American Horror Story – S08E03

Épisode 3 – Forbidden Fruit – 18/20
Ma foi, je suis surpris par la tournure que prend cette saison. Clairement, je ne m’attendais pas du tout à un tel épisode et les scénaristes ont bien géré leur coup, même si maintenant, je me demande vers quoi on se dirige : il y a beaucoup de pistes ouvertes et de questions posées à la fin de cet épisode. Et quand je pense qu’on a perdu une saison avec la catastrophe de l’an dernier !

Saison 8


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Ave Satanas.

Langdon avait en fait pour but de cerner les noirceurs en chacun, et on a enfin les interviews de tous ceux qu’on n’avait pas vu la semaine dernière. Il sauve la vie d’Emily et de notre autre adolescent dont je ne sais toujours pas le nom, puis interroge tout le monde pour mieux connaître leur part d’ombre. D’après lui, Coco n’en aurait pas, mais Mallory s’est quand même retrouvée à torcher le derrière de Coco, si ça c’est pas de la noirceur, je ne sais pas ce que c’est.

Mallory a donc des envies de meurtre par moment ; et ça se retourne contre elle quand elle tente de s’enfuir et qu’elle révèle soudainement qu’elle a des pouvoirs. Langdon aussi nous fait un petit trip Voldemort et la série m’a reperdu en cours de route ; surtout qu’il semble être le fils de Tate Langdon de la saison 1 (ce qui expliquerait l’homme tout de cuir vécu aussi), donc l’antéchrist. Et Mallory a la puissance de lui faire peur ? D’où sort-elle ? La série met un moment à revenir sur son cas, parce qu’il se passe tout plein de choses dans cet épisode, et qu’après tout, on a toute une saison à regarder, alors on peut bien attendre.

Bon, sinon, j’en arrive également à comprendre qu’il y a une autre famille : je n’avais pas capté qu’Andre était le fils de la présentatrice. Et la grand-mère du coiffeur serait morte paisiblement dans son sommeil. On n’a pas le même sommeil elle et moi.

Après le générique, on retrouve Langdon à poil en trian de se tailler les veines pour supplier son père, qui serait Dieu, de lui ouvrir les yeux et lui expliquer quoi faire : il pensait les avoir tous (toutes ?) tué(e)s, mais en fait non, il en reste une. Son père lui répond en lui envoyant des serpents et en lui rendant les yeux tout noir. Voilà qui promet.

Bon, pour en revenir au cliffhanger, notre blessée nous raconte toute sa vie : un flashback nous ramène alors à Halloween, en 1962, où une petite fille réclame des bonbons et obtient une pomme ; en 1968, elle découvre qu’elle aime les films d’horreurs alors qu’un mec veut la toucher et en 1988, elle est un agent du Mossad et découvre son sado-masochisme en tuant un assassin, pour la première fois.

Passionnant, ces souvenirs, mais ils sont tous faux, et elle le révèle à Venable : elle a enfin compris qu’elle n’a jamais aimé et n’a jamais eu la moindre expérience : elle est une machine et en a conscience. Mouais, c’est pas exceptionnel tout ça. En revanche, il est intéressant de voir le robot proposer à Venable de tuer tout le monde, et surtout Langdon, puis de découvrir l’emplacement du Sanctuaire par elles-mêmes. Forcément, c’est un robot, elle n’a pas grand-chose à perdre.

Cet épisode quitte également l’aspect huis-clos pour nous montrer qu’à la surface, les choses sont parties en vrille. On est dans un monde post-apocalyptique avec des cannibales, et surtout avec le mec de Coco qui est encore en vie et cherche à tout prix à la retrouver. Pour cela, il n’hésite pas à tuer, donc notre riche homme d’affaires du premier épisode a bien changé. Il est aussi assez rusé pour se cacher sous une calèche de la Coopérative qui envoie un chouette colis à Venable : des pommes.

