American Horror Story – S08E01

Épisode 1 – The End – 18/20
C’est un excellent début de saison, mais c’est peut-être tout le problème de l’épisode : j’ai adoré le début, qui promettait une saison vraiment sympa et originale… avant de retomber dans l’ambiance habituelle de la série en allant trop vite en besogne. Je ne sais pas bien quoi en penser : il y a des ingrédients dans ce premier épisode que j’adore, il y a un renouveau partiel du casting qui fait du bien, mais il y a également des « défauts » propres à la série que j’aurais aimé voir disparaître. J’imagine que le temps me dira si j’aime ou non cette série, mais en attendant, j’aurais au moins adoré le premier épisode !

Saison 8


01.jpg

 

I have to go home, Mrs. It’s the end of the world!

Ah ben, cette saison commence bien avec quelques coups de ciseaux donné par un Evan Peters blond platine et une star insupportable. Rapidement, j’obtiens un point du Bingo Séries avec un journaliste nous résumant la situation : les plus grosses villes du monde sont détruites par des missiles, et Los Angeles est la prochaine. Bref, c’est l’Apocalypse d’une troisième guerre mondiale, c’est une idée plutôt très sympathique et ça se met tellement vite en place qu’on est rapidement pris dans l’ambiance.

Mallory, l’assistante de la star insupportable du début, veut rentrer chez elle, mais la star, Coco, ne l’entend pas comme ça : elle a besoin d’elle et elle veut l’emmener à Santa Monica vers son jet privé. Etonnamment, l’instinct de survie de Mallory est assez bon pour qu’elle comprenne qu’elle a intérêt à rester avec sa boss qui a, après tout, le jet privé de sa famille qu’elle vient de voir mourir en direct à Hong-Kong. Charmant début de saison.

Le problème du jet privé ? Il attire tout le monde. Le coiffeur s’interroge sur l’état de santé de sa grand-mère et il décide de l’emmener là-bas au plus vite. Il y arrive sans trop de mal, contrairement au mec de Coco qu’elle est forcée d’abandonner dans la rue qui ressemble rapidement au chaos. Forcément avec le monde sur le point d’être détruit, personne ne prend le temps de faire quoi que ce soit de rationnel… Le but est clairement d’avoir la peau sauve au plus vite, mais ça provoque un chaos assez incroyable en ville.

Coco décide donc d’abandonner son mec derrière elle et monte dans l’avion avec son assistante, son coiffeur et la grand-mère de celui-ci. Merveilleux. Cette équipe promet d’être bien marrante à suivre.

Depuis l’avion piloté automatiquement, les choses sont claires : la ville est détruite par un missile nucléaire. C’est une excellente chose de nous balancer directement en plein milieu de cette situation : ça évite les longs épisodes d’introduction et j’étais plutôt content de découvrir en même temps que les personnages l’horreur dans laquelle ils sont. Oui, 40 minutes plus tôt, personne n’en avait conscience et on retrouve d’autres personnages en train de fêter l’intégration à l’université de l’ado.

La joie ne va pas durer bien longtemps puisqu’ils reçoivent rapidement l’alerte de la destruction à venir sur leur portable. L’horreur est parfaitement amenée avec le père de famille qui rentre et on passe de la joie à l’angoisse totale. En moins de deux minutes, l’armée débarque et embarque l’adolescent, le séparant du reste de sa famille qu’il doit laisser pour morte. Il est un « Prime Candidate », il a été sélectionné pour repeupler le monde grâce à son ADN.

Il est donc embarqué dans un bunker où il rencontre Emily dans la cage au-dessus de lui et où il entend le missile détruire le monde. Deux semaines plus tard, nos Prime Candidates sont dans une jeep qui traverse la poussière nucléaire. OK, bis ?

Ils sont rapidement déposés par l’armée dans une nouvelle ville bien terrifiante pleine de poussières toujours et où ils assistent à l’exécution de deux autres adolescents (ils ont probablement refusé de faire un bébé ?). On leur fait prendre un ascenseur qui les amène dans un nouveau bunker. Ils y retrouvent une Sarah Paulson aussi flippante que possible dans ce nouveau rôle qui ressemble plutôt pas mal à Cordelia.

Ils sont dans l’Outpost 3 où ils vont désormais vivre des jours heureux (ou pas). Il y a quelques règles à assimiler quand elle leur montre  les chambres : chacun doit s’habiller selon une couleur. Les gris sont là pour servir, mais ils sont heureux d’être des serviteurs parce qu’autrement, ils étaient bons pour mourir. Les violets sont des êtres choisis pour leur ADN parfait. Et Sarah Paulson dirige tout le monde sous le nom de Mrs Venable. OK, c’est une post-apocalypse intéressante, même s’ils auraient pu trouver mieux. On s’amuse bien toutefois avec cette ambiance rétro rien que dans les habits.

Et puis, ça fait une ambiance sympathique de huis-clos horrifique. En sortant de la douche, notre violet voit… le nombre 666 sur son miroir. Sympa l’ambiance. Il retrouve rapidement Emily dans sa magnifique robe, mais aussi le reste du casting de l’avion qui venait donc cet poste de garde. Ils sont tous habillés en violet, mais je remarque l’absence de Mallory, qui doit donc être une grise.

Parmi le reste du casting, je suis bien content de revoir aussi Adina Porter, mais également… Jaaaay ! Moi qui voulait que l’acteur de Unreal retrouve rapidement un rôle, je suis ravi de le voir ici, même s’il risque bien d’être buté rapidement. Rapidement, on assiste à un premier repas de tout le groupe où les portions de nourriture sont évidemment très limitées, ce qui énerve Coco.

Mrs Venable en profite pour rappeler à tout le monde qu’ils sont tout ce qu’il reste de l’humanité, parce que tout le reste du monde a été rayé de la carte ou meurt de cancers pendant un hiver nucléaire problématique. Parmi les règles à suivre, il y a donc aussi l’interdiction de sortir ou de toucher des objets nucléarisés. Bien sûr, rapidement, il est expliqué que quelqu’un l’a fait et il s’avère que le petit ami de « Jay » (en attendant de connaître son vrai nom – André !), Stu, et Evan Peters sont la brèche. Il n’en faut pas plus pour qu’ils soient mis à nus et nettoyés.

Malheureusement, Stu reste bien trop nucléarisé pour survivre, et il se fait tuer sans scrupule. Comme par hasard, au repas suivant, ils ont tous de la viande… les jeunes comprennent vite d’où vient la viande, puis c’est Andre qui fait le lien logique : c’est forcément du cannibalisme. Tout le monde est dégoûté, sauf la grand-mère, qui a faim. La déprime et le dégoût font bon ménage et ils sont tous renvoyés dans le salon où la même musique passe en boucle depuis deux semaines.

Ils n’ont plus d’électricité pour s’éclairer, mais par contre, zéro souci pour l’eau chaude et la musique. Le sens des priorités quand même, c’est dingue. La musique change soudainement et Evan Peters (dont je n’ai toujours pas le nom du personnage après 43 minutes) y voit un signe d’espoir et de sauvetage à venir… Tout le monde fait la fête, persuadé qu’il a raison et que les chansons passent un message.

Oui, sauf que 18 mois plus tard, ils sont toujours sur la même chanson, et ils l’entendent bien en boucle pendant tout ce temps. Ils sont tous en pleine dépression : personne ne vient les sauver, l’hiver nucléaire est de pire en pire, et ils sont toujours en huis-clos sans pouvoir coucher ensemble. Enfin, nos deux Adam et Eve ont le droit de s’embrasser quand même. En revanche, le vrai problème, c’est que la nourriture manque de plus en plus : ils mangent désormais des carrés de sucre, pas plus, et c’est un par jour.

D’un coup, le cannibalisme revient sur le tapis comme une option chouette. Evan Peters décide donc de se rebeller et de s’enfuir, mais l’alarme se met à sonner parce qu’une brèche est détectée dans l’enceinte de l’Outpost : le portail s’ouvre sur des chevaux tirant une calèche. Ils amènent Michael Langdon dans l’Outpost, et il a besoin de parler à Venable. Allons savoir qui c’est exactement.

Il ressemble à une sorte de Dracula blond et il apporte une mauvaise nouvelle : l’Outpost risque d’être envahis et son rôle est de sélectionner de nouveau les plus à-mêmes de survivre. Les autres, il les tuera sans remords. Mouais… il va vraiment falloir voir ce que ça donne sur le long terme.

Saison 8

Suits – S08E04

Épisode 4 – Revenue Per Square Foot – 16/20
Cette saison montre un premier signe de faiblesse en essayant de singer son passé sans parvenir à le refaire aussi bien, mais ça se fait heureusement en parallèle d’une seconde intrigue plus audacieuse et réussie. Grosso modo, on sent que cette saison repart sur de nouvelles bases, et ils arrivent plutôt bien à les mettre en place, même si ça leur prend du temps.

Saison 8


Spoilers

04.jpg

You weren’t there. You don’t know the shit I’ve been through.

Bon, j’ai de nouveau 48h de retard pour cet épisode, mais je trouve que ça va, parce que c’est le dernier épisode que j’ai à voir pour me mettre à jour dans mes hebdos et il reste encore toute la soirée et dimanche. On a connu pire.

Pour changer, l’épisode commence sur Louis et Sheila, et évidemment Sheila n’a pas envie de le voir aller travailler. Les voilà donc à essayer d’avoir un enfant et ils auraient mieux fait de s’abstenir, parce que cela met Louis en retard et… il finit par se faire agresser dans la rue. C’est inattendu pour Suits de s’aventurer sur ce genre de terrain – mais après l’épisode sur Jessica en fin de saison précédente, ce ne devrait pas m’étonner.

Louis se fait donc voler son portefeuille et son téléphone par un type qui le menace d’un flingue et l’abandonne là, lui et sa montre de luxe bien visible, après quelques coups de pieds. Je pense qu’on n’est pas tout à fait dans la réalité là. Plutôt que de se rendre au commissariat, ou plus logiquement encore chez lui, Louis se rend… au travail. Il évite une réunion avec Zane à qui il pose un lapin et se fait griller par Gretchen, qui accepte de le laisser dans sa culpabilité de victime plutôt que de vraiment l’aider. Euh. C’est étonnant comme comportement venant de Gretchen, quand même.

L’affaire que Louis a évité ? Zane la refile à Samantha, même si celle-ci n’a pas spécialement envie de se mettre qui que ce soit à dos. Ce n’est pas surprenant de voir Zane être énervé après Louis, mais ce dernier ne comprend pas immédiatement pourquoi Zane le punit. Moui. La série n’a jamais été dans la subtilité, mais voilà alors Louis qui retourne auprès de Gretchen pour avoir des conseils pour ne pas continuer à paraître faible et avoir sa dignité volée une deuxième fois.

Que ce soit des sentiments ressentis après une agression, je veux bien, mais la série pourrait faire un meilleur job avec une psychologue comme Gretchen – ou tout simplement avec le psychologue de Louis. Quoiqu’il en soit, Louis récupère son « pouvoir » en faisant chier Samantha et en l’obligeant à gère bosser avec lui. Heureusement, il gère tout très bien, au point que Samantha le laisse aller seul au tribunal.

Plutôt que de rentrer avec la victoire qui lui est due, Louis se retrouve alors confronté à du stress post-traumatique au beau milieu de son attaque pour faire craquer le témoin à la barre. Il perd donc son affaire. Forcément, Samantha n’est pas très heureuse de ce qu’il s’est passée, et elle a la mauvaise idée de confronter Louis qui lui demande plusieurs fois de partir avant de péter un câble.

Bizarrement, elle a la drôle d’idée d’aller voir Harvey pour s’en plaindre et dire que Louis a besoin d’un ami. Drôle d’idée, oui, mais définitivement la meilleure idée. Pour une fois, j’ai même aimé la relation entre Harvey et Louis, ce dernier prenant finalement la peine de révéler la vérité à Harvey… qui lui propose d’avertir Robert de ce qu’il s’est passé. Donc Louis qui ne voulait pas paraître faible suite à l’agression accepte de ne pas paraître assez fort pour la révéler elle-même ?

Humph. Tout ceci mène Zane à s’excuser et expliquer à Louis qu’il a lui-même été de l’autre côté du flingue : il a attaqué un homme quand il était adolescent, et il le regrette encore. Allez, les scénaristes s’en trient plutôt bien avec cette conclusion à une intrigue qui était quand même assez violente, surtout lorsqu’ils révèlent que tout ça avait pour but d’intégrer encore un peu plus Samantha au casting : elle se retrouve à donner des cours de self-défense en pleine rue à Louis. C’est un chouilla tordu comme idée, mais ça fonctionne plutôt mal – et ça continue de me faire apprécier Louis pour le quatrième épisode de suite, ils tiennent quelque chose là !

Sans trop de surprise, Alex confronte Harvey sur la promesse que Zane a fait à Samantha, et il menace de changer de poste. Sur une idée de Donna, Harvey passe alors son épisode à bosser avec Alex sur un cas à la limite de la fraude, sans l’être. Tout cela sent bon la dynamique Mike/Harvey, sauf que ça se fait sans Mike et je n’aime pas trop ça.

Je n’ai jamais beaucoup aimé Alex, et ça ne s’arrangera pas si les scénaristes essayent de nous le transformer en Mike 2.0 parce que l’alchimie avec Harvey n’est pas du tout la même. Et en plus, c’était encore un cas totalement tiré par les cheveux où on ne suit pas vraiment tout. Allez, cela dit, ça apporte un peu de nouveauté quand Mike Alex se retrouve coincé entre devoir satisfaire Harvey ou satisfaire Jessica Zane. Ah, oui, pas si nouveau. Forcément, Donna sait donc comment le conseiller pour qu’il gère la situation, et même s’il n’a pas trop envie de l’écouter, il est forcé de constater qu’elle est de bons conseils.

Il réussit donc à s’en tirer à merveille auprès d’Harvey et Zane en utilisant une troisième option. Les deux partenaires sont impressionnés, et ça finit par une scène où Harvey et Alex parlent Star Trek et autres séries. Mais… Pourquoi ? Ce genre de scènes, c’était réservé à Mike/Harvey et on n’en avait plus tellement depuis quelques saisons. C’est sympa d’y revenir, mais ça ne me vend pas du rêve d’avoir un recyclage d’une des meilleures relations de la série…

Sinon, aujourd’hui, Donna est d’humeur généreuse : elle veut faire du pro-bono, et elle contacte Harvey pour ça. Cela ne la mène nulle part et elle finit par faire équipe avec Katrina, ce qui est une bonne manière de leur donner à toutes les deux quelque chose à faire. Malheureusement, on ne voit pas spécialement Katrina, mais juste Donna se faire remonter les bretelles par Zane qu’on veut désormais nous montrer comme un gros chieur cette semaine.

Bon, il marque un point : le pro bono de Donna va à l’encontre d’un client qu’il veut avoir, et il donne en plus du boulot à Donna pour la punir de… Louis lui mettant un lapin la veille. Merveilleux. Comme c’est Donna, elle manipule très bien tout le monde au cours de l’épisode : d’abord Harvey, puis Zane, puis Alex. Grâce à elle, toute leur intrigue avance et elle sauve l’ambiance de la boîte, mais elle oublie de s’occuper de Louis quand même, et ça n’a pas trop de sens. Il était toutefois sympa de la voir commencer à développer une relation avec Zane. Elle n’a vraiment aucune limite hiérarchique, c’est fou.

Saison 8

Suits – S08E03

Épisode 3 – Promises, Promises – 17/20
En surfant sur l’absence de ceux qui ont été ses personnages principaux avec de très bonnes intrigues, Suits parvient à faire oublier qu’ils ne sont plus là… ou plutôt, ils font comme s’ils étaient encore là, en quelque sorte, et ça fonctionne. Je retrouve le peps qu’il manquait à la série ; et cette saison est en train de me rappeler ce que j’aimais tant dans les premières saisons.

Saison 8


Spoilers

03.jpg

I don’t wanna keep any secret with my partner.

Que cet épisode commence bien ! Harvey avoue à Robert la vérité sur sa promesse à Alex, c’est une bonne chose de les voir communiquer – et c’est rare dans cette série d’avoir des personnages qui communiquent. Oh, ça ne dure qu’un petit temps parce qu’Harvey rencontre ensuite une femme de ménage en larmes dans les toilettes, et celle-ci ne lui explique pas vraiment ce qui ne va pas. La communication a ses limites.

Le lendemain toutefois, elle revient le voir pour lui dire que David Fox, le propriétaire de l’immeuble de la firme, ne lui paye pas ses heures supplémentaires, dont elle a besoin pour payer l’opération de sa mère. Il n’en faut pas plus pour qu’Harvey parte en guerre contre David Fox, ce qui est une bonne chose, parce que j’avais beaucoup aimé son épisode où il s’était fait remettre en place par Donna et Rachel.

