Lucifer (S02)

Synopsis : Lucifer en a toujours marre de l’Enfer et passe du bon temps à Los Angeles… Enfin, du bon temps, il aide Chloe dans toutes ses enquêtes, tout en cherchant à retrouver sa mère qui s’est échappée à son tour de l’Enfer. C’est problématique.

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Pour commencer, j’ai mis un certain temps avant de commencer cette saison, car j’en avais un peu marre des cas de la semaine en saison 1. Je suis bien forcé de constater que c’est toujours un point faible de cette saison 2, mais les personnages et leurs dynamiques sont excellents, alors ça compense un peu.

Cette saison 2 fait partie de mon challenge fiasco séries 2017, que j’avance donc un peu et à pas de fourmis. L’essentiel, c’est de participer. Du coup, je participe et je n’ai pas grand-chose de plus à dire dans cette introduction, donc passons directement à la critique des épisodes, si vous le voulez bien.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

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 01.pngÉpisode 1 – Everything’s Coming Up Lucifer – 15/20
We found you, mum.

Cette saison 2 reprend avec un retour sympathique, mais pas exceptionnel et franchement pas à la hauteur de la fin de saison précédente. Je suis bien cherché d’avoir laissé passer du temps entre les deux saisons, car ça aurait été compliqué de faire un réajustement, je pense.

Tout recommence avec un braquage de banque, et je dois avouer que j’étais tellement dedans que j’ai failli rater ma crêpe. Et oui, je me faisais des crêpes le soir où j’ai commencé, c’est comme ça. Bref, Lucifer et Amenadiel débarquent au beau milieu du braqauge, à la recherche de leur mère. Le gag est plutôt marrant, il finit avec un gag encore plus simplet, le braqueur à moitié nu, mais tout ça est bon enfant et fonctionne plutôt bien.

J’ai été surpris de voir Linda réintroduite dans la série avant Chloe, mais il est vrai qu’elle fait une bonne accroche : comme elle est sa psy, il peut nous réexpliquer ce qui sera le fil rouge de cette saison, à savoir sa relation avec sa mère. C’est plein de références mythologiques à la création du monde, ça m’a plu.

Vient ensuite Chloé qui nous apporte le dernier élément manquant : cela fait deux jours que s’est déroulée la fin de saison. Du coup, le fait que tout le monde parle de disparition de Maze, que l’ex de Chloe soit libéré de prison ou que Lucifer & Amenadiel aient déjà fait le tour de leur liste de suspects pour la mère, c’est moyen.

Puisqu’il faut bien y venir, je vais évacuer rapidement le cas de la semaine : le meurtre d’une jeune droguée qui se retrouve avec des cornes. Ce n’était pas passionnant, j’avais le bon suspect directement et ça a à peine été un bon prétexte à l’intrigue générale. Très franchement, c’est une déception de redécouvrir qu’ils font des cas de la semaine aussi banals.

Quoiqu’il en soit, l’épisode introduisait un nouveau personnage et je ne comprends pas pourquoi personne ne m’a prévenu avant que j’allais tomber amoureux d’Ella : c’est la nouvelle légiste, une croyante/geek/scientifique/épouse-moi. J’ai bien sûr tout de suite adoré le personnage et j’espère qu’elle est là pour rester… mais vu la lourdeur de son introduction, je dirais que oui, car elle va permettre à Chloé de questionner sa foi et c’est une bonne chose.

Bon, c’était un épisode sympa, sans plus. Les blagues et gags fonctionnent bien, de Lucifer qui se retrouve à deux doigts de coucher avec celle qu’il pensait être sa mère à Amenadiel qui fait semblant de se suicider pour montrer à Chloe qu’il ne faut pas croire Lucifer. Le problème, c’est que j’en ai toujours marre que Chloe ne croit pas Lucifer, et il ne fait rien pour m’aider à répéter en boucle « test my blood ». Sang que Chloe décide de jeter à la fin, bien sûr.

Quant à Maze, elle revient aussi vite qu’elle a disparu, ce qui fait qu’on n’a pas spécialement le temps d’être intrigué. Elle dit avoir passé ces quelques jours avec un ami, que le montage final nous suggère être Linda. C’est intéressant, il faudra voir ce que ça développe cette psychanalyse. Le montage musical est bon, avec Lucifer qui nous chante une petite chanson, j’ai bien aimé. On y apprend qu’Amenadiel est en train de perdre son pouvoir et Lucifer se retrouve nez à nez avec une femme… qui s’avère être sa mère et qui a besoin d’aide, lui tombant dans les bras.

Bon, j’avais peur que la saison passe trop de temps à la recherche de la mère (j’ai déjà vécu la saison 1 de Supernatural, merci) donc je suis soulagé de ce cliffhanger. Le retour est franchement moyen : les personnages sont bons et marrants, mais l’intrigue de la semaine patine un peu. Le fil rouge m’a paru peu convaincant après le final, mais comme il semble avancer plus vite que prévu à la fin, je suis content… mais pas au septième ciel non plus.

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02.pngÉpisode 2 – Liar, Liar, Slutty Dress On Fire – 15/20
Hint : it’s a palindrome for mom

La première scène est un bon gag d’entrée, où la mère de Lucifer possède tout plein de gens qui viennent juste de mourir à la recherche de Lucifer. Cela fonctionne à merveille avec quelques bonnes blagues, jusqu’à ce qu’elle possède le corps d’une femme qui vient de se faire fracasser le crâne d’un joli coup de tournevis. Cette femme, c’est celle que nous avons vu en fin d’épisode précédent.

Lucifer veut tout de suite appeler Amenadiel pour la renvoyer en Enfer, mais ce n’est pas trop ce qu’elle souhaite, bizarrement. Elle s’inquiète surtout de convaincre Lucifer de la laisser rester sur Terre et recommencer à avoir une relation avec son fils, qui lui fournit des vêtements de Maze. Bien sûr. Il est rigolo de voir Lucifer avoir des mommy issues. Bien évidemment, elle n’a aucune pudeur ni conscience de la sexualité, ce qui fait que les scénaristes s’amusent beaucoup du casting sexy choisi.

Comme il faut bien une enquête de la semaine, Lucifer découvre un cadavre de plus dans la chambre où sa mère s’est réveillée. Il confie sa mère à Maze, en lui interdisant pourtant de la torturer. Sympathique. Ensuite, il s’empresse de débarquer au commissariat où Trixie se fait engueuler… parce que tous les parents emmènent leurs enfants au taf pour leur faire un sermon, j’imagine.

Bon, bien sûr, Chloe se retrouve sur l’affaire du cadavre de l’hôtel. Cela permet à Ella de revenir dans la série, alors je suis bien heureux, et c’est marrant. Elle me fait beaucoup rire, oui, j’assume ma prévisibilité la plus totale sur ce coup de cœur.

De son côté, Amenadiel s’inquiète toujours de la perte de ses pouvoirs, mais il doit aussi gérer Linda qui est énervée des mensonges de celui qu’elle prenait pour son collègue et ami. Problématique.

L’enquête est plutôt drôle, avec un Lucifer qui gère plutôt bien dans ses attitudes excessives, toujours et permet d’avancer plutôt vite, au point de trouver pas mal de cocaïne dans le placard du mari de Charlotte, la femme possédée par la mère de Lucifer, puis le dealer et sa planque. Normal.

De son côté, la mère de Lucifer se fait torturer par Maze, forcément. Ce ne serait pas drôle autrement.

L’épisode avait pas mal de gags et de dynamiques réussis entre les personnages, mais aussi des lourdeurs (l’intrigue avec Trixie et sa poupée placement de produit). Lucifer finit par sympathiser avec sa mère tout en continuant d’être complexé au point de déranger Chloe dans son éducation de Trixie. Aussi plein de compassion qu’il soit pour sa mère, cela ne l’aide pas à pardonner son pardon. Sa mère s’en tire en accusant Dieu d’avoir voulu tuer Lucifer. C’est donc la mère qui l’aurait envoyé en Enfer pour le protéger. Grâce à cette tactique, mensonge ou pas, Lucifer lui permet de rester sur Terre. C’est un ajout intéressant au casting et à la dynamique générale de la série.

Enfin, Amenadiel finit par demander pardon à Linda et lui dire qu’ils sont amis, mais c’est probablement par inquiétude de découvrir qu’il est en train de perdre ses ailes.

L’épisode était divertissant et fonctionnait mieux que beaucoup de la saison 1, grâce à l’arrivée de la mère et un développement de la mythologie de la série. Si le fil rouge est encore flou, on sent bien qu’il est là et va nous offrir de bonnes scènes par la suite.

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03.pngÉpisode 3 – Sin Eater – 17/20
Ladies & gentlemen, it looks like we’re tracking a serial killer.

La série repart tellement bien cette saison que l’ensemble du résumé est tiré des deux précédents épisodes. Sans grande surprise, les scénaristes réutilisent tout de suite le gag de la mère de Lucifer provoquant des problèmes dans sa sexualité, mais c’est parce qu’elle souhaite voir Amenadiel.

Une fois de plus, Trixie se retrouve au commissariat où ses parents se l’échangent et discutent problèmes de parentalité. À quoi bon bosser ? L’épisode se termine ainsi sur Dan demandant Chloe en divorce. Pourquoi pas ? Oui, je commence par la fin.

Le cas de la semaine voit un pauvre homme se faire brûler par l’entrejambe, ce qui déclenche tout un tas de blagues entre Ella et Lucifer. Cela fonctionne bien, surtout quand Lucifer comprend que quelqu’un lui pique son job et punit les criminels, ce qu’il n’aime pas beaucoup. Il faut dire que la victime est un bon connard bien comme il faut. Et il n’est pas seul : Chloe et Lucifer sont confrontés cette semaine à un serial-killer, ce qui multiplie les crimes et ajoute du rythme.

De son côté, Linda psychanalyse Maze, ce qui est plutôt drôle. J’aime vraiment beaucoup le personnage de Linda, elle réussit toujours à avoir la dynamique la plus parfaite avec tout le monde.

Amenadiel est toujours en pleine déprime. Il semble incapable de se bouger pour trouver la moindre motivation afin de résoudre son problème ou de récupérer Maze. Cette dernière vient pourtant lui demander de l’aide, tu parles d’une mise à l’écart de leur vie à tous les deux. Du coup, elle envoie Amenadiel directement dans la gueule du loup. Il retrouve directement sa mère qui lui demande d’être ramenée en Enfer car elle en a marre de Lucifer à fond dans son job et d’Amenadiel, à fond derrière son père. Bien sûr, Amenadiel ne peut plus l’y emmener, en revanche.

Il ne le dit pas et fait croire à sa mère comme Lucifer qu’il a changé, ce qui plaira j’en suis sûr à Maze. Lucifer refuse malgré tout de se parjurer et envoie sa mère en Enfer… sur Terre. Elle doit en effet reprendre la vie de Charlotte comme si de rien n’était. Rien ? Pas tout à fait : elle a désormais des pouvoirs, à commencer par une super force qu’elle découvre en fin d’épisode, seule et sans ses fils qui ignorent tout de cette situation.

La relation entre Lucifer et sa mère sauve beaucoup cette saison je trouve, surtout maintenant que Chloe les croit en couple, de même que Linda. C’est génial comme construction et dynamique. Il en va de même avec l’humour introduit par Ella. Les enquêtes continuent d’être désespérément prévisibles malheureusement.

Il n’empêche que j’ai bien aimé celle-ci, qui jouait bien sur les différents tableaux, apportant quelques éléments de réponses psychologiques à Lucifer tout en étant intéressante à suivre.

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04.pngÉpisode 4 – Lady Parts – 18/20
For lack of a better word it is absolute… HELL.

L’épisode commence par une thérapie de Lucifer, comme toujours. C’est à se demander comment Linda réussit à gérer ses autres patients. Le bon gros running gag un peu lourd de cet épisode est l’acquisition d’un téléphone portable par Lucifer. C’est abusé, j’aurais dû me le garder pour le prochain bingo avec le thème téléphone, je sens.

Quoiqu’il en soit, on débute directement par l’enquête, avant de s’occuper un peu des personnages secondaires. Maze débarque ainsi pour narguer un peu Charlotte, mais ça fonctionne bien parce que la dynamique entre les deux est marrante.

Amenadiel se retrouve à parler à Linda, qui interprète mal ses problèmes et pense qu’il a des problèmes érectiles. La scène était marrante, mais ne mène un peu nulle part. Il finit par avouer à Lucifer qu’il ne peut pas retourner voir Dieu et se bourre la gueule avec.

L’enquête de la semaine est un énième meurtre auquel il est dur d’accrocher, mais je n’aime pas les séries procédurales, ce n’est pas nouveau. J’ai préféré le moment où Chloe débarque au Lux avec son dossier de travail, grosse logique. Du coup, elle se retrouve forcé de participer à une Ladies Night qui fonctionnent à merveille avec Maze, Ella et Linda. La scène entière est superbement écrite et à mourir de rire, je continue d’adorer Ella, sans avoir besoin de le redire, je crois, mais Maze et Linda sont géniales aussi. J’ai toujours du mal avec Chloe en revanche.

La soirée entre filles finit par apporter une réponse pour l’enquête, mais aussi une baston inattendue pour la série et réussie. Tout cela finit par provoquer une soirée entre mecs ensuite, avec Dan, Lucifer et Amenadiel. C’est fou comme Dan est encore moins intéressant et plus insipide que Chloe, mais les scénaristes ne se donnent même pas la peine d’essayer de faire une vraie soirée, l’enquête prenant tout de suite le dessus. Dommage, cela aurait été sympathique de les voir apprendre à se connaître mieux aussi.

Tout ceci mène à une conclusion d’enquête réussi où pour une fois Chloe est un peu en danger et a l’occasion de se venger de la manipulation de Maze qui avait parié avec Lucifer qu’elle emmènerait Chloe avoir un peu de fun. Il faut bien sûr une scène réconciliant les deux à la fin, et où Maze envisage de devenir la colocataire de Chloe.

Tout pourrait donc finir pour le mieux dans le meilleur des mondes avec une réconciliation aussi pour Maze et Lucifer, malheureusement, Lucifer a passé un marché avec son père : il doit ramener sa mère en Enfer ou la vie de Chloe sera en jeu. Le cliffhanger est alors tout trouvé : un accident de voiture qui la met en danger. Je ne l’avais pas spécialement vu venir, je dois dire. Cette seconde saison continue de me surprendre en bien du côté des personnages, et pourtant on a peu vu Charlotte. Cela a permis de se concentrer un peu plus sur Maze, et c’est tant mieux : elle était géniale dans cet épisode. Je n’ai pas trop peur pour Chloe, mais je suis quand même curieux de voir la réaction de Lucifer, lui qui s’en fout toujours de tout habituellement et qui semble assez sûr que jamais son père ne s’occupera de Chloe…

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05.pngÉpisode 5 – Weaponizer – 16/20
 You made a deal with Daddy. Time to pay up.

Drôle de début d’épisode qui nous montre l’accident de Chloe sous une autre perspective ; avec un excellent travelling qui suggère que l’accident est provoqué délibérément par un homme au nez reconnaissable. Chloe s’en tire avec une petite blessure au front et c’est tout.

En revanche, Maze et ses sextoys s’installent bien avec Chloe et Trixie. Les scénaristes n’en profitent pas trop encore pour aligner les blagues que l’on attendrait.

Le cas de la semaine voit la star d’un film d’action être tué. Bien sûr, Lucifer est un grand fan. Cependant, il a autre chose à gérer : son frère lui rappelle que son père attend. Son frère ? Pas Amenadiel, non, Uriel, l’homme au joli nez qui a provoqué l’accident de Chloe. Cela promet pour l’épisode, offrant une perspective d’intrigue intéressante. Lucifer envoie Amenadiel négocier pour lui et passe sa journée à protéger Chloe du mieux qu’il peut, en lui faisant faire le contraire de ses habitudes. À peine irritant comme idée. Amenadiel s’occupe plutôt en allant voir Charlotte, qui galère avec son job, et ça ne l’aide pas à faire son choix.

La bonne nouvelle de cet épisode, c’est que si l’intrigue policière est pourrie, elle permet un rapprochement improbable entre Lucifer et Dan. Ce dernier est toujours autant un boulet, mais c’est marrant de les voir sympathiser comme ça. L’autre excellent bon point, c’est d’avoir casté Charisma Carpenter. Si son personnage ne sert à rien (et crie la culpabilité parce qu’elle est un personnage connu), cela me fait bien plaisir de la revoir à l’écran, même si elle a franchement pris un coup de vieux depuis Angel. En même temps, j’avais regardé un épisode de la saison 1 d’Angel la veille, alors ça n’aide pas.

Amenadiel tente d’effrayer Uriel, mais ça ne fonctionne pas trop maintenant qu’il n’a plus de pouvoir. Uriel s’en rend compte rapidement et lui casse la gueule, pour le dire poliment. Lucifer l’apprend après avoir lâché les baskets de Chloe et ce n’est pas une bonne chose. Uriel a déjà provoqué la suite d’événements qui met Chloe en danger lorsqu’un mari un peu cinglé découvre que sa femme le trompe. Sa femme ? Charisma Coupable Carpenter, bien sûr. C’est con, ça aurait pu ne pas être rop prévisible (non, je déconne).

