Quantico – S03E11

Épisode 11 – The Art of War – 16/20
Zut. Si la série manque de beaucoup de choses, elle a su retrouver un intérêt pour son arc final avec un grand-méchant et de bons rebondissements constants. On quitte de nouveau le procedural pour revenir à une série sur le mode du feuilleton, et ça fonctionne plutôt bien. Certes, on ne retrouvera jamais la crédibilité – mais au moins, le divertissement est là.

Saison 3


Spoilers

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We have a common enemy, Mr King. That makes us bloddy best friends.

Je suis en retard dans plein de meilleures séries, mais rien ne valait un petit Quantico hier soir avant d’aller dormir. Comme ça, ce n’était pas trop prise de tête et ça allait vite à voir et comprendre. Puis, ça me donne l’impression d’avancer ma liste de visionnage, alors c’est tout bon. Franchement, cette saison repartant en mode procédural est une bonne manière de s’endormir en toute tranquillité.

La scène d’introduction s’éloigne de l’intrigue en cours, à vue de nez, pour parler de Maloney mis à mal par un groupe d’hommes armés, dont King, le connard ayant voulu tuer Alex et ayant presque réussi, tuant son bébé au passage. Maloney ? On le retrouve ensuite au procès de Devlin, où les irlandais (l’agent de la semaine dernière s’appelle Fiona !) souhaitent le rapatrier pour l’y juger. Ce n’était qu’à vue de nez qu’on s’éloignait donc de l’intrigue Devlin pour mieux y revenir.

Garrett King est donc l’homme ayant fait chanter Maloney pour rencontrer Devlin et se plaindre de celui-ci : il n’a pas fini le job qu’il voulait lui faire faire, tout ça parce que son fils est mort. Et plutôt que de le rembourser, que fait Devlin ? Il l’envoie tuer nos héros, pour changer.

Ceux-ci sont occupés à tenter de faire tomber Devlin en même temps, et le tout avec l’aide de Fiona. Louche, c’est louche. Rassurez-vous, tout le monde ne travaille pas d’arrache-pied, comme d’ahbitude : Owen et Jocelyn parlent de leur baiser aussi. Et Jocelyn n’est plus en couple avec Frank, en plus ! Et euh… ils font appel à Deep pour faire leur boulot, et celui-ci est heureux de revenir.

Je suis content de voir qu’on retrouve Harry et sa sœur Maisie cette semaine, Maisie qui sort avec un certain Sven… et qui n’est pas encore remise de ses émotions de la semaine dernière. Tu m’étonnes, elle a manqué de se faire tuer, quand même, mais si on nous la présente dans cet épisode, ça ne peut pas être un hasard. Et ça se confirme quand on la voit carrément rentrer chez elle et retrouver Sven… qui se fait tuer par Garrett King. Oh, oh.

Le lendemain, Harry n’arrive pas à contacter sa sœur et il ne s’inquiète pas plus que ça d’entendre que Devlin a quelque chose qu’Owen veut… Celui-ci joue bien son jeu et dit savoir où est Garrett King. C’est suffisant pour diviser l’équipe, surtout quand Mike se met à écouter Fiona plutôt que les désirs de revanche d’Alex apprenant que son pire ennemi est à New-York. C’est plutôt chouette de voir ces différents épisodes de la saison former une intrigue plus complète.

Devlin raconte absolument tout ce qu’il sait ; jusqu’au contrat qu’il a mis sur la tête d’Owen, pour convaincre nos agents de l’aider et Alex est immédiatement tentée. C’est complètement con : elle suit les indications de Devlin pour arrêter King, mais ça les mène droit vers un camion contenant des jeunes filles ligotées et aveuglées – parmi lesquelles une jeune actrice très prometteuse que j’ai adoré dans un épisode de Supergirl cette année.

Harry et Ryan mènent rapidement l’enquête sur la disparition de Maisie, retrouvant le cadavre de Sven qui, par chance, jouait aux jeux vidéos quand tout a commencé. Ainsi, Ryan et Harry ont une vidéo de l’enlèvement de Maisie. Celle-ci est convaincue que son frère le retrouvera vite ; et elle en parle à Ashley, une autre prisonnière. Deux jeunes filles en cage ? Deux autres victimes pour le camion de King, Il ne chôme pas le monsieur.

Alex et le reste de l’équipe sont heureusement trop forts et retrouvent vite l’endroit où Maisie a été amenée. Le problème, c’est qu’ils arrivent trop tard, même si heureusement Maisie a décidé de jouer au Petit Poucet avec son frère.

Pendant ce temps, au QG, un groupe de méchant débarque et nous attaque Owen et Jocelyn, trop occupée à fouiller le frigo pour savoir ce qu’il se passe. Le but de ces hommes armés ? Tuer Owen. Ils le blessent une première fois, mais Owen continue à leur tirer dessus jusqu’à se prendre une deuxième balle. C’est con. Jocelyn pète un câble et fait peur aux méchants qui s’enfuient, mais elle ne peut l’amener à l’hôpital, par peur que les méchants le voient.

Fort heureusement, Deep choisit ce moment pour arriver et pouvoir être le chirurgien d’Owen. Il le sauve in extremis puis l’emmène dans un hôpital sous couverture, un hôpital pour les espions, parce qu’on n’est plus à ça près.

C’est merveilleux, la série nous aura tout fait. C’est à peu près ce que pense Alex aussi, et elle s’en prend violemment à Mike qu’elle juge responsable de ce qui arrive : ils auraient dû accepter le marché de Devlin voulant retourner en Irlande directement. C’est désormais la décision qu’ils prennent, envoyant Alex et Shelby interroger Devlin. Celui-ci est heureux de dire tout ce qu’il sait sur King, et Alex insiste pour s’occuper personnellement de King. Elle ne met pas longtemps à le confronter, et le braquer, et ne pas réussir à le tuer… mais il se débat l’idiot, et il finit par se prendre la balle qu’il mérite.

De leur côté, Harry et Shelby sont chargés de retrouver les jeunes filles enlevés par King, et il y en a tout plein dans un container. Heureusement, cette fois, elles ne sont pas bâillonnées et peuvent facilement signaler leur présence… Sauf que la série se joue de nous et qu’Harry ne retrouve pas le bon container ! Pas mal, pas mal.

Le trafic d’humains ? King a affirmé à Alex, avant de mourir, qu’il appartenait à Devlin. Devlin ? Renvoyé en Irlande. Finalement, le marché qu’il a voulu passer avec l’équipe était une jolie manipulation de plus de sa part, et personne n’a d’infos sur l’endroit où peut se trouver Maisie. C’est con. S’il me faut miser sur quelqu’un pour être responsable de tout ça, c’est Fiona, je ne la sens vraiment pas. En attendant, nous suivons l’équipe prendre la décision de quitter le QG désormais compromis et ne pas savoir où aller, alors que Maisie se réveille dans son container… à Dublin. OUPS.

Notons aussi que cet épisode ajoutait des citations de l’Art de la Guerre entre ses actes, parce que Devlin a appris à se battre avec (mais lol) et… ça ne servait à rien, franchement. C’est toujours bien d’avoir un peu de littérature, on va dire.

Saison 3

Colony – S03E12

Épisode 12 – Bonzo – 18/20
On sent bien que cet épisode est la première partie d’un double épisode de fin de saison : les réponses continuent de pleuvoir alors que l’intrigue en cours arrive naturellement à son terme. Oh, les cliffhangers sont parfaits pour nous laisser nous torturer l’esprit une dernière semaine, et tout l’épisode avance à un excellent rythme.

Saison 3


Spoilers

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I’ll handle the shooting, you’ll handle the repair.

Oh bordel, cette introduction qui révèle tellement de choses ! Ainsi donc, Kynes est responsable de l’intro de la semaine dernière : il filmait la zone dans laquelle les Outliers se sont fait exploser la face par un extra-terrestre ! C’est excellent : il s’agissait d’un test pour voir ce que les Outliers valaient vraiment face à l’envahisseur, et ils ne valent vraiment pas grand-chose.

