C’est effectivement le cas, c’est bien sûr Margot qui les a, parce que Ben a eu la bonne idée de lui en parler et de lui révéler qu’il travaillait pour le FBI. C’est ce qu’on appelle une couverture très secrète tout ça, d’autant que Daniel l’entend aussi en parler.

En effet, Daniel continue de coucher avec Margot dans cet épisode. Celle-ci aurait pourtant bien d’autres chats à fouetter, mais non, les scénaristes préfèrent nous montrer longuement ces deux-là en train de faire l’amour plutôt que de nous expliquer comment elle a volé les diamants. Tant pis. Quant au « marteau », on ne sait toujours pas bien pourquoi il accepte de travailler pour Margot, mais il fait équipe avec Sophie cette semaine afin de retrouver la mystérieuse femme qui s’en prend à Margot.

J’ai du mal à accrocher à ces deux couples, même si Margot/Daniel réussit à être quand même un peu plus crédible. Il faut dire que Sophie a le droit à des scènes avec ses trois prétendants dans cet épisode, et ça fait beaucoup pour que ce soit vraiment intéressant : Daniel continue de vouloir la protéger, Tommy de se faire pardonner et le marteau la séduit l’air de rien. Ce n’est pas dingue.

À force d’un travail qu’on ne voit quasiment pas à l’écran, d’histoires à dormir debout (le sac à main ouvert dans la banque) et de bourdes de Val, toute l’équipe finit par mettre la main sur cette femme mystérieuse, qui nous offre un cliffhanger imprévu : c’est la fille de Margot ! Elle semble bien sympa pour une fille qui vient d’essayer de tuer sa mère et de la ruiner… En tout cas, la surprise est là, de même que les perspectives pour une suite qui bouge bien.

Avant tout cela, toutefois, il faut boucler l’intrigue Tommy. Malheureusement, ce n’est pas bien fou : Alice planque l’argent dans son bureau, il est donc aussitôt évident que l’épisode se finira sur la disparition du sac. Tommy le cherche en effet pendant tout l’épisode, après avoir réussi à se faire libérer de prison grâce à Ethan, un ex d’Alice dont il a vaguement parlé dans l’épisode précédent. Ledit Ethan semble drôlement attaché à Alice et leur rend tout plein de services, il y a donc fort à parier qu’on le reverra.

C’est d’autant plus évident qu’Alice ne semble pas encore remise de sa relation avec lui, quand elle comprend qu’il a aidé Tommy ou quand elle le voit. Bref, pour protéger son petit frère, elle se met une nouvelle fois en quatre et prend des risques. Tellement de risques d’ailleurs, qu’elle devrait être morte à l’heure qu’il est. Le chantage qu’elle fait au type du cartel est énorme, on voit direct qu’elle a un micro et je ne vois pas trop pourquoi le type ne la tue pas quand il entend la police arriver. Mais bon.

Comme d’habitude donc, cet épisode parvient à être divertissant grâce à des répliques sympas et des dynamiques entre les personnages qui se sont vraiment améliorées entre les deux saisons. L’arrivée de Diaz fait beaucoup de bien à Rhys/Ben, celle de Nick fonctionne mieux que Dao et Tommy apportait un peu de fraîcheur à l’équipe, fraîcheur désormais apportée par le Marteau (quel nom ridicule) et par Margot.

Je suis un peu déçu du départ de Tommy après quatre épisodes, mais je ne m’inquiète pas trop. Vu qu’Alice le laisse partir avec l’argent (qui appartient désormais à la police normalement, elle devrait donc finir en prison pour ça !) et lui dit de ne surtout pas revenir, il devrait vite réapparaître dans la série !

05.pngÉpisode 5 – The Bad Girl – 14/20
Nothing like plotting your mother’s death to keep a girl motivated.

Je continue de rattraper mes séries avant d’avoir un retard trop important, il est donc temps de parler du dernier épisode de The Catch, qui réussit une fois de plus à prouver que la série a désormais son rythme de croisière.

15 ans ?! C’est l’âge de Tessa Riley, la fille de Margot. Alice arrive à le deviner et elle est sacrément forte, parce que l’actrice n’a clairement pas cet âge-là. L’épisode commence donc très bien sur le WTF habituel avec Tessa qui déclare vouloir tuer Margot. Celle-ci reconnaît être un monstre et souhaite un test ADN sur sa « fille » pour savoir si elle l’est, laissant Alice face au dilemme de prévenir Ben ou non.

En effet, assez vite, il devient évident que Ben est le père de Tessa. Avant d’en arriver à la rencontre avec sa fille qui servira de cliffhanger à cet épisode, Ben aide le FBI à arrêter une nouvelle criminelle, Chloe Jackson. C’était une intrigue un peu bateau, avec une criminelle aux mœurs très libérée qui permet un baiser Jessica/Chloe pour les audiences et une situation classique de trahison qui mène à son arrestation. Le vrai but de cette intrigue était de mener Rhys sur la voie de la rédemption, puisqu’il débute l’épisode en méchant enchaînant les vols et le finit en aidant le FBI, exactement comme Ben.

C’était un peu simple comme retournement, et surtout ça n’a rien de permanent… a priori. Avec eux, ça suffira peut-être à tout justifier.

Cependant, cette intrigue n’était vraiment pas le cœur de l’épisode. C’est Tessa qui constitue tout l’intérêt de ce cinquième volet : après le départ du frère d’Alice, l’arrivée de la fille de Margot et Ben permet de relancer les intrigues générales, aussi bien sentimentales que dramatiques.

Et je dois dire que c’est plutôt efficace : Sybil apparaît de nouveau comme une femme a priori sans cœur, mais en fait simplement calculatrice. Quant à sa petite-fille, elle semble avoir hérité du fonctionnement familial sans le moindre souci : ses parents adoptifs ne veulent plus d’elle et elle manipule Felix, un associé de la firme, pour tenter de buter tout le monde. Bien sûr, elle échoue, mais Sybil suggère que c’est volontaire, puisqu’elle voulait simplement l’attention de sa mère.

C’est intéressant comme idée et ça permet surtout d’en finir avec l’intrigue « quelqu’un veut tuer Margot ». Les révélations sont plutôt cool et perturbent les couples de Margot et Ben, ce qui permet quelques pistes intéressantes pour la suite de la série. Surtout, cet épisode marque des réconciliations à un peu tous les niveaux et y compris entre Margot et Sybil. La famille n’a pas fini de nous pourrir nos héros… c’est tout ce qu’on demandait pour garder le divertissement à flot.

Enfin, l’épisode nous propose le début d’un nouveau fil rouge autour d’Ethan, l’ex d’Alice. On ne sait pas bien ce dont il est question encore, mais clairement le passé revient hanter l’héroïne sous la forme de Nick qui s’inquiète de son passé. En plus, le retour de Nick sert également le personnage de Val. Finalement, et ironiquement, c’est Sophie qui se retrouve sans intrigue perso cette semaine (je ne m’inquiète pas, le Marteau reviendra bien assez tôt).

Bref, malgré tous ses défauts, la série fonctionne mieux que l’an dernier je trouve, principalement grâce à des dialogues percutants. De ce point de vue-là, les additions de Justine et de Tessa sont deux excellentes choses, car elles font passer un bon humour dans la série et atténuent un peu le romantisme à deux balles pas crédible de Ben voulant acheter une maison…

06.pngÉpisode 6 – The Hard Drive – 12/20
Once again, the FBI is no match for Alice Vaughan.

Allez, on est reparti pour The Catch après un début de TGIT très moyen malgré le 100e épisode de Scandal.

Cet épisode démarre en 2009 et s’arrange pour que Val arrête Ethan et blesse Alice lors de l’arrestation de son ex-fiancé. Comme ça, on peut suivre l’épisode et savoir dans quelle temporalité on est tout du long.

En effet, l’épisode poursuit également dans le présent avec l’arrivée de Tessa dans la vie de Ben, Margot et Alice. C’est tout à fait le bon moment parce qu’en plus le FBI est compromis et une fuite met en danger Ben & Rhys. Assez vite, Ben a besoin de l’aide d’Alice dans son intrigue pour le FBI. Ils s’infiltrent sous couverture et tombent sur un mec à poil, avec cette bonne blague qui permet la citation de l’épisode. Une fois de plus, c’est un type à mémoire photographique, ce qui est un procédé hyper basique dans tout un tas de séries (à commencer par Suits dont Gina Torres vient).

Troy, c’est son nom, est avant tout un moyen de faire grimper les audiences féminines de la série de manière pas subtile du tout : il passe son épisode à poil. Bon, je suis méchant, il le passe avec quelques vêtements quand même, mais il est torse nu dans chacune de ses scènes. C’est beau…

Troy est aussi de nouveau un personnage bisexuel (enfin, il est surtout tellement narcissique qu’il veut juste plaire à tout ce qu’il bouge) pour la série. Un de plus, oui. Tous les pseudos méchants de la saison le sont de toute manière.

Bref, c’est en plus un bon moyen (il a tout pour lui) de fournir une nouvelle aide de poids pour le FBI histoire de régler la fuite et un nouvel allié de taille pour retrouver le mari de l’agent Diaz. Afin qu’elle le tue. Franchement, ne me demandez pas, c’est du Shonda et c’est du grand n’importe quoi. Cela relance ce trio dans une nouvelle direction sympa et Troy peut être un love interest marrant pour Rhys et/ou Tessa.

De son côté, Margot n’arrive pas à travailler grâce à sa mère et sa fille qui se mêlent de tout et interrompent tout. C’est marrant, mais tellement pas crédible, surtout qu’elle est toujours dans la planque fournie par Alice. Je la vois mal couvrir Sybil intentionnellement, c’est une criminelle. Cela dit, il y a un bon humour dans la cohabitation de ces trois-là qui me fait bien rire. L’épisode nous propose une intrigue qui comble un peu la saison avec une nouvelle trahison de Sybil, la mort de Fernando et le développement d’une relation Tessa/Margot. Je continue de bien aimer Tessa, il y a des choses à en tirer.

L’enquête sur Ethan n’est pas trop passionnante dans le présent, mais permet d’explorer agréablement le passé d’Alice : elle se droguait et protégeait Ethan sans savoir s’il avait tué ou non le policier qu’il était suspecté d’avoir tué. Val en policière paraît étonnamment plus jeune, contrairement à Alice ou Danny. Ce dernier rencontre Alice en la filant pour le compte d’Ethan. Il est intéressant de découvrir la manière dont ils sont devenus collègues (ou amis, même si là, elle l’embauche).

À mener l’enquête sur son passé comme ça, Alice finit l’épisode toute perturbée. Il faut dire qu’elle découvre qu’Ethan était bien innocent alors forcément, ça la perturbe. Comme en plus, Ben révèle qu’il avait effectué un profilage d’Alice pour la séduire plus vite (logique) et créer un personnage qu’elle était susceptible d’aimer, elle est vraiment chamboulée.

Il est alors temps pour un cliffhanger sur ce nouveau triangle amoureux qu’est Ben/Alice/Ethan. Et effectivement, l’épisode se termine sur une Alice tourmentée entre ses deux hommes. Oh lala. Je mets une note au-dessus de la moyenne uniquement parce que l’épisode avait des moments drôles et parvient à divertir un temps. Pendant que je fais la poussière.

Capture d'écran 2017-04-21 20.07.16.pngÉpisode 7 – The Birthday Party – 15/20
Why am I looking at a photo of a dead girl instead of your penis?

Bon et bien la série continue de me surprendre positivement en proposant un divertissement de qualité. Je le dis chaque semaine, mais il ne faut toujours pas s’attendre à une cohérence quelconque. À la place, il faut se contenter de quelques personnages très bons.

À commencer bien sûr par Tessa, qui est le nouveau personnage que je préfère dans cette saison de The Catch. Elle réussit à merveille à s’intégrer à la série et apporte avec elles des intrigues bien marrantes. Cette semaine, il s’agit d’un anniversaire auquel Margot l’envoie pour récupérer des infos et assurer sa domination. Tout commence autour d’un petit déj familial où Ben agit en père parfait alors que Margot se la joue Margot.

L’épisode est plutôt excellent du côté de cette intrigue, nous proposant une scène à la Gossip Girl, le côté argent corrompu et flingues en plus. Tessa déchire dans sa mission sous couverture et c’est très drôle à voir, surtout lorsqu’elle prend des initiatives. J’aime beaucoup ce genre de personnage qui est à fond dans l’honnêteté et qui apporte pas mal de fun. En effet, Tessa est clairement utilisée comme un élément comique dans cet épisode, surtout dans sa relation avec Ben. Celui-ci interfère dans la mission, ils se font prendre mais Margot débarque à temps pour tout rétablir.

L’intrigue était on ne peut plus stupide et trop énorme pour être crédible, mais elle m’a bien fait marrer, et je n’en attends pas beaucoup plus de The Catch.

C’était malheureusement moins bon du côté de Justine, autre personnage que j’aime beaucoup cette saison. Si la première partie de l’épisode la voit continuer à développer sa relation avec Troy (toujours aussi nu que possible) et surtout avec Rhys (avec une dragouille appréciable), elle retrouve bien vite son mari.

Et là, c’est beaucoup moins bon. Il dit être encore sous couverture et blablabla. Aucune action, donc, et, en conséquence, rien de bien intéressant à se mettre sous la dent. Dommage.

Enfin, du côté d’Alice, c’était à peine mieux. L’épisode reprend sur le cliff de la semaine dernière, avec Ben qui fait tout pour devenir super ami avec Ethan. Cela tombe bien, parce qu’Ethan est le nouveau client d’Alice car il a vu tous ses mails fuiter. Sophie s’en dit responsable à cause de son enquête de la semaine dernière, ce qui m’a un peu fait lever les yeux au ciel je dois dire.

Ce n’était que le début, parce que le personnage de Sophie ne m’a franchement pas plu cette semaine. On la découvre subitement hacker quand elle réussit à prendre le contrôle d’une voiture à distance, genre normal. La scène était marrante et bien fichue, mais c’est tout de même énorme. Bref, l’équipe n’a pas trop de mal à régler le problème d’Ethan.

Celui-ci révèle alors à Alice qu’il a une fiancé nommée Gretchen. OK. C’est cool, mais alors pourquoi l’un et l’autre passe l’épisode à se draguer, hein ? En effet, ils se vengent en provoquant une soirée catastrophe à la fête du riche qui s’en prenait à lui, se faisant virer de là illico. Et Alice en est très heureuse, à en juger par son sourire.

Comme en plus, Ben est très heureux de passer du temps avec Margot et Tessa, cela promet des scènes intéressantes pour la suite de la série. Pas autant que le cliffhanger qui voit le retour de Felicity chez Margot.

Felicity, on l’avait déjà vu en saison 1, et Rhys en parle lourdement dans tout l’épisode pour la réintroduire. Il pense l’avoir tuée, mais Margot la savait de toute évidence en vie. Alors oui, Felicity est à la fois l’ex de Rhys et de Margot, et c’était pour ça qu’il l’avait tuée. Cela dit, je dis ex, mais les deux filles n’hésitent pas longtemps à s’embrasser. Danny sera heureux, surtout après avoir envoyé une photo de son sexe à Margot en échange d’une info cette semaine…

Oui, cet épisode avait son lot de scènes comiques quand même : outre celle-ci et la voiture télécommandée, je pense également à Margot dans son coffre ou la réplique finale de Tessa à la fête. C’était bien mené et agréable à regarder, même si c’était un peu long du côté Justine/Rhys.

09Épisode 8 – The Knock-Off – 15/20
I just have sex with her. She’s alive.

J’étais assez peu motivé par le visionnage de cet épisode parce que le reste du TGIT m’a un peu déçu aussi. Cependant, le retour de Felicity m’intrigue assez pour faire play malgré tout.

Cela ne manque pas : cette semaine débute sur Felicity et Margot au lit, comme je m’y attendais. Felicity nous donne quelques informations vagues sur sa survie et son retour, puis Tessa débarque et les surprend de bons matins. Cela promet. Évidemment, elle pique sa crise au petit déjeuner mais Margot demande à Tessa de partir pour parler d’une mission avec Felicity. Il s’agit pour elles de voler une bouteille hautement sécurisée. OK, OK.

Mouais, mouais, mouais. Pour celle-ci, Margot largue Tessa à Alice puis récupère Danny et Sophie. Cette dernière surprend le couple dans l’ascenseur. Pas mal du tout pour foutre la merde avant une inévitable rupture Danny/Margot lorsqu’il apprendra l’existence de Felicity. Sophie est bien déçue par Danny, mais amusée de le voir tenter de lui prouver qu’il a une vraie relation avec Margot quand celle-ci veut juste travailler.

Bref, Margot l’utilise et ça ne plaît pas à Sophie. Pourtant, c’est rigolo, surtout que Margot excelle dans cet épisode. Ainsi, Felicity et elle n’ont aucun mal à remplir leur mission dans le casino. Fun, bien que vu et revu comme type d’intrigue.

À l’agence, Alice rencontre son sosie : Gretchen, la fiancée d’Ethan, une rousse aux yeux bleus. Il est sûr qu’elle ressemble beaucoup à Alice, mais cela ne peut que me mettre la puce à l’oreille après les révélations sur Ben faisant tout pour copier Ethan afin d’arnaquer Alice.

Gretchen a évidemment besoin de l’aide d’Alice et Val, parce que sinon, nous n’aurions pas d’épisode. Ce n’est pas bien intéressant et comme prévu, Gretchen est bien en train d’arnaquer Ethan. Elle a un projet de ligne de fringues stupide mais éthique. Le problème, c’est que son investisseur potentiel trempe dans des ateliers illégaux, alors elle demande à Ethan de financer ce projet. C’est gros, mais c’est gros !

Dans cette série cependant, plus c’est gros, plus ça passe. Ethan finance, malgré l’avertissement d’Alice, que Gretchen n’aime pas du tout. Après quelques recherches supplémentaires de Tessa, l’arnaque devient évidente. Alice parvient donc à faire entendre raison à son ex en lui montrant que Gretchen est déjà mariée.

En toute logique, donc, cet épisode nous montre que l’ex d’Alice est lui aussi piégé par une arnaqueuse et que celle-ci prend également le risque de faire appel à une détective privée pour bosser sur son mari. Voilà, voilà, quoi.

Pendant ce temps, Troy continue de se trimballer quasiment nu chez Rhys. C’est marrant, mais bon, comme ils l’ont introduit comme nudiste, c’est un peu con de le laisser tout le temps en caleçon, non ? Ah oui, c’est vrai, on est sur ABC, c’est juste pour là pour faire grimper l’audience. Ridicule, mais pas autant que sa réintroduction en tant que disque dur.

Le but pour eux cette semaine est de faire tomber les méchants que poursuit le mari de Justine. C’est une mission tout à fait routinière, qui permet à leur équipe de visiter un aérodrome déjà vu dans Scandal et bon nombre d’autres séries.

Une fois que la mission est terminée, ils comprennent un peu trop tard que le mari de Justine, Eddy, est en fait le grand méchant de l’histoire. J’ai envie d’ajouter : forcément. Là encore, c’est trop gros quoi. Ils se débrouillent pour l’arrêter malgré tout, Troy ne sert donc officiellement plus à rien… mais il est sûr qu’on le reverra, puisqu’il a la carte de Justine. Rhys le laisse filer sans même coucher avec, c’est étonnant… mais notre british semble avoir un vrai penchant pour Justine.

Enfin, tout ça, c’est avant que Margot débarque, frustrée d’avoir été doublée par Felicity, et lui révèle que celle-ci est encore en vie. C’est un bien meilleur cliffhanger que l’autre, qui voit Ben jaloux qu’Ethan embauche Alice à plein temps. Le triangle amoureux se développe quoi…

09-2.pngÉpisode 9 – The Cleaner – 18/20
I can’t believe you came all the way from the dead and didn’t call.

