Missions – S03E04

Épisode 4 – Le Sanctuaire – 17/20
Les premières réponses commencent à arriver avec cet épisode, comme je m’y attendais. Les intrigues se croisent enfin et on commence à mieux voir ce que cette saison a voulu proposer, mais ça me laisse quand même avec un certain nombre de questions que j’avais déjà en fin de saison 2. Bref, je ne suis pas sûr que la série apportera toutes les réponses, mais elle reste passionnante à suivre grâce à une construction vraiment sympathique.

Spoilers

Jeanne, Alice et Peter sont à la merci de William.

T’aurais dû me tuer, t’es un monstre.

Bien. Normalement, cet épisode devrait faire avancer les choses plus que les précédents pour mettre en place l’épisode final de la série. J’ai hâte de savoir comment tout ça va se terminer ! Avant d’en arriver là, il faut déjà prendre le temps d’en revenir à Jeanne et William. Jeanne a accepté de suivre William sans faire d’histoire apparemment. Elle lui fait une confiance trop aveugle, je trouve, et elle lui confie beaucoup trop de choses.

En échange, elle obtient des mensonges de sa part, notamment sur le fait que Peter et Alice auraient travaillé ensemble un moment. Le problème, c’est qu’elle finit par expliquer à William qu’Alice aurait dû mourir et qu’elle a soudainement peur de lui quand elle le voit saigner du nez. William s’attaque alors à Jeanne, qui finit inconsciente.

Après le générique, on se rend compte qu’Alice aussi a été attaquée dans la voiture qui la menait à Jeanne. Inconsciente, elle finit par se réveiller menottée à un lit, dans une nouvelle tenue. La trahison vient de son père, qui apparaît à visage découvert et lui explique que tout ce qu’il a fait était pour elle. Evidemment, elle ne le vit pas comme ça et elle comprend bien qu’il est prêt à sacrifier le monde pour elle.

Elle en veut toujours autant à son père, et elle n’hésite pas à balancer des verres sur lui. Bon, Alice n’est toutefois pas du genre à rester prisonnière bien sage et passive dans la chambre où elle est enfermée. Elle n’hésite donc pas à se lever pour faire le tour de la chambre, en trainant avec elle son lit. C’était marrant à voir, surtout qu’elle est pas mal débrouillarde en vrai. Bon, un homme de main de son père finit toutefois par arrêter tout ce qu’elle fait.

Alice se retrouve donc à devoir attendre, menottée au lit. Elle s’enferme dans un souvenir de la veille, où elle a pu converser un moment avec Peter. Ils sont un peu mignon à se tourner autour ces deux-là. Clairement, toute la saison repose sur eux, ça change des deux précédentes. Déjà qu’on n’est plus sur Mars, ça fait beaucoup de changement… mais c’est efficace. On découvre en tout cas qu’Alice et Peter se sont embrassés. C’est mignon, vraiment.

Dans le présent, Alice est de nouveau confrontée à William, et elle lui demande pourquoi elle trouve des photos d’elle un peu partout dans des albums dans cette chambre. La conversation tourne au cauchemar pour elle quand elle apprend que son père a tué Peter. C’est con, ça. En face d’elle, William est sacrément incohérent en plus, ça ne doit pas être évident d’être à la place d’Alice et d’essayer de tout comprendre.

Déjà, elle sait que le fait qu’elle soit en vie a compromis le sort du monde ; mais en plus, elle se sent maintenant responsable de la mort de Peter. Il est assez évident qu’il n’est pas mort, hein. Quand William vient l’interroger, il comprend assez vite que son bourreau est victime du même cancer que Samuel en début de saison et il en joue autant que possible. Pour éviter de se faire torturer ou tuer, il propose même à William de lui venir en aide… mais celui-ci n’approuve pas l’idée.

Pendant ce temps, Jeanne reprend son cauchemar habituel, tombant cette fois-ci sur un double d’elle-même qui lui demande de la regarder. On n’avance pas vraiment… mais à son réveil, cette autre Jeanne est encore là pour lui indiquer qu’elle doit s’accepter.

Elle n’a pas tout à fait le temps de le faire : elle est confrontée plus rapidement par William. Il vient la voir pour lui reprocher de lui avoir parlé toute sa vie. C’est intéressant : il a eu des visions de la Jeanne de la saison 2 pour l’avertir des crimes qu’Alice risquait de commettre ; de la maladie qu’elle aurait ; de tout le bordel que ça provoquerait pour le monde entier. Mieux encore, il révèle avoir les souvenirs du William qu’on connaît, à travers cette autre Jeanne.

La pauvre Jeanne de cet univers, prisonnière, ne capte rien de ce qu’il lui dit en revanche. Elle se retrouve ensuite à devoir faire face à elle-même qui lui demande de la retrouver.

