The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E02 – Alouette – 18/20

Il y a évidemment des facilités scénaristiques dans cet épisode, mais sincèrement, je trouve que la franchise se renouvelle plutôt bien avec cette série. Les directions proposées sont chouettes, le rythme est bon et c’est une bonne série de zombies avec les idées perchées et les scènes d’action que j’attends pour une série de zombie. Bref, c’est efficace, j’ai passé un vrai bon moment devant l’épisode et ça fait plaisir quand ça arrive !

Spoilers

On en apprend plus sur le passé d’Isabelle.


Et lui, c’est une bonne sœur aussi ?

Est-ce que c’est vraiment le titre de cet épisode ? Alouette, gentille alouette ? Vraiment ? La culture française devrait peut-être rencontrer quelques frontières plus fermées parfois, mais bon.

Paris | La fuite | L’école | Le château

Paris

L’épisode commence par un flashback, et ça m’a beaucoup surpris. Nous sommes renvoyés bien avant l’apocalypse zombie, quand la capitale parisienne s’éclatait bien dans des boîtes sur rooftop. C’est là que nous rencontrons une Isabelle complètement dépitée et déprimée en train d’observer la vue de la capitale. Nous sommes loin, très loin de ce que l’univers de The Walking Dead propose habituellement et loin, très loin du couvent : Isabelle est ainsi vue en train de passer d’un mec à l’autre toute la soirée, enchaînant aussi au passage les verres d’alcool et la drogue.

Bref, elle sait faire la fête et s’éclate bien à vue de nez. En vrai, et je m’en doutais, elle est surtout très fotte pour voler de l’argent, des cartes de crédit et des montres sur la piste de danse. Qu’est-ce qu’elle est maligne ! L’idée est assez claire : elle faisait déjà le nécessaire pour survivre avant l’arrivée des zombies.

C’est un rôle qui me surprend un peu pour Clémence Poésy, mais en même temps, ça lui va plutôt bien de jouer ce personnage borderline et chaotique. Borderline et chaotique ? C’est aussi comme ça que se termine la nuit dans la capitale parisienne. Avant même de prendre le métro et de croiser des drogués au crack, voilà donc Isabelle qui entend des gens hurler dans la rue et qui aperçoit un type en mordre un autre.

Le métro ? Quand elle essaie de le prendre, c’est le chaos. Le métro ne s’arrête pas car il est en fait en train d’être envahi par les zombies. C’est le chaos dans la rame, des gens hurlent, des vitres sont pétées… et des zombies finissent par apparaître au coin de la station dans laquelle elle s’était engouffrée.

Bordel, c’est efficace. Certes, les affiches publicitaires pour l’opéra révèlent que tout ça se déroule en 2010/2011, avant que je ne prenne fréquemment le métro, mais bon, j’ai pris le métro samedi moi et ça ressemblait vraiment à ça. En plus, j’ai pris la ligne 12, tout comme elle. Bon, je ne suis pas passé par sa station de métro, heureusement, mais l’idée, c’est que J’ADORE ce début d’épisode. La capitale parisienne pris d’assaut par des zombies ? Je vais passer une bonne nuit moi (ouais, j’ai vu l’épisode dimanche soir même si je ne publie que lundi, c’est comme ça).

J’aime bien que la série prenne la peine de nous faire cette introduction. En vrai, c’est quand même la meilleure partie des séries de zombies, non ? Bon, Isabelle est finalement sauvée de justesse par un type qui débarque en voiture et lui permet de s’échapper. Il lui parle en anglais, elle exécute tout ce qu’il dit. Elle lui donne quand même son adresse, ce qui lui permet d’arriver rapidement chez elle et de réveiller Lily.

Sa coloc ou sa fille ? Ce n’est pas encore clair, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle aurait mieux fait de laisser Lily dormir et de partir sans elle : Lily se dit un peu malade, et c’est comme ça que ça commence, non ? En tout cas, c’est top d’avoir ce genre de scènes, ça manquait dans la série d’origine. Et puis, là, je peux me projeter plus facilement, c’est Paris, quoi.

Paris | La fuite | L’école | Le château

La fuite

Bon, ça n’est pas Paris pour longtemps : les personnages fuient la capitale à bord la voiture du type qui a un flingue et qui n’est pas ravi de se faire vomir dessus par Lily. Ouais, elle est malade, mais ce n’est finalement pas la grippe, elle est juste enceinte de quelques mois. C’est con pour elle, ça ne peut que mal terminer cette intrigue, non ? À moins qu’elle ne soit la mère de Laurent.

En plus, ils s’arrêtent pour elle dans une station-service et ça me paraît la pire idée du monde. Une station-service ? Là où tout le monde s’arrête ? Ce n’est jamais une bonne chose d’aller là où il y a plein de monde dans ces séries. Pourtant, ça finit bien pour Isabelle : quand l’homme refuse de continuer sa route avec Lily, Isabelle prend le choix de se débarrasser de ce protecteur qui ne veut plus de Lily. C’est trop triste pour lui : il se fait avoir comme un bleu, elle lui prend ses clés dans un câlin qui n’avait que ce but évident.

Cela dit, ça ne règle pas tous les problèmes d’Isabelle : Lily est enceinte et beaucoup de contractions. Quand elles croisent le SAMU, elles espèrent pouvoir obtenir de l’aide. Tout ce qu’elles y gagnent, c’est que Lily se fait mordre par un infirmier-zombie avant de remonter en voiture. Quelques heures plus tard – et putain, j’ai du mal à croire qu’elles ne croisent personne sur les routes de France en traversant tout le pays depuis la capitale ! – elles arrivent alors au couvent où Isabelle est sûre qu’elles seront acceptées.

Elle rencontre rapidement tous les personnages que l’on connaît déjà et qui sont morts dans le premier épisode, mais aussi Sylvie, qui n’était pas une nonne à l’époque – juste une élève du catéchisme dont les parents ne sont jamais venus la chercher. Pas cool. C’est à l’arrivée dans le couvent que les deux femmes découvrent la morsure de Lily, malheureusement, et qu’on nous précise qu’elle est enceinte de sept mois. Bref, c’est la mère de Laurent, quoi. Les scénaristes ont dû jouer à The Last of Us

Oh, on nous justifie aussi le titre de l’épisode à ce moment, avec Isabelle qui rappelle à Lily ce que sa mère chantait petite (ah, elles sont donc sœurs ?) : alouette, gentille alouette. Pas sûr que la scène valait la peine de se taper la chanson en tête pendant une semaine !

