HTGAWM – S04E09 : He’s Dead

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 9 de la saison 4 d’HTGAWM.

09.jpgÉpisode 9 – He’s Dead – 18/20
Connor, WHO GOT SHOT?

« No, he’s not » a été ma réaction à la lecture de ce titre. J’étais loin de me douter que 40 minutes plus tard, la série m’aurait de nouveau eu comme un bleu. Comme quoi, même après quatre saisons, on peut encore pondre des épisodes de dingue avec d’excellents rebondissements. Je ne sais même pas par où commencer cette critique tellement tout est bien ficelé dans cet épisode qui va de surprise en surprise, alors même qu’il nous sert toutes les scènes que nous avions vus dans les cliffhangers du début de saison, une à une.

À l’hôtel, la police enquête sur l’accouchement catastrophique de Laurel, ce qui est l’occasion pour nous de voir que Laurel y a laissé son sac avec la preuve que tout le groupe voulait absolument récupérer, le fameux disque dur avec toutes les informations sur Antares.

De son côté, Connor est toujours au téléphone avec Michaela et ne se rend pas compte qu’il est espionné, en disant trop sur le fait qu’ils s’en tirent toujours, que quelqu’un a été blessé par balle et qu’il n’a pas de nouvelle de Laurel. Il ferait mieux de se méfier de ce qu’il espère, puisqu’Annalise l’appelle. Alors qu’il se prépare à lui demander de sortir Asher de prison, Annalise lui apprend que Laurel a accouché et perdu beaucoup de sang et il lui apprend tout ce qu’il s’est passé. Ainsi, Connor débarque chez Nate pour réclamer son aide, découvrant que Bonnie est sur le canapé. Youpi.

Frank débarque quant à lui à l’hôpital et déclare être le père du bébé – même si c’est clairement Wes le père. Les services sociaux arrivent eux aussi pour poser tout un tas de question sur Laurel.

Le problème, c’est que le père de Laurel a été mis au courant de l’accouchement de sa fille, probablement par Dominick ayant entendu tout ce que disait Connor. Ainsi, ce cher monsieur Castillo a pris toutes les mesures nécessaires pour faire de la vie de sa fille un véritable Enfer (bon, ce n’était pas bien compliqué vous me direz). Il prend ainsi à sa charge la garde de son petit-fils, dont il est confirmé que Frank n’est pas le père.

Annalise se déclare alors avocate de Laurel et découvre avec horreur que le père de celle-ci a effectivement fait tout le nécessaire pour réclamer la garde. Il a tout un dossier pour prouver qu’elle a des antécédents de maladie mentale, qu’elle est bipolaire et que le bébé est drogué. Cela ne simplifie pas les affaires alors que le personnel des services sociaux est juste là pour se faire engueuler par une Annalise couverte de sang.

De son côté, Michaela comprend qu’Asher a dit la vérité sur ce qu’il s’est passé. Nous voyons donc en parallèle Michaela & Connor faire la même déclaration à la police – que Simon était stressé par son statut d’immigrés, qu’il a volé quelque chose et qu’il s’est suicidé – alors qu’Asher révèle la vérité à Nate et que nous revoyons nous-mêmes en flashback ce qu’il s’est passé, pour être sûr de ne pas en perdre une miette.

Le vrai problème pour Asher est qu’il a avoué avoir touché au pistolet – ce que Michaela et Oliver racontent également à la police. Leur histoire est donc parfaitement cohérente puisque tout le monde raconte la même histoire. C’est une grosse prise de risque de leur part, mais il y a une certaine logique malgré tout.

Michaela apprend ensuite l’accouchement de Laurel, alors qu’elle toujours sur la scène de crime. Contre toute attente ou logique, elle parvient à s’en aller, laissant Oliver derrière elle. Tegan a toutefois le temps de lui dire qu’elle ment mal, ce qui veut dire qu’elle a des soupçons sur tout ce qu’il s’est passé. Pourtant, plus tard dans l’épisode, Tegan fait ce qu’elle peut pour les couvrir lorsque Dominick l’interroge sur ce qu’il s’est passé. Certes, elle finit par donner le nom d’Oliver, mais c’est inattendu de la voir protéger autant que possible le groupe.

Cet épisode nous ramène enfin aux cliffhangers de la première partie de saison. Ainsi, Connor accuse Michaela de tout ce qu’il s’est passé lorsqu’il la retrouve à l’hôpital. Inquiet pour Oliver, il retourne à Caplan & Gold pour le retrouver, mais pas avant de lui faire croire que le bébé de Michaela est mort. C’est donc à ce moment-là que le psy tombe sur Michaela, pleine de sang et en larmes, qui lui demande si le bébé est mort. Et plutôt que de la rassurer, il la laisse s’effondrer dans ses bras. Quant au fait qu’il connaisse Michaela ? Il le devine d’un bout de conversation qu’il a entendu entre Annalise et Connor.

Ah oui, ce serait pas mal si j’expliquais que le psy débarque à l’hôpital sur appel d’Annalise pour qu’il effectue une nouvelle expertise psychologique de l’état de santé de Laurel afin d’éviter que son père n’ait la garde du bébé. Si ça n’a aucune crédibilité qu’il le fasse, Annalise le force en fait avec un odieux chantage, ce qui était bien vu de la part des scénaristes. Du coup, ma critique retombe à peu près sur ses pieds et nous voyons ainsi un autre des cliffhangers de la première partie : le réveil de Laurel.

Frank est dans la chambre car il dit être son petit-ami, le psy est là parce qu’Annalise lui a demandé de l’être. Là encore, plutôt que de commencer par dire que le bébé est en vie, on propose à Laurel de se calmer. C’était nécessaire pour le suspense en début de saison, mais ça sonne tout de même très étrange dans cet épisode. Quant à l’évaluation psychologique, après un tel accouchement, elle est inutile.

Alors que Laurel se fait endormir pour la calmer, son père récupère le bébé malgré toute la bonne volonté d’Annalise pour le stopper. Elle pète littéralement un câble dans l’hôpital, mais ça ne suffit toujours pas. Castillo père s’en va avec son petit fils, sans qu’elle ne sache exactement où est transféré le bébé. Cela me paraît gros comme transfert, mais aux États-Unis et avec un peu de fric, il semble qu’on puisse vraiment tout faire.

Annalise finit donc par aller prendre une douche toute habillée – ce que l’on avait vu également en début de saison. Si je pensais à l’époque qu’elle prenait une douche à l’hôtel, il semblerait que ce soit en fait à l’hôpital. Et pour cause ! Sa chambre d’hôtel est prise pour une scène de crime simplement parce que c’est Annalise Keating.

Du coup, Bonnie vient sur les lieux (là encore, on l’avait déjà vu) et découvre l’étendue des dégâts, même si elle ne peut pas y faire grand-chose. Elle se rend ensuite chez Caplan & Gold où elle interroge Oliver sur ce qu’il s’est réellement passé. Elle apprend ainsi que le disque dur est dans le sac de Laurel, avant de raconter tout ce qu’il s’est passé à Oliver, loin de se douter du reste des événements. Outch.

Une fois cet interrogatoire passé, elle fait en sorte qu’Oliver soit relâché et rendu à un Connor très énervé et impatient, disant qu’il est l’avocat d’Oliver. Du coup, leur câlin de retrouvailles est marrant – et c’est bien joué d’avoir réussi à me faire sourire de la blague au milieu d’un tel chaos.

On peut donc enfin en revenir à l’hôpital où Michaela a donné quelques infos de trop au psy, notamment le fait que Laurel a arrêté ses antidépresseurs. À défaut de pouvoir voir Laurel, elle passe un nombre incalculable de coups de fil pour gérer également la situation d’Asher.

Pendant ce temps, Laurel révèle à Frank et Annalise que Dominick l’a appelé la veille pour la prévenir que son père savait qu’elle était enceinte et savait pour l’attaque à Caplan & Gold. Elle culpabilise donc de ne pas avoir arrêté le vol et dit qu’elle ne mérite pas d’être mère. Annnalise est loin d’être d’accord, lui promettant qu’elle récupérera son bébé – qui n’a donc toujours pas de nom.

Bonnie, elle, part récupérer le sac de Laurel dans les scellés, mais elle n’y retrouve pas le disque dur. Elle ramène malgré tout le sac à l’hôpital, même si ça ne sert pas à grand-chose. Le disque a donc disparu, et on ne sait pas qui l’a pris. Annalise soupçonne Bonnie, j’avoue que je trouve ça curieux également, mais comme l’épisode est encore loin d’avoir fini de me surprendre, je ne peux en être sûr.

Ainsi, je ne m’attendais pas par exemple à voir Isaac refuser d’aider Annalise, lui disant même que Laurel est peut-être instable. Pas plus que je ne m’attendais à voir Annalise lui dire qu’il la rendait folle et qu’elle comprenait le suicide de sa fille. Qui dit ça à quelqu’un, sérieusement ?

Il était plus prévisible en revanche de voir Bonnie se débrouiller pour libérer Asher. Si celui-ci ne reste pas en cellule grâce à l’aide discrète et cumulée de Nate et Bonnie, il n’est toutefois pas totalement hors de cause. À défaut d’avoir plus d’informations, la policière en charge d’enquête est forcée de le laisser libre, même si elle ne croit pas à son histoire trop parfaite. En effet, Bonnie lui apprend que c’est son ex et qu’elle sait désormais que les preuves retenues contre lui ne sont pas assez solides pour ça.

Du coup, Asher se rend à l’hôpital dès qu’il est libéré, sans prendre le temps de passer un coup de fil. C’est tellement plus drôle de faire la surprise à tout le groupe et de leur dire que quoi qu’il arrive, il ne sera en tout cas pas accusé de meurtre.

Eh oui, finalement Simon est encore en vie. Ce n’est donc pas de lui qu’il est question dans le titre de l’épisode, mais j’y reviens juste après (enfin, les scénaristes y reviennent juste après, en fait, moi, je n’ai pas grand-chose à voir là-dedans, même si j’aimerais bien écrire aussi bien – faudrait déjà que je me remette à écrire pour ça ; coucou Pauline, hum, hum). S’il est en vie, ce n’est toutefois pas une bonne nouvelle pour le groupe, au grand dégoût d’Oliver qui ne se sent plus si proche de ses amis (et de son mec).

Il faut dire qu’ils sont super pragmatiques et le préférerait mort, car sa survie ne correspond pas à leur histoire. Voilà donc Asher qui espère que les bouts de cerveau qu’il a vu par terre l’empêcheront de parler et Oliver qui essaye de rendre visite à Simon, mais ne peut évidemment pas le faire.

Quant au titre de l’épisode, il fait en fait référence à… Dominick. Ce dernier est donc, grâce à Tegan, sur la piste d’Oliver quand il se fait intercepter par Frank. Celui-ci torture Dominick pour obtenir des informations et savoir où est le disque dur. Malheureusement, il révèle en fait à Frank l’existence de ce disque dur. Après tout ça et puisqu’il le provoque sur sa méconnaissance de Laurel, Frank décide de tuer Dominick.

Il retourne ensuite à l’hôpital, sans passer par la case autres étudiants, où Annalise a eu la bonne idée de donner une photo de son fils à Laurel. Cette dernière échafaude tout un plan pour le retrouver, comptant sur Dominick pour l’aider dans sa quête. Elle l’appelle donc pour mieux découvrir que le téléphone de son ami d’enfance et du meurtrier de Wes est dans la poche de Frank.

Et si cette mort est déjà assez choquante pour faire un cliffhanger – parce que Dominick sera définitivement un personnage de l’ombre, les scénaristes trouvent encore le moyen de tous nous choquer ensuite en révélant que le mystérieux coup de fil que Wes a passé avant de mourir à son numéro « En cas d’urgence », il y a plus d’un an, était en fait adressé à Dominick.

What.

The.

Fuck?!

Ainsi donc, Wes connaissait Dominick et l’a appelé à l’aide… Tu parles d’une aide, il l’a tué ! Du coup, était-il simplement jaloux de le voir avec Laurel ? La violence de la scène et du combat entre les deux est inoubliable : Dominick a drogué Wes, Wes l’a frappé avec une putain de bouteille et a demandé de l’aide. À l’époque, j’avais trouvé cette mort encore plus atroce du fait qu’il ne savait pas qui l’avait tué ; mais en fait, si.

Bon, il ne savait quand même pas pourquoi Dominick l’a tué, puisqu’il lui demandait pourquoi il le faisait. N’empêche que ce meurtre atroce par un anonyme est devenu un meurtre de la main de quelqu’un censé l’aider. Allez, la bonne nouvelle, c’est qu’on devrait, avec un peu de chance, avoir droit à des flashbacks et donc à plus de scènes avec Wes.

En tout cas, cet épisode a parfaitement fait son boulot, avec un rythme allant crescendo jusqu’à des révélations finales beaucoup trop choquantes pour mon petit cœur. Je me fais déjà vieux, Shonda, calme-toi s’il te plaît !

HTGAWM – S04E01-08 (rediff)

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur chaque épisode de la première moitié de la saison 4 d’HTGAWM.

01.jpgÉpisode 1 – I’m Going Away – 14/20
Why does she have to ruin everything?

Annalise demande un rendez-vous avec ses élèves favoris. La série ne reprend donc pas sur un flash (back ou forward, peu importe) et un meurtre, mais sur la réception de son SMS par les gens qu’elle réunit. Laurel est par exemple en train d’avouer à son père qu’elle a avorté. La réaction de son père ? Vouloir une photo avec sa fille. WAIT WHAT ?

De son côté, Connor s’est coupé les cheveux, mais quelle idée franchement ? Je le savais car j’avais eu du mal à reconnaître l’acteur sur une de ses photos Instagram, mais bon. Il n’a pas répondu oui à Oliver qui continue de vouloir se marier avec lui, malgré tout. Comme en plus, ils sont à un enterrement de vie de jeune fille dans un bar gay, la torture semble vraiment odieuse pour Oliver.

Asher et Michaela, eux, achètent un nouveau matelas et c’est super gênant, parce qu’Asher est toujours aussi insupportable avec ses sous-entendus sexuels (qui ne sont pas des sous-entendus, d’ailleurs). Mais que fait-elle avec lui ? Je ne comprendrais jamais ce couple, je crois. Ils vivent assez mal l’idée de retrouver Annalise le lendemain, mais ils sentent bien qu’ils n’ont pas le choix.

Enfin, Bonnie et Frank visitent un local qui pourrait parfaitement servir de bureau à Annalise quand elle retrouvera sa licence… si elle la retrouve, parce qu’elle a bu pendant sa période probatoire. Toutes ces scènes sont drôlement lentes, mais remettent tout le monde en place pour le lancement de sa saison.

Le lendemain soir, Laurel retrouve tout le groupe réuni par Annalise pour un dîner qui se présente comme sur le point d’être détonant.

Une semaine plus tôt, le voilà notre flashback, Annalise a rencontré un homme dans l’avion, homme cherchant à la draguer. Elle lui dit s’appeler Bonnie, alors qu’il s’appelle Desmond. Moi, perso, je rencontre un Desmond dans un avion, je demande à ce que l’avion se pose et je pars en crise de panique : j’ai vu LOST, hein.

Annalise rentre donc à la maison pour s’occuper de sa mère, toujours malade. Je dois dire que ces scènes continuent d’être chiantes. Je n’ai jamais accroché à cet aspect de la série, introduit en fin de saison 2 si je ne me plante pas. La bonne idée d’Annalise est d’annoncer en plein repas de famille qu’elle et sa sœur envisagent d’envoyer leur mère en maison de retraite. Passionnant, mais on est loin du rythme habituel.

On nous balance qu’Hannah Keating refuse qu’Annalise touche l’argent de l’assurance pour la maison. Sympa la belle-famille. Cela pourrait être une piste pour la suite de la saison, mais mystère.

Sinon, Annalise n’a avoué à personne qu’elle était une ancienne alcoolique. Tentée par l’alcool et suite à un enchaînement d’événements fortuits, elle se retrouve à vouloir coucher dans un hôtel avec Desmond. Cela ne lui réussit pas trop, parce qu’il reçoit un coup de fil de CC, qu’il dit après coup être sa fille mais qu’Annalise pense être sa femme. Qu’importe, elle lui révèle son nom avant de se barrer sans avoir couché avec.

De retour chez elle, elle comprend que la situation de sa mère est encore pire que prévu. Elle la retrouve persuadée que la maison est en feu et en train de se pisser dessus. Cela finit par convaincre de sa mère de tenter de visiter la maison de retraite, même si bien sûr Annalise n’a plus l’argent. Tout cela est bien touchant, surtout quand Annalise a peur de perdre sa mère et qu’elle voit son père être alcoolique donc incapable de la surveiller.

Elle finit par rentrer et envoyer son SMS à ses étudiants, rejoignant également Bonnie pour savoir si oui ou non elle pourra continuer d’exercer. Elle fait bien un joli plaidoyer comme quoi c’est tout ce qu’il lui reste, mais franchement, elle ne parvient pas à me convaincre totalement. J’ai l’impression qu’elle s’en tirait mieux avant.

Cependant, elle garde son droit d’exercer, tout comme Laurel garde le bébé. Voilà probablement la meilleure surprise de l’épisode, parce que je trouvais tout à fait crédible son avortement, malgré son amour pour Wes et malgré le fait qu’elle cachait très clairement à son frère. Qu’importe, ils ne sont pas réunis pour faire la fête. Non, Annalise décide en fait de se séparer de l’ensemble de ses étudiants et rompt donc avec eux, y compris Bonnie. Sacrée scène que Michaela résume mieux que moi : « Have a terrible rest of your life ». Mouais, on sait comment ça se passe les ruptures, parfois, elles ne sont pas aussi nettes que l’on aimerait, et c’est probablement ce qui leur arrivera. Il était temps en tout cas d’avoir un peu de rythme de l’épisode.

Après un si charmant non dîner (sympa la réservation qui ne mène nulle part pour le restaurant), Annalise s’installe dans une chambre d’hôtel alors que le montage nous montre où en sont chacun dans leur vie désormais, pendant qu’ils lisent leur lettre.

Asher et Michaela décident de reprendre leur CV alors que Bonnie postule auprès du DA, le grand ennemi de la saison passée. C’est d’une logique fulgurante.

Connor accepte la demande en mariage d’Oliver, lui assurant qu’il veut un futur avec lui. Cependant, avant de dire oui, il veut être sûr qu’Oliver lui demande ça quand ils seront vraiment prêts pour une demande en mariage. Tout finit bien entre eux… pour le moment, en tout cas.

C’était une reprise sacrément lente, se concentrant beaucoup trop sur Annalise et sa mère, qui ne sont pas au cœur d’une intrigue qui me passionne. Je ne sais pas pourquoi j’accroche aussi peu car après tout, ce n’est jamais qu’une histoire de famille touchante, mais c’est qu’en fait, je ne regarde pas HTGAWM pour ce type de drama. Et pourtant, je m’attendais à une saison très familiale… centrée sur celle de Laurel, pas sur celle d’Annalise.

Cependant, c’est tout à fait ce que suggère le cliffhanger : Laurel est sûre que son père a tué Wes, possède toujours son flingue et une volonté de fer. Comme elle est toujours enceinte, les pistes ouvertes en saison 3 sont toujours là, mais elles ont juste été ignoré pendant tout l’épisode, allez savoir pourquoi. Un autre cliffhanger nous montre Annalise entamer une thérapie avec un psy pour aller mieux.

Trois mois plus tard, ce psy rejoint Frank à l’hôpital où Laurel se réveille (décidément, c’est une putain de constante chez elle). Bien sûr, son bébé n’est plus là. Il était largement temps que la série nous dise où elle voulait en venir, même si je m’y attendais dès l’instant où Laurel avouait garder le bébé. En trois mois, Laurel a donc pris le temps de se réconcilier avec Frank et de rencontrer le psy d’Annalise qui a l’air d’en savoir beaucoup.

Voilà une perspective pour la saison beaucoup plus intéressante que les quarante premières minutes, mais en même temps, cette disparition de bébé sera pour la deuxième partie de saison, en janvier. En attendant, il va falloir qu’on se tape la vie séparée d’Annalise de chacun, et je ne suis pas convaincu pour l’instant. Ce retour n’est donc pas si réussi pour moi, et il me laisse pour l’instant mitigé contrairement au premier épisode de l’an dernier qui proposait une question plus passionnante que « Where’s my baby ? ».

02Épisode 2 – I’m Not Her – 15/20
I’m gonna get you out of here

Léger mieux dans cet épisode qui repart sur la bonne fin de la semaine dernière. Le concept de ce second volet est assez simple : nous suivons une séance de psy d’Annalise en « temps réel », si l’on prend en compte les publicités en tout cas. Son psy s’appelle donc Isaac Roa et lui cache des choses puisqu’il indique à quelqu’un au téléphone qu’elle est là. Pourtant, Annalise prend le temps de se renseigner sur lui également.

Bon, elle décide de lui raconter qu’elle a repris le travail pour aider Jasmine, qui était dans la même cellule qu’elle en prison. Comme j’aime beaucoup l’actrice, je suis content de la retrouver, surtout que son rôle est tellement différent de celui que je lui connaissais que ça confirme qu’elle est bonne actrice. Quant au cas, c’est bien sûr un pro-bono, puisque Jasmine n’a pas les moyens de payer Annalise.

Je pense que cette intrigue est un prétexte à ce que nous découvrirons du futur au fur et à mesure, mais j’y reviendrais en fin de critique. Pour l’heure, il faut retenir qu’Annalise parvient à la faire sortir de prison avec une ardoise effacée, le truc totalement improbable.

Pourtant, elle galère un peu. Comme elle a viré Bonnie, elle n’a personne pour remplir la paperasse et ça lui pose problème. C’est l’occasion pour Annalise de découvrir que Bonnie a retrouvé du travail et de se voir refuser son aide. J’aime beaucoup cette séparation des deux inséparables, surtout que ça permet de découvrir un nouveau côté de Bonnie, plus indépendante et alcoolique que d’habitude.

Annalise ne s’est pas fait que des amis en trois saisons et Nate aussi refuse désormais de l’aider, lui demandant même de rester, elle et Bonnie, en-dehors de sa vie. J’aime beaucoup cette évolution de Nate, même s’il retombe dans les niaiseries habituelles, surtout en fin d’épisode où il se fait de nouveau pote avec Bonnie.

Pourtant, cette dernière n’est vraiment pas saine à fréquenter, comme elle est toujours pote avec Frank. Si elle ne s’entend plus avec Annalise, Bonnie raconte tout à Frank qui lui veut aider Annalise par tous les moyens. Bref, on tourne en rond et Annalise finit comme d’habitude par obtenir ce qu’elle veut.

Elle libère Jasmine grâce à un vice de procédure de 1968, qui n’est même pas franchement un vice mais juste un cas de racisme ordinaire : Jasmine aurait dû aller en désintox, mais ça n’a pas été le cas, ce qui explique que derrière elle a eu une vie horrible. Mouais. On va dire que ça fonctionne bien. Et puis, ça ne fait pas de mal de remettre une couche sur le racisme et la justice américaine (ou tout court, d’ailleurs).

Toute cette intrigue n’intéresse que vaguement Isaac cela dit, et il pousse autant que possible Annalise dans ses retranchements. Ce n’est pas franchement du bon travail de psy et même Annalise le remarque. Finalement, Isaac lui confie carrément qu’il était lui-même un drogué auparavant. Comme jamais un psy ne ferait ça, je me méfie encore plus de lui – alors qu’Annalise lui raconte que son ex-mari était aussi un psy lui ayant raconté sa vie lors de leurs séances.

Le flashforward dans quelques semaines nous laisse supposer que leur relation va évoluer, peut-être pour devenir au moins plus amicale, car à l’hôpital, lorsque Laurel découvre que son bébé n’est plus dans son ventre, Isaac appelle Annalise. On notera que Laurel sera à un stade suffisamment avancé de sa grossesse pour que le bébé survive en cas d’accouchement prématuré, toutefois.

Quant à Annalise, sa chambre d’hôtel sera sans dessus dessous et l’ascenseur plein de traces de sang. Bien sûr, c’est Bonnie qui découvre tout ça maintenant qu’elle bosse pour le DA. C’est une pièce du puzzle intéressante et compliquant encore l’intrigue, avec un blessé dont nous ne savons rien. Moi, je verrais bien Jasmine avoir un rôle à jouer dans tout ça.

Comme Annalise n’est pas le centre du monde, les scénaristes pensent également à nous parler de ses anciens étudiants, mais sans trop justifier leur place dans la séance de psy. Qu’à cela ne tienne, nous les voyons tout de même se mettre à chercher du travail. Enfin, ça, c’est la théorie parce que Laurel mène sa propre enquête dans son coin et Connor est en pleine crise existentielle.

J’ai beaucoup aimé l’intrigue au forum pour l’emploi (ouais, non, j’ai pas trouvé meilleure appellation) et les différents entretiens que chacun passe. Connor galère, Michaela est brillante, Laurel moyenne, Asher paraît à l’ouest, mais finit par décrocher des réponses positives malgré tout. Ce n’est pas le cas de Connor, Laurel dit ne pas en avoir et Michaela cartonne.

Laurel dit ne pas en avoir car elle n’est pas embauchée là où elle souhaite vraiment être embauchée, une grosse boîte qui a pour client… son père. C’est finalement Simon, l’empêcheur de tourner en rond du groupe, et Michaela qui décrochent un poste pour cette boîte. Pas de bol pour Michaela, cela signifie que Laurel lui raconte tout sur son père ; une scène bien drôle vu la réaction de la meilleure des étudiantes qui se pensait débarrassée de tout ce chaos.

Du côté de Connor, l’épisode met l’accent sur son mal-être qui continue, avec un échec aux entretiens qu’il analyse comme sa non-envie de devenir avocat. Oliver remarque qu’il fait une crise d’homme blanc que personne d’autres ne se permettrait et la manière dont il essaye de récupérer un entretien derrière est aussi une manière de rappeler que c’est typiquement une attitude d’homme blanc que d’essayer de s’attirer les privilèges de tout le monde.

Bon, Connor a toujours été l’archétype du White male priviledge, de toute façon. C’était peut-être un trop mis en avant dans l’épisode, mais la critique du système est sympathique quoiqu’assez peu représentative finalement, puisqu’il n’obtient pas ce qu’il veut. Oliver s’en tire mieux en montant sa propre boîte, c’est dire, surtout que celle-ci s’appelle « Ctrl Oli Del » en référence au CTRL ALT SUPPR, la combinaison informatique pour déboguer un ordinateur (enfin, je schématise, c’est l’étape 1 ça).

Connor apprend toutefois que Laurel leur a menti sur ses résultats d’entretien et mène l’enquête, en se rendant auprès d’elle. Elle finit par lui pardonner le meurtre de Wes qui n’est pas de sa faute et tente de lui redonner goût à la vie, ce qui était une scène très bien écrite et très sympathique.

J’ai eu tendance à adorer Laurel dans cet épisode de toute manière, même si rien ne vaut Michaela cartonnant en entretien ou menaçant Simon pour protéger Asher. Ce dernier en revanche, je ne peux toujours pas me le voir en peinture.

La mort de Wes continue ainsi de faire des remous dans cette saison 4 et les perspectives sont plus intéressantes cette semaine que la semaine dernière. Je reprends espoir, ouf.

03Épisode 3 – It’s for the Greater Good – 16/20
Oh and we still don’t know who killed Wes, so yeah, everything’s OK.

Grosse inspiration du côté des titres cette semaine, après The Brave, c’est à HTGAWM de nous parler du bien plus grand. Et pourtant, ça ne commence pas si bien avec une dispute entre Michaela et Laurel. En effet, l’épisode reprend exactement là où le précédent s’est arrêté. Michaela est totalement flippée par la situation, ne pouvant s’empêcher de la comparer avec Wes. Ben oui, c’est vrai qu’elle paraît aussi cinglée maintenant que Michaela le remarque.

De son côté, Annalise supplie la bonne personne, Virginia Cross, pour récupérer une nouvelle affaire et cela fonctionne puisqu’elle obtient le cas de Ben Carter, accusé d’avoir tué sa fiancée il y a quelques années puisqu’elle celle-ci lui a révélé que sa fille n’était… pas sa fille. Pourtant, lui assure que sa fiancée s’est simplement suicidée.

Le problème ? C’est Nate qui remplace l’enquêtrice malade de cette affaire et il est donc appelé à la barre, ce qui remue le couteau dans la plaie des exs. Le reste de l’épisode va donc les voir s’affronter jusqu’à ce qu’Annalise l’emporte, facilement.

Oliver cherche à se faire embaucher au commissariat auprès de Nate, ce qui lui permet de découvrir que Bonnie y bosse déjà. Laurel souhaite devenir son assistante, probablement pour continuer d’obtenir des informations. Bien sûr, Bonnie refuse, surtout quand Nate découvre que Laurel est là.

Qu’à cela ne tienne, elle se rend auprès d’Annalise pour la narguer, lui rappeler qu’elle déteste et lui apprendre qu’elle est enceinte d’un petit garçon.

Oliver est rappelé par Nate afin qu’il enquête sur… Annalise. Forcément, il n’aime pas l’idée, mais il a besoin d’argent et d’un travail, donc il le fait sans trop d’hésitation. Cela permet à Nate de découvrir que Ben Carter n’est pas le père de sa fille, au cœur de l’enquête. C’est toujours un problème.

Annalise n’apprécie pas trop d’être battue par Nate et encore moins quand elle découvre que Bonnie travaille avec lui.

Annalise est ensuite appelée pour reconnaître un corps à la morgue. On peut difficilement espérer pire coup de fil : Jasmine a fait une overdose et est donc morte. Je suis dégouté, je la voyais déjà jouer un rôle pour plus tard. Cela fait beaucoup d’un coup.

Sans grande surprise, elle se précipite donc chez son psy pour tout lui raconter. Quand elle rentre chez elle, elle découvre un DVD avec une vidéo du suicide. Grâce à Frank, elle apprend que la vidéo vient de Virginia elle-même. Le lendemain, elle n’hésite pas une seule seconde à la sacrifier pour obtenir ce qu’elle veut : ses aveux. Virginia admet ne pas pouvoir son job correctement, ce qui permet à Annalise de lancer un procès de large ampleur.

Après un tel jugement et tant de rebondissements, Annalise retourne chez son psy et s’engueule avec. La tension entre eux augmente tellement qu’il est difficile de se dire qu’elle ne finira pas en couple avec…

Pendant ce temps, Laurel continue ses visites de courtoisie à l’ensemble du casting de la série en passant cette fois par Frank, qui vit chez Bonnie le temps de passer ses LSAT. Nous savons désormais qu’Asher l’aide à réviser.

C’est ironique, parce qu’en parallèle, Connor abandonne ses études, ce qui lui permet d’obtenir un chèque de 32 000€. Tout le groupe flippe totalement de cette décision, mais ce n’est pas grand-chose par rapport à ce qu’il décide de faire de son argent, à savoir en dépenser beaucoup trop dans un strip-club où il se bourre la gueule en compagnie d’un Asher pas du tout à sa place. Cette amitié est marrante, même si ça ne vaut pas Michaela.

L’ensemble des étudiants, ainsi que Frank, organise un « diner-vention » pour Connor afin qu’il reprenne ses études. Il n’apprécie pas trop de se faire sermonner, surtout quand Laurel s’en même après avoir raté ses entretiens. Il ne sait pas que Frank compte bien aider Laurel à avoir un job auprès de Bonnie, qui craque rapidement.

Du coup, Laurel trouve l’information dont elle avait besoin pour accuser son père avec preuve auprès de Michaela, et elle le fait juste à temps. En effet, Michaela passe son épisode à tenter de remporter le prix de la meilleure miss je sais tout à son nouveau boulot. Sans trop de surprise, elle devient effectivement Hell Bown Champion, ce qui lui permet de travailler avec qui elle veut, et surtout pour la personne qui lui permettra possiblement d’identifier de quoi accuser les vrais coupables de la mort de Wes.

Malheureusement pour elle, cette victoire ne sera que temporaire : deux mois plus tard, c’est avec du sang sur ses vêtements et en larmes qu’elle s’effondrera dans les bras du psy d’Annalise, répétant en boucle qu’il est mort car tout le monde meurt autour d’eux. Comme toujours, l’actrice déchire tout dans cette scène, mais ce n’est pas vraiment un cliffhanger suffisant pour donner envie de revenir la semaine prochaine. Pour cela, mieux vaut compter sur Connor et Asher qui voient les deux pères de Connor débarquer dans le strip-club, inquiet pour leur fils et ramener là par Oliver, clairement incapable de faire face à la situation.

De là à ramener tes beaux-parents voir leur fils dans un strip-club… Sympa le petit ami ! En tout cas, c’est un cliffhanger qui m’a fait marrer et que je suis curieux de voir développé. Comme d’habitude, la série met du temps à redémarrer, mais elle s’améliore d’épisode en épisode alors j’ai bon espoir pour la suite.

04.jpgÉpisode 4 – Was She Ever Good at Her Job? – 15/20
I think you need to get out of my elevator.

Bam, avec la critique de cet épisode, je me mets à jour sur le ratio vu/critiqué du blog… il ne me reste qu’à rattraper une bonne dizaine d’épisodes encore après ça. Hum. C’est dans l’avion du retour de vacances que j’ai vu cet épisode et ça s’est bien passé car il était plutôt intéressant sans être révolutionnaire, même si j’anticipais son inévitable révélation finale.

Il y a deux intrigues principales dans cet épisode et ça fonctionne plutôt bien. Tout d’abord, une première intrigue se concentre sur Connor et ses deux pères qui ont débarqué la semaine dernière. On apprend donc que Connor ne parle plus à son père depuis qu’il a fait son coming-out. Ce n’est pas franchement une intrigue qui m’a passionné, surtout qu’Oliver, censé être totalement amoureux de Connor prend toutes les mauvaises décisions et rétabli le contact avec ceux qui sont ses beaux-pères contre l’avis de son mec.

C’est un peu n’importe quoi, même si j’ai aimé les vraies raisons derrière la dispute familiale. Après, tout le reste… Ce n’est jamais qu’une excuse pour nous ramener une nouvelle fois Connor à poil, mais cette fois devant ses pères. Bonjour la gêne.

En toute logique (non), Connor appelle ensuite ses amis pour qu’ils viennent prendre l’apéro chez lui et rencontrer ses pères. Qui fait ça ? Surtout juste après s’être retrouvé nu devant eux, mais bon. Je me demande s’ils auront un rôle à jouer dans tout ça – on ne sait toujours pas ce que devient Connor dans le futur (un mois et demi désormais) – ou si, comme la famille de Michaela l’an dernier, ils ne servent qu’à combler du temps d’épisode.

En tout cas, ils apportent de futurs conflits, le père de Connor affirmant qu’Oliver n’est pas fait pour lui. Les parents n’ont pas la science infuse, mais les scénaristes semblent vouloir lui donner raison en fin d’épisode, ce qui n’est pas spécialement rassurant pour ce couple phare de la série (peut-être bien le seul d’ailleurs).

De son côté, Bonnie continue de s’intégrer plus ou moins facilement dans son nouveau job, pas aidé par la présence de Laurel à ses côtés. Si je suis parfaitement honnête, je n’en ai pas grand-chose à carrer de Bonnie, alors je n’ai pas tout suivi, mais il faut en retenir qu’elle finit l’épisode en s’inscrivant sous un faux nom pour une thérapie avec Isaac, le psy d’Analise.

Quant à Laurel, elle est en manque, ce qui était drôle au départ jusqu’à ce qu’elle viole Frank dans une scène qu’on nous présente comme sexy. OK. On peut certes le considérer consentant, mais quand même quoi, c’était du grand n’importe quoi et c’était gênant (et ça n’a rien à voir avec le fait que j’étais dans un avion, la scène de Connor retirant son caleçon était bien plus gênante, en comparaison). Toute scène avec un mec faisant ça serait immédiatement conspuée alors que là, c’est traité comme si de rien n’était… Je n’ai pas trop compris, on va dire.

