Suits – S08E05-06

Épisode 5 – Good Mudding – 18/20
Même si je prends tout mon temps pour m’y remettre, cette saison me plaît énormément. Certes, beaucoup d’intrigues sortent de nulle part, y compris dans cet épisode qui nous introduit carrément un nouveau perso dont on aurait dû entendre parler avant et nous en ramène d’autres dont je me serais bien passé, mais l’ensemble est très solide et les scénarios retrouvent le peps d’antan.

Saison 8


Spoilers

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Sometimes I think about tomatoes.

Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas envie de reprendre cette saison alors que je l’aime bien, mais c’est la réalité des choses, j’ai eu la flemme pendant des semaines de m’y remettre. Rien que cette semaine, il a fallu que je la mette quatre fois sur mon planning avant de me décider à voir enfin un épisode. C’est déjà ça, vous me direz.

L’épisode commence par Sheila demandant à Louis de se rendre faire tester son sperme pour être certaine qu’il est possible pour eux d’avoir un enfant. Et bonne journée bien sûr. Il demande donc conseil à Harvey, parce que c’est Louis et que tout est trop compliqué pour lui. Harvey lui donne donc l’improbable conseil de… penser à des tomates pour réussir son don de sperme. Voilà qui promet.

Donna est morte de rire face à cette situation, ce qui est brillant. Elle est toujours là à écouter aux portes, mais pour le coup, c’était une bonne scène de la part des scénaristes, même si Harvey est un connard et même si le flirt avec Donna était tout de même étrange. De toute manière, leur relation est étrange, ce n’est pas nouveau.

Bref, il apprend surtout qu’il doit rappeler son frère, qui est en plein milieu d’un divorce parce qu’il a trompé sa femme. Et il a besoin de son frère pour le représenter dans son divorce. Génial, encore un épisode sur la famille d’Harvey dont tout le monde s’en fiche. Pour changer, Harvey fait de la merde dès qu’il s’agit de son frère, et il va voir sa belle-sœur pour régler le problème alors qu’il est l’avocat de son frère. Et ça pose immédiatement problème puisqu’il compromet l’affaire.

Les choses évoluent vite dans l’épisode, et rapidement, Harvey découvre que son frère lui a menti : non seulement il a trompé sa femme, mais en plus il a recommencé à jouer. Et il a demandé à sa fille de mentir. Exactement comme la mère d’Harvey l’avait fait avec lui en demandant de taire sa relation extra conjugale. Oups.

Harvey pète donc un câble publiquement, puis décide de retourner à New-York… mais pas sans que sa mère débarque dans l’affaire à son tour. Pff. Cela suffit à ce qu’Harvey se décide à recontacter son frère avec une solution miracle pour la garde de ses enfants que Katie veut garder pour elle. Le problème, c’est que ça implique de rabaisser Katie comme jamais, et Marcus n’est pas motivé à déglinguer sa future ex-femme.

Hop, hop, hop, Harvey retourne voir Katie pour la convaincre que Marcus n’est pas un si mauvais père que ça. Il n’apprend pas de ses erreurs, et dans la vie, ce serait une catastrophe, mais comme c’est une série et qu’on approche de la fin de l’épisode, c’est une bonne solution.

Sinon, on découvre sortie de nulle part la fille… d’Alex. D’où ? Quand ? On était au courant ? Oh purée. Bon, il a donc des problèmes à la gérer parce que c’est une adolescente, et il demande ainsi l’aide de Gretchen, puis de… Samantha ?? D’où ? Quand sont-ils devenus si amis ?

Bon, bref, Samantha accepte de s’occuper de Joy et est super cool avec, mais quand même ça sort de nulle part, c’est n’importe quoi. C’est toutefois très drôle de les voir travailler ensemble, surtout que Joy se montre très efficace comme assistante de Sam. Bon, franchement, il n’y avait pas une once de crédibilité dans l’intrigue et les scénaristes ne savent plus quoi faire d’Alex et Sam, mais tant qu’on s’amuse bien, ça me va bien.

Oh, on ne s’amuse pas tout le long parce que très rapidement, Alex apprend ce qu’il s’est passé et va s’engueuler avec Sam, pour changer. Il n’apprécie pas du tout de voir Joy mentir et être franchement à la limite de la légalité quand elle est avec Sam. Bien évidemment, le lendemain, Sam s’avère être d’accord avec Alex et faire front avec lui face à Joy.