Je me rends compte – après cinq épisodes il est temps – que je n’ai toujours pas parlé du décor du commissariat qui semble s’être bien agrandi entre les deux saisons, et c’est chouette.

L’épisode se termine sur un pétage de câble de Lucifer qui s’énerve de découvrir que Maze l’a trahi en racontant tout le deal qu’il a passé avec son père à sa mère. Charlotte décide donc de repartir en Enfer, mais ce n’est pas ce que Lucifer veut. Il lui faut donc trouver une idée brillante pour éloigner Uriel, ce qui n’est pas si simple. Il confronte donc son frère, qui a piqué la dague d’Azrael pour tuer sa mère, plutôt que de l’emmener en Enfer. Hop, nouvel objet mythologique introduit subtilement avant une baston qui voit Lucifer mis à terre, puis Maze.

À court d’idée, Lucifer se jette dessus avec la dague et le tue. L’idée est excellente ; Uriel murmure un dernier message qu’on ne saura pas dans cet épisode et Lucifer a un nervous breakdown énorme d’avoir tué son frère. C’est extrêmement bien joué.

L’épisode était plutôt bon, mais pas aussi marrant que le précédent. Il s’en tire avec une fin bouleversante pour Lucifer qui devrait continuer d’impacter la suite de la saison. Au moins, on ne prétend plus être dans un banal procedural, le fil rouge avance pour de vrai avec cette saison deux, ça change, en bien.

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06.pngÉpisode 6 – Monster – 16/20
Are you sure you don’t wanna talk ?

L’épisode commence par un mariage zombies plutôt drôle pour un épisode d’Halloween, qui se transforme de manière logique en enquête de la semaine avec une mariée morte et tuée par balles devant tout le monde. Sympa le mariage. Bon, je n’attends rien d’exceptionnel de ce côté, je dois dire, mais ça aura eu le mérite de me faire rire.

De son côté, Lucifer se bourre la gueule pour oublier la mort d’Uriel et envoie bouler Linda aussi vite qu’il peut. La pauvre, ce n’est pas cool d’avoir des amis comme ça. Il se pointe bourré sur la scène de crime de la semaine, emballant directement la demoiselle d’honneur. C’est excellent, car les scénaristes s’amusent avec l’alcool de Lucifer pour accélérer l’enquête. Cela me va très bien car je ne suis là que pour le fil rouge, mais je me répète un peu trop à force.

Bon, après, Lucifer dans tous ses états, ça m’a fait marrer deux minutes, mais tout l’épisode, c’était un peu long, surtout quand ils se retrouvent une nouvelle fois, avec Chloe, a bosser avec un serial killer. Donc Lucifer est tellement chiant qu’il finit par se faire virer du cas après avoir frappé Dan. Bon, je ne vais pas dire que je n’ai pas apprécié voir Dan se faire avoir comme un bleu, mais bon.

Pendant ce temps, Amenadiel aussi est en deuil et se confie donc à sa mère. Celle-ci pense qu’il est temps pour une petite séance de psychanalyse et l’emmène sur la tombe d’Uriel. Mouais, j’aurais préféré le voir avec Linda dans cet épisode – Linda qui d’ailleurs n’est pas une super amie de ne pas prendre de nouvelles alors qu’elle sait que son frère est mort puisque Lucifer lui en a parlé.

Il ne faut pas que j’oublie, avec cet épisode, que Chloe et Maze ont leur premiers problèmes de colocataires. Il était temps après un épisode à ignorer l’inévitable. Finalement, Maze emmène Trixie sonner aux portes du quartier et c’est hilarant de les voir sympathiser. Maze lui révèle même son vrai visage, en lui faisant croire que c’est un costume d’Halloween. Bien joué.

Ce n’est pas le meilleur des épisodes d’Halloween, la fête n’étant vraiment qu’un prétexte dans cet épisode, mais bon, l’épisode n’était pas mauvais en soi. On retombe un peu néanmoins niveau intérêt, alors que pourtant Tom Ellis gère à merveille le deuil de son personnage.

L’enquête de la semaine était on ne peut plus banale, comme toujours, et sa résolution tombe vraiment à plat alors que le potentiel était énorme avec un sniper. La relation Chloe/Lucifer est franchement intéressante pour la première fois de la saison, avec une vraie avancée. Il finit même par écouter les conseils de Chloe et aller demander l’aide de Linda… Le problème, c’est que celle-ci en a marre des métaphores de Lucifer. Du coup, elle lui demande d’arrêter de lui mentir et il lui révèle son vrai visage.

Cette dernière scène remonte en flèche le niveau de l’épisode, clairement.

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07.pngÉpisode 7 – My Little Monkey – 17/20
Wow that looks heavy, like waiting-for-STD-results heavy.

L’épisode commence par un flashback sur le père de Chloe qui se fait tuer alors qu’il faisait simplement quelques courses au supermarché du coin. On se croirait dans Grey’s Anatomy. Le flashback n’est pas innocent : le meurtrier du père de Chloe est sur le point d’être libéré pour une petite escapade en famille. Le problème, c’est qu’il se fait tuer à quelques mètres d’elle.

Suite au cliffhanger de l’épisode précédent, Lucifer ne parvient pas à contacter Linda. Comme Chloe lui demande d’être moins lui, il décide de copier Daniel dans toutes ses attitudes pour être moins Lucifer. Mais oui, mais bien sûr. Son deuil semble s’être envolé d’un épisode à l’autre. Bon, ce n’est pas plus mal comme il m’insupportait dans l’épisode précédent, mais c’est abusé comme évolution. Cela permet quelques gags avec un Lucifer déguisé en Dan.

Bref, Chloe se retrouve un peu dans la merde et ne peut travailler sur le cas de la semaine qu’elle confie à Dan et Lucifer. Elle a le temps de rentrer chez elle où Trixie et Maze forment un duo improbable mais excellent. Chloe n’a pas le temps de s’ennuyer pour autant, car la fille de Joe, le meurtrier de son père, débarque pour essayer de la tuer avec une nouvelle preuve vidéo que son père… n’a pas tué celui de Chloe, il était simplement payé pour le faire croire. Dan et Lucifer arrêtent quant à eux un homme qui a été payé pour faire croire qu’il avait tué Joe Field.

Tout ceci mène Chloe à douter de la mort de son propre père, tué dans un vol de boutique… en théorie. En fait, c’était peut-être tout simplement un assassinat dans les règles de l’art. L’intrigue n’a pas réussi à me surprendre. Le coup du dirigeant de la prison coupable, je l’ai vu venir à 100 kilomètres avec le sourire de Joe Fields, mais bon, ça manquait un peu d’explications sur le pourquoi du comment. Finalement, Maze retrouve le coupable et le livre à Chloe, qui prend la bonne décision en le remettant aux flics.

Je n’ai pas trop aimé le coup du flashback sur la rencontre entre Dan et Chloe, qui servait un peu à rien. Dans le fond, l’intrigue était un beau méli-mélo, mais permettait surtout d’approfondir les personnages : celui de Chloe, bien sûr, avec son intrigue familiale, mais aussi celui de Dan, que l’on voit être un bon flic et, bien sûr Lucifer qui le copie. Difficile d’oublier également Maze à la recherche d’un nouveau travail.

Pour son nouveau travail, elle se rend voir Linda afin d’avoir une référence. Bien sûr, Linda est beaucoup trop effrayée par sa présence. L’actrice s’en tire à merveille et le joue extrêmement bien, ça me fait mal pour son personnage. Je veux dire, elle est la gentillesse incarnée et elle a couché avec Lucifer plein de fois. C’est violent comme découverte.

C’est tout aussi violent pour Maze qui perd son amie, sa seule amie… pour un épisode. Linda finit par accepter l’identité un peu loufoque de ses relations. J’aime beaucoup Linda, mais c’était un peu trop rapide comme retournement, je pense. En revanche, avoir Maze qui bosse pour les flics est une bonne chose ; une solution simple au problème.

La relation Dan/Lucifer était plus intéressante que je ne l’aurais pensé, les scénaristes ont bien géré dans cet épisode, c’est plutôt cool. J’ai bien aimé l’idée de l’improvisation pour Dan, surtout que l’acteur ne s’en tire pas trop mal à jouer Lucifer. Vive le théâtre. Même Chloe finissait par être touchante dans cet épisode, et ça, je ne m’y attendais pas. En revanche, on n’a pas bougé d’un iota sur le fil rouge, mais bon.

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08.pngÉpisode 8 – Trip to Stabby Town – 17/20
I think I’ve broken my therapist.

L’épisode débute sur un crime absolument horrible avec 19 coups de couteau… infligé par la dague d’Azrael, alors autant dire que quand Lucifer s’en rend compte, c’est la merde la plus totale. L’avantage, c’est que Lucifer et Amenadiel font équipe et sont d’accord, ça change.

Le corps d’Uriel a donc été déterré, mais il est encore là, contrairement à la dague. Alors que Maze et Amenadiel sont chargés de déplacer le corps, Lucifer compte sur l’aide (et la discrétion) d’Ella pour enquêter sur la personne ayant exhumé le corps. Comme toujours, celle-ci est beaucoup trop géniale/parfaite/drôle et fait de l’excellent boulot. Elle ramène donc les informations dont Lucifer a besoin pour comprendre que c’est sa mère qui a fait de la merde.

Celle-ci ne tente même pas de nier et dit vouloir attirer l’attention de Dieu sur elle. Oh ben là, c’est sûr qu’elle est bien partie. Grâce à son aide, Lucifer peut envoyer Maze et Amenadiel enquêter pour retrouver la dague. S’ils ne la retrouvent pas, ils parlent un peu et les revoir ensemble dans une scène est une excellente chose. En revanche, ils sont tellement mauvais qu’ils passent à côté d’un massacre avec six cadavres.

Lucifer n’est pas beaucoup plus doué et ne pense pas autant qu’il le devrait : Ella a vite fait de connecter son cas et celui de la semaine, mais elle décide malgré tout de faire confiance à son acteur préféré. C’est plutôt cool et l’affaire se résout plutôt rapidement, une fois une petite scène d’action stressante passée : Dan a récupéré la dague, car celle-ci a la bonne idée d’appeler les humains à s’entretuer. C’était sympathique, même si inutile : on se doute bien que Lucifer va s’en tirer, et ça m’aurait étonné de voir Dan mourir si tôt dans la saison/série. Du coup, tout est bien qui finit bien… ou presque.

Le problème, c’est que cette histoire de dague finit par rendre sa lucidité à Amenadiel qui ne veut pas rester sur Terre maintenant qu’il a compris que les divinités n’ont rien à y faire. Simple et efficace comme retournement de veste : il se retrouve à s’allier avec sa mère ; alors que Lucifer garde la dague. Il s’est quand même énervé contre sa mère, dague en main, donc il nous est fortement suggéré qu’il risque de déraper avec. C’est un problème.

Par ailleurs, j’ai aimé revoir Lucifer en session avec Linda, même si celle-ci est toujours complétement cassée par la révélation. Il y a même une inversion des positions (pas uniquement littérale, mais aussi physique) plutôt réussie. Les scénaristes s’amusent bien, même si le deuil de Lucifer pour Uriel est vraiment totalement oublié désormais.

L’enquête de la semaine est beaucoup laissée en arrière-plan dans cet épisode et c’est une excellente chose, je trouve… bon, ça ne vous surprendra pas j’imagine. Même Chloe est moins concentrée que d’habitude, trop occupée qu’elle est à être jalouse d’Ella. Elle finit par confronter Lucifer qui dissipe ses doutes, avant de se rendre à la messe avec Ella. Mon dieu, mais elle est beaucoup trop cool Ella. Je suis en boucle et j’ai juste peur qu’il lui arrive une merde dans les épisodes à venir désormais.

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09.pngÉpisode 9 – Homewrecker – 16/20
Turn the music back on, this place is dead.

Lucifer emmène Amenadiel faire un tour de bus pour touristes pour le convaincre que Los Angeles n’est pas trop mal. Le truc, c’est qu’Amenadiel est beaucoup trop occupé à vouloir retourner dans la Silver City pour ça.

Le cas de la semaine voit un autre riche être tué pour rien d’autre que la bonne idée de faire une enquête de la semaine bien chargée pour Chloe. De son côté, Lucifer se fait virer du Lux par son nouveau propriétaire, le fils de l’ancien propriétaire. Heureusement, Maze a une fois de plus la lucidité de voir que sa mère lui cherche la merde. Qu’est-ce que j’aime Maze. Elle n’hésite pas à confronter Amenadiel et Charlotte.

La bonne nouvelle pour Lucifer, c’est que l’affaire de la semaine est liée à la sienne : son nouveau propriétaire, Eric Cooper, est le fils de l’homme décédé. Bon, il est ruiné et tente de se suicider après avoir vendu le Lux à Eleanor Bloom, nouvelle suspecte pour le meurtre du propriétaire original.

C’est une richissime propriétaire beaucoup trop drôle qui veut transformer le Lux en centre commercial, c’est con, mais ça offre une occupation à Lucifer pour l’épisode.

De son côté, Charlotte se débrouille pour récupérer un client qui est interrogé par Dan. La tension sexuelle qui s’établit entre eux est drôle, mais pas surprenante. L’idée derrière la tête de Charlotte est de faire exploser le Lux. Le problème, c’est que Lucifer n’a pas laissé la boîte se faire enterrer si vite : il s’arrange au contraire pour organiser un sit-in.

Charlotte change de plan et décide de sympathiser avec son fils, puis Linda, bien sûr présente à la fête parce que c’est une fêtarde après tout, pour trouver sa faiblesse. Toutefois, Maze a définitivement entendu son plan de base et elle juge Amenadiel de faire équipe avec sa mère malgré tout. Charlotte profite tout de même de la soirée de son fils pour sympathiser avec Linda et comprendre que Chloe est ce qui retient son fils sur Terre. Cela craint pour Chloe, surtout qu’on approche de la mi-saison (et même on y est vu le nombre d’épisodes). D’ailleurs, Chloe est bizarre dans cet épisode, permettant à Lucifer de continuer une soirée illégale, ce qui signifie qu’elle est sous le charme aussi, je pense.

Son premier coup est toutefois un rencard avec detective Douchebag, ça craint un peu pour elle… et pour Amenadiel qui la suivait et observe le tout avec Maze. La scène était à mourir de rire et sauve littéralement l’épisode. Charlotte et Dan couchent donc ensemble, mais seulement après qu’elle décide de tuer Chloe grâce aux informations obtenues par Dan. Elle se garde bien de le prévenir.

L’enquête se conclut finalement avec un couple qui admet ensemble le crime par amour, ce qui inspire Lucifer… mais aussi Chloe, qui est celle qui sauve le Lux en trouvant le moyen de déclarer protégé le bâtiment. Heureusement pour Lucifer, Linda est là pour lui faire prendre conscience qu’il est amoureux. En toute logique, il pose donc un lapin à Chloe.

Celle-ci retourne vers sa voiture, dépitée, ignorant totalement que Charlotte s’apprête à la faire exploser.

L’épisode était un peu brouillon, ou c’est juste moi qui était fatigué, mais j’ai eu plus de mal à accrocher cette fois. L’enquête de la semaine prenait beaucoup de temps et le fil rouge m’a paru négliger alors même qu’il avançait. Pour une mi-saison, on a vu et connu mieux. Cependant, le cliffhanger est très efficace.

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10.pngÉpisode 10 – Quid Pro Ho – 19/20
Well, that was anticlimatic.

L’épisode reprend exactement là où le précédent s’était arrêté et ce n’est bien sûr pas si explosif que ça. Charlotte renonce à son projet grâce à Amenadiel qui débarque pile à temps, exactement ce que j’imaginais. En revanche, je ne pensais pas que Charlotte révélerait sa super-force à son fils, c’est déjà ça.

Ella croise Dan au commissariat et devine tout de suite qu’il a couché, ce qui est beaucoup trop drôle et parfaitement écrit pour elle. Malheureusement, la scène toute cheesy est vite ruinée par l’arrivée de la tête coupée du témoin-clé du procès de l’assassin du père de Chloé. Pas d’enquête de Chloé pour la semaine, seulement un procès. La partie procédurale est assurée par Dan et Ella, ce qui fonctionne bien, surtout quand Dan comprend que Charlotte défend le tueur du père de Chloe. Il ne dit rien du conflit d’intérêt bien sûr, s’en voulant d’avoir pu dire des choses compromettantes pour l’affaire.

Lucifer a beau se mentir à lui-même, il est forcé de se rendre compte qu’il est amoureux, surtout grâce à Linda. Du coup, il fait tout ce qu’il peut pour aider Chloe, y compris devenir témoin du procès. C’est un peu fou, parce que sa mère lui demandera forcément s’il est amoureux de Chloe, et c’est suffisant pour compromettre toute l’affaire. L’avocat de Chloe serait autrement assez bon.

Finalement, Charlotte utilise une toute autre tactique : elle a repéré dans le téléphone de Dan ce dont elle avait besoin, à savoir de quoi accuser Chloe de meurtre. Rien que ça. C’est plutôt sympathique comme approche, ça marche bien.

