Preacher (S02)

Synopsis : Après une première saison déstructurée permettant de présenter les personnages, la saison 2 s’ouvre sur le roadtrip de Jesse, Cassidy et Tulip à la recherche de Dieu, pendant qu’un cowboy tout droit sorti de l’Enfer les poursuit désormais pour les stopper dans leur quête.

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Ci-dessous, mes avis sur chacun des épisodes de la saison 2, juste après leur visionnage.

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Pour commencer, je dois dire que je suis impatient de commencer cette seconde saison qui reprend enfin l’univers du comic et est beaucoup plus claire dans son traitement que ce qu’on nous a proposé l’an passé. C’est tellement plus clair, d’ailleurs, que le synopsis officiel de la saison 2 dit que celle-ci sera « mieux structurée ». Tout est dit !

Il est vrai que l’an dernier, les premiers épisodes m’avaient complétement perdus et que j’avais suivi la saison d’un œil très distrait au départ. Et puis, petit à petit, ça s’était amélioré vitesse grand V pour nous livre une fin de saison complétement perchée avec un faux dieu, la destruction de l’église qui était pourtant le lieu principal de la saison 1 et la révélation concernant l’enfer. Les pouvoirs de Jesse était enfin clair, sa relation avec Tulip très claire et le roadtrip commençait. Autrement dit, la saison s’arrêtait quand l’intrigue de la série était enfin compréhensible – et particulièrement jouissive !

Je ne peux pas m’empêcher d’avoir gardé uniquement le meilleur de cette série, à savoir les scènes gores et les relations entre personnages très travaillées. Pourtant, je sais bien, comme on est sur AMC, qu’il y aura des lenteurs et tout un tas d’autres défauts, mais je fais mon bisounours pour l’instant. Je me souviens surtout que Preacher avait débuté à peu près en même temps qu’Outcast et que les séries avaient suivi une trajectoire inverse dans mon intérêt. Quand on voit ce qu’a donné la deuxième saison d’Outcast, Preacher est donc plutôt bien parti !

Comme ils mettent les petits plats dans les grands pour le lancement cette année, ce n’est pas un, mais deux épisodes que la chaîne nous propose cette semaine !

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01Épisode 1 – On the Road – 20/20
I’m not leaving my car, Jess.

La saison 1 est résumée en trente secondes, mais c’est largement suffisant pour se remettre dans le délire de Preacher. Et ce qui suit relève le niveau de la série de manière totalement dingue, je ne m’attendais vraiment pas à ça ! Je n’ai pas lâché les yeux de mon écran pendant les onze premières minutes. Le road trip commence dont de la meilleure des manières, avec une dynamique parfaite entre les personnages, une course poursuite avec les flics sur Come on Eileen, une panne d’essence mal venue, Jesse qui se sert des pouvoirs bien vite et le cowboy qui les rattrape déjà. C’est un énorme what the fuck dès le départ, donc, avec des flics qui explosent dans tous les sens.

Oh, c’est sanglant mais délirant, à la Deadpool, avec une dynamique de personnages à la Guardians of the Galaxy. Franchement, il est difficile de ne pas kiffer, c’est tout ce que j’avais toujours attendu de la saison 1, en mieux. Chaque personnage a son caractère et tout à fait ce qu’il faut pour être passionnant. Le premier acte passe donc super vite tellement c’est kiffant de retrouver ces personnages. La série remonte dans mon estime, et elle partait pourtant déjà haut. Brillant, j’ai même explosé de rire une fois ou deux. Cela me rappelait quelques bonnes scènes de la saison 1 où ça partait dans tous les sens, également.

Le deuxième acte voit nos héros continuer leur roadtrip comme si de rien n’était, s’arrêtant à une station-service. Ce qu’il faut en retenir, c’est que le cowboy est bien près d’eux. Il les rattrape de nouveau, mais ils viennent juste d’en partir. Jesse les amène (enfin, c’est Tulip qui conduit, il ne faut pas déconner) chez un ami prêtre tout aussi tordu que Cassidy (il a une nana en cage quand même, et c’est normal). Cela permet à Tulip et Cassidy de partager un moment entre eux où il semble bien que Cassidy est de plus en plus amoureux de Tulip. J’avais oublié cette sous-intrigue !

Le troisième acte est beaucoup plus lent. En effet, le trio n’est plus en mouvement, contrairement à ce qu’indiquait le titre de l’épisode. On les voit demander de l’aide à l’ami de Jesse, développer un peu les dynamiques entre eux et y passer la nuit, après avoir récupéré quelques infos. Très vite cependant, le lendemain arrive et le cowboy également. Le sentiment de la course poursuite entre eux est vraiment sympathique, même s’il risque d’être rapidement redondant. Le cowboy, le saint des tueurs, est en tout cas un excellent personnage qui n’hésite pas à mutiler et/ou tuer tout ce qui passe sur son chemin (et sur celui de Jesse surtout). Les flics se font exploser de tous les côtés, le gérant de la station-service perd sa langue et l’ami de Jesse, Mike, se retrouve donc à se suicider plutôt que de parler… Wow !

L’acte suivant amène nos héros dans une salle de striptease où une amie de Mike leur affirme que Dieu était un de ses clients quelques temps auparavant. L’idée est totalement tordue, mais ça va bien dans le ton de la série, à l’esthétique toujours aussi excellente. Ils apprennent donc que Dieu venait dans ce club non pour une fille, mais pour le jazz, tuant accidentellement au passage leur source d’informations. C’est pour le moment bien écrit, mais ils vont galérer à garder un rythme pareil je pense.

Dans le genre développement de personnages, on voit aussi que Jesse utilise de plus en plus fréquemment son pouvoir avec délectation, mais Tulip fait tout pour le calmer. Leur dynamique de couple est plutôt réussie dans cet épisode, la scène finale les voyant coucher ensemble m’a bien fait rire également, avec une BO bien choisie et un Cassidy à mourir de rire.

Le cliffhanger est redoutable, avec le saint des tueurs qui se rapproche dangereusement et menace de son arme Jesse. J’ai tellement adoré ce retour que je surnote un peu, mais il était de toute façon excellent.

02Épisode 2 – Mumbai Sky Tower – 17/20
The cowboy isn’t a man at all.

Jesse est sauvé de justesse par un pauvre chauffeur de camion qui passait par là. Dans une scène à nouveau à mourir de rire digne de la série. Comme en plus, il réside dans un motel de fan de flingues (ah les ricains), ça vire au carnage et à la fusillade (Bingo !). Une fois de plus, l’épisode propose donc une scène d’introduction parfaitement rythmée, au cours de laquelle les héros apprennent même la destruction d’Annville. C’est tellement bien écrit !

Quelques jours plus tôt, l’un des anges immortels de la saison 1 est entré en pleine déprime, à tenter de se suicider après la mort de son pote (pas si immortel que ça donc)… Comme nous sommes aux États-Unis, il a trouvé le moyen de rentabiliser son don incroyable et propose désormais un spectacle de magie/cabaret au cours duquel il passe son temps à se faire tuer pour un public en folie : c’est le « Amazing Ganesh » show.  C’est aussi hilarant que tordu, et l’acteur a le look parfait pour ça.

En toute logique, notre trio se rend chercher des informations auprès de lui. Jesse comprend donc comment le Saint des tueurs le retrouve à chaque fois (lorsqu’il utilise son pouvoir), ce qui va vraiment limiter l’utilisation de son pouvoir désormais. Ganesh révèle également qu’il est celui qui a employé le cowboy pour récupérer Genesis et Cassidy propose son aide pour arranger le problème en 2h45. Là encore, l’esthétique comic de la série fonctionne à merveille, de même que la photographie aux couleurs toujours très travaillées.

De son côté, Tulip déprime totalement de la destruction de sa ville natale, ce qui peut se comprendre. C’est un peu étrange toutefois de la voir dans cette veste en cuir qui rappelle un peu trop Buffy. Par chance, elle ne la garde pas longtemps, préférant coucher avec Jesse qui la demande ensuite en mariage… Toujours aussi tordu, quoi ! Tulip n’est pas franchement convaincue au premier abord, mais elle accepte bien sûr. Comme ils sont dans un casino, il n’est pas trop compliqué de trouver comment faire, ça tombe bien.

Ses préparatifs de mariage sont toutefois interrompus par Garry. Je ne sais plus bien si on est censé le connaître ou pas, mais ça ne lui fait pas plaisir. Il lui rappelle qu’elle doit appeler Victor. Humph, ça ressemble à une sous-intrigue moins réussie tout ça.

Le plan de Cassidy pour faire parler Ganesh ? Le droguer, bien sûr. C’est à mourir de rire puisque nous suivons leur bad trip qui n’est pas si bad. Ils jouent donc au freesbee et aux ballons, dans des scènes qui semblent tellement sorties de nulle part. 2h45 ? Je ne sais pas, ça paraît quand même plus long vu le nombre d’activités, mais c’était marrant, avec un Ganesh tombant amoureux de Cassidy et acceptant de rappeler le tueur en série de l’enfer.

Cassidy apprend de Jesse la nouvelle du mariage, et il ne le prend pas si bien que ça. C’en est presque triste. Il se rend chercher Tulip malgré tout et celle-ci vient juste de tuer Garry. Parfait, ça leur fait un secret en commun désormais. C’est un mariage qui promet dès lors d’être bien réussi ! En toute logique, Tulip l’annule donc sur l’autel, pauvre Jesse.

En tout cas, le trio décide désormais d’aller à New Orleans pour suivre le jazz que Dieu aime tant. Cela ne fait de toute évidence pas les affaires de Tulip. Jesse utilise de nouveau Genesis pour convaincre Ganesh de trouver la paix… oh le pauvre.

Cela attire bien sûr le cow-boy dont le contrat n’a bien sûr pas été annulé. Ganesh dévoile donc le lieu de destination du trio et demande au cowboy de le tuer pour trouver la paix. Quelle tristesse, quel cliffhanger ! Cette saison 2 envoie du pâté !

03.pngÉpisode 3 – Damsels – 16/20
You & me? Ew.

Oh la l’épisode repart en arrière sur l’intrigue Eugene et Tracy. Comme c’était l’intrigue qui manquait clairement de contexte l’an dernier, c’est plutôt cool d’avoir quelques explications sur ces deux-là. Ainsi donc, Tracy était au bord du suicide et en citant Mary Poppins Eugene réussit à la convaincre de ne pas faire de connerie… avant d’en faire une lui-même en l’embrassant. C’est suffisant pour lui redonner envie de se suicider par dégoût total de son meilleur ami. Joie.

Bam, accident bien gore avec une bonne partie de son cerveau explosé. Eugene était donc totalement innocent (même si un peu con à vouloir replacer les morceaux de chair et de cerveau… ew, ça c’est dégueulasse, Tracy) et s’est retrouvé à vivre un Enfer, qui le pousse à tenter de se suicider et à se foirer, à cause d’un fusil enrayé. Double suicide raté donc, sacrée histoire.

Oh et comme je parlais de vivre un Enfer, évidemment l’épisode ne repartait pas tant que ça en arrière. Eugene est simplement en Enfer et il revit cette journée de l’angoisse en boucle. Les images sont tellement dégueulasses que ça fonctionne tout à fait comme aperçu du monde souterrain. Une fois de plus, dix minutes de Preacher se sont écoulées sans que je ne m’en rende compte. Cette saison est beaucoup trop bien et, en plus, cet épisode nous sort un générique de nulle part, normal.

Le roadtrip continue pour le trio et Tulip fait tout ce qu’elle peut pour convaincre les garçons de ne pas aller à la Nouvelle-Orleans où elle a clairement des choses (et des gens) à éviter. Dans la ville du jazz (ça permet une bonne soundtrack à l’épisode), nos héros réussissent à trouver Dieu, mais pas sans une bonne dose de suspense et un trajet interminable… qui les mène à un dalmatien déjà aperçu dans le générique. Comme c’est intrigant et perché.

Tulip passe pas mal de temps à se cacher à la Nouvelle-Orléans, par peur d’être reconnue… Ce n’est pas évident pour elle, puisque Jesse l’emmène dans les rues et bars les plus fréquentés de la ville. Cassidy insiste pour l’emmener chez un de ses amis, Denis, pour la nuit. Et comme on pouvait s’y attendre, Denis est français, avec un bon accent mais des expressions comme « tourner mon appartement en sous à cochon », allez comprendre. Comme toujours, j’ai eu du mal à comprendre ce qu’il disait, tellement mon cerveau est habitué à l’anglais devant un épisode. Faudrait que je fasse des recherches là-dessus, j’imagine que ça s’explique scientifiquement.

Les clichés sont saufs, ne vous inquiétez pas, Denis boit aussi du vin rouge en regardant de vieux films en noir et blanc.

Tulip en révèle trop à Cassidy à propos de Victor, qu’elle évite comme la peste. Cassidy fait donc en sorte d’en savoir encore plus sur l’histoire de Tulip. Il est difficile de ne pas être intrigué, surtout que maintenant la série prend la peine d’être beaucoup plus claire sur son histoire. Malheureusement, les scénaristes n’ont pas envie de trop en dévoiler aujourd’hui et effectuent la coupe la plus frustrante et dégueulasse vue depuis un moment.

Bon, du coup, Jesse continue de chercher Dieu tout seul dans son coin. Cela le mène à parcourir la ville de long en large et à rencontrer une chanteuse qui aurait des infos, d’après le barman d’un établissement dans lequel il s’est endormi. Celle-ci est plutôt cool dans son introduction, que ce soit sa chanson ou sa manière de draguer. Ce sont des longueurs un peu inutiles, mais ça situe assez bien le personnage.

Pourtant, elle a surtout beaucoup de choses à cacher puisqu’elle se fait enlever. Jesse parvient à mettre K.O l’ensemble de ses agresseurs (il suffirait pourtant de leur demander de s’arrêter plutôt que de se battre pendant deux minutes avec six adversaires contre un) et donc à gagner sa confiance.

Il l’aide à s’enfuir, après une démonstration de son pouvoir et quelques informations supplémentaires. Ce n’est pas très passionnant, mais ça a réussi à maintenir mon attention malgré tout.

Elle l’envoie donc dans un nouveau bar et c’est là que ça part en vrille. Elle s’avère être une sorte d’agent secret qui a beaucoup d’informations sur Jesse et la confirmation que son pouvoir fonctionne, alors que Herr K. Starr reçoit sur son bureau un dossier au nom de Jesse. Merde, ça y est je suis perdu, j’ai soit oublié une partie de la saison 1, soit ce n’est pas encore introduit comme intrigue. Dans tous les cas, je suis curieux, toujours.

Pour les cliffhangers… Il y en a bien sûr, sinon ce n’est pas drôle. De retour en Enfer, nous découvrons qu’Eugene a la possibilité de sortir de sa cellule. Bon, franchement, ça ressemble à un bien mauvais test. Et ça l’est parce qu’il tombe sur un autre détenu au look très hitlerien alors que l’ensemble des cellules s’ouvre. Quant à Tulip, elle décide de se confronter à Victor en se rendant dans une laverie où les hommes de main n’ont aucune peine à la retrouver.

On perd beaucoup de la sensation de course poursuite dans cet épisode, parce que Jesse n’utilise pas son pouvoir pendant un long moment et parce que les héros ne sont pas au courant qu’ils sont poursuivis. Cela n’empêche pas la série de me plonger dans son univers décalé et de me passionner. Les mystères sont épais mais très prenants, c’est un plaisir de regarder la série cette saison, malgré quelques longueurs inévitables !

04.pngÉpisode 4 – Viktor – 17/20
This is hell. Act accordingly. We will be watching.

Je suis bien en retard dans mon visionnage de la série cette semaine. Pour ma défense, il y a eu quelques soucis avec la mise en ligne de l’épisode et ensuite j’ai un peu procrastiné, j’avoue. Quoiqu’il en soit, ça repart exactement là où le précédent nous a laissé tomber.

Cela permet de suivre Tulip qui est amenée auprès de Viktor. L’intrigue n’est toujours pas bien claire, mais le monsieur aime bien torturer les gens apparemment. Il est intéressant de voir Tulip subir le traitement du silence au sein de son ancienne famille. La seule qui lui parle est une gamine qui s’amuse à lui cracher à la figure et souhaiter sa mort. Sympathique, dis-donc. Tulip tente ensuite d’aller tuer Viktor mais comme toute la barraque travaille pour lui, ce n’est pas si facile pour elle d’être une femme libérée (désolé, je n’ai pas pu m’empêcher de la faire).

Pendant ce temps, Jesse découvre la maison de Denis et ne s’inquiète pas une seconde pour Tulip, préférant se faire une petite sieste. Denis continue de ronchonner en français, Cassidy s’inquiète pour Tulip et Jesse veut juste de la nourriture. Pendant ce temps, l’équipe de la blonde de la semaine dernière s’installe tranquillement devant chez Denis et le faux dieu de la fin de saison passée s’avère être… un acteur qui s’amuse avec Malcolm in the Middle.

Cette série… C’est toujours tordu et perché, mais ça marche bien malgré tout. Ainsi, Cassidy et Jesse se font passer pour les directeurs de casting de Game of thrones, de manière à avoir autant d’informations que nécessaire pour le retrouver. La scène est à mourir de rire, mais pas autant que l’audition du faux Dieu, qui finit par son meurtre, pour qu’il aille au paradis.

L’enquête pour retrouver Dieu connaît donc quelques détours plutôt sympathiques. Finalement, Cassidy finit par révéler ce qu’il sait à Jesse qui débarque chez Viktor, le mari de Tulip. Oui, bon, je vous la fais courte, avant ça, on a surtout droit à une scène génialissime où Jesse utilise ses pouvoirs pour retrouver ses pouvoirs, puis à une excellente baston sur Uptown Girl de Billy Joel. Purée, cette saison 2 a une superbe soundtrack et a vraiment trouvé son rythme pour les combats. Ce type de chansons et de combats, ça fait très Guardians of the Galaxy, mais c’est superbe comment la mélodie colle à la perfection.

J’avais totalement oublié cette esthétique de la série qui était ce qui m’avait finalement fait rester en saison 1. L’univers est totalement fou, mais ça prend à fond sur moi.

Sans grande surprise, le cliffhanger voit le Saint des Tueurs débarquer en ville, donc le prochain épisode devrait être de nouveau bien sanglant. Cela a mis le temps à venir quand même aujourd’hui !

En Enfer, on découvre que Eugene est bien en présence d’Adolf Hitler et tout un tas d’autres criminels. On découvre quelques règles de l’Enfer et c’est intéressant. Je trouve un peu cliché la rencontre avec Hitler en Enfer, mais mis à part ça, le passage par Munich en 1919 est plutôt sympathique. En fait, c’est tout le problème, pour le moment, Hitler est sympathique. Cela pose quelques problèmes quand même.

Pourtant, il est bien précisé à Eugene qu’il doit agir comme il se doit pour l’Enfer : la sympathie et la gentillesse ne peuvent lui apporter que des problèmes dans un Enfer surpeuplé (forcément). Il est ainsi menacé d’être envoyé dans « le trou ». Et si le nom ne donne pas envie, les images non plus, je vous rassure (ou pas).

Finalement, l’Enfer n’est qu’une prison comme une autre, où Hitler s’avère être une victime. Et c’est là son Enfer, je pense. Cela contredit un peu la vision qu’on avait de l’Enfer en saison 1 (un désert), donc j’espère qu’on aura quelques explications supplémentaires et une exploration plus approfondie du monde sous-terrain. De toute manière, si on voit tout ça, ce n’est pas pour rien je pense.

J’ai une fois de plus bien apprécié cet épisode, malgré un rythme un peu plus lent et moins de folie avant sa scène finale. C’est tout de même une série qui a beaucoup gagné en qualité depuis sa première saison et qui fonctionne très bien. Il y a plein d’intrigues ouvertes dont je suis pressé de voir les avancées et le dénouement, c’est pour moi une belle réussite que cette saison 2.

05.pngÉpisode 5 – Dallas – 15/20
Took him down how, Jesse?

L’épisode reprend une fois de plus quelques secondes après la fin du précédent. Jesse pète totalement un câble en découvrant la véritable identité de Viktor. Loin de se calmer comme je pensais qu’il ferait, il décide de torturer ce dernier dans la chambre de torture, malgré l’intervention de Tulip qui souhaite l’en empêcher. Je trouve que ça ne fonctionne pas du tout avec le personnage de Jesse, qui va jusqu’à utiliser son pouvoir sur Tulip pour qu’elle le laisse terminer ses actions de sadiques. Je ne vois même pas comment c’est ne serait-ce que possible que le personnage dérive autant sans véritable raison. Je veux dire, ce n’est pas son premier excès de rage, mais généralement il écoute Tulip, non ?

Peu importe, on va dire. On retourne explorer ensuite le passé de Jesse et Tulip, à Dallas donc, l’endroit où on les avait laissés aussi en saison 1 après le braquage raté et la fausse couche de Tulip. Etonnamment, c’est Jesse qui semble tomber en dépression alcoolique après coup alors que Tulip fait ce qu’elle peut pour assurer le rôle de femme au foyer… Après son travail. Double job, bonjour. Ils tentent d’avoir un enfant et sont rattrapés par un passé qu’ils tentent d’oublier alors que Jesse boit de plus en plus de bière. Mouais, ce n’était pas spécialement nécessaire de nous montrer tout ça aussi longuement. Une phrase ou deux auraient largement suffi.