L’épisode termine donc sur la mort en couche de Lily, avant la naissance du bébé. Voilà donc pourquoi Laurent serait le Messie : il est né alors que sa mère était un zombie. Il n’est pas un zombie pour autant, lui. Improbable, tout de même. C’est très violent pour Isabelle, forcément : elle récupère le bébé en vie alors qu’elle doit se faire à la mort et aux grognements de Lily. Paie ton miracle ! Et le père qui se met à prier pour la survie de l’âme de Lily alors qu’elle est zombifiée, c’est violent. Non, j’aime beaucoup cette intrigue en vrai – et Laurent obtient son nom d’une statue de St Laurent dans le couvent, évidemment.

Paris | La fuite | L’école | Le château

L’école

En parallèle de tout ça, la série nous ramène tout de même dans le présent aussi. On découvre que Daryl est en route avec Isabelle, Laurent et une autre nonne, la fameuse Sylvie du flashback. Ils doivent traverser la France en calèche, mais rapidement, ils sont forcés de se séparer de leur cheval.

En effet, ils tombent sur une rue pleine de zombies et Daryl décide d’effrayer Astérix, le cheval, pour qu’il les débarrasse des zombies. Cela dit, comme dans toutes les séries de la franchise, les zombies ne sont pas les pires ennemis : les pires ennemis, ce sont les humains ! Voilà donc notre petit groupe qui est attaqué rapidement par des gamins qui ne visent pas très bien avec des fléchettes. Daryl échoue totalement à protéger Laurent et les femmes avec lui. C’en est presque drôle, surtout que quinze secondes plus tôt, Isabelle affirmait que la vérité sur la mort d’Astérix et la violence du monde pouvait attendre.

La violence du monde les rattrape donc sous la forme d’adolescents qui les emmènent dans l’école qu’ils ont investi depuis l’apocalypse. Nos prisonniers ne le restent pas longtemps quand Isabelle explique qu’elles sont bonnes sœurs, le prouve par une petite prière, puis présente Daryl comme un père américain qui a été infoutu d’apprendre le français en plus de dix ans. J’ai bien aimé la petite pique sur les américains, dans une série américaine, c’était top !

Bon, l’idée derrière cette école ? C’est vraiment n’importe quoi parce que l’apocalypse est en cours depuis trop longtemps pour que ça passe : les parents des enfants ne sont jamais venus les chercher à l’école alors ils ont appris à survivre ensemble, ils ont chassé, fait pousser de la bouffe… C’est improbable, hein, mais j’aime vraiment beaucoup cette intrigue et les décors proposés. Il y a une incohérence dans la temporalité, mais si on met de côté ce détail, c’est sympa comme ambiance.

Bien sûr, les enfants n’étaient pas seuls : ils avaient leur prof, Mme Dubois. Bordel, comptez pas sur moi pour survivre plus de dix ans avec mes élèves dans le collège en cas d’apocalypse zombies, quand même ! J’ai une vie aussi, non ? Bon, pas Mme Dubois apparemment. Elle est d’ailleurs en fin de vie, à moitié morte dans son lit là. C’est triste.

L’épisode enchaîne malgré tout vers plus de détails et une intrigue qui s’égare un peu : Daryl se fait passer pour un père récitant le bénédicité, on passe d’une langue à l’autre en permanence et il est question d’un château gardé par un type trop dangereux… mais qui a les médicaments dont Mme Dubois a besoin. Cela ne plaît pas à la leader adolescente de ce groupe de gamins, mais ça créé évidemment des dissensions dans les rangs d’avoir Daryl qui insiste pour aller chercher les médicaments. Il y voit son intérêt – un cheval – mais il a besoin d’un guide pour y aller, alors ça ne le dérange pas de faire croire à des gamins qu’ils pourront sauver la prof, même s’il sait que c’est perdu d’avance !

J’aime bien cette idée d’école, mais vraiment, j’ai du mal à croire que des enfants puissent survivre si longtemps par eux-mêmes. Et puis, ils sont tellement nombreux ! Ils n’ont jamais eu la grippe ? Il n’y a jamais eu de zombies ? Comment c’est possible ? Ils ont même du sacré matériel dans l’école, avec une télévision marchant encore pour regarder une vieille sitcom sur cassette… Et des vélos pour alimenter la télévision ! Purée, elle est sacrément forte la madame Dubois d’avoir réussi à créer tout ça.

Daryl passe ensuite la nuit dans le même lit qu’Isabelle, mais ils ne font que parler du passé – l’occasion de nous rappeler que Daryl avait un frère avant. Le lendemain, il prend la route avec la leader du groupe qui comprend vite qu’il n’est pas prêtre. Forcément. La conversation entre eux n’est pas des plus intéressantes, si vous voulez mon avis, alors j’en fais l’économie : ils arrivent vite au château où ils espèrent trouver cheval et médicaments.

Paris | La fuite | L’école | Le château

Le château

Daryl enferme la leader derrière la première porte qu’il trouve pour la protéger avant de s’aventurer dans le château. Il y entend un ado crier dans une pièce souterraine et s’y rend aussitôt. Daryl est un sacré sauveur de l’humanité et des enfants dans cette série bordel. Franchement, Daryl lui fait beaucoup trop vite confiance, cela n’a aucun sens. Il lui apprend à se servir d’un flingue et lui demande son nom. Le gamin viendrait de l’école et affirme s’appeler Hérisson, mais bon, il insiste pour que Daryl l’appelle plutôt Hedgehog ? Euh ? Pourquoi ? Ton nom, c’est ton nom, merde ?

Bref, pas le temps de se poser trop de questions. Ils sont rapidement interrompus par un type qui leur tire dessus. Daryl apprend donc à Hedgehog à tirer pour faire diversion, puis se débrouille pour le rejoindre. Je ne comprends pas bien : le château est supposé être hyper dangereux, mais en fait, il y a juste un américain qui tire sur tout ce qui bouge ?

Daryl ne le tue pas tout de suite, préférant en faire son prisonnier. Malheureusement pour lui, ce texan finit par se faire bouffer par des zombies alors qu’il tentait de s’échapper. Ce n’était pas gagné pour lui de toute manière, ça se voyait dès le départ. Par contre, ça fait une sympathique scène d’action avec un moment pas bien crédible où Daryl tombe sur un tas de zombies sans se faire mordre.

Je n’ai pas bien saisi non plus pourquoi il s’amuse à faire exploser un bidon d’essence et met au passage sa vie en danger, mais soit. On s’y fait, j’imagine. Par chance, alors qu’il est dans la merde, la leader des enfants et un de ses potes débarquent pour le sauver juste à temps. Comme toujours. Parmi les zombies, malheureusement, il y a aussi Julien, le frère d’un des ados de l’école. C’est triste. On se doutait qu’il était mort vu comment la série avait insisté sur son absence au repas de la veille. Bref, c’était un peu une facilité qui n’a pas eu l’impact émotionnel prévu.

En parallèle, nous suivons Laurent qui tente de s’intégrer comme il peut dans la vie de l’école. Il fait un cache-cache avec les autres, mais il n’est pas très fort pour autant. En fait, ça termine super mal : tous se moquent de lui, et puis c’est tout. En plus, la série n’est pas bien crédible : ils sont tous français mais continuent de parler anglais alors que Daryl n’est plus là. J’aimais bien au départ l’idée que les gamins parlent anglais pour s’entraîner en présence de Daryl – genre, c’était une explication débile, mais elle avait le mérite d’exister – mais ensuite… Ca n’a aucun sens ! Ils vont chasser la bête de Gévaudan ensemble, mais en anglais ? WTF.

Cela donne l’occasion à Laurent de retrouver Astérix, ou plutôt son cadavre. Le pauvre cheval s’est fait bouffer par des zombies et ça rend le gamin tout triste. Il s’en prend donc à Isabelle et Sylvie quand elles le retrouvent, parce qu’elles ont menti. Ouais, pendant ce temps, Isabelle et la deuxième nonne s’occupent de veiller sur Mme Dubois. Elles en profitent pour parler de Laurent qui se pose plein de questions sur sa place dans le monde, et j’ai bien aimé cette perte de temps qui ne traînait pas trop en longueur pour autant.

Tout ça mène finalement à la fin de l’épisode où Daryl revient à l’école avec la leader… mais trop tard. Mme Dubois meurt juste au même moment, forçant la leader à prendre le rôle de manière permanente cette fois. De manière peu crédible, les personnages décident toutefois de reprendre la route et de ne pas s’attarder à l’école un peu plus.

C’est triste pour Laurent : il s’était fait une (petite) amie sur place et ne voulait plus partir du tout, mais on ne le lui laisse pas le choix, finalement. Il ne comprend pas pourquoi, en plus, Isabelle continue de lui mentir, de le traiter comme un bébé et de lui répéter qu’il est spécial. Et pourtant, il l’est !

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One Piece – S01E03 – Tell No Tales – 18/20

La série parvient à me faire apprécier davantage l’introduction d’un personnage que j’aimais sans plus dans ma lecture et rien que pour ça, cet épisode est une réussite. Au-delà de ce détail, la musique, les jeux d’acteurs, le casting, les effets spéciaux et surtout la fluidité du scénario qui adapte apparemment sans difficulté et sans problème un tas de mangas en un rien de temps font vraiment de la série une brillante réussite.

Spoilers

Luffy, Nami et Zoro rencontrent Usopp.


The Pirates are coming !

Je ne sais pas trop où est passée ma semaine, mais j’avais dit que je verrais au moins un épisode par semaine de la série, alors il est plus que temps de lancer ce troisième épisode ! En plus, maintenant, on sait qu’il y aura une saison 2 un jour ou l’autre, alors il faut bien m’y remettre.

Syrup Village | L’anniversaire | La nuit | Baggy | Koby

Syrup Village

L’épisode commence donc sept ans plus tôt à Syrup Village et je dois dire que le détour ne me surprend que moyennement – pour avoir lu les mangas, je me doutais bien qu’Usopp allait finir par débarquer. J’aime beaucoup la manière dont il est introduit dans la série, avec un simple montage qui permet de nous révéler beaucoup plus vite que dans le manga à quel point il a passé sa vie obsédé par l’idée de l’arrivée de pirates.

Seulement, cette fois, il a probablement raison. Au large, Luffy est tout heureux de finaliser son drapeau pirate. Bon, le drapeau est loin d’être une réussite, mais on peut compter sur Nami pour lui dire. Ce n’est pas comme si ça pouvait arrêter Luffy pour autant. J’aime bien que la série propose de nouveaux looks aux personnages. C’est un peu étrange de voir Luffy quitter sa tenue habituelle, mais j’aime bien tout de même.

Que cela ne nous détourne pas trop de ce qu’il se passe pour autant : le bateau est en train de couler, l’air de rien, tout doucement. C’est une catastrophe pour l’équipage qui n’en est pas un, et particulièrement pour Nami qui perd son moyen de communiquer avec… Ah, on ne le sait pas encore.

Bon, en tout cas, les personnages sont obligés de rejoindre terre plus vite que prévu, et j’ai bien aimé ce que ça donnait. L’effet de flou tout autour des personnages est un peu étrange, en vrai, mais c’était sympa de voir Zoro regretter d’être passé à côté de la récompense pour Baggy ou de voir Luffy faire une pirouette pour se relever. Les effets spéciaux ne sont pas toujours là où on s’y attend, on va dire.

Bref, l’équipage qui n’en est pas un cherche un nouveau navire. Nami envisage bien sûr de s’en voler un, parce que c’est tout ce qu’elle sait faire. Elle peut compter sur Zoro pour l’aider, mais certainement pas sur Luffy. Il n’est pas le genre de pirate qui volerait n’importe quel bateau – un navire se doit d’être parfait et fait partie de l’équipage après tout. Comme c’est Luffy, on sait qu’il arrivera à ses fins, et j’aime bien le choix de la série de mettre en avant le moment où il trouve son bateau.

C’est bien sûr l’occasion d’une rencontre avec Usopp qui travaille apparemment sur le pont de ce bateau qui tape dans l’œil de Luffy bien rapidement – mais pas aussi rapidement que la vitesse de croisière du navire. Après, évidemment, Luffy se fait des films bien trop vite et ne comprend pas immédiatement qu’Usopp n’est pas en train de vendre le bateau mais simplement de le nettoyer de ses fientes de pigeon. C’était chouette comme tout. Après, j’aime bien l’acteur qui incarne Usopp, mais ça fait bizarre de le voir avec un si petit nez, tout de même !

Qu’importe la taille de son nez, Usopp accepte d’aider tout de même l’équipage qu’il vient de rencontrer : il affirme connaître la propriétaire du bateau, Kaya. Et en plus, c’est son anniversaire, alors il est bien content d’amener tous les membres de « son » équipage auprès d’une fille qu’il espère bien draguer. Elle n’est pas facile d’accès pourtant et on sent rapidement, dans la manière dont elle est introduite, qu’elle est heureuse de voir Usopp, mais que c’est bien la seule dans la maison.