Chloe en veut à Lucifer qu’elle soupçonne d’avoir donné des informations à Charlotte. Il le vit plutôt mal, heureusement, il raconte tout à Maze qui sait très bien que Dan et Charlotte ont flirté. Du coup, Maze gère tout simplement un nombre incalculable de sous-entendus sexuels beaucoup trop drôles. J’ai beaucoup aimé cette scène, moins le combat qui suit à l’issue prévisible. Dan et Lucifer finissent par retrouver le corps de Boris et son tueur, tué lui aussi par sa propre famille de tueurs à gage.

Finalement, Charlotte laisse un ultimatum à Chloe : dire que Lucifer est un menteur pour envoyer le meurtrier de son père en prison ou dire la vérité et le laisser filer. Sans trop de surprise, Chloe choisit de dire la vérité sur Lucifer, ce qui permet d’améliorer leurs relations à tous les points de vue.

Cela fait que le gérant de la prison est libéré… mais pas pour longtemps, car Maze et Dan s’assurent de le balancer aux Russes pour le meurtre de Boris. Sympathique.

La vraie révélation de cet épisode, toutefois, c’est que Amenadiel reconnaît la mère de Chloe quand il la croise pour s’excuser auprès de Maze. Oups, j’ai laissé de côté toute une partie de l’épisode où Maze gère beaucoup trop en trouvant la bombe sous la voiture de Chloé et en faisant exploser celle d’Amenadiel qui lui a menti en disant avoir encore des sentiments pour elle plutôt que la vérité sur ce qu’il faisait là. Les excuses ne sont pas spontanées chez Amenadiel, Maze les doit bien sûr à Linda. Seulement, nous ne verrons pas Maze les recevoir, car Amenadiel est beaucoup trop perturbé de reconnaître la mère de Chloe : Dieu l’a envoyé quelques années plus tôt effectuer un miracle pour un couple ne pouvant pas avoir d’enfant.

Le miracle, c’est donc Chloe, ce qui explique ce qu’elle a de si spéciale. Charlotte la désigne même comme la clé pour retourner dans les cieux, au moment où elle s’apprête à l’embrasser. Et bien, ça fait un meilleur cliffhanger que celui de la mi-saison, je trouve, et un excellent épisode qui plus est.

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11.pngÉpisode 11 – Stewardess Interruptus – 16/20
The best night of my life.

Le baiser n’a même pas le temps d’exister qu’une hôtesse de l’air sexy, Jana, débarque pour interrompre Lucifer et Chloe. Cette dernière se barre et rentre chez elle auprès de Trixie.

Perry, le tueur du père de Chloe, est retrouvé mort, ce qui rend Maze toute heureuse, mais qui n’aide pas trop Chloe. Elle lui balance même que la personne qui a tué Perry n’est pas mieux que lui, ce qui mène Maze à se bourrer dès le petit déj à la vodka-céréales. Sympa. Une fois bourrée, elle s’amuse de la situation à nouveau et nargue Dan, en se targuant de ce qu’ils ont fait au beau milieu du commissariat.

Charlotte débarque chez Lucifer pour lui dire qu’elle se trompait sur Chloé et qu’elle en est désolée.

Le cas de la semaine ? Oh, Jana, l’hôtesse de l’air, bien sûr. Et Raj, un homme avec qui Lucifer a lui aussi couché, parce que eh, c’est le XXIe siècle et si le diable n’est plus bisexuel, on est fichu. Enfin, on est un peu fichu quand même du coup, parce qu’il y a la multitude de nanas et un seul autre mec, mais bon, c’est déjà ça pour la représentation.

L’enquête mène Lucifer et Chloe à la rencontre de la plus grande fan de Lucifer, qui lui voue un culte au point d’avoir un mur de photos avec tous ses ex, les mêmes que Chloe a interrogé toute la journée. Chloe a aussi pris le temps d’interroger Charlotte, bien sûr, mais à part déclarer que Chloe est faite pour lui, elle n’avait rien à dire. Et oui, désormais Charlotte veut juste voir son fils avec Chloe, ça c’est fait. Elle aimerait aussi qu’Amenadiel soit un peu plus fun, mais bon, il se contente d’être sympa avec

La fan de Lucifer les aide bien à résoudre l’enquête, mais n’est pas coupable, en leur offrant l’identité d’un troisième homme qui connaît les deux ex morts de Lucifer.

Pour attraper le tueur, Lucifer et Chloe décident de se servir de Maze qui revient en couverture comme hôtesse de l’air. Malheureusement, le plan foire complètement et en plus Maze balance que Dan a couché avec Charlotte, ce que Chloe entend grâce à des micros. Merveilleux.

Lucifer arrête le dealer de drogue grâce à son vrai visage… mais il n’est pas compliqué de comprendre que ce n’est pas un dealer de drogue. Au contraire, le paquet semble être un tas de seringues de sang… probablement de Lucifer, après tout ce qu’on a vu ici.

Après toute cette enquête, Chloe décide enfin d’embrasser Lucifer. Bon dieu, il était temps – et en même temps, c’est très tôt pour la série qui a encore de beaux jours devant elle, normalement. Il faudra voir comment ils s’en tirent.

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12.pngÉpisode 12 – Love Handles – 18/20
Detective, are you sure you want to do this ?

Après leur baiser, Chloe se met à avoir des rêves érotiques de Lucifer, avec des cornes. Et non seulement elle rêve, mais en plus elle est bruyante, ce qui attire bien sûr Maze, lui conseillant de se lâcher un peu plus. Il n’en faut pas plus pour que Chloe soit super bizarre avec Lucifer, entre fessée et rire stupide à ses blagues habituelles.

De toute façon, Lucifer ne croit pas son bonheur et cherche une raison à ce baiser : il pense d’abord qu’elle est sous son charme divin, puis il soupçonne sa mère. La relation entre eux occupe une bonne partie de l’épisode et le fait bien. C’était lourd, mais heureusement évacué par le cas de la semaine.

Celui-ci a la chance d’être vraiment intéressant et de compenser ces scènes, avec des vidéos envoyant des dilemmes à des personnalités qui ont le choix entre mutiler leur talent ou voir des étudiants être tués. C’est intéressant, mais pas révolutionnaire (totalement digne de Black Mirror donc).

Le tueur est un peu obsédé par les choix depuis qu’il a sauvé son ordinateur plutôt qu’un chauffeur Uber d’un terrible accident de voiture. J’ai beaucoup aimé l’intrigue, simple avec de bons choix, y compris pour Lucifer et Chloe. Il est vrai qu’une vidéo peut détruire une réputation, mais de là à finir serial killer, c’est intrigant tout de même.

Dan a une fois de plus était un peu trop boulet par rapport à son ex, laissant la victime qu’il avait sous sa surveillance se couper la main. J’ai aimé l’analyse du fou furieux pour justifier son choix, mais je doute qu’il suffise à expliquer quoique ce soit – même sans surveillance, elle aurait probablement fait ce choix. Je ne vois pas vraiment ce que ça change.

En revanche, cet épisode m’a positivement surpris à plusieurs reprises. Le premier point est sans conteste que je m’étais trompé pour les ampoules de sang dans l’épisode précédent, il s’agissait en fait des poisons utilisés par le coupable de cet épisode. La saison quitte donc définitivement le côté procédural pour entrer vraiment dans la sérialité, avec le couple Chloe/Lucifer et des cliffhangers ayant un vrai impact d’un épisode sur l’autre. Il était temps – mais cette saison 2 était déjà superbe sans ça.

Charlotte cherche comment annoncer son fils la vérité à propos de Chloe et se tourne vers Linda, ça fonctionne bien, avec un parallèle marrant à dresser avec Lucifer. Du coup, elle balance l’info à Maze, qui n’a d’autres choix que d’avertir Lucifer. Pourtant, elle n’en a pas spécialement envie.

De toute manière, Lucifer découvre de lui-même une photo d’Amenadiel et la mère de Chloe qui lui fait comprendre ce qu’il se passe. Le pauvre, il est tout de même le dernier au courant. J’ai adoré les flashbacks sur leur relation, c’est tout bête, mais ça fonctionne bien pour nous montrer ce qu’il pense perdre.

Énervé, il se rend confronter Chloe qui n’a probablement aucune idée de ce qu’il se passe, mais qui a de toute manière d’autres problèmes à régler : elle est elle-même empoisonnée par le coupable du jour, qui s’est suicidée sous son nez. Comme Ella a bien statué que chaque poison avait un antidote différent, elle est dans la merde et ça fait un cliffhanger très réussi, avec un joli impact pour l’épisode suivant. Et ben voilà, ce n’est pas si compliqué de ne pas s’en tenir à un banal procedural. Je m’enchaine les épisodes à une vitesse hallucinante et je suis bien dégoûté qu’il soit trop tard pour continuer ce soir !

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13.pngÉpisode 13 – A Good Day to Die – 17/20
You don’t have to drive like a maniac

L’épisode reprend quelques minutes après la fin du précédent avec une Chloe vraiment dans la merde. Plutôt que d’aller à l’hôpital, elle préfère aller au commissariat et appeler Ella, qui débarque en pyjama, sans être tenue au courant que sa boss est malade. Lucifer décide de passer sa rage sur Amenadiel au commissariat, à défaut de pouvoir le faire sur Chloe.

L’avantage du poison est qu’il prend 24h pour agir. Du coup, cela permet à Chloe de mener l’enquête pour trouver un remède. Bon, bien sûr, ça ne dure pas longtemps avant qu’elle s’effondre et soit emmenée (contre son gré) à l’hôpital. Cela laisse Dan et Lucifer faire une fois de plus équipe pour retrouver l’antidote.

Cela est plutôt marrant à voir et leur permet d’obtenir rapidement la liste des ingrédients dont ils ont besoin. Le problème, c’est que ce n’est pas suffisant : il leur faut aussi la formule exacte, que seul le professeur mort détient. C’est problématique.

Lucifer réunit donc toute sa famille une fois que Charlotte lui a soufflé, malgré elle, la bonne idée d’aller chercher le remède en Enfer. Il décide donc de mourir, contre l’avis de tout le monde, y compris Linda, invitée à la réunion de famille. C’est juste génial.

Après un rapide débat, le plan est mis en place et Lucifer est effectivement tué. Enfin, il se suicide, mais de manière intelligente, avec un défibrillateur. Cela nous permet de le voir se balader en Enfer et retrouver le professeur. L’Enfer ? Il est assez similaire à ce que d’autres séries ont pu en faire : c’est le professeur lui-même qui s’inflige sa torture, revivant en boucle son accident.

Lucifer n’a pas trop de mal à obtenir la recette parfaite de la part du professeur, en revanche, l’Enfer se passe moins bien pour Lucifer qui rencontre Uriel et retombe dans sa culpabilité d’il y a quelques épisodes. C’était rigolo.

Comprenant ce qu’il se passe, Maze décide de tuer Charlotte, acceptant de toute manière le sacrifice. Les scènes avec le défibrillateur était à mourir de rire et permettait un bon rythme à l’épisode. Lucifer est sorti de sa culpabilité par Charlotte qui, elle, tombe totalement dedans. Nous avons appris que les derniers mots d’Uriel était « la paix est ici », c’est déjà ça, mais c’est bien mystérieux.

Grâce à Dan et surtout Ella, qui contacte son frère voleur de voiture pour avoir un ingrédient compliqué à obtenir, l’antidote est créé, Chloe sauvée et Charlotte, comme Lucifer, est ramenée de l’Enfer, réussissant à sortir de sa culpabilité.

Cet épisode se termine sur une Chloe se pointant chez Lucifer pour découvrir que celui-ci s’est barré du Lux sans laisser de trace après lui avoir sauvé la vie. Décidément, elle n’a pas le droit à une petite vie paisible, mais c’est tant mieux pour la cohérence globale de la série.

Dernière chose dont je n’ai pas parlé mais qui aura peut-être son importance plus tard : Amenadiel a sympathisé avec Trixie.

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14.pngÉpisode 14 – Candy Morningstar – 15/20 
I bet Lucifer is plotting his revenge as we speak.

Cela fait donc deux semaines que Lucifer a disparu sans laisser de nouvelles à qui que ce soit, y compris sa mère qu’il déteste ou Maze, et on le retrouve en train de régler un bien drôle de marché. Il revient ensuite au commissariat avec Candy Morningstar, sa femme. Charlotte et Amenadiel découvrent la même chose sur Internet, c’est bien joué, mais ils craignent aussitôt son plan.

L’enquête de la semaine voit un chanteur de rock se faire tuer. Ce n’était pas passionnant par rapport au mystère entourant Lucifer et son retour.

Charlotte s’inquiète tellement de son plan qu’elle décide de devenir super pote avec Candy, une danseuse exotique, tout de même.

Suite à une session bien marrante avec Candy et Linda, Lucifer décide de se rendre indispensable auprès de Chloe pour reprendre son job dont elle l’a viré, bien évidemment. Il propose donc son aide et celle de Candy pour une session de thérapie de couple, mais c’est Chloe qui joue sa femme sous couverture. C’est plutôt marrant de voir Chloe sous couverture, mais parler totalement sérieusement de sa relation avec Lucifer. C’est bien sûr une fausse piste ramenant à la bassiste.

Chloe ne se débarrasse pas pour autant de Lucifer si simplement, et Maze le lui fait bien comprendre en rappelant qu’il s’agit de Lucifer. Ce dernier se pointe dans le bar où se rend Chloe pour lui chanter une petite « Eternal flame » et retrouver la bassiste, qui est aussi une fausse piste menant au bon membre du groupe étant le meurtrier. Toujours pas de surprise, je dois dire, mais ça marchait bien.

C’est finalement Dan qui colle Lucifer dans les pattes de Chloe, alors qu’Amenadiel a enfin compris ce qu’il se passait avec Lucifer : il met trop en danger Chloe et préfère lui laisser le choix d’être loin de lui. D’un autre côté, il veut continuer à travailler avec. Candy est donc le bon moyen de l’éloigner tout en restant auprès d’elle : c’est surtout une actrice qu’il paye généreusement pour cela.

Pour l’intrigue de la saison, il est surtout à retenir que Charlotte a trouvé le moyen de rentrer chez elle : la dague d’Uriel pourrait lui permettre d’ouvrir les portes du paradis sans le moindre souci. C’est une perspective sympathique, mais ça ne sauve pas l’épisode. Je veux dire, c’était marrant et un peu intrigant, mais pas fou. On perd le côté feuilletonnant avec cliffhanger, ce qui est dommage, pour revenir à un procedural plus classique. Lucifer se fait ré-embaucher par Chloe, mais après ce passage de Candy, il reste peu de doute sur la marche arrière de plusieurs épisodes dans leur relation. Dommage, mais je l’avais dit que c’était trop tôt dans la saison.

Un dernier point sur la réalisation, parce que ça fait plusieurs épisodes que je le remarque : la post production s’amuse à caser des pubs un peu partout ; cette fois, pour Supergirl. C’est marrant – mais ça m’a intrigué. Habituellement, ce sont des pubs pour la FOX, alors que là, c’est pour une chaîne concurrente et une série diffusée le même soir. Étrange comme clin d’œil à la concurrence.

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15.pngÉpisode 15 – Deceptive Little Parasite – 16/20
And my dad is Morgan Freeman ? Focus, Doctor.

Lorsque Lucifer s’énerve, la dague d’Uriel s’enflamme et permet donc de retourner au Paradis. Le problème, c’est qu’il a du mal à entrer dans la même rage que lorsqu’il était à deux doigts de tuer sa mère. Il demande conseil à Linda qui remarque que son envie de retourner au Paradis est une illusion, car ce qu’il veut vraiment, c’est Chloe.

De son côté, Chloe oublie de préparer le petit-déjeuner, ce qui énerve Maze qui réussit à être sympathique à peu près dix secondes avant de redevenir ce qu’elle est censée être : un démon de l’Enfer qui n’en a rien à carrer de Chloe. Le gag est marrant et je me concentre sur ce type de scènes pour supporter le procedural.

Je tiens à répéter, une fois de plus, qu’Ella est totalement cinglée, j’adore. Le cas de la semaine voit une prof psychologue être tuée et ça tombe bien pour Lucifer, car il cherche justement à apprendre à contrôler ses émotions, ce qu’elle enseignait.

Charlotte continue de presser son fils à trouver le moyen de se barrer au plus vite, lui organisant des plans à quatre avec trois fausses détectives Decker. Marrant, mais cela se termine par Lucifer qui décide d’avoir un enfant pour s’énerver. Pourquoi pas.

Il se sert donc de Trixie pour cela et pour mener l’enquête avec la parfaite couverture pour obtenir des informations. Et des informations, il en trouve, grâce à Trixie qui le mène directement au tueur. C’était marrant.

Après cette journée déjà bien chargée à s’occuper de Trixie (bon, surpris par Chloe qui le vit pas si mal vu la situation), il doit s’occuper encore de Charlotte qui l’attaque pour provoquer ses émotions. Pas bien passionnant, mais il découvre enfin ses pouvoirs. Cela n’aura pas servi à grand-chose qu’elle les récupère franchement.