Passé ce détour, nous voyons Tulip ramener sa belle-fille chez Denis et s’en prendre à Cassidy, clairement pour qu’il aille s’occuper de Jesse. C’est plutôt bien vu comme interactions, même si ça fait un énorme contretemps par rapport à l’intrigue du Saint des Tueurs. Ce dernier se ramenait deux fois plus vite dans les premiers épisodes.

Dans le genre deux fois plus vite, le second flashback était bien plus réussi : c’était un simple montage musical qui voyait Jesse sombrer dans la folie à acheter chaque jour un pack de bière, un paquet de cigarettes et un test de grossesse se révélant toujours négatif. C’est dans son attente qu’il a fini par trouver la foi. Voilà, autant le premier flashback était clairement inutile, autant celui-ci apporte quelque chose d’intéressant pour le personnage et la série. Il mène à la séparation du couple quand Jesse se rend compte que Tulip a, de manière prévisible, repris les affaires et la pilule. Ses nerfs ? Il les passe sur son meilleur ami plutôt que sur Tulip. Cela permet au moins d’éclairer la première scène de l’épisode et de me faire changer d’avis sur celle-ci, donc c’est bien écrit. Quant à Jesse, il prend la décision irrationnelle de devenir prêtre en reprenant l’église de son père après cette longue période de dépression.

Bref, cet épisode s’est beaucoup renfermé avec sa première moitié dans ce que je considère être les défauts d’AMC : des détours et des longueurs peu utiles à la construction des personnages (ou en tout cas étirés plus que nécessaires) pour retarder au maximum l’intrigue principale de manière peu cohérente. On est loin du rythme fou des premiers épisodes, mais en même temps, ce sont des approfondissements qui finissent par être intéressants. La dernière partie de l’épisode est heureusement meilleure et relance les choses pour la suite !

En tout cas, niveau construction de personnages, on sait désormais que Tulip est totalement amoureuse de Jesse, parce que quand même, elle a vécu avec un véritable déchet humain qui a dû lui faire vivre un enfer (et, ironiquement, inversement à lui laisser espérer un bébé). Faut être sacrément amoureuse pour revenir vers lui après.

Par conséquent, Cassidy n’a pas tort de dire à Jesse que la romance Tulip/Jesse ne changera jamais et renaîtra toujours de ses cendres, même si Jesse commet l’irréparable avec Viktor. Bon, Cassidy le fait dans l’espoir de se récupérer Tulip, je pense, mais bon. Bien sûr, Jesse ne tue pas Viktor et c’était prévisible. J’ai senti leur jeu de mots venir à des kilomètres, mais il m’a fait rire malgré tout.

La toute fin est atroce, bien sûr : le Saint des Tueurs abat Viktor et trouve sa fille, qui sait où se trouve Jesse et, maligne, révèle qu’elle sait où est Jesse. Tout cela se déroule après un dernier détour qui nous permet de découvrir que Tulip a quitté Viktor une fois qu’elle a su où se trouvait Carlos, ce qui n’est pas très étonnant.

Bref, cet épisode contenait beaucoup de longueurs et de détours, mais pas assez de son fun habituel. Je suis content malgré tout de l’évolution des personnages, plutôt très bien écrite cette semaine. Cela ne m’empêche pas de sortir de l’épisode avec un goût de trop peu, mais le cliffhanger promet que le rythme repartira de plus belle la semaine prochaine, alors ça devrait aller !

06.pngÉpisode 6 – Sokosha – 15/20
Say your prayers, preacher.

Après le trailer et le panel du Comic Con sur la fin de saison, autant dire que je suis pressé de reprendre la série. Cet épisode fonctionne bien pour me donner envie de rester pour une suite prometteuse, malgré une écriture très linéaire qui ne permet pas une critique bien fluide !

Cela commence par une scène qui semble n’avoir rien à voir avec notre schmilblick habituel, mais ce serait mal connaître la série de s’en persuader. Nous voyons un couple signer un contrat qui ressemble fort à un pacte avec le diable dans les effets : il s’agit pourtant de retirer quelque chose à l’homme, et cela ressemble fort à son sperme, en échange de beaucoup d’argent. Oui, forcément vu comme ça.

L’art de la transition est toujours au top, puisqu’on enchaîne avec un employé de ce service s’achetant une saucisse avant de ramener le sperme dans une maison, où l’échantillon sera centrifugé, puis donné à manger à une vieille amnésique retrouvant ainsi la raison.

Bref, vraiment rien à voir avec le schmilblick ces sept minutes, mais cela nous introduit un nouveau personnage, un asiatique, qui semble capable de faire bien des miracles contre de l’argent.

Une fois cette longue introduction passée, nous revenons chez un Denis très affaibli (mais toujours capable de crier en français) qui refuse l’aide de Cassidy pendant que Jesse le connard prend sa douche et que bobonne Tulip prépare le petit déj. Hum. La scène du petit déj permet de réintroduire la dynamique du trio et c’est bien mieux, surtout qu’en parallèle, le saint des Tueurs se rapproche d’eux en compagnie de la gamine alors qu’ils n’en ont pas la moindre idée. OK, voilà qui est déjà beaucoup mieux que la semaine dernière pour le rythme et l’ambiance et la jalousie de Tulip.

Le saint des Tueurs est à peine flippant à buter tout l’immeuble suite à une mauvaise indication de la gamine, mais cela permet au trio de se barrer et de revenir sur la piste de Fiore/Ganesh. Seulement, celui-ci est mort.

Toujours à la recherche de Dieu, nos héros cherchent désormais des informations sur le Saint des Tueurs. Comme d’habitude, Preacher parvient à trouver le meilleur des moyens de nous introduire le personnage via les recherches en bibliothèque du trio : c’est juste assez rapide pour ne pas perdre l’attention, ça propose quelques planches de comics (probablement tirées du comic) et ça permet de voir que le Saint des Tueurs est un personnage de littérature très connue dans ce monde.

Une fois les recherches terminées, Cassidy se souvient subitement de Denis. Cela tombe pile poil pour son retour à l’appartement (bon, quand même, ça ressemblait plutôt à une maison jusque-là, mais bon) et Jesse en profite pour décider de négocier avec le Saint des Tueurs.

Ce dernier laisse vivre la gamine et Denis, puis accepte le marché de Jesse qui a une heure pour ramener un esprit au tueur en série. Il a plutôt intérêt à le faire, car il garde en otage Denis (très mal en point), Tulip et Cassidy. Cela permet de découvrir que Denis se révèle être… le fils de Cassidy. OK, j’aurais dû le voir venir avec cette série. Tulip décide de négocier à son tour avec le Saint des Tueurs, mais ce n’est pas franchement un succès, si l’on puit dire. Le stress est à son comble car une heure ça passe vite.

Jesse fait pourtant ce qu’il peut et retrouve la piste des chinois qui sont donc dans le business de la vente d’âme, ça tombe bien ! Le truc, c’est que la seule âme qui convienne, c’est celle de Jesse et il accepte de la donner pour libérer les otages (bon, moins les doigts de Cassidy, parce qu’il fallait bien un peu plus de gore qu’une simple tête qui roule par terre).

Je m’y attendais un peu, mais puisqu’il lui donne un esprit/âme, Jesse peut désormais dominer le Saint des Tueurs avec Genesis, sans aucun problème. Par contre, il ne peut pas l’envoyer en Enfer sans s’envoyer lui-même là-bas. Qu’à cela ne tienne, il se débarrasse de son ennemi en le faisant couler dans un marécage abandonné. Mouais, il aurait probablement pu trouver mieux comme planque, car je pense qu’on le reverra notre Saint des Tueurs.

J’ai adoré la manière dont il s’en débarrasse. C’était ce qui paraissait être l’intrigue de la saison, et non, c’est évacué en un épisode comme si de rien n’était. J’adore l’idée, ça promet pour le rythme à venir. Je suis curieux de voir ce que proposera la fin de saison désormais et pressé de retrouver Eugene aussi, car il était encore absent de cet épisode.

Moins fun, cet épisode était donc malgré tout passionnant à suivre, exactement comme la semaine dernière. Je ne doutais plus de la série, de toute manière !

07-2.pngÉpisode 7 – Pigs – 14/20
Look, there’s more to the city than bloody jazz and almost getting killed

C’est parti pour un épisode au début digne d’Okja, même si nous ne sommes qu’au Vietnam et que le cochon mutant dans Preacher, il… vole. Il est repéré par un homme tout de blanc vêtu qui valide à lui tout seul le point secte du Bingo Séries à ceux qui le cherchent encore.

À la Nouvelle-Orléans, une nouvelle nuit à rechercher vainement Dieu s’achève pour le trio et Denis. On sent que la série se cherche un peu, comme nos personnages qui improvisent le vol d’argent dans un bar en simulant le meurtre de Cassidy. Ridiculement drôle, mais un peu longuet malheureusement, même si ça permet à Cassidy d’enfin recevoir le baiser qu’il attendait tant de Tulip – et que le trailer du Comic Con avait eu le bon goût de nous spoiler. Je suis heureux de voir que ce n’était que ça.

Jesse continue de se comporter comme le plus parfait des idiots dans cet épisode, en mentant à tout le monde sur ce qu’il a fait du Saint des Tueurs. Clairement, ça ne peut que lui revenir à la face plus tard.

De son côté, Denis trouve enfin quelqu’un pour traduire ce qu’il a à dire : il a une maladie cardiaque qui le tue et aimerait être transformé en vampire. Pas de bol, Cassidy refuse bien évidemment de faire ça à son fils. Tout au long de l’épisode, nous voyons des hommes nettoyer les rues de la Nouvelle-Orléans de ses bourrés, vivants ou morts : bien sûr, Cassidy finit à la morgue et se met à réfléchir à la demande de Denis en voyant le cadavre d’un vieil homme et sa famille en larmes. Oui, bon, vous la sentez venir la mort de Denis avant qu’il ne le rejoigne à temps ?

De retour à l’appartement où tous aimeraient dormir, Tulip se met à cauchemarder du Saint des Tueurs, persuadé qu’il est encore en vie. Sa nuit semble bien compliquée et entièrement construite de ce type de cauchemars et de faux éveils, histoire de nous faire croire qu’elle est vraiment en train de mourir. Merci bien. Au réveil, elle reproche bien sûr à Jesse d’être arrivé trop tard lors de l’épisode précédent. Quel beau couple ils forment dis donc !

Jesse, quant à lui, se rend interroger un homme qui proclame l’approche de la fin du monde. Cela intéresse Jesse, parce que de toute évidence, on y arrive.

Du côté de l’homme en blanc, Herr Starr, le voyage au Vietnam semble être un calvaire. Cela permet toutefois un flashback en 2004 où on le voit être recruté. Comme dans toute fraternité/secte qui se respecte, la religion y est importante et la nudité de rigueur au début de l’initiation. Les étapes sont marrantes, mais elles aussi trop longues, comme l’on connaît déjà le vainqueur des épreuves, de même que l’avant-dernier que l’on voit venir à des kilomètres (et la dernière épreuve est tellement évidente !). Tout ceci permet d’arriver à des informations sur la secte, le Graal et la fin du monde.

Une fois au courant de toute la vérité sur l’organisation, Herr Starr en tue le dirigeant et prend sa place. Là aussi, je l’ai senti venir, mais bon. Dans le présent, Herr Starr tue tous les adorateurs du cochon volant grâce à l’eau empoisonnée du village et reçoit sa prochaine mission : aller s’occuper du cas de Jesse qui compromet la religion. Bien, parfait, on tient notre nouveau méchant et un cliffhanger beaucoup trop drôle.

Dommage, cet épisode n’a pas su s’ancrer dans les délires habituels et s’est contenté d’être bon. Il ne se passe franchement pas grand-chose et les scènes sont beaucoup trop lentes/longues. On est sur AMC, j’ai l’habitude, mais le début de saison était plus mouvementé que ça quand même et je suis pressé qu’on y revienne !

08.pngÉpisode 8 – Holes – 16/20
Mords-moi. Mords-moi. MORDS-MOI.

En Enfer, Eugène continue de s’amuser à jouer les caïds, cherchant à ne pas être trop gentil et à aller ainsi contre sa nature. La situation est intéressante et amusante, je trouve. Tous les prisonniers découvrent que les problèmes techniques connus en Enfer s’expliquent par la présence imprévue de quelqu’un qui ne mérite pas de se retrouver en Enfer. Eugène hésite mais ne se dénonce pas, ce qui n’empêche pas Hitler de constater la vérité.

C’est con, surtout que tout le monde se la joue innocent de manière à quitter l’Enfer au plus vite, permettant quelques bonnes blagues qui n’en sont pas vraiment. Hitler s’amuse donc à torturer Eugène pour lui faire avouer qu’il n’a rien à faire en Enfer. Malheureusement pour Eugene, les habitudes ont la vie dure et il s’avère effectivement gentil, ce qui l’envoie au trou… L’Enfer, en pire.

Il se retrouve donc avec Tracy, mais cette fois-ci l’issue est différente avec une Tracy amoureuse de lui juste assez longtemps pour qu’il soit heureux. Ensuite, Jesse débarque, embrasse Tracy et les choses vont encore plus loin entre ces deux-là, poussant Eugene au suicide. Tu parles d’un Enfer (même si c’est vrai que la tronche de Jesse quand il jouit est parfaitement infernale).

Une fois encore, j’ai adoré cette partie de l’intrigue, très réussie et à l’esthétique au top. Certes l’Enfer n’est pas aussi flippant qu’il devrait l’être (je trouve perso que la réalité d’Eugene est pire que son Enfer), mais comme nous le voyons à travers Eugene qui n’a rien à faire là, ce ne peut pas être surprenant.

L’épisode prend ensuite le temps de revenir sur le duo Cassidy/Denis. En 1946, nous suivons Cassidy devenir papa et être sacrément joyeux de la situation, au point de chanter une berceuse à son fils. De retour dans le présent, la situation offre un fort contraste avec un Cassidy qui veille comme il peut sur Denis, refusant toujours de le transformer en vampire. Il était mignon de voir Cassidy se comporter en papa. Il finit par hésiter et appeler, probablement son créateur, pour qu’on arrive à le convaincre de ne pas transformer Denis.

Je suis assez sceptique sur cette intrigue, je ne sais pas ce que j’ai envie de voir. Une chose est sûre, ils ont fait traîner autant que possible. La fin semble suggérer que Denis devrait obtenir ce qu’il veut la semaine prochaine.

Tulip continue de ne pas dormir et elle tente de convaincre Cassidy de sortir en ville avec lui. Il lui conseille de parler de ses problèmes à Jesse, mais elle refuse. Autant dire tout de suite que leur couple ne fait pas rêver du tout. C’en est au point où ils m’ont fait décrocher de l’épisode quand ils se rendent faire les courses ensemble, mais le besoin de frigo était une jolie pirouette scénaristique, je trouve.

Toujours angoissée, Tulip se décide en effet à tout réparer dans l’appartement… et les appartements adjacents. Or, dans un appartement adjacent à celui de Denis, les hommes du Graal observent l’appartement. Ils semblent vivre une journée de travail tout à fait normal, ce qui était plutôt marrant et permettait de valider un point du Bingo Séries grâce aux céréales Boo berry, tout en maintenant du suspense par rapport à Tulip se rapprochant inévitablement d’eux.

Elle finit par rencontrer la femme, qui joue bien sûr un rôle et réussit à s’en faire une amie de la manière la plus perchée possible. Là encore, ça traîne, mais agréablement. On sent que les choses se mettent peu à peu en place. Concernant Tulip, si sa relation avec Jesse est ennuyeuse, tout le reste fonctionne à merveille je trouve, de son traumatisme à son « amitié » avec Cassidy.

Pendant tout l’épisode, Jesse tente quant à lui de retrouver Dieu à partir de la vidéo d’audition de l’acteur ayant joué le rôle de Dieu. Ce n’est pas passionnant, mais c’est marrant, surtout du côté des deux techniciens qui ont un rôle cliché, mais drôle. Ils finissent par détruire le DVD qui avait bien une réponse sur lui, puisqu’il appartenait à Grail Industries… Oui, oui, les mêmes qui ont pour but de tuer Jesse.

Bref, nous ne retrouvons pas Herr Starr cette semaine et c’est dommage car l’impression d’ensemble qui se dégage de l’épisode est que les choses traînent pour mener à un final explosif. L’ambiance de folie, notamment côté musique, des premiers épisodes me manque, mais je ne peux pas dire non plus que je m’ennuie. Disons que je me laisse porter, alors que je préférais être transporté d’élan de joie !

09Épisode 9 – Puzzle Piece – 13/20
So are we looking for God on Youtube now ?

Nous approchons déjà beaucoup trop de la fin de saison et nous reprenons dans le bureau de Herr Starr qui lit donc le Monde de la fin mars 2017 sur la présidentielle et le PS qui se fait dynamiter par cette campagne. Sympa la fiction.

L’épisode démarre surtout par un flashback voyant Jesse se souvenir de la mort de son père, assassiné devant ses yeux. Je ne vois pas trop ce que ça fait là, mais du coup, il se divertit avec Windows, Youtube et des vidéos sur Dieu. Je n’oserais pas taper ça dans mon moteur de recherches, moi et je suis plutôt team Cassidy, qui lui prend la tête. Tulip continue de s’amuser à se faire tirer dessus, ce qui inquiète Cassidy, mais Jesse affirme qu’il a tout sous contrôle. Bon, autant dire que le trio part en vrille totale dans ce début d’épisode, Jesse allant même jusqu’à utiliser Genesis pour endormir Tulip.

Lorsqu’Herr Starr voit ça, il s’ennuie profondément, un peu comme moi, et demande à ce qu’ils soient tous tués dans l’appartement. Voilà qui devrait enfin apporter l’action que j’attends, car ce n’est plus trop ça depuis quelques épisodes.

Une équipe armée jusqu’aux dents est envoyée les tuer et le parti pris de réalisation est alors excellent : nous suivons la scène du point de vue des soldats avec casques anti-bruit et lunettes infrarouges. Cela fonctionne merveilleusement bien tout en leur permettant quelques économies d’acteurs. Le silence permet d’ajouter une tension agréable à la scène, car nous sommes immergés dedans et nous savons bien que ça va virer au massacre pour eux. Cela ne manque pas effectivement : Cassidy est tout bonnement incontrôlable et Jesse parvient à retirer le casque d’un certain Phil. Il n’en faut pas plus à Jesse pour l’envoyer tuer tous ses amis.

Alors qu’il s’apprête à le questionner, Jesse se le fait voler par un Denis affamé… Et oui, il est désormais un vampire ! Ça tombe bien, il venait de se faire tuer.

De son côté, Herr Starr est en plein rencard avec une blonde que je ne crois pas avoir vu auparavant dans la série. Il est dur d’accrocher à la scène après l’attaque de l’appartement : lui-même semble s’ennuyer lors de son rencard, mais il est interrompu par le fiasco de la mission de ses hommes. Il souhaite donc exécuter les incompétents qui étaient en charge de tuer Jesse, mais ces derniers s’en tirent plutôt bien en proposant un nouveau plan incluant l’activation de B.R.A.D. Allons savoir de quoi il s’agit.

Le lendemain, Tulip se réveille comme une fleur (ouais, jeu de mots de folie, je sais) et découvre la folie qui règne dans l’appartement, où Jesse emploie tous les flics de la ville grâce à Genesis. Denis s’occupe de Cassidy à son réveil et c’est fou comme il paraît plus jeune maintenant qu’il est vampire (et maquillé en conséquences, j’imagine). Jesse parle un peu à Tulip de sa dépression et de sa peur de dormir, mais celle-ci lui en veut d’avoir utilisé Genesis contre elle, en toute logique. Bon, tout cela est franchement long encore cette semaine, et c’est pire, car c’est haché du côté du rythme.

Jesse passe la fin d’épisode à attendre une nouvelle attaque et Denis à écouter du Edith Piaf, ben oui, bien sûr. B.R.A.D semble finir par arriver alors que Denis se comporte en adolescent et que Tulip tire sur un pauvre nettoyeur. Finalement, il s’agit d’une fausse alerte pas très crédible et B.R.A.D arrive en avion vers la fin d’épisode : il s’agit d’un missile prêt à anéantir nos héros.

Oui, mais non, Herr Starr change d’avis lors d’une sodomie forcée (je ne cherche même plus à comprendre) et ne veut plus tuer Jesse. Le missile est donc détourné in extremis sur la maison de ce pauvre Harry Connick Jr qui n’a rien demandé.

La semaine passe sans attaque et Jesse finit par abandonner son attente pour aller se bourrer dans un bar. C’est là qu’Herr Starr vient le voir et lui propose son aide pour retrouver Dieu.

C’est là le cliffhanger d’un épisode franchement décevant que j’ai trouvé long et ennuyeux. Heureusement qu’il y a eu l’attaque de l’appartement pour mouvementer un peu tout ça, parce qu’autrement, ça aurait été sacrément pénible à voir. Il est tout de même dommage que la série tombe dans un tel ennui quand on voit ce qu’elle peut proposer par ailleurs. En plus, ce n’est pas faute de n’avoir rien à raconter, car il se passe quelques trucs cette semaine. C’est juste que c’est long à mettre en place et que ça ne prend aucun raccourci là où il en faudrait parfois. Oui, c’est moi qui dis ça.