Enfin, le vrai fil conducteur de cet épisode repose une fois de plus sur les épaules de Michaela et son nouveau job, donnant à la série une véritable allure de Suits. Le parallèle entre l’étudiante et Analise n’arrête pas d’être dressé cette saison, et il était encore plus évident dans l’introduction de cet épisode qui voit même les étudiants être en cours (miracle).

Analise a besoin d’argent pour son nouveau procès visant à renverser le système. Par conséquent, elle recontacte sa grande amie gérant l’université pour la représenter dans le procès pour la garde de ses enfants. Le problème, c’est que ce job est assuré par la nouvelle boss de Michaela : hop, les voilà forcées de travailler ensemble, même si cette dernière est très clairement anti-Analise.

Cela apporte une dynamique intéressante entre les deux et apporte naturellement un rythme fluide à l’épisode, avec Michaela forcée d’annoncer à sa nouvelle patronne qu’elle déteste Analise ou Analise qui se plante royalement en envoyant un mail compromettant à la mauvaise personne.

Tout cela fait qu’Analise a beaucoup de choses à raconter à Isaac cette semaine, ce qui est plutôt la preuve d’une bonne écriture générale de la série, qui revient une fois de plus sur la mort de Wes. Ironiquement, je trouve que cette année, il ne manque pas autant que ce que j’aurais pensé.

En tout cas, Michaela monte rapidement en gallon dans sa nouvelle boîte, puisqu’elle en est carrément à diriger des internes dans cet épisode, afin qu’ils exploitent les notes du psy de leur adversaire. C’est donc le psy qui devient la faiblesse du mari de la dirigeante de l’université dans une affaire de garde d’enfants, c’est super rassurant les lois américaines. Cela permet à Michaela et Analise de gagner leur affaire, sans pour autant se réconcilier, au contraire.

Analise n’hésite pas d’ailleurs à mettre Michaela plus bas que terre en lui faisant prendre conscience qu’elle recherche une approbation maternelle dans tous ses boulots, à défaut d’avoir une mère à la hauteur, sympa. Cela laisse Michaela sur le cul et sans allié alors qu’Analise n’a que ça à revendre, des alliées. Entre Frank qui lui apporte l’argent obtenu pour l’accident de voiture qui lui a coûté son bébé et Nate qui lui propose son aide en fin d’épisode, Analise est plutôt bien.

La fin d’épisode révèle qu’Oliver est mêlé à toute l’affaire fil rouge de la saison. En effet, Laurel découvre qu’un mort paye pour la campagne électorale du DA, elle soupçonne donc son père d’être derrière tout ça. Pour en avoir le cœur net, elle a besoin d’un accès informatique que Michaela ne peut avoir dans la boîte. Elle se tourne logiquement vers Oliver…

Oliver qui, un mois et demi plus tard, sera témoin d’un bain de sang (le deuxième donc, après l’hôtel d’Analise) dans la firme de Michaela. Rassurant, putain. Il y a fort à parier que le trio Michaela/Oliver/Laurel était donc en train de mener l’enquête quand les choses ont tourné vinaigre. Reste à voir l’implication exacte d’Analise et Isaac dans tout ça, et le pourquoi du comment Bonnie se retrouve dans ces deux affaires apparemment sans lien pour l’instant.

C’est comme d’habitude un excellent cliffhanger alors que la série semble avoir un rythme plus calme cette année. Plus calme, certes, mais toujours aussi intéressant et intrigant.

05Épisode 5 – I Love Her – 16/20
Are you sure the baby’s not mine?

Je n’arrive pas à croire que j’ai une semaine de retard dans cette série, le Comic Con, ça me fait faire vraiment n’importe quoi, je vous le dis !

Cela fait donc un mois que Bonnie consulte Isaac, le psy d’Annalise, et elle lui avoue enfin, après avoir couru sous la pluie, que c’est pour se venger d’elle, même si elle l’appelle Mae auprès du psy. Le début de chaque acte de l’épisode s’attarde donc sur Bonnie et sa thérapie, ce qui est incroyablement bien géré par l’actrice qui déchire dans son jeu de la faiblesse psychologique où elle doit être. J’ai adoré cette partie de l’épisode, même si chronologiquement, l’épisode était un casse-tête fou.

L’idée était de montrer que Bonnie est amoureuse d’Annalise depuis le début, et c’est joliment mis en perspective dans cet épisode où elle préfère la détester que l’aimer. Le problème, c’est qu’Isaac finit logiquement par comprendre l’identité de Bonnie…

Je parlais d’une chronologie chaotique, c’est parce que nous avons également droit à des flashbacks pour mieux comprendre le personnage de Bonnie, et il serait temps. En 2002, le procès qui oppose Bonnie à son père nous est enfin révélé : Annalise était donc l’avocate d’un des violeurs de Bonnie. Nous apprenons aussi qu’elle a accouché à 15 ans d’un bébé dont elle ne sait rien. De mémoire, nous n’étions pas au courant.

C’est plutôt intéressant de voir Annalise dans le doute face à ce cas difficile où elle doit détruire une victime de viol en défendant le violeur. Nous sommes loin des cas habituels d’Annalise et bien plus proche du travail difficile de l’avocat.

Elle réussit toutefois à gagner, mais elle démissionne finalement ; buvant ensuite et se fichant des injections qu’elle fait pour avoir un enfant. Déprimée d’avoir brisée Bonnie, elle demande à Sam d’aider Bonnie.

Ainsi, c’est comme ça que Bonnie s’est retrouvée dans les bottes d’Annalise : cette dernière lui a présenté des excuses et lui a promis un avenir brillant.

Côté fil rouge, et dans le présent, Annalise mène l’enquête et réussit à convaincre des prisonniers de témoigner contre le système et contre Virginia Cross et d’être leur avocate. C’est pourtant risqué. Bonnie se rend compte de la stratégie d’Annalise et demande à Nate d’aller vérifier ses soupçons à la prison.

Même s’il voit Annalise à la prison, il décide allons savoir pourquoi de se mettre de son côté et de ne pas informer Bonnie. Au contraire, même, il aide Annalise dans sa quête et la met en contact avec son ancienne co-détenue, celle qui l’a tabassé.

Peu à peu, Annalise réussit à avoir les 40 cas dont elle a besoin, mais Bonnie se dresse finalement contre elle et réussit à lui briser son beau plan. Voilà donc Bonnie et Annalise qui se confrontent sous la pluie, ce qui nous ramène au début de l’épisode sous la pluie et à la révélation chez Isaac que Bonnie est amoureuse d’Annalise. C’est mignon tout plein et c’est accompagné d’un flashback où Bonnie rencontre Sam chez elle. Vraiment, cet épisode partait dans tous les sens, mais ça restait étrangement clair, peut-être grâce aux coupes de cheveux.

De son côté, Laurel continue de coucher avec Frank et de s’inquiéter pour la mission de Michaela et Oliver et de coucher avec Frank grâce à un sexto beaucoup trop drôle. Finalement, cela permet d’apprendre que Laurel a bien couché avec Frank quand elle était avec Wes, donc que le bébé peut tout à fait être de Frank. C’est tellement abusé.

Michaela se voit offrir de nouvelles chaussures bien trop chères pour elle par sa boss, Tegan, car elle fait du bon boulot. Elle ne culpabilise pas trop malgré tout de demander à Oliver de presser le rythme dans les recherches sur Antares.

Pendant ce temps, Connor se laisse aller totalement et laisse aussi aller l’appartement, n’en déplaise à Oliver. Comme ce dernier travaille jusqu’à pas d’heure, Connor se permet d’errer sur les sites de rencontre ; à l’origine pour prouver que leur voisin est gay, mais rapidement par dépit de se retrouver tout seul à l’appartement. C’est qu’il frôle la dépression à jouer la ménagère…

Alcoolisé, il sort de l’appartement pour coucher avec un mec, mais finalement, il se rend à l’hôtel d’Annalise. J’ai bien aimé la scène, même si c’était forcé par les scénaristes. Il lui révèle qu’il veut mourir, mais le simple fait qu’il s’en confie rassure Annalise sur sa force.

Comme Bonnie lui met des bâtons dans les roues, Annalise demande ainsi l’aide de Connor, ce que je trouve très cool car ça lui redonne un rôle dans la saison. En revanche, Asher reste en-dehors de tout, même s’il finit par le comprendre de lui-même en fin d’épisode quand Michaela lui ment. Il faut dire que celle-ci, Oliver et Laurel ont enfin la preuve qu’ils cherchaient, ce qui les met en danger si jamais le meurtrier s’en rend compte. Enfin, Frank passe les LSAT pour avoir un diplôme et un début de carrière quelque part.

Deux semaines plus tard (oh mon dieu, ça veut dire que, avec mon retard, la révélation est la semaine prochaine ??), Asher se retrouve en prison, suspecté de ce qu’il s’est passé au travail de Michaela. Oh oh. Les pièces du puzzle sont tellement compliquées à toutes remettre en place, j’ai peur de mal comprendre certaines choses, alors je vais me contenter de ne rien dire pour le moment.

06Épisode 6 – Stay Strong, Mama – 16/20
As a mother, I wanted to die with my son.

