The Walking Dead – S08E14

Épisode 14 – Still Gotta Mean Something – 15/20
De nouveaux mystères, de nouveaux soupirs de désespoir et quelques bonnes scènes, on était sur du Walking Dead assez classique, avec peu de suspense, quelques surprises venant dégommer de vains espoirs et des pistes s’ouvrant pour donner envie de revenir malgré tout. Divertissant, donc, mais rapidement oublié je pense.

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Spoilers

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You can’t save the dead, Carol!

Oh, la flemme. Quand j’ai vu le début de cet épisode, j’ai fait pause et je suis allé faire le ménage. Pourtant, ce n’était pas si mal de voir Jadis faire la morte ; mais en même temps, je préférais ce que j’en avais compris où Simon l’avait laissée en vie. Et puis, cet épisode qui permettait de se concentrer sur elle, ce n’était pas mon délire.

Bref, elle a réussi à s’en sortir par ruse et je ne vois pas bien comment elle est la seule à y avoir pensé. On la retrouve par la suite dans sa chambre où elle a la batte de Negan de nouveau toute propre et où elle est toute triste. Je ne vois comme bien souvent pas l’intérêt d’une telle scène, mais bon, admettons.

Finalement, il est révélé qu’elle a toujours Negan prisonnier, un Negan au t-shirt blanc taché de sang de manière hyper esthétique quand même. Je m’égare, mais bon, Negan tente simplement de sauver sa peau en lui disant que ce n’est pas sa faute si Simon n’a pas suivi le protocole. Pour toute réponse, elle le menace avec Lucille, mais n’est même pas foutu de le frapper pour de vrai, puisqu’elle veut juste le brûler vif. Pourquoi hésite-t-elle tant ? On ne le saura jamais.

Cela nous change toutefois de voir Negan si mal en point. Finalement, il se débrouille pour récupérer un pistolet que Jadis a laissé traîner par là… Logique. Il est fort le Negan quand même, parce que même ligoté comme un saucisson, il arrive à viser à peu près sur Jadis qui revient avec un zombie ; mais aussi a allumé une fusée de secours.

Plutôt que de nous offrir une scène d’action, cela permet aux deux personnages de confronter leur misère humaine, avec Jadis qui n’a plus personne et Negan qui a nommé Lucille comme sa défunte épouse. Pourquoi pas.

Finalement, elle passe à l’action, il tente de lui tirer dessus mais ne parvient qu’à viser le ventre du zombie sur un chariot de Jadis (juste pourquoi ?), puis elle tente de récupérer sa torche de secours en se jetant sur lui. Si Negan a donc largement de quoi lui tirer dessus avec un champ libre énorme, il attend passivement qu’elle lui fasse lâcher la fusée qui finit dans une flaque.

Cela paraissait être à peu près ce qu’elle tentait de faire, mais en fait non ! La fusée devait lui permettre de contacter un hélicoptère passant par là. WTF ? (ah non, pardon, what the shit, comme dit Negan).

Comme elle n’est pas assez reactive à en allumer une autre et qu’elle préfère aller en chercher une autre plutôt que de faire de grands signes désespérés, elle se retrouve abandonnée aussi de ce mystérieux hélicoptère et hésite à brûler Lucille… mais finalement non, parce que Negan n’a pas brûlé ses photos (qui trainaient elles aussi par terre à côté du flingue, ça n’a aucun sens, mais faisons comme si).

Tant qu’on est dans l’absence de sens totale : la scène suivante voit Jadis libérer Negan et ne pas lui expliquer ce qu’il s’est passé avec l’hélicoptère. Les deux finissent en très bons termes, Negan lui proposant même de rejoindre les Saviors – mais elle ne l’entend pas comme ça.

À la Colline, Carol continue de culpabiliser de la disparition du gamin qu’elle imagine mort, mais qui en a franchement quelque chose à faire d’Henry ? Ce n’est pas le premier gamin à y passer, en plus. Qu’importe Morgan est à fond aussi et tous les deux partent à sa recherche.

Il se met à avoir des visions d’Henry devant Carol qui comprend bien qu’il a pété un câble total dans sa tête. Bon, tout ceci ne me fait toujours pas accrocher à son personnage quand même. Ils finissent par trouver un zombie avec le bâton d’Henry planté en lui, ce qui suffit à comprendre qu’il est mort. Carol souhaite donc poursuivre cette nouvelle piste pour obtenir la vérité, mais Morgan ne se sent pas prêt. Ben qu’est-ce tu fous là alors ? Finalement, Morgan fait sa quête de son côté pour tuer les anciens prisonniers de la Colline, abandonnant Carol au passage.

Cette dernière met un peu de temps à retrouver Henry, mais elle y parvient juste à temps pour le sauver des griffes de trois vilains zombies. Henry s’effondre en larmes dans ses bras pour s’excuser. Franchement, il fait nuit et vous avez les pieds dans l’eau avec trois zombies morts, certes, MAIS BOUGEZ VOUS.

Bon, il est trop tôt après Carl pour tuer Carol, et les deux rentrent tranquillement auprès d’Ezekiel, mais il aurait été normal de tuer Carol à ce moment-là ; surtout après toutes ses intrigues de gamins morts. Pour cette fois, ce sera donc un happy end, ce qui ne l’empêche pas de se mettre à pleurer en parlant de Sophia à Ezekiel.