Après ce test, Kynes est convaincu qu’il lui faut parler à un extra-terrestre qui sera dans le camp des vainqueurs, parce que malgré l’avis de l’IGA, c’est probablement le meilleur moyen de voir l’humanité survivre. Et c’est ainsi que pour la première fois, nous observons un personnage être confronté à un alien. Cela ne se passe pas à merveille pour lui : il se retrouve à sortir de la pièce en vomissant et avec un étrange tatouage sur le bras. Tant de réponses, tant de questions !

Dans le présent, Kynes se rend compte qu’il est en train de se faire piquer son poste et que tout ça était prévu et calculé de longue date. Autant dire qu’il n’en est pas ravi, et que l’IGA n’est pas ravi de le voir fuir : très vite, ça vire à la fusillade, mais il s’enfuit avec son bras droit grâce à un duo de la milice complétement paumé face à ce qu’il se passe. Forcément, on passe d’une ville sans crime à une ville en crise, c’est la galère.

Pourtant, Kynes et son bras droit parviennent à rejoindre un QG secret d’où ils observent toute la ville en cherchant un moyen de s’enfuir de Seattle en passant par Bellevue. Et pour ça, ils vont faire appel aux Outliers.

Pendant ce temps, Snyder surveille Bellevue et cherche à retrouver Keynes par tout moyen. Il sait qu’il a une armée secrète d’Outliers prête à agir, et il sait aussi que c’est lui qui a configuré tous les protocoles et designs de la ville. Bref, il est improbable de pouvoir le retrouver et Snyder le sait bien, contrairement à Garland.

Chez les Bowman, Will s’aperçoit que son téléphone fonctionne de nouveau et que la Résistance lui demande d’aller au gymnase. Sans surprise, Katie prend la décision de l’accompagner et c’est plutôt une bonne chose qui lui permet d’avoir une bonne couverture face à la milice qui contrôle tout le monde. C’est donc une bonne chose, mais ils vont chercher ensemble Broussard pour que Will lui dise de rester en arrière.

C’est mal connaître Katie qui veut l’accompagner jusqu’au bout et qui envoie Amy s’occuper de ses gosses. Oui, mais non : Bram n’est plus chez lui, parce que toute la milice est convoquée pour que l’IGA prenne bien le contrôle de Seattle. Oui, Seattle se convertit en Los Angeles, et c’est gênant pour tout le monde, surtout pour les sergents de la milice qui sont interviewés un à un par Snyder.

Et autant dire que Snyder mène bien ses interrogatoires, avec des menaces et du chantage, comme toujours. Cela lui permet de remonter la piste de Kynes petit à petit et de trouver les officiers de la milice qui l’ont repéré. Rapidement, ceux-ci balancent que Kynes s’est rendu dans un endroit appelé Bonzo, un nom de code pour une planque qui ne résiste pas aux investigations de Garland.

En arrivant au gymnase, les Bowman et Broussard découvrent un message vidéo de Kynes, en même temps que les autres Outliers : il leur demande donc de l’aide pour s’enfuir et pour lutter contre l’IGA. Je ne sais toujours pas quoi penser exactement de Kynes, cela dit, et Broussard non plus. C’est tellement compliqué comme série – Kynes est loin d’être un sain et il manipule tout le monde exactement comme Snyder.

Magré tout, notre trio de héros décide que c’est une opération à suivre. Ils ont alors quelques heures pour récupérer Amy (un médecin, c’est toujours utile) et se préparer au combat – ce qui signifie pour les Bowman l’envie de parler avec Bram (et de caresser le visage de Gracie pendant son sommeil, irk). Une fois de plus, une fois chez eux, Will refuse que Katie le suive. Eh oui, elle est un poids pour lui, et pour eux : elle n’est pas une guerrière entraînée quoiqu’elle en pense, elle n’est pas une Outlier. Et puis, les enfants ont besoin d’elle. Bim, prends toi ça dans la gueule Katie.

En plus, Broussard pense pareil… même s’il demande l’aide d’Amy côté médical, et qu’elle n’aime pas bien ça. La tension grimpe progressivement vers ce final de saison 3 qui a intérêt à ne pas être le dernier, sérieusement. Katie se retrouve donc seule chez elle en sachant tous les autres partis pour résister.

Elle ne reste pas seule bien longtemps puisque Bram rentre chez lui – malheureusement, elle dort déjà. Elle n’entend donc pas son fils venant réveiller sa sœur pour l’emmener ailleurs, loin de chez elle. Oh, Bram, tu fais vraiment de la merde quand tu t’y mets. Gracie est alors confrontée à un super choix : son grand-frère ou sa mère. Et elle abandonne sans souci sa mère. Pauvre Katie, ce n’est vraiment pas son épisode.

Ce n’est pas spécialement l’épisode d’Amy non plus, parce qu’elle n’a pas l’air ravie de devoir porter un flingue – et de savoir qu’elle risque de tirer ; même si elle ne sait pas que Snyder les ont repérés. Pas encore, en tout cas. C’est une fois l’opération commencée qu’ils apprennent qu’ils ont les flics aux trousses et n’ont pas tant d’avance que ça. Will se sépare d’Amy et Broussard pour aller retarder les membres de l’IGA alors qu’Amy vit de plus en plus mal la situation de stress que représentent ces fusillades. Tu m’étonnes.

La pression est là pour nous aussi, et le style fluide des amples mouvements de caméra fonctionne toujours aussi bien dans cet épisode – avec parfois un effet jeu vidéo extrêmement réussi. Le bras droit de Kynes se fait tirer dessus, Amy veut le soigner mais Broussard refuse, préférant le laisser mourir pour s’enfuir. En chemin, ils rencontrent un Will à la face ensanglanté qui est motivé pour une mission suicide. Et Broussard le laisse faire, lui offrant des munitions supplémentaires.

Ce stress. La mission suicide rend extrêmement bien, avec un Will qui paraît vraiment chanceux quand il réussit à maîtriser les ennemis coups après coups. De leur côté, Amy et Broussard parviennent à s’enfuir en ambulance, mais pas sans que Kynes ne se fasse tirer dessus, pour le suspense.

Quand Snyder débarque, il est donc bien énervé de voir que Kynes s’est enfuit, même s’il apprend qu’il est blessé et que ça reste une bonne nouvelle que l’armurerie de Kynes soit désormais au contrôle de l’IGA.

Chez elle, Katie se réveille et découvre que ses enfants sont partis sans lui laisser le moindre mot. Pire : les affaires de leur chambre ne sont plus là. Paniquée, elle quitte sa maison, ce qui n’est pas la meilleure des idées à mon goût. Au même moment, le sergent responsable de Bram rentre chez lui pour le découvrir en présence de sa sœur. C’est du beau.

Les sirènes du couvre-feu retentissent dans Seattle, alors qu’il est révélé que Will est parvenu à s’en sortir mais n’a pas encore rejoint la Résistance au point de rendez-vous. Ben tiens. Tout cela promet vraiment pour l’épisode de la semaine prochaine !

Saison 3

Preacher – S03E04

Épisode 4 – The Tombs – 17/20
Léger mieux cette semaine puisqu’on avance sur toutes les intrigues en parallèle, et il était temps. Et non seulement on avance, mais en plus on avance vite, avec une fin d’épisode proposant trois ou quatre cliffhangers qui font bouger la situation de départ. À terme, on devrait donc avoir une saison moins statique que la précédente, et c’est plutôt bon signe. Que ça continue comme ça !

Saison 3


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Are you not entertained?

ENFIN ! Cet épisode repart en Enfer, et ça fait quatre épisodes que j’attendais qu’on s’éloigne un peu de l’Angelle pour en revenir à de bonnes intrigues comme ça. La série manquait d’air, et retrouver le tueur qui avait rendu le début de saison 2 excellent, c’est… excellent. Il prend l’ascenseur en compagnie d’un autre homme, s’enfonce profondément dans les Enfers et ne semble pas impressionné du tout.  Il a pourtant affaire à Satan… et ce Satan ressemble à un démon sorti tout droit de Buffy, ce qui a tendance à détruire quelque peu le sérieux de la série.