William se rend ensuite auprès de sa fille, dont il détache les menottes. Il lui explique qu’ils sont dans sa maison d’enfance et qu’il n’a plus que les souvenirs pour lui. Je trouve ça quelque peu abusé de voir Alice lui faire ensuite un câlin quand clairement il ne le mérite pas. Peut-être qu’elle espérait pouvoir être ainsi libérée… mais ce n’est pas ce qu’il se passe.

Peter n’est finalement pas torturé par William. Les hommes de ce dernier reçoivent au contraire l’ordre de l’emmener voir Jeanne. La confrontation permet d’avoir quelques explications plus claires, même si personne ne comprend vraiment ce qu’il se passe. Jeanne accuse en effet Peter d’être responsable de sa présence dans le sous-sol miteux où ils sont.

Pourtant, Peter finit par tout lui révéler : Jeanne ne vit pas sa vie et c’est pour cela qu’elle est attirée par des gens qu’elle pense ne pas connaître, comme Alessandra. Dans un autre monde, une autre Jeanne est partie dans l’espace avec Samuel, où elle était attendue. Il connaît en fait toute l’histoire de la série ; avec l’idée que l’humanité présente sur Terre est en fait la suite d’une Histoire qui avait commencé sur Mars.

Peter comprend donc que Jeanne est connectée à son double, même s’il ne sait pas pourquoi. Il explique aussi à Jeanne que ses deux versions d’elle-même ont un don, mais tout ce qu’elle entend, c’est qu’elle serait responsable de la mort de ses amis. Ce n’est pas la meilleure idée du monde d’énerver Jeanne comme ça, par contre. Celle-ci commence à utiliser ses pouvoirs contre lui, alors il tend une main vers elle pour se protéger et… un flash de lumière apparaît.

Ce flash nous renvoie dans le passé, le jour de la mort de la mère de Jeanne. Cette mort se produit de manière bien bête : William était venu pour tuer Jeanne, mais sa mère a souhaité la protéger, évidemment. Jeanne a donc découvert ses pouvoirs… en tuant par accident sa mère. Et ce n’est qu’après que l’étrange homme qui les suit depuis le début de la saison s’est montré. J’imagine que cet homme sera Peter, dans le futur.

Pour l’instant, c’est difficile à dire cependant, alors concentrons-nous plutôt sur Alice qui est assez maligne pour se cacher sous son lit, menotter le type chargé de la surveiller, lui voler son flingue et s’enfuir. Elle décide tout de même d’aller voir ce qu’il se passe dans le sous-sol de la propriété quand elle en voit une entrée, et elle fait bien, car nous savons que c’est là que sont les autres personnages – et notamment Peter, qu’elle cherche toujours.

Dans la cave, on découvre que Peter et Jeanne ont partagé le même flash. Jeanne cherche immédiatement à savoir pourquoi William a voulu venir ce jour-là avec un flingue. Sans surprise, elle parvient à utiliser son pouvoir pour détruire ses menottes (jolis effets spéciaux) et menacer William, qui explique qu’il a juste voulu tuer Jeanne quand elle avait six ans, sans y parvenir.

Alors qu’elle est sur le point de tuer William, Jeanne est interrompue lorsqu’Alice arrive pour protéger son père. La fille fait l’erreur de laisser le flingue par terre quand elle protège son père, ce qui mène à une Jeanne considérant le suicide. AH.

En parallèle, nous suivons de nouveau Adrian, qui se dit déçu d’avoir été trahi par William. Tout ça n’est pas bien clair au niveau des enjeux, je trouve. Il cherche en tout cas à retrouver William au plus vite, ce qui n’est pas évident : trouver un riche qui souhaite rester caché, ça ne marche pas apparemment.

Adrian remonte également les pistes qu’il a pour retrouver Peter. Il ne retrouve que la dernière maison dans laquelle ils étaient avant que les hommes de William viennent le chercher. À l’intérieur de celle-ci, il trouve toutefois le livre d’Asma, dans lequel Peter a mis une clé USB avec la vidéo du meurtre d’Alessandra (c’était pourtant sur un disque dur avant).

Il y a également d’autres vidéos avec toutes les sessions Jeanne/Alessandra. Il les envoie à son laboratoire où sa directrice de la sécurité s’avère aussi être une excellente scientifique. Elle comprend donc que Jeanne ne maîtrise pas ses pouvoirs, mais que tout ce qu’elle fait s’apparente à ce qu’un trou noir pourrait faire. Rien que ça.

Forcément, les scientifiques veulent à tout prix retrouver Jeanne, mais ce n’est pas si évident. En attendant, ils ont fait une nouvelle avancée…

Missions – S03E03

Épisode 3 – Empty Handed – 15/20
L’épisode est un peu en-dessous des précédents, sans que ce ne soit véritablement une surprise. On est au beau milieu de cette courte saison, alors il faut nécessairement que le rythme ralentisse avant de repartir pour un final qui sera probablement très bien. En attendant, on développe un peu la psychologie des personnages, et ça se fait au détriment de certaines réponses qui tardent à venir. Bon dieu, que je suis impatient !

Spoilers

Jeanne, Alice et Peter cherchent à retrouver Jeanne.

Vous n’êtes pas quelqu’un à qui je peux mentir.

J’ai hâte d’obtenir des réponses, alors j’enchaîne les épisodes, tout simplement. Cela faisait un moment que ça ne m’était plus arrivé. L’épisode débute par le réveil de William, qui cherche à nouveau à entrer en contact avec sa fille. C’est quand même triste d’avoir tout fait pour lui sauver la vie, mais de ne pas être fichu de lui parler une fois qu’elle est adulte.

De son côté, Alice demande à Peter plus d’éclaircissements encore : elle ne comprend pas, malgré ses explications sur sa conversation avec Irène, pourquoi il est là. Elle comprend bien que son père a fait le choix de la sauver elle plutôt que le monde, mais ça n’explique pas Peter, effectivement. C’est bien de nous clarifier certains aspects comme ça en tout cas, parce que ça ne me paraissait pas évident que William avait fait ce choix en connaissance de cause.

Peter emmène ensuite Alice chez Jeanne, pour mieux constater que Jeanne n’est plus là, justement. Ce n’est pas une surprise pour nous, puisqu’elle a fait ses valises dans l’épisode précédent. Toutefois, quand il fait le tour de la maison, il se rend compte que la porte-fenêtre de derrière est ouverte. Alice prend tout son temps à le rejoindre, alors que le plan est entrecoupé d’étranges flashbacks où il semble avoir déjà fait le tour de la maison par le passé.

Il est attaqué par deux hommes à l’intérieur de la maison, et il nous révèle qu’il a de bons skills en combat franchement. Il va jusqu’à poignarder à deux reprises un des assaillants qui menaçait d’un pistolet Alice. Il appelle ensuite Adrian pour nettoyer ses traces et le couvrir ensuite. Bon, il n’est pas un simple psychologue, là, franchement ; même s’il affirme qu’il s’agit de son premier meurtre. En échange, Alice se confie sur ce qu’il s’est passé avec Axel. L’intérêt, c’est que Peter peut souligner qu’elle n’a jamais été amoureuse de lui ; mais ça ne change rien au fait que William soit un connard avec sa fille.

Une fois cette conversation terminée, ils décident de se rendre en Italie pour reparler à Alessandra. Celle-ci a reconnu connaître Jeanne, alors c’est leur seule piste. Cela leur fait un sacré roadtrip tout de même ; alors ils en profitent pour papoter. Alice s’interroge principalement de savoir ce que ça fait de vivre en pouvant détecter tous les mensonges. Ils décident finalement de passer la nuit dans une auberge.

Pendant ce temps, Jeanne décide de se rendre chez… Simon. Oui, celui-ci a menti à Peter quand il a dit ne pas la connaître. Je l’espérais un peu, mais c’est chouette de savoir que ces deux-là ont pu être un couple, deux ans plus tôt. Elle se rend chez lui parce qu’elle a confiance en lui, même si elle ne l’aime plus.

La conversation entre eux finit par revenir sur l’homme que Jeanne pense avoir vu et qui semble être le meurtrier de sa mère, à ce stade. Elle ne l’a pas vu depuis trente ans, mais elle est sûre que c’est lui. Elle découvre ensuite que Peter est venu voir Simon et elle est sûre de ne plus être en sécurité : il a forcément réussi à décrypter son mensonge.

Jeanne décide donc de se rendre en Italie (si elle savait !) et elle embarque Simon avec elle. Elle en profite pour lui faire jeter son portable, afin qu’on ne la retrouve pas, et pour lui raconter qu’elle est sûre d’avoir vu l’homme le jour de la mort de sa mère.

Le lendemain, Jeanne et Simon se rendent chez Alessandra – mais Alessandra et Simon ne semblent pas se connaître. Pendant la session de Jeanne, Simon reste dans le couloir à attendre… et il l’entend hurler à plusieurs reprises dans le bureau. Cela finit par l’inquiéter. La porte est cependant fermée à clé.

Quand elle s’ouvre, Jeanne sort en courant et entraîne Simon avec elle. Ils sont interrompus par un cri de Peter qui les aperçoit au loin. Toutefois, Jeanne n’a pas envie de leur parler. Elle s’enfuit donc en courant, avec Simon également. Peter échoue à les rattraper et ils s’enfuient en voiture.

Par dépit, Peter et Alice retournent du côté du bureau d’Alessandra, pour l’interroger elle. Malheureusement, il ne reste plus personne à interroger. Est-ce qu’ils ont vraiment tué Alessandra comme ça, si vite ? Je suis dégoûté. Jeanne lui en voulait d’avoir parlé d’elle à Peter, persuadée que c’était à cause d’elle si elle avait été retrouvée. Elle la souhaitait morte et… Alessandra s’est mise à hurler de douleur, avec du sang surgissant par jets de son bras. Elle est ensuite effacée de l’existence, sans qu’on ne sache exactement comment, malgré la caméra filmant la séance. Oui. Jeanne la tue juste avec un regard.

Flippant. Jeanne s’en confie comme elle peut à Simon, qui commence à être inquiet d’être avec elle, même s’il dit le contraire. Peter et Alice, eux, se posent des questions en regardant les vidéos d’Alessandra. Peter en arrive à la conclusion que les personnages de la série sont liés entre eux, à cause des liens créés par leur première dimension.

En Alaska, Adrian continue à se poser des questions sur son fantôme – ou plutôt son espion. Il n’en a plus de trace, ni ADN, ni empreinte ; et il ne peut même pas être certain qu’il soit le meurtrier de Samuel. L’enquête continue avec sa directrice de la sécurité (j’imagine) et tout le personnel du laboratoire, et ça les mène sur la piste d’un empoisonnement qui aurait eu lieu à cause de leur fournisseur. Ils terminent l’épisode en interrogeant la veuve d’un transporteur. Sympathique.

Cela va jusqu’à la torture, et ça permet de savoir que le mari a tué Samuel sans le vouloir, simplement en contaminant le matériel, en échange d’une place dans un programme qui pourrait sauver son beau-père de sa leucémie. Soit.

En parallèle de tout ça, William retourne voir Ivan, qui ne trouve rien de mieux à faire que de lui raconter l’histoire de Gilgamesh pour lui faire comprendre à quel point il est obsédé par sa fille. Soit. La scène n’était pas la plus intéressante.

Du côté du cliffhanger de l’épisode, j’avoue ne pas avoir tout compris. Jeanne et Simon se cachent dans une maison où ils couchent ensemble, mais ils sont retrouvés par un groupe d’hommes armés. Simon cache Jeanne dans un placard, avant de probablement aller se sacrifier pour la protéger. Jeanne entend ainsi de nombreux tirs, laissant peu de doutes sur ce qu’il se passe. Mais je ne comprends pas trop : Peter les cherchait, certes, mais ça, on l’aurait vu si c’était lui. L’autre homme ne semble pas du genre à se trimballer avec un commando armé, alors… qui ?

Toujours est-il qu’en fin d’épisode, Jeanne retrouve le cadavre de Simon. Bordel, ils vont tuer tout le monde cette saison ? Enfin, cela dit, ils vont tuer tout le monde dans le même épisode ? C’est un peu abusé, tout de même non ?

Jeanne finit par récupérer le portable de Simon, qui est harcelé d’appels… de Peter. Elle finit par décrocher, et elle accuse Peter d’avoir tué sa mère et Simon. Elle ne peut évidemment pas lui faire confiance, mais elle est quand même chiante à ne jamais rien dire aux autres, elle. Malgré la situation, Peter parvient à gagner la confiance de Jeanne et à obtenir une adresse où la rejoindre. Malheureusement, il se rend compte que lui aussi est surveillé.

À court de solution, Alice finit par faire appel à son père, parce qu’elle lui fait assez confiance. Et hop, elle ramène dans ce bordel un autre personnage du casting de la mission de la saison 2, c’est malin. C’est finalement un certain Marc qui est embauché par William pour transporter sa fille jusqu’au « colis » qu’il doit aller chercher.

Le problème, c’est qu’ils vont arriver trop tard : le cliffhanger de l’épisode nous apprend que c’est William lui-même qui va chercher Jeanne, alors qu’en parallèle, en Alaska, on l’accuse du meurtre de Samuel. AH.

Missions – S03E02

Épisode 2 – La Clé – 18/20
Bien qu’un peu frustrant car il pose bien des questions et que certains personnages ne simplifient pas le travail de clarification des mystères, cet épisode est un vrai plaisir à regarder. J’étais content de retrouver des personnages plus vus depuis un bon moment, content de voir que les scénaristes ne cédaient pas à certaines facilités et content d’être embarqué dans ce nouveau mystère. Bref, je bingewatche, clairement.

Spoilers

Peter contacte les membres de l’équipage de la saison 2 pour trouver le point de divergence entre les deux Samuel.

J’ai l’air d’une folle ?

