Club de Cuervos (S03)

Synopsis : La saison 2 se terminait sur une jolie promesse pour la suite, puisque Chava et Isabel devenaient co-propriétaire du même club, en première division à nouveau. Il y a fort à parier que le frère et la sœur vont s’entretuer à la tête de ces nouveaux cuervos. Mary-Luz s’était barrée après s’être confronté à Chava, Potro était blessé, Aitor avait aidé Chava à racheter le club, Felix avait trahi les Iglesias pour mieux se retrouver à leur botte après le rachat par Aitor et Chava… Il démissionnait donc, pendant que Potro demandait Julie en mariage, sur le tournage d’un porno. Oh, oui, c’était le bordel.

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Pour commencer, mon week-end en séries est définitivement bien polyglotte puisqu’après le portugais de 3% hier, je me lance dans l’espagnol avec cette saison 3. Cela fait plus d’un an que je l’attendais et je suis super impatient d’enfin découvrir la suite des aventures de mon club de foot préféré – ce n’est pas compliqué pour eux en même temps, je ne regarde pas le foot.

La saison 2 s’était d’ailleurs plus recadrée sur le foot avec les histoires entre les différents clubs et les matchs résumés en 5 minutes. J’espère que ça continuera dans cette optique, car ça leur réussissait vraiment bien.

Comme l’an dernier, il n’y a que dix épisodes à savourer dans cette saison, autant dire que ça m’occupe tout un dimanche et qu’il faut ensuite attendre un an, en espérant un renouvellement de la série.

Oui, je dis ça avant même de commencer la saison.

Note moyenne de la saison : 17/20

01Épisode 1 – La tercera generacion – 17/20
Cuervos Negros Salvajes de Nuevo Toledo (FC).

Les premières secondes me replongent immédiatement dans la série et son ambiance avec les premières notes du générique. Que j’aime cette série et Nuevo Toledo, que je n’aime pas trop ce flashback qui me laisse perplexe.

On y a pourtant le droit tout l’épisode et il faut se rendre à l’évidence, cela aura une incidence sur le présent. Nous voyons donc le père d’Isabel et Chava se lancer dans la parfumerie.

Dans le présent, nous retrouvons les Iglesias frère et sœur faisant équipe pour la réouverture de la savonnerie, en compagnie de l’insupportable cousin. Très vite les problèmes entre le frère et la sœur ressurgissent, que ce soit pour couper le cordon, choisir le nouveau nom du club ou pour savoir qui aura le bureau du père. J’adore, l’humour est excellent dans cette série, même si c’est toujours très simple.

Isabel et Chava ne réussissent pas à garder le stade et s’engueulent, devant Hugo Sanchez et Carmelo, faisant tout ce qu’ils peuvent pour plaire à leurs patrons. Est-ce que c’est un ship ? Peut-être. Nous les voyons sympathiser, Hugo Sanchez racontant sa vie absolument terrifiante : il avait une coloc de 90 ans, avec qui il a couché quand il avait 14 et elle 80. Et ce n’est que le haut de l’iceberg, c’est géant autant que gênant.

Tout cela ne décourage pas Carmelo de demander une place dans la colocation… Qui est en fait une maison de retraite. Je ne sais pas où les scénaristes vont nous chercher ça, mais c’est excellent.

L’avantage d’avoir un ennemi commun, c’est que ça unit le frère et la sœur. Rafael cite Walter Bazaar pour convaincre les dirigeants du club qu’il faut lâcher le club. Cette écriture de la série m’avait vraiment manqué, avec des running gags excellents. Les Iglesias doivent se mettre d’accord sur tout un tas de choses et j’aime que les scénaristes ne traînent pas à aller sur ce terrain-là, avec des ententes improbables entre eux. Ils auraient pu faire le choix de tout changer dans l’entre saison, mais non, nous assistons à l’entre saison.

À remuer ciel et terre pour récupérer le stade, Isabel et Chava risquent un retour en deuxième division, ce qui fait qu’ils ont besoin de l’appui des médias pour récupérer le stade. C’est excellent : un montage rapide nous les montre s’arranger pour récupérer le Nido Negro. Le gouverneur cède sous la pression publique, mais comme sa femme n’est pas d’accord, ce n’est que le début de la merde pour eux.

Effectivement, le gouverneur change d’avis, ce qui énerve Chava qui fait une nouvelle déclaration publique contre celui-ci. Énervé, le gouverneur fait cesser les activités Iglesias. Aussitôt, l’oncle d’Isabel et Chava décide… de retirer son financement de l’équipe. Outch.

Le seul problème de cet épisode se déroulant dans l’entre-saison, c’est que les joueurs mettent trop de temps à débarquer ; se contentant d’une interview pour réclamer le stade. La politique est très clairement au cœur de la saison avec un cliffhanger étonnant : Chava décide de se présenter au poste de gouverneur. Excellent.

02.jpgÉpisode 2 – El Tratado de Versailles 14 – 17/20
No voy a prostituar mi camiseta

Les flashbacks reprennent dans cet épisode. C’est bien dommage, car ça ralentit le rythme de la série je trouve. Cela permet de découvrir que le père avait le même caractère que Chava. Nous assistons à sa rencontre avec Gloria et à la manière dont il a monté son business. Je dois avouer que ça ne me passionne pas vraiment.

Les Iglesias recherchent désormais un nouveau stade et ça provoque là encore des remous : ils ont surtout des problèmes d’argent. Comme toujours, Chava revient avec une proposition qu’il ne connaît que trop bien : il propose l’achat d’un joueur européen plus que reconnu, Pizarro. Un Aitor bis ? Isabel n’est pas fan. Les disputes reprennent et cette fois Rafael n’en peut plus. Il emmène le frère et la sœur… en thérapie de couple. L’idée est juste brillante, mais cette fois-ci plus attendue.

Pizarro est introduit comme le sont tous les gros joueurs dans la série : c’est une tête brûlée à qui tout est dû. Il s’entend bien avec Rafael et accepte donc de venir jouer pour les Cuervos. Cela permet à Isabel et Chava d’avoir un coup de fil sans s’engueuler.

Nous retrouvons enfin les joueurs dans cet épisode, mais ceux-ci s’inquiètent précisément de ne plus être joueurs pour l’équipe. Ils n’ont reçu aucune proposition alors que la saison approche. La nouvelle de l’arrivée de Pizarro fait rapidement le tour des joueurs et Hugo Sanchez aggrave la situation en contactant Cuau pour que tous les joueurs se ramènent à une soirée de bienvenue pour Pizarro.

Bien évidemment, Chava fait n’importe quoi, il devait se tenir à l’écart des joueurs et ça aurait probablement été mieux. La soirée part en vrille à l’arrivée d’Isabel Cantu. La soirée n’était déjà pas au top au début, avec de l’alcool à flots. La bagarre est la goutte d’eau pour Pizarro qui décide de ne plus jouer avec l’équipe, ni de travailler avec Chava. Bref, il veut démissionner avant même de commencer.

C’était sympa de retrouver l’ambiance de fête de la série et de voir le profil de Pizarro totalement différent de celui des joueurs habituels de la série. Le cocktail est explosif, mais je ne suis pas sûr que ça mène vraiment quelque part.

Rafael remue ciel et terre pour le garder, mais ce n’est pas gagné. Il transfère Tony, vire Cuau et fait tout pour garder Pizarro. Je ne suis pas sûr d’être d’accord avec cette décision. C’est probablement la meilleure pour le club, mais pas pour le club, ni la série.

Cet épisode voyait aussi Hugo Sanchez monter en galon, je me demande comment ça évoluera tout ça. Il y a de bonnes perspectives pour les huit épisodes restants, surtout que Rafa a clairement des choses à cacher à Mexico. Isa a la mauvaise idée de s’y rendre et de le découvrir en charmante compagnie. Son premier réflexe ? Elle vire Rafa. Moi, je m’énerverai avant, mais admettons.

03.jpgÉpisode 3 – La Pedaceria – 18/20
Empieza con « Pi » y termina con “zarro”.

Moisés est de retour dans la série ! Je ne m’y attendais pas et c’est génial de le revoir. Il a tout de même 33 ans, mais ne veut toujours pas partir en retraite. Il vit une vie de rêve et de fêtes, ce qui est cool bien sûr, sans pour autant être ce qu’il souhaite.

Isabel débarque en pleine réunion entre Fede et Chava pour leur annoncer qu’elle a viré Rafa. Cela ne les empêche pas d’aller à Acapulco pour annoncer l’arrivée de Pizarro dans l’équipe. Le truc, c’est que Rafa étant viré, Pizarro ne vient plus. Et par conséquent, aucun joueur ne veut venir dans l’équipe. C’est depuis l’avion qu’ils apprennent la nouvelle, et c’est une des meilleures scènes de la saison, car tout part en vrille en quelques minutes. Après deux épisodes à les voir gérer, c’est frustrant.

Arrivés à Acapulco, les Iglesias cherchent un moyen de sauver leurs fesses, comme toujours. Ils revendent Potro – mais celui-ci est toujours blessé.

Potro passe voir Julie sur son tournage pour récupérer des dopants, puis demande à Hugo Sanchez de l’aider dans une scène à mourir de rire.

Rafa appelle tout de même Isa pour s’excuser par rapport à Pizarro. C’est au beau milieu du salon qu’Isa a droit à ses explications. En voulant trouver un endroit calme, elle s’enferme en-dehors du salon. Bien joué. Quant aux explications de Rafa, elles n’ont rien d’original, évidemment.

Le coup de téléphone est on ne peut plus stressant : Isabel l’écoute à peine car elle doit trouver un moyen de retourner dans le salon. Le problème, c’est qu’elle oublie son badge et fait deux fois le tour du bâtiment. Pendant ce temps, Chava est incapable de comprendre ou signer les contrats. C’est une journée de merde de plus pour les Cuervos qui se retrouvent à embaucher non pas les joueurs étrangers comme ils voulaient, mais les joueurs mexicains.

C’est plutôt marrant car tous les joueurs finissent par venir les voir pour obtenir une place. Ils se retrouvent avec une équipe médiocre. Quant à Potro, il est vendu pour 600 000$, mais le médecin qui l’a examiné réclame la moitié de la somme.

Avec tant d’emmerdes, le frère et la sœur se retrouvent de nouveau à s’engueuler avant que Chava comprenne que sa sœur a surtout besoin d’amour.

Le duo Isa/Chava a toujours été au cœur de la série, mais cette saison est excellente car elle ne vise qu’à les rapprocher enfin. Le vrai problème, c’est qu’on n’a plus Mary-Luz et que les joueurs sont énormément laissés de côté. Si les épisodes sont super bons et drôles, ça devient frustrant à force de ne pas voir la moitié du casting et de suivre l’embauche de plein de nouveaux personnages. Dans les bonnes nouvelles, Cuau n’est finalement pas viré et Moisés se fait avoir par Eliseo qui accepte de le refiler aux Cuervos pour qu’il joue en équipe nationale. Il leur reste au moins deux bons joueurs comme ça.

04.jpgÉpisode 4 – ¿Por placer o negocios? – 16/20
Vete de aqui por favour.

La série a l’excellente idée de repartir trois ans en arrière et ça fonctionne à merveille : lors du pilot, Chava avait menacé un journaliste, Jose Luis Lavalle, de détruire sa carrière et son visage s’il sortait les photos d’une soirée trop arrosée (on va dire ça comme ça) avec ses joueurs. Bien sûr, maintenant qu’il se lance en politique cette intrigue se devait de revenir sur le devant de la scène.

Cela fonctionne car nous voyons rapidement la vie du journaliste en question : il a nourri sa haine de Chava pendant trois ans, sa démission ruinant sa vie et le faisant divorcer, allant même jusqu’au point où il envisage le suicide. Par chance pour lui, Chava lui donne une chance de se venger.

Du côté des Cuervos, nous voyons enfin les joueurs. Cuau et Moisés sont heureux de se retrouver et le montre à leur manière : Moisés est en pleine dépression. Les nouveaux joueurs promettent de bonnes blagues : Benito « El zombi » avec son souffle au cœur, Axel Carmenara, fils d’un joueur connu qui a une tête plus grosse qu’Aitor, Julito Cervera et ses problèmes de morsure ainsi qu’El Pepenador, éboueur sont tous présents pour une fête de présentation qui se termine sur un échec de communication avec deux corbeaux refusant de s’envoler.

Par conséquent, les médias investissent beaucoup moins sur cette équipe à rabais. Chava lance une stratégie de concurrence entre les chaînes pour obtenir la meilleure offre possible. Le problème avec son plan, c’est que le journaliste devenu bloggeur revend les photos de la soirée d’il y a trois ans et qu’il est forcé de lâcher Isabel en plein milieu du plan pour gérer cette crise.

Elle est alors forcée de flirter avec le directeur de la chaîne qu’elle rencontre, ignorant tout du scandale. Il n’empêche qu’elle vient juste de se séparer de Rafa, donc elle culpabilise de draguer un autre homme. Sa meilleure amie la rassure, lui rappelant qu’elle est libre et qu’elle s’est fait tromper par Rafa, certes, mais au moins qu’il couchait avec une femme, pas un homme comme son mari. La blague passe à merveille, c’est génial.

Isabel finit par accepter une offre ridicule et couche avec le patron de Maxivision. Pendant ce temps, le parti conservateur au nom duquel Chava se présente prend mal l’apparition des photos, bizarrement, et lui laisse 48h pour trouver une solution. Pas évident.

Le lendemain, Isabel engueule Chava qui l’a laissé tomber, mais lui aussi a beaucoup à reprocher à sa sœur concernant la photo normalement enterrée. Finalement, Chava fait appel à Patty pour redorer son image et ça fonctionne super bien.

