Station 19 – S03E13

Épisode 13 – Dream A Little Dream Of Me – 17/20
Voilà un très sympathique épisode, qui a un bon équilibre entre l’émotion nécessaire après tout ce qui est arrivé à la caserne depuis un an et l’humour qui doit toujours reprendre ses droits quand la vie continue. Le cas de la semaine était moins convaincant, une fois de plus, mais je leur pardonne parce que les évolutions des personnages me plaisent dernièrement et parce que je me rends compte que peu à peu je m’attache à nouveau à ces personnages. Il était temps, je sais.
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Spoilers

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We all get to live because of Pruitt Herrera so pick a damn month.

Que c’est étrange de voir cet épisode en sachant qu’il ne sera pas suivi par Grey’s Anatomy, mais bon, admettons. De toute manière, il y a de quoi faire avec cet épisode, parce que ça promet d’être super triste avec la mort de Pruitt. Même si je ne l’aimais pas beaucoup, il a marqué la série et il va forcément marquer cet épisode aussi.

Cela ne manque pas avec Andy qui continue évidemment de rêver de lui, avant de convaincre Sullivan de retourner au travail aussi vite que possible. Elle a peur que Dixon ne reproche à Maya ce qu’il s’est passé… et effectivement, c’est bien vu.

Le chef Dixon refuse ainsi de payer la cérémonie d’hommage de Pruitt parce qu’il n’était pas un pompier au moment où il s’est sacrifié. C’était à peu près obligatoire que ça arriverait, surtout vu comment il l’a fait chier. Loin de se laisser démonter, Vic organise un calendrier de solidarité pour Andy. Elle a vu tellement de morts en un an de toute manière, je suis surpris qu’elle arrive encore à perdre pied et à pleurer des larmes.

L’actrice est toujours aussi excellente à ça en même temps, alors les scénaristes en profitent, c’est logique. C’est donc la première à craquer à la fois en s’énervant contre Travis refusant de se dénuder pour le calendrier, puis en pleurant parce qu’elle raconte sa première journée de travail où Pruitt l’a aidé sur un cas de demoiselle en détresse, coincée entre deux vitres, dont l’une contre laquelle elle avait éclaté ses propres excréments. Vraiment, que c’est dommage de ne pas avoir eu cet épisode !

Après, on a eu le donut de Marsha, apporté à Jack et Dean, et le donut au chocolat vaut bien cet épisode, non ? Qu’importe.

Le coup du calendrier est excellent, en tout cas, j’ai beaucoup ri avec Travis déguisé en monsieur 4 juillet. Il n’a plus rien du pompier et on voit bien que c’est un acteur qui aurait aussi pu être mannequin, surtout qu’il passe une bonne partie de l’épisode à moitié à poil. Après sa photo, il a en effet droit à une scène sous la douche où Emett vient faire ce qu’il peut pour rattraper une situation bien désagréable dans laquelle il s’est mise : son père annonce à toute la caserne que son fils – leur collègue putain – a une bonne nouvelle et les invite à ses fiançailles trois semaines plus tard, pour la fin de saison, ça tombe bien.

Emett abuse, mais il adore faire des gaffes, surtout dans cet épisode. Ainsi, il ne parvient pas à calmer Travis car il est trop stupide pour ça, et il enchaîne en faisant de la merde avec Ben, lui révélant que quelqu’un a fait une overdose pour son premier jour. Oups. C’est plutôt bien rigolo à voir, mais pas autant que le cas médical qui leur tombe dessus ensuite : deux jeunes qui se sont coincés avec les menottes du père pendant un jeu sexuel. Bien.

Ben est un mauvais pompier dans cet épisode en tout cas, se moquant des deux jeunes avant de faire des réflexions bien désagréables au copain qui ne connaît pas tous les antécédents médicaux de sa copine. Vu leur âge, ça paraît assez logique, franchement. L’abus. Bref, celle-ci lui cachait simplement être épileptique, finalement. L’intervention permet à Ben de faire équipe avec Emett et de confirmer ses soupçons sur l’overdose de Sullivan, en tout cas. Celui-ci n’est pas absent de l’épisode, d’ailleurs.