Bon, bien que risible, ce Satan est un méchant qui torture notre autre méchant (ben, tant mieux ?) en lui disant que Dieu s’est barré et qu’il a un plan pour lui. Il est prêt à lui rendre sa liberté et ses flingues si et seulement si il lui ramène en vie les deux qui se sont échappés des Enfers. Et bien voilà, on avance !

On repart ensuite sur le cliffhanger de Tulip, ce qui est plutôt chouette. Elle trouve le moyen d’embarquer son otage au sous-sol, et c’est plutôt une bonne scène d’action, comme on en manquait dernièrement. Elle la kidnappe donc et s’arrange pour la faire parler, ce qui rejoint le reste des intrigues de l’épisode.

Il faut aussi éclairer l’intrigue des Tombes, et pour cela on repart sur un flashback où Jesse est déjà maître de cérémonie de ces combats de gladiateurs dans l’arène sous-terraine. Ce n’est pas très gentil, tout ça. Il en profite néanmoins pour en convaincre certains de payer leurs dettes, ce qui ne plaît pas à Jody. Les combats permettent en effet aux vainqueurs de récupérer leur âme, mais pour ça, il faut déjà l’avoir perdue auprès de l’Angelle. On va dire que ça calme.

Et ça nous ramène, à coup de montage musical, au combat de Cassidy et du prof de science. Le combat est rapidement terminé, avec une victoire de Cassidy et un Jesse parfaitement horrible avec lui. Il réorganise donc un combat pour l’heure suivante.

Son plan est en fait de l’aider, mais pour ça, Jesse doit parfaire sa couverture. À se faire passer pour le parfait connard, il a ainsi le champ libre pour découper en morceaux Cassidy, puis s’arranger pour l’envoyer par la poste à la Nouvelle-Orléans. Trop sympa. Comme c’est un vampire, il peut survivre à ça, sans problème.

Tellement sans problème, d’ailleurs, qu’il parvient à s’échapper de son carton comme si de rien n’était. Quant à Jesse, il retourne aux Tombes pour dire à tout le monde que Dieu s’est barré du paradis. Le pire, c’est que c’est vrai, mais ça fait un sacré serment de prêtre. Il annonce alors la fermeture des Tombes, mais il est trop tard : Cassidy est de retour, et il réclame un combat… contre Jesse. Ben voui.

En flashbacks et entre deux combats, Jesse découvre les joies de l’amour avec Gladiator, c’est-à-dire Sabina, la sorcière prise en otage par Tulip. Eh oui, adolescente, elle aimait Jesse et rêvait de coucher avec, mais lui n’a pas voulu. Il l’a larguée parce qu’il était un L’Angelle, et Sabina l’a très mal vécu – ce qui lui attire les moqueries de Tulip dans le futur. Cependant, Sabina continue son histoire et c’est loin d’être si simple : adolescente, c’est le cœur brisé qu’elle a choisi de se plaindre à son frère.

Ce dernier s’est alors décidé à venger l’honneur de sa sœur et est venu confronter Jesse… qui n’a pas hésité à le tuer, malgré ses suppliques au dernier moment. Cette fois, c’en est trop pour Tulip qui refuse de croire Sabina. Malheureusement pour elle, elle est forcée d’admettre qu’il y a du vrai dans cette histoire quand elle se pointe à nouveau chez l’Angelle en plein milieu du combat Jesse/Cassidy. Et Jesse n’hésite pas à planter un pieu dans le corps de Cassidy.

Malgré tout, Tulip fait le choix… de rester avec Jesse ! Elle sauve Cassidy de sa situation misérable en l’envoyant prendre le bus, et celui-ci hésite à utiliser la potion d’amour sur elle. Pourtant, il respecte sa décision et s’en va, sans se douter qu’il est suivi par le Graal. Cela nous confirme au moins qu’il ne sera pas absent du reste de la saison et qu’on continuera de le voir dans ses propres aventures, aventures qui recroiseront forcément la route du couple Jesse/Tulip.

Oui, ces deux-là sont de nouveau un couple après la décision de laisser partir Cassidy seul. Il faut dire que Tulip a en effet vu clair dans le jeu de Jesse : il joue la comédie pour les effrayer et les éloigner de sa grand-mère, et ça a presque fonctionné. C’était toutefois mal connaître Tulip, qui demande à Jesse la vérité sur le frère de Sabina : celui-ci est mort, oui, mais parce qu’il voulait vraiment tuer Jesse. Légitime défense, quoi.

C’est plutôt chouette de retrouver le couple et d’avoir enfin une conclusion (partielle ?) au triangle amoureux insupportable : Tulip a clairement choisi Jesse cette fois, il n’y a plus aucun doute. Elle l’a tellement choisi qu’elle en a oublié de libérer Sabina du coffre de sa voiture. Une fois libre, Sabina demande à Tulip le plus simplement du monde de tuer l’Angelle pour libérer Jesse du sort dans lequel il est coincé, tout en débarrassant au passage Sabina de ses soucis avec la grand-mère. Easy. Cela dit, je ne lui fais toujours pas confiance à Sabina, elle a tout à gagner et rien à perdre du meurtre de la grand-mère, surtout s’il y a un ricochet sur le petit-fils. On verra bien ce qu’en pense Tulip !

Saison 3

Quantico – S03E10

Épisode 10 – No Place is Home – 15/20
À trois épisodes de la fin de la série, on sent que les scénaristes reprennent des forces et tentent de sérialiser ce qui était devenu un procédural. Bref, je pense qu’ils jouent le tout pour le tout, n’hésitant pas à avoir encore une fois la gâchette facile. Au point où on en est, plus rien ne peut surprendre venant d’eux, mais ça donne quarante minutes plutôt bien fichues malgré des raccourcis scénaristiques et une intrigue vue et revue.

Saison 3


Spoilers

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Please, give me a reason to kill you.

C’est reparti pour Quantico sous un soleil de plomb et avec une boisson hyper fraiche, parce que c’est bien mieux comme ça. Pour changer, la série débute avec un cadavre de plus : celui de la fille d’Owen. Elle ne me manquait pas, elle ne me manque toujours pas maintenant qu’on l’enterre, mais elle est notre cas de la semaine : Jocelyn voit bien que le meurtre de Lydia en prison semble être lié à une vieille affaire des années 70… et à Connor Devlin, le moustachu, qui s’amuse à tuer en utilisant un symbole gaélique.

Les choses empirent quand la sœur de Mike est elle aussi retrouvée morte. Oupsie, comme dirait l’autre. L’enquête de la semaine promet donc être un peu plus palpitante que précédemment puisqu’elle touche directement les proches de notre équipe (je dirais bien préférée, mais bon, non). Devlin est donc le suspect principal, mais quand Owen et Mike lui rendent une visite, une agent du MI5, les services irlandais, est déjà présente. Elle a le rôle classique de l’empêcheur de tourner en rond, et ce n’est pas plus mal, parce qu’Owen interroge ensuite Devlin et c’est juste hyper soporifique, jusqu’à ce qu’il lui explose la tronche.

L’irlandaise l’arrête et dit avoir un nouveau témoin contre Devlin, mais Owen, lui, trouve une autre agent du MI5 qui pourrait être corrompue. Le problème est que celle-ci est censée être morte, et je sens qu’elle était pote avec celle que l’on connaît déjà, mais bon. L’enquête continue, laissant le MI5 et Mike travaillant ensemble, et ils trouvent ainsi un téléphone dans la cellule de Devlin.

Tout ceci offre une piste pour Harry, Jocelyne et Owen qui trouvent la planque du tueur… et se retrouvent coincés sur une plaque de pression reliée à une bombe. Enfin pas tous : Harry a la chance de pouvoir essayer de les débloquer, mais ce n’est pas gagné du tout. La théorie dit ça, en tout cas, la pratique est bien différente : Harry n’a aucun mal à débloquer la bombe alors que Jocelyne et Owen s’embrassent.

De leur côté et avant tout ça, le reste de l’équipe est forcé de contacter sa famille pour les mettre sous protection : Alex revoit sa mère qui lui en veut de ne pas lui avoir donné de nouvelles depuis un moment, Ryan récupère son père qui imagine une vengeance de Thanksgiving et Harry a une sœur que j’adore déjà avec son accent brittish. Dans le trio, c’est Alex la plus en danger : quelqu’un prend des photos de sa mère et elle (Alex passe la saison à se faire prendre en photo de toute manière).

Tout le monde ramène sa famille chez Shelby, parce que le manoir de ses parents est censé être une forteresse. Ramener tout le monde au même endroit ? Oh, quelle mauvaise idée, j’adore d’avance cet espèce de huis-clos qui devrait voir tout le monde s’entretuer – en plus la sœur d’Harry (Maisy ?) n’a aucune idée du job de son frère. Et la découverte est excellente.

Cela nous ramène un petit drama familial de plus au milieu des bonnes nouvelles : bizarrement, les gens dans la baraque n’ont pas l’air ravi d’avoir un tueur aux trousses. Je ne comprends pas pourquoi, vraiment. Toujours dans les dramas familiaux, Shelby est totalement perdue parce que son beau-père n’est pas sous son charme ; elle fait donc tout ce qu’elle peut pour être appréciée par lui et ce n’est pas bien exceptionnel.

Tout ceci nous mène à un magnifique dîner de famille, avec Maisy posant un tas de questions gênantes et la mère d’Alex qui pète un câble contre sa fille qui ne devrait plus être du FBI depuis bien longtemps. Les réconciliations finissent par se faire quand Alex lui confie sa fausse couche et la culpabilité qu’elle ressent dans celle-ci, après une phrase bien bâtarde de sa mère « tu peux pas savoir ce que c’est d’avoir un enfant et d’ensuite le perdre ». OUPS.

Les réconciliations sont interrompues par une alarme indiquant que quelqu’un se pointe sur le périmètre de la maison. Il s’agit d’un simple voisin armé jusqu’aux dents, mais qui a une bonne couverture s’il est méchant. En plus, il a une bonne tête de gentil, mais quand même, Shelby ne se souvient pas de lui, ce n’est pas très rassurant.

Plutôt que de l’enfermer, Shelby propose de garder simplement un œil sur lui, mais ils sont de nouveau interrompus par les alarmes, avec cette fois le tueur sur place. Cela envoie Ryan et Alex loin de la maison, laissant l’occasion à Ben, le voisin, de révéler qu’il est bel et bien un grand-méchant. Il s’en est déjà pris au valet de Shelby – attaché dans les bois et retrouvé par Alex, alors en pleine fusillade contre la tueuse engagée contre eux. Shelby est mise K.O comme une bleue et amenée dans la cave de la maison sans être tuée, donc Ben a le champ libre pour s’en prendre au père de Ryan.

Celui-ci est sauvé par son fils in extremis, puis lui renvoie l’ascenseur alors que Shelby est celle venant finalement à bout de Ben. N’importe quoi. De son côté, Alex vient à bout de la tueuse à gages avec quelques coups de couteau et une chute de grange digne de Smallville.

Le lendemain, Georges, le valet de Shelby, est donc mort, laissant celle-ci toute peinée (mais le pire, c’est le chien, parce que j’en suis là dans les émotions de cette série) jusqu’à ce que son beau-père l’accepte enfin. Harry récupère la complicité qu’il devait avoir avec sa sœur et Alex a une dernière petite discussion avec sa mère. Je m’attendais d’ailleurs à ce que ça soit la dernière pour toujours, parce que clairement, il aurait été sympa de terminer sur un cliffhanger la voyant mourir (au point où en est, écoutez), mais finalement non : l’épisode se termine sur McQuigg et l’agent du MI5 heureux de montrer à Devlin qu’ils ont stoppé la tueuse ex-agent du MI5 qu’il avait envoyé aux trousses de l’équipe. Moui, mais c’est bien trop simple pour qu’on s’arrête là, j’imagine que la fin de la série s’attaquera à ce personnage une dernière fois, parce qu’on tient un grand-méchant. Plus que deux épisodes, allez !

Saison 3