Orphan Black : Echoes – S01E02 –  Jules – 18/20

Il fallait donc laisser le temps à la série de s’installer et de présenter ses personnages avant d’être totalement embarqués dans la folie des théories, des intrigues qui s’emmêlent et de la science-fiction grave réussie. Cet épisode est largement plus qualitatif que le premier et me ramène dix ans en arrière en un clin d’œil. Je suis de nouveau largement sous le charme de cette écriture, de ce casting, de cette ambiance. C’est de la folie. Une vraie réussite, même si on n’est pas au niveau de l’originale (comment pourrait-on égaler Tatiana Maslany ?). Pourquoi personne n’en parle ?

Spoilers 

Lucy apprend à connaître l’adolescente, Kira reçoit de la visite.

We were made in a printer?

I think she’s me | Hello Monkey | Darros | Jack | Neeva

I think she’s me

Sans trop de surprise, l’adolescente kidnappée par Lucy n’est pas vraiment heureuse d’avoir été kidnappée. J’aime beaucoup son self control dans les hurlements (non) et dans son faux mot de passe Bullshit qui m’a bien fait rire. Lucy n’est pas la pro des kidnappings et ça fonctionne tellement bien : ça me rappelle qu’Orphan Black gérait à fond ce genre de scènes avec Sarah aussi. C’est toujours hyper chaotique à regarder, ça part dans tous les sens, mais en vrai, la vie ressemble à ça quand tu kidnappes un gosse, non ? Enfin… J’imagine. Ne faites pas ça.

BREF. La gamine se barre en courant, forcément. Cela n’empêche pas Lucy de la rattraper et de la rekidnapper. Bon, la série s’en tire bien en n’entrant pas dans les détails : on la retrouve très vite chez Craig. Ce dernier vit dans un refuge pour anciens toxicos, mais se bourre toujours la gueule, et tient apparemment quelques réunions pour des anonymes qui ne le sont pas tant que ça. On rencontre ainsi l’ex de Lucy, une certaine PJ. Allez, bim, Lucy est bisexuelle. Orphan Black me manquait tellement, je n’en avais pas la moindre idée.

L’histoire entre elles semble un brin compliquée, mais si on résume simplement, Lucy s’est juste barrée du jour au lendemain sans laisser d’explication à sa copine. Elle redébarque dans sa vie de la même manière, se contentant de demander à Craig de la suivre pour interroger l’adolescente.

Simple et efficace : Craig découvre le kidnapping, pète un câble un peu comme Felix aurait pu le faire, puis enchaîne aussitôt avec un interrogatoire de la gamine permettant d’en savoir un peu plus. Ou un peu moins : elle aussi est amnésique, assurant qu’elle a perdu ses parents à 15 ans dans un accident qui lui a aussi effacé la mémoire. Pratique, comme dirait Lucy, pour ne pas trop en révéler.

Je ne sais pas trop pourquoi Lucy est si convaincue que l’adolescente a les réponses qu’elle cherche, mais pour moi, il était plutôt évident qu’elle n’allait rien savoir. Cela ne m’empêche pas de déjà kiffer ce personnage. Elle est maligne.

Lucy lui explique rapidement qu’elles ont été toutes les deux imprimées, mais évidemment, c’est un peu trop gros pour que ça passe auprès d’une adolescente. Le coup de la cicatrice fonctionne beaucoup mieux, lui en revanche. En revanche, et c’est dommage pour Lucy, l’adolescente n’a pas les marques à la lumière bleue, elle. Pour le bien de la critique, donnons tout de suite le nom de celle-ci d’ailleurs : elle s’appelle Jules.

Sans trop de surprise, elle demande à aller aux toilettes pour trouver un moyen de se barrer, mais ce n’est pas si simple. Je veux dire, Lucy l’attend derrière la porte pour essayer de l’attendrir. On s’en doute dès le départ, ce n’est absolument pas efficace : dès qu’elle sort des toilettes, Jules plante Lucy avec un bout des toilettes. C’est brillant.

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Hello Monkey

Nous retrouvons Kira dès le début de cet épisode et je suis grave partagé entre l’adorer pour le principe parce que c’est Kira ou la détester parce qu’elle semble avoir mal tourné. Et en même temps, Kira pouvait être insupportable quand elle était môme, non ? C’est dingue cette série, elle me renvoie directement dix ans en arrière avec la bonne musique (le générique de fin bordel ! Les thèmes musicaux des persos !) et une écriture qui fonctionne toujours aussi bien. Je vais m’enchaîner les dix épisodes. Et toutes les saisons audio, aussi. DINGUE.

Comme à l’époque, mes critiques sont déjà totalement chaotiques, c’est mal barré. Peut-être que je m’emballe trop aussi, j’ai fait pause à 1 min 35 pour écrire tout ça. Je veux dire… FELIX ! Felix vieux ? J’a-do-re ! C’est si parfait comme introduction parfaitement improbable. Et Jordan Gavaris gère tellement ! HELLO MONKEY. Je fanboy, c’est terrible. Le générique commence déjà à me plaire beaucoup.

On notera bien sûr que Kira parle d’expérimentation avec un certain Josh, se disant qu’elle a peut-être une idée. Quand Felix débarque, c’est une surprise pour Kira, bien sûr, et ça l’est pour moi aussi. Je n’avais absolument aucune idée qu’il avait été casté et pour moi, les deux séries devaient être complètement indépendantes, avec un vague lien lointain comme dans le premier épisode. Bien sûr, j’ai un peu du mal avec le choix de l’actrice de Kira qui me paraît quand même plus vieille que ce Felix vieillit par les effets spéciaux, mais eh, c’est du Orphan Black, les effets spéciaux sont maîtrisés quand même. Disons juste que Felix ne paraît pas avoir soixante ans, quoi. On les pardonne quand on voit la ressemblance Jules/Lucy, on va dire.

La série parvient assez vite à nous replonger dans le délire total qu’était l’originale, nous en laissant juste découvrir assez de ces personnages secondaires pour nous faire oublier que Tatiana Maslany n’est pas là. Cela dit, si Jordan Gavaris est là, je considère qu’il y a moyen qu’elle débarque à un moment dans l’épisode 10, hein. En attendant que mes espoirs délirants s’atténuent, Felix nous raconte vite fait que Cosima s’inquiète pour Kira et que c’est pour ça qu’il est là. Felix compare aussi Sarah à Mère Thérèsa et j’adore l’idée de savoir qu’elle a réussi à aider toutes les clones sur son chemin.

