Quelques bons fous rire me rassurent sur la qualité de ce retour. Au risque de me répéter : je suis content de retrouver les personnages et je trouve que ça fonctionne vraiment bien comme revival. En fait, c’est à se demander pourquoi ça ne s’est pas fait avant. C’est cliché, mais hyper plaisant de voir les personnages qu’on adore devenir ceux qu’ils détestaient avant de se reprendre en main, c’est plaisant d’avoir le point de vue des persos désormais plus âgés sur leur manière de rester jeunes. Bref, c’est une série pour ceux qui étaient là il y a vingt ans, et c’est mon cas, alors…
Spoilers
JD a repris sa vie en main alors il chasse à présent sa jeunesse perdue.
Je suis en retard dans toutes mes séries (ou presque), mais je peux bien caser un épisode de 20 minutes quelque part dans mon planning, quand même ? J’ai en plus l’impression d’être vingt ans en arrière en lançant cet épisode, c’est fou.
L’épisode commence par JD qui emménage dans son nouvel appartement tout en étant satisfait d’avoir aussi réussi son divorce et d’être aussi à l’aise à présent dans l’hôpital. Il en parle avec Eliott, tout aussi satisfaite. Tout est bien dans cet épisode pour JD, donc, sauf quand il essaie de monter son lit. Ouais, pardon, j’ai tellement éclaté de rire à voir JD essayer de monter son lit que je devais en parler ici. L’idée était excellente.
Quand Turk lui rend visite pour se plaindre de sa vie – et des femmes dans sa vie – la série reprend vraiment ses vieilles habitudes. Sont-elles de bonnes habitudes ? Je ne suis pas sûr. Il n’empêche que l’idée est rapidement prise d’organiser une soirée Poker chez JD et de transformer l’appartement en appartement de bro… Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Pas grand-chose d’après les rêveries de JD et ses souvenirs de Macarena en flashback.
Il ferait mieux de changer d’avis, surtout quand il invite Sibby et qu’on découvre qu’elle est une addict. Ou quand Turk ne vient pas parce que eh, sa femme lui envoie quelques nudes. Ma foi, ça colle avec Carla et c’est une bonne manière de compenser son absence. Ce qui est sûr, c’est que la soirée poker n’est pas aussi fun que prévue pour JD (le pauvre, mais c’est très fun pour nous) là où Turk passe une excellente soirée. Cela mène à une scène où JD veut arracher le cœur de Turk, et c’est très drôle.
La réconciliation se fait grâce à un patient jeune papa qui a un cancer des poumons et, forcément, ça les fait remettre certaines choses en perspective. La fin d’épisode voit donc JD se faire à sa nouvelle normalité des soirées post-hôpital sans Turk. Il passe du temps avec les internes et Sibby, ça permet quelques gags et ça fait plaisir.
Les internes se plaignent à Turk d’être considérées comme des larbins et des baby-sitters. Le problème pour elles, c’est que Turk n’en a rien à faire des problèmes des internes, parce qu’il a trop à gérer lui-même. Pourtant, il faut s’en occuper quand la guerre entre les internes s’envenime : je redécouvre donc qu’il y a cette bataille habituelle entre internes en chirurgie et internes en médecine.
Ils décident donc de les emmener voir le même patient, histoire de mieux constater qu’au-delà des divisions entre eux, il y a aussi une tension sexuelle entre certains d’entre eux. Simple et efficace.
Eliott est un peu dépassée par son patient du jour – et par son régime TikTok. Il ne veut que des protéines et est sûr de mieux savoir qu’elle ce qui est bon pour lui, parce que son ancêtre est Tarzan. Le gag est facile, mais il m’a fait rire, comme chaque scène avec Sibby, finalement, et comme, à l’époque, chaque scène avec Eliott. La voir galérer avec le poids m’a fait mourir de rire, de même que la voir être acerbe avec son patient. Franchement, elle est dépassée par la nouvelle génération et ça fait d’elle ce que certains médecins étaient quand elle était encore jeune.
Le patient est donc à l’hôpital parce qu’il est mal nourri – ce qui force Eliott à lui dire de manger des fruits. Ce qui est triste, c’est qu’Eliott se montre ensuite désobligeante avec son interne accro aux portables. Cela la force à faire semblant de lire la Bible pour pouvoir utiliser son téléphone discrètement. J’ai tellement ri, même si ça fait d’Eliott une boomer. Le plus inattendu, c’est que c’est finalement JD qui en fait prendre conscience à Eliott. C’est une évolution intéressante pour les personnages, j’aime bien l’idée.
J’aime beaucoup l’idée aussi que ce soit finalement l’interne qui se rend compte que leur patient est anorexique et obsédé par son poids. L’intrigue ne nécessite pas Tik Tok pour comprendre ça, en vrai, mais ça marche de voir Eliott avoir tort – et ça marche de nous rappeler que les gens exposent beaucoup de choses sur les réseaux sociaux, aussi.
