Station 19 – S04E04

Épisode 4 – Don’t Look Back in Anger – 14/20
C’est un épisode beaucoup plus classique pour cette semaine, mais aussi un épisode où les personnages sont de nouveau chiants pour certains. Dans le fond, j’aime bien cette saison, mais le cas de la semaine n’était pas exceptionnel et j’ai trouvé que l’ensemble était très décousu, avec chacun ayant sa petite intrigue, mais finalement assez peu d’évolution marquante.

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Spoilers

Yep, God protects us… with a mask.

Les américains font du jogging avec un masque ? Les français ont plein de choses à apprendre d’eux dis-donc ! Et en plus, Vic réussit à assortir ses masques à ses tenues de sport. Je le savais que les séries finiraient par me mettre en rage en ce qui concerne les masques. Je suis jaloux ! Je ne suis pas jaloux des masques de la Caserne 19, en revanche, parce que oui, ça y est, les pompiers ont une livraison de masques !

Avant ça, Vic passe deux semaines de jogging à flirter avec un certain Théo qu’elle ne reconnaît pas tout de suite à cause de son masque, mais qui est finalement un pompier de la Caserne 23. Evidemment. Les pauvres, c’est dur de se retrouver à draguer un collègue comme ça… mais ils recommencent en fin d’épisode !

Autrement, Andy est de retour chez elle, où Carina s’est désormais installée. Tout semble bien se passer, et Maya lui dit même qu’elle l’aime (à Carina, hein). Hmm, ce serait trop simple avec ces reloues ! Ca ne manque pas : Maya finit par avouer à Andy qu’elle a peur d’être comme son père. Andy la réconforte comme elle peut, mais le fond du problème est en fait que Maya a du mal à comprendre pourquoi Carina a transformé toute leur cuisine en cuisine italienne.

C’est compliqué à vivre pour Maya qui est habituée à avoir tout à sa place à cause des violences de son père. Pourtant, quand Carina lui explique que le but est pour elle de se rappeler de son enfance heureuse pour arrêter de flipper à cause du Covid, elle finit par comprendre. Et j’ai aimé que cette relation se développe aussi autour de ça et que Maya soit capable de prendre du recul sur ses propres problèmes, pour une fois !

Autrement, Ben n’est plus le bleu du groupe, ça y est, c’est officiel ! Robert est donc de retour à la caserne en tant que souffre-douleur de tout le groupe, ce qui est plus ou moins drôle. Il y a des blagues qui fonctionnent, mais Travis n’arrive pas à se moquer de son ex-chef, et c’est bien dommage. En tout cas, l’essentiel, c’est que Robert découvre qu’il n’est pas le bienvenu pour tout le monde : Miller n’a pas l’air d’apprécier son retour.

Andy s’en mêle presque aussitôt, mais pas avant que Miller ne révèle à Robert que ce n’est pas son genou qui l’a empêché de venir le soutenir la semaine dernière. Pfiou. Je sens que ça va me passionner comme intrigue, ça ! Quant à son genou, il va mieux, il tient debout et tout, il va juste être chiant pour au moins un épisode.

Pendant que tout le monde fait le ménage, Ben et Jack sont embarqués dans une autre intrigue, avec Marsha qui s’est effondrée chez elle. Assez rapidement, le soupçon qui se dresse est qu’elle soit infectée par le coronavirus. Evidemment. Elle est ramenée au Grey Sloane Hospital par nos deux pompiers, et on y perd Jack qui va y rester pour le reste de l’épisode avec Marcus. Avant ça, on a tout de même droit à Ben qui insiste auprès d’Owen Hunt pour obtenir des tests Covid aussi pour Jack et Marcus, alors que les deux étant asymptomatiques, ce n’est pas censé être le protocole.

Hunt accepte, allez savoir pourquoi. Je veux bien qu’il connaisse Ben depuis longtemps, mais tout de même. Autrement, Dixon JR est désormais volontaire à l’hôpital dans une tenue qui empêche de le reconnaître.

Le test PCR ? Apparemment, ils sont tout de même limités : on ne les voit pas vraiment faits sur les acteurs, juste sur un figurant que je soupçonne d’avoir été véritablement testé pour l’occasion. Les acteurs, en revanche, tout est fait pour que le test ne soit pas vu à l’écran. Soit. C’est étonnant de faire le choix de nous montrer un test sans avoir de quoi le montrer, cela dit.

Jack rentre donc finalement chez Marsha avec Marcus, pour mieux découvrir que c’est la catastrophe. Marsha ayant probablement choppé le covid19 parce qu’elle refusait de porter le masque, la mère et l’enfant risquent forts d’être expulsés. Il y a tout de même une bonne nouvelle : ils sont tous les trois – avec Jack – testés négatifs. En revanche, Marsha a bien ce putain de Coronavirus. Les trois peuvent vivre ensemble dans l’appartement en attendant son retour, heureusement.

La désinfection de la caserne ne dure pas bien longtemps avant une première sonnerie de l’alarme de la caserne. Les pompiers sont appelés pour s’occuper d’un couple qui se drogue très clairement, probablement au crack. Le truc, c’est que la femme est enceinte et qu’elle a une batte dans les mains. C’est peu engageant comme situation.

Vic et Travis préfèrent tout de même éviter d’appeler la police trop vite… ce qui est tristement une mauvaise décision de leur part. Travis se prend donc un téléphone dans la tronche et se retrouve à saigner du nez. Le reste de l’équipe arrive en renfort et face à ça, Maya est bien obligée d’appeler les flics. Elle envoie ensuite Ben et Vic s’occuper du mari de cette femme cinglée – l’actrice s’éclate, c’était beaucoup trop cool – qui est à peu près dans le même état que sa moitié, avec juste un coup de batte dans la tronche en plus.

J’ai eu un peu peur pour Ben qui se retrouve finalement blessé par le mari, mais finalement tout termine relativement bien. Vic se prend un coup dans la tronche en tentant d’empêcher le mari de rejoindre sa femme, certes, mais le bébé est sauvé de justesse par Maya quand il tombe littéralement de l’entrejambe de sa mère. Ben voyons. Malgré tout ça, Vic prend la défense du couple qu’elle ne veut pas voir finir en prison.

En ce qui concerne la désinfection de la caserne, elle continue donc avec Robert et Miller, mais vraiment, c’est insupportable. Et ça l’est encore plus quand il est révélé que Miller en veut à son ex-chef parce qu’il est noir et qu’il a fait de la merde, rendant plus difficile la possibilité pour d’autres pompiers noirs de devenir chef. Mais ? Hein ? D’où ? Bon.