Et puis, on ne va pas se mentir, ce que j’adore, surtout, c’est de retrouver le personnage de Felix. Il est incroyable en quelques secondes de présence à l’écran. Jordan Gavaris est un bon acteur, mais il n’est jamais aussi excellent que quand il joue Felix – et ses répliques, bordel ! J’adore, tout simpelment. Bon, il faut évidemment justifier l’absence de Tatiana Maslany et on apprend donc que Kira et Sarah sont un peu en froid. Ouais, la fille a encore des photos de sa mère sur son bureau, mais tout de même.

Rapidement, on découvre la vie de Kira en tout cas : elle est une femme d’affaire accomplie, mais elle est très seule, hein. Elle a toujours son génialissime oncle (ce costard, putain, je suis fan, c’est tellement Felix avec des décennies de plus !). Elle a aussi un Lucas dans sa vie, mais un Lucas qui est alcoolique apparemment – ce qui n’empêche pas Felix de vouloir lui fournir de la drogue (finalement, c’est pour une expérience de Kira) ou de proposer à sa nièce de se bourrer la gueule.

Les deux se rendent dans un club comme seule Orphan Black sait nous en proposer : un Neolution sans queue comme dirait Felix. Les voir ensemble est plutôt chouette, surtout avec Kira qui cherche de la cocaïne à tout prix, sans savoir comment faire. Felix, lui, sait comment faire, et il en profite pour avoir une petite gâterie dans les toilettes en plus. Tout est dans le détail du mec qui s’essuie la bouche en sortant des toilettes, d’ailleurs. Felix peut donc fournir de la cocaïne à sa nièce, pile au moment où Lucas, le fils de cette dernière, les rejoint, à sa demande. Vraiment, une famille éclectique.

Lucas est déjà un adulte, suffisamment adulte pour avoir rejoint en plus une secte – le Quakerism. Putain, la complexité des intrigues qui se superposent, toujours. Lucas a donc un crush pour une jeune maîtresse d’école qu’il veut emmener à un test sanguin (sympa) et une vie un peu chaotique, ce qui inquiète Felix. Ce dernier est vraiment grandiose : il redébarque dans la vie des deux pour mieux s’occuper de tout pour eux. Comme toujours, quoi. Il fait le job de Sarah un peu.

Il finit donc par forcer Kira à révéler ce qui lui prend la tête et on découvre qu’elle a juste peur de ne pas être devenue une personne meilleure après tout ce qu’elle a eu à subir dans sa vie d’enfant. Effectivement, ce qu’on en voit nous permet d’avoir quelques doutes, même si Felix est fière d’elle et de toutes les vies qu’elle sauve avec ses organes synthétiques. Une fois réconfortée par son oncle, Kira se remet au travail et décide de droguer des rats avec de la cocaïne. Bien. Tout pour la science, j’imagine. L’expérience n’est pas vraiment un succès, cependant, elle se content de tuer un rat et d’avoir besoin d’un rendez-vous immédiat avec Josh.

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Darros

Je ne m’y attendais pas du tout, mais nous continuons aussi de suivre le personnage de Diamond Reed. Bon, d’accord, il est au générique, je m’y attendais, mais je trouve que son introduction était bizarre dans le premier épisode et je ne sais pas trop ce que lui et sa coéquipière sont censés apporter à la série pour l’instant. Nous les suivons alors qu’ils suivent eux-mêmes une piste en rase campagne dans une maison absolument magnifique (je n’en veux pour rien au monde, par contre, imaginez le ménage avec tant de vitres !!).

Bref, ils enfilent des tenues spécifiques pour aller rencontrer un certain Mr Darros qui nous permet d’apprendre que la coéquipière s’appelle Emily et est passée par le FBI. Reed ? Son nom est Tom. Cela fait deux ans qu’il cherche Lucy sans trop de succès et maintenant, il doit expliquer à son boss que Jules a été kidnappée par Lucy. Bien sûr, Lucy est aussitôt vue comme une menace par cette organisation : elle a tué un homme, elle kidnappe des ados, c’est difficile de ne pas être d’accord avec eux tout de même. Ce Mr Darros reste intrigant pour le moment, cependant.

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Jack

En parallèle de tout le reste, nous suivons de nouveau les personnages de Jack et Charlie. Je m’attendais à les voir disparaître comme le père de Kira à l’époque, et ça m’a surpris, surtout quand on nous sort le choc post-traumatique de Charlie dans cet épisode. J’ai aimé l’idée de la peluche défigurée, mais par contre, le reste, c’était un peu cliché comme scène.

Quand on retrouve Jack dans la scène suivante, c’est pour le voir se confier beaucoup trop à Tina. C’est absolument flippant à quel point je retrouve mes réflexes de ne faire confiance à personne. Ce n’est pas le cas de Lucy : elle décide de faire confiance à Jack à 100% et vient évidemment se faire soigner par lui quand elle se fait planter par Jules. En vrai, c’est plutôt logique et ça se tient : il est un ancien médecin de l’armée et elle ne peut pas aller à l’hôpital.

Elle croise bien sûr Charlie, mais n’a pas trop le temps de lui parler. Il faut dire que Jack veut protéger sa fille et que ce n’est pas si simple avec Lucy dans les parages. Il finit par lui poser un ultimatum, pour s’assurer d’avoir la vérité à temps. Lucy finit donc par craquer et tout révéler à Jack : elle l’emmène au hangar d’où elle s’est échappée deux ans plus tôt. Bizarrement (vraiment, je ne fais confiance à personne), Jack semble plutôt gober facilement l’histoire improbable de Lucy. Il a des doutes, hein, mais on sent qu’il est trop amoureux pour ne pas faire au moins un peu confiance à Lucy.

Cette dernière décide finalement de le redéposer chez Tina, avant d’aller rencontrer la mère adoptive de Jules pour savoir si elle est impliquée ou non dans le projet de clonage. J’aurais tendance à penser que oui vu le profil, mais nous verrons bien.

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Neeva

De son côté, Jules utilise un taxi sans conducteur pour rentrer chez elle au plus vite. Toutes les caméras du bâtiment la repère immédiatement. Ce ne sont pas les seules : en rentrant, elle tombe sur James, son tuteur j’imagine. Elle sait comment l’attendrir évidemment, lui apportant son thé favori et mentant totalement sur ce qu’elle a fait de sa journée.

Je m’attendais quand même à ce qu’elle raconte son kidnapping et c’est vraiment inattendu qu’elle choisisse de ne pas le faire pour plutôt s’en confier à son frère adoptif. Ce dernier était hilarant, avec une sorte de fail sur les réseaux sociaux et la dynamique Jules/Wes n’est pas sans rappeler Sarah/Felix en vrai. De toute manière, ces scénaristes savent comment créer une dynamique géniale entre les personnages. Et des personnages aussi : ainsi, si Wes veut percer en vain avec des shows comiques, on découvre que Jules, elle, a son trafic de stupéfiants à gérer. Voilà qui explique pourquoi elle veut se faire discrète.

En attendant, elle reste perturbée par tout ce que Lucy a décidé de lui dire. Elle décide donc de regarder ses photos de famille, un peu trop parfaites à mon goût, avant d’entendre ses parents adoptifs se disputer à son propos. James a l’air d’être un super papa, mais ce n’est qu’une apparence : en vrai, il a du mal avec Jules qui lui ment en permanence. Il ne la voit pas comme sa fille, et ce n’est pas trop ce que Jules devrait entendre.

La mère adoptive, elle, fait vraiment tout pour qu’elle se sente acceptée, à l’inverse. Du coup, elle attise mes soupçons : je pense qu’elle en sait beaucoup sur les origines de Jules. Nous ne le saurons pas immédiatement de toute manière. Cela dit, le doute est permis : elle reçoit une notification sur son téléphone la prévenant que Jules est à son bureau et elle semble penser immédiatement que c’est une erreur.

De notre côté, nous savons qu’il s’agit en fait de Lucy. Eh ouais, elle veut en savoir plus sur cette Neeva Lee, alors elle tente de s’introduire dans le bâtiment… et y arrive quand le scanner la reconnaît comme Jules. Logique, elles sont les mêmes après tout. Une fois dans le bâtiment, Lucy parvient à rejoindre le bureau de Neeva et j’adore que ça se fasse avec une musique digne de la série originale, encore. Dans le bureau, Lucy trouve une photo qui semble indiquer que Jules est passée par un hôpital. Ce sera une piste pour le troisième épisode, je suppose.

Cela dit, nous n’y sommes pas encore : Lucy reçoit un SMS de Jack qui veut la voir, parce qu’il finit par la croire. Son histoire est trop folle pour avoir été inventée et il est amoureux d’elle alors bon, il est prêt à tout accepter pour elle. En plus, il a été largué et ne veut pas faire de même avec sa nouvelle copine. Putain, le mec parfait, quoi. Je ne lui fais pas confiance.

Sinon, du côté des cliffhangers, on découvre aussi que Jules a un grand-père bienveillant avec elle. Inutile de dire qu’à lui non plus je ne fais pas confiance : il est trop aimant et parfait pour raconter la vérité sur l’origine de la cicatrice de Jules. Il lui assure que c’est suite à un accident de vélo… avant de se plaindre une fois le téléphone raccroché de toutes les questions que cette gamine insupportable pose. Ouais, comme on l’imaginait tous, il est en fait dans un hangar avec un décor pour faire croire qu’il a une chambre. J’ai tant de questions.

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Orphan Black Echoes – S01E01 – Pilot – 15/20

La foudre peut-elle frapper deux fois au même endroit ? Ce n’est pas sûr. C’est un premier épisode qui prend son temps et auquel il manque vraiment un ingrédient pendant un long moment, mais une chose est sûre : j’ai très envie de voir la suite et d’en savoir plus. Bref, la série a réussi à m’accrocher, mais il faut encore qu’elle fasse ses preuves pour me convaincre à 100%.

Spoilers 

Une femme se réveille sans se souvenir de qui elle est.

Why don’t I know who I am.

Le réveil | 2052 | Traquée | Ado

Le réveil

Des bruits d’animaux et un gros plan sur un œil qui s’ouvre, la série semble construite pour donner des points d’anciennes éditions de Bingo Séries. L’œil qui s’ouvre ? Celui de l’héroïne qui se réveille, même si elle ne dormait pas vraiment, totalement amnésique. Et elle a un grain de beauté juste à côté de l’œil, qui pourrait avoir son importance pour la suite.Elle est capable de répéter des mots, mais pas de dire l’année en cours ou son nom. Ou de reconnaître un bébé sur une photographie.

On peut comprendre qu’elle se mette à s’énerver bien rapidement, mais ça paraît tout de même un brin rapide, justement. J’imagine que ça doit être flippant de ne se souvenir de rien et d’avoir une médecin faussement compatissante en face de nous. Par contre, je dois le souligner immédiatement, outre « Was I asleep ? », j’ai trouvé que le jeu de l’actrice faisait énormément penser à celui d’Eliza Dushku dans Dollhouse. Les parallèles me font rire, en plus, parce que la série de la Fox aussi a été lancée post grève des scénaristes avec bien peu de promo. Tout le monde critiquait le jeu d’Eliza, mais voilà qu’on se retrouve avec le même type de mimiques quinze ans plus tard (outch).

Bref. Il est peut-être temps de me concentrer davantage sur ce qui se passe dans ce premier épisode, non ? Si on est loin de l’incroyable pilot d’Orphan Black et de Sarah Manning qui découvre une femme lui ressemblant comme deux gouttes d’eau, le côté mystérieux prend bien dès ce début d’épisode. On se demande forcément où est cette femme et ce que les scientifiques ont bien pu lui faire.

Elle semble être dans une maison toute sympathique – mais méfiez-vous des apparences. Après une longue lutte avec tous les éléments, les portes, les vitres blindées et tout ce qui l’empêchait de sortir de la pièce chaleureuse dans laquelle elle était enfermée, notre héroïne découvre subitement qu’elle est en fait dans un hangar. Et au sein de cet hangar, il y a un petit préfabriqué lui faisant croire qu’elle est dans une chouette maison de banlieue.

Bon, je trouve que la sécurité n’est vraiment pas ouf si ce n’est pas fait exprès : elle n’a pas tellement de mal à s’enfuir de la pièce dans laquelle elle était enfermée et se retrouve bien trop vite dans un laboratoire attenant au hangar. Par contre, OK, je dois avouer que je suis pris à fond dans le mystère de ce début d’épisode – et de série. Je me demande ce que seront les échos au projet des clones, forcément, et on voit bien qu’on repart bien vite dans un mystère d’expériences scientifiques sur des humains. On espère juste que ce sera un peu plus clair et moins confus que la série d’origine.

Bref, l’héroïne finit par tomber sur une machine de taille humaine avec un étrange liquide fluorescent ressemblant beaucoup à ce qu’elle a sous les ongles. À l’intérieur de ce liquide, il y a un corps qui flotte. La médecin débarque alors à nouveau pour révéler à l’héroïne qu’elle a été créée – imprimée – à partir de cette machine. On s’en doutait un peu, mais ça retire une grosse partie du mystère. Cela n’empêche pas l’héroïne de s’enfuir et de découvrir bien vite qu’elle est à proximité d’une ville très futuriste.

Le réveil | 2052 | Traquée | Ado

2052

Le générique est sympathique, mais un peu trop vite expédié à mon goût. Il n’a pas non plus la classe addictive de celui d’Orphan Black, malgré un look très similaire. Post-générique, nous découvrons (trop rapidement à mon goût) que nous sommes en 2052 – deux ans après le réveil de l’héroïne. Par conséquent, elle a désormais une vie bien rangée – une voiture, une maison de campagne, tout qui va bien… mais aussi des bribes de souvenirs étranges, avec clairement la supposition qu’elle est une meurtrière.

Pourtant, nous n’en saurons pas plus pour l’instant. On découvre juste bien vite qu’elle a une fille adorable, muette et parlant en langue des signes. Forcément. La relation Kira/Sarah était un énorme point fort de la série d’origine, alors ça ne devrait même pas m’étonner que l’héroïne soit de nouveau une maman. Elle s’occupe bien de sa gamine et la relation qui nous est montrée entre eux est vraiment chouette.

Oui, ça commence par un moment où elle doit l’engueuler parce qu’elle a fouillé ses affaires, mais en vrai, ce n’est absolument pas dérangeant : bien au contraire, ça montre à quel point ils s’entendent. La gamine n’est peut-être pas son fils pour autant : quand le père débarque, elle l’appelle Lucy. Ou alors, la gamine sait qu’il ne s’agit pas de sa mère biologique. À ce stade de la série, le puzzle semble se mettre en place avec l’idée que la mère biologique est morte et qu’on a imprimé un clone pour la remplacer. Charmant.

Lucy et la fille s’entendent en tout cas super bien et font quelques projets scientifiques ensemble. Le papa ? La définition du DILF, mais il est surtout le propriétaire de la maison de Lucy en fait. Reste donc à savoir si la gaine a un lien avec la photographie montrée à Lucy à son réveil – elle ressemble au bébé qu’on voit dessus – et à comprendre les relations entre ces personnages. Devant la gamine, Lucy et le père font comme s’ils étaient amis. Dès qu’elle est couchée, ce sont eux qui couchent ensemble. Allez, on en est à la quinzième minute de la série, il était temps d’avoir l’inévitable scène de sexe pour la retirer du cahier des charges. C’est cela dit bien plus prude que la série originale !

Elle permet aussi de développer un peu le personnage de Lucy, avec une cicatrice dont elle ignorerait la provenance, et celui de son mec, un ancien paramédic militaire – à qui je ne fais pas confiance. Lucy aussi commence à se poser des questions sur son mec apparemment, parce que ça fait un an qu’elle est en couple avec, mais il ne parle toujours pas de sa relation à Charlie, la fille. Le monsieur contourne vite la question, préférant poser les siennes. En vrai, ça se comprend : il souhaite comprendre pourquoi elle a quitté la ville si précipitamment pour venir s’installer à la campagne… Avant d’en faire la belle-mère de sa fille, c’est plutôt logique de vouloir découvrir les mystères qui entourent Lucy.

Lui, il s’appelle Jack. Alors que l’ambiance s’échauffe à nouveau entre eux, on a droit à un magnifique cut qui nous montre que Lucy fait quelques cauchemars de son passé. C’est un passé sanglant dans une salle de bain qui ressemble un peu au complexe du début d’épisode.

Elle passe la nuit à réfléchir à son cauchemar, à le dessiner et forcément, le lendemain, elle s’en confie à une de ses collègues. Comme elle parle espagnol, on peut en déduire qu’elle doit être proche du Mexique. Une chose est sûre : elle est parfaitement bilingue. Cela dit, ses capacités mentales ne l’empêchent pas d’être bouleversée quand elle se retrouve avec un liquide fluo sur les mains. En fait, elle est tellement bouleversée qu’elle se prend une voiture dans la tronche.

Le réveil | 2052 | Traquée | Ado

Traquée

Si Lucy demande à ne surtout pas aller à l’hôpital, c’est parfaitement impossible après s’être pris une voiture dans la tronche. La voilà donc qui se réveille là-bas, en parfaite santé. En fait, d’après son médecin, elle est parfaitement normale et les résultats d’examen n’indiquent rien d’étrange. Lucy a bien du mal à le croire et s’interroge aussitôt sur son état. Pour une nana qu’elle veut être discrète, elle pose aussi une question bien étrange, demandant à sa médecin si elle est capable de voir avec les tests si Lucy a déjà accouché ou non.

Par chance pour Lucy, Jack débarque avant que la médecin ne puisse pousser les questions qu’elle se pose plus loin. Jack embarque Lucy chez elle, à sa demande, et lui propose de vivre avec lui désormais. Ben oui, la peur de la perdre, tout ça, tout ça. Le seul problème, c’est que le scan à l’hôpital attire évidemment l’attention des créateurs de Lucy.

La médecin du début d’épisode est bien heureuse de la localiser et envoie aussitôt un type la chercher. Et ça va vite : à l’hôpital, il se fait passer pour son frère (beaucoup trop souriant pour quelqu’un inquiet pour sa sœur, hein) et hop, il est capable de la traquer jusqu’à chez elle. La scène tourne très vite à l’agression, avec un détective qui sait parfaitement ce qu’est Lucy et qui souhaite évidemment la ramener avec lui.

On note au passage qu’une lumière bleue permet de révéler des inscriptions sur le bras de Lucy, ça aura probablement une importance plus tard. En attendant, elle se bat avec le type et parvient de justesse à s’échapper, non sans être aperçue par Charlie avant. Lucy s’échappe dans un champ juste à côté et pense vraiment s’en tirer, mais ce n’est pas le cas. Son agresseur la retrouve bien vite dans le champ et s’apprête à la tuer avec un flingue.

Pas de chance pour lui : Charlie tient vraiment beaucoup à Lucy. Il n’en faut pas plus pour qu’elle décide de les rejoindre et n’hésite pas à tirer dans la gueule de l’agresseur de sa belle-maman préférée. Je veux bien que ce soit de la légitime défense, mais elle aurait pu viser ailleurs, tout de même. En tout cas, la situation change radicalement pour Lucy d’un coup : elle comprend qu’elle doit fuir, et elle veut fuir avec Charlie et Jack, tant qu’à faire. Ce dernier ne voit pas tout à fait les choses ainsi et s’engueule en toute logique avec sa copine. Voilà, fallait percer les mystères de ta copine avant de te mettre avec, c’était sûr ça !

Malgré tout, quelques scènes plus tard, il accepte de partir avec elle et de changer complètement de vie. Finie la vie à la campagne, voilà Charlie et Jack qui se rendent chez Tina, une amie de Jack, histoire qu’ils soient à l’abri le temps que Lucy règle son problème. Elle a en effet décidé de riposter pour pouvoir mener à présent sa vie tranquillement. Soit.

Par chance pour elle, elle a encore des amis en ville : elle se rend donc auprès d’un ami qui a apparemment beaucoup d’informations. On apprend assez vite qu’il a des ressources, mais qu’il est aussi quelqu’un de bien généreux : il a aidé Lucy à se construire une vie quand il l’a retrouvée dans la rue et qu’elle ne savait pas qui elle était. Je trouve tout de même que c’est un peu confus comme début de série, avec l’impression qu’il me manque quelque chose pour accrocher à fond. En plus, l’ambiance ressemble tellement à Jessica Jones, c’est perturbant.

Lucy est toutefois moins badass que Jessica, hein. Elle a des connaissances techniques intéressantes, lui permettant de tracer le GPS du portable de son agresseur, malgré un portable qui n’arrêtait pas d’effacer toutes les données.

Avec ces informations, on comprend que Lucy avance dans une enquête qui ne fait que commencer, mais surtout que nous allons avoir plus d’informations sur ceux qui la traque. Il s’agit donc d’une société nommée « Additive », qui jure dans sa com qu’elle a la vie humaine en valeur de base. C’est toutefois difficile pour la patronne de convaincre son interlocuteur (Reed Diamond !) quand celui-ci est convaincu que Lucy a tué son homme de main et possiblement Jack et Charlie au passage.

Allez, Reed Diamond sera donc un méchant, tandis que la patronne d’Additive est une semi-méchante – elle est pleine de bonnes intentions, mais c’est de ça qu’on pave l’Enfer paraît-il. Si elle paraît très assurée lors de sa réunion, un détour dans les toilettes nous la montre bien plus fragile et complètement catastrophée par ce qui est en train de se passer. Difficile de savoir si on doit accrocher à elle ou non, mais par principe, j’aurais tendance à dire que non…

Malheureusement pour moi, le cliffhanger m’a retourné le cerveau et remis à fond dans la série, en révélant que cette médecin un peu odieuse, peu sûre d’elle et si énigmatique n’était autre que Kira. La fille de Sarah. Qui appelle Cosima au secours. WHAT. THE. FUCK. OK, ce spin-off a le moyen d’être efficace s’il joue efficacement cette carte par la suite.

Le réveil | 2052 | Traquée | Ado

Ado

En attendant, Lucy continue son enquête, et ça commence à être beaucoup mieux pour nous impliquer dans ce qu’il se passe. Alors qu’elle est en train d’essayer de trouver un moyen d’entrer dans le bâtiment localisé par les données GPS (dans une scène bien écrite et jouée, je trouve, c’est crédible), elle se retrouve nez à nez avec une adolescente qui lui dit vraiment quelque chose. Et pour cause : c’est exactement à ça qu’elle ressemblait lorsqu’elle adolescente.

Bim. Il n’en faut pas plus pour que Lucy essaie d’en savoir plus sur cette adolescente un peu terrifiée d’être abordée dans la rue par une inconnue un peu cinglée. Quand Lucy fait tomber malgré elle le casque de l’adolescente, elle remarque que la musique qui s’en dégage est sa chanson préférée, mais aussi que l’adolescente a la même cicatrice qu’elle. Mieux que ça : elle repère une autre femme à proximité, qui semble totalement être là pour surveiller l’adolescente. La Paul version 2023, quoi.

Assez vite, une course poursuite s’engage entre l’adolescente, Lucy et cette femme qui essaie de vérifier que Lucy ne fasse pas tout capoter. Autant dire que c’est évidemment ce qu’il se passe : Lucy parvient à prendre en otage l’adolescente, comprenant bien qu’il s’agit de son clone. Elle se barre donc en voiture avec elle en fin d’épisode et, j’avoue, ce double cliffhanger me rappelle le mindfuck qu’Orphan Black savait provoquer à l’époque. Je suis eu.

Le réveil | 2052 | Traquée | Ado

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Orphan Black Echoes (S01)

Synopsis : Une série qui va explorer en profondeur les manipulations scientifiques de l’existence humaine.

Voir aussi : Orphan Black (S04 & 05)

Pour commencer, je ne sais pas par où commencer, justement. J’ai plein d’autres séries en cours, je n’ai vu quasiment aucun épisode depuis dix jours, mais voilà, je commence une nouvelle série dont je pensais que la diffusion se ferait en décembre au rythme d’un épisode par semaine… quand toute la saison a été balancée le 3 novembre.

Pour autant, en deux semaines (oui, j’ai écrit ça mi-novembre, mais je publie les articles aujourd’hui 26/12 parce qu’OCS a commencé la diffusion alors il était temps quoi !), je n’en ai absolument pas entendu parler, ce qui est un comble quand on se souvient à quel point j’étais fan de la série originale. Et pourtant, un spin-off sans Tatiana Maslany, ça n’aura pas la même saveur. Et pourtant, je n’ai jamais vraiment revu Orphan Black depuis qu’elle a disparu de nos écrans.

Toujours en quête d’une série qui pourra me permettre d’affirmer à nouveau que j’ai une série préférée en cours de diffusion – ou juste une série dont j’ai hâte de voir le prochain épisode, au point de justifier le titre de ce blog, parce que ça se fait rare (genre j’adore Lessons in Chemistry, mais je me suis arrêté en cours de route et… ça me manque pas, bizarrement. Bref, faudrait que je diffuse les critiques de celle-ci aussi d’ailleurs !). Je me suis perdu. Reprenons.

Je ne sais absolument rien de la série, si ce n’est que c’est un spin-off, avec une actrice que j’aime beaucoup. Son synopsis est resté le plus mystérieux possible pendant toute la promo, très peu importante parce que pendant la grève, grosso modo. Et pourtant, c’est un projet qui me donne envie d’en savoir plus. Je sais, je n’ai jamais terminé les saisons audio d’Orphan Black et ce titre prête à confusion avec une future série Marvel, mais promis, c’est pour celle-ci que je voulais en savoir plus. Allez. Essayons.

Orphan Black Echoes – S01E01 – Pilot – 15/20

La foudre peut-elle frapper deux fois au même endroit ? Ce n’est pas sûr. C’est un premier épisode qui prend son temps et auquel il manque vraiment un ingrédient pendant un long moment, mais une chose est sûre : j’ai très envie de voir la suite et d’en savoir plus. Bref, la série a réussi à m’accrocher,…

Orphan Black : Echoes – S01E02 –  Jules – 18/20

Il fallait donc laisser le temps à la série de s’installer et de présenter ses personnages avant d’être totalement embarqués dans la folie des théories, des intrigues qui s’emmêlent et de la science-fiction grave réussie. Cet épisode est largement plus qualitatif que le premier et me ramène dix ans en arrière en un clin d’œil.…

Orphan Black Echoes – S01E03 – Pegasus Girl – 15/20

C’est un bon épisode et je suis vraiment dans la série grâce à l’utilisation judicieuse de tout un tas d’éléments pour me rappeler que je suis devant un spin-off d’Orphan Black, mais, tout de même, force est de constater que le niveau est un peu en-dessous. Les nouveaux personnages sont un peu moins géniaux, tout…

Orphan Black Echoes – S01E04 – It’s All Coming Back To Me – 14/20

Si la fin d’épisode me raccroche vraiment à l’intrigue, à l’enquête et au désir d’avoir des réponses, j’ai trouvé que tout le reste allait trop vite en besogne. J’ai le sentiment qu’on rushe vers certaines scènes, sans trop savoir pourquoi. L’épisode ne dure que quarante minutes et on dirait vraiment que certains moments sont simplifiés…

Orphan Black Echoes – S01E05 – Do I Know You ? – 17/20

C’est un joli épisode, mais il a le défaut d’être un brin trop prévisible à mon goût. Malgré tout, il parvient à atteindre ce qu’il vise : les émotions sont là, il est difficile de ne pas accrocher et j’ai même encore envie d’enchaîner sur l’épisode suivant juste après avoir fini celui-ci. Just one more episode,…

Orphan Black Echoes – S01E06 – Unless You Trusted Someone – 16/20

Il n’y a pas à dire, je suis bien pris dans l’intrigue que propose la série. C’est simple et efficace. Je me retrouve tiraillé, en plus, par des dilemmes concernant certains personnages que j’ai envie de détester mais que je n’arrive pas à ne pas aimer malgré tout. C’est intéressant d’arriver à écrire ce genre…

Orphan Black Echoes – S01E07 – The Dog’s Honest Truth – 18/20

Maintenant, tout est vraiment en place dans la saison pour que l’on puisse passer à la meilleure partie, celle où tout découle logiquement des actions précédentes. Il n’y a plus qu’à se laisser porter et bordel, que c’est bon de se laisser porter quand tout est maîtrisé comme ça. Je ne dis pas que j’aime…

Orphan Black Echoes – S01E08 – The Paradox of Joyce – 17/20

C’est encore un très bon épisode. Tout est fluide, la série joue avec nos attentes comme il le faut et sait construire ses épisodes pour donner à la fois du rythme et des surprises. C’est une réussite qui n’est pas sans rappeler certains moments de l’originale, encore et toujours. Bref, l’ensemble est agréable. Regardez cette…

Orphan Black Echoes – S01E09 – Attracting Awful Things – 16/20

Ben plus on avance dans la série, plus je sens qu’on va se retrouver orphelin (sans mauvais jeu de mots, promis !) en fin de saison : nous n’aurons jamais toutes les réponses au rythme où se développent les intrigues secondaires et il va falloir une saison 2. Bizarrement, j’ai du mal à croire qu’on puisse l’obtenir,…

Orphan Black Echoes – S01E10 – We Will Come Again – 18/20

WTF ? La série met les petits plats dans les grands pour une fin de saison qui marque vraiment les esprits. J’espère que les scénaristes savent ce qu’ils font et surtout qu’une saison 2 verra bien le jour, parce que je suis vraiment pris par les mystères de la série. Et cette scène finale a vraiment…

The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E06 – Coming Home – 14/20

La fin de saison est enfin là, mais bon, je suis déjà bien spoilé sur un élément de la saison 2 que je pensais voir intervenir dans cet épisode, alors certaines surprises n’en étaient plus. Il y a au cours de cet épisode une décision totalement irrationnelle qui m’a bien sorti de l’épisode et justifie de mettre cette note autrement, même si l’ensemble restait sympa et plutôt bien mené. Pas la série de l’année, mais bon, c’était quand même mieux que le spin-off précédent.

Spoilers

Daryl survivra-t-il à sa mise à sort orchestrée par Genet ? Le suspense est vraiment à son comble vu le titre de la série.


Today you die.

Allez, cette fois, c’est la fin, et quitte à avoir regardé la série cinq lundis de suite, je peux quand même l’effort de terminer ce sixième lundi par le sixième et dernier épisode aussi. Non ? Ne répondez pas, la réponse est oui, de toute manière.

Genet | Le Nid | Cliffhangers | En bref

Genet

L’épisode reprend où le précédent s’est arrêté et, franchement, il était difficile de ne pas avoir l’impression de perdre son temps. On savait très bien que Daryl allait survivre à son match contre le super-zombie dans l’arène. Après, c’est sûr que je ne pouvais pas deviner qu’il allait l’achever avec un drapeau français. Je pensais que ça ne pouvait pas être plus ridicule que le reste de la série – et finalement si. La Marianne n’a plus qu’à bien se tenir, on a désormais Daryl Dixon.

Ce héros international, cependant, n’est pas censé gagner son match. Laurent était sûr que ce serait le cas, mais ça pose problème à Genet de le voir s’en tirer à si bon compte. Elle ordonne donc que le jeu soit un peu plus pimenté que ça. Qu’à cela ne tienne, ses hommes s’exécutent aussitôt : ils enchaînent Daryl à son meilleur pote de cellule, le père de Laurent et lui envoient quatre super zombies à la gueule. Cette fois, même Laurent perd espoir en Daryl et se met à prier pour sa survie.

C’est mal connaître Daryl que de penser que ça pourra suffire à le faire perdre. Le match est plutôt sympa à suivre, en vrai, avec de bonnes chorégraphies et des zombies qui s’entretuent entre eux aussi. Enfin, il y en a un qui ne supporte pas la drogue et un qui en tue un autre, pour être plus précis. Je dois dire que cette drogue a un peu la classe, parce que ça semble rendre les zombies encore plus what the fuck. C’est déjà cool à voir.

Et c’est tant mieux, parce que le reste est un peu plus blasant. Genet ne supporte pas de voir Daryl l’emporter quand tout ce qu’elle voulait, c’était marquer les esprits pour les rallier à sa cause. Elle décide donc de le faire assassiner de manière un peu plus efficace par des armes à feu… sauf que c’est toujours mal connaître Daryl. Il est increvable le monsieur : alors que Quinn se fait mordre dans le dos par un zombie, les gardes chargés de les tuer se font tirer dessus par le chef de la résistance. Et oui, lui, Sylvie et d’autres ont réussi à infiltrer le camp de Genet, ça tombe bien tout de même.

Bon, ça ne tombe pas bien pour Genet qui n’aime pas du tout perdre la face comme ça. Elle parvient tout de même à s’enfuir et à mettre Laurent en cellule avec Isabelle. Quinn et Daryl ? Ils réussissent à s’échapper de l’arène. Malheureusement, Quinn y reste : il est mordu et sait qu’il va mourir, alors il accepte de se sacrifier pour que Daryl puisse s’échapper. Contre toute attente, la diversion est suffisamment efficace pour laisser le temps à Daryl à rejoindre l’extérieur. Il tombe sur Sylvie, son mec et le leader de la résistance.

Tout le monde s’inquiète alors de savoir ce qu’Isabelle et Laurent ont bien pu devenir. Par chance, Isabelle sait toujours être une excellente pickpocket. Elle a donc récupéré les clés dans la poche du garde et entraîne avec elle Laurent dans sa fuite. Le gamin n’en reste pas moins insupportable, à essayer de fuir par lui-même puis à se figer au pire moment possible. Le pire moment possible ? Eh bien, de manière pas du tout crédible, Daryl les retrouve mais est coincé par une grille. Il les voit donc se faire attaquer par un Quinn zombifié.

Bien sûr, Isabelle se fait coincer par le zombie et c’est à Laurent de tuer une deuxième fois son papa. Ce ne serait pas très drôle autrement… Mais putain, insupportable le gamin qui met trois plombes à aller sauver sa tante là. Finalement, Laurent et Isabelle sont donc sains et saufs. La grille qui les sépare de Daryl ? On ne sait pas trop, c’était juste un obstacle pour le principe : dans la scène suivante, tout le monde a réussi à sortir du QG de Genet sans retomber sur des gardes, malgré le bruit de dingue qu’ils ont déjà fait.

Genet | Le Nid | Cliffhangers | En bref

Le Nid

Tout est bien qui finit bien, donc. C’est un peu tôt pour que ce soit la fin, cependant : il reste encore pas mal de temps dans l’épisode. On enchaîne donc par des adieux entre Sylvie et son mec (je croyais qu’elle avait décidé de rester avec lui, mais finalement, elle préfère être aller au Nid ?) et sur une Isa qui s’excuse auprès de Laurent de ne pas avoir été là pour le protéger cette fois – mais heureusement, c’est lui qui l’a protégée. C’est-y pas beau.

La voiture qu’utilisent nos héros tombe alors en panne – un point de Bingo improbable – ce qui est finalement une bonne excuse pour une autre scène de blabla entre Isabelle et Daryl. Faut bien qu’ils continuent de flirter après tout. Isa en profite aussi pour remarquer à quel point Laurent a grandi au contact de Daryl. Pardon, mais ce n’est pas du tout mon avis : mon avis, c’est que Laurent est devenu sacrément con au contact de Daryl. Cela dit, on ne peut pas blâmer Daryl pour tout : Isabelle aussi est pas mal conne quand elle le veut.

Et pendant que la conversation traînait en longueur, Isabelle se fait donc avoir comme une bleue par Stéphane venu chercher la revanche pour son frère. Ouais, il sort de nulle part et a réussi à retraquer nos héros avec quelques hommes de Genet. Son but est de tuer Daryl et il a tout ce qu’il faut pour ça. Je veux dire, Laurent, Isa et Sylvie sont faits prisonniers ; Isabelle se prend un coup de couteau en voulant protéger Laurent, Stéphane a un flingue en main et est prêt à tuer Laurent… et… Et il change d’avis ?

Cela n’a AUCUN sens, pardon. Sylvie prie un coup, Laurent lui dit que Dieu l’aime et bim, voilà Stéphane qui tue les hommes de Genet et laisse la vie sauve à Daryl. Pardon, mais what the fuck ? Il lui dit juste « pas cette fois » ? Pourquoi laisse-t-il Laurent en vie sincèrement, ça n’a pas de sens ?! Allez, le vent l’emportera. C’est la musique choisie pour l’arrivée de notre groupe au Nid, autrement connu sous le nom de Mont St Michel. Il faut noter tout de même que Stéphane connaît leur destination, mais en même temps, il a décidé de les laisser vivre, alors je ne sais pas trop ce à quoi ça peut lui servir.

Voilà en tout cas nos héros qui arrivent vite au Mont Saint Michel. Isabelle peut s’y faire soigner l’épaule, les réalisateurs proposer de supers plans et Daryl devenir coach pour apprendre à tirer à la mitraillette. Allez, pourquoi pas. Les plans sont bons ; j’ai beaucoup aimé leur vision du Mont St Michel. Cela fait des années que je n’y ai pas mis les pieds, ça donne envie d’y retourner. La série réussit donc à remplir son cahier des charges.

