The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E04 – La Dame de Fer – 12/20

Non seulement, le scénario est de plus en plus prévisible dans ses grandes lignes, mais en plus, il y a dans cet épisode des décisions de personnages qui semblent irrationnelles et forcées juste pour le bien du plan des scénaristes. Au-delà de ça, je suis passé totalement à côté des moments d’émotions parce que je les trouvais plus drôles que tristes. Bref, je suis passé à côté de l’épisode, en fait, et je suis déçu parce que jusqu’ici la série s’en sortait bien. Ce n’est plus tout à fait le cas.

Spoilers

Daryl cherche à retrouver Laurent, qui rend évidemment visite à la Dame de Fer.


Bon appétit.

Je dois avouer avoir eu un peu la flemme de lancer cet épisode, parce que j’ai pris du retard dans mes visionnages et que j’avais du boulot ce soir… mais bon, c’est bien pour terminer sa journée après tout.

Laurent | Carambar | Demimonde

Laurent

Oh, merde, je sais que je suis venu avec plein de mauvaise foi, mais ce début d’épisode ne m’a pas convaincu du tout. On y suit Daryl dans un souterrain étrange – peut-être des égouts – où il est coincé derrière des barreaux. De l’autre côté, il y a plein de zombies et Laurent, évidemment. Mais Laurent n’est pas en danger parmi les zombies, pas vraiment. Il est bel et bien un Messie : une petite prière et hop, les zombies le contournent tous. Il est des leurs, il a bu son sang comme les autres ? Ce n’est pas clair. On va nous dire que les zombies le prennent comme un des leurs car il est né d’une femme zombie ?

Je suis plus que partagé par ce retournement de situation. Ensuite, Daryl se réveille. Pardon ? Pourquoi rêverait-il d’une fugue de Laurent ? Cela n’a aucun sens. Bon, il se réveille sous l’eau, parce qu’il est tombé d’un toit directement dans de l’eau… Les égouts, à nouveau ? Ce n’est pas bien clair ou logique. Il s’en sort évidemment. Je veux dire, la série porte son nom, on s’en doutait. Cela aurait été plus classe de l’appeler The Walking France, cette série, parce que c’est leur projet. Non ?

Non. Daryl se retrouve à se balader en plein Paris où la vie est toujours on ne peut plus parisienne, avec des parisiens faisant du violon et un couple de vieux qui n’a pas de volet pour protéger sa vie privée du regard de Daryl. On ne peut pas faire plus Paris que ces clichés, non ?

Eh bien si ! Daryl retrouve le type des pigeons introduit dans l’épisode précédent. Et il est évidemment à bicyclette dans une rue pavée typique de Paris – je veux dire, il est à Montmartre, clairement. Malheureusement, les scénaristes décident de nous en faire une sorte de martyr pour lequel on est censé être triste, alors que pas du tout. Franchement, c’est ridicule : le type se promène avec des pigeons en cage. À Paris ! Y en a partout des pigeons, sérieux.

Daryl entend une voiture arriver avant cet homme et le protège comme il peut, en vain. En effet, quand les hommes de Genet décide de voler les pigeons pour les manger, il se décide à aller les supplier. Pas ses pigeons ! Tout, sauf ses pigeons. C’est dur de

ne pas rire. Je sais que c’est censé être terrible comme scène et qu’on devrait avoir de la peine pour lui, mais c’est vraiment le sacrifice le plus inutile de toute la franchise.

C’est sans surprise qu’il finit par se faire tirer dessus. Finalement, Daryl se motive à venir en aide à l’homme, mais c’est trop tard évidemment. Ses derniers mots sont qu’il souhaite voir ses pigeons être libérés. Et c’est tout. C’est d’un naze ! Et Daryl a tué deux hommes juste pour le venger et libérer des pigeons ? Sérieusement.

Bon. Finalement, c’est aussi grâce aux indications hyper floues de cet homme que Daryl finit par se rendre où il voulait : la rue Manuel, qui est l’endroit où vivait Isabelle avant tout ça. Il la retrouve sur place, donc on va dire qu’ils avaient rendez-vous sur place depuis le début. Elle est paniquée de ne pas avoir retrouvé Laurent, mais super Daryl a une idée de génie pour le retrouver.

Faut pas avoir fait polytechnique pour se douter de la destination de Laurent, cela dit. Il souhaite évidemment aller voir la Tour Eiffel. Ma foi, c’est plutôt attendu comme scène : voilà donc Laurent qui découvre la Tour Eiffel partiellement détruite. Seulement, au pied de celle-ci, il y a aussi tout un tas de zombies.

C’est trop pour Laurent, malgré son super-pouvoir. Par chance pour lui, Daryl et Isabelle débarquent à temps sur place pour lui venir en aide. Pendant que Laurent se planque, voilà donc Isabelle et Daryl qui dégomment tout un tas de zombies. Ils ont juste quelques pauvres armes blanches, mais ils arrivent à tuer vraiment beaucoup de zombies. C’est n’importe quoi.

Laurent | Carambar | Demimonde

Carambar

En parallèle, on découvre que Genet harcèle les survivants du camp d’Isabelle. C’est la veuve présentée brièvement dans l’épisode précédent qui subit les questions de ses hommes de main, puis de Genet elle-même. Celle-ci est fascinée de découvrir que l’on peut croire vraiment en l’existence d’un enfant Messie.

Pendant toute la scène, il y a un bébé qui pleure et qui est plus qu’agaçant, alors quand Genet s’approche de lui – et de sa maman – on a évidemment peur… Mais finalement, il n’en est rien. Elle se contente de bercer le bébé qui n’est pas le sien. Si elle l’avait tuée, elle aurait été une méchante sacrément terrifiante. Là, en revanche, elle se contente d’un monologue sur Laurent, les faux espoirs qu’il donne à ce peuple d’illuminés et bon, ce n’était pas dingue.

Dans le même genre, on suit aussi le lendemain de soirée difficile de Quinn. Il n’apprécie pas de savoir que l’américain est encore en vie, sa copine actuelle, Anna, essaie de lui faire oublier Isabelle et il apprend que les hommes de Genet sont à la recherche de Laurent, eux aussi. Comme il refuse que ce soit le cas, c’est lui qui finit par récupérer Laurent au pied de la Tour Eiffel. Au nez et à la barbe de Daryl, oui.

Oh Daryl réussit à tuer l’un des hommes de main et à se faire un prisonnier d’un autre homme, mais c’est trop tard : Laurent est enlevé en voiture par des hommes qui utilisent des flingues. En France, là où il y a si peu de munitions. C’est fou comme c’est peu crédible tout ça. Finalement, Quinn fait tout ça pour avoir un peu de temps avec son fils, mais aussi avec Anna.

Il n’est pas une flèche ! Je veux dire, entre le fait qu’il donne un Carambar dégueulasse à son gamin, que les scénaristes nous imposent une blague Carambar (même pas traduite en anglais, d’ailleurs !) et qu’il finit par affirmer à Laurent qu’Isabelle les rejoindra… Il n’est pas malin le Quinn. À quel moment tu dis devant ta copine actuelle à ton fils que ton ex va venir vous rejoindre. Dans un monde post-apocalyptique ? Elle va tellement le trahir !