Je comprends l’idée. C’est assez juste qu’il y a toujours des précédents pris en compte et tout, je reconnais. MAIS. Quel est l’intérêt de reprocher à un addict de s’être drogué ? Vic finit par diffuser la tension qui grimpe rapidement entre les deux, puis Ben tente de raisonner Miller dans les vestiaires de la caserne. Ce n’est pas gagné.

Miller retourne pourtant auprès de Robert, s’imposant dans la salle de gym de la caserne où ils ne peuvent pourtant désormais être qu’une personne à la fois. L’avantage, c’est que même s’ils s’engueulent, ils peuvent enfin communiquer et que ça me raccroche un tout petit peu aux deux personnages. Du côté de Robert, je suis content d’avoir enfin une intrigue où je suis de son côté. Même quand il se confie à Andy en fin d’épisode, j’ai trouvé la scène sympathique. Bien sûr, ils sortent de la douche et ont envie de se faire l’amour, mais ce n’est pas encore possible. Et tant mieux !

Du côté de Miller, je suis content que les scénaristes trouvent le moyen de le rendre plus sympathique dans cette scène. Et mieux encore : il se réconcilie enfin avec Vic quand celle-ci lui explique qu’il peut prouver à tous qu’un chef noir, ça peut le faire. Il n’a qu’à devenir chef à son tour !

Une autre histoire plus intéressante du côté des pompiers est celle de Travis. En début d’épisode, il apprend par sa mère que son père est en train de jouer au golf. Il confie aussitôt à Vic que son père est en train de tromper sa mère et qu’il le sait. Une réplique plus tard sur son père « jouant avec des pénis hors de son mariage », ew, il se retrouve avec le nez quasiment cassé.

En fin d’épisode, il se confie une nouvelle fois à Vic, dans une scène vraiment touchante qui me fait toujours adorer ce personnage, sur son incompréhension face à la religion. Je ne m’y attendais pas du tout dans cet épisode, et ça m’a pris par surprise : Travis ne comprend pas comment la religion peut pardonner à de mauvais parents drogués comme ceux de cet épisode, mais pas à lui qui est gay. Soit. Tout ça est évidemment à relier à son père, qui n’a pas envie de faire son coming-out à cause de la religion. Moi, j’en retiens que Travis et Vic sont tous les deux très justes et excellents dans ces rôles. Chaque fois que Vic pleure, je suis convaincu, de toute manière !

On avance alors enfin : si Vic n’a pas de mots pour le réconforter, Travis se rend finalement confronter son père pour lui dire qu’il est au courant de l’existence de son profil sur une application gay. Hâte de voir ce que ça donnera au prochain épisode, même si ce sera déjà l’épisode de mi-saison.

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Dix pour Cent – S04E06

Épisode 6 – Jean – 20/20
Départ réussi pour la série qui nous pond un épisode avec l’équilibre parfait entre humour et tristesse, fil rouge de la série et schéma classique du côté du guest, tout en donnant un aperçu de ce que pourrait être la suite. Bref, une vraie fin de série. J’ai quelques frustrations, mais c’est surtout parce que je n’ai pas envie de dire adieu à ces personnages et à cette agence de talents et d’agents que j’ai suivi avec beaucoup de plaisir tout au long de ces quatre trop courtes saisons !

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Spoilers

C’est la nuit qu’il faut croire à la lumière.

Et voilà, je ne résiste pas pour le dernier épisode, je craque et je le vois un jour plus tôt que prévu. Bon, ça va, ce n’est pas grand-chose une journée. En plus, c’est dingue, la première seconde de l’épisode montre un magnifique sapin de Noël alors que j’ai passé ma journée à préparer le mien. Je regarde cet épisode à peu près la bonne semaine. Il ne fallait pas que j’attende beaucoup plus : l’épisode ne va pas tarder à être retiré de la plateforme de France 2 !

Et puis, ça tombe bien, des images de Noël quand je cherche ma vignette pour les 500 mots de décembre. Bien sûr, ce n’est pas exactement un épisode de Noël, mais juste un tournage de film de Noël où une petite chatte va accoucher de 1001 chatons. Raconté comme ça, ça passe. En revanche, quand c’est une actrice qui donne la réplique à Jean Reno qui parle de sa chatte et de son minou, ça marche tout de suite moins.

Jean est excédé. Il décide alors de quitter le plateau, mais moi, je suis tellement mort de rire que je n’en ai rien à faire. Par contre, après le générique, mon intérêt est à nouveau piqué à vif : ASK dépose bilan, ce qui nous ramène Hicham. Jean Gabin est malade, l’agence est en panique et ressemble au choix à la morgue ou au Titanic. Bref, ils sont tous de bonne humeur.

Colette est de retour, apparemment, puisque Camille affirme qu’Andrea lui laisse Flora et qu’elle arrivera ensuite, à temps, normalement, pour entendre le plan d’Hicham. Evidemment qu’Hicham a un plan. Andrea ne venant pas, Hervé craint le pire, mais non, elle finit par arriver au bureau… Et aussitôt, Mathias et Noémie débarquent également pour proposer une solution à tout le monde, mais pas à Arlette et Jean Gabin qui vivent mal tout ce qui est en train de se passer. C’est si mignon à voir Arlette qui s’occupe de son chien et le pose sur un plaid bien plié pour le Bingo Séries.

C’est mignon, mais ça ne solutionne rien. La solution de Mathias et Noémie ? Ils veulent produire un film. Ils ont quitté leur boîte, sans trop de surprise, après leur pétage de câble précédent, et ils veulent embaucher Jean Reno, qui est resté fidèle à Andrea. Cette dernière n’étant pas trop motivée pour rendre service à Matthias, il annonce que Noémie sera la productrice. Le seul problème, c’est qu’Andrea reçoit un appel étrange en pleine séance : celui de Jean Reno, qui veut arrêter le cinéma.

Ca pue pour ASK, tout de même. Camille et Hervé se retrouvent forcés d’imaginer la suite sans ASK. Ah, ça sent la fin de série, là, et je n’aime pas ça du tout. Camille veut monter une agence de jeunes talents et Hervé est évidemment motivé à la rejoindre. C’est mignon.

Mignon, une fois de plus, oui, mais ça ne règle pas le problème d’Andrea qui voit Jean Reno vouloir arrêter le cinéma. Et un tel acteur qui arrête le cinéma… ça se rend au Carillon pour boire des pastis à dix heures du matin. Ah, la France ! Andrea s’aligne sur son talent pour s’assurer de pouvoir lui parler. Evidemment, son envie de retraite tombe bien pour les scénaristes qui en profitent pour parler de la beauté de la fin. On a un joli faux raccord sur le pastis qui se remplit alors qu’Andrea le boit, mais c’est la fin pour Jean Reno.