En parallèle, Tara est toute heureuse de voir qu’elle n’est pas malade, et que Dwight l’a blessée sans poison. Ah, j’en étais (presque) sûr et c’est tant mieux ! Daryl est plus long à convaincre que moi, mais c’était juste sûr que Dwight n’était pas si méchant. Du côté stratégique, Tara, Dary, Maggie et la générale supposent que les Saviors n’ont plus de munitions pour les tuer.

Rick surprend Michonne en larmes à la lecture de la lettre de Carl, mais il n’a pas l’intention de se morfondre des masses. Heureusement, Michonne sait que le deuil est nécessaire et serait bénéfique : elle empêche Rick de partir tant qu’il n’aura pas lu la lettre, de la même manière qu’Andrea l’avait forcée à faire son deuil il y a quelques années… Qui se souvient encore de la saison 3 en même temps ? On sent qu’on est parti sur un épisode plus lent que les précédents quand même.

À défaut de lire la lettre de Carl, Rick s’occupe donc de Judith pendant un temps (miracle)… puis part interroger le prisonnier sur la fuite des autres prisonniers. Il part à leur recherche, mais tombe sur Morgan, puis se fait capturer bêtement par les prisonniers qui sont eux-mêmes en plein dilemme : l’un d’eux s’est fait mordre puis amputer d’une main et d’un pied. Bon appétit.

Rick propose évidemment de s’occuper du blessé en le ramenant à la Colline, et il offre au passage à tout le monde la possibilité de rentrer là-bas et d’obtenir sa liberté, comme lui a proposé l’autre prisonnier quelques scènes plus tôt. Bon, les prisonniers sont évidemment dirigés par le gros con aux cheveux longs. Celui-ci refuse le marché, menace Morgan de son arme et essaye de convaincre tout le monde qu’il a raison. Le vrai problème, c’est que pour se faire entendre, Morgan a décidé d’hurler un coup.

Après avoir créé de la dissension dans les rangs, Morgan s’arrange donc pour ramener une horde de zombies dans le hangar où les prisonniers avaient trouvé refuge. Cela tourne mal bien sûr : quelques anciens prisonniers se font mangés, dont l’amputé qui n’a vraiment pas eu de bol, mais meurt sans hurler.

Quant aux cheveux longs, il se fait désarmer par un de ses hommes qui meurt au passage. Le reste des anciens prisonniers décident d’être sympathiques avec Rick et Morgan. Ils les libèrent, les arment, leur sauvent la vie et pour les remercier, Rick et Morgan les… massacrent. Oh, ce soupir de désespoir. C’étaient de nouveaux alliés, pour de vrai. Aucune raison de les achever, franchement. Il n’y a que cheveux longs qui s’en tire, mais qui est pourchassé par Morgan.

Il se fait donc tuer de manière sympathique en étant bouffé par des zombies, rien que ça. Morgan lui laisse bien le temps de souffrir, et si c’était mérité, c’était vraiment cruel de la part de Morgan. Une fois de plus, la série (et donc Rick) prend le choix d’être volontairement sanglante sans véritable raison – et ce n’est pas les huit saisons précédentes qui suffisent à me convaincre qu’ils font les bons choix aujourd’hui.

Rick apprend en tout cas de Morgan que ce dernier l’a sauvé en saison 1 juste parce que son fils était là, et ça fait un déclic dans la tête de notre barbu qui n’aurait peut-être pas tué tout ce monde-là si Carlito avait eu son mot à dire.

Les deux rentrent à la Colline et Morgan est heureux de retrouver Henry en vie, pour lui annoncer qu’il a tué les hommes qui ont buté son frère. C’était dans une autre vie les gars. Le prisonnier gentil voit mal le retour de Rick plein du sang de ses amis et Morgan se retrouve avec les excuses d’Henry, triste  de voir qu’il est une fois de plus un meurtrier. EUKE.

Jadis finit l’épisode en allant se coucher dans sa chambre, comme si de rien n’était, alors que Negan a récupéré une voiture, allez savoir comment. Il récupère en route quelqu’un dont on ne connaît pas l’identité (mon pari va à la nana qui a vu Dwight tuer tout le monde) et arrive finalement à son QG où il demande aux hommes le croisant de ne surtout pas annoncer qu’il est en vie et revient tel le Messie le jour de Pâques (pardon, c’était tellement simple). Je suis pressé de voir sa vengeance, avec Dwight et Simon (lequel fait le meilleur Judas ?) qui risquent de passer un sale quart d’heure.

Au loin, Daryl et Rosita espionnent les Saviors et comprennent que Rosita avait vu juste en remarquant qu’ils avaient toujours Eugène pour leur produire des munitions. Elle prend donc la décision de tuer son ex-ami, parce que c’est la solution logique : ça ne sert à rien de détruire les machines créant des munitions, alors que tuer le créateur, c’est s’assurer qu’ils restent en dèche de balle.