Isabel accepte une meilleure offre media que Maxivision, celle de Televisol. Frustrée, elle retourne auprès de Javier de Maxivision, pour tenter de récupérer le coup. Il le prend super mal, forcément, et contacte la concurrence pour raconter les pratiques douteuses d’Isabel. Autant dire que ça finit mal pour les Cuervos, laissés sans contrat télé.

Pendant ce temps, Cuau et Moisés partent à la recherche d’une soirée organisée par Rafa Marquéz.C’est une drôle de soirée avec tout un tas de joueurs : le but ? Organiser un syndicat de joueurs pour contrer les pratiques crapuleuses de la Ligue : le mouvement #10/8 est en marche. Moisés ne veut pas en entendre parler, mais Cuau suit le mouvement à fond, essayant de convaincre

Il y a toujours un bon humour dans la série, entre les mimiques désespérées d’Isabel et les contrastes violents voulus entre les joueurs à succès et les joueurs de rue. Le Mexique, quoi. Certes, le budget effets spéciaux n’est pas au point, mais ça participe à l’humour de la série, je trouve, leur photomontage cheap me font toujours sourire.

L’épisode était plus lent je trouve et j’ai légèrement moins accroché. N’empêche que ça reste intéressant à suivre et que le cliffhanger est aussi marrant que surprenant : Chava est recontacté par Isa Cantu qui lui propose un rencard.

05.jpgÉpisode 5 – El regreso a casa – 16/20
Pues yo soy Aladino, güey, y estoy a punto de meterte mi lampara hasta que salga el genio.

Un rencard ? Que je suis gentil ! Isa Cantu veut juste coucher avec Chava (ils ne me simplifient pas la critique à l’appeler Isa aussi purée, mais ils en jouent aussi) au beau milieu du salon familial… ignorant que son père les observe. Ce fou rire que j’ai eu !

À 29 jours du match d’ouverture, les Cuervos n’ont pas de contrat télé, de sponsor, de stade, de supporters ou de subventions. Ou de joueurs. Ou de Rafa. Ou d’oncle Luis pour lui demander de l’aide. Par chance, ils ont un Chava qui couche avec une fille de riche et un riche qui, même s’il l’a menacé avec un joli couteau, semble bien l’aimer. De là à demander de l’argent, il n’y a qu’un pas qu’il franchit sans hésiter. Terrifiant comme idée.

Du côté de l’entrainement, ça ne se passe pas à merveille. Moisés prend mal de se retrouver dans une équipe si amateur. C’est plutôt marrant à voir. Il est pourtant censé être le capitaine, mais ça ne le motive pas à fond

À 25 jours, ils apprennent qu’Adidas n’a pas envoyé les maillots, mais ils signent avec les Cantu. L’argent coule à flots, quitte à devoir envisager un mariage avec Isabel, ou faire d’Isabel la stagiaire d’Isabel. C’est à mourir de rire, surtout quand Isa Cantu se pointe à moitié à poil pour son premier jour et que Carmelo ne s’en remet pas. Je ne sais vraiment plus quoi faire des personnages de Carmelo et Hugo Sanchez côté romantique, je dois dire, mais ils me font tellement rire.

À 19 jours, l’entraînement est toujours une catastrophe et les investisseurs sont frileux, malgré l’appui de Cantu. Il faut dire que Moisés ne donne pas envie : Chava tente donc de recoller les morceaux avec lui, morceaux brisés par Aitor à l’époque. Ce n’est franchement pas gagné.

Pour rassurer les investisseurs, il faut remplir les stades ce qui n’est pas gagné non plus vu la méthode d’Isabel pour les remplir. J’ai plus confiance en Isa Cantu et sa nouvelle mascotte, déjà, même si elle semble gagner la confiance de Chava beaucoup trop rapidement. Ils font un joli couple, mais ça me rend suspicieux malgré tout. Sinon, Adidas refuse de faire les maillots des Cuervos, l’équipe ne méritant pas le sponsorat selon la marque. Bim.

À 17 jours, la série nous révèle que Isa Cantu doit prendre des médicaments, ce que son père surveille de près. Voilà, rien n’est fait pour qu’on la sente sérieusement.

À 15 jours, Isabelle apprend la vérité sur Adidas à Chava. Tout part en vrille : Moisés se bat avec le reste de l’équipe. Comme toujours dans les séries, toucher le fond permet à Chava et Isabel d’avoir des idées pour relancer l’équipe. Le problème, c’est que de son côté, Isa Cantu change la mascotte et prend les appels d’Isabel en se faisant passer pour elle, ce qui hurle au massacre.

Le jour du match, l’équipe s’apprête à jouer avec les anciens maillots scotés pour cacher les logos Adidas qui se fait une pub de dingue dans cet épisode. Isabel débarque à temps avec les maillots, mais est confrontée à un insupportable Moisés. Dire qu’il me manquait l’an dernier, il est juste un gros chieur dans cette saison. Cuau récupère le brassard de capitaine et l’on joue enfin au foot dans cette saison. Ce fut long à venir quand même.

Finalement, la mascotte d’Isa Cantu est parfaite… mais elle ne plaît pas trop à Isabel. Forcément. J’espère qu’elle ne va pas redevenir super chiante pour si peu.

06.jpgÉpisode 6 – Nuestro Cuau – 15/20
Nadie me esta llenado la cabeza de mierda. La tengo completamente vacia.

C’est reparti pour un flashback, en 1979. Je n’aime pas du tout cet ajout de la saison 3 et j’avais même déjà oublié qu’ils nous embrouillaient avec ça cette année. Maintenant que tout va bien dans le présent, il faut sûrement un truc passé pour leur péter à la gueule. Cet Iglesias du passé passe donc un deal avec un amérindien, qui l’arnaque à chaque fois plus. Du coup, il finit par le tuer. Tout simplement.

La série reprend au troisième match de la nouvelle équipe et cette fois Isa Cantu parle clairement de « son équipe ». Il n’en faut pas plus pour énerver Isabel, mais par chance pour elle ce n’est pas terminé : Cantu père demande à Isabel de former son Isa, qui doit devenir son ombre.

La journée ne fait que commencer pour Isabel qui découvre ensuite le mouvement #10/8 de Cuau. C’est mal barré.

Isabel ne supporte plus Isa Cantu alors qu’elle fait plutôt du bon boulot (que ce soit sur snap ou Tinder… j’aimerais que la série fasse un aussi bon job sur snapchat) et doit gérer aussi le problème Cuau, qui paraît drôlement bon.

Suite à l’action de Cuau, les deux Isabel sont appelées à un conseil pour virer Cuau, mais ce n’est pas le plan de la Iglesias bien sûr. Isa Cantu est là pour écouter sans rien dire, mais comme elle connaît tout le monde et qu’Iglesias s’en tire super mal, je m’attendais à voir la jeune réagir bien plus vite. Finalement, elle attend d’être en voiture avec Isabel pour en parler et tenter d’imposer son pouvoir. Cela ne plaît toujours pas à Isabel, mais en même temps, je la comprends, je n’aurais pas envie non plus de virer Cuau à sa place.

Pendant ce temps, la campagne politique continue. Chava est officiellement contre Beatriz Diaz Gomez, mais les intentions de votes sont plutôt en sa faveur malgré tout. Il n’empêche que la politique est un boulot compliqué. Le tournage de son spot publicitaire est une vraie torture pour lui.

Beatriz aide le journaliste qui déteste Chava à trouver des informations sur la famille. Ça craint complétement, vu le flashback du début d’épisode.

Chava apprend tout de même par Isa Cantu que sa sœur s’oppose à la ligue et ça ne lui plaît pas du tout. Cela nous conduit bien sûr à une nouvelle dispute entre le frère et la sœur, suivi d’une dispute entre Hugo Sanchez et Carmello, à propos de leurs patrons. C’est tout de même bien écrit car la dispute est aussi fluide entre eux qu’entre leurs patrons, à la différence qu’eux sont en maison de retraite. Ils finissent par tomber d’accord que le problème est Isa Cantu. La pauvre, décidément !

De son côté, Cuau continue son délire de 10/8 et se fait virer comme un malpropre par Chava grâce à Cuervy, la mascotte mise en place par Isa Cantu. Le problème, c’est que sans Cuau, l’équipe part effectivement en vrille comme l’avait prévu Isa. C’est une défaite qui survient pour les Cuervos au match suivant, au grand désespoir d’Isa Cantu. Isabel Iglesias roule sur cette pauvre mascotte et Jose Luis Lavalle poursuit son enquête qui le mène à l’avenue Salvador Iglesias. Sacré cliffhanger.

Tout cet épisode paraissait être une sacrée transition et je ne sais pas bien vers quoi on se dirige désormais : l’équipe ne ressemble vraiment plus à ce qu’elle était en saison 1, le frère et la sœur sont de nouveau ennemi et Isa Cantu amène son lot de problèmes.

07.jpgÉpisode 7 – Iglesias y Estado – 16/20
Soy TU Messi !

L’épisode débute onze semaines avant l’élection avec un Chava qui renie ses vraies idées, prétend vouloir réunir l’Église et l’État et être heureux d’embrasser des bébés qu’il fait ensuite tomber à terre. Merveilleux.

Cette intrigue de campagne politique éloigne un peu trop Chava je trouve et c’est dommage, même si Isa Cantu est là pour prendre son rôle. Lui est trop préoccupé par la politique et par son oncle qui ne reçoit plus de subventions. Il se lance donc dans une campagne d’improvisation où il promet l’impossible et, bizarrement, ça fonctionne bien comme par hasard. Un calvaire pour son directeur de com.

La série nous ajoute un vloggeur politique qui fait de Chava un Trump bis et c’est à mourir de rire. Chava est alors obligé d’écouter son directeur de com, et il était temps car nous en sommes désormais à 9 semaines de l’élection. L’épisode se déroule bien vite dans sa chronologie, pas le temps de s’ennuyer, contrairement à Chava qui finit par criser dans sa campagne et foutre une baffe à Hugo Sanchez pour tuer une mouche. C’est tout de suite le buzz sur les réseaux sociaux.

Pour se rattraper, à huit semaines de l’élection, il demande à Hugo Sanchez de le frapper. Tout ça lui permet de… conserver son avance dans les sondages, celle qu’il avait avant de commencer.

Dans les stades, les supporters réclament Cuau, ce qui fout tout le monde dans la merde, alors que les joueurs continuent de perdre en l’absence d’un meneur. Isa Cantu ne se démonte pas de sa décision, mais lorsqu’elle croise Rosalinda, une « amie », et Manuel, son ex. Elle essaye de mener son jeu comme elle peut et fait des déclarations qu’elle risque bien de regretter.

Isabel et Fede se lancent en quête d’un nouveau meneur sans parvenir à en trouver un. Les entretiens d’Isabel avec l’équipe sont hilarants jusqu’à ce Moisés demande à ce que Fede soit viré et qu’Isabel découvre qu’Isa Cantu a modifié le nom de l’équipe sur les réseaux sociaux, virant Nuevo Toldo. Les deux se lancent dans un nouveau conflit hilarant, Isabel étant larguée concernant internet.

Fede et Isa décident donc d’envoyer tous les joueurs de psy en thérapie, comme ça a bien fonctionné pour les dirigeants lors du traité de Versailles. La scène est marrante et développe enfin les nouveaux joueurs, qui apprennent à se connaître.

Pendant ce temps, Moisés traverse une nouvelle crise d’égo quand il comprend qu’il est mis de côté dans l’équipe nationale. C’était un peu obligatoire, ça. Il passe ainsi une journée à ne servir à rien dans un tournage de publicité, mais continue de faire sa mauvaise tête avec le reste de l’équipe.

Caua découvre subitement qu’il n’a pas d’agent maintenant qu’il en a besoin. Celui qu’il pensait être son agent a toujours été une imposture et il se retrouve dans la merde… Il devient ainsi chauffeur de taxi.. et décide d’accepter une interview radio pour accuser la ligue et les Cuervos. Ca va saigner.

De son côté, Rafael accepte une interview du bloggeur, Jose Luis Lavalle, dans laquelle il défend Isabel. Jose Luis ne se laisse pas démonter pour autant et continue de creuser, alors que Isa Cantu n’améliore pas la situation du club non plus. Isabel veut la virer, mais bien sûr le père Cantu refuse et lui fait savoir. Elle manipule totalement son père la petite.

C’est finalement le Zombie qui décide de prendre la position de leader après un nouveau refus de Moisés qui fait bien trop de merde cette année. Évidemment, ce qui devait arriver arriva : le Zombie réussit à faire gagner le match aux Cuervos, mais il le paye de sa vie. Son souffle au cœur le rattrape. Cette violence…

Beaucoup de perspectives pour foutre la merde dans les épisodes à venir.

08.jpgÉpisode 8 – Puebla – 16/20
Y necesitas descansar, un break ?

12 semaines de matchs, une crise cardiaque et… huit points. Tous les joueurs passent donc devant Moisés pour s’écraser, en compagnie aussi de Fede. Et cela suffit. Ils font quand même s’excuser aussi le Zombie, désormais en fauteuil pour s’en remettre. Cela suffit à ce que Moisés fasse remonter l’équipe dans le classement. Oui, mais…

La pub Corona est diffusée à la télé, et il découvre qu’il n’en fait pas partie, entouré du reste des Cuervos qui se moquent aussitôt de lui – et il y a de quoi, vu comment il les a traités. Après sa crise cardiaque, le Zombie n’a que quelques semaines d’arrêt et reprend déjà.

De son côté, Cuau accepte une interview dans laquelle il charge comme prévu la ligue. Il reprend son boulot de chauffeur Uber où on lui propose un poste politique. La vie lui sourit. Le voici qui se lance dans la campagne pour le poste de gouverneur à six semaines de l’élection.

Pendant ce temps, la campagne politique repart donc de plus belle. À sept semaines, Chava pète un câble et décide de retourner à Nuevo Toledo, alors même qu’il est en train de perdre dans les sondages. Son retour ne peut se faire dans le calme, puisque les retrouvailles avec Isabel sont évidemment loin d’être calmes.