Les voilà donc prêts à se réconcilier et ça se fait… sur la révélation par Alex de la promesse que lui a faite Harvey. C’est qu’on avance dans l’intrigue générale en plus ? Merveilleux.

Et pour conclure cette critique, il me faut en revenir à Louis qui, finalement, Louis aime se masturber… en lisant le journal. Si on m’avait dit que je validerai ce point du Bingo Séries comme ça, je ne l’aurais pas cru. Donna revient ensuite se moquer de lui dans son bureau, et franchement les scénaristes ont de l’imagination sur le sujet. C’est à croire qu’ils ont huit ans de frustration derrière eux, mais c’était brillamment drôle… jusqu’à ce que Louis ruine tout en s’inquiétant.

Le problème, c’est qu’il a possiblement raison de s’inquiéter parce qu’il revient voir Donna pour lui dire qu’on doit lui donner les résultats en personne. Cette fois, c’est inquiétant, mais c’est juste les scénaristes s’amusant bien : ils lui interdisent les bains de boue, tout simplement. Cela augmenterait quand même ses chances de 80% d’après le médecin, ce n’est pas rien.

Sheila lui fait donc promettre de ne pas y retourner, et dès le lendemain, il y retourne quand Gretchen l’inonde de travail – à la demande de Sheila, ça va de soi. On a alors un excellent discours sur le fait qu’il est un mauvais père à venir s’il n’est pas capable de sacrifier ses bains de boue et ses hobbies pour le bien de son futur enfant. Bim, voilà qui est fait – et voilà qui est totalement juste aussi. Cela offre une belle conclusion avec un Louis repentant et une Donna toujours là pour lui.


Épisode 6 – Cats, Ballets, Harvey Specter – 15/20
Un épisode on ne peut plus classique pour la série, mais ça fonctionne assez bien en mettant de côté les affaires juridiques pour se concentrer sur trois duos différents qui avaient bien besoin que l’on passe un peu de temps avec eux. C’est donc une bonne alternative à la formule habituelle, puisque tout en étant construit avec les mêmes étapes que d’habitude, l’épisode prend le temps de changer les ingrédients de sa recette.

Saison 8


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Oh my god, I’m in a relationship with Harvey ? Can I be the boy ?

Donna a de nouveau envie de faire du pro bono, et elle a besoin de quelqu’un pour représenter la firme et Alex lui refuse. Cela la force à bosser avec Samantha, ce qui est très bien : j’aime beaucoup la réparti des deux personnages, et les deux ensemble, ça fonctionne très bien. Donna prend tout de même mal qu’Alex lui force la main, surtout qu’elle ne s’entend pas avec Samantha… qui a déjà réussi à obtenir cinq millions de dollars d’Alex pour l’œuvre caritative, juste comme ça.

Cela permet en tout cas à Donna d’essayer une très jolie robe de soirée – plus jolie qu’une certaine robe pour un mariage princier, si vous voulez mon avis. Bon, la scène de gala est rapidement évincée parce que le but est que Samantha remarque que l’œuvre caritative détourne 0,3% de la recette pour eux.

Donna veut s’en occuper par elle-même, mais bien sûr, Samantha n’est pas du genre à rester les bras croisés, donc elle passe un coup de fil désastreux pour la pote de Donna qui est virée au passage. Dégoutée, Donna essaye de convaincre Alex de donner son chèque quand même – parce que c’est ça qui fait que Peggy, la pote, est virée – mais il refuse, faisant trop confiance à Samantha pour oser un placement financier risqué.

Cette confiance pour Samantha donne envie à Donna de s’excuser auprès de Sam, alors que cette dernière s’excuse aussi d’avoir agi précipitamment… après avoir eu les yeux ouverts par Alex. Les deux femmes décident donc de travailler ensemble, et on va tranquillement vers la résolution de l’épisode : elles font du chantage au directeur de l’œuvre caritative pour qu’il cède son poste à Peggy, et elles finissent grandes amies buvant du whisky ensemble.

En parallèle, Katrina n’est pas encore Senior Partner car quelqu’un dans les officiels s’y oppose encore. Louis lui laisse donc un travail de plus, surtout parce qu’il délègue tout son travail. Katrina fait exactement la même chose avec son nouveau meilleur ami Brian. J’aime les voir travailler ensemble, mais leur affaire m’a moyennement convaincu de suivre l’épisode avec intérêt, il faut le dire.

En revanche, je sais que j’étais hyper impopulaire à dire qu’ils faisaient un début de couple sympa, mais c’est clairement la visée de la série avec cet épisode qui les rapproche encore et les fait flirter ensemble, le tout devant Donna en plus. Forcément cette dernière se pose des questions et les pose à Katrina, histoire de la mettre en garde. Bon, relou Donna, elle fait des photocopies dans cet épisode, mais on arrive après la bataille et elle empêche Katrina de vraiment les faire. C’est quand même n’importe quoi.

Heureusement que Donna est là quand même, parce que cela suffit à mettre un frein dans la relation Katrina/Brian. Katrina le renvoie chez lui pour qu’il profite de sa famille, et le lendemain, il est tout heureux d’avoir passé la soirée avec. Et hop, Katrina est clairement jalouse. Ah, la pauvre.

De son côté, Harvey galère toujours avec le divorce de son frère, le laissant bien méchant avec Louis qui délègue son travail – une certaine Joan – sur lui. Joan ? Elle veut se débarrasser d’une ado de 16 ans gênante qui bitche sa compagnie sur les réseaux sociaux. C’est que la série se met à l’ère du temps – et enchaîne les intrigues adolescentes. Evidemment, la youtubeuse se plaint de produits de beauté de la compagnie de Joan, et la situation était plutôt drôle.

Louis délègue donc tout son travail pour mettre Sheila enceinte, puis ne comprend pas qu’Harvey garde sa cliente plutôt que de lui rendre. Oui, ben en même temps, c’est normal. Les scénaristes nous ramène donc le Louis un peu chiant – mais toujours plus drôle cette saison heureusement – qui va voir son psy pour obtenir des conseils.

Le psy veut rencontrer Harvey, évidemment, mais celui-ci n’est pas motivé. Heureusement, il y a Donna pour jouer les psys et faire remarquer à Harvey qu’il est un connard avec Louis parce qu’il se comporte avec lui comme il se comporte avec Marcus, et ce ne peut pas être un hasard. Bref, la série revient sur la relation Harvey/Louis dans cet épisode, et ça vaut ce que ça vaut.

Harvey accepte même d’aller voir le psy avec Louis quand même, tout ça pour dire à Louis qu’il est jaloux de lui. Louis n’accepte pas trop tout ça et se barre, laissant Harvey parler avec son psy. Et une fois de plus, Harvey se comporte comme un gamin de cinq ans se disant terrifié de perdre tous ses proches les uns après les autres : tout le monde l’abandonne et Louis va l’abandonner aussi dès qu’il aura un enfant. Pff.

Et les deux se réconcilient donc pour travailler sur le cas de la gamine de 16 ans qu’on ne revoit pas dans cet épisode. C’était un peu brouillon du côté de cette affaire, mais ça marchait bien pour les deux avocats.

Saison 8

American Horror Story: Apocalypse (S08)

Synopsis : Cette saison commence à Los Angeles mais n’y reste pas bien longtemps car la troisième Guerre mondiale débute. Face à la menace nucléaire, les habitants doivent trouver au plus vite un refuge – mais le seul refuge qui vaille n’est pas donné à tout le monde.

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Pour commencer, j’ai comme à mon habitude éviter au maximum les informations qui entouraient cette saison, mais comme tout le monde, j’ai quand même entendu parler du fait qu’elle allait jouer les crossovers entre les saisons précédentes et s’amuser avec ses différents univers. Allez, pourquoi pas, ça ne pourra de toute manière pas être pire que l’an dernier.

Comme à chaque nouvelle saison, je suis en effet dans l’incertitude totale sur le contenu qui nous sera proposé – est-ce que je vais aimer ou complétement détester ? Je suis rarement dans l’entre-deux avec cette série et j’ai espoir que cette nouvelle saison saura retrouver l’inventivité de la saison 6 (qui avait ajouté un bon côté parodique à l’ensemble) plutôt que la médiocrité de la saison 7 (avec un surf sur l’actualité politique franchement douteux, voire contreproductif vis-à-vis du message que les scénaristes voulaient faire passer).