Capture d'écran 2017-08-22 17.07.10.pngÉpisode 10 – Dirty Little Secrets – 15/20
Are you blind, boy ? Would you like to be ?

C’est parti pour un épisode que j’ai commencé en pensant que c’était une fin de saison alors que non, la saison faisant en fait 13 épisodes. En plus, je l’ai vu dans les pires et meilleures conditions à la fois : le soleil a enfin décidé de se pointer en région parisienne après un bon mois (d’Août) d’absence, alors je bronze sur la terrasse. Ce n’est pas idéal pour regarder une série, mais qu’est-ce que c’est agréable un bain de soleil.

Cet épisode commence très fort, c’est le cas de le dire pour mes oreilles puisque j’ai bien sûr mes écouteurs, avec un couple en train de faire l’amour. Ca y va et y va, et l’on apprend finalement qu’il s’agit de Jésus. Oh, mais oui, nous ne sommes pas à un blasphème prêt dans cette série et c’est parfaitement le genre de scènes osées qui ne me surprend pas de cette saison.

Herr Starr continue de discuter tranquillement avec Jesse, ce qui implique un peu de menace au barman trop curieux, et la livraison d’informations sur The Grail et la fameuse vidéo d’audition du faux Dieu. Oh, Jesse s’énerve aussi, mais Herr Starr est de toute façon dans la même merde que lui à rechercher Dieu. Ni l’un ni l’autre ne se font confiance, mais ils font malgré tout équipe ensemble dans les rues de la Nouvelle-Orléans pour retrouver Dieu.

Ils se rendent surtout au QG de l’organisation où Jesse rencontre en toute tranquillité le Pape, rien que ça. L’avantage, c’est qu’il obtient tout plein d’informations : un groupe d’anges se serait rebellé contre lui… à moins qu’il ne soit juste embêté par sa création pourrie et n’ait décidé d’en créer une autre. Bref, personne ne sait où est Dieu, mais il est question d’un garçon qui pourrait assurer le rôle de Dieu. Un garçon ? Le messie, bien sûr.

On remonte à la naissance du fils de Jésus, donc, et au meurtre de sa femme pour protéger la lignée. Jesse se débrouille, avec Genesis, pour être amené au descendant de Jésus, bien sûr. Cela passe par un long voyage à travers le monde, histoire que Jesse soit incapable de le retrouver par lui-même.

C’est intéressant, car Jesse se soumet totalement à Humperdoo, le descendant du Christ, qui s’il est saint, n’est pas sain d’esprit (bouuh le jeu de mot facile). Jesse utilise donc son pouvoir sur lui après s’être fait pisser dessus, ce qui n’est apparemment pas une très bonne idée et n’aide absolument pas à retrouver Dieu. Ce serait trop simple.

De son côté, Tulip continue ses cauchemars sur le Saint des Tueurs et ce n’est pas fou. Elle s’inquiète de l’absence de Jesse et demande des informations à un Cassidy trop occupé à s’envoyer à l’air avec des prostituées commandée pour Denis, le tout sur une chanson française, normal. Elle décide finalement de faire la cuisine, parce que c’est ce que fait Tulip dans chaque épisode, la place de la femme, tout ça tout ça ? Peu importe, vous me direz, l’intérêt de cette scène, c’est de continuer à la voir sympathiser avec sa voisine, « Jenny ».

Elle a l’excellente idée de lui raconter toute l’histoire de la saison en prenant le petit déjeuner avec elle. C’est merveilleux cette amitié sortie de nulle part qui suffit à manipuler totalement Tulip. Elles s’amusent aussi avec des jeux vidéos, c’est marrant mais pas si fou, surtout que Jenny fait l’erreur de raconter des infos que Tulip ne lui a jamais divulguées. Oh, oh. Elle s’en tire par une pirouette et grâce à l’aide de son collègue qui interprète « Rodney », l’ex bourré et menaçant.

Quant à Cassidy et Denis, ils s’amusent bien dans cet épisode, mais Denis a dû mal à contrôler son appétit de sang. C’est le principe d’un vampire après tout.

Comme d’habitude donc, cet épisode ralentit le rythme et n’est pas à la hauteur de mes attentes, mais cette fois au moins, on a quelques informations qui font avancer la quête de Jesse. Finalement, pour une fois, c’est Cassidy qui s’avère le moins intéressant, et de loin.

Les cliffhangers révèlent que le Grail cherche à séparer Tulip, Cassidy et Jesse, ce que Jenny réussit plutôt bien à faire pour le moment. Affaire à suive, je pense, surtout que Tulip est en train de comprendre que le Saint des Tueurs est encore en vie. Ils révèlent aussi le plan de Herr Starr qui est, depuis le début, de suggérer à Jesse de jouer à Dieu, grâce à Genesis. C’est plutôt une bonne idée,mais Jesse n’apprécie pas trop le blasphème. Certes. J’espère qu’il ne verra jamais la série, du coup. Séparer Jesse de ses amis est donc une partie du plan pour s’assurer qu’il acceptera de jouer à Dieu. Cela fonctionne plutôt bien et c’était un épisode intéressant, à défaut d’être rythmé.

Capture d'écran 2017-08-29 14.02.28.pngÉpisode 11 – Back Doors – 13/20
I know were God is. We gotta go.

L’épisode commence par me faire espérer que le Saint des Tueurs est repêché de son marécage, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Non, nous repartons clairement dans un flashback sur la mythologie de la série. C’est ainsi Jessie qui est repêché du marécage dans lequel il est coulé, au fond d’une boîte, par sa mère ou belle-mère, au choix. Pas de bouffe, pas d’eau, juste un enfer comme ça. Mouais, je suis mitigé par cette nouvelle information sur le personnage. La fin d’épisode nous révèle que c’était finalement sa grand-mère qui le torturait, celle-ci s’appelant L’Angelle. On verra si ça a son importance.

Elle fait en tout cas le parallèle avec le Saint des Tueurs qui est effectivement repêché par Jesse et…Tulip. Le problème, c’est qu’il n’est plus dans le camion où il devrait pourtant être. Ce coup-là, on le doit bien sûr à Herr Starr, merci bien. Celui-ci recrute ses deux hommes de mains habituels en leur expliquant le plan de faire de Jesse le messie. Ils sont bien forcés d’approuver.

De retour dans l’appartement de Denis, tout le monde en veut à Jesse d’avoir menti. Tulip et Cassidy ont surtout peur de se faire rattraper par le Saint qui veut toujours les tuer après tout. Le trio décide donc de partir en voyage à Bimini et d’éviter de rester dans cet appartement. Le problème est que Jesse n’a toujours pas trouvé Dieu.

Cela dit, il révèle enfin la vérité aux deux autres à propos de Jésus. Nous passons donc de la joie de partir en vacances à l’énervement de Tulip de voir Jesse la dire égoïste. Hop, le plan d’Herr Starr fonctionne à merveille et l’engueulade devient vite générale. Jesse finit par avoir une révélation divine grâce au nouveau chien de Denis et laisse les deux autres complétement perdus. Enfin perdus… Tulip décide de détruire les armes que Jesse gardait avec Jenny. Cassidy doit lui gérer son fils qui propose de sauter Tulip, parce que c’est ce qu’on fait chez nous. Je ne sais pas si par « chez nous », il entend les français, mais on a franchement une super réputation quand même. Bon, après « saute la » est traduit par un gentil « take her », ça va.

La quête de Tulip n’est pas vraiment intéressante, avec des armes indestructibles qu’elle finit par envoyer à la poste. J’adore juste le personnage de Jenny qui m’a fait beaucoup rire avec ses marchandages.

Jesse comprend donc que Dieu est probablement un chien et qu’il s’est fait avoir lors d’un test à dire que Dieu n’était pas ce qu’il voulait. Il se retrouve chez Herr Starr à écouter ses prières à Dieu et celles de certains de ses proches, j’imagine. Ce n’est pas bien passionnant, mais c’est marrant, car ses prières finissent dans le cul d’Herr Starr, qui en voit décidément passer dans cette saison.

Enfin, en Enfer, Eugene est persuadé que celui qui ne mérite pas sa place sera torturé encore plus pour avoir menti, grâce à Hitler. Nous apprenons aussi que l’Enfer est en liaison avec le Saint des Tueurs et la Nouvelle-Orléans, ce qui est apparemment une bonne chose.

Eugene se débrouille pour assister de nouveau à la scène d’Enfer d’Hitler à Munich en 1919. Finalement, l’Enfer n’est pas son rendez-vous galant, mais le refus de son art par un expert (juif, bien sûr, et homosexuel, en plus). Ceci explique cela, j’imagine. Ce n’est que le début des ennuis, car il se ridiculise ensuite devant Elsa qui le largue pour un réparateur de vélo. Sa haine se canalise finalement autour d’un gâteau. C’est une jolie scène d’Enfer inventée là, mais décidément l’Enfer est loin de ce que l’imaginaire collectif en fait habituellement.

Bon, Hitler en revanche, je ne peux pas en dire autant, surtout quand il s’énerve. Il finit par organiser une évasion pour Eugene, évasion qui se traduit par un plongeon dans le gouffre censé les torturer encore plus.

L’ennui était grand devant cet épisode, il est dur de ne pas être déçu par cette seconde partie de saison. Heureusement, la fin d’épisode nous libère le Saint des Tueurs. S’il est aussi cool qu’il y a dix épisodes, on devrait donc enfin pouvoir se réveiller la semaine prochaine. Il serait temps.

10Épisode 12 – On Your Knees – 14/20
What more do you have to lose ?

J’ai lancé l’épisode avec le suspens de savoir si ça va enfin s’améliorer cette semaine, malheureusement, ça n’a pas été le cas, avec un Preacher qui nous a servi son couplet traditionnel, sans moment vraiment jouissif.

De retour dans le trou mais avec Hitler cette fois, Eugene tente de résister à son Enfer qui est cette fois dépourvu de Jesse. C’est rigolo avec une Tracy qui se suicide en boucle, mais il finit par y arriver assez vite. Le problème, c’est qu’une fois qu’il a réussi à dire ses quatre vérités à Tracy, il découvre que son Enfer ne s’arrête pas à elle. Il reste la mascotte qui l’a violé, puis son père qui l’accuse d’avoir ruiné la vie de sa mère.

Ce n’est pas si facile de s’échapper de l’Enfer, en fait, et la scène est un chouilla trop longue, même si les apartés d’Hitler aident à apporter un peu d’humour. Une fois la situation avec son père réglée beaucoup trop vite pour l’Enfer mais beaucoup trop lentement pour la série, Hitler et Eugene parviennent à s’enfuir et disparaissent du trou.

En flashback, nous voyons le Saint des Tueurs être coulé par Jesse et s’énerver au fond de son marécage. Il s’énerve pendant pas moins d’une semaine sur la porte du camion blindé.

Grâce à un flashback dans le flashback, nous apprenons aussi que ce marécage n’est pas un lieu inconnu pour lui, puisque c’est là qu’il a été baptisé. Quelques années plus tard, il savoure un pique-nique avec sa fille et sa femme. OK, c’est a priori parfaitement inutile, je me demande s’ils y trouveront un intérêt quelconque, hormis nous justifier son Enfer de la saison 1.

Sans surprise, le Saint des Tueurs est secouru par des membres du Graal, qui font exprès de couler un autre camion de la compagnie. C’est quand même se donner beaucoup de mal : quel intérêt de remplacer le camion ?

Et en même temps, quel intérêt de nous montrer tout ça en flashback quand nous avions déjà toutes les pièces du puzzle la semaine dernière ? Le voici donc libéré après un quart d’épisode un peu inutile, mais sympathique malgré tout.

À la Nouvelle-Orléans, Jesse déprime d’être passé à côté de Dieu. À l’appartement dont j’espère de plus en plus la destruction car le roadtrip leur allait mieux, Cassidy surprend Denis en train de fouiller sa chambre, à la recherche de son chien qu’il garde secret. Il s’engueule ensuite avec Tulip, à propos de Jesse, bien sûr, tout en zieutant sa gorge avec beaucoup d’intérêt. Jesse revient à l’appartement quelques minutes avant que le Saint n’y débarque. Tulip tente de l’arrêter, mais elle est rapidement mise K.O – heureusement (bizarrement) pas tuée.

Le Saint s’aventure donc dans l’appartement pour tuer Jesse, toujours en possession de Genesis. C’est maintenant que nous découvrons l’existence d’un balcon sur lequel Cassidy et Jesse bavardent tranquillement pendant que le Saint met K.O Denis, puis Cassidy. C’est reparti pour une scène d’action un peu plus à la hauteur, mais manquant encore d’une B.O sympathique. On s’améliore en rythme et en action, en tout cas.

Le tout est observé par les membres du Graal, à qui il ne manque que des popcorns, clairement. Le problème de ce combat est qu’il perturbe leurs caméras, que Tulip ne devrait pas tarder à découvrir si elle continue à être aussi observatrice qu’auparavant.

Le Saint, William, réussit à piéger Jesse et le mettre à genoux. Il est à deux doigts d’y passer, mais il est arrêté au dernier moment par la nana qui gère l’Enfer, rien que ça. Elle lui promet de l’emmener au Paradis.

Voilà, c’est tout pour l’action. Tulip et Cassidy sont amenés à l’hôpital en ambulance, ou en tout cas c’est ce que Jesse pense. En vérité, ils sont rapportés dans le bureau d’Herr Starr, qui veut discuter avec eux de la marche à suivre.

Notre trio se retrouve ensuite dans un fast food et c’est cool de les y retrouver, mais ça ne sauve pas le rythme de l’épisode auquel il manque toujours quelque chose. Jesse leur avoue qu’il considère de devenir le Messie comme le souhaite Herr Starr. Cassidy n’est pas trop fan de l’idée, Tulip, comme à son habitude, les laisse débattre sans dire ce qu’elle pense. Elle finit par déclarer son amour à Jesse (mais comment ? Pourquoi ?) mais remarque surtout qu’il n’a rien à leur faire faire.

Pendant ce temps, au Vatican, le Pape déclare que Dieu s’est fait la malle (bon, en anglais, bonjour la crédibilité) et qu’il leur reste l’espoir d’attendre Jésus. Cela tombe bien, puis que Jesse se rend auprès d’Herr Starr pour jouer les Messies.

Et William est ramené en Enfer, où Hitler et Eugene s’échappent par les bouches d’aération, avec un aperçu de l’Enfer de chacun. Mouais. J’espère que ça bougera un peu plus pour la fin de saison la semaine prochaine, quand même.

13.pngÉpisode 13 – The End of the Road – 16/20
Spoken like a true messiah.

Nous les avons tellement peu vus sur la route finalement (alors que pourtant c’était ce qui fonctionnait le mieux dans la série) que ce titre d’épisode me paraît drôlement mal choisi, mais bon, c’est parti pour une fin de saison que j’espère meilleure.

Cela commence par un flashback sur l’adolescence de Jesse, pas franchement intéressante : sur le bord d’une route, il fait payer le parking de tous les gens se rendant chez l’Angelle. OK. Il en profite pour voler quelques portefeuilles, tuer une poule et se faire racketter son propre argent par un mystérieux homme dont on ne voit que les tatouages.

Malheureux, le petit Jesse se rend ensuite dans une villa pour négocier qu’on lui tire les cartes. En échange, il donne la cadavre de la poule qu’il vient de tuer de colère. Euké. Comme toujours, cette intro dure près de huit minutes, mais pour un final, c’est drôlement long.

Si on en revient au présent, Jesse accepte donc de devenir le messie et commence dans une classe d’enfants. Celle-ci se fait attaquer, ce qui pousse Jesse à utiliser son pouvoir plus vite que prévu. Le problème, c’est que son pouvoir semble cassé. Il s’en tire donc avec une petite scène de combat avec une bonne BO, cette fois clairement inspirée par les Gardiens de la Galaxie puisque la chanson utilisée en est extraite. C’est un peu abusé quand même.

Jesse et Herr Starr se rendent ensuite à Los Angeles pour se faire interviewer par Jimmy Kimmel. Oui, ça leur prend tout l’épisode.

À la Nouvelle-Orléans, Cassidy s’ennuie maintenant que Jesse est parti joué les Messies. En fait, c’est une telle épave que son T-shirt se confond limite avec le papier peint. C’est dire s’il est délavé lui-même ! Cassidy se trouve une nouvelle mission dans la vie : surveiller son fils. En effet, Denis semble s’abreuver de ce que les vampires font de pire pour s’inspirer.

Pendant ce temps, les hommes du Graal débarrassent le plancher et Tulip fait quelques courses pour partir en vacances à Bimini avec Cassidy. Tulip qui fait les courses marque un nouveau point d’ennui extrême dans la série, même si la fin de la scène possède un bon humour.

De retour à l’appartement, elle se donne complétement à Cassidy qui n’ose pas trop, surpris par ce revirement de situation. Comme Cassidy se drogue et comme la situation est bien trop énorme pour être crédible, je n’ai pas été surpris de voir Cassidy sortir ses crocs et arracher la gorge de Tulip. Il ne s’agissait que d’une hallucination.

Au moment de charger la voiture pour partir, Tulip découvre la caméra des hommes de Starr et ça ne lui plaît pas franchement, surtout qu’elle, comme Cassidy, se sont masturbés dans le salon. OK, information utile du jour.

Peu après, Tulip abandonne l’idée de se battre et retourne charger la voiture, alors que Denis s’amuse avec la lingerie de Tulip volée par Cassidy. Inquiet de ne pas réussir à se maîtriser si son fils continue de le tenter sur la voie du mal, Cassidy décide de… tuer son fils. Voilà qui est fait. Pauvre Denis. Bon, il faut dire qu’il fait partie des éléments qui ont ralenti cette saison, mais c’est triste un peu.

Triste, mais pas autant que Tulip qui retourne dire au revoir à Jenny et comprend qu’elle est celle qui l’espionnait depuis le début. La confrontation entre les deux est géniale, jusqu’à ce que Tulip tente d’envoyer un tournevis dans la face de sa meilleure amie qui lui tire dessus.

Eugene et Hitler continuent de s’enfuir des Enfers, réussissant à sortir des tunnels pour atterrir sur les rives d’un lac, mythologie oblige. Hitler indique à Eugène la marche à suivre pour revenir à la vie, mais ça me paraît un peu gros tout ça : il a toutes les informations et renonce à sa liberté. Eugène finit par sympathiser avec Charon en attendant sa barque, mais Charon se fait tuer par la superintendante des Enfers.

Par chance, Hitler est encore dans les parages et assomme la super intendante, permettant à Eugène de s’évader. Ce dernier souhaite désormais qu’Hitler vienne avec lui, décidant qu’il ne mérite plus sa place en Enfer. Difficile de ne pas être d’accord tant ils ont rendu le personnage sympathique tout au long de la saison. Il n’y a pas idée franchement !

C’est sans trop de surprise qu’une fois de retour sur Terre, Hitler se barre en courant et poursuit son évasion, se faisant renverser et redevenant le monstre qu’il est censé être.

La fin de saison se réveille enfin dans ses dernières minutes. Apprenant ce qu’il vient d’arriver à Tulip, Jesse se précipite à l’appartement. Herr Starr fait annuler l’ambulance et Jesse ne peut rien faire pour la sauver, surtout que Genesis ne fonctionne plus. Cassidy décide de transformer Tulip en vampire, mais comme ce n’est jamais ce qu’elle a voulu, Jesse l’en empêche.

Le plus horrible est encore qu’aucun des deux ne sait ce qui est arrivé à Tulip. Jesse a malgré tout la solution après la mort de Tulip : il emmène son cadavre auprès de l’Angelle.

Quant à Dieu, il observe tout ça… au sein d’une tête de chien décapité dans une chambre d’hôtel. Pas rassurant.

L’épisode était sacrement lent mais laisse sur d’excellents cliffhangers qui me donnent envie de revenir. C’est frustrant.

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EN BREF – Cette saison a démarré sur les chapeaux de roue… et s’est finalement accidentée contre un mur qui a ralenti le rythme et retiré une grosse partie de l’intérêt de la série. Heureusement, je suis désormais attaché au trio principal, parce que sinon, la saison n’aurait pas eu les mêmes notes. C’est parce que j’attendais désespérément qu’elle reparte de plus belle que j’ai parfois été gentil dans mes notes. Je sais ce que peut parfois proposer Preacher alors je reste motivé et optimiste.

Finalement, il s’est passé beaucoup de choses en début de saison avant que le rythme ne ralentisse, mais même une fois à vitesse d’escargot, la série a continué d’introduire beaucoup de choses. Son épisode final était un peu lent à consacrer un acte par intrigue, mais il a l’avantage de relancer l’intrigue pour une saison 3. Si celle-ci n’est pas officiellement confirmée, elle verra probablement le jour après un tel cliffhanger et sachant que les lieux de tournages sont déjà en train d’être réservés.