Carmelo appelle Hugo Sanchez à la rescousse. Les deux mettent au point un plan pour envoyer en thérapie le frère et la sœur. Cela fonctionne, mais c’est sans compter sur Isa Cantu qui lui retourne le cerveau pour lui montrer que Puebla est une bien meilleure ville que Nuevo Toledo. Ah heureusement qu’il devait lui parler pour lui faire entendre raison. C’est tout l’inverse qui se produit et Chava tombe amoureux de Puebla. Il se fait toujours mener en bateau par les nanas.

La vie de Moisés, à l’image du club, est loin d’être un fleuve tranquille et il continue d’être ridiculisé par l’équipe nationale. Il n’est pas sélectionné pour jouer contre l’Uruguay. En pleine déprime, c’est Isabel qui finit par le convaincre de reprendre du poil de la bête et d’aller jouer. C’est une nouvelle victoire pour l’équipe, grâce à la présence de Moisés, redevenu capitaine.

L’épisode ose aussi repartir dans un nouveau flashback, cette fois pour introduire la mère de Chava. La mère d’Isa est loin d’être stupide et comprend tout de suite les choses. Les engueulades sont violentes et se font à portée d’oreilles d’une Isa bien mal castée niveau ressemblance. Salvador quitte donc femme et fille quand il apprend que sa maîtresse attend un garçon. Sympa, pas étonnant qu’Isa soit aussi frustrée de la vie.

Il faut dire qu’elle n’est pas aidée par son demi-frère qui laisse Isa Cantu faire sa pub des Cuervos de Puebla et lui ruine la victoire.

09.jpgÉpisode 9 – Inocencia Interrompida – 18/20
Hora de crecer, Simba.

À 5 semaines des élections, Chava perd encore des voies dans les sondages. Hugo Sanchez et Carmelo arrivent ensemble au travail, craignant qu’on ne les voie ensemble, ce qui est beaucoup trop drôle. Ce sont eux qui se font engueuler par le directeur de communication de Chava, mais en même temps celui-ci n’en a plus rien à faire de la campagne.

Il en parle à son futur beau-père qui lui conseille de tout arrêter car c’est bien plus simple. C’est amusant cette relation entre eux. Chava a clairement trouvé un père de substitution dans l’affaire. Isa apprend alors de Carmelo que son frère s’est retiré de la course. Franchement, tant d’épisodes sur la campagne pour en arriver à ça, c’est frustrant.

Isabel reprend ses bonnes vieilles habitudes de stalkeuse grâce à Carmelo et s’intéresse à la vie d’Isa Cantu, découvrant l’existence de Manuel et Rosalinda. Elle s’occupe donc de contacter cette dernière pour avoir des informations, forcément.

Elle révèle tout à Chava en thérapie, où la psy prend le côté d’Isa si l’on peut dire, mais ça ne sert pas à grand-chose. En effet, même si la psy a la même analyse que moi concernant son beau-père, c’est fou, il décide de demander Isa Cantu en mariage dès le lendemain. Chava et la précipitation, c’est toute une histoire.

Il s’enfuit donc énervé de chez la psy et demande à Hugo Sanchez de se débrouiller pour qu’il ne voit plus Isabel au bureau, pour qu’il réserve une table dans un restaurant chic et surtout pour ne pas se confier à son petit ami Carmelo. Hop, ça s’est fait. La relation entre ces deux-là est tellement floue en même temps. C’est une bonne trouvaille de cette saison, je ne me souviens pas que c’était aussi ambigu l’an dernier.

Isabel se retrouve donc déprimée et seule chez elle. Elle appelle Javier, couche avec et découvre qu’il s’est remis avec sa femme après coup. Bim, retour de la dépression et elle décide enfin de parler avec Rafael. J’ai cru que nous n’aurions jamais droit à cette scène entre les deux. Il est bon de les voir enfin communiquer, surtout que j’adore le personnage de Rafael. Ce qu’il dit est loin d’être faux, j’aime beaucoup l’analyse censée qu’il a de son couple. Oui, parfois il faut aimer pour être aimé, et c’est tout le problème d’Isabel.

Cette séparation du couple est un déchirement, tout simplement, alors que de son côté, Chava organise sa demande en mariage. Le problème, c’est qu’Isabel reçoit un mail d’Armando Cantu destiné à sa fille. Décidément, c’est une manie de confondre les deux Isabel, j’adore.

J’adore moins le contenu du mail qui révèle que Chava est bien manipulé par Isa Cantu et Armando. Il est en pleine demande en mariage sur Periscope, c’est donc trop tard pour qu’Isabel le prévienne. La demande en mariage se déroule sans problème, mais quelques secondes plus tard, Isabel parvient à informer Hugo Sanchez de ce qu’il se passe. Celui prévient Chava et la scène qui suit est tout simplement déchirante.

Sans grande surprise, Chava se débarrasse à son tour d’Isa Cantu. Celle-ci ne le supporte pas et termine en crise de nerfs, hurlant qu’elle ne veut pas retourner en hôpital psychiatrique et confondant Chava avec ManueL. Triste, surtout que je m’étais attaché à Isa Cantu. Et en plus, Armando va clairement très mal vivre ce que Chava fait à sa petite fille, donc je ne donne pas cher des Cuervos pour la fin de saison.

10.jpgÉpisode 10 – El Corazon de Nuevo Toledo – 20/20
– Y ahora le quieren quitar lo unico que para elle tiene un proposito.
– No, pero nadie le va a quitar el iPhone.

Comme si les histoires avec les Cantu ne suffisaient pas, Jose Luis Lavalle retrouve l’emplacement de la tombe de l’amérindien tué par Salvador Sanchez grâce aux confessions de la femme de son homme de main (ce dernier avait été payé pendant des années, jusqu’à la mort de Salvador ; comme ça s’est arrêté, elle n’a eu aucun remords à tout lui raconter – et moi, j’ai oublié de le raconter dans ma critique).

Chava revient au bureau complétement dépité et s’excuse auprès d’Isa qui a la grandeur de faire de même après l’avoir traité de bâtard dans l’épisode précédent. Ce n’est qu’une petite étape de tout ce qu’il reste à faire dans l’épisode : Chava décide logiquement de reprendre la campagne électorale et Armando demande tout aussi logiquement un remboursement des frais engagés. Bien sûr, il abuse car il est en tort et accuse les Iglesias, mais bon.

Ces derniers ont trois mois pour sauver l’équipe, un mois pour l’élection. Pour rembourser, ils comptent sur le bonus des éliminatoires, mais pour l’avoir, les Cuervos doivent gagner quatre matchs, ce qui n’est pas encore fait quand même. Cela permet de revenir enfin au foot dans la série. Je ne suis pas très foot, je l’ai toujours dit (mais après tout Chava non plus), mais cette série en a besoin pour survivre à son meilleur et ça a manqué cette saison.

Rapidement, il est confirmé que l’équipe reste en première et Pepenador devient une star du foot en arrêtant tous les buts. La victoire fréquente des Cuervos fait remonter les intentions de votes en la faveur de Chava. Forcément, ce dernier profite du succès de Pepenador pour sa campagne. Pepenador est super drôle et il est bon de voir enfin les joueurs et les patrons unis.

Ils font même des vidéos de campagne ensemble. Le dernier match est ainsi décisif : forcément, les Cuervos sont contre les Tarantulas et l’enjeu politique est énorme. Du coup, les adversaires politiques de Chava en profitent et font disqualifier Pepedora car celui-ci n’a pas d’agent affilié à la FIFA. Et oui, il a l’agent de Cuau… C’est bien joué, on sent la saison écrite à l’avance quand même.

En revanche, les fonds verts ratés du stade lors de l’arrivée d’Isa et Chava, c’est dommage. Sans Pepenador, l’équipe doit être remaniée et tout se fait au dernier moment, surtout quand le gardien prévu craque. Par conséquent, le Zombie demande à revenir en attaque, malgré les risques.

Les scénaristes parviennent donc à créer un match plein de tension comme nous n’en avions plus vu depuis la saison 2, un match qui oppose Pizarro à Moisés et qui doit se terminer au mieux par un match nul des Cuervos, puisque les Iglesias n’ont pas d’autres solutions pour sauver l’équipe (et la ramener à Nuevo Toledo au passage).

Sans grande surprise, mais avec beaucoup de soulagement, Axel est un gardien excellent qui arrête toutes les balles et permet même au Zombie d’aller marquer le but décisif de la victoire. Que de stress, les amis !

Comme tout va bien, le coup bas vient de Jose Luis Lavalle qui retrouve le corps de Crispin Moreno, et je ne fais le lien que maintenant avec Manny, le chauffeur de Chava. Autant dire que si pour l’équipe tout va bien, c’est d’un coup la merde en politique. Cuau et Beatriz en profitent pour mettre des couteaux dans le dos de Chava.

Hop, à une semaine des élections, même Cuau passe devant Chava. C’est la merde et même Patty se fait avoir par Jose Luis Lavalle, la pauvre. Face à la catastrophe de ce qui se produit, les mères de Chava et Isa leur donnent rendez-vous pour tout leur expliquer. Au passage, Chava apprend qu’il est bien né d’un adultère alors qu’il s’était toujours cru prématuré. Pas facile.

Cette fin de saison est profondément dramatique et n’est pas sans me rappeler la fin de saison 1. Isabel retrouve le soutien de Rafa et elle en a bien besoin. Personne ne vient bosser au club et, cerise sur le gâteau, leur oncle leur apprend qu’il se barre à Dubaï. Il a peur de se faire arrêter pour complicité du meurtre… et leur donne toutes les infos dont ils ont besoin pour faire tomber Beatriz et son mari. Le père d’Isa et Chava n’était pas l’ange qu’on nous vend depuis le début de la série, évidemment. Il a en fait organisé du trafic et du blanchiment d’argent pendant des années avec le gouverneur actuel.

Cette bombe sur la mythologie de la série n’est qu’à moitié surprenante et permet au Cuervos de passer un accord avec Cuau. Pour lui permettre d’être gouverneur, il lui donne les documents, en lui demandant tout de même de ramener les Cuervos à la maison. Sacré merdier politique.

Le jour de l’élection arrive et tout le monde est sûr de voir Cuau gagner. Le gagnant l’emporte avec 60% des voix et est bien Cuau. C’est un sacré final qui permet au Cuervos d’avoir leur victoire. J’ai bien cru à une fin de série, mais non, la fin est intenable : alors que les Cuervos seront de retour à Toledo, Armando bloque les paiements des bonus sur lesquels comptaient Isa et Chava. Par conséquent, ils n’ont pas les fonds pour le payer… Outch.

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EN BREF – Une nouvelle année se termine déjà pour les Cuervos. J’ai aimé cette saison et espère une suite, j’espère que Netflix ne les lâchera pas. Cette année s’est beaucoup éloignée du foot et a mis plus de temps à se mettre en place, ce que je trouve tout de même dommage. La saison 2 avait su trouver un bon équilibre entre tout ça je trouve. Les coulisses sont sympathiques à suivre néanmoins et il y a toujours un excellent humour dans les répliques, les running gags et les mimiques des acteurs – je pense que ça aide que ce ne soit pas américain, pour une fois.

Je suis également très surpris de la prise de risques permanente de la série : moins de foot, c’est une chose, mais se débarrasser de Potro (présent deux épisodes ?), de Tony puis de Rafa, c’est violent. J’ai déjà du mal à digérer qu’Aitor ne soit pas plus exploité dans la série, retirer tous les joueurs, c’était osé. J’aime bien les nouveaux qui débarquent cette année, mais ils sont malheureusement peu vus à l’écran, alors il est difficile de se faire une vraie idée sur leur potentiel.

J’imagine que ce sera une affaire à suivre en saison 4, et puis, on a tout de même récupéré Moisés cette saison, alors tout n’est peut-être pas perdu. Cuau gouverneur, ça doit pouvoir être bien marrant et il pourrait être une solution pour rembourser Armando. Ça ou la vente des maisons de dingue qu’ils ont – mais ils n’ont qu’un mois et demi pour le rembourser alors bon courage.

Enfin, comment ne pas parler de ma déception de ne pas voir Mary-Luz revenir. J’ai heureusement bien accroché à l’intrigue de cette année, Isa Cantu et Armando représentant les nouveautés bienvenues. En revanche, les flashbacks, surtout ceux des deux premiers épisodes, ne sont pas spécialement ce qui constituera un bon souvenir de la saison.

C’est ironique, parce que j’ai l’impression d’en tirer une moins bonne impression générale que l’an dernier, mais la saison s’en tire avec une meilleure moyenne. Les épisodes étaient meilleurs individuellement… C’est la magie des Cuervos, qui a intérêt à opérer pour une quatrième année l’an prochain.

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Superstore (S03)

Synopsis : La fin de saison 2 ne s’était pas moquée de nous en étant aussi hilarante que dévastatrice. Le magasin était entièrement soufflé par une tornade, Amy et Jonah s’embrassaient enfin (mais elle finissait la saison avec son mec et sa fille), Myrtle disparaissait dans l’affaire, Garrett et Dina se témoignaient de l’affection, Glenn n’avait viré personne et découvert la foi en Allah, Mateo était dans une situation délicate avec Jeff (il lui avait avoué son amour pendant la tornade, au téléphone) et Cheyenne s’était mariée. Rien que ça !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

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Pour commencer, je regarde avec beaucoup de retard (enfin, quelques heures en fait) cette reprise de la série, mais ça ne veut pas dire que je ne l’attendais pas de pied ferme. La fin de saison 2 m’avait beaucoup plu et je trouve qu’au cours de la deuxième année, la série avait confirmé sa qualité ; parvenant même à s’améliorer progressivement. C’est tout bonnement excellent.

Je me suis gardé cette reprise pour mon Challenge Week-end en Séries à l’origine, et comme j’ai ensuite pris du retard à commencer celui-ci, je me regarde l’épisode très tard. En même temps, j’ai un grand besoin de rire et je compte vraiment sur eux.