Tout le monde veut virer Usopp de la propriété, mais personne n’ose le faire devant Kaya, pas même Klahadoll, le majordome omniprésent et omnipotent dans la villa. On peut le comprendre : Usopp est introduit comme un menteur après tout, et il ment aussi à Kaya en racontant d’improbables aventures à une Kaya trop malade pour aller vérifier ses dires. La mise en scène de cette situation très manga aurait vite pu tourner au fiasco, mais la série s’en tire vraiment bien, je trouve. En vrai, je me surprends même à craquer face au sourire d’Usopp – je ne m’y attendais pas.

Syrup Village | L’anniversaire | La nuit | Baggy | Koby

L’anniversaire

Pendant ce temps, Nami est ravie d’avoir le choix de trouver des vêtements parmi des milliards de tenues, tandis que Luffy se demande à quoi ça peut bien servir d’avoir tant de fringues. Zoro, lui, souhaite juste s’habiller en noir et le trio se retrouve vite à débattre sur la possibilité que Kaya leur offre un navire. Le pari est vite pris entre Luffy et Nami, ce qui est une bonne idée pour nous les faire paraître sympathique. Vraiment, les dialogues de la série sont bons.

Je regrette un peu le manque de subtilité autour de Klahadoll en revanche : une réplique de Zoro sur la tronche de Klahadoll qui lui rappelle quelque chose est un peu trop un signal d’alerte évident sur la suite de l’intrigue, je trouve. Cela dit, elle met peu de temps à être dévoilée : un détour en cuisine nous apprend que le chef cuistot est en train d’empoisonner la nourriture.

C’est con, parce que pendant la soirée d’anniversaire, Luffy et Usopp se régalent avec toute la bouffe qu’ils voient passer. Forcément, c’est le caractère de Luffy, et c’est aussi celui d’un Usopp qu’on apprend à découvrir. En vrai, j’ai bien aimé la mise en scène de la soirée, avec les personnages ayant effectivement pris le temps de tous s’habiller en noir – sauf Nami, dans une magnifique robe rouge qui appartenait à la mère de Kaya.

Rapidement, il est révélé que la nourriture n’est finalement pas empoisonnée : il n’y a que la soupe de Kaya qui l’est, et pour cause ! Elle s’apprête à devenir très riche : son anniversaire va lui permettre de débloquer la fortune de sa défunte mère et d’en faire ce qu’elle veut – ou plutôt ce que Klahadoll veut. Nami est un peu révoltée de le voir prendre toutes les décisions pour Kaya, y compris concernant ce qu’elle mange, mais de toute manière, le sujet de conversation change bien vite.

En effet, Usopp n’est pas ravi de la tournure que prend la conversation quand il sent que ses mensonges vont être révélés. Il apprend à connaître Luffy comme ça : Luffy dit toujours la vérité, alors il se présente en tant que pirate intéressé par un des bateaux, parce que c’est le cas. Simple et efficace cette intrigue. Bon, c’est mon avis, mais ce n’est pas celui de Klahadoll qui n’apprécie pas de voir Kaya être courtisée ainsi par des pirates.

Syrup Village | L’anniversaire | La nuit | Baggy | Koby

La nuit

Alors que le poison la rend de plus en plus malade et qu’elle est forcée d’aller se coucher, Klahadoll essaie de se débarrasser de nos héros. C’est en vain malheureusement pour lui – mais on découvre vite qu’il est fort pour se débarrasser des gens qu’il n’aime pas. On le voit ainsi tuer quelqu’un qui fait barrage à ses désirs de s’emparer de la fortune de Kaya.

Durant la nuit, Zoro se lève parce qu’il a soif – mais il prend ses sabres avec lui. Luffy, lui, cherche à manger tandis que Nami, c’est plus fort qu’elle, se décide à faire quelques emplettes en volant tout ce qu’elle peut dans la maison. J’aime que la série prenne le temps de nous montrer le caractère de chaque personnage comme ça. Le manga le fait aussi, c’est sûr, mais ça me paraît plus compliqué à caser dans une série – surtout que le rythme de la série est excellent.

On avance donc très vite et Nami se fait surprendre par Kaya alors qu’elle vole toute la déco de la maison. Ce n’est pas un problème pour Kaya qui est ravie de se faire une amie en donnant un peu de sa richesse. Les deux se retrouvent à papoter, ce qui permet d’apprendre à mieux connaître Kaya, mais aussi Usopp. Forcément, Nami pose des questions sur Usopp à Kaya, s’imaginant qu’ils sont en couple. Ce n’est pourtant pas le cas. La série enchaîne ensuite avec la mort prévisible des parents de Kaya en mer.

Et même si Nami reconnaît ne pas être super forte pour être une amie efficace, elle quitte tout de même Kaya sur un excellent conseil : ne pas laisser Klahadoll diriger toute sa vie. En repartant vers sa chambre, Nami remet aussi les objets volés : maintenant que Kaya est son amie, le vol n’a sûrement pas le même goût.

Pendant que les filles papotent une bonne partie de la nuit, Luffy et Zoro retrouvent Usopp en cuisine. Celui-ci est pris au piège de ses mensonges : Luffy est persuadé qu’Usopp ne ment pas. Et pourtant ! Il y a toutefois un sujet sur lequel il ne ment pas : il reconnaît ne pas être en couple avec Kaya. Il reste sur l’île avec elle, parce que c’est sa meilleure amie. On voit vite qu’il est fou amoureux d’elle, quoiqu’il en dise, et la série profite ensuite de la scène avec les trois garçons pour introduire le fait qu’Usopp a une arme fétiche et un père pirate qui bossait pour Shanks. Luffy est ravi… mais reste en arrière tout de même pour manger toute la soupe de Kaya quand Usopp et Zoro vont chercher un peu d’alcool – pour Zoro, bien sûr.

Par contre, en passant par la cave, ils finissent par tomber logiquement (et littéralement dans le cas d’Usopp) sur le cadavre de Merry, tué par Klahadoll et ses cinq lames. Bim, Zoro se remémore qu’il est Kuro, un autre pirate supposé être mort depuis des années. Je dois dire que j’aime beaucoup la manière dont les pirates sont introduits dans la série, avec l’affiche qui passe devant eux. Bien sûr, la révélation mène à un combat entre Zoro et Kuro, mais ce dernier a mangé un fruit du démon aussi. Il est donc ultra rapide et fait diversion, laissant soin à une membre de son équipage d’assommer Zoro par derrière. La grande classe.

Certes, Usopp a le temps de s’échapper… Mais qui pourrait croire Usopp dans le village de toute manière ? Il passe son temps à mentir ! C’est effectivement le cas : quand il se rend au village pour annoncer que les pirates arrivent, personne ne le croit. En plus, il fait son alerte plus tôt le matin que d’habitude et ça ne plaît pas aux habitants. L’obsession d’Usopp pour les pirates ? Eh bien, il espère en fait le retour de son père, dans l’espoir que ça puisse aussi redonner des forces à sa mère. La pauvre meure pourtant dans les bras de son fils et… Bordel, ils me font aimer Usopp avec leur petite bande-originale et le jeu de l’acteur.

Zoro ? L’équipage de Kuro est chargé de se débarrasser de lui et de ses sabres – ils ne doivent pas laisser de traces. C’est con : ils mettent les sabres au même endroit que Zoro, et ça ne peut pas être une bonne idée.

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Baggy

La série fait aussi le choix de quelques détours surprenants : je ne m’attendais pas à voir si vite revenir Baggy dans la série. Il met plus de temps que ça à redevenir lui-même dans les mangas, non ? Ou j’ai déjà tout oublié en neuf mois ? Qu’importe, Baggy est vite recomposé, un peu énervé d’avoir été mis en boîte et… tout aussi vite mis KO par un mystérieux adversaire.

Quand il se réveille, il est attaché par un Arlong – forte récompense lui aussi – qui l’interroge. Baggy en profite aussitôt pour détourner l’attention de cet ennemi dangereux vers Luffy : il raconte tout ce qu’il sait de Luffy, de la carte de Grand Line à son envie de trouver le One Piece. Forcément, il fait mouche et se retrouve à bosser pour Arlong afin d’aider à mettre un terme aux agissements de Luffy. Oups.

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Koby

En parallèle, la série se concentre aussi sur le navire de la marine. Cela m’a un peu surpris que l’on passe autant de temps avec des personnages que je n’aime pas plus que ça. Bon, le fils pourri gâté continue d’être un Malefoy du pauvre ridiculisé en permanence par Koby, alors que ce dernier se fait remarquer bien vite et est traîné dans la cabine du capitaine pour être entraîné par lui.

Je n’aime pas le personnage de Koby, mais j’aime bien comment la série le met en avant. On comprend ainsi qu’il découvre la nécessité de passer à l’offensive pour coincer des pirates et j’ai aimé le voir monter en galon très vite pour aller à la poursuite de Luffy. C’est l’obsession de son chef après tout.

Cela devient aussi celle de Koby par voie de conséquences. Et ça tombe bien : en fin d’épisode, il entend un Usopp déprimé dire que les pirates sont sur l’île et ne pas comprendre pourquoi personne ne le croit. Koby en profite aussitôt pour le croire. C’est un cliffhanger efficace, même si ça m’a surpris : je pensais qu’ils allaient finir tout l’arc dans le même épisode. C’est sûrement mieux de le faire comme ça, cependant !

Syrup Village | L’anniversaire | La nuit | Baggy | Koby

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Twisted Metal – S01E10 – SHNGRLA – 20/20

Je ne sais même pas pourquoi ça me surprend encore, mais l’épisode final était jouissif, tout simplement. On sent à quel point l’univers de la série est maîtrisée et pourquoi les scénaristes ont proposé chacun de ces dix épisodes dans cet ordre là. C’est explosif, ça réunit tout le casting dans une scène culte et ça propose de régler tous les enjeux de la saison 1. Pour autant, je meurs d’envie de voir la saison 2 qui s’annonce encore plus folle maintenant que la majorité des pistes à explorer a été évoquée. Je croise les doigts, vraiment.

Spoilers

C’est l’heure d’une ultime confrontation pour tous les personnages de cette saison.

There are no sides Stubert, everybody burn.

On ne va pas se mentir, je n’ai pas envie de terminer la saison, parce que je l’ai vraiment bien aimée et que je ne sais pas s’il y aura une saison 2 ou quand elle sera. Seulement, voilà, je suis arrivé au dernier épisode et il faut bien le voir. En plus, c’est plutôt chouette de pouvoir le regarder le soir du 31 août, juste avant ma reprise. Cela me donne l’impression d’avoir au moins achevé quelque chose pendant mon été !

Bim, bam, boum | New San Francisco | Un mois plus tard | Cliffhangers | En bref

Bim, bam, boum

Sans la moindre surprise, l’épisode reprend où le précédent s’est arrêté. C’est la moindre des choses : plein de voitures se retrouvent à se foncer dessus et à se tirer dessus, avec des explosions dans tous les sens, Quiet qui balance une hache par la fenêtre, un clown avec la tête dans le feu et un fusil qui se coince, forçant John et Quiet à changer de place. Putain, c’est très bon. C’est juste un spectacle à observer et savourer – mais dans le même temps, Quiet explique à John que Jello, c’est un dessert, pas une manière de dire au revoir.

Les scénaristes sont géniaux et ont réussi à mener tout naturellement à une ambiance hyper jeu vidéo, mais dans laquelle ils développent encore les intrigues et les personnages. C’est ainsi qu’on se retrouve avec un baiser entre John et Quiet, mais aussi avec des retrouvailles : ils retrouvent Sweet Tooth et prennent le temps de lui parler un temps, avant de découvrir Stu et Mike à l’arrière du camion de glace. Et revoir Stu est une vraie surprise pour eux. Il leur en veut encore, mais est bien forcé de leur donner son nom quand ils voient qu’ils l’ont oublié.

Ils n’ont toutefois pas le temps de s’attarder sur les retrouvailles car Stone est de la partie et n’hésite pas à envoyer un missile à tête chercheuse sur le couple. Ils sont sauvés in extremis par Watts qui s’interpose avec son kart et finit par mener le missile tout droit vers les seconds de Stone. Bye bye.

Les enjeux montent soudainement toutefois quand les flics tirent sur le camion conduit par Amber. Celle-ci se retrouve gravement blessée à la gorge, mais ça empire encore quand le camion se prend carrément un des missiles de Sweet Tooth dans la gueule. Oui, ils sont supposés être alliés, mais Sweet Tooth s’en fiche pas mal des camps : tout le monde brûle et c’est rigolo à voir. Alors oui, l’épisode est jouissif, je reconnais, mais c’est pas très sympa pour Watts de tuer Amber. Mike croit pouvoir saisir l’occasion pour tuer Sweet Tooth, mais c’est en vain : il est vite fait prisonnier du clown.

Par chance pour lui, ce dernier laisse à Stu une chance de prouver qu’il est capable de tuer son « chien ». Bien sûr, ce n’est pas le cas, mais Stu apprend tout de même à tirer : pour la première fois de la saison, il tire donc… sur Sweet Tooth. Bon, le clown semble increvable entre ça et sa brulure sur le crâne, mais qu’est-ce que c’est cool comme rebondissement. Mike et Stu sautent donc du camion de glace au plus vite, y voyant leur seule solution pour survivre. Sweet Tooth, lui, se retrouve avec une blessure par balle dans la tronche.

Il est légitimement énervé, confie la conduite du camion à Harold (humph, j’ai un doute) et saute sur la voiture de Stone pour tenter de le tuer à main nue. Finalement, c’est le pare-brise qu’il tue, rien de plus. Sweet Tooth se fait tirer dessus par Stone, puis dégommer par une voiture conduite par Stu. Ironie du sort, c’est donc par accident qu’il se retrouve à tuer le clown ? Pff. C’est triste pour le clown, mais quelle saison pour lui !

Il ne faut pas perdre pour autant de vue le but de cette course poursuite : il s’agit de passer le barrage et de pouvoir aller jusqu’à New San Francisco. Alors que Quiet et John pensent avoir réussi à faire ce qu’il fallait pour ça, ils se retrouvent une nouvelle fois pris en chasse par… Stone. Bien sûr. Débarrassé de Watts préoccupée par le sort d’Amber et de Sweet Tooth, il compte bien régler ses comptes avec le couple.

Et ça tombe bien : eux aussi. Ils utilisent donc les nouvelles options de leur voiture et Roadkill parvient à surprendre Stone grâce à un pare-choc amovible servant de rampe de lancement. Le flic n’a pas vu ça venir et c’était extrêmement amusant de le voir s’envoler. Après tout, c’est clairement le méchant de la série.

Il n’empêche que les deux voitures sont entrées en collision l’une l’autre et que tout le monde est soudainement bien calme sur la route. John et Quiet sont inconscients pour quelques instants. Quiet se réveille pour mieux flipper d’une possible mort de John. Elle n’a pas le temps de vérifier s’il l’est ou de le réveiller vraiment que Stone débarque et l’attrape.

Pff, j’aurais aimé le voir mort plus vite, mais non : on a encore droit à un long monologue de sa part. L’avantage, c’est que ça fait mourir de rire Quiet qui lui fait remarquer à quel point il est vieux, seul et pas intéressant. Elle m’a bien fait rire aussi et c’est une excellente analyse : elle fait mon job de critique à ma place, que dire ?

Bien sûr, elle est sauvée in extremis par John qui a enfin appris à viser quand il balance des haches à la gueule des gens. Pour autant, Stone ne meurt pas et Quiet ne le tue pas : elle lui laisse le choix de mourir lentement ou vite – en lui laissant un flingue pour la deuxième option. Je vois l’idée et la vengeance dont il est question… mais je pense quand même que c’est une erreur qui laisse trop une porte ouverte pour que Stone les rattrape plus vite. Certes, il se résigne et ne leur tire pas dessus quand ils remontent en voiture, mais tout de même. Il y a bien un coup de feu qui est tiré et qui semble être le suicide de Stone, seulement la loi des séries veut que tant qu’on ne voit pas le cadavre, il n’est pas vraiment mort. Comme Sweet Tooth, donc. C’est clairement une porte ouverte pour une saison 2, je pense.

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New San Francisco

Après tout ça, John et Quiet filent au plus vite et arrivent donc à New San Francisco pile à temps, à savoir une minute avant la fin du compte à rebours. C’est assez improbable et pourtant, la livraison est ainsi effectuée dans le délai imparti. Comme prévu, il y a toutefois un problème : Raven accepte la livraison, mais Quiet la soupçonne de ne pas respecter sa part de marché.

Elle se trompe : Raven a un marché clair avec John. Il peut entrer dans la ville. Quiet en revanche ne le peut pas. C’était sûr et certain que ça poserait problème, alors même que le paquet est arrivé à San Francisco en grande partie grâce à Quiet. John trouve ça injuste et est prêt à sacrifier son rêve de toujours pour Quiet.

Cette dernière, par contre, ne l’entend pas ainsi. Elle ne veut pas être la raison pour laquelle il renonce à son rêve – ce qui est assez compréhensible. Elle le menace donc de son flingue et finit même par tirer quand il insiste pour rester avec elle et la raisonner. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle tire vraiment. Pourtant, c’est un bon choix : ça permet à John d’avoir besoin d’attention médicale et donc d’être forcé de rentrer dans San Francisco.

On sent que Quiet plaît à Raven, mais elle ne la laisse pas entrer pour autant. Quiet se retrouve seule une fois de plus et ce n’est pas dingue comme fin pour son perso. Nous sommes toutefois au milieu de l’épisode et j’ai adoré voir qu’elle refusait de devenir milkman à son tour, préférant donner à manger aux pauvres en utilisant la bouffe qu’on lui demandait d’emmener à San Diego. Reste que j’ai du mal à croire que les soldats ne tirent pas dans le tas quand elle fait ça !

Quiet s’enfuit donc de New San Francisco alors que Raven peut ouvrir le paquet si mystérieux. Il contenait finalement une simple glace, mais même pas la glace qu’elle demandait. On découvre alors à quel point elle est égoïste, superficielle et dans son monde. Elle n’en a rien à faire de Quiet et n’est intéressée par John que parce qu’elle compte bien se servir encore de lui par la suite.

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Un mois plus tard

John est bien installé à New San Francisco désormais. Il connaît un peu ses voisins, mange tous les jours la même chose (et ça n’a pas l’air bon) et apprend à faire du vélo. Sincèrement, le montage m’a bien fait rire. Ce ne doit pas être évident pourtant de faire semblant de ne pas savoir faire du vélo. La vie continue, en tout cas, mais on sent qu’il n’est pas si ravi que ça de son nouveau quotidien.

Il se fait des potes fascinés par sa vie d’avant, ne se méfie pas du tout de Raven qui continue d’être là et se rend même à des rencards arrangés. Il y rencontre Diane, la garde qui l’a fait entrer à New San Francisco et qu’il ne reconnaît même pas. Diane est sympa avec lui et ça mène à une scène amusante où il se retrouve à devoir recevoir une livraison.

La série s’amuse aussi à faire de jolis rappels des épisodes précédents, avec les billets qui feraient de jolis feux ou Diane qui est surprise d’apprendre qu’il n’a jamais mangé de pizza – comme Quiet l’avait été elle-même. Finalement, Quiet lui manque beaucoup trop et il décide d’annoncer à Raven qu’il souhaite quitter la ville. C’est d’autant plus drôle qu’il fait ça au moment où Raven avait réuni toutes les connaissances de John pour les interroger sur ce qu’il faisait et s’il était heureux.

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Cliffhangers

Son but est qu’il soit heureux en effet. Et elle refuse de le laisser partir sans lui montrer avant ça sa maison. Pas une maison qu’elle lui offre, non, sa maison d’enfance – celle de la photo déchirée. C’est bien la première fois que je remarque qu’il avait une sœur sur la photo aussi d’ailleurs. Tous les souvenirs remontent à la surface pour John, et maintenant qu’il a temps de questions, il me paraît difficile d’envisager qu’il quitte vraiment New San Francisco.

Pourtant, malgré les photos que Raven lui donne, malgré le fait qu’il ne connaisse pas le nom de Quiet, John refuse de rester là et souhaite retrouver Quiet. Pas de bol pour lui, ce n’est pas les intentions de Raven pour lui. Cette fois, c’est sûr, on nous annonce une saison 2 et j’espère vraiment qu’elle aura lieu : Raven souhaite embaucher John pour un tournoi unique en son genre, avec les meilleurs chauffeurs qui vont devoir s’affronter. La série annonce ainsi que Watts et Mary seraient de la partie, mais aussi le chef des Holy Men et d’autres personnages cultes de la franchise Twisted Metal. Franchement, ça promet, et la petite réplique casée l’air de rien pour donner le titre de la série et nous expliquer que ça veut juste dire voiture enflammée… j’approuve !

En parallèle de tout ça, on découvre que Quiet s’est découverte une nouvelle vocation. Elle est un vrai Robin des Bois pour les pauvres : elle pille les livreurs pour redonner la moitié des cargaisons aux pauvres et aux gens de l’extérieur. Bref, elle est lassée du pouvoir laissé aux gens de l’intérieur. Et en un mois, elle est aussi confrontée, c’est logique, à quelques problèmes logistiques avec Roadkill. En suivant les conseils de John, elle parvient toutefois à réparer la voiture. Bref, tout est bien pour elle, jusqu’à ce qu’elle tombe dans un piège en ne regardant pas – une fois de plus ! – la route, mais la carte de John. Le piège est tendue par un tas de femmes masquées, dont le leader n’est autre que… la sœur de John. Mais… what ? Comment peut-elle-même savoir qui il est ? Bordel.

C’était une excellente fin pour donner envie de voir la saison 2 franchement… Et le générique de fin est interrompu également pour un troisième cliffhanger. La série fait bien les choses ! Le troisième cliffhanger, alors que Stu et Mike savourent leur nouvelle liberté avec des mannequins de femmes… mais ils sont interrompus dans leur bonheur quand Sweet Tooth sort de nulle part. Oui, le clown est encore en vie et non, il ne leur pardonne pas vraiment la trahison. Il tue donc Mike (du moins, il y a du sang qui gicle) et embarque Stu avec lui. Mais on ne saura pas où avant la saison 2 !

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En bref

Il y avait un moment qu’une série n’avait pas réussi autant à m’embarquer dans son univers. C’est loufoque, mais tout est maîtrisé depuis le départ pour proposer une vraie saison bien construite et pleine de révélations. Difficile de bouder son plaisir sur ces dix épisodes qui développent des personnages et une saison parfaitement menée de bout en bout pour mener à un début de dernier épisode explosif et génial.

Et la suite maintenant ? Difficile à prédire avec la grève des scénaristes, mais j’espère vraiment qu’une saison 2 verra le jour car cet univers totalement barré est vraiment bon. J’ai envie de voir la suite tellement c’est maîtrisé pour mener à un truc fou. C’est parti d’une série simpliste pour aboutir à une vraie intrigue suivie, les enjeux sont clairs tout du long, les personnages attachants. Aaah. J’ai envie de voir l’épisode suivant dès maintenant !

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Twisted Metal – S01E09 – R04DK11 – 18/20

C’est encore un excellent épisode et je suis amusé de voir à quel point il y est fait référence au jeu vidéo. Non, je ne le connais pas vraiment ce jeu, mais on sent que plein d’éléments du scénario sont tirés de celui-ci. C’est un plus pour l’épisode, parce que les scénaristes se débrouillent pour faire passer comme crédibles des idées qui ne devraient pas l’être. Et ça donne vraiment envie de rester pour le dernier épisode !

Spoilers

John et Quiet doivent se retrouver – et toujours rejoindre New San Francisco ?

I can’t imagine Day 11 without you.

La fin de saison approche et ça me frustre vachement de voir que cet épisode ne dure que 23 minutes. C’est beaucoup trop peu !

Sweet Tooth | Retrouver Quiet | Roadkill

Sweet Tooth

L’épisode reprend sur l’intrigue de Sweet Tooth. Cela ne me surprend pas vraiment, j’étais plutôt étonné de ne pas le voir dans l’épisode précédent. On reprend donc par Mike qui se fait réveiller par le clown de la meilleure des manières : avec un collier électronique. Le pauvre. Oui, j’ai finalement de la peine pour ce type qui a été atroce avec son meilleur ami, comme quoi tout arrive.

Il faut dire que les scénaristes ne sont pas tendre avec lui, Sweet Tooth utilisant aussi un pulvérisateur pour lui balancer de la pisse au visage. Vraiment, ce n’est pas la meilleure des situations pour lui et il essaie de raisonner Stu dès qu’il a un moment avec lui. Seulement, après la trahison de Mike, Stu n’est pas prêt à écouter ce que lui dit son ancien meilleur ami.

Objectivement, Mike a raison : Sweet Tooth est un psychopathe qui va tuer beaucoup de gens, et possiblement Stu aussi. Et ça ne rate pas : ils reprennent la route tous les trois ensuite. Sweet Tooth insiste toutefois pour maquiller ses invités. Et pour se mettre de l’essence sur la gueule. Et pour que Stu le brûle. Le tout en étant dans le camion, ce qui ne donne pas trop envie.

Sweet Tooth | Retrouver Quiet | Roadkill

Retrouver Quiet

On retrouve John où on l’a laissé dans l’épisode précédent. Le pauvre a donc rassemblé des pièces d’Evelyn et finit par s’en aller avec le volant à la main. Son but ? Eh bien, c’est toujours de rejoindre New San Francisco. Ce n’est pas gagné pour autant : il lui reste 48h pour traverser les USA et il découvre avec énervement que Quiet est partie avec le paquet. Forcément.