En effet, nous suivons en parallèle Andy tenter de faire son deuil en étant toujours accompagné par Sullivan. C’est terrible pour lui autant que pour nous : Andy voit ainsi son père dans ses rêves, mais aussi Ryan et Rigo. Il était temps qu’on voit Ryan à nouveau et que le travail de deuil se fasse… enfin, non, d’ailleurs, il est déjà trop tard pour ça : on a dit adieu au personnage en se contentant du travail paresseux des scénaristes pour lui dire adieu.

Après, les rêves d’Andy était sympathique dans la construction du personnage. Eh, ça lui permet même de se rendre enfin compte qu’elle est orpheline et, mieux encore, de découvrir que son mari – car c’était bien son mariage la semaine dernière – l’est aussi. Il serait temps.

Maya, de son côté, a découvert la relation entre Andy et Sullivan d’elle-même, et elle affirme à son supérieur qu’elle ne veut pas entendre parler de son soutien si cela signifiait qu’il devait s’éloigner d’Andy. Officiellement, bien sûr, elle ne peut toutefois reconnaître qu’elle a laissé son ancien capitaine, qui reste un civil, utiliser l’équipement de la ville, mais bon, elle ne leurre personne.

Et surtout pas le chef Dixon qui a décidé d’être bien con sur ce coup-là. De toute manière, il est là juste pour qu’on le déteste, non ? Il représente toutefois une autorité assez logique, contrairement à toutes les excellentes scènes où Maya décide de se défendre. J’ai adoré son discours féministe, d’ailleurs, c’était une performance vraiment bien réussie. Et j’ai bien aimé la voir ensuite s’alléger les idées avec le calendrier de Vic. C’était sympa, sauf qu’elles sont interrompues par une alerte.

Ben oui, pendant ce temps, on est quand même devant une série qui s’intéresse à la vie d’une caserne de pompiers, alors on a aussi une vraie intrigue avec intervention pour une fuite de gaz… provoquée par un petit garçon, effrayé par son beau-père qui frappe sa mère. Mais bon, personne n’est au courant parce que le petit garçon ne peut pas parler, ni entendre quoique ce soit. Et ça arrange bien le père.

Pas de bol pour lui, Jack sait parler la langue des signes – ce qui me rappelle qu’on n’a jamais revu Dylan, c’est bien dommage. Ainsi, il y a peu de suspense dans cette intrigue où Jack et Dean font leur possible pour que la femme soit mise à l’abri de son compagnon et agresseur. Pas de bol pour eux, ça se termine par un véritable feu qui prend d’un coup à l’étage de la maison.

Le mari accuse aussitôt Jack d’avoir allumé l’incendie, ce qui est faux d’après lui, mais qui reste une accusation problématique. Et bien sûr, le mari n’arrête pas de s’énerver contre sa femme et contre les pompiers, inévitablement. Finalement, il est révélé que le feu est allumé par la femme, évidemment, et que Jack la couvre autant que possible, l’emmenant même chez Marsha avec son fils pour qu’elle se planque. Tant mieux. Par contre, déso pas déso, la pizza hawaienne, c’est très bon !

De retour à la caserne, il reste pas mal d’intrigues à gérer : Ben a découvert que Sullivan avait fait une overdose, et techniquement il doit le reporter. Il lui envoie donc un SMS pour lui demander de parler. Parler, c’est aussi ce qu’Emett se décide à faire en avouant aux autres pompiers son homosexualité. J’ai beaucoup ri de la réaction de Vic, perpétuellement déconcertée par les dramas de cette caserne, et adoré voir celle de Jack, discrète mais sympathique. Plus attendues étaient celles de Maya et Travis, mais ça marche bien. Quant à Vic, elle profite juste de l’occasion pour engueuler tout le monde et leur rappeler que s’ils sont là, c’est grâce à leur ancien capitaine… Le minimum pour le remercier, selon elle, c’est donc de poser de manière sexy pour un calendrier qui sera acheté par une bonne partie de la ville. MOUI.

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Station 19 – S03E12

Épisode 12 – I’ll Be Seeing You – 17/20
L’épisode privilégie toujours les bavardages à l’action, mais ce n’est pas du tout toujours pour le meilleur. En revanche, les personnages évoluent et suivent des voies plutôt logiques, alors que les liens avec la série-mère se renforcent encore. Je suis donc dans un entre-deux avec cet épisode : il y avait de bonnes trouvailles, notamment dans l’action, mais aussi des longueurs qui ont vraiment plombé le tout… de ce qui aurait pu faire une bonne fin de saison.
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Spoilers

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I’ve literally worked with anyone I’ve ever dated.

Ce nouvel épisode reprend sur Jackson en train de s’entraîner et laisse donc totalement de côté le cliffhanger de la semaine dernière. C’est bien dommage, j’étais bien plus partant pour ce feu à quatre alarmes qu’autre chose. Je m’en doutais avec l’épisode de Grey’s Anatomy qui voyait Jackson gérer l’après incendie, cependant. Bref, il fait vraiment le lien entre les deux séries et je sens que ça va être frustrant d’avoir la fin de saison de Station 19 sans les Grey’s qui vont avec.

Il n’empêche que pour en revenir à cet épisode et à Jackson en train de s’entraîner avec Ben à la caserne, Vic est un peu énervée par sa présence et ne se gêne pas pour lui dire. La scène est plutôt sympathique et prévisible, et il est compliqué de ne pas être du côté de Vic dans cette affaire : Jackson n’apprécie pas qu’elle vive chez Dean et passe tout son temps avec, c’est une chose, mais du coup, il pourrait la laisser tranquille au travail, non ? Je ne sais pas, il m’a vraiment énervé sur ce coup-là… Pourtant, je continue de les shipper, bien plus que le couple Vic/Dean. Quant à Ben, il ne semble pas apprécier tout ce drama entre ses amis, bizarrement.

D’un moment gênant à l’autre, on retrouve ensuite Emet à moitié à poil devant Travis qui n’a rien demandé non plus. Comme il n’est pas si évident de parler d’un truc secret au beau milieu d’un vestiaire – il n’est pas torse nu sans raison non plus – Emet se résout à tenter de communiquer avec Travis par SMS, mais ce dernier préfère papoter avec Jack que de s’inquiéter des sentiments d’Emet. Bon, allez, qu’on en finisse, évidemment que tu vas te remettre avec.

Pendant ce temps, dans la cuisine de la caserne, on a une réunion d’anciens pompiers qui passionnent Dean et Maya, mais clairement pas moi. Andy est toute heureuse de retrouver ceux qu’elle considère ses oncles et de les présenter à Sullivan. Ses oncles ? Ben oui, les anciens collègues de son père, donc « sa famille ».

La réunion tourne court bien vite pour une partie de l’équipe à cause d’une alarme, mais Dean reste tranquillement avec eux pour parler de Pru et de la vie. Vraiment, définitivement, la série a pris la décision cette saison d’être bavarde plutôt que d’être dans l’action. Et c’est dommage, parce que voir que Dean est un boulet qui n’envisage pas ce qu’il se passerait pour sa fille s’il venait à mourir en intervention ne lui rend pas justice : c’est la base en tant que pompier, non ?

Et puis, l’intrigue avec tous les vieux pompiers qui restent écouter la radio pour savoir ce qu’il se passe, ce n’est pas exactement ce que j’imaginais regarder pour mon samedi matin. Ils se mettent à faire des paris sur la suite des opérations, quand même. C’est absolument dingue, surtout de la part de Pruitt qui les connaît et se retrouve à parier, un tout petit peu, sur la vie de sa fille ? Normal, quoi.

Au moins, ça nous permet d’avoir tous les ordres que Maya aboie dans sa radio et les souvenirs nostalgiques d’un tas de personnages auxquels on ne peut pas vraiment accrocher qui sont choqués de se rendre compte que oups, ce n’était pas une bonne idée d’écouter la radio, mais j’y reviendrai.

Ailleurs dans la caserne, Vic est encore en pause et n’apprécie pas de voir que Jackson passe tout son temps libre dans sa caserne, sortant d’une bonne douche fumante. L’alchimie entre eux est toujours présente et leur rupture n’ayant pas vraiment de sens, je comprends qu’elle ne soit pas ravie de sa présence. De toute manière, leur flirt post-rupture, parce que c’est là qu’on en est, est interrompu par une deuxième alarme qui les amène tous les deux sur les lieux de la première et seule intervention de l’épisode.

L’intervention de l’épisode ? Elle mène nos pompiers dans un entrepôt de stockage de particuliers, car c’est de là que vient l’alarme. Par contre, le propriétaire (ou simple gardien ?) des box n’est pas heureux de les voir débarquer… parce qu’il cache en fait un locataire qui a pris la décision de vivre dans son box, en payant un peu plus en cash. OK.

Au départ, ce n’est pas tellement un problème, puisque le petit incendie est simplement dans un des box où un groupe de musique s’entraînait. Ca le devient en revanche quand le feu se propage d’un box à l’autre par les grilles d’aération et que les pompiers ne parviennent pas à l’éteindre facilement. Au moins, ça permet de nous montrer que Dean a peur du feu désormais, parce qu’il a peur pour sa vie. Bon, c’est Vic qui s’en rend compte en premier, car elle était en duo avec lui, c’est déjà ça.

Du coup, ça permet aussi à Jackson d’être bluffé par son travail : il est choqué de voir qu’elle n’a pas de pause juste après avoir retiré un homme des box en flammes. De son côté, lui, il a du mal à tout enchaîner. Cela fait beaucoup de pression d’un coup, notamment lorsqu’il se retrouve à devoir ouvrir l’homme au beau milieu d’un camion, le tout en visio-conférence avec Maggie. Trop d’ex de Jackson d’un coup-là, sérieux.

Bon, l’opération se passe super bien sous ses directives et du coup, Jackson se retrouve à surkiffer son nouveau travail. On n’a pas fini de le voir dans la série, ce qui est un bon moyen de s’assurer des audiences en hausse, j’imagine.

Tout au long de l’épisode, Travis est encore en duo avec Emet, parce qu’évidemment qu’ils passent tout leur temps en duo. Cela leur permet de parler sans en parler de leur relation pourrie par les mensonges du nouveau. Ils parcourent donc ensemble l’entrepôt tout en parlant, de même qu’Andy et Jack… qui se retrouvent coincés entre plusieurs box lorsqu’un d’eux explose. Bien sûr, les gens stockent des produits inflammables dans ce genre de box.

Le problème est donc qu’après l’explosion, nos pompiers se retrouvent sans lumière dans un véritable labyrinthe. Ils sont forcés de marquer leur chemin tout en voyant les réserves d’oxygène s’épuiser et sachant qu’ils sont totalement perdus. Cela fournit de bonnes scènes à l’épisode, notamment entre Travis et Emet ou pour Pruitt qui flippe pour sa fille.

En revanche, en ce qui concerne Andy, c’est l’occasion de flashbacks pas du tout intéressants d’une conversation au lit avec Sullivan. Non, vraiment, autant la semaine dernière j’accrochais à leur couple, autant cette semaine, ça ne prend pas. Bon, c’était important de les voir être honnêtes l’un avec l’autre, surtout quand Maya raconte qu’elle a couché avec Jack il n’y a pas si longtemps. Et puis, ça nous explique que Sullivan se précipite dans l’entrepôt à la rescousse d’Andy sans le moindre respect des consignes de sécurité élémentaires.

Le couple se retrouve bien vite dans l’entrepôt, mais leur chemin vers la sortie est obstrué tout aussi rapidement. Cela motive donc Pruitt à décider de prendre la décision de se suicider héroïquement. Une autre scène nous montre ensuite ce qui ressemble fort à une fin de saison : Andy en robe de mariée parlant avec son père qui cherche à comprendre sa décision. Il y parvient et est là pour le mariage, ce qui nous est montré en parallèle de sa décision de se suicider (peut-être) en montant sur le toit pour faire en sorte que la fumée puisse s’échapper. C’est un scénario qu’on sait improbable puisque Travis ne l’a pas fait car c’était trop risqué pour sa vie.

Le montage de l’épisode est excellent : on voit nos héros coincés dans l’entrepôt en train de s’évanouir les uns après les autres. Ainsi, Jack est tout aussi coincé dans l’entrepôt, ce qui inquiète Maya voyant toute une partie de son équipe – et son chef – coincés. Rien n’est plus inquiétant que Pruitt prenant la décision de sauver son équipe – sa famille ! – en se suicidant comme ça. Il tombe donc dans les flammes sous les yeux de Maya et Ben, impuissants.

Les pompiers peuvent tous sortir de l’entrepôt, mais en entendant les vingt cloches qui annoncent la mort d’un d’entre eux. C’est un échec, ils le savent, mais ils ne savent pas encore qui est mort. Andy le comprend donc en voyant la casquette de son père sur le camion…

Eh bah ! Je trouve presque ça dommage que ce ne soit pas la fin de saison, finalement, parce que les prochains épisodes ne sont pas forcément nécessaires – ils vont spoiler inutilement Grey’s, probablement. En plus, ça commence à faire beaucoup de décès au cours de l’année, là, il va falloir se calmer en salle des scénaristes !

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Station 19 – S03E11

Épisode 11 – No Day Off – 13/20
Le vrai problème avec cet épisode, c’est qu’on se retrouve bien vite à attendre la fin de l’épisode et le suivant, or, le suivant n’est que la semaine prochaine. Certes, il y a de bons moments et les personnages continuent d’être développés, mais ça manque clairement de subtilités, surtout quand on nous fait des leçons de morale… Elles sont mal dirigées : les gens regardant encore cette série sont déjà d’accord avec tout ce qui est dit ici. Allez, ça ne fait jamais de mal de voir des gens avoir du courage et tenter d’être des héros de tous les jours en dépit des lois, j’imagine.
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Spoilers

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Hey Todd, bye Todd.

L’épisode revient sur les jours off de nos personnages, et c’est original comme idée de nous faire encore un épisode qui pourrait se passer d’interventions. Le problème, c’est que nos pompiers sont beaucoup trop accros à leur job. Ainsi donc, Maya ignore complètement la sublime Carina en maillot de bain pour appeler la caserne et vérifier que tout s’y passe bien. L’angoisse.

Et en même temps, elle tombe sur Travis, tout aussi en congé et accro à son job. Officiellement, il est à la caserne pour récupérer ses écouteurs. Officieusement, il se retrouve à rencontrer Alicia, la petite-amie de son petit-ami. Oh, et évidemment, ça mène immédiatement à un repars entre eux trois et le beau-père, le chef Dixon, qui force son employé à passer son jour de congé avec lui. C’est le deuxième jour de congé de la saison qui est gâché par un des supérieurs de Travis. À un moment donné, il faut savoir dire non, franchement. Bref.

Histoire de limiter les frais, le repas se fait toutefois à la caserne. Normal. C’est une bonne manière d’entendre plusieurs fois la même alarme dans la caserne, ce qui n’est pas une bonne chose. Comme ils sont en congés, ils ignorent toutefois l’appel, car d’autres peuvent le faire. On sait directement que ça mènera à un appel général, surtout avec ce titre d’épisode, et ça permet de tenir face à un épisode plutôt lent par ailleurs.

Enfin, par ailleurs et par ici aussi, on comprend vite que la petite amie est super fan de Travis, mais les scénaristes n’arrêtent pas d’insister sur cette idée. Quelle angoisse. Cela nous explique en tout cas pourquoi elle lui demande conseil sur la demande en mariage qu’elle attend et hésite à faire elle-même, et ça permet aussi une scène sympathique où Travis lui explique qu’Emet sera toujours en danger en tant que pompier. Eh, il essaie juste de se le garder pour lui, pas vrai ?

Pas sûr : la fin d’épisode les voit être appelé pour ce feu à cinq alarmes, et Travis profite des vestiaires pour annoncer à son collègue qu’il ne veut plus avoir affaire personnellement à lui. Il le trouve beaucoup trop cruel pour envisager la suite de sa relation avec lui. Oui, oui, cruel : il laisse croire des choses à sa petite-amie qui est sûre de le connaître, mais qui finira au trente-sixième dessous en découvrant la vérité. Dur.

Du côté de Dean et Vic, c’est la panique la plus complète avec Pru qui passe tout son temps à pleurer. Ils sont sauvés par Jack qui débarque, n’ayant rien de mieux à faire puisqu’Andy n’est plus chez eux. OK, j’ai beau adoré les personnages, je n’ai pas accroché du tout, surtout quand Dean se retrouve à être un macho assez insupportable avec Vic, voulant contrôler tout ce qu’elle fait avant même qu’ils ne soient en couple (j’ai toutefois ri de la chanson de Vic en début d’épisode, j’avoue).

Pour ne rien arranger à cet épisode, le seul au travail semble être Ben et il a le droit à une visite d’Owen. Voilà un duo qui ne me vend pas du rêve du tout, surtout quand il semblerait qu’Owen soit en train de chercher un job, là. Au secours. Finalement, Ben n’est pas convaincu du tout par son ancien collègue et il est révélé que s’il cherche bien un nouveau collègue dans son super-camion, il est prêt à considérer plusieurs candidatures.

Après Owen, c’est donc à Teddy de débarquer. Loin de son épisode de la semaine dernière avec pas mal de révélations sur son passé, Teddy balance à Ben tout son bonheur d’être mère, avec les difficultés que ça implique, avant de se rendre compte que c’est très con comme attitude vis-à-vis d’un père qui vient tout juste de perdre un bébé.

Du coup, elle est disqualifiée à son tour, et c’est finalement Jackson qui se retrouve interviewé par Ben. C’est tellement une bonne idée de chercher à l’embaucher après sa rupture avec Vic, non ? Ah ben non, effectivement. En tout cas, Jackson a le droit à un petit tour en camion, parce qu’ils sont appelés par Andy et Sullivan. Ouep.

Si Andy n’est pas chez elle, c’est parce qu’elle passe sa journée avec Sullivan et… Pruitt. Oui, c’est le moment d’une rencontre officielle gendre/beau-père, même s’ils se connaissent déjà depuis un moment. Le but est aussi de le prévenir avant de prévenir leur hiérarchie, à commencer par Dixon. Le repas se passe plutôt mal entre Sullivan et Pruitt qui ont du mal à s’entendre. De là à dire que la température monte, il n’y a qu’un pas – et un feu de graisse en cuisine pour donner un peu de contexte et d’action à l’épisode.

Une fois que c’est fait, Sullivan retourne manger et plombe un peu plus l’ambiance en révélant que son grand-père était un nazi. Cela sort de nulle part, mais ça permet à la série de nous faire une petite leçon de morale et de nous rappeler que la situation en Allemagne nazie peut très bien exister un peu n’importe où quand on commence à justifier des actions inhumaines vis-à-vis des étrangers.

Or, c’est justement ce qu’il se passe aux États-Unis avec les immigrés, et notamment avec un immigré en cuisine. Il est hors de question pour Sullivan de laisser faire ça, alors il s’impose en tant que chef de caserne, puis Andy s’en mêle, puis Pruitt s’en mêle, alors même qu’il n’était pas motivé par cette idée à l’origine. Même si c’est bien trop gros comme intrigue pour qu’on puisse y croire, les jeux d’autorités et la réactivité des pompiers face à l’ICE étaient sympathiques à voir.

Ils se débrouillent donc pour faire en sorte que la cuisine soit vidée, puis que Ben et Jackson s’occupent de l’homme visée par la procédure de l’ICE – et se débrouillent au passage pour lui permettre de s’enfuir sans être contrôlé. Allez, c’était sympathique comme intrigue, même si pas exceptionnel. Quant à Ben & Jackson, ça fait un duo plutôt efficace, mais pas autant que celui avec Nico à venir. Ben oui, les scénaristes ne nous mettent pas Nico ici par hasard, je suis persuadé que la saison prochaine, on aura un nouveau duo. Et qui sait, ça me fera peut-être aimer Nico ?

Les vacances de Maya et Carina ? Elles se font draguer par Todd, un type qui a bien du mal à comprendre les relations humaines et surtout le mot « non ». J’ai beaucoup ri parce que les deux femmes ont une bonne réparti et un bon moyen de mettre un terme à cette drague relou : quelques pompes pour montrer à Todd que Maya est une boss, un baiser entre elles pour lui montrer qu’il n’a vraiment aucune chance.

Malheureusement, si ça se passe bien pour elles, la cinquième alarme pour le même feu finit par être sonnée et perturbe tout le monde dans son quotidien. Maya nous fait une crise de panique et est réconfortée par sa petite-amie qui a la bonne réaction pour lui faire comprendre qu’elle ne pourra de toute manière pas être présente sur les lieux comme elles sont très loin.

C’est bien la seule. Tous les autres se rendent sur les lieux de l’incendie, une usine. Bon, tous, sauf Dean qui finit par comprendre qu’il doit rester garder Pru après plusieurs tentatives pour se défiler de son rôle de père. Il était temps qu’il le comprenne, donc. Sur les lieux de l’incendie, Jackson, toujours en duo avec Ben même si je ne sais pas bien avec quel contrat, est ravi d’apercevoir Vic, mais bon, tous les pompiers de la ville sont appelés pour lutter contre ce feu après tout.

Tout ça nous laisse donc sur un gros cliffhanger, et j’imagine que ça nous fera un épisode intéressant la semaine prochaine. Peut-être même qu’on est déjà sur la fin de la saison, du coup, je ne sais pas trop combien d’épisodes on est censé avoir – je sais juste que la saison est entièrement tournée et n’est pas affectée par le Coronavirus. Tant mieux ! Bon, après, côté cliffhanger… l’épisode de Grey’s Anatomy a un peu tout cassé juste après.

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Station 19 – S03E10

Épisode 10 – Something About What Happens When We Talk – 18/20
Si l’épisode est une fois de plus beaucoup trop bavard, je trouve que la manière dont c’est amené le justifie largement et réussit plutôt bien dans la forme comme dans le fond à nous donner envie de s’accrocher pour tout suivre. C’est brouillon à bien des égards, ça manque d’approfondissement faute de temps – un comble pour une série ! – mais ça débloque plusieurs intrigues de la bonne manière. C’est déjà ça !
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Spoilers

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So, yes, I am holding you hostage today at emotional gunpoint.

Ah ben oui, j’avais oublié, mais Vasquez est mort. C’est le point de départ de cet épisode qui nous propose de se concentrer sur les émotions des pompiers, tout en ignorant un peu trop le fait que le reste des équipes de la caserne déteste Jack qu’ils considèrent comme responsable de la mort du pompier. Bref, vous l’aurez compris, la série en fait plus sur la mort de Vasquez que sur la mort de Ryan.

Si on met de côté cette frustration, l’épisode est plutôt cool, parce qu’il nous ramène une psy nommée Diane Lewis, et j’adore l’actrice qui déchire toujours dans ses rôles – on a pu la voir avant ça dans 9-1-1 et Unreal si ma mémoire ne me trompe pas. Cette psy n’est pas n’importe qui, en plus, puisque c’est un ancien pompier.

Si nos héros sont bien évidemment réticents à lui parler, elle ne leur laisse pas vraiment le choix, pas plus que Maya ou Sullivan. Par contre, ça n’a pas trop de sens de faire ça à la FIN d’une garde de 24h. Sérieusement, c’est abusé, non ? Bon, en tout cas, l’épisode a toutes les excuses du monde pour être bavard cette semaine… et il ne se gêne pas pour le faire.

On commence donc par un entretien entre Jack et la psy, et je dois avouer que ça ne m’a pas passionné. En plus, la structure de l’épisode m’a laissé perplexe, avec de nouvelles interventions que l’on découvre après coup. Jack raconte donc à la psy ce qu’il considère être son pire appel : un sapin de Noël en flammes. