The Mandalorian (S03)

Synopsis : Pour ce début de saison 3, Disney + nous indique que le Mandalorian entame un nouveau périple. C’est tout. On va faire avec, hein.

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Pour commencer, j’ai hésité à me lancer dans une énième saison en cours de diffusion puisque je suis déjà en retard partout. En vrai, j’étais bien posé devant Wolf Pack, mais bon, la qualité n’était pas optimale, alors un ou deux épisodes par semaine, ça m’ira très bien. A l’inverse, du retard dans The Mandalorian, c’est très désagréable : la série a tendance à être spoilée partout (quoique son retour fait peu de bruit pour le moment dans mes notifications) et j’ai plus de mal à en voir deux épisodes d’un coup.

Ceci étant dit, son retour se fait par surprise en ce qui me concerne. Le calcul ne me semble pas forcément idéal à cette période de l’année, surtout que The Last of us est encore en diffusion (oui, encore une qu’il faudrait que je rattrape, je sais) alors ça fait beaucoup de Pedro Pascal d’un coup. Apparemment, personne ne s’en plaint.

Quand je dis que le retour est une surprise, c’est aussi parce que ça fait tellement longtemps que la saison 2 s’est terminée que je ne pensais plus du tout à la série dernièrement. Je n’ai même pas vu toutes les séries Star Wars encore… et très honnêtement, je n’ai plus trop de souvenir du dernier épisode de la saison 2. Pas grave, vous me direz, le dernier épisode de The Mandalorian était clairement dans Boba Fett après tout…

Ceci étant dit, je compte donc sur le résumé des épisodes précédents de Disney + pour comprendre ce qu’il se passe. Nous verrons bien si ça me réussit ou non…

Spoiler alert : j’ai finalement relu ma critique de l’épisode 5 de Boba Fett,
puis celle du 6e au milieu du premier épisode.

Note moyenne de la saison : 16/20

S03E01 – The Apostate – 16/20
J’ai apprécié ce début de saison qui parvient à nous présenter des enjeux assez clairs pour la suite et de très beaux effets spéciaux, mais j’y retrouve les défauts des saisons précédentes. Revoir les personnages fait plaisir après un an sans eux – on aurait pu nous redire qu’ils étaient passés par une autre série en attendant par contre, parce que vraiment, l’intrigue a bien avancé depuis la fin de saison 2. Elle continue d’avancer ici, au moins, même si je ne sais toujours pas exactement ce que la série souhaite vraiment raconter.
S03E02 – The Mines of Mandalore – 15/20
J’étais peut-être trop fatigué pour me lancer dans cet épisode et j’aurais dû attendre un autre jour pour le voir. Par peur des spoilers, j’ai quand même pris la décision de le regarder. Si je ne le regrette pas, j’ai trouvé qu’on retombait dans un rythme très lent pendant une bonne partie de l’épisode, avec le problème que j’aime les dialogues dans les séries et que celle-ci ne nous sert que des monologues lents et sporadiques. Heureusement qu’elle reste un bijou visuel et que cette saison semble vouloir raconter vraiment quelque chose.
S03E03 – The Convert – 13/20
Cet épisode me laisse un énorme goût de « tout ça pour ça » en ignorant le cliffhanger précédent et en étant drôlement long à s’attarder sur des points très secondaires de l’intrigue, pour l’instant en tout cas… J’espère que les épisodes suivants parviendront à tisser du lien pour la suite de la saison, parce que je n’ai pas tellement accroché aux enjeux présentés dans celui-ci, à défaut de bien les comprendre.
S03E04 – The Foundling – 17/20
J’ai largement préféré cet épisode qui, l’air de rien, approfondissait aussi bien le passé d’un personnage qu’il mettait en valeur l’évolution d’un autre. C’était réussi, visuellement toujours aussi magnifique à regarder et l’action fonctionnait vraiment. Bon, une fois de plus, les enjeux sur le long terme sont oubliés, ce qui est un peu gênant après l’épisode précédent qui semblait introduire des éléments dont on ne nous parle plus aujourd’hui, mais c’était top.
S03E05 – The Pirate – 18/20
Enfin ! Bordel, il était temps que la série se décide à nous dire où elle voulait en venir cette saison, et je crois qu’elle le fait enfin avec cet épisode. Certaines scènes paraissent encore artificielles, mais ça fait plaisir de voir des bouts d’intrigues prendre enfin sens : le puzzle se reconstitue et avec lui de nouvelles voies se dégagent. C’est bien plus intéressant comme ça.
S03E06 – Guns for Hire – 15/20
Si je souhaite regarder un bête épisode de série procédurale, je sais quoi regarder et, normalement, ce n’est pas cette série. Pourtant, c’est un peu le ressenti que j’ai eu devant une longue partie de cet épisode. Ce n’était pas mauvais, loin de là, mais c’était beaucoup trop convenu et pas bien intéressant à suivre pour du long terme. En plus, vraiment, ça donne envie de renommer la série, comme la semaine dernière. À ce stade, le personnage principal n’est plus celui auquel on pense.
S03E07 – The Spies – 16/20
Un avant-dernier épisode qui finit par être prévisible précisément parce que c’est l’avant-dernier : on sent bien que toutes les longueurs ont vocation à nous emmener vers un point précis qui lancera le dernier épisode de la saison, peut-être même de la série. Cela n’empêche pas que l’épisode souffre justement de ses nombreuses longueurs et d’une construction de saison qui m’interroge vraiment sur ce que voulaient faire les scénaristes. Pas grand-chose apparemment, parce qu’on passe à côté de toutes les bonnes intrigues en les traitant à une vitesse expéditive. Après, le budget est toujours là, il y a des scènes réussies, on se marre et on est bluffé par la beauté des images. This is the way.
S03E08 – The Return – 18/20
Désolé, je n’irai pas plus haut dans ma note de cet épisode final, même si je l’ai vraiment beaucoup apprécié et qu’il devait avoir le budget d’un film – à défaut d’en avoir la durée. La raison ? Eh bien, je trouve que ces quarante-deux minutes vont trop vite pour tout conclure. Tout l’est, bien sûr, mais c’est frustrant de voir que les six premiers épisodes ont ouvert plein de pistes qui auraient pu être développées sur du long terme et qui sont explorées bien rapidement dans ce dernier épisode.

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Walker – S03E12

Épisode 12 – Best Laid Plans – 13/20
Toute la partie sur le drama familial est incroyablement ennuyeuse cette fois encore, mais l’épisode parvient à être plus intéressant que les précédents grâce à son fil rouge. Maintenant qu’on se concentre dessus et que les révélations principales sont faites, on avance enfin dans l’intrigue et les motifs sont de plus en plus clairs. J’espère juste que la suite continuera de déblayer tout ça pour que la qualité remonte vraiment.

Spoilers

Cassie et Cordell ont besoin d’aide suite à l’accident de l’épisode précédent. Ainsi, ils font appel à Larry… et donc à Trey.

Une fois n’est pas coutume, commençons par évacuer le plus inintéressant dans cet épisode : Walker Rescue. C’est un peu inévitable : maintenant que la série s’est rappelée qu’elle était supposée être une série procédurale avec des enquêtes, toute la partie sur le drama familial est encore plus inintéressante qu’avant. Ramenez-nous Geri et les Davidson, finalement.

Bref, j’ai dit que j’allais l’évacuer et je n’en parle pas, finalement. Stella, Liam et les grands-parents cherchent un moyen de faire connaître leur nouveau projet, et c’est finalement August qui trouve le premier le meilleur moyen de le faire : il en parle à Kevin. L’occasion est grossière : August bosse au Side Step, Kevin y passe pour une collecte de fonds, bien sûr, bien sûr.

Ce Kevin est un vrai saint pour la famille, il est dommage que Cassie ne puisse pas passer plus de temps avec lui finalement ! Oui, elle est en couple avec, mais on ne les voit pas ensemble du tout. À l’inverse, lui, il a squatté le Thanksgiving d’une famille à qui il vient beaucoup en aide ensuite. Walker Rescue a désormais des donations grâce au réseau de Kevin, et avec ce même réseau, Kevin fait en sorte d’aider Side Step a récupéré sa licence pour vendre de l’alcool.