Plus que jamais, j’ai évité de lire quoique ce soit sur le retour car maintenant que le magasin a été détruit, je suis curieux de voir comment ils vont lancer la saison 3. J’imagine qu’ils vont l’avoir reconstruit, mais je me demande notamment s’il y aura des changements de décor. Comme il devait également y avoir du remaniement de personnel, il y a aussi un tas de possibilités du côté du casting. Bref, la série a créé un tas d’attentes qu’elle a intérêt à combler comme il faut, sinon je vais être déçu. Je ne tiens plus, il faut que je me lance !

Sur cette page, le résumé sans spoiler, cliquez sur les titres pour les résumés détaillés.

Note moyenne de la saison : 16/20

S03E01-02 : 17/20
Un très bon début de saison qui nous remet dans l’ambiance de la série, finalement peu impactée dans la forme par son final de saison 2. Du côté du fond en revanche, la réouverture du magasin se fait avec autant de problèmes que d’humour, le tout étant évidemment en lien avec la tornade de fin de saison 2.
S03E03 : Part-Time Hire – 14/20
Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est le premier faux pas de la saison, mais je n’ai pas accroché à cet épisode à l’humour trop prévisible pour vraiment faire rire. Je suis habitué à mieux – ou je n’étais juste pas dedans.
S03E04 : Workplace Bullying – 15/20
Je n’accroche pas à cette saison autant que l’an dernier pour l’instant, mais l’humour est heureusement toujours là. La faiblesse de cet épisode réside dans sa conclusion bâclée de l’ensemble des intrigues, mais il permet de passer vingt minutes marrantes, et après tout, c’est le seul job qui compte vraiment pour une comédie.
S03E05 : Sal is Dead – 17/20
Un très bon épisode d’Halloween qui apporte son lot de bonnes blagues et confirme que la fête de la citrouille est un terrain fertile pour les comédies. Sinon, c’est à croire que tout le monde y passe dans cette série cette année.
S03E06 : Health Fund – 14/20
La série aborde la difficile question de la couverture sociale américaine dans cet épisode qui peine à être aussi drôle que d’habitude aux yeux d’un français. Grosso modo, c’est le système de la sécurité sociale, évident pour nous, qui est critiqué et moqué – sans pour autant faire une apologie du système américain. Un épisode propice à la réflexion plus qu’à l’humour, finalement.
S03E07 : Christmas Eve – 17/20
Un excellent épisode de Noël avec une avancée de l’intrigue pour sa mi-saison (on peut presque parler de cliffhanger à ce stade-là) et des moments très drôles. Je n’ai pas accroché à l’ensemble des trois intrigues néanmoins, d’où les quelques points en moins. En tout cas, ça met dans l’ambiance de Noël – ou alors, j’y suis encore puisque je rattrape cet épisode le 26 décembre.
S03E08 – Viral Video – 16/20
La série revient en forme pour 2018, mais je continue de trouver qu’elle a du mal à boucler correctement ses trois intrigues en 21 minutes. Dans tous les cas, on se marre bien et l’intrigue avance, mais il est juste dommage d’avoir l’impression que c’est par moment bâclé.
S03E09 – Golden Globes Party – 16/20
L’épisode était sympa en lui-même, mais je commence à m’inquiéter quelque peu du traitement de certains personnages à longs termes. Disons que l’humour peut vite dévier vers quelque chose de plus triste et que les scénaristes marchent sur une corde raide. Pour l’instant, ils s’en tirent. En tout cas, il est très cool de voir la série continuer de respecter le calendrier avec des épisodes spéciaux originaux par rapport à ce qu’on voit d’habitude.
S03E10 – High Volume Store – 17/20
Toujours autant d’humour cette semaine, mais les scénaristes prennent enfin la décision de changer un peu leur fusil d’épaule pour les intrigues suivies. Ainsi, nous en avons une toute nouvelle qui commence et qui promet déjà de très grands et bons moments de comédie.
S03E11 – Angel & Mermaids – 15/20
L’épisode avait trois intrigues à la fin tellement bâclée que j’ai eu l’impression de voir la première partie d’un double épisode, mais non. J’ai décidément du mal cette saison avec la manière dont ils bouclent (ou pas) les histoires qu’ils entament.
S03E12 – Groundhog Day – 15/20
Une fois de plus, l’épisode se stoppe au milieu de toutes les intrigues en cours, sans pour autant proposer de cliffhanger. Il y a bien des semi-conclusions, mais je n’arrive vraiment plus à accrocher à ce rythme très frustrant : j’ai l’impression chaque semaine que les épisodes laissent des dizaines de pistes ouvertes, pistes qui ne seront pas vraiment explorées par la suite. Bref, je crois que la série commence à me lasser…
S03E13 – Video Game Release – 13/20
C’est triste : j’adorais cette série, mais cette saison est en train de prendre l’eau extrêmement vite. Toutes les intrigues de l’épisode finissent une fois de plus en queue de poisson, mais permettent une relative évolution de l’intrigue générale pour chacun des personnages. N’empêche que j’espérais mieux et que ce n’est plus au niveau – même les moments drôles ne parviennent plus à me faire rire. Où est passé leur fun ?
S03E14 – Safety Training – 17/20
Le jour et la nuit avec l’épisode précédent! On retrouve les employés de Cloud9 en grande forme avec cet épisode qui joue des défauts et des insécurités de chacun pour faire rire. Cela fonctionne d’autant plus que l’épisode permet aussi de bonnes blagues et avance à grande vitesse les intrigues de ses personnages.
S03E15 – Amnesty – 16/20
C’était un épisode sympathique qui rebondissait bien sur les cliffhangers de l’épisode précédent et qui parvenait même à aboutir à une conclusion de toutes ses intrigues. C’est devenu suffisamment rare pour que je le remarque, alors autant le souligner. Niveau humour, c’était bon, mais je n’ai pas non plus éclaté de rire. Peut mieux faire.
S03E16 – Target – 15/20
Faire un pas en avant, et quatre en arrière : voilà ce que propose cet épisode qui repart sur des intrigues que je pensais épuisées. C’est marrant de retarder les choses, je ne dis pas, mais parfois, c’est juste trop. Dans l’ensemble, c’était un épisode amusant malgré tout, même si je suis un peu déçu de la direction générale de la série pour le moment.
S03E17 – Distritct Manager – 16/20
Voilà le genre d’épisode qui a réussi à me faire rire, mais qui me laisse tout de même incertain sur la réaction que je dois avoir face à toutes les nouveautés qu’il promet pour la série. C’est plutôt une bonne chose d’avoir un peu de neuf, c’en est une moins bonne de laisser de côté les intrigues en cours pour un épisode supplémentaire. Comme toujours et comme beaucoup de sitcoms, Superstore prend son temps en attendant la fin de saison – mais il faudrait voir à ne pas abuser non plus de la formule.
S03E18 – Local Vendors Day – 15/20
L’épisode est plutôt sympa et met en place quelques running gags, ou en tout cas des intrigues suivies qui reviennent et font ainsi du bien à la série. Toutefois, le tout donne encore une fois l’impression d’être quelque peu bâclé sur la fin, comme si les scénaristes n’avaient pas le temps de tout dire. Il faut dire qu’ils ont voulu y aller avec pas mal de mini-intrigues qui se croisent dans cet épisode.
S03E19 – Lottery – 16/20
Un bon humour et un fil rouge qui commence enfin à bouger maintenant que la fin de saison approche, voilà les deux ingrédients qui permettent à la série de retrouver un peu de sa qualité d’antan. Je ne pense pas que l’épisode restera gravé dans ma mémoire, mais il était plutôt sympathique quand même alors c’est déjà ça.
S03E20 – Gender Reveal – 18/20
Comme l’an dernier, l’approche de la fin de saison fait énormément de bien à la série qui nous pond un excellent épisode, non pas grâce à son humour, mais grâce à ses twists plutôt imprévisibles (alors que j’avais pour une fois les infos pour deviner LA révélation de cet épisode, qui n’est bien sûr pas celle que j’attendais avec un tel titre). Bref, je suis désormais à jour et… hyper impatient de voir le prochain épisode !
S03E21 – Aftermath – 18/20
Un sacré bon épisode avec pas mal de situations bien montées en épingle par les scénaristes. Il y avait un bon rythme et un bon humour tout du long, faisant regretter la longue période moins bonne en milieu de saison. Finalement, je retrouve la série qui me faisait rire depuis la semaine dernière, mais aussi celle qui est parvenue à me décrocher la mâchoire l’an dernier. C’est frustrant d’avoir autant traîné en route.
S03E22 – Town Hall – 17/20
Si cette fin de saison donne à tout le monde l’occasion de briller pour au moins une scène et possède un bon humour, elle reste moins marquante que la fin de saison 2 qui avait mis la barre assez haute. L’épisode est bon et se termine sur une scène que je qualifierai à la fois d’attendue et d’inattendue. C’est plutôt bien joué de leur part, du coup.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

12 Monkeys (S03)

Synopsis : La saison 2 se terminait de manière violente avec une séparation de tous les personnages principaux et Cassie qui apprenait que le témoin n’était autre que son fils et celui de Cole. Aïe. Jennifer finissait en France en 1915, Deacon était laissé pour mort et Ramse retrouvait son fils en compagnie d’Olivia. Autrement dit, nous ne sommes pas sortis de l’auberge – ou de la machine. Quant au virus, plus personne ne parlait de l’arrêter, à force.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

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Pour commencer, la semaine dernière je vous promettais de me jeter sur la saison, mais la vie m’a forcé à être bien sage pendant une semaine. Du coup, je me suis fait une orgie de 12 Monkeys en fin de week-end. C’est moche, c’est moche, mais c’était plutôt cool !

La saison 1 m’avait un peu blasé, la 2 m’avait beaucoup plu et j’espère que la 3 va continuer d’augmenter le niveau, parce que je pense sincèrement qu’elle en est capable. Or, la série a déjà atteint une moyenne phénoménale la semaine dernière alors il ne faudrait pas grand-chose de plus pour qu’elle arrive au stade de mes séries préférées. Et si c’était possible ?

Allez, on va vérifier ça, avec cette courte saison de seulement dix épisodes !

Note moyenne de la saison : 17,5/20

01.jpgÉpisode 1 – Mother – 17/20
How is this not a paradox ?

La série ne se prend pas la tête et repart dans une réintroduction similaire à l’an dernier, avec des flashbacks bienvenus pour tout se mettre en tête. 12 monkeys repart directement en 2163, avec un nouveau format d’image et un Cole qui n’a aucune idée d’où il met les pieds.

Cassie est perdue dans le temps, mais Cole l’est tout autant : il passe plusieurs mois à faire aller-retour sur aller-retour dans le futur, toujours à la recherche de celle qu’il aime, toujours sans le moindre succès car la planète est apparemment déserte. Katarina décide donc d’arrêter de cautionner Cole dans ses fantaisies et ses recherches de Cassie, mais aussi de Ramse et Jennifer. La tension est tout de suite présente dans cette saison, au moins, avec un Cole persuadé de pouvoir les retrouver et une Katarina dépassée par les événements, comme toujours.

Elle envoie donc Hannah avec Cole dans le futur et je vous préviens tout de suite que j’adorais Hannah la saison passée, mais que maintenant qu’on la voit apprendre à se battre et voyager dans le temps, je suis en train de tomber amoureux. Pour changer. Bon, c’est un peu limité parce que le côté gentille fifille à maman qui fait tout ce qu’elle dit, c’est blasant quand même.

Cole repère enfin Titan du côté de Syracuse et, même si Hannah tente de l’empêcher d’y aller seul, il parvient donc enfin sur place.

Renvoyée en 2044, Hannah assiste impuissante à l’échec des scientifiques qui ne peuvent ramener Cole sans rebooter la machine. C’est un contretemps sympathique, qui permet à Cole de se battre contre un homme masqué qui n’hésite pas à se téléporter pour échapper aux coups.

À Titan, Cassie semble totalement résignée. Enceinte jusqu’au coup, elle est prisonnière contre son gré et a fini par se laisser dompter par ces gens du futur. La pauvre est nourrie de force par celle qui lui affirme qu’elle élèvera son fils et sera sa vraie mère, Magdalena. Heureusement pour elle, elle a aussi une servante, Arianna, qui est bien gentille avec elle. Il n’en faut pas beaucoup plus pour éveiller mes soupçons, mais bon.

Elles semblent en effet avoir beaucoup à partager, notamment des sentiments de famille perdue, comme par hasard. Cela permet à Arianna de questionner Cassie sur James (j’ai toujours du mal à l’appeler comme ça, mais bon, ils sont en couple, elle utilise son prénom).

Quand Cassie réussit à mettre sur pied une tentative d’évasion, Arianna l’aide donc à se diriger vers la sortie ; Cassie étant sacrément douée et capable de courir sacrément vite malgré sa grossesse.

Elle tombe nez à nez avec ses ennemis, qui attaquent Arianna, puis avec James, téléporté de justesse à l’Emerson par l’homme qu’il vient de combattre et qui n’est autre que… Cole lui-même. Parfait, le James Cole qu’on suit depuis le début sera donc James et celui du futur sera Cole. Voilà. Démerdez-vous avec ça de la même manière que les scénaristes se débrouillent avec la machine portative annulant les paradoxes. Je m’attendais plutôt à ce que ce soit Ramse. Peu importe : Cole dirige James dans sa mission en lui conseillant de retrouver Jennifer.

En 1917, Jennifer se retrouve dans une tranchée où les français ne la sauvent pas, trop occupés qu’ils sont à être tués par des allemands sanguinaires qui l’épargnent uniquement parce qu’elle chante 99 Luftballons dans la scène la plus délirante de la série jusqu’à présent. Pourtant, il y en avait eu la masse.

