Unbreakable Kimmy Schmidt (S03)

Avis : On m’avait annoncé qu’il faudrait attendre beaucoup plus longtemps que ça pour la reprise de Kimmy Schmidt à cause de la grossesse de l’actrice, alors j’avoue avoir été surpris, il y a un mois, quand j’ai vu que la série revenait déjà. Cela dit, c’est une excellente surprise car j’avais adoré la saison 2, dévorée en peu de temps. Et je sens que je vais faire pareil avec la trois.

Bien sûr, j’ai relu mon article sur la saison 2 avant de commencer celle-ci, histoire de me remettre un peu les choses en tête. Il date clairement d’une autre époque du blog, parce que ça manque d’informations pour être vraiment utile. Disons que je me souviens du nom des personnages au moins. Netflix a eu la sympathie de faire un résumé de la saison précédente qui a aussi le côté très positif de me remettre dans l’ambiance de la série. J’avoue que j’avais complétement oublié le cliffhanger final, donc maintenant que je le retrouve, je suis pressé de faire play. Oui, j’ai fait pause pour rédiger cette intro.

Je ne vais pas m’attarder plus longtemps, j’espère retrouver l’univers de Kimmy et être pris à fond dans l’histoire au point d’enchaîner sans m’en rendre compte.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01.pngÉpisode 1 – Kimmy Gets a Divorce – 18/20
I’m in control now.

Oula, ça commence fort avec Titus échoué sur la plage exactement comme une baleine. C’est beau.

Chez Kimmy, une fête bat son plein et permet de retrouver un peu tout le monde : Kimmy avec ses cheveux courts, Jacqueline qui parle de son copain dont elle est tombée amoureuse contre son gré, Lilian qui veut larguer le sien. Bref, deux mois ont passé, mais l’humour et les jeux de mots de tous sont intacts. Franchement, j’avais peur de ne pas réussir à retourner dans l’ambiance de la série, surtout que je passe toujours une journée à tout voir d’un coup… Il y a toujours le risque de ne pas être dedans !

Ce n’est heureusement pas le cas et j’ai tout de suite raccroché à l’univers déjanté de la série. Titus passe l’épisode à se chercher un job pour rectifier le tir après sa croisière de deux mois dont il est revenu sans argent. Il évite ainsi Mikey par honte et auditionne pour Sesame Street en trichant légèrement. L’audition est hilarante, malgré un harcèlement sexuel bien glauque. Tout ça pour son Mikey qui… le trompe. Ou du moins c’est que les apparences laissent penser.

De son côté, Kimmy doit gérer son divorce d’avec son tortionnaire, Richard. Elle demande conseil à Jacqueline par peur qu’il ne l’arnaque et en déduit qu’elle ferait mieux de ne pas signer. Magique. Cela lance tout un tas de scène où elle le fait languir puis se moque de lui… et c’est très drôle. Bêtement drôle.

Lilian largue Bobby et est hyper vexée de voir qu’il s’en fiche royalement. C’est finalement en revenant s’expliquer avec elle que Kimmy, qui les écoute, comprend qu’il faut qu’elle laisse s’en aller Richard. Oui, mais Jacqueline lui dit de se battre pour récupérer de l’argent du divorce. Bonne idée, effectivement, même si prévisible.

C’était un bon retour, même si je m’attendais à rire un peu plus que ça. L’intrigue de Titus était un peu trop over the top au début, mais ça l’a toujours été avec ce personnage de toute manière.

02Épisode 2 – Kimmy’s Roommate Lemonades – 17/20
It’s time for this unicorn to choose!

Titus se lance dans une grosse opération de vengeance, persuade d’être trompé. C’est évidemment beaucoup trop drôle à voir et écouter, parce que oui, ça vire à la chanson, forcément, et c’est digne de Glee clairement, avec des petits chœurs dans sa reprise foireuse de Grease tout en parodiant Beyonce. Bon, comme prévu, Mikey se dit innocent, il jouait simplement à Call of Duty avec son pote Jeff. C’est vrai, c’est une bonne excuse, mais allez, j’ai envie d’y croire pour ce pauvre Titus.

Ce dernier est totalement cinglé, se fait des films et des clips dans sa tête, et ça rythme bien l’épisode. Mikey parvient à le convaincre de venir l’observer avec Jeff… Ce qui n’arrange rien, parce que Mikey est totalement naïf. Et de fil en aiguille, Titus prend la décision de rompre avec Mikey, n’assumant pas d’être son premier copain. Wow. C’est inattendu, mais bien amené malgré tout. Difficile de déprimer pour une rupture devant cette série, donc il n’est pas dur de passer à autre chose.

Pendant ce temps, Kimmy souhaite toujours s’inscrire à la fac, mais ne sait pas trop en quoi. Elle fait donc un test de personnalité pour trouver ce qu’elle veut faire : gérer la circulation. C’est brillant, il fallait une idée délirante pour Kimmy et ils l’ont trouvée.

Enfin, Lillian interrompt un « meeting » politique de Jacqueline et les deux se retrouvent ennemies. C’est beaucoup trop drôle en soi, mais ça s’améliore quand elles découvrent que Kimmy est la seule à pouvoir voter pour cette élection de quartier. Elles font tout ce qu’elles peuvent pour convaincre Kimmy et c’est à nouveau à mourir de rire quand Kimmy devient un chien.

Elle se rend ensuite à la fac pour s’inscrire et rencontre un étudiant en philosophie, Perry. Grâce à lui, Kimmy découvre la philosophie et choisit de voter pour Lillian. Bon, je suis un peu déçu, sa relation avec Jacqueline méritait qu’elle vote pour elle. En plus, Perry arnaque Kimmy en lui faisant croire qu’il sera là avec elle en fac de philo alors que non. Du coup, Kimmy s’inscrit en fac de philo pour 30 secondes avant de changer d’avis.

Quant à Lillian, elle découvre que la politique, c’est de la merde et que sa voix ne fait pas le poids face au conseil de la vie.

PS : ils ont encore réussi à foutre un robot dans cet épisode (et même deux). Faut vraiment que je sois plus attentif à ça.

03Épisode 3 – Kimmy Can’t Help You – 15/20
Especially since I’m mystery bitch.

La série repart sur les histoires de Jacqueline une semaine après sa défaite de l’épisode précédent. Russ, son copain, est de retour et elle envisage un plan pour que ses parents renomment les peaux-rouges. Elle profite de son 75e anniversaire pour cela, mais tout cela tourne bien mal. Son père demande à Duck, le frère de Russ, de reprendre l’affaire familiale.

Jacqueline et Russ se ridiculisent, avec une demande en mariage et les révélations des origines de Mrs White. Ce n’est pas franchement pas si drôle, ou alors c’est la fatigue, mais je suis bien moins mort de rire que d’habitude. Russ finit renversé de manière totalement stupide par une voiture, et même ça, ça ne réussit pas à me faire sourire.

Malgré ses blessures, Russ et Jacqueline se marient face au père et au frère de celui-ci. Jacqueline rejoint donc sa belle-famille pour de vrai, au grand désespoir de ses parents. Voilà qui est fait, mais ce n’était pas franchement la meilleure intrigue, peut-être parce que trop déconnectée de l’héroïne.

De son côté, Kimmy reçoit la visite de Wendy, la future femme de Richard qui veut lui faire signer les papiers du divorce. Inquiète pour elle, Kimmy souhaite lui faire comprendre qu’elle s’apprête à épouser un monstre alors que Titus considère que ce n’est pas ses affaires. Ce n’est pas si mauvais comme idée et ça sauve un peu l’épisode de l’autre intrigue moins fun.

En effet, cela nous ramène à la gentille Kimmy un peu naïve qui se laisse avoir par tout le monde. Après tout, c’est tout ce que j’attends de la série : une bonne grosse dose de bonne humeur. Du coup, quand Titus propose à Kimmy d’aller s’occuper d’elle-même plutôt que de Wendy, j’étais sceptique car c’était à l’encontre de son caractère. Or, c’est ce caractère qui fonctionne le mieux dans la série.

Heureusement, Titus se rend compte que Wendy a besoin de l’aide de Kimmy. Il fait alors ce qu’il peut pour provoquer un des flashbacks de sa colocataire, ce qui est peut-être le moment le plus réussi de l’épisode. Kimmy refuse donc de signer les papiers du divorce et on en reste là pour cet épisode.

Si les deux premiers ont bien réussi à me projeter dans les délires habituels de Kimmy, j’ai eu beaucoup plus de mal à entrer dans ce troisième épisode. Le vrai problème ? Kimmy n’était pas si unbreakable que ça dans celui-ci et une bonne partie de l’épisode se déroulait loin d’elle. Dommage ! J’espère que c’est passager et que la série parviendra à se reprendre par la suite.

04Épisode 4 – Kimmy Goes to College! – 16/20
I love boobs and California

Kimmy force Titus à s’inscire sur une application pour trouver des tâches à faire contre de l’argent. Il se retrouve donc à aller chanter dans l’appartement d’un type qu’il imagine être un tueur, parce que c’est Titus. Finalement, il tombe sur un type plutôt sympa, mais totalement cinglé qui a besoin de chœur pour ses chansons racistes et politiquement incorrectes.

C’est plutôt marrant, même si j’ai eu du mal à vraiment rentrer dedans, quelques lignes des chansons sont à mourir de rire (la date d’expiration pour vieux est une super idée, non ?). Cela se termine par « Boobs in California », la seule chanson qui dérange vraiment Titus alors que c’est la seule capable de devenir un véritable tube derrière. Franchement, c’est à la hauteur de ce qu’on entend à la radio (dit-il alors qu’il n’écoute pas la radio)… et c’est très exactement la conclusion de l’épisode.

Kimmy s’inscrit sur la même application, ce qui lui permet de faire tout un tas de conneries pour tout un tas de gens. Le montage est marrant, mais semble un peu forcé, et elle finit par devoir aller aider Xan. Je suis vraiment heureux de retrouver Xan et ses caprices, même si cette fois la vie n’est plus si simple pour elle. Elle a des problèmes d’intégration à l’université de Columbia, pas aidé par le bâtiment portant son nom. C’est de loin l’intrigue à laquelle j’ai le plus accroché, avec une Kimmy qui s’entend mieux avec les colocataires cinglées de Xan que Xan elle-même.

Lillian continue de se débattre dans le conseil politique de la ville où elle n’arrive pas à faire entendre sa voix. Ce n’est vraiment ni passionnant, ni drôle. Lillian n’a jamais été mon personnage préféré, mais là, ils vont un peu loin sans vraie raison. La conclusion sur le thé et Kimmy incapable d’acheter les bons produits est la seule partie qui m’a fait rire… Bon, cela dit, ça offre un love interest pour Lillian et une intrigue récurrente. Il fallait bien l’occuper.

Quant à Kimmy, elle trouve le moyen d’intégrer l’université de Columbia contre toute attente grâce à son passé dans le bunker. C’est fun et ça fonctionne bien. Il n’empêche que cette saison a un peu de mal à m’accrocher pour le moment. C’est drôle, mais pas à mourir de rire et souvent trop capillotracté pour être pleinement appréciable. Je ne sais pas, il manque un truc (ou alors c’est moi qui vieillit mal, allez savoir).

05Épisode 5 – Kimmy Steps on a Crack! – 15/20
You can’t run a cult like a man!

Le FBI débarque en ville pour demander de l’aide à Kimmy : Gretchen organise une secte qui ne leur plaît pas bien. Comme les autres prisonnières du bunker n’ont pas été bien utiles, ils demandent à Kimmy de la raisonner. Cela sort un peu de nulle part dans la saison mais est une suite logique de la saison 2. Le vrai problème, c’est que sa secte consiste à enlever plein de mecs ados et les garder prisonniers (ce qui n’a pas trop l’air de les déranger).

Gretchen veut être prise au sérieux, ce que les médias et le FBI ne font pas car c’est une femme. C’est une drôle de manière de ramener le féminisme dans la série, mais c’est marrant. Cela joue un peu trop sur certains clichés malheureusement. C’est dans le ton de la série, mais c’est par moment un peu gênant malgré tout.

Gretchen finit en prison, et ça ressemble beaucoup à Orange is the New Black dis donc. C’est une bonne promo interne pour Netflix : ils utilisent les lieux de tournage et une actrice de la série, ce qui fait un bon humour, je reconnais. En tout cas, cette intrigue ne servait pas à grand-chose pour le reste de la série puisqu’elle stoppait Kimmy dans son intrigue sur les études, mais il y avait de bons moments.

Pendant ce temps, Titus est malade. Avec l’aide de Lillian, il apprend qu’il a le scorbut. Passionnant… Ils se lancent à la recherche de fruits et légumes, ce qui permet quelques bonnes blagues et des retrouvailles avec Artie. Le retour du « Run Lillian » est la meilleure partie de cette intrigue. À nouveau, la fin de l’intrigue réaffirme un féminisme sous forme de blague, mais c’était surtout gênant.

De son côté, Jacqueline organise sa soirée de fiançailles avec son beau-père et son beau-frère toujours aussi horribles. Ils lui demandent de trouver une recette, ce qu’elle fait, mais Russ ne voulait surtout pas que son frère trouve la recette. Jacqueline se retrouve à cuisiner pour la première fois de sa vie et c’est parfait. Elle demande l’aide de Meemaw, la grand-mère de Russ, et réussit ainsi à cuisiner au son d’une bonne parodie digne de la série. Néanmoins, elle finit par se faire embrasser par le frère de Russ… et elle se laisse faire tellement elle est surprise.

Bon. Je continue de me marrer, mais je ne suis pas plié en deux. J’ai l’impression que la série a perdu une partie de son fun depuis trois épisodes. Il va falloir que je revois mes attentes à la baisse après une excellente saison 2 je crois.

06Épisode 6 – Kimmy is a Feminist! – 17/20
Did you know feminism is sexy now?

Kimmy découvre donc le féminisme, suite logique après l’épisode 5. L’arrivée à l’université est une très bonne chose, elle retombe ainsi sur Perry (pas attiré par lui), se retrouve dans un groupe de pseudo-féministes et finit dans une soirée anti-St Valentin. Bon, les scénaristes vont encore trop loin dans la parodie, comme d’habitude, mais il y a de vrais moments marrants.

Kimmy comprend par la suite que leur confiance n’est dû qu’au fait que ses nouvelles amies sont encore des adolescentes et qu’elle fait de la merde. Par chance, elle retombe sur Perry en conducteur de bus de nuit après l’avoir traité comme de la merde en début de soirée. Les deux peuvent ainsi continuer à se draguer, ce qui aboutit sur un baiser fort attendu, même si ça ne fait que deux épisodes.

Malheureusement, Perry a décidé de devenir révérend et leur courte romance s’arrête donc ici. L’intrigue était drôle, mais il est un peu dur d’être pleinement satisfait par cette conclusion.

Pendant ce temps, Jacqueline appelle Titus à la rescousse quand Duke débarque chez elle pour la séduire. En effet, elle ne peut simplement le larguer car elle veut garder son pouvoir sur lui pour lui faire changer le nom « Redskins ». L’arrivée de Titus permet le déclenchement de toute une suite de quiproquos excellents et vraiment drôles qui voient même Lillian être mêlée à tout ça.

Titus et Lillian enchaînent les rôles pas très crédibles et les situations comiques, Jacqueline finit par obtenir exactement ce qu’elle veut de Duke et l’épisode finit donc sur une victoire des personnages principaux sur Russ. Entre temps, je me serais bien marré.

Cet épisode me redonne un peu espoir pour la suite de la série en atteignant le niveau d’humour que j’attendais de la série avant de commencer cette saison. Le délire continue, la bonne humeur est de retour.