La fin d’épisode, la vraie, voit Rick faire une petite déclaration d’amour à Michonne et se décider enfin à lire la lettre de son fils. Ce qu’il lui dit ? On ne le saura pas, car c’est bien plus stylé de faire un zoom tueur sur le visage de l’acteur, t’as vu ? #paressedescénaristes #paressedefinirlacritiqueducoup

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The Walking Dead – S08E13

Épisode 13 – Do Not Send Us Astray – 16/20
Eh ben voilà, quand ils veulent, ils nous écrivent des épisodes avec de l’action. La prochaine fois, il restera à espérer moins d’incohérences et de comportement complétement stupide de la part de certains personnages et on aura un vrai bon épisode. En attendant, on nous laisse sur notre faim et avec l’envie de revenir vite, ce qui est loin d’être toujours le cas. C’était mieux que d’habitude, mais loin d’être parfait.

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Spoilers

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I wanted them dead. All of them. Negan must of all.

Encore un lundi, un lundi pour rien. Pardon. The Walking Dead, donc, qui commence par un Morgan hanté par le passé. Allons bon, des hallucinations débiles, il ne manquait plus que ça, nous revoilà en saison 4 donc. Qu’importe pour l’instant, l’essentiel est que l’alarme est lancée : les Saviors arrivent. J’avais déjà oublié qu’ils avaient pour ambition de tuer tout le monde. Rien de bien nouveau, mais on d’une certaine manière on avance.

D’une autre, on fait du surplace, avec Henry qui veut combattre mais en est empêché par Carol et Ezekiel, puis avec Siddiq qui nous fait découvrir l’infirmerie de la Coline. Ce n’est pas très passionnant, on dirait du Grey’s Anatomy en moins bon avec une docteure qui fait exprès de le rabaisser pour qu’il s’affirme.

Les Saviors arrivent évidemment une fois la nuit tombée, histoire de s’assurer qu’on ne voit pas grand-chose, pour changer. Simon engage les discussions avec Maggie, qui essaye de lui rappeler qu’elle a des otages qu’elle n’hésitera pas à tuer, mais il en faudrait plus pour tuer la folie meurtrière de Simon.

Heureusement, la Coline sait se défendre et le prouve grâce à ce bon vieux Daryl qui rentre en moto pour faire diversion et leur permettre de faire croire aux Saviors qu’ils prennent l’avantage alors que non. Très rapidement, on se retrouve avec des victimes des deux côtés et des coups de feu dans tous les sens. Cependant, les premières victimes ne sont pas d’un grand intérêt. Oh, ça touche Carol, mais c’est surtout l’occasion de voir Siddiq dans le feu de l’action.

Sinon, Simon prend pour cible Tara, mais Dwight la sauve en lui envoyant une flèche dans l’épaule pour éviter qu’elle ne se fasse tuer. Mouais. Il aurait mieux fait de tuer Simon, ça aurait arrangé tout le monde, y compris Daryl qui se sent impuissant à assister à la scène.

Et puis d’un coup, le silence : la Coline se replie après avoir éteint toutes les lumières et personne ne sait pourquoi. C’est un nouveau piège, évidemment, mais les Saviors avancent malgré tout, se disant qu’après tout, ils ont déjà fui une fois. Purée, mais moi je me serais déjà tellement barré 15 fois à la place des Saviors. Bon, à la place des gens de la Coline aussi après tout.

Loin d’être bêtes, les gens de la Coline utilisent les phares de leurs voitures pour piéger les Saviors une fois qu’ils sont à découverts, puis pour les prendre à revers quand ils tentent de s’enfuir, avec Rick et Morgan et ses 150 hallucinations.

Finalement, les Saviors battent en retraite, et ça permet une conversation sympathique entre Maggie et Rick, même si j’avais plus peur du fait qu’ils soient totalement à découvert qu’autre chose.

Le lendemain, Maggie est confirmée dans ses choix stratégiques ayant limité la casse… mais elle culpabilise tout de même parce qu’elle voulait que Negan voit la tombe de Glenn avant de le tuer, et c’est exactement pour ça qu’elle lui a envoyé une boîte avec un cadavre pour s’assurer qu’il lui rende visite. Tu parles d’un bon leader ! Elle laisse tout de même à ses otages la liberté d’aller enterrer d’autres Saviors.

Tara papote tranquillement avec Daryl et se souvient finalement qu’elle était pote avec le Gouverneur, ce qui lui fait changer de perspectives sur Dwight. Il était temps. Le problème, c’est que Daryl est sûr qu’il a tenté de tuer Tara la veille, donc en fait, on tourne bien en rond.

À l’infirmerie, Carol papote également, avec le blessé de la veille qui est aussi son ex d’il y a genre deux saisons quand elle faisait semblant d’être une ménagère gentille. Je l’avais totalement oublié et je ne vois pas bien l’intérêt de le ramener si longtemps après, m’enfin bon. L’homme dont je n’ai aucune idée du prénom obtient quelques réponses au moins, et Carol reconnaît que tous ces combats permettent de garder espoir d’un lendemain, d’un futur, d’une vie qui continue quelques heures. Pas plus. Quant à Henry, elle s’en occupe toujours mais aussi mal qu’elle s’occupait de sa fille, ou de Lizzie : il se retrouve face à une arme à feu qu’il n’hésite pas à voler. Enfin, Siddiq essaye de sympathiser avec Rick et de lui soigner ses blessures, mais il se fait rembarrer bien vite.

Durant la nuit, la maison est clairement surpeuplée de gens reconnaissant des décisions prises par Maggie, qui culpabilise d’être traitée en héroïne par tous les survivants, entassés pour dormir tous ensemble dans la maison…

Oui, oui. C’est la pire des idées, comme n’importe qui ayant regardé les sept premières saisons le sait. L’un des blessés entassé avec les autres… meurt dans son sommeil. C’est TOUJOURS pareil, ils ne pourraient pas apprendre à monter la garde correctement ?

Ah la nuit sera longue à l’infirmerie… Et le zombie drôlement efficace à surgir par derrière les deux médecins (mais pas Siddiq, ouf) en attaquant directement le cou, ce qui les empêche d’hurler. Le trio de zombies sera excellent aussi à se diriger tous les trois vers la porte ouverte de la maison. On notera bien sûr que le premier zombie met plus d’une heure à se réveiller, mais que les deux suivants sont drôlement rapidement transformés en zombies. Et aussi : pourquoi se contente-t-il de les mordre et pas de continuer à les manger totalement ? Probablement une histoire de goût de la chair fraîche, mais il n’en mange quand même pas grand-chose. Pardon, je pars dans des considérations dignes de Troy de Fear the Walking Dead, mais je trouve qu’il y a quelques problèmes logiques quand même. Entre ça, et les gens qui continuent de dormir quand Judith pleure ou quand les zombies grognent… Voilà quoi.

En parallèle, Henry s’en va réveiller Gregory avec sa nouvelle arme. Ce dernier fait le gentil avec, mais je crois qu’il ne sait pas bien à qui il a affaire. Henry veut toujours trouver le meurtrier de son frère et il est assez con pour avoir récupéré la clé de la prison (mais où ?) et pour ouvrir la cage qui gardait tous les prisonniers.

Autant sa vendetta perso et tout, je veux bien y croire, autant ça, c’est tiré par les cheveux. Bien sûr, il y a aussi un zombie dans la cage, allez savoir comment et pourquoi, et c’est rapidement le chaos. Henry finit à terre alors que les prisonniers s’évadent rapidement.

La nuit finit plutôt bien avec Carol qui bute son ex de zombie et aucun personnage principal ou important qui ne décède. Carol comprend que les armes des Saviors étaient empoisonnées pour rendre malades certains d’entre eux, ce qui explique que certains zombies semblaient sortir de nulle part. Malin ces Saviors !

Cela laisse un doute sur le sort de Tara, blessée par Dwight, mais il faudra attendre pour être sûr, j’imagine. Le lendemain, Henry a disparu après avoir libéré les prisonniers, mais tous ne sont pas partis, fort heureusement. Il y en a, comme le gentil de d’habitude, qui sont restés pour aider leurs geôliers, parce que de toute manière les Saviors étaient prêts à les tuer et qu’ils n’ont nulle part où aller.

C’est une fin quelque peu frustrante, mais au moins, on a eu un bon épisode d’action – même si c’était par moment écrit avec les pieds pour les motivations de certains…

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The Walking Dead – S08E12

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 12 de la huitième saison de The Walking Dead.

12.jpgÉpisode 12 – The Key – 15/20
So we may have a future from our past

Terrifiant comment n’importe qui souriant en gros plan a rapidement l’air neuneu : même Negan ne peut pas paraître intelligent quand ça lui arrive. Oui, la série est repartie sur son délire de gros plans en début d’épisode.

Negan rend une visite à Dwight, en plein doute sur sa fidélité après sa disparition de quelques heures ? jours ? Pas très longue en tout cas, bien moins longue que ne m’a paru duré cette saison. Negan poursuit son plan de récolte des organes de zombies pour soumettre la colline, même si je ne vois pas bien le rapport – et même si je suis passé à côté de la mise en place de ce plan la semaine dernière tellement la série m’a perdu en cours de route sur les scènes des Saviors qui tournent en rond.

Tourner en rond, c’est aussi ce que fait cet épisode, comme d’habitude, donc. Dwight aimerait prévenir la colline de ce qui est sur le point de leur tomber dessus, mais il est forcé de faire équipe avec Simon par Negan, qui décide de conduire tout seul pour fermer le cortège. Tout seul ? Non, il se permet aussi de draguer Lucille avec la phrase d’accroche la plus plate du monde.

Si Simon a annoncé à ses hommes qu’il ne fallait tuer personne à la Colline, il confie ses doutes à Dwight, lui apprenant que personne n’a peur d’eux, mais qu’ils se battent de plus en plus. Bien vu, le veau, comme dirait l’autre.

Rick et Michonne arrivent à leur tour à la Colline, sans Carl, donc. La série a la décence de nous montrer tout ça de loin. Oh, ça pourrait abréger les choses, mais non, ça prend du temps quand même – c’est juste pour éviter aux acteurs d’avoir trop à jouer j’imagine. Faudrait pas qu’on justifie leur salaire, non. Je sais, je me plains des gros plans, puis des plans larges, je ne suis jamais content, mais faut bien que je critique, c’est Walking Dead.

Daryl prend la peine de venir se réconcilier avec Rick, en train de se recueillir sur une tombe qui doit être celle de Glenn, j’imagine. De toute façon, Rick est de nouveau pote avec, surtout qu’il a emmené Judith en sécurité.

À leur poste de surveillance, Maggie et Rosita prennent le temps de parler comme si elles étaient super amies depuis longtemps, ce qui permet une réflexion sympa sur le deuil et le lancement d’une nouvelle intrigue. En effet, Maggie remarque qu’on leur a laissé un message à portée de vue. Le message vient de quelqu’un qui veut leur apporter de l’aide en échange d’une aide mutuelle.

Bien que pas convaincue, Maggie se laisse persuader par Michonne de prendre contact avec les nouveaux venus. C’est une vieille dame sympathique, Georgie, qui échange sa connaissance pour survivre contre de la musique et tente de trouver des communautés aussi gentilles que celle de Maggie, Michonne, Enid et Rosita. Bien sûr, cela n’arrive pas tous les jours.

Maggie décide de rester méfiante vis-à-vis de ces trois nouveaux visiteurs, et elle les emmène à la Colline, espérant bien récupérer leur bouffe. Michonne se retrouve donc seule à vouloir faire la paix avec tout le monde ; et même Enid ose se confronter à elle. C’est le moment de sortir le nom de Carl pour parler un peu d’espoir, mais bon, ça tourne surtout en rond en revenant en arrière sur les crises de foi des personnages.

De toute manière, il faut prendre une décision rapidement, car il y a des chances que les Saviors finissent par arriver tout de même. Maggie finit par se laisser convaincre par Michonne et fait bien : elle reçoit en échange de CD de la nourriture, beaucoup, et des connaissances pour construire un futur à partir du passé – mais le passé médiéval, hein. Rien que ça.

Rick voit les Saviors arriver, mais plutôt que de klaxonner pour avertir la Colline, il décide de se lancer dans sa propre vendetta. Quelle surprise dis-donc. Cela lui permet de rentrer dans la voiture de Negan et de provoquer un accident. Plutôt que d’y aller mollo et avec stratégie, Rick se décide à tirer dans le tas, ce qui autorise Negan à s’enfuir.

On notera que dans l’accident, il s’est retrouvé couvert de sang et d’organes, mais que sorti de la voiture, il est propre comme tout. Il se réfugie dans un immeuble où Rick finit par être à court de munition, ce qui ne l’empêche pas de désarmer Negan de Lucille et le faire tomber de plusieurs étages.

Est-ce que ça blesse Negan ? Pas plus que l’accident de voiture, évidemment, pas plus que les nombreux zombies qui se sont engouffrés dans l’immeuble et sont réduits à genre trois une fois dans le noir de l’immeuble.

Par conséquent, je n’ai plus rien vu de l’épisode, parce que ça instaure une ambiance d’être dans le noir complet, il paraît, mais quand tu vois l’épisode alors qu’il fait jour, il n’y a plus que de vagues formes à l’écran. Et je n’ai pas l’intention d’augmenter la luminosité et me péter les yeux sur cette série. Après, ça s’écoutait bien avec Negan s’écoutant parler – hurler – sans attirer le moindre zombie à lui, ni même Rick d’ailleurs.

Ce dernier lui apprend le sort réservé au peuple de la déchetterie, toutefois, et Negan n’apprécie pas trop d’avoir été trahi ; alors que Rick, lui, apprécie de tomber sur Lucille. Bien sûr. Il lui met le feu, puis libère tout un tas de zombies. Le combat qui suit est très sympathique, mais une fois de plus Negan et Rick échappent tous les deux à une mort certaine, et Negan s’enfuit avec Lucille, en plus. Quand Rick parvient enfin à sortir sans une morsure du nid de zombies dans lequel il était, il n’y a personne qui attend de le tuer.

En parallèle, Simon prend le commandement des troupes une fois Negan disparu, et ça lui permet de bloquer les Saviors pour partir en expédition avec Dwight à la recherche de Negan. Il confie tous ses doutes à Dwight, mais il en confie un peu trop pour être pleinement crédible. Ils tombent sur la voiture de Negan et comme celle-ci est vide, Simon envisage de s’enfuir et gérer les Saviors avec Dwight. La réponse de Dwight ? Fumer une cigarette le plus lentement possible pour faire exploser la voiture de Negan, et s’en aller.

De retour auprès des hommes, Simon fait un joli discours pour rappeler à tout le monde qu’ils sont tous Negan, et qu’il est temps de passer à la vitesse supérieure : il faut tuer tous leurs ennemis, car c’est le seul message qu’ils écouteront – et puis, il faut bien venger Negan. Dis autrement, Simon a manipulé Dwight pour le convaincre qu’il était un gentil comme lui, quand il est en fait un méchant pire que Negan. Moui. Bon, au moins, les choses avancent !

Le cliffhanger voit Negan se réveiller dans une voiture où Jadis l’assomme de nouveau. Difficile de ne pas exploser de rire devant un tel cliffhanger, mais la bonne nouvelle, c’est qu’elle a trouvé de quoi se changer et prendre une douche, apparemment.

Ce n’est pas l’envie d’y croire qui manque, mais la série nous prend vraiment pour des idiots par moment. Heureusement, l’intrigue avance dans cet épisode, il y a une ou deux scènes sur lesquelles le temps est passé vite, ouvrant même de nouvelles pistes. Et comme nous n’avions pas eu de vraies nouvelles pistes cette saison, c’est plutôt chouette. J’ai envie de croire que la saison 8 marquera un vrai tournant dans l’intrigue, mais c’est encore trop tôt pour se réjouir.

 

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The Walking Dead – S08E10 & 11

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 10 et 11 de la huitième saison de The Walking Dead.

10Épisode 10 – The Lost and the Plunderers – 15/20
And most of all, Rick, you fail as a father.

Vous savez ce qu’on dit : mieux vaut tard que jamais, et je n’ai jamais que deux minuscules épisodes de retard dans cette série. Ce premier épisode tente un nouveau format qui se divise en plusieurs personnages, et j’aime toujours autant ce type d’épisode qui me simplifie l’écriture de la critique à merveille : pas besoin de chercher comment faire pour l’écrire, la structure de l’épisode est évidente. Et ce n’est pas toujours le cas dans les séries que je regarde (oui, c’est toi que je vise How to get away with murder !). Bon, sans plus attendre, voici donc la critique de l’épisode.

Michonne – À la mort de Carlito, Michonne fait ce qu’elle peut pour gérer son deuil, sans envahir pour autant celui de Rick. C’est elle qui s’occupe des zombies au maquillage de plus en plus faux, je trouve. Ce sont tous les mêmes à force, et c’est bien dommage. Très clairement, il n’y a plus aucune sensation de risques avec eux, puisqu’ils sont tous semblables.

Bon, les premières minutes se consacrent donc à ce deuil et à l’abandon d’Alexandria, compliqué pour Michonne qui retrouve les mains dessinées à la peinture par Carl et Judith, puis qui voit partir en flamme le petit kiosque de paix que Carl aimait tant. Allez, pourquoi pas.

Par la suite, Rick et elle quitte Alexandria pour rendre visite à Jadis et ses hommes, mais celle-ci est loin d’être idiote et leur tend en fait un piège. Ils se retrouvent ainsi coincés dans la décharge désormais pleine de zombies. On notera au passage que Rick et elle ont fait le choix de ne pas lire les lettres d’adieux de Carl, et que celui a également écrit une lettre pour…

Negan – Le grand méchant de la série cherche à retrouver ses ennemis et n’a pas la moindre idée de la mort de Carl. C’est con. En tout cas, Rick n’a plus rien à perdre cette fois, parce que ce n’est pas comme s’il semblait aimer beaucoup Judith quand on le voit. Oui, je me retrouve à parler de Rick à la place du segment de Negan, mais c’est parce que ce segment ne m’a pas convaincu du tout.

Attention, ce n’est pas Jeffrey Dean Morgan qui ne me convainc pas : il est toujours aussi bon acteur… C’est l’écriture qui pêche, avec une scène où il découvre les doutes de Simon, son homme de main, qui préférerait se barrer que tenter encore une fois de s’en prendre aux tarés d’Alexandria, du Royaume et compagnie.

Il change vite d’avis en voyant le colis que Maggie leur a envoyé avec les 38 prisonniers qu’ils ont en stock et qui viennent tous de chez Simon.

Enid – C’est le retour de Briana Venskus dans une énième série, mais elle n’y fait cette fois que de la figuration. Enid et Aaron étant désormais dans le camp des femmes. J’avais oublié cette partie de l’intrigue dis-donc, mais ils sont prisonniers le temps de laisser Enid culpabiliser, avant d’être emmenés droit à leur exécution…

Ou pas. Enid parvient à faire changer d’avis Cindy et s’en sort la vie sauve : même si Enid a tué sa grand-mère, ce n’était pas parce qu’elle le voulait, mais parce qu’elle n’a pas eu le choix. Tuer Aaron et Enid, c’est l’assurance de se faire de nouveaux ennemis et de finir mortes. Mouais. Franchement, c’est moyen comme raisonnement, mais ça suffit à convaincre Cindy de les laisser partir.

Oui, sauf qu’Aaron refuse de partir sans convaincre quelques combattantes. Il abandonne ainsi Enid en lui demandant d’aller prévenir Maggie de ne pas venir de ce côté-là de la forêt, qu’il gère à lui tout seul.

Simon – Enervé par le colis de Maggie, Simon suit les ordres de Negan et débarque à la déchetterie où il demande une excuse pour le deal que Jadis a passé avec Rick. Celle-ci refuse de s’excuser et lui rappelle qu’elle a au contraire livré Rick aux Saviors, incapables de s’en occuper correctement.

Par principe, Jadis accepte malgré tout de céder toutes ses armes à feu aux Saviors. C’est d’une idiotie sans nom, et c’est presque drôle de voir des américains céder si facilement leurs armes. Sans trop de surprises, ça se termine par un Simon qui part en vrille et tue tout le monde, parce qu’il n’obtient pas ses excuses et parce que Jadis n’a pas assez de remords à son goût.

Vous vouez, j’avais dit que c’était une idiotie sans nom, surtout avec Simon qui est clairement parti en vrille dans le segment de Negan. Pauvre Jadis, je vais finir par avoir de la peine pour elle. Et cela tombe bien, parce le prochain segment est évidemment sur…

Jadis – Toutefois, on reprend sur Rick et Michonne coincés dans la déchetterie. IL n’est pas dur de comprendre qu’ils vont tomber sur Jadis. Elle a pris le temps d’enfiler une chemise de nuit et de nettoyer le sang sur sa tronche, mais pas de transformer tous ses potes en vrais cadavres… d’où les multiples zombies dans la déchetterie.

Rick et Michonne s’équipent de portières de voiture pour s’enfuir, mais ils le font sur Jadis qu’ils abandonnent derrière malgré ses appels à l’aide et son envie de s’enfuir. Pour s’en débarrasser, Rick lui tire carrément dessus, et rate son coup, pour la première fois si je ne m’abuse L’actrice n’a jamais été si convaincante que dans son désespoir, et ce n’est que le début.

Elle voit ensuite tous ses amis se faire broyer, car c’est la seule solution qu’elle a trouvé pour survivre. Oui, oui, elle fait de la confiture de zombies avec ce qu’elle trouve à la déchetterie, normal. Et si elle trouve un broyeur géant, elle semble incapable de trouver des chaussures pour autant.

Allez, qu’est-ce que le confort quand on a des boîtes de conserve en réserve ?

Rick – Après avoir laissé Jadis à son triste sort, Rick culpabilise et promet qu’il a tiré au-dessus de sa tête, et pas sur elle. Ben oui, on sait bien que tu vises à merveille et que tu n’aurais pas raté comme ça.

Il prend enfin le temps de lire les lettres, en s’éloignant de Michonne et en commençant par celle écrite à Negan. Il se débrouille ensuite pour contacter le grand méchant et lui dire que si la dernière volonté de Carl est de les réconcilier et de leur permettre de faire la paix, il compte bien le tuer malgré tout. Il est intéressant de les voir les deux hommes enfin communiquer, ou de voir Negan triste d’apprendre la mort de Carl.

Cela se termine par les menaces habituelles entre les deux hommes, avec Rick qui est obséder par la pensée de tuer Negan et ce dernier qui n’est pas effrayé du tout, mais explique tranquillement à Rick que toutes les morts sont de sa responsabilité, et particulièrement celle de Carl. Ah bah oui, ça va arranger vos affaires et vous réconcilier ça. Je crois bien que Rick n’a pas retenu la leçon de Carl et que l’humanité va vite disparaître dans cette série. En plus, Jadis reste une possible menace pour la suite…

En tout cas, j’ai bien aimé cet épisode au découpage un peu artificiel par moment, mais à la structure en six segments qui permet de ne pas trop s’ennuyer. On change assez régulièrement d’intrigue pour être dedans du début à la fin ; mais j’aurais tout de même aimé un plus grand respect de la chronologie – ça aurait permis plus de surprises.

11.jpgÉpisode 11 – Dead or Alive Or – 13/20
It’s gonna make me feel a hell of a lot better.

Heureusement que l’épisode précédent n’était pas trop lent, ça me permet d’enchaîner sans craindre de mourir d’ennui et devenir moi-même un zombie.

L’épisode commence par les réfugiés d’Alexandria faisant leur possible pour se rendre, à pied, à la Colline de Maggie et alors que les Saviors les cherchent. Ce n’est pas bien passionnant, je dois dire, avec une Tara énervée de voir Dwight en vie et faisant tout pour le sauver. Bon, c’était plus intéressant dans l’épisode précédent quand même.

Ce n’est pas que Tara qui n’aime pas trop Dwight : beaucoup d’entre eux ont peur qu’il les trahisse. En attendant, ils l’écoutent tout de même : il leur propose un chemin vers lequel se diriger et dans lequel ils ne tomberont pas sur les Saviors, car c’est bien trop dangereux : un gué plein de zombies les attend, ce qui permet de stresser vite fait sur le sort de Rosita.

Le vrai intérêt de cette intrigue est bien dans le duo Dwight/Tara, puisque celle-ci veut le tuer et s’arrange pour le faire. Elle n’en a pas conscience, mais elle est surveillée par Rosita, qui n’essaye pas pour autant de l’arrêter dans son envie de meurtre : elle sait bien que personne ne peut stopper une femme qui veut venger la mort de l’être aimé.

Ah oui, parce qu’en fait la haine de Tara vient de la mort de Denise, tué par Dwight il y a quelques années pour nous, quelques jours pour elle. Malheureusement, j’avais entièrement oublié ce personnage de Denise, malgré la jolie mort à laquelle elle avait eu droit. Il faut dire ce qui est, les scénaristes n’ont rien fait pour nous rappeler son existence ces dernières années et le nom semble sortir de nulle part quand Dwight l’évoque. Oui, oui, Dwight, pas Tara, qui n’en a jamais trop reparlé de toute façon.

Bref, Tara essaye de tuer Dwight mais rate son tir à quasi-bout portant (alors qu’elle tue des zombies à 15 mètres sans problème avec la même arme, parce que c’est LOGIQUE). Celui-ci s’enfuit, est rattrapé par Tara mais… ils sont interrompus par des Saviors qui passaient par là.

Comprenant que c’est là sa chance de survie, Dwight sort de leur cachette et rejoint de nouveau les Saviors, en prenant soin toutefois de vérifier que celle qui l’a vu tuer des Saviors n’a pas refait surface et que les Saviors ne tombent pas sur les rescapés d’Alexandria. C’était risqué de sa part, mais ça les sauve tous.

Il ne reste plus qu’à engueuler Tara pour son inconscience, ce que fait Daryl une fois que Rosita la ramène auprès des autres. Toutefois, Daryl se calme en voyant Judith, dans les bras d’un figurant, parce que bon, après tout, il faut bien dire qu’elle est là quand même, mais elle ne sert toujours autant à rien pour la série, donc on la fait être là sans être là, parce que c’est plus pratique.

Pendant ce temps, loin de tout le drama de cette petite randonnée en forêt, Gabriel est quant à lui en train de mourir à petit feu et chercher le chemin vers la Colline et Maggie. Son état médical empire et le laisse à moitié aveugle, avec son allié dont j’ai oublié le nom, le médecin des Saviors. Être aveugle lui permet d’entendre mieux quelques bruits, mais pas tous. S’il est capable d’entendre une cloche de très loin, il est incapable d’entendre un cadavre rampant dans la pièce d’à côté.

Par chance, la cloche de la maison qu’il entendait apportait surtout de bonnes nouvelles : tout un stock d’antibiotiques capables d’aider Gabriel à combattre son infection. Ben tiens, comme par hasard. Je veux bien le voir mourir moi.

Bon, les médicaments le guérissent mais ne lui rendent pas la vue. En revanche, son calme nouvellement légendaire lui permet de découvrir des clés de voiture et une carte. Ils peuvent donc retrouver le chemin vers la Colline et un moyen de transport, c’est merveilleux. Oh, il y a bien sûr un petit problème en cours de route, mais ils parviennent à s’en tirer malgré tout.

Et alors que tout va bien pour eux, ils sont faits prisonniers par les Saviors et le médecin choisit de se suicider en tentant de s’échapper, ce qui laisse Gabriel en larmes et avec une vraie tête de benêt. Je n’y arrive plus avec ce personnage, je le trouve de plus en plus stupide à chaque fois, et la tête d’ahuris de l’acteur un plan sur deux ne m’aide pas à accrocher.

Du côté de Maggie, les habitants du Royaume sont bien arrivés. Ah, c’était à croire que personne n’arrivait jamais là-bas ! Bon, et en même temps, ce sont les plus inintéressants qui y sont, avec Carol et Morgan qui ne sont pas d’accord sur la manière d’éduquer leur nouveau petit tueur en herbe – finalement, Morgan tente de le tenir en laisse en lui disant qu’il a tué le meurtrier de son frère, histoire de le calmer.

Quant à Maggie, elle les observe de loin pour oublier ses vrais problèmes : ils sont tous à court de provisions et Gregory a bien envie de lui parler. Les prisonniers veulent plus de liberté évidemment, à commencer par le gentil beau gosse d’il y a quelques épisodes.

En fin d’épisode, les groupes peuvent enfin se retrouver. Daryl porte cette fois dans ses bras Judith, pour le principe du plan badass où ils arrivent et annoncent à tout le monde la mort de Carl, y compris à cette pauvre Enid qui s’effondre. J’en avais presque oublié qu’elle se voyait déjà mariée avec, dis !

Siddiqh vient remercier personnellement Maggie pour son expérience et se présenter comme nouveau médecin pour le groupe. Un de moins, un de plus, tout va bien, comme toujours. Maggie retrouve espoir et décide donc d’autoriser du temps libre pour les prisonniers. Enfin, libres. Avec un quart de ration de nourriture, ils peuvent désormais travailler.

On termine l’épisode chez les Saviors, et c’est bien dommage, car ça recommençait à être bien, et puis en fait non. Eugène se fait draguer par sa rousse, une fois de plus, et la scène est tellement inutile qu’elle cache forcément quelque chose. La rousse est clairement énervée d’être traitée comme une simple serveuse, mais en fait, le but est d’introduire une nouvelle pièce où Eugène fabrique des balles.

C’est ici que Gabriel est ramené, car ses mains peuvent être utiles pour faire le tri dans les balles. À défaut d’avoir des yeux, il a ce qu’il faut pour ça et c’est bien peu intéressant franchement. La dernière scène voit Negan faire un discours à ses hommes, dont Dwight !, et leur dire que pour la Colline, c’est la vie, la mort… ou un bullshit entre les deux, donc l’état de zombie.

Bonjour, nous sommes à 12 épisodes du début de saison et, finalement, rien n’a changé : un ou deux persos de moins, un ou deux persos de plus, mais autrement, pas d’avancées dans l’intrigue. Autant dans l’épisode précédent, j’avais l’impression d’avancer enfin dans certaines intrigues, autant dans cet épisode, j’ai eu la désagréable impression que la série recommençait à tourner en rond – pour ne pas écrire trop vite qu’elle recule ; ils peuvent sûrement faire pire !

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