Trêve de blabla, il est temps pour moi d’aller regarder cet épisode et de me faire ma propre opinion, pour vous la donner ici sans spoiler – ou pour vous donner une critique complète si vous cliquer sur le titre.

Moyenne de la saison : 16,5/20

S08E01 – The End – 18/20
C’est un excellent début de saison, mais c’est peut-être tout le problème de l’épisode : j’ai adoré le début, qui promettait une saison vraiment sympa et originale… avant de retomber dans l’ambiance habituelle de la série en allant trop vite en besogne. Je ne sais pas bien quoi en penser : il y a des ingrédients dans ce premier épisode que j’adore, il y a un renouveau partiel du casting qui fait du bien, mais il y a également des « défauts » propres à la série que j’aurais aimé voir disparaître. J’imagine que le temps me dira si j’aime ou non cette série, mais en attendant, j’aurais au moins adoré le premier épisode !
S08E02 – The Morning After – 17/20
Je ne m’attendais pas à accrocher encore à la fin de ce deuxième épisode, tellement la deuxième partie de l’épisode de la semaine dernière m’avait moins passionné. Pourtant, les scénaristes arrivent à éveiller mon intérêt et à me faire poser des questions sur tout ce qu’il se passe de manière bien efficace cette semaine, donc tout n’est peut-être pas perdu pour cette saison 8 à l’ambiance définitivement proche des premières salves d’épisodes.
S08E03 – Forbidden Fruit – 18/20
Ma foi, je suis surpris par la tournure que prend cette saison. Clairement, je ne m’attendais pas du tout à un tel épisode et les scénaristes ont bien géré leur coup, même si maintenant, je me demande vers quoi on se dirige : il y a beaucoup de pistes ouvertes et de questions posées à la fin de cet épisode. Et quand je pense qu’on a perdu une saison avec la catastrophe de l’an dernier !
S08E04 – Could This Be… Satan ? – 17/20
Il est dur de reprendre cette saison en cours de route, surtout avec cet épisode qui, franchement, part dans absolument tous les sens. C’est un classique de cette série, mais ce n’est vraiment pas la partie que j’en préfère, puisqu’à multiplier les flashbacks et les backstories, on ne fait que se perdre dans une intrigue qui pourrait pourtant être simple (mais justement, peut-être qu’elle était trop simple). Cependant, la deuxième moitié de l’épisode a su regagner mon intérêt et les liens fabriqués entre les différentes saisons, aussi artificiels soient-ils, ont réussi à récupérer tout mon intérêt. C’est difficile à noter !
S08E05 – Boy Wonder – 18/20
Forcément, cette saison reprend tout ce que j’aimais dans les saisons précédentes pour faire avancer son intrigue, alors j’adore la voir se dérouler. Elle ne perd des points que parce qu’elle reprend aussi les défauts habituels de la série, avec pas mal de raccourcis et d’ellipses qui sont vraiment dommages. Oh, et puis, j’aurais aimé qu’on commence par ces épisodes aussi, parce que niveau construction de saison, c’est quand même du grand n’importe quoi.
S08E06 – Return to Murder House – 20/20
Un autre titre possible pour l’épisode aurait été « fan-service », mais il faut bien reconnaître que c’est extrêmement efficace. J’ai adoré revenir faire un tour du côté de la saison 1 et de sa maison hantée, et j’ai aimé la manière dont les scénaristes en ont profité pour répondre à des choses laissées beaucoup trop ouvertes il y a sept ans. C’est simpliste, c’est un brin abusé, mais le fan de la saison 1 en moi s’est laissé convaincre par ces rebondissements.
S08E07 – Traitor – 15/20
La saison commence à sérieusement traîner en longueur et j’ai mis un temps monstre à rentrer dans l’épisode, au cours duquel je trouve qu’il ne s’est pas changé grand-chose. Oh, dans le précédent non plus, mais cette fois, il n’y avait pas vraiment de fan service. Bref, cet épisode comblait le temps, mais moi, je ne suis pas là pour ça !
S08E08 – Sojourn – 13/20
Que se passe-t-il ? L’épisode le plus court de la saison me paraît soudainement être le plus long. Il n’y a quasiment que des acteurs que j’aime dans cet épisode, mais une fois de plus, cet épisode comble du temps pour pas grand-chose. Je suis déçu, parce que cette saison avait beaucoup de potentiel, mais comme d’habitude, elle s’égare sur des pistes dont on n’aurait pu se passer. L’idée de base de cet épisode, par exemple, est sympa… mais elle ne prend pas du tout. En tout cas, pas sur moi.
S08E09 – Fire and Reign – 14/20
C’est à croire qu’ils ne savaient plus comment retomber sur leurs pieds. Même si ça fonctionne dans l’ensemble et même si c’est mieux que les épisodes précédents, on voit bien que la saison a du mal à proposer quelque chose de vraiment construit et cohérent. C’est dommage : les premiers épisodes déchiraient, et puis voilà où on en arrive. C’est la dégringolade.
S08E10 – Apocalypse Then – 17/20
C’est une très bonne fin de saison, mais malheureusement, on a perdu tellement de temps avant qu’il est inévitable qu’elle paraisse un peu bâclée par moment, parce qu’il faut boucler énormément de choses. La fin est aberrante tant elle est pleine de facilités scénaristiques, mais j’ai quand même trouvé ça très sympathique à suivre. En plus, ça fait une bien meilleure saison que l’an dernier, mais ça c’était pas dur !

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American Horror Story – S08E01

Épisode 1 – The End – 18/20
C’est un excellent début de saison, mais c’est peut-être tout le problème de l’épisode : j’ai adoré le début, qui promettait une saison vraiment sympa et originale… avant de retomber dans l’ambiance habituelle de la série en allant trop vite en besogne. Je ne sais pas bien quoi en penser : il y a des ingrédients dans ce premier épisode que j’adore, il y a un renouveau partiel du casting qui fait du bien, mais il y a également des « défauts » propres à la série que j’aurais aimé voir disparaître. J’imagine que le temps me dira si j’aime ou non cette série, mais en attendant, j’aurais au moins adoré le premier épisode !

Saison 8


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I have to go home, Mrs. It’s the end of the world!

Ah ben, cette saison commence bien avec quelques coups de ciseaux donné par un Evan Peters blond platine et une star insupportable. Rapidement, j’obtiens un point du Bingo Séries avec un journaliste nous résumant la situation : les plus grosses villes du monde sont détruites par des missiles, et Los Angeles est la prochaine. Bref, c’est l’Apocalypse d’une troisième guerre mondiale, c’est une idée plutôt très sympathique et ça se met tellement vite en place qu’on est rapidement pris dans l’ambiance.

Mallory, l’assistante de la star insupportable du début, veut rentrer chez elle, mais la star, Coco, ne l’entend pas comme ça : elle a besoin d’elle et elle veut l’emmener à Santa Monica vers son jet privé. Etonnamment, l’instinct de survie de Mallory est assez bon pour qu’elle comprenne qu’elle a intérêt à rester avec sa boss qui a, après tout, le jet privé de sa famille qu’elle vient de voir mourir en direct à Hong-Kong. Charmant début de saison.

Le problème du jet privé ? Il attire tout le monde. Le coiffeur s’interroge sur l’état de santé de sa grand-mère et il décide de l’emmener là-bas au plus vite. Il y arrive sans trop de mal, contrairement au mec de Coco qu’elle est forcée d’abandonner dans la rue qui ressemble rapidement au chaos. Forcément avec le monde sur le point d’être détruit, personne ne prend le temps de faire quoi que ce soit de rationnel… Le but est clairement d’avoir la peau sauve au plus vite, mais ça provoque un chaos assez incroyable en ville.

Coco décide donc d’abandonner son mec derrière elle et monte dans l’avion avec son assistante, son coiffeur et la grand-mère de celui-ci. Merveilleux. Cette équipe promet d’être bien marrante à suivre.

Depuis l’avion piloté automatiquement, les choses sont claires : la ville est détruite par un missile nucléaire. C’est une excellente chose de nous balancer directement en plein milieu de cette situation : ça évite les longs épisodes d’introduction et j’étais plutôt content de découvrir en même temps que les personnages l’horreur dans laquelle ils sont. Oui, 40 minutes plus tôt, personne n’en avait conscience et on retrouve d’autres personnages en train de fêter l’intégration à l’université de l’ado.

La joie ne va pas durer bien longtemps puisqu’ils reçoivent rapidement l’alerte de la destruction à venir sur leur portable. L’horreur est parfaitement amenée avec le père de famille qui rentre et on passe de la joie à l’angoisse totale. En moins de deux minutes, l’armée débarque et embarque l’adolescent, le séparant du reste de sa famille qu’il doit laisser pour morte. Il est un « Prime Candidate », il a été sélectionné pour repeupler le monde grâce à son ADN.

Il est donc embarqué dans un bunker où il rencontre Emily dans la cage au-dessus de lui et où il entend le missile détruire le monde. Deux semaines plus tard, nos Prime Candidates sont dans une jeep qui traverse la poussière nucléaire. OK, bis ?

Ils sont rapidement déposés par l’armée dans une nouvelle ville bien terrifiante pleine de poussières toujours et où ils assistent à l’exécution de deux autres adolescents (ils ont probablement refusé de faire un bébé ?). On leur fait prendre un ascenseur qui les amène dans un nouveau bunker. Ils y retrouvent une Sarah Paulson aussi flippante que possible dans ce nouveau rôle qui ressemble plutôt pas mal à Cordelia.

Ils sont dans l’Outpost 3 où ils vont désormais vivre des jours heureux (ou pas). Il y a quelques règles à assimiler quand elle leur montre  les chambres : chacun doit s’habiller selon une couleur. Les gris sont là pour servir, mais ils sont heureux d’être des serviteurs parce qu’autrement, ils étaient bons pour mourir. Les violets sont des êtres choisis pour leur ADN parfait. Et Sarah Paulson dirige tout le monde sous le nom de Mrs Venable. OK, c’est une post-apocalypse intéressante, même s’ils auraient pu trouver mieux. On s’amuse bien toutefois avec cette ambiance rétro rien que dans les habits.

Et puis, ça fait une ambiance sympathique de huis-clos horrifique. En sortant de la douche, notre violet voit… le nombre 666 sur son miroir. Sympa l’ambiance. Il retrouve rapidement Emily dans sa magnifique robe, mais aussi le reste du casting de l’avion qui venait donc cet poste de garde. Ils sont tous habillés en violet, mais je remarque l’absence de Mallory, qui doit donc être une grise.

Parmi le reste du casting, je suis bien content de revoir aussi Adina Porter, mais également… Jaaaay ! Moi qui voulait que l’acteur de Unreal retrouve rapidement un rôle, je suis ravi de le voir ici, même s’il risque bien d’être buté rapidement. Rapidement, on assiste à un premier repas de tout le groupe où les portions de nourriture sont évidemment très limitées, ce qui énerve Coco.

Mrs Venable en profite pour rappeler à tout le monde qu’ils sont tout ce qu’il reste de l’humanité, parce que tout le reste du monde a été rayé de la carte ou meurt de cancers pendant un hiver nucléaire problématique. Parmi les règles à suivre, il y a donc aussi l’interdiction de sortir ou de toucher des objets nucléarisés. Bien sûr, rapidement, il est expliqué que quelqu’un l’a fait et il s’avère que le petit ami de « Jay » (en attendant de connaître son vrai nom – André !), Stu, et Evan Peters sont la brèche. Il n’en faut pas plus pour qu’ils soient mis à nus et nettoyés.

Malheureusement, Stu reste bien trop nucléarisé pour survivre, et il se fait tuer sans scrupule. Comme par hasard, au repas suivant, ils ont tous de la viande… les jeunes comprennent vite d’où vient la viande, puis c’est Andre qui fait le lien logique : c’est forcément du cannibalisme. Tout le monde est dégoûté, sauf la grand-mère, qui a faim. La déprime et le dégoût font bon ménage et ils sont tous renvoyés dans le salon où la même musique passe en boucle depuis deux semaines.

Ils n’ont plus d’électricité pour s’éclairer, mais par contre, zéro souci pour l’eau chaude et la musique. Le sens des priorités quand même, c’est dingue. La musique change soudainement et Evan Peters (dont je n’ai toujours pas le nom du personnage après 43 minutes) y voit un signe d’espoir et de sauvetage à venir… Tout le monde fait la fête, persuadé qu’il a raison et que les chansons passent un message.

Oui, sauf que 18 mois plus tard, ils sont toujours sur la même chanson, et ils l’entendent bien en boucle pendant tout ce temps. Ils sont tous en pleine dépression : personne ne vient les sauver, l’hiver nucléaire est de pire en pire, et ils sont toujours en huis-clos sans pouvoir coucher ensemble. Enfin, nos deux Adam et Eve ont le droit de s’embrasser quand même. En revanche, le vrai problème, c’est que la nourriture manque de plus en plus : ils mangent désormais des carrés de sucre, pas plus, et c’est un par jour.

D’un coup, le cannibalisme revient sur le tapis comme une option chouette. Evan Peters décide donc de se rebeller et de s’enfuir, mais l’alarme se met à sonner parce qu’une brèche est détectée dans l’enceinte de l’Outpost : le portail s’ouvre sur des chevaux tirant une calèche. Ils amènent Michael Langdon dans l’Outpost, et il a besoin de parler à Venable. Allons savoir qui c’est exactement.

Il ressemble à une sorte de Dracula blond et il apporte une mauvaise nouvelle : l’Outpost risque d’être envahis et son rôle est de sélectionner de nouveau les plus à-mêmes de survivre. Les autres, il les tuera sans remords. Mouais… il va vraiment falloir voir ce que ça donne sur le long terme.

Saison 8

Suits – S08E04

Épisode 4 – Revenue Per Square Foot – 16/20
Cette saison montre un premier signe de faiblesse en essayant de singer son passé sans parvenir à le refaire aussi bien, mais ça se fait heureusement en parallèle d’une seconde intrigue plus audacieuse et réussie. Grosso modo, on sent que cette saison repart sur de nouvelles bases, et ils arrivent plutôt bien à les mettre en place, même si ça leur prend du temps.

Saison 8


Spoilers

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You weren’t there. You don’t know the shit I’ve been through.

Bon, j’ai de nouveau 48h de retard pour cet épisode, mais je trouve que ça va, parce que c’est le dernier épisode que j’ai à voir pour me mettre à jour dans mes hebdos et il reste encore toute la soirée et dimanche. On a connu pire.

Pour changer, l’épisode commence sur Louis et Sheila, et évidemment Sheila n’a pas envie de le voir aller travailler. Les voilà donc à essayer d’avoir un enfant et ils auraient mieux fait de s’abstenir, parce que cela met Louis en retard et… il finit par se faire agresser dans la rue. C’est inattendu pour Suits de s’aventurer sur ce genre de terrain – mais après l’épisode sur Jessica en fin de saison précédente, ce ne devrait pas m’étonner.

Louis se fait donc voler son portefeuille et son téléphone par un type qui le menace d’un flingue et l’abandonne là, lui et sa montre de luxe bien visible, après quelques coups de pieds. Je pense qu’on n’est pas tout à fait dans la réalité là. Plutôt que de se rendre au commissariat, ou plus logiquement encore chez lui, Louis se rend… au travail. Il évite une réunion avec Zane à qui il pose un lapin et se fait griller par Gretchen, qui accepte de le laisser dans sa culpabilité de victime plutôt que de vraiment l’aider. Euh. C’est étonnant comme comportement venant de Gretchen, quand même.

L’affaire que Louis a évité ? Zane la refile à Samantha, même si celle-ci n’a pas spécialement envie de se mettre qui que ce soit à dos. Ce n’est pas surprenant de voir Zane être énervé après Louis, mais ce dernier ne comprend pas immédiatement pourquoi Zane le punit. Moui. La série n’a jamais été dans la subtilité, mais voilà alors Louis qui retourne auprès de Gretchen pour avoir des conseils pour ne pas continuer à paraître faible et avoir sa dignité volée une deuxième fois.

Que ce soit des sentiments ressentis après une agression, je veux bien, mais la série pourrait faire un meilleur job avec une psychologue comme Gretchen – ou tout simplement avec le psychologue de Louis. Quoiqu’il en soit, Louis récupère son « pouvoir » en faisant chier Samantha et en l’obligeant à gère bosser avec lui. Heureusement, il gère tout très bien, au point que Samantha le laisse aller seul au tribunal.

Plutôt que de rentrer avec la victoire qui lui est due, Louis se retrouve alors confronté à du stress post-traumatique au beau milieu de son attaque pour faire craquer le témoin à la barre. Il perd donc son affaire. Forcément, Samantha n’est pas très heureuse de ce qu’il s’est passée, et elle a la mauvaise idée de confronter Louis qui lui demande plusieurs fois de partir avant de péter un câble.

Bizarrement, elle a la drôle d’idée d’aller voir Harvey pour s’en plaindre et dire que Louis a besoin d’un ami. Drôle d’idée, oui, mais définitivement la meilleure idée. Pour une fois, j’ai même aimé la relation entre Harvey et Louis, ce dernier prenant finalement la peine de révéler la vérité à Harvey… qui lui propose d’avertir Robert de ce qu’il s’est passé. Donc Louis qui ne voulait pas paraître faible suite à l’agression accepte de ne pas paraître assez fort pour la révéler elle-même ?

Humph. Tout ceci mène Zane à s’excuser et expliquer à Louis qu’il a lui-même été de l’autre côté du flingue : il a attaqué un homme quand il était adolescent, et il le regrette encore. Allez, les scénaristes s’en trient plutôt bien avec cette conclusion à une intrigue qui était quand même assez violente, surtout lorsqu’ils révèlent que tout ça avait pour but d’intégrer encore un peu plus Samantha au casting : elle se retrouve à donner des cours de self-défense en pleine rue à Louis. C’est un chouilla tordu comme idée, mais ça fonctionne plutôt mal – et ça continue de me faire apprécier Louis pour le quatrième épisode de suite, ils tiennent quelque chose là !

Sans trop de surprise, Alex confronte Harvey sur la promesse que Zane a fait à Samantha, et il menace de changer de poste. Sur une idée de Donna, Harvey passe alors son épisode à bosser avec Alex sur un cas à la limite de la fraude, sans l’être. Tout cela sent bon la dynamique Mike/Harvey, sauf que ça se fait sans Mike et je n’aime pas trop ça.

Je n’ai jamais beaucoup aimé Alex, et ça ne s’arrangera pas si les scénaristes essayent de nous le transformer en Mike 2.0 parce que l’alchimie avec Harvey n’est pas du tout la même. Et en plus, c’était encore un cas totalement tiré par les cheveux où on ne suit pas vraiment tout. Allez, cela dit, ça apporte un peu de nouveauté quand Mike Alex se retrouve coincé entre devoir satisfaire Harvey ou satisfaire Jessica Zane. Ah, oui, pas si nouveau. Forcément, Donna sait donc comment le conseiller pour qu’il gère la situation, et même s’il n’a pas trop envie de l’écouter, il est forcé de constater qu’elle est de bons conseils.

Il réussit donc à s’en tirer à merveille auprès d’Harvey et Zane en utilisant une troisième option. Les deux partenaires sont impressionnés, et ça finit par une scène où Harvey et Alex parlent Star Trek et autres séries. Mais… Pourquoi ? Ce genre de scènes, c’était réservé à Mike/Harvey et on n’en avait plus tellement depuis quelques saisons. C’est sympa d’y revenir, mais ça ne me vend pas du rêve d’avoir un recyclage d’une des meilleures relations de la série…

Sinon, aujourd’hui, Donna est d’humeur généreuse : elle veut faire du pro-bono, et elle contacte Harvey pour ça. Cela ne la mène nulle part et elle finit par faire équipe avec Katrina, ce qui est une bonne manière de leur donner à toutes les deux quelque chose à faire. Malheureusement, on ne voit pas spécialement Katrina, mais juste Donna se faire remonter les bretelles par Zane qu’on veut désormais nous montrer comme un gros chieur cette semaine.

Bon, il marque un point : le pro bono de Donna va à l’encontre d’un client qu’il veut avoir, et il donne en plus du boulot à Donna pour la punir de… Louis lui mettant un lapin la veille. Merveilleux. Comme c’est Donna, elle manipule très bien tout le monde au cours de l’épisode : d’abord Harvey, puis Zane, puis Alex. Grâce à elle, toute leur intrigue avance et elle sauve l’ambiance de la boîte, mais elle oublie de s’occuper de Louis quand même, et ça n’a pas trop de sens. Il était toutefois sympa de la voir commencer à développer une relation avec Zane. Elle n’a vraiment aucune limite hiérarchique, c’est fou.

Saison 8