Suits (S08)

Synopsis : La fin de saison 7 marquait le départ définitif de Mike et Rachel suite à leur mariage et à leur nouveau job, mais aussi celui de Jessica. Bref, autant dire que cette saison 8 a pour job de signer le renouveau de la série, rien que ça, avec un Louis amoureux et Donna/Harvey qui continuent de jouer au chat et à la souris.

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Pour commencer, il y a eu tellement de remous ces derniers mois dans les coulisses de la série, la fin de saison 7 me paraît tellement récente et le mariage de Meghan Markle datant d’il y a peu aussi… que j’ai l’impression de ne pas vraiment avoir eu de pause d’entre saison. Par conséquent, c’est difficile parce que je n’ai pas encore digéré tous les départs qui se sont faits dans un épisode qui ne m’a pas convaincu.

Il n’empêche que je suis hyper curieux de découvrir cette nouvelle saison, un peu angoissé par ce qui devrait être un nouveau générique, intrigué par ce que vont proposer les scénaristes comme histoire pour remédier à tant de problèmes à la fois. Franchement, ça passe ou ça casse : la série était dans sa routine depuis quelques saisons, peut-être que ça lui fera du bien de changer d’air – mais j’en doute. Après tout, il ne me reste plus que Donna comme personnage que j’apprécie vraiment, ça limite beaucoup nos affaires.

Il n’empêche que je vais finalement voir cet épisode qui me fait de l’œil depuis deux jours. C’est parti pour une nouvelle aventure, en espérant que ce soit bien ! Comme d’habitude, pas de spoilers ici ; mais si vous cliquez sur un titre d’épisode, vous aurez tout ce qu’il faut niveau résumé de l’épisode. À vos risques et périls.

S08E01 – Right-Handed Man – 18/20
Excellent retour pour la série qui ne prend pas vraiment le temps de faire un épisode de transition et lance directement une intrigue pour la saison. Nouveau générique, nouveaux personnages, nouvelles dynamiques, ce lifting en règle fait beaucoup de bien pour l’instant : pas de surplace, juste de bonnes surprises. Reste à savoir si ça tiendra la durée ; j’ai l’habitude des saisons qui commencent bien pour ensuite être trop longues, mais je vais espérer que ça continue sur cette lancée.
S08E02 – Pecking Order – 17/20
Une fois n’est pas coutume, je suis parfaitement accroché à cette série qui se renouvelle bien cette année : on prend les mêmes intrigues et on recommence une huitième fois, certes, mais on le fait avec de nouveaux personnages ou de nouvelles dynamiques qui permettent à cette saison de retrouver un souffle que la série ne trouvait plus depuis deux saisons. J’espère que les audiences suivront, car j’aime beaucoup cette nouvelle formule.
S08E03 – Promises, Promises – 17/20
En surfant sur l’absence de ceux qui ont été ses personnages principaux avec de très bonnes intrigues, Suits parvient à faire oublier qu’ils ne sont plus là… ou plutôt, ils font comme s’ils étaient encore là, en quelque sorte, et ça fonctionne. Je retrouve le peps qu’il manquait à la série ; et cette saison est en train de me rappeler ce que j’aimais tant dans les premières saisons.
S08E04 – Revenue Per Square Foot – 16/20
Cette saison montre un premier signe de faiblesse en essayant de singer son passé sans parvenir à le refaire aussi bien, mais ça se fait heureusement en parallèle d’une seconde intrigue plus audacieuse et réussie. Grosso modo, on sent que cette saison repart sur de nouvelles bases, et ils arrivent plutôt bien à les mettre en place, même si ça leur prend du temps.
S08E05 – Good Mudding – 18/20
Même si je prends tout mon temps pour m’y remettre, cette saison me plaît énormément. Certes, beaucoup d’intrigues sortent de nulle part, y compris dans cet épisode qui nous introduit carrément un nouveau perso dont on aurait dû entendre parler avant et nous en ramène d’autres dont je me serais bien passé, mais l’ensemble est très solide et les scénarios retrouvent le peps d’antan.
S08E06 – Cats, Ballets, Harvey Specter – 15/20
Un épisode on ne peut plus classique pour la série, mais ça fonctionne assez bien en mettant de côté les affaires juridiques pour se concentrer sur trois duos différents qui avaient bien besoin que l’on passe un peu de temps avec eux. C’est donc une bonne alternative à la formule habituelle, puisque tout en étant construit avec les mêmes étapes que d’habitude, l’épisode prend le temps de changer les ingrédients de sa recette.