Et des belles pommes dignes de Blanche Neige si vous voulez mon avis. Et j’espère que vous le voulez si vous lisez cet article, quand même, sinon pourquoi donc seriez-vous en train de vous embêter ? Venable en profite pour organiser une soirée d’Halloween et proposer à tous ses invités des pommes empoisonnées par le venin des serpents. Pendant la préparation, Coco s’amuse avec son coiffeur et exploite autant que possible une Mallory qui fait la bêtise de leur raconter ce qu’il s’est passé avec Langdon. Mouais.

Bon, ils enchaînent avec une véritable soirée d’Halloween, ce qui est étonnant comme on est un bon mois avant dans la réalité. Qu’importe, ma foi, tout le monde se met à danser et profiter de la soirée malgré tout, comme quoi tout arrive. Coco danse même avec un sombre inconnu qu’elle imagine être Langdon, mais qui ne lui dit pas un mot. En même temps, vu qu’elle parle non stop, ce n’est pas si étonnant.

Pourtant, ce n’est pas Langdon, c’est… Brock, son petit ami, qui est là pour… se venger ! Il n’hésite donc pas une seconde à la tuer violemment, et je suis triste, je la voyais survivre bien plus longtemps. Après, il faut reconnaître que je les voyais tous survivre un long moment, et pourtant, le festin d’Halloween tourne bien au massacre prévu : tout le monde croque dans une pomme et tout le monde meurt, sauf Venable et son robot, Miss Mead. Oh, et Langdon aussi, qui survit pour dire à Venable qu’elle est parfaite pour rejoindre le Sanctuaire. Venable ne le croit pas et tente de le tuer… ce qui était une bien mauvaise idée : son robot n’hésite pas une seconde à la tuer, car elle était programmée par Langdon lui-même.

L’épisode se termine donc sur ces deux-là… Ou pas : on en arrive enfin au crossover tant attendu avec la saison 3. Cordelia, la sorcière rousse et Emma Roberts dont j’ai oublié le nom dans cette saison-là débarquent à l’Outpost pour ressusciter Mallory, Coco et la mère d’Andre. What the fuck ? Je suis beaucoup trop heureux de retrouver ces trois personnages de sorcières, quand même, et vraiment intrigué par cette saison qui part dans tous les sens !

Saison 8

American Horror Story – S08E02

Épisode 2 – The Morning After – 17/20
Je ne m’attendais pas à accrocher encore à la fin de ce deuxième épisode, tellement la deuxième partie de l’épisode de la semaine dernière m’avait moins passionné. Pourtant, les scénaristes arrivent à éveiller mon intérêt et à me faire poser des questions sur tout ce qu’il se passe de manière bien efficace cette semaine, donc tout n’est peut-être pas perdu pour cette saison 8 à l’ambiance définitivement proche des premières salves d’épisodes.

Saison 8


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I’m yours. Body and fucking soul.

Même si je doute fortement que cette saison parvienne à me plaire et même si je ne suis pas du tout dans la bonne ambiance avec tout le soleil qui inonde mon appartement, je me suis dit que je n’avais pas envie de trop traîner  à voir cet épisode – qui m’a donc servi de petit-déjeuner.

Est-ce que c’était la meilleure idée du monde ? Probablement pas, parce que ça commence par une invasion de serpents dans la chambre d’Emily, serpents qui se font décapiter bien rapidement et sont servis pour le petit-déjeuner des survivants. Contrairement à mon petit-déjeuner, le leur revient à la vie. Oui, oui, les serpents décapités bougent encore et bon petit-déjeuner à tout le monde. Bon, au moins ça explique leur présence dans le générique de cette saison, et puis ça joue facilement sur une peur assez commune.

On ne sait pas trop où en est dans la chronologie pendant cette introduction, mais il est rapidement question du nouvel arrivant, portrait craché de Lucius Malfoy. Il dit s’appeler Langdon et être là pour évaluer tout le monde et savoir s’ils sont dignes ou non de se rendre au sanctuaire. Ce type d’évaluation s’appelle la coopération, et c’est soit ça, soit la mort. Bien, ça a de quoi calmer tout le monde pendant les inévitables disputes qui s’en seraient autrement suivies, chacun luttant pour sa propre survie dans cet enfer misérable. Heureusement qu’il n’y a pas un suicidaire dans le groupe, quand même.

On commence directement par la coopération du coiffeur, qui nous révèle tout un tas de choses passionnantes sur sa relation avec sa grand-mère, qui sera au cœur de cet épisode. De l’amour qu’il semblait lui porter, on en vient vite à sa colère et sa haine envers elle, qui est en fait bien déçue d’avoir un petit-fils gay et a toujours tout fait pour lui foutre la honte. On est en fait face à un conflit de génération qui se fait tout dans le passif-agressif, donnant un excellent humour au moment où le petit-fils ruine le dîner mondain de sa grand-mère.

À se confier autant, notre coiffeur devient tout excité par la présence de Langdon, avec qui il coucherait bien. Pourtant, celui-ci le renvoie dans sa chambre où, sans surprise, le coiffeur va se toucher… jusqu’à l’arrivée d’un homme tout de cuir vêtu. Aha, voilà donc un des premiers rappels de ce que la série avait proposé de meilleur (ou pas !) dans ses premières saisons. L’identité derrière le masque de cuir reste un mystère, mais on se doute bien que ça ne peut pas être Langdon – ce serait trop simple.

La grand-mère passe comme par hasard par là au même moment et elle n’hésite pas à aller balancer son petit-fils dans un surjeu pas du tout crédible.

En parallèle, nos ados s’embrassent encore et décident de se barrer pour retrouver le sanctuaire par eux-mêmes ; ils lisent les mails (par quelle magie a-t-il du réseau ?) de Langdon et découvrent que le sexe n’est interdit que dans leur sanctuaire. Ah ben ça alors, si on avait su ! Heureusement qu’Apple est là pour leur apprendre la vérité. Oui, oui, ils ont réussi à caser une énorme pub pour Apple au beau milieu de cet épisode. Bien évidemment, il ne leur faut pas longtemps à nos deux jeunes pour se mettre à coucher ensemble.

Au même moment, Langdon confronte Venable sur ses règles bien personnelles et sur son féminisme extrémiste ridicule : elle dit avoir reçu des ordres cryptés. Mouais, c’est facile tout ça. Langdon lui raconte la vie à l’extérieur et ça ne fait pas rêver : il a rencontré une jeune femme le suppliant de tuer un de ses enfants plein de tumeurs parce qu’elle n’en avait pas le courage elle-même. Pensez-vous que ce connard a tué l’enfant ? Oh non, il a laissé la femme dans sa misère de ne pas réussir à tuer son enfant en grande souffrance.

En revanche, il décide de sauver Coco dont on n’a pourtant pas vu la coopération, ce qui n’est pas du tout le choix de Venable. Pour sa coopération à elle, il lui demande de se déshabiller, histoire de sentir sa honte. C’est à peine terrifiant tout ça, mais elle a une sorte de cicatrice mystérieuse dans le dos. Ils sont stoppés par la servante – celle ayant trucidé les serpents dont plus personne ne semble se soucier désormais – qui apprend à Venable la relation entre le coiffeur et l’homme de cuir.

Persuadée qu’il s’agit de Langdon, Venable est sûre que les deux hommes se connaissaient avant et elle tente de torturer le coiffeur à coups de fouet… Ce qui n’a rien d’efficace, puisqu’en fait, il adore ça. Ouep, on aurait pu s’en douter avec la combinaison de cuir : il est très porté sado-maso apparemment.

Venable met fin à la torture et Langdon alors révèle que ce n’est pas lui qui a couché avec le coiffeur, et il le révèle à ce derneier de la meilleure des manières en le torturant bien plus efficacement que Venable : il lui apprend qu’il n’a pas du tout envie de coucher avec parce qu’il en a trop envie et que c’en est dégoûtant. Sympa. Il lui apprend aussi que sa grand-mère n’a pas du tout envie de le laisser en vie, et qu’elle n’a pas hésité à le balancer à Venable. La torture psychologique semble mille fois plus efficace.

De son côté, Coco s’en prend à la grand-mère, avec l’aide de Mallory, parce qu’elle en a marre de ne plus avoir de choix. La grand-mère n’en a rien à faire, de même qu’elle en a rien à faire de son petit-fils l’accusant d’avoir voulu le tuer. Elle veut survivre et le reste, elle s’en fout. Elle me fait bien rire : je sais qu’on est censé la détester, mais elle est en train de devenir progressivement mon personnage préféré avec ses idées d’un autre temps.

Alors qu’il est en pleine déprime, le coiffeur entend enfin le changement de chansons tant attendue dans le salon. Pourtant, il n’a pas le temps d’en profiter qu’il retrouve son homme de cuir. Il le suit pour une nouvelle sexcapade de bien courte durée : persuadé d’avoir affaire à Langdon, il utilise des ciseaux pour poignarder cet amant.

La porte derrière lui s’ouvre et révèle Langdon : comprenant son erreur, notre coiffeur regarde alors sa victime et découvre qu’il a… tué sa grand-mère. Tout cela n’a parfaitement aucun sens, pour changer. Au rayon des morts subites, nos adolescents sont surpris sans qu’on ne sache bien comment – enfin, on sait bien comment : il y a clairement des caméras dans leurs chambres, car ils ont vite su qu’il y avait des serpents dans la chambre d’Emily quand même. Ils sont immédiatement condamnés à mort par Venable, même si Emily révèle qu’ils savent que ce ne sont que les règles de Venable et pas des règles universelles.

Dans la chambre d’exécution, le jeune se rebelle toutefois au moment où il est censé mourir, n’hésitant pas à tirer sur la servante trucidant les serpents (non, vraiment, son nom n’a pas été donné une fois dans l’épisode, je lutte, vous n’avez pas idée !). Alors qu’il se fait maîtriser malgré tout, la servante se retire dans un couloir où nous découvrons que sa blessure par balle ne fait pas sortir du sang mais une sorte de substance visqueuse qui relance le suspense sur tout ça.

Ces cliffhangers sont quand même plutôt bons, alors vivement la semaine prochaine !

Saison 8

Suits – S08E05-06

Épisode 5 – Good Mudding – 18/20
Même si je prends tout mon temps pour m’y remettre, cette saison me plaît énormément. Certes, beaucoup d’intrigues sortent de nulle part, y compris dans cet épisode qui nous introduit carrément un nouveau perso dont on aurait dû entendre parler avant et nous en ramène d’autres dont je me serais bien passé, mais l’ensemble est très solide et les scénarios retrouvent le peps d’antan.

Saison 8


Spoilers

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Sometimes I think about tomatoes.

Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas envie de reprendre cette saison alors que je l’aime bien, mais c’est la réalité des choses, j’ai eu la flemme pendant des semaines de m’y remettre. Rien que cette semaine, il a fallu que je la mette quatre fois sur mon planning avant de me décider à voir enfin un épisode. C’est déjà ça, vous me direz.

L’épisode commence par Sheila demandant à Louis de se rendre faire tester son sperme pour être certaine qu’il est possible pour eux d’avoir un enfant. Et bonne journée bien sûr. Il demande donc conseil à Harvey, parce que c’est Louis et que tout est trop compliqué pour lui. Harvey lui donne donc l’improbable conseil de… penser à des tomates pour réussir son don de sperme. Voilà qui promet.

Donna est morte de rire face à cette situation, ce qui est brillant. Elle est toujours là à écouter aux portes, mais pour le coup, c’était une bonne scène de la part des scénaristes, même si Harvey est un connard et même si le flirt avec Donna était tout de même étrange. De toute manière, leur relation est étrange, ce n’est pas nouveau.

Bref, il apprend surtout qu’il doit rappeler son frère, qui est en plein milieu d’un divorce parce qu’il a trompé sa femme. Et il a besoin de son frère pour le représenter dans son divorce. Génial, encore un épisode sur la famille d’Harvey dont tout le monde s’en fiche. Pour changer, Harvey fait de la merde dès qu’il s’agit de son frère, et il va voir sa belle-sœur pour régler le problème alors qu’il est l’avocat de son frère. Et ça pose immédiatement problème puisqu’il compromet l’affaire.

Les choses évoluent vite dans l’épisode, et rapidement, Harvey découvre que son frère lui a menti : non seulement il a trompé sa femme, mais en plus il a recommencé à jouer. Et il a demandé à sa fille de mentir. Exactement comme la mère d’Harvey l’avait fait avec lui en demandant de taire sa relation extra conjugale. Oups.

Harvey pète donc un câble publiquement, puis décide de retourner à New-York… mais pas sans que sa mère débarque dans l’affaire à son tour. Pff. Cela suffit à ce qu’Harvey se décide à recontacter son frère avec une solution miracle pour la garde de ses enfants que Katie veut garder pour elle. Le problème, c’est que ça implique de rabaisser Katie comme jamais, et Marcus n’est pas motivé à déglinguer sa future ex-femme.

Hop, hop, hop, Harvey retourne voir Katie pour la convaincre que Marcus n’est pas un si mauvais père que ça. Il n’apprend pas de ses erreurs, et dans la vie, ce serait une catastrophe, mais comme c’est une série et qu’on approche de la fin de l’épisode, c’est une bonne solution.

Sinon, on découvre sortie de nulle part la fille… d’Alex. D’où ? Quand ? On était au courant ? Oh purée. Bon, il a donc des problèmes à la gérer parce que c’est une adolescente, et il demande ainsi l’aide de Gretchen, puis de… Samantha ?? D’où ? Quand sont-ils devenus si amis ?

Bon, bref, Samantha accepte de s’occuper de Joy et est super cool avec, mais quand même ça sort de nulle part, c’est n’importe quoi. C’est toutefois très drôle de les voir travailler ensemble, surtout que Joy se montre très efficace comme assistante de Sam. Bon, franchement, il n’y avait pas une once de crédibilité dans l’intrigue et les scénaristes ne savent plus quoi faire d’Alex et Sam, mais tant qu’on s’amuse bien, ça me va bien.

Oh, on ne s’amuse pas tout le long parce que très rapidement, Alex apprend ce qu’il s’est passé et va s’engueuler avec Sam, pour changer. Il n’apprécie pas du tout de voir Joy mentir et être franchement à la limite de la légalité quand elle est avec Sam. Bien évidemment, le lendemain, Sam s’avère être d’accord avec Alex et faire front avec lui face à Joy.

Les voilà donc prêts à se réconcilier et ça se fait… sur la révélation par Alex de la promesse que lui a faite Harvey. C’est qu’on avance dans l’intrigue générale en plus ? Merveilleux.

Et pour conclure cette critique, il me faut en revenir à Louis qui, finalement, Louis aime se masturber… en lisant le journal. Si on m’avait dit que je validerai ce point du Bingo Séries comme ça, je ne l’aurais pas cru. Donna revient ensuite se moquer de lui dans son bureau, et franchement les scénaristes ont de l’imagination sur le sujet. C’est à croire qu’ils ont huit ans de frustration derrière eux, mais c’était brillamment drôle… jusqu’à ce que Louis ruine tout en s’inquiétant.

Le problème, c’est qu’il a possiblement raison de s’inquiéter parce qu’il revient voir Donna pour lui dire qu’on doit lui donner les résultats en personne. Cette fois, c’est inquiétant, mais c’est juste les scénaristes s’amusant bien : ils lui interdisent les bains de boue, tout simplement. Cela augmenterait quand même ses chances de 80% d’après le médecin, ce n’est pas rien.

Sheila lui fait donc promettre de ne pas y retourner, et dès le lendemain, il y retourne quand Gretchen l’inonde de travail – à la demande de Sheila, ça va de soi. On a alors un excellent discours sur le fait qu’il est un mauvais père à venir s’il n’est pas capable de sacrifier ses bains de boue et ses hobbies pour le bien de son futur enfant. Bim, voilà qui est fait – et voilà qui est totalement juste aussi. Cela offre une belle conclusion avec un Louis repentant et une Donna toujours là pour lui.


Épisode 6 – Cats, Ballets, Harvey Specter – 15/20
Un épisode on ne peut plus classique pour la série, mais ça fonctionne assez bien en mettant de côté les affaires juridiques pour se concentrer sur trois duos différents qui avaient bien besoin que l’on passe un peu de temps avec eux. C’est donc une bonne alternative à la formule habituelle, puisque tout en étant construit avec les mêmes étapes que d’habitude, l’épisode prend le temps de changer les ingrédients de sa recette.

Saison 8


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Oh my god, I’m in a relationship with Harvey ? Can I be the boy ?

Donna a de nouveau envie de faire du pro bono, et elle a besoin de quelqu’un pour représenter la firme et Alex lui refuse. Cela la force à bosser avec Samantha, ce qui est très bien : j’aime beaucoup la réparti des deux personnages, et les deux ensemble, ça fonctionne très bien. Donna prend tout de même mal qu’Alex lui force la main, surtout qu’elle ne s’entend pas avec Samantha… qui a déjà réussi à obtenir cinq millions de dollars d’Alex pour l’œuvre caritative, juste comme ça.

Cela permet en tout cas à Donna d’essayer une très jolie robe de soirée – plus jolie qu’une certaine robe pour un mariage princier, si vous voulez mon avis. Bon, la scène de gala est rapidement évincée parce que le but est que Samantha remarque que l’œuvre caritative détourne 0,3% de la recette pour eux.

Donna veut s’en occuper par elle-même, mais bien sûr, Samantha n’est pas du genre à rester les bras croisés, donc elle passe un coup de fil désastreux pour la pote de Donna qui est virée au passage. Dégoutée, Donna essaye de convaincre Alex de donner son chèque quand même – parce que c’est ça qui fait que Peggy, la pote, est virée – mais il refuse, faisant trop confiance à Samantha pour oser un placement financier risqué.

Cette confiance pour Samantha donne envie à Donna de s’excuser auprès de Sam, alors que cette dernière s’excuse aussi d’avoir agi précipitamment… après avoir eu les yeux ouverts par Alex. Les deux femmes décident donc de travailler ensemble, et on va tranquillement vers la résolution de l’épisode : elles font du chantage au directeur de l’œuvre caritative pour qu’il cède son poste à Peggy, et elles finissent grandes amies buvant du whisky ensemble.

En parallèle, Katrina n’est pas encore Senior Partner car quelqu’un dans les officiels s’y oppose encore. Louis lui laisse donc un travail de plus, surtout parce qu’il délègue tout son travail. Katrina fait exactement la même chose avec son nouveau meilleur ami Brian. J’aime les voir travailler ensemble, mais leur affaire m’a moyennement convaincu de suivre l’épisode avec intérêt, il faut le dire.

En revanche, je sais que j’étais hyper impopulaire à dire qu’ils faisaient un début de couple sympa, mais c’est clairement la visée de la série avec cet épisode qui les rapproche encore et les fait flirter ensemble, le tout devant Donna en plus. Forcément cette dernière se pose des questions et les pose à Katrina, histoire de la mettre en garde. Bon, relou Donna, elle fait des photocopies dans cet épisode, mais on arrive après la bataille et elle empêche Katrina de vraiment les faire. C’est quand même n’importe quoi.

Heureusement que Donna est là quand même, parce que cela suffit à mettre un frein dans la relation Katrina/Brian. Katrina le renvoie chez lui pour qu’il profite de sa famille, et le lendemain, il est tout heureux d’avoir passé la soirée avec. Et hop, Katrina est clairement jalouse. Ah, la pauvre.

De son côté, Harvey galère toujours avec le divorce de son frère, le laissant bien méchant avec Louis qui délègue son travail – une certaine Joan – sur lui. Joan ? Elle veut se débarrasser d’une ado de 16 ans gênante qui bitche sa compagnie sur les réseaux sociaux. C’est que la série se met à l’ère du temps – et enchaîne les intrigues adolescentes. Evidemment, la youtubeuse se plaint de produits de beauté de la compagnie de Joan, et la situation était plutôt drôle.

Louis délègue donc tout son travail pour mettre Sheila enceinte, puis ne comprend pas qu’Harvey garde sa cliente plutôt que de lui rendre. Oui, ben en même temps, c’est normal. Les scénaristes nous ramène donc le Louis un peu chiant – mais toujours plus drôle cette saison heureusement – qui va voir son psy pour obtenir des conseils.

Le psy veut rencontrer Harvey, évidemment, mais celui-ci n’est pas motivé. Heureusement, il y a Donna pour jouer les psys et faire remarquer à Harvey qu’il est un connard avec Louis parce qu’il se comporte avec lui comme il se comporte avec Marcus, et ce ne peut pas être un hasard. Bref, la série revient sur la relation Harvey/Louis dans cet épisode, et ça vaut ce que ça vaut.

Harvey accepte même d’aller voir le psy avec Louis quand même, tout ça pour dire à Louis qu’il est jaloux de lui. Louis n’accepte pas trop tout ça et se barre, laissant Harvey parler avec son psy. Et une fois de plus, Harvey se comporte comme un gamin de cinq ans se disant terrifié de perdre tous ses proches les uns après les autres : tout le monde l’abandonne et Louis va l’abandonner aussi dès qu’il aura un enfant. Pff.

Et les deux se réconcilient donc pour travailler sur le cas de la gamine de 16 ans qu’on ne revoit pas dans cet épisode. C’était un peu brouillon du côté de cette affaire, mais ça marchait bien pour les deux avocats.

Saison 8

American Horror Story: Apocalypse (S08)

Synopsis : Cette saison commence à Los Angeles mais n’y reste pas bien longtemps car la troisième Guerre mondiale débute. Face à la menace nucléaire, les habitants doivent trouver au plus vite un refuge – mais le seul refuge qui vaille n’est pas donné à tout le monde.

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Pour commencer, j’ai comme à mon habitude éviter au maximum les informations qui entouraient cette saison, mais comme tout le monde, j’ai quand même entendu parler du fait qu’elle allait jouer les crossovers entre les saisons précédentes et s’amuser avec ses différents univers. Allez, pourquoi pas, ça ne pourra de toute manière pas être pire que l’an dernier.

Comme à chaque nouvelle saison, je suis en effet dans l’incertitude totale sur le contenu qui nous sera proposé – est-ce que je vais aimer ou complétement détester ? Je suis rarement dans l’entre-deux avec cette série et j’ai espoir que cette nouvelle saison saura retrouver l’inventivité de la saison 6 (qui avait ajouté un bon côté parodique à l’ensemble) plutôt que la médiocrité de la saison 7 (avec un surf sur l’actualité politique franchement douteux, voire contreproductif vis-à-vis du message que les scénaristes voulaient faire passer).

Trêve de blabla, il est temps pour moi d’aller regarder cet épisode et de me faire ma propre opinion, pour vous la donner ici sans spoiler – ou pour vous donner une critique complète si vous cliquer sur le titre.

Moyenne de la saison : 16,5/20

S08E01 – The End – 18/20
C’est un excellent début de saison, mais c’est peut-être tout le problème de l’épisode : j’ai adoré le début, qui promettait une saison vraiment sympa et originale… avant de retomber dans l’ambiance habituelle de la série en allant trop vite en besogne. Je ne sais pas bien quoi en penser : il y a des ingrédients dans ce premier épisode que j’adore, il y a un renouveau partiel du casting qui fait du bien, mais il y a également des « défauts » propres à la série que j’aurais aimé voir disparaître. J’imagine que le temps me dira si j’aime ou non cette série, mais en attendant, j’aurais au moins adoré le premier épisode !
S08E02 – The Morning After – 17/20
Je ne m’attendais pas à accrocher encore à la fin de ce deuxième épisode, tellement la deuxième partie de l’épisode de la semaine dernière m’avait moins passionné. Pourtant, les scénaristes arrivent à éveiller mon intérêt et à me faire poser des questions sur tout ce qu’il se passe de manière bien efficace cette semaine, donc tout n’est peut-être pas perdu pour cette saison 8 à l’ambiance définitivement proche des premières salves d’épisodes.
S08E03 – Forbidden Fruit – 18/20
Ma foi, je suis surpris par la tournure que prend cette saison. Clairement, je ne m’attendais pas du tout à un tel épisode et les scénaristes ont bien géré leur coup, même si maintenant, je me demande vers quoi on se dirige : il y a beaucoup de pistes ouvertes et de questions posées à la fin de cet épisode. Et quand je pense qu’on a perdu une saison avec la catastrophe de l’an dernier !
S08E04 – Could This Be… Satan ? – 17/20
Il est dur de reprendre cette saison en cours de route, surtout avec cet épisode qui, franchement, part dans absolument tous les sens. C’est un classique de cette série, mais ce n’est vraiment pas la partie que j’en préfère, puisqu’à multiplier les flashbacks et les backstories, on ne fait que se perdre dans une intrigue qui pourrait pourtant être simple (mais justement, peut-être qu’elle était trop simple). Cependant, la deuxième moitié de l’épisode a su regagner mon intérêt et les liens fabriqués entre les différentes saisons, aussi artificiels soient-ils, ont réussi à récupérer tout mon intérêt. C’est difficile à noter !
S08E05 – Boy Wonder – 18/20
Forcément, cette saison reprend tout ce que j’aimais dans les saisons précédentes pour faire avancer son intrigue, alors j’adore la voir se dérouler. Elle ne perd des points que parce qu’elle reprend aussi les défauts habituels de la série, avec pas mal de raccourcis et d’ellipses qui sont vraiment dommages. Oh, et puis, j’aurais aimé qu’on commence par ces épisodes aussi, parce que niveau construction de saison, c’est quand même du grand n’importe quoi.
S08E06 – Return to Murder House – 20/20
Un autre titre possible pour l’épisode aurait été « fan-service », mais il faut bien reconnaître que c’est extrêmement efficace. J’ai adoré revenir faire un tour du côté de la saison 1 et de sa maison hantée, et j’ai aimé la manière dont les scénaristes en ont profité pour répondre à des choses laissées beaucoup trop ouvertes il y a sept ans. C’est simpliste, c’est un brin abusé, mais le fan de la saison 1 en moi s’est laissé convaincre par ces rebondissements.
S08E07 – Traitor – 15/20
La saison commence à sérieusement traîner en longueur et j’ai mis un temps monstre à rentrer dans l’épisode, au cours duquel je trouve qu’il ne s’est pas changé grand-chose. Oh, dans le précédent non plus, mais cette fois, il n’y avait pas vraiment de fan service. Bref, cet épisode comblait le temps, mais moi, je ne suis pas là pour ça !
S08E08 – Sojourn – 13/20
Que se passe-t-il ? L’épisode le plus court de la saison me paraît soudainement être le plus long. Il n’y a quasiment que des acteurs que j’aime dans cet épisode, mais une fois de plus, cet épisode comble du temps pour pas grand-chose. Je suis déçu, parce que cette saison avait beaucoup de potentiel, mais comme d’habitude, elle s’égare sur des pistes dont on n’aurait pu se passer. L’idée de base de cet épisode, par exemple, est sympa… mais elle ne prend pas du tout. En tout cas, pas sur moi.
S08E09 – Fire and Reign – 14/20
C’est à croire qu’ils ne savaient plus comment retomber sur leurs pieds. Même si ça fonctionne dans l’ensemble et même si c’est mieux que les épisodes précédents, on voit bien que la saison a du mal à proposer quelque chose de vraiment construit et cohérent. C’est dommage : les premiers épisodes déchiraient, et puis voilà où on en arrive. C’est la dégringolade.
S08E10 – Apocalypse Then – 17/20
C’est une très bonne fin de saison, mais malheureusement, on a perdu tellement de temps avant qu’il est inévitable qu’elle paraisse un peu bâclée par moment, parce qu’il faut boucler énormément de choses. La fin est aberrante tant elle est pleine de facilités scénaristiques, mais j’ai quand même trouvé ça très sympathique à suivre. En plus, ça fait une bien meilleure saison que l’an dernier, mais ça c’était pas dur !

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