Je serais là, clairement, car je suis intrigué par la résurrection à venir de Tulip et la chasse à l’homme d’Hitler. En plus, j’espère toujours des retrouvailles Eugène/Jesse à un moment. Et puis, je n’ai pas tenu deux ans pour m’arrêter en si bon chemin !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3Saison 4

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Wrecked (S02)

Synopsis : Après s’être écrasés sur une île déserte et avoir lutté pour survivre autant que pour conserver leur liberté face à un tyran en puissance (Steve), les rescapés du crash aérien ont pensé un temps qu’ils étaient sauvés quand ils ont vu débarquer des hommes en bateau. Pas de bol, il s’agissait en fait de chasseurs de prime uniquement intéressés par Danny. En parallèle, d’autres histoires sont restées sans fin, que ce soit les histoires de couple de Jess et Todd, Emma malade et perdue en mer ou Rosa totalement cinglée dans un coin de l’île. Autant dire que la survie ne fait que commencer !

Saison 1| Saison 2 | Saison 3

Ci-dessous, mon avis sur tous les épisodes de la saison, juste après leur visionnage.

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Pour commencer, je dois dire que je me souviens vaguement de la première saison de Wrecked, mais que celle-ci reste malgré un excellent souvenir. Cette parodie de LOST m’a marqué : j’étais sûr de rire devant, parce que c’était une parodie, mais je ne m’attendais pas à la voir développer ses propres histoires de manière aussi rapide et aussi réussie.

Tout en multipliant les clins d’œil à la série-phare (fut un temps) d’ABC, les scénaristes ont réussi à créer des situations inédites et des personnages uniques, sans jamais trop perdre de leur humour. Tous les épisodes ne sont pas aussi bons les uns que les autres, mais dans l’ensemble, c’était une excellente surprise, d’autant que l’écriture de la série était parfaitement maîtrisée, avec des éléments disséminés tout au long de la saison et permettant une excellente conclusion. Autrement dit, ce qui était une parodie débile (au sens premier du terme) et devenue une sitcom un brin méta mais très solide. Difficile d’en espérer mieux !

Autant dire que j’étais plus que motivé par l’arrivée de cette saison 2 et c’est avec plaisir que je fais play aujourd’hui pour découvrir la suite. En plus, ça commence par un double épisode et j’ai beaucoup d’espoir pour les points transports du Bingo.

Note moyenne de la saison : 18/20

01.pngÉpisode 1 – Ransom – 19/20
You also have to kill me first too… as well.

Ils ont eu l’excellente idée de commencer par un bon gros résumé de la saison 1 qui m’a tout de suite remis dedans. Le premier plan de la saison ? Largement inspiré par la saison 2 de LOST et l’épisode 48 days. Ils sont si géniaux ! Il s’agissait d’une fausse piste : nous sommes de retour sur la terre ferme et nous voyons le père de Danny (magiquement nommé Dick) mourir dans un stupide accident de golf. Heureusement, Danny a aussi une sœur qui prend la suite des recherches : Margo.

Sur l’île, les pirates qui s’attaquent au groupe ne font pas de quartier en théorie, mais quand tout le monde se dit prêt à se sacrifier pour Danny, les choses changent. L’humour est absolument parfait dans cet épisode, mais cette scène, avec Todd et Jess qui se disputent, est absolument parfaite.

Incapables de prendre une décision, les pirates appellent Barracuda (BARRACUDA !) leur chef resté sur le bateau… Celui-ci s’avère être une jeune femme beaucoup trop sexy et… beaucoup trop drôle dans sa manière d’arriver sur l’île. La longueur de la scène n’était pas sans me rappeler The Last Man on Earth côté humour, mais en mieux. Bref, vous aurez compris, à ma note et à ce début de critique, que je suis totalement convaincu par ce premier épisode qui remet toutes les choses en place avec énormément d’humour.

Il y a beaucoup d’excellentes choses dans cet épisode côté humour : je retiens notamment Karen qui fait la morte au fond du trou, l’histoire personnelle entre Danny et Margo ou l’excellent enterrement, une fois de plus parodie de LOST. Ce que j’adore le plus, c’est que même sans avoir vu LOST, ces scènes restent probablement très drôle. Steve est donc un meurtrier, mais comme sa victime est en fait un nazi, il arrête de culpabiliser. Les autres ne sont bien sûr pas tout à fait de cet avis, mais c’est vrai que ça dédramatise sa storyline de l’an dernier juste ce qu’il faut.

Les personnages sont tous géniaux, mais ma préférence continue d’aller à Jess et Florence. Bien qu’elles n’aient pas d’intrigue personnelle cette semaine, toutes les deux déchirent dans les répliques jetées à l’arrache et permettant un bon humour. En fait, je ris tellement devant Wrecked que j’ai parfois l’impression que les épisodes durent plus de vingt minutes.

Quant à l’intrigue, elle avance juste ce qu’il faut : Donna a tué son père pour sa fortune, elle refuse donc de payer la rançon pour Danny. Les rescapés doivent donc cohabiter avec les pirates, ce qui promet des intrigues intéressantes. Si en plus la série conserve son humour, ce sera du tout bon.

02.pngÉpisode 2 – Poison – 15/20
At least, it can’t get any worse.

La cohabitation avec les pirates force logiquement les survivants à déménager sur une plage pourrie à proximité. Cette fois, on semble s’éloigner définitivement de LOST, ce qui n’empêche pas la série de continuer à s’affirmer comme parodie. Plus classique, cet épisode propose une intrigue A et une intrigue B, et ça vaut ce que ça vaut. C’est moins bon, mais ça reste divertissant et drôle.

Côté intrigue B, parce que j’aime commencer par la fin, Danny déprime de la mort de son père et apprend de Steve que des survivants parlent dans son dos, lui reprochant leur situation actuelle. Cela n’arrange pas sa déprime, mais Steve continue malgré tout de le harceler pendant tout l’épisode, souhaitant devenir partenaire avec lui une fois qu’ils quitteront l’île. Mouais. Si certaines répliques sont drôles, je n’ai jamais trop accroché à ces deux-là alors forcément, ça m’a moins passionné.

En parallèle, l’installation sur la plage voisine se passe mal : elle est pleine de débris et d’animaux morts, mais en plus, les nouveaux voisins font la fête en permanence. Cela n’arrange pas les affaires de nos rescapés qui manquent alors de sommeil (Florence qui drague Owen de la pire manière m’a bien fait rire). L’idée est originale et permet de se concentrer sur la vie de Pack, une sorte d’agent tout risque dont les flashbacks paraissent être une bien mauvaise parodie de série pourrie type soap opéra. J’ai adoré les faux raccords volontaires, par exemple !

C’était un peu long, avec les échecs successifs d’Owen et Pack pour rétablir un semblant d’équilibre avec les pirates. Pourtant, Pack parvient finalement à négocier avec Barracuda et revient sur la plage avec des bières. Beaucoup de détours pour pas grand-chose, mais il était plaisant de voir la série se diriger vers une nouvelle direction. Il y a tellement de potentiel, que ce soit côté intrigue ou parodie, je suis curieux de voir ce qu’ils ont en réserve pour la suite de la saison (et j’ai encore espoir pour Emma, parce que j’adore Ginger Gonzaga, je veux qu’elle revienne).

L’épisode était un peu moins bon dans son intrigue, et en plus je cherche encore le rapport avec le titre. Cela collait mieux avec le premier épisode que le second. Étrange. Quoiqu’il en soit, je suis déjà très pressé d’être mercredi prochain, croyez-moi, car l’humour est toujours aussi excellent, ils n’ont rien perdu de la qualité de la série !

03Épisode 3 – Caiman – 19/20
You think that this is the killzone of a black gay man?

Aaaah ! Aaaaah ! Ils sont tellement géniaux ! Trois intrigues se déroulent en parallèle dans cet épisode et il n’y en a pas une qui m’a ennuyé. Commençons par la moins longue et la plus simple.

La cohabitation sur l’île continue, en toute logique. Steve est surpris en train de chanter sur la plage par le Barracuda qui se trouve être une fan de la chanson… car son ex lui chantait régulièrement avant qu’elle ne s’endorme. Ni une, ni deux, elle le convoque de force dans sa tente et couche avec. OK, ça c’est fait. Elle le menace de mort s’il révèle à qui que ce soit la vérité. Cela pourrait être du viol, mais ça a l’air de beaucoup trop lui plaire comme marché.

Du côté du reste des survivants, le problème de la semaine est le manque d’eau après une pollution de la rivière en amont. C’est excellent comme idée, car ça permet d’enfin se concentrer un peu sur la disparition d’Emma. Malheureusement, toujours pas de Ginger Gonzaga cette semaine, pourtant j’y ai cru. Florence culpabilise de la disparition de sa meilleure amie et cherche donc à se rendre utile pour prouver au reste du groupe qu’elle n’est pas inutile. Elle accompagne ainsi Karen à la source de la rivière (tiens, ce n’est pas sans m’évoquer quelques souvenirs cette histoire de source) où elles découvrent que caïman noir rôde dans la rivière.

Karen essaye donc de se servir de Florence comme appât, mais la blonde finit par s’en apercevoir (pas si stupide Florence) et se rebeller. Une scène où elle parle à un rocher lui permet de faire le deuil d’Emma, puis de trouver l’animal qu’elle cherche à tuer. Karen, qui passe par là pile au bon moment, s’attaque au caïman, mais c’est finalement avec l’aide de Florence qu’elle parvient à le tuer. Hop, les survivants se retrouvent donc avec de l’eau et Florence réaffirme sa position au sein du groupe. Simple et efficace, cette intrigue ne manquait pas d’humour avec une Florence bien souvent à côté de la plaque. Qu’est-ce que je l’adore !

Enfin, une dernière sous-intrigue voit les survivants de la plage profiter du passage des pirates pour demander des nouvelles du monde extérieur. Cela commence bien sûr par les infos sur la géopolitique, mais tout le monde s’en contrefiche, contrairement au résumé de la saison précédente de Game of Thrones. N’étant pas fan de la série, j’ai un peu levé les yeux au ciel, mais j’ai trouvé tout à fait excellent le débat pour savoir s’il fallait le spoiler ou non (plutôt non, perso) de même que les scènes mimées de la série, en parallèle du combat avec le caïman.

C’était hilarant comme montage musical et surtout parfaitement réussi. Les mimes sont géniaux et parfaitement explicite. La conclusion, un tacle à Suits que j’adore et qui est bientôt de retour, m’a même fait marrer malgré la critique.

Sans grande surprise, cet épisode confirme mes personnages préférés : Florence, donc, et Jess qui avoue à Todd qu’elle a continué de regarder GOT sans lui, pendant une saison et demi. Cela est traité comme s’il apprenait qu’il se faisait tromper et étant un grand cinglé des séries/spoilers, j’ai trouvé ça tout à fait pertinent et compréhensible comme réaction. J’ai peut-être un problème, allez savoir !

Toujours est-il que cet épisode était une fois de plus brillant et reprenait tout ce qui fonctionnait en saison 1. Je ne me suis pas ennuyé et j’ai bien ri. Cette saison est très solide pour le moment. J’attends encore le moment du fou rire le plus total ou du grand WTF qui me fera passer sur le 20, mais franchement, s’ils font ça toute la saison, je vais adorer !

04Épisode 4 – Tony Pepperoni – 16/20
Owen we’re going to have a baby. Can you even believe that?

Le résumé de cette semaine repart bien arrière et promet de bonnes choses dès le départ. Owen se fait kidnapper par Rosa qui lui affirme que… elle est enceinte ! La scène est super longue, mais est super drôle, puisqu’elle va jusqu’à lui annoncer qu’elle veut avorter, sur l’île. Ben oui, bien sûr. En plus, ça se conclut sur un zoom dramatique où Florence apprend qu’elle doit pratiquer l’avortement, une technique très LOST reprise à merveille et utiliser à très bon escient ici.

La série continue de beaucoup utiliser Florence, et c’est tant mieux car elle me fait mourir de rire dans chacune de ses scènes, que ce soit parce qu’elle est choquée d’être considérée comme idiote ou parce qu’elle tente de ne pas l’être sans y parvenir. La seule à la trouver intelligente est donc Rosa, ce qui en dit long.

Florence réussit à la faire décider de garder le bébé (sympa l’avortement), puis la fait accoucher. Magique. C’est excellent car Florence continue de rentrer dans les délires de Rosa, au point de la faire accoucher d’un petit garçon… puis de sa jumelle, une balle de golf qui m’a fait mourir de rire et qui est clairement la meilleure blague de la semaine.

J’ai aimé le rapprochement suggéré entre Owen et Florence pendant quelques secondes et ce retour de Rosa. L’intrigue est super bien menée, il est difficile de ne pas accrocher et de ne pas rire car c’est totalement l’humour de la série.

Pendant ce temps, Todd décide d’aller se battre avec Chet car il a couché avec Jess pendant la rupture du couple. L’intrigue commence franchement mal, mais reprend ensuite les codes de LOST, encore, toujours, forcément. Nous découvrons donc que Chet et Todd sont du même coin… au point que leurs chemins se sont déjà croisés. Et oui, Todd a couché avec la copine de Chet. C’est le genre de chose qui rappelle beaucoup trop les destins croisés de LOST, mais qui est utilisé avec beaucoup d’humour ici…

Et surtout avec beaucoup d’aplomb parce qu’il est finalement révélé que, non, ce n’était pas la même petite amie. Franchement, cette intrigue comble un peu l’épisode et n’est pas à la hauteur de l’autre intrigue de la semaine, mais j’aime beaucoup cet épisode, une fois de plus.

05.pngÉpisode 5 – No One Rides for Free – 15/20
Let’s go bang a pirate.

Après leurs mésaventures de la semaine dernière, Owen et Florence flirtent ensemble et tout le monde s’en rend bien compte. C’est plutôt marrant. Pendant ce temps, Barracuda et Steve couchent toujours ensemble. Bien sûr, Steve vient demander conseil à Florence, qui en profite pour faire passer un message à Owen, l’air de rien.

C’est un peu tordu, je n’aurais pas parié sur ce couple en saison 1, mais il fonctionne super bien, alors je suis un peu triste qu’hors écran, ils décident de ne rien faire : et oui, Florence pense que c’est une mauvaise idée car ils risqueraient de rompre et de ne pas supporter la cohabitation forcée par la suite.

Du côté de Steve et Barracuda, c’est sympathique et la romance s’améliore autour d’un pique-nique (aaah ils ont même une couverture), même s’ils sont constamment interrompus par un deal qu’est en train de conclure la pirate.

D’ailleurs, les pirates rendent leurs affaires aux rescapés et Jess ne le sent pas du tout. Pour elle, il n’y a qu’une explication possible : les pirates s’apprêtent à quitter l’île. Sachant bien que les pirates sont leurs seules chances de se barrer, elle propose donc de coucher avec l’un des pirates pour obtenir une place sur le bateau. Il n’y a que Wrecked et ses personnages pour proposer ce type d’idées/intrigues, mais ça m’a énormément fait rire.

Seulement le pirate choisi s’avère bisexuel et préfère plutôt un plan à trois avec Todd également. L’épisode tourne autour de cette intrigue et c’est franchement marrant, Todd et Jess étant toujours aussi hilarants dans leurs insécurités et délires. Ils finissent par accepter le plan à trois et c’est à mourir de rire, parce que la série ose y aller avec la nudité floutée, comme l’an dernier en fait, et les situations comiques au lit. Ce plan à trois permet à Todd et Jess de se reconnecter en tant que couple, mais surtout d’apprendre la terrible vérité sur les pirates : ils sont en train de vendre les organes de tous les survivants au marché noir. Oups.

Steve découvre exactement la même information de son côté avec le barracuda et les trois débarquent au campement pour informer le reste des survivants, préférant les avertir du danger que de sauver leur peau. Cela fait un bon cliffhanger et une jolie avancée dans l’intrigue de la série qui ne perd vraiment pas de temps.

J’aime toujours autant cette série et la structure de ces épisodes, même s’il y a des personnages un peu trop laissés de côté à force. Côté humour, j’ai moins ri cette semaine, même si certaines répliques ou scènes tombaient très justes (notamment le « that’s what she said » ou les rêves d’Owen, Todd et Jess). Ce n’était pas leur meilleur scénario, mais ça se regardait agréablement.

J’attends désormais que Florence et Owen soient un couple et qu’Emma débarque de nulle part au dernier moment pour les sauver tous des pirates de manière inattendue. Emma… ou plus vraisemblablement Rosa, qui erre toujours dans les bois avec ses nouveaux « jumeaux ».

06.pngÉpisode 6 – Sister Mercy – 20/20
We get it Bruce, you wanna kill people

Oula wow. Cet épisode a mis le niveau qualitatif de la série quelques crans au-dessus, tant dans l’intrigue que dans l’humour. C’était fou, tout simplement. Pourtant, rien ne le laissait présager à première vue, mais plus il avançait, plus il fonctionnait à merveille.

Déjà, son début dans un champ de maïs est un peu intrigant mais s’explique vite : Karen était dans une secte ! Et ben ça alors, c’était… pas si étonnant, en fait. L’intrigue principale de l’épisode se centre donc sur elle, en-dehors des flashbacks, lorsqu’il est question de s’échapper de la récolte de reins des pirates. C’était bien construit et monté à la manière d’un épisode de LOST : chaque flashback apportait une lueur différente au personnage et entretenait le suspense en ce qui concerne la situation sur l’île. On pouvait difficilement faire plus efficace côté rythme et nostalgie. J’ai aimé, vraiment, le loufoque de la secte et de ses noms : « sister mercy », « father daddy », ça fonctionne à merveille.

Dans le présent, Karen se sert donc de la trahison de son « father daddy » du passé pour mettre au point un plan qui fait échouer celui du Barracuda. Cela se déroule à merveille, avec un Steve qu’elle utilise pour mener à bien son arnaque, faisant même semblant de le tuer. Le barracuda n’est pas des plus malines : on voit bien que Steve est mauvais acteur lors de sa mort. Oui, mais en même temps, le doute subsistait. J’étais bien content de voir que c’était bien un plan tordu de Karen pour récupérer le bateau.

Et pendant que Karen et Steve s’occupent du barracuda, le reste des passagers de l’avion s’occupe du reste des pirates, ce qui ne se fait pas sans énormément d’humour. Déjà, il faut que je parle de Florence et affirme mon amour pour elle : à chaque réplique, elle me fait mourir de rire. Elle est tellement stupide qu’elle en est carrément attachante ; j’adore la manière dont l’actrice s’empare du cliché de la blonde écervelé pour l’amener quelque part de nouveau – grâce à l’aide des scénaristes, bien sûr.

Florence continue donc de draguer Owen tout en maîtrisant un pirate en cherchant son soutien-gorge. C’est parfait. Les deux finissent par s’embrasser en fin d’épisode, hop, un ship de moins, un couple de plus.

Ils faisaient avant cela équipe avec Danny, forcément. Lui se fait un peu reléguer au deuxième plan dans cette saison, même s’il a cette semaine un combat marrant avec un pirate sans langue, finissant dans le trou sur la plage. C’était bien trouvé et ça le transforme en héros comme si de rien n’était : bien joué.

Enfin, la dernière sous-intrigue voit Jess & Todd faire équipe avec Pack pour neutraliser un pirate… qui s’avère bien sûr être le pirate du plan à trois de la semaine dernière. Tout cela permet de continuer le comique de situation à merveille et ils parviennent bien sûr à le maîtriser, grâce à Jess qui réussit à l’assommer avec une pierre, là où Pack avait échoué misérablement, forcément.

Outre le baiser entre Florence & Owen, enfin (je sais, ça ne fait que deux semaines), Todd fait une demande en mariage improbable à Jessica et tout le monde s’apprête à quitter l’île, le barracuda étant enfin arrêtée grâce à un Steve repenti ainsi de ses nombreux péchés.

Et là… C’est une véritable fin de série qui se déroule sous nos yeux et je suis tout simplement bouche bée. Cet épisode est parti d’un flashback approfondissant le personnage de Karen pour mener tout naturellement à une scène qui aurait pu conclure la série. Très sincèrement, j’ai même cru que j’avais raté l’annonce d’une annulation et j’ai eu peur : je me suis précipité sur internet pour voir s’il y aurait bien une suite. Oui, oui, il y a un épisode la semaine prochaine, mais là, ça va être dur de faire mieux que ce qu’ils ont proposé cette semaine.

Si on résume, le personnage de Karen se voit offrir une vraie consistance sortie de nulle part qui explique bien des choses (la réaction de Florence est tellement la même que moi, fallait que je le signale) et tous les autres sont naturellement amenés à une conclusion de leur intrigue. À quatre épisodes de la fin de saison. Il n’y a qu’eux pour oser faire ça (bon, OK, Quantico l’a un peu fait avec son troisième reboot, mais par obligation plus que par choix) et je suis tellement curieux pour la suite maintenant !

07.pngÉpisode 7 – Cruise-ifornication – 19/20
I think dessert is canceled

Ah ces premières secondes sont tellement une parodie de LOST et c’est tout de suite complétement détruit par la révélation du flashback : bienvenue trois ans plus tôt, quand le barracuda a pris le bateau pour elle. Cela donne un peu le ton de l’épisode, passant du luxe au chaos, ce que s’apprêtent à vivre les naufragés. Il est excellent de voir cet épisode enchaîner les gags sans le moindre problème et il aurait mérité un 20 si le précédent n’avait pas mis la barre si haute.

