Grey’s Anatomy – S14E23

Épisode 23 – Cold As Ice – 19/20
Que quelqu’un arrête Shonda Rhimes. S’il vous plaît. Vraiment. Difficile d’en dire plus sans spoiler, mais les « raisons créatives », ça n’excuse pas tout. Et après cet épisode, je ne vois pas trop l’intérêt d’un 24 épisode. Mais bon.

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Spoilers
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April would want us to pray for her.

Je commence bien tard cet épisode, mais j’ai réussi à éviter les spoilers apparemment nombreux en n’ouvrant que très peu les réseaux sociaux. Je sais juste que beaucoup d’amis n’ont pas eu ma chance et sont dégoûtés, ce qui m’indique que cet épisode va être une vraie catastrophe. En même temps, c’est presqu’une fin de saison, je ne suis pas plus surpris que ça, mais ça donne autant envie de se jeter dessus que de retarder le moment où je serai inévitablement dégoûté.

L’épisode commence par April envoyant les invitations du mariage de Jo et Alex à tout l’hôpital. Miranda est toute joyeuse de recevoir l’invitation du mariage, mais sa joie est de courte durée quand elle apprend qu’Arizona a prévu de partir pour New-York. Weber aussi apprend qu’Arizona s’en va et il est dégouté de l’apprendre parce qu’elle cherche un job et non parce qu’elle lui dit – effectivement, c’est un peu abusé. Peu à peu, les invitations de mariage débarquent dans les mains de tout le monde qui savent bien que ça vient d’April, ce qui est plutôt marrant.

De son côté, Amelia est heureuse de retrouver Betty mais elle décide de l’emmener à l’hôpital – parce que c’est l’endroit parfait où emmener une ex-droguée, pas vrai ? Betty lui dit être clean depuis six jours et ne pas avoir craqué lors de sa fugue, mais elle va tellement bien que c’est dur à croire. De toute manière, Amelia n’a pas spécialement le temps de s’en occuper : le Dr.Hermann revient à l’hôpital pour une consultation parce qu’elle a des maux de tête.

Arizona lui apprend qu’elle veut partir à New-York, ce qu’Herman n’accepte pas car cela signifie qu’elle doit arrêter d’être chirurgienne obstétricienne pour redevenir pédiatre. Dr. Hermann lui révèle qu’elle a suivi toute sa carrière sans jamais reprendre contact parce qu’elle ne savait pas comment la remercier d’assurer autant avec l’héritage médical qu’elle lui avait laissé. Ben voyons.

Le Dr Hermann est un personnage toujours aussi génial, mais c’est dommage de la faire revenir dans un tel épisode où on s’en fout pas mal d’elle, ce sur quoi je reviens plus bas dans la critique, bien sûr.  Amelia s’en veut du possible retour de sa tumeur – et de sa cécité dont elle se sent responsable, à cause de sa propre tumeur. Elle passe l’épisode à vouloir lui dire, expliquant à Betty que c’est la meilleure chose à faire – la vérité est toujours bienvenue.

Finalement, Koracick a déjà fait le travail : il a couché avec Herman (évidemment, avec qui ne couche-t-il pas ?) et elle a entendu une conversation téléphonique où il a tout raconté. Amelia passe ainsi l’épisode à s’en vouloir pour un truc dont sa patiente s’en fout pas mal. Du grand Amelia.

Finalement, le Dr Hermann propose à Arizona ce qui ferait un excellent spin-off, à savoir un centre de néo-natalité new-yorkais où elles enseigneraient, opéreraient et s’assureraient de rendre plus populaire le kit de secours d’Arizona. Bien, elles vont donc ouvrir un Private Practice, quoi. Cela m’aurait bien plus intéressé que Station 19 comme spin-off.

Pendant ce temps, Miranda insiste pour que Roy la suive partout – découvrant au passage qu’un incendie a éclaté à Seattle… Incendie qui leur envoie pas mal de patients pour occuper Jackson, et heureusement qu’il est occupé ! En effet, Matthew débarque à l’hôpital après un accident de voiture et a des nouvelles peu rassurantes concernant April qui était du coup peut-être avec lui. Et qui est évidemment injoignable. Et qui est retrouvée par Owen au bord de la route. En hypothermie et en arrêt cardiaque. Comme Meredith il y a onze saisons quoi. HUMPH SHONDA PAS ENCORE PUTAIN.

April passe les trois quarts de l’épisode en hypothermie et sans rythme cardiaque. Elle débarque à l’hôpital où Meredith fait le choix de ne pas avertir Jackson. Il travaille avec Jo et tous les deux sont heureux de chanter les louanges d’April, n’ayant pas la moindre idée que tout le reste de l’épisode essaye de ramener April à la vie en la réchauffant. Vous voyez, on s’en fout pas mal d’Hermann en fait, où de Jo qui se moque de Jackson se plaignant d’être ruiné alors qu’il a encore un salaire de chirurgien et un yacht.

À la recherche d’aide pour continuer à faire battre le cœur d’April manuellement, Meredith tombe sur Alex qui s’apprête à aller manger des gâteaux de mariage avec April ; ce qui n’a aucun sens pour Meredith dont les nerfs lâchent – pas forcément de manière hyper crédible, mais on n’est pas toujours crédible dans ces moments-là après tout.

En parallèle, Roy et Weber opèrent Matthew qui, lui aussi, part en arrêt cardiaque, parce que eh, pourquoi pas nous enfoncer encore un peu plus ? Bien sûr, il survit et Weber finit par prévenir Arizona.

Sur la table d’opération où tous tentent de réchauffer April, la tension monte. Jackson finit par apprendre l’arrêt cardiaque de son ex-femme et le vit très, très mal, inévitablement. Vient alors le moment où tous les personnages se mettent à prier pour la survie d’April en espérant qu’elle retrouve un rythme cardiaque stable.

C’est Maggie qui le voit quand tout le monde a perdu espoir et qui insiste pour la choquer encore et encore. Comme dans toutes les séries, April finit par récupérer un rythme cardiaque, ce qui relève du miracle et permet à chacun de relativiser sur sa vie ; notamment Meredith qui ne peut s’empêcher de comprendre que tout ce qu’elle a vécu depuis la saison 3 est du bonus, et que la mort de Derek n’est pas un vol de la part du Destin. Moui, un peu quand même, ne fais pas genre Shonda, on sait que tu cherches à te déculpabiliser et ça ne fonctionne pas !

Arizona révèle à tout le monde que Matthew et April se voyaient depuis des mois (au son des Snow Patrols, ce ne serait pas Grey’s sinon), mais ça reste du grand n’importe quoi parce que j’aurais aimé voir ça à l’écran. Jouer avec nos nerfs comme ça sur la vie d’April sans nous dire ce qu’elle fichait vraiment avec Matthew, c’était n’importe quoi. En plus, c’est en tentant de lui sauver la vie après l’accident qu’elle est tombée dans le ravin qui aurait pu la tuer. Humph. Bien sûr, ça envoie le paquet d’émotions voulues et je ne peux que mettre une excellente note, mais ils restent dans l’abus.

Même Ben finit à l’hôpital, sans qu’on en sache plus sur les incendies – ça a intérêt à être évoqué dans Station 19. Tous attendent le réveil d’April, mais Amelia voit bien qu’il n’y a rien à sauver. Oui, ils ont récupéré son rythme cardiaque, mais elle est plus vraisemblablement en mort cérébrale. Jackson s’y refuse, se met à prier et… ça fonctionne, April bouge la main et ouvre les yeux et que quelqu’un fasse arrêter Shonda Rhimes s’il vous plaît.

Finalement, April est en parfaite santé, au point de blaguer avec les gens à son chevet et de dire que seul Jésus ressuscite. Alors oui, mais non. Si je suis K.O après une anesthésie générale de 2h, je refuse de croire qu’elle puisse aller si bien. Et puis, avec cette série, j’ai quelques traumatismes passés – et ici, ce serait plutôt Izzie en fin de saison 5 – de personnages qui vont super bien mais finissent super mal, alors j’ai eu peur jusqu’à la dernière scène qu’elle meure. Mais en fait non.

On a droit à Ben et Miranda au lit, on a droit à Betty qui avoue à Amelia s’être droguée, on a droit à Jackson qui finit dans la chapelle de l’hôpital avec sa fille parce qu’il se met à croire un peu plus en Dieu et on a droit à Matthew et Arizona qui dorment ensemble en formant une chouette position de cœur. Mais enfin quand même !

Sinon, j’ai passé l’épisode à me demander où était la fille de Matthew, et j’ai validé deux points du Bingo Séries, mais ça paraît bien dérisoire. Chapeau bas pour la prestation d’acteur de Jackson qui transcende clairement l’épisode.

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Grey’s Anatomy – S14E22

Épisode 22 – Fight For Your Mind – 15/20
Petit épisode cette semaine avec des résolutions bien trop rapides qui ne me disent rien de bon pour les deux derniers épisodes à venir. C’était un épisode sympathique sans plus et très déconstruit avec une multitude d’intrigues partant dans tous les sens. On verra bien ce que donnera la suite.

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Spoilers
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Your buddy Jesus is interested in buying a yacht?

Le WESéries 6 approche à grands pas et mon ordinateur en profite pour me lâcher à petit feu. J’ai mis plus de trente minutes à pouvoir commencer cet épisode tellement tout plantait, ce n’est pas bien rassurant.

Cet épisode recommence un peu sans contexte avec Meredith préparant une conférence de presse sur son projet de concours pour la fondation Catherine Fox. Effectivement. Elle aperçoit l’amie de sa mère et se réfugie au bar de Joe où elle commande un café (c’est qu’elle vieillit) et se fait draguer (décidément ce bar) par un homme étant là pour la présentation de Meredith Grey.

Elle se met à jouer aux fléchettes avec l’homme, et on est bien loin de ce que Grey’s propose habituellement. Finalement, l’homme découvre son identité grâce au nouveau barman (Mark) qui évidemment connaît Meredith par son nom. Le problème ? L’homme déteste le docteur Grey, mais maintenant, il sympathise avec Meredith.

Il la déteste parce qu’elle a été plus rapide que lui avec sa méthode qui a rendu son travail inutile, mais il sait bien qu’elle a gagné de manière juste… Contrairement à Eillis avec sa meilleure amie, ce que Meredith lui raconte à la fois pour lui remonter le moral (j’imagine ?) et surtout pour faire du Meredith, c’est-à-dire se regarder le nombril et se sentir mieux par rapport à ses propres décisions en les justifiant à voix haute. C’est vrai que depuis le départ de Cristina, ces scènes se font plus rares, mais elle n’a pas changé.

Finalement, elle prend la bonne décision de renommer la méthode Grey avec le nom de la meilleure amie de sa mère également, faisant une déclaration au début de sa propre présentation. C’est sans surprise vu ses réactions depuis l’affaire Harper Avery, mais je trouve dommage qu’elle en veuille encore à la meilleure amie de sa mère et refuse de lui parler en fin d’épisode. Pour le coup, son attitude était plus que compréhensible, quoi, et autant enterrer la hache de guerre.

Amelia continue de s’occuper de sa filleule, Betty, et ce n’est pas si facile car elle est loin d’être reconnaissante. Comme toute personne en détox dans les séries, elle s’en prend à Amelia… avant de fuguer quand Amelia la lâche des yeux comme une bleue. Elle ne la retrouve pas dans cet épisode et finit à une réunion AA où elle dit qu’elle meurt d’envie de se droguer à cause de son échec. Ah, Amelia. J’aurais aimé passer plus de temps sur cette intrigue !

Pendant ce temps, Bailey essaye de trouver une raison valable pour justifier le renvoi de Roy, mais ce n’est pas facile du tout. Il réclame simplement des excuses et son salaire, quelque chose d’assez raisonnable en fait, mais Bailey ne s’en contente pas. Weber essaye de la convaincre que ce n’est pas extrême comme demande, surtout qu’il a lui-même opéré quand il était sous l’influence d’alcool. Elle refuse de l’écouter, mais elle ferait mieux, parce que la solution du procès n’est pas du tout bon signe pour la suite.

Elle passe l’épisode à interroger tout le monde à la recherche d’une erreur de Roy, mais il n’a rien fait de mal, en fait. Elle finit par accepter de s’excuser… mais ne le fait pas, préférant faire la morale à Roy. Alors oui, mais non, toujours pas. Evidemment, Roy saisit l’opportunité qu’elle lui donne, un an de période d’essai, mais je ne vois pas comment les scénaristes veulent qu’on sympathise avec Bailey sur ce coup-là.

De son côté, Deluca passe ses nerfs sur les internes, et c’est marrant parce que ça rappelle de bien anciennes scènes. Pour le consoler, Maggie l’emmène s’occuper d’une des patientes d’Arizona qui a besoin d’une chirurgie car son bébé risque d’être paralysée. Le problème, c’est que la patiente est terrorisée par la chirurgie. Elle décide donc de rentrer chez elle sans chirurgie.

De son côté, Sofia s’est fait suspendre de l’école après avoir volé de l’argent de son club de théâtre pour se payer un billet pour New-York, ce qu’Arizona découvre dans son journal intime. En toute logique, elle s’effondre et April vient la réconforter, ce qui suffit à lui redonner confiance. Arizona se rend donc chez sa patiente (ça, c’est du soin pour les patients) pour la convaincre que la chirurgie est la meilleure option pour sa fille.

La peur de la patiente se résume à la peur de mourir sur la table d’opération, comme son père. Oui, ça se comprend ma foi. Arizona parvient toutefois à la convaincre de revenir à l’hôpital, en lui racontant comment elle a perdu sa jambe. La patiente accepte finalement de se faire opérer et Arizona lui promet qu’elle ira bien. Erreur de débutant ? Totalement.

Cependant, la chirurgie se passe à merveille et la patiente se réveille sans problème, heureuse de se dire maman et d’avoir fait passer sa fille avant ses propres peurs. Cela travaille alors Arizona qui prend la décision de renvoyer Sofia à New-York… et d’aller s’y installer elle aussi. C’est une fin sympa pour le personnage si c’est ce qu’ils lui réservent pour quitter la série, c’est mieux géré que le départ de Callie en tout cas. Cette dernière était une nouvelle fois présente dans l’épisode puisqu’Arizona lui téléphone pour lui annoncer la nouvelle, et c’est bien de montrer la communication entre les deux malgré l’absence de Callie. Ces coups de téléphone à des personnages ayant quitté la série continuent de fonctionner pour moi, et ça prouve bien qu’il n’y a pas besoin de tuer tout le monde à chaque fois.

Pendant ce temps, Alex et Jo partent à la recherche de la mère de celui-ci, parce qu’à quoi bon travailler après tout. On ne les voit plus tellement à l’hôpital ces derniers temps. Il se rend chez sa mère et découvre qu’elle n’y est pas car… elle est au travail. Et on nous le vend comme dramatique, avec ses symptômes. Forcément.

Finalement, il est révélé qu’elle travaille dans une bibliothèque et qu’elle est sacrément heureuse de revoir son fils. Sa schizophrénie s’est calmée, les médicaments l’aident et sa routine lui permet de contrôler la maladie. Sa routine. Et Alex lui rend visite. Cela sent bien mauvais pour sa routine et, effectivement, elle s’énerve contre Alex, lui demandant de quitter la bibliothèque.

Alex réagit bien mal pour un médecin je trouve, mais il est fils avant tout et il est énervé de voir que sa mère va mieux après lui avoir détruit toute son enfance. Finalement, après s’être énervé et s’être confié à Jo, il comprend qu’il a foiré et retourne auprès de sa mère pour lui dire qu’il est heureux pour elle. Bref, ça finit bien pour eux et c’est même mignon, mais l’introduction d’un parent dans Grey’s Anatomy, ce n’est que rarement bon signe. Pourtant, tout se termine vraiment bien, elle ne se fait même pas renverser par son bus quand elle traverse sans regarder après avoir rencontré Jo. Je reste méfiant vis-à-vis de cette intrigue, ça ne sort de nulle part et il n’y avait pas vraiment de drama, c’est étonnant.

Enfin, Jackson continue son flirt avec Maggie, malheureusement et, en parallèle, il gère les déconvenues du passage à la fondation Catherine Fox en payant de sa poche. Pas très intéressant pour le moment.

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Grey’s Anatomy – S14E21

Épisode 21 – Bad Reputation – 17/20
Si j’ai toujours un peu de mal avec la nouvelle intrigue de fond de cette saison, j’ai particulièrement accroché à deux sous-intrigues de cet épisode. L’une en particulier permet de tourner une page, ou plutôt de commencer à en écrire une nouvelle, et ça me donne très envie de voir la suite. L’autre se contente de s’appuyer sur 14 ans de scénarios alambiqués, ce qui fonctionne bien. Quant aux cliffhangers, ils promettent de nouvelles directions pour la fin de saison, et peut-être même pour la saison 15 maintenant que la série est officiellement renouvelée.

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Spoilers
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Syph nurse. That’s what they called me.

Deluca sait chanter ? C’est nouveau, ça ! Enfin, je crois. En tout cas, il ne sait pas faire de guitare et vit désormais sur le canapé de Meredith, ce qui apporte un bon humour inattendu alors qu’elle décide de rendre ses awards, et ceux de sa mère.

Jo et Alex continue de vivre leur amour en ville, puis reviennent à l’hôpital pour organiser leur mariage. C’est la pire des idées : tout l’hôpital s’en mêle, et surtout April qui n’a plus rien à faire maintenant que le concours est annulé. Cela arrange bien Jo qui découvre qu’elle n’est pas au bout de ses peines quand Alex se braque soudainement quand il est question d’argent.

Quant au concours, Bailey explique à Jackson qu’elle l’annule car elle ne veut pas que qui que ce soit apprenne qu’il en est le donneur anonyme pour la récompense. Tu m’étonnes. Le seul problème, c’est qu’elle en parle, sans le savoir, devant Maggie qui est incapable de tenir sa langue et qui en parle à son tour à April, qui s’énerve contre Richard… Bref, tout l’hôpital est au courant, et ça marche plutôt bien. Quant à Jackson, personne ne prend la peine de comprendre ses raisons, jusqu’à ce qu’April fasse la morale à Maggie en lui rappelant que Jackson a un excellent compas moral. C’est mignon.

En parallèle, Avery rencontre Erin, l’Olivia Pope de Grey’s Anatomy qui doit faire tout ce qu’elle peut pour sauver le nom Avery, ce qui n’est pas si simple, clairement. Cela se termine en une opération pour faire bien devant la presse, qui se termine même en une opération pro bono car l’association caritative qui devait la payer a changé d’avis face au nom Avery. Pff. C’est plus fort que moi, je trouve ça too much quand même toutes ces conséquences pour un type mort qui n’a plus rien à voir depuis des années avec tout l’héritage qu’il a laissé.

Bon, il n’empêche que Jackson a peur de la presse et ne veut pas faire de scandale, par peur de perdre les 72 hôpitaux de la fondation… alors que Meredith s’en prend constamment à Jackson, lui reprochant grosso modo les actions de son grand-père et son inquiétude pour la fondation. Humph. Je sais bien qu’on est censé être du côté de Meredith, mais euh, 72 hôpitaux, ça fait quand même beaucoup, beaucoup de personnels au chômage.

Bref, ils finissent par se réconcilier de manière sympa en comparant leurs mères et en tombant d’accord sur la majorité des sujets. Cela tombe bien parce qu’ils s’apprêtent à se rendre opérer le nez énorme de leur patient. C’est plutôt pas mal comme intrigue et c’est une opération hyper sanglante et pas très appétissante – surtout quand on sait qu’ils utilisent souvent de la chair d’animaux en plus des prothèses.

Pendant l’opération, Meredith et Jackson trouvent la solution parfaite pour la fondation qui sera désormais la fondation Catherine Fox et qui paiera les victimes en leur redonnant aussi un emploi. Après tout, c’est le nom Avery qui pose problème, pas celui de Catherine.

Olivia revient à l’hôpital avec son fils qui a mangé un jouet. Je suis bien heureux de la revoir, surtout qu’ils ont pris soin de garder la même actrice, ce qui est top. Je suis encore beaucoup trop déçu de la manière dont ils l’avaient viré en saison 6 avec la fusion alors que j’espérais encore son retour glorieux dans les intrigues après toute celle de la syphilis en saison… euh 2 ?

Je ne sais plus trop, mais elle, elle s’en rappelle bien et elle est RAVIE de voir que c’est Alex qui va s’occuper de son fils. Alex et Jo, qui découvre toute l’histoire, tant qu’à faire. Quant à Olivia, elle vit désormais à Sacramento et est mariée. C’est vrai que ça fait huit ans qu’on ne l’a pas revue après tout, et elle a pris un léger coup de vieux.

Jo veut en savoir plus, mais Alex ne lui dit rien alors qu’Olivia est une garce totale avec son ex, n’hésitant pas à cracher tout son venin pour que Jo se méfie d’Alex. Tout cela mène Jo à poser quelques questions supplémentaires à Karev, devant l’interne avec qui elle a elle-même couché en début de saison. Tout cela était fun et j’aurais aimé qu’Olivia reste plus longtemps, ou parle avec Meredith, ou qu’on la voit apprendre une mauvaise nouvelle concernant l’hôpital au détour d’une mauvaise blague. Là, elle était loin de la douceur et de la gentillesse qu’on lui connaissait, c’était presque triste de la voir si aigrie contre Karev. Enfin bon, ce n’est jamais qu’un personnage très très secondaire.

De son côté, Owen est toujours un papa à l’essai et il vient effectuer le rendez-vous médical de Léo, l’enfant qui lui est confié, auprès de Karev, parce que c’est plus simple. Bien sûr, Karev étant occupé avec la chirurgie du fils d’Olivia, il n’a d’autre choix que de reporter le rendez-vous. Et comme Owen n’aime pas l’attente, il obtient le privilège d’avoir Arizona qui s’occupe d’eux plus vite.

Arizona a elle-même quelques problèmes avec Sofia qui refuse d’aller à l’école et passe toutes ses matinées à pleurer. Owen lui propose donc de passer du temps avec elle et Léo pour arranger la situation, ce qui rassure Arizona encore perturbée par Carina préférant lui proposer des solutions beaucoup plus funs. Là voilà qui s’inquiète que Carina n’aime pas les enfants, quand celle-ci n’aime juste pas les enfants trop choyés comme son frère, car ça n’en fait pas des super adultes.

Et Arizona est forcée de voir qu’elle a raison quand Meredith demande de l’aide pour gérer Andrew et qu’elle lui envoie Carina pour le bouger.

Bon et pour en revenir à Owen, comme c’est un rendez-vous médical, la mère de Léo a aussi le droit d’être présente, mais tout le monde la prend pour une patiente du service de pédiatrie, à commencer par Amelia, parce qu’elle n’a que 15 ans. Et à 15 ans, elle est maman et a eu un bébé avec un dealer de drogue. Son dealer de drogue. Voilà donc Amelia qui s’embarque dans une conversation avec elle sur la drogue et qui envisage de devenir sa marraine pour qu’elle arrête la drogue. Elle en parle avec Richard, et j’ai trouvé cette intrigue beaucoup plus intéressante et originale que celle d’Owen et Léo.

En plus, voir Amelia se lancer dans ce rôle, c’est un renouvellement nécessaire pour le personnage, qui peut au passage devenir comme une seconde maman pour elle, et on a là une jolie famille dysfonctionnelle avec Owen.

Elle en parle effectivement avec lui et il est d’accord pour qu’Amelia et la mère de Léo s’installent chez lui. Oh lala, on arrive enfin à une intrigue où Amelia pourra être heureuse du bien qu’elle fait et laisser ses propres démons passés de côté. L’air de rien, elle était toujours la dernière de la chaîne de la drogue dans cette série ; et c’est cool de la voir reprendre le problème à bras le corps pour sauver quelqu’un d’autre. J’aime déjà beaucoup cette intrigue, et j’espère que ça continuera dans ce bon sens pour elle en saison 15.

La fin d’épisode relance autrement quelques intrigues pour la fin de saison : le changement de nom pour la fondation, Alex qui comprend que sa mère n’encaisse plus les chèques qu’il lui envoie depuis pas mal de temps et Roy qui revient avec son frère avocat et un procès contre l’hôpital. Normal. Là pour le coup, je suis totalement du côté de Roy, son renvoi par Richard, c’était du n’importe quoi. Et puis, si au passage ça peut envoyer Richard à la retraite… Bailey a d’autres choses à faire que gérer ses conneries, mince à la fin !

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Grey’s Anatomy – S14E20

Épisode 20 – Judgement Day – 17/20
Un épisode plutôt marrant qui part sur une intrigue assez classique de pas mal de séries, surtout du côté des soaps. Même si Grey’s n’en est pas un, ça fonctionne bien malgré tout. Ces quarante minutes étaient donc plutôt humoristiques, et c’est tant mieux : ça fait un moment qu’ils n’avaient pas fait ce genre d’épisodes. En plus, la suite sera forcément moins marrante avec les révélations apportées par cet épisode : sous le couvert de l’humour, il s’en passe des choses dans cet épisode !

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Dr Bailey had a cookie.

Allez, maintenant que j’ai vu et digéré la fin de Scandal, qui valait ce qu’elle valait et que j’ai un peu surnoté, il est temps de me consacrer au reste des épisodes du TGIT, à commencer par un Grey’s Anatomy qui commence bien avec une scène Jo/Meredith qui nous révèlent que le concours entre les chirurgiens aura lieu aujourd’hui même. Il était temps en effet d’accélérer cette intrigue à l’approche de la fin de saison, et ça se fait avec la journée « Grey Sloan Surgical Innovation Prototypes ». C’est bien, on peut difficilement faire plus long, quand même.

Un concours au sein de l’hôpital, c’est toujours assez marrant car ça réunit tout le monde et ça remet en perspective l’esprit ultra-compétitif de tout le monde. C’est une bien joli scène d’introduction en tout cas qui nous remet tout le casting dans la même pièce, et niveau écriture, c’est quand même une jolie performance de réunir tout ce monde et de réintroduire le projet de chacun de manière assez claire ; avec aussi la problématique des cas médicaux et des patients de chacun.

Quand cette scène passe son temps à nous montrer Arizona distribuer ses cookies à l’ensemble de l’hôpital, il est rapidement évident que ça va virer au problème collectif. Sans surprise, Arizona découvre donc que ses patientes lui ont offert des space-cookies, autrement dit des cookies avec de la drogue dedans.

Ma foi, je crois Grey’s n’avait encore jamais viré là-dedans, c’est une intrigue extrêmement habituelle pour plein de séries, et ça permet un bon humour au milieu des intrigues sérieuses. On commence par le projet de Weber, la baguette magique pour savoir si une cellule à le cancer ou pas, et il est chanceux de commencer car ça lui évite les cookies et lui permet d’aller à l’enterrement d’Ollie sans être drogué, ce qui est un plus quand même.

Sans trop de surprise, Katherine révèle que son père était accusé d’harcèlement sexuel par le médecin contacté par Amelia. Cela se sentait venir à des kilomètres, et je suis surtout heureux qu’Amelia ne soit pas dans la pièce avec les cookies, par rapport à son passé d’addict.

Heureusement, Arizona apprend vite la vérité sur les cookies et ça permet à Meredith d’isoler tous ceux qui en ont mangé, à savoir Maggie, April, Jackson, Catherine, Arizona et Andrew. Tous ? Pas vraiment : Arizona a déjà oublié qu’elle en a aussi donné à Bailey, et à un interne, et à Alex, et possiblement à d’autres n’étant pas restés dans la pièce.

Meredith fait tellement bien les choses qu’elle pense à confisquer les portables de tout le monde, mais pas à les enfermer ou les laisser sous surveillance. Il ne leur faut que quinze secondes pour tous se répartir dans l’hôpital.

Le harcèlement sexuel d’Harper Avery ? 13 femmes. Et bien sûr, April entend l’information, ce qui la perturbe surtout avec l’influence du cannabis. Le vrai problème, c’est que cela va remettre en question tout l’héritage du nom Avery, et donc possiblement les ruiner. Jackson se rend compte que c’est sa mère qui a passé sa vie à couvrir les actions de son père, et il est flippé.

Katherine se justifie comme elle peut, expliquant que l’argent qu’elle donnait aux victimes était une manière de leur donner quelque chose à quoi se raccrocher : si elles se plaignaient, elles étaient bonnes pour perdre leur job après tout.

De son côté, Bailey a donc eu l’occasion de manger un cookie ET de commencer à opérer un patient, ce qui est censé occuper Meredith… Jusqu’à ce que Bailey lui détruise par accident la main et que Jo soit forcée d’opérer à leur place à toutes les deux. Meredith en profite pour jouer les profs avec Jo qui n’est pas assez sûre d’elle et n’arrête pas de lui poser des tas de questions.

Elle finit par comprendre qu’elle a besoin du stylo de Weber, parce que ça l’aiderait bien à sauver la vie du patient. Forcément. Le stylo est bien utile et leur permet de sauver la vie du patient, avec une Jo se sentant digne d’une déesse.

Bien sûr, Meredith lui explique après coup qu’elle a été une superbe chirurgienne et pris toutes les bonnes décisions au bloc pour non seulement sauver son patient, mais en plus lui améliorer la vie.