C’est too much ? Il y a pire : Kevin propose ensuite à August de l’aider à communiquer mieux. Pour moi, ça ne peut signifier qu’une chose : il va être suspect. La série essaie d’en faire trop, il est trop gentil, et moi, les gens gentils, je ne leur fais pas confiance, surtout dans les séries. Bon après, j’ai passé deux saisons à attendre que Geri soit méchante et ce n’est pas le cas, alors…

L’avantage, c’est qu’une fois tout ça mis de côté, l’épisode était bien plus intéressant cette semaine, parce qu’on se concentrait davantage sur le fil rouge. Dès le départ, et ce fut presque trop rapide même, on s’est retrouvé ainsi avec Cassie et Cordell découvrant que Trey bossait toujours avec eux. Trey est donc un agent infiltré et personne ne lui en veut pour sa mission sous couverture, pas même Cassie qui devrait l’avoir mauvaise de revivre à peu près ce que lui a fait Miles. Heureusement que Larry s’en rend compte et le souligne plus tard dans l’épisode.

En attendant, l’homme qui a tué Tommy est un certain Andrew, un contact de Trey. Sa mission sous couverture ? Elle a commencé à Thanksgiving, quand il est allé bosser tout seul. Pas de flashback, alors que ça, ça aurait pu être intéressant ; on passe bien vite à Grey Flag qui traque toujours l’unité de Cordell, sans qu’on ne sache pourquoi.

Comme Grey Flag n’est pas au courant de la mort d’Andrew, Trey peut continuer de mener sa mission sous couverture. Il le fait en étant le guetteur pour une femme dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’elle se fait tirer dessus par balle. Cela force Cassie à venir en aide à Trey, soi-disant discrètement. Ce fut tellement discret que Cassie finit par se faire tirer dessus et tuer un homme – qu’elle reconnaît allez savoir comment comme un vendeur d’explosifs ; mais bon, l’essentiel, c’est que la mission se passe bien pour Trey : il impressionne son nouveau boss dans son boulot de guetteur/infirmier pour Lana, la femme qui s’est faite tirer dessus.

Si toute l’équipe de rangers est satisfaite de ce happy ending, Trey est plus réservé que ses collègues : il leur demande à travailler seul et à distance, finalement, parce qu’il ne veut pas les mettre plus en danger. Cassie s’est déjà prise une balle après tout. C’est une idée de merde, même si ses sentiments sont plutôt logique, donc elle est aussitôt approuvée par tout le monde ! ARF. En fin d’épisode, il infiltre donc sans filet de sécurité un groupe dangereux – et tout le monde s’en fout qu’il vienne tout juste de devenir ranger.

Du côté de Cordell, on nous ramène à nouveau Julia. Je n’arrive pas à me faire à la présence de ce personnage qui, à mon sens, joue drôlement mal. La recherche de la clé USB dans un parc, sous un banc ? Qu’est-ce que c’était mauvais ! Déjà l’écriture n’est pas dingue, mais la scène où Cordell et Julia se touchent la main, là, on aurait dit qu’on était dans une mauvaise série pour ados. Mettant en scène des ados, hein.

Bref, Cordell fait 100% confiance à Julia, au point de coucher avec, et moi non. Non, je ne couche pas avec ; non, je ne lui fais pas confiance. Toujours est-il que grâce à elle, il obtient des informations nouvelles sur son unité de marines et que ça nous permet d’avoir enfin les idées plus claires sur le fil rouge de cette saison.

En effet, Cordell passe son épisode à parler de la mort de Cooper, qui s’est sacrifié pour sauver toute l’unité en les protégeant de tirs ennemis avant de mourir dans une explosion. Il en parle à Julia, il en parle à Cassie… et la fin d’épisode nous révèle que Cooper est encore en vie finalement. Cordell est immédiatement dans le déni quand il obtient des images satellites de ce qu’il se serait passé, affirmant que même en survivant à l’explosion, il était impossible de survivre seul dans le désert. Pourtant, la série le confirme : Cooper est toujours en vie, et il est au Texas lui aussi.

Bon, donc, Cooper veut se venger de son unité l’ayant abandonné dans le désert en les tuant tous vingt ans plus tard. J’espère qu’il y aura un motif un peu plus complet que ça et de vraies explications, parce que ça me paraît bien tordu. Même s’il a eu du mal à survivre (et il a l’air de se déplacer vite après l’explosion, donc il ne devait pas être hyper blessé), il doit bien se douter que tout le monde le croyait mort… J’attends de voir la suite pour me faire une idée !


Walker – S03E11

Épisode 11 – Past is Prologue – 12/20
Franchement, j’ai trouvé que c’était un épisode un peu trop mou, une fois de plus. Les plus grosses surprises étaient prévisibles depuis au moins un épisode, si ce n’est plus, et les scènes d’action n’étaient pas plus surprenantes. N’oublions pas que l’épisode a aussi la bonne idée d’utiliser des flashbacks inutiles… mais bon, il se termine avec quelques bonnes promesses pour la suite, ce qui explique que je remonte un peu la note quand même. Et puis, je n’attendais pas autre chose.

Spoilers

Il y a toujours des tensions familiales chez les Walker, mais Cordell préfère enquêter sur Grey Flag. Encore.

La pause de deux semaines ne fait pas du bien à la série : elle ne m’a absolument pas manqué pendant ce temps. Au mieux, elle a permis d’oublier l’intrigue en cours, ce qui est gênant, parce qu’on est en plein milieu d’un fil rouge auquel je n’accroche pas plus que ça et auquel je ne comprends pas encore grand-chose.

Toutefois, cet épisode permet enfin d’éclaircir certains éléments et de nous expliquer que le danger se rapproche pour Cordell, alors c’est toujours ça de pris. Avant d’en arriver là, je vais évacuer rapidement la partie qui m’a le plus soulé dans l’épisode : la famille Walker, toujours. Bonham est insupportable et en veut désormais à Liam et Stella de faire leur vie de leur côté, sans lui demander son avis.

Il passe tous les épisodes à être énervé après un membre de sa famille en ce moment. Abby est toujours présentée comme la matriarche idéale, capable d’aider son mari à prendre du recul sur la situation et de soigner tous les problèmes de la famille. C’est une bonne chose pour elle et la frayeur du hiatus est déjà oublié : elle est en bonne santé et a de nouveau la patience de faire face à son mari. Tant mieux pour elle.

Sinon, l’épisode tourne autour du pot pendant 35 minutes, mais finalement, Liam et Bonham se réconcilient dès qu’ils se mettent à se parler. Tout le faux drama de l’épisode aurait donc pu être évité si les personnages avaient parlé dès le début ; parce qu’il n’y avait aucun drama en vrai.

Dans le même genre, l’épisode ramène l’ex-femme de Larry dans la série ; et c’est vraiment fait pour accentuer le drama autour de Trey. L’épisode met du temps à nous parler de lui, mais il est donc viré des rangers. Cela surprend Kelly, mais elle est suffisamment amoureuse (à nouveau) de Larry pour lui pardonner et se dire qu’il a ses raisons pour virer l’homme qui lui a sauvé la vie.

MOUAIS. La série en faisait trop : c’est sans surprise que Trey est en fait en train de bosser sous couverture pour Larry. Je mets la charrue avant les bœufs, là, toutefois. On doit d’abord se taper tout un épisode où Trey cherche à nouveau un job (c’est en fait sa mission sous couverture) et où Larry se réconcilie vraiment avec sa femme. Celle-ci revient travailler à Austin et est prête à s’installer avec lui… à voir si leur couple survit aux secrets qu’il garde pour le moment.

Après, tout le monde s’enterre dans ses secrets cette saison, à commencer par Cordell. Cassie le pousse à lui parler de ses recherches, parce qu’elle est déjà impliquée dans l’affaire de toute manière. Assez vite, leur enquête (enfin une enquête dans une série à enquêtes !) se résume à chercher ce qui est arrivé à tous les marines de l’unité de Cordell.

Pas de bol, ils sont quasiment tous morts, à l’exception de lui et Tommy. Le plus inquiétant ? C’est une suite d’accidents ou de maladies frappant de manière brutale les marines… Allez, appelez le NCIS, ça ira plus vite ! Bon, comme ce n’est pas cette série, on se contente des rangers qui rendent visite à la veuve pour en savoir plus.

Pour que nous en sachons plus nous aussi, on se tape quelques flashbacks. C’est souvent le cas dans les séries, mais je trouve vraiment que cet épisode prouve à quel point les flashbacks étaient inutiles. C’était long et peu agréable, et les scénaristes ont vraiment fait des caisses pour ensuite essayer de rétablir le lien avec le présent. Franchement, on se retrouve avec Cassie qui réveille Cordell à chaque fois, tout ça pour qu’il lui résume le flashback qu’on vient de voir… Il me semble qu’il aurait été possible d’écrire ça mieux que ça !