Andrea le laisse mariner sur le magnifique rôle que voulait proposer Noémie. Ben oui, dans tout ça, il faut voir à ne pas oublier que Noémie se retrouve catapultée productrice. Mathias, lui, il est prêt à rester un peu plus dans l’ombre, et il a bien envie de bosser avec sa fille dans sa nouvelle agence. Cela dit, Camille a toujours ASK en tête et elle n’est pas prête à envisager de bosser avec son père. Tu m’étonnes !

Elle préfère… aller boire avec Sophia, elles aussi ! Décidément, ces français ! Sacrée journée avant 11h. Oui, vraiment sacrée journée, parce que Gabriel est contacté par Elise : elle lui propose de venir bosser avec elle dans son agence, parce qu’elle aimait bien son duo avec Andréa. La formule good cop bad cop, ça fonctionne toujours, même pour des agents de star.

Gabriel rentre tout perturbé à l’agence, et sa journée empire encore quand il croise Sophia devant. Elle a clairement du mal à faire la part des choses dans leur relation, alors que d’apprendre qu’il y a un problème avec son rôle, ça lui est égal. Bien sûr. Il monte faire un aller-retour rapide pour voir Andrea et comprendre que si Sophia n’arrive pas à décrocher son rôle, c’est à cause d’Elise. Quelle bâtarde, Elise.

Elle sait comment y faire pour manipuler tout le monde, et c’est une excellente méchante. Elle s’est imposée en très peu d’épisodes, et je l’aime beaucoup. En plus, sa manipulation fonctionne assez bien : Gabriel est absent à l’agence pour un énorme drame. Jean Gabin est mort. Ah putain.

Tout le monde (ou presque, donc) est réuni pour la fin de Jean Gabin, ce qui est terrible, mais on enchaîne sans répit avec l’arrivée de Jean Reno dans l’agence. C’est compliqué pour Andrea de devoir gérer la situation, mais elle le fait comme toujours avec énormément de classe et de lapsus géniaux pour nous faire rire après une scène qui a bien failli me mettre les larmes aux yeux.

L’air de rien, Jean Gabin était un peu l’âme d’ASK et le voir mourir, c’est super mauvais signe. Je ne m’attendais pas à ce que les scénaristes le tuent, en plus. Et comme ils sont aussi en train de tuer ASK, la priorité repasse sur le projet de Noémie et Mathias. Jean Reno accepte donc de lire le script, même si Hervé le massacre de manière bien drôle en se faisant passer pour ce qu’il n’est pas, avec un fluo rose. Hervé est complètement perturbé, mais bon, il a diagnostiqué la mort de Jean Gabin, on le comprend.

Arlette aussi a du mal à s’en remettre, forcément. Bon, Jean Reno accepte de lire le script, mais ça laisse un autre problème : il manque six millions pour le film. Noémie tente bien d’aller chercher l’argent auprès d’Igor, mais lui est occupé à larguer sa maîtresse et divorcer avec sa femme pour une autre. Et à se prendre des Césars dans la gueule de la part de sa maîtresse.

Noémie est heureusement là pour l’aider à s’en remettre – tout en engueulant Justine, ce qui me fait bien rire, mais ça ne suffit pas à financer le film. Noémie rentre bredouille à ASK, tout ça pour avoir affaire à nouveau à l’arrivée imprévue de Jean Reno à l’agence. Suite à un coup de gueule de Gabriel qui en a marre de voir tout le monde mentir, Andrea décide de montrer la vérité à Jean Reno : une agence calme, en train de sombrer. Oui, elle propose à Jean Reno de couler avec eux.

Couler avec eux, ça lui va. Dommage, j’aurais aimé voir Noémie péter un plomb une dernière fois, mais maintenant que Jean Reno accepte, ça me semble compromis. Une bonne nouvelle est vite chassée, cela dit. Elise appelle Andrea… et provoque une nouvelle réunion de crise à l’agence. Andra annonce donc qu’Elise sait qu’il manque six millions pour le film, et dans la tête d’Andrea, c’est clair : Elise se tape Igor. Voilà donc pour qui il quitte femme et maîtresse. C’est fou, quelle manipulatrice hors pair !

Elise ? Elle veut aider Andrea. Celle-ci prend encore le temps de prévenir tout le monde, pour mieux voir Hervé faire son coming-out en tant qu’acteur. C’est déjà ça de pris. Elise donne donc rendez-vous à Andrea dans son supermarché histoire de lui demander son avis sur ses achats de PQ. Bien sûr, Elise est heureuse d’annoncer qu’elle est celle qui bloque l’argent d’Igor, et moi, je suis fasciné par l’arrivée de ce personnage dans la série.

En fait, elle est vraiment une deuxième Andrea. Si Andrea avait fait tout ça, on kifferait, non ? Tout de même j’avais espoir qu’elle soit en train d’enregistrer Elise elle aussi, particulièrement quand celle-ci se dit ravie de tenir son amant… Mais non, ce n’est pas ce qu’elle fait. Andrea accuse les coups et comprend que sa nouvelle envie de dire la vérité ne pourra pas sauver l’agence.

Le dilemme est cruel pour Andrea, puisqu’elle perd dans les deux cas : elle doit convaincre Jean Reno de prendre Elise comme agent pour que le film de Mathias et Noémie se fasse… ou garder Jean Reno pour ASK, mais auquel cas, le film ne se fera pas. Dans les deux cas, l’agence coule et Elise gagne. Bâtarde. Noémie n’est pas de super conseil lors de la réunion qui se tient pour dévoiler tout ça.

Camille parle donc de son agence, Hervé veut être acteur, Noémie productrice, Arlette ne répond plus à personne et Gabriel préfère se taire. Andrea le force à parler, ce qui le fait fuir encore plus vite et qui nous déprime Andrea. Et moi avec. Je cherchais vraiment toutes les solutions possibles pour sauver ASK, mais cette fois, les personnages semblent manquer de motivation pour le faire.

Mathias demande alors à rester seul avec Andrea, ce qui est un brin surprenant pour Noémie, mais qui reste évident en ce qui me concerne. Mathias n’est pas qu’un égoïste après tout, et il aime Andrea et leur haine respective. Il veut s’assurer de récupérer l’estime d’Andrea avant la fin d’ASK (et de la série) et j’aime bien ça. J’aime aussi voir Colette débarquer dans l’agence.

Quel dommage de ne pas l’avoir vue plus cette saison ! On ne comprend pas bien ce qu’elle vient faire là avec Flora. Elle veut juste faire en sorte que Flora fasse un coucou à son autre maman qui en a bien besoin. C’est un moment dont Andrea avait besoin, et ça mène à quelque chose de fort : Andrea reconnaît enfin le problème, en même temps que son amour pour Colette. Cet amour n’est pas suffisant, parce qu’Andrea n’a pas envie d’être quelqu’un d’autre que ce qu’elle est.