Malheureusement, résoudre le cas d’Anna, la femme de ménage, est un danger beaucoup trop grand pour la firme : il ne peut se le permettre sans être en guerre avec David Fox, et Donna le lui explique, même s’il le sait déjà et que Zane l’avait mis en garde. C’est plutôt sympa comme intrigue, parce que ça a tout à voir avec l’absence de Mike cette saison. Harvey qui se met à s’occuper des plus pauvres ? C’est vraiment une histoire pour Mike, ça.

C’est excellent ça, parce que ça ramène tout un tas de bonnes choses dans la série. Harvey retourne à la clinique pour contacter Nathan et Oliver, mais ceux-ci n’y sont pas et Harvey continue donc de travailler sur le cas d’Anna. Tout cela est une vraie catastrophe : David Fox décide tout simplement de casser les ascenseurs de la firme, parce que c’est beaucoup trop drôle de les faire galérer.

Harvey se retrouve donc logiquement à se faire remettre à sa place par Zane, mais aussi Louis et Donna qui ne veulent pas d’un combat contre Fox. Donna conseille aussi à Harvey d’appeler Mike pour trouver une solution, mais finalement, il le fait simplement en se demandant ce que Mike aurait fait à sa place. Il envoie donc Donna régler l’affaire et celle-ci le fait avec diplomatie en trouvant une solution où chacun est gagnant, chacun est perdant. C’était une jolie intrigue ramenant Mike dans la série sans avoir à utiliser l’acteur et c’était plutôt bien écrit.

Pendant ce temps, Louis débarque dans le bureau d’un Zane en pleine gueule de bois pour faire en sorte que Katrina obtienne une promotion, promotion qu’il lui avait promis. Comme d’hab, Katarina se sent complétement débordée par la nouvelle qu’elle doit à présent être manager pour prouver qu’elle peut avoir sa promotion. Elle cache clairement quelque chose, cela dit, mais c’est la seule que l’on voit travailler dans cette série, et s’épuiser dans son travail.

Elle envoie toutefois Brian au casse-pipe en lui faisant assister à une réunion compliquée qu’il n’a pas eu le temps de préparer. Il aurait pu l’annuler, mais il ne le fait pas sur conseil de Donna qui est sûre que Katrina viendra assister à la réunion au bon moment. Et pourtant, comme on voit la réunion, on sait bien que ça va mal se passer pour Brian. Effectivement, Brian

Katrina ? Elle n’est pas si méchante, elle a juste des migraines. Vous voyez, elle est humaine, c’est une des rares de la série et ça fait du bien de voir qu’ils sont tous férus de travail mais ont aussi leurs limites. En fait, ça fait du bien de retrouver des « débutants » dans la série, parce que les temps de Mike et Rachel sont loin, et ça faisait partie du charme de la série perdu au passage. Bref, vous aurez compris que j’adore toujours autant Katrina et que Brian se fait une place dans mon cœur aussi. De là, à les shipper… hum, hum.

Brian se fait engueuler par Louis pour Katrina et celle-ci apprécie beaucoup le geste, et encore plus le geste suivant qui consiste à l’aider à régler le cas sur lequel elle travaille. Elle l’envoie donc seule au tribunal où il gère malgré un client ne souhaitant pas le voir. Pour avoir la conscience tranquille, Katrina débarque ensuite dans le bureau de Louis et lui raconte toute l’histoire, persuadée de faire ainsi une croix sur sa promotion. Bien au contraire, Louis voit en elle une excellente partenaire pour la firme, parce qu’elle s’arrange pour que tout finisse bien, parce qu’elle est honnête et parce qu’elle a au passage permis à Brian de s’affirmer.

Moui, elle a aussi fait un nombre incalculable d’erreurs au passage, mais tout est pardonné en un claquement de doigts. De toute manière, j’aime beaucoup la fraîcheur que cette intrigue apporte à la série, alors moi aussi je pardonne tout.

Enfin, les scénaristes s’éloignent enfin du cas Samantha cet épisode, mais cela ne veut pas dire qu’on ne la voit pas du tout. Bien au contraire, en début d’épisode, on retrouve Alex en pleine galère avec Gavin Andrews qui n’obtient pas ce qu’il veut et est énervé d’apprendre que Samantha est en train de négocier avec un concurrent direct de Gavin, Delta Airlines.

Incapable de faire le job seul, Alex envoie donc Louis interdire à Samantha de continuer avec Delta Airlines, et celle-ci s’exécute… mais pas sans mettre en place une relation bizarre avec Louis. Elle est hyper directe avec lui, et elle le dragouille presque. Bref, elle sait comment parler avec Louis en lui montrant qu’elle est loin d’être aussi inoffensive qu’elle n’y paraît. C’était drôle, même si bizarre à voir.

Evidemment, elle avait raison depuis le départ concernant Gavin : celui-ci manipule Alex de manière à le forcer de faire quelque chose d’illégal. Samantha n’en est pas du tout surprise et sous-entend qu’elle a dû couvrir un meurtre pour lui. Merveilleux. Alex trouve tout de même une solution pour paralyser Gavin en reprenant la gestion de son compte en banque, et l’épisode se termine presque bien pour lui car il tient une vraie victoire sur Gavin.

Presque bien ? Oh, Samantha lui parle de la promesse de Zane… et lui ne parle pas de celle d’Harvey. Bref, on a le même cliffhanger que la semaine dernière, mais ça fonctionne bien !

Saison 8

Suits – S08E02

Épisode 2 – Pecking Order – 17/20
Une fois n’est pas coutume, je suis parfaitement accroché à cette série qui se renouvelle bien cette année : on prend les mêmes intrigues et on recommence une huitième fois, certes, mais on le fait avec de nouveaux personnages ou de nouvelles dynamiques qui permettent à cette saison de retrouver un souffle que la série ne trouvait plus depuis deux saisons. J’espère que les audiences suivront, car j’aime beaucoup cette nouvelle formule.

Saison 8


Spoilers

02.jpg

Now go, and return to me… a king.

Comme d’habitude, je prends du retard dans mon visionnage, mais pas trop : je suis curieux de voir qui réussira à avoir son nom sur le mur cette saison, au point de regarder cet épisode dans la voiture me ramenant en région parisienne, rien que ça. Et cet épisode ne procrastine pas sur le sujet avec Sheila forçant Louis à se battre à son tour pour gérer la firme tout seul alors qu’Harvey était prêt à le laisser à Zane.

Cela n’arrange pas les affaires de Louis qui imaginait pouvoir s’incruster et prendre le pouvoir au milieu de la bataille. En plus, il ne parvient pas à raconter la vérité à Sheila qui se monte tout un film et le voit déjà au sommet de la firme. Tout cela finit par ramener Louis chez le psy parce qu’il ne parvient plus à entrer en érection à cause de son propre mensonge. Je vous jure que quelque chose ne va pas bien pour moi, parce que je trouve Louis vraiment drôle et sympa dans ce début de saison, alors que ça fait sept saisons qu’il me soule dans la majorité de ses scènes (enfin, il y a eu des moments où je l’aimais malgré tout).

Dans cet épisode, on explore plus en avant sa relation avec Sheila, et c’est génial à voir, aussi parce que j’adore Sheila. Elle tente de le pousser désespérément vers une promotion dont il ne veut pas et il finit par le lui avouer, mais elle n’est pas prête à l’entendre. Elle se débrouille donc pour voir le psy de Louis en cachette, sous une fausse identité, est vite grillée par celui-ci et mise face au fait que Louis a grandi et veut désormais l’amour plutôt que le pouvoir.

Cela fait du bien à Sheila qui ouvre les yeux – qu’est-ce que je l’aime – et retourne voir Louis. S’il ne veut pas de sa promotion, il veut quand même être respecté et compte bien le faire savoir.

Oh, la bataille de pouvoir continue aussi avec Alex fayotant déjà comme il peut auprès de Zane, même s’il fayote bien mal. Il apprend donc qu’il a besoin de lui récupérer un client et se rend auprès de Katarina pour savoir lequel : elle lui conseille un ancien client de Samantha, mais elle est terrifiée de l’existence de Samantha. Merveilleux.

En plus, Alex se débrouille bien et réussit à se faire embaucher comme avocat perso de la compagnie qu’il veut récupérer comme clients. Cela dit, il n’est pas officiellement avocat, ce qui lui permet de parler à l’ex-femme du client qui est une harpie dans son divorce – encore un personnage secondaire que j’aime beaucoup, donc.

Cette semaine, on nous propose un nouveau cas à régler, et c’est celui de Max Lounded, un ancien client de Mike (qui ainsi n’est pas trop absent) qui a besoin de 50 millions de dollars que son partenaire ne lui file pas, contrairement à ce qui était prévu. Comme il parle à Harvey de son affaire devant Zane, on sait tout de suite que ça va partir en vrille et ça ne tarde pas. Harvey veut s’occuper de l’affaire seul, avec une confiance aveugle en Max, alors que Zane envoie Samantha s’occuper de tout ça, dans le dos d’Harvey, évidemment.

Cette semaine voit aussi la rencontre entre Samantha et Donna, et c’est génial parce que ça part immédiatement dans une relation où chacune montre les crocs et où Donna prend l’avantage grâce à son rôle de PDG face à Samantha demandant une augmentation. L’augmentation avait pour but d’aider Harvey dans son affaire délicate, mais elle débarque là-dedans de la pire des manières, pour changer. Cela énerve Harvey, mais on est tellement habitué à le voir énervé que c’est plus marrant qu’autre chose. Je crois que j’aime vraiment bien le personnage de Samantha.

Se mettre Donna puis Harvey à dos ? Elle gère tout et ça lance Donna en pleine recherches pour savoir qui elle est… sauf que personne ne sait qui elle parce qu’elle ment à tout le monde sur ses origines. Donna se sert donc des contacts de Gretchen pour obtenir plus d’informations, et de vraies informations cette fois, alors qu’Harvey tient Samantha occupée en la faisant bosser avec lui.

Le plus sympathique est que même s’ils se détestent, ils forment un bon duo. Franchement, Samantha se retrouve au milieu de tout le monde, mais cela faisait un moment que la série avait besoin d’injecter un nouveau personnage dans son milieu, je crois. Depuis le départ de Jessica, et même un peu avant, on tournait en rond sur les mêmes intrigues… et l’arrivée de nouveaux réguliers fait du bien, même si Mike et Rachel manquent toujours un peu.

Samantha fait tout pour être détestée, en plus, agissant dans le dos d’Harvey et lui avouant finalement qu’elle était là parce que Zane lui demandait de la surveiller. Elle ne devrait donc pas s’offusquer que Donna fasse la même chose, et pourtant, elle n’apprécie pas trop les recherches qui se font dans son dos. Le plus drôle reste que Zane débarque ensuite dans le bureau de Samantha pour l’engueuler à son tour, parce qu’elle ne montre pas assez à Harvey ses bons côtés.

Elle retourne donc voir Harvey pour ne pas s’excuser, mais faire comme si et expliquer qu’elle n’a pas fait que de la merde dans son travail. Évidemment, cela fonctionne bien et fait même plaisir à Harvey car elle lui fait du bon boulot : Max est content même s’il n’est plus à la tête de son investissement, Nick – son partenaire – ne peut plus enfreindre la loi comme il le faisait jusque là grâce à elle.

Même Donna et Gretchen apprennent à lui faire confiance puisque Katarina leur confirme qu’elle fait beaucoup trop bien son job… cependant, elle est du côté de Robert quoiqu’il arrive, donc il faut vérifier que Zane et Harvey sont bien à la même page. Oui, elles ignorent aussi Louis, et celui-ci vient justement le faire savoir à Zane et Harvey qui étaient en train de se révéler qu’ils avaient fait la même promesse à Alex et Samantha…

Ces deux derniers se confrontent enfin sur l’affaire entamée par Alex au cours de cet épisode, et ça se passe aussi mal que ça pouvait, avec une Samantha qui ne fait que mettre en garde Alex sans en dire plus. Je suis intrigué et prêt à revenir voir la suite la semaine prochaine, surtout qu’on nous laisse aussi sur Harvey cherchant une solution au problème de la double promesse. Sinon, Louis et Sheila se réconcilient définitivement en commençant à essayer de faire un enfant – et en fait, je me dis que j’aime Louis parce que j’aime Sheila, et qu’elle fait vraiment ressortir le meilleur de lui !

Saison 8