The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E01 – L’âme Perdue – 16/20

La série part dans un délire auquel je ne m’attendais pas forcément, mais qui est efficace pour lui donner une vraie identité qui tranche avec les autres séries de la franchise. Je trouve que les enjeux sont présentés plutôt clairement et que l’ensemble fonctionne bien. La photographie est magnifique, l’ambiance proposée est efficace et il y a une intrigue qui… m’intrigue. C’est beaucoup plus que ce que j’en attendais, et ça justifie la bonne note malgré un ensemble plutôt passe-partout pour l’instant. Je note par rapport à mes attentes, et c’est bien mieux que ce que j’attendais.

Spoilers

Daryl échoue sur une plage française, et ce n’était pas dans ses plans.


Why not bet on hope ?

Parfaitement, cet épisode d’une heure commence par une magistrale faute dès son titre pseudo-poétique en français incapable de foutre un accent correctement. Rien ne va donc, dès les premières secondes, surtout que la première réplique de la série va à Judith. Pas besoin de nous rappeler qui est Daryl et où la série l’a abandonné, puisque nous le retrouvons loin de tout.

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

L’arrivée

Le voilà perdu en pleine mer, proche des côtes françaises. Faudra qu’on m’explique comment il est possible de se retrouver attaché comme ça à un radeau d’ailleurs, et sans qu’aucun zombie sachant nager ne vienne le bouffer. J’imagine que la série devra le faire à un moment ou un autre, mais pour l’instant, elle se concentre sur l’arrivée de Daryl sur une plage. On le sent à bout de forces, mais ce n’est pas bien grave : il trouve de quoi boire sur la plage, puis commence rapidement à marcher vers l’intérieur des terres.

Il souhaite comprendre où il est et on le comprend plus vite que lui : il est en France, avec un joli panneau directionnel vieilli par la production pour l’occasion. En vrai, j’aime beaucoup ce que ça donne : les décors sont on ne peut plus français, mais on nous crame des véhicules un peu partout (remarque, ça aussi c’est français dans l’idée, ça n’a pas dû être compliqué à trouver) et on nous fout des cadavres au milieu de villes touristiques.

J’aime beaucoup comment les façades sont brûlées pour l’occasion et oui, je me retrouve à critiquer les décors plus que le reste, parce que c’est tout ce qu’il y a à commenter pour l’instant. Je veux dire, Daryl finit par trouver une bouteille Cristalline, des chips et un improbable magnétophone où un homme a documenté son voyage, en anglais tant qu’à faire.

Qu’importe. Daryl se met ensuite en tête d’essayer de retourner aux USA. Il enregistre donc son propre message, affirme qu’il essaie encore de rejoindre le Commonwealth en Amérique et regarde une carte lui permettant de comprendre qu’il est en France. Bien. Il se lance donc dans un périple pour retourner aux USA, et pour ça, il décide de prendre la route vers l’intérieur des terres, en passant par des rails. Je ne comprends pas bien le projet, je dois dire. L’intérieur des terres ? Mec, tu t’éloignes des USA là. T’es sacrément nul en géo, en plus du reste ?

Cela ne m’étonne pas. Après, c’est chouette. La série reprend les habitudes de la franchise, avec un personnage qui parcourt des rails pleins de cadavres et des paysages magnifiques. Je ne sais pas si vous le saviez, mais la France, c’est magnifique. Heureusement d’ailleurs : sans ces plans majestueux de la France, on se ferait sacrément chier. Montagnes, viaduc, Daryl fait un long trajet qui le mène dans une autre ville déserte.

Vu la longueur de son trajet, il a pourtant dû en croiser d’autres, en théorie. Qu’importe. La ville est déserte, mais ça n’empêche pas de découvrir que les zombies seront nommés ici « affamés ». Ben oui, Daryl entre dans le premier bâtiment avec les mots « attention affamés » qu’il croise. C’est… idiot ? Le mot « attention » est transparent, bordel, comment peut-il décider d’entrer dans le seul bâtiment avec un avertissement ?

Le pire, c’est que non seulement il fait ça, mais qu’en plus, il semble être surpris par le fait que des zombies l’attaquent à l’intérieur. Nous voilà donc face à la première scène d’action de la série. Elle est plutôt chouette en vrai, avec Daryl se débarrassant d’une dizaine de zombies. Le truc en plus, pour cette série, c’est que les zombies semblent radioactifs. Leur sang semble donc acide et quand un zombie attrape le bras de Daryl, il se brûle aussitôt.

Bon, ça n’empêche pas Daryl de s’en sortir. On peut alors passer au générique et… Clémence Poésy est là-dedans ? Je ne savais même pas, où j’avais oublié. Le générique semble proposer une extension logique à ceux de la franchise, avec des décors qui nous montrent toute la France et sont plutôt chouettes. Il va traverser la France, le Daryl. Soyons heureux pour lui – et pour les images qu’on va nous proposer.

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Maribelle & Guillaume

Après le générique, nous découvrons que Daryl a bien marché depuis son arrivée : il est en effet à 15 kilomètres de Lourdes. Moi, ça me fait rire, parce que j’avais cru comprendre qu’il arrivait par le Mont St Michel, mais non, non, il a débarqué par le sud de la France. Cela donne plus de choses à voir niveau paysage, j’imagine.

Et puis, il y a déjà pas mal de ruines qui donnent envie de se croire dans une apocalypse zombie après tout. Bon, par contre, quand Daryl parvient à traduire le panneau « Dieu vous aime » qu’une femme – Clémence Poésy, la voilà – a posé, il est surtout mort de rire. Deux choses sont à retenir : Clémence Poésy l’observe de loin d’une part et il y a un étrange « Pouvoir des vivants » qui semble apposé un peu partout en France. On sent qu’il y a donc une faction en place.

Daryl ne semble pas s’en soucier et finit par croiser les premiers français de la série. Il rencontre ainsi une certaine Maribelle, au français étrange (son « inquiéquiétez » me fait tellement rire… mais je me demande si ce n’est pas juste un problème de montage) et à l’intrigue encore floue. Maribelle explique donc que son grand-père, Guillaume, apparemment aveugle, est blessé à la cheville dans un anglais incertain.

