Station 19 – S04E07


Épisode 7 – Learning to Fly – 17/20
Vraiment, cette saison me plaît beaucoup plus que les précédentes, c’est assez dingue. L’intervention de la semaine est complètement naze, mais elle permet d’avoir pile ce qu’il faut pour que les personnages évoluent et pour que l’épisode soit passionnant de ce point de vue-là, qui reste mon préféré dans les séries. En plus, dès les premières secondes, on a aussi ce qu’il faut en émotion avec les conséquences de la semaine dernière.

Spoilers

Les pompiers viennent en aide au gourou d’une secte persuadé qu’il peut voler, alors que Maya prend quelques jours pour aider Carina à faire son deuil.


Cet épisode fait suite au crossover de la semaine dernière :

If you don’t put your mask back on, you’re gonna be high on covid.

Carina est en pleine dépression et ne parvient pas à trouver de position confortable pour elle. Quand c’est trop confortable, elle a envie de pleurer, et elle n’en peut plus de pleurer. L’actrice joue si bien son deuil. Maya l’oblige alors à crier, ce qui est bien une manière hyper américaine de gérer les choses, mais qui ferait du bien à Carina – en plus, les pleureuses italiennes aussi existent, donc ce n’est pas si américain comme gestion du deuil.

J’ai tellement de peine pour elle, et pour Maya qui ne sait pas comment lui venir en aide, parce qu’aucune aide n’est possible. Bon, en revanche, Carina est hyper inactive alors qu’on sait bien qu’en cas de décès il y a un milliard de démarches administratives. Et en temps de pandémie + à l’étranger, je ne sais pas comment elle peut faire.

Elle non plus elle ne sait pas comment faire : elle n’a pas encore prévenu ses parents. Comment on annonce à son père le décès de son enfant, par meurtre, comme ça, à distance… En fait, Carina prend soudainement conscience de tout ce qu’elle doit faire, de son envie de crier et de son incapacité à le faire. Bref, elle finit à nouveau dans la douche.

Maya prend donc le relai autant qu’elle peut et passe un tas d’appel, tout en tentant de lui faire un sandwich parce qu’il faut bien que Carina mange un peu. Elle ne dort pas, elle ne crie pas, et elle a bien besoin de Maya pour passer tous les appels annonçant le décès d’Andrew. Le seul problème, c’est qu’elle ne peut pas appeler les parents de Carina pour autant – et aussi que bon, il faudrait commencer par le père quoi.

Le problème, c’est que Carina traverse toutes les étapes du deuil et Maya a bien du mal à la comprendre et la suivre. Elle la réconforte trop, et Carina ne veut surtout pas être dans une position trop confortable par crainte de se remettre à pleurer. C’est horrible pour Maya qui se retrouve en permanence rejetée alors qu’elle ne veut qu’aider. Elle fait tout bien comme il faut Maya, c’est étonnant venant d’elle, mais ça fait un sacré épisode touchant.

Sans trop de surprise, Carina passe par une phase où elle se blâme pour ce qui est arrivé à son frère, parce qu’elle n’a pas réussi à l’empêcher de monter dans le train. Je comprends un peu mieux pourquoi cette intrigue était casée dans l’épisode de la semaine dernière finalement, parce que ça marche bien pour le développement de Carina, qui fait désormais partie du casting de cette série. Elle est tellement touchante, et Maya aussi.

Carina finit par passer le coup de fil à son père, et ça se passe encore plus mal que prévu : son père est déjà au courant, depuis deux jours, mais il ne l’a pas appelé. On en arrive alors aux grands remèdes pour les grands maux : Maya emmène Carina à la caserne, déclenche l’alarme du camion (bon dieu, elles vont finir sourdes) et la force à hurler. La scène a fonctionné sur moi, peut-être parce que je suis fan de Carina depuis le départ, mais c’est tellement triste, franchement. En tout cas, grâce à tout ça, Carina trouve enfin le sommeil – et Maya prend le risque insensé de lui faire un câlin à ce moment-là ? Beaucoup trop mignon, certes, mais aussi beaucoup trop risqué.

Loin de tout ça et de ce deuil atroce qui mériterait tout l’épisode tellement l’actrice est incroyable, Vic est déprimée elle aussi, mais pas tellement pour Andrew, donc. Elle le connaissait, mais pas apparemment pas assez. Elle est plutôt obsédée par ce qu’il s’est passé à la mi-saison, et pour se changer les idées, elle préfère faire du jogging et être réconfortée par son beau pompier heureux de lui annoncer qu’il vient de passer sa matinée à courir en espérant la croiser à nouveau.

Cela marche pour lui autant que pour elle qui lui confie qu’elle avait bien envie de le croiser pour accepter son rencard cette fois, et il n’en faut pas plus pour qu’il tende la main vers elle. En temps de pandémie, c’est déjà quelque chose d’assez énorme.

Quand elle revient à la caserne, elle est en tout cas heureuse de l’annoncer à Travis et Emett. Oui, Travis se fait tester à l’hôpital par Emett, ça tombe bien dis donc. J’ai eu du mal à le reconnaître avec sa tenue, mais j’aime bien le fait qu’il soit encore hyper impliqué dans la vie de la caserne. En plus, ça aide aussi à normaliser énormément le PCR d’avoir ce genre de scènes (c’est plutôt un antigénique, cela dit ?).

Cela normalise aussi énormément l’amitié entre Travis et Emett. Ils sont ex, mais ils ont l’air de bien vivre tout ça, partageant leurs anecdotes de vie et les facilités à mentir ou se convaincre des mensonges de ses proches. Cela tombe bien, parce que la série nous ramène justement le père de Travis. Il tente de se faire pardonner et d’évoquer son mensonge de vie à travers plein de prétextes, ce qui ne plaît pas du tout à Travis. Le fils envoie donc son père se faire voir et part en intervention.

En parallèle, Andy et Robert sont toujours bien heureux au lit, et c’est un peu abusé parce que j’imagine qu’ils sont toujours chez Maya où Carina est en pleine dépression. Enfin, laissez-moi reformuler : ils ont raison et droit d’être heureux, mais ils pourraient être plus discrets, peut-être. Je ne sais pas, un peu de respect pour le mort ? C’est perturbant, j’imaginais un peu plus de focus sur Andrew. Bon, bref, on a ce qu’il fallait avec Carina.

Leur couple fonctionne bien en tout cas, même s’il y a toujours des problèmes : Maya reste avec Carina, laissant ainsi Andy en charge de la caserne, ce qui place Andy en boss de son mari. Et c’est toujours perturbant quand elle lui rappelle qu’il n’est qu’un bleu, quoi. Il est de retour en bas de l’échelle après tout, donc c’est bien normal que Jack insiste pour qu’il soit remis à sa place par Andy.

C’est bien. Et c’est important pour Jack qui est déjà assez énervé de constater que lui aussi est lieutenant mais ne peut être mis en position de capitaine lorsque Maya est absente. Le pauvre. Il passe une sale journée en plus, parce que du coup, c’est lui qui se retrouve dans le feu de l’action pendant l’intervention. Et quelle intervention. C’est quelque chose, tout de même : cette semaine, il se retrouve ainsi forcé de « danser plus fort » pour plaire à un gourou menaçant de se suicider en sautant d’un toit devant tous ses disciples dansant bizarrement aussi.

Cela amuse Vic de voir Jack danser comme ça, alors elle le prend en photo avant de s’occuper d’un disciple qui se blesse en tombant d’un arbre. C’était marrant à voir, surtout que l’homme voulait continuer de danser, et les scénaristes ont bien fait de choisir Jack, parce qu’il avait bien besoin de ça pour décompresser.

Oh, il est pourtant plutôt dans une position de vie relativement chouette, puisqu’en début d’épisode on l’a vu avec sa nouvelle famille en visio avec la grand-mère, et tout allait bien. Le problème, c’est qu’il s’empêche d’être heureux et que le gourou le sent bien. Dès qu’il en a l’occasion, le gourou saute donc et se fait acclamer par ses disciples heureux de le voir survivre à sa chute. En effet, il saute pour prouver qu’il est capable de voler, mais seulement une fois que les pompiers ont mis en place ce qu’il fallait au sol pour le sauver.

En revanche, il y a un autre problème avec cette intervention, souligné dès le départ par Robert : ils ont besoin de bosser avec la police. Ce n’est pas bien grave en théorie, et ça commence plutôt normalement, mais inévitablement, le collègue du sale flic raciste absolument atroce introduit il y a deux épisodes finit par arriver lui aussi sur place – précisément au moment où Dean se fait lécher le front par un disciple.

Dean est inévitablement énervé, surtout qu’il voit les flics se comporter bien différemment avec les disciples de cette secte, blancs. Les excuses du collègue du flic ne suffisent pas tellement pour Miller, même s’il apprend que le flic raciste est suspendu. Robert fait ce qu’il peut pour tenter de convaincre Dean de rebosser avec le reste des flics, mais il a du mal à s’y faire malgré tout. C’est une scène qui fonctionne bien : bien sûr que ça pose des problèmes pour travailler ensemble tout ça.

Pourtant, le flic semble faire tout ce qu’il faut, mais bon, ça n’empêche pas Dean d’entendre les autres flics appeler les membres de cette secte « monsieur » quoi. Cela change beaucoup de la manière dont il a été traité, et ça le refait changer d’avis sur ce qu’il veut faire face à tout ça, même lorsque Vic et Ben font ce qu’ils peuvent pour le convaincre de tenter de changer le système. Dean en a marre d’être celui censé faire les efforts pour changer le système cependant. Effectivement.

Suite au décès d’Andrew, Ben a envie de reprendre le travail, mais en y allant le plus lentement possible, évidemment. Andy lui permet donc de rester à l’accueil de la caserne, ce qui n’est pas la garantie d’une journée pépère, loin de là. Ben se retrouve ainsi à enfreindre les règles une fois de plus pour venir en aide à un homme atteint du HIV qui s’est salement coupé le doigt.

L’homme est terrifié à l’idée d’aller à l’hôpital alors qu’il est immunodépressif, alors Ben fait ce qu’il peut pour lui venir en aide à l’intérieur de la caserne, évidemment. L’intrigue était principalement bavarde, mais elle fonctionne bien, avec un homme très sympathique et donnant ses conseils comme il peut à Ben pour qu’il gère le covid, le stress, ses deuils.

Celle qui est pourtant la plus à-même de tout gérer est cependant Vic, apparemment : son flirt avec son pompier se déroule à merveille dans cet épisode. Elle brise les protocoles pour obtenir le numéro de celui qu’elle espère voir devenir son mec et il l’envoie balader parce qu’il est sur le point de rencontrer quelqu’un… et ça tombe bien, parce que ce quelqu’un, c’est Vic ; et il lui ramène des fleurs.

Malgré tout, ils décident d’attendre le mercredi suivant pour se voir, histoire d’avoir eu un test covid avant. Mouais, ils en font toutes les gardes, sont-ils vraiment à ça près quand Vic en a fait un le matin même ?

 

Station 19 – S04E06


Épisode 6 – Train in Vain – 18/20
Je suis énervé par cet épisode pour un tas de raisons, mais ça ne l’empêche pas d’être excellent. Il y a deux excellentes intrigues en parallèle, en fait, et le plus frustrant vient du fait que la plus importante sur le long terme est éclipsée par l’autre, beaucoup plus stressante et inquiétante en tant que fan. Bref, on nous oppose intrigue parlant de la réalité et intrigue allant plus loin dans la fiction, et ça m’a perturbé.

Spoilers

Les pompiers gèrent l’impact d’un jour off difficile à vivre alors que Carina et son frère se lancent dans une filature qui les dépassent.


We put human life before protocole, sir.

J’ai adoré l’épisode précédent, alors j’ai hâte de retrouver la série, même si je suis un peu anxieux par rapport à Grey’s Anatomy – j’ai évité tous les spoilers, mais j’ai vu que des fans en colère ou en larmes, ça ne me dit rien qui vaille. Pourtant, dès le résumé de cet épisode, j’étais à fond : nous avons affaire à un crossover, et c’est très clair quand on nous fait le point sur Andrew et Carina. Je n’en espérais pas tant dans cet épisode.

Je n’espérais pas non plus qu’on reprenne exactement là où on s’était arrêté. Pour être plus précis, je pensais vraiment qu’on allait nous faire un « trois mois plus tard » quand j’avais envie très exactement de la première scène de cet épisode. On retrouve Dean et Sullivan en cellule, avec Maya qui se démène pour les faire sortir et le reste des pompiers qui passe la nuit devant le commissariat à attendre leur libération.

Les retrouvailles entre tous sont fortes, et il était particulièrement touchant de les voir tous se faire un câlin collectif. L’ensemble se passait bien de dialogues… Finalement, toutes les charges sont abandonnées grâce à un bon buzz sur les réseaux sociaux et tout le monde se rend à la caserne pour une journée qui promet d’être longue : non seulement, ils ont une garde, mais en plus, c’est un jour d’inspection.

Les inspections déterminent le budget pour l’année à venir et vu la réputation de la caserne, ils ne peuvent pas se permettre d’échouer. Allez, au moins, c’est clair comme ça. Maya nous fait un bon récapitulatif de tout ce qu’il se passe en envoyant un message vocal beaucoup trop long à Carina… qui ne l’écoute pas : elle a autre chose à faire.

Elle conduit toujours la voiture repérée par Andrew à la fin de l’épisode de Grey’s. Elle suit donc Cindy comme elle peut, alors qu’Andrew s’embrouille avec la police au téléphone, essayant de faire comprendre que ce qu’il signale est réel. Difficile à croire comme histoire, en même temps, surtout qu’il n’a aucune preuve de ce qu’il avance quand il affirme que les affaires sont liées. Ils enchaînent ensuite par un appel en visio à Maya, et à Ben qui s’incruste au passage.

Maya n’est pas trop rassurée par ce qu’il se passe et elle insiste pour qu’ils fassent bien attention, mais ce n’est pas le caractère d’Andrew. Quand Cindy s’arrête pour faire une étrange livraison à un homme, Andrew prend ainsi des photos et Maya est convaincue qu’il faut appeler la police. Le problème, c’est que la police, la caserne ne leur fait pas trop confiance en ce moment.

Pour ne rien arranger, l’ancien chef de Ryan n’est pas en service, alors que l’enquêteur chargé de l’affaire est en congés. Rien ne va pour eux. Les flics ne sont pas bien vus par Shondaland là. Du côté de la planque d’Andrew et Carina, la décision est prise de continuer de prendre Cindy alors que la série continue de suivre la relation entre le frère et la sœur. Il est bien sûr question de la maladie d’Andrew et il y a tout de même un problème avec tout ça : ils parlent en anglais, alors que franchement, ils devraient fonctionner en italien, non ?

Les pompiers n’ayant pas eu le temps de prendre de douche au commissariat, les audiences peuvent donc être heureuses de retrouver Miller et Travis dans les vestiaires de la caserne. Là, Travis essaie de faire parler Miller de ce qu’il s’est passé, mais ce n’est pas exactement ce que Miller a envie de faire. Tous les pompiers ont bien du mal à comprendre ce qu’il s’est passé la veille : Travis tente ensuite de changer d’idée en parlant avec Victoria de son pompier, mais là, encore c’est en vain.

Andy et Robert ont à peine le temps de savourer les retrouvailles que Ben et Maya annoncent ce qui est en train de se passer pour les médecins du Grey Sloan. C’est hyper prenant comme intrigue, ma foi, et j’aime la panique que ça cause chez les pompiers d’apprendre que tout ça est lié à l’affaire de la veille.

Bien sûr, chacun veut se mêler de la planque en cours, mais Maya fait le choix d’envoyer Ben et Jack uniquement, parce qu’il faut bien faire en sorte de suivre Carina et Andrew et de les protéger, hein. Miller voudrait pouvoir les suivre, mais on l’en empêche, parce que c’est trop risqué d’être arrêté deux fois en 24h pour lui. Le problème, c’est qu’il est encore trop énervé par tout ce qu’il se passe. Il finit par s’en prendre à Maya qui ne l’a pas cru et a préféré attendre l’arrivée des flics plutôt que de lui faire confiance.

Tout ça fait mal à Maya, mais elle a autre chose à faire dans l’épisode franchement : elle doit s’occuper d’abord de gérer le stress de savoir Carina en danger. Le FBI finit par s’en mêler, et les flics aussi. C’est déjà ça. Maya est ravie de l’annoncer à ses hommes, mais elle doit encore se justifier auprès de Dean et s’excuser. Elle comprend qu’elle a dérapé la veille à vouloir attendre les flics, mais j’ai encore du mal à voir en quoi. Je veux dire le problème avec les flics, j’entends, mais elle voulait respecter les protocoles et lois pour éviter précisément ce qu’il s’est passé ensuite.

Du côté d’Andrew et Carina, les choses bougent rapidement : ils suivent Cindy jusqu’à la gare, et ça les force à descendre de la voiture pour la suivre. C’est si triste. Comme ils s’engueulent en italien sur la marche à suivre – Carina préférant rester en sécurité, ils ont droit à une bonne réflexion raciste au passage et je n’ai plus du tout l’impression d’être devant les mêmes séries que d’habitude. Ca craint de fou, parce qu’on sent que le rythme s’accélère et je n’ai pas envie de perdre Andrew ou Carina. Le fait que les gens râlent sur Twitter m’inquiète encore plus, quoi.

En tout cas, Andrew et Carina continuent de suivre Cindy jusque dans le train. Bien sûr, le réseau coupe à ce moment-là, et ça pose un énorme problème pour savoir où ils iront. Maya refuse de rester à les attendre et elle abandonne donc la caserne. Oui, en pleine inspection, elle prend la décision de laisser Andy tout gérer et rejoint Ben et Jack à la gare.

Coincée au ménage, Vic finit par se confier à Travis sur son année intenable et sur sa peur de se retrouver en couple avec un type qui soit pompier. Il pourrait mourir n’importe quand et c’est trop pour elle. J’adore ce personnage, et son évolution ! Mais là, elle prend trop de temps d’épisode, je voulais juste en revenir à Andrew et Carina.

C’est un gros problème : leur intrigue sur ce qu’il s’est passé cet été et le mouvement Black Lives Matter devrait être la plus importante de l’épisode, mais elle est trop atténuée par le suspense et le drama de l’affaire Cindy, franchement. J’accroche aux personnages et à leur colère, mais j’ai trop envie d’avancer sur l’autre intrigue… Aaaaah.

Bon, inutile de dire que Vic m’a raccroché au moment où elle s’est vraiment énervée. L’épisode aurait eu plus d’impact s’il avait été diffusé juste après le précédent… là, on a eu le temps de digérer tout ce qu’il s’est passé, alors que les pompiers non, et j’ai eu du mal à me remettre dans l’état où ils sont. Je n’ai pas été non plus passionné par Andy et Sullivan qui se réconcilient au passage en même temps… Ca ne m’a pas aidé. J’ai préféré la réconciliation Sullivan/Dean.

Après définitivement, j’ai préféré dans cet épisode… Les scènes entre Carina et Andrew. C’est parfaitement énervant, parce que ce ne sont pas des personnages de la série à l’origine, mais ils fonctionnent si bien ensemble. J’adore Carina de toute manière, et j’adore Andrew, et je ne le sens pas ce double épisode.

Dans le train, les deux personnages passent ENFIN du temps ensemble cette saison, et ça fonctionne si bien. Ils fonctionnent un peu plus en italien cette fois, et c’est atroce de voir les réactions racistes autour d’eux, autant que c’est atroce de voir les scénaristes prendre soin de développer l’enfance des personnages. Ca sent trop mauvais pour la suite, je ne veux pas que ça se termine mal pour eux.

Le problème,, c’est qu’Andrew veut beaucoup trop suivre Cindy quoiqu’il en coûte, malgré la peur de sa sœur. C’est vrai qu’elle ne fait pas si peur que ça Cindy, même si elle est censée être dangereuse. Le problème, c’est qu’Andrew est tellement concentré sur elle qu’il en oublie tout le reste : il ne se méfie donc pas du tout d’un homme qui le bouscule…

Devant la gare, une fausse femme rousse sort et est arrêtée par la police, permettant à Cindy de s’échapper… avant d’être rattrapée heureusement. Maya est heureuse de voir la rousse arrêtée par la police, mais elle est tout de même inquiète de ne pas voir Carina ou Andrew. Et nous aussi. Il s’est clairement fait poignarder, non ?

Oui. Carina le retrouve et ça termine bien mal pour cet épisode : Andrew est amené à l’hôpital de toute urgence par Maya et Ben, et je le sens super mal pour la suite. Super, super mal. Difficile avec tout ça d’accrocher encore à l’histoire de l’inspection, non ? Les pompiers dorment tous quand l’inspecteur finit par arriver, et ça me fait de la peine pour eux. Heureusement, Andy est en charge, et c’est la fille d’un capitaine renommé, ça aide. Bon, ça aide moins d’avoir Maya loin de la caserne pour une arrestation ou Vic qui craque en pleine inspection.

Pourtant, tout se termine bien pour eux. Pas pour Andrew, qui pleure dans l’ambulance en apprenant que Cindy est bien arrêtée, mais qui laisse Carina dans tous ses états. Allez, c’est qu’un coup de couteau, il va survivre, hein ?

La suite de cet épisode crossover est également critiquée dans cet article :

 

Station 19 – S04E05

Épisode 5 – Out of Control – 20/20
Je sais, je surnote toujours tout. L’épisode bénéficie d’un sacré effet de surprise, parce que je ne pensais vraiment pas qu’il avait été conçu comme un épisode de mi-saison si tôt dans celle-ci. Et pourtant, il n’y a aucun doute que ça en est un. Tout est mené avec beaucoup d’efficacité dans une intrigue qui commence d’habitude, mais qui, petit à petit, devient véritablement dure à regarder. C’est une réussite en ce qui me concerne, et les sujets d’actualités abordés font mal.

> Saison 4


Spoilers

Just so we’re very, very clear, those girls are the victims.

Dernier épisode avant le mois de mars, il va falloir en profiter. On commence par nos pompiers qui rentrent d’intervention et sont fiers d’eux parce qu’ils interviennent plus vite que la caserne 23 et sont excellents. C’est une bonne excuse pour nous proposer un épisode où tous les pompiers organisent une fête chez Maya et Andy.

Après l’épisode de Grey’s Anatomy de la semaine d’épisode, Ben apprend la mort de sa belle-mère. Nous revoilà avec un crossover, ça faisait longtemps. Ben doit rentrer chez lui pour pouvoir annoncer la mort de la grand-mère, et ce n’est pas si simple parce que les ados sont chez lui sont en train de jouer à un jeu vidéo. Il s’y prend tellement mal pour annoncer les choses ! Ce n’est pas simple à dire comme nouvelles, de toute manière.

Crossover : S17E05 – Fight the Power – 16/20

J’aime beaucoup la manière dont cette série permet de développer le personnage du fils de Bailey, mais les scènes n’étaient pas forcément les meilleures. Sans trop de surprise, Bailey décide de continuer de travailler malgré le décès de sa mère et son fils vit mal que ce soit son beau-père qui soit lui annonce la nouvelle. Tu m’étonnes !

Ben le prend toutefois mal d’entendre qu’il n’est pas le père. Lol. Sa sœur, sortie d’absolument nulle part dans le premier épisode et jamais revue depuis, est heureusement là pour lui faire prendre conscience que ce n’est jamais qu’une phrase d’ado en crise – et en deuil en plus ! Je l’aime bien la sœur de Ben, Rose, mais j’ai du mal à comprendre d’où elle sort. On sait pourquoi elle est là au moins, avec les parents qui ne peuvent s’occuper des deux adolescents chez eux (il y a eu un recast d’ailleurs, non ? Ou juste des cheveux qui poussent ?).

Le tout se conclue par une petite scène bien amenée de discours de Ben sur le deuil et les réactions des gens face aux catastrophes. J’apprécie davantage Ben cette saison, les scénaristes font du bon travail avec lui.

Pour en revenir au reste des pompiers, on a ensuite droit à une scène de vestiaire qui réunit toute la caserne. Travis sort de la douche pour les audiences et Jack se fait foutre de lui par tout le reste de l’équipe parce qu’il continue d’affirmer qu’il est célibataire et qu’il n’y a rien avec sa copine du moment chez qui il vit pour l’aider à s’occuper de Marcus tout de même. Genre.

En ce qui le concerne, Robert a de plus en plus de mal à supporter la séparation d’avec Andy. Forcément, il en parle à son parrain et Richard porte son masque comme de la merde. La série revient sur ce qu’elle affirme depuis cinq épisodes grâce à Richard : il explique à Robert qu’il peut désormais voir Andy si elle ne lui donne pas envie de boire parce qu’il n’existe pas de règle pour interdire de faire l’amour avec elle – contrairement à ce que disent toutes les séries américaines, hein.

C’est une bonne nouvelle pour Sullivan. Il rejoint ainsi sa femme à la caserne où Andy s’éclate et fait quelques pas de danse en passant récupérer quelques provisions pour la fête chez Maya. La scène est inutile, mais elle est sympathique parce qu’elle finit en danse avec Robert. On est habitué avec le Shondaland, mais les écouteurs sans fil, ça aide bien ! Par contre, ça dérape en scène de sexe, et là, c’est moins ouf.

Je suis heureux pour eux, on va dire, mais je n’ai pas trouvé les scènes si sexy. Ils n’en peuvent plus de coucher ensemble, en tout cas, et la reprise du sexe se passe bien pour eux. Il fallait en profiter comme c’est une mi-saison, parce que les choses vont vite dérapés ensuite.

Toujours dans l’optique de préparer la fête chez Maya, Vic fait quelques courses et elle retombe sur son beau pompier comme par hasard en sortant d’un magasin. Lui est en service, mais il s’interrompt tout de même pour lui parler et elle en retire son masque. La conversation se passe tellement bien entre eux que c’en est ridicule de la voir lui affirmer qu’elle n’est pas en état pour un rencard en ce moment quand il lui demande de la revoir autrement que par accident, mais admettons. Ce sera à surveiller en mars quand la série reviendra.

De son côté, Travis en est toujours à gérer l’absence de coming-out de son père dont il sait pourtant les penchants homosexuels. Il en parle donc à Miller et Maya en préparant la fête, alors que Dean, lui, offre un ours en peluche à Vic et Travis pour fêter leur aménagement ensemble… sauf que l’ours est en fait un cadeau pour Prue, de la part de ses parents. Tout ça nous montre donc le quotidien des pompiers, et il faut bien dire ce qu’il en est, l’épisode était mal parti.

Pourtant, quand ils entendent en-dehors de l’appartement des appels au secours d’une voisine (probablement), ils se précipitent tous à son secours. Tous, sauf Maya, qui s’est pris une bouteille de limonade à la face, parce que les pompiers s’amusent bien apparemment. Ils sortent tous en panique sans le masque, pour apprendre qu’une voisine vient de voir sa fille être kidnappée par un homme qui est dans sa maison et refuse de lui ouvrir, forcément.

La scène de panique est quelque peu amoindrie par la distanciation sociale, mais en même temps, ça nous rappelle bien la panique des gestes barrières qui continue d’avoir lieu après tout. Puis, personne n’a de masque donc ça calme forcément les choses, ce n’est pas plus mal. En tout cas, Travis, Ben et Vic sont hyper réactifs, et tant mieux. Ils connaissent assez leur métier et leur société pour ne pas intervenir trop vite : il n’y a aucune preuve que la fille de la femme soit bien dans la maison.

La fille kidnappée est une petite fille noire, donc forcément ça affecte aussi plus particulièrement Miller. Il est un père célibataire après tout. Il a clairement un problème de jugement, en revanche, parce qu’il considère qu’il n’a pas assez de monde pour s’occuper de Prue alors que littéralement, toute la caserne est prête à se plier en quatre pour sa fille. J’ai bien aimé que ça l’affecte plus que les autres et qu’il soit un lion en cage dans cet épisode. Enfin, au début, j’ai bien aimé. À la fin, par contre… Je n’y suis pas encore, chaque chose en son temps dans la critique.

En parallèle, on suit également Jack et sa non copine. Il dort sur le canapé chez elle, et elle lui propose évidemment son lit pendant qu’ils font la vaisselle. La tension sexuelle est palpable et la vaisselle finit par être une scène où les deux s’embrassent. On s’y attendait. Ils couchent ensemble immédiatement, et là aussi, la première fois se passe bien, évidemment.

Par contre, elle le vire assez vite du lit où ils sont en pleine journée. Elle a son fils à gérer – heureusement qu’il est malentendant – et il a une fête à laquelle se rendre. Jack ne le prend pas si bien que ça, pourtant. Il aurait mieux fait de rester parler avec elle, en plus, parce qu’il débarque finalement à la fête chez Maya pour découvrir ce qui est en train de se passer chez les voisins.

Miller veut évidemment agir et même l’arrivée de Jack et de Maya – abandonnée toute seule chez elle – ne suffit pas à le calmer. On notera que ce sont les seuls à réagir dans tout le quartier les pompiers. Le reste du quartier observe tout de loin… C’est triste.

Pour en revenir à l’intrigue, c’est évidemment une occasion pour les scénaristes de rejoindre la thématique #BlackLivesMatter et c’est fait de la manière la plus étouffante possible : l’intrigue est crédible quasiment de bout en bout, ce qui la rend super dérangeante. Lorsque les flics arrivent, ce n’est pas suite à un appel de Maya pour signaler la situation, mais suite à un appel du kidnappeur qui a appelé les flics pour signaler la mère de sa victime qu’il considère comme folle à hurler sur sa pelouse.

Face au racisme assez évident des flics qui ont plutôt tendance à croire les blancs – et c’est présenté de manière hyper pernicieuse, avec un flic ayant tendance à le faire et son collègue le laissant faire, sans que ce ne soit jamais du racisme assumé, mais juste un biais de conscience -, Maya décide d’annoncer qu’il y a une fuite de gaz, parce qu’elle la sent, malgré le masque.

D’ailleurs, notons que les flics débarquent sans masque, tout de même. Comme par hasard, il y a aussi un incendie qui se déclare dans le sous-sol de la maison, ce qui fait que la scène devient officiellement la juridiction de Maya, même si elle est en jour de congé. Humph, ça manque d’une plaque pour les pompiers, comme les flics en ont une.

Andy et Sullivan débarquent pile au moment où l’incendie se déclare. Bien que toujours en froid, Miller et Sullivan décident de se rendre dans la maison en feu aussi vite que possible. Ils n’ont aucun équipement, ce n’est donc pas la meilleure des idées, mais ça marche bien. L’avantage du feu dans le sous-sol ? Les pompiers sont forcés d’ouvrir la fenêtre en pétant les carreaux, et ça me fait un point pour le Bingo Séries, parce que j’ai eu la bonne idée de préciser que c’était une possibilité pour marquer le point.

Il n’empêche que loin de ces considérations pour le jeu, l’intrigue est vraiment bonne et la tension prenante, loin d’être un jeu. Le racisme ambiant est terrifiant, parce qu’il est le reflet évident des biais de conscience et d’une société qui a un gros problème avec ça – comme les statistiques énoncées par Dean le rappellent bien.

Les policiers sont toutefois les premiers à intervenir sur scène, alors il faut faire avec, ce qui énerve pas mal Vic engueulant le propriétaire de la maison. Les pompiers mettent trois plombes à arriver, c’était bien la peine d’organiser une fête pour célébrer la réactivité de la caserne. C’est d’autant plus gênant que dans le sous-sol, les victimes sont coincées par un cadenas et ne répondent plus à Sullivan et Dean. Ils parviennent à défoncer la porte à temps et sauver les deux gamines cependant.

Le suspense est interminable à l’extérieur de la maison, surtout qu’il n’y a aucune liaison radio avec les pompiers. Bon, ils sortent sans difficulté avec les gamines, mais il faut encore sauver les vies de ces victimes intoxiquées. Elles reprennent finalement leur respiration et tout semble bien finir. Tu parles d’une journée de congés. Moi, je ne compte pas faire ça de mes vacances.

La conclusion de l’intrigue ? C’est loin de bien se terminer. D’abord, blâmons les réseaux sociaux ! Les adolescentes (il y a deux amies) sont à peine conscientes, mais il y en a une pour raconter que l’homme leur a donné rendez-vous sur les réseaux sociaux en se faisant passer pour une influenceuse avant de les kidnapper. Entendons que la panique de la mère dans la rue semblait se calmer et pour attirer l’attention, la gamine annonce que sa pote a foutu le feu.

Vic n’a pas le temps de l’arrêter et elle ferme la porte de l’ambulance aussi vite que possible, mais on comprend bien que le flic raciste a eu le temps de noter ces aveux de la victime qu’il passe aussitôt dans la catégorie d’agresseur. Ben oui, bien sûr. Il en parle aussitôt à son collègue qui interroge l’autre victime de manière super lourde et pas bien psychologique.

Maya nous fait une belle démonstration de la manière dont il faut s’adresser aux victimes potentielles de viol et l’épisode montre bien qu’il y a aussi un problème de ce côté-là. Les flics annoncent toutefois que la gamine est responsable de l’incendie et possiblement d’une effraction pour entrer dans la maison, ce qui énerve la mère.

Celle-ci sort de ses gonds et est arrêtée par les flics, alors que les pompiers, débordés, évacuent sa fille en ambulance. Quand il voit la mère de la victime maltraitée par les flics dans son arrestation, Dean s’énerve à son tour et fonce pour la protéger. Les choses dérapent super vite à partir de ce moment-là, puisque Dean se fait mettre au sol à son tour et arrêté pour outrage à agent, exactement comme la mère de la fille qui n’a pourtant rien fait puisque Travis a réussi à la retenir avant qu’elle ne frappe l’agent.

Voir Dean dans cette situation met tout le monde mal à l’aise, et moi le premier. Quelle horreur ce scénario. Et ce n’est pas fini, forcément. Vic se précipite, mais elle est stoppée à temps par un flic – le moins raciste des deux – qui réussit à lui faire prendre conscience du danger apparemment, puisqu’elle lève aussitôt les mains pour indiquer qu’elle n’est coupable de rien.

En revanche, quand Andy et Sullivan y vont aussi, Andy réussit à se faufiler et se fait mettre à terre assez violemment par un flic alors qu’elle veut juste expliquer que Dean vient littéralement d’être le héros qui sortait une gamine de la maison en feu. Robert s’énerve encore plus de voir Andy dans cette posture et il se précipite à nouveau, ce qui fait que plusieurs flics sortent leurs armes de service. Oh. La tension est grimpée si vite, je n’ai rien vu venir pour cette mi-saison.

Sans pression, les flics braquent donc Robert, qui est arrêté, tout comme Dean. Tu parles d’un jour off. Maya a beau tenté de venir en aide à son équipe, c’est en vain, les flics lui proposant juste de l’embarquer elle aussi. Le tout est filmé par des passants toujours aussi inutiles et on sait très bien que la série ne pourra s’encombrer trop longtemps de ces arrestations, mais c’est une sacrée mi-saison que je n’avais certainement pas vu arriver comme ça. Elle se termine sur le reste de l’équipe qui voit partir les héros du jour – ils viennent de sauver les gamines (et donc de se réconcilier autour de la question qui les divisait la semaine dernière, d’ailleurs) ! – menottés dans des voitures de flics. L’angoisse est palpable…

Crossover : S17E06 – No Time For Despair – 17/20

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Station 19 – S04E04

Épisode 4 – Don’t Look Back in Anger – 14/20
C’est un épisode beaucoup plus classique pour cette semaine, mais aussi un épisode où les personnages sont de nouveau chiants pour certains. Dans le fond, j’aime bien cette saison, mais le cas de la semaine n’était pas exceptionnel et j’ai trouvé que l’ensemble était très décousu, avec chacun ayant sa petite intrigue, mais finalement assez peu d’évolution marquante.

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Spoilers

Yep, God protects us… with a mask.

Les américains font du jogging avec un masque ? Les français ont plein de choses à apprendre d’eux dis-donc ! Et en plus, Vic réussit à assortir ses masques à ses tenues de sport. Je le savais que les séries finiraient par me mettre en rage en ce qui concerne les masques. Je suis jaloux ! Je ne suis pas jaloux des masques de la Caserne 19, en revanche, parce que oui, ça y est, les pompiers ont une livraison de masques !

Avant ça, Vic passe deux semaines de jogging à flirter avec un certain Théo qu’elle ne reconnaît pas tout de suite à cause de son masque, mais qui est finalement un pompier de la Caserne 23. Evidemment. Les pauvres, c’est dur de se retrouver à draguer un collègue comme ça… mais ils recommencent en fin d’épisode !

Autrement, Andy est de retour chez elle, où Carina s’est désormais installée. Tout semble bien se passer, et Maya lui dit même qu’elle l’aime (à Carina, hein). Hmm, ce serait trop simple avec ces reloues ! Ca ne manque pas : Maya finit par avouer à Andy qu’elle a peur d’être comme son père. Andy la réconforte comme elle peut, mais le fond du problème est en fait que Maya a du mal à comprendre pourquoi Carina a transformé toute leur cuisine en cuisine italienne.

C’est compliqué à vivre pour Maya qui est habituée à avoir tout à sa place à cause des violences de son père. Pourtant, quand Carina lui explique que le but est pour elle de se rappeler de son enfance heureuse pour arrêter de flipper à cause du Covid, elle finit par comprendre. Et j’ai aimé que cette relation se développe aussi autour de ça et que Maya soit capable de prendre du recul sur ses propres problèmes, pour une fois !

Autrement, Ben n’est plus le bleu du groupe, ça y est, c’est officiel ! Robert est donc de retour à la caserne en tant que souffre-douleur de tout le groupe, ce qui est plus ou moins drôle. Il y a des blagues qui fonctionnent, mais Travis n’arrive pas à se moquer de son ex-chef, et c’est bien dommage. En tout cas, l’essentiel, c’est que Robert découvre qu’il n’est pas le bienvenu pour tout le monde : Miller n’a pas l’air d’apprécier son retour.

Andy s’en mêle presque aussitôt, mais pas avant que Miller ne révèle à Robert que ce n’est pas son genou qui l’a empêché de venir le soutenir la semaine dernière. Pfiou. Je sens que ça va me passionner comme intrigue, ça ! Quant à son genou, il va mieux, il tient debout et tout, il va juste être chiant pour au moins un épisode.

Pendant que tout le monde fait le ménage, Ben et Jack sont embarqués dans une autre intrigue, avec Marsha qui s’est effondrée chez elle. Assez rapidement, le soupçon qui se dresse est qu’elle soit infectée par le coronavirus. Evidemment. Elle est ramenée au Grey Sloane Hospital par nos deux pompiers, et on y perd Jack qui va y rester pour le reste de l’épisode avec Marcus. Avant ça, on a tout de même droit à Ben qui insiste auprès d’Owen Hunt pour obtenir des tests Covid aussi pour Jack et Marcus, alors que les deux étant asymptomatiques, ce n’est pas censé être le protocole.

Hunt accepte, allez savoir pourquoi. Je veux bien qu’il connaisse Ben depuis longtemps, mais tout de même. Autrement, Dixon JR est désormais volontaire à l’hôpital dans une tenue qui empêche de le reconnaître.

Le test PCR ? Apparemment, ils sont tout de même limités : on ne les voit pas vraiment faits sur les acteurs, juste sur un figurant que je soupçonne d’avoir été véritablement testé pour l’occasion. Les acteurs, en revanche, tout est fait pour que le test ne soit pas vu à l’écran. Soit. C’est étonnant de faire le choix de nous montrer un test sans avoir de quoi le montrer, cela dit.

Jack rentre donc finalement chez Marsha avec Marcus, pour mieux découvrir que c’est la catastrophe. Marsha ayant probablement choppé le covid19 parce qu’elle refusait de porter le masque, la mère et l’enfant risquent forts d’être expulsés. Il y a tout de même une bonne nouvelle : ils sont tous les trois – avec Jack – testés négatifs. En revanche, Marsha a bien ce putain de Coronavirus. Les trois peuvent vivre ensemble dans l’appartement en attendant son retour, heureusement.

La désinfection de la caserne ne dure pas bien longtemps avant une première sonnerie de l’alarme de la caserne. Les pompiers sont appelés pour s’occuper d’un couple qui se drogue très clairement, probablement au crack. Le truc, c’est que la femme est enceinte et qu’elle a une batte dans les mains. C’est peu engageant comme situation.

Vic et Travis préfèrent tout de même éviter d’appeler la police trop vite… ce qui est tristement une mauvaise décision de leur part. Travis se prend donc un téléphone dans la tronche et se retrouve à saigner du nez. Le reste de l’équipe arrive en renfort et face à ça, Maya est bien obligée d’appeler les flics. Elle envoie ensuite Ben et Vic s’occuper du mari de cette femme cinglée – l’actrice s’éclate, c’était beaucoup trop cool – qui est à peu près dans le même état que sa moitié, avec juste un coup de batte dans la tronche en plus.

J’ai eu un peu peur pour Ben qui se retrouve finalement blessé par le mari, mais finalement tout termine relativement bien. Vic se prend un coup dans la tronche en tentant d’empêcher le mari de rejoindre sa femme, certes, mais le bébé est sauvé de justesse par Maya quand il tombe littéralement de l’entrejambe de sa mère. Ben voyons. Malgré tout ça, Vic prend la défense du couple qu’elle ne veut pas voir finir en prison.

En ce qui concerne la désinfection de la caserne, elle continue donc avec Robert et Miller, mais vraiment, c’est insupportable. Et ça l’est encore plus quand il est révélé que Miller en veut à son ex-chef parce qu’il est noir et qu’il a fait de la merde, rendant plus difficile la possibilité pour d’autres pompiers noirs de devenir chef. Mais ? Hein ? D’où ? Bon.

Je comprends l’idée. C’est assez juste qu’il y a toujours des précédents pris en compte et tout, je reconnais. MAIS. Quel est l’intérêt de reprocher à un addict de s’être drogué ? Vic finit par diffuser la tension qui grimpe rapidement entre les deux, puis Ben tente de raisonner Miller dans les vestiaires de la caserne. Ce n’est pas gagné.

Miller retourne pourtant auprès de Robert, s’imposant dans la salle de gym de la caserne où ils ne peuvent pourtant désormais être qu’une personne à la fois. L’avantage, c’est que même s’ils s’engueulent, ils peuvent enfin communiquer et que ça me raccroche un tout petit peu aux deux personnages. Du côté de Robert, je suis content d’avoir enfin une intrigue où je suis de son côté. Même quand il se confie à Andy en fin d’épisode, j’ai trouvé la scène sympathique. Bien sûr, ils sortent de la douche et ont envie de se faire l’amour, mais ce n’est pas encore possible. Et tant mieux !

Du côté de Miller, je suis content que les scénaristes trouvent le moyen de le rendre plus sympathique dans cette scène. Et mieux encore : il se réconcilie enfin avec Vic quand celle-ci lui explique qu’il peut prouver à tous qu’un chef noir, ça peut le faire. Il n’a qu’à devenir chef à son tour !

Une autre histoire plus intéressante du côté des pompiers est celle de Travis. En début d’épisode, il apprend par sa mère que son père est en train de jouer au golf. Il confie aussitôt à Vic que son père est en train de tromper sa mère et qu’il le sait. Une réplique plus tard sur son père « jouant avec des pénis hors de son mariage », ew, il se retrouve avec le nez quasiment cassé.

En fin d’épisode, il se confie une nouvelle fois à Vic, dans une scène vraiment touchante qui me fait toujours adorer ce personnage, sur son incompréhension face à la religion. Je ne m’y attendais pas du tout dans cet épisode, et ça m’a pris par surprise : Travis ne comprend pas comment la religion peut pardonner à de mauvais parents drogués comme ceux de cet épisode, mais pas à lui qui est gay. Soit. Tout ça est évidemment à relier à son père, qui n’a pas envie de faire son coming-out à cause de la religion. Moi, j’en retiens que Travis et Vic sont tous les deux très justes et excellents dans ces rôles. Chaque fois que Vic pleure, je suis convaincu, de toute manière !

On avance alors enfin : si Vic n’a pas de mots pour le réconforter, Travis se rend finalement confronter son père pour lui dire qu’il est au courant de l’existence de son profil sur une application gay. Hâte de voir ce que ça donnera au prochain épisode, même si ce sera déjà l’épisode de mi-saison.

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