En bon plaisir coupable, The Catch délivre un bon épisode aujourd’hui, avec un mélange de toutes les intrigues… au point d’en devenir franchement excellent sur sa fin !

L’épisode recommence avec Rhys et Margot qui essayent de comprendre le plan de Felicity. N’y parvenant pas, Margot demande à Alice de l’aide, surtout pour retrouver le Cleaner. S’il a le titre de l’épisode, c’est bien tout ce à quoi il sert, car on apprend finalement qu’il ne s’est jamais débarrassé du corps de Felicity comme on lui avait demandé.

Travailler encore avec Margot sur des affaires illégales énerve Val, qui fait promettre à sa partenaire que c’est la dernière fois. Mouais, c’est d’une crédibilité, toujours. Enfin, cette fois, c’est juste qu’il est évident qu’Alice ment.

Rhys se barre soi-disant en vacances, malgré la demande de Ben de l’aider à trouver de quoi faire tomber Ethan. Face à ce refus, Ben demande l’aide de Justine, qui trouve bien sûr quelque chose. Le problème, c’est que bien sûr, il est innocent et se fait arnaquer par quelqu’un d’autre… Carol, une secrétaire qui bosse depuis des années pour lui. C’est sans grand intérêt franchement, mais c’était plutôt marrant, grâce à une bonne actrice secondaire. Cette pauvre Justine n’a servi à rien cette semaine, puisqu’elle était privée du duo avec Rhys qui lui apporte tout son côté comique habituellement. Toute cette intrigue n’est pas franchement passionnante, mais permet d’entendre parler de Mockingbird…

… Qui est très précisément l’homme qui Margot rencontre en fin d’épisode après avoir mené des recherches de son côté. En effet, Margot, Tessa et Danny ont mené ensemble leur mission qui a permis de faire évoluer la relation entre Margot et Danny ; qui deviennent ainsi un véritable couple. C’était efficace, sans prise de tête ni longueur… Et puis, il faut bien avouer que je suis sous le charme de Tessa, alors même si c’était tout pourri dans l’exécution, j’ai beaucoup ri.

En vérité, Rhys n’est bien sûr pas franchement parti en vacances. Il confronte Felicity qui s’en sort indemne une fois de plus en prenant Tessa en otage pour trente secondes. La rencontre entre Rhys et Tessa est parfaite, encore qu’elle aurait pu être encore plus drôle. Bref, Felicity se barre une fois de plus, Rhys fait donc appel à Alice pour mener l’enquête. C’est donc une nouvelle association avec un criminel qui voit le jour pour l’agence, c’est tout à fait logique. Bien sûr, la seule que ça énerve vraiment est Sophie, qui est érigée en compas moral cette saison. C’est la seule à être encore complétement neutre vis-à-vis des criminels, ou en tout cas à vouloir faire une différence bien/mal, surtout depuis la disparition du marteau.

Quant à Felicity, elle a disparu pour mieux revenir en fin d’épisode : elle tire une balle dans l’abdomen de Sophie et prend Tessa en otage, pour de bon cette fois. Sophie finit à l’hôpital, Danny révèle à Alice et Val qu’il sort avec Margot, le tout après qu’Ethan dise à Alice qu’il a encore des sentiments pour elle. Cette fin d’épisode est excellente, accélérant le rythme de manière surprenante et préparant le terrain de la fin de saison.

Pour cela, rien de mieux qu’une bonne révélation de dernière minute concluant un enchaînement d’événements déjà bien riches : le Mockingbird qui contrôle tout dans l’ombre depuis un moment et que Margot rencontre en fin d’épisode ? C’est bien sûr le frère d’Alice ! Oh, notre bon vieux Georges O’Malley a sacrément changé et c’est tant mieux, car ça promet de bons épisodes pour la suite.

The Catch Season 2 Episode 10_0001089923Épisode 13 – The Mockingbird – 17/20
He’s not Mockingbird, he’s my idiot baby brother.

La série est annulée alors que les producteurs et scénaristes espéraient clairement un renouvellement. Cet épisode est donc le dernier de la série et il ne conclut bien sûr pas toutes les intrigues entamées, au contraire. C’est frustrant et ça manque clairement de respect pour les gens regardant encore, mais bienvenue dans le système américain. Nous ne reverrons même pas Sophie dans cet épisode, elle finira donc la série comme une idiote à se faire tirer dessus et c’est tout. Frustrant, je vous dis.

Tout le début d’épisode manque un peu de rythme si vous me demandez mon avis. Il réussit très bien à nous transmettre un sentiment d’urgence avec Alice, Ben, Rhys et Margot qui se réunissent en apprenant l’enlèvement de Tessa. Comme en plus, Mockingbird/Tommy vient d’apprendre à Margot qu’elle avait perdu le contrôle de la firme, on sent bien que c’est la merde. Les quatre mettent au point un plan pour récupérer Tessa…

Pas de bol, Tessa fait finalement équipe avec Felicity, qui est celle qui l’a retrouvée. C’était un joli rebondissement, même si ça m’a un peu énervé sur le moment. Ils en ont fait beaucoup autour de Tessa pour que ce ne soit qu’un plan d’une gamine capricieuse. J’aurais été déçu qu’elle reste la méchante de l’épisode, mais bien sûr, en bonne capricieuse qui se respecte, elle finit par retourner sa veste et aider ses parents à se débarrasser de Felicity. Cette dernière réussit malgré tout à tirer sur Rhys avant l’arrivée d’Alice, qui a fait équipe sur ce coup-là avec Justine et Ethan.

Il y a du bon de ce côté de l’intrigue : il était savoureux de voir Justine forcée de travailler avec Alice, surtout que c’était efficace. Toute la partie avec Carole et Tommy était une belle manière de perdre du temps, mais ça restait divertissant, sans forcément proposer un rythme de dingue. En revanche, la balle que se prend Rhys était juste assez surprenante pour fonctionner. Seulement, ce n’était que le milieu de l’épisode et il était assez clair qu’il y avait d’autres plot twists à venir.

Tommy, arrêté par Justine et retenu sans raison dans les locaux de la firme d’Alice et Val, parvient à s’échapper grâce à des agents du FBI qui ne parlent même pas après avoir affirmé qu’il n’était pas Mockingbird. C’est stupide, c’est gros comme une maison, mais Danny se laisse avoir. Tout ceci permet la révélation ultime : Mockingbird n’est pas Tommy, mais… Rhys.

C’est naze. Je me suis laissé avoir comme un bleu et je suis frustré. Je pensais vraiment que ce serait Ethan (ou Sophie comme on ne l’avait pas vu de l’épisode). La révélation fonctionne à merveille du coup et donne pas mal de points à la note de cet épisode, car je ne m’attendais pas à ce que Rhys soit le « méchant » après tout ce qui avait été fait sur sa rédemption, de sa relation avec Justine et Troy à l’arrestation de Chloé. C’est franchement du gâchis, mais c’est retentissant.

Malheureusement, ça retentit dans le vide. Bien sûr, on nous ouvre de jolies perspectives de rivalité Ben/Rhys et une chasse à l’homme par Justine, mais nous ne verrons jamais tout cela. Pendant ce temps, Ben avertit Margot que Justine s’apprête à l’arrêter, Tommy redevient gentil et apporte tout un tas d’informations, Val fait de la figuration et n’a aucune conclusion, Danny décide de s’enfuir avec Margot, Tessa & Ben. Sans raison toutefois, il reste finalement auprès d’Alice pour l’aider à… à quoi ? On ne sait pas bien. J’aurais préféré une fin ouverte où tout le monde prenait l’avion, ça aurait été moins frustrant.

Finalement, cet épisode se conclut sur un avion qui s’en va, séparant Alice et Ben tout autant que Danny et Margot. Au loin, les sirènes de la police se font entendre et je ne vois pas comment Alice, Danny ou même Ethan qui a fourni le jet peuvent s’expliquer sans finir en prison quoi. De toute manière, je n’aurais jamais à le voir.

The Catch Season 2 Episode 10_0002410954

EN BREF – Je suis frustré par l’annulation de la série. Je n’avais pas aimé la saison 1, trop molle et incohérente. La saison 2 était partie dans une opération de récupération du public avec un casting réussi d’acteurs réputés (ce n’est pas un hasard et c’était pour gonfler les audiences). L’arrivée de Justine et Tommy ont redéfinit la série en un show marrant et basé clairement sur la famille, ce qui a encore été confirmé par l’arrivée de Tessa, reliant définitivement la firme aux « gentils ».

Tout ceci manquait bien sûr de crédibilité générale, mais la série ne se prenait plus au sérieux. Elle était devenue un vrai guilty pleasure, avec des intrigues réussies car divertissantes et de bonnes tranches de fou rire. L’arrivée de Tessa y est pour beaucoup, c’est vrai, mais je trouve que tous les personnages introduits cette année, même Troy ou Chloé, apportaient avec eux une certaine fraîcheur qui faisait du bien à la série.

Finalement, il est difficile de regretter d’avoir continué car je me serais bien amusé avec cette saison, mais ça aurait peut-être été préférable de me contenter de la médiocre saison 1 pour ne pas être si déçu. Je me remettrais de cette annulation, c’est sûr, mais ne pas avoir une vraie conclusion est frustrant. Avec ces treize épisodes, ils auraient très bien pu proposer une fin satisfaisante en plus, si au moins les couples étaient partis ensemble et que Val et Justine avaient arrêté Rhys par exemple. Là, ce dernier épisode a un amer goût de gâchis.

Tant pis et adieu.

The Catch Season 2 Episode 10_0000520132
Adieu oui, sauf à Tessa, que j’espère bien retrouver au plus vite dans d’autres séries 😦

The Magicians (S02)

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Spoilers

Ci-dessous, mes critiques des épisodes de la saison 2 de The Magicians juste après leur visionnage.

Avis : Parfait, moins d’un moins après mon bingewatching intensif de la saison 1 pour le Challenge Séries 2017, la saison 2 de The Magicians débarque. Bon, pour être tout à fait honnête, ça a quand même été une pause assez longue pour oublier certains éléments, mais bon.

Histoire de ne pas prendre de retard, surtout que mes jeudis vont être chargés en février, j’ai décidé de me lancer dès que possible dans cet épisode, surtout que le tout Twitter (oui, toi aussi, probablement) en parlait déjà. Je ne sais pas trop ce que j’attends de cette saison 2, probablement une exploration plus poussée de Fillory, qui risque de me blaser un peu, mais bon.

Allez, c’est parti (avec spoilers) !

Note moyenne de la saison : 15/20

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

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Épisode 1 – The Knight of Crowns – 16/20
It’s a little hard to kill me at the moment

C’est gagné pour l’exploration de Fillory, je n’en attendais pas tant ! Dès le début de cet épisode, on en voit plus que prévu avec Quentin qui fait un pacte bizarre qui ne sert finalement à rien car Alice a la situation sous contrôle et a soigné à peu près tout le monde, sauf les mains de Penny. Franchement, je ne m’attendais pas à autre chose que la résurrection de tout le monde, mais pas si vite.

Autant dire que cet épisode démarre sur les chapeaux de roue et reste à ce rythme, ce qui est déjà un bon point par rapport à la saison 1 qui traînait parfois en longueur. J’ai adoré l’exploration de Fillory, là où je m’attendais à être blasé. Les effets spéciaux sont quand même bien foutus et les plans hyper travaillés, notamment du côté de ce pont de fleurs (mais un peu moins au moment du couronnement).

Côté évolution des personnages, j’aime beaucoup l’intrigue sur les mains de Penny, il y a de quoi faire, surtout avec son sale caractère. En plus, ça apporte une touche d’humour et j’adore ce perso, alors je suis satisfait pour le moment. Eliot semble d’un coup devenir beaucoup plus attaché à tout le monde, ce qui peut se justifier puisqu’il ne quittera plus Fillory, mais ça se fait un peu trop rapidement par rapport à la saison 1 où il était pas mal détaché du groupe. Idem pour Margo, d’ailleurs.

Les choses se sont déroulées vite, tellement vite qu’ils sont déjà en 2017 dis-donc, et tous couronnés en un rien de temps. Le retour à Brakebills pour s’attaquer à la Bête risque d’être sympa après tout ça.

Malheureusement, Jules est une fois de plus de séparée du reste du groupe. C’était prévisible, surtout avec cette fin de saison, mais j’attends déjà le moment de la réunion avec impatience, surtout que cette fois, je n’accroche pas du tout à son intrigue et à celle de Martin. Son viol est trop rapidement laissé de côté et je ne vois pas trop vers où ils se dirigent… J’avais qu’à lire les bouquins, me direz-vous.

Quoiqu’il en soit, c’est un retour plutôt réussi avec de bonnes répliques (même meilleures que dans mon souvenir récent de la saison 1, tant en humour que dans les références aux années 90 et à Dirty Dancing – dafuq?), qui aurait sûrement pu marquer quelques points de plus en clarifiant les choses, car je l’ai trouvé un peu confus par moment. Peut-être pour mieux se dévoiler par la suite, allez savoir !

La série a en tout cas énormément changé en une saison, elle en dévient méconnaissable et est partie dans un vrai trip fantasy en fin de saison 1… qui se passe très bien pour l’instant !

Capture d'écran 2017-02-02 17.05.21.pngÉpisode 2 – Hotel Spa Potions – 14/20
Magic is the problem.

Malgré quelques problèmes de rythme, c’était un second épisode solide pour cette deuxième saison. Je n’aime pas trop cette habitude qu’ils ont de diviser les personnages et intrigues, mais au moins, ça m’aide pour mes critiques. Alors c’est parti.

D’un côté, nous avons le retour (de courte durée) de la majorité du casting à l’université. C’est de loin l’intrigue la plus consistante de cet épisode, où il faut se réhabituer à la vie sur le campus, tout en cherchant une nouvelle arme pour se battre contre le grand méchant. Le côté énigme fonctionnait plutôt pas mal, même si la majorité des trucs qu’ils font avec de la magie, moi, je peux les faire avec internet (surtout le coup des anagrammes). Mais pourquoi pas, l’ensemble était assez solide et donnait du rythme à l’épisode. Et il y en avait besoin, car il n’y avait pas de gros moment explosif cette semaine, où chacun vit sa petite vie de son côté.

Une sous-intrigue voit Penny se battre avec ses mains, ce qui est surtout une excuse pour entretenir sa relation un peu chelou avec le Professeur Sunderland. Les scènes érotiques de Penny manquaient un peu trop la semaine dernière où on ne l’a vu à poil que par principe, ouf, nous sommes sauvés avec cet épisode qui réaffirme cette ambiance étrange.

Ailleurs en ville, Julia se tape l’intrigue la plus chiante de la semaine, avec un Martin toujours de bonne humeur et toujours chantant. Contrairement à elle, je trouve qu’il a heureusement une plutôt jolie voix, mais je n’ai pas du tout accroché à cette partie de l’épisode, et pourtant j’aime bien le personnage, en théorie. Même ses retrouvailles rapides avec Quentin n’ont pas réussi à me convaincre, puisque ces deux-là sont tellement dans le conflit qu’ils en oublient de s’écouter vraiment. Frustrant.

Enfin, c’est Eliot qui m’a contre attente le plus plu cette semaine (je vois d’ici Yodabor sauter de joie à la lecture de cette nouvelle). En effet, j’ai trouvé très pertinentes ses scènes, que ce soit la gestion de son rôle de roi et de l’agriculture ou celles avec sa femme. J’espère que ça pourra continuer sur cette voie, car étonnamment le personnage s’en sort très bien tout seul, et même mieux qu’avec Margo ou Quentin dans ses pattes. J’ai trouvé le personnage beaucoup plus posé, malgré une touche de fantaisie qui fait du bien, là où j’ai l’habitude de lever les yeux au ciel tellement ils vont trop loin dans le délire d’habitude. Pas sûr que ça plaise à ses fans, mais moi, j’étais content de le voir s’occuper un peu de la vie de son royaume.

Du coup, le cliffhanger ne m’a pas spécialement enchanté, avec le retour de tout le monde à Fillory. Oui, je sais, c’est moi qui demandait à ne pas avoir trop d’intrigues séparées, mais puisque j’accrochais enfin avec Eliot, c’est un peu con ces retrouvailles si rapidement dans la saison.

J’ai trouvé un peu moins de bonnes répliques dans ce second volet, mais de manière générale, ça reste assez drôle et vif pour maintenir l’attention même dans les mauvaises scènes, alors je suis plutôt satisfait.

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Épisode 3 – Divine Elimination – 19/20
Sorry not my problem

Wow cet épisode est passé d’un extrême à l’autre et nous a pondu une fin de saison au beau milieu de l’épisode 3. On m’explique ?

Non parce que j’avais commencé ma critique devant l’épisode, et ça partait comme ça : « Mais qu’ils sont cons et mauvais ! Eliot se fait ensorceler en s’asseyant sur son trône et ils sont pas fichus de s’en rendre compte alors que c’était plus gros que le château de Fillory. Du coup, hop, on perd Margo, Quentin et Alice, et nos héros se lancent dans une course pour s’entretuer, avec un Penny paumé pour les sauver. Si le début n’est pas hyper subtil, l’idée de base fonctionne et est marrante pour occuper un épisode divertissant, qui risque d’être vite oublié. »

Oui, bien sûr…

Et puis, en fait non, pas du tout, la fin m’a totalement laissé sur le cul et ce début n’était qu’un moyen de perdre un peu de temps et de nous faire croire que tout serait facile cette semaine. Cette intrigue de départ est donc vite expédiée pour passer à une fin bluffante et changeant définitivement la suite de la série.

De son côté, Jules continue de vivre sa vie dans son coin, avec un Reynard tueur de chaton et bouffant les doigts de Marina. C’est pas dingue, tellement pas dingue que je ne suivais pas vraiment l’épisode (bouuuh). Finalement, Jules croise de nouveau le chemin du groupe pour une petite minute qui fonctionne vraiment bien et qui lui est suffisante pour bousiller les mains de Penny à nouveau. Cela devient un running gag plutôt efficace et embêtant pour le personnage, dont on ne sait pas ce qu’il devient après avoir été attaqué par ses propres mains.

Cela dit, ce qui révolutionne la série, ce sont les dix dernières minutes : Alice se transforme toute seule en monstre pour réussir à venir à bout de Martin au bout d’une seconde confrontation avec lui dans cet épisode.

La série nous fait croire à sa mort, mais elle revient finalement complétement surchargée de pouvoir et capable de tuer Martin en quelques secondes. Ainsi, son plan fonctionne, sauf qu’elle s’en prend ensuite à ses amis, qui décidément n’auront pas fait grand-chose d’utile cette semaine, et que Quentin, pour les protéger, se retrouve à la… tuer ?

L’épisode se termine comme ça, alors que côté de Jules, c’est Marina qui s’est fait tuer. Tu parles d’un putain de cliffhanger !

J’aurais aimé que Marina reste un peu plus longtemps dans la série, mais je doute qu’on la fasse revenir comme ça, elle a largement eu le temps de servir à ce à quoi elle devait servir – à moins que sa mort ne recèle une surprise, vu qu’on ne l’a pas vu à l’écran, mais c’est peu probable. Quant à Alice, j’ai du mal à croire qu’elle soit vraiment morte vu la rapidité avec laquelle ils ont expédié les morts du season final… mais en même temps, ses adieux étaient parfaits, avec la scène où Quentin semblait avoir mûri par rapport à leur relation.

Oh putain, je suis sur le cul, ils ont géré la manière d’introduire cette double mort, c’est juste totalement dingue.

04.pngÉpisode 4 – The Flying Forest – 13/20
I don’t know how to politely ask you to fuck me

Il ne faut pas longtemps pour que le royaume se divise à la mort d’Alice, parce que même Margo et Eliot en arrivent à s’engueuler pendant les opérations de Quentin. Penny parvient enfin à rejoindre Fillory et y apprend la mort de sa pote.

Quentin se réveille trois semaines après tout ça et après ses opérations par les centaures. Le seul que l’on voit nous vient tout droit de The 100 et j’ai du mal à me faire l’idée. Bref, l’idée est surtout de réunir Quentin et Penny autour d’une même intrigue, c’est nouveau et plutôt bien fichu de les voir travailler ensemble. Leur but est de capturer la White Lady qui devra alors leur donner ce qu’ils veulent (Alice et des mains, respectivement). Cela n’est pas sans problème et ils partent alors dans un trip au beau milieu de la forêt…

Franchement, cette série trouve toujours le moyen de partir en vrille sévère, c’était une « weed forest » quand même. Ils finissent par la trouver, mais bien sûr, Alice ne peut être ramenée par la magie (sans autre explication que cela) et Penny retrouve ses mains dans la douleur. Quentin conclue alors par un petit discours tout mielleux sur son amour perdu et le fait qu’il a tout ce qu’il a toujours voulu mais ce n’est pas suffisant, ouin ouin. Bon, OK, il a des raisons de pleurnicher, je veux bien.

L’intrigue retombe violemment par rapport à la semaine dernière, j’ai déjà beaucoup plus l’impression d’un épisode à la semaine. Bref, Quentin quitte Fillory en pleine dépression…

En parallèle, Margo a la brillante idée de fabriquer un double d’Eliot, mais je ne vois pas trop ce que c’est censé apporter à la saison, à part des scènes de cul de plus (mais c’était marrant cette double scène). Il se rend auprès d’Henry pour demander des conseils, mais Henry a de toute manière ses propres problèmes avec ses sorts qui foirent. Il ne lui en parle pas et le conseille de vivre une seule vie plutôt que deux… OK.L’intrigue Eliot/Margo se conclue sur l’idée qu’ils peuvent se servir de la magie pour rendre hommage à Alice. Franchement, tout cela n’était pas hyper passionnant et ne servait pas vraiment de fil rouge.

Étonnamment, Alice ne manquait absolument pas à la série…

Enfin, Julia retrouve Kady dans un squat misérable et la ramène chez elle. C’est probablement une très mauvaise idée après tout ce qui est arrivé dans cet appartement, mais bon, elle a l’air de vouloir rester y vivre avec le cadavre de Marina. Cela tombe bien, car ça lui permet d’apprendre que ce qu’elle cherche est dans la bibliothèque de Brakebills.

Ce n’est pas bien intéressant de la voir se confronter à Margo, qui est décidément partout dans cet épisode, mais ça s’améliore quand elle fait revivre pour quelques instants une Marina qui a des infos cruciales à lui filer.

Je suis donc forcé de reconnaître que j’avais tort la semaine dernière de la penser morte pour de bon à l’inverse de ce que j’en pensais, et Alice y est bien passée. C’est osé de pondre ça en début de saison, même si ça respecte le livre. Je leur reconnais au moins ça, mais l’épisode était tout ce qu’il y a de plus classique, et à peine divertissant.

05Épisode 5 – Cheat Day – 15/20
You can’t cheat everyday

Penny a récupéré ses mains… mais pas de bol, ce ne sont pas les siennes et il est incapable de jeter des sorts avec. Il retourne donc voir le professeur au nom imprononçable dans son igloo pour accomplir des taches ridicules et infiniment longues qui le mènent dans une quête supplémentaire. Mouais, pas bien brillant.

Quentin vit désormais une petite vie de bureau bien pépère. Étrange par rapport au caractère du personnage, mais pourquoi pas, surtout qu’il se retrouve à bosser avec la nana qui s’était défigurée et était responsable de la mort du frère d’Alice. Il va falloir que j’apprenne son nom car c’est une périphrase pas très simple à utiliser. Bref, ils critiquent ensemble l’usage et l’apprentissage de la magie fait à Brakebills, se disputent et se rapprochent de nouveau, un peu dangereusement. Si peu de temps après Alice, c’est un peu abusé, mais en même temps, je n’ai jamais particulièrement shippé ce couple et je ne trouve pas qu’elle me manque.

En même temps, la nana fantasme sur son ancien prof (le fameux russe de Penny, envoyé dans son igloo à cause de cette coucherie) et avec un peu de magie s’arrange pour coucher avec. Quentin, lui, en profite pour passer une nuit avec un clone d’Alice… avant de larguer la nana au petit matin. C’est une intrigue sans grande surprise jusqu’au cliffhanger, où Quentin aperçoit Alice lui demander de l’aide. Allez savoir.

De leur côté, Jules et Kady s’amusent à faire des cercles dans les journaux et la première découvrent qu’elle est enceinte, sans vraiment savoir de qui. Peu importe cela dit, elle veut aussitôt avorter, et je la comprends. Cependant, ce n’est pas si simple et le monde semble se retourner contre elle. Forcément, le fœtus se protège ou est protégé, allez savoir. Jules n’est pas au bout de ses peines, je crois.

Eliot découvre lui aussi qu’il s’apprête à être papa dans son royaume. L’avantage, c’est que c’est une intrigue que je n’ai pas vu venir, contrairement à la seconde où son serviteur essaye de le tuer. Cela reste sympa avec de bons jeux de mots, allégeant un épisode un peu lourd avec l’intrigue Jules et le deuil de Quentin. En plus, il y a un rebondissement final avec la femme d’Eliot de mèche avec le FU fighter.

Bref, c’était un épisode plus divertissant que la semaine dernière, mais toujours pas exceptionnel pour autant. Sympathique, il met en place des choses qui seront intéressantes à développer par la suite.

Capture d'écran 2017-03-09 19.39.52.pngÉpisode 6 – The Cock Barrens – 14/20
You and Alice had sex to Cirque du Soleil?

Bon allez, j’ai un challenge à assurer quand même, je me décide à rattraper mon retard dans The Magicians tant qu’il est temps. Pas comme Supernatural où j’ai juste pris un mois de retard dans mon planning, quoi.

Quentin tente de ramener l’esprit d’Alice à lui, et ça ne fonctionne pas vraiment, au-delà du fait qu’il est ridicule. Il se rend ensuite à son enterrement, où il tombe une nouvelle fois sur elle, ou en tout cas où il hallucine sur sa présence. Il est tellement discret qu’il se fait griller en dix secondes par son ex beau-père quand il commence à fouiller la maison.

Cela part dans une intrigue pas géniale d’Égypte, de ka, d’esprit et autre quoi. Je ne suis pas convaincu, en plus le père d’Alice est ridicule et je n’aime pas trop le personnage de la mère. J’aime déjà beaucoup plus la révélation finale : Alice est coincée dans le tatouage dorsal de Quentin. Cela n’aurait aucun sens dans n’importe quelle autre série, mais c’est The Magicians.

De leur côté, Jules and Kady continuent leurs recherches de la nana qui a réussi à se débarasser de Reynard. Cela fonctionne trop vite et trop simplement pour que ce ne soit pas un piège : et ça l’est. On apprend donc qu’elle a banni Reynard en accouchant, ce qui n’arrange pas trop Julia. Prise en otage, elle est libérée par Kady. Génial quoi, juste un petit contretemps sur le fil rouge, même si elles récupèrent au passage un autre otage étrange, un Haxenpaxen, pendant que leur tortionnaire finit face à face avec son pire cauchemar.

Enfin, Penny continue de vouloir sauver ses mains et demande de l’aide à Eliot. Malheureusement pour lui, ce n’est pas dans cet épisode qu’il avancera à ce propos. En effet, la femme d’Eliot tente de lui annoncer la vérité sur son passé, mais elle est interrompue par Penny, puis par le Prince Ess. Sympathique nom. Celui-ci prend le château en otage après que Margo refuse de l’épouser, et heureusement, juste après le départ de Penny. Pas franchement passionnant, mais assez divertissant pour être amusant.

Margo couche évidemment avec le prince en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, mais c’était marrant. Elle fait ensuite le cauchemar le plus cliché du monde où Penny la rejoint et découvre où le château de Fillory s’est retrouvé. Eliot, lui, apprend la vérité sur sa femme et Penny comprend que le château n’a jamais été pris en otage. Cela suffit pour que Margo décide de déclarer la guerre au royaume de Loria. Évidemment.

Cette série a le don de s’embarquer dans des intrigues totalement perchées quand même !

Capture d'écran 2017-03-09 20.08.28.pngÉpisode 7 – Plan B – 18/20
Our garbage relationship that ended with Eliot’s dick in your mouth?

Alice continue de hanter Quentin, mais cette fois-ci elle parle. Bon, finalement, ils ont donc réussi à trouver le moyen de ramener Alice dans la série comme si de rien n’était. Je ne m’étais pas trompé lors de l’épisode 3.

De son côté, Julia continue de chercher un moyen d’avorter et s’adresse à des coréennes qui lui demandent pour le faire un million de dollars. Du coup, Kady et elle décident d’aller cambrioler une banque et se font attaquer avant de mettre un plan au point par une créature invisible. Elles sont fort heureusement sauvées par le Haxenpaxen, qui meurt au passage. OK, grosse utilité dans la série le mec. Bon, paumées, elles se rendent donc à Brakebills.

Parfait, ça lui permet de retrouver Quentin, qui continue donc d’avoir l’avis d’Alice sur tout ce qu’il lui dit. Ils décident donc d’aller voler une banque ensemble. Bien sûr, c’est logique.

En parallèle, la guerre se profile à Fillory et Margo découvre alors que le royaume est fauché. C’est con. Ou pas, puisque que Quentin leur explique vouloir cambrioler la banque.

Penny continue de vouloir sauver ses mains à Brakebills et tombe nez à nez avec Kady. Ils s’embrassent aussitôt et Kady arrive à le convaincre de voler la banque. Oh, j’adore comment cet épisode réunit tout le monde de la manière la plus logique qui soit.

Margo déchire et a tout de suite un plan pour faire le casse du siècle. Autant en saison 1, elle me saoulait, autant elle est devenue mon personnage préféré cette année de manière hyper rapide. Kady déchire à gérer le problème du Gobelin invisible qui s’en prend à Julia. Et tous se lancent dans le cambriolage comme si c’était parfaitement normal. Et ça l’est à vrai dire.

Le plan foire évidemment de la meilleure manière possible, un peu à cause de tout le monde. De péripéties en péripéties, l’épisode se termine sur quelques très bons cliffhangers : Alice négocie le contrôle du corps de Quentin pour 30 minutes par jour, le double d’Eliot se fait tuer, donc à Fillory le vrai Eliot a ce qui ressemble fort à une attaque cérébrale et Julia réussi à se faire avorter, mais finit l’épisode avec des complications dont on ne sait rien.

Le tout était saupoudré de références à Harry Potter, Twilight et autres phénomènes de la pop-culture. Autant dire que si chaque semaine pouvait être comme ça, la série serait peut-être parmi mes séries préférées. Cet épisode avait un excellent rythme et mêlait à merveille l’ensemble des intrigues. J’adore, tout simplement, et j’en voudrais plus souvent des épisodes comme ça !

08.pngÉpisode 8 – Word as Bond – 14/20
Take this bitch to the dungeon

L’épisode reprend à peu près là où le dernier s’est arrêté : Julia a donc perdu son ombre, tu parles d’une complication. Ce n’est pas bien clair et ça perd tout le monde, y compris les magiciens. Ce n’est pas dans cet épisode qu’on aura une explication, même si, en terme de conséquences, on dirait que Julia est juste encore plus dingue qu’avant. Bien qu’avortée, elle continue de vivre à Brakebills, de même que Kady. Logique. En tout cas, ça permet de se débarrasser du filtre lumineux pas très joli de son appartement. Pour se débarasser des grands méchants, les filles décident de retrouver le bébé de Dana, ça promet (il est peut-être dans la vallée – pardon).

À Fillory, Alice harcèle Quentin pour avoir possession de son corps. Elle finit par y arriver et lui promet d’en prendre le contrôle à minuit. On apprend au passage qu’il y a toujours des problèmes magiques dans le royaume et que cela n’aide pas les enchantements pour s’occuper d’un Eliot affaibli par la mort de son double. Pendant tout l’épisode, c’est traité comme une intrigue secondaire dont les explications ne sont pas bien claires. C’est dommage, parce qu’il y aurait eu matière à proposer un bon épisode sur son absence pour le royaume misogyne (ce qui n’est que peu traité malgré quelques conséquences évoquées).

Après des péripéties rapides, Julia se retrouve à Fillory grâce à (à cause de ?) Quentin. Elle aide alors Margo à gérer le royaume, car sans Eliot elle n’y arrive pas. Ce n’est pas hyper intéressant, même s’il est marrant de voir Julia draguer un type recouvert de plantes pour mieux le faire exploser ensuite. Elle est cinglée, mais voulait juste se faire bannir de Fillory. Pas de bol, elle finit dans un donjon. Je ne suis pas sûr que ça apporte grand-chose à la série, mais ça a comblé un peu de temps de l’épisode.

Pendant ce temps, Quentin échange son corps avec Alice, mais contrairement à elle, il ne possède absolument aucun contrôle ou souvenir de ce qu’elle fait, et elle fait ses propres recherches : elle continue de vivre sa vie de son côté et réussit à demander de l’aide à l’esprit d’un moine qui lui refuse. Au moins, elle apprend qu’elle peut être sacrément dangereuse pour Quentin et que sur le long terme, leur cohabitation mènera à la mort. Oh, oh?

De son côté, Penny continue ses propres recherches pour retrouver l’usage de ses mains et de ses sorts. Il se rend donc dans la bibliothèque avec tous les livres du monde, déjà aperçue en saison 1. Cela lui permet d’apprendre qu’il peut tout aussi bien signer un contrat le faisant devenir bibliothécaire pour une éternité et retrouver l’usage de ses mains. On sent bien que la scène n’est pas innocente et que la série va se tourner par là. Au moins, le personnage s’assure une quasi-immortalité plutôt positive dans ce genre de série.

De retour à Brakebills, il décide d’aider Kady à retrouver le bébé de Dana (lalalala dans la vallée oh oh) et se rend compte que quelque chose a changé avec Quentin. Il serait temps, il n’a rien vu la semaine dernière. Peut-être que la prise de contrôle par Alice a changé les choses… En tout cas, cette dernière négocie toujours plus de temps avec Quentin dans les pires moments possibles, et les scènes de ce duo sont excellentes quand ils sont face à des personnages qui ne voient pas Alice. Bon, retrouver le bébé n’est pas si simple car Dana a tout fait pour le protéger. Penny et Kady suivent donc une fausse piste avec Quentin.

L’épisode se termine alors avec le réveil d’Eliot (c’était juste une manière de faire dormir le personnage un épisode donc?) et Penny, devenu bibliothécaire, qui aide Kady dans la recherche du bébé grâce à ce nouveau job/cette nouvelle vie, qu’il a choisi par amour pour elle. Mouais. Il découvre surtout qu’Alice a pris possession de Quentin, ce qui ouvre une piste intéressante pour la suite.

L’épisode était un peu moins bon que la semaine dernière, mais il continue de mélanger l’ensemble des intrigues et des personnages. C’est plus compliqué à critiquer, mais bien plus sympa à regarder, car ça donne une force sympa à la saison, qui manquait beaucoup en saison 1. Et puis, comme ça, je ne sais jamais à quoi m’attendre quand je lance un épisode, tant en terme d’intrigue que de qualité, et c’est déjà ça !

09.pngÉpisode 9 – Lesser Evils – 15/20
We’re magicians, being hunted by an Evil God and so are you.

Quentin est désormais enfermé dans une cage, à cause d’Alice, et se retrouve à proximité d’un loup-garou lui aussi prisonnier de Brakebills. Tout cela ne plaît pas trop à Alice… ni à moi d’ailleurs, car ça sort de nulle part et ne va nulle part.

A Fillory, Eliot à peine réveillé, décide un combat en face à face avec son ennemi. Pas du tout risqué, surtout que son rival est un pro du duel, ce qu’il attend après coup, bien sûr. Il se fait heureusement aider par sa femme et l’épée du grand-père de celle-ci. La série continue de partir dans des gros délires, avec un numéro musical tiré des Misérables. Normal ?? C’est la semaine des musicaux, après le crossover Supergirl/The Flash et le final de la saison 2 de Teachers, je ne suis plus à ça prêt. Celui-ci fonctionne plutôt bien, surtout avec l’humour de Margo (et surtout des scénaristes). C’est le moment d’avouer que je n’ai pas vu Les Misérables. Lalala.

Le roi qu’il affronte brièvement s’enfuit alors et Eliot n’a d’autre choix que de le suivre. Au moment où il s’apprête à gagner, il y a une nouvelle coupure magique et ça le force à s’enfuir à son tour. Cela retarde le duel.

De son côté, Margo doit gérer les fées, ou plutôt leur ambassadeur. Celui-ci réclame le bébé d’Eliot et sa femme pour restaurer le puits de magie de Fillory. Ce n’est jamais qu’un problème de plus. Une fois la magie restaurée, Eliot ne tue cependant pas le roi ennemi. Non, il décide de se marier avec. C’est une fin surprenante et bienvenue, digne de la série. Quant aux fées, elles forment un bon cliffhanger.

Penny et Kady libèrent Julia comme si de rien n’était. Ils reprennent ensuite leur quête en s’attaquant à un sénateur, qui n’est autre que le fils de Raynard. Forcément, il est voué à de grandes choses, ça aurait été étonnant aussi.

C’était sympa, même si totalement tiré par les cheveux. Julia continue d’être complétement cinglée, mais ça fait du bien au personnage. Elle comprend par la suite que Quentin est possédée par Alice, mais je ne vois pas bien l’intérêt de cette scène, à part montrer l’état de Quentin empirer. Qu’à cela ne tienne, il y a mieux à gérer avec le sénateur qui entend la voix de Raynard dans sa tête. Raynard parvient alors à s’infiltrer dans Brakebill, c’est con. Julia livre ensuite Quentin à Raynard dans l’espoir de voir Alice prendre le dessus, mais les choses ne se passent comme prévu : le fils de Raynard est enlevé par celui-ci.

Julia finit enfermée dans une pièce où elle ne peut utiliser la magie, grâce à la sympathie de Kady. De son côté, Quentin libère Alice. C’est une ouverture sympa pour le reste de la saison. Cet épisode traite de front l’ensemble des intrigues et avance comme chaque semaine dans des territoires totalement inconnus.

C’est l’une des bonnes surprises de la série : son horizon d’attente est toujours transcendé vers des choses plus délirantes. Difficile de savoir à quoi s’attendre quand même les coupures pubs sont si mal foutues qu’elles sont imprévisibles.

Capture d'écran 2017-03-30 15.52.25.pngÉpisode 10 – The Girl Who Told Time – 14/20
What’s behind the door?

Le résumé spoile déjà bien l’épisode, avec le retour d’intrigues autour de la place de Julia à Brakebills que j’avais bien oubliées. L’épisode commence avec son intégration comme élève de la connaissance, mais il doit s’agir d’une temporalité différente, de toute évidence. En fait, le directeur de Brakebills vient la libérer et lui rappeler qu’il l’a connu 39 fois. C’est lourdement introduit, mais on sait vers quoi se dirige l’épisode.

De son côté Quentin déprime depuis trois jours du départ d’Alice, c’est-à-dire trois mois à Fillory. Margo en a marre et le bouge un peu. Pendant ce temps, Eliot prépare son mariage et galère sur le plan de table, rien de bien dingue.