Jennifer délire totalement sur place, comprenant que les quatre cavaliers de l’apocalypse sont en chemin vers cet endroit. Hmm, bien, je sens la migraine se pointer quand même.

Quelque part dans le temps, Cassie décide de se suicider pour empêcher que son fils ne devienne le témoin. Quand elle le fait, Magdalena utilise une machine pour retourner dans le temps et empêcher Cassie de tenter de s’enfuir ; allant jusqu’à tuer Arianna, bien sûr. Ainsi, le témoin sait désormais que sa mère préfère se tuer plutôt que d’accoucher de lui et la Magdalena du futur se suicide. Cassie se retrouve donc coincée dans Titan.

De son côté, James retrouve son chemin vers 2044 après un long bavardage avec Cole qui lui dit d’abandonner la recherche de Cassie, tout en lui donnant l’espoir de la revoir un jour grâce à la fameuse montre. Une fois James parti, Cassie débarque pour exprimer un désaccord avec Cole sur la manière de procéder. Oh lala, la prise de tête monumentale en vue !

En 2044, James demande donc à Katarina de préparer la machine pour retourner chercher Jennifer, alors que quelque part dans le temps (2163 probablement) et quatre mois plus tard, Cassie accouche enfin du témoin, contre son gré.

Quel épisode ! Quelle prise de tête ! Je n’étais pas autant à fond qu’en fin de saison 3 et il y a eu de légers temps morts, surtout que je ne suis pas sûr d’être un adepte du culte du Témoin ; mais il y a tellement d’intrigues lancées en parallèle que c’est dur de ne pas aimer et de ne pas être à fond dedans tout de suite !

02.jpgÉpisode 2 – Guardians – 19/20
Et maintenant, je dois retourner à mon époque. Je splinter. Fin. FIN !

La série reprend cette fois en 1921 avec effectivement quatre cavaliers de l’apocalypse, sans chevaux mais avec des machines portatives à voyager dans le temps et une boîte ayant le sigle du témoin. Le tout sur le champ de mars. Ah Paris…

Clairement, la capitale inspire les scénaristes qui proposent l’un des meilleurs épisodes de la série, avec une intro entièrement centrée sur une Jennifer totalement délirante. Ayant appris à parler français, elle décide de devenir actrice pour se faire remarquer et réussir à être retrouvé par James grâce à une brochure de journal. C’était sous-entendu dans l’épisode précédent et c’est parfait. Nous voyons Jennifer reprendre de grosses histoires bien connues, continuant de jouer sur les références culturelles et se construire un succès mitigé.

Le plus impressionnant, c’est qu’elle a un accent français impeccable, à l’exception de dix-neuf vingt-et-un pour désigner l’année. C’est tellement rare de trouver une série capable de parler français correctement ! Elle se débrouille comme elle peut pour envoyer des messages dans le futur, mais ça ne fonctionne pas bien.

Katarina et James la retrouvent finalement en 1922 grâce à une coupure presse l’accusant d’avoir tué son metteur en scène/producteur/propriétaire du théâtre. Ce n’est bien sûr pas elle qui le tue, mais un des cavaliers de l’apocalypse, à son tour tué par James et Katarina. Bref, ils découvrent la machine portative et c’est précieux pour Katarina.

En revanche, pour Jennifer, c’est un peu très violent de découvrir qu’ils n’en ont rien à faire d’elle. La retrouver est juste un moyen de se rapprocher de Cassie et de Ramse, donc bon, elle le vit mal et ça se comprend. Elle s’enfuit, pour mieux tomber sur l’un des cavaliers qui la mène droit à sa planque. Cela tombe bien, car c’est là que sont aussi arrivés James et Katarina. Cette dernière se prend deux balles, mais parvient à tuer un cavalier. James en tue un second et il n’en reste plus qu’un. Bof les cavaliers de l’apocalypse, on a connu plus vivace.

De son côté, Cassie a donc bien accouché et demande à voir son fils. Elle est emmenée auprès de lui, dans une chambre à la déco forêt rouge un peu gênante, ma foi.  Son fils ? Oh, juste un casque, car il a été assez clairement renvoyé en 1921 dans sa boîte. C’est du moins ce que je pensais à ce moment-là.

La chambre contient toute la vie du témoin effectivement, avec des objets de la série déjà vues et d’autres à venir. L’homme qui la conduit dans cette pièce lui propose un plan pour quitter Titan, mais sans son fils.

Il lui montre ensuite le rituel en train de s’accomplir pour s’assurer que le Témoin soit élevé à travers le temps. Oh cette prise de tête temporelle et chronologique. Les quatre cavaliers de l’apocalypse viennent donc de Titan et la quatrième n’est autre que Magdalena.

En 1922, Magdalena tire quelques balles dans James, mais lui promet de ne jamais le rencontrer. Effectivement, elle retourne dans le temps s’avertir de ce qui va arriver et aussitôt, l’histoire est réécrite. Jennifer, Katarina et James sont renvoyés une journée en arrière. Jennifer est donc ramenée en 2046 par le duo venu la secourir et intègre officiellement l’équipe.

C’est aussi en 2046 que Ramse se trouve et a retrouvé à son fils devenu adulte, élevé par Olivia pendant 23 ans. Cela ne plaît pas beaucoup à Ramse, forcément, mais il n’est pas au bout de ses peines. En effet, de retour au campement où son fils vivait, il découvre que le Témoin a attaqué. Sam est laissé borgne et entre la vie et la mort. Il a droit à une scène d’adieu avec Ramse, lui disant grosso modo qu’il est content de la vie qu’il a eu et ne veut pas que son père change quoique ce soit à son passé.

Donc après avoir perdu la mère de Sam, Ramse a le droit de perdre Sam que j’imaginais devenir un personnage important. Certes, il l’est, puisqu’il demande à son père de redevenir le Voyageur et d’arrêter le témoin, mais je suis bien dégoûté du destin de Sam vis-à-vis de Ramse.

Il était la motivation principale du personnage depuis deux saisons et ça finit bien vite et de manière beaucoup trop triste : c’est Ramse lui-même qui aide son fils à mourir, à sa demande. Je refuse, tout simplement. Me voilà plongé en pleine dépression, et ce n’est que l’épisode 2 de cette saison.

Le cliffhanger voit Ramse livrer Olivia à James et Katarina. Sacré cliffhanger.

03.jpgÉpisode 3 – Enemy – 17/20
You keep asking « where is Titan ? » but what you really mean is « where is she ? ».

L’épisode reprend une minute après le précédent et c’est sympathique de se dire que Syfy avait décidé de diffuser ces épisodes à la suite pour une diffusion en binge-watching. Cela fonctionne effectivement très bien. Olivia se laisse donc devenir prisonnière dans une nouvelle cage conçue spécialement pour elle.

Ramse est lui aussi fait prisonnier par Katarina qui n’arrive pas à lui faire confiance, mais en même temps, je la comprends. Il lui révèle que son fils est mort et refuse d’entendre les regrets de Katarina sur le sujet, se lançant dans un numéro qui est probablement de la manipulation.

De son côté, James interroge Olivia et celle-ci semble être encore plus garce qu’avant. Il faut dire qu’elle a de quoi s’énerver après James qui l’a abandonnée aux mains du Témoin en 1961 quand elle était une petite fille. Elle en dit assez pour semer le doute en James et pour qu’il comprenne un peu l’identité du témoin et les questions qu’il aurait dû poser dès le début.

Pendant ce temps, Jennifer continue de baigner dans la lumière de la machine. Je pensais qu’elle s’occuperait plutôt de ses filles, mais non.

C’est ensuite Katarina qui s’occupe d’interroger Olivia, qui continue de suggérer que Cole est le père du témoin. Franchement, les indices sont assez clairs, mais c’est aussi que l’on connaît la réponse je pense. Elle joue aussi à titiller Katarina sur sa fille, et ce n’est pas une bonne idée du tout : la scientifique décide de se venger et de la torturer dans l’éternité, grâce à la machine.

C’est une jolie idée bien stupide de la part de Katarina car Jennifer affirme que la machine n’aime pas ça. En plus, Hannah voit sa mère devenir une barbare et n’aime pas ça DU TOUT. Il faut dire qu’elle sait que sa mère est « Dr Grimm », mais ce n’est pas génial de découvrir que sa mère est le monstre que tout le monde affirmait qu’elle était !

Jennifer décide aussi de rendre visite à Ramse pour lui dire qu’elle est désolée pour Sam, dans ce qui est possiblement la scène que j’ai trouvé la plus touchante de l’épisode. Cette intrigue de toute manière… Ce n’est qu’après le passage de Jennifer que James débarque enfin voir son frère d’armes. Il était temps de les voir réunis.

Avant cela, il a trouvé la bonne idée d’envoyer Olivia trois mois plus tôt dans une cellule obscure pour la briser. Cela fonctionne sans trop de mal et elle finit par avouer que le témoin sera vulnérable en 2007. Ramse et Cole décident de retourner en 2007 pour tuer le Témoin… le problème, c’est que Ramse connaît l’identité du Témoin. Le vrai plan d’Olivia est donc de tuer Cassandra en 2007, pour tout annuler. Vu comme ça… C’est un sacré cliffhanger ! Ramse redevient donc le traître, mais c’est toujours fait avec beaucoup de classe et de logique. J’aime beaucoup l’idée.

L’épisode revient également sur le destin de Deacon et j’en suis ravi ! Je le pensais mort en fin de saison 2, mais je suis revenu sur cette idée assez vite : après tout on ne l’avait pas vu mourir. C’est effectivement le cas puisqu’il n’est pas mort, mais guéri par le même personnage qui semblait vouloir aider Cassie dans l’épisode 2. Il l’abandonne donc avec… son père. Reste à savoir si c’est une hallucination.

La série confirme que tout ceci se déroule bien en 2163 et que Deacon aura son rôle à jouer dans le schéma global des événements. J’ai trouvé ces moments avec Deacon un peu long, mais heureusement, j’ai appris à apprécier le personnage en saison 2. Bref, Deacon se soigne peu à peu et est abandonné dans son coin pendant des jours et des jours.

Il est torturé par sa solitude lui aussi, mais décide de prendre les choses en main. Il demande donc un moyen de quitter sa cellule et l’obtient. Sans trop de surprise, il est envoyé libérer Cassie.

04.jpgÉpisode 4 – Brothers – 18/20
Don’t… don’t undo this. Promise me.

L’épisode débute sur l’enfance de James et Ramse, me rappelant que l’un est plus vieux que l’autre et suggérant que le passé aura son impact sur le futur.

En 2007, James et Ramse sont de retour à l’Emerson Hotel. Cela faisait un moment dis donc. James a toujours ses doutes concernant Olivia, surtout que Jennifer lui avait clairement demandé de ne pas retourner dans le temps. Ramse joue sur les mots et ne lui ment pas en affirmant qu’Olivia veut la même chose qu’eux, mais bon.

Leur plan est assez clair : ils braquent les armes du père de Deacon, qui n’a que 4 ans en 2007. Ils se donnent RDV à l’hôtel en cas de problème et sont effectivement séparés. Ramse se débrouille donc pour être séparé de lui et se rendre à l’hôpital, où il fait appeler Cassie aux urgences pour la tuer.

Bon, il n’est pas trop doué et tue la mauvaise blonde à queue de cheval. C’est terrifiant.

Il rentre à l’Emerson sans avoir réussi à tuer Cassie et suggère à Cole de chercher à voir Cassie. Elle ne le connaît pas encore, mais lui sait très bien qui elle est. Ils se séparent de nouveau, Ramse faisant semblant de continuer la mission.

En fait, James le piège bien évidemment – ce dont je me doutais sans être totalement sûr. James confronte donc son frère et n’aime pas trop l’idée de se voir trahi par sa famille. Ramse lui avoue donc toute la vérité et lui demande de comprendre l’image générale, et pas seulement les pièces du puzzle.

James refuse de comprendre l’évidence et se fait finalement tirer dessus par Ramse, qui s’enfuit.

Malheureusement, la course poursuite qui suit se termine par un James forcé de tirer sur Ramse. J’ai déjà détesté le deuxième épisode qui voyait Sam mourir, mais là, franchement, je suis dégouté. Il fallait bien qu’il finisse par mourir et il a largement fait son temps, mais je suis dégouté. Ramse restera mon personnage préféré dans cette série. Finalement, même sa mort lui rend justice puisqu’elle est un suicide suite à la mort de son fils et à l’échec de sa mission. Il sait que son temps est venu et qu’il sera toujours en désaccord avec son frère, alors il laisse tomber. J’ai beau détesté le fait qu’il soit mort, il ne pouvait pas mourir autrement.

Pendant ce temps (si l’on peut dire) en 2046, Jennifer n’arrive pas à dormir comme il faut et dessine tout un tas de choses, notamment un homme en train de mourir dont elle ignore l’identité, mais qui pourrait être Deacon.

Dans ses cauchemars, elle voit en boucle un massacre, avec la tête de Cassie ensanglantée, a priori. Elle s’en prend donc à Olivia pour savoir la vérité, mais ce n’est pas évident de briser Olivia pour avoir la vérité. Jennifer est beaucoup trop forte cependant et comprend rapidement qu’Olivia n’a pas dit tout ce qu’elle savait puisqu’elle a gardé pour elle l’existence de la carte du témoin.

James revient en 2046 et décide de tuer Olivia. Jennifer tente de l’en empêcher, mais Olivia a plus d’un tour dans son sac et lui révèle qu’il a besoin d’elle pour retrouver le Témoin. De toute manière, ils sont interrompus par une alarme indiquant que la machine se met en route.

En 2163, Deacon aide en effet Cassie à se libérer et lui apprend qu’ils sont… en 2047. Cela tombe bien, quand même. Ils sont toujours soutenus par le même homme qui défie l’homme pâle avec ses mensonges. Cassie et Deacon parviennent de justesse à s’échapper de Titan avant que la ville ne disparaisse.

L’homme pâle a enfin un rôle un peu plus intéressant dans cet épisode alors qu’il faisait presque de la figuration depuis trois épisodes. Il s’inquiète du sort d’Olivia pour la première fois à l’écran. Peu importe cependant, l’intérêt de cette intrigue réside dans le fait qu’en 2047, l’institut est détruit. Cassie et Deacon se retrouvent donc coincés dans cette période de temps, mais le dessin d’un papillon rassure Cassie et leur donne une piste.

La piste ? Deux seringues qui leur permettent de rentrer à la maison en 2046. James et Cassie se retrouvent donc enfin et comprennent en un regard qu’ils savent l’un et l’autre pour leur fils. L’épisode prend aussi le temps d’un détour en 2007 où James change légèrement la destinée de Cassie puisqu’il lui parle, mais rien de fou.

05.jpg Épisode 5 – Causality – 16/20
I was writing about the future in the past. #PrimaryProblem

James arrive à convaincre Cassie que la meilleure chose à faire pour se protéger eux et leur fils est de ne pas révéler la vérité sur l’identité du témoin à Katarina. Bref, ils se refusent à tuer Cassie alors que ce serait une réponse simple à tous leur problème. C’est bien triste tout de même. Cassie confronte Olivia qui leur promet à elle et James que c’est Jennifer qui leur apportera la réponse.

Et effectivement, Jennifer a un tout nouveau plan pour l’équipe : voler et ramener le mot du Témoin avant que quiconque ne s’aperçoive que le futur l’a emprunté. J’ai adoré la manière totalement fun dont cela était introduit dans la série. C’est beaucoup trop drôle cette idée qu’ils ont d’intégrer la folie de Jennifer à la série, en revanche, c’est un peu étrange après Ramse. Je veux dire, ils ne laissent pas assez le temps à James de faire son deuil.

Du coup, c’est sans surprise qu’une fois en 1989 pour voler le mot du témoin, Deacon critique Ramse et permet à James de montrer un peu ses sentiments pour son frère. Ce n’est pas assez, mais c’est un début.

D’ailleurs, le retour de Deacon dans l’équipe est un peu décevant : c’est l’une des premières fois qu’on le voit vraiment voyager dans le temps et personne n’en fait un moment important. Son alchimie avec Jennifer semble s’être envolé dans cet épisode, et je ne comprends pas trop pourquoi.

Assez vite, le plan de Jennifer provoque quelques problèmes et réécrit une partie du passé d’Olivia. Le plan pour récupérer le mot était joli, mais pas tout à fait parfait. J’ai bien aimé voir Deacon, Jennifer, Cassie et Cole travailler ensemble à ce plan.

L’épisode voit enfin de vraies retrouvailles entre James et Cassie, cette dernière pouvant donc poser toutes les questions qu’elle voulait lui poser sur les deux années qu’ils ont perdues mais dont ils se souviennent malgré tout. Le vol du tableau apporte beaucoup d’humour à l’épisode, mais est une suite de contretemps et de paradoxes assez impressionnante.

Ainsi, la Jennifer de 4 ans, son père et Olivia se retrouvent tous les trois dans la même vente aux enchères que Jennifer et Deacon, occasionnant pas mal de problèmes, de quiproquos, de croisements, de bons gags. Il en va de même dans les stocks du musée avec deux gardiens ridicules et clichés, une Cassie qui perd tout et un homme de main d’Olivia qui est tué, alors qu’il n’aurait pas dû l’être.

Pourtant, tous ces petits détails ne semblent pas causer de changements majeurs dans la timeline… C’est un peu dommage, je trouve, car on avait là l’occasion de provoquer quelques petits remous temporels. Je comprends que l’épisode a voulu jouer sur l’humour – et c’était réussi – mais ça manque d’un peu de consistance, un problème qu’il n’avait plus en saison 2… et qui est en plus souligner par le titre de l’épisode. C’est bizarre.

Bon, Jennifer parvient finalement à récupérer le dessin du Témoin… et découvre l’identité du Témoin. Néanmoins, elle ne dit rien à personne et s’assure que cela n’apparaisse pas sur la photocopie qu’elle fait. Cassie et James comprennent qu’elle sait et qu’elle les protège. C’est bien joué. J’ai aimé voir Cassie et James stresser que tout soit révélé, mais j’aurais aimé une scène où ils parlent avec Jennifer. Ce sera pour le prochain épisode.

En parallèle de toute cette intrigue en 1989, en 2046, Hannah souhaiterait évacuer la base, ce qui paraît être un bon plan vu le futur qui l’attends en 2047. J’ai beaucoup aimé ces scènes qui développent enfin le personnage de Whitley. Cela fait deux ans qu’on le voit en arrière-plan et il était temps de le voir plus. Cependant, je ne sais pas quoi en penser non plus, parce qu’il a semblé donner des conseils de vie à Hannah digne d’un mauvais dragueur… puis draguer Katarina.

Enfin bon, peu importe à la fin : Katarina obtient les informations qu’elle voulait grâce aux photocopies de Jennifer, sans se douter de l’information énorme qu’il lui manque. Quant à Cassie et James, ils s’assurent que Cassie trouvera bien les seringues l’année suivante. C’est plutôt cool, mais il y a tellement de secrets et de paradoxes en simultanée que je suis impatient de voir vers où se dirige la série après cet épisode un peu indépendant, qui instaurait pourtant des intrigues importantes, notamment celle de la montre, omniprésente depuis la saison 1 mais jouant enfin son rôle…

Ou celle en 1953, où nous retrouvons Magdalena et le Témoin devenu petit garçon sous un chapiteau contenant tous les protagonistes importants des 12 singes. C’est un cliffhanger sympathique, mais je m’arrête là pour mon premier visionnage de la saison. Outch !

06.jpgÉpisode 6 – Nature – 15/20
This is that monkey bullshit again isn’t it ?

Tout commence en 1953 à l’Emerson Hotel en pleine période de Noël où un couple en pleine séance sadomaso a le droit à une petite visite d’un agent du FBI que l’on connaît trop bien et est obsédé par une certaine armée des 12 singes : Gale. Malgré cette fausse alerte, il reste bien sûr en alerte quand Cassie et Cole débarquent et ont besoin de son aide.

La période de Noël n’évoque pas que de bons souvenirs à cette pauvre Cassie. Gale a le droit à un cours rapide sur le Témoin et le document récupéré dans l’épisode 4, c’est sympathique et ça remet en contexte, avant un départ en mission bien amené. Bien sûr, Cassie culpabilise d’utiliser Gale qu’elle mènera au casse-pipe un peu plus tard dans sa vie (ou plus tôt dans la sienne ?).

La mission de la semaine est bien sentie : il s’agit de chercher à comprendre comment les singes recrutent leur armée ; et ils le font de la manière la plus logique. En récoltant les familles de victimes de tragédies. Cela permet à Cassie et Cole de repérer le recruteur et de lui tendre un piège.

Cassie se fait donc passer pour une femme en deuil, mais cela ne convainc pas trop le recruteur qui a la sympathie de venir avec un gamin, qui n’est autre que l’homme à la cicatrice quand il était enfin. Celui-ci repère donc le visage de Cassie dès 1953. Assez bonne actrice, Cassie se sert de sa douleur dans la relation qu’elle a avec Cole pour convaincre le recruteur, très empathique, qu’elle a sa place dans les 12 singes.

La voilà donc qui a l’opportunité de s’infiltrer dans le recrutement, qui nous ramène au cliffhanger de l’épisode précédent. Nous apprenons tout de même que Cassie voulait nommer son fils Athan (est-il jaune ?) et que Gale était au courant de sa mort en 1961 puisque les voyageurs lui expliquent ce qu’il va lui arriver. Bon, en même temps, ça se voyait qu’il était au courant, donc c’est une boucle temporelle bien gérée.

Bon, du coup, l’arrivée du témoin se fait devant Cole et Cassie qui comprennent tout de suite, en voyant Magdalena, qui il est. En même temps, il est tout de suite introduit comme tel. Ce n’est pas évident comme scène, puisque ses parents découvrent qu’il est utilisé pour recruter. Utilisé ? Oh, c’est un autre Primaire, tout simplement, et il est en connexion avec Jennifer, elle aussi perdue dans ses dessins (mais on y reviendra juste après).

Il désigne donc qui doit rejoindre les 12 monkeys en dessinant, mais dessine également la mort de Gale. Une fois qu’il a recruté une femme dans une tente pleine de futurs fidèles, le Témoin gaze tout le monde. Cassie continue d’y voir son fils quoiqu’il fasse, mais Cole ne perçoit qu’un meurtrier de masse. Voilà qui va les diviser pour le reste de la saison et nous éclaire un peu sur leur conversation des premiers épisodes.

Gale reçoit donc un dessin de sa mort et ne peut sauver tous les gens dans la tente. Cole et Cassie non plus, mais ils sont sauvés in extremis par une machine à remonter le temps qui les amène à l’endroit où réside le Témoin. Ils n’ont pas le temps d’explorer ce lieu car ils sont ramenés en 2046, avec la machine portative qui sert de cadeau de Noël à Jones.

En 2046 justement, Jones se lance dans le projet Charon dont elle tient à l’écart Deacon, évidemment intrigué et énervé. Enervé car il est aussi à l’écart du mot du témoin. Difficile de se sentir utile après tout ça. Pendant ce temps, Jennifer décide de ramener Terry la tortue de 2016 en 2046. Le paradoxe temporel qu’elle créé lui fait apercevoir le Témoin au beau milieu de la chambre. Complétement flippée, elle se confie à Deacon qui la rassure et lui conseille de parler à sa vision.

Voilà donc Jennifer qui se met à parler à la machine et avoir des visions d’une femme avec le masque du Témoin. Elle se retrouve coincée dans une vision peu sympathique, avec le crâne du virus, un serpent et une femme masquée égorgée. S’engouffrant dans la forêt rouge, elle est ensuite emmenée dans son cauchemar, où elle a des flashs de tellement de de choses à venir que ça fait peur de voir qu’ils ont tout prévu.

Elle se réveille d’un coup de son cauchemar, ou plutôt de sa transe, après avoir écrit sur le sol de son quartier. Elle comprend dans ses dessins qu’elle est supposée sauver un homme qui s’avère probablement être Gale ou Deacon. N’empêche que quand il voit ses dessins, Deacon comprend de nouveau qu’il est mis à l’écart. Il demande donc à Olivia quel est son rôle et elle le manipule encore et toujours.

C’était un bon épisode, comme toujours, mais il semblait surtout servir de transition cette fois encore ; comme le précédent. Dommage, mais pas mauvais, heureusement. Tous les épisodes ne peuvent pas atteindre un niveau exceptionnel non plus, ou c’est le fait de les enchaîner qui limite leur impact.

07.jpgÉpisode 7 – Nurture – 18/20
We don’t get the chance to change the past and keep the future.

L’introduction de l’épisode est un peu longue mais permet de bien mettre les choses en place cette fois : Jones prévoit d’envoyer tout le monde tuer le Témoin tant qu’ils le peuvent. La machine portative que Cole lui a ramenée n’a plus aucun secret pour elle et elle la maîtrise parfaitement, mettant au point une machine leur empêchant de l’utiliser. J’aime beaucoup cette combinaison mais je me demande quand même pourquoi ils ne l’ont jamais vu avant la saison 3, mais bon.

Cassie avoue à Cole qu’elle ne peut pas se résoudre à se rendre tuer son fils, ignorant que celui-ci est clairement habitué à dessiner son père en train de le braquer avec une arme. Cassie s’inquiète surtout que la mort du témoin signifie la mort de son couple et de tous les voyages temporels.

Jones, quant à elle, fait ce qu’elle fait de mieux : elle boit et écoute les doutes de Deacon, qui comprend assez bien que Cassie et Cole cachent quelque chose. Il semblerait même qu’il ait compris le secret qui les unit. Jones ne peut plus fermer les yeux sur ce cas.

C’est reparti pour 1953, cette fois avec Deacon, Jennifer et Cole. Jennifer est envoyée draguer un scientifique, pour obtenir l’accès au laboratoire. Cela fonctionne à la Jennifer, c’est très sympathique à voir. Grâce à cela, Cole peut fabriquer un bloqueur pour la machine temporelle. Le trio de voyageurs, également accompagné de Whitley (!), se rend donc à la poursuite du Témoin.

En parallèle, nous découvrons que le Témoin n’est pas si ravi que ça de sa situation. Il est protégé par un mentor, une sorte de grand-frère, qui cache certain de ses dessins aux 12 singes et se fait prendre. Le Témoin refuse donc de se rendre dans la tente où nous l’avons vu, mais Magdalena le force à le faire.

Un peu plus tard, les voilà qui reviennent à l’abri sous les yeux d’Hannah, Whitley, Cole, Deacon et Jennifer. Ceux-ci lancent l’assaut qui est évidemment sanglant, une fois les machines désactivées. Deacon tue les pauvres innocents qui voulaient juste aller voir la Forêt Rouge sous le nez de Jennifer. IL rate de justesse le Témoin, qui se retrouve nez à nez avec Jennfier. Grâce à leur capacité commune, les Primaires se parlent et Athan, qui s’appelle bien Athan d’après son « grand-frère », avoue à Jennifer qu’il pense qu’elle sera la meilleure d’entre eux plus tard.

Elle le laisse s’enfuir avec son « frère ». Ces deux derniers se retrouvent face à face avec Cole. Cole tire sans remords sur l’homme qui l’empêche d’accéder à son fils et comprend justement ce que Cassie lui disait depuis le début. C’est son fils, et il ne peut le tuer.

Deacon débarque et tente de tuer Athan, mais Cassie l’en empêche. Alors oui, finalement Cassie est là, mais elle a eu le droit à son temps d’épisode aussi.