Quel dommage que huit épisodes ne permettent pas de développer vraiment l’intrigue voulue. Les scénaristes font des bons de géants, l’impact émotionnel n’est pas du tout à la hauteur des enjeux présentés et il est irritant d’assister à des scènes où les personnages semblent se téléporter, surtout quand tout le reste est de qualité et qu’il y a de vraies bonnes idées… mal introduites dans la série, par manque de temps. Rendez les 22 épisodes où on s’ennuie un peu mais où on évite des clichés terriblement mauvais.
Spoilers
Samantha rend visite à Alex et c’est la fin de saison.
La saison est déjà terminée et, franchement, ça me soule car il n’y a pas eu assez d’épisodes à mon goût. Il faut pourtant se faire à l’idée : c’est terminé et ce n’est pas parce que je procrastine mon visionnage que ça change quoique ce soit. C’est donc parti pour la dernière critique d’une saison au récit si ambitieux qu’elle n’a finalement pas raconté grand-chose.
Comme toujours, on commence par un flashback. Neuf ans plus tôt, Dylan est un vrai petit génie. Ben tiens. Il rencontre un éminent professeur qu’on connaît déjà et qu’on a vu se faire tuer il y a quelques épisodes, juste après le meurtre de sa femme. Tout ceci n’est pas encore arrivé dans ce flashback, évidemment. On y voit ainsi Dylan s’incruster dans la vie de son prof grâce à son prototype de génie : c’est ce qui permet au professeur de se faire remarquer, je suppose.
Dylan lui fournit en effet un micro-ordinateur surpuissant et avec IA, qui permet de faire des avancées scientifiques majeures. Le prof finit par rencontrer Samantha – qui est accompagnée de l’Ange de la Mort de Charmed, ça me fait bizarre – pour lui montrer les progrès impressionnants de sa machine. Oui, oui, il la vend comme la sienne. Et comme en plus, il se retrouve avec un budget illimité, tout est merveilleux pour lui.
L’ordinateur finit par essayer de manipuler le temps – ça parait assez improbable, et pourtant, la science ne semble pas mentir. Le professeur refuse alors de continuer ses opérations, même quand Samantha insiste, parce que l’ordinateur est capable de fournir des réponses très complexes avant même qu’on lui donne la question. MOUAIS ? J’aime bien l’idée de l’efficacité et tout, mais le coup de la réponse avant la question, je ne sais pas, comment ils savent quelle question poser s’ils n’ont pas eux-mêmes la réponse, en plus ?
En tout cas, dans le présent, quand Samantha vient rencontrer Alex, on découvre qu’il s’agit simplement de cet ordinateur/IA. Dans le présent toujours, Samantha explique au Dr Chase, l’ange de la mort a un nom et il est dans le bunker lui aussi yay, qu’elle est sûre que son fils va bien – elle pense donc que Dylan est bien son fils. Le scientifique explique alors à Samantha que l’IA fait vraiment de beaux progrès et prédit de plus en plus de choses avec exactitude. Il fournit ensuite une carte avec un message d’Alex pour elle, avant de lui indiquer qu’elle sera probablement morte d’ici la fin de la journée. C’est ce qu’Alex prédit en tout cas. Allons bon. La série change totalement de dimension avec ces nouveaux éléments. Et pourquoi pas, en vrai ? J’aime bien la SF de toute manière.
Pas si loin du bunker, dans le train qui les ramène dans le Colorado, Xavier rêve une fois de plus de Dylan. À son réveil, il apprend que le groupe qu’il rejoint a pour but d’attaquer le bunker. Cela ne lui plaît pas des masses, évidemment. Teri refuse toutefois de laisser Xavier retourner seul dans le bunker : elle veut voir ses enfants elle aussi. Voilà donc les deux parents qui partent vers le bunker en laissant derrière eux les deux gamins qu’ils viennent juste d’adopter – à la leader du train, parce que pourquoi pas.
Dans le bunker, il y a une urgence qui met tout le monde sur les dents, même Gabriella. Et pour cause : à l’extérieur, il y a des tanks qui attaquent le bunker. C’est Gabriella qui se retrouve en haut de la chaîne de commandement. Ce n’est pas bien logique : ils n’ont plus de président, OK, mais pourquoi elle ?
Elle décide en tout cas de faire ouvrir les portes du bunker, parce que pour elle, mieux vaut ça que l’alternative, qui consisterait à une surchauffe probable du bunker, et donc à sa destruction. Ainsi, Dylan et ses hommes peuvent entrer dans le bunker sans problème. Apparemment, Teri et Xavier aussi.
Après avoir ouvert les portes pour éviter le plan d’évacuation, la panne de réacteur qui suit cette explosion force Gabriella à envisager l’évacuation de la ville. J’aurais tellement adoré voir l’impact de cette évacuation sur les habitants (et sur nous !) si on n’avait pas passé une saison complète hors de celui-ci. C’est ma plus grosse frustration de la saison 2, je crois : autant la saison 1 nous enfermait dans ce bunker, autant la saison 2 me donne l’impression d’y avoir passé moins d’une heure avant cet épisode et… ben pourquoi, en fait ?
De son côté, Presley est toujours coincée dans l’ascenseur avec la fille de Sinatra. Elle tente de contacter son frère pour qu’il lui vienne en aide. La communication n’est pas excellente et il y a des explosions dans les sous-sols qui les mettent un peu en difficulté – une explosion qui s’explique par la fusion des réacteurs et qui met aussi en difficulté Robinson. Celle-ci est blessée et nous prend le temps de faire des adieux à Jeremy. C’était insupportable. Le coup de la belle-mère qui dit qu’elle n’a jamais pu dire « je t’aime » à l’ex-président assassiné là… C’est trop, surtout que c’est pour être sauvée quinze secondes après, franchement.
Pendant l’évacuation et sans qu’on ne sache trop comment, Teri et Xavier parviennent à rejoindre l’intérieur de la ville pour partir à la recherche de leurs enfants. Ils vont donc à contresens de l’évacuation et allez savoir pourquoi, ils trouvent ça surprenant de voir que les enfants ne sont pas à la maison. Le plus logique seraient qu’ils évacuent.
En tout cas, pour Teri, c’est un moment difficile à digérer : elle se rend compte de la vie qu’elle a raté dans ce bunker. Comme il n’y a que huit épisodes (je rabâche, oui), les parents finissent par retrouver James très vite malgré le chaos dans la ville. Cela permet à Xavier de le confier à Teri, pour s’assurer d’aller chercher lui-même sa fille. Après tout, il connaît tous les accès par cœur et sait où aller – et comme Presley a parlé vite fait à James, hop, il sait où aller.
Pendant ce temps, Samantha sort enfin de la salle où est Alex et découvre tout le merdier qui se déroule dans le même bunker – apparemment, pas d’alarme d’évacuation dans la salle où est Alex. Samantha reprend vite son poste de commandement, remerciant Gabriella d’avoir fait ce qu’il fallait. Je ne sais pas, mais je trouve Samantha bien trop blasée face à l’ampleur de ce qu’il se passe par contre. On dirait qu’elle s’en fout complètement. J’imagine qu’elle fait une confiance aveugle à Alex… mais du coup, elle sait qu’elle va mourir ? Panique un peu, je ne sais pas ?
En quelques secondes, Gabriella explique également à Samantha qu’elle a tué Jane, parce que Jane allait la tuer et… Sam s’en fout. Je suppose que savoir que sa fin est proche ne la rassure pas. Je suis frustré que tout le délire autour de Jane soit évacué si vite de la série… Franchement, ça méritait au moins une vraie réaction de Sinatra. Mais non, nous n’y avons pas droit ! Pourquoi avoir passé tant de temps avec Jane en antagoniste, du coup ? Samantha laisse Gabriella évacuer à son tour, avec le reste de l’équipe de commandement.
Dehors (enfin, dedans, mais dans le faux extérieur du bunker quoi), Gabriella paraît un peu ridicule à évacuer des gens en vidant les voitures des effets personnels des gens (comment ça, ils n’auront pas besoin de fringues à l’extérieur ??). Je trouve que les choses vont vite en besogne (une fois de plus), parce qu’on passe vraiment à une destruction totale du bunker. Ainsi, le bunker s’effondre peu à peu : il y a carrément une lampe qui s’effondre sur Gabriella. Pardon, mais c’est trop tôt pour détruire le bunker. En plus, on n’a même pas eu l’occasion de le voir vraiment cette saison. Vous me direz, il est temps de détruire le bunker après cette saison 2 qui passait plus de temps en-dehors de celui-ci que dedans… mais tout de même.
Comme il passe son épisode à se téléporter, Xavier et Samantha se retrouvent alors à faire équipe, et pour cause : Sam se rend compte que sa fille est tout aussi en danger que Presley. Ils retrouvent assez vite les filles, mais le bracelet d’accès de Samantha n’est pas efficace pour rouvrir l’ascenseur. Et bien sûr, la situation est de plus en plus tendue du côté du bunker qui est sur le point d’imploser.
Ils se débrouillent comme ils peuvent pour sauver les filles. Ce n’est pas gagné : la porte de l’ascenseur s’ouvre à la verticale et est trop lourde pour une personne seule. Par chance, d’autres gens finissent par arriver : Xavier peut ainsi aller à son tour dans l’ascenseur et aider les filles à évacuer par la troupe de secours en haut de celui-ci. Xavier sort juste à temps (j’vous dis, il se téléporte le gars) et se rend compte alors que face à lui se trouve Dylan.
Oui parce que les gens qui arrivent de nulle part, c’est évidemment le groupe de Dylan. Je les pensais encore en surface (ou presque), où ils rencontraient un problème quand le meilleur pote de Dylan, le vieillard (pas vraiment, mais bon), mourait. Dix secondes plus tard, il sauve Robinson avec Jeremy, quinze secondes plus tard, ils sauvent Presley. Là franchement, la série m’a perdu.
Après, c’est cool : Samantha se retrouve à nouveau face à Dylan et cette fois, elle lui dit qu’elle est sa mère. Xavier assiste à tout ça et à l’échange entre les deux qui ne tourne quasiment qu’autour d’Alex. En vrai, Xavier ne doit rien comprendre, mais il finit par empêcher Dylan de tuer Samantha en lui parlant du bébé qu’il a pu recueillir auprès d’Annie. Oh lala. Samantha découvre donc ainsi qu’elle est grand-mère, rien que ça. Alex et Dylan étant enfin face à face, ils se rendent compte qu’ils se connaissent déjà ; qu’ils ont rêvé l’un de l’autre ; qu’ils se sont déjà vus… alors que non. Les choses semblent se remettent en place progressivement sans qu’ils ne comprennent exactement ce qui leur arrive, et nous non plus du coup. C’est la partie qui me donne le plus envie de voir la saison 3, je dois dire. Le coup des saignements de temps à cause du déplacement dans le temps, j’ai l’impression d’être dans LOST. Du coup, il y a du positif quand même… mais tout va tellement vite que ça donne l’impression qu’il manque des pièces.
La saison 1 n’était pas comme ça. En tout cas, l’évacuation est de plus en plus nécessaire, mais pas encore effective. Tous les personnages finissent par remonter à la surface, même Dylan qui abandonne son idée fixe de retrouver Alex (dans quel but, en plus ?) parce que bon, il est papa quand même.
En chemin vers la sortie, Samantha comprend que le message d’Alex est en fait pour Xavier : c’est l’utilisateur X que l’ordinateur attend. Cela n’a AUCUN sens parce que ça vient d’une réplique où Presley dit à Dylan que son père s’appelle Xavier, mais que tout le monde l’appelle X. MDR. D’où ça sort, sérieusement ? Cela aurait été plus simple d’avoir Dylan qui improvise ce surnom pour un inconnu…
En tout cas, Sam comprend qu’Alex a tout prévu. Elle explique donc ceci à Xavier, sans qu’on ne l’entende… avant de se sacrifier pour la ville. Pourquoi est-ce que Xavier l’a suivi, du coup ? Et puis, que je suis frustré de la destruction du bunker, que Sam laisse se produire apparemment. J’ai vraiment l’impression que nous n’avons pas fait le tour de toutes les intrigues possibles avec. Il faut pourtant s’y faire : à l’extérieur du bunker, l’évacuation continue et tout le monde fuit loin de celui-ci.
À l’intérieur, Samantha organise le blocage du bunker – et donc sa destruction. Elle reste à l’intérieur et coule avec son navire, ce qui est cohérente en soi, mais me semble parfaitement illogique si peu de temps après avoir retrouvé son fils. Cela permet de jolies images franchement – et ça fait une belle fin de saison de voir Sinatra se balader dans une ville abandonnée et détruite. Elle sait son fils en fils, mais elle n’en profite pas. Elle le rejoint tout de même dans la mort ; on nous propose de jolies images finales pour Sinatra.
Xavier ? On ne sait pas tout de suite s’il survit ou non, ce qui fait bien peur à Teri. Certes, elle a retrouvé son fils et sa fille la rejoint en cours de route, mais elle assiste à l’explosion de la montagne du bunker sans certitude de sa survie. Et pourtant, Xavier rejoint sa famille ensuite. Le câlin familial est interrompu rapidement : Jeremy arrive et Presley veut l’embrasser. Happy end.
Et la suite ? La saison 3 est annoncée, il en faut une. C’est étonnant (et déconnant). Xavier tombe sur Gabriella qui est heureuse de le voir en vie… mais il coupe court à la conversation pour lui présenter Teri, sa femme. Gabriella est ravie, surtout qu’il… la laisse seule avec Teri ! Pardon ? C’est ridicule, comment ça tu laisses ton amante avec ta femme ? Il le fait pour aller voir Dylan qui s’occupe du bébé – bébé qui sera nommé Annie.
Tout ça ne nous vend pas la saison 3, cela dit. Non, pour ça, il nous faut un flashback sur les derniers mots de Samantha avant qu’elle ne pète un câble (et un bunker) à s’imaginer voir son fils gamin la prendre par la main : elle confie à Xavier le message d’Alex et lui apprend qu’il existe un second bunker. PARDON ? On nous a fait tout un pataquès de ce bunker dans le Colorado qui est une merveille technologique qui coûte trop cher pour exister, tout ça pour nous en sortir un deuxième ? À quel point Sinatra était-elle riche, en fait ? On se fout de nous.
Samantha/Sinatra demande ensuite à Xavier de mener toute la communauté dans ce second bunker, parce que bien sûr, tout le monde va s’obstiner à vivre sous terre maintenant qu’on sait que la vie s’est réinstallée et redéveloppée à la surface. Samantha est sûre que Xavier l’a déjà fait de toute manière. Allons bon.
Malgré tout, j’ai hâte, vraiment, de voir la saison 3. Je trouve ça simpliste le coup du deuxième bunker, et pas forcément crédible, mais j’aime le fait que ça ouvre une nouvelle perspective presque prophétique pour Xavier. Après, vraiment, The 100 réussissait bien mieux ses fins de saison et ses idées pour renouveler le show chaque année, quoi.
EN BREF
Une saison 2 qui ne réussit vraiment pas à garder la bonne qualité de la première saison. Au contraire, j’ai même l’impression que certains épisodes sont franchement ratés du côté de l’écriture. Le casting, la bande-son, les images, tout ça, ça reste vraiment incroyable. Par contre, plus on avance dans la saison, plus on se rend compte que les scénaristes ont été trop gourmands et ambitieux : ils ont eu tellement d’épisodes qu’il aurait fallu au moins seize épisodes pour tout raconter à un rythme vraiment appréciable.
Pour faire simple, la série souffre ainsi des défauts habituels aux séries depuis cinq ou six ans : il y a trop peu d’épisodes, alors on précipite des pans entiers de l’intrigue, on fait se téléporter des personnages, on dit « ta gueule, c’est magique » (enfin, là, « c’est technologique » et science-fiction), on s’attarde sur des détails inutiles pour garder de grandes surprises et hop.
Si j’aime le virage SF que l’introduction d’Alex est en train d’apporter à la série, si j’aime la notion de voyage dans le temps qui commence à prendre forme ; je trouve que la saison 2 n’est pas du tout à la hauteur et nous a servi un peu ça avec les pieds. Je suis curieux de voir ce que proposera la saison 3 après ces détours soient inutiles, soient bâclés.
DENVER LE DERNIER DES BUNKERS C’EST MON AMI ET BIEN PLUS ENCORE
L’épisode précédent laisse des traces et j’ai du mal à prendre la série vraiment au sérieux après un si mauvais épisode. Pourtant, celui-ci s’en sort mieux à faire avancer tous ses pions en même temps. C’est peut-être un peu trop prévisible parfois et un peu trop schématique aussi : tout avance trop vite, parce qu’il n’y a pas assez d’épisodes dans la saison, et ça se sent. Ce n’est pas raté, mais ce n’est pas aussi réussi que la saison 1.
Spoilers
La fin de saison approche : Xavier retrouve Teri, Link rencontre Samantha.
Même si je suis déçu de l’épisode 6, cette série est la seule dans laquelle je suis encore à jour, alors je trouve ça bien de pouvoir la continuer. J’ai peur d’être spoilé après avoir tant aimé la saison 1 – et après m’être encore fait spoiler Grey’s Anatomy évidemment.
L’épisode commence par un flashback, une fois de plus, dans lequel on suit Sinatra, six ans plus tôt, visiter avec le président le bunker. Plus exactement, ils visitent les coulisses : toutes les salles de machines qui permettent de gérer le bunker leur sont présentés. Cal est encore là, bien sûr, parce que les scénaristes n’arrivent pas à s’en passer. Bizarrement, il paraît sacrément bête à demander qu’on lui parle comme un homme des cavernes. On dirait Trump, finalement.
Ce qui est sûr, c’est que Cal comme Sinatra sont satisfaits de la visite. Pourtant, Cal est curieux tout de même de savoir comment réagira le bunker en cas de problème : plus d’oxygène, attaque extérieure, etc. C’est intéressant en soi, mais tellement abusé de voir Cal anticiper exactement ce qu’il se passe en saison 2 : que se passe-t-il si le système manque d’oxygène, ouvre les portes… et qu’au même moment, il y a une attaque pour envahir le bunker ? Ben oui. Son discours à Samantha, ensuite, sur la chute des empires est un peu lourd en plus.
Teri retrouve enfin Xavier, mais les retrouvailles sont quelque peu compliquées : Xavier vient de lancer une bombe sur le train qui doit les emmener à Chicago après tout. C’est encore et toujours de la faute de Gary, donc : Xavier est rapidement interrogé par la leader du train pour comprendre exactement ce qu’il se passe. Avant ça, il réussit à maîtriser deux hommes armés et à faire un câlin à Teri. C’est nul : après l’épisode précédent, je n’ai plus de patience avec la série. Cette scène me paraît donc trop exagérée et irréaliste alors qu’elle m’aurait probablement plu autrement.
Ce qui est sûr, c’est que la saison pourrait enchaîner par un retour rapide au Colorado, mais qu’il faut ajouter un peu de suspense à tout ça. Surtout, on nous donne l’occasion de voir enfin Teri et Xavier fonctionner ensemble dans ce monde post-apocalypse. C’est ainsi qu’on découvre que Gary a kidnappé le petit que Teri avait pris sous son aile.
Quand elle l’apprend, elle demande à son mari de l’aider à aller le récupérer. En chemin, ils peuvent s’échanger quelques banalités et se raconter la vie durant les dernières années. Apparemment, le plus intéressant, c’est que Presley a un petit-ami (et quel petit-ami, en plus !) et que Gary ne tuera pas Bean parce que même s’il est dangereux, il ne s’en prendra pas à un enfant. Mouais. Teri a bien trop confiance en lui à mon goût.
C’est aussi le point de vue de Xavier : il souhaite tuer Gary, mais Teri assure qu’elle peut lui parler et le raisonner. Mouais. L’orgueil de la meuf, c’est un truc de fou, tout de même. Elle continue de jouer les mères de substitution pour Bean, le met à l’abri de Gary, puis parle un peu avec lui. Ce dernier assure qu’il n’aurait jamais blessé Bean quoiqu’il arrive, mais plus personne ne le croit de toute manière. Pourtant, elle lui dit encore que son mari est à l’extérieur, prêt à le tuer. Elle en dit trop. J’ai envie d’aimer Teri, mais elle est trop gentille pour cette série, je crois.
Gary ? Il est insupportable. On va dire qu’il vit le confinement intensément et qu’il est nostalgique des trois ans de la fin du monde. Je peux comprendre que ce soit dur de tourner la page quand toute sa vie a tourné autour de cette fin du monde. Je pense quand même que le laisser vivre est un risque trop important pour la suite des opérations.
J’aime le point de vue de Teri, j’aime qu’on lui laisse une chance, mais j’ai vu tellement de séries post-apo que je sais que la gentillesse n’est jamais vraiment récompensée. En plus, Xavier aussi a été trop gentil.
Dans le bunker, Sinatra reprend sa petite routine avec son mari, mais elle s’interroge surtout de savoir comment son mari fait pour s’être remis de la mort de leur fils. C’est intéressant ce point de vue sur le deuil.
De son côté, Gabriela se réveille avec l’impression que Jane lui tire dessus. Il y a des réveils plus sympathiques que d’autres, je suppose. Il est assez évident qu’elle vit à présent dans la paranoia parce qu’elle en sait trop. Elle n’est pas bien discrète, en plus : quand elle croise vraiment Jane, elle sursaute et lui assure qu’elle peut marcher jusqu’à la réunion plutôt que de squatter sa voiture. Pas bien safe.
Même si elle a peur de Jane, Gabriela n’hésite pas à s’opposer aux plans de celle-ci. Gabriela confronte ensuite la nouvelle présidente et je ne comprends pas bien son plan d’action à elle : elle semble se mettre en danger et révéler qu’elle en sait trop, surtout que Sinatra et Jane sont clairement de mèche désormais.
Allez, peu importe, ce qui est intéressant dans cet épisode, c’est que Samantha enchaîne en rencontrant Link. Celui-ci obtient sa petite part de tarte et demande ensuite à avoir une conversation dans Air Force One. Une fois dedans, Samantha se renseigne de manière peu subtile sur son nouvel adversaire, qui semble lui donner toutes les informations qu’elle souhaite, sans rechigner. En échange, il espère obtenir un des réacteurs du bunker.
Du moins, c’est ce qu’il dit à Samantha. Celle-ci comprend vite qu’il doit avoir autre chose en tête, cependant, et elle le demande. Il ne rechigne pas à expliquer qu’il est là pour Alex. Reste à savoir ce que ça signifie exactement. Pour Samantha, ça signifie que la conversation est terminée… Quand elle apprend que le vrai prénom de Link est Dylan, pourtant, elle est toute perturbée. Elle veut aussitôt en savoir plus sur lui, à commencer par sa date de naissance. C’est étrange, d’autant que les deux personnages saignent du nez et que le mari de Samantha semble savoir qui est Dylan. Tout ceci les motive à se réconcilier et faire l’amour, apparemment.
Ainsi, Samantha n’est pas là pour prendre les décisions d’urgence quand il y en a une à prendre, avec l’invasion à venir du bunker…
En parallèle, Presley continue de faire équipe avec la fille de Samantha pour savoir où est passé son petit-ami. Elle fait comme si ses intentions étaient politiques, mais en vrai, tout ce qu’elle veut, c’est retrouver Jeremy, non ? Ensemble, les deux filles trouvent des vidéos de l’arrestation de Jeremy et comprennent donc où il est retenu – même si elles sont loin d’imaginer une prison dans les sous-sols de la ville.
Sous le bunker, nous retrouvons les fugitifs les moins probables de l’univers. Franchement, leur évasion, la construction de leur groupe, leurs intérêts… c’est si raté que j’avais oublié. Je suis déçu de ce bout d’intrigue, surtout quand ça se termine en Robinson parlant à son ex-beau-fils de la relation qu’elle avait avec son père. Ils ont plutôt plus intéressant à gérer, avec un sabotage de tout le bunker à mettre en place. C’est donc ce qu’ils font : ils forcent le bunker à constater un manque d’oxygène pour que les portes s’ouvrent.
Le problème, c’est qu’au même moment, le conseil décide de voter une quarantaine du bunker pour se protéger de Link et ses hommes qui, eux, planifient leur attaque. Le bunker réagit mal aux deux informations contradictoires et prévoit apparemment d’imploser. Bon. C’est con.
Dans le train qui les ramène dans le Colorado, Teri s’endort en berçant le bébé alors que Xavier se met à saigner du nez. Le vrai cliffhanger est ailleurs, avec Sinatra qui se rend dans le sous-sol du bunker pour une petite visite à Alex. Restera à savoir de qui il s’agit exactement, et j’avoue que ce suspense prend bien sur moi. Oh, et sinon, on nous laisse Jane pour morte aussi. Tout ça pour ça ? La Terminator de l’extrême se fait avoir comme une bleue par une Gabriella qui fait semblant de prendre sa douche pour mieux la poignarder dans le dos.
C’est peut-être la fatigue qui parle, parce que je suis très fatigué, mais cet épisode est tout simplement mauvais. Mauvais du côté de l’écriture, mauvais du côté de l’acting d’une grande partie des acteurs qui semblent se rendre compte que tout est brouillon, mauvais dans les répliques toutes plus clichées les unes que les autres. On dirait une caricature qui cherche à aller au plus vite là où les scénaristes veulent aller, mais du coup, c’est fait de manière si hâtive qu’on voit tout de suite où on va. Pas de surprise, pas de saveur. Et c’est d’autant plus décevant que j’accrochais à la série jusqu’ici – mais là, j’ai l’impression d’en voir une autre, bien moins bonne.
Un grand détour en Grèce plus tard, je suis de retour complètement explosé – mais pas encore assez pour dire non à des concerts proposés deux heures avant. Complètement explosé, certes, mais quand on me promet un épisode sur Jane, ma curiosité est piquée. L’épisode commence en 1997 lorsqu’un homme se fait harceler de plein de messages électroniques le prévenant qu’un assassin va naître le 6 juin à 0h01. C’est précis. On lui demande de transmettre le message pour l’arrêter.
Nous assistons ensuite à la naissance, avec une maman qui souffre beaucoup, n’a personne pour elle et semble être en plein post-partum dès la naissance. La pauvre aura ensuite de quoi faire : l’homme qui a reçu les messages sur son lieu de travail débarque à la maternité pour transmettre le message. La série semble d’un seul coup partir dans un délire bien différent de ce que j’en attendais. Des messages qui prédisent le futur ? Humph. Jane deviendra bien un assassin, mais c’est peut-être aussi à cause de ce fou qui dit ça.
Ceci dit, elle est rapidement folle elle-même : quand elle est enfant, elle se retrouve ainsi avec un ami imaginaire, Climby, qui lui propose apparemment de faire des dingueries. Pardon, mais l’enfant psychopathe avec ami imaginaire lui disant de tuer sa mère qui la déteste, c’est un peu simple comme origin story pour Jane. Et je n’ai pas accroché plus que ça, en vrai. C’est un peu décevant, je trouve.
Dix ans avant le début de la série, nous retrouvons Jane alors qu’elle est en plein entraînement pour devenir une agent spéciale. On découvre qu’elle maîtrise bien les accents et est plutôt forte sur le plan physique, mais ce qu’il faut en retenir, c’est que sa boss de l’époque lui propose de faire un peu de méditation pour devenir plus forte. Un montage nous montre ensuite Jane devenir effectivement plus forte physiquement, grâce à un peu de sport. J’ai l’impression d’être devant un mauvais remake d’Alias. J’aime le personnage de Jane en vrai, mais là… Pfiou, ce n’est pas réussi. En plus, sérieux, la scène où elle traite d’incel (ça existait à l’époque ?) son coéquipier pour le désarmer là… C’était cliché.
Ce n’était pas brillant jusque-là, mais ça empire encore quand la boss finit par dire qu’elle s’intéresse à Jane parce qu’elle est incroyablement spéciale. Oh lala. La lourdeur du truc. On découvre ensuite que Jane a été couper le sexe de son coéquipier, avec qui elle s’entend pourtant, pour rendre service à sa boss qui voulait la promotion donnée à cet agent – qui ne l’avait eu que parce qu’il avait un pénis d’après elle. Non mais… Pourquoi ? L’intrigue en elle-même pourrait être bien menée sur un temps plus long, mais si rapidement, c’était… mauvais.
De retour dans le présent de la série, nous retrouvons Xavier faisant toujours équipe avec un ce grand connard de Gary : il a ses explosifs prêts à servir et raconte sa petite vie à son nouveau meilleur ami, loin de se douter de la trahison dont il a fait preuve il y a peu. Il recommence évidemment : Gary trahit Xavier dès qu’il en a l’occasion et fait exploser sa bombe avant qu’il ne puisse attaquer le convoi. C’est finalement une bonne chose car ça permet de nous révéler que Teri bosse pour ce convoi. Elle retrouve donc son mari qui comprend à temps pour ne pas mourir le plan de Gary. Franchement, ça fait un bien meilleur cliffhanger que l’épisode de la semaine précédente, et à une scène près, ils auraient mieux fait de garder ces retrouvailles pour ce moment-là.
Pendant ce temps, du côté de Paradise, Gayle demande poliment à entrer. La vidéo est montrée à Sinatra au petit matin. Elle est la nouvelle présidente du bunker désormais, puisque le président en exercice est mort. Décidément, ça fait beaucoup de meurtre dans ce bunker. Jane, elle, est la nouvelle garde du corps en chef de la présidente. C’est une catastrophe : elle devient le visage de la sécurité pour le bunker.
Sinatra, elle, est vraiment la nouvelle présidente : elle se présente en retard, une idée de Jane, pour faire son petit effet, avant de vite faire oublier à tous qu’il y a un autre président assassiné : l’arrivé de Gayle est parfaite pour ça, ça lui permet de faire diversion. Elle explique qu’elle a un plan, mais qu’elle veut l’accord de tout le conseil avant de passer à l’acte.
Sinatra décide ensuite de confronter Jane pour mieux comprendre ses véritables intentions : elle se souvient évidemment de ce qu’il s’est passé en fin de saison 1 et veut comprendre pourquoi Jane lui a dit qu’elle lui serait utile vivante, pas morte. Comme prévu, il n’y a pas assez d’épisode pour que ça puisse avoir l’intensité qu’il faudrait. C’est tellement dommage !
On arrive trop vite à la révélation que Jane est une assassin qui bosse pour d’autres, Sinatra ne paraît même pas surprise, c’est… étrange, on va dire. Et dommage. Elle décide en tout cas d’envoyer Jane à la rencontre des hommes armés qui attendent devant le bunker. Notre tueuse expérimentée sort donc du bunker, observe la situation et décide de jouer le charme, parce que dis donc qu’est-ce que c’est facile de faire baisser la garde des hommes quand on est jolie comme elle. C’est un peu lourd.
La négociation qui suit permet à Gayle d’obtenir la permission d’entrer dans le bunker, avec cinq hommes, non armés. Et une part de tarte. C’est un peu amusant, même si c’est caricatural comme négociation.
Vous me direz, c’est loin d’être la scène la plus caricaturale. Jane, jusqu’ici, parvenait à me filer des frissons dans le dos. Là, on la voit au contraire dans une scène où elle se parle toute seule dans le miroir et où l’actrice elle-même semble ne pas savoir quoi et comment jouer.
La fille de Xavier, Presley, est de plus en plus vénère. Le problème, c’est que ça fait d’elle une ado en pleine crise, et ce n’est pas spécialement mon genre de personnage préféré. Elle prend le temps de rencontrer la fille de Sinatra pour en savoir plus – et pour être insupportable. Elle révèle à la fille que sa mère est Sinatra – Sinatra étant son nom de code ; elle s’appelle Sam aux yeux de tous. La gamine commence à flipper, forcément. Elle décide donc de venir en aide à Presley et lui révéler les quelques petits secrets d’état qu’elle connaît.
Du côté de la prison de Paradise, le plan se précise : le but est d’ouvrir toutes les portes de Paradise en même temps. Je trouve également ce passage très caricatural et ça me pose problème : j’adore la série, mais… Cet épisode est vraiment écrit grossièrement de bout en bout. Les répliques elles-mêmes semblent écrites par des scénaristes débutants. Gabriela finit par passer voir Robinson en prison. Elle découvre ainsi la vérité sur Jane après une longue scène pénible tant elle était mal écrite.
Après une scène où Robinson se fait envoyer bouler par le fils de Cal, Robinson finit, ô surprise, par aider celui-ci à s’évader pour mettre à exécution son plan. Sincèrement, tout semble parodique dans cet épisode qui veut faire avancer toutes ses intrigues à la fois, mais le fait trop rapidement pour que ça fonctionne vraiment.