L’école privée au cœur de l’enquête fait beaucoup de bien à Trixie et Chloe envisage de l’y inscrire, mais d’un autre côté, c’est rempli de parents qui se détestent, d’affaires de meurtre et de tromperies, ça calme. Elle continue son enquête là-bas et Maze l’y rejoint pour prouver qu’elle sait être une bonne amie… en se faisant passer pour une mère lesbienne. C’est magique, tout simplement, et beaucoup trop drôle, surtout que l’enquête est résolue grâce à quelques potins dignes d’un épisode médiocre de Gossip Girl (toutes les séries en ont, soyons honnêtes).

La scène de résolution est banale, mais ça fonctionne plutôt bien. Trixie n’ira bien sûr pas dans cette école de tarés (purée j’aurais adoré une telle histoire dans mon école, et pourtant, on en a eu des histoires marrantes).

Quant à Lucifer, il comprend, grâce à Linda surtout, qu’il supprime sa douleur, et que c’est la douleur qu’il doit nourrir pour réussir à enflammer la dague. Comme ça fonctionne bien, la scène est superbe. Il est enfin révélé en fin d’épisode pourquoi Charlotte est si pressée de rentrer : elle disparaît peu à peu de l’existence… Je m’y attendais et la révélation est très sympathique, ça donne envie de continuer, et je ne vais pas m’en priver.

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16.pngÉpisode 16 – God Johnson – 16/20
– What if God was one of us ?
-Just a slob like one of us.
– Just…
– Just a stranger on the bus ?

Linda commence l’épisode par s’inquiéter de ce qu’il se passerait si Lucifer arrivait au bout de son plan secret de balancer sa mère au paradis. Elle s’inquiète surtout du sort de l’humanité une fois les deux dieux bien énervés l’un à l’autre, et ce n’est pas si bête comme idée.

Maze et Chloe continuent de sympathiser, mais c’est trop pour Chloe qui en a marre d’elle. Elle tente bien de lui envoyer Lucifer, mais c’est peine perdu et on le sait car l’épisode débute par nous montrer Lucifer en asile psychiatrique. Du coup, ce n’est pas bien compliqué de faire 2+2 et de comprendre que le meurtre de la semaine a lieu dans un asile psychiatrique.

Et c’est là que se trouve… Dieu. La série joue un peu de sa mythologie, mais Lucifer reconnaît rapidement son père dans le patient puisque celui-ci l’appelle Samael, son prénom. Et une fois interné, il découvre surtout qu’il s’agit bien de quelqu’un capable de soigner un meurtre et de ramener à la vie sa pauvre victime.

Voilà, nous sommes donc en présence de Dieu lui-même dans la série et en toute logique, Lucifer lui fout son poing dans la tronche. Les retrouvailles ne sont pas si sympathiques, avec un Lucifer qui s’énerve beaucoup trop.

Linda les interrompt et elle est à mourir de rire dans sa rencontre avec Dieu et tout le mal qu’elle se donne avec. C’est génial comme révélation de la confronter à Dieu, mais sa présence détruit un peu toute la fin de saison qui était en construction jusque-là.

C’est encore pire quand Lucifer réussit à s’enfuir de l’asile avec son père et le confronte à Charlotte. Cela permet au couple divin de se réconcilier.

Pendant que Lucifer mène son enquête de son côté, Chloe se fait draguer par le médecin de Lucifer, tout en étant sacrément inquiète pour lui car il semble totalement dingue à parler de son père et du père Noël comme coupable.

D’une manière ou d’une autre, Maze se retrouve au cœur de cette intrigue pour aider Chloe à draguer le docteur (tout droit sorti de The Catch). Elle l’invite chez elles, mais c’est Amenadiel qui débarque en premier, par surprise. Et oui, il déprime un peu car il sait qu’il ne reverra pas Maze de sitôt, et celle-ci en découvre la raison. Elle est ravie, forcément.

Bien qu’utilisé, le docteur informe Chloe que Lucifer et Dieu se sont échappés, puis l’aide à résoudre le cas de la semaine qui a franchement été mis de côté un bon moment, et ce n’est pas plus mal. La résolution est marrante, avec un Lucifer totalement drogué à cause de la présence de Chloe quand il prend ses médicaments.

Toute l’affaire n’était donc que le coup de l’infirmière (OK, je ne l’avais pas, mais je n’y ai prêté aucune attention, il faut dire) qui voulait se venger de sa mère. Pas terrible, mais ça permet à Dieu de comprendre que Lucifer voulait le détruire. Le problème, c’est que ce n’est pas Dieu : il a une ceinture qui lui permet de se croire être Dieu et de soigner les blessures. Du coup, il reprend ses esprits quand il la perd. Dommage, mais ça explique beaucoup de choses pour la suite de la série.

En effet, ça permet à Lucifer de comprendre qu’il lui manquait un bout de la dague (la ceinture) pour l’activer… et il lui manque encore quelque chose. C’est d’ailleurs ce qu’Uriel voulait dire dans ses derniers mots : « the piece is here » et non « the peace is here ». Bon courage aux traducteurs pour trouver quelque chose qui fonctionne bien.

Il ne faut pas oublier non plus que Charlotte a tout de suite su que Dieu n’était pas Dieu quand elle l’a embrassée, et elle se précipite dans les bras de… Dan. Forcément.

Un dernier point : la scène entre Ella et Chloe où elles citent les paroles de la chanson m’a fait mourir de rire… et je l’ai en tête maintenant, surtout qu’Ella découvre la chanson et en devient bien sûr fan. J’adore, surtout que toute la bande-son de l’épisode gérait bien.

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17.pngÉpisode 17 – Sympathy for the Goddess – 17/20
It’s Lucifer’s fault. It’s always Lucifer’s fault.

Amenadial s’inquiète pour son frère depuis que Maze est énervée après lui, mais Lucifer n’en a rien à faire. Il préfère observer sa mère se faire arnaquer une jolie somme d’argent pour trouver la pièce manquante de la dague. Enfin, en théorie, parce que peut-être qu’elle ne se faisait pas arnaquer, mais peu importe : son client est mort. Hop, on tient le cas de la semaine. Il reste à manipuler Chloe pour qu’elle prenne le cas, mais ce n’est pas très compliqué avec Charlotte et Lucifer, juste l’occasion d’une scène de mime comique. Il est cool de voir Charlotte intégrer à une enquête, cela faisait longtemps qu’on ne s’était pas tapé autant de quiproquos et jeux de dynamiques (Dan qui couche avec, personne qui ne sait que c’est la mère de Lucifer).

En plus, changer un peu de duo (Chloe/Charlotte) donne l’occasion de redynamiser un peu la série et c’est nécessaire avec autant d’enquêtes. Le problème, c’est que ça reste une enquête de la semaine qui, même si elle est bien gérée n’a pas réussi à me convaincre à fond.

J’ai adoré voir Chloe à nouveau en couverture et l’intrigue est menée à un bon rythme, avec quelques gags. À l’arrière-plan, Dan sympathise avec Amenadiel et Chloe apprend que Charlotte est la belle-mère de Lucifer. Pourquoi pas, ça fonctionne mieux que de dire qu’elle est sa mère et on arrête enfin avec ce secret stupide d’essayer de la garder en-dehors de la famille. En revanche, Ella passe pour la dernière des imbéciles, ce qui est un peu dommage.

Ce que j’ai préféré dans cet épisode est bien sûr Maze. Elle a l’habitude d’être énervée, mais cet épisode la voit dans sa meilleure rage depuis bien longtemps, surtout que Lucifer a aussi mis Linda dans la merde quand il s’est servie d’elle pour s’échapper de l’asile psychiatrique.

Elle tente de convaincre Lucifer de l’aider à résoudre les problèmes qu’il a créés, mais bien sûr, il empire les choses. C’est excellent de voir Lucifer en-dehors de l’enquête de la semaine, car il avait besoin de passer du temps avec Maze cette saison : comparé à la saison 1, ils ne se sont jamais ensemble et la série s’est débrouillée comme elle pouvait pour donner quelque chose à faire à Maze en l’entichant de Chloe. Dans l’ensemble, ça a bien fonctionné et cet épisode a tout arrangé en confrontant directement les problèmes que les deux rencontraient.

Bien sûr, c’est Linda qui les aide à surmonter les obstacles après une scène de combat malheureusement en grande partie hors écran ; ce que j’ai trouvé être une brillante idée. La pauvre reste sans emploi à la fin de cet épisode, ses supérieurs ayant même appris qu’elle avait couché avec Lucifer. C’est mal barré pour elle, c’est clair.

Les cliffhangers voient Maze gérer ce problème, les deux frères comprendre que leur mère cache quelque chose, Charlotte se faire poignarder par Chet, qu’elle a aidé à envoyer en prison en faisant arrêter sa mère. Le problème de ce coup de poignard est qu’il révèle la magie en Charlotte et crame ce pauvre Chet qui ne s’attendait probablement pas à ça. Enfin, Amenadiel découvre qu’il est le fils préféré de Dieu alors même qu’il accusait Lucifer de l’être : il possède autour de son cou la clé qui peut libérer le pouvoir de la dague. Ce n’est pas leur meilleur cliffhanger, mais c’est assez efficace pour donner envie de terminer la saison malgré l’heure tardive.

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18.pngÉpisode 18 – The Good, the Bad, and the Crispy – 16/20
The most dysfonctional family of the universe

Charlotte agrafe sa blessure comme si de rien n’était sur une chanson que j’adore et que j’ai déjà entendue ailleurs, dans Suits probablement. Elle demande de l’aide pour cacher le corps, puis pour se soigner elle fait appel à Linda.

Les deux situations fonctionnent à merveille, mais Lucifer découvre la vérité sur les blessures de sa mère. Cela le fait flipper car il sait que le cas de la semaine est précisément le corps de Chet. Il comprend aussi que le corps de Charlotte est une bombe à venir.

Bon, cela oblige Lucifer à faire en sorte de bâcler l’enquête et ça énerve Chloe de le voir fonctionner à reculons. Oui, ben ça fait quelques épisodes déjà qu’on en est là, mais bon… Le bingewatching aide, au moins.

Amenadiel est tout heureux d’être le fils préféré de Dieu et ça change tout pour lui, maintenant qu’il comprend qu’il n’est pas juste un ange tombé du ciel. Maze le traque à la demande de Lucifer (sympathique scène avec Trixie), donc il est vite ramené à sa famille après un petit détour par les cours d’impro de Daniel. Marrant, mais pas très utile, même s’il cache la clé dans la poche de jean de Dan.

Sa famille part en vrille dans cet épisode : Amenadiel refuse de donner son collier ; Charlotte découvre grâce à une gaffe de Linda que Lucifer n’a jamais eu l’intention d’aller au Paradis avec elle. Cela l’énerve beaucoup trop et je le comprends, mais ça en fait une grande méchante qui manque de quelque chose, je trouve. On le voyait venir depuis quelques épisodes, mais c’est peut-être un peu trop précipité. Pourtant, les scénaristes jouent à merveille de la situation de Charlotte qui a blessé Linda dont le sort est incertain pour quelques minutes.

C’est Maze qui la retrouve en premier, suivi d’Amenadiel. À court de temps pour être sauvée, Linda est sur le point de mourir, mais Amenadiel stoppe le temps ce qui permet à Maze de l’emmener à l’hôpital et la sauver, nous voilà rassurés.

Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Amenadiel arrête le temps au meilleur moment possible : Lucifer a retrouvé la clé dans la poche de Dan et a retrouvé sa mère qui menaçait de faire sauter toute l’iconique fête foraine de Los Angeles, emmenant avec elle Chloe, Dan et… tout le monde présent. Parmi ces gens, le frère de Chet, tout aussi meurtrier que son frère, qui tire une balle sur Charlotte pour se venger, balle qui devrait suffire à faire exploser Charlotte.

Oh, par chance, Amenadiel arrête le temps pile à ce moment. Vous voyez, une bonne nouvelle n’arrive jamais seule. Lucifer et sa mère sont immunisés, donc il l’écarte de la trajectoire de la balle et active la dague, maintenant qu’il peut enfin le faire.

Plutôt que de l’emmener au paradis, Lucifer emmène sa mère dans un monde vide pour qu’elle puisse en construire un nouveau. C’est une jolie idée qui permet d’éviter la guerre céleste qu’on nous promettait et que je voulais bien voir en saison 3 moi. En plus, Lucifer se débarrasse de la dague, s’assurant ainsi de détruire un moyen de retourner au paradis – ou n’importe où d’ailleurs. Toute une saison de mythologie construite autour de la dague pour… ça. Frustrant.

Un montage musical permet d’accélérer les choses ensuite, avec une Chloe et un Dan qui ne se posent pas plus de questions que ça sur la disparition de Lucifer et Charlotte quelques mètres plus loin (et plus bas). Charlotte se réveille, amnésique, maintenant que la mère de Lucifer est partie. Pourquoi pas, mais elle était quand même censée être morte, donc ça m’interroge sur son esprit. Elle est extrêmement confuse par tout ce qu’il s’est passé, se souvenant simplement du tournevis dans son cou.

Après tout ça, Chloe se dit vexée de l’attitude de Lucifer qui ne lui fait toujours pas confiance et lui cache des choses, ce qu’il a effectivement fait tout l’épisode. Il se rend au chevet de Linda et c’est là qu’il comprend qu’il est temps qu’il dise toute la vérité à Chloe. Comme cela ne peut arriver, il se fait assommer juste après avoir laissé un message lui expliquant qu’il était prêt à tout révéler. Pas de bol, il se réveille à moitié nu dans un désert : le nouveau monde de sa mère, où il a droit à des ailes. Voilà pour le vrai seul cliffhanger de cet épisode.

Non, franchement, l’épisode était bon, mais ce n’était pas leur meilleur et il manquait quelque chose – peut-être une vraie victime, ou un vrai sentiment de danger à un moment. Je ne l’ai pas senti, à part autour du cas de Linda que je sentais survivre malgré tout (sinon, ils l’auraient tué directement). C’est ça, ça manquait un peu de tension et d’enjeu, au moins jusqu’à la scène finale. Ils ont fait mieux en cours d’année, c’est étrange.

Allez, je finis malgré tout la saison en disant que je suis amoureux d’Ella, surtout depuis qu’elle parle français et souhaite venir Paris. N’hésite pas, Ella !

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EN BREF – Contrairement à la saison 1, j’ai dévoré cette saison en quelques jours seulement et je vais avoir du mal à supporter de voir la saison 3 au rythme d’un épisode par semaine, car il est plutôt cool d’avancer le fil rouge à toute vitesse en bingewatchant les épisodes.

Cette saison 2 m’a paru bien meilleure que la première précisément parce qu’elle avait la bonne idée de développer sa mythologie à travers un fil rouge loin de ce que j’en imaginais. Je pensais que nous passerions au moins une demi-saison à la recherche de la mère et, au lieu de cela, nous sommes tout de suite repartis sur autre chose avec son arrivée. C’est une bonne idée de la part de l’équipe scénaristique qui n’a pas hésité à avancer vite, quitte à malheureusement partir à reculons par moment.

Le pire reste la relation Lucifer/Chloe qui n’arrête pas de faire un pas en avant, deux en arrière. C’est totalement frustrant, car je suis sûr qu’il y aurait beaucoup, beaucoup, à faire dans la révélation de l’identité de Lucifer à Chloe, ne serait-ce que par rapport à Trixie. À avancer si vite, la série a d’ailleurs raté deux passages clés dans l’évolution de ses personnages : le deuil d’Uriel par Lucifer (même si on y est revenu quelques épisodes après) et la découverte de l’identité de Lucifer par Linda (magnifiquement interprétée, mais qui n’a duré que deux épisodes avant de devenir ressort comique… pourquoi pas, mais franchement, si je découvrais ça, je mettrais plus que deux semaines à m’en remettre).

Je chipote, mais pour le coup, je sens qu’on aurait pu avoir 22 épisodes et toujours autant de choses à dire, quitte à se taper un ou deux cas à la semaine de plus. Ceux-ci ont globalement bien servis le fil rouge tout de même et c’est tant mieux.

Quelques errances en cours de route, donc, mais cette saison valait vraiment la peine d’être vue. C’est du tout bon et je suis pressé d’être en octobre pour découvrir la suite !

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Wrecked, la parodie déjantée de LOST (mais pas que !)

Salut les sériephiles !

Parlons d’une série que j’adore et qui mérite vraiment beaucoup plus de publicités que ce qu’elle connaît actuellement : Wrecked, dont l’épisode final de la saison 2 était diffusé cette nuit. Je ne pariais pas sur la série quand j’ai vu sa bande-annonce, et c’était une grossière erreur de ma part !

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De quoi ça parle, sans spoiler ? En route pour la Thaïlande, un avion s’écrase sur une île déserte. Quoi ? Ça vous fait penser à LOST ? Oui, c’est normal, Wrecked assume à 100% la comparaison, puisqu’elle s’est vendue au départ comme une parodie de la série à succès d’ABC. Dès lors, je me suis dit « ça passe ou ça casse ». Et vous aurait compris que ça passe !

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Les premiers épisodes détournent les personnages et intrigues de LOST à la perfection. Et puis, progressivement, la saison 1 voit se développer sa propre intrigue. Si les clins d’œil et références à LOST restent nombreux, ils ne sont pas l’unique élément de parodies et détournements proposé par Wrecked, loin s’en faut. La série a su se détacher à merveille de son ainée pour proposer son intrigue et ses blagues, souvent excellentes.

Du côté de l’humour, on a affaire à quelque chose d’assez hybride dans la forme, qui serait un peu la rencontre entre l’humour méta/parodique de Community et l’humour graveleux/scatologique, de The Last Man on Earth. Je ne peux pas dire que toutes les blagues fonctionnent à chaque fois sur moi, mais je ris au moins une fois par épisode, souvent beaucoup plus.

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La saison 1 m’avait fait la bonne surprise de caster Ginger Gonzaga dans le rôle d’Emma, une médecin… pas tout à fait comme les autres, dirais-je, histoire de ne pas trop spoiler. Finalement, mon coup de cœur de la série va plutôt à Florence, sa meilleure amie, blonde qui n’assume pas trop d’être le cliché de la blonde (grosso modo, une parodie de Shannon). Mention spéciale également au couple Jess/Todd, qui nous mélange le couple Sun/Jin et des personnages comme Sawyer ou Claire. Jack Shepard n’est pas en reste, bien sûr, avec Liam et Kate avec Karen. Enfin là, du coup, Kate elle prend cher.

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Je n’ai malheureusement pas le temps de parler de tout le monde, mais ça vaut le coup, croyez-moi.

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Ce casting éclectique prend beaucoup de plaisir à tourner et à enchaîner les délires tout au long des deux saisons. Contrairement à LOST, on ne pourra pas reprocher un rythme lent à Wrecked qui avance tellement vite que la mi-saison 2 a paru être une fin de série.

Bref, Wrecked est une vraie pépite estivale que je ne regrette pas d’avoir testé et qui s’est encore améliorée en saison 2. Je la recommande chaudement, pour finir les vacances ou pour se sentir encore en vacances si vous avez déjà repris.

Pas encore convaincu ? Regardez mes notes :

Critique saison 1.
Critique saison 2.

Seule ombre au tableau ? Toujours pas d’informations sur un éventuel renouvellement pour la saison 3, même si le patron de la chaîne de diffusion, TBS, se montre optimiste…

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Croisons les doigts !

La saison 2 de Quantico : explications

Salut les sériephiles !

Je vous ai dit hier que j’étais en panne d’inspiration pour cet article, je me suis donc tourné vers mon programme TV. Comme M6 diffuse ce soir la suite de la saison 2 de Quantico et que la semaine dernière quelqu’un est quand même arrivé sur le blog en tapant dans sa barre de recherche qu’il ne comprenait rien à la série, je pense que 500 mots de résumé ne sont pas de trop.

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Pour faire simple, les scénaristes ont (un peu) appris de leur erreur. La saison 1 était entièrement consacrée à l’attentat de Grand Central et s’était avérée sacrément longue à nous révéler que Liam était celui qui avait tout orchestré. C’était pénible à voir passé la mi-saison et la saison 2 a pris une tournure différente en se divisant en trois. Nous avions les 8 premiers épisodes qui se consacraient sur la situation au G20.

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Cette année, Alex et Ryan travaillaient tous les deux pour le FBI et devaient infiltrer la AIC, un groupe d’agents de la CIA aux intentions troubles. C’est le point de départ des flashbacks à la ferme qui voit le couple s’entraîner pour rejoindre la CIA, et donc l’AIC. Pas de bol pour Alex, elle n’a pas été prise et s’est fait virer de la ferme après quelques échecs. La mission a certes échoué pour elle, mais pas pour Ryan, recruté par Lydia, la fille d’Owen, agissant de son propre chef sans que son père ne soit au courant.

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Les 6 épisodes suivants proposaient une conclusion de cette intrigue. L’AIC était bien un groupuscule terroriste, certains agents se sont donc mis en tête de les arrêter. C’est le front de libération, responsable de l’attentat du G20 et dont font partie Nimah ou Miranda. Ils sont devenus terroristes en cherchant à stopper des terroristes. Le G20 voyait donc s’affronter plusieurs groupes et s’est conclu par un échec de l’AIC, grâce à Alex & Ryan, travaillant toujours pour les non-terroristes. Malheureusement, Lydia a réussi à faire s’échapper des infos compromettantes pour la sécurité nationale.

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Là-dessus, les 8 derniers épisodes, actuellement en cours de diffusion, ont permis un troisième reboot et une nouvelle intrigue. Pas besoin de se souvenir de tout pour apprécier les épisodes 14 à 22, au contraire. Nous avons dit au revoir aux flashbacks et force est de constater que niveau rythme, ça fonctionne ! La présidente des USA a réuni une équipe d’agents pour se protéger : l’attentat du G20 a été officiellement présenté comme une attaque du front islamique pour protéger les US de ses brebis galeuses. Seulement, certains politiques influents (comme Roarke) complotent pour que la présidente soit démise de ses fonctions, quitte à préparer des attentats et utiliser les infos sensibles obtenues par Lydia. Reste à identifier ces politiques et les empêcher de commettre le pire.

Ce soir, la saison continue et verra l’équipe se servir de la fiancée de Clay pour réussir dans sa mission. Autant dire qu’il y aura quelques étincelles, surtout du côté de Shelby, mais je vous en dis beaucoup plus dans ma critique.

Preacher (S02)

Synopsis : Après une première saison déstructurée permettant de présenter les personnages, la saison 2 s’ouvre sur le roadtrip de Jesse, Cassidy et Tulip à la recherche de Dieu, pendant qu’un cowboy tout droit sorti de l’Enfer les poursuit désormais pour les stopper dans leur quête.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3Saison 4

Ci-dessous, mes avis sur chacun des épisodes de la saison 2, juste après leur visionnage.

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Pour commencer, je dois dire que je suis impatient de commencer cette seconde saison qui reprend enfin l’univers du comic et est beaucoup plus claire dans son traitement que ce qu’on nous a proposé l’an passé. C’est tellement plus clair, d’ailleurs, que le synopsis officiel de la saison 2 dit que celle-ci sera « mieux structurée ». Tout est dit !

Il est vrai que l’an dernier, les premiers épisodes m’avaient complétement perdus et que j’avais suivi la saison d’un œil très distrait au départ. Et puis, petit à petit, ça s’était amélioré vitesse grand V pour nous livre une fin de saison complétement perchée avec un faux dieu, la destruction de l’église qui était pourtant le lieu principal de la saison 1 et la révélation concernant l’enfer. Les pouvoirs de Jesse était enfin clair, sa relation avec Tulip très claire et le roadtrip commençait. Autrement dit, la saison s’arrêtait quand l’intrigue de la série était enfin compréhensible – et particulièrement jouissive !

Je ne peux pas m’empêcher d’avoir gardé uniquement le meilleur de cette série, à savoir les scènes gores et les relations entre personnages très travaillées. Pourtant, je sais bien, comme on est sur AMC, qu’il y aura des lenteurs et tout un tas d’autres défauts, mais je fais mon bisounours pour l’instant. Je me souviens surtout que Preacher avait débuté à peu près en même temps qu’Outcast et que les séries avaient suivi une trajectoire inverse dans mon intérêt. Quand on voit ce qu’a donné la deuxième saison d’Outcast, Preacher est donc plutôt bien parti !

Comme ils mettent les petits plats dans les grands pour le lancement cette année, ce n’est pas un, mais deux épisodes que la chaîne nous propose cette semaine !

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01Épisode 1 – On the Road – 20/20
I’m not leaving my car, Jess.

La saison 1 est résumée en trente secondes, mais c’est largement suffisant pour se remettre dans le délire de Preacher. Et ce qui suit relève le niveau de la série de manière totalement dingue, je ne m’attendais vraiment pas à ça ! Je n’ai pas lâché les yeux de mon écran pendant les onze premières minutes. Le road trip commence dont de la meilleure des manières, avec une dynamique parfaite entre les personnages, une course poursuite avec les flics sur Come on Eileen, une panne d’essence mal venue, Jesse qui se sert des pouvoirs bien vite et le cowboy qui les rattrape déjà. C’est un énorme what the fuck dès le départ, donc, avec des flics qui explosent dans tous les sens.

Oh, c’est sanglant mais délirant, à la Deadpool, avec une dynamique de personnages à la Guardians of the Galaxy. Franchement, il est difficile de ne pas kiffer, c’est tout ce que j’avais toujours attendu de la saison 1, en mieux. Chaque personnage a son caractère et tout à fait ce qu’il faut pour être passionnant. Le premier acte passe donc super vite tellement c’est kiffant de retrouver ces personnages. La série remonte dans mon estime, et elle partait pourtant déjà haut. Brillant, j’ai même explosé de rire une fois ou deux. Cela me rappelait quelques bonnes scènes de la saison 1 où ça partait dans tous les sens, également.

Le deuxième acte voit nos héros continuer leur roadtrip comme si de rien n’était, s’arrêtant à une station-service. Ce qu’il faut en retenir, c’est que le cowboy est bien près d’eux. Il les rattrape de nouveau, mais ils viennent juste d’en partir. Jesse les amène (enfin, c’est Tulip qui conduit, il ne faut pas déconner) chez un ami prêtre tout aussi tordu que Cassidy (il a une nana en cage quand même, et c’est normal). Cela permet à Tulip et Cassidy de partager un moment entre eux où il semble bien que Cassidy est de plus en plus amoureux de Tulip. J’avais oublié cette sous-intrigue !

Le troisième acte est beaucoup plus lent. En effet, le trio n’est plus en mouvement, contrairement à ce qu’indiquait le titre de l’épisode. On les voit demander de l’aide à l’ami de Jesse, développer un peu les dynamiques entre eux et y passer la nuit, après avoir récupéré quelques infos. Très vite cependant, le lendemain arrive et le cowboy également. Le sentiment de la course poursuite entre eux est vraiment sympathique, même s’il risque d’être rapidement redondant. Le cowboy, le saint des tueurs, est en tout cas un excellent personnage qui n’hésite pas à mutiler et/ou tuer tout ce qui passe sur son chemin (et sur celui de Jesse surtout). Les flics se font exploser de tous les côtés, le gérant de la station-service perd sa langue et l’ami de Jesse, Mike, se retrouve donc à se suicider plutôt que de parler… Wow !

L’acte suivant amène nos héros dans une salle de striptease où une amie de Mike leur affirme que Dieu était un de ses clients quelques temps auparavant. L’idée est totalement tordue, mais ça va bien dans le ton de la série, à l’esthétique toujours aussi excellente. Ils apprennent donc que Dieu venait dans ce club non pour une fille, mais pour le jazz, tuant accidentellement au passage leur source d’informations. C’est pour le moment bien écrit, mais ils vont galérer à garder un rythme pareil je pense.

Dans le genre développement de personnages, on voit aussi que Jesse utilise de plus en plus fréquemment son pouvoir avec délectation, mais Tulip fait tout pour le calmer. Leur dynamique de couple est plutôt réussie dans cet épisode, la scène finale les voyant coucher ensemble m’a bien fait rire également, avec une BO bien choisie et un Cassidy à mourir de rire.

Le cliffhanger est redoutable, avec le saint des tueurs qui se rapproche dangereusement et menace de son arme Jesse. J’ai tellement adoré ce retour que je surnote un peu, mais il était de toute façon excellent.

02Épisode 2 – Mumbai Sky Tower – 17/20
The cowboy isn’t a man at all.

Jesse est sauvé de justesse par un pauvre chauffeur de camion qui passait par là. Dans une scène à nouveau à mourir de rire digne de la série. Comme en plus, il réside dans un motel de fan de flingues (ah les ricains), ça vire au carnage et à la fusillade (Bingo !). Une fois de plus, l’épisode propose donc une scène d’introduction parfaitement rythmée, au cours de laquelle les héros apprennent même la destruction d’Annville. C’est tellement bien écrit !

Quelques jours plus tôt, l’un des anges immortels de la saison 1 est entré en pleine déprime, à tenter de se suicider après la mort de son pote (pas si immortel que ça donc)… Comme nous sommes aux États-Unis, il a trouvé le moyen de rentabiliser son don incroyable et propose désormais un spectacle de magie/cabaret au cours duquel il passe son temps à se faire tuer pour un public en folie : c’est le « Amazing Ganesh » show.  C’est aussi hilarant que tordu, et l’acteur a le look parfait pour ça.

En toute logique, notre trio se rend chercher des informations auprès de lui. Jesse comprend donc comment le Saint des tueurs le retrouve à chaque fois (lorsqu’il utilise son pouvoir), ce qui va vraiment limiter l’utilisation de son pouvoir désormais. Ganesh révèle également qu’il est celui qui a employé le cowboy pour récupérer Genesis et Cassidy propose son aide pour arranger le problème en 2h45. Là encore, l’esthétique comic de la série fonctionne à merveille, de même que la photographie aux couleurs toujours très travaillées.

De son côté, Tulip déprime totalement de la destruction de sa ville natale, ce qui peut se comprendre. C’est un peu étrange toutefois de la voir dans cette veste en cuir qui rappelle un peu trop Buffy. Par chance, elle ne la garde pas longtemps, préférant coucher avec Jesse qui la demande ensuite en mariage… Toujours aussi tordu, quoi ! Tulip n’est pas franchement convaincue au premier abord, mais elle accepte bien sûr. Comme ils sont dans un casino, il n’est pas trop compliqué de trouver comment faire, ça tombe bien.

Ses préparatifs de mariage sont toutefois interrompus par Garry. Je ne sais plus bien si on est censé le connaître ou pas, mais ça ne lui fait pas plaisir. Il lui rappelle qu’elle doit appeler Victor. Humph, ça ressemble à une sous-intrigue moins réussie tout ça.

Le plan de Cassidy pour faire parler Ganesh ? Le droguer, bien sûr. C’est à mourir de rire puisque nous suivons leur bad trip qui n’est pas si bad. Ils jouent donc au freesbee et aux ballons, dans des scènes qui semblent tellement sorties de nulle part. 2h45 ? Je ne sais pas, ça paraît quand même plus long vu le nombre d’activités, mais c’était marrant, avec un Ganesh tombant amoureux de Cassidy et acceptant de rappeler le tueur en série de l’enfer.

Cassidy apprend de Jesse la nouvelle du mariage, et il ne le prend pas si bien que ça. C’en est presque triste. Il se rend chercher Tulip malgré tout et celle-ci vient juste de tuer Garry. Parfait, ça leur fait un secret en commun désormais. C’est un mariage qui promet dès lors d’être bien réussi ! En toute logique, Tulip l’annule donc sur l’autel, pauvre Jesse.

En tout cas, le trio décide désormais d’aller à New Orleans pour suivre le jazz que Dieu aime tant. Cela ne fait de toute évidence pas les affaires de Tulip. Jesse utilise de nouveau Genesis pour convaincre Ganesh de trouver la paix… oh le pauvre.

Cela attire bien sûr le cow-boy dont le contrat n’a bien sûr pas été annulé. Ganesh dévoile donc le lieu de destination du trio et demande au cowboy de le tuer pour trouver la paix. Quelle tristesse, quel cliffhanger ! Cette saison 2 envoie du pâté !

03.pngÉpisode 3 – Damsels – 16/20
You & me? Ew.

Oh la l’épisode repart en arrière sur l’intrigue Eugene et Tracy. Comme c’était l’intrigue qui manquait clairement de contexte l’an dernier, c’est plutôt cool d’avoir quelques explications sur ces deux-là. Ainsi donc, Tracy était au bord du suicide et en citant Mary Poppins Eugene réussit à la convaincre de ne pas faire de connerie… avant d’en faire une lui-même en l’embrassant. C’est suffisant pour lui redonner envie de se suicider par dégoût total de son meilleur ami. Joie.

Bam, accident bien gore avec une bonne partie de son cerveau explosé. Eugene était donc totalement innocent (même si un peu con à vouloir replacer les morceaux de chair et de cerveau… ew, ça c’est dégueulasse, Tracy) et s’est retrouvé à vivre un Enfer, qui le pousse à tenter de se suicider et à se foirer, à cause d’un fusil enrayé. Double suicide raté donc, sacrée histoire.

Oh et comme je parlais de vivre un Enfer, évidemment l’épisode ne repartait pas tant que ça en arrière. Eugene est simplement en Enfer et il revit cette journée de l’angoisse en boucle. Les images sont tellement dégueulasses que ça fonctionne tout à fait comme aperçu du monde souterrain. Une fois de plus, dix minutes de Preacher se sont écoulées sans que je ne m’en rende compte. Cette saison est beaucoup trop bien et, en plus, cet épisode nous sort un générique de nulle part, normal.

Le roadtrip continue pour le trio et Tulip fait tout ce qu’elle peut pour convaincre les garçons de ne pas aller à la Nouvelle-Orleans où elle a clairement des choses (et des gens) à éviter. Dans la ville du jazz (ça permet une bonne soundtrack à l’épisode), nos héros réussissent à trouver Dieu, mais pas sans une bonne dose de suspense et un trajet interminable… qui les mène à un dalmatien déjà aperçu dans le générique. Comme c’est intrigant et perché.

Tulip passe pas mal de temps à se cacher à la Nouvelle-Orléans, par peur d’être reconnue… Ce n’est pas évident pour elle, puisque Jesse l’emmène dans les rues et bars les plus fréquentés de la ville. Cassidy insiste pour l’emmener chez un de ses amis, Denis, pour la nuit. Et comme on pouvait s’y attendre, Denis est français, avec un bon accent mais des expressions comme « tourner mon appartement en sous à cochon », allez comprendre. Comme toujours, j’ai eu du mal à comprendre ce qu’il disait, tellement mon cerveau est habitué à l’anglais devant un épisode. Faudrait que je fasse des recherches là-dessus, j’imagine que ça s’explique scientifiquement.

Les clichés sont saufs, ne vous inquiétez pas, Denis boit aussi du vin rouge en regardant de vieux films en noir et blanc.

Tulip en révèle trop à Cassidy à propos de Victor, qu’elle évite comme la peste. Cassidy fait donc en sorte d’en savoir encore plus sur l’histoire de Tulip. Il est difficile de ne pas être intrigué, surtout que maintenant la série prend la peine d’être beaucoup plus claire sur son histoire. Malheureusement, les scénaristes n’ont pas envie de trop en dévoiler aujourd’hui et effectuent la coupe la plus frustrante et dégueulasse vue depuis un moment.

Bon, du coup, Jesse continue de chercher Dieu tout seul dans son coin. Cela le mène à parcourir la ville de long en large et à rencontrer une chanteuse qui aurait des infos, d’après le barman d’un établissement dans lequel il s’est endormi. Celle-ci est plutôt cool dans son introduction, que ce soit sa chanson ou sa manière de draguer. Ce sont des longueurs un peu inutiles, mais ça situe assez bien le personnage.

Pourtant, elle a surtout beaucoup de choses à cacher puisqu’elle se fait enlever. Jesse parvient à mettre K.O l’ensemble de ses agresseurs (il suffirait pourtant de leur demander de s’arrêter plutôt que de se battre pendant deux minutes avec six adversaires contre un) et donc à gagner sa confiance.

Il l’aide à s’enfuir, après une démonstration de son pouvoir et quelques informations supplémentaires. Ce n’est pas très passionnant, mais ça a réussi à maintenir mon attention malgré tout.

Elle l’envoie donc dans un nouveau bar et c’est là que ça part en vrille. Elle s’avère être une sorte d’agent secret qui a beaucoup d’informations sur Jesse et la confirmation que son pouvoir fonctionne, alors que Herr K. Starr reçoit sur son bureau un dossier au nom de Jesse. Merde, ça y est je suis perdu, j’ai soit oublié une partie de la saison 1, soit ce n’est pas encore introduit comme intrigue. Dans tous les cas, je suis curieux, toujours.

Pour les cliffhangers… Il y en a bien sûr, sinon ce n’est pas drôle. De retour en Enfer, nous découvrons qu’Eugene a la possibilité de sortir de sa cellule. Bon, franchement, ça ressemble à un bien mauvais test. Et ça l’est parce qu’il tombe sur un autre détenu au look très hitlerien alors que l’ensemble des cellules s’ouvre. Quant à Tulip, elle décide de se confronter à Victor en se rendant dans une laverie où les hommes de main n’ont aucune peine à la retrouver.

On perd beaucoup de la sensation de course poursuite dans cet épisode, parce que Jesse n’utilise pas son pouvoir pendant un long moment et parce que les héros ne sont pas au courant qu’ils sont poursuivis. Cela n’empêche pas la série de me plonger dans son univers décalé et de me passionner. Les mystères sont épais mais très prenants, c’est un plaisir de regarder la série cette saison, malgré quelques longueurs inévitables !

04.pngÉpisode 4 – Viktor – 17/20
This is hell. Act accordingly. We will be watching.

Je suis bien en retard dans mon visionnage de la série cette semaine. Pour ma défense, il y a eu quelques soucis avec la mise en ligne de l’épisode et ensuite j’ai un peu procrastiné, j’avoue. Quoiqu’il en soit, ça repart exactement là où le précédent nous a laissé tomber.

Cela permet de suivre Tulip qui est amenée auprès de Viktor. L’intrigue n’est toujours pas bien claire, mais le monsieur aime bien torturer les gens apparemment. Il est intéressant de voir Tulip subir le traitement du silence au sein de son ancienne famille. La seule qui lui parle est une gamine qui s’amuse à lui cracher à la figure et souhaiter sa mort. Sympathique, dis-donc. Tulip tente ensuite d’aller tuer Viktor mais comme toute la barraque travaille pour lui, ce n’est pas si facile pour elle d’être une femme libérée (désolé, je n’ai pas pu m’empêcher de la faire).

Pendant ce temps, Jesse découvre la maison de Denis et ne s’inquiète pas une seconde pour Tulip, préférant se faire une petite sieste. Denis continue de ronchonner en français, Cassidy s’inquiète pour Tulip et Jesse veut juste de la nourriture. Pendant ce temps, l’équipe de la blonde de la semaine dernière s’installe tranquillement devant chez Denis et le faux dieu de la fin de saison passée s’avère être… un acteur qui s’amuse avec Malcolm in the Middle.

Cette série… C’est toujours tordu et perché, mais ça marche bien malgré tout. Ainsi, Cassidy et Jesse se font passer pour les directeurs de casting de Game of thrones, de manière à avoir autant d’informations que nécessaire pour le retrouver. La scène est à mourir de rire, mais pas autant que l’audition du faux Dieu, qui finit par son meurtre, pour qu’il aille au paradis.

L’enquête pour retrouver Dieu connaît donc quelques détours plutôt sympathiques. Finalement, Cassidy finit par révéler ce qu’il sait à Jesse qui débarque chez Viktor, le mari de Tulip. Oui, bon, je vous la fais courte, avant ça, on a surtout droit à une scène génialissime où Jesse utilise ses pouvoirs pour retrouver ses pouvoirs, puis à une excellente baston sur Uptown Girl de Billy Joel. Purée, cette saison 2 a une superbe soundtrack et a vraiment trouvé son rythme pour les combats. Ce type de chansons et de combats, ça fait très Guardians of the Galaxy, mais c’est superbe comment la mélodie colle à la perfection.

J’avais totalement oublié cette esthétique de la série qui était ce qui m’avait finalement fait rester en saison 1. L’univers est totalement fou, mais ça prend à fond sur moi.

Sans grande surprise, le cliffhanger voit le Saint des Tueurs débarquer en ville, donc le prochain épisode devrait être de nouveau bien sanglant. Cela a mis le temps à venir quand même aujourd’hui !

En Enfer, on découvre que Eugene est bien en présence d’Adolf Hitler et tout un tas d’autres criminels. On découvre quelques règles de l’Enfer et c’est intéressant. Je trouve un peu cliché la rencontre avec Hitler en Enfer, mais mis à part ça, le passage par Munich en 1919 est plutôt sympathique. En fait, c’est tout le problème, pour le moment, Hitler est sympathique. Cela pose quelques problèmes quand même.

Pourtant, il est bien précisé à Eugene qu’il doit agir comme il se doit pour l’Enfer : la sympathie et la gentillesse ne peuvent lui apporter que des problèmes dans un Enfer surpeuplé (forcément). Il est ainsi menacé d’être envoyé dans « le trou ». Et si le nom ne donne pas envie, les images non plus, je vous rassure (ou pas).

Finalement, l’Enfer n’est qu’une prison comme une autre, où Hitler s’avère être une victime. Et c’est là son Enfer, je pense. Cela contredit un peu la vision qu’on avait de l’Enfer en saison 1 (un désert), donc j’espère qu’on aura quelques explications supplémentaires et une exploration plus approfondie du monde sous-terrain. De toute manière, si on voit tout ça, ce n’est pas pour rien je pense.

J’ai une fois de plus bien apprécié cet épisode, malgré un rythme un peu plus lent et moins de folie avant sa scène finale. C’est tout de même une série qui a beaucoup gagné en qualité depuis sa première saison et qui fonctionne très bien. Il y a plein d’intrigues ouvertes dont je suis pressé de voir les avancées et le dénouement, c’est pour moi une belle réussite que cette saison 2.

05.pngÉpisode 5 – Dallas – 15/20
Took him down how, Jesse?

L’épisode reprend une fois de plus quelques secondes après la fin du précédent. Jesse pète totalement un câble en découvrant la véritable identité de Viktor. Loin de se calmer comme je pensais qu’il ferait, il décide de torturer ce dernier dans la chambre de torture, malgré l’intervention de Tulip qui souhaite l’en empêcher. Je trouve que ça ne fonctionne pas du tout avec le personnage de Jesse, qui va jusqu’à utiliser son pouvoir sur Tulip pour qu’elle le laisse terminer ses actions de sadiques. Je ne vois même pas comment c’est ne serait-ce que possible que le personnage dérive autant sans véritable raison. Je veux dire, ce n’est pas son premier excès de rage, mais généralement il écoute Tulip, non ?

Peu importe, on va dire. On retourne explorer ensuite le passé de Jesse et Tulip, à Dallas donc, l’endroit où on les avait laissés aussi en saison 1 après le braquage raté et la fausse couche de Tulip. Etonnamment, c’est Jesse qui semble tomber en dépression alcoolique après coup alors que Tulip fait ce qu’elle peut pour assurer le rôle de femme au foyer… Après son travail. Double job, bonjour. Ils tentent d’avoir un enfant et sont rattrapés par un passé qu’ils tentent d’oublier alors que Jesse boit de plus en plus de bière. Mouais, ce n’était pas spécialement nécessaire de nous montrer tout ça aussi longuement. Une phrase ou deux auraient largement suffi.

Passé ce détour, nous voyons Tulip ramener sa belle-fille chez Denis et s’en prendre à Cassidy, clairement pour qu’il aille s’occuper de Jesse. C’est plutôt bien vu comme interactions, même si ça fait un énorme contretemps par rapport à l’intrigue du Saint des Tueurs. Ce dernier se ramenait deux fois plus vite dans les premiers épisodes.

Dans le genre deux fois plus vite, le second flashback était bien plus réussi : c’était un simple montage musical qui voyait Jesse sombrer dans la folie à acheter chaque jour un pack de bière, un paquet de cigarettes et un test de grossesse se révélant toujours négatif. C’est dans son attente qu’il a fini par trouver la foi. Voilà, autant le premier flashback était clairement inutile, autant celui-ci apporte quelque chose d’intéressant pour le personnage et la série. Il mène à la séparation du couple quand Jesse se rend compte que Tulip a, de manière prévisible, repris les affaires et la pilule. Ses nerfs ? Il les passe sur son meilleur ami plutôt que sur Tulip. Cela permet au moins d’éclairer la première scène de l’épisode et de me faire changer d’avis sur celle-ci, donc c’est bien écrit. Quant à Jesse, il prend la décision irrationnelle de devenir prêtre en reprenant l’église de son père après cette longue période de dépression.

Bref, cet épisode s’est beaucoup renfermé avec sa première moitié dans ce que je considère être les défauts d’AMC : des détours et des longueurs peu utiles à la construction des personnages (ou en tout cas étirés plus que nécessaires) pour retarder au maximum l’intrigue principale de manière peu cohérente. On est loin du rythme fou des premiers épisodes, mais en même temps, ce sont des approfondissements qui finissent par être intéressants. La dernière partie de l’épisode est heureusement meilleure et relance les choses pour la suite !

En tout cas, niveau construction de personnages, on sait désormais que Tulip est totalement amoureuse de Jesse, parce que quand même, elle a vécu avec un véritable déchet humain qui a dû lui faire vivre un enfer (et, ironiquement, inversement à lui laisser espérer un bébé). Faut être sacrément amoureuse pour revenir vers lui après.

Par conséquent, Cassidy n’a pas tort de dire à Jesse que la romance Tulip/Jesse ne changera jamais et renaîtra toujours de ses cendres, même si Jesse commet l’irréparable avec Viktor. Bon, Cassidy le fait dans l’espoir de se récupérer Tulip, je pense, mais bon. Bien sûr, Jesse ne tue pas Viktor et c’était prévisible. J’ai senti leur jeu de mots venir à des kilomètres, mais il m’a fait rire malgré tout.

La toute fin est atroce, bien sûr : le Saint des Tueurs abat Viktor et trouve sa fille, qui sait où se trouve Jesse et, maligne, révèle qu’elle sait où est Jesse. Tout cela se déroule après un dernier détour qui nous permet de découvrir que Tulip a quitté Viktor une fois qu’elle a su où se trouvait Carlos, ce qui n’est pas très étonnant.

Bref, cet épisode contenait beaucoup de longueurs et de détours, mais pas assez de son fun habituel. Je suis content malgré tout de l’évolution des personnages, plutôt très bien écrite cette semaine. Cela ne m’empêche pas de sortir de l’épisode avec un goût de trop peu, mais le cliffhanger promet que le rythme repartira de plus belle la semaine prochaine, alors ça devrait aller !

06.pngÉpisode 6 – Sokosha – 15/20
Say your prayers, preacher.

Après le trailer et le panel du Comic Con sur la fin de saison, autant dire que je suis pressé de reprendre la série. Cet épisode fonctionne bien pour me donner envie de rester pour une suite prometteuse, malgré une écriture très linéaire qui ne permet pas une critique bien fluide !

Cela commence par une scène qui semble n’avoir rien à voir avec notre schmilblick habituel, mais ce serait mal connaître la série de s’en persuader. Nous voyons un couple signer un contrat qui ressemble fort à un pacte avec le diable dans les effets : il s’agit pourtant de retirer quelque chose à l’homme, et cela ressemble fort à son sperme, en échange de beaucoup d’argent. Oui, forcément vu comme ça.

L’art de la transition est toujours au top, puisqu’on enchaîne avec un employé de ce service s’achetant une saucisse avant de ramener le sperme dans une maison, où l’échantillon sera centrifugé, puis donné à manger à une vieille amnésique retrouvant ainsi la raison.

Bref, vraiment rien à voir avec le schmilblick ces sept minutes, mais cela nous introduit un nouveau personnage, un asiatique, qui semble capable de faire bien des miracles contre de l’argent.

Une fois cette longue introduction passée, nous revenons chez un Denis très affaibli (mais toujours capable de crier en français) qui refuse l’aide de Cassidy pendant que Jesse le connard prend sa douche et que bobonne Tulip prépare le petit déj. Hum. La scène du petit déj permet de réintroduire la dynamique du trio et c’est bien mieux, surtout qu’en parallèle, le saint des Tueurs se rapproche d’eux en compagnie de la gamine alors qu’ils n’en ont pas la moindre idée. OK, voilà qui est déjà beaucoup mieux que la semaine dernière pour le rythme et l’ambiance et la jalousie de Tulip.

Le saint des Tueurs est à peine flippant à buter tout l’immeuble suite à une mauvaise indication de la gamine, mais cela permet au trio de se barrer et de revenir sur la piste de Fiore/Ganesh. Seulement, celui-ci est mort.

Toujours à la recherche de Dieu, nos héros cherchent désormais des informations sur le Saint des Tueurs. Comme d’habitude, Preacher parvient à trouver le meilleur des moyens de nous introduire le personnage via les recherches en bibliothèque du trio : c’est juste assez rapide pour ne pas perdre l’attention, ça propose quelques planches de comics (probablement tirées du comic) et ça permet de voir que le Saint des Tueurs est un personnage de littérature très connue dans ce monde.

Une fois les recherches terminées, Cassidy se souvient subitement de Denis. Cela tombe pile poil pour son retour à l’appartement (bon, quand même, ça ressemblait plutôt à une maison jusque-là, mais bon) et Jesse en profite pour décider de négocier avec le Saint des Tueurs.

Ce dernier laisse vivre la gamine et Denis, puis accepte le marché de Jesse qui a une heure pour ramener un esprit au tueur en série. Il a plutôt intérêt à le faire, car il garde en otage Denis (très mal en point), Tulip et Cassidy. Cela permet de découvrir que Denis se révèle être… le fils de Cassidy. OK, j’aurais dû le voir venir avec cette série. Tulip décide de négocier à son tour avec le Saint des Tueurs, mais ce n’est pas franchement un succès, si l’on puit dire. Le stress est à son comble car une heure ça passe vite.

Jesse fait pourtant ce qu’il peut et retrouve la piste des chinois qui sont donc dans le business de la vente d’âme, ça tombe bien ! Le truc, c’est que la seule âme qui convienne, c’est celle de Jesse et il accepte de la donner pour libérer les otages (bon, moins les doigts de Cassidy, parce qu’il fallait bien un peu plus de gore qu’une simple tête qui roule par terre).

Je m’y attendais un peu, mais puisqu’il lui donne un esprit/âme, Jesse peut désormais dominer le Saint des Tueurs avec Genesis, sans aucun problème. Par contre, il ne peut pas l’envoyer en Enfer sans s’envoyer lui-même là-bas. Qu’à cela ne tienne, il se débarrasse de son ennemi en le faisant couler dans un marécage abandonné. Mouais, il aurait probablement pu trouver mieux comme planque, car je pense qu’on le reverra notre Saint des Tueurs.

J’ai adoré la manière dont il s’en débarrasse. C’était ce qui paraissait être l’intrigue de la saison, et non, c’est évacué en un épisode comme si de rien n’était. J’adore l’idée, ça promet pour le rythme à venir. Je suis curieux de voir ce que proposera la fin de saison désormais et pressé de retrouver Eugene aussi, car il était encore absent de cet épisode.

Moins fun, cet épisode était donc malgré tout passionnant à suivre, exactement comme la semaine dernière. Je ne doutais plus de la série, de toute manière !

07-2.pngÉpisode 7 – Pigs – 14/20
Look, there’s more to the city than bloody jazz and almost getting killed

C’est parti pour un épisode au début digne d’Okja, même si nous ne sommes qu’au Vietnam et que le cochon mutant dans Preacher, il… vole. Il est repéré par un homme tout de blanc vêtu qui valide à lui tout seul le point secte du Bingo Séries à ceux qui le cherchent encore.

À la Nouvelle-Orléans, une nouvelle nuit à rechercher vainement Dieu s’achève pour le trio et Denis. On sent que la série se cherche un peu, comme nos personnages qui improvisent le vol d’argent dans un bar en simulant le meurtre de Cassidy. Ridiculement drôle, mais un peu longuet malheureusement, même si ça permet à Cassidy d’enfin recevoir le baiser qu’il attendait tant de Tulip – et que le trailer du Comic Con avait eu le bon goût de nous spoiler. Je suis heureux de voir que ce n’était que ça.

Jesse continue de se comporter comme le plus parfait des idiots dans cet épisode, en mentant à tout le monde sur ce qu’il a fait du Saint des Tueurs. Clairement, ça ne peut que lui revenir à la face plus tard.

De son côté, Denis trouve enfin quelqu’un pour traduire ce qu’il a à dire : il a une maladie cardiaque qui le tue et aimerait être transformé en vampire. Pas de bol, Cassidy refuse bien évidemment de faire ça à son fils. Tout au long de l’épisode, nous voyons des hommes nettoyer les rues de la Nouvelle-Orléans de ses bourrés, vivants ou morts : bien sûr, Cassidy finit à la morgue et se met à réfléchir à la demande de Denis en voyant le cadavre d’un vieil homme et sa famille en larmes. Oui, bon, vous la sentez venir la mort de Denis avant qu’il ne le rejoigne à temps ?

De retour à l’appartement où tous aimeraient dormir, Tulip se met à cauchemarder du Saint des Tueurs, persuadé qu’il est encore en vie. Sa nuit semble bien compliquée et entièrement construite de ce type de cauchemars et de faux éveils, histoire de nous faire croire qu’elle est vraiment en train de mourir. Merci bien. Au réveil, elle reproche bien sûr à Jesse d’être arrivé trop tard lors de l’épisode précédent. Quel beau couple ils forment dis donc !

Jesse, quant à lui, se rend interroger un homme qui proclame l’approche de la fin du monde. Cela intéresse Jesse, parce que de toute évidence, on y arrive.

Du côté de l’homme en blanc, Herr Starr, le voyage au Vietnam semble être un calvaire. Cela permet toutefois un flashback en 2004 où on le voit être recruté. Comme dans toute fraternité/secte qui se respecte, la religion y est importante et la nudité de rigueur au début de l’initiation. Les étapes sont marrantes, mais elles aussi trop longues, comme l’on connaît déjà le vainqueur des épreuves, de même que l’avant-dernier que l’on voit venir à des kilomètres (et la dernière épreuve est tellement évidente !). Tout ceci permet d’arriver à des informations sur la secte, le Graal et la fin du monde.

Une fois au courant de toute la vérité sur l’organisation, Herr Starr en tue le dirigeant et prend sa place. Là aussi, je l’ai senti venir, mais bon. Dans le présent, Herr Starr tue tous les adorateurs du cochon volant grâce à l’eau empoisonnée du village et reçoit sa prochaine mission : aller s’occuper du cas de Jesse qui compromet la religion. Bien, parfait, on tient notre nouveau méchant et un cliffhanger beaucoup trop drôle.

Dommage, cet épisode n’a pas su s’ancrer dans les délires habituels et s’est contenté d’être bon. Il ne se passe franchement pas grand-chose et les scènes sont beaucoup trop lentes/longues. On est sur AMC, j’ai l’habitude, mais le début de saison était plus mouvementé que ça quand même et je suis pressé qu’on y revienne !

08.pngÉpisode 8 – Holes – 16/20
Mords-moi. Mords-moi. MORDS-MOI.

En Enfer, Eugène continue de s’amuser à jouer les caïds, cherchant à ne pas être trop gentil et à aller ainsi contre sa nature. La situation est intéressante et amusante, je trouve. Tous les prisonniers découvrent que les problèmes techniques connus en Enfer s’expliquent par la présence imprévue de quelqu’un qui ne mérite pas de se retrouver en Enfer. Eugène hésite mais ne se dénonce pas, ce qui n’empêche pas Hitler de constater la vérité.

C’est con, surtout que tout le monde se la joue innocent de manière à quitter l’Enfer au plus vite, permettant quelques bonnes blagues qui n’en sont pas vraiment. Hitler s’amuse donc à torturer Eugène pour lui faire avouer qu’il n’a rien à faire en Enfer. Malheureusement pour Eugene, les habitudes ont la vie dure et il s’avère effectivement gentil, ce qui l’envoie au trou… L’Enfer, en pire.

Il se retrouve donc avec Tracy, mais cette fois-ci l’issue est différente avec une Tracy amoureuse de lui juste assez longtemps pour qu’il soit heureux. Ensuite, Jesse débarque, embrasse Tracy et les choses vont encore plus loin entre ces deux-là, poussant Eugene au suicide. Tu parles d’un Enfer (même si c’est vrai que la tronche de Jesse quand il jouit est parfaitement infernale).

Une fois encore, j’ai adoré cette partie de l’intrigue, très réussie et à l’esthétique au top. Certes l’Enfer n’est pas aussi flippant qu’il devrait l’être (je trouve perso que la réalité d’Eugene est pire que son Enfer), mais comme nous le voyons à travers Eugene qui n’a rien à faire là, ce ne peut pas être surprenant.

L’épisode prend ensuite le temps de revenir sur le duo Cassidy/Denis. En 1946, nous suivons Cassidy devenir papa et être sacrément joyeux de la situation, au point de chanter une berceuse à son fils. De retour dans le présent, la situation offre un fort contraste avec un Cassidy qui veille comme il peut sur Denis, refusant toujours de le transformer en vampire. Il était mignon de voir Cassidy se comporter en papa. Il finit par hésiter et appeler, probablement son créateur, pour qu’on arrive à le convaincre de ne pas transformer Denis.

Je suis assez sceptique sur cette intrigue, je ne sais pas ce que j’ai envie de voir. Une chose est sûre, ils ont fait traîner autant que possible. La fin semble suggérer que Denis devrait obtenir ce qu’il veut la semaine prochaine.

Tulip continue de ne pas dormir et elle tente de convaincre Cassidy de sortir en ville avec lui. Il lui conseille de parler de ses problèmes à Jesse, mais elle refuse. Autant dire tout de suite que leur couple ne fait pas rêver du tout. C’en est au point où ils m’ont fait décrocher de l’épisode quand ils se rendent faire les courses ensemble, mais le besoin de frigo était une jolie pirouette scénaristique, je trouve.

Toujours angoissée, Tulip se décide en effet à tout réparer dans l’appartement… et les appartements adjacents. Or, dans un appartement adjacent à celui de Denis, les hommes du Graal observent l’appartement. Ils semblent vivre une journée de travail tout à fait normal, ce qui était plutôt marrant et permettait de valider un point du Bingo Séries grâce aux céréales Boo berry, tout en maintenant du suspense par rapport à Tulip se rapprochant inévitablement d’eux.

Elle finit par rencontrer la femme, qui joue bien sûr un rôle et réussit à s’en faire une amie de la manière la plus perchée possible. Là encore, ça traîne, mais agréablement. On sent que les choses se mettent peu à peu en place. Concernant Tulip, si sa relation avec Jesse est ennuyeuse, tout le reste fonctionne à merveille je trouve, de son traumatisme à son « amitié » avec Cassidy.

Pendant tout l’épisode, Jesse tente quant à lui de retrouver Dieu à partir de la vidéo d’audition de l’acteur ayant joué le rôle de Dieu. Ce n’est pas passionnant, mais c’est marrant, surtout du côté des deux techniciens qui ont un rôle cliché, mais drôle. Ils finissent par détruire le DVD qui avait bien une réponse sur lui, puisqu’il appartenait à Grail Industries… Oui, oui, les mêmes qui ont pour but de tuer Jesse.

Bref, nous ne retrouvons pas Herr Starr cette semaine et c’est dommage car l’impression d’ensemble qui se dégage de l’épisode est que les choses traînent pour mener à un final explosif. L’ambiance de folie, notamment côté musique, des premiers épisodes me manque, mais je ne peux pas dire non plus que je m’ennuie. Disons que je me laisse porter, alors que je préférais être transporté d’élan de joie !

09Épisode 9 – Puzzle Piece – 13/20
So are we looking for God on Youtube now ?

Nous approchons déjà beaucoup trop de la fin de saison et nous reprenons dans le bureau de Herr Starr qui lit donc le Monde de la fin mars 2017 sur la présidentielle et le PS qui se fait dynamiter par cette campagne. Sympa la fiction.

L’épisode démarre surtout par un flashback voyant Jesse se souvenir de la mort de son père, assassiné devant ses yeux. Je ne vois pas trop ce que ça fait là, mais du coup, il se divertit avec Windows, Youtube et des vidéos sur Dieu. Je n’oserais pas taper ça dans mon moteur de recherches, moi et je suis plutôt team Cassidy, qui lui prend la tête. Tulip continue de s’amuser à se faire tirer dessus, ce qui inquiète Cassidy, mais Jesse affirme qu’il a tout sous contrôle. Bon, autant dire que le trio part en vrille totale dans ce début d’épisode, Jesse allant même jusqu’à utiliser Genesis pour endormir Tulip.

Lorsqu’Herr Starr voit ça, il s’ennuie profondément, un peu comme moi, et demande à ce qu’ils soient tous tués dans l’appartement. Voilà qui devrait enfin apporter l’action que j’attends, car ce n’est plus trop ça depuis quelques épisodes.

Une équipe armée jusqu’aux dents est envoyée les tuer et le parti pris de réalisation est alors excellent : nous suivons la scène du point de vue des soldats avec casques anti-bruit et lunettes infrarouges. Cela fonctionne merveilleusement bien tout en leur permettant quelques économies d’acteurs. Le silence permet d’ajouter une tension agréable à la scène, car nous sommes immergés dedans et nous savons bien que ça va virer au massacre pour eux. Cela ne manque pas effectivement : Cassidy est tout bonnement incontrôlable et Jesse parvient à retirer le casque d’un certain Phil. Il n’en faut pas plus à Jesse pour l’envoyer tuer tous ses amis.

Alors qu’il s’apprête à le questionner, Jesse se le fait voler par un Denis affamé… Et oui, il est désormais un vampire ! Ça tombe bien, il venait de se faire tuer.

De son côté, Herr Starr est en plein rencard avec une blonde que je ne crois pas avoir vu auparavant dans la série. Il est dur d’accrocher à la scène après l’attaque de l’appartement : lui-même semble s’ennuyer lors de son rencard, mais il est interrompu par le fiasco de la mission de ses hommes. Il souhaite donc exécuter les incompétents qui étaient en charge de tuer Jesse, mais ces derniers s’en tirent plutôt bien en proposant un nouveau plan incluant l’activation de B.R.A.D. Allons savoir de quoi il s’agit.

Le lendemain, Tulip se réveille comme une fleur (ouais, jeu de mots de folie, je sais) et découvre la folie qui règne dans l’appartement, où Jesse emploie tous les flics de la ville grâce à Genesis. Denis s’occupe de Cassidy à son réveil et c’est fou comme il paraît plus jeune maintenant qu’il est vampire (et maquillé en conséquences, j’imagine). Jesse parle un peu à Tulip de sa dépression et de sa peur de dormir, mais celle-ci lui en veut d’avoir utilisé Genesis contre elle, en toute logique. Bon, tout cela est franchement long encore cette semaine, et c’est pire, car c’est haché du côté du rythme.

Jesse passe la fin d’épisode à attendre une nouvelle attaque et Denis à écouter du Edith Piaf, ben oui, bien sûr. B.R.A.D semble finir par arriver alors que Denis se comporte en adolescent et que Tulip tire sur un pauvre nettoyeur. Finalement, il s’agit d’une fausse alerte pas très crédible et B.R.A.D arrive en avion vers la fin d’épisode : il s’agit d’un missile prêt à anéantir nos héros.

Oui, mais non, Herr Starr change d’avis lors d’une sodomie forcée (je ne cherche même plus à comprendre) et ne veut plus tuer Jesse. Le missile est donc détourné in extremis sur la maison de ce pauvre Harry Connick Jr qui n’a rien demandé.

La semaine passe sans attaque et Jesse finit par abandonner son attente pour aller se bourrer dans un bar. C’est là qu’Herr Starr vient le voir et lui propose son aide pour retrouver Dieu.

C’est là le cliffhanger d’un épisode franchement décevant que j’ai trouvé long et ennuyeux. Heureusement qu’il y a eu l’attaque de l’appartement pour mouvementer un peu tout ça, parce qu’autrement, ça aurait été sacrément pénible à voir. Il est tout de même dommage que la série tombe dans un tel ennui quand on voit ce qu’elle peut proposer par ailleurs. En plus, ce n’est pas faute de n’avoir rien à raconter, car il se passe quelques trucs cette semaine. C’est juste que c’est long à mettre en place et que ça ne prend aucun raccourci là où il en faudrait parfois. Oui, c’est moi qui dis ça.

Capture d'écran 2017-08-22 17.07.10.pngÉpisode 10 – Dirty Little Secrets – 15/20
Are you blind, boy ? Would you like to be ?

C’est parti pour un épisode que j’ai commencé en pensant que c’était une fin de saison alors que non, la saison faisant en fait 13 épisodes. En plus, je l’ai vu dans les pires et meilleures conditions à la fois : le soleil a enfin décidé de se pointer en région parisienne après un bon mois (d’Août) d’absence, alors je bronze sur la terrasse. Ce n’est pas idéal pour regarder une série, mais qu’est-ce que c’est agréable un bain de soleil.

Cet épisode commence très fort, c’est le cas de le dire pour mes oreilles puisque j’ai bien sûr mes écouteurs, avec un couple en train de faire l’amour. Ca y va et y va, et l’on apprend finalement qu’il s’agit de Jésus. Oh, mais oui, nous ne sommes pas à un blasphème prêt dans cette série et c’est parfaitement le genre de scènes osées qui ne me surprend pas de cette saison.

Herr Starr continue de discuter tranquillement avec Jesse, ce qui implique un peu de menace au barman trop curieux, et la livraison d’informations sur The Grail et la fameuse vidéo d’audition du faux Dieu. Oh, Jesse s’énerve aussi, mais Herr Starr est de toute façon dans la même merde que lui à rechercher Dieu. Ni l’un ni l’autre ne se font confiance, mais ils font malgré tout équipe ensemble dans les rues de la Nouvelle-Orléans pour retrouver Dieu.

Ils se rendent surtout au QG de l’organisation où Jesse rencontre en toute tranquillité le Pape, rien que ça. L’avantage, c’est qu’il obtient tout plein d’informations : un groupe d’anges se serait rebellé contre lui… à moins qu’il ne soit juste embêté par sa création pourrie et n’ait décidé d’en créer une autre. Bref, personne ne sait où est Dieu, mais il est question d’un garçon qui pourrait assurer le rôle de Dieu. Un garçon ? Le messie, bien sûr.

On remonte à la naissance du fils de Jésus, donc, et au meurtre de sa femme pour protéger la lignée. Jesse se débrouille, avec Genesis, pour être amené au descendant de Jésus, bien sûr. Cela passe par un long voyage à travers le monde, histoire que Jesse soit incapable de le retrouver par lui-même.

C’est intéressant, car Jesse se soumet totalement à Humperdoo, le descendant du Christ, qui s’il est saint, n’est pas sain d’esprit (bouuh le jeu de mot facile). Jesse utilise donc son pouvoir sur lui après s’être fait pisser dessus, ce qui n’est apparemment pas une très bonne idée et n’aide absolument pas à retrouver Dieu. Ce serait trop simple.

De son côté, Tulip continue ses cauchemars sur le Saint des Tueurs et ce n’est pas fou. Elle s’inquiète de l’absence de Jesse et demande des informations à un Cassidy trop occupé à s’envoyer à l’air avec des prostituées commandée pour Denis, le tout sur une chanson française, normal. Elle décide finalement de faire la cuisine, parce que c’est ce que fait Tulip dans chaque épisode, la place de la femme, tout ça tout ça ? Peu importe, vous me direz, l’intérêt de cette scène, c’est de continuer à la voir sympathiser avec sa voisine, « Jenny ».

Elle a l’excellente idée de lui raconter toute l’histoire de la saison en prenant le petit déjeuner avec elle. C’est merveilleux cette amitié sortie de nulle part qui suffit à manipuler totalement Tulip. Elles s’amusent aussi avec des jeux vidéos, c’est marrant mais pas si fou, surtout que Jenny fait l’erreur de raconter des infos que Tulip ne lui a jamais divulguées. Oh, oh. Elle s’en tire par une pirouette et grâce à l’aide de son collègue qui interprète « Rodney », l’ex bourré et menaçant.

Quant à Cassidy et Denis, ils s’amusent bien dans cet épisode, mais Denis a dû mal à contrôler son appétit de sang. C’est le principe d’un vampire après tout.