J’aimerais dire que cet épisode reprend contre toute attente un an plus tôt en Italie, mais à ce stade-là, je n’ai plus aucune attente avec cette saison, parce que je ne sais pas où elle compte me balader. Toujours est-il qu’elle commence par Jeanne en terrasse devant le cabinet d’Alessandra. Un an avant la mort de Samuel, donc. Que je suis content de retrouver Alessandra, je l’avais adorée en saison 2.

Elle devine assez vite que Jeanne est française et elle sait qu’elle la suit, ce qui lui fait se poser bien des questions. Jeanne insiste pour lui dire qu’elle veut lui montrer quelque chose, quelque chose qu’elle ne peut montrer qu’à Alessandra. Cette dernière accepte pour se débarrasser d’elle, et elle le regrette probablement vite quand Jeanne ferme les yeux devant elle jusqu’à ce qu’elle parvienne à éclater un verre. Puis demander de l’aide. Bien sûr, oui.

Après le générique, nous retrouvons Peter dans un aéroport, comme promis. Adrian lui a assuré qu’il repartirait après tout. C’est tout de même frustrant de ne pas savoir ce qu’il s’est passé exactement après le cliffhanger, mais en tout cas, on a rapidement confirmation que Peter n’a rien dit de sa conversation avec Irène. Je veux dire, il a forcément parlé à Irène ! D’ailleurs, même Adrian sait bien que Peter ne rentre pas directement chez lui.

Un flashback nous révèle que Peter a bien dialogué avec Irène : elle lui a donné une mission et comme il a pris les dossiers de tout l’équipage, c’est sans trop de surprise qu’on le voit rencontrer ensuite Alan. Ce dernier sortait de chez lui, mais il est interrompu par Peter qui aurait quelques questions à lui poser. Il utilise la même technique d’approche avec tout l’équipage ensuite. Cela fait plaisir de tous les retrouver. Il leur pose quelques questions de routine, puis leur demande s’ils connaissent Jeanne.

Bien sûr, ils nient tous la connaître, sauf Alessandra. Elle reconnaît en effet que Jeanne était sa patiente, mais elle ne veut pas en dire beaucoup plus à un inconnu. Dans le même genre, Peter signale à Alice qu’elle semble totalement guérie de sa maladie génétique de naissance, grillant clairement sa couverture d’employé de l’ONU. La réaction d’Alice est intéressante, parce qu’elle semble plus surprise par l’aplomb de Peter, comme si elle considérait ça comme un signe qu’il ne mentait pas.

Elle décide donc d’inviter son père au restaurant pour en savoir plus, après avoir fait une analyse ADN. Elle lui demande donc des explications sur la maladie qu’elle aurait pu avoir, avant d’ouvrir l’enveloppe. William reconnaît la vérité, puis lui explique qu’elle a été guérie très vite et que c’est pour cela qu’elle n’est pas au courant aujourd’hui. Moui. L’état de santé de William ne semble pas être exceptionnel, en tout cas, comme les relations avec sa fille, cela dit.

Celle-ci contacte ensuite son ex, Axel, pour qu’il fouille dans les archives de la fondation de son père. On découvre en effet qu’il a passé un marché avec William : il ne peut plus approcher (et coucher avec) Alice en échange d’un bon poste et d’une jolie maison. Bien sûr, elle recontacte aussi Peter pour obtenir plus d’informations sur lui.

En flashback, nous découvrons la suite de la conversation entre Irène et Peter : Irène lui a présenté tout l’équipage, mais elle a fait aussi un résumé des deux premières saisons, jusqu’à l’histoire du portail qui mène à une autre planète habitable. Peter, lui, s’interroge surtout sur l’importance de Jeanne au cœur de tout ça – comme nous tous, je pense. Il finit par lui rendre visite à elle aussi, changeant à nouveau sa couverture.

Cette fois, il se fait passer pour un universitaire cherchant à en savoir plus sur des chercheurs ayant été contactés par des personnes extérieures. Sa couverture n’est pas bien crédible et Jeanne voit très bien qu’il joue un rôle et qu’il est probablement psy. Elle le trouve trop rigide dans sa manière de jouer, donc probablement militaire, et elle n’hésite pas à lui mentir, affirmant n’avoir jamais rencontré Alessandra.

C’est énervant. J’aime bien ce mindgame de la part de Jeanne, mais j’ai surtout envie d’en savoir plus et de comprendre où la série souhaite nous amener, quoi. Pour l’instant, elle nous renvoie un an plus tôt, avec Jeanne expliquant à Alessandra qu’elle sait pouvoir lui faire confiance après avoir pété son verre. Sans trop de surprise, Alessandra s’énerve et refuse de venir en aide à Jeanne. Que c’est énervant !

Alessandra finit tout de même par la retrouver pour lui indiquer qu’elle souhaite mettre en place un protocole avec elle pour réussir à en savoir plus sur sa condition. Et si elle est hésitante quand elle comprend qu’elle doit être filmée pour ça, Jeanne finit par accepter.

Bon, il y a plus énervant encore : quand on revient dans le présent, on voit Peter prendre le volant et coller le cul d’une voiture, puis tenter de la doubler pour mieux être victime d’un accident complètement débile. Non, sérieusement, pourquoi ne pas juste freiner quand l’autre voiture s’est mise à accélérer ?

 Cet épisode nous renvoie également en Alaska où nous découvrons qu’un homme mystérieux s’est introduit dans le centre avant la mort de Samuel. Un homme ? Humph. Ce fantôme qui évite les caméras de surveillance, reste dix minutes avec Samuel et disparaît sans crier gare dans un couloir laisse quand même apercevoir un bout de silhouette. Assez clairement pour moi, il s’agit de Jeanne.

Entre temps, Peter survit à l’accident, mais il perd un temps considérable. À la sortie de l’hôpital, Peter est énervé de savoir qu’Adrian le souhaite mort. Peter l’appelle directement pour le confronter, sachant très bien qu’Adrian est le seul ennemi qu’il se connaisse. Bien sûr, Adrian nie tout, avant d’avouer à Peter la cause de la mort de Samuel : il a été empoisonné par des radiations par intraveineuse. Ben putain.

Peter recommence soudainement à faire confiance à Adrian, et j’ai du mal avec leur relation : il lui explique donc son plan, qui est de trouver le point de séparation des deux Samuel. Il se rend malgré tout à son rendez-vous avec Alice quand celle-ci l’appelle. Ils se voient dans un parc, mais sont clairement sur écoute quand même.

Elle ne semble pas s’en rendre compte, quand lui se méfie énormément. Alice lui raconte en tout cas l’impossible : elle a bien eu une maladie à la naissance, mais pas héréditaire. Le truc, c’est qu’elle a pu être guérie dès l’enfance car la fondation de son père avait commencé à faire des recherches avant sa naissance sur cette maladie. Avant la naissance d’Alice, William avait donc prévu que sa fille aurait une maladie extrêmement rare et non héréditaire. Problématique, tout de même.

Peter réussit à convaincre Alice d’aller voir son père et la confrontation est intéressante : Alice est tellement énervée qu’elle nous révèle un peu plus les choses et force son père à dire la vérité. Il faut dire qu’elle est accompagnée de Peter, un détecteur de mensonges vivant. William tente bien de botter en touche à plusieurs reprises, mais c’est sans compter sur l’entêtement d’Alice.

William lui affirme alors qu’il l’a toujours su – qu’il a toujours été certain que sa fille aurait cette maladie, même s’il ne se souvient plus comment il l’a su, de la même manière qu’on ne sait plus qui nous a appris que la pluie allait tomber quand les nuages seraient sombres. Frustrant comme réponse cette affaire. Alice et Peter s’enfuient donc ensemble.

Enfin, l’épisode nous révèle également qu’un homme s’était infiltré dans la base en Alaska depuis plusieurs mois afin de tuer Samuel. Bon, ce n’était pas Jeanne alors ? Cela pose quand même un problème : comment on s’infiltre plusieurs mois avant pour planifier l’assassinat de quelqu’un qui n’est pas encore arrivé dans cette dimension, hein ?

De son côté, Jeanne fait désormais des cauchemars dans lesquels elle se sent épiée par un homme, le même qui a tué Samuel et qu’elle retrouve ensuite dans la rue en face de chez elle. Elle décide aussitôt de faire ses bagages et de s’enfuir, parce qu’elle sait qu’il l’a retrouvé. Curieux cliffhanger, surtout qu’il a retrouvé aussi Peter et Alice.

Missions – S03E01

Épisode 1 – Le Rasoir d’Ockham – 16/20
Ce début de saison est assez déstabilisant, mais je n’en attendais pas moins de cette série dont les épisodes ont toujours su prendre par surprise dans les choix et les intrigues. Je suis pressé d’en savoir plus et en même temps déjà frustré de savoir qu’il ne me reste que quatre épisodes, parce que la série semble vouloir prendre son temps à donner les réponses en posant encore plus de questions.

Spoilers

Samuel revient sur Terre, mais tout ne se passe pas comme il l’imaginait.

Parce que Félicette, c’est tout.

C’est fou comme j’ai oublié beaucoup d’éléments de la série… Et le seul dont je me souvenais, des épisodes d’un peu plus de trente minutes, tombe à l’eau bien vite : ce premier épisode dure près de 49 minutes, c’est malin. Après, dans ces minutes, il y a aussi le résumé des deux premières saisons. C’était bien complet, et c’est une bonne chose, parce que toute cette histoire avec Irène/Alice m’était un peu sorti de la tête.