Cependant, force est de constater que Kimmy a perdu de sa joie de vivre, de son innocence, de sa naïveté. Plus la série avance, moins elle peut être drôle finalement, car ce qui fonctionnait le mieux, c’était la découverte de la vie. Dans cet épisode encore, elle est placée en adulte qui en sait plus que les autres, le rôle exactement inverse de celui qu’elle avait auparavant.

07Épisode 7 – Kimmy Learns About the Weather – 14/20
It’s time to go, girl.

Bon, j’ai fait une pause bien longue entre l’épisode 6 et le 7, mais force est de constater que je suis déçu de ce retour de la série et beaucoup moins mort de rire que d’habitude. Du coup, j’ai moins envie d’enchaîner les épisodes. C’est dommage, mais bon.

Titus fait des cauchemars sur son passé où il a apparemment beaucoup de choses à se reprocher. Il y est question de la croisière, et ça fait 6 épisodes que l’on attend d’en savoir plus. Il découvre ensuite que quelqu’un utilise sa voix dans une publicité.

Lillian, de son côté, passe un quart de seconde à la télévision avant de se débrouiller pour provoquer une grève sur le chantier du magasin Big Natural. C’est une bonne manière de la rapprocher à nouveau d’Artie. Ces deux-là passent leur temps à se disputer et ce n’est qu’une question de temps, justement, avant qu’ils ne finissent ensemble.

Pendant ce temps, un ouragan s’approche de la ville et Kimmy s’inquiète en regardant la télévision. Les scénaristes en profitent pour s’amuser des fake news et de Sharknado, ce qui est drôle, mais de nouveau pas à mourir de rire. Comme Lillian lui annonce que les météorologues mentent, Kimmy se lance dans une expédition contre le météorologue de NBC.

Avant cela, elle aide Titus à se renseigner sur la compagnie qui a volé sa voix. Comme toujours, ça va loin, mais pas autant que d’habitude. Titus finit par comprendre qu’il est un méchant et décide de révéler à Kimmy ses pires secrets, sur fond d’orage. C’est ce qu’on appelle un cliffhanger de mi-saison, mais c’est con, je me suis arrêté au 6 pas au 7. Avant cela, Kimmy a confronté le météorologue et compris que malgré ses mensonges, un ouragan allait vraiment se produire. Elle décide donc de recréer un bunker, dans son appartement. Moui.

Lillian, enfin, comprend qu’elle déteste le changement alors qu’elle ne devrait pas et qu’elle a envie d’embrasser Artie.

Tout semble forcé cette saison, y compris parfois le jeu des acteurs (particulièrement Lillian qui, par moment, semble vraiment réciter son texte – or, ce n’est pas censé donner cette impression). Les gags sont marrants, mais trop souvent ou forcés ou prévisibles. Je n’arrive pas à rentrer dans l’ambiance de la série comme avant, c’est fort dommage. Cet épisode est l’exemple même de ce qui ne va pas cette saison : Kimmy est complétement reléguée au second plan dans une intrigue qui n’a rien de comique et qui ne correspond même pas au personnage. Où est sa naïveté et sa bonne humeur permanente ? Le personnage est devenu une caricature, ici, c’est une militante énervée qui finit par faire ce contre quoi elle s’est toujours battue tout en s’opposant au reste du monde. C’est tout, sauf la Kimmy Schmidt des débuts. Il est bien normal de la faire évoluer, mais je trouve que plus elle évolue, moins elle est géniale. Titus lui a toujours un peu volé la vedette, cette année, heureusement qu’il est là !

08Épisode 8 – Kimmy Does a Puzzle! – 13/20
You gotta admit she makes us both better people.

Ah, nous allons enfin savoir ce qu’a fait Titus durant sa croisière… Il a mangé Dionne Warwick. C’est surtout (évidemment) l’occasion d’un nouveau délire de Titus et d’un guest de Dionne Warwick, chanson originale comprise (avec une fausse Lea Michele, OK, j’ai ri). Passionnant. Cela tourne en rond assez rapidement et l’ouragan de l’épisode précédent qui frappe finalement la ville.

Kimmy se transforme en gendarme pour Titus, Lillian et Artie, qu’elle garde dans l’appartement comme dans le bunker. Son « funker » la transforme peu à peu en révérend : elle impose ses règles et ses activités à tout le monde en faisant en plus stresser Titus qui, bien qu’il sache Dionne Warwick en vie, culpabilise encore d’avoir foutu le feu à sa croisière. C’est hyper dérangeant de voir le personnage de Kimmy tomber dans cette sorte de cercle vicieux où elle veut imposer sa bonne humeur à tout le monde en devenant une tyran de l’amusement.

Comme pour l’épisode précédent, on est là dans l’exact opposé de ce qu’a toujours été Kimmy Schmidt dans les saisons précédentes. Or, si la série était si drôle, c’était grâce à son personnage principal. J’espère vraiment qu’il s’agit d’une intrigue de fond qui la fera revenir à son ancien elle, parce qu’après tout, elle a le droit de se perdre en route.

Cependant, cet épisode n’en prend pas le chemin, en voyant éclater une dispute entre Kimmy et Titus, où elle abandonne définitivement toute bonne humeur. Elle se barre donc à l’université, ce qui est le moyen pour les scénaristes de montrer en quoi Kimmy est nécessaire aux personnages de Lillian et Titus.

Tout ceci mène à une scène de réconciliation pour les deux personnages qui est probablement censée être pleine d’émotions… mais je suis tellement énervé de voir que le personnage de Kimmy n’est plus que l’ombre d’elle-même que j’ai du mal à encore accrocher. La saison vire petit à petit à la catastrophe. Certes, Kimmy a toutes les raisons du monde de s’énerver… mais le but de la série n’est-il pas de montrer que justement elle ne s’énerve jamais ? C’est le titre, quand même. En plus la réconciliation ne la fait pas du tout prendre conscience qu’elle a fait de la merde avec son « funker » en se transformant elle aussi en ce qu’elle combat.

Et la relation amoureuse entre Artie et Lillian a beau être sympathique, elle ne sauve pas l’épisode qui ne s’en sort que par quelques répliques bien trouvées. Mais que s’est-il passé ? Sérieusement, l’écriture de cet épisode était en contradiction avec la base de la série. J’aime bien les séries qui évoluent, mais faut pas non plus aller en contradiction avec le titre.

09Épisode 9 – Kimmy Goes to Church! – 15/20
Thank you for welcoming me on this Good Friday. No. Great Friday!

Je continue quand même la saison, dans l’espoir qu’on retrouve le sourire de Kimmy et tout ce que j’aimais dans la série maintenant qu’elle est réconciliée avec Titus.

Cet épisode la voit se rendre à l’église avec Titus, dans le but de mieux comprendre Perry pour s’excuser. Du coup, la voilà partie dans une grande découverte de ce qu’est la religion. Après tout, c’est une série américaine, fallait bien en passer par là à un moment.

Titus auditionne pour entrer dans le chœur de gospel de l’église et se retrouve à stresser sous la surveillance de Clara, la vieille dame jugeant tout ce qui bouge dans l’église. Forcément. La caricature en fait une grande méchante, histoire de pousser à rire. C’est marrant, mais je n’éclate vraiment plus de rire devant la série. Peut-être que je me ruine la saison à tout voir d’un mauvais œil, en même temps, mais franchement, ce n’est pas ça.

Quant à l’écriture, ça ne fonctionne même pas de manière globale, puisque Titus qui se disait une mauvaise personne dans l’épisode précédent déclare de nouveau dans celui-ci qu’il est une bonne personne.

Finalement, Clara n’est pas si mauvaise et veut simplement mettre en couple Titus et son neveu. Pas de bol, Titus n’a pas le temps de prévenir Kimmy qui met donc à exécution un plan pour ridiculiser tout le monde et particulièrement Clara. Le plan se retourne malgré tout contre elle car tout le monde se sait imparfait dans cette église. Alléluia, la parodie de générique en chant gospel et religieux qui conclut cet épisode est probablement la scène la plus drôle de cette intrigue, et même de l’épisode. Tout vient à point.

Pendant ce temps et pour occuper le reste de l’épisode, Lillian demande des bijoux à Jacqueline pour une soirée avec Artie. C’est l’occasion d’un relooking complet où Lillian découvre les souffrances de la perfection de Jacqueline. Comme dans tout bon épisode proposant ce type de relooking, le lendemain voit l’inverse se produire quand Jacqueline se retrouve habillée comme Lillian. Ce vis ma vie est marrant à suive et finit sur une Jacqueline dépassant les apparences et les préjugés de ses amis, notamment Deirdre (dont j’adore toujours l’interprète qui me fait rire dans toutes ses séries).

Rien de bien original néanmoins dans cette seconde intrigue, déjà traitée par pas mal de sitcom et films comique. C’est dommage, parce qu’avant la série avait ça aussi pour elle, l’originalité. Il n’empêche que c’était très sympathique et que j’ai ri une ou deux fois, ce qui est après tout le but de cette série.

10Épisode 10 – Kimmy Pulls Off a Heist! – 15/20
Come any closer, you’ll never poop again.

Et voilà, le grand jour de Jacqueline est arrivé : elle va faire en sorte de changer le nom de Redskins. Elle retrouve au passage ses parents, ce qui fonctionne toujours. Pas de bol : son plan échoue quand le père de Duke décide de faire arrêter son fils pour ses liens avec ISIS. OK. Cette pauvre Jacqueline se retrouve une fois de plus ridiculisée.

De son côté, Titus se rend à un rencard avec Reuben, puis aux toilettes de la station-service du coin. Pas de bol, il faut désormais payer pour entrer dans les toilettes qu’il a utilisé depuis plus de dix ans. Passionnant ? C’est cette partie-là qui devient l’intrigue de l’épisode, avec Kimmy qui aide Titus à voler la clé des toilettes.

Contrairement aux apparences, cette intrigue apporte de bonnes blagues assez bien fichues avec une Kimmy droguée (littéralement) au sucre. La parodie est plutôt réussie, même si cet épisode n’apporte pas grand-chose à la série en théorie. En théorie, oui, parce qu’en pratique, Titus retombe sur MIkey et perd totalement la rupture. Il comprend qu’il attendait Mikey pour rien. C’était donc très tiré par les cheveux, mais cela amène à une conclusion qui fait évoluer un peu Titus. En fait, c’est le genre d’épisode qui fonctionne bien avec une double intrigue qui réussit à faire sourire par moments.

Une fois de plus, Kimmy est aux antipodes de ce qu’elle était en saison 1, mais cette fois-ci, c’est parce que Titus la fait chanter (non, pas au sens propre du terme). Au moins, il y a une raison.

Quant à Jacqueline, elle parvient finalement à changer le nom de la compagnie en rusant et en trouvant un moyen de leur faire gagner de l’argent. C’était marrant, mais il est dur de ne pas être énervé après Netflix (décidément il y a toujours un truc) qui a spoilé la dernière scène en image de l’épisode. L’épisode se conclue sur une Jacqueline réconciliée avec ses parents qui lui ont donné, sans le savoir, la solution au problème.

11Épisode 11 – Kimmy Googles the Internet – 17/20
To quote Elsa, “Let it goooo”.

Kimmy réussit à se faire inviter à une soirée tenue par sa prof de français, qui n’est autre que la voix d’Imaginary Mary si je ne m’abuse. Elle s’habille beaucoup trop bien et finit par tomber sur Perry au moins aussi mal habillé qu’elle. Tous les deux se retrouvent coincés dans un repas totalement dingue remplis d’intellectuels et tenu par deux personnages joués par la même actrice.

Pendant un moment, elle pense être là pour son intelligence, mais non, c’est son passé qui intéresse sa prof. Kimmy découvre ainsi le poids d’internet sur le monde et… s’énerve, encore. Bon, tant pis pour la cohérence du titre qui l’a dit incassable, hein. L’épisode est enfin à la hauteur avec une suite de bonnes blagues sur Google et les infos que l’on peut trouver sur tout le monde en le faisant. Cela permet à Kimmy de découvrir que Xan connaît son passé et d’aller demander conseil à sa psy, enfin de retour.

Tout ceci nous mène à une acceptation du pire de Google par Kimmy qui se retrouve à rapper avec Perry pour battre « internet » et ne plus être connue uniquement comme la Mole Woman.

Titus continue de voir Reuben et découvre qu’il a une fille d’un an. Oups. Ce qui le dérange le plus est qu’elle s’appelle… Linda. Bien joué. Ils épinglent donc un prénom et s’en foutent plutôt pas mal, disant que c’est un nom du service des Ressources humaines. Mouais. Bien sûr, ça se termine par une rupture avec Reuben, mais je pense qu’on finira par le revoir malgré tout.

Jacqueline apprend que Russ va enfin sortir de ses bandages… mais surtout qu’il va falloir s’occuper de lui. C’est plutôt drôle de la voir stresser à s’occuper de Mimi. Sans grande surprise, l’épisode se termine sur Jacqueline qui découvre que le nouveau visage de Russ est bien plus beau et jeune qu’avant. Sympa le recasting !

Cet épisode repartait déjà un peu plus sur les bases de Kimmy Schmidt. Son caractère n’est toujours pas celui du personnage que j’aimais, mais la série a su proposer des intrigues marrantes et partant d’une mode qui se répand beaucoup trop et qui consiste à taper le nom de tout le monde sur Google. Et on s’étonne que les gens soient psychopathes avec internet après !

12Épisode 12 – Kimmy and the Trolley Problem – 15/20
You’re like a symbol that people can overcome anything.

Les études de philosophie montent à la tête de Kimmy qui se retrouve à penser qu’elle ne fait pas assez de bien autour d’elle. Du coup, elle accepte d’apparaître dans le reportage de Xan sur les femmes de l’université. Mouais. Elle lui demande de parler de son expérience dans le bunker.

Ne sachant comment faire, Kimmy court demander de l’aide à Cyndee, qui fait toute sa carrière désormais à parler de sa vie dans le bunker. C’est assez drôle de la retrouver, car elle est toujours aussi déjantée. La série parvient ainsi à revenir à ses sources.

Jacqueline vit le parfait amour avec son nouveau Russ, au point de s’en vanter auprès de Titus. Cette saison aura au moins permis de sceller une amitié marrante entre ces deux-là. La nouvelle intrigue pour Jacqueline est toutefois de finir à la tête de sa propre télé-réalité parce qu’elle a de l’argent… et un copain sexy. Du coup, c’est Russ qui fait tout le boulot car il est le seul à intéresser tout le monde. Assez vite, il se dessine une rupture, surtout quand Russ accepte de passer à la télé pour autre chose que la cause qu’il souhaitait défendre au début.

Et oui, devenir beau affecte aussi le cerveau, apparemment. Elle décide donc de le forcer à retrouver sa famille… ce qui est la pire des idées. Maintenant qu’il est beau, sa famille l’accepte tel qu’il est et Jacqueline ne veut plus rien avoir affaire avec.

Artie souhaite emmener Lillian en croisière en Europe. Elle s’inquiète de devoir tout laisser derrière elle, surtout ses chats, mais il parvient à la convaincre après quelques emplettes. Titus se retrouve à la jalouser car tout le monde vit le bonheur absolu. Bon, Kimmy a la sympathie de le laisser apparaître à la « télé » dans l’émission de Xan. Finalement, le bonheur absolu de Lillian est très contrasté : elle pense Artie décédé par erreur mais apprend qu’il est condamné, malgré l’aide de la technologie.

Oula, si en plus ils se lancent dans les intrigues tristes, je suis foutu !

13Épisode 13 – Kimmy Bites an Onion – 15/20
– 100%.
– Out of what?

Kimmy apprend qu’elle risque de se faire virer de l’université si elle n’a pas la note parfaite à son prochain test le lendemain. Pas de chance pour elle : le monde entier la dérange dans ses révisions. Cela commence par Jacqueline qui décide de reprendre sa vie en main, puis Lillian qui se plaint du sort d’Artie, puis Titus qui découvre (en espionnant Mikey pour le récupérer) que sa chanson est un carton qui peut lui rapporter beaucoup d’argent.

Après un petit tacle à Lala Land, Titus demande de l’aide à Jacqueline pour trouver une solution. Elle lui trouve rapidement et il gagne 50% des revenus de Boobs and California. C’est une excellente intrigue qui permet à Titus de changer de catégorie : il devient aussi riche que Jacqueline et est ainsi une superstar. Malheureusement pour lui, ce n’est pas suffisant pour récupérer Mikey. Oui, ils font vraiment dans les scènes tristes désormais.

Kimmy se fait virer de l’université (après une rapide scène avec Zach, un personnage dont je ne comprends pas trop la logique) et décide de reprendre sa carrière de policière de la circulation, fallait y penser. Elle se retrouve bien sûr face à un robot et finit par réussir… pour mieux savoir qu’elle ne peut l’être à cause de son mariage. Joli retour en arrière de la part de la série.

Lillian souhaite convaincre Artie de s’acheter un cœur avec son argent, mais il refuse. Elle entre donc en pleine déprime.

La conclusion de la saison arrive et Titus finit par fuir du bateau où il se produisait à la nage, avec Jacqueline qui décide de devenir agent suite à cette journée avec lui. Quant à Kimmy traverse une bonne crise de foi, mais Zach lui demandant de l’aide en sortant de sa De Lorean. Zach offre alors un job à Kimmy dans sa nouvelle entreprise tout juste montée et la saison se termine sur quelques jeux de mots qui font enfin rire. Trop tard.

Fin
Oui, ça résume bien ce que je pense de cette saison par rapport aux précédentes…

EN BREF – Je ne peux bien sûr pas dire qu’il s’agit d’une mauvaise saison, car ce serait mentir, mais cette saison 3 est une déception malgré tout. Malgré de très bons épisodes et des blagues, elle n’est vraiment pas à la hauteur de ce qu’avait proposé la série l’an dernier, ni en saison 1. Je trouve que les scénaristes ont un peu trop perdu l’esprit de Kimmy en la faisant grandir dans un monde qui ne lui est de toute manière pas adaptée.

J’ai bien sûr envie d’une saison 4, mais j’ai presqu’envie qu’elle soit la dernière, car j’ai peur que si l’on continue à ce rythme, la série finisse par être une parodie d’elle-même. Il y a quelques bonnes trouvailles cette année, c’est évident, mais cela tourne beaucoup en rond sans parvenir à être drôle. Titus est devenu le personnage phare de cette saison, Kimmy n’étant plus le centre permanent de la série. Lillian et Jacqueline se sont retrouvées embourbées dans des intrigues qui ne mettaient pas particulièrement en valeur leur humour et la série elle-même s’est embourbée dans des scènes tristes sur sa fin de saison.

La mi-saison était constituée d’épisodes voyant Kimmy ne plus être le personnage qu’on adore, sans jamais revenir dessus. D’ailleurs, ils ne sont jamais revenus non plus sur l’intrigue publicité de Titus, quand les robots et les poulpes n’ont cessé de surgir dans chaque épisode. Pas de conclusion pour Perry, des blagues politiques ou sur l’actualité qui se sont mises à surgir sur les derniers épisodes quand il n’y avait rien dans les premiers, pas de vraie conclusion pour Lillian… Non, franchement, il y a un problème dans l’équilibre et l’écriture de cette saison qui a vraiment ruiné une grosse partie de son potentiel humoristique.

Je ne sais pas, il manquait vraiment quelque chose à la série, sa bonne humeur permanente et contagieuse semble s’être envolée cette année, certaines scènes voyaient les acteurs paraître à côté et l’écriture même de la saison est assez chaotique (avec un final qui tente de nous faire croire que tout est lié depuis le départ, mais bon).

Je suis vraiment curieux d’avoir d’autres avis et retours que le mien, car je suis déçu. La saison ne s’en sort pas trop mal : ça reste Kimmy Schmidt, ça reste drôle… mais moi, je m’attendais à être plié en deux et finalement, certains épisodes se sont révélés gênants et super longs à regarder tellement je n’avais pas ce que j’attendais.

 

Man Seeking Woman (S03)

Spoilers

Cet article réunit l’ensemble de mes critiques sur les épisodes de la saison 3, postés chaque semaine après le visionnage de l’épisode, et une conclusion sur l’ensemble de la saison.

Avis : Après une seconde saison à la hauteur de la première, j’attendais Man Seeking Woman au tournant pour sa reprise. Josh trouvera-t-il enfin l’amour dans cette série délirante et totalement geek ? C’est tout ce qu’on lui souhaite, tant qu’il galère encore et toujours, parce qu’après tout, si on aime Josh, c’est uniquement pour ses galères.

Il faut toujours un petit temps d’adaptation pour se souvenir du grand décalage proposé par la série, heureusement, on s’y refait vite. Je ne me souvenais plus trop, trop de ce qu’il s’était passé l’an dernier – hormis Rosa bien sûr. Bonne nouvelle : dans cette série, pas de gros cliffhanger, il suffit de se souvenir des trois personnages principaux et de leurs liens, et jusque-là, c’est plutôt facile. Alors qu’en est-il de cette troisième saison ? Et bien, a priori, elle commence sur une déception de découvrir qu’il n’y aura que huit épisodes. Quant à la qualité, elle est toujours là, ouf !

Note moyenne de la saison : 16/20

Attention spoilers dans les critiques ci-dessous, que je rédige pendant/après le visionnage de chaque épisode.

Man_0000489708.jpgÉpisode 1 – Futon – 18/20
What happened to your arm?

Solide épisode de retour pour la série qui commence directement par un énorme twist : Josh trouve l’amour en la personne de Lucy, éternelle Rebecca de How to get away with murder à mes yeux. Et comme en plus le personnage nous est immédiatement introduit comme une nana géniale, il est difficile de ne pas être immédiatement sous le charme de la jeune femme et du couple qu’elle forme avec le héros. Le changement de perspective proposé est intéressant : cet épisode se concentre un peu plus sur elle que sur Josh, mais cela fonctionne à merveille. En deux saisons, on a un peu fait le tour de Josh en début de relation, ce n’est donc pas plus mal d’avancer un peu plus vite. Vous l’aurez compris, je suis convaincu par ce retour qui n’hésite pas à y aller de ses métaphores, comme d’habitude. Le début d’épisode, avec la métaphore des immigrés, est particulièrement bien trouvé : comme toujours avec eux, ça paraît évident alors que l’idée est totalement loufoque et improbable sur le papier. L’installation du couple ensemble est rapide, certes, mais très bien expliquée et mise en scène. Cela ouvre tout un tas de très bonnes perspectives par la suite, alors j’espère que la saison sera un peu moins en dent de scie que d’habitude et qu’elle saura rester à ce niveau tout du long. Quoiqu’il en soit, je suis bien content de ce retour, au niveau de ce que j’en attendais.

02.pngÉpisode 2 – The Ranch – 17/20
I look forward to take a picture of it before eating it

Glenn de Superstore est le beau-père de Josh? Je n’avais pas fait le rapprochement devant Superstore, c’est juste génial ! La mère de Josh a toujours été un excellent apport comique pour la série et cet épisode ne déroge pas à la règle. J’ai adoré cet ensemble de règles à intégrer pour réussir la rencontre avec les parents, c’est délirant mais ça a toujours cet aspect de réalité dérangeante derrière les apparences loufoques. Lucy et Josh passent donc l’épisode à supporter la folie de la mère qui les stalkent – et c’est tellement réaliste que ça en est dérangeant… mais surtout drôle. L’épisode est impeccablement maîtrisé bien que définitivement trop court (seulement 17 minutes !) et le renversement final, bien que probablement prévisible si j’y avais réfléchi avant, est aussi hilarant que fonctionnel. J’aime beaucoup le rôle de Liz, qui là aussi paraît tout à fait crédible – ce sont toujours les frères et sœurs qui se tapent le sale boulot de toute manière. Épisode purement génial, la saison part sous de très bons auspices et… il faut que je réaffirme mon amour pour Lucy, qui est la petite-amie parfaite pour Josh. Excellent casting, ça donne envie de roucouler avec eux.

Capture d'écran 2017-01-19 13.50.45.pngÉpisode 3 – Horse – 15/20
You’re looking at the entrance to hell on Earth

18 minutes, c’est vraiment trop court ! Épisode un peu en-dessous cette semaine malheureusement, principalement à cause de Mike qui plombe l’ambiance, comme trop souvent dans cette série. Il essaye de convaincre Josh de larguer Lucy avant de petit à petit se faire à sa présence. C’était un épisode nécessaire pour intégrer définitivement Lucy et à vrai dire, je trouve que ça aurait été même plus logique de l’avoir en épisode 2, avant l’acceptation des parents donc. On ne connaît finalement encore que peu de choses de Lucy, donc il y a encore de quoi faire pour cette saison, mais il est clair et net qu’elle est un excellent ajout et définitivement trop cool. C’était marrant de la voir trouver un moyen de sympathiser avec Mike, tout en respectant un schéma qui reste hyper classique pour une relation de couple. Cela fonctionne mieux que dans une comédie classique grâce à la parodie qui en découle avec la conférence de presse, qui correspond bien à une certaine actualité. Ces scénaristes sont très bons. Le délire final sur Methelda est un excellent troll, même s’il n’y a priori rien qui ne vienne expliquer sa présence. J’espère quand même qu’on la reverra, histoire d’augmenter un peu le groupe d’amis gravitant autour de Josh. Comme d’hab en tout cas, il y a de l’humour et une critique très réussie. Et puis, je suis amoureux de Lucy.

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Épisode 4 – Popcorn – 15/20
They asked me if it was gonna be cash, credit or exposure?

Bien, je suis de plus en plus amoureux de Lucy à chaque épisode qui passe et à ce stade, je n’arrive plus à noter objectivement les épisodes. Franchement, celui d’aujourd’hui n’était pas spécialement fantastique, mais j’étais tellement content de la retrouver que je me suis surpris à sourire sans raison. Creepy & weird ? Parfait, je suis dans le ton de la série au moins ! Cette semaine, on rencontrait donc les parents de Lucy, et le fan de How to get away with murder en moi a bien ri en reconnaissant qui jouait son papa. Non, sérieux, est-ce que ce monde est sérieux ? J’ai adoré en découvrir plus sur Lucy, forcément, de son job à sa chambre, en passant par ses parents passif-agressifs. C’est tellement ça des parents chiants. La référence facile à Narnia, il fallait y penser, et elle est plutôt bien traitée. En plus, ses sujets sont hilarants et tout à fait le genre de figurants de la série, mais ce n’était pas non plus à mourir de rire. Bref, c’est là le problème, ce n’était pas aussi drôle que ça aurait dû l’être… Pour le reste, c’était une bonne métaphore encore cette semaine, le tout est assez classique, mais ça passe très bien cette parodie de film d’horreur et Josh qui s’entend évidemment avec ses beaux-parents. Je n’aurais pas imaginé autre chose comme rencontre/relation entre eux et la toute fin est tellement choupi. C’est clairement mon couple de l’année et mon perso préféré de l’année et mon dieu je suis tellement fan de Lucy, ça en devient gênant de faire des critiques, mais ça va, y a pas grand monde qui lit cet article parce que c’est une petite série… Mouahahah.

Capture d'écran 2017-02-02 12.16.26.pngÉpisode 5 – Shrimp – 17/20
I see unsuccessful people

Il m’a fallu un peu plus de temps que d’habitude pour entrer dans l’épisode, mais c’est peut-être aussi parce que j’ai enchaîné cet épisode peu de temps après la reprise de The 100. Je ne sais pas bien pourquoi, mais tout le début d’épisode m’a semblé un peu long, jusqu’à ce que Josh rencontre ce gamin roux qui lance le remake de Sixième sens. À partir de là, j’ai explosé de rire tellement la situation évoquée est parlante. Ou alors, c’est juste parce que je suis un futur prof et que je ne m’attends pas à avoir un salaire mirobolant. Tout le commentaire sur la différence de salaire et de niveau de vie (pas uniquement financier, mais aussi culturel et intellectuel) est très brillant et mené avec beaucoup de justesse, comme souvent dans cette série. D’habitude, je trouve que la série accuse un coup de mou sur sa mi-saison, mais ce n’est toujours pas le cas cette année où chaque semaine explore un nouvel aspect de la relation Josh/Lucy avec beaucoup de succès. Bref, je ressors de cet épisode encore un peu plus amoureux de Lucy et avec l’envie étrange de m’acheter un des tableaux de Josh que j’ai trouvé tout simplement à mourir de rire. Il fallait avoir l’idée, mais je ne sais même pas comment ça me surprend encore que leurs idées me surprennent. Les scénaristes de cette série visent extrêmement juste à chaque fois, j’adore toujours autant. Finalement, l’épisode était encore un peu plus drôle que la semaine dernière, alors que le début ne réussissait pas à me convaincre. Comme quoi !

06.pngÉpisode 6 – Pad Thai – 16/20
Your boyfriend must be the most exciting man in the world

On continue cette semaine dans la parodie de films d’horreur, avec les uns de relation de Josh & Lucy, qui s’enterrent dans leur couple devant leur télévision. Du coup, forcément, on a droit au classique épisode des amis de Lucy qui viennent lui demander de faire la fête et à la rencontre tout aussi classique dans le bar. Cela fonctionne surtout parce que c’est comme toujours fait sur le mode de la parodie, cette fois des blockbusters d’action. Toujours aussi fun, cet épisode voit donc Lucy prendre conscience qu’elle s’ennuie dans son couple grâce à cette rencontre, Owen, un aventurier. Pourtant, elle choisit de rester fidèle à son mec, et rien que pour ça, elle est encore plus adorable. Elle parvient finalement à décoincer Josh et c’est une nouvelle étape que le couple parvient à surmonter sans trop de souci, et sans jamais qu’on est trop peur pour eux. À ce rythme, la saison finira sur leur mariage (et offrira une jolie conclusion à la série). Toujours pas de fausse note cette année donc, je suis de plus en plus convaincu chaque semaine que la série a trouvé une pépite avec l’introduction du personnage de Lucy.

07.pngÉpisode 7 – Bagel – 18/20
Josh’s proposal… Coming this weekend!

Ont-ils vraiment osé la métaphore fiançailles/sodomie ? Oui, évidemment. C’est possiblement la métaphore la plus étrange de toute la série et ce qui est le plus étrange est qu’elle fonctionne à merveille. Et putain, on est parti pour un mariage entre eux, je suis tellement heureux s’ils finissent la saison là-dessus ! La deuxième partie de l’épisode enchaîne sur une métaphore entre les fiançailles et les blockbusters hollywoodien, puis une parodie de Sherlock Holmes. L’ensemble est juste parfait, avec en plus une bonne dose d’humour et de répliques qui font mouche, comme toujours. Je suis clairement amoureux de cette saison. La demande en mariage en elle-même est évidemment une catastrophe, du début à la fin, mais leur manière de dédramatiser ce moment est parfaitement réussi. L’ensemble du casting est utilisé à bon escient, même si j’aurais aimé avoir la réaction des parents de Josh cette semaine à la place de la blague finale sur Watson. Mon dieu, comme je suis pressé d’en arriver à tous les dramas autour du mariage, il y a tant à faire en trois épisodes, que ce soit en terme de clichés à démonter ou de parodies à écrire !

08.pngÉpisode 8 – Dolphin – 15/20
Your mother & I have decided to drop out of society and follow Josh’s wedding full time

Je retire ce que j’ai dit la semaine dernière : c’est excellent d’avoir la réaction des parents de Josh cette semaine, car la scène d’intro de cet épisode est hilarante à tout point de vue, avec la mère de Josh prête à exploser quand elle apprend la bonne nouvelle. En parallèle, Liz est promue, ce qui est clairement la bonne nouvelle qu’elle attendait depuis des siècles. Pas de bol, sa mère et son beau-père sont obsédés par le mariage, forcément. C’est sûr qu’en cas de mariage dans une famille, ça ne peut se passer autrement, mais il est dur de voir Liz dans cet état, au point de contacter son père juste pour avoir la validation paternelle qu’elle attendait. En ce qui me concerne, j’attendais avec impatience l’épisode sur Liz, puisque nous en avons un chaque saison. Je ne pensais pas qu’ils prendraient cette direction toutefois, éloignant Liz de sa famille pour la rapprocher de son père. J’ai aimé le côté superhéros/parodie de Numb3rs, mais ce besoin de validation paternelle n’est pas une réussite pour elle et lui revient bien évidemment à la gueule. Il faut alors qu’elle s’adapte à la vie avec sa mère et son beau-père, qu’elle accepte enfin entièrement. C’était bien moins creepy que le père Noël et en même temps, Liz est toujours attachante. Quant à l’actrice, elle est brillante et fait très bien passer les choses au milieu d’un scénario délirant. Certes, c’est l’un des moins bons épisodes de la saison, mais il y a quelques moments drôles et cela fait du bien de s’éloigner un peu de Josh & Lucy, même si leur mariage reste une trame clairement surexploitée dans cet épisode.

09.pngÉpisode 9 – Cake – 14/20
When did that happen?

Comme toujours, cet épisode trop court commence par une bonne parodie qui en plus colle assez bien à l’actualité avec les Oscars. Il est temps pour Josh de choisir son témoin, et c’est sans surprise Mike qui obtient le rôle. Je n’ai jamais trop aimé le personnage de Mike, du coup, cet épisode centré sur lui m’a un peu moins plu que d’habitude, mais en même temps, l’écriture est parfaite. L’enterrement de vie de jeune garçon est ainsi une catastrophe quand Josh, qui s’y sentait en prison, décide de s’enfuir. Je le comprends complétement, mais cela provoque la transformation de Mike en Joker, ce qui est peut-être sa meilleure intrigue des trois saisons. La séparation des deux meilleurs amis est un peu violente, mais ça colle assez bien avec certaines situations dans la vie de tous les jours confrontée au mariage. Mike l’a largement mérité qui plus est, de la manière dont il traitait Josh célibataire à celle dont il traitait Lucy en début de saison. C’était un épisode nécessaire finalement, pour montrer l’évolution des deux personnages et de leur relation, mais ce n’était pas forcément l’épisode que j’avais envie de voir pour autant. Une étape nécessaire avant le grand mariage donc, mais pas vraiment passionnante en ce qui me concerne. J’aurais préféré plus de détails sur les préparatifs du mariage, un peu expéditifs la semaine dernière. Et maintenant, j’espère une jolie fin de saison/série, mais en même temps, en 20 minutes (18 même), ça va être compliqué !

Capture d'écran 2017-03-09 16.08.16.pngÉpisode 10 – Blood – 16/20
What do we do now?

17 minutes et puis s’en va. Force est de constater que c’est vraiment trop court pour un mariage. J’ai beaucoup de choses à dire sur cet épisode, forcément, mais j’ai envie de commencer par dire que je suis déçu. J’en attendais énormément plus, même si, allez je vous l’avoue, il a réussi à me tirer une larme. Oui, oui, ça vient du type qui est bien content de dire qu’il ne pleure presque jamais devant un film/une série. Alors bon, pour ma défense, j’ai les nerfs en pelote après 4 jours d’épreuves intensives à mon concours, mais je crois que ça dépasse le simple cadre du concours. J’y reviendrais. L’épisode se déroule de manière assez habituelle pour la série : on a une intro qui prépare le terrain sans être vraiment nécessaire, mais qui est une bonne blague à elle toute seule. Cela permet d’évacuer les derniers préparatifs du mariage et de nous offrir le classique coup du plan de table de manière efficace et pas trop longue. Par la suite, Josh & Lucy sont confrontés au problème de pas mal de couples se mariant : leurs parents. Evidemment, ceux-ci ont planifié le mariage qu’ils veulent pour leurs enfants. J’ai trouvé la parodie un peu trop poussive, mais elle prêtait à sourire. C’est là d’ailleurs mon plus gros problème avec l’épisode : il ne m’a pas fait rire, contrairement à la majorité de cette saison. Le mariage en lui-même était sympa, avec quelques moments drôles, mais pas à tomber par terre. J’ai aimé les voir remonter l’allée comme ils le souhaitaient, le focus sur leurs amis et le sentiment de sincérité et de vérité de l’écriture qui ressort encore et toujours malgré les délires permanents de la série. Et puis, la scène du toast aux parents est très réussie, et c’est là que j’ai commencé à vivre tout ça assez mal : c’est purement et simplement une fin de série que cet épisode propose. Le sort de Man seeking woman n’est pas encore arrêté, mais celui de Josh & Lucy l’est. Ils sont mariés, le man a trouvé sa woman et si l’image du couple partant affronter le premier problème du mariage n’est pas assez forte pour nous en convaincre, la série en remet une couche avec le baiser final, qui est hyper juste, tant dans l’écriture que dans le jeu des acteurs, les effets spéciaux ridicules et tout le reste. Josh a grandi dans ces trente épisodes et l’arc de sa recherche d’amour est complet. La série se laisse beaucoup de pistes à explorer avec Mike, Liz, les amis de Lucy et, après tout, les problèmes des mariés. Cependant, j’ai rarement été aussi attaché à un couple de personnages dans une série. Josh & Lucy sont parfaits l’un pour l’autre et ont réussi à me faire oublier Rosa que j’adorais déjà. Le baiser final m’a donné envie de me relancer dans le premier épisode et de tout m’enchaîner. Écriture parfaite donc, même si on perd un peu trop l’humour pour se concentrer sur l’évolution des deux personnages principaux !

Capture d'écran 2017-03-09 16.12.45.png
EN BREF – De loin la meilleure saison de la série, cette saison 3 cartonne grâce à l’introduction de Lucy. Non seulement, j’adore l’actrice mais, en plus, le personnage est excellent. Les scénaristes ont eu à cœur de présenter un personnage complet et elle parasite une bonne moitié de la saison, mais c’est ce qui fait que ça fonctionne si bien, car l’on découvre à quel point ils sont fait l’un pour l’autre. J’ai toujours adoré Man Seeking Woman parce que, il faut bien l’avouer, je me reconnais en Josh, ce loser en drague. Alors le voir finir avec Lucy, c’est très cathartique et c’est très exactement ce que j’avais envie de voir. J’espère de tout cœur qu’on aura le droit à une saison 4, mais si ça ne devait pas se faire, je suis extrêmement satisfait de cette fin proposée, qui n’a pas manqué d’abattre toutes les cartes qu’il fallait abattre pour donner le sentiment d’une fin. Au mieux, ce sera la fin d’un chapitre, au pire, celle d’un excellent livre. Une saison coup de cœur, assurément, parce qu’elle a su me surprendre (je m’attendais quand même à une saison de galère supplémentaire pour Josh) comme toujours en allant dans la direction qu’il fallait prendre, même si je n’avais pas la moindre idée que c’était la bonne. Une écriture toujours aussi innovante et un humour le plus souvent au point, je suis bien capable de la revoir un jour cette série !

The Affair (S03)

 

Ci-dessous mon avis sur chaque épisode juste après visionnage, ce qui implique une longue pause de six mois… oups.

 Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Avis : Et oui, je sais encore comment on se débrouille pour créer un article sur WordPress, je suis désolé de mon absence ces dernières semaines, je me suis laissé déborder par le boulot. Je vous rassure les articles sont pour la plupart toujours mis à jour, mais je ne prends pas le temps d’en créer et ce n’est pas bien. Ceci étant dit, et si on passait à ce dont il s’agit ?

C’est parti pour la saison 3 de The Affair ! Je ne sais pas bien ce qu’il me prend. Je n’ai jamais été fan de cette série, bien au contraire. J’ai persisté à regarder malgré une lenteur indicible, des défauts monumentaux (à commencer par des scènes de cul absolument inutiles à la narration, devenant ainsi gênantes) et un personnage principal que je ne supporte pas juste parce que j’adorais le générique, le personnage d’Helen, Joshua Jackson (mais pas le perso) et que, même si je me refusais à l’avouer, j’étais pris dans l’intrigue policière qui.. m’intriguait (un comble non ?).

L’interminable attente avait été largement récompensée par l’incroyable fin de saison 2, qui d’une manière inexplicable avait réussi à être tout bonnement excellente, ralliant les quatre personnages principaux dans un terrible accident et voyant Noah se sacrifier pour Helen, le truc improbable au premier abord mais parfaitement développé. Et cette fin parfaite suffisait à conclure la série, mais inexplicablement toujours, la saison 3 était annoncée dans la foulée.

Et alors que j’avais juré qu’on ne m’y reprendrait pas, cette fin me motivait à tenter de voir ce qu’ils allaient faire d’un temps supplémentaire. C’est malgré tout à reculons que je me lance dans la saison 3, par curiosité malsaine et parce que je n’aime pas abandonner en cours de route une série. Alors, est-ce que j’ai bien fait ? La réponse ci-dessous !

Note moyenne de la saison : 12/20.

01.pngÉpisode 1 – 09/20
– Where are you going?
Grieving.

Pourquoi ai-je continué si j’entame avec une telle note ? Comme pour les deux premières saisons, c’est inexplicable. Il faut que je fasse soigner ma curiosité malsaine. La première partie de l’épisode nous propose la perspective de Noah, ça commence donc bien mal, à l’enterrement de son père (pourquoi pas ?). L’épisode nous révèle qu’il s’agit du futur, après son temps en prison, évoqué en cours de route par des flashbacks. Il semble être libéré en conditionnelle et est clairement hanté par un fantôme de son passé, qui est apparemment un garde qui l’a maltraité. Franchement pas intéressant, il est redevenu professeur et entame un flirt avec une française. Alors, du côté des choses qui sauvent légèrement cet épisode, il faut évoquer ce nouveau générique plus cool, le renouveau total des intrigues et la juste utilisation des flashbacks qui ont pourtant tendance à être trop facilement un moyen de combler le vide ailleurs. Aussi ennuyeux que fut cet épisode, je ne peux pas nier non plus que le mystère est prenant et m’intrigue, alors même que j’en ai supposément rien à faire de ce qui peut arriver à Noah, surtout que je me range du côté de son étudiante qui le traite de violeur sans morale. Il est intéressant de voir les scénaristes lui refuser une nouvelle scène de cul et explorer la piste d’une nouvelle affaire qui met malgré tout trop de temps à se dévoiler… mais il aurait été préférable de les voir s’occuper d’un personnage qui ne soit pas Noah pour ce retour. La toute fin constitue un cliffhanger véritablement efficace et marquant, et j’ai envie de savoir qui je dois remercier pour ce coup de couteau ! La perspective est tout de suite plus intéressante pour la suite de la saison, après ce premier épisode une fois de plus très long et lent et chiant.

02Épisode 2 – 14/20
All you need is a good lawyer

Et c’est reparti pour un bon gros moment gênant avec l’introduction sexuelle de cet épisode. Malgré tout, cet épisode débute très bien en se concentrant sur Helen, de loin mon personnage préféré dans cette série. En revenant un an avant l’attaque subie par Noah, on découvre qu’elle continue de voir son médecin, que son ex-mari reste un connard même en prison et que sa fille aînée est toujours complètement perchée. Cette dernière est vraiment plus cool depuis le meurtre de Scott, c’est brillamment drôle. Ce point de vue passé n’aide pas franchement à comprendre plus de choses sur le fil rouge de cette saison, mais il offre la possibilité de voir la culpabilité d’Helen et son réajustement à la vie quotidienne. Dans une seconde partie, les scénaristes reviennent sur Alison, qui est probablement une coupable idéale pour ce qui arrivera à Noah. Elle revient donc dans sa vie après avoir disparu pendant six mois et semble être une femme nouvelle, mais encore totalement rongée par son passé. Et clairement, elle ne s’arrange pas la vie avec ce retour. On découvre ainsi qu’elle a cédé ses droits de garde à Cole et que celui-ci n’est pas prêt à laisser sa fille côtoyer sa tarée de mère. Il finit bien sûr par changer d’avis, parce que Cole est cool. Comme l’an dernier, je remarque qu’il n’y a pas photo : les épisodes qui se déroulent presque sans Noah sont bien meilleurs que ceux qui nous l’imposent comme personnage principal. Les longueurs de ce second volet sont donc plus supportables et l’avancée de l’intrigue plus intéressante, le passé d’Alison en pleine démence et la culpabilité d’Helen étant capables de captiver l’attention.

03Épisode 3 – 13/20
I don’t know I’m not his wife

Attendez, quoi ? On va se taper le point de vue de Juliette aussi maintenant ? Mon dieu, j’ai eu envie de m’arrêter quand j’ai vu ça, surtout que les premières minutes de l’épisode ne servent vraiment à rien. J’entends d’ici les fans me rétorquer que si, que ça instaure le personnage, son point de vue, sa vie, tout ça, tout ça. Malheureusement, il y avait vraiment moyen de le faire plus rapidement que ça et surtout plus efficacement, parce que finalement, ces quelques informations à glaner en cours de route, ce n’était pas ça. Bon, c’était en français, ça aide, même si c’était un français passé et très anglais (« les hommes sont de tels idiots », franchement, je n’entends pas les français parler comme ça autour de moi ; c’est vraiment une traduction littérale du such). Quoiqu’il en soit, le débat du dîner est bien plus intéressant dans cet épisode qu’il ne m’avait paru l’être dans celui du point de vue de Noah ; il faudrait possiblement que je compare les deux pour me rendre compte de ce qu’il en est réellement et des différences présentes entre ces scènes. Sans être un personnage auquel je m’accroche, le point de vue de Juliette fut finalement moins ennuyeux que prévu. Plus étonnant : le point de vue de Noah m’a remotivé en milieu d’épisode. Qu’on s’entende bien, quand j’ai vu que c’était lui et pas Cole, ça m’a vraiment énervé. Cependant, j’ai trouvé la double narration présent/passé mieux menée que d’habitude, avec un gardien de prison tellement creepy que j’en arrive à l’imaginer forcément innocent. Il ne faut pas oublier que tout ça est vu du point de vue de Noah et qu’il a été assez clairement démontré qu’il n’était pas hyper fiable comme témoin, rien que dans son regard sur les femmes au cours des premières saisons. À cet égard, la vision de la scène du baiser et de l’abstinence sexuelle de l’épisode 1 selon Juliette est bien mieux présentée et crédible que la manière dont elle s’était supposément jetée sur lui. On touche là une nouvelle fois à l’un de mes grands problèmes avec la série : c’est bien beau de dire que l’on raconte selon plusieurs points de vue, mais il faut quand même s’assurer une cohérence. Les différences sont tellement énormes dès qu’il s’agit de Noah. Le personnage se ment à lui-même et est toujours la première vision que l’on a, ce qui rend détestable une bonne partie des intrigues qui pourrait, je pense, m’accrocher un peu mieux présentées dans l’autre sens. N’empêche que cet épisode m’a plutôt bien plu, et ça en fait deux coup sur coup, et c’est intrigant, moi qui passe ma vie à la critiquer depuis deux ans !

Capture d'écran 2016-12-13 01.32.11.pngÉpisode 4 – 08/20
She is still Johnny’s mother

Enfin une première partie sur Cole, il était temps ! Malgré tout ce qu’il s’est passé, il rêve encore d’Alison après tout ce temps, ce qui est un peu exagéré si vous me demandez mon avis. Les deux semblent complétement déconnectés de l’intrigue principale de la saison, mais du coup, l’épisode aussi, et on se fait un peu chier, il n’y a pas à dire. Cole tente désespérement d’inclure Alison dans sa vie, contre l’avis de sa femme, et son point de vue nous le montre clairement amoureux et en train de se valoriser. Sans surprise, la seconde partie se focalise sur Alison et nous raconte cette même histoire chiante de son point de vue à elle, donc avec d’autres scènes, d’autres vêtements et surtout d’autres idées derrière la tête. Alison est totalement cinglée et ça devient très chiant d’apprendre qu’elle a encore des sentiments pour Noah, au point de tenter de l’appeler. Forcément. Quant aux deux versions de l’intrigue de la semaine, elles sont évidemment hyper différentes l’une et l’autre, mais une fois n’est pas coutume, elles sont surtout trop différentes. Tous les personnages de cette série vivent dans des mensonges grossiers. Je veux bien qu’ils racontent leur version de l’histoire, mais il y a des points de différences qui sont bien trop différents. Cela mériterait d’avoir une confrontation entre les deux personnages, voire simplement des preuves matérielles : genre l’accident de cheval, c’est bon. Les deux versions sont trop différentes pour être la même histoire et pour ne pas être confirmé par d’autres éléments (témoins, photos…). C’est un gros défaut de The Affair qui n’est pas nouveau, mais qui est super chiant. En bref, la note peut paraître sévère pour cet épisode qui n’est pas totalement inintéressant en soi, mais force est de constater qu’il n’apporte rien d’utile à part son cliffhanger (et encore !) et le n’importe quoi du couple Alison/Cole. Bref, le pire de The Affair

05.pngÉpisode 5 – 13/20
Noah, did someone stab you in the brain

Nope, il a juste toujours été comme ça Alison. Cet épisode reprend bizarrement exactement là où la série nous avait abandonné la semaine dernière, avec le même point de vue d’Alison pour débuter. Et elle a beau dire à Noah qu’il « looks awful », moi je trouve qu’il a maigri. Bizarre. Noah reste l’insupportable bâtard habituel quand même, en s’incrustant, puis en forçant Alison à le suivre, comme d’hab. Ce n’est pas faute d’avoir entendu sa conversation avec Cole, et cette conversation était passionnante puisqu’elle a recouché avec. Je n’accroche toujours pas au personnage de Noah (eh, c’est techniquement pas un viol parce qu’il est marié avec… SERIEUSEMENT ?) et encore moins à cette attraction inexplicable d’Alison pour lui. On a beau avoir son point de vue, c’est incompréhensible, car déjà là, il est un connard. Et pourtant, elle retombe dans ses bras, le suit dans ses conneries et pas trop de surprise quoi, c’est n’importe quoi. Au moins le personnage est constant. La seconde partie nous offre le point de vue de Noah à un tout autre moment (ouf !), celui où Alison lui a avoué vouloir se séparer de lui. On redécouvre donc son passé en prison et sa relation tordue avec le gardien. Il se réveille subitement aux côtés d’Alison, ce qui poursuit son point de vue, et lui raconte alors toute l’histoire. Et merde, je préférais la partie en prison, qui finit pas sur une note intéressante finalement. Quant à Noah et Alison, ils finissent par coucher ensemble mais il signe quand même les papiers du divorce, après une nuit à se confier sur sa triste vie. Du beau gâchis cette série, trois saisons pour en arriver là, c’est pas du tout dérangeant. Bon, cela dit, j’ai apprécié le cliffhanger qui nous confirme que Noah n’est pas au premier stade de la paranoïa, mais a carrément des hallucinations assez violentes. Cela ressemble plus ou moins à un stress post-traumatique et ça ajoute de l’intérêt à une saison autrement bien plate. Bon fil rouge et personnages détestables, donc, comme toujours avec The Affair.

06.pngÉpisode 6 – 13/20
This is supposed to be a happy occasion and as usual Noah Sollaway is ruining it

Quelques mois plus tard, me voici de retour pour finir cette saison que je trouvais pourtant très bonne pour cette série. Allez savoir pourquoi j’ai mis de temps à la voir. Oh, j’ai bien essayé une fois mais les liens étaient morts et je n’ai pas spécialement persisté. Alors voilà, on est en juillet, y a plus vraiment de séries à voir, je me suis dit qu’il serait bon de terminer cette saison. J’avoue que rien sur cet épisode, j’ai un peu déprimé : une heure ! Il dure une heure pile ! Mon dieu, quoi.

La première partie de l’épisode se consacre sur Helen et plus particulièrement sur les parents de celle-ci qui se remettent ensemble. Allons bon, la sous-intrigue parfaitement inutile ! Helen passe tout son temps à défendre Noah et péter un câble de voir sa mère pardonner si facilement à son père de l’avoir trompé… Cherchez l’erreur, une histoire de paille et de poutre dans l’œil, tout ça, tout ça.

Le lendemain, Noah ne se pointe pas au RDV scolaire de son fils Martin contrairement à ce qu’il avait dit. Helen tente désespérément de le contacter, mais ça ne sert à rien. Ce n’est pas bien passionnant à suivre, mais au moins, je suis heureux de recommencer la série avec une partie sur Helen. C’est tout de suite beaucoup mieux quand elle confronte Nina pour avoir des nouvelles de Noah et que celle-ci lui met la réalité en face des yeux. Il était temps que quelqu’un fasse prendre conscience à Helen qu’elle était une control freak et tellement d’autres choses.

En pleine perte de contrôle, Helen se réfugie dans les bras du meilleur ami de Noah, Max. Hop, elle couche avec alors qu’il vient de lui dire qu’il est sur le point de se marier, et enchaîne ensuite avec un tas de questions sur Noah. Pauvre Max qui avait espoir que ce soit par envie de lui qu’Helen se jetait dans les bras. J’ai beau adorer Helen elle fait complétement de la merde dans cet épisode. Et puis, cette relation avec Max tourne en rond…

Un peu comme celle d’Helen avec Vik. Clairement, elle est encore amoureuse de Noah et ferait mieux de se remettre avec, mais ce n’est pas ce qu’elle fait. Elle préfère au contraire s’engueuler avec Vik et apprendre de son fils où se trouve Noah (au moins, ça donne une idée de ce qui nous attend pour la partie sur Noah).

Totalement obsédée par son ex-mari, Helen choisit ainsi d’aller en Pennsylvanie pour le retrouver. Ah ça, pour le retrouver, elle le retrouve : il est dans un lac à crier à Martin d’arrêter de… de quoi au juste ?

La deuxième partie se consacre comme prévu à Noah qui retrouve sa professeure de français, Juliette, après son accident. Quel boulet. Celle-ci continue d’être aussi chiante que dans mon souvenir à être totalement obsédée par Noah (encore une, allez comprendre !), à parler de son mari ayant Alzheimer et à enchaîner aussitôt sur une séance sado-maso avec son nouveau mec. Pas de bol, Noah refuse et prend le train ?? Non, le bus de nuit. SHIT, j’ai cru enfin tenir mon point du bingo et non. Le pire, c’est qu’on entend un train dans la scène suivante, la série fait le choix de me torturer, sans même le savoir.

Bref, Noah arrive comme nous le savons en Pennsylvanie dans la maison de son père. Pas étonnant qu’il rate le rendez-vous scolaire de Martin après.

Il tombe sur un vieil ami d’enfance qu’il n’a pas vu depuis longtemps et qui l’invite en toute logique à dîner. La logique de cette série… Ils trouvent toujours des prétextes et des sous-intrigues de dingue pour compléter leur scénario bien vide, ça me fascine autant que quand je regarde les journées interminables de Love. Bref, de retour dans sa maison, Noah tombe sur Martin.

Ce dernier avoue vouloir faire l’armée pour ressembler à son grand-père, allez comprendre la logique là encore, et Noah le fait inviter chez son pote qui a bien sûr une fille de 17 ans tout à fait charmante. Le repas ne se passe pas franchement bien, puisqu’il y a aussi Stevie, un autre vieux pote de Noah totalement insupportable et connard avec ses potes. Noah continue de sombrer peu à peu dans sa folie, c’est juste incompréhensible.

Martin le retrouve inconscient dans la salle de bain après son évanouissement. Les deux s’engueulent, comme toujours, et pour se réconcilier avec son fils Noah avoue (enfin) ce qu’il s’est passé la nuit de la mort de sa mère. C’est lui qui a écrit sa lettre de suicide avant de l’euthanasier. Et Helen ne le sait pas après 25 ans de mariage, donc. Nor-mal. C’est un peu tiré par les cheveux.

N’empêche, j’ai grave la poisse avec cette série, l’épisode s’est mis à buguer à la 56e minute et j’ai dû changer de lien pour réussir à le finir. Le streaming parfois, c’est n’importe quoi. Et donc pour une raison ou pour une autre, raconter la vérité à son fils fait que Martin accepte de retourner à l’école… du moins, si cette conversation a vraiment lieu, car on sait que Martin est censé être rentré chez lui à un moment pas si avancé de la nuit.

Le lendemain, Noah se précipite dans le lac pour sauver son fils mais, quand celui-ci se retourne, Noah est confronté à… lui-même, adolescent. OK, pas perché du tout déjà. Bref, la série est toujours beaucoup trop lente, mais le mystère autour de la santé mentale de Noah est franchement intéressant et un parti pris qui renouvelle la série de manière cool.

07Épisode 7 – 12/20
I need help

Helen ramène donc Noah chez lui après l’avoir trouvé en plein délire dans son lac. Cela promet, j’vous jure. Comme ils se retrouvent dans une voiture, elle craque de nouveau pour lui et c’est ridicule et elle laisse ensuite le plus long message vocal du monde à Nina pour lui raconter sa vie. Elle s’occupe même de le doucher.

Bizarrement, Vik ne le prend pas si bien que ça et trouve le plan d’Helen pourri, surtout quand elle lui dit qu’elle ne veut pas prévenir les gamins ou qu’elle lui demande de l’examiner. Noah continue d’être le plus parfait des connards malgré toute l’aide de Vik. Il faut dire que ce dernier le voit comme un accro au Vicodin, ce qu’il est clairement. Bref, Noah est bon pour un centre de désintoxication et Helen n’arrive pas à le croire. Sa détresse est palpable à l’écran, j’adore cette actrice… mais je crois que je l’ai déjà dit auparavant.

Whitney a la bonne idée de passer par la maison pour récupérer la tante pendant que son copain, Furkat, l’attend patiemment à l’extérieur. Enfin, ça c’est la théorie parce que dans la pratique Furkat est en train de foutre une raclée à Noah. C’est pratique, les choses dégénèrent à fond en moins de temps qu’il ne faut pour le dire comme ça. Whitney s’en prend désormais à sa mère et Helen comprend peu à peu les sentiments qu’elle a encore pour Noah, qui réussit malgré tout ça à s’endormir. C’est beau de voir à quel point elle est conne.

Elle ment une fois de plus à Vik qui en a cette fois marre, casse le fameux cactus de leur relation (vu et revu dans les résumés des épisodes précédents) et se barre enfin de cette relation totalement toxique pour lui. Du coup, Helen demande à Noah d’arrêter de se détruire et lui dit qu’elle le pardonne, lui demandant au passage de recommencer à zéro avec lui. MAIS POURQUOI ? COMMENT ? Aaaaah, c’est à virer fou et elle l’embrasse, et c’est sa version de l’histoire donc il n’y a aucun doute. Hop, les deux s’embrassent et couchent ensemble. Putain, Helen, tu es tombée bien bas…

La deuxième partie reprend à nouveau toute cette histoire du point de vue de Noah cette fois, et de son obsession pour son gardien de prison. Quel couple malsain que Noah & Helen, chacun avec leurs obsessions. Bref, Noah découvre que John est marié et vit près de la prison, grâce à la mère de celui-ci qu’il revoit dans son magasin. C’est pas du tout creepy déjà.

On a ensuite droit à quelques flashbacks de Noah ça faisait longtemps (enfin au moins un épisode, et celui d’avant, je ne m’en souviens pas) avant d’en revenir à Vik et Helen. Le truc, c’est que ça fait bien longtemps que j’ai arrêté de croire à la vision de Noah, donc Helen me suffirait. Cela dit, j’avais oublié à que Noah avait eu une triple fracture de la clavicule. Du coup, je compatis un peu avec lui, même si moi, je ne suis pas devenu accro aux anti-douleurs comme lui, quoi. C’est cool, je me sens trop fort comme ça !

La vision de Noah est tellement biaisée de tous les coups, ça en devient grave chiant son délire de persécution. Merci, mais non merci. Si encore ça avait été monté dans l’autre sens, ce serait intéressant, mais là, comme on vient d’avoir la version d’Helen hyper logique, c’est juste stupide d’enchaîner là-dessus. La seule chose intéressante, ce sont donc les flashbacks, malheureusement, ils sont bien mal répartis dans les souvenirs de Noah.

J’ai aimé découvrir sa version des faits avec Furkat également, comme on ne l’avait pas vraiment eu du point de vue d’Helen. Après, il reste le problème de l’absence d’Alison et Cole, entre autre. La psychose de Noah a beau être intéressante sur le papier, je continue d’avoir un peu du mal à parfaitement accrocher à cette intrigue, car ça tourne un peu trop en rond, comme toujours dans cette série.

Bon et donc pour Noah, Helen lui a redonné du Vicodin, ce qui n’est pas crédible et le fait boire, ce qui n’est pas crédible non plus. C’est tout le problème de la série après, on ne sait jamais qui vraiment croire et je crois qu’aucun d’entre eux n’est parfaitement crédible. Cela manque d’une version définitive nous confirmant qui dit vrai. J’adore le postulat de base qui est que chacun a sa vérité, c’est parfaitement vrai et tellement logique…

Seulement, cela concerne des nuances, que la série réussit parfois à montrer, pas des choses aussi énormes que ce que propose The Affair une fois sur deux. Bon, ben, je n’ai toujours pas changé d’avis sur la série les amis ! Je suis curieux de voir où ils vont et de comment ils vont résoudre la série, mais je ne suis pas fan des longueurs et des points de vue trop divergents pour être pleinement crédible. Alors avec en plus un Noah qui a viré fou…

08Épisode 8 – 10/20
You are divorced from Noah. And so am I. Cheers!

C’est reparti pour un nouvel épisode qui cette fois se préoccupe un peu d’Alison. J’avais oublié le coup de l’accident de cheval qui correspond tout à fait à ce que je disais dans le dernier paragraphe du 7, c’est malin.

La première scène voit la copine de Cole demander une garde partagée pour Alison… WTF ? Bon, en vrai, j’ai dû revenir en arrière parce que j’étais plus surpris de voir le stylo de l’avocate d’Alison tomber en gros plan et réapparaître comme si de rien n’était sur sa table quelques secondes plus tard. La logique. Alison s’en tire donc avec la garde partagée de sa gamine, allez comprendre pourquoi ou comment. Je suis pressé d’avoir la version de Cole. Bon, c’est aussi parce que j’adore Cole, mais bon (réflexion idiote, mais… il a grossi ?).

De manière bizarre, je n’accroche pas à ces deux-là aujourd’hui, pourtant c’est toujours mieux que Noah, même s’ils s’engueulent à propos de (vous l’aurez deviné) cet imbécile paranoïaque. Alison se rend ensuite dans un HP pour aider une jeune nana paumée aux tendances suicidaires depuis la perte de son gosse. Pour l’empêcher de faire de la merde, elle répond simplement que la vie est un cadeau. Mouais, moi on m’a appris que la mort était le cadeau de Buffy alors je suis sceptique.

Je suis partagé. La scène est superbement interprétée malgré une écriture simpliste, mais je trouve qu’elle n’apporte en fait rien du tout, à part qu’elle comble cinq minutes de l’épisode et justifie (non) qu’Alison tombe sur Cole à son retour.

Allons savoir pourquoi, elle veut lui parler du fait que, eh, elle a peut-être un job dans cette clinique psychiatrique. Le problème, c’est que la clinique est à 4h de chez Cole & Johnny. Du coup, il s’énerve de manière assez logique mais totalement bâtarde contre elle. Là encore, on sent bien que c’est du point de vue d’Alison. Pff, ils sont tous tellement centrés sur eux-mêmes que la série devrait s’appeler The Egoist et être un concours pour déterminer lequel détient le titre.

Dans le même genre, Helen débarque en ville et dans un bar pour une conso avec Alison. La logique. Les deux sympathisent alors : Helen en profite pour se vanter de son lien encore existant avec Noah tout en cherchant des infos sur son mari, clairement encore affectée par l’absence de réponse suite à son engueulade avec Nina. Je ne sais pas trop à quoi sert son intervention dans cet épisode.

La toute fin est beaucoup plus intéressante : Cole est de nouveau interrogé pour la tentative de meurtre sur Noah car son alibi ne tient pas… ce n’est pas comme si on le savait déjà ou comme si je soupçonnais Noah de s’être auto-attaqué.

Nous revoilà ensuite en début d’épisode, mais du côté de Cole. Si je me disais curieux plus haut de voir ce que ça allait donner, je dois avouer qu’en fait, ce n’est pas trop ça car les scénaristes passent un trop vite sur certains éléments et réécrivent les scènes de manière un peu paresseuse. Je pense même que ça doit être très chiant à tourner pour les acteurs (réflexion idiote le retour : il paraît moins gros quand c’est de son côté).

La vie de Cole est encore moins passionnante que celle d’Alison, même si on le sent perdre prise peu à peu avec son histoire de chantier. Tout est fait pour qu’on le suspecte effectivement de s’en être pris à Noah, mais je continue de penser que c’est beaucoup trop facile pour être vrai.

Finalement, le fait d’expédier toutes les scènes de Cole et Alison déjà vues permet d’arriver plus vite à l’intérêt de cet épisode : Cole veut refonder une famille mais se fait arrêter alors qu’il était prêt à la commencer. De manière pas logique, Alison vient lui rendre visite en cellule. C’est à elle que Cole explique ce qu’il faisait si proche de New-York : il allait voir le médecin d’Alison pour savoir quoi penser d’elle parce que eh, il est toujours amoureux. Nous voilà bien, c’est tellement n’importe quoi cette série.

Bon, ce n’est pas franchement une surprise et Joshua Jackson joue merveilleusement bien, mais franchement, je l’admire sur ce coup-là. Il arrive à me faire croire que Cole est vraiment amoureux alors que putain, n’importe qui de censé se serait déjà barré pour son autre femme hein. Allons comprendre également pourquoi, Alison avoue être amoureuse de lui elle aussi. Mais quoi ?

Autant pour Cole, c’est crédible, autant pour Alison, ça paraît totalement sorti de nulle part. Cette série, je vous jure ! Et malgré tout, Cole rentre chez lui auprès de sa femme à qui il demande de le pardonner, mais c’est n’importe quoi !

092.pngÉpisode 9 – 15/20
I was driving. It was an accident.

L’épisode reprend avec Helen, décidemment, c’était sa saison ! Elle se réveille au côté de son cactus renversé, ça commence bien, et elle décide donc d’emmener ses enfants à la plage, passant devant le lieu où elle a renversé le frère de Cole. OKLM la meuf quoi ! Je ne sais déjà pas comment elle peut conduire si calmement, mais alors sur les lieux de l’accident, sérieux ?

Comme prévu, cela lui revient à la gueule assez rapidement quand elle voit une photo de la mère de Cole. Ses parents sont tout bonnement insupportables avec elle et elle finit par avouer la vérité à l’ensemble de sa famille. C’est super bien joué même si je ne vois pas trop pourquoi la culpabilité la fait parler seulement maintenant, après tout ce temps.

Son plan d’aller tout avouer aux Lockhart tombe à l’eau quand ses parents réagissent au quart de tour, puis quand elle n’a juste pas le courage d’aller tout avouer. Nous avons ensuite droit à sa version des faits dans la conversation avec Alison au bar et c’est tellement différent… Je veux bien que ça nous montre qu’Helen se sent perdue, mais même le contenu de la conversation n’a plus rien à voir avec ce qui était dans l’épisode 8. C’est franchement dommage parce que cette version de l’histoire d’Helen est carrément bien plus passionnante, mais je préférais largement son look de l’épisode 8.

D’une manière ou d’une autre, Helen trouve alors le courage d’aller tout avouer à Vick, de l’accident à la raison pour laquelle elle pense avoir laissé Noah revenir dans sa vie. Cette actrice est beaucoup trop douée et jouer dans cette série est une vraie perte de potentiel pour elle. Elle pourrait trouver tellement mieux ! Enfin, elle a réussi à rendre intéressante la première partie de cet épisode et je ne m’y attendais pas. Ses réconciliations avec Vick étaient touchantes.

Malheureusement, la deuxième partie se concentre sur Noah qui sort de son train sans qu’on ne le voit dans le train pour autant (mais putaaaaaaaaaaain). Où est-il ? Toujours à la recherche de sa vérité ! Il débarque au salon de coiffure de la femme de son ancien gardien, la suit à la maison et tombe sur le fils autiste de son gardien.

Ce dernier est un papa très sympathique tout ce qu’il y a de plus normal, capable de ridiculiser Noah en un rien de temps. Se sentant particulièrement stupide de s’être trompé depuis le début, il s’enfuit et finit dans un train (MERCI !!!! Je n’ai pas du tout fini la saison juste pour ça)… ce qui est l’occasion pour un nouveau flashback où le gardien est franchement machiavélique. Noah semble fou déjà en prison, ce qui en dit long sur son état psychologique, j’imagine. Je me demande si on aura toutes les réponses dans l’épisode 10, mais j’en doute, comme il y a déjà une saison 4 de commandée !

Noah aurait donc avoué la vérité à son gardien sur Helen. C’est genre un peu la thématique récurrente de cet épisode je crois.

Bon, ben c’était beaucoup plus sympathique que d’habitude avec enfin l’impression d’avancer un peu, il serait temps après neuf épisodes ! De manière parfaitement prévisible, il est donc révélé que Noah pète bien un câble, mais j’ai aimé découvrir que cela avait commencé en prison. Déjà quand il parlait au gardien, il hallucinait totalement, et je ne m’y attendais pas trop. J’y avais songé une fois ou deux, mais ça me paraissait trop alambiqué pour The Affair. C’est super frustrant cette série. La trame de fond du scénario est très cool, mais c’est à chaque fois pareil : trop lent, trop long, trop de détours, trop de divergences entre les différentes versions pour être pleinement crédible.

Les pièces du puzzle sont en tout cas excellentes, la révélation de sa culpabilité par rapport à sa mère et ses tendances suicidaires sont très bien jouées par un acteur que je détestais jusqu’alors, mais dont je suis forcé de reconnaître là la capacité de manier un script difficile. Putain, exactement comme en saison 2, je suis bluffé par cette scène finale qui reprend assez bien tous les détails de la saison pour fournir une histoire cohérente.

Au moins, je me souviens comme ça pourquoi j’étais revenu. Je ne sais pas trop ce que va réserver l’épisode 10, et encore moins la saison suivante, mais ça me donne envie de surnoter un peu !

10Épisode 10 – 15/20
Ce n’est pas le vrai Paris !

WTF ? J’aurais dû garder cet épisode pour le début du Bingo Séries 4, parce que Noah se retrouve à Paris avec Juliette, allez savoir pourquoi ! Je suis bluffé par la qualité du français et la crédibilité de la scène où ils rencontrent les collègues de Juliette, d’ailleurs, c’est rare dans une série ! Il a quand même fallu qu’une des collègues porte un béret, mais sinon, c’est plutôt réussi.

Je ne peux pas en dire autant pour la suite de l’épisode, le mari de Juliette étant un plutôt très mauvais acteur. Ah oui, son mari est guéri d’ailleurs, sans plus d’explication que « eh maman c’est un miracle, regarde papa a toute sa tête ». J’achète ce retournement sans queue ni tête si c’est son chant du cygne et qu’il ne passe pas l’épisode, uniquement.

Bon, ça ne dure qu’un temps, histoire de montrer la cruauté d’Alzheimer. Ben oui, bien sûr, évidemment, il fallait bien ça pour combler un peu de temps dans l’épisode. C’est assez triste tout de même, mais ça m’arrangeait bien ces scènes en français pour faire d’autres choses à côté.

C’était en tout cas bien étrange de voir la Sorbonne dans une série après l’avoir parcouru quelques fois. Je ne savais pas du tout qu’ils avaient tourné en France ! Au début, je me disais que tout était en studio, mais je pense bien que certaines scènes de Juliette se déroulaient bien en France. Quoi qu’il en soit, elle se fait gentiment remercier à la fac où on la soupçonne d’être une incapable (quoi, ils seraient donc conscients de la vérité ?) et elle déprime ensuite dans Paris. Les scènes étaient longues et chiantes, mais comme c’est Paris, c’est sympathique à voir, malgré les clichés (bérets, vin rouge, neige parisienne).

Noah semble parfaitement remis sur pied, c’est très frustrant de ne pas savoir ce qu’il s’est passé, mais en même temps, je pense qu’ils nous préparent la saison 4. Quoiqu’il en soit, on erre un peu dans cet épisode, niveau intrigue, et quand la gamine de Juliette (Sabine) s’énerve, elle perd toute crédibilité dans son jeu, c’est dommage !

Etienne est mort et Juliette couche bien vite avec Noah, juste après avoir vu le corps de son mari se faire emmener par les pompes funèbres. C’est le genre de scènes qu’on voit rarement à la télévision, mais c’était très bien fait, je trouve.

Hop, on passe à Noah et on explore encore un peu plus Paris avec cette fois un marché de Noël où Noah rencontre les collègues de Juliette. Et là, j’ai eu droit à la scène la plus surréaliste possible : elles comparent Noah à Georges Clooney, mais oui bien sûr, puis demandent tranquillement s’il a une grosse b***, mais oui mais bien sûr ! Ah les françaises ! Cette fois, les américains ne prennent pas la peine de nous mettre des sous-titres (la plupart semblait assez bien foutus dans la partie sur Juliette) donc seuls les français peuvent apprécier ce grand moment qui restera dans mes souvenirs… Bon, et en même temps, ça sonnait tellement parisien, je vous jure ! Ce fou rire que je me suis chopé !

La journée de Noah est pleine de surprises : il tombe sur une affiche de Furkat qui, comme par hasard, est lui aussi à Paris, avec Whitney. Bon c’est un détour plutôt sympa dans l’épisode, même si malheureusement il n’y a toujours pas trop de but visible à tout ça. Whitney continue de détester son père, même quand elle le croise si loin de chez lui.

Quand il rejoint Juliette, il n’y a pas de neige en vue et les places sont inversées. Mieux que tout, elle ne lui dit pas qu’Etienne est mort, lit le livre de Noah en français (euh… personne ne ferait ça en étant bilingue) et reçoit le cadeau comme si de rien n’était. Mais oui, mais bien sûr.

Une fois n’est pas coutume, ces variations sont un peu chiantes pour se faire une vraie idée de ce qu’il en est, surtout lorsqu’on ne sait pas trop la version des personnages secondaires. Par exemple, Noah espionne le vernissage de Furkat où ce dernier finit par se disputer avec Whitney et la frapper, mais on ne saura jamais ce qu’elle, elle en pense ou en retient. Après une longue conversation avec son père, voici ces deux-là réconciliés et prêts à rentrer aux États-Unis.

En tout cas, si l’épisode en lui-même était un peu chiant, j’ai adoré ce voyage à Paris. Le travail de représentation de la capitale était absolument dingue et très crédible. Je ne sais pas du tout comment ni pourquoi les scénaristes ont eu cette idée de venir à Paris et de totalement se détacher de l’intrigue de la saison. Je veux dire, ils ont construit en neuf épisodes ce qu’ils avaient fait en 19 en saisons 1 et 2, pour nous sortir dans cet épisode une superbe représentation de Paris qui n’avait rien à voir avec la choucroute.

L’épisode se termine sur une séparation forcée entre Juliette et Noah, chacun s’occupant de leur fille respective qui les accepte sans rien dire (c’est tellement étrange venant de Sabine). Noah semble définitivement réconcilié avec tout le monde, Helen est en couple avec Vick pour Noël et… c’est une fin de saison qui fait très fin de série.

11

EN BREF – Cette saison était meilleure que la première, mais moins bonne que la deuxième. Elle faisait surtout un bon condensé de ce qu’est The Affair : des longueurs incroyables, des divergences trop fortes entre les différentes versions des personnages qui ruinent un peu l’intérêt premier de la série. J’ai toujours trouvé que le concept était un peu ruiné par la lenteur de toute façon.

Cette saison se concentrait sur Noah, pour ne pas changer, alors qu’il aurait pu être intéressant de jouer un peu plus la carte de la différence. Cependant, avec cette histoire de coup de couteau et de folie, il était intéressant de voir la série exploiter et explorer plus encore l’idée des différents points de vue confrontés. Les pièces du puzzle s’emboîtaient à merveille sur l’épisode 9 et dans l’ensemble, la saison se termine sur une touche plus positive que le milieu beaucoup trop long et imblairable.

Malgré ses lenteurs, la série ne parvient pas toujours à justifier les réactions de ses personnages et c’est un peu dommage, mais c’est assez courant. En fait, je ne change pas d’avis sur la série : il y a une qualité certaines côté technique, une écriture qui se foire trop souvent et des acteurs qui parviennent à s’en tirer avec un scénario pas dingue.

La parenthèse à Paris m’a beaucoup plu en tout cas, c’était une excellente chose même si elle ne servait à rien et était une heure de remplissage. Bon la reprendrai-je pour la saison 4 ? Probablement, mais peut-être pas. L’histoire est une fois de plus bouclée, mais ce sont des épisodes longs en temps et pas toujours gratifiants, même si dans l’ensemble je finis toujours par retrouver les scènes pour lesquelles je suis venu. L’avenir nous le dira, mais tant qu’Helen et Cole seront au casting, il y a des chances que je repasse par-là… même si quand je regarde les notes, il est très clair qu’Alison et Cole sont devenus les points faibles de la série, qui n’a plus rien à raconter autour d’eux.

Pour moi, Maura Tierney (Helen) porte la série à bout de bras, secondée par quelques bons moments de Joshua Jackson (Cole) et même Dominic West (Noah). Ouais, tout arrive, mais faut être patient.

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One Tree Hill (S03)

Avis : Une semaine tout juste après avoir terminé la (longue et pleine de mensonges) saison 2, je suis de retour devant One Tree Hill pour une saison qui sera forcément riches en rebondissements et évolutions en tout genre. Une confession avant de commencer : voir l’incendie en fin de saison dernière m’a rappelé les résumés que j’avais lu à l’époque dans les Séries Mag de ma sœur. Je balance les spoilers sur la saison dès l’intro : je sais donc d’avance que toute l’intrigue autour de Dan va me souler car l’incendie va revenir en permanence dans la saison.

L’autre truc qui me soule d’avance, c’est l’évolution du couple Brooke/Lucas : je sais très bien comment se termine la série à ce sujet-là et c’est chiant car, préférant un milliard de fois Brooke à Peyton, je ne comprends pas comment on peut faire un choix différent. Peut-être que cette saison m’aidera à voir, allez savoir. Oh, un autre point pour l’introduction : je suis parfaitement au courant qu’il y a un épisode de fusillade au cours de cette saison, car je l’ai regardé pas longtemps après avoir vu la fin de saison 6 de Grey’s Anatomy. Rien ne vaut un trauma moins grave pour en chasser un autre…

Ci-dessous, mon avis sur tous les épisodes de la saison 3, donc. Merci de ne pas me spoiler les saisons suivantes dans les commentaires, je n’ai pas encore vu toute la série !

Bon allez, c’est parti, j’ai envie de savoir ce qu’il advient de Nathan et Haley !

Note moyenne de la saison : 15/20

 01.pngÉpisode 1 – Like you Like an Arsonist – 14/20
Welcome home mom, you haven’t missed a thing

La saison reprend très exactement là où la précédente nous avait laissé, ce qui est plutôt pratique : pas besoin de se prendre la tête trop longtemps sur les cliffhangers. C’est étonnant, mais ça permet de garder le suspens cinq minutes sur le sort de Dan, évidemment parfaitement vivant contre toute attente. Et bam, trois mois passent : sans surprise, Dan a oublié avoir vu son agresseur et son sauveur ; les filles ont toutes pris le temps de changer de coiffure et la structure en flashback est de retour. La mère de Peyton est donc bien morte, mais elle a une mère biologique, comme ça tombe bien pour une énième crise existentielle. Haley ne sait pas comment réparer son couple et Brooke déménage de la chambre de Lucas vers l’appartement de Nathan et Haley qu’elle loue désormais, prenant comme coloc cette dernière. Mouth a rompu avec Erica, ce qui fait un salaire de moins à payer pour la série, et Lucas a toujours des problèmes cardiaques que tout le monde ignore. Quant aux adultes, Karen est de retour seule, Keith aux abonnés absents et Dan/Deb décident enfin et à nouveau de divorcer. Bref, tout cela permet donc de lancer une nouvelle saison avec son lot de dynamiques différentes et d’évolutions. Il faudra voir ce que ça donne, mais pour l’instant, je ne suis pas tout à fait convaincu, même si la vengeance de Dan est supposée apporter un peu de rythme à l’ensemble et motive déjà plus que l’année précédente où c’était l’arrivée de Felix qui le permettait. Bon, je suis un peu déçu par l’évolution de Brooke cela dit.

02.pngÉpisode 2 – From the Edge of the Deep Green Sea – 13/20
You know Peyton one of this day you’re gonna grow up

Y en a un qui a de l’espoir ! Peyton est donc toujours en pleine crise existentielle par rapport à sa mère. On va dire qu’elle a au moins une bonne raison de l’être, pour une fois ; mais elle reste hyper chiante à casser l’ambiance. Nathan revient à Tree Hill sans vraiment se réconcilier pour autant avec Lucas ou Haley et Brooke, pour changer, organise une fête (qui donc n’est pas au top de l’ambiance grâce à Peyton). De son côté, Karen n’est pas revenue avec Andy parce qu’il voulait des enfants et songe maintenant à Keith. OK. Le pseudo-intérêt de l’épisode réside dans l’enquête de Dan qui interroge une bonne partie du casting pour savoir si oui ou non ils ont tenté de le tuer. Et comme le monde entier veut le tuer, c’est pas facile. Le problème, c’est que je me doute bien qu’il va ne pas résoudre l’équation si vite et c’est surtout du gap-filler qui lui permet de penser que Lucas est le méchant (alors qu’il est évident vu le montage du premier qu’il a simplement sauvé Dan des flammes). Et comme Nathan fait son relou et que Brooke est franchement gâchée par son côté fêtarde, je suis pas aidé.

03.pngÉpisode 3 – First Day on a Brand New Planet – 15/20
I saved your life but I should have let you die

C’est la reprise des cours pour le gang qui n’est après tout qu’un petit tas de terminales, faudrait voir à pas l’oublier malgré les affaires de cul, de mariage, de drogues et tout le bordel. Enfin bon, ça fait sacrément bizarre de les voir tous réagir comme des ados normaux dans cet épisode alors que toute la saison dernière cet aspect de la série semblait vraiment oublié. À l’inverse, il était cool de voir que le comportement de Brooke trouvait une pseudo explication du point de vue des scénaristes. Il fallait par ailleurs un peu de drama : Dan essaye de faire virer Whitey mais échoue misérablement, ce qui laisse enfin une victoire à Karen/le reste du casting sur ce Satan, comme le dit si bien le coach. Comme prévu, Lucas a simplement sauvé Dan, ce qui permet une jolie scène où le père tente de tuer le fils pour rien. De son côté, Nathan ajoute un ultimatum à sa relation avec Haley en la menaçant d’un divorce prenant effet un an plus tard. Mouth, lui, fait sa crise d’ado pendant que Brooke écrit constamment des lettres à Lucas, qu’elle ne lui envoie pas. Ah, les ados…

04.pngÉpisode 4 – An Attempt to Tip the Scales – 15/20
I’m running for mayor.

Excellent début d’épisode qui voit Lucas essayer tout un tas de costumes, le genre de truc qui n’arrivent que dans les séries, exactement comme Dan qui parvient à piéger le maire avec des prostituées et postdater son divorce avec Deb, qui se venge en dépensant tout son argent et en lui faisant vivre. L’intrigue sur la mère de Peyton se poursuit, nous offrant des scènes avec son père également. Chaque saison voit ses dramas secondaires et on le tient avec eux cette année, Peyton étant absolument relou comme à son habitude. La soirée costumée est une idée plutôt bien trouvée, surtout que les costumes sont absolument dingues et que je ne savais pas du tout que les Fall Out Boys étaient passés par là. Nathan fait revenir Chris pour aider Haley, mais il en profite déjà pour l’embrasser sans lui dire que c’est lui. C’est d’un classique ! La série s’avère assez prévisible dans cet épisode, mais au moins elle respecte tous les codes du soap, alors ça se regarde en bon guilty pleasure. L’intrigue avance aussi un peu du côté de Lucas, qui avoue enfin à Haley qu’il a besoin de médicaments pour son cœur.

05.pngÉpisode 5 – A Multitude of Casualties – 13/20
Don’t push me bitch!

Cas classique d’épisode qui commence par un bon fight et continue quelques jours avant une fois qu’on est bien appâté. Cas classique, mais je continue de ne pas trop aimer ce genre d’épisode de manière générale. Je reconnais à OTH qu’ils les gèrent plutôt pas mal (le meilleur restant leur premier, qui avait réuni tout le casting). Refusant de voir Dan devenir maire, Karen se présente dans un twist totalement prévisible, Nathan révèle à Haley qu’il souhaite la tester avec Chris, Peyton dramatise encore avec Ellie, Rachel – la nouvelle introduite subtilement dans l’épisode précédent – drague méchamment Lucas sous les yeux d’une Brooke jalouse et le fight final dégénère encore plus quand les filles s’y mettent aussi. En bref, c’était plutôt sympa, mais ça marche quand même moins qu’avant ce genre d’épisode une fois que tout est autant en place.

06.pngÉpisode 6 – Locked Hearts and Hand Grenades – 10/20
Break the rule and it’s social suicide

Sans grande surprise, Haley menace Lucas de le balancer au coach concernant son cœur. C’est jamais que la chose la plus mature et normale à faire après tout. Voilà, à part ça, je sauve de l’épisode la guerre entre Deb et Dan qui est marrante (mais tellement immature que peu crédible) et qui dure déjà depuis un moment. Elle se transforme logiquement en Deb/Karen contre Dan, ce qui promet d’autres blagues pour les épisodes suivants. Le reste était beaucoup trop gênant à regarder, car cet espèce de concours organisé par les cheerleaders est juste pas crédible pour un lycée (parce que tout ou presque se pase dans l’enceinte quand même) et idiot vu l’âge des acteurs. Franchement, c’était déjà assez horrible comme ça, mais ils en ont en plus rajouté une couche avec Mouth ridiculisé (jusqu’à ce que Peyton le choisisse par défaut). Donc oui, c’était juste aussi gênant que l’épisode de vente aux enchères en saison 1.

07.pngÉpisode 7 – Champagne for My Real Friends, Real Pain for My Sham Friends – 13/20
Paradise is gone, seems appropriate.

Bon, ils sont partis pour une saison gênante je crois avec une série de faux réveils étranges, puis des rencards imposés par un jeu stupide, qui pourrait être drôle si tout ça n’était pas aussi horriblement gênant, encore, surtout du côté de Peyton/Mouth, de Brooke/Chris ou de Lucas/Rachel… Comment ça, ça fait plus de la moitié du casting ? Les transitions entre les rencards sont à peu près bien trouvées, ça donne un bon rythme à l’épisode, mais c’est pas dingue à suivre non plus. Je me sens un peu perdu dans ce quart de saison, on sent qu’ils n’ont pas envie de faire bouger les choses outre-mesure tant qu’on arrive pas à des épisodes importants ou des fins d’épisodes. Qu’à cela ne tienne, au moins Peyton aura appris qu’elle n’est pas la seule à souffrir et avoir un drame familial (ce qui est probablement la pire des idées, parce que maintenant elle va se développer un nouveau trauma) et Brooke couche avec Chris… Crédible, crédible. Finalement, la meilleure partie de l’épisode (la plus drôle en tout cas) revient à Karen et Deb qui détruisent une des affiches de campagne de Dan. C’est dire.

08.pngÉpisode 8 – The Worst Day since Yesterday – 14/20
Your marriage sucks. Fix it.

Lucas a surpris Brooke en train de coucher avec Chris et c’est donc le départ d’une nouvelle crise de larmes pour elle, qui l’a un peu cherché cette fois. On notera la grande logique de la série des casiers par ordre alphabétique bien vite abandonnée ou les après-matchs sans sac (pour Lucas). Bon, donc, que retenir de cet épisode ? Pas grand-chose, Brooke est misérable, Chris est un connard, Nathan et Lucas ne sont toujours pas les meilleurs amis du monde, Karen et Dan continuent leur campagne… En fait, il n’y a quasi pas d’évolution entre la fin du 7 et le 8, et en plus, les Ravens perdent leur premier match de la saison. Tu parles d’une équipe, tu parles d’un épisode ! Heureusement que Mouth aide un peu à faire bouger les choses avec sa vidéo de Dan. Je me demandais bien à quoi ça pouvait servir qu’il soit là… Enfin bon, l’épisode reste plaisant à regarder, je le reconnais.

09.pngÉpisode 9 – How a Resurrection Really Feels – 17/20
Chris Keller’s work here is done.

Les filles se font arrêter pour vol, ce qui dure à peu près deux minutes parce qu’allez savoir comment elles ont du fric (et Lucas aussi) ; Nathan est forcé de faire un road-trip avec Chris et Dan se souvient soudainement qu’il a une vengeance sur le feu (oui, ce jeu de mot est volontaire, parfaitement). C’est de toute manière l’épisode où les scénaristes semblent se rappeler de beaucoup de pistes lâchées en cours de route : Haley comprend qu’elle a embrassé Chris à Halloween et celui-ci l’avoue à Nathan après une partie de poker qui tourne évidemment mal parce qu’il a triché, Brooke se trouve un futur avec les fringues qu’elle dessine, Andy réapparaît en tant que bouquet de fleurs donnés à Karen… Disons que ça fait facilement deux ou trois épisodes que tous ces sujets devraient avoir été abordés, mais bon. On apprend finalement que Deb est responsable de l’incendie, Chris se barre, Dan est maire et Nathan récupère les CDs des compos d’Haley ce qui leur permet de se réconcilier. Oh et j’oublie totalement de parler de Peyton, évidemment, puisqu’elle passe l’épisode à se donner la réplique après avoir perdu son putain de bracelet. Ouais, j’accroche toujours autant au personnage de Peyton… Tout ça ressemble fortement à une mi-saison, surtout quand Lucas et Brooke se réconcilient alléluia ! J’avais oublié à quel point même en lisant les résumés j’étais totalement pour ce couple, et c’est encore pire maintenant que je regarde !

10.pngÉpisode 10 – Brave New World – 15/20
You didn’t have the courage to leave him but you had the courage to kill him?

L’épisode commence par un excellent résumé de la saison, un peu long vu que j’enchaîne juste après le 9, mais vraiment bien foutu. Et donc, voilà, une scène de Brooke/Lucas est largement suffisante pour qu’il court aussitôt dans les bras de Peyton qui a besoin de lui pour aller voir sa maman (juste pour le laisser dans sa voiture aussitôt qu’ils arrivent sur place). C’est un peu la même chose pour Nathan et Haley, puisqu’à peine réconcilié avec sa femme, il se retrouve à l’hôtel avec sa mère qui lui avoue qu’elle ne reviendra pas à Tree Hill parce qu’elle a tenté de tuer son père. Et bonne journée quand même. Brooke réussit tellement bien dans son nouveau job qu’elle panique totalement et exploite absolument tout le monde, à l’exception de son petit-ami qui retrouve une amie sortie de nulle part. PS : excellente BO dans cet épisode qui a passé deux/trois chansons qui sont quelque part sur mon ancien ordi.

11.pngÉpisode 11 – Return of the Future – 14/20
S-U-C-K. What’s that spell? Ravens.

Keith est de retour et c’est Brooke qui paraît en être la plus heureuse (en tout cas, ce n’est pas moi, sa disparition n’a fait que prouver qu’il ne manquait pas tant que ça), même si Karen ressemble soudainement à une ado. Le coach empêche l’équipe de s’entraîner en leur faisant nettoyer un vieux gymnase, Haley et Nathan ont une énième dispute (mais pour une fois Nathan a probablement raison) et Peyton embarque sa mère dans la constitution d’un album caritatif. Il est par ailleurs intéressant de découvrir que Deb a empêché Keith de tuer Dan, puis lui a tout avoué. Cela permet de faire la lumière sur toute cette histoire (surtout que Karen ne le savait pas encore). C’est finalement une intrigue moins chiante à voir que ce que je m’en souvenais dans les résumés que j’avais lu. À l’inverse, l’intrigue Brooke/Rachel et la ligne de fringue avait l’air plus intéressante que ce qu’elle n’est réellement. L’épisode se termine sur l’arrestation de Keith au moment où il embrasse enfin Karen, sympa. Dan continue donc de faire chier son monde (et la série de créditer des gens qui ne sont pas là, comme Deb).

12.pngÉpisode 12 – I’ve Got Dreams to Remember – 13/20
In today’s episode Keith Scott discovers : you play with fire you’re gonna get burn

L’épisode débute par une nouvelle séquence de rêve d’Haley qui prépare son avenir, comme tous les autres ados, avec une conseillère d’orientation pendant que Keith se fait interroger par les flics. Cela fait une séquence plutôt sympa et un thème plutôt réussi pour l’épisode qui les voit tous commencer à s’interroger sur le futur ; un truc qui peuple vraiment la dernière année de lycée. Pour autant, le drama continue : Dan explique à Haley d’où vient l’argent qui la produit, Brooke découvre que Rachel n’est pas si sympa et voulait simplement la tenir éloignée du concours de cheerleaders, Nathan sèche un cours organisé par son père et ne peut donc pas jouer le match devant les officiels d’une grande université. C’est sympa et ça fonctionne plutôt bien tant en terme de rythme que de développement des personnages, même si j’aimerais que ça avance un peu plus vite.

13.pngÉpisode 13 – The Wind that Blew My Heart Away – 16/20
What else do you remember?

Une coupure d’électricité provoque tout un tas de remous à Tree Hill dans toutes les intrigues. Dan en profite pour s’infiltrer chez Keith qui, lui, en profite pour être avec Karen. Lucas et Brooke s’engueulent une fois de plus parce que cette dernière est soudainement irrationnelle et jalouse de sa meilleure amie, qui de son côté s’apprête à voir partir sa mère biologique. Nathan et Haley se rapprochent à nouveau comme lors de la première saison, c’est chou, et Mouth prend des cours de confiance auprès de Rachel. Grosso modo tous les couples se prouvent leur amour sous la pluie battante parce que c’est plus romantique d’être trempés quand même. Et après tout, c’était un très bon épisode qui développait bien chacune des relations et pas mal de personnages sans grands efforts. Ça donnerait presque envie de voir plus souvent ce genre de tempête. Dommage, ça se termine sur la mort d’Ellie et une Peyton à nouveau dévastée par ce drame qu’elle découvre bien sûr. OK, merveilleusement jouée même si je ne l’aime toujours pas pour autant (surtout qu’elle a bien sous-entendu qu’elle aimait encore Lucas). Enfin, Dan semble avancer en retrouvant un carnet soigneusement planqué par Keith… Plus d’infos là-dessus plus tard, j’imagine.

14.pngÉpisode 14 – All Tomorrow’s Party – 15/20
One last thing girls, have fun!

C’est l’heure du fameux grand week-end de Brooke qui ne se passe pas du tout comme prévu : son défilé est décalé d’une journée, ce qui pose problème pour son concours de cheerleaders. L’épisode se délocalise donc de Tree Hill comme à son habitude pour le tournoi de basket/cheerleading dans un hôtel qui réunit tout le monde. Voilà qui simplifie le travail des scénaristes pour justifier que les personnages passent tout leur temps ensemble. Brooke, de son côté, atterrit bien sûr dans une fête pas clean avec une top model supposée avoir 15 ans, Peyton est coincée avec Rachel qui manigance un autre plan machiavélique, Lucas et Nathan se retrouvent chez le pote d’été de ce dernier. C’est pas très passionnant, mais c’est un épisode plutôt pas mal construit qui réussit à mettre Lucas et Peyton dans le même lit et à les faire surprendre par Brooke. Pas incontournable, mais plutôt marrant en terme de twist, surtout pour la construction du personnage de Brooke. Je n’en pouvais plus de voir Peyton pleurer et c’était donc plutôt sympa de les voir finalement toutes se mettre à danser après le plus grand fail possible. Une conclusion très cool à un épisode banal, j’approuve !

15.pngÉpisode 15 – Just Watch the Fireworks – 16/20
Everyone at Tree Hill High is a liar

Ah c’est dur. C’est dur de savoir ce que va donner dans l’épisode suivant et de dire que c’est dommage que la révélation de la time-capsule soit si vite expédiée et pas plus dramatique. J’ai vraiment beaucoup aimé cet épisode et cette intrigue, comme chaque fois avec ce type d’épisode où les personnages découvrent ce que les autres pensent d’eux (Community étant clairement les maîtres de l’art pour ce type d’épisode). Beaucoup, beaucoup de choses se déroulent dans cet épisode qui voit le fameux concert de charité organisé par Peyton et Ellie prendre place, après un boost apporté par les boobs de Brooke. La majorité des problèmes semble régler : Haley et Nathan ont enfin retrouvé un équilibre, Karen et Keith sont prêt à se marier et assument leurs fiançailles aux yeux de tous, même Lucas est en paix avec le reste du monde. Oui, mais… En creux, il y a toute une réflexion douloureuse sur le lycée, la popularité, la difficulté d’être un ado et, oui, c’est cliché… Sauf que ça titille des vérités gênantes. L’épisode date d’il y a plus de dix ans, mais dans le fond, le principe de ce qu’est un lycée n’a pas changé. Bref, je vais enchaîner avec le suivant que je me suis probablement auto-survendu à l’avoir autant aimé la première fois que je l’ai vu (car oui, je l’avais déjà vu après en avoir lu le résumé dans Séries Mag, faut suivre).

16.pngÉpisode 16 – With Tired Eyes, Tired Minds, Tired Souls, We Slept – 20/20
Can’t you see past that? It’s only 700 days.

C’est toujours aussi gênant après tout ce temps. Cet épisode est gênant, parce que c’est un excellent traumatisme qui réussit parfaitement son travail : il déstabilise tout l’équilibre de la série par ses plans d’un lycée désert et intervient au moment où l’attachement aux personnages est vraiment fort. Les deux derniers épisodes se sont conclus sur des moments vraiment joyeux, alors forcément, une telle angoisse, ça surprend. Certes, Lucas, Nathan et Keith sont totalement insupportables à jouer les héros. Certes, Peyton a une nouvelle occasion rêvée de gémir pendant tout un épisode, mais on ne peut même plus lui en vouloir. Certes, Jimmy est légèrement trop caricatural à être introduit dans l’épisode 15 et péter un câble si vite, sauf que bien sûr, c’est totalement voulu de la part des scénaristes et fait partie d’une esquisse très précise de la psychologie des tireurs. C’est précisément l’idée derrière la critique acerbe : ce n’est qu’un adolescent invisible qui un jour pète un câble. Ça et les journalistes tous charognards. Je ne m’étais pas survendu l’épisode : il est toujours aussi grandiose, même si je n’en aime pas vraiment les conséquences, même si je n’ai jamais accroché au personnage de Keith et ne suis pas si triste que ça – pour le coup, Brooke comprenant qu’elle ne connaît même pas les étudiants de sa classe est bien plus marquant. Bon, clairement le meilleur épisode de la série depuis le début et une très, très belle heure de télévision, écrite avec soin et parfaitement maîtrisée.

17.pngÉpisode 17 – Who Will Survive and What Will Be Left of Them – 16/20
Did I raise an idiot ?

Oui, Karen, tu as élevé un idiot et c’est toi qui le dit. Pardon, mais la culpabilité de Lucas m’a un peu saoulé et rappelé la manière dont Peyton se morfond habituellement. Pendant ce temps, Brooke fait tout ce qu’elle peut pour que ça se passe mieux pour Lucas avec une fête improvisée au lycée, Haley et Nathan vivent leur vie d’amoureux, Peyton est étonnamment cool avec tout ça ce qui se comprend vu qu’elle est draguée par un des Fall Out Boy, Karen s’en prend à son fils et Micro se console dans les baisers de Rachel qui lui révèle que tout est de sa faute car elle a diffusé la capsule temporelle. La structure de l’épisode est ce qui le rend meilleur que beaucoup d’autres, en s’intéressant aux cinq étapes du deuil traversées par Lucas. C’est un peu rapide en quarante minutes, mais ça fonctionne plutôt bien et il reste d’autres révélations pour rythmer l’épisode. C’est en revanche beaucoup moins bon du côté de Dan qui maintenant se met à culpabiliser en voyant son frère enfant à tous les coins de rue. Après les flashbacks de l’incendie, c’est donc les flashbacks de Keith qui vont le hanter et nous faire chier ? Je vous jure j’ai tellement levé les yeux au ciel à chaque putain de fois. Dommage, car autrement l’épisode s’en tire très bien. Cette capsule temporelle relève vraiment le niveau de la série, il n’y a pas à dire et Brooke continue de s’imposer comme LE personnage de la série, qui se retrouve maintenant à vivre chez Peyton. Ce sera plus pratique pour les plans à trois avec Lucas…

18.pngÉpisode 18 – When It Isn’t Like It Should Be – 15/20
Make no mistake : I’m here for everybody but you

Il est temps de relâcher un peu les vannes dramatiques et de se concentrer désormais sur le fun : l’ensemble du casting se rend dans une cabane dans les bois appartenant aux parents de Rachel. C’est d’une logique absolue. L’épisode est plus soft que les derniers et est surtout plutôt sympa car, comme le souligne Mouth, il permet de montrer la guérison de chacun. Pour autant, les pistes dramatiques sont encore là : Karen est sept pieds sous terre, mais prévoit probablement une revanche sur Dan ; Rachel ne s’attend pas à la vengeance de Brooke (quelque chose me dit qu’elle a son journal intime ou la preuve qu’elle est responsable de la fuite de la capsule, sans le savoir encore)… Bref, il y a encore de quoi faire. Plus ridicule est l’histoire de Peyton avec des Pete des Fall Out Boy (c’est littéralement son nom dans la série chaque fois qu’il est question de lui, au cas où on oublierait), qui me laisse totalement de marbre tellement ça fait midinette amoureuse du bad boy. Un classique pour Peyton, même pas surprenant. J’aime toujours autant la relation Brooke/Lucas et celle, plus chaotique, de Nathan et Haley. La sous-intrigue sur la bague d’Haley permettait de bons gags et, malgré quelques lourdeurs, fonctionnait plutôt bien côté mignonitude. La série reste sur une bonne voie en ce qui me concerne.

19.pngÉpisode 19 – I Slept With Someone in Fall Out Boy and All I Got Was This Stupid Song Written About Me – 15/20
I can’t play tonight

Lucas redevient l’ado insupportable durant cet épisode, cachant son problème cardiaque et n’encaissant toujours pas le décès de son oncle. Brooke se venge de Rachel et n’a qu’une photo de son passé d’obèse, j’espérais tellement plus de cette intrigue, c’est décevant (mais bien fait pour elle). L’oncle de Nathan et Lucas est de retour et je ne sais toujours pas bien à quoi il sert à part coucher avec Rachel. En parallèle, Karen se morfond toujours malgré l’aide de Deb et Whitey, ce qui se comprend, mais qui est très mal joué je trouve. Peyton continue d’être particulièrement soulante avec son Pete from Fall Out Boy (on finit vraiment par le savoir). Haley et Nathan stagnent un peu dans leur histoire de remariage, mais prennent la décision de ne plus coucher. Un classique. Lucas avoue enfin à tout le monde qu’il a un problème cardiaque. C’est une bonne chose de se servir de ça pour faire avancer l’intrigue Karen, une vraie bonne trouvaille. Le retour de Jake sort d’absolument nulle part, mais j’accroche tout autant alors qu’en parallèle Mouth se fait donc déjà tromper par Rachel, ce qui est juste n’importe quoi.

20-2.pngÉpisode 20 – Everyday is a Sunday Evening – 13/20
God, I love this game

Lucas ne joue plus au basket, ce qui est une jolie redéfinition pour la série. Dan pète à nouveau un câble alors que Peyton apprend à vivre avec un Jake qui chante grave bien et est enfin capable de s’entendre avec Nikki. De son côté, Mouth a le cœur brisé, ce qui le réconcilie avec Brooke et lui permet de découvrir l’identité de l’amant de Rachel, comme c’est brillant. Cela dit Mouth est un gentil et ne dit rien, mais l’oncle Cooper découvre bien sûr la vérité au match de son neveu. Rien de bien fascinant (bon si, les décolletés de Rachel, OK), simplement un soap drama qui se déroule à son rythme plutôt lent. Un épisode si banal est un peu étrange après les événements traversés par Tree Hill, mais l’intrigue autour de Dan avance évidemment : Nathan et Deb le forcent désormais à rester à distance d’eux. Nathan, d’ailleurs, qui réussit à mettre le point final du match, comme si de rien n’était, sans pression, sans regarder, normal pendant que Peyton demande Jake en mariage. Grosse crédibilité cet épisode, quoi. Heureusement que Lucas n’est pas là, ça améliore un peu le tout avec un relou de moins (mais pour une fois, j’aurais bien aimé qu’il soit là car son intrigue est intéressante).

21.pngÉpisode 21 – Over the Hills and Far Away – 15/20
She made me something that is so… Brooke

Cet avant-dernière épisode de la saison se concentre un peu moins sur le drama pour insister un peu plus sur le fun. Avant tout de chose, ça reste One Tree Hill, c’est donc Peyton qui fout en l’air l’ambiance de l’épisode, comme c’est original, en disant « Je t’aime Lucas » pendant son sommeil, ce qui, bizarrement, ne plaît pas plus que ça à Jake. Et c’est ainsi que leur projet de mariage tombe à l’eau, mais franchement, je m’en fiche un peu. Pendant ce temps, Brooke s’avère être la meilleure amie du monde pour Haley. Elle lui dessine une robe immonde et, bien que vexée que cela ne plaise pas à Haley, elle continue de lui préparer le meilleur des spectacles pour un dîner-surprise génial. Sans vraie grande surprise, Peyton parvient à tout ruiner à nouveau. Non mais vraiment, y a des personnages comme ça… je comprendrais jamais pourquoi ils sont écrits. Peyton en fait partie et elle entraîne toujours Lucas avec elle, puis Brooke en lui annonçant la nature de ses sentiments pour Lucas. Brooke qui parvient malgré tout à fournir la robe parfaite à Haley, normal.

22.pngÉpisode 22 – Show Must Go On – 18/20
Do you love him?

« Oh non » furent mes premiers mots devant l’épisode : j’avais oublié l’accident de voiture dont j’ai pourtant tant entendu parler dans les résumés que j’ai pu lire. Nathan est hanté par un cauchemar qui ne peut qu’inquiéter rien que parce que la série utilise « Chasing Cars » et que putain j’ai vu Grey’s Anatomy moi. Ces quelques notes suffisent à me jeter en dépression alors même que c’est censé être un épisode joyeux. C’est un très bon final qui vient conclure différentes intrigues : Dan apprend que Deb est responsable de l’incendie et qu’il a tué son frère pour rien ; Nathan et Haley se marient enfin ; Brooke gifle Peyton (ALLELUIA) avant même d’apprendre de la bouche d’un Lucas stupide qu’elle a encore embrassé son mec, Mouth regrette Rachel qui regrette Coop, Karen est enceinte. Beaucoup de montages musicaux pour une fin excellente et riches en drama, forcément. Les scénaristes profitent de chaque occasion qu’ils ont créé avec beaucoup de vices, surtout concernant les grossesses de Karen et… allez savoir, Brooke, Haley, Rachel ? Et comme personne n’attache sa ceinture dans cette série, il fallait bien un accident…

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EN BREF – C’était largement mieux cette saison, malgré une inégalité certaine entre les épisodes. Il y a ceux qui sont lents et n’avancent à rien, puis d’un coup ceux qui bouleversent toute la dynamique de la série. Les scénaristes n’ont vraiment plus froid aux yeux après trois ans et enfoncent toutes les portes ouvertes que le drama leur laisse. Et je dois dire que ça fonctionne plutôt pas mal. Si la saison 2 m’a laissé une forte impression d’ennui et de qualité très faible, cette saison 3 me donne au contraire l’image d’une saison qui se dévore assez vite avec des épisodes forts, comme la fusillade ou ce final bien plus marquant qu’un petit incendie de rien du tout. Je ne me souvenais pas du tout de cette grossesse en suspension, c’est assez bien joué je trouve et ça donne envie d’aller découvrir la saison 4, bien plus en tout cas que ce petit accident de voiture.

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