Pendant ce temps, Bailey se retrouve coincée avec April qui lui révèle l’information sur Harper Avery, tout en prenant le temps d’écouter Bailey lui expliquer qu’elle a eu l’idée de son projet de concours grâce à un sextoy. Amusant. Quand Meredith les retrouve, elles sont parties loin, très loin, et ça marche bien côté humour.

Il n’empêche que c’est par elles que Meredith apprend la vérité sur Harper Avery et interroge immédiatement Jackson et Catherine. Ceux-ci ont justement des révélations à lui faire : pour gagner l’Harper Avery, Ellis a bien retiré le nom de sa meilleure amie du brevet, car celle-ci avait été harcelée par Harper. Autrement dit, si elle avait mis le nom, elles auraient été disqualifiées.

Alors que Jackson et sa mère espère contenir les choses, le scandale finit par éclater dans les médias, et ça remet en cause le nom Avery, et donc l’ensemble de la Fondation, des prix et de l’hôpital. Bref, les scénaristes surfent sans surprise sur la tendance Weinstein, parce que c’est ce que Shonda fait dans toutes ses séries désormais.

Plus les années passent, plus elle se politise, et ce n’est pas la fin de Scandal qui nous dira le contraire, d’ailleurs. Là au moins, je trouve que ça fonctionne bien et apporte une bonne dose de drama supplémentaire, même si les réactions paraissent extrêmes. La fin d’une ère ? Je ne sais pas si ça changerait grand-chose sur le long terme dans la vraie vie, surtout parce qu’il est mort.

Bon, autrement, Maggie n’a bien sûr jamais pris de drogue avant et elle le vit mal, ce qui permet quelques scènes comiques avec Arizona… Jusqu’à ce que cette dernière parle de Callie au lieu de Carina. Quant à Maggie, elle pense avoir perdu un foie de patient quand c’est celui d’un écran pour s’entraîner.

Tout aussi comique au premier abord est Andrew, qui a mangé plein de cookies et plus que les autres. Le problème, c’est qu’il finit par voir Bello et s’allonger dans une contemplation presque mignonne si ce n’était pas si flippant. Quand Maggie et Arizona déclare morte la « patiente » ayant perdu son foie, Andrew craque et pense Bello morte. Finalement, il aura droit de dormir sur le canapé de Meredith et Maggie le soir même, parce qu’il faut bien quelqu’un pour s’occuper de lui.

Weber revient de l’enterrement et découvre tout ce qui arrive, juste à temps : l’un des internes qui s’est pensé plus fort que la drogue des cookies se retrouve impliqué dans un bête accident qui mène évidemment à une blessure. C’est l’occasion pour que Roy finisse torse nu, parce que toutes les excuses sont bonnes pour ça en salle des scénaristes. Une fois un peu plus sobre, Roy se fait engueuler par Weber qui décide carrément de le virer car il a voulu s’occuper de patients en sachant qu’il était drogué.

Le simple fait qu’il soit drogué quand il prend la décision devrait pourtant jouer en sa faveur, car clairement, il n’était pas en état de prendre les bonnes décisions. Comme souvent dans la série, on vire pour de mauvaises raisons (et on garde ceux qui devraient être blâmés à de multiples occasions – et d’ailleurs, Arizona aussi devrait normalement être sanctionnée même si elle n’y est techniquement pour rien).

De son côté, Owen est paniqué car il va passer un test : on va lui confier un bébé pour la première fois. Il demande à Amelia de venir l’aider et tout ce qu’elle trouve à faire est de venir chez lui avec Alex qu’elle a trouvé totalement drogué en cours de route. Owen voit bien que c’est une idée terrible, mais bon, il la laisse faire quand même.

Bref, tout mène à la recréation de leur couple à un moment ou autre, à ce stade. Alex réussit à se présenter malgré tout à l’assistante sociale sans se planter, et il trouve même moyen de réconforter Owen dans son futur rôle de papa. Dans l’affaire, heureusement qu’Amelia est là pour faire tout ce qu’il faut.

Owen s’en rend compte et Amelia aussi : plutôt que de partir, elle décide de rester avec Owen et son nouveau fils. Ils forment une jolie famille et on voit bien où les scénaristes veulent en venir. La fin de saison devrait continuer de les rapprocher (ou les séparer définitivement) et s’attardait plus longuement sur Harper Avery.

> Saison 14