C’est vite revenu, heureusement, contrairement aux portails. Heureusement, j’avais ma critique de la saison 2 pour m’aider un peu également. Bref, une fois tous les éléments bien en tête, il était temps pour moi de retourner dans l’espace. J’aurais préféré reprendre directement sur l’intrigue de Jeanne, mais finalement, c’est avec le retour sur Terre de Samuel que tout reprend. Après, le pauvre ne revient pas tout à fait sur Terre dans les conditions qu’il espérait. Alors qu’il est sur le point de se crasher, une grande lumière blanche rempli l’habitacle et… Générique !

J’adore ce générique, ça fait tellement plaisir de l’entendre à nouveau et de replonger dans l’univers de la série grâce à lui. Après le générique, Samuel est bien de retour sur Terre – ou c’est en tout cas ce qu’on veut nous faire croire. Bien sûr, il est interrogé pour expliquer plusieurs fois il revient seul alors que toute une équipe était partie avec lui. S’il est bien logique de les avoir abandonnés puisqu’ils n’avaient plus d’oxygène, on lui reproche d’avoir un peu trop bien suivi les protocoles avant. La bonne blague.

On ? Un homme en chemise-cravate qui ne semble pas ravi de la situation. Il est difficile de tout comprendre de ces premières minutes, mais c’est clairement voulu. L’homme va faire son rapport à son supérieur, Adrian, qui se trouve en Alaska dans une station d’écoute nommée Echelon. Son rapport est une évaluation psychologique qui est simple : il croit ce qu’il dit, mais il est fou parce que personne n’est jamais allé sur Mars. Ah. Irène avait pourtant affirmé à Samuel qu’il avait des preuves de ce qu’il avançait et qu’il serait cru, en fin de saison 2.

Adrian demande ensuite à Peter, le psy, de le suivre pour lui montrer le vaisseau dans lequel est arrivé cet homme, deux semaines plus tôt. Le problème, c’est que ça semble confirmer ses dires ce vaisseau qui sort de nulle part. Oui, ça semble seulement : ils n’ont pas de mot de passe pour l’ordinateur, les scientifiques n’arrivent pas à déterminer la provenance

Peter retourne donc autour de Samuel pour le travailler avec sa méthode : il analyse le langage corporel et les micro-expressions pour en savoir plus sur lui. Il lui présente à nouveau l’équipe de la saison 2, dont Samuel a communiqué les noms au cours de ses deux semaines d’isolement.

Le problème ? Difficile de croire les preuves de Samuel quand tous ne sont jamais allés sur Mars. William n’est même jamais allé dans l’espace, de même que Simon qui espère pouvoir un jour aller en orbite. Alessandra, elle, est médecin en Italie ; Gemma est secrétaire générale de Zspace, Alan travaille sur un moteur de fusée, Alice, la fille de William, a bien 28 ans et est encore en vie. Cependant, ce qui intrigue le plus Peter, c’est que Samuel n’a rien de remarquable par rapport à ces profils. Pire, il est censé être un ingénieur toulousain plutôt anonyme. Bon. Est-ce qu’il est revenu dans un monde parallèle, alors ?

Nous n’en saurons pas plus si rapidement. Avant ça, il faut se taper un flashback, le cancer des séries à ce stade. Ce flashback explore le passé de Peter et la raison pour laquelle il a arrêté d’utiliser sa méthode avant de devoir la réutiliser pour interroger Samuel. Nous le voyons donc interroger une femme pakistanaise en Afghanistan pour en savoir plus sur son mari. Ce début de saison demande de s’accrocher, donc, parce que cette intrigue n’a rien de simple à suivre après les premières saisons. L’avantage est aussi que l’intrigue se détache de ce qu’il s’est passé avant, ce qui permet de se replonger dans la série sans avoir à se demander toutes les quinze secondes qui est qui.

Peter, lui, se le demande par contre. Il s’interroge notamment sur Alice, essayant d’en savoir plus sur la fille de William. Dans une vidéo interview, Alice défend son père et assure qu’il est un père comme un autre. Pourtant, nous voyons ensuite Alice venir au cimetière sur la tombe de sa mère et retrouver son père. Clairement, l’ambiance n’est pas au beau fixe entre eux. Quand il regarde la tombe, William voit de nouveau la tombe de sa fille par contre, ce qui semble lui donner une migraine et quelques souvenirs de ce qu’il s’est passé sur Mars. Bon, alors… monde parallèle ou pas ?

Difficile à dire pour le moment, mais en tout cas, Alice et William sont donc bien sur Terre, pendant que Samuel, lui, voit remis en question toute son existence par des questions de plus en plus précises de Peter. Le psy est complètement perdu, lui, et il finit par évoquer le rasoir d’Ockham pour parler de la théorie de ce philosophe du XIVe siècle : c’est une théorie qui encourage à se concentrer sur les solutions les plus simples.