Et c’est près de deux ans plus tard que je termine finalement la demi-saison…

S08E07 – Sour Grapes – 16/20
Honnêtement, la série me manquait et ça faisait un moment que je voulais m’y remettre, mais le problème, c’est qu’après huit saisons, j’en connais trop les ficelles. Je surnote sûrement un peu par joie de retrouver tous ces personnages quasiment deux ans après mon dernier épisode, mais tout de même, je suis content de cet épisode qui est tout fluide et passe bien.
S08E08 – Coral Gables – 16/20
Franchement, c’est une saison aux épisodes vraiment solides, et je ne sais toujours pas pourquoi je me suis arrêté en cours de route. Bien sûr, une partie de l’épisode m’intéresse moins que les deux autres ici, mais c’est toujours le cas avec cette série : deux cas qui m’intéressent, un qui me blase. À chaque fois. Bref, je retrouve mes petites habitudes, y compris dans les critiques, alors c’est cool !
S08E09 – Motion to Delay – 17/20
On reste sur le schéma de trois intrigues dont une qui ne me plaît que moyennement, mais l’avantage, c’est qu’il y en a deux qui sont particulièrement liées entre elles pour mener à la mi-saison qui s’approche déjà, ce qui fait que l’épisode paraît meilleur quand on en arrive à la fin. Zut, j’arrive à la fin des épisodes dispos sur Netflix, du coup. Vivement que le reste sorte ! En attendant, l’épisode ramène des personnages que je n’avais pas encore revu ce soir et j’en suis très heureux, évidemment !
S08E10 – Managing Partner – 19/20
Voilà un excellent épisode de la série qui prouve que malgré ses huit saisons, elle en a encore dans les tripes pour proposer de bons rebondissements inattendus. La demi-saison se termine ainsi sur un combat attendu depuis un moment et sur de nouvelles solutions pour changer l’équilibre interne de la firme… comme à chaque fois, donc, ce qui en fait justement une bonne mi-saison. En fait, la série me manquait, voilà, c’est dit !
S08E11 – Rocky 8 – 16/20
C’est fou cette série : cela fait un an que je n’ai plus vu d’épisode mais je ne suis absolument pas perdu devant cette reprise. C’est même pire que ça, je suis tellement comme un poisson dans l’eau face à cet épisode que j’ai passé quelques minutes à être persuadé d’avoir déjà vu l’épisode. Et pourtant non. C’est prévisible comme tout, on sait à quoi s’attendre avec Suits… mais c’est peut-être ça qui en fait sa force et son succès après tout.

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Suits – S08E01

Épisode 1 – Right-Handed Man – 18/20
Excellent retour pour la série qui ne prend pas vraiment le temps de faire un épisode de transition et lance directement une intrigue pour la saison. Nouveau générique, nouveaux personnages, nouvelles dynamiques, ce lifting en règle fait beaucoup de bien pour l’instant : pas de surplace, juste de bonnes surprises. Reste à savoir si ça tiendra la durée ; j’ai l’habitude des saisons qui commencent bien pour ensuite être trop longues.

Saison 8


Spoilers

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You two have a… urh, you know I don’t mean it.

Le résumé de l’épisode nous replonge dans la fin de saison précédente, et franchement avoir Mike et Rachel dans ce résumé file des frissons, parce qu’on sait ce que ça veut dire. En revanche, je suis plutôt content de la première scène de l’épisode qui reprend au mariage. On ne l’a pas assez vu ce mariage. Cela dit, ça aurait pu être encore mieux s’il restait plus de monde, parce qu’il est à peine deux heures du matin et la fête est déjà terminée, laissant juste Harvey et Robert discuter de leur nouvelle association.

La scène suivante devrait voir Mike faire son jogging, mais non, c’est Alex que l’on voit courir et outch, c’est dur de se rendre compte de son départ par un manque. Cela commence mal si je puis dire. Il a le droit à une petite visite d’Harvey toujours sur ce même sujet, parce qu’il a une promesse à ne pas tenir : ce n’est pas le nom d’Alex qui ira sur le mur ensuite. À ce sujet : ouf, le générique est réussi ! Il est hyper étrange d’en voir enfin un nouveau, mais je l’ai trouvé sympathique et les changements de noms sont géniaux.