C’est beau. Andrea dit la vérité, enfin. Un peu trop, peut-être, mais j’aime cette tournure pour un épisode final. On ne sait pas trop ce qu’il adviendra de ce couple et de Flora… Malgré tout, c’est une bonne conclusion, si ça doit s’arrêter là. Purée, je n’ai tellement pas envie que ça s’arrête là ! Andrea n’a pas encore confronté Gabriel en plus…

J’aime le fait qu’elle le fasse par l’intermédiaire de Sophia. Elle lui raconte tout le plan d’Elise, et ça choque Sophia de savoir tout ce que Gabriel est prêt à faire pour elle. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que ces deux-là se remettent à s’embrasser. C’est un tel plaisir de savoir qu’ils finiront heureux en couple, mais ça ne règle pas encore tout. En même temps, avec Andrea qui se lance dans une quête de dire la vérité en permanence, c’est très clair : on ne règlera pas tout, bien au contraire. ASK ne survivra pas plus que la série.

En parallèle, Camille doit donc monter son agence, et elle le fait avec les conseils de Mathias. Il lui explique qu’il a peur de ne plus être là pour bien longtemps et la conversation entre eux fonctionnent bien. De même que la scène suivante entre Andrea – qui prend l’air dans Paris – et Jean Reno : Andrea lui annonce son intention d’arrêter le métier d’agent avant de le pousser dans les bras d’Elise.

Il finit par accepter, alors qu’Andrea signe la mort d’ASK et de sa carrière. En parlant de mort, on retrouve finalement Arlette, toujours en larmes, dans Paris. C’est une marche funèbre cette fin de saison, je ne m’attendais pas à ce que ça parte autant en vrille si vite. Arlette revient à ASK pour constater que l’agence est déserte…

Ils sont tous en salle de réunon, à rendre un dernier hommage à Jean Gabin, mais aussi à ASK. Voilà, l’agence se meurt. Camille monte son agence et je veux bien un spin-off immédiatement sur cette agence CAM (pour Camille Arlette Mathias, pas juste Camille ; mais ça marche aussi pour Caméra), Sophia peut avoir son rôle dans un film avec Lucchini, Gabriel part de son côté pour se rendre chez Star Media avec Elise (et espionner afin d’aider CAM), alors qu’Hicham va poursuivre sa vie de beau-gosse riche ailleurs.

C’est un peu frustrant, mais il n’y a pas de temps pour lui, vu le nombre de personnages. Reste alors le futur d’Andrea… Elle ne sait pas quoi faire, mais elle veut reconquérir sa femme et rencontrer sa fille. Et peut-être écrire une série sur les agents. Noooon. Je ne veux pas que ça se termine. Tout le monde quitte ASK pour la dernière fois de la série dans un très beau travelling qui m’achève totalement.

Je pensais vraiment qu’ils allaient sauver l’agence, mais ce ne serait pas une fin française si tout terminait bien. Hicham est celui qui éteint les lumières, histoire d’avoir tout le casting réuni une dernière fois et la série se termine sur les trois lettres d’ASK. C’est si triste. Je finis un tout petit peu en boule de me dire que je ne reverrai pas ces personnages. Au moins, ça me fait un point du Bingo Séries.

EN BREF – Je suis bien triste que cette saison soit la dernière. Après un coup de mou en cours de série, je trouve que cette saison parvient bien à reprendre du poil de la bête et est géniale à suivre. On sent la fin arriver petit à petit et tout est bien mis en scène pour en arriver là. J’aurais aimé voir Elise chuter à un moment dans le dernier épisode, mais ce ne fut pas le cas.

Allez. Je suis motivé pour un spin-off, quand vous voulez les gars ! Il faut savoir partir quand tout fonctionne encore, et c’est clairement ce que fait la série avec un adieu en demi-teinte à l’image de ce qu’elle a toujours été, entre rire et nostalgie, sans pour autant regarder vers le passé. La vie d’agent semble terrifiante et est menée à fond la caisse, évidemment que ça se termine comme ça, sans se terminer pour autant.

La série a réussi son pari et va rester une référence pour un bon moment dans le paysage de l’audiovisuel français. Reste à vraiment espérer une suite sous une forme ou une autre, un jour ou l’autre. Nous sommes tous prêts pour ça, je crois.

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Dix pour Cent – S04E05

Épisode 5 – Sigourney – 19/20
Incroyable avant-dernier épisode pour la série qui nous montre tout ce qu’elle sait faire : une ribambelle de guests d’exception, de l’humour et bien des émotions, pas toutes joyeuses, autant vous le dire. L’humour est toujours au rendez-vous, les acteurs sont tous talentueux et c’est frustrant de me dire que je suis sur le point d’arriver à la fin. Je vais la garder pour plus tard, je refuse d’y arriver !

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Spoilers

I’m very dans la merde.

Ce début d’épisode nous met tout de suite dans l’ambiance de sa star à venir avec quelques répliques savoureuses en franglais que seule Camille Cottin peut gérer aussi bien je crois. Soit. Andrea se retrouve dans la mouise, parce qu’elle doit aller chercher Sigourney Weaver à l’aéroport, mais elle a toujours Flora sur les bras. Et dans les bras, même. Les taxis ne peuvent donc pas la prendre comme prévu, et c’est la cata. Elle envisage même un instant le métro pour Flora, histoire de lui faire une première fois… mais la durée la démotive. Tu m’étonnes !

De son côté, Camille envoie des SMS à son père, ce qui est plutôt bon signe pour sa survie. En revanche, il refuse de lui parler, et ça, c’est plutôt mauvais signe, surtout qu’elle est toujours en train de s’embrouiller avec Sofia. Le seul appel qu’elle reçoit, c’est donc celui d’Andrea.

Camille est ainsi envoyée chercher Sigourney, et c’est très sympathique de l’entendre parler français. Je n’avais jamais eu l’occasion de l’entendre avant, je ne savais même pas qu’elle parlait français ! La scène est plutôt marrante, même si totalement dans les clichés. Sigourney s’arrête donc à Ladurée dans l’aéroport, puis elle apprend par Camille qu’elle va devoir tourner une histoire d’amour avec Bernard Verley, un acteur qu’elle ne trouve pas tellement à son goût la Sigourney.

Elle a des goûts compliqués Sigourney, puisqu’elle refuse d’être vue comme une vieille personne à qui on donne une chambre calme et reposante. Et tant pis si ASK se retrouve à devoir payer l’une des suites les plus chères de l’hôtel en attendant que les contrats soient signés. Enfin, pour la signature, il faudrait déjà qu’Andrea se pointe, et ça, ce n’est pas gagné avec ses problèmes de nourrice. Camille passe vraiment la meilleure de ses journées avec Sigourney, là.

Andrea ? Elle tente encore de faire en sorte que Flora soit réintégrée à la crèche… Et après une longue scène de supplications et d’autolynchage, elle se retrouve à devoir abandonner en douce sa fille à la crèche. Ben oui, la crèche ne peut pas reprendre Flora avant plus mois ! C’est dingue comme c’est crédible cette intrigue, par contre, nous dire que c’est normal d’abandonner sa gamine comme ça, euh non, ça ne peut pas finir bien un truc pareil.

Andrea finit en tout cas par débarquer à l’hôtel dans une tenue improbable pour couvrir le vomi de sa fille et se retrouve enfin avec Sigourney. Sigourney en invitée de marque, c’est cool, mais il est aussi pas mal question de Guillaume Gallienne, qui se pointe lui aussi. Rien que ça. Sigourney met bien longtemps à débarquer à la réunion avec lui et le distributeur en revanche, ce qui complique les choses pour Andrea, forcée de s’intéresser au déjeuner familial du distributeur. Ce n’est que le début de la merde pour elle, puisqu’elle aperçoit ensuite Sigourney se barrer… et pour Roissy tant qu’à faire. Pauvre Camille ! Elle se retrouve à congédier les invités de marque. Andrea, elle, se retrouve à l’aéroport.

Oui, oui, elle abandonne Flora à la crèche, mais pas une seconde elle n’hésite à envisager de claquer 6210€ pour prendre un avion pendant 12h et convaincre Sigourney de changer d’avis. Oui, le problème de Sigourney, c’est évidemment qu’elle veut avoir Gaspard Ulliel comme amant, pas Bernard Verley. Tu m’étonnes !

Andrea finit par se laisser convaincre par Sigourney qui a de très bons arguments féministes sur la différence d’âge. Dans le sens inverse, ça ne dérangerait personne d’avoir un acteur âgé avec une jeune femme, alors pourquoi ne pourrait-elle pas elle aussi avoir de bons moments à l’écran avec un trentenaire malgré ses soixante-dix ans. C’est plutôt chouette comme intrigue, ce n’est pas étonnant venant de cette série.

Après tout ça, Andrea passe tout de même récupérer Flora, et c’est à mourir de rire comment tout semble simple pour elle. Ce genre d’attitude, en vrai, c’est tellement un coup à se voir retirer la garde… Mais bon, soit, on verra comment ça évolue, il ne reste jamais qu’un épisode après celui-ci. En attendant, toujours pas de nouvelles de Colette, et ça, ça craint.

Le lendemain, elle met tout ça de côté – franchement, elle est admirable ! – pour parler des envies de Sigourney à Guillaume. C’est sans espoir, évidemment, et c’est super triste pour Andrea qui se retrouve à mentir et prétexter que Camille était en couple avec Bernard Verley il y a peu. On se marre toujours autant avec cette série, et Arlette étant dans le coup, même Andrea finit par être l’ex de Bernard. Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour convaincre Sigourney…

Pas dupe, elle se laisse séduire par l’idée d’accepter de rencontrer Bernard Verley, à qui elle raconte toute sa vie… sous les yeux attentifs d’Arlette et Andrea. Tout semble bien se passer, mais ce n’est pas exactement le cas : Bernard Verley lui avoue privilégier les rôles où il peut être assis et ne pas trop marcher. Ils ne sont pas exactement dans le même délire, avec une Sigourney qui souhaite juste montrer son énergie et sa jeunesse perpétuelle.

Histoire de le prouver, elle n’hésite pas à danser en public, et les scénaristes s’éclatent bien avec un serveur qui, évidemment, maîtrise exactement la danse dont elle a besoin pour faire sa petite démonstration. Puis, en fait, tous les gens dans l’hôtel font la chorégraphie avec eux, parce que pourquoi pas. Sigourney Weaver est à fond et dans un rôle loin de tout ce que je lui connaissais, j’adore. Et puis… Toujours plus ! Elle va jusqu’à faire une roue (enfin, pas elle, évidemment, hein) ! Non mais les scénaristes français, je vous jure, on a quand même un truc inimitable, je crois, cette scène de danse c’est du grand n’importe quoi, et c’est en même temps si logique. Bernard Verley s’en va en courant, ironiquement pour quelqu’un qui voulait éviter ce genre de rôle aha !

Le soir, Andrea prend vraiment cher du côté perso, une fois de plus, avec un appel de Colette hyper frustrant pour nous puisque nous n’entendons rien de l’appel de Colette… Nous ne saurons donc rien de l’endroit où elle est ou de ses excuses, mais au moins, elle parle à Flora. Pfiou, c’est d’un frustrant !

En plein milieu de la nuit, Camille reçoit un appel d’Arlette qui lui demande de la rejoindre, avec Guillaume. L’idée est d’aller au beau milieu du cimetière du Père Lachaise, pour voir une fête sauvage. Purée, un cimetière de nuit, c’est un point d’un ancien Bingo Séries, me voilà frustré.

L’idée d’Arlette ? Montrer à Guillaume que Sigourney a une vie folle et qu’elle est capable de passer la nuit à faire la fête pour finir dans les bras d’un amant bien plus jeune qu’elle. Guillaume est aussitôt convaincu que l’embaucher est une bonne idée. En revanche, le distributeur se retire quand il apprend la nouvelle – alors que Guillaume se laisse embrouiller alors même que le serveur de l’hôtel est celui qui jouait l’amant de Sigourney dans le cimetière. Evidemment que tout ça n’était qu’un plan d’Arlette et que Sigourney n’a pas passé la nuit à faire la fête.

Bon, par contre, le film n’a plus de distributeur, et ça, ce n’est pas possible. Sigourney décide donc d’aller le harceler directement au restaurant où il déjeune en famille. Voilà à donc quoi servait la scène du début de l’épisode, c’est bien joué ! Si le distributeur n’est pas exactement convaincu par la relation Sigourney/Gaspard, la mère du distributeur adore l’idée parce que ça lui rappelle une amie et son ostéo plus jeune. Entouré d’exemples – et de femmes aha – qui prouvent que ce type de relation peut très bien fonctionner, le distributeur n’a plus d’autres choix que d’accepter, et tant pis pour le dîner familial.

Tout ça était fort drôle, et ça se termine sur un Rayane Bensetti qui se case l’air de rien pour une petite scène avec Sigourney Weaver. Ah ouais. Ca se fait plaisir dans cet épisode côté guest, mais à ce stade, les guests français ont dû être tellement ravis d’avoir ce mini-rôle que je ne suis même pas sûr que leur cachet soit très élevé. En plus, la scène est bien drôle avec Sigourney qui commence à fantasmer sur ce petit jeune. La scène était franchement drôle et c’est dingue de voir qu’ils ont réussi à rendre autant de talents qui se pointent absolument fluide. Bien joué.

Pendant ce temps à ASK, tout le monde s’inquiète de ce qui est arrivé à Mathias. Il est compliqué pour eux de savoir quoi faire, parce qu’Hervé ne trouve qu’une carte naze. Le pauvre Mathias a donc fait un arrêt cardiaque, mais il n’a pas trop envie de changer de vie pour autant. Cela inquiète Noémie, qui garde les yeux rivés sur ses moniteurs et qui lui parle comme à un gosse de quatre ans. En même temps, c’est ce dont il a besoin, alors c’était marrant et efficace.

La mère de Camille apprend également la nouvelle, et elle retrouve bien le père biologique dans sa fille quand elle apprend que Camille ne passe pas le voir à l’hôpital. Elle n’est clairement pas au courant de toute l’affaire, ce qui rend le quiproquo marrant… mais le plus marrant est encore de voir Mathias à l’hôpital. Il ne doit pas bosser, il n’a pas de visite non plus et il se retrouve à envoyer bouler une bénévole qui veut lui tenir compagnie comme il est seul. Excellent.

Camille finit par se rendre à l’hôpital pour culpabiliser un bon coup en apprenant qu’elle est possiblement à l’origine du malaise cardiaque de son père. Elle culpabilise tellement, en plus, qu’elle n’ose pas entrer dans la pièce… alors que c’est clairement ce qu’il faudrait faire.

Ils me soulent un peu ces personnages, à force, à ne pas savoir comment interagir entre eux. En même temps, avec Mathias, ce n’est pas évident. Noémie galère elle aussi, d’ailleurs, surtout quand elle découvre qu’il est prêt à trahir un de ses amis pour le boulot. Et ça, ce n’est pas l’homme dont elle est tombée amoureuse. Elle, elle aime l’homme qui se battait pour ses talents et sa vision artistique.

J’adore Noémie. J’ai de la peine pour Mathias, en revanche, parce qu’il se retrouve à aller voir la bénévole pour s’occuper et jouer à la Bonne Paye. Camille aussi fait de la peine à voir et est en pleine déprime dans cet épisode. Elle finit par raconter à Sofia toute sa culpabilité d’avoir failli tuer son père – l’appelant papa au passage, ce qui m’a choqué plus vite que Sofia. Sofia, elle, découvre les joies de voir le monde des acteurs : on lui fait rater une audition volontairement pour lui voler le rôle. Qu’elle est conne Sofia sur ce coup-là. Heureusement, la scène suivante est touchante, avec Camille qui débarque à l’hôpital et accepte de jouer à La Bonne Paye avec son père.

En parallèle de tout ça, on retrouve encore Elise qui fait sa loi à ASK en engueulant tout le monde. Aaaah. Elle a un sourire tellement hypocrite désormais que je ne peux plus la voir. Elle demande évidemment à Gabriel de lui filer les numéros de Monica Belucci, puis Jean Dujardin. Rien que ça. Ca se voit qu’elle mijote quelque chose, putain !

En attendant, Hervé se rend compte que Gabriel mijote quelque chose lui aussi : il le surprend en train de chercher des photos d’Elise sur Internet, ce qui le fait aussitôt penser à Gabriel en train de se masturber sur ses photos comme lui-même se masturbe devant Hicham. Oh boy, too much information, mais je suis mort de rire.

Tout ça mène à un excellent duo entre Gabriel et Hervé qui font équipe pour fouiller le téléphone d’Elise. Le plan est beaucoup plus complexe que prévu, mais ça rend ça bien plus marrant car ça donne un rôle aux deux assistantes qui se jettent sur d’hypothétiques sacs Louis Vuitton. C’était marrant. Par contre, Hervé est paniqué dès qu’il voit le téléphone : celui-ci ne possède aucun message, et ça fait flipper bien plus que s’il trouvait un message.

Gabriel et Hervé n’ont plus d’autres choix que d’espionner Elise désormais, mais comme elle traîne beaucoup à sortir de chez elle, ils en profitent pour parler des relations amoureuses de Gabriel, avec des scènes marrantes où Hervé se fait passer pour la copine de Gabriel. Ils prennent finalement en filature Elise… tout ça pour la perdre bien vite, en gagnant en 135€ d’amende, puisqu’ils prennent une voie interdite aux scooters. Excellent, ça. La vie de Gabriel, en revanche, est bien moins excellente quand il se fait larguer dans un bar nommé « Le Progrès ». Voilà qui est fait.

Le lendemain, Hervé découvre qu’Elise est une garce jusqu’au bout : il avoue à Gabriel qu’il a joué dans un film, culpabilisant totalement… pour mieux apprendre qu’elle a déjà tout dit à Gabriel au lieu de garder le secret. La tristesse. Cela le motive encore plus à tout faire pour suivre Elise.

A coup de trottinette pour deux, les voilà qui suivent Elise pour mieux la voir en plein rendez-vous secret (mais complètement à découvert) avec la tête de Star Media. Oups. Le problème, c’est qu’Andrea refuse de les croire quand ils lui disent tout ça après cet épisode chargé pour elle. Pas de bol, elle veut aller confronter Elise pour leur prouver que tout ça n’est qu’un malentendu… mais c’est trop tard.

Elise n’est plus là, elle a vidé son bureau et Andrea reçoit un message bien problématique : Lucchini la lâche, parce qu’il ne bosse pas avec des gens la critiquant dans son dos. Aïe ! Gabriel, lui, perd Monica Belluci, alors que tous les talents de l’agence annoncent en même temps qu’ils quittent ASK. C’est l’hécatombe, comme le dit Camille. Après un épisode super fun, Elise fait un beau coup de pute, mais ça ne peut certainement pas se terminer comme cela. Andrea débarque donc chez Elise pour lui foutre une bonne baffe… puis en venir aux mains quand Elise est une bâtarde exceptionnelle à se moquer d’Andrea et ses larmes quand elle lui avoue qu’elle est en train de perdre sa famille pour ses talents.

C’est tellement violent – Andrea fait tellement de peine dans cet épisode, avec en plus sa galère de nounou ayant gagné au LOTO, genre ! Ça vire au combat, finalement interrompu par l’arrivée du fils d’Elise. Wow. La violence de cette fin d’épisode et de cette scène, tu parles d’une série humoristique ! Ce n’est toutefois pas exactement le cliffhanger de l’épisode : il nous reste à gérer Mathias une dernière fois. Il reçoit un pacemaker, la visite de Noémie et une réunion professionnelle lorsqu’Igor se pointe pour parler boulot. Oui, oui, Mathias reprend aussitôt le travail !

Noémie nous pique une nouvelle crise parfaitement justifiée, non pas contre Mathias, mais contre Igor. Elle est exceptionnelle ! Le plus important pour Mathias n’est finalement pas Igor, mais bien Noémie. Il lui court après – j’ai eu peur d’un deuxième infarctus là – et lui fait un magnifique baiser de cinéma au beau milieu de l’hôpital. Allez, il y a au moins ça qui termine bien dans cet épisode, et ça fait plaisir à voir. Je n’aurais pas pensé que cet épisode pouvait se terminer sur un sourire (et j’ai encore plus souri de voir le vélo à contresens sur le dernier plan de l’épisode… Ah, Paris !)…

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Dix pour Cent – S04E04

Épisode 4 – Sandrine – 17/20
Je continue de bien me marrer devant la série et d’être complètement bluffé par le talent de certains acteurs de la série – qui ont toujours été des valeurs fortes, mais se révèlent de saisons en saisons. Ce sera dur de leur dire adieu dans deux épisodes et je pense que je fais le bon choix en faisant traîner autant le visionnage de cette saison, aussi drôle que déprimante !

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Spoilers

Je vais lui dire… gentiment, qu’elle est nulle.

67 minutes ? Non mais toujours plus ! On se concentre dans cet épisode sur Sandrine Kiberlain qui en a marre du théâtre et des petits vieux qui vont avec. La scène était bien marrante, avec une femme essayant de la convaincre de venir dans un petit patelin français alors qu’elle voulait juste abréger au maximum sa sortie de scène.

Elle a envie de faire une petite fête, mais ça n’arrange pas Gabriel qui veut juste s’arranger pour qu’elle accepte de faire un film en costumes qu’il lui a dégoté, à sa demande. Le problème, c’est qu’elle a changé de demande depuis, et qu’elle en a marre de s’ennuyer. Durant cette soirée, Sandrine découvre toutefois le stand-up. Et elle adore.

Au club de stand-up, on trouve une actrice que j’adore, mais que je ne sais plus d’où je connais. Elle présente à Sandrine Gary, son copain, et ça déprime encore plus Sandrine qui se sent à côté de sa carrière pour si peu. Ben oui, bien sûr.

Le lendemain, Gabriel galère comme jamais avec Sandrine qui veut se lancer dans le stand-up, alors qu’elle est toujours censée faire le film. Oui, mais voilà, Sandrine est à fond dans son nouveau hobby, comme le dit Muriel Robin. Ben oui. Pour rattraper le coup, Gabriel demande des conseils à Arlette, qui décide d’organiser un repas avec lui, Sandrine et Muriel Robin, donc.

Pour quelqu’un qui a toujours eu du mal avec Muriel Robin, je dois dire que je suis plutôt surpris de son efficacité au cours de ce repas. C’est à mourir de rire comme scène, avec Gabriel qui s’enfonce encore plus dans l’embarras. Ce personnage a toujours été un festival d’embarrassement, mais là, il nous critique Sandrine, puis Muriel, sans jamais réussir à s’en sortir. Forcément, ce qui devait arriver arriva : il voit Sandrine être coachée par Muriel qui lui propose même cinq minutes en première partie de son nouveau spectacle.

C’est un tout petit gênant niveau script puisque dans la semaine qui suit, Gabriel fait croire que Sandrine a chopé « le virus » et qu’on lui répond « quel virus ? ». Quelle horreur, on ne vit plus dans la même France, les gars ! Cela dit, « quelle horreur », ça s’applique bien plus au stand-up de Sandrine. Elle s’entraîne avec Muriel qui tente de lui expliquer que pour que ce soit drôle, il faut s’humilier un petit peu.

Sandrine refuse d’y croire, confie même à Gabriel que Muriel est une mauvaise prof, et ça vire à la catastrophe. Muriel refuse évidemment Sandrine comme élève et comme première partie, Sandrine refuse d’abandonner le stand-up, et Gabriel s’empêtre encore plus dans la merde en refusant d’annuler le film, puis en voyant Sofia débarquer à l’agence en tenue Dior… alors qu’il était avec Sarah.

Celle-ci est dégoûtée de voir que son mec a les yeux pour une autre, mais bon.

Elle se rend tout de même à la soirée où Sandrine fait le pire des stand-ups possibles. Même si c’est scripté, et même si c’est très bien joué de sa part, j’ai trouvé qu’elle faisait de la peine à voir… C’est dire à quel point c’est bien joué. Finalement, Sandrine fait le choix d’accuser Gabriel de cette décision face à Marina, l’actrice de stand-up du début d’épisode, et c’était drôle à voir. Tout pourrait bien se terminer, mais elle se retrouve à adorer un spectacle de rue. Pauvre Gabriel. Déjà bien dépité de ce qui lui arrive sur le plan pro, il réussit à empirer définitivement sa vie perso au passage.

En effet, il répond à un appel nocturne et tardif de Sofia, devant Sarah. Cette dernière le plaque sans hésiter, alors que la première le fait traverser Paris sans vraie raison. Sofia se comporte comme une gamine pendant tout l’épisode, c’est insupportable… Et en même temps, la voir tenter d’embrasser Gabriel et se prendre un vent, ça m’a fait de la peine.

De retour à ASK, nous suivons toujours notre nouvelle méchante de la saison, Cécile, même si franchement, elle n’est pas si méchante, il faut bien le dire. Je comprends pourquoi l’épisode dure 67 minutes quand je vois le temps d’introduction de cette scène. Cécile repère Camille en salle de réunion et lui donne aussitôt des conseils, sachant que Star Media est sur le même plan qu’elle. Le but est de montrer qu’elle peut être de bons conseils pour Camille. Déjà, c’est la seule à prendre le temps de la former à peu près… ça craint pour Andrea sur le long terme, surtout qu’Andrea, elle, elle est occupée avec sa fille, qu’elle amène au bureau, parfaitement. C’était plutôt marrant.

Cela dit, Andrea finit par remarquer le petit jeu de son ennemi, cela dit, imaginant carrément qu’il s’agit de drague, mais bon, elle est préoccupée ailleurs. Elle a tout ASK à porter sur ses épaules, en plus de sa fille, et Mimie Mathy profite de ce moment pour débarquer. Ben oui, Elise est son agent après tout. Elle ramène même la cafetière, trop aimable. L’angoisse pour Andrea continue toute la journée, avec les secrétaires de Cécile qui sont flippantes comme un film d’horreur et Flora qu’elle oublie à la photocopieuse.

Le lendemain matin, elle tente donc de faire ce qu’elle peut pour retrouver Colette, se rendant à son travail pour parler à ses collègues et essayer de la trouver. Pas simple : elle apprend de Justin (qui s’appelle Josselin) que Colette est de nouveau en congés sans solde. Voilà qui est fait. Elle se retrouve à devoir embaucher une nourrice, mais ça vire à la catastrophe. Une nourrice à Paris, le jour même ? Effectivement, c’est drôle.

Elise remarque bien qu’il y a des problèmes dans la vie d’Andrea et elle lui donne à elle aussi des conseils. Mieux que ça, elle lui trouve une nounou, puisqu’elle connaît la mafia des nounous. Tout ça est un calcul de sa part pour couler l’agence ça va de soi : elle passe ainsi sa soirée avec Andrea, la fait boire et l’enregistre en train de critiquer ses talents. Pfiou. Bon ben bye bye Andrea, erreur de débutante là… En plus, elle est carrément en train de tomber sous le charme d’Elise, c’est déprimant.

De son côté, Hervé commence grâce à Elise (pff ils sont tous si naïfs) sa carrière d’acteur au maquillage où il apprend qu’il a une super peau et que la réalisatrice du film veut absolument le saisir au naturel. Flippant. Et drôle, aussi, quand son actrice, Alex, rappelle pour avoir des castings supplémentaires alors qu’il n’a pas osé lui dire qu’il a été pris et pas elle. La pauvre, le pauvre. Quelle galère, quelle suite de quiproquos.

Hervé n’ose rien lui dire et il passe tout l’épisode à prétendre qu’il est malade, histoire de pouvoir faire son tournage qui se déroule à merveille. Il se prend à rêver et s’imaginer des récompenses prestigieuses, forcément, puisque c’est Hervé. Il rejoint ensuite Noémie et Camille, pour tout raconter de sa folle journée. C’est top, mais ça pose un problème : Noémie et Camille ensemble, ça parle boulot, bien malgré elles ; et ça fait que Noémie apprend que Camille a rencontré l’auteur du livre qu’elle a adoré.

Il s’agit du livre dont il était déjà question dans l’épisode 3 et dont on sait à présent qu’il pose un problème à Mathias : il ne veut pas que sa fille décroche le contrat, préférant largement que son ami de l’épisode précédent s’en occupe et dénature tout le film, puisque sa boîte bosse avec. Epuisée par une longue journée où elle a notamment dû manger avec le relou de l’épisode 3, Noémie finit complètement bourrée à pleurer sur les animaux stars qui finissent par être tués – une cause chère à l’auteur du livre. Elle me tue, Noémie, elle me tue ! Entre ça et sa micro-sieste plus tôt…

Bon, en revanche, elle raconte tout à Mathias qui s’occupe de son état d’ébriété, mais en profite aussi pour retirer l’information essentielle dont il a besoin pour le boulot : le grand kiff pour lui. Dès le lendemain, il se rend donc à l’association que l’auteur fréquente et qui vient en aide aux animaux-stars. Il la manipule hyper rapidement, se faisant passer pour un adorateur des animaux alors qu’il craint les loups tout autour de lui. C’est un joli choix de la part des scénaristes : Mathias est un loup lui-même à réussir à convaincre l’auteur qu’elle peut être la réalisatrice de son film. Ce faisant, il détruit le contrat à venir pour le talent de Camille.

Celle-ci l’apprend bien rapidement et débarque furax à ASK, pour mieux tomber sur Sofia-la-gamine qui lui a volé ses louboutins – achetés justement pour fêter le contrat de son talent sur le conseil d’Elise qui doit chercher sa ruine aha – et a planté un casting, sur les conseils de sa nouvelle et insupportable copine. Cela faisait plaisir de voir Camille s’énerver, pour une fois, mais ça se passe super mal pour elle cet épisode.

En revanche, tout semble sourire à Mathias… mais c’est temporaire. Le soir même, Noémie apprend que Mathias a réussi à dégoter les droits d’adaptation du roman. Elle comprend que Mathias s’est servi de ce qu’elle lui a dit, mais il lui assure que non… avant qu’une petite fête organisée au boulot lui confirme bien que si. Toujours très juste, Noémie n’hésite pas à lui balancer son verre de champagne à la tronche dans un couloir de la boîte.

De son côté, Alex débarque sur le tournage d’Hervé, parce qu’elle l’a reconnu dans une story Instagram d’une actrice. Ben oui bien sûr. Elle n’a pas de vie cette Alex ? Ca m’a fait rire en tout cas, surtout qu’Alex est dégoûtée, et elle n’a jamais été aussi meilleure actrice que dans cet épisode. Espérons que le personnage puisse ainsi s’inspirer de ce déboire pour être meilleure actrice, comme sa véritable interprète. Pfiou, c’est compliqué à critiquer les séries méta !

Hervé continue heureusement de vivre sa meilleure vie dans son coin, avec tout le monde le comblant de compliments. Forcément, il prend les compliments, il est tout heureux de son tournage, tout nostalgique que ce soit finit trop vite et tout choqué d’apprendre que, peut-être, il aura un premier rôle la prochaine fois, toujours avec la même réalisatrice. Rien que ça.

Il a tout de même le temps de passer à l’agence pour entendre les déboires de Camille concernant l’adaptation du roman. Si Camille ne fait pas le lien avec Noémie, Hervé le fait lui et il lui dit de la meilleure des manières, en éternuant puisqu’il a passé l’épisode à se faire passer pour malade, avec le fameux virus que personne ne connaît. Drôle.

Camille refuse alors qu’Andrea et Elise se chargent de son dossier, comprenant facilement ce qu’il lui reste à faire, même si c’est loin d’être évident. Elle a connu une sacrée évolution en quelques saisons, tout de même. Ainsi, Camille décide de manipuler son père et lui dire qu’elle a envie de signer le document pour prouver qu’il est bien son père. Ce faisant, elle réussit à le convaincre d’allumer son ordinateur et de la laisser seule face à celui-ci, le temps qu’il ouvre une bouteille.

Elle en profite pour fouiller les mails de son père et les prendre des photos : entre ses envies de négociations qui passent par des fortunes à dépenser pour les animaux et sa joie de dégoûter la réalisatrice petit à petit pour lui faire perdre son rôle et faire ce qu’il veut du film. Oh c’est triste pour Mathias, il se fait avoir comme un bleu… mais c’est tellement bien fait ! Quelle idée de manipuler sa propre fille, franchement !

Mathias se retrouve à déprimer dans un bar, sans pouvoir contacter ni Noémie, ni Camille. Il peut toujours parler à celle qu’il essayait de faire devenir réalisatrice, histoire d’apprendre ce qu’il s’est passé. Il sort alors et s’effondre dans la rue, ce qui fait que Noémie reçoit en toute fin d’épisode un appel de l’hôpital pour la prévenir qu’il a fait un infarctus. C’était tellement bien joué.

En revanche, je trouve que la scène aurait eu encore plus d’impact si on n’avait pas su ce qui était arrivé à Mathias en le voyant s’effondrer, car ça ruine une partie du suspense… Pendant toute la scène où les filles le comparent à Jafar en se buvant un verre ensemble (oui, encore un verre), on comprend bien vers quoi on se dirige comme cliffhanger après tout.

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