Allez, qu’importe, enchaînons : la vie au Nid est très sympa pour tout le monde, grâce à son leader charismatique et très doux. Il donne des cours à Laurent, chacun peut en revenir à la religion et tout est bien qui finit bien… sauf que ce n’est toujours pas la fin. On nous impose alors une scène où Daryl aide Isabelle à se soigner le dos, une nouvelle manière très originale de les voir se draguer. Et après tout ça, c’est sans surprise qu’on demande à Daryl de rester au Nid, hein.

Daryl n’en a toutefois pas envie. Il est censé reprendre le chemin et retourner aux US après tout. Isabelle le prend assez mal, surtout quand elle comprend que Daryl a pris la décision de partir sans dire au revoir. Là, c’est trop pour elle. Elle n’est toutefois pas capable de convaincre Daryl de changer d’avis : il part sans un mot pour Laurent, même si Isabelle lui dit qu’il ne vaut pas mieux que son père à faire ça. C’est ridicule, sincèrement.

Daryl reprend donc la route, direction les USA… En théorie. En pratique, c’est la mer qu’il devrait prendre pour ça, mais il n’a pas de bateau. On le voit donc abandonner les personnages qui ont fait la saison pour entamer une longue et interminable marche à travers la France. C’est beau, la France. Les plans sont très différents de ce que la franchise propose aux USA.

Contre toute attente, une fois de plus, Daryl tombe alors dans son périple sur un drapeau américain. Le voilà qui a remonté la côte jusqu’à la Normandie, je suppose : il tombe sur un cimetière américain – cimetière de la seconde guerre mondiale. Une certaine image de la France, permettant à Daryl de retrouver son ancêtre enterré là. Ma foi, c’est une idée un peu tordue, mais c’est très beau comme plan.

Daryl se recueille un court moment, puis il aperçoit un bateau au loin et décide de s’approcher de la côte. On rappelle que le dernier bateau qu’il a pu voir était dirigé par Genet ? Cela ne semble pas angoisser Daryl outre mesure : il se signale rapidement par de grands cris. Le bateau le repère tout aussi vite, les zombies du coin aussi. Cela faisait cinq bonnes minutes qu’on le voyait marcher sans croiser âme qui ne vive pas, voilà soudainement des zombies qui sortent de tous les côtés à la fois.

Bon, il en faut plus que ça pour faire peur à Daryl cependant. Il parvient donc à se débarrasser des zombies qui surgissent de nulle part dans les vestiges de bunker de la seconde guerre mondiale et s’approche de la mer pour rejoindre le bateau.

Oui, mais au dernier moment, il y a un boulet qui crie de grands « Daryl ! Daryl ! ». Laurent a donc suivi Daryl et l’a rattrapé, ce qui est plus qu’improbable. Mais bon, est-on à ça près ? Clairement pas. Les zombies qui viennent tous d’attaquer très rapidement Daryl sont soudainement beaucoup plus lents et… c’est le plan final pour Daryl. MOUAIS, j’ai un gros sentiment de « tout ça pour ça ? » sur cette saison. Et puis, où est Isabelle ? Elle a laissé Laurent se barrer tout seul ? Ce gamin est insupportable !

Genet | Le Nid | Cliffhangers | En bref

Cliffhangers

En attendant, Stéphane se retrouve à devoir expliquer à Genet, devant La Liberté guidant le peuple, pourquoi il revient tout seul et en vie. C’est l’occasion pour nous d’apprendre que Genet est une grande fan d’art, mais aussi qu’elle est sacrément maligne. Elle devine donc par elle-même que c’est Stéphane qui a tué ses hommes. Pardon, mais non. C’est trop. Que Stéphane ne veuille pas tuer Laurent, d’accord, mais ça ne l’empêchait pas de tuer Daryl sur le moment ; et surtout, ça n’a aucun sens que Genet devine si vite ce qu’il s’est passé. Puis… Il pouvait tout aussi bien tuer les hommes de Genet ET Daryl, puis laisser les autres s’enfuir ?

C’est juste mal écrit, je ne vois pas d’autres explications. En plus, Stéphane se rend complètement à Genet et avoue la vérité sans aucune difficulté. Il se retrouve alors à protéger l’emplacement du Nid… Je ne comprends pas, sérieusement. Bon, qu’il parle ou non, je doute de sa survie, mais pourquoi protéger l’Union ? Ce sont censés être ses ennemis depuis le départ !

Ce n’est toutefois pas le seul cliffhanger de la saison parce que sinon, on serait sacrément mal lotis. Non, un autre cliffhanger nous révèle ce qu’on savait tous depuis plus d’un an : malgré son abandon initial de la série pour la saison 1, Melissa McBride rejoint bien le casting pour la saison 2. Alors que tout le monde sait (bon, peut-être spoilers si vous n’êtes pas parisiens et/ou pas sur les réseaux) que des plans ont été tournés il y a deux mois à la Défense avec Daryl et Carol, la fin de l’épisode nous ramène aux USA où Carol est en train de remonter la piste de Daryl.

Cela devrait être un moment badass et inattendu, avec tout plein d’excitation d’enfin revoir le personnage… Mais en vrai, ce n’était tellement pas une surprise – en plus, ils ont même annoncé qu’elle serait perso principal il y a deux ou trois jours sur les comptes officiels de la franchise – que… cliffhanger un peu raté. Même si elle a la classe !

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En bref

Je suis plutôt mitigé, mais il faut bien reconnaître que c’est un spin-off bien plus réussi que Dead City. J’ai beaucoup aimé le fait que ça se déroule en France, peut-être parce que je suis chauvin, mais surtout parce que ça permettait de jolis plans et un retour aux origines de l’apocalypse franchement appréciable lors de l’épisode 2. Après, faut pas déconner, ça a déraillé sévère en cours de route avec les histoires de religion, le passé d’Isabelle et Quinn pas si passionnant et surtout le casting de Laurent – parce que désolé, je n’accroche pas vraiment à son jeu en fait.

Dans l’ensemble, c’est donc une série qui a de la gueule, mais qui s’effondre dès qu’on creuse un peu. C’est déjà mieux que beaucoup de saisons de la série-mère, vous me direz. Il ne faut pas que je sois trop sévère. Et puis, j’ai vraiment envie de découvrir ce que donnera la saison 2 aussi, et ça, c’était pas gagné d’avance !

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