Pendant ce temps, Louis file toujours le parfait amour et retrouve Katrina qui bosse pour lui. C’est juste parfait – j’espérais tellement son retour en force cette saison, et c’est le cas… même si elle cite Ned Stark. Il demande donc à Katrina de trouver une liste de dix personnes à virer et elle s’appuie sur un algorithme pour le faire, demandant seulement de pouvoir virer les dix derniers. Cela sent mauvais.

Et évidemment, le problème surgit vite : elle doit virer Brian, le pote de Louis. Elle en parle à Donna et Louis les surprend, forçant Katrina à trouver un moyen de le garder quand il ne mérite pas spécialement sa place. Le pire, c’est que c’est une intrigue sympathique. Et mieux encore : elle n’écoute pas Louis, déjeune avec Brian et… le vire.

Bon, elle ne voulait pas exactement le virer mais plutôt lui dire de bosser mieux et de faire plus de chiffres, mais dans les faits, Brian sent le vent tourner et le prend assez mal pour devenir agressif envers elle, la traitant de robot sans cœur. C’est beau. Et elle le vire. Et il vient engueuler Louis qui n’a pas eu le cran de lui annoncer lui-même.

Forcément, on enchaîne sur Katrina se faisant engueuler par Louis, et c’est excellent. J’adore Katrina, j’adore la manière dont elle a joué cette scène et je trouve qu’elle a bien sûr raison de vouloir virer Brian – ses arguments sont justes – mais qu’il faut aussi jouer sur le facteur humain si on veut être vraiment efficace. Et d’ailleurs, c’est exactement la leçon que lui donne Donna – soulignant au passage qu’elle sait que Katrina n’était pas pour lui filer son nouveau job. J’adore cette manière de voir les choses, d’avoir un Brian qui booste les statistiques des autres.

Cela nous laisse une Katrina perdue et demandant à Brian de l’aider à évaluer les associés, mais bien sûr, il ne veut pas vraiment virer quelqu’un à sa place. Par chance, Donna est toujours là pour s’occuper de cette affaire et le diriger afin qu’il aide Katrina. Cette dernière prend donc la bonne décision difficile de virer quelqu’un qui aurait pourtant besoin de rester. Arf.

Zane regrette le départ de sa fille et en parle avec Donna. C’est excellent de les voir regretter ce départ, et je me sens moins seul ; même si le cadre photo était en trop et que Robert récupérant le bureau de Mike, ça fait mal au cœur. En même temps, il a son nom sur le mur maintenant, c’est bien normal. D’ailleurs, la première réunion du trio se passe à merveille avec un Louis compensant comme il peut entre Zane et Harvey. Il a du boulot avec deux égos pareils et pour une fois, c’est limite si je n’ai pas adoré Louis – qui, ensuite, soutient également Alex.

Donna espionne évidemment cette réunion, et une fois de plus, elle donne de bons conseils à Harvey. La série retrouve ses vieux démons, même si Harvey semble mûrir et écouter Donna plutôt que de faire son délire habituel… c’est assez fou. En tout cas, ça donne un rôle à Alex : Harvey a besoin de lui pour pourrir la vie de Zane.

De son côté, Zane vient embaucher Katherine Heighl, et celle-ci se retrouve dans le rôle d’une boxeuse. Drôle d’introduction : elle débarque dans la série toute en sueur. Admettons. Elle s’appelle Samantha et est une associée de longue date de Zane. Il faudra voir ce que ça donne. Une fois en costume et hyper maquillée, elle s’en tire plutôt pas mal ; même si son personnage est hyper répétitif de ses autres rôles (il faut en comprendre qu’elle a grandi en étant pauvre dans une ferme et blablabla).

J’aime toujours autant cette actrice cela dit et, en plus, elle débarque dans le bureau d’Harvey pour le narguer lui et Alex de leurs échecs. Harvey le prend très mal, parce qu’il se sent menacé dans son autorité il faut bien le dire, et il va se plaindre de cette nouvelle auprès de Robert.

On enchaîne sur Donna avertissant Harvey une fois de plus d’une connerie qu’il est en train de faire avec Harvey ne l’écoutant pas. Nous y revoilà. Il se met donc Alex à dos en prenant son rôle, puis s’engueule avec Samantha. Celle-ci est concrètement écrite comme un personnage de Suits, avec un petit « goddamn » qui passe bien et une scène où elle semblait nous sortir des répliques de Jessica… mais ça fonctionne bien !