Dans le présent, nos survivants découvrent que le bateau pirate était un bateau pour les fans des Red Hot Chili Peppers. Ils n’ont aucune idée de comment faire fonctionner le navire, c’est du coup la source d’un bon nombre de parodies et de phrases classes qui sont bien drôles. Après tout, être sur un bateau, ce n’est pas l’assurance de retourner à la maison. Pourtant, ils réussissent à mettre le bateau en route et la série prouve qu’elle a encore des choses à raconter.

Bon, je n’ai pas trop accroché à l’intrigue des « big three » (tiens, This is us a repris plus tôt que prévu ?), mais elle était sympathique à voir se dérouler. Danny, Bruce et Pack sont ceux qui redémarrent le bateau. Ces deux derniers deviennent subitement meilleurs amis car Bruce n’est finalement pas aussi raciste qu’il en a l’air (mais un peu quand même, dès qu’il est question de mexicains). C’était une jolie manière de jouer sur les clichés, mais j’ai trouvé la blague un peu trop longue. Venant de cette série, ça ne peut être étonnant toutefois.

En parallèle, Florence et Owen tombent sur le stock de fusils, ce qui risque d’avoir un impact pour la suite de la série. Ils sont toutefois interrompus quand le bateau repart et que Chet débarque… après avoir pris une douche. C’est parti pour une course à la douche qui est clairement l’une des scènes les plus drôles de la série, au son de Boys, boys, boys. Là encore, on sent la parodie des premières douches dans LOST, en mieux, très certainement. Finalement, le problème de l’épisode vient du fait que la moitié des survivants a pu se nettoyer seulement.

La division se créé instantanément entre les groupes et nous sépare Owen et Florence qui, quelques minutes avant, étaient pourtant sur le point de coucher ensemble. Il est drôle de voir Jess et Todd se débrouiller pour prendre la tête des « propres » et décider de clairement affirmer leurs privilèges. La résolution n’est pas si étonnante et voit les sales s’attaquer aux propres, mais pas avant que Florence n’affirme son amour pour Owen. Oh, c’est chou (à la crème et au chocolat, du coup).

Le gâchis de bouffe me paraît complètement stupide, mais en même temps nécessaire. Cela réconcilie tout le monde juste avant qu’ils ne puissent tous prendre une bonne douche… sous la pluie.

Bon, le bateau semble bien naviguer donc il reste à voir vers quoi se dirige la série. Ils peuvent tout aussi bien choisir de les faire s’échouer comme le Titanic ou de les faire arriver à la maison, en fonction de l’annulation ou du renouvellement de la série. Perso, je suis carrément pour une saison 3 (même avec renouvellement du casting s’il faut s’occuper uniquement du cas des pirates, il y a de quoi faire).

08.pngÉpisode 8 – Speed – 18/20
But if you’re lucky enough to find someone in this world who makes you happy then you should do whatever it takes to hold to them… at whatever speed.

Comme tous les mercredis, je me suis jeté sur cet épisode de Wrecked dès le réveil et sans aucun complexe. C’est tellement génial et je comptais dessus pour valider quelques points du Bingo (et je n’ai validé que le 10, car j’en ai déjà trop).

Deux intrigues divisent l’épisode qui voit se dérouler, à l’arrière-plan, le mariage de Jess et Todd, rien que ça. J’ai aimé la manière dont la série reléguait finalement ces deux-là à l’arrière-plan, tout en leur laissant juste assez de temps pour que leur humour habituel se ressente.

Lors de leur annonce de la fête, Cory a marqué son grand retour. Bien évidemment, je l’avais totalement oublié, mais il avait effectivement embrassé Florence en saison 1. Heureusement qu’il y a eu un résumé en début d’épisode. De mémoire, Cory était apparu dans l’épisode 8 aussi l’an dernier, et c’est un excellent running gag je trouve. Il y a après tout pas mal de figurants dont on ne sait pas grand-chose sur le bateau, même si je ne suis pas sûr que ça continue bien longtemps. S’ils suivent la mode de LOST, ce ne sera probablement pas le cas.

Cory permet de réintroduire de l’humour dans la série, surtout que les scénaristes ne manquent pas d’idée pour le renommer malgré lui (Cordy et Carl étant mes deux blagues préférées). Sans grande surprise, il permet aussi d’alimenter la dispute du jour entre Owen et Florence. En effet, à l’approche du mariage, Owen est pris de doute et ne sait pas s’il veut y aller avec Florence, puisqu’il ne sait pas s’ils sont vraiment un couple et s’ils resteront ensemble une fois rentrés chez eux. Ses doutes paraissent assez légitimes et s’appuient bien sûr sur un film, sinon ce ne serait pas Wrecked.

C’est le moment d’avouer que je n’ai jamais vu Speed (du moins, je crois). De toute manière, c’est assez expliqué pour que ce ne soit qu’anecdotique, même si c’est toujours dommage de rater une référence.

Danny profite de la crise du couple pour tenter de récupérer son meilleur ami, alors que Florence se contente de le rendre jaloux en allant au mariage avec Cory, bien sûr.

Avec ces deux-là, c’est rapidement l’escalade comique, jusqu’au point culminant de la soirée dansante du mariage où chacun danse pour rendre l’autre jaloux, Florence avec Cory, Owen avec… Karen. Celle-ci prend évidemment son rôle à cœur et embrasse Owen. Ce dernier finit par avouer ses sentiments à une Florence en larmes et tout aussi sentimentale. Le couple se réconcilie sur un baiser et j’aurais juste aimé une scène de plus avec Cory pour voir sa réaction, parce qu’il est sûr que Florence est à fond sur lui.

Tout ceci faisait déjà beaucoup d’humour pour un seul épisode, mais c’était sans compter sur Pack & Steve qui trouvent de l’argent, beaucoup d’argent, dans la loge du capitaine où ils venaient simplement chercher un costard (enfin, Pack en tout cas, parce que Steve avait des plans autrement plus étranges). Face à autant de billets, leurs réactions étaient marrantes, notamment leur calcul monétaire approximatif. Ils décident bien sûr de garder l’argent pour eux…

Mais c’est sans compter la tendance de Steve à ne pas savoir garder un secret. Mouais, il avait tenu plus longtemps que ça avec le Barracuda quand même. Les blagues sont marrantes et il finit par tout avouer à Chet qui veut bien sûr sa part du butin. Bon, on se retrouve dans une intrigue hyper classique, mais Wrecked parvient à merveille à tordre le cou aux clichés et en joue de manière superbe. J’ai adoré la scène de combat entre ces trois-là.

C’était d’autant plus kiffant qu’elle avait lieu sur « It’s getting hot in here » en parallèle de la battle de danse hilarante entre Florence et Owen. Que demande le peuple ? De l’argent, apparemment, mais Pack fait croire aux deux autres qu’il le jette par-dessus bord.

C’est sans surprise qu’il est révélé que l’argent est bien à l’abri, Pack ayant trouvé un beau moyen de s’enrichir.

Voilà, c’est déjà la fin de l’épisode qui voit une Jess et un Todd totalement bourrés être heureux de lancer la chenille. Oui, mais nous sommes dans Wrecked, il fallait donc un cliffhanger de malade : quelqu’un jette une grenade dans la salle des machines du bateau. Quelque chose me dit qu’ils ne sont pas encore arrivés chez eux… et que la semaine va être longue, je veux la suite !

09Épisode 9 – Setup – 17/20
Well, there’s one grenade missing.

Je me suis jeté sur cet épisode après le cliffhanger de la semaine dernière, tout en étant totalement déprimé de me dire que, ça y est, on approche déjà de cette fin de saison.

Peu importe, c’est parfait : ça reprend direct sur la battle de danse de la semaine dernière (toujours aussi hilarante) et sur Cory qui a le cœur brisé de voir Florence embrasser Owen. D’un coup, le cliffhanger s’éclaire : c’est un psychopathe et il récupère l’une des grenades de l’arsenal. L’avantage, c’est que le navire ne coule pas… tout de suite.

Cela laisse le temps à Danny de jouer les (cock) détective pour trouver le coupable, alors que tout le monde est crevé de la fête, à commencer par Jess, complétement bourrée (et à mourir de rire, du coup). C’est finalement Todd qui a la meilleure idée pour trouver le coupable : il propose de refaire la chenille.

Cela fonctionnerait bien si Jess n’avait pas bu autant, car elle se laisse convaincre que Cory était bien derrière elle. Partant de là toute l’enquête est faussée et accuse Owen, qui n’était pas avec les autres au moment de l’explosion, trop occupé qu’il était à… se faire dessus. Si au moins il précisait qu’il avait trop mangé pour le Bingo, je ne lui en voudrais pas, mais ce n’est bien sûr pas le cas, ce serait trop simple.

Cory est excellent dans la mise en place d’un piège qui accuse Owen, ce qui fait que ce dernier comprend ce qu’il se passe ; mais il est déjà trop tard : il a perdu la confiance de tout le groupe et se retrouve emprisonné. C’était marrant et toujours aussi rempli de blagues.

Pendant ce temps, Karen et Steve essayent de réparer la salle des machines qui a subi l’explosion de la grenade. Ce n’est pas si simple, mais ils ont la chance d’être innocenté de l’explosion par Florence, qui les a vus coucher ensemble. Steve s’en justifie en disant qu’il était bourré, mais enfin quand même, c’est traumatique. Cette partie de l’intrigue m’a un peu moins plu, même si j’ai aimé quelques blagues (« my gun killed someone ») et références (notamment la caméra qui recule à la LOST ou le côté film d’horreur).

Il faut surtout en retenir que Steve retrouve le capitaine et que tous les deux ont le même caractère de merde, persuadés qu’ils sont d’être cool. Le capitaine est enchaîné depuis tout ce temps dans la salle du moteur, ce qui n’est pas forcément des plus crédibles, mais allez, ça passe bien. Il y a quelques longueurs de ce côté, mais ils comprennent en premier que le bateau coule. Comme la porte possède un hublot et que l’eau remplit vite la pièce, je vois d’ici la scène qui risque d’être parodié la semaine prochaine… On verra bien !

Du côté de la prison, Danny et Cory sont en train d’enfermer Owen quand ils voient l’eau débarquer. Danny veut bien sûr libérer son meilleur ami, mais il se fait piéger par Cory qui l’enferme à son tour avant de révéler qu’il est amoureux de Florence. Le plus drôle dans cette scène, c’est bien sûr la réaction d’Owen qui est frustré d’avoir compris sans que personne ne l’écoute.

J’ai adoré les flashbacks permettant de développer la relation Florence/Cory, surtout le câlin avec Jess. C’était à mourir de rire. Bref, Cory abandonne Owen et Danny à leur triste sort, mais pas sans se blesser avant pour faire croire qu’ils ont fui.

Il annonce ensuite aux passagers que le navire coule, et c’est un cliffhanger parfait, qui n’est pas loin d’être celui de la semaine dernière finalement. Cela dit, il est à noter que Florence a lu le journal intime de Cory (qu’il fait passer pour celui d’Owen) et repéré l’emploi d’abréviations geeks. On sait au moins comment Cory risque d’être démasqué !

Je suis pressé de voir ce que le final réserve et j’espère vraiment une saison 3, car ils ne pourront jamais tout boucler en un épisode. La bonne nouvelle, c’est que le président de la chaîne la diffusant a dit être optimiste sur le renouvellement – mais la décision n’est pas prise pour autant.

Capture d'écran 2017-08-23 14.23.48.pngÉpisode 10 – Nerd Speak – 20/20
We’ve been through worse and we can get through this, we’re survivors, come on !

Nooon, c’est la fin de saison… et elle m’a fait mourir de rire dès le début, avec la panique sur le pont du bateau, Todd aidé par Jess et un pauvre figurant jeté par-dessus bord. Très honnêtement, elle a aussi ridiculisé tous les autres 20/20 que j’ai pu mettre ce mois-ci et les séries et films qu’elle parodiait. Je suis beaucoup trop fan et la fin m’a dévasté, donc ils ont intérêt à être renouvelés là… c’est encore pire que l’attente à la fin de saison 3 de The Last Man on Earth je trouve.

Par où commencer ? Par la panique, bien sûr, car oui, c’est la panique, surtout au niveau du dernier bateau de secours qui n’est pas sans me rappeler la fin de saison 4 de LOST et son hélicoptère. C’est assez clairement voulu, je pense. Pack récupère son argent et le fait passer pour de la bouffe auprès de Karen histoire d’avoir une place dedans. Todd ne veut pas monter en bateau avec l’équipe de bras cassés qui le compose, mais Jess finit par le convaincre.

Après de multiples faux départs, Karen finit par larguer le dernier bateau, mais sans Florence, qui a compris d’elle-même et comme prévu ce qu’il en était de Cory. Avant de partir, le bateau accueille tout de même Steve et le capitaine du navire, Steve ayant refusé d’abandonner son meilleur ami tout récemment trouvé. C’était comme toujours bien amené et bien gérer.

Une fois à l’eau Karen ordonne à Pack d’ouvrir le sac, et il retarde autant que possible l’ouverture. Todd finit par réussir à lui récupérer cependant et il est vu par Karen, Jess, Todd, Steve et Chet. Dès lors, tout le monde se fait plus d’un reproche et ça part dans tous les sens, comme il fallait. Finalement, tout le monde se calme quand le capitaine se réveille et est heureux d’être en vie. Mouais. J’étais mort de rire bien sûr, mais ça ne change rien à leur problème en vrai.

Ils finissent par atterrir sur une île, différente d’après Karen, car les arbres ne sont pas les mêmes. C’est le moment où Jess choisit de s’inquiéter pour Florence…

De son côté, Florence a rapidement retrouvé Owen et Danny qui après une crise de panique et une engueulade se sont réconciliés, sous son nez. Il est à noter aussi que Danny donne du sien pour tenter de se barrer du bateau, perdant une épaule au passage pour mieux souffrir en la récupérant. Bref, comme toujours, la série fait d’une situation dramatique un ressort comique fonctionnant merveilleusement bien.

Reste que Cory les déteste et veut les tuer, parce que quand même Florence l’a… friendzoné. Qu’est-ce que j’ai éclaté de rire en voyant les réactions du trio à ce mot. Bien évidemment, Cory s’est trouvé un fusil pour tenter de les tuer, mais le trio est plein de ressources et finit par s’en tirer dans la cafétéria du navire.

Là-bas, Danny élabore un plan hilarant pour se débarrasser de Cory : c’est hilarant parce que c’est digne d’un film, mais que ça fonctionne sacrément bien et qu’on le voit le concevoir comme s’il était en train de jouer à un jeu vidéo. C’était jamais qu’un éclat de rire supplémentaire dans cet épisode, franchement.

Finalement, c’est la technique du soutif perdu de Florence qui fonctionne sur Cory quand Danny fait semblant d’avoir perdu son pantalon. C’était un excellent ressort comique tiré d’un épisode précédent. Je ne sais pas où ils vont chercher tout ça, mais il était génial de voir Cory se faire défoncer la tronche par un piment géant grâce à une Florence ne manquant pas de répartie.

Reste que le bateau coule. Pas très grave : Florence a l’idée de se servir du jet-ski du barracuda, et je n’en attendais pas moins. Les voilà donc qui débarque sur la même île que notre groupe précédent. On se débarrasse quand même de beaucoup de figurants pour l’instant.

Sur l’île, les retrouvailles sont touchantes et sympathiques, mais j’ai tout de suite senti que c’était trop beau pour être vrai. De manière assez claire, l’insistance faite sur la survie du pilote m’a indiqué qu’il allait exploser, j’ai vu LOST, merci bien. Cela n’a pas manqué et m’a fait hurler de rire.

Cette histoire de champ de mines était super bien trouvé et faisait une bonne fin de saison. Cela m’embêtait déjà bien de me dire que ça risquait d’être la fin de la série, mais j’aurais pu vivre avec. Oui, mais non. Il a fallu que la dernière scène nous révèle que notre groupe de survivants était filmé dans sa panique par un psychopathe qui accroche des têtes humaines à son mur. Si nous ne voyons pas le psychopathe en question (après tout, ça pourrait tout à fait être Cory au point où on en est), cela me rappelle les moniteurs des Autres de LOST ou les révélations finales de mon film d’horreur préféré (eh spoiler, je ne vais pas donner le titre ici). Et puis surtout, la saison se termine sur la tête décapitée d’Emma.

Moi qui hurlait de rire dix secondes plus tôt, je vous assure que cette fin m’a fait hurler, tout court. Je suis dégoûté de découvrir qu’elle est morte, même si je n’espérais plus vraiment son retour. J’espère vraiment, vraiment, vraiment un renouvellement car l’intrigue de la saison 3 est toute trouvée et est absolument géniale avant même d’avoir commencé. Je veux la voir, j’ai toute confiance en leur capacité à proposer quelque chose d’exceptionnel après cet épisode… même s’ils m’ont pas fait ma parodie de Charlie.

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EN BREF – J’avais gardé un bon souvenir de la première saison, je garderai un excellent souvenir de la seconde. Loin d’être une simple parodie, Wrecked a développé son propre style et son intrigue parfaitement dingue, mais passionnante. Il n’y a pas un épisode de cette saison où j’ai attendu de rire, car je riais beaucoup trop vite à chaque fois. Cette fin de saison 2 laisse l’air de rien de nombreuses pistes ouvertes (les pirates, Rosa, les figurants du navire, l’île mystérieuse, la mort d’Emma…) mais en ayant pris soin de refermer chacun des mystères de la saison 1 (hormis Emma, donc, mais ils nous prouvent qu’ils n’oublient rien avec ce cliffhanger fnal).

Ce cliffhanger, c’est assez clairement le meilleur de la saison toutes saisons confondues, et pourtant j’en ai vu des cliffhangers de fou cette année. La série en est totalement redéfinie et on est au stade saison 3 de LOST pour moi (« We have to go baaaaack »). Si TBS ne renouvelle pas, ce sera vraiment un drame, car cette saison 2 était excellente à tout point de vue et je me suis attaché comme jamais à cette comédie. J’aimerais tellement avoir droit à plus que dix épisodes par an !

Quoiqu’il en soit, ce fut une excellente tranche de rire et un voyage sacrément bien ficelé et écrit !

Saison 1| Saison 2 | Saison 3

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Si vous me cherchez, je suis en train de pleurer dans un coin.

Sense8 (S02)

Outre mon avis sur chaque épisode de la saison juste après visionnage, vous retrouverez en bas de page mon avis, à chaud, sur tout le drama proposé par Netflix en juin 2017 avec l’annulation, puis le sauvetage de la série. WHAT’S GOING ON?

Avis : Je me souviens encore de ma réaction quand j’ai appris que la saison 2 de Sense8 ne débuterait qu’en mai, qui plus est en mai 2017, alors qu’on était en juillet 2015. C’était du grand n’importe quoi, ça me paraissait tellement loin que c’était totalement irréel. Et puis, un peu du jour au lendemain j’ai l’impression, nous y voilà enfin !

Il y a eu entre-temps un épisode de Noël qui n’avait d’épisode de Noël que la date et ses dernières scènes, dont je vous ai parlé ici. Cet épisode que je vivais comme un spécial est en fait enregistré comme le premier épisode de la saison sur Netflix, sa note entre donc en compte pour la moyenne de la saison.

Bon, grâce à cette reprise anticipée, je m’étais un peu remis en tête les histoires des Sense8, même si je ne suis toujours pas au point. Ne vous attendez pas à ce que j’ai une connaissance et une compréhension parfaite de la série, d’autant que je fais partie du clan discordant des fans de la série, ceux qui l’aime bien pour sa photographie et ses jeux d’acteurs, mais qui la trouve souvent trop longue et trop « trash » pour le plaisir de l’être. M’enfin, ça ne m’empêche pas de l’apprécier quand même, je vous rassure. Allez, c’est parti pour la critique détaillée des dix épisodes diffusés vendredi !

Attention aux spoilers.

Note moyenne : 16,5/20

Épisode 1 – Happy F*cking New Year – 17/20

02.pngÉpisode 2 – Who am I? – 16/20
He thought the world of Sara.

L’épisode commence par un cauchemar de Will qui me perd déjà, puis remet chacun des Sense8 en contexte : Nomi se tape une scène très Cosima dès le départ, puis Lito débarque à une avant-première. Il n’en faut pas plus pour que les scénaristes nous écrivent une scène magnifique sur l’affirmation sexuelle et le refus du racisme. De toute évidence, cela aide beaucoup d’être huit dans une seule tête quand il s’agit de faire un discours, chacun des Sense8 prenant le temps de venir aider.

Les choses sont assez vite remises en contexte pour le téléspectateur paumé que je suis grâce à cela surtout pour Lito et pour Capheus, qui se découvre un nouveau love interest avec la journaliste qui l’accuse d’abord d’être raciste.

Wolfgang et Felix se retrouvent en boîte de nuit et ce dernier se voit offrir ladite boîte de nuit. Cela sent le coup fourré à des kilomètres sérieusement, je me demande où se dirige la série pour ces deux-là.

Tout au long de l’épisode, Will continue ses cauchemars, réussissant à choper des informations chez l’ennemi. Les huit sont suspendus à lui, mais chacun de son côté. Ces scènes d’interactions entre tous font clairement toute la force de la série. Elles compliquent aussi grandement ma manière d’écrire la critique, puisque toutes les intrigues se superposent les unes aux autres, alors qu’habituellement je me sers des intrigues comme fils conducteurs pour donner mon avis. Cela fait l’originalité de la série et c’est aussi ce qui est agréable devant Sense8.

Il y a un bon suspens autour de Will et du méchant, chacun faisant ce qu’il peut pour cacher sa localisation au mieux. Will est donc à Amsterdam, mais ils le pensent encore sur l’île, ce qui est une excellente chose pour l’instant.

Dans leur coin, Nomi et sa copine mènent l’enquête. Cela fonctionne très bien comme intrigue, mais c’est surtout parce que je les aime bien. Elles interrogent la mère de Sara, une petite fille dont le souvenir a obsédé Will un temps et qui a clairement son rôle à jouer dans la mythologie de la série. C’est tellement complexe et j’en ai oublié tellement cela dit que je ne veux pas trop m’avancer sur son rôle précis.

Il y a vraiment trop de personnages dans ce casting, il est dur pour les scénaristes de tout bien équilibrer. Les montages construisant en parallèle chacune de leur vie permettent heureusement de nous montrer un peu tout le monde et sont toujours très réussis.

Le cliffhanger voit Will enfin réussir, avec l’aide de tous les autres, à localiser Milton. C’est merveilleux et ça donne envie d’enchaîner.

03Épisode 3 – Obligate Mutualism – 18/20
We just help someone break out of prison.

Milton est enfin neutralisé, Will peut donc découvrir les rues d’Amsterdam. Tout se passe à merveille en ce début d’épisode et ça ne peut durer : Lito découvre qu’il s’est fait virer de son futur film, Sun est embarquée vers des gardes qui veulent la tuer.

L’épisode démarre ainsi à toute allure avec une scène d’action qui mêle nos huit personnages principaux et où Sun manque de se faire pendre, en même temps que tous les autres. Cela ajoute tout de suite des enjeux énormes de voir les huit personnages vivre le même sort dans leur vie de tous les jours, avec leurs proches plus ou moins affectés également. C’est très intéressant et ce n’est que le début de la saison après tout.

On enchaîne ensuite avec la fuite de prison de Sun. Chacun apporte son aide comme il peut dans l’évasion, c’est franchement passionnant à voir. À nouveau, c’est le genre de scène où la série exploite pleinement son potentiel et c’est quasiment tout ce que j’aimerais voir quand je la regarde. Nous avons après tout huit personnages connectés en permanence, il faut bien que ça serve et, chaque fois que ça sert, c’est efficace en ce qui concerne le rythme. Sun finit chez une amie de la codétenue qui lui a sauvé la vie. Bien, elle a eu son heure de gloire, ça manquait un peu dans le précédent. Vivement celle de Kala maintenant, surtout qu’elle devrait un peu mieux surveiller Wolfgang.

En effet, Felix et Wolfgang continuent leur vie en parallèle de tout ça : Felix s’est donc fait offrir un bar. Ils rencontrent le généreux donateur et une italienne qui parvient à se connecter à Wolfgang pour lui faire l’amour en pleine discussion business, puis en plein repas.

Will poursuit quant à lui son enquête en parlant à Sayid de Lost (qui doit s’appeler Jonas dans cette série si j’ai bonne mémoire) et nous offre enfin des informations sur les Sense8, sur leur manière de se connecter entre eux, et franchement, c’est passionnant. Il y a donc une histoire de gènes derrière tout ça, c’est simple et efficace. Quant à l’organisation (BPO) qui les martyrise, elle œuvrait pour le bien… avant le 11 septembre. L’enquête avance finalement, mais Milton débarque de nulle part et tue l’informateur de Will, sympa le cliffhanger.

Bon, autrement, Lito cherche à s’acheter un appartement, mais ne peut le faire seul ou en couple. Devinez quel trio se retrouve avec un appartement ?

Je reproche un peu à cette saison sa construction pour l’instant : certains personnages sont clairement mis de côté certains épisodes. Cela ne serait pas tant dérangeant si ça ne faisait pas deux épisodes que j’avais l’impression que Kala était une figurante. Bref, j’enchaîne parce que j’en veux plus sur les personnages qu’on ne voit pas.

04.pngÉpisode 4 – Polyphony – 15/20
What if I only pretended to be a good person?

Will s’est fait piéger par Whispers (Milton) et il doit trouver un moyen de s’enfuir du musée. Comme d’habitude, avec l’aide des capacités de tout le monde et Riley comme complice sur place, c’est hyper simple pour lui et hyper fluide pour nous.

Wolfgang rejoint ses camarades dans leur tête et leur apprend l’existence de Lila Facchini, une autre Sense8. Il est assez clair que Kala est grave jalouse, alors qu’Aminata elle est juste heureuse d’apprendre qu’elle avait raison d’imaginer l’existence d’autres groupes de connectés. La mythologie s’élargit quand même considérablement avec cette information.

Cet épisode se concentre donc un peu comme je m’y attendais sur Wolfgang et Kala, mais la présence de Lila entre eux ajoute du piment. En effet, elle peut désormais se connecter à Wolfgang comme elle le souhaite. Cela nous complexifie la relation déjà bien trop galère du couple.

Pendant ce temps, Nomi explique enfin qui elle est à Bug, le type qui les aide depuis un moment maintenant et qui devrait quand même avoir compris par lui-même la majorité de ce qu’elle lui annonce. Enfin, je veux dire, à force ! Elle se parle à elle-même dans chaque épisode et connaît la vie d’étrangers en temps réel… bon, il aurait pu imaginer un délire technologique, mais il devait bien savoir qu’il y avait un truc qui la reliait à ceux sur qui elle enquêtait.

Capheus continue de se faire draguer par sa journaliste, Kala se rend sur les lieux de la fusillade de la saison 1. Assez vite, on sent que l’effet de foule est une bien mauvaise chose. Il y a un vrai sentiment d’oppression qui se met en place. Cela ne rate pas avec deux foules qui virent à l’émeute, le tout pendant qu’Aminata se rend compte qu’elle est suivie et se lance dans une course poursuite à moto pour semer l’homme qui veut simplement retrouver Nomi.

C’est la grosse scène de l’épisode, avec tous les acteurs qui s’interchangent. Comme toujours, c’est une vraie réussite et ça ne part heureusement pas en vrille. La scène en paraît presque trop longue, tellement je me rends compte que j’attends toujours un truc énorme à chaque fois maintenant. Heureusement que ce n’est pas le cas d’ailleurs, sinon ce serait trop répétitif et il faudrait constamment relever les enjeux.

Capheus finit par passer à la télé et ça me paraît un peu précipité tout ça. Le vrai problème, c’est surtout que les conséquences de l’attaque de Sun dans l’épisode précédent sont totalement éclipsées. Ils se sont tous retrouvés étranglés dans leur vie de tous les jours et personne ne semble s’en soucier autour d’eux. C’est un peu bizarre et dommage de ne pas mieux exploiter ces moments gênants pour eux.

Riley entre en contact avec un ex et le pote de celui-ci qui peuvent l’aider à comprendre les mystères des Sense8, d’une manière ou d’une autre, j’avoue que ce n’est pas clair (j’ai peut-être mal suivi).

Lito enquête sur un ancien amant qui était lui aussi un Sense8, du groupe d’Angelica. Les choses se précisent encore un peu plus sur le passé de l’expérience et des Sense8. Je dois dire que c’est passionnant même si c’est encore trop complexe pour tout comprendre.

Pendant ce temps, Sun se fait rattraper par la police, ce qui permet une petite scène émouvante où elle dit adieu à sa codétenue pour continuer sa quête de liberté et surtout d’innocence.

La toute fin d’épisode voit Jonas venir dire au revoir à nos héros et se faire scier le crâne. Bien, bien, bien. Cet épisode était un peu plus mou que les autres, pourtant, on continue de bien avancer dans la mythologie de la série. Celle-ci continue d’être bien complexe mais se dessine peu à peu. C’est très agréable de la voir se développer de la sorte.

05.pngÉpisode 5 – Fear Never Fixed Anything – 14/20
– It’s official.
– I’m dead.

L’épisode débute par la confirmation de la mort de Jonas, même s’il subsistait quand même peu de doute après le passage de la scie. Il nous présente ensuite la situation de chacun des personnages, qui évolue séparément dans cette cinquantaine de minutes.

Bug découvre qu’il est possible de créer une e-mort et connaît un type qui peut l’aider à le faire. Il décide de le contacter pour le mettre en contact avec Nomi et Aminata, dans une scène qui a juste le bon dosage de comique.

Lito traverse toujours sa crise professionnelle, ne trouvant aucun rôle qui ne le tue pas ou qui ne soit pas le personnage d’un gay stéréotypé. Il est légèrement réconforté par Bug qui emmène Nomi et Aminata voir un film de Lito. Il s’agit d’une couverture pour une rencontre avec un anonymous capable de faire disparaître toute trace de Nomi. Seulement, il demande en échange un service futur, ce qui risque de poser problème d’ici la fin de saison, surtout qu’il sait que Nomi est un Homo sensorium.

Et hop, c’est la fin des problèmes judiciaires de Nomi. Quant à Lito, il se retrouve à envisager de se rendre à une gay pride. Ben tiens, ça fera de jolies scènes, on se croirait dans Sense8 !

Sun débarque chez son professeur d’arts martiaux et découvre à la télé que son frère est toujours une ordure. Elle reprend ses entraînements sportifs, rien de bien fou, juste de quoi culpabiliser le sériephile au fond de son lit que je suis. Le détective de l’épisode précédent vient lui rendre une visite sur la tombe de ses parents également, car il est clairement amoureux d’elle. Il promet qu’il veut simplement l’aider, et elle écoute tout à quelques centimètres.

Kala est complétement paumée dans sa vie et les choses ne s’arrangent pas lorsque le dîner de famille de la semaine tourne mal. Franchement, cette intrigue ne servait à rien et n’était là que pour assurer la présence de l’actrice à l’écran, hein.

Idem pour Capheus qui continue de draguer Zakia, la journaliste, mais il découvre par ses collègues qu’elle est lesbienne. C’est un joli moyen de couler un crush naissant ça.

Milton entre de nouveau en contact avec Will, cette fois pour lui avouer la vérité. Sa vérité, en tout cas. Il se présente comme un grand gentil et Angelica comme une soldat ayant perdu pied.

Wolfgang, quant à lui, reçoit la visite de Lila, entièrement nue et marquant le premier full frontal de la saison. Vous l’aurez deviné : ce full frontal ne sert absolument pas l’histoire de la série ou de l’épisode, continuant de nous présenter Lila comme hautement excitée par Wolfgang et très entreprenante, ce que sa première scène suffisait à faire.

Tout ceci mène à une conclusion d’épisode au son de What’s going on, ça faisait longtemps ! Riley s’expose donc au reste du monde et la fin de l’épisode est ainsi bien rythmée avec un cliffhanger cool qui voit Milton rater de nouveau Riley et Will. Il est en tout cas intéressant de voir les Sense8 décider de répliquer.

Cet épisode prenait son temps pour faire avancer individuellement chacun des personnages, mais du coup, ça ressemblait beaucoup à une série « classique », avec assez peu d’interactions. C’est dommage, car c’est la force de la série de réussir à dresser habilement des parallèles. Cela manquait un peu.

06.pngÉpisode 6 – Isolated Above, Connected Below – 15/20
Packs your bags, family, because we’re going to Sao Paulo!

Un épisode d’une heure pour la mi-saison, comme c’est gentil de se soucier de nous flinguer nos emplois du temps. L’épisode reprend sur les bases du précédent et chacun des Sense8 décide de prendre son courage à deux mains. Cela se vérifie surtout du côté des relations amoureuses, histoire d’avoir les traditionnelles scènes de sexe poétiques et esthétisées. Il faut bien avouer que ces scènes sont magnifiques.

Riley et Will sont dans un train et la blonde reçoit la visite d’un homme qu’elle a vu à la rave party la veille. Celui-ci est donc un homo sensorium, mais il ne lui fait pas confiance. Plus tard, alors qu’ils s’installent dans une nouvelle planque abandonnée, elle reçoit la visite d’un autre type, qu’elle avait rencontré au laboratoire dans l’épisode 5. Celui-ci est absolument horrible et elle se sent souillée de l’avoir rencontré.

Ce n’est pas le cas avec le premier, Hoy, qu’elle retrouve un peu plus tard et dont elle gagne la confiance. Son groupe est clairement plus vieux, ce qui lui permet d’avoir des informations précieuses sur BPO et les Homo sensorium, qui ont toujours existé d’après lui. Bien plus que le groupe de Sense8 que nous suivons, il y a donc eu des générations d’histoires connectées les unes aux autres, ce qui complique encore la narration de la série.

Comme prévu, Lito souhaite se rendre à Sao Paulo et c’est là son courage. Il s’avoue homosexuel lors de la gay pride, présentant Hernando au reste du monde comme son copain. La gay pride est une autre occasion pour une superbe fête, comme je m’y attendais dans l’épisode précédent. Ils font toujours en sorte d’avoir de sublimes images et, côté couleurs, une gay pride, on ne peut rêver mieux pour de sublimes images !

Nomi et Aminata rentrent chez elles, pile à temps pour le mariage de la sœur de Nomi. Seulement, les choses ne sont pas simples avec leurs parents et leur père semble même avoir très bien cerné Nomi. Il lui reproche d’être trop narcissique et de trouver de quoi rendre le mariage de sa sœur à propos d’elle… force est de constater que les événements lui donnent raison dès les préparatifs.

Capheus retrouve Zakia qui lui annonce qu’elle est bisexuelle. Les deux s’embrassent sous les applaudissements des passagers du bus. Décidément, les intrigues de Capheus sont vraiment mauvaises et ne m’intéressent jamais vraiment.

Kala prend son courage à deux mains pour affirmer son amour et surtout son désir à Wolfgang. Ces deux-là s’embrassent enfin et font l’amour, en même temps que Capheus et Zakia. Les scènes sont inutilement longues et érotiques, bien que toujours magnifiques.

Par la suite, Kala n’assume pas trop ce qu’elle a pourtant provoqué, préférant construire sa vie, de nouveau.

Wolfgang, lui, reçoit une nouvelle visite de Lila, cette fois accompagnée par un membre de son groupe alors que lui-même l’est de Will. Lila s’avère être une beauté fatale au sens premier du terme, tuant des hommes comme s’il s’agissait de simples insectes. Il est assez clair qu’elle est plus dangereuse que prévue.

L’épisode s’achève sur un cliffhanger : Riley envisage d’aller à Chicago alors que Nomi comprend que les problèmes d’Angelica et son groupe ont commencé quand elle s’est rendue à Chicago. Bon, les choses avancent plus vite que l’an dernier et les pistes se multiplient, c’est très cool à suivre, mais ça file un peu une migraine quand même.

07.pngÉpisode 7 – I Have No Room In My Heart For Hate – 15/20
OK this is getting weirder and weirder.

Contre l’avis de Will, Riley se rend donc à Chicago, alors qu’une fusillade éclate à New-York. Elle reçoit la visite d’Avatar, le dernier maître de l’air (désolé, je ne peux pas ne pas la faire), qui ne lui dit rien de fou. À l’arrivée, le coéquipier de Will se charge d’elle. Les deux sympathisent, mais l’éléphant dans la pièce reste Will, qui doit se faire pardonner son abandon.

Il finit par y arriver et Riley retourne sur les lieux de leur premier baiser.

Kala découvre que son mari fait de la merde avec sa compagnie en se rendant compte d’elle-même que les comptes sont truqués. Ils envoient des médicaments périmés dans des pays lointains… comme le Kenya. Bien sûr, Capheus est là, et il adore l’idée. Malgré tout, elle accepte de lui parler.

Hernando, Lito et Daniela rentrent de Sao Paulo pour tomber sur l’ex de Daniela, mais aussi ses parents. Ces derniers veulent récupérer leur fille, mais elle a fait son choix. Par la suite, Lito se fait gentiment virer de son agence, et tout l’amour des homos ne suffit pas à soigner sa dépression.

Capheus présente Zakia à sa mère et commet une bourde monumentale en lui annonçant que son fils se lance en politique.

Nomi et Aminata passent l’épisode chez les parents de cette dernière. Ce n’est pas bien passionnant et, du coup, on les voit bien peu. C’est pourtant Aminata qui a la révélation finale qui mène au cliffhanger.

Sun, elle, se rend sur la tombe de ses parents, ce qui me paraît être une bien mauvaise idée. Bon, c’est l’occasion de petites scènes émouvantes, notamment en flashback. Cela offre un prolongement de sa relation avec les autres Sense8, dont elle est probablement la plus différente.

Le détective la retrouve au cimetière et il est assez clair qu’il est fou amoureux d’elle. Il lui propose un combat, espérant le gagner pour l’amener avec elle. Bien sûr, elle le maîtrise facilement, mais pas avant qu’ils ne s’embrassent tendrement quand même.

Riley finit par arriver à l’église d’Angelica. Contre l’avis de Will, elle prend un bloqueur et reçoit de nouvelles informations de la part d’un membre du groupe d’Angelica. Tout ce que cette membre souhaite est d’empêcher d’autres meurtres et suicides. Toute l’intrigue continue de me balader, j’avoue, je ne parviens pas à tout saisir. Peut-être que je ne suis pas assez concentré devant, allez savoir.

En tout cas, ce n’est pas l’unique cliffhanger de cet épisode : en effet, les dernières secondes révèlent que finalement, Jonas est encore en vie. Humph.

08.pngÉpisode 8 – All I Want Right Now Is One More Bullet – 16/20
– Wolfgang?
– Ask for help?
– Can’t picture it.

Jonas est en vie et ça remet tout en question : il a donc fait un marché avec le Chairman de manière à court-circuiter Whispers et rester en vie. Nomi et Aminata se plaignent d’être confuse de la situation, moi je me plains de ma migraine naissante. Je me demande si les scénaristes n’ont pas pris des parts dans les actions de vente d’un médicament anti-maux de crânes.

Bon, du coup, Milton se protège encore en s’enfuyant en hélicoptère. Will parvient malgré tout à récupérer quelques dossiers et informations. Il reçoit alors la visite de Kala qui continue de s’occuper de lui en tant que médecin, tout en se servant de lui comme psy pour analyser sa relation avec Wolfgang.

Kala a de nombreux problèmes à gérer dans cet épisode : son mari s’enfonce un peu plus dans des affaires louches et Wolfgang l’ignore.

Capheus s’est lancé en politique et il découvre que c’est un monde de requins. Malgré son nouveau garde du corps, il est menacé par Superpower, clairement un chef de mafia que l’on a peut-être déjà vu en saison 1 mais dont je ne me souviens pas.

Lito déprime en pyjama à cause de sa carrière : il décide donc de venir se plaindre à Sun qui, elle, a tout perdu pour de vrai sans avoir pris le temps de s’en plaindre ou de se laisser aller. Sa carrière a tellement explosé en vol qu’il a l’impression d’être en plein deuil de son rêve.

Felix est aussi de retour dans la série, cela faisait un moment qu’on ne l’avait plus vu. Il faut dire que son intrigue de gérant de bar n’est pas hyper passionnante. L’intrigue autour de Wolfgang continue par ce biais-là : c’est aussi le retour du sauna et de Lila. Cette dernière agit en garce, envoyant son mari après Wolfgang après avoir espionné leur conversation.

Wolfgang rend une visite à chaque membre de son groupe sans pour autant leur parler avant de rejoindre Lila dans ce qui ressemble fort à un piège. La mise en place de leur rencontre au restaurant est incroyablement longue.

Lila souhaite vivre dans un monde sans Sapiens, merci bien. Comme toujours, elle excite Wolfgang pour le divertir de la conversation en cours, alors que Nomi tombe inconsciente au pire des moments possibles. Franchement, c’était une idée complétement stupide, mais cela permet à Aminata d’enfin parler à Riley via téléphone et de montrer que les Sense8 peuvent tous utiliser des capacités qui les dépassent. C’est donc plutôt très cool car cela faisait quelques épisodes que nous n’avions pas eu de scènes comme cela, et ça commençait à terriblement manquer à la série, car c’est dans son ADN.

La toute fin de cet épisode voit donc Wolfgang et Lila en venir aux mains, et c’est excellent car tous les deux font appel au talent des différentes personnalités de leur groupe. C’est une très jolie scène malheureusement un peu trop courte à mon goût, mais la fin de saison n’est pas encore tout à fait là, donc il est normal de devoir attendre encore un peu.

09.pngÉpisode 9 – What Familly Actually Means – 17/20
Treat my sister well, because if you don’t, I swear, I will find you.

La soeur de Nomi se marie et c’est l’occasion pour les scénaristes d’aborder à nouveau la thématique de l’acceptation, si chère à la série. Nomi y fait en effet un très beau discours sur la famille et sur son opération, offrant un éclairage bien nécessaire sur le passé du meilleur personnage de la série. Le discours de la veille se déroule bien et Nomi ne tire pas trop les choses à elle, mais le lendemain c’est plus compliqué.

En effet, les fédéraux débarquent au mariage pour arrêter Nomi. Par chance, Aminata comprend à temps qu’ils n’ont pas vérifié l’existence d’un mandat avant de débarquer. Le père de Nomi s’interpose alors, acceptant enfin sa fille pour ce qu’elle est. C’est tiré par les cheveux comme intrigue d’acceptation, mais ça fonctionne à merveille et le mariage peut reprendre.

C’est l’intrigue la plus complète de l’épisode, celui-ci balayant les vies des uns et des autres assez rapidement. Je ne sais même plus trop à quoi sert Sun dans ce neuvième volet par exemple.

Riley utilise les ressources de la police de Chicago pour retrouver la membre du groupe d’Angelica qui lui a parlé il y a deux épisodes, Carole. Là-bas, elle en découvre plus sur le passé sombre du groupe d’Angelica en compagnie de Diego, mais tous les deux trouvent aussi le cadavre d’une Carole qui s’est suicidée.

L’enquête continue, mais elle est interrompue par la mort du père de Will. Celui-ci est tombé malade et meurt petit à petit. Riley arrive à temps pour lui souffler de derniers mots et c’est la fin d’épisode la plus triste de la série, même si ça manquait d’une réunion de casting.

En ce qui concerne les autres, Kala déjeune avec sa mère qui lui offre quelques conseils sur son mariage, avant de rencontrer un homme qui lui fait un cadeau. Cette intrigue ne me dit rien qui vaille pour la suite.

De son côté, Capheus continue de nager dans les affres politiques de Nairobi et se fait poursuivre par deux hommes de mains qui ne disent rien qui valent. Il réussit sans trop de mal à s’en tirer, avant d’aller voir son futur beau-papa.

Lito continue de déprimer, bien sûr, mais Daniela lui déniche le script parfait pour lui. Elle s’avère aussi être la meilleure des agents possibles. La scène où il décroche le rôle est à mourir de rire et affirme la perfection de Daniela, ou alors c’est juste moi qui suis amoureux.

Enfin, Wolfgang envisage de quitter Berlin après que Felix le retrouve.

Alors en soi, l’épisode n’est vraiment pas dingue, fragmentant et éparpillant son intrigue un peu partout. Il n’y a pas de grande et belle scène de réunion des personnages, qui sont habituellement ce que la série maîtrise le mieux. Néanmoins, les avancées de chacune des intrigues et surtout les dynamiques mises en place en font l’un des épisodes les plus personnels de la saison (peut-être même de la série), ce qui explique la montée de la note, car il est dur d’en décrocher malgré quelques longueurs.

10.pngÉpisode 10 – If All the World’s a Stage, Identity is Nothing But a Costume – 17/20
I don’t care about rules.

Oh, j’aime beaucoup le point de départ de cet épisode qui propose une réunion entre Riley et Kala, avec Riley qui envisage même de se rendre à Bombay. Riley a surtout du mal à gérer le deuil de Will, qui se fait torturer par Whispers, forcément. C’est un approfondissement intéressant de ces personnages et j’espère qu’on aura l’occasion de voir plus souvent le duo Kala/Riley. Je trouve que Riley est trop souvent sous-exploitée à n’être vue qu’avec Will (ou avec Sun, pour une petite cigarette). Du coup, j’avais eu espoir avec cette première scène, mais la fin d’épisode dessine autre chose.

Pendant ce temps, Wolfgang continue de se planquer à Berlin, mais il ne peut se cacher de Kala, qui veut lui parler. Ils décident ensemble de s’enfuir de Berlin & Bombay pour une autre destination où personne ne les connaît.

Lito passe son audition au moment très précis où Sun a besoin de son aide pour faire un cocktail et ne pas être vidé. L’un et l’autre peuvent donc très précisément se venir en aide sans le moindre problème (enfin, techniquement, ça doit poser pas mal de problèmes pour Lito, mais ça passe comme caprice d’acteur je crois). Et hop, Lito décroche le rôle et se retrouve embarqué à Los Angeles dans un nouveau rôle qui exige un costume bien différent, mais marrant. Bon alors cela dit, il se retrouve à jouer l’amant d’une star qu’il vénère, qui a des atomes crochus de dingue avec Hernando et qui n’a pas l’air insensible non plus au charme de Daniela. Voilà qui promet pour la saison 3 ! Ne nous leurrons pas, je pense que c’était là la fin de son intrigue pour cette année, l’épisode final n’aura pas le temps de gérer tout ça.

Capheus doit lui aussi porter un costume, mais celui d’un homme politique. Il monte en effet sur scène devant une foule d’électeurs. Par chance pour lui, il n’est pas seul au moment de faire son discours. Celui-ci est particulièrement inspiré, représentant l’amour comme un pont et non un mur et la mixité comme une richesse. C’est beau.

Tout cela est un piège, le discours finissant par une émeute et une tentative de meurtre contre Capheus. Will et Sun lui viennent en aide, et Riley vient en aide à Will au passage, lui interdisant de prendre de la drogue. De son côté, Capheus comprend qu’il inspire beaucoup trop d’espoir et commence à croire à son élection, qui nous sera elle aussi réservée pour la saison 3.

Tout ceci mène déjà la fin d’épisode, qui termine bien sûr par un cliffhanger sur le soir du gala de Sun. Tous sont prêts à se battre… et moi je suis prêt à rester au fond de mon lit pour voir ça !

11.pngÉpisode 11 – You Want a War? – 20/20
Are you serious? My sister is fucking Terminator?

L’épisode reprend exactement là où le précédent avait laissé les choses : le frère de Sun fait un discours lors duquel il se réclame de son père. Oh, Sun le tue rien qu’avec son regard, ça en dit long. Cependant, les sense8 l’arrête. Son frère tire sur le détective et commence alors LA scène de la saison. Tout le monde utilise ses facultés pour venir en aide à Sun.

Cela fonctionne à merveille, même Kala a le droit a son moment de gloire et l’épisode monte en tension autour du meurtre programmé du frère de Sun. Bien sûr, celle-ci renonce à son projet au dernier moment après une énorme course poursuite. Elle reste quelqu’un de bien. Elle se fait donc arrêter… mais ne peut se permettre de retourner en prison où elle serait condamnée à mort.

Les autres l’aident à nouveau à s’échapper, et ils reçoivent au dernier moment l’aide inattendue de Puck. L’intrigue se complexifie encore à partir de là car Puck a un réseau bien plus grand qu’eux de connexions. En quelques instants, il apprend à Riley, Sun et Will qu’il a trois cent connexions et que le cannibale s’est remis en chasse. Bon, c’est ce que j’appelle une perspective sympa pour la suite.

Aminata demande Nomi en mariage… quelques secondes avant qu’elle ne fasse de même.

Capheus se retrouve avec une visite surprise au réveil : son discours a bien été entendu par tout un tas d’autres hommes de son espèce. Comme il n’a pas pris de bloqueur avant son discours, ceux-ci sont désormais connectés à lui. Ils semblent en savoir déjà beaucoup eux aussi et surtout se connaître, c’est assez intéressant comme ouverture.

Kala découvre les mensonges de son mari qui l’envoie à Paris avant même qu’elle lui confesse son désir de partir (et le reste de la vérité). Elle se connecte à Wolfgang pour faire des projets d’avenir avec, mais Lila débarque de nulle part pour savourer sa vengeance sur Wolfgang. Elle l’a en effet balancé à Whispers qui débarque aussitôt et embarque Wolfgang avec lui.

Impuissante, Kala court chercher l’aide des autres et est soulagée de savoir que Will a un plan. Pour effectuer celui-ci, elle n’a d’autres choix que de créer des bloqueurs, ce qu’elle fait immédiatement. Tous se donnent rendez-vous à Londres alors que Wolfgang est torturé par Whispers. Il livre Kala contre son gré alors que tout le monde subit la torture.

La toute fin accélère à fond les choses, à coup d’ellipses dingues. Will parvient à retrouver Milton et à le confronter en personne. Il l’enlève alors qu’au même moment Nomi, Aminata et Sun enlèvent Jonas. Bam, tous les Sense8 se retrouvent donc à Londres. Je regrette vraiment de ne pas avoir eu droit à la scène de leur rencontre en vrai qui aurait probablement pu apporter quelque chose de grand, mais j’ai adoré cette fin hypervitaminée qui ne laisse pas le temps de digérer ce qui est en train de se passer.

Quel épisode ! Il ne laisse que bien peu de répit au cœur de l’action, et même ces répits sont des gros événements pour nos héros…

Bon ben voilà, c’est déjà terminé. Vivement la saison 3 !

Critique de l’épisode final

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EN BREF – Cette saison 2 est une vraie réussite, qui part de toute manière sur des bases hyper solides, donc ça ne peut pas être surprenant. Tout est parfaitement maîtrisé, malgré un rythme que je continue de trouver trop long à de trop nombreuses reprises. L’intrigue est complexe, les explications souvent insuffisantes, mais cela se laisse toujours regarder, et même ça s’enchaîne.

Ce qui aide à enchaîner aussi facilement les épisodes, c’est aussi, bien sûr, que le casting est impeccable (heureusement qu’ils ont changé de Capheus…), que les personnages ont tous des choses intéressantes à apporter à la série, mais aussi que les choix musicaux sont excellents et la photographie magnifique. Même quand ça traîne en longueur, il est dur de s’ennuyer parce qu’on est intrigué par énormément de choses, parce qu’on est bluffé par des images sublimes, parce qu’on est entraîné par une bonne musique.

De mémoire, la saison 1 explorait les thématiques de la solitude et des âmes sœurs, cette saison 2 est assurément une réflexion sur la notion de famille, mais aussi sur celle du courage. Le courage surgit dans les vies quotidiennes des héros, que ce soit sous la forme d’un coming-out, d’une acceptation transgenre ou tout simplement de sentiments interdits et de vengeance familiale. Chacun des héros est confronté cette année à des décisions qui révèlent son courage, qui le dresse en héros et c’est bien là le fil conducteur de cette saison 2 qui aboutit à la réunion, enfin, de cette famille très hétéroclite que forment les Sense8 et leurs proches.

Cette saison prenant aussi le temps d’enfin plonger dans les profondeurs et la complexité de l’intrigue, je crois que je préfère bien plus cette salve d’épisodes. En plus, le côté drogue et sexe est un peu moins omniprésent, à la faveur de l’histoire, et c’est une excellente chose.

Bon, j’ai donc vraiment bien aimé cette saison malgré des défauts propres à la série et je n’en peux déjà plus d’attendre la saison 3. Je sens qu’ils vont nous la pondre pour 2019 et ça me déprime d’avance.

Critique de l’épisode final

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EDIT 2/06 : Netflix a annoncé ne pas renouveler la série hier. L’incompréhension est totale et la révolte assourdissante sur Twitter. Sense8 est l’une des séries les plus soutenues et commentées de la plateforme, mais aussi l’une des plus chère à produire. Qu’importe, cela leur faisait une telle pub et les gens sont tellement motivés (donc prêts à payer) pour une saison 3 que je doute qu’il ne s’agisse que d’une question de budget.

Peut-être que la série était trop ouverte et tolérante, peut-être que cela dérange dans certains pays où Netflix souhaite s’implanter, peut-être tout simplement qu’elle est trop chère ou que les acteurs ont fait des caprices de diva dans la renégociation des contrats. Quoiqu’il en soit, avec cette annulation (qui suit de peu celle de The Get Down), Netflix s’assure un bad buzz et perd son image de société à l’écoute de ses utilisateurs.

Ne pas proposer de fin à ce qui était l’un de leur plus gros succès critique, c’est se tirer une balle dans le pied. Si la garantie Netflix – qui consistait jusque-là à proposer de vraies conclusions aux séries – ne s’applique plus, je ne suis pas sûr de continuer à commencer autant de leurs séries. Jusque-là, je me laissais facilement tenter par un certain nombre de titres que je n’aurais pas forcément regardés si ça n’avait pas été produit par le géant du streaming. Je vais sûrement être plus frileux désormais.

Toujours est-il que je reste dans l’incompréhension la plus totale face à cette annulation de Sense8. La frustration est grande, j’espère vraiment qu’ils vont au moins revenir sur leur décision et fournir un téléfilm de conclusion. Ils en ont les moyens, ce serait logique et tellement plus respectueux pour leurs abonnés.

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EDIT 29/06 : Après un mois de protestations multiples et houleuses, d’harcèlements de tous les CM de tous les comptes Netflix du monde et de mauvaise foi incroyable, après des centaines de « What’s going on? », après de multiples gay prides marquées par l’annulation de la série, Netflix a ENFIN pris la décision qui s’imposait : Sense8 est renouvelée pour un double épisode final.

La nouvelle tombe dans la plus grande des surprises après de multiples affirmations de l’impossibilité de produire un épisode de plus. La conclusion de tout ça ? Les fans ont fini par avoir raison de Netflix et le fandom de Sense8 vient de réussir le plus gros bras de fer télévisuel de ces dernières années (et ça vient d’un fan de Community, attention!). Netflix est peut-être une entreprise comme les autres, mais les problématiques financières ne peuvent pas suffire à annuler une série avec une résonance de l’ampleur de celle de Sense8.

Ce mois de juin aura probablement été la meilleure promo possible pour la série, car tout le monde en a entendu parler je pense. Plus que ça, elle m’a permis de me rendre compte à quel point j’étais attaché à la série et à son feel good. Ce n’est pas la meilleure des séries, mais ses messages de paix, respect et tolérance sont plus que nécessaires aujourd’hui. Merci à Netflix d’en avoir pris conscience et d’avoir compris que cette annulation lui faisait plus de mal à long terme.

Ce premier badbuzz du géant du streaming se termine donc plutôt bien, bravo à eux pour la gestion finale de la crise, même si l’entre-deux fut une catastrophe lamentable. Certes, à côté de ça, ils ont annulé Girlboss, mais la série a une conclusion, alors je ne leur en veux pas plus que ça. Je ne regarde pas The Get Down, donc je ne jugerais pas de son annulation… ce qui signifie que Netflix me récupère comme fan et comme consommateur publicitaire.

En retrouvant le respect envers ses abonnés, Netflix a retrouvé le respect de ses abonnés et s’est offert un joli coup de promo. J’espère que l’exemple de Sense8 leur rappellera l’image qu’ils s’étaient construite jusqu’à aujourd’hui de compagnie qui respecte ses abonnés et mène à terme les projets qu’elle entreprend.

Quant à nous, rendez-vous est pris en 2018 pour ce (forcément) trop court double-épisode final !

Critique de l’épisode final

 

Dix pour Cent (S02)

Avis : Dix pour Cent, c’était LA révélation de la rentrée 2015 sur France 2. La série m’avait tout de suite donné envie d’en voir plus : son casting impeccable (surtout parce que Camille Cottin, j’avoue), son originalité de scénario (la vie des agents de stars), son humour certain (là encore, merci Camille Cottin alias Andrea Martel), son côté soapesque assez bien géré… Son seul défaut (énorme) était de ne durer que six épisodes. Bref, un coup de cœur comme je n’en avais pas eu depuis Fais pas ci, fais pas ça à la télé française qui a tendance à toujours nous proposer les mêmes choses.

Quand j’ai lu qu’une saison 2 allait voir le jour, j’étais donc aux anges. Malheureusement, celle-ci a mis longtemps, longtemps, à débarquer et n’est constituée que de six épisodes également. Ce n’est pas grave ! Je ne me suis pas renseigné pour ne pas me spoiler, mais je n’ai lu que des noms d’acteurs que j’aime comme guest-stars. Il ne m’en faut pas plus pour être surexcité au moment de lancer le premier épisode…

Et justement, c’est là tout le problème. J’en attendais un peu trop, peut-être qu’avec le temps j’ai idéalisé la série, et je me suis retrouvé à être un peu mitigé sur le début. C’est toujours très bon, mais ça l’est un peu moins sur ces deux premiers épisodes. Je n’en dis pas plus car cette intro est censée rester sans spoiler. Du coup, je vous invite à continuer à lire ci-dessous !

Note moyenne de la saison : 16/20

01.pngÉpisode 1 – Virginie et Ramzy – 14/20
Un recul qui avance

Comme vous le voyez, ce n’est pas une note catastrophique, mais je m’attendais plutôt à monter à des 16 ou 17. Alors que se passe-t-il pour que je sois si déçu ?

Ce que je reproche à cet épisode, c’est d’être une bien mauvaise réintroduction à la série. Cela fait un an et demi que nous n’avons plus vu ces personnages et il n’y a pas de résumé de la saison précédente… C’est déjà bien risqué de nous faire ça.

Sur le plan technique, c’est parfait : la première scène à l’agence ASK nous réintroduit bien celle-ci, dans un plan hautement compliqué où Sophia fait le tour de tous les bureaux. Chaque personnage est relancé dans sa dynamique et je me suis dit que ça irait. Seulement, le plan personnel de chacun est effacé dans cet épisode.

Les infos tombent au compte-goutte (comme cette histoire d’amour avortée entre Andrea et Colette ?), le côté soap est totalement mis de côté au profit du couple de stars mis en avant. J’adore Virginie Efira, j’aime bien Ramzy, du coup, c’est sympa de les voir, mais j’ai trouvé qu’ils occupaient trop le côté drama de cet épisode. Si la vie des acteurs de nos agents est importante, je trouve ça dommage de la voir prendre le pas sur le reste. C’est principalement ça qui me laisse mitigé, surtout que l’évolution tout au long de l’épisode est assez prévisible, de l’interview du couple uni au plateau de Drucker qui les réconcilie, en passant par la tromperie.

Malgré tout, cette histoire est loin d’être inutile et aborde à 21h des thématiques qui doivent l’être, comme l’égalité salariale. Et c’est d’autant plus frustrant ! Il y a d’excellentes choses dans cet épisode, mais ça ne met pas assez en avant les personnages de la série, or c’est avant tout pour eux que nous sommes là. Camille, qui était notre point d’entrée dans cet univers l’an dernier, est totalement sous-exploitée par exemple.

En parallèle, on sent l’intrigue de la saison se mettre en place, avec les difficultés financières d’ASK qui reviennent au premier plan et permettent de remuer un peu la vie des agents. La parenthèse campagnarde d’Andrea devient l’occasion d’introduire un nouveau personnage, Hicham, qui promet de grandes choses. Je l’aime déjà beaucoup, avec son argent et son égoïsme qui me confirment direct que je vais rapidement le détester. Cela fera du bien d’avoir un personnage comme cela.

Le seul personnage vraiment développé dans ce retour est celui de Matthias, qui est l’un des personnages que j’aime le moins. Il est donc en plein divorce comme prévu et ça ne s’arrange pas quand les médias lui prêtent une aventure avec Virginie. C’est un peu télescopé comme critique des médias, quand même.

Le cliffhanger, autour de la survie de Matthias, m’a un peu moins convaincu aussi, même s’il était ultra-efficace pour donner envie de revenir. En fait, ce premier épisode tournait énormément autour de Matthias et de l’agence en elle-même, et c’est ce qui a freiné mon enthousiasme, parce que c’était un drôle d’équilibre pour une reprise : nous ne voyons quasiment pas les assistants (alors qu’ils apportent normalement un excellent humour) et la vie perso de Gabriel et Sophia est totalement éclipsée.

Et puis surtout, comme il n’y a que six épisodes dans la saison, c’est très frustrant de voir les personnages stagner dans leur vie perso et ne pas évoluer.

02.pngÉpisode 2 – Fabrice – 16/20
Écoute, les pervers polymorphes, c’est bon, j’ai eu ma dose, hein, ça se dit manager de l’année là avec ses méthodes pourries de pression de mes couilles, hein, mais ils se sont pas suicidés en masse tes employés ? Putain, c’est bon là, tu me lâches !

Ce second épisode réussit un peu mieux à retrouver l’ambiance de la série, mais il reprend quinze jours plus tard sans nous le préciser d’emblée. Du coup, le cliffhanger précédent est totalement mis de côté. Matthias a fait un malaise vagal, mais on est déjà loin de tout ça.

Si cet épisode est meilleur, c’est parce qu’il fait la part belle aux personnages, enfin. Si Arlette est une fois de plus laissée de côté, le reste du casting est bien exploité : je n’en demandais pas beaucoup plus.

Du côté des assistants, c’est très, très, positif. Hervé est bien mis en avant et apporte beaucoup d’humour dans chacune de ses scènes, de même que Noémie qui développe sans surprise son crush sur Matthias, au point de finir avec.

Les mensonges de Camille la rattrapent quand Christophe Lambert débarque à l’agence. Elle se fait draguer par celui-ci alors qu’elle a avoué à Noémie que c’était son père. C’est bien joué et bien écrit, les quiproquos sont sympas (même si celui avec Hervé est un peu longuet). Nous assistons aussi au retour de son demi-frère, même si ça n’apporte pas grand-chose.

Gabriel et Sophia continuent leur relation. Là encore, il y a de bonnes situations comiques, notamment lors de l’audition de Sophia, qui s’avère toujours aussi sanguine. Grosso modo, l’épisode a pour but de nous montrer celle-ci changer d’agents, mais consolide également la relation amoureuse des deux personnages.

Enfin, l’intrigue d’Andrea est clairement ce qui sauve cet épisode. Le jeu de Camille Cottin n’est plus à tester et elle s’éclate toujours avec Andrea. Je trouve que les scénaristes l’ont beaucoup adoucie en ce début de saison, mais son duo avec Fabrice Lucchini était absolument passionnant. Franchement. Le jeu de ces deux-là était un cran au-dessus du reste du casting et sauvait pas mal de choses dans l’épisode.

Le retour de Colette dans la série est on ne peut plus mystérieux. Il ne fait aucun doute qu’on finira par la revoir pour avoir plus d’explications, mais je suis pressé d’en savoir plus, car c’est juste très frustrant de les voir ne pas se parler dans le bar.

Dernier bon duo avec Andrea, celui d’Hicham. Celui-ci lui met une pression de dingue dans chacune de leur scène, frôlant le harcèlement au départ, puis la harcelant totalement ensuite. Quand Andrea explose, il la vire sans préavis et de la manière la plus vicieuse possible. Son personnage est encore plus détestable que je ne l’imaginais et c’est un excellent ajout au casting. Je suis curieux de voir comment ils vont faire pour vivre avec ce type interférant dans toutes leurs décisions et possédant 60% de l’agence. En plus, 60% ce n’est pas rien. Il est majoritaire de 10% quand même (eh, vous voyez ce qu’ils nous ont fait là ?).

Bref, ce second épisode a remis un peu de côté son guest de manière à ce que la vie de celui-ci impacte celui du casting principal, et non l’inverse. Les personnages évoluent donc, les dynamiques se remettent en place et c’est tout de suite bien mieux.

Cela me donne envie de revenir, mais si je fais un bilan de ces deux premiers épisodes, je suis bien obligé de me rendre compte que j’étais moins dedans qu’en 2015. Et surtout, surtout, je trouve qu’ils ont perdu un peu de leur verve, les dialogues étant un peu plus passe-partout et moins marquants, malgré une amélioration dans ce deuxième volet.

03Épisode 3 – Norman – 15/20
Non, lui il s’occupe de la comptabilité.

Cet épisode a un gros défaut : l’intrigue Norman. Je suis désolé, j’aime plutôt bien les vidéos de Norman, mais alors son intrigue cette semaine… Ce n’était juste pas possible. Je crois qu’on pouvait difficilement accumuler plus de clichés : de l’ado qui se jette sur lui et lui demande son caleçon (oh la gênance sérieux) à sa sortie de prison sans procès qu’il obtient grâce à sa célébrité malgré l’alcool et la drogue, tout enchaînait les clichés.

C’est vraiment dommage parce que ça tirait pas mal l’épisode vers le bas, surtout que le jeu d’acteur n’était pas toujours au point non plus. Non, je ne rentrais pas du tout dans l’épisode dans ces scènes-là, et ça représente quand même beaucoup de l’épisode.

Il y avait malgré tout de bonnes choses dans ce troisième volet. Camille reçoit la visite de sa mère et ça permet le lancement d’intrigues réussies autour des retrouvailles avec Mathias. Enfin réussies… ça pousse Mathias dans les bras (et la jupe) de Noémie, qui elle-même part un peu en vrille cette semaine, montrant son sein dans le bureau dès le début d’épisode, puis enchaînant les sous-entendus en réunion avec lui. C’était bien marrant, même si parfois un peu perché, surtout pour France 2 à 21h.

Côté sexe, il y avait quand même la dose encore cette semaine, avec, outre Noémie/Mathias, un plan à trois qui se met en place dès le départ grâce à la rivalité Andrea/Isham. Si j’avais adoré Isham la semaine dernière, le coup de cœur se confirme cette semaine, où il m’a fait mourir de rire à péter des câbles sur tout le monde et a énerver Andrea en draguant sa mannequin. J’ai trouvé ça vraiment bien écrit. Andrea continue d’avoir les meilleures répliques de la série et c’est tant mieux !

Isham ramène également Elvis, son fils, à l’agence. En plein divorce, Isham a un peu du mal à gérer son bambin, d’où les pétages de câble, notamment sur les assistants de la boîte qui se retrouvent (surtout Camille d’ailleurs) à organiser sa fête d’anniversaire des dix ans.

Enfin, il était aussi question de la comédie musicale érotique de Julien Doré. Mouais. Je n’étais pas à fond dans l’histoire non plus, qui était un peu en filigrane tout du long. Cela a abouti sur une jolie scène chantée avec Sophia, qui se retrouve chanteuse pour la BO du film.

Il y avait de bonnes répliques et de bons quiproquos cette semaine, mais c’était un peu plombé par d’autres moments dans lesquels je n’ai pas réussi à rentrer, notamment toute l’intrigue Norman, quoi…

04.pngÉpisode 4 – Isabelle – 17/20
Je t’ai fait bailler 3 fois alors, c’est cool.

Ce second épisode était bien meilleur, utilisant ses bases et ses nombreuses histoires secondaires.

Mais pas que. L’arrivée d’Isabelle Adjani dans la série suffit déjà à bien faire rire avec l’installation d’un quiproquo comme intrigue principale. La série excelle dans les quiproquos depuis sa première saison et cette histoire Isabelle Adjani/Sacha Hartman ne déroge pas à la règle.

Ce qui part d’une histoire toute bête au début finit par révéler des informations restées cachées depuis trop longtemps : Mathias a empêché Adjani de jouer dans le film d’Hartman en jetant le scénario sans le regarder, Camille le couvre, attisant les soupçons d’Andrea… et Mathias révèle finalement que tout est sa faute, après avoir fui ses responsabilités longtemps en couchant avec Noémie, chez elle, par surprise. Là encore, ça va presque trop loin pour France 2 et une soirée en famille en ce qui me concerne, mais bon, c’était rigolo malgré tout.

Pour couvrir son père, Camille a fait notamment appel à son frère, dont on continue de suivre un peu la vie comme ça. En plus, Camille regrette un peu que son demi-frère ne soit pas son copain, alors sympa la gêne.

Cependant, l’énormité de cette fin d’épisode, c’est que Mathias déclare que Camille est sa fille. C’est énorme, on a le droit aux réactions d’un peu tout le monde et surtout à la blessure profonde d’Andrea qui découvre que son assistante était la fille de son associé. Sympa, c’est sûr. Et puis, comme ça, l’agence perd encore deux de ses clients et Mathias, qui sait qu’il doit partir après une telle trahison. Outch.

Une intrigue qui m’a moins plu est celle de Sophia, Gabriel et Julien Doré. Évidemment, Julien Doré tombe fou amoureux de Sophia pour son film et Gabriel tombe fou de jalousie, au point de faire foirer le tout pour Sophia. Ce n’était pas génial, génial, parce que c’était prévisible. Cela dit, c’était bien joué dans l’ensemble. J’ai trouvé parfois un peu long les passages de chant de Sophia, mais bon. Pourquoi pas.

De toute manière, le meilleur dans cet épisode, ça reste l’ensemble des entretiens passés pour le poste d’agent au sein de l’agence. Noémie et Hervé font tout pour que ça se passe mal pour tout le monde sauf Hervé. C’était à mourir de rire sur les candidats qu’ils font rater, mais encore plus sur Hervé qui se retrouve en tête à tête avec Isham sur lequel il fantasme. La scène était à mourir de rire. Comme la semaine dernière, c’est Hervé qui s’avère le plus comique dans la série cette année.

Pourtant, il y avait de quoi faire côté comique dans cet épisode. Toujours dans les entretiens, nous avons le droit au développement de la relation Andrea/Isham. Cela continue dans la haine, mais aussi l’attirance inexplicable, qui replonge Andrea dans ses photos de Colette. C’est un peu tiré par les cheveux mais très bien joué, au point que ça paraît tout à fait crédible.

Plus encore que la semaine dernière et que dans l’épisode précédent, j’ai trouvé qu’il y avait pas mal de moments comiques, souvent dans les détails, comme Camille qui fait sauter son agrafeuse.  Bon, et surtout, la maîtrise du quiproquo et des répliques cinglantes rend cette série géniale.

Malheureusement, pas d’épisode la semaine prochaine. Il va falloir attendre le 10 mai pour voir la suite… et je ne serais même pas chez moi, donc il faudra sûrement que j’attende encore un peu plus. VDM.

05.pngÉpisode 5 – Guy et Julien – 17/20
Ah putain, Jean Gabin est enceinte, elle est bonne celle-là.

Oui, je sais, j’ai plus d’une semaine de retard dans l’écriture de ma critique sur ces deux derniers épisodes, mais bon, je ne les ai vus qu’avec pas mal de retard (Bordeaux oblige) et j’ai ensuite été pris d’une flemmingite aiguë, comme dirait l’autre. Mieux vaut tard que jamais si certains d’entre vous sont encore plus à la bourre que moi (qui sait ?) ou si vous voulez simplement connaître mon avis par curiosité très bien placée.

Cet épisode était peut-être l’un des meilleurs de la saison, on y retrouvait l’humour qui m’avait tant plu dans les premiers épisodes. Ce n’était pourtant pas gagné pour lui car je l’ai vu sur Pluzz, le site de replay officiel de France Télévision qui n’est pas fichu de proposer une qualité dépassant le 480p. Autant dire que sur ma télé, l’image était loin d’être de bonne qualité et c’est bien dommage. M’enfin, au moins, l’épisode était accessible.

Ce cinquième volet reprenait les intrigues laissées en plan lors de l’épisode 4, à savoir les conséquences de la révélation de l’identité de Camille. Ce n’est pas facile pour elle puisqu’elle n’a plus de CDD et ne sait pas comment demander à Andrea de lui en signer un.

Il faut dire que celle-ci à d’autres chats à fouetter puisqu’elle se découvre enceinte. Rien que ça. Cela permet le retour de Colette dans la série, enfin. Andrea ne sachant pas vers qui se tourner recontacte son ex, avec qui elle a toujours beaucoup trop d’alchimie (et peut-être plus qu’en saison 1) pour que ce soit permis de les garder séparer plus longtemps. Quant à la grossesse, je trouve ça un peu gros (sans jeu de mots promis) que le plan à 3 finisse comme ça.

Disons que c’est un peu dommage, même s’il est difficile de voir par quel autre moyen Andrea aurait pu être confronté à la maternité. J’ai découvert récemment beaucoup de plaintes sur le trope de la lesbienne couchant finalement avec un homme, mais bizarrement, je trouve que ça correspond tout à fait au personnage d’Andrea cette sexualité débridée au point d’aller coucher avec un type qui ne l’attire pas, par orgueil. Il n’y a pas une once de désir ou d’amour de son côté, juste de l’orgueil mal placé vis-à-vis d’Isham, et ça c’est tout à fait le personnage.

Andrea ne dit bien sûr rien de sa grossesse à Isham, qui lui-même à d’autres chats à fouetter : il décide de nommer le nouvel agent de la boîte. Alors que tout le monde s’attend légitimement à ce que ce soit Hervé, c’est finalement Camille qui hérite du poste. Bon, c’est une surprise, mais c’est aussi la suite logique de la saison 1 où elle rêvait de ce poste. La nouvelle fait l’effet d’une bombe : Hervé est tellement vexé qu’il décide de ne plus parler à celle qui était pourtant sa meilleure amie (je VEUX son t-shirt, qui permet la scène la plus hilarante de la saison), Noémie vire complétement cinglée dans sa relation avec la fille de son amant et Hippolyte réclame Camille comme agent, même si ça ne plaît pas spécialement à son père.

Il faut dire que Mathias est en pleine dépression par la vente de l’appartement, son divorce et la gestion de sa maîtresse. Il fait alors ce qu’il sait faire de mieux : il s’en prend à ses enfants. Il reproche à Camille de trop croire à son nouveau boulot et à Hippolyte de l’encourager.

Ce dernier est au cœur de l’une des deux intrigues de star de cet épisode. En effet, nous le voyons tout au long de ces 50 minutes échanger la réplique avec un Guy Marchand qui perd la boule. J’ai beaucoup aimé cette intrigue qui permet d’enfin donner un peu plus de consistance au personnage d’Arlette. Je l’ai toujours trouvé sous-exploitée dans la série, même si elle apporte un humour bien personnel à celle-ci. L’utilisation du personnage (et de Jean Gabin !) dans cet épisode était parfaite.

Concernant Guy Marchand, c’est un bon guest, mais pas forcément le meilleur ou le plus marquant en ce qui me concerne. Son intrigue fonctionne bien et j’en aime beaucoup la résolution. Il était également bon de voir un peu plus Hippolyte, lui aussi souvent sous-exploité.

Enfin, cet épisode revenait sur la relation entre Gabriel et Sophia, devenue houleuse depuis que ce premier est bouffé par la jalousie. Les engueulades du couple poussent Gabriel à faire foirer le projet de Sophia avec Julien Doré, qui apparaît une fois de plus dans la série. Je ne suis pas bien fan de cette intrigue, mais la blague sur la pénophagie fonctionne à merveille et plante une graine qui ne pourra qu’être exploité dans la suite de la série. Julien et/ou Sophia apprendront forcément la nouvelle, et de là, ça devrait partir en vrille.

Oui, partir en vrille, exactement comme Camille qui décide de quitter Paris ne se sentant plus à sa place dans l’agence ASK où tout le monde la déteste et lui fait sentir. Putain, mais n’importe quoi Camille, c’est ton rêve que tu fuis là !

06.pngÉpisode 6 – Juliette – 18/20
Ben ouais pourquoi pas, je crois qu’Isabelle Huppert a toujours rêvé de jouer une box internet ! 

Le départ de Camille ne bouleverse pas franchement l’agence, contrairement à ce que j’imaginais, parce qu’ASK a le festival de Cannes à gérer. Tout ASK ? Non, pas Hervé, qui s’avère une fois de plus le meilleur personnage de l’épisode (et dire qu’il m’énervait en saison 1 !). Sa jalousie de ne pas partir au festival permet les scènes les plus drôles de ces 50 minutes et c’est un vrai plaisir de le retrouver dans chacune de ses scènes.

Il en est un peu de même avec Noémie qui, elle, peut partir à Cannes mais découvre en fait qu’elle n’en a plus tant envie que ça quand elle apprend que la femme de Mathias décide de lui rendre une visite surprise là-bas. Au fond du gouffre, elle est sacrément touchante dans sa déprime, au point qu’Hervé reste avec elle pour regarder le festival (plutôt que d’aller sur place avec son billet) et se bourrer au son de Destinée. Leur relation est une excellente chose, mais souligne ma frustration de ne pas voir Hervé et Camille réconciliés à la fin de l’épisode.

Camille est donc de retour chez sa mère et elle passe l’épisode à déprimer elle aussi, retrouvant sa petite vie loin du strass et des paillettes de Cannes. Par chance pour elle, Mathias est de meilleure humeur dans cet épisode où il retrouve sa femme à l’hôtel. Catherine lui dit alors d’arranger les choses avec Camille car il est un bien mauvais père de ne pas se préoccuper d’elle. Il l’emmène ainsi à une soirée privée où elle retrouve toute l’agence et où Andrea lui propose de venir travailler avec elle à… New-York !

Et oui, Andrea a une vie bien chargée dans cet épisode. Toujours enceinte, elle profite des conseils de Colette qui finit par lui avouer, après une dispute, qu’elle veut l’accompagner dans sa maternité. C’est magnifiquement bien écrit et vous pourrez faire toutes les critiques que vous voudrez sur la relation sexuelle d’Andrea et Isham, moi, je trouve que ça vaut le coup si c’est pour aboutir à l’écriture du meilleur couple lesbien de la télé française (bon, ce n’est pas non plus comme si la concurrence était rude) et à une vraie réflexion sur la parentalité homo. C’est un joli tour de force des scénaristes et c’est très cool de voir ça en prime-time, parce que finalement, tout ce que je retiens c’est qu’Andrea et Colette feraient un beau couple de parents et qu’Isham est un père terrifiant dont personne ne voudrait pour son enfant.

D’ailleurs, Isham est toujours autant un connard dans cet épisode et apprend en fouillant le bureau d’Andrea qu’elle est enceinte. Il rencontre aussi Colette au détour d’un café. C’est juste un cinglé, en fait, c’est le pire des stalkers. Un tel type est juste terrifiant, sa capacité à nuire est impressionnante. C’est d’autant plus frustrant que j’aime bien le personnage en plus, je trouve qu’il apporte beaucoup à la série et qu’il est bon d’avoir une tête forte face à Andrea.

Cependant, dans la vie, je n’aimerais pas rencontrer un tel caractère et ça ne me dérangerait pas qu’il y passe dans la série… Surtout qu’il apprend de Camille qu’Andrea est embauchée par une agence new-yorkaise. Aussitôt, il décide de la racheter (putain, la capacité de nuisance du type, c’est fou) avec l’aide de Mathias, ignorant tout du vrai projet de son associé… La saison 3 nous fera probablement voyager à New-York, je sens !

New-York, donc, qui est le lieu de job totalement inattendu que se voit proposer Andrea en fin d’épisode. Il faut dire qu’elle gère particulièrement le talent de l’épisode, Juliette Binoche qui interprète une maîtresse de cérémonie de Cannes absolument parfaite. L’épisode tacle le féminisme à plusieurs reprises, que ce soit avec Isham ou avec un admirateur particulièrement collant de Juliette Binoche. La vision anti-féministe critiquée par Dix pour Cent n’est pas nouvelle. Tout au long des douze épisodes de la série, nous entendons des remarques sexistes (si, si, dès le pilote) et assistons à des scènes vraiment gênantes (mais criantes de vérité).

Cette semaine, les choses sont poussées encore plus loin, avec un « Mais bien sûr qu’on est toujours au XIXe Andrea » glaçant et une Juliette Binoche forcée d’aller déjeuner avec un type de la pire espèce. Cependant, elle parvient à s’en débarrasser à merveille en jouant la folle avec lui, et son discours d’ouverture de la cérémonie affirme un sacré beau féminisme bien osé.

Cela lui permet de se débarrasser du gros lourd et offre à Andrea la possibilité d’être repérée comme une super agent pour aller à New-York. Beaucoup de mal pour de grands biens, donc. La série ne déçoit pas dans sa conclusion, mais il y a un moment où je me suis demandé s’ils allaient réussir à retomber sur leur pied quand même.

Juliette Binoche était une excellente guest, qui insufflait donc son féminisme tout au long de l’épisode, avec également une relation géniale avec le garde du corps. La scène des tests d’oreillettes ou celle de la pizza sont d’excellentes trouvailles où les personnages principaux de la série ne sont pas/sont inutiles dans l’humour. Bref, des petites perles.

Enfin, Gabriel fait la surprise à Sophia d’un billet pour Cannes. Tout roule jusqu’à ce qu’il apprenne que Julien Doré veut lui parler. Il se lance alors dans une entreprise de sabotage du voyage, mais Sophia est bien trop contente d’être à Cannes pour se laisser embarquer dans ses délires. Gabriel est hilarant à éviter Julien Doré tout au long de l’épisode, pour rien. Malheureusement pour lui (et heureusement pour nous), Sophia apprend malgré tout que c’est son mec qui a saboté son projet de film. Elle se barre sans un au revoir pour lui. Je suis un peu triste de ne pas savoir ce qu’elle devient, mais bien heureux que les scénaristes ne traînent pas à confronter Gabriel à ses conneries. Dans un épisode réaffirmant un féminisme en lutte, c’était une bonne chose. Il a quand même voulu la contrôler comme au dix-neuvième siècle et ça se retourne contre lui… Bien fait !

Bref, l’épisode se termine donc sur la soirée privée de l’agence à laquelle est conviée une Camille qui finit bourrée et dans la piscine. La scène de conclusion voit Gabriel affirmer qu’Andrea a toujours un « truc en plus ». Au moins, les scénaristes ont bien conscience de la force de leur série… et ils nous pondent une dernière scène qui n’est pas sans me rappeler celles d’Unreal ces deux dernières années, ce qui ne peut être qu’un plus.

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EN BREF – Cette saison 2 n’aura pas su être à la hauteur de la première avec des épisodes ayant du mal à trouver leur équilibre. Comme en plus elle est toujours trop courte, c’est frustrant de voir les trois premiers épisodes s’engluer loin des histoires persos qui font la force de la série et se concentrer uniquement sur les stars ou les scènes de cul. Heureusement, tout ça se reprend en cours de route avec un épisode 4 qui aborde enfin les histoires les plus intéressantes et deux derniers volets qui font avancer les choses en mettant en lumière un peu tous les personnages.

L’évolution de tous est très intéressante, mais les vraies révélations sont Noémie et Hervé. Ils ont toujours été sympathiques et drôles, mais la plupart de mes fous rires aux éclats reposent sur eux cette saison. C’est excellent et c’est tant mieux, car la saison avait besoin de ces bouffées d’air frais. Côté intrigues, les choses avancent quand même plutôt vite, parfois trop d’ailleurs (Isham/Andrea surtout), ce qui est un plus pour bien rester dans le délire.

Les perspectives pour la saison 3 sont nombreuses, notamment avec UBA, cette agence américaine qui promet pas mal de bonnes choses. Je suis déjà très impatient, mais il va vraiment falloir prendre mon mal en patience, car la saison 3 ne sera pas diffusée avant au moins… dix-huit mois. Andrea a le temps d’accoucher deux fois d’ici là, c’est cool (non).

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