En plus, Quinn vit dangereusement : il a récupéré Laurent au nez de Genet et de Daryl, et il se fait donc deux ennemis qu’on ne voudrait pas avoir, en plus de sa copine qui écoute toujours tout au Demimonde. Elle écoute donc Genet l’interroger sur Laurent et elle entend Quinn mentir. C’est con : Anna espérait obtenir la récompense promise par Genet en expliquant à Quinn où était Laurent, pas se retrouver babysitter du gosse de son mec.

C’est pourtant ce qui lui arrive. Elle a ensuite la désillusion de découvrir que son mec est taré et attend désormais que Daryl vienne à lui. Et il a bien raison, parce que c’est évidemment ce que Daryl fait.

Laurent | Carambar | Demimonde

Demimonde

Bien sûr, Daryl et Isabelle ont aussi un prisonnier à interroger. On commence par la méthode Isabelle qui est très douce. Elle se présente comme bonne sœur à son prisonnier, ce qui est une erreur. En effet, elle comprend bien vite que malgré sa médaille religieuse, cet homme ne craquera pas à son chantage sur les bonnes valeurs. En effet, Armand, c’est son nom, révèle à Isabelle qu’il connaît son passé.

Avec cette information, Isabelle comprend qu’il s’agit d’un des hommes de Quinn. C’est problématique pour elle, mais ça donne l’information principale. Malgré tout, les scénaristes prennent encore le temps de toute une longue scène d’interrogatoire, où Daryl finit par torturer Armand pour obtenir ce qu’il veut. Le couple découvre ainsi que Quinn se sert de Laurent pour atteindre Isabelle (pfiou, ce n’est rien de neuf ça) et finit par obtenir un moyen d’accéder au Demimonde par surprise.

Ce n’est toutefois pas simple, et c’est même dangereux d’après Armand. Daryl décide d’utiliser son prisonnier pour accéder au Demimonde. Avant tout, il faut toutefois retrouver le reste des alliés encore en vie. Alors qu’on a vu pas mal de monde pris en otage par Genet et ses hommes, on découvre que le leader est encore en liberté. Il est même avec Sylvie et Emile, c’est dire à quel point tout va bien malgré le raid de Genet.

Sylvie prend ainsi le temps d’embrasser Emile, puis nous fait toute une petite conversation avec Isabelle pour parler sentiments amoureux et désir de rester à Paris. Oui, oui, pour un type rencontré la veille. Vous me direz, dans une post-apocalypse, autant accorder vite son amour, parce qu’on peut mourir à tout instant et on le sait.

Isabelle, toutefois, a prononcé des vœux pour devenir bonne sœur et elle compte apparemment s’y tenir. Elle affirme ne pas être amoureuse de Daryl, seulement inquiète pour lui et pour Laurent. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu. Si elles prennent le temps de papoter comme ça, c’est parce qu’elles sont en chemin pour rencontrer Azlan, un passeur qui devait leur permettre de continuer le voyage.

Pendant qu’elles font ça, Daryl s’aventure sur les anciennes voies ferrées parisiennes pour découvrir un souterrain. Il y entre avec Armand, qui ne met pas longtemps à se faire bouffer par des zombies avec son accent canadien. Daryl le sacrifie une fois qu’il est sûr de pouvoir entrer dans le Demimonde sans lui, ce qui est rendu possible aussi par une diversion menée par Emile au même moment. Un vrai plan bien coordonné, tout ça. Quinn ne peut pas se douter que Daryl sera capable d’entrer dans son QG.

En plus, il pense que Laurent est en sécurité avec Anna qui veille au grain. C’est complètement débile de sa part : Anna ne lutte pas longtemps quand elle voit Daryl venir récupérer le gamin. Elle sort son flingue pour le principe, mais il est encore plus simple de laisser Laurent partir et d’espérer retrouver sa douce vie avec son mec.

Toutefois, alors qu’ils s’échappent, Daryl et Laurent tombent nez à nez avec Quinn. La diversion n’a pas fait effet longtemps, surtout que les alliés de Daryl se sont barrés quand Emile a été blessé. Daryl est toutefois capable de maîtriser sans trop de problème Quinn. En fait, il pourrait même le tuer… mais faire ça devant son gamin, ça ne serait pas très classe. Bref, il laisse Quinn en vie, ce qui est une erreur tactique, j’imagine.

De toute manière, quand il parvient à ramener Laurent à Isabelle, c’est pour mieux découvrir qu’Isabelle a changé d’avis. Plutôt que de fuir Paris, elle décide finalement de rester avec Quinn à Paris. En effet, elle apprend juste avant le départ que les guerriers de Genet sont partout autour d’eux. Elle comprend qu’elle n’a pas l’influence nécessaire pour ouvrir le chemin.

En revanche, Quinn l’a. Elle décide donc d’en profiter et de rester à Paris. J’ai eu du mal à saisir sa décision et tout ce qu’il se passait alors : Isabelle reste à Paris, mais elle laisse Laurent et Daryl quitter la capitale sans elle. Quel drôle de choix. Je ne laisse pas mon gosse à Daryl moi, même si je n’en ai pas ! Et même si j’ai pas le choix, d’ailleurs. Et pourtant, l’épisode se termine bel et bien par le départ de Daryl, Laurent et Azlan sur la Seine.

On nous vend aussi un Emile blessé à la jambe, mais encore en vie. Et voilà ensuite Daryl et Laurent qui s’éloignent sur la Seine, en passant devant Notre-Dame dans un Paris désert, en direction du Nid. La séparation est joliment filmée, les plans de Paris déserte sont tops… mais vraiment, je ne comprends pas le choix d’Isabelle. Elle se rend donc au Demimonde seule, et Anna est clairement très heureuse de la revoir (non). Bon, mais pas autant que Quinn (oui). Je ne vois toujours pas comment elle compte empêcher Quinn de poursuivre Laurent simplement en restant quand il serait simple pour lui d’allier ses forces au Pouvoir des Vivants de Genet. Mais bon, j’imagine que ce sera le sujet du prochain épisode.

Sinon, sur la Seine, on découvre que la mini statue de la liberté parisienne va toujours bien ; contrairement à la Tour Eiffel. Bordel, les américains vont donc découvrir qu’on en a une réplique nous aussi ?

Laurent | Carambar | Demimonde

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E03 – Paris sera toujours Paris – 16/20

L’épisode est un petit plus lourd que les précédents sur la culture française et sonnait par moments comme un mauvais guide touristique. J’imagine qu’il y a eu des subventions françaises pour le tournage et que ça se faisait en échange de références constantes à l’art et la culture ? Ouais, Paris sera toujours Paris, malgré l’apocalypse. L’histoire reste bien prenante pour une série de la franchise ; l’univers est vraiment sympathique à découvrir. Je passe de bons moments avec cette série malgré des développements un peu moins pertinents ou trop clichés – et pourtant, ce n’était pas gagné !

Spoilers

Nos héros se rendent à Paris pour rejoindre le Nid et/ou trouver un moyen de retourner aux USA.


Where is Bryan ? He’s in the kitchen.

Qu’est-ce que les titres des épisodes sont inspirés ! Au moins, la programmatique est claire, on va passer par Paris cette fois encore. La traversée de la France fut drôlement rapide par rapport aux distances parcourues par épisode dans The Walking Dead !

Angers | Paris | Le passé d’Isabelle | Stéphane

Angers

L’épisode commence étrangement par Angers. Je ne m’y attendais pas. Je n’ai pas mis les pieds dans cette ville depuis à peu près toute ma vie, mais l’esthétique Walking Dead lui va bien au teint, je trouve. Si nos personnages passent par ici, c’est parce qu’Isabelle affirme qu’elle a un contact sur place. Le contact m’a fait mourir de rire avec ses bases d’anglais très incertaines. Il y a forcément eu des scénaristes français sur le projet pour nous sortir ce merveilleux « Where is Bryan ? ».

Bon, ceci étant dit, pour un américain, ce personnage doit juste paraître complètement cinglé, et ça tombe bien : c’est exactement le ressenti que l’on doit avoir, je pense. Le type semble avoir du mal à aligner trois phrases cohérentes et a vécu seul bien trop longtemps pour son propre bien. Alors certes, c’est un contact d’Isabelle pensant que la vérité est espoir, mais c’est aussi un bon cinglé qui se croit chef d’orchestre d’un orchestre zombifié. C’est fou ce que la solitude fait au cerveau humain dans cette série.

Isabelle et Daryl n’en reviennent pas quand ils entendent le Bolero de Ravel joué sur un disque et repris par cette chorale de zombies. On sent qu’on s’éclate bien sur les effets spéciaux, avec des morceaux de corps pour jouer la musique, mais aussi à l’écriture avec ce français qui tient à la survie de la culture à ce point. Après, qui d’autre qu’un français pour nous sortir un truc pareil. Daryl considère en tout cas que c’est un détour stupide d’être passé par Angers et il en veut à Isabelle.

La scène n’aura effectivement servi à rien d’autres que ça, du coup, mais eh, ça a dû être sympa le tournage sur Angers en vrai. Daryl et Isabelle quitte vite cet opéra pour retourner à l’extérieur où ils arrivent à temps pour aider Sylvie à faire face à un zombie. Elle en est clairement incapable par elle-même, ce que je trouve abusé. Elle était tout de même enfant au début de l’Apocalypse, elle aurait pu faire quelques efforts pour apprendre à se battre.

Angers | Paris | Le passé d’Isabelle | Stéphane

Paris

Définitivement, la série va vite du côté du rythme. Nous passons donc le temps du générique d’Angers à Paris. Au moins, les personnages arrivent à destination bien vite. On a vue lointaine de la capitale pour voir la Tour Eiffel à moitié détruite et un passage express dans des rues de la capitale. On voit donc Notre-Dame en sale état, une fois de plus, mais on sent tout de même que le tournage a été limité.

Désolé, hein, mais c’est trop expéditif tout ça. J’ai eu du mal à me faire à ce rythme qui fait qu’en dix minutes les personnages se retrouvent au Cimetière du Père-Lachaise à jouer les gros touristes. C’était un peu ridicule ce passage par la tombe de Jim Morrison après quelques gros noms d’écrivains français. Je ne sais pas, ça faisait très cahier des charges du Ministère de la Culture, tout de même. Il faudrait que je me renseigne pour voir s’il y avait des obligations, mais j’en suis à peu près sûr. Après, on sent que les scénaristes sont amoureux de Paris quand même, avec un Laurent qui adooooore la Tour Eiffel. C’est too much.

La Tour Eiffel pétée ? Eh, un hélicoptère militaire a eu la bonne idée de se crasher au sommet de la Tour. Ce n’est pas bien malin cette affaire. Je m’égare dans la critique, cependant, mais c’est dur de rester concentré tellement ça part dans tous les sens avec la capitale scénarisée comme un lieu de culte de tous les dingues. On apprend donc que le « Pouvoir des vivants » est d’ici, mené par une femme nommée Genet. Un joli nom pour une française !

Laurent ? Il est adulé comme le Messie par tout le groupe d’Isabelle – il y a donc une bonne partie de l’Eglise qui existe encore ? Au moins, Isabelle ne mentait pas, il y a vraiment un groupe qui est prêt à tout faire pour elle, ou plutôt pour Laurent. Ils admirent le gamin comme le Messie parce qu’il serait capable de consoler une veuve – Sonia – et parce qu’il est né dans des conditions improbables. Soit. J’en oublie encore la chronologie dans ma critique : ils sont amenés sur un rooftop par Fallou, le dirigeant d’un groupe installé au cimetière du Père Lachaise, donc.

Fallou leur présente aussi Emile, Bastien et Nadine. J’ai noté les noms, mais je crois qu’ils ont pour but d’être des randoms. Enfin, Emile ou Bastien, je n’ai pas su qui était qui à la base, est là pour être un cliché de français : il drague donc bien lourdement Sylvie dès le départ, pendant que Daryl et Isabelle se retrouvent à devoir envoyer un pigeon voyageur pour continuer le voyage.

Angers | Paris | Le passé d’Isabelle | Stéphane

Le passé d’Isabelle

Il est assez évident que Daryl est sceptique face à ce système de pigeon voyageur. Il préfère donc continuer la route seul maintenant qu’il considère avoir accompli ce qu’il avait à faire maintenant que Laurent et Isabelle sont arrivés à destination. Après tout ça, Isabelle décide donc d’emmener Daryl chez elle – ou en tout cas, ce qu’il en reste.

En dix ans, l’appartement n’a pas trop bougé et c’est franchement surprenant dans la capitale. En vrai, tout brûlerait tellement vite dans une apocalypse zombies ! Là, l’immeuble est encore debout, même pas trop poussiéreux (alors que bon, une semaine dans la capitale sans faire le ménage et votre appartement n’est plus qu’un tas de poussières) et plein des souvenirs d’Isabelle et Lily. C’est l’occasion de développer un peu le passé de chaque personnage et d’expliquer à Daryl qu’elle sortait avec un certain Quinn.

Cela dit, cette parenthèse par l’appartement d’Isabelle est avant tout un moyen de faire culpabiliser Isabelle sur son passé. En effet, après un petit détour par une vue du Sacré-Cœur et un bar où elle refaisait le monde en tant qu’étudiante, Daryl et Isabelle se rendent compte que la rue est envahie de zombies. Ils sont obligés de sortir par l’arrière de l’immeuble.

C’est compliqué pour Isabelle car elle y retrouve Aimée, la gamine des voisins déjà malade dans l’épisode précédent – dans le flashback. Dix ans plus tard, elle n’a pas pris un centimètre, puisqu’elle est transformée en zombie, coincée dans un rosier. J’ai trouvé que ça fonctionnait bien comme moment d’émotions. On n’en a rien à carrer de cette enfant, mais c’est vrai que la tristesse d’Isabelle et sa part de culpabilité d’avoir pu laisser cette enfant derrière elle est compréhensible.

Même si j’ai de la peine pour Isabelle, cela ne m’a pas empêché d’être énervé de la voir être paralysée par les zombies tombant des fenêtres de son immeuble. Bordel, bouge-toi et tue-les. Et Daryl accepte de laisser en vie (enfin, façon de parler) le zombie d’Aimée en plus ? Cela n’a aucun sens et va à l’encontre de tout ce qu’on connaît de la franchise.

Bref, nos personnages s’en sortent finalement. J’ai beaucoup aimé, en tout cas, cette idée des zombies tombant par les fenêtres vers la cour de l’immeuble. C’est très cohérent avec la capitale comme manière de faire.

Un peu moins cohérente était l’idée de la boîte de nuit dans laquelle les personnages se rendent aussi. Pour cela, ils doivent d’abord retrouver Fallou, Sylvie, Laurent et… Emile ou Bastien, présenter à Laurent la photographie de sa mère, puis traverser les catacombes de Paris. Comment ça une boîte de nuit après les catacombes ?

Peut-on faire plus parisien que ça comme manière de survivre à l’Apocalypse ? Probablement pas. Bienvenue en tout cas dans le demi-monde, un cabaret/boîte de nuit où l’on fait encore la fête avec des dragqueens, où les œuvres d’art du musée d’Orsay sont conservées bien au chaud et où toute la culture clandestine parisienne a la belle vie. C’est chouette de se dire qu’une apocalypse ne mettra pas fin à la vie parisienne après tout.

Bon, cela dit, les personnages ne sont pas là pour faire la fête. Ils sont là pour négocier le départ de Daryl comme ils peuvent avant qu’Isabelle, Laurent et Sylvie ne se rendent au Nid. Cela se déroule plutôt mal, alors que pourtant Isabelle a toute sa drogue datant d’il y a dix ans à revendre. Daryl finit par s’énerver et se battre contre l’homme de main avec qui ils négociaient. Cela force le gérant de la boîte de nuit à se ramener et se révéler à Daryl et Isabelle.

Contre toute attente, il s’agit de Quinn, l’ex d’Isabelle. Oui, oui, celui qu’elle a abandonnée dans une station de service loin de Paris est finalement revenu à Paris pour monter sa boîte de nuit. C’est beau comme tout ce destin. Il est ravi de retrouver Isabelle, mais les retrouvailles sont loin d’être paisibles – et la joie partagée. Isabelle présente donc un peu malgré elle Laurent à Quinn, parce que Laurent reste un enfant qui échappe à la surveillance d’une Sylvie trop occupée à être draguée, et on comprend aussitôt le bordel qui attend Isabelle.

Dans son bureau, Quinn révèle donc à Isabelle et Daryl qu’il est le père de Laurent. C’est violent pour Isabelle qui découvre donc le passé sordide de sa sœur – ah, elle est peut-être jolie, mais elle couchait avec le proxénète de sa sœur hein. Pauvre Isabelle. Le passé est douloureux. Cela dit, ce n’est rien par rapport à ce qui l’attend dans le présent.

Angers | Paris | Le passé d’Isabelle | Stéphane

Stéphane

La série nous révèle ensuite qu’on connaît déjà Genet finalement. Il s’agit de la femme du Havre, qui cherche évidemment à retrouver Daryl. Si elle l’espère noyé, elle découvre vite que ce n’est pas le cas quand Stéphane, le mercenaire qui a une dent contre Daryl, lui apporte justement la cassette de magnéto de Daryl. Ah oui, je crois que j’ai oublié d’en parler dans la critique de l’épisode 2, mais Stéphane a retrouvé évidemment cet enregistreur de Daryl. Ce ne serait pas drôle autrement.

Toujours est-il que Stéphane veut désormais bosser pour Genet. De toute manière, c’était déjà le cas depuis qu’il avait eu un tatouage de force il y a quelques années à Marseille. Elle est forte cette Genet, elle a des contacts partout. Elle a aussi de quoi se déplacer bien vite à travers la France, ainsi que du fric – ou peu importe avec quoi on paie désormais – pour mener des expériences scientifiques sur des zombies. Je n’ai pas bien copris ce qu’elle essayait de mettre en place avec son zombie, mais bon, ça dure dix-huit secondes avant que la cervelle du zombie ne soit explosée désormais.

Stéphane se rend ensuite dans la capitale et on le retrouve très vite au Demimonde. Même si les armes y sont interdites et que Quinn a un arrangement avec Genet pour que sa boîte de nuit soit hors d’atteinte du Pouvoir des Vivants, Quinn débarque avec une mitraillette et explique très calmement qu’il est là pour retrouver Daryl Dixon. Ah, Daryl, tu fous la merde partout où tu passes.

Quinn n’hésite pas une seconde à balancer la localisation exacte de Daryl et fout donc la merde dans l’abri de fortune que le groupe d’Isabelle avait trouvé. C’est triste pour eux, surtout que j’aimais bien ce campement dans des échafaudages, c’était un peu original.

Stéphane débarque au pire moment possible, en plus : Daryl et Isabelle sont en effet en train de s’engueuler. Isabelle n’apprécie pas trop que Daryl connaisse si bien son passé désormais et puisse la juger pour celui-ci, et ça se passe mal quand Daryl finit par aborder le miracle que serait Laurent à ses yeux. Pour lui, ce n’est qu’un enfant qui a eu de la chance et a survécu, pas le Messie qu’elle espère tant qu’il soit. Bien évidemment, Laurent entend tout ça pour pouvoir nous piquer un début de crise d’adolescence.

Ce ne serait pas très drôle autrement. Laurent se barre donc alors que Stéphane débarque avec ses hommes et que ça commence à tout détruire dans tous les sens. On note également qu’il n’est plus question de conserver les munitions désormais… L’épisode se termine alors sur la mort de Stéphane (je crois, mais difficile de bien voir car il fait beau aujourd’hui et que la série est super sombre), tué par Daryl, mais aussi par une fugue de Laurent (il va forcément aller à la Tour Eiffel cet idiot) et une chute de Daryl à travers un toit qui s’effondre. Ouais, cherchez pas, c’est ça le cliffhanger. Et il m’a bien fait rire !

Ceci étant dit, j’ai hâte de découvrir la suite la semaine prochaine !

Angers | Paris | Le passé d’Isabelle | Stéphane

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E02 – Alouette – 18/20

Il y a évidemment des facilités scénaristiques dans cet épisode, mais sincèrement, je trouve que la franchise se renouvelle plutôt bien avec cette série. Les directions proposées sont chouettes, le rythme est bon et c’est une bonne série de zombies avec les idées perchées et les scènes d’action que j’attends pour une série de zombie. Bref, c’est efficace, j’ai passé un vrai bon moment devant l’épisode et ça fait plaisir quand ça arrive !

Spoilers

On en apprend plus sur le passé d’Isabelle.


Et lui, c’est une bonne sœur aussi ?

Est-ce que c’est vraiment le titre de cet épisode ? Alouette, gentille alouette ? Vraiment ? La culture française devrait peut-être rencontrer quelques frontières plus fermées parfois, mais bon.

Paris | La fuite | L’école | Le château

Paris

L’épisode commence par un flashback, et ça m’a beaucoup surpris. Nous sommes renvoyés bien avant l’apocalypse zombie, quand la capitale parisienne s’éclatait bien dans des boîtes sur rooftop. C’est là que nous rencontrons une Isabelle complètement dépitée et déprimée en train d’observer la vue de la capitale. Nous sommes loin, très loin de ce que l’univers de The Walking Dead propose habituellement et loin, très loin du couvent : Isabelle est ainsi vue en train de passer d’un mec à l’autre toute la soirée, enchaînant aussi au passage les verres d’alcool et la drogue.

Bref, elle sait faire la fête et s’éclate bien à vue de nez. En vrai, et je m’en doutais, elle est surtout très fotte pour voler de l’argent, des cartes de crédit et des montres sur la piste de danse. Qu’est-ce qu’elle est maligne ! L’idée est assez claire : elle faisait déjà le nécessaire pour survivre avant l’arrivée des zombies.

C’est un rôle qui me surprend un peu pour Clémence Poésy, mais en même temps, ça lui va plutôt bien de jouer ce personnage borderline et chaotique. Borderline et chaotique ? C’est aussi comme ça que se termine la nuit dans la capitale parisienne. Avant même de prendre le métro et de croiser des drogués au crack, voilà donc Isabelle qui entend des gens hurler dans la rue et qui aperçoit un type en mordre un autre.

Le métro ? Quand elle essaie de le prendre, c’est le chaos. Le métro ne s’arrête pas car il est en fait en train d’être envahi par les zombies. C’est le chaos dans la rame, des gens hurlent, des vitres sont pétées… et des zombies finissent par apparaître au coin de la station dans laquelle elle s’était engouffrée.

Bordel, c’est efficace. Certes, les affiches publicitaires pour l’opéra révèlent que tout ça se déroule en 2010/2011, avant que je ne prenne fréquemment le métro, mais bon, j’ai pris le métro samedi moi et ça ressemblait vraiment à ça. En plus, j’ai pris la ligne 12, tout comme elle. Bon, je ne suis pas passé par sa station de métro, heureusement, mais l’idée, c’est que J’ADORE ce début d’épisode. La capitale parisienne pris d’assaut par des zombies ? Je vais passer une bonne nuit moi (ouais, j’ai vu l’épisode dimanche soir même si je ne publie que lundi, c’est comme ça).

J’aime bien que la série prenne la peine de nous faire cette introduction. En vrai, c’est quand même la meilleure partie des séries de zombies, non ? Bon, Isabelle est finalement sauvée de justesse par un type qui débarque en voiture et lui permet de s’échapper. Il lui parle en anglais, elle exécute tout ce qu’il dit. Elle lui donne quand même son adresse, ce qui lui permet d’arriver rapidement chez elle et de réveiller Lily.

Sa coloc ou sa fille ? Ce n’est pas encore clair, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle aurait mieux fait de laisser Lily dormir et de partir sans elle : Lily se dit un peu malade, et c’est comme ça que ça commence, non ? En tout cas, c’est top d’avoir ce genre de scènes, ça manquait dans la série d’origine. Et puis, là, je peux me projeter plus facilement, c’est Paris, quoi.

Paris | La fuite | L’école | Le château

La fuite

Bon, ça n’est pas Paris pour longtemps : les personnages fuient la capitale à bord la voiture du type qui a un flingue et qui n’est pas ravi de se faire vomir dessus par Lily. Ouais, elle est malade, mais ce n’est finalement pas la grippe, elle est juste enceinte de quelques mois. C’est con pour elle, ça ne peut que mal terminer cette intrigue, non ? À moins qu’elle ne soit la mère de Laurent.

En plus, ils s’arrêtent pour elle dans une station-service et ça me paraît la pire idée du monde. Une station-service ? Là où tout le monde s’arrête ? Ce n’est jamais une bonne chose d’aller là où il y a plein de monde dans ces séries. Pourtant, ça finit bien pour Isabelle : quand l’homme refuse de continuer sa route avec Lily, Isabelle prend le choix de se débarrasser de ce protecteur qui ne veut plus de Lily. C’est trop triste pour lui : il se fait avoir comme un bleu, elle lui prend ses clés dans un câlin qui n’avait que ce but évident.

Cela dit, ça ne règle pas tous les problèmes d’Isabelle : Lily est enceinte et beaucoup de contractions. Quand elles croisent le SAMU, elles espèrent pouvoir obtenir de l’aide. Tout ce qu’elles y gagnent, c’est que Lily se fait mordre par un infirmier-zombie avant de remonter en voiture. Quelques heures plus tard – et putain, j’ai du mal à croire qu’elles ne croisent personne sur les routes de France en traversant tout le pays depuis la capitale ! – elles arrivent alors au couvent où Isabelle est sûre qu’elles seront acceptées.

Elle rencontre rapidement tous les personnages que l’on connaît déjà et qui sont morts dans le premier épisode, mais aussi Sylvie, qui n’était pas une nonne à l’époque – juste une élève du catéchisme dont les parents ne sont jamais venus la chercher. Pas cool. C’est à l’arrivée dans le couvent que les deux femmes découvrent la morsure de Lily, malheureusement, et qu’on nous précise qu’elle est enceinte de sept mois. Bref, c’est la mère de Laurent, quoi. Les scénaristes ont dû jouer à The Last of Us…

Oh, on nous justifie aussi le titre de l’épisode à ce moment, avec Isabelle qui rappelle à Lily ce que sa mère chantait petite (ah, elles sont donc sœurs ?) : alouette, gentille alouette. Pas sûr que la scène valait la peine de se taper la chanson en tête pendant une semaine !

L’épisode termine donc sur la mort en couche de Lily, avant la naissance du bébé. Voilà donc pourquoi Laurent serait le Messie : il est né alors que sa mère était un zombie. Il n’est pas un zombie pour autant, lui. Improbable, tout de même. C’est très violent pour Isabelle, forcément : elle récupère le bébé en vie alors qu’elle doit se faire à la mort et aux grognements de Lily. Paie ton miracle ! Et le père qui se met à prier pour la survie de l’âme de Lily alors qu’elle est zombifiée, c’est violent. Non, j’aime beaucoup cette intrigue en vrai – et Laurent obtient son nom d’une statue de St Laurent dans le couvent, évidemment.

Paris | La fuite | L’école | Le château

L’école

En parallèle de tout ça, la série nous ramène tout de même dans le présent aussi. On découvre que Daryl est en route avec Isabelle, Laurent et une autre nonne, la fameuse Sylvie du flashback. Ils doivent traverser la France en calèche, mais rapidement, ils sont forcés de se séparer de leur cheval.

En effet, ils tombent sur une rue pleine de zombies et Daryl décide d’effrayer Astérix, le cheval, pour qu’il les débarrasse des zombies. Cela dit, comme dans toutes les séries de la franchise, les zombies ne sont pas les pires ennemis : les pires ennemis, ce sont les humains ! Voilà donc notre petit groupe qui est attaqué rapidement par des gamins qui ne visent pas très bien avec des fléchettes. Daryl échoue totalement à protéger Laurent et les femmes avec lui. C’en est presque drôle, surtout que quinze secondes plus tôt, Isabelle affirmait que la vérité sur la mort d’Astérix et la violence du monde pouvait attendre.

La violence du monde les rattrape donc sous la forme d’adolescents qui les emmènent dans l’école qu’ils ont investi depuis l’apocalypse. Nos prisonniers ne le restent pas longtemps quand Isabelle explique qu’elles sont bonnes sœurs, le prouve par une petite prière, puis présente Daryl comme un père américain qui a été infoutu d’apprendre le français en plus de dix ans. J’ai bien aimé la petite pique sur les américains, dans une série américaine, c’était top !

Bon, l’idée derrière cette école ? C’est vraiment n’importe quoi parce que l’apocalypse est en cours depuis trop longtemps pour que ça passe : les parents des enfants ne sont jamais venus les chercher à l’école alors ils ont appris à survivre ensemble, ils ont chassé, fait pousser de la bouffe… C’est improbable, hein, mais j’aime vraiment beaucoup cette intrigue et les décors proposés. Il y a une incohérence dans la temporalité, mais si on met de côté ce détail, c’est sympa comme ambiance.

Bien sûr, les enfants n’étaient pas seuls : ils avaient leur prof, Mme Dubois. Bordel, comptez pas sur moi pour survivre plus de dix ans avec mes élèves dans le collège en cas d’apocalypse zombies, quand même ! J’ai une vie aussi, non ? Bon, pas Mme Dubois apparemment. Elle est d’ailleurs en fin de vie, à moitié morte dans son lit là. C’est triste.

L’épisode enchaîne malgré tout vers plus de détails et une intrigue qui s’égare un peu : Daryl se fait passer pour un père récitant le bénédicité, on passe d’une langue à l’autre en permanence et il est question d’un château gardé par un type trop dangereux… mais qui a les médicaments dont Mme Dubois a besoin. Cela ne plaît pas à la leader adolescente de ce groupe de gamins, mais ça créé évidemment des dissensions dans les rangs d’avoir Daryl qui insiste pour aller chercher les médicaments. Il y voit son intérêt – un cheval – mais il a besoin d’un guide pour y aller, alors ça ne le dérange pas de faire croire à des gamins qu’ils pourront sauver la prof, même s’il sait que c’est perdu d’avance !

J’aime bien cette idée d’école, mais vraiment, j’ai du mal à croire que des enfants puissent survivre si longtemps par eux-mêmes. Et puis, ils sont tellement nombreux ! Ils n’ont jamais eu la grippe ? Il n’y a jamais eu de zombies ? Comment c’est possible ? Ils ont même du sacré matériel dans l’école, avec une télévision marchant encore pour regarder une vieille sitcom sur cassette… Et des vélos pour alimenter la télévision ! Purée, elle est sacrément forte la madame Dubois d’avoir réussi à créer tout ça.

Daryl passe ensuite la nuit dans le même lit qu’Isabelle, mais ils ne font que parler du passé – l’occasion de nous rappeler que Daryl avait un frère avant. Le lendemain, il prend la route avec la leader du groupe qui comprend vite qu’il n’est pas prêtre. Forcément. La conversation entre eux n’est pas des plus intéressantes, si vous voulez mon avis, alors j’en fais l’économie : ils arrivent vite au château où ils espèrent trouver cheval et médicaments.

Paris | La fuite | L’école | Le château

Le château

Daryl enferme la leader derrière la première porte qu’il trouve pour la protéger avant de s’aventurer dans le château. Il y entend un ado crier dans une pièce souterraine et s’y rend aussitôt. Daryl est un sacré sauveur de l’humanité et des enfants dans cette série bordel. Franchement, Daryl lui fait beaucoup trop vite confiance, cela n’a aucun sens. Il lui apprend à se servir d’un flingue et lui demande son nom. Le gamin viendrait de l’école et affirme s’appeler Hérisson, mais bon, il insiste pour que Daryl l’appelle plutôt Hedgehog ? Euh ? Pourquoi ? Ton nom, c’est ton nom, merde ?

Bref, pas le temps de se poser trop de questions. Ils sont rapidement interrompus par un type qui leur tire dessus. Daryl apprend donc à Hedgehog à tirer pour faire diversion, puis se débrouille pour le rejoindre. Je ne comprends pas bien : le château est supposé être hyper dangereux, mais en fait, il y a juste un américain qui tire sur tout ce qui bouge ?

Daryl ne le tue pas tout de suite, préférant en faire son prisonnier. Malheureusement pour lui, ce texan finit par se faire bouffer par des zombies alors qu’il tentait de s’échapper. Ce n’était pas gagné pour lui de toute manière, ça se voyait dès le départ. Par contre, ça fait une sympathique scène d’action avec un moment pas bien crédible où Daryl tombe sur un tas de zombies sans se faire mordre.

Je n’ai pas bien saisi non plus pourquoi il s’amuse à faire exploser un bidon d’essence et met au passage sa vie en danger, mais soit. On s’y fait, j’imagine. Par chance, alors qu’il est dans la merde, la leader des enfants et un de ses potes débarquent pour le sauver juste à temps. Comme toujours. Parmi les zombies, malheureusement, il y a aussi Julien, le frère d’un des ados de l’école. C’est triste. On se doutait qu’il était mort vu comment la série avait insisté sur son absence au repas de la veille. Bref, c’était un peu une facilité qui n’a pas eu l’impact émotionnel prévu.

En parallèle, nous suivons Laurent qui tente de s’intégrer comme il peut dans la vie de l’école. Il fait un cache-cache avec les autres, mais il n’est pas très fort pour autant. En fait, ça termine super mal : tous se moquent de lui, et puis c’est tout. En plus, la série n’est pas bien crédible : ils sont tous français mais continuent de parler anglais alors que Daryl n’est plus là. J’aimais bien au départ l’idée que les gamins parlent anglais pour s’entraîner en présence de Daryl – genre, c’était une explication débile, mais elle avait le mérite d’exister – mais ensuite… Ca n’a aucun sens ! Ils vont chasser la bête de Gévaudan ensemble, mais en anglais ? WTF.

Cela donne l’occasion à Laurent de retrouver Astérix, ou plutôt son cadavre. Le pauvre cheval s’est fait bouffer par des zombies et ça rend le gamin tout triste. Il s’en prend donc à Isabelle et Sylvie quand elles le retrouvent, parce qu’elles ont menti. Ouais, pendant ce temps, Isabelle et la deuxième nonne s’occupent de veiller sur Mme Dubois. Elles en profitent pour parler de Laurent qui se pose plein de questions sur sa place dans le monde, et j’ai bien aimé cette perte de temps qui ne traînait pas trop en longueur pour autant.

Tout ça mène finalement à la fin de l’épisode où Daryl revient à l’école avec la leader… mais trop tard. Mme Dubois meurt juste au même moment, forçant la leader à prendre le rôle de manière permanente cette fois. De manière peu crédible, les personnages décident toutefois de reprendre la route et de ne pas s’attarder à l’école un peu plus.

C’est triste pour Laurent : il s’était fait une (petite) amie sur place et ne voulait plus partir du tout, mais on ne le lui laisse pas le choix, finalement. Il ne comprend pas pourquoi, en plus, Isabelle continue de lui mentir, de le traiter comme un bébé et de lui répéter qu’il est spécial. Et pourtant, il l’est !

Paris | La fuite | L’école | Le château

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E01 – L’âme Perdue – 16/20

La série part dans un délire auquel je ne m’attendais pas forcément, mais qui est efficace pour lui donner une vraie identité qui tranche avec les autres séries de la franchise. Je trouve que les enjeux sont présentés plutôt clairement et que l’ensemble fonctionne bien. La photographie est magnifique, l’ambiance proposée est efficace et il y a une intrigue qui… m’intrigue. C’est beaucoup plus que ce que j’en attendais, et ça justifie la bonne note malgré un ensemble plutôt passe-partout pour l’instant. Je note par rapport à mes attentes, et c’est bien mieux que ce que j’attendais.

Spoilers

Daryl échoue sur une plage française, et ce n’était pas dans ses plans.


Why not bet on hope ?

Parfaitement, cet épisode d’une heure commence par une magistrale faute dès son titre pseudo-poétique en français incapable de foutre un accent correctement. Rien ne va donc, dès les premières secondes, surtout que la première réplique de la série va à Judith. Pas besoin de nous rappeler qui est Daryl et où la série l’a abandonné, puisque nous le retrouvons loin de tout.