Après, je ne suis pas scénariste. Tout ça mène finalement Cassie et Cordell chez Tommy, parce qu’il ne décroche pas son téléphone. Et pour cause ! Il vient clairement de se faire blesser à mort, et le suspect est encore là. Cordell reste avec Tommy, essayant de le sauver, en vain, tandis que Cassie se lance dans une poursuite en voiture. La scène d’action de l’épisode était prévisible mais réussie : l’accident de voiture était top à voir, en vrai.

Je me suis rendu compte aussi que la série accélérait et se dirigeait vers quelques révélations : Cassie et Cordell ne vont plus pouvoir cacher leur enquête maintenant qu’ils se retrouvent avec Tommy mort, mais aussi avec son assassin, tout aussi mort dans un accident. J’espérais pourtant que Cassie réussirait à le faire parler ou lui arracher une info.

Pas besoin qu’il parle pour cela cependant : elle trouve un dossier qui le relie à Grey Flag. Encore et toujours ce Grey Flag. L’avantage, c’est que l’épisode se termine avec la promesse d’un fil rouge qui se dévoile enfin plus largement. Cordell est le dernier de son unité encore en vie, Cassie et Cordell appellent Larry, qui est lui-même avec Trey, parce que non, Trey n’est pas viré. Pas de surprise, mais ENFIN une possibilité d’avancer dans l’intrigue qui sert de fil rouge. Avec le temps, je vais finir par comprendre ce qu’il se passe, non ?


Missions – S03E05

Épisode 5 – Théogonie – 17/20
Le titre en révèle beaucoup sur l’ambition de la saison 3 et de la série, mais la conclusion me laisse finalement sur ma faim. J’ai l’impression d’être passé à côté de certains éléments, au point de me dire que ça pourrait être une bonne idée de revoir l’intégrale. Si la fin n’est donc pas exactement ce que j’en attendais, on sent bien que la série a réussi à mener son récit jusqu’au bout – ou en tout cas, jusque là où elle le voulait, même si aller plus loin aurait pu me plaire aussi. Rien que pour ça, la série mérite d’être vue.

Spoilers

Jeanne envisage le suicide pour mettre un terme à ses souffrances.

Sauver ton père, sauver le monde… On dirait que c’est simple comme un conte pour enfants, non ?

Jeanne se suicidera-t-elle ? Cela m’étonnerait franchement. Certes, elle braque le flingue sur sa tempe, mais elle se retourne ensuite vers Peter, William et Alice pour mieux se rendre compte qu’ils sont figés. Ils ne bougent plus du tout et l’homme mystérieux apparaît dans le sous-sol, demandant à Jeanne de le suivre.

Ils se retrouvent alors à l’extérieur du sous-sol, à la frontière du temps et de la réalité. L’homme révèle alors qu’il est un des enfants de Jeanne – un de ses héritiers. Il vient du futur, même si le futur n’est pas un concept qu’il connaît exactement. Il est épaulé par la Jeanne de la saison 2 dans ses explications : Jeanne est ainsi une exception, un chaînon manquant, qui permettra à l’espèce humaine de s’améliorer ; parce que pour l’instant, elle est défectueuse.

Le but est de montrer à Jeanne tout ce qu’elle peut changer également, si je comprends bien tout ce qu’il se passe. L’homme explique à Jeanne qu’elle a créé une ligne temporelle en jouant avec l’esprit de William : ce n’est pas une autre Jeanne qu’elle voit, c’est une seule et même personne, qui doit à présent être réunie. L’idée est simple : Jeanne a un choix. Soit elle vit comme une humaine en voyant le monde se détruire peu à peu, soit elle accepte d’être la cause qui créera cet homme, la conséquence, qui se déplace dans le temps et l’espace pour observer.

Jeanne semble toutefois faire un choix : elle demande à être ramenée dans le présent, au moment où elle envisageait de se suicider, parce qu’elle a trouvé la réponse qu’elle cherchait après quelques détours dans le temps, à la mort de Simon, à un anniversaire de William encore enfant et au beau milieu de montagnes nordiques. Elle sait ce qu’elle doit faire… Mais moi franchement, je n’en ai pas la moindre idée à ce stade.

Elle fait sortir le trio du sous-sol, tandis qu’en parallèle, Adrian découvre une photo de Jeanne et de l’homme prise à l’anniversaire de William… quand il était enfant. Adrian demande à ce qu’on la retrouve bien vite, mais Jeanne, elle, est menacée par les hommes de main de William. Même s’ils baissent les armes sous les ordres de William, Jeanne n’hésite pas à les tuer.

Peter est assez réactif pour assommer Jeanne avant qu’elle n’aille encore plus loin, mais cette intrigue se termine par William qui explique à sa fille et Peter qu’ils pourraient tout à fait mettre un terme à Jeanne et ses agissements avant qu’il ne soit trop tard. C’est mignon comme idée, mais Alice la refuse catégoriquement ; et elle arrive à convaincre Peter bien vite, parce qu’ils sont en couple après tout.

C’est toujours un peu abusé dans les séries et les films, ces couples qui se connaissent depuis deux ou trois jours à peine mais agissent comme s’ils avaient passé un an ensemble. Bon, grâce à Alice, Jeanne peut finalement se réveiller à l’étage de la bâtisse. Elle retombe assez vite sur Alice, Peter et William, à qui elle assure qu’elle n’était plus elle-même, mais qu’elle est sûre qu’elle pourra se contrôler si ça devait lui arriver une nouvelle fois.

Franchement, ça me paraît ambitieux. Cela dit, Jeanne réclame à aller en Europe du Nord, et ça aussi c’est ambitieux quand on est sous surveillance comme ils le sont. Par chance, William peut compter sur Ivan pour trouver un avion. Les deux amis en profitent pour se dire adieu, sachant bien que la mort les attend au tournant.

Dans l’attente de pouvoir partir en voyage, Jeanne et Alice prennent le temps de se parler. Jeanne explique que l’autre elle – donc elle-même en soi – voulait absolument parler à William, pour l’empêcher de créer la deuxième Alice. Elle a fini par réussir à le faire, mais ça a laissé des séquelles à William, elle a ouvert une brèche et transmis le don des souvenirs d’une autre dimension à William.

Il n’est pas fait pour ça, cependant, ce qui explique qu’il aille si mal. Alice demande à Jeanne de le sauver, même si elles ne savent pas exactement si c’est possible. Cela mène Jeanne à considérer une nouvelle fois que sauver le monde, ça pourrait être s’autodétruire. Franchement, c’est complexe tout ça, ils finissent par nous perdre en informations diverses.

Dès lors, Alice en a marre de réfléchir et elle cherche du réconfort dans les bras de Peter qui, ça tombe bien, est justement torse nu dans sa chambre. C’est bien foutu, la vie. La nuit passe plus vite comme ça, en tout cas, que pour Jeanne et William qui attendent, en pleine insomnie, de pouvoir aller en Norvège.

Au petit matin, Adrian reçoit un appel mystérieux (probablement d’Ivan) qui l’informe de la destination choisie par Jeanne. Il se met aussitôt à mettre en œuvre un plan pour se rendre avec ses hommes en Norvège, ayant ainsi la même destination que Jeanne, William (de plus en plus faible), Alice et Peter. William en profite pour confesser ses actions, notamment les moments où il a voulu tuer Peter – l’accident de voiture, notamment. Il est également responsable du meurtre de Samuel. Pff. Franchement, ça c’est naze de sa part.

Le quatuor est malin en tout cas : ils changent de plan de vol en route, ce qui leur permet de conserver une bonne avance sur Adrian et ses hommes. L’ensemble permet aussi d’avoir de jolis plans de la nature en Norvège et des routes sinueuses de montagne. Ah, il faudra que je retourne à la montagne à un moment moi, ça me manque.

Ils ont beau prendre de l’avance sur les hommes d’Adrian, ceux-ci réussissent à s’approcher dangereusement de nos héros en faisant quelques excès de vitesse. Bordel, faire une course poursuite sur une route de montagne avec des virages partout et un William mourant à l’arrière de la voiture, quelle idée de merde. Je plains Peter, ce n’est pas chouette comme plan de vie.

Jeanne demande en tout cas à Peter de s’arrêter après un pont, et il le fait… alors qu’on sait tous très bien ce qu’elle envisage : elle sort de la voiture pour faire face aux voitures qui s’approchent. Le problème, c’est qu’en utilisant ses pouvoirs, elle affaiblit encore plus William. Bon, elle détruit le pont sans hésiter, et sans tuer pour autant Adrian. Par contre, William, lui, il ne tient pas la confrontation : les hommes d’Adrian braquent Jeanne avec des flingues, et elle n’aime pas trop ça. Elle décide donc de se débarrasser d’eux en les envoyant on ne sait trop où, et probablement en les tuant sous les yeux d’un Peter choqué.

Ah ben heureusement qu’elle devait se contrôler, Jeanne ! Les voitures s’envolent et disparaissent… Et William meure. Jeanne révèle alors qu’elle savait très bien qu’elle ne pourrait pas sauver William, mais aussi qu’elle doit la présence d’Adrian et de ses hommes à Alice. C’est elle qui a appelé Adrian, finalement. Je ne m’y attendais pas.

Elle a probablement bien fait de douter de Jeanne, parce qu’effectivement, elle est un véritable danger public. Elle a également une obsession, ce qui fait quelle veut reprendre la route au plus vite, quitte à laisser le corps de William au bord de la route. Franchement, c’était un peu abusé ça, ils auraient pu prendre le corps et le mettre dans le coffre, au moins.

Finalement, Jeanne a donc pris la décision de venir dans les montagnes nordiques vues en début d’épisode. Elle se retrouve ainsi face à une porte, comme en fin de saison 2, qu’elle doit pouvoir ouvrir. Son descendant affirme qu’elle est capable de l’ouvrir, puisqu’elle en sera capable plus tard et que le temps ne veut plus rien dire pour elle.

Jeanne s’apprête donc à ouvrir la porte, mais Peter lui demande d’attendre, pour s’assurer de ce qu’il y aura derrière la porte. Il lui touche l’épaule… et hop, on repart dans un petit flash de lumière. Peter se réveille alors dans une pièce aux murs nus, avec son ordinateur et son livre. En ouvrant la porte, il tombe à nouveau sur le descendant de Jeanne, qui lui explique qu’il doit choisir, avec le doute de ce que fera Jeanne. Il affirme que c’est par Peter que tout a commencé, et que c’est pour ça que c’est à lui de faire le choix. Alors là…

On découvre que c’est lui qui a tué Samuel au départ, avant d’aller changer le mot de passe du vaisseau, mettant en place toute la chaîne d’événements qui le mènera en Norvège. Nous sommes donc face à une étrange boucle temporelle, qu’on nous avait bien proposé au départ de la saison lorsqu’e Peter est monté pour la seconde fois dans le vaisseau – il s’était entendu.

De retour dans le présent, et puisqu’il a compris qu’il était responsable de tout ça, Peter laisse Jeanne ouvrir la porte pour qu’elle puisse faire face à… elle-même. La Jeanne de la saison 2 traverse donc le portail pour arriver face à cette autre Jeanne. Nous avons donc tourné en boucle ? La série s’achève sur une suite de flashbacks des trois saisons, puis sur une poignée de mains entre les deux Jeanne qui provoque un flash de lumière intense.

Moi qui pensais qu’en fin de saison 2, elle avait créé un tout nouveau monde, je suis servi. Elle a juste créé une super entité capable de détruire le monde dans une boule lumineuse surpuissante…


EN BREF – Je pense que la série gagnera à être revue à tête reposée et avec toutes les réponses en main ; ou du moins, avec le souvenir de toutes les révélations. Je suis un peu déçu par la saison 3 en ce qu’elle est plus courte que les précédentes et qu’elle a sacrifié une grande partie de son casting au profit de quelques personnages uniquement. Cependant, les quatre personnages au cœur de cette saison sont vraiment intéressants et bien construits, donc je ne vais pas trop m’en plaindre.

Si j’ai préféré l’épique de la saison 2, le rythme plus lent et détaillé de cette saison 3 restait un plaisir. Chaque saison a ainsi véritablement son ton, ses personnages et son intrigue, et elles forment un tout qu’il est satisfaisant d’avoir vu. C’est beaucoup en attendre pour une série française et même si j’aurais pu me passer de la mystique – surtout après avoir rattrapé Manifest la veille – je trouve quand même que c’est sympathique de terminer cette série. Pas déçu !