Harvey s’en plaint à Donna parce qu’elle ne l’a pas arrêté – lol, c’est exactement ce qu’elle a fait – et a préféré l’écouter, mais bon, finalement, elle lui donne un bon conseil de plus (décidément !) et Harvey accepte de s’incliner face à Robert, à la condition de récupérer le bureau de Mike. Donna obtient donc les remerciements de Katrina, puis de Zane parce qu’elle

De son côté, Harvey reçoit la visite de Samantha qui se dit contente qu’ils soient partis du bon pied. C’est excellent comme scène, avec un subtil échange de doigts d’honneur lorsque Samantha dit avoir grandit à New-York et qu’Harvey souligne qu’elle ment ou a menti sur son enfance. J’aime déjà ce personnage, et bien sûr, elle vient Robert pour lui demander à son tour une augmentation et une promotion : elle veut aussi être name partner. Et ben, les choses sont claires : Alex et elle veulent la même chose, les trois dont le nom est déjà sur le mur vont vite se déchirer et le générique insiste bien sur le mystère des noms qui figurent sur le mur… La série prend le partie de la dérision par rapport à une intrigue revenue en boucle tout au long de ses sept saisons et je suis totalement convaincu par cet épisode.

Saison 8

The Walking Dead – S08E16

Épisode 16 – Wrath – 14/20
Gros soupir. Je ne sais même plus quoi dire : l’épisode mériterait 8 ou 9 pour la cohérence globale et pour l’ensemble de la saison qu’il ruine en un claquement de doigts, l’ensemble des avancées faites étant balayées sans raison. Toutefois, il mérite presque un 16 pour sa fin et pour les ouvertures apportées concernant la future saison 9. C’est bien sans l’être tout à fait, mauvais sans l’être tout du long, il y avait de bonnes choses et de moins bonnes ; je ne sais vraiment plus quoi en penser à force. Le plus frustrant est définitivement l’envie de voir la saison suivante alors qu’ils ont prouvé à maintes reprises qu’il n’arrivait plus à proposer quelque chose de cohérent ; surtout par rapport aux comics.

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Spoilers

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We are cleaning the house today, Rick.

Fin de saison, ENFIN ! Toute la semaine, les producteurs ont vendu leur soirée comme comme un crossover avec Fear qui marquerait les esprits et donnerait l’impression de voir la fin de la série. C’est un pari risqué qui donnerait envie, avant même de commencer l’épisode, de ne pas regarder la suite. Je ne regarde cet épisode que pour arriver plus vite sur le spin-off, mais faisons les choses dans l’ordre… contrairement à cet épisode.

Oui, cet épisode part volontairement dans tous les sens comme toujours avec cette série. Pêle-mêle, l’intro nous montre Rick se souvenant son passé avec Carl, des zombies poursuivant les (anciens ?) prisonniers de la Colline et Rick interrogeant Siddiq sur la mort de Carl au-dessus du berceau de Judith (pour une fois qu’elle sert à quelque chose). La scène est sympathique et lance un épisode qui, pour une fois, ne dure pas plus d’une heure même si c’est une fin de saison. La conclusion est toujours la même : les gens meurent, leurs idées et les souvenirs d’eux restent.

On enchaîne ensuite sur la préparation du combat du jour : Carol est motivée à tous les buter, Ezekiel est pessimiste malgré ce que qu’il dit, Rick et Maggie s’accordent à faire confiance à Gregory (ils ne devraient pas) et Morgan pète un câble de plus. Je ne supporte plus ce personnage… et ça me gave d’avance de savoir qu’il est le cœur de ce crossover.

Morgan est à deux doigts de tuer Henry sur un malentendu et il est révélé que les prisonniers de la Colline étaient juste en train d’éloigner les zombies pour pouvoir s’en aller en guerre tranquillement. Nos héros prennent donc une énième fois le chemin menant aux Saviors pour en finir une fois de plus avec. La tension pourrait être là, mais ça fait trois saisons qu’ils font ça tous les quatre ou cinq épisodes, donc bon.

Du côté des Saviors, Dwightest donc un prisonnier de Negan, mais il a le droit d’être habillé juste parce que ce serait compliqué à gérer dans une scène avec 150 figurants. Parmi ceux-ci, on retrouve Eugène & Gabriel qui ont fini par créer assez de balles pour que Negan en gaspillent quatre sur un tas de paille, histoire de tester tout ça.