Incapable de se repérer sur une carte, Quiet est rapidement dans la merde au début de cet épisode. Déjà, elle est donc paumée au milieu des USA. Ensuite, elle regarde la carte plutôt que la route. Ainsi, elle manque de peu de percuter le cadavre d’un animal, mais c’est suffisant pour la faire sortir de la route. Dès lors, elle se retrouve coincée au bord de la route…

C’est sans surprise qu’un Vautour débarque alors pour la tuer et lui voler ses biens. Le truc, c’est que Quiet est au beau milieu d’un pétage de boulon quand il arrive – jamais elle n’a aussi mal porté son surnom. J’aime le fait que John puisse avoir une telle influence sur elle-même quand elle n’est plus avec lui.

Toujours est-il que le Vautour a pitié d’elle et prend le temps de parler avec elle. Elle lui raconte toute son histoire, ils deviennent amis et… il ne perd pas le Nord pour autant, lui dérobant son couteau et voulant récupérer pour lui le fameux paquet – toujours sans savoir ce qu’il y a dedans. Quiet décide donc de lui balancer loin derrière lui, dans l’espoir de gagner du temps pour atteindre un flingue.

Elle n’y parvient pas, mais ce n’est pas grave. Elle est sauvée in extremis par… Le convoi ! Je me doutais qu’on n’en avait pas fini avec ces personnages, mais la surprise est tout de même très bonne. Non seulement, elles reviennent, mais en plus, elles le font parce qu’elles sont rencardées par John. Il a repris contact avec les camionneuses, même si on ne sait pas comment, et a donc demandé à suivre le chemin de la carte pour retrouver Quiet.

Seulement voilà, Quiet est toujours bien énervée après lui. Inévitablement. Elle est donc froide avec lui, et pas en étant silencieuse, mais en s’en prenant à lui. En plus, elle apprend qu’Evelyn n’est plus de ce monde. Tout ça pour ça ? Ouais, ça ne valait pas le coup.

Quiet ne le jette pas par-dessus bord parce qu’elle espère bien garder une place dans le convoi, mais les choses sont claires : ils ne sont plus une équipe, il n’est pas son partenaire. C’est con, parce qu’il va avoir besoin d’aide s’il souhaite atteindre San Francisco.

En effet, Quiet et John apprennent que Sweet Tooth continue de faire des siennes et s’en prend désormais à Stone. Si en théorie c’est une bonne chose pour eux aussi, ça pose un problème : ils ne peuvent plus repasser par le barrage. Ils vont devoir contourner celui-ci et le convoi veut bien les aider à les approcher de leur destination, mais pas se mêler des combats qui auront forcément lieu ensuite.

Malgré les différents entre eux, ils sont bien forcés de bosser ensemble puisque le convoi ne veut pas avoir affaire à Stone. Ils réparent ensemble la voiture de Mark, le Vautour qui voulait tuer Quiet. Enfin, réparent. Ils réparent surtout la relation entre eux, parce que la voiture, bon, Quiet n’hésite pas à crever un pneu pour bien faire comprendre à John qu’elle lui en veut encore : il lui a promis qu’ils étaient partenaires, mais elle a été abandonnée. Pire encore, elle a cru qu’il était mort, et c’est trop pour elle.

Bon, en vrai, on sent bien que c’est une scène nécessaire pour que la colère de Quiet passe et qu’ils puissent se réconcilier. Cela se fait quand elle trouve une hache dans la boîte à gant, laissée là par John qui voulait lui faire la surprise. Un joli petit discours sentimental plus tard, le couple est enfin réconcilié et c’est pile à temps : le convoi se fait attaquer par des hommes de Stone. Les policiers laissent quelques blessés dans le convoi et se font clairement de nouveaux ennemis que je n’aimerais pas avoir à leur place.

Tout le convoi est aussitôt en état d’alerte et OK pour faire face à leur nouvel ennemi. Ainsi, il faut s’armer et préparer sa voiture correctement. Là, et c’est l’une des premières fois, j’ai senti vraiment l’influence du jeu vidéo dans l’épisode. John explique ainsi les différentes caractéristiques à maîtriser et à avoir dans une voiture, ainsi que l’importance du poids de chacune d’elle. C’était 100% un discours de fan de jeux vidéos.

On en retient que John et Quiet en sont à se faire à nouveau des compliments et qu’ils trouvent même un pare-brise pare-balle ! C’est plutôt pratique vu la vie qu’ils mènent. Ils sont en tout cas prêts à reprendre la route. Ils trouvent un nom pour leur nouvelle voiture, écoutent la playlist que Mark avait prévue pour son ex et sortent du convoi. Oh, et j’ai bien aimé ce moment de l’épisode où John découvre que quelqu’un a dû lui apprendre à conduire, parce que non, ce n’était pas inné. Il était temps qu’une Quiet débarque dans sa vie.

Sweet Tooth | Retrouver Quiet | Roadkill

Roadkill

John et Quiet partent donc à bord de Roadkill… Mais ce n’est pas la fin de l’épisode pour autant. En effet, il reste alors une dernière scène : l’arrivée au blocage de Stone. Grosso modo, il a empilé des centaines de voitures les unes sur les autres pour s’assurer de faire un barrage contre leurs ennemis. Quand nos héros arrivent, il n’y a apparemment plus personne, mais on a vu dans l’épisode à quel point Stone était prêt à tout.

Quand John fait remarquer qu’il est écrit « resisted » sur les voitures abandonnées qui se trouvent à la suite du barrage, Quiet comprend aussitôt que Stone est là et est flippée. Par chance, ils ont un nouveau parebrise : Stone essaie de sniper Quiet, en vain. Par contre, c’est parti pour une vraie partie de jeu vidéo et tout a mené tellement naturellement à ça qu’un jeu vidéo à l’univers décalé qui paraissait peu crédible apparaît désormais hyper crédible.

Toutes les voitures autour d’eux sont en fait piégées : il y a des policiers dedans. Je m’en doutais, franchement. Le but ? Réintroduire ici encore un élément du jeu vidéo, ça se sent. C’est triste car je n’ai pas la réf, mais ça fait rire tout de même de voir le kart dans le convoi. Et pour tout arranger, Sweet Tooth se ramène aussi. Quand j’ai vu ses cheveux prendre feu ? Eh. Je suis sûr que j’ai déjà joué à Twisted Metal, même si je ne m’en souvenais pas. Un clown comme ça, on n’oublie pas l’avoir déjà aperçu !

Sweet Tooth | Retrouver Quiet | Roadkill

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