En effet, pendant ce temps, en 2046, Cassie demande une faveur à Jones, un petit voyage temporel qu’elle souhaite d’abord lui refuser mais qu’elle lui accorde finalement, profitant de l’occasion pour enquêter sur le secret de Cassie. Il semble assez évident que Jones a compris pour le bébé.

Cassie est donc renvoyée en 1990 à l’Emerson où elle brûle sa page du mot du Témoin et fixe un rendez-vous, en tant qu’Amelia Morrison, avec… sa mère. Celle-ci est une brillante psychologue qui analyse le travail du Témoin assez rapidement. Le dessin de celui-ci est encore plus complexe que ce que nous avions pu voir jusqu’ici : il y a même des références aux grands musiciens et grands écrivains, ce qui est tout de même une bonne chose pour la complexité de la série. Elle révèle surtout que le Témoin déteste ce qu’il croit être vrai.

C’est fou tout ce qu’on peut découvrir à partir de l’écriture et du langage corporel. Grand-mère Raily comprend assez rapidement que « Amelia » est en train de lui mentir et lui fait avouer que le document est rédigé par son fils. Les scènes entre la mère et la fille sont très touchantes, travaillant le côté maternel de Cassie. Cette dernière parvient à convaincre sa mère d’emmener sa fille au musée et se créé un souvenir supplémentaire avec sa mère, un moment d’amour tout mignon. En plus, sa mère dit bien à Cassie/Amelia qu’elle la reconnaît sans savoir d’où, ce qui est quand même un joli message.

Les derniers mots pour sa fille sont clairs : n’abandonne jamais la famille. Du coup, Cassie décide de sauver son fils. Oui, mais de retour en 2046, elle tombe sur une Katarina qui bien sûr sait tout de sa grossesse.

Oups. Jones a eu la bonne idée de remonter le temps le soir où Cole a tué Ramse, découvrant toute la vérité. C’est une merveilleuse idée et il était largement temps qu’on en finisse avec ce secret – même si paradoxalement, ce n’est donc que le début. Jones s’enferme avec Cassie dans la salle de conférence, oubliant juste un détail : la machine à remonter le temps portative qui s’y trouve. Hop, Cassie retourne en 1953 sans la moindre difficulté.

Là-bas, elle est confrontée à une Magdalena dont la machine est en panne. Le combat entre les deux est violent, puisque Magdalena se prend pour la mère du Témoin. C’était bien foutu et Cassie parvient à tuer Magdalena grâce à la machine qui se réactive. C’est très jouissif à voir.

Cassie se rend ensuite directement dans la chambre d’Athan sans tomber sur personne, parce qu’elle est très forte et tire sur Deacon qui s’apprêtait à tuer son fils, en connaissance de cause. Oh. La série est assez claire cette fois et amène à une confrontation Jones/Deacon VS Cassie/James, en plus de tout le reste. Une confrontation ? Oui, et celle-ci est scellée par la quasi-mort d’Hannah, blessée au combat pendant l’assaut ; assaut finalement inutile puisque James s’est refusé à tuer son fils.

Quant à Jennifer et Whitley, ils se retrouvent entre deux feux. Jennifer a toutes les infos et l’envie d’aider le couple, Whitley ignore tout et ne peut se résoudre à tuer Cassie et Cole. Le couple synchronise ses machines et disparaît dans le temps. Le Témoin ? Emmené loin de tout ça par son « frère ».

Le cliffhanger nous révèle une Jones passablement énervée, mettant tout ce qu’il s’est produit sur le dos de Cassie et Cole, ne voyant pas qu’elle est elle-même responsable de l’ensemble des choses, y compris le virus, avec son obsession de voyager dans le temps. Ce serait pas mal si quelqu’un se motivait à aller tuer son passé, histoire qu’on boucle la série.

Quant aux titres de cet épisode et du précédent, c’est amusant, car ils sont en fait inversés : cet épisode se centrait sur la nature innée du fils de Cassie et de Cole alors que le précédent était plutôt centré sur ses acquis et la manipulation des 12 singes.

08.jpgÉpisode 8 – Masks – 16/20
Why not return, Sebastian, to 1987, 1930, 1976, anywhere – anywhen – but here ?

Londres, 1879. Ces scénaristes sont-ils seulement sérieux ? On ne peut même pas savoir quand quelqu’un se ramène du futur puisqu’il n’y a pas d’électricité. La série se réécrit de nouveau avec cette introduction qui voit le personnage de Sebastian soigner celui de… Athan ! Le témoin est devenu un jeune homme à l’accent anglais coincé dans le passé par un Sebastian inquiet pour sa survie et son futur.

Athan a également toujours des visions de Primaire qui le dérangent de plus en plus. Sebastian lui conseille ainsi de se mettre à écrire et dessiner. Devinez qui nous fait le mot du témoin avec de jolies visions du passé… et une de la mort de Sebastian en 1899 ? Comme c’est triste.

En 1945, Deacon et Hannah poursuivent la mission grâce aux dessins de Jennifer. Ils sont confrontés à Cassie et Cole qui n’apprécient pas de les retrouver sur leur chemin et les mettent bien misérables beaucoup trop rapidement, maîtrisant la machine à merveille. Il faut dire qu’en fait, cela fait un moment que ça dure : la série nous a fait, ironiquement, une ellipse temporelle, pour ne pas avoir à découvrir comment ils galéraient avec la machine. C’est dommage, j’aurais aimé voir ces épisodes de leur vie, qui auraient pu être les trois épisodes manquant à cette saison.

En 2046, Jones n’aime pas trop être baladée et compte sur l’aide d’Olivia pour y voir plus clair. Elle la libère carrément de sa cage, malgré la désapprobation de Jennifer, qui tente aussi de raisonner Deacon. Olivia est bien sûr capable de leur apporter toute l’aide dont ils ont besoin : elle leur révèle que Cole et Cassie retournent sur des lieux et à des époques déjà visités, mais aussi que Jennifer est en train de les mener en bateau.

Malheureusement, elle a raison : Jennifer utilise sa tortue pour faire une diversion avec un paradoxe temporel au beau milieu de la base et remonte le temps en 1899 où elle espère bien retrouver ses amis. Elle protège en effet Cassie et Cole depuis le début, comme prévu.

En 1899, le couple passe du bon temps à Londres malgré sa propre mission de retrouver Athan. Cela leur permet de réapprendre à s’aimer tout en découvrant comment danser la valse. Pour survivre, ils se retrouvent forcer de voler les riches londoniens, une idée qui leur est venu de pauvres gamins ayant tenté de voler Cole.

Si cette infiltration dans le passé est intéressante, ils commencent à remonter trop loin en arrière pour que les voyages soient tout à fait possible niveau adaptation et survie. Bon, ils réussissent à se débrouiller pour intégrer un bal dans lequel ils espèrent retrouver Athan. À la place, ils tombent sur Sebastian qui leur révèle être aussi à la recherche du Témoin. Et ils ne sont pas les seuls.

Deacon sort de l’ombre, accompagné d’Hannah et de Jones. Katarina n’est pas trop ravie d’être confrontée à James, dont elle regrette la trahison. Elle lui dit qu’elle le voyait comme son fils et qu’ils auraient pu travailler ensemble, mais elle tente aussi de le convaincre de tuer Athan. Ce n’est pas trop l’idée de Cole, bizarrement.

Jennifer débarque au bal et fait diversion avec des feux d’artifice bien marrants, permettant à Cassie et Cole de s’enfuir avec Sebastian. Celui-ci leur révèle le passé de son fils et son intention de faire le bien, mais aussi une adresse où trouver les réponses. Il comprend ensuite les mots du témoin qui avait prédit sa mort de manière métaphorique, « deux sous pour un pauvre ». Oui, ou plutôt deux balles pour un servant.

C’est Katarina et Deacon qui tuent Sebastian, puisque ce dernier les empêche de mettre la main sur Cole et Cassie, qu’ils veulent tuer. Pauvre Sebastian, il aura eu un rôle de merde toute sa vie !

De son côté, Jennifer est embarquée en 2046 où elle est enfermée dans la cage d’Olivia. C’est du grand n’importe quoi, elle est toujours censée avoir ses filles quand même. Je ne comprends pas bien comme elles peuvent laisser ça arriver. Olivia vient bien sûr narguer Jennifer, le duo se cherchant des poux depuis le début de la saison. Elle laisse à Jennifer de quoi dessiner au moins.

La fin d’épisode voit Athan découvrir le cadavre de Sebastien, révélant qu’il était au bal masqué depuis le début. Pendant ce temps, Cassie et Cole découvrent l’une des adresses où leur fils a vécu, une pièce ressemblant fort à la chambre vu en début de saison.

09.jpgÉpisode 9 – Thief – 18/20
My days are spent living amongst ghosts.

Quelques secondes après la fin de l’épisode précédent, Cassie et James continuent leur exploration de la maison de leur fils, trouvant des objets d’un peu toutes les époques et un journal racontant les différents lieux et époques qu’il traverse.

Peu convaincu par le casting d’Athan, je le suis beaucoup plus par sa réintroduction en tant qu’adulte dans la série. Si quelques semaines à peine ont passé pour Cassie et James, leur fils est en effet désormais un homme déjà bien vieux. Pourquoi pas, mais il est peu crédible qu’ils ne cherchent pas à retrouver sa trace plus jeune pour profiter de lui et l’élever correctement.

Quoiqu’il en soit, Athan se trimballe avec son ipod en 1940, écoutant du Iggy Pop et prévoyant la mort de toutes les personnes auxquelles il parle. Le montage initial de l’épisode nous le montre donc se baladant dans le temps, à quelques dates clés et autres lieux insignifiants ; tout en embarquant malgré elle, Jennifer dans ses visions. La belle vie, franchement. Enfin, jusqu’à ce que sa machine tombe en panne en 1891. Pour la faire réparer, il demande à un horloger de reproduire la pièce de la machine qui déconne. Malheureusement pour lui, il se la fait voler.

La voleuse est une bien jolie femme portant un masque, mais il la retrouve dans un hôpital. Il est assez clair qu’il va en tomber amoureux, et c’est sans surprise qu’il retourne la voir une semaine plus tard ; alors qu’il est toujours coincé en 1891. Malheureusement, elle est malade et s’effondre devant lui. Il décide de ramener Eliza chez lui pour la soigner rapidement de son infection. Cette fois, les scénaristes s’en tirent mieux avec le vieil anglais. Oh, bien sûr, je doute qu’on ne soit vraiment dans un parler très 1891, mais au moins ils s’amusent à compliquer les tournures de phrases et le vocabulaire.

Bien sûr, Athan est complétement amoureux d’Eliza, et leur romance est vraiment sympa. Ses parents lisent tout ça dans son journal et en sont tout ému. Bon, cependant, un futur méchant amoureux de la seule femme dont il n’arrive pas à prédire la mort… On sait ce qu’il en est, non ? Il y a de fortes chances qu’elle meure et que fou d’amour, il la venge en détruisant le monde.

Avec le journal, ils découvrent surtout que Cole a déjà rencontré son fils il y a bien longtemps, avant de commencer à voyager dans le temps. Son fils s’est en effet arrangé pour lui parler et avoir une conversation bien philosophique sur la vie. C’est beau.

En lisant le journal, Cassie et James découvrent qu’alors qu’il se préparait à lui dire toute la vérité, Eliza s’est fait trancher la gorge par les hommes qu’elle volait pour soigner ses patients. Il était trop tard pour la sauver, en tout cas sans sa machine. Par chance, l’horloger a depuis longtemps la pièce dont il a besoin pour réparer la machine.

Hop, Athan créé un paradoxe et sauve Eliza. Celle-ci met un certain temps à digérer l’information, mais finit par lui demander de détruire la machine, en gros, car elle ne veut pas qu’il joue à nouveau avec le temps. Drôle de manière de le remercier d’avoir abandonné l’idée de l’enterrer avec du jasmin et de la lavande (dis donc, c’est comme si tout était lié !).

Le problème, c’est qu’Eliza meure quand même un peu plus tard dans la nuit. Il tente de la sauver à nouveau, et à nouveau, et à nouveau. 607 fois. Le seul problème dans cette jolie histoire d’amour, c’est que ça veut dire qu’on a 606 Athan dans la même boucle temporelle ? On ne sait pas bien ce qu’ils deviennent à chaque fois qu’il remonte le temps, mais bon.

Cassie découvre alors qu’elle a rencontré elle aussi son fils : il est venu la voir lorsqu’elle a perdu son premier patient, se faisant passer pour un docteur et discutant avec elle du cas d’Eliza. C’est Cassie qui lui a appris sa vision de la vie qui est de se battre contre la montre pour garder en vie un peu plus longtemps ses patients. Il a alors compris qu’il devait devenir le monstre qu’il craignait devenir.

Finalement, ni Cole ni Cassie n’auront réussi à être de bons parents pour lui, lui conseillant l’un et l’autre de devenir ce qu’il est aujourd’hui : un homme qui veut briser le temps pour retrouver l’amour de sa vie et vivre pour toujours avec. C’est une jolie mythologie pour la série.

Et sinon, en 2046, Jennifer continue de dessiner et dessiner, annonçant à Jones qu’elle dessine désormais la fin de l’histoire. Grâce à un petit coup de pouce de son passé et de son futur, Jennifer comprend que le mausolée où elle doit sauver l’homme mourant est dans son présent. Malheureusement, elle est emprisonnée et comprend que pour s’échapper, elle doit s’automutiler.

Cela fonctionne bien vite, puisque Deacon ne supporte pas de la voir se blesser. C’est marrant, je les shippais beaucoup la semaine dernière et cette saison les a éloignés.

En 2046 ? Et non ! Nous sommes désormais en 2047. Deacon accepte de renvoyer Jennifer chez elle. Katarina est totalement déprimée par la douleur de Jennifer et ce nouvel échec. Elle comprend, avec Olivia pour le lui rappeler, que tout commence avec elle et qu’elle peut en finir.