Negan met en place son faux blocus avec des vrais gens qui se font massacrés par Rick et compagnie (ça nous donne le droit à une scène supplémentaire de Morgan qui hallucine, mais franchement tuez-le). Oh, bien évidemment, cela est accompagné d’une confession de Negan auprès de Gabriel, notre méchant expliquant tout son plan à notre presque-aveugle. Rick est dans la merde, mais on le sait déjà, Gabriel tente de s’enfuir, manque de mourir, mais c’est sans suspense (ou s’il y en a, je n’en ai rien à faire).

On nous révèle toutefois qu’une masse de zombies est à l’approche, la Colline est attaquée par un groupe de Saviors alors que Rick, Michonne, Maggie, Ezekiel, Morgan, Carol, Rosita et tout un tas d’autres tombent dans l’embuscade de Negan. Oh, ne vous attendez pas à trop d’action, on commence par un tas de bavardages de Negan puis un décompte vers le massacre de Rick. Sans la moindre logique, ce sont finalement les Saviors qui se font avoir : ils tirent tous avec leur nouveau flingue qui leur explose dans les mains. Oh oh, c’est con. Eugene semble tout aussi surpris que les autres, ce qui rend sa tête de débile niais encore plus drôle que d’habitude !

Comme les Saviors s’en prennent à lui, Rosita accepte de le sauver, alors que Negan passe un sale moment : non seulement il a la main ensanglantée, mais en plus Dwight et Gabriel s’en prennent à lui, sans oublier que tout le groupe de Rick est là pour le tuer. Et pour tuer tout le monde… Sauf que tout le monde se rend, ce qui permet à Jesus d’apprendre à Morgan comment ne pas tuer les gens.

À la Colline, nos héros évacuent tant bien que mal en laissant Gregory derrière. Tara décide de rester également en arrière pour ralentir les Saviors qui peuvent entendre Judith pleurer. OK. Elle est aidée par nos prisonniers sympathiques, mais également par Aaron et le groupe des femmes qui débarquent au bon moment armé de cocktails Molotov.

Même s’il a clairement perdu, Negan n’a pas encore jeté les armes, ou plutôt Lucille. Il se planque derrière un arbre avec des vitraux (allez savoir pourquoi) que l’on a vu plusieurs fois déjà dans les flashforwards/rêves sur Rick, blessé, adossé à lui. Un combat s’engage contre Rick à court de munitions, et bien sûr, Negan a le dessus parce que lui est armé.

Rick parvient à convaincre Negan qu’ils n’ont pas besoin de se battre et pourraient respecter les dernières volontés de Carl, ce qui est évidemment un bon plan pour… égorger Negan. Est-ce qu’il meurt pour autant ? NON.

Rick demande à Siddiq de le sauver, et qu’importe si Maggie s’effondre de ne pas avoir sa revanche de Glenn (tué par choix pour ne pas tuer Rick car Negan ne voulait pas tuer un père devant son enfant). Oui, absolument sans raison et sans vrai travail scénaristique, Rick change complétement d’avis par rapport aux deux épisodes précédents. Cela permet un joli rebondissement où tout le monde décide de collaborer et vivre en paix, comme dans le rêve de Carl qui n’en était peut-être pas un finalement.

Loin d’être un final sanglant, c’est donc un final qui se fait sans la moindre mort et où tout le monde décide de faire la paix et d’oublier les revanches passées. Cela n’a aucun sens. Autant individuellement tout au long de la saison, ça aurait pu passer (et ça passait), mais alors tous ensemble en même temps parce que Rick qui vient d’égorger Negan sans pour autant le tuer le demande, où est la logique ?

Nulle part, tout à fait, bienvenue dans le monde merveilleux de The Walking Dead où avec une demi-saison pour introduire l’idée, ils ne font rien et choisissent que cinq minutes du final pour le faire. Et le pire, c’est qu’on veut nous faire croire que ça fonctionne sans mal. Bon, après, je peux comprendre pourquoi ils veulent garder Jeffrey Dean Morgan dans la série quoi.

Daryl prend à part Dwight, probablement pour se venger et le tuer. Diwght fond en larmes et s’excuse, mais Daryl se montre lui aussi plein de merci : il offre l’exil à Dwight, tout simplement, pour qu’il retrouve enfin sa femme, une intrigue que j’avais totalement zappé.

À la décharge, Jadis reçoit la visite de Gabriel qui a décidé de vivre sa vie de son côté. Il promet à Jadis une vie meilleure auprès de Rick si elle accepte de s’y rendre, et parce que tout dans la vie est à propos des gens en vie. On découvre ainsi que Jadis s’appelle en fait Anne et qu’elle est prête à vivre en communauté, quand Morgan ne l’est pas.

À la Colline, la vie reprend son cours, et Carol est même surprise en train de sourire. Bien sûr, Maggie a encore une dent contre Negan, mais celle-ci s’étend désormais à Rick et Michonne. Avec l’aide de Jesus et Daryl (!), elle commence déjà à comploter contre eux, parce que la vengeance est un plat qui se mange froid. OK, bien sûr Maggie, tu n’es pas du tout en train de péter un câble là.

Rick et Michonne ? Ils ne se doutent de rien et décident de mettre Negan en prison. C’est une idée comme une autre.

Cette fin d’épisode n’en finit plus : on retrouve ensuite Gabriel dans les cendres de l’Église d’Alexandria où il remercie le Seigneur de lui avoir rendu la vue en le rendant aveugle, grosso modo. C’était prévisible comme évolution, mais j’aurais préféré le voir mourir.

Enfin, Rick écrit une lettre à son fils pour le remercier du lui avoir fait voir un nouveau monde meilleur, qui correspond à celui d’avant. Fin.

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EN BREF – Ca y est ! Cette saison tourne enfin le chapitre (ou plutôt le roman !) Negan/Saviors. S’il était temps d’y arriver et que ça s’est fait au détriment de Carl, c’est malgré tout et après trois saisons complètes bâclé en cinq minutes de l’épisode final. Toute la saison était un long (et surtout lent) mouvement pour arriver à une décision finale qui va à l’encontre de tout ce qui a été fait dans la construction des personnages pendant les trois dernières saisons. Et on est censé gober ça et accepter le retournement de veste précipité de Rick qui en un épisode passe d’une alliance avec Maggie pour tuer Negan à un pardon improbable. Difficile de ne pas être d’accord avec Maggie qui veut prendre sa revanche, même si elle est immédiatement présentée comme la nouvelle méchante en puissance.

Comme il y a également une grosse horde de zombies en approche, j’ai espoir que la prochaine saison saura se rappeler qu’il y a aussi une menace zombie à la base de la série. Certes, le titre de la série peut s’interpréter aussi bien en référence aux zombies qu’à l’humanité encore en vie et en marche (lol) dans un exil forcé, mais à un moment, il faut savoir se rappeler ce qui fait l’intérêt de la série à l’origine ; et ce n’est pas cette géopolitique douteuse.

Après trois saisons à se tourner autour pour mieux se taper dessus à chaque fois, les différents groupes décident donc de s’associer sans la moindre logique pour expliquer le passage de la haine à l’alliance (les Saviors devraient surtout continuer d’en vouloir à Eugène, en fait, surtout qu’il confirme à Rosita que c’était volontaire de bousiller les flingues), le tout quasiment sans perte.

La saison 9 promet donc un renouvellement maintenant que l’intrigue Negan est terminée, que Maggie commence à virer du mauvais (ou du bon) côté et qu’une horde de zombies approche. C’est suffisant pour piquer ma curiosité malgré tout le mal que je pense de la série, alors rendez-vous dans cinq mois !

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The Walking Dead – S08E15

Épisode 15 – Worth – 14/20
Pour changer, il ne se passe rien pendant 48 minutes sur 51, mais les trois minutes restantes sont assez cool pour donner envie de revenir la semaine prochaine pour l’épisode final. Il y a une ou deux scènes qui valaient leur pesant de cacahuète, offrant au moins de quoi rire au milieu d’une intrigue hyper prévisible. Et puis, l’air de rien, on a suffisamment avancé pour en revenir au même point qu’avant les fins de saisons 6 et 7. Chapeau bas.

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Spoilers

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I’ve got plans for you.