Comme d’habitude donc, cet épisode ralentit le rythme et n’est pas à la hauteur de mes attentes, mais cette fois au moins, on a quelques informations qui font avancer la quête de Jesse. Finalement, pour une fois, c’est Cassidy qui s’avère le moins intéressant, et de loin.

Les cliffhangers révèlent que le Grail cherche à séparer Tulip, Cassidy et Jesse, ce que Jenny réussit plutôt bien à faire pour le moment. Affaire à suive, je pense, surtout que Tulip est en train de comprendre que le Saint des Tueurs est encore en vie. Ils révèlent aussi le plan de Herr Starr qui est, depuis le début, de suggérer à Jesse de jouer à Dieu, grâce à Genesis. C’est plutôt une bonne idée,mais Jesse n’apprécie pas trop le blasphème. Certes. J’espère qu’il ne verra jamais la série, du coup. Séparer Jesse de ses amis est donc une partie du plan pour s’assurer qu’il acceptera de jouer à Dieu. Cela fonctionne plutôt bien et c’était un épisode intéressant, à défaut d’être rythmé.

Capture d'écran 2017-08-29 14.02.28.pngÉpisode 11 – Back Doors – 13/20
I know were God is. We gotta go.

L’épisode commence par me faire espérer que le Saint des Tueurs est repêché de son marécage, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Non, nous repartons clairement dans un flashback sur la mythologie de la série. C’est ainsi Jessie qui est repêché du marécage dans lequel il est coulé, au fond d’une boîte, par sa mère ou belle-mère, au choix. Pas de bouffe, pas d’eau, juste un enfer comme ça. Mouais, je suis mitigé par cette nouvelle information sur le personnage. La fin d’épisode nous révèle que c’était finalement sa grand-mère qui le torturait, celle-ci s’appelant L’Angelle. On verra si ça a son importance.

Elle fait en tout cas le parallèle avec le Saint des Tueurs qui est effectivement repêché par Jesse et…Tulip. Le problème, c’est qu’il n’est plus dans le camion où il devrait pourtant être. Ce coup-là, on le doit bien sûr à Herr Starr, merci bien. Celui-ci recrute ses deux hommes de mains habituels en leur expliquant le plan de faire de Jesse le messie. Ils sont bien forcés d’approuver.

De retour dans l’appartement de Denis, tout le monde en veut à Jesse d’avoir menti. Tulip et Cassidy ont surtout peur de se faire rattraper par le Saint qui veut toujours les tuer après tout. Le trio décide donc de partir en voyage à Bimini et d’éviter de rester dans cet appartement. Le problème est que Jesse n’a toujours pas trouvé Dieu.

Cela dit, il révèle enfin la vérité aux deux autres à propos de Jésus. Nous passons donc de la joie de partir en vacances à l’énervement de Tulip de voir Jesse la dire égoïste. Hop, le plan d’Herr Starr fonctionne à merveille et l’engueulade devient vite générale. Jesse finit par avoir une révélation divine grâce au nouveau chien de Denis et laisse les deux autres complétement perdus. Enfin perdus… Tulip décide de détruire les armes que Jesse gardait avec Jenny. Cassidy doit lui gérer son fils qui propose de sauter Tulip, parce que c’est ce qu’on fait chez nous. Je ne sais pas si par « chez nous », il entend les français, mais on a franchement une super réputation quand même. Bon, après « saute la » est traduit par un gentil « take her », ça va.

La quête de Tulip n’est pas vraiment intéressante, avec des armes indestructibles qu’elle finit par envoyer à la poste. J’adore juste le personnage de Jenny qui m’a fait beaucoup rire avec ses marchandages.

Jesse comprend donc que Dieu est probablement un chien et qu’il s’est fait avoir lors d’un test à dire que Dieu n’était pas ce qu’il voulait. Il se retrouve chez Herr Starr à écouter ses prières à Dieu et celles de certains de ses proches, j’imagine. Ce n’est pas bien passionnant, mais c’est marrant, car ses prières finissent dans le cul d’Herr Starr, qui en voit décidément passer dans cette saison.

Enfin, en Enfer, Eugene est persuadé que celui qui ne mérite pas sa place sera torturé encore plus pour avoir menti, grâce à Hitler. Nous apprenons aussi que l’Enfer est en liaison avec le Saint des Tueurs et la Nouvelle-Orléans, ce qui est apparemment une bonne chose.

Eugene se débrouille pour assister de nouveau à la scène d’Enfer d’Hitler à Munich en 1919. Finalement, l’Enfer n’est pas son rendez-vous galant, mais le refus de son art par un expert (juif, bien sûr, et homosexuel, en plus). Ceci explique cela, j’imagine. Ce n’est que le début des ennuis, car il se ridiculise ensuite devant Elsa qui le largue pour un réparateur de vélo. Sa haine se canalise finalement autour d’un gâteau. C’est une jolie scène d’Enfer inventée là, mais décidément l’Enfer est loin de ce que l’imaginaire collectif en fait habituellement.

Bon, Hitler en revanche, je ne peux pas en dire autant, surtout quand il s’énerve. Il finit par organiser une évasion pour Eugene, évasion qui se traduit par un plongeon dans le gouffre censé les torturer encore plus.

L’ennui était grand devant cet épisode, il est dur de ne pas être déçu par cette seconde partie de saison. Heureusement, la fin d’épisode nous libère le Saint des Tueurs. S’il est aussi cool qu’il y a dix épisodes, on devrait donc enfin pouvoir se réveiller la semaine prochaine. Il serait temps.

10Épisode 12 – On Your Knees – 14/20
What more do you have to lose ?

J’ai lancé l’épisode avec le suspens de savoir si ça va enfin s’améliorer cette semaine, malheureusement, ça n’a pas été le cas, avec un Preacher qui nous a servi son couplet traditionnel, sans moment vraiment jouissif.

De retour dans le trou mais avec Hitler cette fois, Eugene tente de résister à son Enfer qui est cette fois dépourvu de Jesse. C’est rigolo avec une Tracy qui se suicide en boucle, mais il finit par y arriver assez vite. Le problème, c’est qu’une fois qu’il a réussi à dire ses quatre vérités à Tracy, il découvre que son Enfer ne s’arrête pas à elle. Il reste la mascotte qui l’a violé, puis son père qui l’accuse d’avoir ruiné la vie de sa mère.

Ce n’est pas si facile de s’échapper de l’Enfer, en fait, et la scène est un chouilla trop longue, même si les apartés d’Hitler aident à apporter un peu d’humour. Une fois la situation avec son père réglée beaucoup trop vite pour l’Enfer mais beaucoup trop lentement pour la série, Hitler et Eugene parviennent à s’enfuir et disparaissent du trou.

En flashback, nous voyons le Saint des Tueurs être coulé par Jesse et s’énerver au fond de son marécage. Il s’énerve pendant pas moins d’une semaine sur la porte du camion blindé.

Grâce à un flashback dans le flashback, nous apprenons aussi que ce marécage n’est pas un lieu inconnu pour lui, puisque c’est là qu’il a été baptisé. Quelques années plus tard, il savoure un pique-nique avec sa fille et sa femme. OK, c’est a priori parfaitement inutile, je me demande s’ils y trouveront un intérêt quelconque, hormis nous justifier son Enfer de la saison 1.

Sans surprise, le Saint des Tueurs est secouru par des membres du Graal, qui font exprès de couler un autre camion de la compagnie. C’est quand même se donner beaucoup de mal : quel intérêt de remplacer le camion ?

Et en même temps, quel intérêt de nous montrer tout ça en flashback quand nous avions déjà toutes les pièces du puzzle la semaine dernière ? Le voici donc libéré après un quart d’épisode un peu inutile, mais sympathique malgré tout.

À la Nouvelle-Orléans, Jesse déprime d’être passé à côté de Dieu. À l’appartement dont j’espère de plus en plus la destruction car le roadtrip leur allait mieux, Cassidy surprend Denis en train de fouiller sa chambre, à la recherche de son chien qu’il garde secret. Il s’engueule ensuite avec Tulip, à propos de Jesse, bien sûr, tout en zieutant sa gorge avec beaucoup d’intérêt. Jesse revient à l’appartement quelques minutes avant que le Saint n’y débarque. Tulip tente de l’arrêter, mais elle est rapidement mise K.O – heureusement (bizarrement) pas tuée.

Le Saint s’aventure donc dans l’appartement pour tuer Jesse, toujours en possession de Genesis. C’est maintenant que nous découvrons l’existence d’un balcon sur lequel Cassidy et Jesse bavardent tranquillement pendant que le Saint met K.O Denis, puis Cassidy. C’est reparti pour une scène d’action un peu plus à la hauteur, mais manquant encore d’une B.O sympathique. On s’améliore en rythme et en action, en tout cas.

Le tout est observé par les membres du Graal, à qui il ne manque que des popcorns, clairement. Le problème de ce combat est qu’il perturbe leurs caméras, que Tulip ne devrait pas tarder à découvrir si elle continue à être aussi observatrice qu’auparavant.

Le Saint, William, réussit à piéger Jesse et le mettre à genoux. Il est à deux doigts d’y passer, mais il est arrêté au dernier moment par la nana qui gère l’Enfer, rien que ça. Elle lui promet de l’emmener au Paradis.

Voilà, c’est tout pour l’action. Tulip et Cassidy sont amenés à l’hôpital en ambulance, ou en tout cas c’est ce que Jesse pense. En vérité, ils sont rapportés dans le bureau d’Herr Starr, qui veut discuter avec eux de la marche à suivre.

Notre trio se retrouve ensuite dans un fast food et c’est cool de les y retrouver, mais ça ne sauve pas le rythme de l’épisode auquel il manque toujours quelque chose. Jesse leur avoue qu’il considère de devenir le Messie comme le souhaite Herr Starr. Cassidy n’est pas trop fan de l’idée, Tulip, comme à son habitude, les laisse débattre sans dire ce qu’elle pense. Elle finit par déclarer son amour à Jesse (mais comment ? Pourquoi ?) mais remarque surtout qu’il n’a rien à leur faire faire.

Pendant ce temps, au Vatican, le Pape déclare que Dieu s’est fait la malle (bon, en anglais, bonjour la crédibilité) et qu’il leur reste l’espoir d’attendre Jésus. Cela tombe bien, puis que Jesse se rend auprès d’Herr Starr pour jouer les Messies.

Et William est ramené en Enfer, où Hitler et Eugene s’échappent par les bouches d’aération, avec un aperçu de l’Enfer de chacun. Mouais. J’espère que ça bougera un peu plus pour la fin de saison la semaine prochaine, quand même.

13.pngÉpisode 13 – The End of the Road – 16/20
Spoken like a true messiah.

Nous les avons tellement peu vus sur la route finalement (alors que pourtant c’était ce qui fonctionnait le mieux dans la série) que ce titre d’épisode me paraît drôlement mal choisi, mais bon, c’est parti pour une fin de saison que j’espère meilleure.

Cela commence par un flashback sur l’adolescence de Jesse, pas franchement intéressante : sur le bord d’une route, il fait payer le parking de tous les gens se rendant chez l’Angelle. OK. Il en profite pour voler quelques portefeuilles, tuer une poule et se faire racketter son propre argent par un mystérieux homme dont on ne voit que les tatouages.

Malheureux, le petit Jesse se rend ensuite dans une villa pour négocier qu’on lui tire les cartes. En échange, il donne la cadavre de la poule qu’il vient de tuer de colère. Euké. Comme toujours, cette intro dure près de huit minutes, mais pour un final, c’est drôlement long.

Si on en revient au présent, Jesse accepte donc de devenir le messie et commence dans une classe d’enfants. Celle-ci se fait attaquer, ce qui pousse Jesse à utiliser son pouvoir plus vite que prévu. Le problème, c’est que son pouvoir semble cassé. Il s’en tire donc avec une petite scène de combat avec une bonne BO, cette fois clairement inspirée par les Gardiens de la Galaxie puisque la chanson utilisée en est extraite. C’est un peu abusé quand même.

Jesse et Herr Starr se rendent ensuite à Los Angeles pour se faire interviewer par Jimmy Kimmel. Oui, ça leur prend tout l’épisode.

À la Nouvelle-Orléans, Cassidy s’ennuie maintenant que Jesse est parti joué les Messies. En fait, c’est une telle épave que son T-shirt se confond limite avec le papier peint. C’est dire s’il est délavé lui-même ! Cassidy se trouve une nouvelle mission dans la vie : surveiller son fils. En effet, Denis semble s’abreuver de ce que les vampires font de pire pour s’inspirer.

Pendant ce temps, les hommes du Graal débarrassent le plancher et Tulip fait quelques courses pour partir en vacances à Bimini avec Cassidy. Tulip qui fait les courses marque un nouveau point d’ennui extrême dans la série, même si la fin de la scène possède un bon humour.

De retour à l’appartement, elle se donne complétement à Cassidy qui n’ose pas trop, surpris par ce revirement de situation. Comme Cassidy se drogue et comme la situation est bien trop énorme pour être crédible, je n’ai pas été surpris de voir Cassidy sortir ses crocs et arracher la gorge de Tulip. Il ne s’agissait que d’une hallucination.

Au moment de charger la voiture pour partir, Tulip découvre la caméra des hommes de Starr et ça ne lui plaît pas franchement, surtout qu’elle, comme Cassidy, se sont masturbés dans le salon. OK, information utile du jour.

Peu après, Tulip abandonne l’idée de se battre et retourne charger la voiture, alors que Denis s’amuse avec la lingerie de Tulip volée par Cassidy. Inquiet de ne pas réussir à se maîtriser si son fils continue de le tenter sur la voie du mal, Cassidy décide de… tuer son fils. Voilà qui est fait. Pauvre Denis. Bon, il faut dire qu’il fait partie des éléments qui ont ralenti cette saison, mais c’est triste un peu.

Triste, mais pas autant que Tulip qui retourne dire au revoir à Jenny et comprend qu’elle est celle qui l’espionnait depuis le début. La confrontation entre les deux est géniale, jusqu’à ce que Tulip tente d’envoyer un tournevis dans la face de sa meilleure amie qui lui tire dessus.

Eugene et Hitler continuent de s’enfuir des Enfers, réussissant à sortir des tunnels pour atterrir sur les rives d’un lac, mythologie oblige. Hitler indique à Eugène la marche à suivre pour revenir à la vie, mais ça me paraît un peu gros tout ça : il a toutes les informations et renonce à sa liberté. Eugène finit par sympathiser avec Charon en attendant sa barque, mais Charon se fait tuer par la superintendante des Enfers.

Par chance, Hitler est encore dans les parages et assomme la super intendante, permettant à Eugène de s’évader. Ce dernier souhaite désormais qu’Hitler vienne avec lui, décidant qu’il ne mérite plus sa place en Enfer. Difficile de ne pas être d’accord tant ils ont rendu le personnage sympathique tout au long de la saison. Il n’y a pas idée franchement !

C’est sans trop de surprise qu’une fois de retour sur Terre, Hitler se barre en courant et poursuit son évasion, se faisant renverser et redevenant le monstre qu’il est censé être.

La fin de saison se réveille enfin dans ses dernières minutes. Apprenant ce qu’il vient d’arriver à Tulip, Jesse se précipite à l’appartement. Herr Starr fait annuler l’ambulance et Jesse ne peut rien faire pour la sauver, surtout que Genesis ne fonctionne plus. Cassidy décide de transformer Tulip en vampire, mais comme ce n’est jamais ce qu’elle a voulu, Jesse l’en empêche.

Le plus horrible est encore qu’aucun des deux ne sait ce qui est arrivé à Tulip. Jesse a malgré tout la solution après la mort de Tulip : il emmène son cadavre auprès de l’Angelle.

Quant à Dieu, il observe tout ça… au sein d’une tête de chien décapité dans une chambre d’hôtel. Pas rassurant.

L’épisode était sacrement lent mais laisse sur d’excellents cliffhangers qui me donnent envie de revenir. C’est frustrant.

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EN BREF – Cette saison a démarré sur les chapeaux de roue… et s’est finalement accidentée contre un mur qui a ralenti le rythme et retiré une grosse partie de l’intérêt de la série. Heureusement, je suis désormais attaché au trio principal, parce que sinon, la saison n’aurait pas eu les mêmes notes. C’est parce que j’attendais désespérément qu’elle reparte de plus belle que j’ai parfois été gentil dans mes notes. Je sais ce que peut parfois proposer Preacher alors je reste motivé et optimiste.

Finalement, il s’est passé beaucoup de choses en début de saison avant que le rythme ne ralentisse, mais même une fois à vitesse d’escargot, la série a continué d’introduire beaucoup de choses. Son épisode final était un peu lent à consacrer un acte par intrigue, mais il a l’avantage de relancer l’intrigue pour une saison 3. Si celle-ci n’est pas officiellement confirmée, elle verra probablement le jour après un tel cliffhanger et sachant que les lieux de tournages sont déjà en train d’être réservés.

Je serais là, clairement, car je suis intrigué par la résurrection à venir de Tulip et la chasse à l’homme d’Hitler. En plus, j’espère toujours des retrouvailles Eugène/Jesse à un moment. Et puis, je n’ai pas tenu deux ans pour m’arrêter en si bon chemin !

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