J’ai adoré le début de cet épisode où Isaac se rend lui-même chez sa psy pour savoir quoi faire de Bonnie/Annalise, surtout qu’Annalise déclenche en lui quelque chose. Il conseille ainsi à Annalise d’écrire une lettre pour Sam afin de parler du bébé qu’elle a perdu.

Elle n’arrive pas à l’écrire malgré un nombre improbable de brouillon, puis comprend par elle-même ce qu’Isaac veut. Elle finit donc par parler de la mort de son bébé et de l’enfer qu’était sa vie de jeune mère sans bébé : elle a tenté de se suicider et c’est Bonnie qui lui a sauvé la vie.

La psy d’Isaac continue de lui conseiller d’arrêter de suivre le cas d’Annalise. C’est intéressant et j’ai fini par douter qu’elle est juste sa psy et pas autre chose, comme son ex-femme. Du coup, la surprise finale de l’épisode nous révélant qu’Isaac avait une fille avec ne m’a pas vraiment surpris…

Connor travaille désormais totalement pour Annalise. C’est rapide, mais ça fonctionne drôlement bien de le revoir avec un job. En plus, contrairement à ce que je pensais, il ne ment pas à Oliver pour autant et lui avoue travailler pour Annalise et être confus dans ses sentiments envers elle, entre haine et amour du personnage qu’elle est. J’adore cela.

Frank attend déjà les résultats de son test, c’est cool les USA, ça va vite ! Il est dérangé dans sa séance de musculation antistress par un Asher terrifié que Michaela le trompe avec Laurel. Mais oui, bien sûr. Il confronte Michaela qui est exceptionnelle dans son habitude de mentir et trouve tout de suite l’excuse parfaite : elle lui dit aider Laurel pour l’accouchement.

Il est tout mignon Asher, il s’inquiète ensuite de Laurel et se rend la voir pour lui offrir un cadeau – alors même que Laurel a déjà beaucoup à faire, s’inquiétant de savoir qui est le père de son bébé autant que de son propre paternel. En effet, Oliver stresse à mort de se faire griller pour le piratage de l’épisode précédent, mais il n’a pas encore idée du pire qui va leur tomber dessus avec Michaela : le père de Laurel est en ville. Ce dernier finit par lui demander de dîner avec elle, ce qui commence à se compliquer pour Laurel qui lui cache sa grossesse ; surtout quand son père lui propose du champagne car elle est prête à être beaucoup trop riche.

Pendant ce temps, Michaela séduit sa boss avec du gin pour savoir de quoi il en retourne avec le père de Laurel. C’est excellent, car ça lui permet de se rapprocher de Tegan, de parier avec justesse sur son homosexualité et d’apprendre qu’Antares est prêt à devenir public. Au même moment, Laurel se voit proposer par son père de signer pour obtenir l’argent d’Antares.

Et c’est là que le bât blesse, je ne suis pas sûr de bien comprendre de quoi il retourne avec Antares. Mais bon : c’est la raison pour laquelle Wes s’est fait tuer, car il allait jeter l’opprobre sur les noms importants des dossiers d’Antares en jetant en pâture Annalise. Du coup, Laurel veut que les dossiers fuitent avant d’être rendus publics pour se venger. C’est chiant, car ça me fait de la peine pour Tegan dont ils vont clairement détruire la carrière.

Oliver finit par obtenir les informations dont il a besoin pour pirater Antares : il lui faut le badge de Tegan, que Michaela doit donc voler, ce qu’elle refuse de faire devant l’ours en peluche offert par Asher à Laurel. Je n’avais pas vu venir le twist qui suit : l’ours a en fait une caméra en guise d’œil.

Voilà donc Asher qui découvre toute la vérité et fait ses valises. Michaela a beau lui dire toute la vérité, ça ne marche pas du tout et il se casse pour prévenir Frank, mais tombe à la place sur Bonnie qui a bien besoin de réconfort…

En effet, en parallèle, Isaac n’est pas des plus éthiques et se rend directement au bureau de Bonnie pour lui proposer d’autres spécialistes. Bien évidemment, Nate le voit, ce qui fait qu’il comprendra bientôt le jeu de Bonnie. En attendant, celle-ci se fait complimenter par son chef pour le bon boulot qu’elle a fourni en empêchant Annalise de boucler son affaire.

Finalement, elle finit par perdre l’affaire car elle la prend trop à cœur. Elle le prend bien sûr super mal, surtout que Connor et Annalise gèrent à fond de leur côté, et que leur côté, c’est celui opposé à Bonnie. En faisant parler les enfants de son ancienne co-détenue, Annalise obtient les faveurs du public sans trop de mal. Frank était bien content de voir tout ça à la télé, mais comme il vit chez Bonnie, il est vite ramené à son ordinateur car elle ne veut pas attendre la victoire d’Annalise. Sur son ordinateur, il découvre que les résultats de son test sont tombés.

Il l’a réussi avec brio et il se rend chez Laurel pour lui annoncer la bonne nouvelle et lui dire qu’il le fait pour elle. Frank étant absent, Bonnie peut déprimer en paix et accueillir chez elle un Asher tout aussi dépressif après la trahison de Michaela lui ayant menti durant des semaines.

L’épisode révèle également qu’Annalise reçoit à l’hôtel la visite de l’ex-femme d’Isaac qui se présente comme tel, probablement pour lui dire de changer de psy. Voilà qui est intéressant, ce nouveau personnage connaît l’adresse de l’hôtel et s’ajoute à la liste des suspects pouvant finir ensanglanté. C’est un peu rassurant pour Connor, parce que je n’aime pas voir Connor là-bas aussi régulièrement que dans cet épisode.

La semaine suivante, Isaac appelle Annalise pour lui dire de ramener ses fesses à l’hôpital, mais Annalise est trop occupée à… s’ouvrir les veines. Et ben putain, l’épisode de la semaine prochaine, qui devrait logiquement déboucher sur tout ça va être passionnant à suivre. La saison ne partait pourtant pas si bien, mais maintenant que toutes les intrigues s’entrecroisent comme ça, ça fonctionne à merveille et c’est passionnant. Je suis impatient d’être vendredi prochain !

07Épisode 7 – Nobody Roots for Goliath – 17/20
If I kill him, you’re my alibi.

C’est parti pour un épisode promettant d’apporter quelques réponses avant la mi-saison, déjà, la semaine prochaine.

L’épisode commence sous les draps de Connor et Oliver avant que le réveil ne sonne et il est mignon de retrouver le couple si heureux. Mignon, mais douloureux vu ce qui les attend et vu comment Connor est loin de s’imaginer les activités d’Oliver.

Autrement, la femme d’Isaac vient donc prévenir Annalise que son ex-mari est beaucoup trop affecté par ses sessions avec elle et qu’il faut qu’elle se barre au plus vite, ce qu’Annalise accepte de faire presque sans rechigner. C’est n’importe quoi.

Annalise peut enfin commencer le procès qu’elle prépare depuis quelques temps, mais elle se rend compte que ce ne sera pas si simple que ça, malgré l’aide de Connor : ses ennemis s’en prennent à elle, quitte à utiliser la diffamation. Qu’à cela ne tienne, Annalise décide carrément d’aller voir le DA Denver pour faire équipe avec lui, afin de l’aider à gagner son élection, quitte à ce qu’il redevienne son pire ennemi ensuite.

Ainsi, elle utilise une femme travaillant pour le DA pour un parjure qui lui permet de se sortir de cette situation de diffamation. C’était plutôt sympathique comme retournement de situation. Il n’empêche que quelqu’un veut la faire retomber dans son alcoolisme, ce qui arrange bien les affaires de mon Bingo je dois dire. Annalise retrouve ainsi face à une bouteille de vodka chez elle et finit chez Nate.

Le lendemain, c’est finalement Isaac qui est appelé par les ennemis d’Annalise et bien qu’il pense qu’elle est sur le point de craquer, il ment à la barre. On remercie bien sûr Bonnie pour cette idée alors que Nate comprend toute son implication en voyant Isaac déjà aperçu dans le bureau de Bonie. C’est parfait, car ça permet finalement à Annalise (et donc Connor) de gagner.

De son côté, Michaela s’inquiète de ce qu’Asher pourrait raconter et se met à faire des blagues de mauvais goût à propos d’un meurtre de son copain. Après tout ce qu’ils ont vécu, c’est moyen quand même. Laurel n’aime pas bien l’idée d’Asher ayant mis une caméra chez elle, mais il est en situation de force et il les oblige à dire toute la vérité à Frank.

Ce dernier n’est pas trop heureux de ce qui est en train de se passer et il leur demande de tout arrêter au plus vite, parce que c’est bien trop dangereux. J’ai vraiment aimé cette scène qui en profite pour offrir quelques bons échanges entre Michaela et Asher sur leur relation qui bat de l’aile.

Michaela balance tout à un Oliver déjà stressé par ce qu’il fait : il comprend qu’il doit prévenir Connor, mais Michaela lui interdit. Elle doit aussi conserver son job, quitte à organiser une improbable fête le vendredi même. Cette même fête devient le parfait prétexte pour tout balancer sur Antares en avance et ruiner le plan de base du père de Laurel une fois que celle-ci a réussi à convaincre Frank de faire ce qu’elle voulait. Très franchement, ce n’était pas compliqué d’ailleurs.

Asher le prend beaucoup plus mal qu’il ne le devrait, continuant d’être un gamin insupportable comme dans tout le reste de la série d’ailleurs. Il remet en question tout son couple et suggère qu’il devrait prévenir Connor, ce qui fait flipper Oliver. Finalement, tout cela remet en doute l’ensemble du couple Asher/Michaela, Asher se sentant en permanence second choix par rapport à l’ex de Michaela. Le couple est cette fois-ci en pleine rupture, mais ce n’est pas plus mal. Je suis triste de voir Michaela triste, mais il était temps qu’ils ouvrent les yeux sur ce bien mauvais couple.

Asher finit malgré tout par accepter de bosser pour tout révéler d’Antares, ce qui est stupide. Il le sait, c’est ce qu’ils pensent tous, mais ils le font quand même, prévoyant de voler la carte de Teagan en faisant accuser Simon. Ce dernier est devenu subitement pote avec Oliver en deux épisodes, au point de lui révéler tout son passé, ce qui les aide beaucoup trop.

La fin d’épisode approche à grands pas et voit Connor et Oliver continuer de filer le parfait amour, Laurel proposer un test de paternité à Frank et Michaela se réconcilier avec Asher en ruinant sa robe de mariage à 20 000 dollars avec du ketchup. Mais oui, mais bien sûr, pourquoi se faire rembourser quand on peut juste s’éclater comme ça. Et en parlant de s’éclater, Annalise vient confronter Isaac sur ses mensonges à la barre et être clairement amoureuse de lui.

Elle se plaint auprès de lui de tout le mal qu’elle fait aux autres et il lui en révèle un peu trop sur Bonnie avant d’apprendre que son ex-femme a parlé à Annalise. La grosse éclate quoi.

Connor file tellement le parfait amour dans cet épisode qu’il en arrive à demander Oliver en mariage. Ce dernier ne peut dire oui sans dire toute la vérité, ce qu’il fait et qui enclenche aussitôt les flashforwards.

J’espérais quelques réponses et je me suis fait totalement avoir car nous n’aurons rien avant la semaine prochaine. Comme l’an dernier, les scénaristes nous baladent totalement et suggèrent dans leur montage final que Connor finira en arrêt cardiaque. Franchement, j’envisage comme l’an dernier Nate, étrangement absent des flashforwards lui aussi. Je refuse que ce soit Connor, de toute manière. Finalement, la liste des victimes potentielles est la même que l’an dernier, Wes en moins. Non, franchement, Wes, c’était déjà assez dur comme ça, ils ne vont pas recommencer avec Connor, surtout après cet épisode ?

Ceci, les amis, c’est de l’inquiétude à l’état pur, mais comme ils n’ont pas révélé le visage de Connor, je me dis qu’il est probable que ce ne soit pas lui, mais quelqu’un d’autre. Pourquoi pas Simon, par exemple ? C’est clairement sur lui que je mise le plus pour cet arrêt cardiaque…

08-2.jpgÉpisode 8 – Live. Live. Live. – 20/20
They’re always mad so it’ll we be fine.

Quand l’épisode s’appelle comme ça, c’est à peine stressant déjà ! C’est parti pour une mi-saison et j’ai commencé mes séries du vendredi par là pour une fois, alors que d’habitude, je respecte l’ordre de diffusion. Seulement, là, je ne peux pas faire autrement que dévorer cet épisode dès que je le peux.

Le vendredi soir fatal, Oliver reçoit un appel qui le fait bien trop stresser et le laisse à peu près dans le même état que moi au début de cet épisode. Bien sûr, les scénaristes se jouent rapidement de nous puisqu’Oliver rejoint Laurel, Michaela et Asher, tous en état de choc et ensanglantés. Il découvre un corps dont on e voit que les jambes (un pantalon) et hop, on repart 24h en arrière.

Connor demande à récupérer sa « bague » de fiançailles avant de se rendre chez Laurel où tout le monde l’attend déjà, car quitte à le trahir, Oliver l’a fait dans les grandes largeurs. Connor est complétement hors de lui, forcément, et il s’en prend à Frank, qui réplique avec ses muscles. C’est finalement Laurel qui réussit à le convaincre de ne pas tout dévoiler à Annalise, mais il décide de se rendre à la soirée. Tout ce qu’il faut pour nous faire criser.

Pendant ce temps, Annalise rentre à l’hôtel pour tomber sur Bonnie, venue tout lui expliquer, à commencer par ses sentiments amoureux. Cela terrifie Annalise qui refuse de l’entendre. De son côté, Isaac se plaint à sa femme, la critiquant des choix qu’elle fait de révéler la vérité à Annalise.

Tout est donc en place pour la soirée. Franck se rend chez Simon pour lui faire porter la culpabilité des actions à venir du groupe, Oliver et Connor se prennent la tête à la soirée, Laurel commence à stresser, Annalise est perdue dans ses sentiments. Cela fait beaucoup et ressemble fortement à une mi-saison : Annalise décide de demander conseil à Isaac – car elle veut le garder comme thérapeute, Bonnie se rend en larmes chez Nate pour boire et Laurel reçoit un coup de téléphone qui la perturbe.

Annalise espère bien pouvoir aider Isaac au cours de sa thérapie, car elle comprend qu’elle a besoin d’aide et qu’il a besoin de l’aider. C’est une relation totalement toxique, comme prévue depuis le début, mais ça fonctionne bien.

Bonnie cherche surtout à tester Nate sur sa fidélité amicale et à trouver des réponses à LA question qui l’angoisse : comment réussir à oublier Annalise ? Elle est donc bien alcoolisée avant tout ce qui s’apprête à se dérouler.

À la soirée, Simon fait son coming-out à Oliver, lui révélant qu’il est amoureux de lui. Voilà Oliver qui se met à douter et veut convaincre tout le monde d’arrêter, confortant une Laurel sortant de nulle part dans sa décision d’être venue voir ce qu’il se passait.

Comme du coup tout le monde continue, Connor se décide de dévoiler la vérité à Annalise sur la ruine que tentent de provoquer ses anciens étudiants.

Ceux-ci ne traînent pas et se lancent dans leur plan, ayant 5 minutes du discours de Teagan pour agir. Bien sûr, il y a des complications imprévues : Laurel aide Oliver avec celles-ci, avant qu’Asher ne décide que le meilleur plan est de mettre la carte de Teagan dans la poche de Simon. Oliver ne parvient pas à le trouver et reçoit un appel de Connor, celui du début de l’épisode : il est dès lors évident pour moi que j’avais vu juste vis-à-vis de Simon.

bonus SimonJe sais, je devrais être triste et je le suis un tout petit peu, mais c’est une issue bien préférable que celle qu’il voulait qu’on envisage vis-à-vis de Connor. Si j’y vais fort, j’ai même éclaté de rire quand j’ai découvert la vérité : Simon est tombé sur le groupe, a trouvé le pistolet de Laurel et suite à un combat ridicule s’est éclaté la face avec. À quoi bon utiliser le cran de sûreté, hein ?

Connor tombe sur le groupe et flippe totalement, obligeant Michaela à prendre le contrôle de la situation, une fois de plus. Le problème, c’est qu’Asher a eu l’idée stupide de se saisir de l’arme sans trop de raison, donc elle a beau nettoyer ses empreintes, je ne le sens pas trop. Si je me la joue Expert, les traces de poudre seront de toute manière sur la main de Simon.

Michaela se rend alors à l’étage supérieur où se déroule la fête après avoir maquillé la scène du crime, pour annoncer que Simon s’est suicidé.

Reste à traiter l’appartement d’Annalise : elle rentre chez elle et entend une femme hurler dans l’ascenseur. Oui, si vous êtes comme moi, ça vous suffit à comprendre que Laurel se rend chez Annalise après avoir quitté la fête et se retrouve coincée dans l’ascenseur avec des contractions et du sang qui coule. Oui, après tout, une fausse couche après tant de stress, ça sonne logique – mais le pire, c’est que non : ça vient d’un coup qu’elle s’est pris en écartant Frank de Connor en début d’épisode. Vicieux à souhait.

Le fait qu’elle soit coincée dans l’ascenseur aurait pu être mieux amené si cela faisait plusieurs épisodes qu’on le voyait se coincer, mais c’est assez atroce pour être… atroce. Elle tente d’appeler les secours, mais elle n’a bien sûr pas de réseau. J’en ai vu des choses horribles dans une série, mais cette scène où elle perd le bébé est tout bonnement trop. Cela me rappelle les traumatismes d’une fin de saison Private Practice. Non mais franchement, là, ils ont frappé beaucoup trop fort.

Annalise trouve donc Laurel et découvre que le bébé est à moitié sorti de son corps. Là voilà donc qui se débrouille pour aider à sauver la vie du bébé en coupant le cordon ombilical avec un chargeur de téléphone. Ils y vont beaucoup trop fort. Oui, je me répète, mais c’est à peu près l’état dans lequel j’étais devant l’épisode, à répéter en boucle que c’était trop, mais rester devant quand même.

Pendant ce temps, parce que ce n’est pas encore assez traumatisant apparemment, Connor arrive chez Laurel pour découvrir qu’elle n’y est pas, contrairement à ce que Michaela lui avait annoncé. Il appelle donc celle-ci et en dit beaucoup trop, ignorant qu’il est écouté par un putain de Dominick de nouveau sorti de nulle part. Cela permet de garder un cliffhanger dont on ne savait rien, alors qu’Asher se fait arrêter devant Michaela et qu’Annalise lutte à faire un massage cardiaque à un bébé qui, contre toute attente, va fonctionner. Je ne sais pas si c’est bien crédible un tel accouchement, mais les cris de bébé qu’on entend suggèrent qu’il survit, de même que Laurel dont on sait qu’elle se réveillera à l’hôpital sans bébé dans le ventre.

Bref, toutes les pièces du puzzle se sont mises en place et ont mené à une scène beaucoup trop forte pour mes émotions. Et moi qui pensais qu’ils ne pouvaient pas faire pire que Wes. Et moi qui pensais que cette saison allait être naze quand j’ai vu le premier épisode. Je suis soufflé, et clairement mon TFSA serait bien différent si je devais l’écrire aujourd’hui.

08

The Last Man On Earth – S04E10 : Paint Misbehavin’

Spoilers

Ci-dessous, la critique détaillée de l’épisode 10 de la saison 4 de The Last Man On Earth.

10.jpgÉpisode 10 – Paint Misbehavin’ – 17/20
Don’t be shy, Karl doesn’t bite.

Après un détour par Karl la semaine dernière, il est enfin temps de retrouver le groupe et de résoudre le cliffhanger du mois dernier… ou pas. Jasper est toujours porté disparu, mais Tandy et Todd sont heureux d’avoir rencontré quelqu’un de nouveau.

Karl charme tout le monde assez rapidement, malgré une introduction totalement flippante grâce à Tandy. Il raconte « son » histoire et c’est très drôle à suivre, avec une accumulation de surnoms stupides. Il fait tout ce qu’il peut pour oublier ses tendances cannibales, mais ce n’est pas évident avec Gail qui se brûle le doigt et lui rappelle la bonne odeur de chair fraîche. Franchement, l’arrivée de Karl est une bonne chose pour la série car cela relance plutôt bien les intrigues et le suspense.

Il la conseille rapidement sur la meilleure manière de soigner sa brûlure, parce que la chair brûle si vite. C’est louche, mais elle ne remarque finalement pas grand-chose, même si elle lui en fait la remarque. Du coup, Karl se met à mentir comme il peut, en plein dilemme entre le changement qu’il veut se prouver et la réalité. Le personnage apporte avec lui une bonne dose d’humour, même si comme souvent la série en fait trop – notamment avec le piano. Il ne reste plus qu’à espérer que ce soit lui qui termine le rubik’s cube histoire de faire d’une pierre deux coups.

À première vue, la bonne nouvelle, c’est que Gail le trouve étrange. J’avais peur qu’elle soit seule à le penser, mais c’est finalement Tandy qui se met à douter… ce qui est la pire chose qui pouvait arriver pour la suite de la série. Comme il n’a jamais aimé personne (ou presque) dès le début, tout le monde considère que cela veut dire que Karl est quelqu’un de plutôt normal, y compris Gail. L’ensemble du groupe lui conseille donc d’être plus patient avec lui, car il juge toujours très mal tout le monde. La frustration est totale quand on sait la vérité, mais c’est assez bien écrit pour que l’on comprenne parfaitement les propos des personnages.

Du coup, on doit assister à Gail qui se fait peindre par Karl. Comme la série a déjà tué des personnages importants au beau milieu d’épisodes qui n’avaient rien pour nous le laisser présager (Louis, putain !), je dois reconnaître que je craignais déjà le pire – surtout que Gail est un de mes personnages préférés dans cette série.

Heureusement pour elle, Todd et Tandy sont finalement sur sa piste et Karl lui-même résiste plutôt bien à ses pulsions. Plutôt que de manger Gail, il s’enfuit vers le cimetière où il déterre et mange un cadavre. Sous la surveillance étonnamment discrète des deux autres hommes qui pour une fois ne foirent pas trop ce qu’ils sont en train de faire – Tandy en profite même pour caser un jeu de mot sur la gravité de la situation (je me demande bien comment le traduire du coup, parce que grave = tombe en anglais. Une situation mortelle ? Mouais.)

Toute cette intrigue était fluide et vraiment bien écrite. Les choses avancent plus vite que je ne l’aurais cru et franchement, c’est tant mieux. En revanche, on ne voit pas les bébés, et ça manque de crédibilité quand même. Les jumelles sont entièrement absentes de l’épisode… Je ne sais pas, des bébés qui viennent de naître, il y a pourtant de quoi faire. Et puis quitte à me donner envie de vomir à nous montrer Karl en train de manger le pansement de Gail (heureusement, pour une fois, je ne mangeais pas devant cet épisode, je n’aurais pas pu), ils auraient pu lui faire être attiré par les bébés aussi.

Enfin, en parallèle, nous avons droit à une sous-intrigue concernant le disparu. En effet, Melissa propose d’arrêter de rechercher Jasper, car elle est persuadée que c’est précisément ce qui le fait fuir. Son avis n’est pas le plus populaire, même s’il se tient, mais Todd est beaucoup trop inquiet pour la croire. C’est pourtant elle qui a raison : elle lui apporte des vivres et il les récupère discrètement. C’est donc qu’il n’a pas envie de côtoyer des fous pareils. En soi, il a raison, mais j’ai quand même peur qu’il finisse par tomber sur Karl.

C’était un très bon épisode avec pas mal d’humour. Ce n’est pas la première fois que je le pense et l’écrit, mais je trouve que la série a très bien su se relever de son interminable saison 2 et propose désormais de très bons épisodes. Ce n’est pas suffisant pour l’audience, mais j’espère qu’ils ont auront la sympathie de nous proposer une vraie fin s’ils ne sont pas renouvelés (et je crains toujours que non après les frayeurs de l’an dernier).

The Last Man On Earth – S04E09 : Karl

Spoilers

Ci-dessous, la critique détaillée de l’épisode 9 de la saison 4 de The Last Man On Earth.

09.jpgÉpisode 9 – Karl – 18/20
– What’s your dog’s name ?
– I don’t know.

Sans grande surprise, l’épisode se concentre sur un nouveau personnage. C’est devenu habituel… en revanche, quel plaisir que cette intro foireuse. Les premières minutes de l’épisode se concentrent sur la vie de Karl et ce n’est pas glorieux. Il est en plein rencard avec Leighton Meester, rien que ça, et celle-ci m’aura fait mourir de rire dans ce mini rôle. Je suis dégoûté qu’elle ne reste pas plus longtemps, parce que ces quelques minutes ont suffi à me faire retomber amoureux d’elle comme si je n’avais jamais évolué depuis Gossip Girl. Oups.

De gentil looser, Karl passe ensuite à celui de dangereux fou furieux. En effet, plusieurs voitures de police sont clairement à sa recherche, ce qui le fait fuir, puis tuer un homme bien gentil qui l’aidait à « changer sa roue ». Il faut dire qu’avant ça, on a vu qu’il était cannibale, avec quelques membres humains et têtes dans son congélateur et micro-ondes.

Plus on avance, plus il devient évident que l’homme que nous suivons est un serial killer tuant les personnes qu’il peint. Leighton Meester a eu chaud. Alors qu’il s’enfuit au Mexique, il prend le nom de Karl après avoir acheté les tableaux d’un peintre sur un marché.

Il se fait finalement arrêter de manière toute bête par manque de précaution lorsqu’un de ses modèles trouve une tête dans son frigo. C’est lorsqu’il est en prison que le virus se déclenche, sur un de ses modèles prisonnier d’abord, puis sur tout le monde, sauf un gardien.

Les deux deviennent donc amis, puisqu’ils sont clairement les deux seuls immunisés. Un lien d’amitié étrange se dessine donc entre eux, mais pas assez pour que Martinez, le garde, ne le libère avant de partir parcourir le monde à la recherche d’autres survivants. Après tout, Karl est un serial-killer.

Heureusement pour Karl, Martinez est aussi trop peu méfiant : il lui serre la main pour lui dire au revoir, ce qui mène à son meurtre. Karl passe le reste de son temps seul dans la prison : s’il a pu se libérer de sa cellule, il est coincé par une porte électrique à code. Et il ne déchiffre pas le code avant que l’électricité ne s’arrête. C’est malin.

Bien sûr, comme d’habitude, le personnage est sur le point de se suicider quand il entend les klaxons de Todd et Tandy, signale sa présence et… se rase, puis enfile l’uniforme de Martinez avant l’arrivée du casting de la série.

Merveilleux. Nous avons donc désormais une bombe sur le point d’exploser, un Jasper dans la nature et un serial-killer pour occuper le groupe dans les neuf épisodes restants de cette saison. Et tout ça, c’est sans parler de la menace nucléaire. On est plutôt tranquilles cette année, je trouve. En tout cas, l’épisode était super sympa et bien drôle (les tentatives d’évasion notamment !), j’aime beaucoup Karl et c’était même moins lourd sans les blagues de Tandy.