Super, l’épisode commence par Carlito qui raconte sa vie à son père dans sa lettre d’adieu. Y a-t-il vraiment besoin ? Non. Finalement, la flemme scénaristique de la semaine dernière était une bonne chose. Entendre Carl raconter sa vie pendant cinq minutes, ce n’était pas ma vision d’un bon lundi soir. Il y avait du bon dans cette lettre, la toute fin était vraiment sympathique et je vais finir par croire que Carl a raté sa vocation de bac littéraire, surtout avec ses 150 lettres. Le tout en mourant à petit feu normalement. Bon en parallèle tout le monde vit sa vie en paix en attendant la prochaine bataille et Michonne est en plein dilemme : elle irait bien filer sa lettre à Negan… Du coup, rendez-vous en fin d’épisode.

Chez les Saviors, Simon a un petit complexe du Sauveur, justement, affirmant qu’il est le nouveau Negan en contrôle et en parle avec l’ancien leader de la Colline, Gregory, qui a réussi à survivre jusqu’ici, allez comprendre comment ou pourquoi. Gregory a beau avoir lui aussi des envies de complexe de supériorité, il est rapidement mis à terre par Simon, ce qui est bien trop drôle. À part éclater de rire, je n’ai pas fait grand-chose durant cette scène, à part parler avec Laura qui regardait l’épisode avec genre une minute d’avance sur moi.

Plus bas dans le bâtiment, Eugène s’amuse à jouer les petits chefs, mangeant je ne sais trop quoi (et je m’en fiche un peu) et essayant de motiver ses troupes à aller plus vite, alors que Gabriel s’étouffe à en crever, mais sans crever pour autant. Pff. Cela nous ferait pourtant de l’action, ça ferait un truc intéressant à critiquer ici. À la place, on a droit à une espèce de sermon sur sa propre foi qui n’est même pas suffisant pour me valider un point du Bingo parce qu’à bosser à la chaîne comme ça, il n’est plus spécialement prêtre.

Eugène n’a aucune pitié pour lui et décide de le virer, ce qui nous laisse Gabriel pleurnicher de manière ridicule, juste avant de sortir et de se faire embarquer par Daryl et Rosita, qui tuent au passage des figurants inutiles. Attention, je vais croire qu’il se passe quelque chose !

Negan fait ensuite ENFIN son retour auprès de Dwight, qu’il menace sans qu’on ne sache trop vers où ça se dirige. Dwight affirme qu’il est toujours Negan, et puis voilà. On retrouve ensuite notre grand méchant qui n’a rien fait de grandement méchant depuis des lustres auprès de son conseil d’administration habituel, à commencer par un Simon qui se retrouve à ramper à ses pieds… mais pas assez à mon goût.

J’aurais aimé voir sa réaction face à la résurrection de Negan, le voir se décomposer pour de vrai, quoi. C’était tout de même savoureux de le voir se mettre à genoux, mais Negan est incapable d’assumer et de le tuer. Cela aurait pourtant été une bonne chose là encore. N’empêche ce petit conseil des Saviors ne peut que me faire penser aux Mangemorts, en moins effrayant.

Negan propose un nouveau plan pour attaquer la Colline : les encercler et faire blocus de leurs ressources. Bref, le truc habituel de toutes les séries du genre… mais le plus rigolo est encore que Dwight espère pouvoir prévenir tout le monde à la Colline ou que Simon tente de le forcer à suivre ses ordres une fois de plus ; dans le but de s’en prendre à Negan. Il est bon le Dwight à se tortiller dans tous les sens pour survivre avec un max d’infos…

Eugène aussi essaye une fois de plus de serpenter son chemin vers la rédemption. Daryl lui fait comprendre de se taire, ce qui fonctionne à peu près 15 secondes avant qu’il explique à Rosita qu’il lui a sauvé la vie et tout ça tout ça. Cette dernière sauve littéralement l’épisode en ce qui me concerne étant la seule bonne surprise quand elle enlève Eugène ou quand elle lui explique qu’il est une petite merde inutile à la vie pathétique, ce que l’on sait tous depuis au moins trois saisons.

En revanche, si j’adore toujours autant Rosita, je suis hyper déçu parce qu’elle avait pris la décision de le tuer dans le cliffhanger de l’épisode précédent, mais que les scénaristes semblent avoir oublié leur propre épisode et lui font dire cette semaine qu’il peut leur être utile à rester en vie. Putain, mais s’il y a bien un personnage à tuer dans cette série pour être sûr de pouvoir dormir un peu mieux sur tes deux oreilles, c’est bien ce rat inutile d’Eugène !

Il sert tout de même à vomir sur Rosita pour s’enfuir, une scène marrante et bien menée. Certes, il est dégueulasse, mais au moins ça fonctionne pour lui et je me suis bien marré. Cette intrigue avait donc les meilleures scènes de l’épisode, de loin, et m’aura fait d’autant plus rire que Rosita et Daryl sont persuadés qu’Eugène est recherché par les Saviors alors que tout le monde s’en fout.

Il faut dire qu’ils sont occupés avec leurs propres problèmes : Dwigth dénonce à Negan la trahison de Simon et quelques autres hommes. Ces derniers sont exécutés aussitôt et Negan laisse une petite chance à Simon en lui proposant un combat à mains nus. Cela n’a aucun sens et personne ne risquerait autant son pouvoir quand il pouvait le tuer simplement, mais le résultat final est le même : Simon est tué par Negan ALLELUIA et Gregory est envoyé par Dwight prévenir la Colline du plan de Negan.

Bien sûr, c’est sans trop de surprise que c’est totalement un piège de Negan. Comme je le pensais la semaine dernière, Negan a en effet trouvé sur sa route Laura, la Savior qui savait que Dwight est un traître. Celle-ci n’a pas hésité à tout lui révéler, laissant Dwight dans de sales draps. Je pensais naïvement qu’il ne passerait pas l’épisode, mais non, les scénaristes lui laissent encore la vie sauve pour qu’il constate qu’en prévenant Rick du faux plan de Negan de les encercler, il les a en fait envoyés dans un piège destiné à le tuer.

De toute façon, je doute que la Colline suive aveuglément un message apporté par Gregory, qui retourne à la case prison. J’aurais bien aimé le voir mourir lui aussi, ce n’est plus possible à force. Comment des persos cools parviennent à se faire zigouiller par un zombie qui passait par là sur leur chemin alors que lui fait 150 aller retours dans toutes les bases de la série sans en croiser un seul (parce que franchement, comment pourrait-il tuer ne serait-ce qu’un zombie ?) ?

Quand Eugène rentre dans sa base, il reçoit donc l’ordre de finir au plus vite sa commande de balles. Si en début d’épisode, il était sceptique, cette fois il sait que c’est ce qu’il veut faire de sa vie pathétique. Oui, après tout ça, il reprend les mots de Rosita pour les retourner contre elle en trouvant de quoi la tuer. Bien joué Daryl et Rosita, vous lui avez donné la dernière motivation dont il avait besoin pour… ah ben pour rien en fait, ça fait deux saisons qu’on nous bassine avec Eugène qui veut tuer tout le monde à peu près autant qu’il veut sauver sa peau peu importe les circonstances.

Pendant ce temps, Aaron crève désormais de soif dans les bois et est laissé à l’abandon par le groupe de nanas dont je n’ai jamais retenu le nom. Il s’évanouit, se réveille sous la pluie ce qui lui permet de boire un coup et de se rendre compte, comme n’importe qui se réveillant au milieu des bois dans cette série, qu’il est entouré de zombies qui ne l’ont pas mordu. Il réussit à s’en tirer grâce à une branche (point 2 du Bingo) qui traînait par là et… se réévanouit.

La deuxième fois qu’il se réveille (point 10 du Bingo, donc), il est entouré des nanas se demandant s’il est en vie ou non et à qui il fait un sermon, la voix rauque, sur leur mauvaise stratégie de se planquer pour survivre. Ben voui. C’est sûr que c’est une mauvaise stratégie : elles survivent tranquilou depuis perpét’ alors qu’eux se font tous buter les uns après les autres. S’il y en a qui devrait revoir son plan, c’est bien lui.

Et après tout ça, l’épisode se termine sur Michonne contactant Negan pour lui lire la lettre écrite par Carlito. Cette fois, il n’écrit pas tout un roman, et c’est tant mieux. La brièveté lui réussit bien, mais ça ne sert à rien pour autant : malgré la jolie lettre réclamant la paix, Negan affirme une fois de plus que c’est la guerre, pour la 9418e fois de la série au moins. Il ne veut plus parler et tous les tuer ; sans trop de surprise, car le seul à qui il aurait accepté de laisser la vie sauve, c’était Carl justement. Du coup, Negan est énervé et prêt à en finir en tuant tous nos héros. Comme en fin de saison l’an dernier. Comme en fin de saison il y a deux ans. Mais eh, on peut espérer que la semaine prochaine mette un terme à trois saisons d’attente. Sur un malentendu, tout est possible !

> Saison 8