Oui, en finir, car c’est la fin, ou au moins la fin de la saison : Cassie et James rencontrent enfin leur fils à l’enterrement d’Eliza. Je reste un peu déçu des 606 paradoxes et Athan dont on ne sait rien et qui cassent un peu la perfection de cette intrigue de fond, mais cet épisode apportait tout de même la majorité des questions soulevées par la série. Du coup, je trouve qu’on pourrait tout à fait avoir une fin de série dans le prochain et je suis pressé de voir ce qu’ils vont nous pondre pour relancer la série. Ce n’est pas sans me rappeler Haven qui avait dû elle aussi ruser après avoir donné toutes ses réponses un peu trop vite.

10.jpgÉpisode 10 – Witness – 20/20
The Witness shall never return

La série s’amuse avec nous et débute à Londres en 2017. De toute évidence, le virus n’a pas commencé, et deux enfants se retrouvent à se balader dans un cimetière, à la recherche d’un fantôme. Bien sûr, le mausolée étant celui de Jennifer, c’est sans surprise qu’ils tombent en fait sur elle, en train d’attendre la venue d’un homme mourant, le fameux. Et justement, les lumières se mettent à vaciller…

En 1891, James et Cassie rencontrent donc Athan qui leur déclare que c’est la fin. Et effectivement, il leur en veut tellement des interactions qu’il a eu avec eux qu’il est prêt à les tuer. De toute manière, ils ne valent pas grand-chose à ses yeux, puisqu’ils n’ont de parents que les liens biologiques. Préparés à cette éventualité, James et Cassie synchronisent leurs machines avec lui et le téléportent sur le marché londonien.

Après une rapide course poursuite, ils finissent en plein Blitz où Athan retrouve sa mère et lance le processus d’autodestruction de sa machine. Cole n’a d’autres choix que de perdre la trace d’Athan pour sauver Cassie.

En 2047, les scientifiques continuent de tracer Cassie et James. Quand la machine de celle-ci est détruite, ils perdent tout espoir de retrouver le couple… En théorie. En pratique, Olivia leur fait comprendre qu’ils l’ont évidemment ramené à la maison.

Effectivement, James et Cassie ont réussi à piéger Athan et le ramener le 26 décembre 1956, juste après la destruction de leur passé. Bizarrement, Athan finit par supplier son père de le tuer après une rapide conversation avec sa mère, lui rappelant qu’il est maître de son destin et de ses choix.

Pour aider à localiser l’époque où se trouve Athan, Olivia demande à boire du thé de feuilles rouges pour parler avec le témoin du futur. Elle découvre donc l’époque où se trouvent James, Cassie et Athan ; ce dernier avertissant ses parents de ce qui est en train de se préparer. Olivia voit également autre chose, un témoin masqué lui montrant son visage, que nous ne voyons pas.

Jones n’a pas spécialement envie de parler et tire à vue sur la maison, épargnant miraculeusement les trois occupants de celle-ci. Les quelques filles avec elle meurent, tués par des hommes de Titan qui, comme par hasard, est arrivé à son tour sur les lieux. La prise de tête est énorme, mais ne fait que commencer.

Cassie supplie finalement Jones de ne pas tuer son fils quand ils se retrouvent confrontés. Elle prend même Hannah en joue pour tenter de convaincre Katarina, mais rien n’y fait. Celle-ci est persuadée d’avoir raison – et elle a bien sûr tort. Elle tire sur Athan à qui James avait finalement mis la machine pour qu’il puisse se rendre à un endroit sûr pour lui ; alors même que leur fils a tenté de les tuer et voulait rejoindre Titan. Ah, l’amour familial.

Le problème, c’est que quand Jones tire, elle détraque la machine et il disparaît ; mais on ne sait pas s’il meurt ou non. Tout le monde pense en tout cas que si et Hannah s’en prend à sa mère quand elle découvre qu’ils sont toujours là et non pas effacés comme tous le pensaient si le Témoin devait mourir.

Katarina renvoie Hannah dans le temps et il est temps pour la série de nous retourner le cerveau avec son ultime pirouette de la saison. Les hommes de Titan appellent Cassandra et lui demandent de sortir : ils sont menés par l’homme qui l’a aidé à s’échapper.

Amenés dans la salle du commandement, Katarina, James et Cassie découvrent qu’ils se sont fait manipuler depuis le début par… Olivia, évidemment. Celle-ci tue l’homme à la cicatrice/l’homme pâle qui n’aura décidément servi à rien cette saison.

Grâce à un flashback, nous découvrons qu’Olivia avait son plan depuis le début, ce qui ne peut pas être surprenant. J’étais du côté de Jennifer quand elle voulait la garder enfermée et clairement, c’était la meilleure des idées. Deacon s’en est souvenu lui aussi, mais un chouilla trop tard. Il s’est fait maîtriser en quelques secondes par Olivia, qui a ensuite tiré sur l’un des scientifiques et tué quelques-unes des Filles, toutes là pour mourir je crois.

Olivia s’est fait passer pour le Témoin à Titan, histoire de mieux tuer son frère qui s’est fait avoir comme une merde. Ce flashback était un peu long, mais assez jouissif et se conclue par l’affirmation que le Témoin est mort à cause de l’autodestruction de sa machine provoquée par Jones. Je n’y croyais pas une seconde, l’imaginant probablement en 2017 avec Jennifer, mais il faudra attendre le cliffhanger pour le savoir.

Le but d’Olivia était, depuis le début, de tuer le Témoin pour prendre sa place. Ramse, Sam, Katarina, James, Cassie… Ils étaient tous des pions pour elle et elle n’hésite pas à tuer Katarina en lui plantant un couteau dans le ventre.

Bien évidemment, Athan est retourné à Londres dans le mausolée où l’attendait Jennifer et qui n’était autre que celui d’Eliza, une pièce du puzzle que j’avais également. Là, la série s’amuse à nous montrer la guérison express d’Athan grâce à Jennifer aux petits soins et lui disant d’accélérer le processus : comme il est un Primaire, il expérimente le temps différemment.

Remis sur pied, il décide de se rendre à Titan à nouveau et tuer tout le monde, sauf ses parents et Katarina, dont il sauve les vies. Il décide de se sacrifier pour eux, les laissant fuir Titan et offrant avant tout à sa mère la montre d’Eliza qu’il a toujours sur lui. Oui, mais elle aussi en possède une dans son autre poche. Elle créé donc un paradoxe pour survivre sans être poursuivie.

Athan n’est toutefois pas tué, il reste le Témoin. Il doit encore se confronter à Olivia à qui il apprend qu’il vient de comprendre qu’elle était le Témoin depuis le début. Oui, bien sûr qu’il est témoin de tout, mais il n’empêche que c’est elle qui est le monstre horrible et sans amour à la fin des temps. C’est une chouette pirouette scénaristique. Autant je m’attendais à la voir trahir tout le monde en 2047, autant je ne pensais pas qu’elle serait aussi importante du côté de cette intrigue. Je me suis fait balader comme un bleu et Olivia a égorgé Athan à son tour. Triste.

Les cinq dernières minutes de la série ne nous laissent pas le temps de nous poser non plus. Nous repartons en 2018, à Londres, où le virus a éclaté. Le message d’apaisement de Cassie est diffusé largement. Jennifer apprend d’Athan, juste avant qu’il ne retourne à Titan, qu’elle est celle qui devra tous les guider. De retour à la base, Deacon, Hannah, Katarina, James et Cassie comprennent qu’ils doivent fuir. Maintenant qu’Olivia est révélée être le Témoin, elle veut les tuer avant de détruire le temps et d’atteindre la forêt rouge.

Et comme on ne pouvait pas se contenter de ce cliffhanger où nos héros sont laissés sans machine, la série se permet un dernier détour par 2015 où le père de James lui raconte une histoire avec des singes et lui lit celle du serpent qui se mord la queue. Oh, bien évidemment, il n’a pas écrit cette histoire… Non, non, c’est la mère de Cole qui l’a écrit. Le truc, c’est que cette histoire, c’est celle qui obsède tant Jennifer… Et dire que James pense ne pas connaître sa mère, il ne va pas être déçu du voyage, car c’est sa mère qui vient de sauver la vie de son fils, finalement.

La prise de tête ne fait que commencer – et en plus, il y a fort fort longtemps, j’avais envisagé un lien de parenté entre James et Jennifer. Ah putain, vivement la saison 4 !

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EN BREF – Cette saison 3 se dévore et a su exploiter à merveille le terrain fertile qu’elle avait à explorer suite à la saison 2. Tout se passe très vite et les trois épisodes disparus au sein de cette saison n’aurait pas forcément été de trop. J’ai en tout cas aimé la manière dont les épisodes étaient liés pour être diffusés ensemble, même si j’ai respecté un ordre de visionnage légèrement différent (cinq et cinq).

Dans l’ensemble, et malgré un léger coup de mou en milieu de saison, on sent que le rythme est travaillé pour être haletant et ne pas laisser le temps de trop théoriser. Sans cela, certaines surprises auraient le temps d’être prophétisées. Finalement, les différentes théories qui me passent parfois par la tête et que je juge extravagantes se révèlent parfois tout à fait juste et c’est assez marrant à voir. Il me reste quelques petits angles morts qui me dérangent dans les paradoxes temporels, avec parfois des moments où ça ne tient pas mais où les problèmes sont ignorés au profit de l’histoire. Cette saison, c’était surtout le cas avec Athan et Eliza, parce que qu’il remonte le temps 600 fois et quelques, c’est bien, mais il doit en créer des paradoxes à force, s’il ne s’autodétruit pas. Il n’empêche qu’à l’inverse, il y a d’autres intrigues qui sont rondement menées pour ne pas laisser trop de pistes ouvertes, notamment celle de Gabe.

Dans tous ces cas de figure, la série est hyper agréable à regarder et possède une superbe mythologie ; le témoin aura réussi à me surprendre et le cliffhanger final donne envie de se replonger au plus vite dans les aventures de James et Cassie. La saison 4 va se faire attendre, clairement…

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

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Fear The Walking Dead reprend demain

SPOILER ALERT : Cet article parle de la première mi-saison 3 de FTWD. Les spoilers, avec des révélations sur l’épisode 8 diffusé en juillet dernier, sont soulignés dans l’article. À vos risques et périls si vous n’êtes pas à jour.

Salut les sériephiles !

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Comme je consacre mes lundis aux statistiques de la semaine, je me vois contraint de vous parler dès aujourd’hui de la reprise de Fear the Walking Dead qui se fera demain et que je préfère de loin à sa maman The Walking Dead.

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Je sais que beaucoup ont lâché l’affaire pendant la saison 1 qui était lente et n’était ni une vraie série de zombies, ni une production capable de répondre à nos questions sur l’origine du virus – réponses que nous n’aurons probablement jamais de toute manière. Pourtant, la série a l’avantage de proposer des histoires vraiment originales et une extension de l’univers plutôt réussie, si on se donne la peine de passer ses six premiers épisodes.

En effet, contrairement à la série-mère, FTWD n’est pas cantonnée à la série de comics. Je trouve que The Walking Dead est souvent trop caricaturale à vouloir coller aux comics (l’apparition de Rosita, Abraham et Eugene, par exemple, ou le personnage de Michonne) et qu’elle limite ses surprises à reprendre la même intrigue (en changeant simplement l’identité des morts).

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Quitte à faire une réécriture de la bande-dessinée, j’aurais préféré qu’on s’éloigne directement de celle-ci en suivant un autre groupe. Là, ça finit par être un méli-mélo sans nom – et j’ai abandonné les comics pour ne pas me spoiler la série déjà bien chiante, mais plus facile à suivre (bouuuuh). De toute manière, j’avais commencé par la série.

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À l’inverse, FTWD n’a pas à gérer les stéréotypes de la bande-dessinée. Elle est toutefois tombée dans le travers de la caricature elle aussi, avec des personnages très prévisibles pour une production américaine, comme Madison ou Alicia. Il n’empêche que j’aime beaucoup le casting et les personnages d’Alicia, Nick, Ophelia, Luciana et désormais Troy, très chiant mais assez jouissif dans l’instabilité qu’il apporte à la série. Et oui, Troy est assez clairement celui qui a accéléré les combats entre Jeremiah et Walker, menant à la mort de son père. Pour l’instant, Madison le gère… mais pour combien de temps ?

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Oui, la série peut surprendre car je n’en attends rien de particulier, contrairement à Walking Dead qui se force à suivre de loin les comics (qui sont meilleurs qu’elle, en plus). Le début de saison 3 m’avait surpris très positivement, avec un double épisode d’ouverture plein d’action et meurtrier, puis avec une intrigue osée sur les Amérindiens.

Les scénaristes sont allés jusqu’à donner raison à ceux-ci et tuer l’américain caricatural qu’était Jeremiah : blanc, raciste, possessif et plein de pouvoir. Il est passé de personnage calme et protecteur à gros connard ayant laissé Ophelia pour morte et possédé des terres qui ne lui appartiennent pas.

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La réflexion politique derrière la série est hyper intéressante sans être complexe, critiquant assez ouvertement la domination blanche et raciste… Tiens, ça ne rappellerait pas l’actualité ?

Si Walking Dead verse elle aussi dans la géopolitique depuis quelques temps, elle ne peut le faire avec autant d’actualité et de réussite que Fear, parce que les comics sont sortis il y a déjà bien longtemps. Autrement dit, Fear a pour elle beaucoup d’éléments que TWD n’a pas : des personnages de télévision, une intrigue originale, l’actualité et une réflexion politique. Pas étonnant que je sois bien plus impatient de la retrouver, malgré les défauts habituels de lenteur sur certaines intrigues.

Vivement demain, pour savoir ce qu’il advient de Madison et ses gosses, mais aussi de Strand, de Victor (les deux s’étant séparés en arrivant à l’hôtel où Ophelia n’était pas) ou, qui sait, de Luciana, s’étant enfuie à cause du racisme de Jeremiah.

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