Station 19 – S06E14


Épisode 14 – Get It All Out – 18/20
J’ai trouvé que l’épisode avait des allures de fin de saison par moments et je ne m’y attendais pas : les intrigues avancent vite, on nous laisse des pistes dramatiques à tous les niveaux, on sent qu’on nous prépare un rollercoaster d’émotions… et on en a déjà un paquet durant l’épisode. Bref, c’était un épisode solide et vraiment cool à regarder. Un plaisir, comme toutes les semaines, finalement.

Spoilers

Maya et Carina se refont un premier rencard, tandis qu’Andy et Travis ne savent même pas qu’ils sont après le même mec.


It’s weird as hell, but I like it.

Comment ça, il y a eu trois épisodes de la franchise cette semaine ? Ne comptez pas sur moi pour rester à jour dans mes séries si vous me faites des coups comme ça. Il faut tout de même commencer par le commencement, et on a eu qu’un seul épisode de Station 19 malheureusement. Le début voit toute la caserne s’affairer à la préparation d’un bon dîner, et c’était étrange comme tout.

Ils sont tous heureux, dansent partout dans la cuisine, sans pour autant oublier les intrigues en cours : le regard de Maya envers Robert est gênant ; celui d’Andy envers son portable attendant une réponse d’Eli tout autant – surtout quand Travis en a, lui. Dans tout ça, Maya fait tomber de la sauce au sol à cause d’un autre pompier, et hop, l’alarme sonne.

En glissant sur la crème renversée, Jake s’explose le crâne, et le pire, c’est que je me disais justement que ça risquait d’arriver. Le problème n’est pas tellement sa chute, finalement, c’est qu’il oublie d’éteindre le feu sous une casserole au passage – et qu’il oublie de signaler à qui que ce soit sa chute.

Par chance, Vic reste à la caserne… mais elle reste bloquée au bureau de l’accueil pendant un long, long moment, sans se préoccuper de ce qu’il se passe à l’étage dans la cuisine. Quand l’alarme incendie s’allume finalement, il est trop tard pour sauver le repas. Tout est foutu. Entre l’eau qui tombe et l’extincteur, c’est foutu pour le repas.

Ce n’est pas si grave en théorie, sauf que pendant l’intervention, Andy et Theo se sont apparemment retrouvés à s’embrouiller – parce qu’Andy a fait plein de commentaires sur les décisions de son nouveau capitaine. Lui a l’impression de ne pas avoir de légitimité et qu’Andy le déteste d’avoir pris le poste qui lui reviendrait. Il serait bon d’expliquer qu’elle l’a refusé, tout de même.

Quand ils montent finalement dans la cuisine, c’est pour mieux découvrir l’état du repas. Quasiment aussitôt, Theo accuse Andy d’avoir laissé la casserole sur le feu, parce qu’il est sûr que quelqu’un a fait exprès de laisser le feu allumé pour qu’il passe pour un mauvais capitaine. Oh lala, c’est du grand n’importe quoi et Vic n’arrive pas à le calmer, évidemment. Tout l’épisode, il est insupportable avec son équipe, au point de provoquer des regrets à Andy qui sait qu’elle aurait pu avoir le job et s’éviter un capitaine si insupportable.

Elle s’en confie à Jack, qui clairement ne va pas bien après son coup à la tête – renversant de l’eau, étant un peu embrouillé dans sa manière de parler, tombant dans l’escalier… Je ne le sens pas. Il a beau être un pompier sachant très bien le danger du coup qu’il a eu sur la tête, il a beau être entouré de pompiers qui sont clairement entraînés à repérer bien des problèmes médicaux, il continue sa journée comme si de rien n’était. Bordel, Vic, sois plus attentive à ce qu’il se passe autour de toi.

Bon, je l’accuse, mais la pauvre passe tout son temps à faire le ménage (de la cuisine, de l’accueil) et à accueillir des gens dans la caserne. A l’accueil, justement, Travis confie à Vic qu’il a couché avec Eli, et ça la met dans la pire des positions possibles : elle sait très bien ce qu’il y avait entre Andy et Eli, puisqu’Andy lui a reconfié en début d’épisode tous ses sentiments d’impatience… Mais bon, elle n’a pas le temps d’en parler à Travis : Eli arrive et Travis part se cacher au plus vite.

Eli retrouve donc Travis dans la cuisine de la caserne… avec Andy. De toute manière, s’il débarque à la caserne, c’est surtout parce qu’il a une nouvelle importante à communiquer : il vient avec l’un des adversaires de Travis pour l’élection qui est prêt à se retirer de la course. Il souhaite juste quelques confirmations avant d’annoncer qu’il votera pour Travis – faisant de notre pompier le premier des sondages pour devenir maire. C’est magnifique.

En parallèle, Vic et Jack se retrouvent à s’occuper d’un adolescent qui vomit sur elle et affirme qu’il n’a ni bu, ni pris de la drogue. C’est effectivement la vérité : il a suivi un challenge avec ses potes qui consistait à manger des chips épicées, avec de la sauce pimentée. Tout se termine bien pour eux, avec Theo qui finit par s’occuper des trois adolescents quand Jack finit par expliquer qu’il ne se sent pas bien. Merci putain. Par contre, juste boire de l’eau, vraiment ?

Bref, les ados s’en vont et l’action se passe majoritairement dans la cuisine de la caserne, avec Jack qui va mal et Travis qui passe à deux doigts de la crise d’angoisse. Il ne se sent pas prêt à être maire et n’a surtout pas envie de se résigner sur certains points. Vic sent bien ce qu’il se passe et lui rappelle de ne surtout pas s’engager à suivre la politique des autres : il est là avec ses idées, pas pour son égo, et ne doit pas se laisser corrompre. Au passage, elle tente bien de parler de sa vie amoureuse ; après avoir essayé de faire en sorte qu’Andy lâche l’idée d’Eli… mais ce n’est pas si simple. Pfiou, ça va lui péter la gueule comme Jack se casse encore la gueule.

Jack finit par révéler ce qui lui est arrivé, devant un Theo qui se sent un peu con vis-à-vis d’Andy et insiste ensuite pour l’emmener à l’hôpital. Ah, d’où les trois épisodes ? On verra bien. En attendant, il reste à gérer l’intrigue de Travis et je suis bien content de le voir se retirer de la course à la mairie. Cela fait quelques épisodes qu’il est évident qu’il ne veut pas être maire et c’est une bonne chose de le voir s’assurer que ce pour quoi il se battait sera repris par un autre.

En revanche, Eli ne l’entend pas comme ça et se casse donc ensuite, pour aller supplier le futur maire d’avoir un emploi. C’est l’occasion pour Travis de faire de l’humour auprès de Vic sur le fait qu’il a couché avec Eli… devant Andy. La pauvre le prend forcément mal, mais elle a l’intelligence de ne pas s’en prendre à Vic – qui se retrouve à devoir expliquer la situation à Travis. La conversation finit en pleine intervention à Paris (pardon, c’est trop simple) : un camion poubelle est en feu et les pompiers galèrent à en éteindre les sacs, sans pour autant être vraiment en danger. Bref, la conversation peut avoir lieu en toute sympathie.

Loin de la sympathie, Andy s’en prend à Theo quand il revient sur place. Cette fois, elle ne supporte plus de le voir vouloir être un bon capitaine et s’en prendre à elle quand tout ce qu’elle fait est d’essayer de lui apporter son soutien par ses actions. Elle lui révèle enfin qu’elle aurait pu avoir le job et qu’elle l’a refusé. C’est une bonne chose pour que Theo commence à prendre conscience de sa stupidité et de son comportement insupportable.

L’autre bonne chose pour aider, c’est Travis. Cela sortait un peu de nulle part car on ne les voit plus être potes depuis un moment, mais quel plaisir de le voir lui faire remarquer qu’il n’a qu’à se concentrer sur son job de pompier et oublier le reste. Il en profite pour lui dire qu’il a quitté la course à la mairie, et je sens que ça risque d’être une belle manière de laisser Theo quitter son poste de capitaine qui ne lui va pas. On verra.

J’ai aimé la fin d’épisode qui voit Travis et Andy gérer la situation comme des adultes. Avec ces scénaristes, je m’attendais à une Andy lui faisant la gueule et je suis content de voir que ce n’est pas le cas. Content aussi que la bisexualité d’Eli soit un non-sujet. Moins content de voir que pour le moment, Travis et lui ne formeront pas un couple. Oui, je dis « pour le moment ». Ils ont passé trop de temps à construire le personnage d’Eli pour qu’il disparaisse si rapidement dans l’arrière-plan.

En parallèle, il reste à gérer les intrigues Maya/Carina et Sullivan/Ross. C’est vraiment bien écrit et géré cette semaine, même si ça commence par une scène qui m’a énervé énormément. On y suit Maya hésiter, puis appeler un représentant syndical, photos de Sullivan et Ross en main. Le simple fait de les emmener à la caserne montre à quel point elle n’a pas évolué, parce que le risque est énorme. J’espère que ça finira mieux pour elle et qu’elle appelle pour prévenir qu’il faut protéger Sullivan.

Sur le moment, ce n’était pas évident en plus. Elle est de toute manière interrompue par Carina, ce qui est une excellente chose. À la base, Carina débarque à la caserne pour un « premier rencard » avec Maya, mais très rapidement, comme toujours avec la série, le rencard tourne en intervention : Carina reçoit un appel de Pam qui a réussi à se coincer la main dans un distributeur de barres chocolatées et qui a maintenant des contractions.

La situation est marrante et complètement perchée – surtout la raison pour laquelle elle a la main coincée, qui est qu’elle voulait simplement manger, hein. Paye, comme tout le monde. Enfin, je dis ça, mais je crois que je n’ai jamais payé quoique ce soit à ce genre de machines ? Bref. Carina embarque Maya et Ben en intervention pour venir en aide à Pam. C’est l’occasion pour que Ben évoque ce qui est arrivé à Miranda en cliffhanger de la semaine dernière, mais aussi que Maya rencontre Pam, même si à aucun moment Pam n’apprendra qui elle est. Je trouve que les scénaristes passent à côté d’une scène qui aurait pu être marrante.

Cependant, la jalousie de Maya est loin d’être marrante, parce qu’elle m’a juste fait de la peine à comprendre bien vite que la situation n’était pas exactement normale entre Carina et sa patiente. Finalement, tout est bien qui finit bien : Maya fait confiance à Carina qui lui assure que Pam n’est qu’une nouvelle amie, parce qu’elle avait besoin de parler à quelqu’un et qu’elle se sentait seule ; Pam accouche d’un bébé en bonne santé ; sa main est libérée.

C’est merveilleux. Il ne reste plus pour Maya qu’à raconter à Carina ce qu’elle sait sur Ross et Sullivan, ce qu’elle fait, en précisant qu’elle veut vraiment récupérer son poste de capitaine… mais pas comme ça. Bordel. Il était important qu’elle le dise, et ça m’a fait du bien de la voir évoluer sur ce sujet. Il était à peu près évident que c’était le but du cliffhanger de la semaine dernière, mais bon, ça rassure quand même.

Le cliffhanger de cette semaine est plus étonnant et je ne m’attendais pas à ce que l’épisode coupe si abruptement : Maya confie l’enveloppe des photos à Andy. Plutôt que de lui en dire le contenu, non ? Je ne sais pas, c’est super gênant les photos qu’elle contient, en théorie, c’est leur collègue et leur cheffe en train de faire l’amour, t’es peut-être pas obligée de filer ça de mains en mains ? Bon, c’est une meilleure décision que de faire du chantage, évidemment, mais ça reste moyen. J’ai hâte de voir la suite de cette intrigue – mais j’imagine que ce sera pour la semaine prochaine, même s’il y a crossover avec Grey’s, ce qui me paraît possible vu que Jack est à l’hôpital (en bonne santé, d’après Theo). Voir Andy s’énerver des mensonges de Sullivan, en tout cas, ça faisait plaisir, surtout que ça permettait de retrouver son amitié avec Maya.

Cependant, Andy n’est pas au bout de ses surprises avec son ex-mari. En effet, Ross débarque à la caserne bien énervée et on ne sait pas pourquoi… jusqu’à ce qu’elle nous révèle qu’elle a reçu un appel pour approuver une demande de mutation pour Robert. Outch. Il décide de changer de poste et de se barrer de la caserne 19 parce qu’il ne peut y avoir de promotion : Ross refuse de lui laisser le poste de capitaine puisqu’ils couchent ensemble et que ça risquerait de se savoir.

Oui, cela risque même d’aller plus vite que prévu, et la pseudo rupture entre eux va être vite oubliée quand elle va croiser Maya et Andy. En attendant, Ross passe son épisode à essayer de comprendre Sullivan, mais moi, ça fait trois saisons que j’ai arrêté, je crois. J’ai un peu décroché de cette intrigue, j’avoue.

 

Station 19 – S06E13


Épisode 13 – It’s All Gonna Break – 18/20
J’essaie de ne pas trop surnoter parce qu’il y a une partie de l’épisode qui ne m’a pas intéressé plus que ça, mais bordel, j’ai adoré une intrigue (enfin, il faut que je nuance : on nous raconte un truc horrible, sauf que ça permet de faire passer un message politique nécessaire) et tous les twists de fin d’épisode. C’est bien simple, je trouve que ça permet d’éliminer quelques défauts des épisodes précédents et offre l’opportunité aux personnages d’évoluer. Reste à voir s’ils le feront correctement par la suite !

Spoilers

Carina et Miranda ont une journée de congé inattendue et politique, tandis que Theo prend le commandement de la caserne 19.


Mommy wants an abortion.

Quel plaisir de commencer son week-end par un nouvel épisode de la série. Ayant pris du retard ces dernières semaines dans la série, j’ai l’impression de voir plein d’épisodes de la franchise en peu de temps, en plus, c’est cool. Peut-être qu’il faut que j’arrête de m’obstiner à les voir le même jour… mais je me connais, ça n’est pas près de changer (enfin, si ABC les renouvelle bien). Bref.

L’épisode reprend une fois de plus par un footing de Théo. Si une bonne chose est de le voir recommencer à courir avec Vic, tout n’est pas rose pour autant, car il se montre beaucoup trop compétitif avec elle, sans vraiment de raison. De son côté, Sullivan est seul en début d’épisode, et c’est tout ce qu’on en retiendra pour cet épisode ;

On nous apprend aussi que Maya et Carina sont de retour dans le même lit ! En effet, Maya dort à l’hôtel avec Carina pour la rassurer suite à l’accident dont elle a été témoin. Cela dit, il ne faut pas en faire une montagne non plus : Carina voulait être rassurée, mais pas au point d’avoir Maya sous le drap avec elle ou de l’embrasser au réveil. Ou juste de la réveiller, en fait.

On sent bien la frustration de Maya, et on la comprend. Ensuite, Maya est totalement dans l’écoute de sa femme… et ce n’est pas le cas de cette dernière. Franchement, j’adore Carina, mais je la trouve désagréable avec Maya sur ce coup : on sent qu’elle veut entrer dans une phase de réconciliation et que l’italienne freine des quatre fers. Bon, qu’elle est autre chose en tête, je le comprends : Miranda et elle ont été témoins d’un grave accident, après tout, avec une voiture fonçant sur un médecin. Seulement, je trouve qu’elle va finir par pourrir son couple aussi à ne pas se montrer disponible pour sa femme quand elle est enfin en état de l’écouter. Qu’elles profitent l’une et l’autre de la vie !

Au lieu de ça, nous voyons Carina partir bien vite pour se rendre chez Miranda, où elle affirme avoir ce qu’elle lui a demandé… pour causer du trouble. Voilà qui plaît à Ben qui voulait armer sa femme d’un spray, contre sa volonté.

Il décide donc de les suivre et fait bien : il se rend compte qu’elles ont pris un jour de congé pour se rendre à une clinique « Balley ». Le but de la clinique ? A priori, faire croire aux femmes qu’elles vont pouvoir avorter car elles sont à la clinique Bailey, sauf que non. Bordel, c’est tellement vicieux comme concept. Cela ne m’étonne même pas.

Bref, en revanche, il est un peu surprenant de voir Ben se retrouver à devoir passer pour le mari de Carina, qui souhaite être avortée, avec le soutien de leur amie Miranda. Leur but ? Avoir un rendez-vous médical dans lequel elles auraient confirmation que la clinique refuse l’avortement aux patientes et les conseille mal. Cela permettrait d’en couper les financements.

C’est terrifiant, en tout cas, parce que rapidement, ce qui ressemble à une clinique d’avortement devient quelque chose de vraiment différent : on appelle Carina « maman » et on lui demande de confirmer qu’elle est enceinte avant de lui permettre d’envisager l’avortement. Il est vite évident qu’on ne veut pas qu’elle avorte à cet endroit. L’enfer.

Si Carina, Miranda et Ben sont loin d’être très discrets avec leur manière de gérer l’affaire, s’engueulant en permanence un peu partout dans la clinique et se trimballant avec un tube d’urine de femme enceinte (j’ai bien ri d’imaginer Miranda demander cette faveur à une infirmière enceinte), ils réussissent toutefois à être admis. C’est l’occasion de voir à quel point certaines personnes sont prêtes à tout pour éviter les avortements.

Le docteur Nancy qui les accueille est donc horrible, faisant bien attention de ne donner aucun conseil médical à Carina – parce qu’un conseil médical la poussant à ne pas avorter serait contraire à la loi de l’état. Elle refuse donc qu’on l’appelle docteur et souligne que les tests de grossesse sont des « fortune cookie ». Eh ben. En fait, elle met tellement d’importance dans le test dont le résultat doit absolument être lu par Carina que cette dernière finit par pleurer quand elle le voit positif.

Et ce ne sont pas des larmes d’actrice. Il s’agit de son premier test de grossesse positif, et la clinique est suffisamment forte pour lui faire prendre conscience de l’impact que c’est censé avoir de lire un tel test. Si Carina se sert de ses larmes pour faire croire qu’elle veut avorter, elle avoue tout de même la vérité à Miranda et Ben. Il y a quelques larmes, du chagrin et un sourire un peu forcé face à l’ironie de la situation. Je crois que je tiens le premier point de mon nouveau Bingo Séries, le point 15.

Nancy revient ensuite dans la pièce pour insister sur le fait que la grossesse est un petit miracle et pour ne donner aucun conseil médical : la clinique n’a pas le droit d’en donner, car il ne s’agit pas d’un lieu médical – elle peut juste proposer des soins pour la grossesse et l’avortement. Bref, Nancy est là pour brainwasher ses patientes et les faire envisager de garder le bébé, en maternant autant que possible ses interlocuteurs.

Difficile de garder son calme face à tant de mauvaise foi et un vocabulaire qui insiste pour faire de la grossesse une merveilleuse expérience. La tête de Carina m’a vendu du rêve pendant tout l’épisode, surtout qu’elle garde un beau self-control, contrairement à Miranda qui révèle rapidement qu’elle est médecin. Cela dit, Carina finit elle aussi par s’énerver et rappeler qu’elle ne veut pas d’enfant à une Nancy qui lui montre à quel point la clinique est prête à la soutenir dans la grossesse et l’aider à faire adopter l’enfant dans le pire des cas.

Finalement, Ben, Miranda et Carina n’en peuvent plus et entrent dans la confrontation directe avec Nancy, comprenant qu’ils n’arriveront pas à la faire craquer comme ils le souhaitent. Carina finit ainsi par révéler qu’elle est obstétricienne, qu’elle n’apprécie pas de voir Nancy se comporter comme un médecin avec sa blouse et ne pas prendre vraiment soin de ses patientes. Elle ne lui demande rien de son historique médical en tant que patiente, ce qui est quand même super craignos.

Après cette révélation et alors que Nancy appelle la sécurité, c’est finalement Ben qui s’énerve de découvrir que ses impôts permettent de payer ce genre de clinique. C’est à vomir, effectivement, surtout dans un Etat qui permet l’avortement. J’ai envie de critiquer les USA pour ça, mais bon, la vérité, c’est que je sens que je ne suis pas assez renseigné sur toutes les merdes de ce genre qu’on doit avoir chez nous aussi. Les séquelles psychologiques que ça doit laisser chez les femmes forcées de rester enceinte ensuite putain !

J’ai envie de croire que la série en rajoute une couche pour le bien de la fiction, mais comme dans les épisodes de Grey’s Anatomy de ces deux dernières semaines, je peine à le croire. Au moins, ils proposent une solution qui a ses limites, mais qui est tout de même bonne : une manifestation, tout simplement. Carina a appelé ses patientes/amies, qui viennent à cette fausse clinique pour indiquer aux femmes de faire demi-tour. Ce genre de manifestation peut vite déraper, mais l’épisode nous propose juste un happy end, avec une femme qui est redirigée vers la bonne clinique, pour faire le choix qu’elle souhaite.

En fin d’épisode, Ben se retrouve à peu près dans la même position que moi : il indique à Carina et Bailey qu’il n’aurait pas cru ce que Nancy leur a dit si on lui avait raconté que quelqu’un en clinique pourrait dire ça. Cela permet aussi de nous montrer une belle évolution pour Ben et Miranda, avec un passage d’une dispute de couple le matin à une autre le soir qui finit en réconciliations. Ils s’aiment et doivent apprendre à faire avec les décisions de l’autre – Ben prenant des risques comme pompiers, Miranda prenant des risques avec sa clinique.

Voir un couple si aimant donne aussi envie à Carina de retourner voir Maya, ce qui est rassurant. Carina se rend à la caserne en fin d’épisode pour parler à Maya et probablement lui dire qu’elle l’aime, mais Maya veut prendre la parole en premier, pour assurer qu’elle veut réparer leur couple. La bonne nouvelle, c’est que Carina le souhaite aussi, et qu’elle sait bien que Maya ne peut pas lire ses pensées.

Il reste un « mais » important pour leur couple : elle veut un couple solide, avec de vraies fondations. Cela fait du bien de les voir sourire pour une fois.                                                                                                                                        

Bon, j’ai fait le tour de l’épisode en laissant totalement de côté une grosse partie de celui-ci. Au moins, on sait la partie que j’ai préférée. Lorsqu’on retourne en début d’épisode à la caserne, c’est pour mieux découvrir la première journée de Theo en tant que capitaine. Je trouve ça bien naze qu’on nous le montre compétitif avec Vic en début d’épisode alors qu’il vient clairement de lui voler le poste l’air de rien, hein. Je ne savais pas si les scénaristes comptaient revenir dessus, cependant, parce que Vic était la seule à vouloir écouter Theo en ce début d’épisode.

En gros, elle ne participe pas au bizutage que les pompiers lui organisent – des confettis, un coussin péteur, son étiquette de nom à l’envers… – et l’écoute quoiqu’il dise. C’est toujours chouette de voir un bizutage pour un nouveau, ça nous rappelle qu’ils sont bien enfantins eux aussi. Pourtant, ils ont à traiter de vraies affaires d’adultes : l’alarme retentit rapidement et les mène à la première intervention de Theo en tant que capitaine.

Autant dire que ça ne se passe pas à merveille : ils doivent faire évacuer un immeuble qui risque de s’effondrer car un abruti s’amuse à en détruire les murs pendant une dispute. Le truc, c’est que l’abruti refuse totalement d’arrêter, malgré de nombreuses demandes de Vic et Jack. Si les demandes des pompiers sont répétitives et nombreuses, il y en a un autre qui fait de nombreuses répétitions : Theo, qui souhaite un point sur la situation toutes les trois secondes environ.

Il l’a dit en début d’épisode : il souhaite plus de communication. Pas évident dans certains cas quand on est pompier. Alors que les deux civils se retrouvent blessés par l’immeuble s’effondrant toujours un peu plus, Vic prend donc la décision de désactiver sa radio, ne supportant plus d’avoir Theo sur le dos comme ça. À l’extérieur de la caserne, c’est à Sullivan de faire entendre raison à un Theo bien désagréable, qui donne des ordres sans jamais écouter ses subalternes qui connaissent pourtant bien le métier eux aussi.

Theo finit par entendre raison face à lui… mais c’est un peu tard, surtout vis-à-vis de Vic. Sans trop de surprise, il la fait donc appeler en fin d’épisode dans son bureau pour parler de l’intervention. Celle-ci s’est bien terminée, mais Theo en veut à Vic d’avoir coupé sa radio. Là-dessus, les personnages se retrouvent bien vite à mêler vie professionnelle et vie perso, ce qui n’est pas évident à gérer pour un couple, j’imagine, surtout que Theo a désormais l’ascendant sur Vic.

Il est bon de la voir lui expliquer qu’il n’est pas vraiment dans la communication quand il s’agit de leur couple ou de dire la vérité à la cheffe Ross. Dur de ne pas être du côté de Vic dans cette conversation. J’adore aussi le personnage de Theo d’habitude, mais cette saison a trop tendance à le pourrir, comme ils ont pu pourrir Maya pendant pas mal de temps. À l’inverse, plus le temps passe, plus Vic est géniale.

Voir Theo lui reprocher d’être trop psychologue est carrément frustrant, car elle est géniale en tant que psy. La conversation entre Theo et Vic redevient rapidement professionnelle pour mettre un terme au perso, mais c’est Theo qui bloque le perso. Cela craint pour Vic. Au moins, il y en a une qui l’apprécie en tant que psy : Andy. Elle finit même par suivre le conseil de sa collègue et amie en acceptant un second rencard avec Eli.

De son côté, Travis demande d’avoir un peu de temps durant cet épisode au bureau de la caserne pour préparer l’élection avec Eli. Ce n’était pas intéressant à la base, parce qu’on insistait beaucoup sur de la politique, mais ça s’avère finalement être une partie amusante de l’épisode. On y voit Travis marquer plein de points lors d’un débat face à Dixon et un autre candidat dont on n’entend même pas le son de la voix.

Pour cela, pas besoin d’une vidéo dégradant l’image de Dixon comme ce dernier a pu le faire avec Travis (c’était bof comme image, en plus !). Non, il suffit de réparer un câble et d’insister sur la nécessité d’être pro-actifs face aux dangers et problèmes. Simple, efficace, Travis marque donc des points et sa côte de popularité s’envole, sous les yeux d’Eli rassuré de voir son candidat s’en sortir si bien.

Ils rentrent donc ensemble chez Travis pour célébrer cette journée victorieuse, avec Travis qui fait remarquer que ça fait vraiment du bien de se sentir désiré. Et là, la série bascule dans l’évidence : Eli et Travis s’embrassent, puis couchent ensemble. Dommage pour Andy qui voulait finalement son rencard, hein. J’adore l’idée. Le couple Travis/Eli est bien plus logique à mes yeux qu’Andy/Eli ! Je les voyais finir ensemble quand le personnage a été introduit, puis il s’est mis à draguer trop lourdement Andy.

La manière dont ça se fait pour Eli et Travis est beaucoup plus naturelle et fluide, je suis donc heureux de ce couple et du drama que ça apportera par la suite pour Andy/Travis. Je suis content aussi que ça ne finisse pas en couple Andy/Eli pour montrer que forcer tant, c’était naze. Et puis, je préfère mille fois Eli à Emmett pour Travis, hein.

Bon, autrement, en fin d’épisode, Sullivan apprend qu’Andy a refusé le poste de capitaine quand Ross lui a proposé, ce qui ne doit rien arranger à ses affaires de couple… Quand le couple lui-même est en péril : Dixon décide de venir voir Maya, maillon faible de l’ambiance à la caserne, pour lui remettre une photographie de Ross et Sullivan en train de coucher ensemble. Quel connard, ce Dixon ! Maya aurait mieux fait de déchirer l’enveloppe. Je n’aime pas la voir confrontée à un énième dilemme.

J’espère juste qu’elle sera plus intelligente et apprendra de ses erreurs : la chose à faire, maintenant, c’est d’en parler à Ross et/ou Sullivan pour les prévenir de la menace Dixon, pas aux syndicats pour se faire bien voir et avoir une promotion qu’elle regretterait ensuite. C’est clairement ce que souhaite Dixon, pour éliminer Ross de l’équation dans les élections où elle ne fait que lui mettre des bâtons dans les roues.

 

Station 19 – S06E12


Épisode 12 – Never Gonna Give You Up – 16/20
Difficile d’accrocher tout à fait à cet épisode tant il donne l’impression de perdre du temps dans la franchise. Pourtant, il est vraiment bon et propose de bonnes intrigues, avec des évolutions qui sont au choix géniales ou frustrantes, selon les personnages. En tout cas, ça fonctionne. Après, pour une fois qu’un crossover avait tout lieu d’être, la série décide de conserver son indépendance tout en faisant des références inévitables à l’hôpital, et ça finit par être de la torture affectant la qualité de l’épisode plus qu’autre chose.

Spoilers

Une influenceuse a un accident dans une grotte.


A mutiny, OK, you’re talking to the right person.

Dès le départ, l’épisode semble nous promettre d’enfin approfondir la relation entre Theo et Vic : il part faire du footing et laisse sa copine sans nouvelle de lui, refusant de lui répondre. Cela dit, il n’y a pas que Vic qui s’inquiète dans cet appartement : Travis aussi est de plus en plus inquiet et stressé. Il ne l’est pas par Theo, il l’est par son élection. Il se retrouve en effet à faire des cauchemars où il devient maire, et on sent bien que ce n’est pas si évident à envisager pour lui.

Pour le consoler, Vic lui assure qu’elle est là pour le protéger, avec une batte de baseball flippante et une énergie qui ferait peur aux agresseurs. Elle lui rappelle aussi qu’il risque de perdre son job le lendemain avec sa belle idée de suivre Andy lors de l’épisode précédent.

D’ailleurs, Andy est hyper stressée elle aussi. On la retrouve dans son appartement (elle en a un ?) en train de préparer comme elle peut sa journée du lendemain. Franchement, je me demande comment elle a pu se dire que ça pouvait être une bonne idée pour un rencard ce soir-là. Oui, Eli débarque pour l’emmener au restaurant et il se retrouve à devoir gérer sa crise. L’avantage, c’est que c’est son taf et qu’il peut reformuler facilement ce qu’il se passe : ce n’est pas une mutinerie, c’est une révolution. Cela sonne déjà mieux.

Vic est la seule immunisée de l’affaire, donc on sait déjà qu’ils ne seront pas tous virés. Andy, elle, pourrait l’être, franchement. Une fois à la caserne, c’est Ben qui remotive bizarrement les troupes, à dire qu’il est sûr d’avoir fait le bon choix. Il ne l’était pas tant que ça la semaine dernière dans l’épisode, hein. N’empêche que toujours est-il que la cheffe Ross demande à sa caserne de se réunir pour leur reprocher une nouvelle fois leur mutinerie.

Andy se décide finalement à l’interrompre à nouveau. Elle a toujours le même calme que celui de l’épisode précédent quand elle présente son affaire. Elle refuse de regarder Ross dans les yeux, mais elle lui explique qu’elle n’a fait que suivre le code des pompiers face à un pompier incapable d’être le capitaine sur scène. Ross n’a pas le temps de répondre que l’alarme sonne, leur permettant de les informer qu’elle est leur capitaine pour la journée. C’est une bonne chose, car j’adore l’actrice et le personnage.

Par contre, moi qui espérais une intervention avec une boîte aux lettres pour mon Bingo Séries, je suis servi. Les pompiers sont envoyés en pleine forêt, puis dans une grotte à la rescousse d’une influenceuse populaire – Travis la connaît – qui a eu un accident en live. Voilà qui promet. J’ai aimé les voir galérer à entrer dans la grotte, j’ai moins aimé le moment où à la radio on entend une demande de renforts à l’hôpital du Grey Sloan Memorial. Franchement, j’ai hésité pour une fois à laisser tomber l’ordre de diffusion pour regarder d’abord Grey’s Anatomy… et j’aurais peut-être mieux fait : on passe tout l’épisode à nous faire miroiter l’accident du cliffhanger précédent. J’ai juste envie de savoir si Addison va bien, moi.

Comme Carina était témoin de l’accident et qu’elle passe sa vie à la caserne, je me disais que bon, peut-être on aurait au moins un indice de ce qu’il se passe dans cette série. Ce n’est pas trop le cas avec cette intrigue dans la grotte où Ross et Sullivan utilisent finalement la ruse pour réussir à trouver leur victime : le live toujours en cours de l’influenceuse les aide bien.

La liaison radio beaucoup moins : Maya finit inévitablement par entendre que plusieurs médecins de l’hôpital ont été percutés par une voiture. Elle l’entend au moment où elle est suspendue au milieu du vide dans la grotte et nous fait une petite crise d’angoisse qui met en danger d’autres pompiers, notamment Andy la sécurisant, en face de sa cheffe. Ross s’énerve un peu trop vite à mon goût face à ce qu’il se passe, mais ça finit par être payant : elle parvient ainsi à remotiver Maya.

Celle-ci atteint donc, avec Travis qui l’aide aussi, un état de calme relatif, juste assez pour réussir à sauver l’influenceuse et son caméraman. On commence par le caméraman qui a la cheville cassée, adore entendre sa copine dire qu’il n’est que son collègue parce qu’ils sont encore en live et que leur relation est secrète et qui est sauvé rapidement. Bien sûr, l’important, c’est la relation secrète : il s’en confie à Sullivan alors que Ross est dans les parages, menant à un moment plutôt comique. L’homme s’inquiète de savoir si Sullivan pourrait vivre toute sa vie dans une relation secrète où il ne peut pas tenir la main de sa copine dans la rue. Ah-ah.

Sa copine ne va pas le rester longtemps de toute manière. Elle est absolument insupportable pendant tout l’épisode, tenant plus à son téléphone qu’à sa vie. Au départ, ça semble se comprendre et on se dit qu’après tout, c’est son moyen de revenu, son job et toute sa vie… Mais plus l’épisode avance, plus il apparaît que son obsession pour ses followers est pire que néfaste pour elle, pour son couple, pour sa survie.

Toute sa journée est filmée par son téléphone, heureusement, et ça permet à tout le monde d’apprendre la vérité sur ce qu’elle est vraiment, une narcissique qui est incapable d’écouter les conseils des pompiers, et notamment de Travis. Lui, il est filmé en train de faire de l’excellent boulot. La fin de journée termine extrêmement bien, inévitablement : il est une star des réseaux sociaux à nouveau, mais ça ne fait plaisir qu’à Eli. Travis continue d’être angoissé par la course à la mairie : peut-être qu’il ne voulait pas vraiment la gagner, finalement.

Pendant ce temps à la caserne, on retrouve Ben qui doit gérer l’arrivée d’un monsieur tout essoufflé. Comme il le reçoit juste après s’être inquiété pour Miranda, on comprend bien que le type risque d’être lié à ce qu’il se passe à l’hôpital. En attendant, le patient indique à Ben qu’une voiture a percuté une foule à l’hôpital, alors il inquiète Ben un peu inutilement.

Bizarrement, Ben insiste pour continuer d’appeler Miranda en boucle, inquiet pour elle. Le mec connaît la moitié du personnel de l’hôpital, mais bon, il ne pense pas à prendre des nouvelles de sa femme par l’intermédiaire d’un autre. En plus, il fait tout ça totalement au détriment du patient. D’un côté, on a Maya qui se fait engueuler par Ross, de l’autre, Ben qui passe son épisode au téléphone et passe à côté de l’état de santé de son patient.

Bon, ça ne dure pas et il en arrive à la conclusion qu’il s’est fait mordre par une araignée au venin vraiment problématique. Par chance, il tombe sur Ben qui est tout de même bien formé et réagit vite. Après, ça aurait été mieux s’il connaissait le code de l’armoire avec l’anti-venin, hein. Il finit par sauver l’homme, tout en lui indiquant bien qu’il est important de saisir le jour et de dire son amour à sa femme. Bref, il est encore inquiet pour Miranda.

Une autre intrigue voit Vic et Theo se retrouver à bosser ensemble pour des contrôles de routine. La vraie crise est pourtant leur couple, avec une incapacité totale à communiquer et un Theo qui continue de s’énerver toujours. Il n’est plus qu’une boule de nerfs à ce stade. Ils sont envoyés pour surveiller les quartiers riches, et ça énerve d’autant plus Théo qu’il a appris que l’enquête sur l’incendie de l’épisode précédent était déjà terminée. Sans conclusion bien satisfaisante : un incendie, ça arrive, surtout dans de vieux immeubles. En gros.

Cela énerve Vic à peu près autant que Theo, sauf que Vic, elle, décide d’agir, contrairement à lui. Elle change donc leur plan de route et retourne dans la boutique qui a cramé pour mener sa propre enquête. Theo et Vic trouvent ainsi un indice qui supposerait que le feu a pu être accéléré – contrairement à ce qu’indiquait l’enquête.

C’est une bonne chose, en vrai, parce que c’est exactement ce qu’ils cherchaient… mais Theo est encore énervé, pour changer. Il se rend compte que sans eux l’enquête n’avancerait pas, et ce n’est pas satisfaisant de savoir que les riches n’en ont rien à foutre des quartiers pauvres. C’est d’autant plus frustrant que Vic semblait avoir réussi à le calmer plus tôt. Ils arrivaient enfin à se comprendre… et on en revient à ce Theo insupportable.

L’enquête reprend pourtant de plus belle grâce à eux. Ils réussissent donc à prouver que l’incendie était criminel et ils essaient donc de convaincre l’un des pompiers spécialisés dans ce genre d’enquête de rouvrir aussi les investigations sur d’autres commerces du quartier ayant subi le même sort. Et il y parvient.

Tout ça est drôlement important pour la fin de l’épisode qui enchaîne sur quelques twists. Ainsi, de retour à la caserne, Ross complimente Andy et lui indique qu’elle a tout d’une leader. Mieux encore : elle est parfaite pour le rôle de capitaine en attendant le retour de Beckett. Si Andy est entièrement d’accord, elle refuse le job qui serait une nouvelle fois de l’intérim. Elle est persuadée de mériter un poste de cheffe à part entière.

Si je suis d’accord avec cette idée de base, je trouve que la négociation tombe vraiment au pire moment. Elle n’a pas le poids pour que sa demande soit entendue vraiment et elle passe donc à côté de son rôle de capitaine qu’elle veut tant pour un détail – vraiment. Fais tes preuves par intérim avant d’obtenir ce que tu mérites, aussi.

En plus, j’ai crisé quand elle a indiqué qu’à son avis, c’était Sullivan qui méritait le poste. Dans quel monde putain ? Je suis bien content du twist final improbable qui voit Ross finalement choisir de faire confiance à Theo en tant que capitaine. J’ai hâte de voir ce que ça donnera, parce que ça pue : on sait ce qu’il s’est passé la dernière fois qu’il était capitaine, et même si Travis est heureux d’être sous ses ordres, il arrive là pour de mauvaises raisons.

Ross le félicite en effet d’avoir persisté à mener l’enquête lui-même dans la boutique incendiée… sauf que c’est une décision de Vic. Il devient donc capitaine grâce à une décision de Vic, et il se garde bien de le dire à Ross. Le regard de Vic en dit long et promet pour la suite.

Mais pour l’heure, on veut surtout la suite de Grey’s Anatomy. Pour une fois, la franchise décide toutefois de ne pas faire un crossover tout de suite. On se retrouve donc avec une fin d’épisode qui voit Maya quitter son service, avec l’accord de Ross, pour se rendre en courant à l’hôpital. Ben fait de même, sans accord. Je m’attendais presque à ce qu’il se fasse renverser à son tour, pour le fun. Ce n’est pas le cas, heureusement, et on termine sur un plan de lui en train de courir à travers Seattle. Ils auraient au moins pu montrer son arrivée à l’hôpital, franchement.

Le suspense aurait été meilleur aussi si on n’avait pas su dès le départ que Carina et Miranda allaient bien, hein. Elles n’ont pas été renversées par la voiture en fin d’épisode et je l’imagine mal faire demi-tour.

 

Station 19 – S06E11


Épisode 11 – Could I Leave You? – 15/20
J’ai enfin vu cet épisode, tout finit par arriver ! J’en suis plutôt content, c’était un bon moment, je continue d’aimer les personnages. Bon, il faut bien souligner que la fin de l’épisode est trop précipitée et nous laisse bien sur notre faim, mais autrement, c’était assez classique pour la série. Bref, ça me va !

Spoilers

Une enquête s’intéresse à Beckett pour savoir s’il est responsable ou non de la mort du pompier lors de l’exercice d’entraînement.


You’re not getting us killed today.

L’épisode commence en plein milieu d’une action qui nous intéresse pourtant tous : Beckett fait l’objet d’une enquête pour comprendre ce qu’il s’est passé lors de l’entraînement qui a vu un pompier mourir. Tous les pompiers espèrent aussitôt que ça va se terminer par le renvoi d’un capitaine qu’ils détestent, mais Ross décide de leur rappeler qu’une enquête comme ça, ce n’est jamais que la routine. Mouais.

L’ambiance n’est pas au beau fixe pour autant : Theo n’a pas du tout envie de partir en intervention avec Beckett après ce qu’il s’est passé et ça risque bien d’arriver s’il n’est pas viré au plus vite. Le problème, c’est que son entretien se termine sur un Beckett mort de rire avec son inspecteur… Pas exactement un signe annonciateur d’un pompier sur le point d’être dégagé.

Pourtant, quand ils partent tous en intervention, Theo remarque que les mains de Beckett tremblent.

Maya débarque après la bataille, essayant de comprendre exactement ce qu’il s’est passé durant l’accident. Elle a toutefois son avis sur la question : pour elle, son capitaine s’est remis à boire après une courte période de sobriété. Maya en profite aussi pour expliquer à ses collègues qu’elle a acheté une bouteille d’alcool à Beckett quand elle n’allait pas bien. J’avoue que j’avais oublié ce grand moment de n’importe quoi de sa part, quand même… mais avec le recul, c’est un mouvement de dingue de faire un truc pareil.

En parallèle de tout ça, Andy se décide à avouer à Vic qu’elle a embrassé Eli. Cela ne surprend pas du tout sa collègue, forcément, mais je continue de détester cette relation. Même maintenant qu’ils sont plus ou moins ensemble, ça continue d’être n’importe quoi entre eux. Andy n’assume pas tout à fait ce qu’il se passe, notamment quand elle en parle à Travis.

Ils sont toutefois interrompus par une alarme qui indique un incendie… dans le quartier d’enfance de Theo. Et pire que ça, directement dans la boutique qu’il avait sécurisée avec Vic – enfin, que Vic avait sécurisé donc.

C’est d’autant plus problématique que Theo est envoyé sur place et que c’est là qu’il voit Beckett se mettre à trembler. Assez vite, les pompiers prennent donc une décision inédite et problématique pour Beckett : ils décident tous de suivre les ordres d’Andy. Beckett n’est clairement pas en état de diriger une opération pareille, avec toute une boutique en flammes. Il s’énerve bien sûr et tous ne sont pas sûrs de ce qu’ils font : Ben hésite clairement, ne souhaitant pas perdre son job.

Cependant, ce n’est pas le moment de traîner et tous finissent par prendre la défense d’Andy quand Beckett commence à s’exciter sur elle. C’est une bonne chose, parce qu’il se retrouve forcé d’accepter qu’Andy prenne le relai – de toute manière, il fait tomber ses affaires en descendant de camion, on sent bien qu’il nous fait n’importe quoi.

Ce n’est que le début du n’importe quoi : quand les pompiers finissent par se rendre compte qu’il y a encore une victime de l’incendie à l’intérieur de la boutique, il est trop tard pour lui venir en aide. L’entrée s’est effondrée, l’arrière de la boutique est impénétrable et c’est foutu pour eux. Theo se fait donc engueuler par tout le quartier, et particulièrement par la mère de l’homme coincé, parce que personne n’est en train d’aller aider son fils. Forcément. Sans trop de surprise, Beckett, qu’on a vu tourner autour de tous de manière bien grognon, décide alors de jouer les héros et de se lancer lui-même dans la boutique en flammes. C’est une décision complètement débile franchement.

Il se retrouve à son tour coincé… Mais l’avantage, c’est qu’il parvient à retrouver Ortega, l’homme coincé dans la boutique. Il s’allonge ensuite à côté de lui, en attendant l’arrivée des vrais secours. Vraiment, Beckett est stupide et est un danger pour tout le monde. Il semble surtout être un danger pour lui-même à ce stade, espérant clairement crever dans l’incendie.

Pourtant, il est sauvé par Sullivan. Dommage, hein. Il refuse ensuite d’aller à l’hôpital, mais Ben insiste pour l’y accompagner, parce qu’il le faut bien. Tout ça nous laisse malgré tout Theo complètement dépité par la situation : Beckett est toujours en vie, son quartier d’enfance est encore en train de brûler. Il avait pourtant fait tout ce qu’il fallait pour éviter que son ami se retrouve dans cette situation.

Concernant Beckett, Sullivan assure aux autres pompiers que ce n’était pas de la bravoure de se jeter dans les flammes comme ça – c’était plutôt un désir de suicide. Il ne le formule pas comme ça, restant volontairement flou sur ce qu’il a reconnu en lui.

En parallèle de tout ça, Vic est inquiète pour Theo, mais elle se retrouve coincée au bureau de la caserne. J’aime bien l’idée de toujours en retrouver qui soient coincés à la caserne… mais ça mène souvent à des intrigues pas bien crédibles. C’est de nouveau le cas aujourd’hui, même si ça partait bien : Vic reçoit Diane à la caserne parce que dans le cadre de Crisis 101, elle commence sa formation de psy.

Je trouve ça chouette de voir Vic se lancer là-dedans, car ça va bien au perso, mais j’ai peur que ça termine par moins de Diane quand même. Pour le moment, elle continue de se montrer indispensable : grâce à elle, on découvre un ascenseur dans la caserne (ils ne s’en servent jamais, non ?), on a une super scène où elle affirme être collègue avec Vic (il doit y avoir quelques problèmes d’éthique tout de même) et surtout, Carina est rassurée.

Oui, Carina est de retour à la caserne, parce qu’elle espère y croiser sa femme. Celle-ci est bien occupée par l’intervention du jour, donc elle n’est pas là pour elle, mais ça permet à Carina de rencontrer Diane… Bien sûr, elle a plein de questions pour la psy de sa femme, et de manière peu crédible, Diane finit par accepter de lui donner quelques réponses. En soi, le couple a moyen de s’en sortir, c’est Diane qui le dit… Il va juste falloir travailler sur la relation, et pas qu’un peu.

Une voiture débarque alors à la caserne et c’est… inattendu : la conductrice a un cerf sur son capot, et les bois de celui-ci dans son ventre. Aïe. Je vous l’avais dit : c’est n’importe quoi… Mais en même temps, ça faisait quelques bonnes blagues et une intervention qui permettait de nous montrer que Diane était bien un pompier elle aussi. Et puis, ça occupait Carina et Vic pour l’épisode, hein, tout en nous proposant des blagues sur les spasmes musculaires du cerf bien mort mais encore capable de bouger.

Finalement, ça montre aussi la capacité de Vic à être une bonne psy avec sa patiente devant Diane, en plus. Cette dernière m’a bien fait rire en fin d’épisode, en plus, à être toute contente de son intervention médicale. C’était chouette de la voir aussi heureuse et décoincée pour une fois, parce qu’il faut bien reconnaître qu’elle est toujours dans les pires galères possibles !

En fin d’épisode, elle est heureuse, alors que Carina nous fait une crise de larmes. Est-ce que ce ne serait pas quand même les hormones ? Le mystère va demeurer – a priori non, mais bon.

Autrement, Ross se renseigne sur l’enquête en cours concernant Beckett. Elle ne peut s’empêcher de remarquer qu’il est clairement protégé par la personne qui devait l’inspecter et qui le trouve sympathique. Gênant, comme tout : Mesnik, c’est son nom, décrit Beckett comme un pompier de la vieille école, comme eux.

Ross ne dit trop rien face à Mesnik, semblant aller dans son sens… mais le parasite ensuite en envoyant quelqu’un d’autre mener l’enquête. Ouf. Ross termine son épisode à la caserne, histoire d’engueuler tout le monde : elle gérait le problème et elle le faisait plutôt bien ; maintenant, retour à la case départ.

La soirée se termine mal pour les pompiers : ils sont tous déprimés de devoir envisager d’être virés. Andy s’en remet à Eli pour la faire sourire au moins… quand Sullivan, lui, a besoin d’un meeting ! Il envoie donc bouler Ross qui voulait le voir, mais après l’avoir envoyé bouler elle-même, parce qu’il voulait encore parler de Beckett alors qu’elle considère que cette rupture de la hiérarchie est une connerie pure de la part de ses hommes – et surtout de Sullivan en qui elle avait confiance.  

Maya, elle, ne peut pas en parler à Carina, en plus, mais elle se retrouve au moins à se confier à Ben. Ce dernier lui rappelle qu’elle avait une dépression nerveuse quand elle a acheté la bouteille à Beckett. Elle culpabilise, bien sûr, mais c’est déjà bon signe qu’elle culpabilise. Ben lui fait remarquer aussi que c’est la maladie qui a fait boire Beckett. Elle a fourni la bouteille, c’est sûr, mais il aurait bu quoiqu’il arrive. Certes.

L’avantage, c’est qu’on sent la réconciliation venir pour Maya et Carina. L’inconvénient, c’est que l’épisode se termine sur un froid entre Theo et Vic qui a l’air de s’installer de plus en plus. Theo refuse totalement de communiquer avec sa copine, et j’aimerais bien comprendre pourquoi, parce qu’il n’était pas comme ça avant. Cela dit, Vic insiste beaucoup, elle ne fait pas forcément le bon choix avec lui.

Sinon, Beckett décide de prendre du temps pour lui – il l’annonce à Ross, dit qu’il a parlé à son syndicat et… j’ai trouvé frustrant de ne pas en savoir plus sur le moment.