C’est plutôt amusant, et voilà Daryl qui commence à faire confiance à ce duo improbable. Il les aide à s’en sortir face à deux hommes après quelques souvenirs de la seconde guerre mondiale partagée par Guillaume. Les deux hommes sont hostiles sans qu’on ne sache trop pourquoi, mais c’est une série apocalyptique, alors ce n’est pas surprenant. Daryl n’hésite pas, en tout cas, à venir en aide à Maribelle quand elle est sur le point d’être enlevée

C’est un peu n’importe quoi cette manière dont la série nous présente des personnages hostiles qui ne semblent pas si potes que ça entre eux finalement. Quand l’un est fait prisonnier par Daryl et est clairement sur le point de le mourir, le second s’en fout pas mal et tire directement sur Daryl. Voilà donc le héros de la série blessé, mais pas encore mort, hein. Forcément. Il peut même s’en sortir plutôt bien et est sur le point de tuer l’homme quand Maribelle le stoppe, lui demandant de conserver la poudre. C’est vrai que nous ne sommes pas aux USA.

Cela dit, on passe aussitôt à une scène où Guillaume révèle qu’il n’est pas si blessé que ça, qu’il a une très bonne vue finalement et que Maribelle n’est pas si friendly. Le duo s’attaque donc à Daryl, déjà blessé, vole ses provisions et est sur le point de le tuer quand soudainement… Daryl est sauvé par Clémence Poésy. Forcément.

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Le couvent

Après quelques incontournables flashbacks de Judith et de la quête de Daryl lancée en fin de saison 11, voilà donc Daryl qui se réveille au beau milieu d’un couvent. Pardon ? Clémence Poésy est une nonne maintenant. C’est à la mode, les nonnes dans les séries. Bon, on apprend vite qu’elle s’appelle Isabelle. Finalement, les zombies sont appelés aussi les « brûlants », mais ils ne sont qu’une sorte d’« affamés ». Ah, le vocabulaire des séries de la franchise, ça me vend du rêve. Au moins, Isabelle nous donne plein d’informations utiles : elle a un anglais impeccable et peut ainsi expliquer à Daryl ce qu’il en est. Le voilà dans un tout petit couvent, surtout après 12 ans d’apocalypse zombies. Pardon, affamés.

C’est tout petit, mais il y a encore des enfants pour s’amuser dans ce lieu étrange – même si on apprend un peu plus tard qu’il n’y en a en fait qu’un seul, qui s’appelle Laurent et qui a été éduqué par les nonnes. Et le père Jean. Allons bon. La série passe alors par l’immanquable plan du héros torse nu pour nous montrer toutes ses cicatrices. Isabelle n’est pas dérangée pour autant par la nudité de Daryl quand elle débarque. Elle lui explique un peu plus la mythologie derrière l’histoire française, avec une Union de l’espoir formée par les religieux du pays. Super.

En vrai, je le dis comme ça, mais j’aime bien tout ce qui est mis en place par la série. On sent que, contrairement à Dead City, le plan est de nous proposer une plongée dans une mythologie bien définie. C’est plutôt efficace : Daryl découvre le couvent en compagnie de Clémence Poésy et on commence à nous faire comprendre que, comme tout couvent qui se respecte dans une apocalypse, il y a toute une histoire de prophétie à accomplir.

Daryl ne soupçonne rien à la base : Isabelle en parle avec la mère supérieure uniquement, cette dernière comprenant qu’Isabelle voit en Daryl un élu. Contrairement à elle. Pendant que cette conversation a lieu, Daryl se retrouve à rencontrer Laurent. Concrètement, ce gamin est insupportable : il est présenté comme un petit génie à l’anglais impeccable, au français impeccable (et franchement, la série s’en sort bien pour le français en vrai) et aux connaissances scolaires très affinées. Franchement, il est déjà plus malin et intelligent que Daryl.

Pourtant, quand on nous dit qu’il doit faire des récitations à Père Jean sans nous montrer le père Jean, j’ai senti la couille dans le pâté venir. Cela n’a pas manqué : Père Jean est en fait un zombie désormais. Daryl finit par le découvrir et pète logiquement un câble, comprenant qu’il est temps pour lui de se barrer. Ce n’est pas exactement le plan qu’Isabelle avait en tête pour lui. Au contraire, elle espérait de lui qu’il prenne soin de Laurent, parce qu’elle pense que le gamin pourra être le Messie. Père Jean ? Les sœurs attendent qu’ils ressuscitent, tout simplement. Ben oui. L’apocalypse zombies est un test pour l’humanité, tout simplement.

C’est très chrétien comme vision des choses et ça fonctionne à peu près comme mythologie pétée. Bien sûr, cette histoire de Messie est plutôt risible, mais dans les dessins de Laurent, il y a eu récemment un dessin d’un homme perdu dans les eaux. C’est suffisant pour donner plein d’espoir à Isabelle. Elle finit par tout expliquer à Daryl, lui demandant d’emmener Laurent avec lui pour qu’il soit en sécurité et puisse accomplir sa prophétie.

Ce n’est pas si simple pourtant de croire en de telles sornettes et Daryl décide donc de se barrer. Oh, Laurent lui explique qu’ils se reverront, mais maintenant, il a un plan : Isabelle a parlé de rumeurs promettant qu’au Havre il y aurait des navires partant pour l’étranger.

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Le Sergent

En parallèle, néanmoins, les choses tournent plutôt mal pour Maribelle et Guillaume. J’ai bien aimé leur scène à traduire le journal de Daryl et se foutre de la langue anglaise, et ça a mené à un bon rebondissement : des soldats les retrouvent et cherchent à savoir ce qu’il est advenu des potes qu’ils avaient. C’est logique et bien sûr, leur leader est évidemment le frère de l’homme tué par Daryl et Maribelle.

Même si le duo ne veut pas parler à ces ennemis, ils n’ont finalement pas le choix. Un peu de torture, le meurtre un brin violent de Guillaume et Maribelle se met à tout raconter. Plus ou moins. Elle mène les soldats sur les lieux du crime, où le frère peut voir que celui qu’il cherchait est devenu un affamé. Il pète logiquement un câble et Maribelle en profite pour accuser Daryl et s’en sortir de cette galère dans laquelle elle est.

Comme il y a un flyer de Sœur Isabelle sur place, les soldats se rendent ensuite au couvent que Daryl vient juste de quitter. Bon, on comprend donc qu’il y a dans les régions deux groupes : les soldats violents et sanglants, les bonnes sœurs dans le couvent. C’est très clair comme opposition, assez simpliste, mais efficace.

Les soldats ont plus de pouvoir et de force que les femmes, ils peuvent donc entrer dans le couvent et poser plein de questions sur Daryl. Les sœurs feignent l’ignorance, cachent Laurent, font comme si elles ne savaient rien, mais ce n’est pas utile face à la soif de revanche du leader des guerriers. Et bien sûr, après un peu de suspense pas très efficace, les soldats trouvent Père Jean, forcément. Cela donne un moyen de pression au Sergent qui fait aussitôt du chantage à Isabelle.

Celle-ci refuse de dire ce qu’elle sait sur Daryl, alors le Sergent tue sans hésiter le zombie de Père Jean. Enfin, ce qu’il restait à en tuer, quoi. Laurent débarque de nulle part à ce moment-là, et le petit génie finalement, ne sait pas être un bon acteur quand il s’agit de jouer la tristesse. Le scénario n’est pas dingue en même temps, ça ne doit pas être simple. Laurent est aussitôt recruté pour être un guerrier pour Genet, qui qu’il soit. Cela fait peur aux sœurs, mais Daryl débarque alors juste à temps pour sauver tout le monde. C’est beau.

Les guerriers comprennent aussitôt que les sœurs cachaient l’américain et ça vire au combat, inévitablement. Les bonnes sœurs se font massacrer, mais elles sont prêtes à se battre malgré tout. Cela avait été introduit plus tôt dans l’épisode : elles avaient une armurerie dont elles n’hésitent pas à se servir contre l’envahisseur. Bon, ça me paraît être un massacre parfaitement inutile tout ça. Parlez, bordel, communiquez ! Cela aurait été plus simple… mais moins fun. Des bonnes sœurs avec des armes, c’est marrant.

Finalement, les guerriers cherchent Daryl dans tout le couvent, pendant que la massacre a lieu. Isabelle le sauve de justesse quand le Sergent le retrouve. Malgré tout, le Sergent parvient à s’enfuir. Oh, Daryl veut bien le tuer, mais la Mère supérieure le retarde et l’en empêche finalement. Pourtant, elle était blessée et finit par mourir de sa blessure.

L’épisode se termine donc sur quelques promesses : je doute que Maribelle ne revienne pas par la suite, le Sergent s’échappe et a un regard de vengeance en lui et Daryl… se met à vouloir avoir la foi. Il est donc prêt à emmener Laurent et papote un temps à Isabelle lors d’une veillée au coin du feu pour pleurer les mortes au combat. Allons bon. Le pire, c’est que je trouve ça sympa comme ambiance et comme enjeux. C’est plus efficace que Dead City en tout cas !

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Cliffhanger

Contre toute attente, la série achève son premier épisode par une scène au Havre où l’on découvre des hommes peu ravis de l’escapade d’un prisonnier. Une femme, qui a clairement le pouvoir, raconte un peu sa vie familiale pour expliquer qu’elle blâme le capitaine, pas l’équipage. Un docteur explique alors qu’il y a des expériences en cours sur les zombies. Un américain, le prisonnier qui s’est échappé, a lancé une mutinerie et a fait bien du mal aux expériences en cours.

Daryl est présumé mort, mais ce n’est pas suffisant pour la femme qui dirige les opérations. Elle décide d’envoyer ses hommes à la recherche de Dixon. Un américain en France, ça va vite se trouver après tout.

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> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Walking Dead : Daryl Dixon (S01)

Synopsis : Daryl Dixon échoue dans le sud de la France, mais on ne sait pas trop comment. Il compte retourner aux USA… mais bon courage !

Pour commencer, je dois avouer que je me suis laissé prendre par surprise par la sortie de cet épisode. Bien qu’annoncé pour septembre depuis un moment, je m’étais convaincu inconsciemment qu’il me restait quelques mois avant sa sortie et je me disais que j’allais en profiter pour commencer à rattraper mon retard dans les autres séries de la franchise. Finalement, non.

Pire que tout, je me disais que mon lundi matin allait être consacré à la sortie d’articles sur le blog, et finalement je me retrouve à regarder le premier épisode en sachant que je n’aurais pas le temps d’en publier la critique. C’est fou, la vie, non ?

Non, pas vraiment. Ce qui est fou, c’est d’annoncer un spin-off sur Daryl avant même la saison finale de la série, assurant de la survie d’un personnage que j’aurais aimé voir mourir. Et en plus, le tournage a eu lieu en France ! Je suis curieux de voir ce qu’ils vont trouver pour justifier la présence de Daryl si loin des USA et j’ai l’impression d’être déjà spoilé de plein de choses à cause de photos de tournage sur les lieux extérieurs – notamment à la Défense. Je suis sûr que ce sera pour le dernier épisode !

Qu’importe ! Cela me rend curieux de savoir ce que la France est devenue pendant cette apocalypse. Après tout, c’est bien le seul truc positif de ces multiples spin-offs : ils envoient les personnages un peu partout et ça nous permet d’en découvrir plus sur l’univers étendu de la franchise. Et de savoir comment partout dans le monde appeler les zombies sans utiliser le mot zombies.

Note moyenne de la saison : 

Station 19 – S06E18 – Glamorous Life – 18/20


Ah oui, c’est vrai que c’est une fin de saison et il faut bien se rappeler de ne pas l’oublier. L’épisode vient apporter une jolie conclusion à pas mal d’intrigue et est de plus en plus dramatique au fur et à mesure qu’il avance, avec des intrigues qui s’entremêlent et des décisions scénaristiques qui permettent de mener à des dernières scènes très réussies. Il n’empêche que l’épisode prend son temps au départ pour que d’un coup tout s’effondre, ce qui fait qu’on est sur une qualité quelque peu fluctuante. Bref, ça reste un ajout solide à une saison qui l’était tout autant.

Spoilers

Le bal des pompiers est le théâtre de cette fin de saison.


You are oficially the new captain for Station 19.

Qu’il est difficile de se faire à l’idée que c’est le dernier épisode avant au moins six mois ! Il faut pourtant bien s’y faire et je n’ai pas envie d’attendre beaucoup plus longtemps : la série est déjà en trend sur Twitter, je sens que je vais me faire spoiler si j’attends trop avant de me plonger dans ce dernier épisode de saison. Il commence par des plans de Seattle que nous n’avons pas l’habitude de voir, honnêtement.

Firefighter’s ball | Maya & Carina | Le poste de capitaine | Jack | La soirée | Dixon | Cliffhangers | Bilan de la saison

Firefighter’s ball

Je n’avais pas capté que ce serait le sujet de ce dernier épisode, mais voilà, la série commence par nous plonger cette semaine dans la soirée organisée pour la remise de médaille de Ben. Cela permet de refaire le tour du casting et de proposer des moments étranges où Jack emmène la remplaçante de Ben alors qu’ils ne se connaissent pas tellement et où Andy et Vic partagent une photo avec Eli et Travis, plus heureux que jamais en couple. On n’a même pas eu un moment entre Andy et Eli, franchement. Oh, et notons que Sullivan débarque seul au bal, c’est marrant.

A l’inverse, Ben et Miranda débarquent ensemble, même si Miranda a clairement la tête ailleurs : elle veut se rendre au plus vite à Boston, où elle doit présenter la cérémonie d’awards… Bon, le crossover est un peu inutile à ce stade. Leur conversation est interrompue quand Kitty Dixon débarque à nouveau et empêche Miranda de s’intéresser de trop près à une villa de vacances – le bal est l’occasion apparemment de se financer des vacances à gagner. Et Kitty veut vraiment une villa avec son mari, apparemment.

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Maya & Carina

Assez vite, on remarque que Maya et Carina sont très en retard à cet événement. La raison ? Carina n’a pas de robe pour l’événement car elle n’était pas sûre d’y aller. Après un rapide détour par sa garde-robe avec sa femme, il est décidé qu’elle portera sa tenue de mariage. Avant ça, il faut encore la déshabiller et on sait comment ça va se terminer. C’est con pour Maya qui venait de refaire sa coiffure apparemment.

Une chose est sûre : elle ne sera pas au bal pour le reste de l’épisode, puisqu’elles passent leur temps au lit avec Carina. Elles en reviennent assez vite à leur envie de faire un bébé, et c’est cool. Ce n’est qu’après tout ça qu’elles se rendent au bal, arrivant bien en retard comme on le reverra par la suite.

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Le poste de capitaine

Au bal, Andy se jette sur le maire pour tenter de le convaincre que Ross est vraiment la meilleure cheffe possible pour les pompiers. Elle fait tout ce qu’elle peut pour s’assurer que la politique ne vienne pas tout gâcher. Elle est toutefois interrompue par le nouveau chef des syndicats. Andy peut au moins enfin avoir un moment avec Eli, histoire de lui reprocher d’avoir séduit Travis et se servir de ça pour faire pression pour qu’il soutienne à son tour Ross.

Un autre pompier en retard pour le bal est Theo : il débarque bien énervé après Vic qui a oublié de lui dire qu’elle venait au bal avec Andy. Elle est totalement dans l’abus, en vrai, mais Theo n’a pas à s’énerver tant que ça non plus. De toute manière, Theo est insupportable dans tout l’épisode, encore une fois, alors je me dis que Vic a peut-être bien fait de le planter.

Theo a ses raisons d’être énervé aussi quand il apprend par Andy qu’il n’a pas son poste de capitaine. Andy préfère en effet l’en informer plutôt qu’il ne l’apprenne de quelqu’un d’autre. Si je vois pourquoi elle le fait, le lieu est tout de même super mal choisi. On remercie Natasha d’avoir fait de la merde en choisissant une telle soirée mondaine pour prendre sa décision la plus importante. D’ailleurs, Natasha fait de la merde jusqu’au bout à cette soirée.

En effet, alors que Théo s’énerve contre Andy ; Sullivan, lui, est énervé de l’apprendre de Ross. Elle essaie de profiter de l’occasion pour lui souligner qu’ils peuvent à présent être en couple de manière officielle, mais Sullivan ne le prend pas comme ça, apparemment. Il se sent mis de côté par sa copine et il ne souhaite pas qu’elle reste sa copine – bim, petite rupture attendue de fin de saison, même si on sent que ça ne durera pas.

Le poste de capitaine finit par provoquer des remous sur toute la soirée : quand la table de la caserne est désespérément vide, Vic part à la recherche d’Andy pour mieux apprendre la nouvelle. En bonne amie, elle veut aussitôt que tout le monde soit au courant et elle balance l’information avec joie – mais elle dégomme au passage la parade de Theo qui se faisait mousser par ses anciens collègues. Il se barre aussitôt, suivi par Vic. Sullivan le prend mieux que Theo au moins et organise au passage un petit toast pour son ex-épouse.

Forcément, tout ça se termine en dispute entre Vic et Theo. Je suis blasé par ce couple. Je les adorais ensemble, mais cette saison nous a transformé Theo en connard depuis quelques épisodes, et ça ne va pas en s’arrangeant. Je comprends son énervement parce que Vic ne le soutient pas, mais il ne mérite pas spécialement d’être soutenu car il était loin d’être un bon capitaine à la jouer solo en permanence.