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

L’arrivée

Le voilà perdu en pleine mer, proche des côtes françaises. Faudra qu’on m’explique comment il est possible de se retrouver attaché comme ça à un radeau d’ailleurs, et sans qu’aucun zombie sachant nager ne vienne le bouffer. J’imagine que la série devra le faire à un moment ou un autre, mais pour l’instant, elle se concentre sur l’arrivée de Daryl sur une plage. On le sent à bout de forces, mais ce n’est pas bien grave : il trouve de quoi boire sur la plage, puis commence rapidement à marcher vers l’intérieur des terres.

Il souhaite comprendre où il est et on le comprend plus vite que lui : il est en France, avec un joli panneau directionnel vieilli par la production pour l’occasion. En vrai, j’aime beaucoup ce que ça donne : les décors sont on ne peut plus français, mais on nous crame des véhicules un peu partout (remarque, ça aussi c’est français dans l’idée, ça n’a pas dû être compliqué à trouver) et on nous fout des cadavres au milieu de villes touristiques.

J’aime beaucoup comment les façades sont brûlées pour l’occasion et oui, je me retrouve à critiquer les décors plus que le reste, parce que c’est tout ce qu’il y a à commenter pour l’instant. Je veux dire, Daryl finit par trouver une bouteille Cristalline, des chips et un improbable magnétophone où un homme a documenté son voyage, en anglais tant qu’à faire.

Qu’importe. Daryl se met ensuite en tête d’essayer de retourner aux USA. Il enregistre donc son propre message, affirme qu’il essaie encore de rejoindre le Commonwealth en Amérique et regarde une carte lui permettant de comprendre qu’il est en France. Bien. Il se lance donc dans un périple pour retourner aux USA, et pour ça, il décide de prendre la route vers l’intérieur des terres, en passant par des rails. Je ne comprends pas bien le projet, je dois dire. L’intérieur des terres ? Mec, tu t’éloignes des USA là. T’es sacrément nul en géo, en plus du reste ?

Cela ne m’étonne pas. Après, c’est chouette. La série reprend les habitudes de la franchise, avec un personnage qui parcourt des rails pleins de cadavres et des paysages magnifiques. Je ne sais pas si vous le saviez, mais la France, c’est magnifique. Heureusement d’ailleurs : sans ces plans majestueux de la France, on se ferait sacrément chier. Montagnes, viaduc, Daryl fait un long trajet qui le mène dans une autre ville déserte.

Vu la longueur de son trajet, il a pourtant dû en croiser d’autres, en théorie. Qu’importe. La ville est déserte, mais ça n’empêche pas de découvrir que les zombies seront nommés ici « affamés ». Ben oui, Daryl entre dans le premier bâtiment avec les mots « attention affamés » qu’il croise. C’est… idiot ? Le mot « attention » est transparent, bordel, comment peut-il décider d’entrer dans le seul bâtiment avec un avertissement ?

Le pire, c’est que non seulement il fait ça, mais qu’en plus, il semble être surpris par le fait que des zombies l’attaquent à l’intérieur. Nous voilà donc face à la première scène d’action de la série. Elle est plutôt chouette en vrai, avec Daryl se débarrassant d’une dizaine de zombies. Le truc en plus, pour cette série, c’est que les zombies semblent radioactifs. Leur sang semble donc acide et quand un zombie attrape le bras de Daryl, il se brûle aussitôt.

Bon, ça n’empêche pas Daryl de s’en sortir. On peut alors passer au générique et… Clémence Poésy est là-dedans ? Je ne savais même pas, où j’avais oublié. Le générique semble proposer une extension logique à ceux de la franchise, avec des décors qui nous montrent toute la France et sont plutôt chouettes. Il va traverser la France, le Daryl. Soyons heureux pour lui – et pour les images qu’on va nous proposer.

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

Maribelle & Guillaume

Après le générique, nous découvrons que Daryl a bien marché depuis son arrivée : il est en effet à 15 kilomètres de Lourdes. Moi, ça me fait rire, parce que j’avais cru comprendre qu’il arrivait par le Mont St Michel, mais non, non, il a débarqué par le sud de la France. Cela donne plus de choses à voir niveau paysage, j’imagine.

Et puis, il y a déjà pas mal de ruines qui donnent envie de se croire dans une apocalypse zombie après tout. Bon, par contre, quand Daryl parvient à traduire le panneau « Dieu vous aime » qu’une femme – Clémence Poésy, la voilà – a posé, il est surtout mort de rire. Deux choses sont à retenir : Clémence Poésy l’observe de loin d’une part et il y a un étrange « Pouvoir des vivants » qui semble apposé un peu partout en France. On sent qu’il y a donc une faction en place.

Daryl ne semble pas s’en soucier et finit par croiser les premiers français de la série. Il rencontre ainsi une certaine Maribelle, au français étrange (son « inquiéquiétez » me fait tellement rire… mais je me demande si ce n’est pas juste un problème de montage) et à l’intrigue encore floue. Maribelle explique donc que son grand-père, Guillaume, apparemment aveugle, est blessé à la cheville dans un anglais incertain.

C’est plutôt amusant, et voilà Daryl qui commence à faire confiance à ce duo improbable. Il les aide à s’en sortir face à deux hommes après quelques souvenirs de la seconde guerre mondiale partagée par Guillaume. Les deux hommes sont hostiles sans qu’on ne sache trop pourquoi, mais c’est une série apocalyptique, alors ce n’est pas surprenant. Daryl n’hésite pas, en tout cas, à venir en aide à Maribelle quand elle est sur le point d’être enlevée

C’est un peu n’importe quoi cette manière dont la série nous présente des personnages hostiles qui ne semblent pas si potes que ça entre eux finalement. Quand l’un est fait prisonnier par Daryl et est clairement sur le point de le mourir, le second s’en fout pas mal et tire directement sur Daryl. Voilà donc le héros de la série blessé, mais pas encore mort, hein. Forcément. Il peut même s’en sortir plutôt bien et est sur le point de tuer l’homme quand Maribelle le stoppe, lui demandant de conserver la poudre. C’est vrai que nous ne sommes pas aux USA.

Cela dit, on passe aussitôt à une scène où Guillaume révèle qu’il n’est pas si blessé que ça, qu’il a une très bonne vue finalement et que Maribelle n’est pas si friendly. Le duo s’attaque donc à Daryl, déjà blessé, vole ses provisions et est sur le point de le tuer quand soudainement… Daryl est sauvé par Clémence Poésy. Forcément.

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

Le couvent

Après quelques incontournables flashbacks de Judith et de la quête de Daryl lancée en fin de saison 11, voilà donc Daryl qui se réveille au beau milieu d’un couvent. Pardon ? Clémence Poésy est une nonne maintenant. C’est à la mode, les nonnes dans les séries. Bon, on apprend vite qu’elle s’appelle Isabelle. Finalement, les zombies sont appelés aussi les « brûlants », mais ils ne sont qu’une sorte d’« affamés ». Ah, le vocabulaire des séries de la franchise, ça me vend du rêve. Au moins, Isabelle nous donne plein d’informations utiles : elle a un anglais impeccable et peut ainsi expliquer à Daryl ce qu’il en est. Le voilà dans un tout petit couvent, surtout après 12 ans d’apocalypse zombies. Pardon, affamés.