Quant à Margo, elle a laissé passer trois mois sans rien dire de son deal avec les fées. Celles-ci sont de plus en plus présentes et apparaissent constamment à Fen qui devient folle. Elle se fait enlever en fin d’épisode par une fée masculine. OK, OK. Fillory est un peu bâclé cette semaine, je trouve. Disons qu’on sent qu’on y reviendra au cours d’autres épisodes.

Côté intrigue de la semaine/fil rouge de la saison, Quentin rencontre dans un rêve l’ombre de Julia, une enfant de 12 ans qui aimerait retrouver son hôte (et ça tombe bien, son hôte aussi aimerait bien).

Il quitte donc Fillory pour aider Julia à remettre la main sur son ombre. C’est une intrigue sympa, mais pas dingue, qui permet de recontacter l’Alice de la 23e temporalité. Le problème de ces 39 temporalités, c’est que ça sent la solution de facilité pour pas mal d’impasses de la série.

Il faut donc être mort pour atteindre le monde sous-terrain dans lequel les ombres se planquent. C’est intéressant comme perspective pour les prochains épisodes, mais les retrouvailles avec cette Alice ne m’ont pas spécialement convaincues.

Enfin, dans une dernière intrigue, Penny devient officiellement un bibliothécaire de l’Ordre désormais, et ça n’a pas l’air de l’enchanter. Cela dit, c’est bien utile pour Kady qui profite de la bibliothèque pour faire des recherches et découvrir que rien n’a été écrit sur comment tuer un dieu. Mouais, un peu comme elle, je vois direct que ce n’est pas crédible.

Penny doit de son côté retrouver des livres jamais rendus. Passionnant. Il se rend avec Kady à la recherche d’un livre emprunté il y a dix ans par une muette. C’est intéressant de voir que Kady connaît le langage des signes et d’avoir une représentation pas trop mal fichue de ce handicap, mais l’intérêt narratif est assez peu élevé, jusqu’à ce qu’il soit révélé qu’un sort se trouve sur la carte d’emprunt.

La bibliothèque révèle alors son secret : derrière une porte se trouve une salle dont les livres possèdent bien des réponses, puisqu’ils sont carrément capables de détruire des mondes. Évidemment, c’est logique et c’est là que se trouve ce que cherche Kady. Cela nous est révélé dans un cliffhanger franchement très prévisible, qui reste un peu prise de tête sur la manière dont la muette a fait disparaître sa société ou ses véritables intentions. Les mystères à la Magicians, donc.

Bref, cet épisode est un peu moins bon que d’autres et repose, je trouve, sur pas mal de facilités scénaristiques. La bibliothèque l’était déjà mais le devient encore plus et les 39 temporalités désormais poreuses apportent une réponse facile.

C’est d’autant plus frustrant que, malgré ces facilités, l’épisode n’avance pas spécialement dans toutes ces intrigues et se conclue sur un cliffhanger qui nous vend un dragon à venir. Ils gagnent du temps pour la suite en préparant le terrain donc, mais c’est décevant par rapport à ce que la série peut parfois proposer autrement.

10.pngÉpisode 11 – The Rattening – 13/20
No I eat you, I’m a fucking dragons, what do you expect?

Je dois bien avouer que je ne suis pas spécialement motivé par le visionnage de cet épisode, mais je ne saurais expliquer pourquoi. La série a pris l’habitude de me perdre, je crois, dans des intrigues multiples trop souvent transitoires. Comme je suis en plus fatigué, j’ai mis le temps avant de lancer cet épisode, alors qu’habituellement, mon jeudi est plein de séries.

Quentin et Julia trouvent le dragon qu’ils cherchaient assez simplement dans les égouts de la ville. Normal, c’est mieux que les légendes urbaines sur les alligators. Afin d’accéder à l’underworld, ils sont prêts à tout, y compris à céder le bouton qui permet d’accéder à Fillory. Sympa, le Quentin.

L’underworld est donc un enfer administratif, ça promet. Il y a quelques bonnes blagues malgré tout, mais je n’aimerais pas y vivre, surtout si c’est pour être bloqué dans une interminable partie de bowling. En plus, on apprend vite fait que sans ombre, Julia ne devrait pas pouvoir rester là (sachant qu’elle n’a en plus pas de corps, c’est sympa). Cela ne l’empêche pas d’exposer à deux reprises son absence de ventre en public. NORMAL.

Bref, avec Quentin, elle finit par trouver le chemin vers son ombre dans une maison pour enfants. Il y a des bonnes choses dans cette intrigue, notamment la mini-Alice, mais ça me laisse perplexe sur les enjeux de la série par la suite. Julia refuse en effet de récupérer son ombre, embarquant à la place celle d’Alice. Mouais, mouais, mouais. Comme je ne sais pas bien ce que représente cette histoire d’ombre, c’est compliqué de se faire une idée précise !

Pendant ce temps, Eliot apprend à connaître un peu mieux son futur mari, mais ça ne nous apporte pas grand-chose. Alors que tout allait bien se passer entre eux, son futur mari se transforme en rat, comme le reste de son peuple. C’est marrant comme intrigue.

Eliot donne du sérum de vérité à ses conseillers proches pour en savoir plus, mais Margot finit par avouer son deal avec les fées. Du coup, le roi se sent trahi et envoie la reine au donjon. Nous voilà bien, Margot dans donjon, c’est marrant comme idée, mais ça semble être une fois de plus un bon gros passage de transition en attendant qu’il se passe vraiment quelque chose.

Ainsi, en fin d’épisode, il approuve l’idée de mettre en place une démocratie et… se retrouve à Brakebills, viré de Fillory. Euh quoi ? Cela sent encore le retournement magique étrange. En plus, de son côté, Margot se barre dans le royaume des fées. Il n’y a donc plus ni roi, ni reine dans le royaume. Oh, ça sent mauvais à l’approche de la fin de saison…

À la bibliothèque, Penny continue son travail, où Kady le pousse à aller fouiller la salle interdite. En attendant qu’il y arrive, les deux font l’amour dans leurs rêves. Normal. Pour réussir à atteindre son but, il se met alors à draguer la bibliothécaire, plutôt insensible à son charme. C’est marrant, sans plus. Il joue aussi les baby-sitters pour une ado qui a tout compris et sait tout, le genre de personnage insupportable malgré un bon sens de l’humour. Elle parvient ainsi à rendre visite à Penny et Kady directement dans leur subconscient, ça promet pour la suite.

Bon, cet épisode poursuit aussi une intrigue plus politique avec le sénateur, mais je n’ai pas accroché du tout à ce personnage de sénateur qui n’est pas humain, mais fils de Dieu. Il finit par rejoindre Kady à Brakebills néanmoins, donc on avance sur l’intrigue Reynard.

Oui, on avance, mais on avance à pas de fourmi encore cette semaine. C’est un peu dommage : même si ça permet de préparer le terrain pour la suite, on s’ennuie surtout. C’est peut-être aussi parce que je ne suis pas assez attaché aux personnages cela dit !

Capture d'écran 2017-04-13 13.27.29.pngÉpisode 12 – Ramifications – 15/20
OK, is anything not fucked?

Un jeudi avec uniquement un épisode de The Magicians ? Il n’y a décidément plus rien à la télé américaine en ce moment ! Bon qu’importe, j’ai au moins ça à voir !

La série n’a pas le budget pour le dragon apparemment, car une ellipse nous permet de retrouver Julia et Quentin avec le russe. Ils arrivent à le convaincre de les aider à ramener Alice. Heureusement qu’il est là pour interrompre Julia et son joli discours sur l’amitié, car on était en train d’atteindre un point niaiserie flippant. L’avantage, c’est qu’Alice retrouve vite son ombre… du coup, l’épisode passe vite à autres choses plutôt que de régler la storyline Alice/Quentin. C’est un peu dommage de ne pas approfondir l’un des points forts de la série, mais on sent que cet épisode accélère et boucle pas mal de choses, comme j’y reviendrais en conclusion.

Quentin a donc pas mal de problèmes à régler avec elle, mais Eliot vient le voir dans l’espoir de retrouver le bouton qui lui permette d’accéder à Fillory. Pas de chance, il arrive évidemment trop tard puisque c’est désormais le dragon qui l’a. Bien joué. C’est rigolo de le voir se bourrer avec Quentin, surtout que cela mène à un début de solution pour retourner à Fillory. Forcément. La série ne fait pas dans la finesse, une fois de plus, et la solution a un problème théoriquement imparable est trouvée en un claquement de doigts. En même temps, c’est bien fait car ça s’appuie sur des éléments déjà évoqués par la série.

Quentin et Eliot se rendent donc à Vancouver chez un collectionneur qui a tous les objets imaginables liés aux livres sur Fillory. Après quelques minutes, celui-ci s’avère être un des dieux de Fillory. Dans une scène tirée par les cheveux, il leur révèle que le royaume n’est pas fait pour être gouverné. Quentin & Eliot tentent alors de le convaincre de sauver le royaume. Seulement lui a perdu tout espoir sur la survie du royaume. Il finit par leur laisser l’horloge qui leur permet de retourner là-bas. Là encore, tout semble un peu forcé dans l’écriture. Les scénaristes dressent de faux obstacles aux personnages qui mettent une minute montre en main pour les surmonter. C’est un peu dommage d’accélérer autant les choses, même si c’est très caractéristique de la série jusqu’ici.

À Fillory, le royaume est à l’abandon et c’est donc Josh, un bouffon (au sens premier du terme voyons) qui prend le pouvoir car c’est le dernier terrien que l’on peut trouver à Fillory. C’est marrant, à base de références Disney et de drogue (encore et toujours). Cependant, la vie de roi n’est pas de tout repos et il gagne le droit d’être hanté par une Margo indignée de le voir dormir plutôt que de la chercher.

En plus de tout, le nouveau futur beau-fils d’Eliot est à la recherche de son père (qui sera donc le futur mari d’Eliot, faut suivre), le roi de son royaume, et apprend qu’il est devenu un rat. Ce n’est pas franchement pour lui plaire, étrangement. Après trois scènes, nous le voyons donc boire une potion qui devrait l’emmener au royaume des fées, si j’ai bien suivi. Expéditive, cette intrigue développe un personnage très secondaire et je ne sais pas trop vers quoi elle se dirige (comme toujours avec The Magicians).

Bon, Alice n’est pas totalement laissée de côté non plus. Nous apprenons ainsi qu’elle a perdu ses pouvoirs et qu’elle perd peu à peu ses connaissances. C’est très con pour une assoiffée de pouvoir comme elle et ça laisse une porte ouverte pour la semaine prochaine…

Julia, elle, a désormais perdu son ombre pour toujours et demande à Kady de l’aider. Cela tombe bien, Kady a besoin d’elle également avec son sénateur. Peu à peu, le combat final se dessine, et je l’attendais avec impatience pour la semaine prochaine. Oui, sauf que non, en fait, car ce n’est pas ce que la série a en réserve pour moi.

Le fils de Raynard découvre donc que sa femme a été tuée à cause de ses fréquentations avec les magiciens. Comme c’est sympa. Il retourne à Brakebills pour manipuler Julia et Kady à son tour. La première s’en va acheter des pizzas et la seconde est forcée d’accomplir un rituel pour lui prendre son pouvoir. Kady tue donc leur seul espoir, contre son gré. C’est une fois de plus totalement tiré par les cheveux, mais cela résume bien la série.

De son côté, Penny continue d’essayer d’infiltrer la poison room à l’aide de Sylvia, la jeune bibliothécaire. Celle-ci possède bien beaucoup de réponses et ne m’inspire pas du tout confiance, car Penny s’est trop vite laissé convaincre par elle la semaine dernière. Dans cet épisode, nous apprenons également de sa part que les livres de la bibliothèque finissent par 20 pages blanches, tous, ce qui n’est bien sûr pas normal. Aussi, chacun à un livre de vie, et ceux des héros de la boucle temporelle a connu 39 exemplaires. Original, original.

Tous les deux sautent donc dans la fontaine pour retrouver les livres qu’ils cherchent. En fait, Sylvia avait son propre plan et Penny rentre seul auprès de Kady. Il lui fournit le livre nécessaire, mais s’effondre au sol.

Julia et Kady s’attaquent donc seules au dieu pour le tuer une bonne fois pour toute… mais la déesse de Julia finit par arriver, révèle qu’il s’agit de son fils et sauve Raynard, avec l’accord de Julia. Kady se révolte contre Julia suite à cette trahison, mais cela importe peu à Julia puisqu’elle récupère son ombre en cadeau. Du coup, le combat final dure une minute et est vite expédié. C’est un peu décevant après la construction de cette saison entièrement autour de cela pour ces personnages, de même qu’il est énervant de voir la rapidité avec laquelle Alice est finalement ramenée à la vie, après huit épisodes de recherches qui pataugent.

Seulement, il y a toute l’intrigue Fillory à boucler pour l’épisode final, donc encore pas mal de choses à voir. Et puis surtout cet épisode a réglé pas mal d’intrigues et permis à chaque personnage de se retrouver. Reste à voir ce qu’ils vont nous pondre la semaine prochaine et en saison 3 (parce que oui, la série est renouvelée).

L’épisode de cette semaine était donc divertissant, c’est sûr, mais frustrant par la rapidité avec laquelle il règle ses intrigues. Décidément, cette série me surprend toujours car elle part dans tous les sens, sans jamais que l’on ne sache à quoi s’attendre.

Capture d'écran 2017-04-20 16.23.15.pngÉpisode 13 – We Have Brought You Little Cakes – 16/20
Enter Quentin Coldwater and his friends: the addict, the victim, the bitch, the scowl and the martyr.

C’est déjà la fin de la saison et, franchement, je ne l’ai pas vue passer !

Ember assure la narration de ce début d’épisode, ce qui est une drôle d’idée, mais tout à fait dans la lancée de la série. C’est plutôt cool, ils nous résument ainsi l’ensemble de la série en quelques minutes et c’est bien drôle. Nous avons alors pas mal de blagues, de faux playbacks et de clins d’œil dans cette introduction, qui rappelle les pistes encore ouvertes et tease ce qui est à venir avec l’annonce du dernier soupir de Fillory. Rien que ça. Si je n’avais pas su que la série était renouvelée, j’aurais pensé à une fin définitive, mais non, ce n’est qu’une fin de saison.

Une fois cette introduction un peu longuette malgré son fun passée, Alice reproche une nouvelle fois à Quentin de l’avoir ramenée. C’est encore et toujours pareil.

Penny apprend qu’il est en train de mourir d’un cancer qu’il s’est chopé dans la Poison Room. Avec un nom pareil, il aurait peut-être dû s’en douter. Ironiquement, il vient d’apprendre sa mort prochaine, mais il se retrouve à réconforter Kady, vexée de son intrigue de la semaine dernière. Pourquoi pas. Les situations de chaque personnage avancent à vitesse grand V, je ne sais plus quoi en penser.

Julia n’est pas en bien meilleur état lorsqu’elle reçoit la visite d’Eliot. Celui-ci cherche de l’aide pour sauver Fillory et, malgré leur passé, c’est à Julia qu’il pense. Entre autres.

Penny, qui a lu le livre d’Eliot, lui conseille de ne surtout pas continuer ses recherches : c’est comme cela que son livre s’arrête. Il est ensuite convoqué à la bibliothèque, n’en déplaise à Kady qui voulait le garder avec lui. Là encore, on sent bien, rien que dans ma critique, que les choses s’enchaînent à toute vitesse, ce qui est plutôt un bon point. La série n’a jamais souffert d’un rythme trop lent que je reproche souvent, mais elle est parfois atteinte du syndrome inverse. À vouloir aller trop vite, elle me perd un peu parfois.

C’est le cas de son intrigue au royaume des fées où Margo tente de récupérer le bébé d’Eliot, qui est né et qui est une petite fille. Seulement elle n’y arrive pas. Elle reçoit de la reine des fées de quoi contenter Ember qui en a marre de Fillory et pourrait bien décider de détruire son monde. C’est un peu précipité, mais ce n’est pas si mauvais. À son retour du royaume des fées, Margo se retrouve avec un œil de moins, et c’est là que je vois que je n’ai pas tout suivi (WikiYoda, si tu passes par là ?). EDIT : C’était simplement le prix à payer pour rentrer du royaume des fées. Évidemment.

De son côté, Eliot parvient à revenir à Fillory, tentant de changer son destin… ou simplement de draguer son futur mari. Pendant ce temps, Quentin essaye d’en savoir plus auprès du dieu de Fillory pour sauver le royaume. On sent que ces intrigues évoluent en parallèle pour une bonne raison, mais le dessin général tarde à se faire voir (ce qui est plutôt une bonne chose pour le suspens quand même).

Ainsi, Eliot et Margo se retrouvent et préparent des petits gâteaux à Ember, pour le satisfaire et sauver ce monde. Quand il arrive, il s’emporte contre Umber, qui de son côté est avec Quentin à Cuba en train de faire exactement pareil. Non, pas notre Cuba, le sien, un vrai cube dans lequel il a embarqué Quentin.

C’est bien sûr un plan de notre groupe de héros pour réunir les deux frères : Julia débarque à Fillory avec la boule à neige qui contient Cuba. Ember et Umber sont donc réunis, mais l’un tue l’autre avant de s’en prendre à Julia. Quentin tue le deuxième frère qui s’apprêtait à détruire Fillory. Hop, il n’en faut pas plus pour sauver le monde. C’est presque décevant tant c’est simple ! Tout a été très vite, le plan ne s’est pas franchement révélé dingue, les enjeux ont été à peine perçu avec une partie du château un peu abîmée… et c’est tout.

Il reste alors à conclure un peu l’intrigue Alice : celle-ci est en vie, comme si de rien n’était bien qu’elle soit un peu renfermée, et très vite, elle retombe sous le charme de Quentin. Celui-ci lui explique qu’il a tué un dieu et elle lui révèle alors, trop tard, que c’est une grossière erreur. En effet, elle sait comment fonctionne l’univers maintenant et elle lui annonce qu’il a provoqué les parents d’Ember et Umber. Rien que ça.

Ceux-ci se vengent alors en faisant disparaître la magie sur Terre, à la bibliothèque (où l’on voit Penny, affaibli mais en vie) et à Fillory.

Deux mois plus tard, les fées veulent envahir Fillory, Alice apprend qu’elle est pourchassée et Julia retrouve Quentin pour lui apprendre qu’elle a de nouveau la magie. Voilà trois cliffhangers qui promettent une saison 3 plutôt intéressante, car il y a pas mal de suspens et de mystère à résoudre. Cependant, cet épisode était moins fort que ce que je croyais et les résolutions, comme la semaine dernière, m’ont paru drôlement simples. En fait, je n’ai pas assez senti les enjeux de chaque décision, c’est étrange comme sentiment.

Capture d'écran 2017-04-20 16.22.56.png

EN BREF – The Magicians reste une bonne série cette année, mais elle a ses hauts et ses débats. Son rythme infernal est aussi appréciable que dangereux, me perdant souvent tant il est improbable. La qualité globale est véritablement inégale : certains épisodes sont très ennuyeux, d’autres au contraire, sont tellement bien écrits que la série pourrait être ma série préférée. En fin de compte, cela fait deux saisons que je ne sais pas quoi en penser. Parfois, j’ai envie d’arrêter, souvent, de continuer. Au moins pour connaître le prochain twist totalement perché. En quatre mots comme en cent, cette série s’avère être pleinement unique en son genre.

Et c’est un genre que j’adore. Il est donc certain que je reviendrais me perdre avec eux pour la saison 3. En attendant, j’ai enfin fini une de mes séries du Challenge Séries 2017… oui, j’y pense encore même s’il est clairement très très mal barré.

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