Vic finit par dire à Theo qu’être en couple avec lui est une corvée, parce qu’il ne veut que parler de son poste de capitaine. De son côté, Theo lui reproche de toujours vouloir avoir raison. Clairement, ce n’est pas le bon moment pour avoir cette conversation, parce qu’ils sont toujours en plein bal. Bref, il y a de meilleurs endroits pour rompre, il me semble, mais quand tu n’es même plus capable de contrôler tes disputes en public, j’imagine que la rupture est une meilleure chose. Vic finit même par dire qu’elle est soulagée de la rupture à un Sullivan qui la comprend bien. Le problème, c’est que Theo, lui, est compris par la nouvelle insupportable du nom de Kate, qui a entendu une partie de la dispute entre Theo et Vic… Heureusement qu’elle est venue avec Jack !  

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Jack

On le voit en début d’épisode et ça se confirme vite, Jack est en rencard avec Kate, la pompier qui remplaçait Ben. C’est parfaitement insupportable, parce qu’elle est toujours aussi conne, dans chaque plan de l’épisode. La pompier ne s’intéresse absolument pas à ce que lui raconte Jack, ou tout ce que fait Jack en fait, alors même qu’une serveuse enceinte s’effondre à ses pieds en renversant son plateau. La serveuse est enceinte jusqu’au cou et sympathise rapidement avec lui, allant même jusqu’à lui confier qu’elle compte faire adopter le bébé. Ah.

En d’autres mots, Jack continue d’errer pendant tout l’épisode, comme il a erré dans toute la saison. Il se voit confier une mission par la femme de Dixon, qui s’inquiète d’une odeur étrange en cuisine. C’est l’occasion pour lui de retomber sur la serveuse enceinte et de rencontrer le chef cuisto – un acteur à la tête suffisamment connu pour savoir qu’il aura un peu d’importance pour la suite de l’épisode.

Rapidement, Jack est forcé de faire évacuer la cuisine, parce qu’il se rend compte qu’il y a de la fumée et qu’il pourrait y avoir un feu à l’intérieur des murs. Il n’en faut pas plus pour que des pompiers se mettent au travail, et ça tombe bien, il y a plein de pompiers dans la salle d’à côté. Ross et Andy débarquent ainsi, faisant officiellement d’Andy la capitaine en service. C’est cool, mais une vraie décision officielle avant ça aurait pu être la bienvenue.

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La soirée

Cet incendie en cuisine est apparemment maîtrisé, mais il retarde toutefois le programme officiel de la soirée, et ça énerve Miranda, qui veut juste aller à Boston. Elle décide de remettre elle-même la médaille à son mari. Kitty Dixon essaie bien de l’en empêcher, mais il est difficile d’empêcher Miranda de parler quand elle le souhaite. Elle fera une excellente présentatrice d’awards, parce qu’elle improvise un super discours pour son mari et pour lui remettre sa médaille. Franchement, il n’est pas évident d’improviser aussi bien un discours sur les héros. Elle voulait qu’on les remarque et qu’on les regarde ? Eh bien, c’est réussi ! Les scénariste sen profitent pour réaffirmer l’amour entre Ben et Miranda, et c’était chouette.

Ce n’est pas exactement une situation de fin de saison très stressante, mais ça fait du bien parfois d’avoir un peu de cheesy au sein d’une diffusion de trois épisodes qui promettront forcément leur part de stress par la suite. Ben est incapable de faire aussi bien que sa femme au micro, pleure un peu et hop, voilà qui est fait.

C’est con pour Maya et Carina : elles arrivent en retard – et j’adore le fait que la série nous remette Carina dans son costume de mariage, parce qu’il est magnifique – et l’incendie fait qu’elles n’ont pas le repas qu’elles espéraient pour se remettre de leurs ébats. Bon, elles au moins le dessert pendant la soirée dansante.

Alors que la soirée dansante bat son plein, Andy se rend en sous-sol avec le nouveau chef des syndicats, histoire d’apprendre à faire connaissance avec lui… mais aussi de vérifier qu’il n’y a pas un incendie plus important. Bordel, c’est une fin de saison, ça ne peut pas bien se passer. Assez vite, ils comprennent qu’il y a eu un problème de court-circuit, qui finit par les obliger à couper le courant. Vraiment, on est sur la meilleure soirée possible pour le bal des pompiers.

De son côté, Jack retombe sur sa serveuse enceinte qui finit par reconnaître qu’elle est en plein accouchement. Elle n’est toutefois pas prête à être maman, pas prête à remettre son bébé à quelqu’un d’autre parce qu’elle n’a pas choisi de famille et pas prête à accoucher ; Jack décide toutefois de s’occuper d’elle ; Il la rassure comme il peut et va chercher ses clés dans le vestiaire.

Il fait tellement de bruit au passage que je ne comprends même pas comment il est possible que Theo et Kate ne l’entendent pas arriver avant : il les surprend en train de se rouler des pelles en cachette dans le vestiaire. Putain, mais n’importe quoi le Theo et insupportable la Kate.

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Dixon

Pendant ce temps, le bal continue de battre son plein, avec des gens qui dansent en toute innocence. On leur balance un « Jump on it » qui met en danger tout le monde : chaque saut provoque une fissure dans le sol qui menace de s’effondrer. Andy débarque pour dire à tout le monde de s’éloigner… mais c’est trop tard.

Une fois de plus, Jack se cogne la tête, mais eh, il ne tombe pas totalement jusqu’au sous-sol. Malheureusement, la femme enceinte, si. Dixon et Ross, qui étaient plus ou moins en train de s’embrouiller car ce bâtard de Dixon était là pour se moquer d’elle, se retrouvent aussi sous les décombres. Au moins, Sullivan se rend compte qu’il est toujours amoureux d’elle comme ça.

Aussitôt, Andy constate l’ampleur des dégâts et attrape un micro et se met à donner des ordres à tout le monde. Voilà tout le monde dans de merveilleuses robes de soirée et costumes qui doivent jouer les pompiers et être évacués. Cela faisait de bonnes scènes. Ben et Miranda sont en sécurité au moins, hein ? Eh bien non. Ben apprend ce qu’il s’est passé et Miranda fait aussitôt demi-tour, pour prêter main forte à la famille de son mari.

Dixon est finalement dégagé de sous les décombres. Il est tout de même sous des morceaux de bétons qui ne sont pas rassurants pour sa survie, mais eh, Travis s’occupe immédiatement de lui. C’est l’occasion de mentionner à nouveau Emmett et d’avoir Dixon qui se rend compte qu’il est l’heure d’être sympathique avec Travis. Il serait temps, hein. Dixon qui supplie Travis de ne pas le laisser mourir, c’était quelque chose. C’était aussi inutile. Travis refuse de lâcher prise et pourtant, il est clair que Dixon est mort très rapidement, malgré le massage cardiaque du pompier et les injonctives de l’épouse de Dixon refusant de le voir mourir. Andy finit par réussir à arrêter Travis, qui était encore en train de s’acharner. Elle gère très bien la situation. Les scénaristes aussi : on est presque triste pour Dixon. Presque, faut pas déconner.

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Cliffhangers

Miranda et Ben reviennent à temps pour se rendre utiles, Carina s’occupe de la femme enceinte, Sullivan dégage Ross de sous les décombres, en s’énervant plus que jamais quand il ne la trouve pas immédiatement malgré son SOS. Le petit ralenti qui arrive n’est pas rassurant du tout. Il finit par retrouver Natasha, mais celle-ci est clairement mal en point. Je ne suis pas prêt du tout à la voir mourir, j’espère qu’ils ne vont pas déconner tout de même. La voir inconsciente comme ça, ça n’avait rien de rassurant. Cela dit, il fallait qu’elle se réveille pour que l’impact dramatique soit au top : ils auraient été déjà réconciliés, elle serait morte. Ici, elle peut se réveiller et embrasser Sullivan, au moins.

Du côté de la femme enceinte, Carina en robe de mariée se met à faire le massage cardiaque nécessaire pour sauver cette maman en devenir. Il faut finalement opérer la femme pour que le bébé puisse venir au monde, parce qu’elle n’est pas en état d’accoucher. La mère est sur le point de mourir, ce bébé n’a pas de famille, Carina et Maya sont présentes toutes les deux pour l’accouchement ? Eh, on sait ce que ça veut dire. Ben et Carina réussissent à faire venir au monde le bébé et on en reste à peu près là sur cette intrigue pour l’instant.

De son côté, Kate est sous les décombres aussi. C’est Vic qui la retrouve et se retrouve à devoir la sauver, avec l’aide de Jack et Theo. C’est plutôt comique de voir comment les scénaristes s’arrangent pour réunir ce petit quadrilatère amoureux qui ne sait même pas l’être, mais ça ne l’est pas tant que ça quand on voit que Jack n’est pas bien au point. Une fois de plus, les scénaristes font comme si de rien n’était et ça souligne surtout un Jack qui refuse d’être touché par Theo…

Seulement, c’est une fin de saison et ça fait quelques épisodes qu’on nous indique que Jack ne va pas bien. Alors qu’Andy reçoit les compliments d’un peu tout le monde au moins, avec l’évacuation des derniers blessés, Ben qui doit tout de même essayer d’aller à Boston et Jack qui est content de la féliciter, Jack finit donc par s’effondrer.

Le cliffhanger nous le laisse entre la vie et la mort, et sincèrement, les scénaristes ne savent tellement pas quoi faire de son personnage que je ne suis même pas sûr que ce soit une bonne chose qu’il survive. J’imagine que ce sera le cas, mais en même temps, ABC fait des économies sur ses séries et la prochaine saison ne sera qu’en janvier… Peut-être que se séparer d’un acteur leur permettra d’atteindre leur but ?

Firefighter’s ball | Maya & Carina | Le poste de capitaine | Jack | La soirée | Dixon | Cliffhangers | Bilan de la saison

EN BREF – Cette saison est passée bien trop vite à mon goût ! Remplis de drame, d’émotions et de rebondissements captivants, les épisodes ont présenté bien des situations intenses qui ont mis les pompiers de la caserne 19 à l’épreuve. Les personnages ont évolué dans leurs intrigues respectives, faisant face à des défis personnels et professionnels plus ou moins intéressants – Maya et Carina, ça a trainé en longueur, Sullivan, je ne l’aime pas et il me pourrit trop souvent Ross, le poste de capitaine, je n’en peux plus, j’espère qu’Andy va le garder maintenant qu’elle l’a !

Le renouvellement de la série pour une septième saison ouvre la voie à de nouvelles opportunités pour approfondir les intrigues et permettre aux personnages de continuer à évoluer. La saison 6 a ainsi offert un bon divertissement, avec des moments émotionnels et des rebondissements, préparant le terrain pour la suite des aventures de la caserne 19 ; c’est une saison à la hauteur des précédentes, malgré quelques longueurs.

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Station 19 – S06E17 – All These Things That I’ve Done – 15/20


L’épisode met un terme à certaines intrigues entamées depuis un moment, tout en préparant très clairement le terrain pour l’épisode final de la saison. C’est efficace comme tout : on sent que la saison touche à sa fin, mais elle a encore quelques surprises en stock et de quoi assurer ses arrières pour une saison 7. Et ça, ça fait plaisir après six saisons ! Par contre, moi, je l’ai vu au mauvais moment, je crois, j’ai eu du mal à me mettre dedans.

Spoilers

Il est temps pour Seattle de changer de maire !


It’s no secret I want to be captain more than anything.

Claqué par une semaine de travail ? Rien de tel qu’un petit épisode pour s’en remettre ! Vous me pardonnerez les fautes nombreuses et les raccourcis en cours de critique, je fais ce que je peux, mais eh, j’ai eu envie de voir l’épisode malgré la fatigue. Pourquoi toutes mes critiques commencent-elles comme ça dernièrement ?

L’élection | Beckett | La médaille | Jack | Capitaine(s)

L’élection

Le début d’épisode met plutôt de bonne humeur, avec les pompiers qui organisent une fois de plus la caserne pour la transformer en tout sauf une caserne : c’est le jour de l’élection du maire et tout le monde va pouvoir venir voter à la caserne 19, évidemment. En vérité, c’est une idée brillante de Ross, qui a aussi décidé de renouveler l’équipement pour les femmes pompiers, sachant bien que ce sera plus agréable pour elles d’avoir des vêtements plus adaptés à leur morphologie.

Si elle fait tout ça, c’est parce qu’elle sait qu’elle ne gardera peut-être pas son poste pour bien longtemps. Partant de là, autant débourser le fric qu’elle garde habituellement. Ross profite de son passage à la caserne pour féliciter Travis pour son attitude positive et le changement qu’il a apporté à la ville de Seattle. Cependant, leur joie est de courte durée lorsque le couple Dixon arrive, parce qu’il pourrait causer des problèmes à la caserne.

En vrai, Natasha s’en tire bien pour l’opération com. Les sourires de façade continuent tant qu’ils sont pris en photo, mais elle répond à ses menaces de la virer s’il gagne par des menaces de révélations sur l’ensemble de son passé. Elle gère, je l’adore… contrairement à Dixon, qui définitivement ne sert à rien.

De son côté, Travis continue de soutenir la candidature de Robel, son ancien adversaire pour qui il s’est retiré de la course. Il a toutefois mal à la gorge en chemin pour aller l’aider et Vic lui apporte tout son soutien, à base de blague sur ses futures retrouvailles avec Eli au cours de la journée. J’ai trouvé ça insupportable les scènes Eli/Travis pendant l’épisode ; surtout les premières retrouvailles. Les secondes, j’y reviens plus tard, et c’était un peu mieux.

Bon, sinon, organiser une élection dans une caserne où toutes les semaines il y a des patients qui débarquent pour demander des soins ? Ce n’était pas une excellente idée et ça se confirme quand deux ados y viennent après un accident de scotter. Ce n’est pas l’intervention du siècle, mais l’idée est une fois de plus de faire passer un message social avec des jeunes si pressés de voter qu’ils font la course et ont un accident. Bref, comptons sur la jeunesse pour sauver le monde par des votes. Mouais.

L’élection | Beckett | La médaille | Jack | Capitaine(s)

Beckett

L’épisode ne met pas bien longtemps à ramener l’intrigue Beckett sur le tapis. Je me demandais si ça serait traité de manière dramatique, et ce n’est finalement pas le choix des scénaristes. On nous confirme juste que Vic a bien pressenti les choses dans l’épisode précédent. Quand Theo lui annonce que Beckett a posé un jour de congé maladie, Vic s’inquiète donc pour lui, au point de débarquer chez lui pendant son service, en faisant passer ça pour une simple procédure mise en place par Diane pour s’assurer du « check-in » de tout le monde.

Elle plante Theo, son capitaine, pour aller s’occuper de Beckett, sans prévenir personne ? C’est un peu abusé de nous faire croire qu’il n’existe pas de protocole plus adapté. En vrai, je trouve que Vic s’en sort bien comme psy et j’aime la voir s’occuper comme ça d’un ancien capitaine qu’elle détestait. Beckett fait tellement peur en même temps à vouloir se débarrasser de toutes ses affaires depuis deux épisodes.

Bien sûr, voir Vic s’incruster autant chez Beckett, c’est un peu abusé. Elle est insupportable avec lui à fouiller même ses poubelles, pour s’assurer qu’il ne regrette pas ses décisions. Elle a peur d’une décision radicale, clairement, et d’un suicide. Ceci étant dit, je comprends assez vite pourquoi Beckett s’énerve contre Vic : ils n’ont jamais été potes et elle se retrouve à fouiller ses poubelles et les objets dont il souhaite se séparer ? C’est abusé.

Elle parvient toutefois à gagner sa confiance de manière totalement inattendue : autour d’une petite partie de basket. Ma foi, Beckett apparaît vraiment sympathique depuis deux épisodes. C’est dingue comme c’est appréciable de le voir plus humain, au point d’oser poser des questions personnelles à Vic également.

Cela dit, quand la partie de basket s’interrompt, Vic se remet à flipper pour sa sécurité et sa santé. Elle repart donc à l’attaque. C’est étonnant comme épisode de passer autant de temps devant un garage et des poubelles, mais ça ne fait que confirmer que j’adore le personnage de Vic. Elle réussit à faire parler Beckett à chaque fois qu’elle essaie, tout de même !

Beckett se confie donc à sa collègue plus qu’il ne l’a jamais fait depuis qu’il est dans la série ; les scénaristes continuent de nous le rendre attachant en le faisant évoquer ses douleurs. Il finit même par s’écrouler en larmes, devant Vic. Dingue de se dire qu’ensuite Theo en veut à Vic d’avoir disparu ! Tout est bien qui termine bien en tout cas : Beckett accepte de retourner se faire soigner, grâce à l’aide de Vic qui lui fait même un câlin au passage. Improbable il y a encore dix épisodes, ça ! Je me demande comment il reviendra ensuite.

Vic peut ensuite aller pleurer dans sa voiture quand elle se retrouve seule et s’attirer toute ma sympathie, une fois de plus. C’était une intrigue chargée en émotions, et pourtant, j’ai l’impression que le plus gros de l’émotion était mis de côté et se passait toujours hors écran.

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La médaille

Pendant ce temps, Ben est énervé de devoir recevoir une médaille d’honneur et il passe sa mauvaise humeur sur à peu près tout le monde à la caserne. Les scénaristes décident que c’est sur Carina qu’il aura le droit de s’énerver cette semaine, parce qu’elle a encore ramené ses amies à la caserne pour qu’elles aident avec les élections.

La médaille reçue par Ben est l’occasion d’organiser une grande soirée, probablement dans l’épisode final. Comme il n’est pas satisfait de la récompense à venir pour une intervention où il n’a pas pu sauver tout le monde, Ben parle avec Natasha pour essayer de comprendre la décision qui a été prise. Alors qu’elle essaie de lui faire comprendre qu’il mérite sa médaille quoiqu’il en pense, un ancien patient débarque pour voter et le remercier de lui avoir sauver la vie. C’était tellement, mais tellement, abusé !

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Jack

Marsha est de retour dans la série ? Je ne m’y attendais, et ça compte déjà pour le point 3 du Bingo Séries, je pense. Si elle revient à la caserne pour voter, elle en profite aussi pour parler avec Jack. Les scénaristes essaient de nous le rendre attachant et intéressant à nouveau par tous les moyens. J’ai l’impression que ça fait dix épisodes qu’à chaque épisode, on essaie de lui trouver une intrigue ou quelque chose à faire et que ça ne marche pas. Cela faisait longtemps que je n’avais plus eu de personnage comme ça !

La scène avec Marsha n’est jamais qu’un prétexte pour le voir parler de sa famille. Il l’évoque ensuite avec Maya, ce qui nous permet d’apprendre que Jack stresse de devoir revoir Brooke, parce qu’elle souhaite organiser un repas avec un membre de sa famille. On sent qu’il n’est pas habitué à avoir une famille… mais bon, je ne comprends pas pourquoi sa relation avec Brooke se développe autant hors écran, elle aussi. C’était peut-être ça l’intrigue à côté de laquelle les scénaristes sont passés ?

Brooke a pourtant une jolie surprise pour lui : elle a retrouvé Lila, la sœur que Jack avait en famille d’adoption. Incroyable…ment inutile ? Bon, on verra ce que ça apporte, mais là, on passe à côté des émotions.

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Capitaine(s)

Dans tout ça, on en oublierait presque qu’on a affaire à une série de pompiers. Il y a bien une intervention dans l’épisode, mais avant celle-ci, Ross revient à la caserne pour demander à tous les lieutenants ceux qui souhaitent devenir capitaine. Contre toute attente, Maya décide de laisser passer cette opportunité professionnelle qui était pourtant celle dont elle rêvait. Malgré cela, la tension est clairement palpable : Andy, Theo et Sullivan postulent tous les trois. Ce n’est pas une surprise pour les deux premiers, j’ai même trouvé qu’Andy mettait longtemps à se porter volontaire.

Sullivan, ce n’était pas forcément nécessaire, par contre. Je croyais qu’il demandait une mutation ailleurs, lui ? Bon, allez, J’ai aimé voir Andy et Theo s’en prendre l’un à l’autre aussitôt. Ils le font sous forme de blagues et de pics qui passent bien… avant que ça ne se fasse sur le terrain et qu’ils perdent mon soutien.

En pleine intervention, Andy décide ainsi de ne pas suivre les ordres de Theo. C’est du grand n’importe quoi – il y a une hiérarchie à respecter. Theo envoie donc Sullivan la surveiller et ça permet aux ex-mariés de donner leur opinion sur la manière d’être capitaine de Theo. Pour eux, ils jouent trop la sécurité à cause de ce qui lui est arrivé la dernière fois qu’il était capitaine.

Sullivan insiste tout de même pour rester aussi chiant que d’habitude. Il a tenté pendant tout l’épisode de retourner Andy et Theo l’un contre l’autre, les a manipulés et les a énervés : et c’était efficace une fois en intervention pour venir en aide à un couple à la voiture accidentée dans une station-service, à la machine nettoyant les voitures.

Andy a carrément désobéi à Theo et s’est mise en danger en pénétrant dans une zone dangereuse avant la coupure du courant. Certes, elle a réussi à sauver les personnes prises au piège, mais elle a aussi mis en danger Maya. Theo avait raison de lui dire d’attendre, mais elle ne l’a pas écouté, par prétention de penser qu’elle avait plus de talent que lui pour être capitaine.

L’intrigue n’a fait que me stresser tout du long, parce qu’on sentait bien qu’Andy retombait dans ses travers et que ça allait lui retomber dessus. Ainsi, c’est sans surprise que la machine se remet en marche au pire moment et que ça dérape. Ce n’était absolument pas drôle, mais Maya qui se retrouve coincée m’a fait mourir de rire. Elle se retrouve à tourner en rond collée à l’éponge géante du car-wash, une image qui va me rester en tête un moment à la fois pour le fou rire que ça m’a provoqué et parce que ça symbolise bien Maya dans son couple et ses désirs d’être capitaine.

Dans cet épisode, Maya fait le bon choix en décidant de ne pas chercher à redevenir capitaine, vraiment. Cela lui permet tout de même de se réconcilier avec Carina de manière définitive. Quand Carina apprend qu’elle ne souhaite pas devenir capitaine alors que c’est ce qu’elle pensait que sa femme voulait le plus au monde, elle décide enfin de revenir chez elle… mais moi, j’espère quand même que Ross envisagera de faire de Maya la cheffe.

Je pense que ce n’est pas anodin si, en fin d’intervention, Ross a réalisé que Sullivan, Andy et Theo n’étaient peut-être pas faits pour être capitaine à long terme et ne se comportaient pas comme un bon capitaine à se disputer et ne pas respecter les ordres, alors que Maya était encore là.

Nous verrons bien ce que ça donnera par la suite ! Andy et Sullivan passent tout de même du bon temps en salle de pause ensuite. Eh, ça rend Sullivan nostalgique de sa relation avec Andy. J’avoue que je n’ai pas compris à quel moment ils s’étaient séparés autant franchement, mais j’aime les retrouver comme ça.

La scène est interrompue toutefois par le premier pré-résultat de l’élection pour le maire de Seattle : ce n’est pas Dixon, yeah ! Tout le monde laisse éclater sa joie… mais c’est parfaitement insupportable pour Eli. Il confronte donc Travis pour faire face à sa joie, n’aimant pas trop le voir si heureux alors que c’est son poste que l’autre candidat obtient. Allez, il se laisse embrasser quand même et les revoilà en couple… alors que pas un moment il n’a été question entre eux du fait qu’Eli jouait sur deux tableaux avec Andy aussi. Peut-être que ce sera pour la semaine prochaine !

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