Et sa solution la plus simple ? Un monde parallèle, une timeline différente. Forcément. Il a interrogé en effet deux Samuel : celui qui vient de l’espace (et qui en est convaincu à 100%), celui qui bosse encore à l’ASE à Toulouse. Partant de là, soit on imagine une conspiration tordue de la part de William pour faire croire que Samuel a été dans l’espace, soit il y a bien une histoire de dimension parallèle. Il faut quand même s’accrocher pour l’envisager sérieusement, mais face à un problème sans solution, il faut bien aller chercher les réponses comme on peut.

Reste le problème de l’ordinateur de bord du vaisseau que l’on ne peut toujours pas décrypter. Peter se colle à ce problème, s’enfermant à nouveau dans ses souvenirs d’Afghanistan où il interrogeait Asma. Il décide finalement d’organiser une confrontation entre les deux Samuel. C’est perturbant, surtout pour les Samuel. Il y en a un qui était au courant (celui qu’on connaît) et un qui ne l’était pas. Pour vérifier les propos de Peter, Samuel a heureusement une cicatrice sur laquelle il peut compter.

C’est gros d’avoir une telle cicatrice et un secret sur la raison pour laquelle la blessure est là. Au moins, ça leur permet de comprendre qu’ils ne mentent pas, qu’ils sont bel et bien une seule et même personne. Bon, par contre, ça part en vrille super vite, avec notre Samuel qui pète soudainement un câble et n’hésite pas à s’attaquer à son double quand celui-ci semble soudainement avoir des souvenirs d’Alice et qu’il déclare « elle n’est pas humaine ».

Suite à tout ça, notre Samuel passe une IRM et se retrouve avec un méningiome énorme qui n’était pas là la semaine précédente. À son réveil, il apprend également la mort de son double – il s’est tué lui-même ? Oui, il l’a fait parce qu’il y avait une personne de trop dans sa tête. Attendez, si on part du principe que William aussi à ce genre de migraine, est-ce qu’il faut comprendre qu’il y a deux William sur cette Terre ? Je ne vois pas comment, je sais.

L’épisode refait justement un détour de son côté ensuite. William annonce qu’il a un cancer et qu’il risque bien de mourir très prochainement lui aussi, comme Ivan, son interlocuteur en fauteuil et clairement malade. Bien. S’il s’agit de son ami, il essaie quand même de lui voler son livre.

De retour en Alaska, nous découvrons que Peter a organisé une sortie pour Samuel, afin qu’il profite d’un cadre magnifique et de regagner sa confiance. Il est difficile pour Samuel de lui faire confiance, par contre, parce qu’il sait très bien qu’il est un rat de laboratoire pour Peter désormais – ou plutôt un chat, si on en croit son histoire concernant Félicette, le premier chat dans l’espace.

Un autre flashback nous révèle alors les difficultés de Peter à supporter l’interrogatoire avec Asma. Il est arrivé un jour pour voir qu’elle avait été battue et torturée, jusqu’à ce qu’elle donne les réponses qu’il devait obtenir par la psychologie. On découvre ainsi que Peter est capable de se rebeller contre l’autorité et qu’il a des regrets de ce qu’il s’est passé avec Asma – qu’il a ensuite retrouvée morte.

C’est pour cela que dans le présent, Peter révèle qu’il parle un français impeccable et qu’il a décidé de venir en aide à Samuel comme il le pouvait. La seule chose qu’il peut faire, c’est gagner sa confiance en lui faisant prendre conscience qu’il ne doit surtout pas lui parler car ils sont enregistrés et parce que Felicette, le premier chat dans l’espace, a été euthanasiée pour être étudiée. Ma foi, c’est la meilleure raison pour ne pas faire de la merde.

De retour dans la station, Samuel s’évanouit et, à son réveil, confie que Jeanne est la clé de tous les mystères. Ces derniers mots seront murmurés à l’oreille de Peter, mais nous n’en saurons pas beaucoup plus. Bordel, je suis dégoûté moi ? J’aimais bien Samuel, je n’avais pas envie qu’il meure, surtout comme ça. Enfin comme ça… On ne sait même pas comment, d’ailleurs, c’est juste que son cœur s’arrête.

Peter ne révèle pas à son boss les derniers mots de Samuel, mais il en donne quand même l’idée générale. Les derniers mots sont une citation, la même que celle qu’Asma avait donné à Peter, alors on peut rapidement comprendre pourquoi il pète un câble. Malgré tout, je trouve qu’il garde sacrément son sang-froid ce psychologue. Il retourne dans le vaisseau de Samuel où il tente les derniers mots comme mot de passe. Et ça fonctionne : Irène lui dit même « Bonjour, Peter ». Yep, bien sûr qu’Irène sait qui il est.