C’est tout petit, mais il y a encore des enfants pour s’amuser dans ce lieu étrange – même si on apprend un peu plus tard qu’il n’y en a en fait qu’un seul, qui s’appelle Laurent et qui a été éduqué par les nonnes. Et le père Jean. Allons bon. La série passe alors par l’immanquable plan du héros torse nu pour nous montrer toutes ses cicatrices. Isabelle n’est pas dérangée pour autant par la nudité de Daryl quand elle débarque. Elle lui explique un peu plus la mythologie derrière l’histoire française, avec une Union de l’espoir formée par les religieux du pays. Super.

En vrai, je le dis comme ça, mais j’aime bien tout ce qui est mis en place par la série. On sent que, contrairement à Dead City, le plan est de nous proposer une plongée dans une mythologie bien définie. C’est plutôt efficace : Daryl découvre le couvent en compagnie de Clémence Poésy et on commence à nous faire comprendre que, comme tout couvent qui se respecte dans une apocalypse, il y a toute une histoire de prophétie à accomplir.

Daryl ne soupçonne rien à la base : Isabelle en parle avec la mère supérieure uniquement, cette dernière comprenant qu’Isabelle voit en Daryl un élu. Contrairement à elle. Pendant que cette conversation a lieu, Daryl se retrouve à rencontrer Laurent. Concrètement, ce gamin est insupportable : il est présenté comme un petit génie à l’anglais impeccable, au français impeccable (et franchement, la série s’en sort bien pour le français en vrai) et aux connaissances scolaires très affinées. Franchement, il est déjà plus malin et intelligent que Daryl.

Pourtant, quand on nous dit qu’il doit faire des récitations à Père Jean sans nous montrer le père Jean, j’ai senti la couille dans le pâté venir. Cela n’a pas manqué : Père Jean est en fait un zombie désormais. Daryl finit par le découvrir et pète logiquement un câble, comprenant qu’il est temps pour lui de se barrer. Ce n’est pas exactement le plan qu’Isabelle avait en tête pour lui. Au contraire, elle espérait de lui qu’il prenne soin de Laurent, parce qu’elle pense que le gamin pourra être le Messie. Père Jean ? Les sœurs attendent qu’ils ressuscitent, tout simplement. Ben oui. L’apocalypse zombies est un test pour l’humanité, tout simplement.

C’est très chrétien comme vision des choses et ça fonctionne à peu près comme mythologie pétée. Bien sûr, cette histoire de Messie est plutôt risible, mais dans les dessins de Laurent, il y a eu récemment un dessin d’un homme perdu dans les eaux. C’est suffisant pour donner plein d’espoir à Isabelle. Elle finit par tout expliquer à Daryl, lui demandant d’emmener Laurent avec lui pour qu’il soit en sécurité et puisse accomplir sa prophétie.

Ce n’est pas si simple pourtant de croire en de telles sornettes et Daryl décide donc de se barrer. Oh, Laurent lui explique qu’ils se reverront, mais maintenant, il a un plan : Isabelle a parlé de rumeurs promettant qu’au Havre il y aurait des navires partant pour l’étranger.

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

Le Sergent

En parallèle, néanmoins, les choses tournent plutôt mal pour Maribelle et Guillaume. J’ai bien aimé leur scène à traduire le journal de Daryl et se foutre de la langue anglaise, et ça a mené à un bon rebondissement : des soldats les retrouvent et cherchent à savoir ce qu’il est advenu des potes qu’ils avaient. C’est logique et bien sûr, leur leader est évidemment le frère de l’homme tué par Daryl et Maribelle.

Même si le duo ne veut pas parler à ces ennemis, ils n’ont finalement pas le choix. Un peu de torture, le meurtre un brin violent de Guillaume et Maribelle se met à tout raconter. Plus ou moins. Elle mène les soldats sur les lieux du crime, où le frère peut voir que celui qu’il cherchait est devenu un affamé. Il pète logiquement un câble et Maribelle en profite pour accuser Daryl et s’en sortir de cette galère dans laquelle elle est.

Comme il y a un flyer de Sœur Isabelle sur place, les soldats se rendent ensuite au couvent que Daryl vient juste de quitter. Bon, on comprend donc qu’il y a dans les régions deux groupes : les soldats violents et sanglants, les bonnes sœurs dans le couvent. C’est très clair comme opposition, assez simpliste, mais efficace.

Les soldats ont plus de pouvoir et de force que les femmes, ils peuvent donc entrer dans le couvent et poser plein de questions sur Daryl. Les sœurs feignent l’ignorance, cachent Laurent, font comme si elles ne savaient rien, mais ce n’est pas utile face à la soif de revanche du leader des guerriers. Et bien sûr, après un peu de suspense pas très efficace, les soldats trouvent Père Jean, forcément. Cela donne un moyen de pression au Sergent qui fait aussitôt du chantage à Isabelle.

Celle-ci refuse de dire ce qu’elle sait sur Daryl, alors le Sergent tue sans hésiter le zombie de Père Jean. Enfin, ce qu’il restait à en tuer, quoi. Laurent débarque de nulle part à ce moment-là, et le petit génie finalement, ne sait pas être un bon acteur quand il s’agit de jouer la tristesse. Le scénario n’est pas dingue en même temps, ça ne doit pas être simple. Laurent est aussitôt recruté pour être un guerrier pour Genet, qui qu’il soit. Cela fait peur aux sœurs, mais Daryl débarque alors juste à temps pour sauver tout le monde. C’est beau.

Les guerriers comprennent aussitôt que les sœurs cachaient l’américain et ça vire au combat, inévitablement. Les bonnes sœurs se font massacrer, mais elles sont prêtes à se battre malgré tout. Cela avait été introduit plus tôt dans l’épisode : elles avaient une armurerie dont elles n’hésitent pas à se servir contre l’envahisseur. Bon, ça me paraît être un massacre parfaitement inutile tout ça. Parlez, bordel, communiquez ! Cela aurait été plus simple… mais moins fun. Des bonnes sœurs avec des armes, c’est marrant.

Finalement, les guerriers cherchent Daryl dans tout le couvent, pendant que la massacre a lieu. Isabelle le sauve de justesse quand le Sergent le retrouve. Malgré tout, le Sergent parvient à s’enfuir. Oh, Daryl veut bien le tuer, mais la Mère supérieure le retarde et l’en empêche finalement. Pourtant, elle était blessée et finit par mourir de sa blessure.

L’épisode se termine donc sur quelques promesses : je doute que Maribelle ne revienne pas par la suite, le Sergent s’échappe et a un regard de vengeance en lui et Daryl… se met à vouloir avoir la foi. Il est donc prêt à emmener Laurent et papote un temps à Isabelle lors d’une veillée au coin du feu pour pleurer les mortes au combat. Allons bon. Le pire, c’est que je trouve ça sympa comme ambiance et comme enjeux. C’est plus efficace que Dead City en tout cas !

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

Cliffhanger

Contre toute attente, la série achève son premier épisode par une scène au Havre où l’on découvre des hommes peu ravis de l’escapade d’un prisonnier. Une femme, qui a clairement le pouvoir, raconte un peu sa vie familiale pour expliquer qu’elle blâme le capitaine, pas l’équipage. Un docteur explique alors qu’il y a des expériences en cours sur les zombies. Un américain, le prisonnier qui s’est échappé, a lancé une mutinerie et a fait bien du mal aux expériences en cours.

Daryl est présumé mort, mais ce n’est pas suffisant pour la femme qui dirige les opérations. Elle décide d’envoyer ses hommes à la recherche de Dixon. Un américain en France, ça va vite se trouver après tout.

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer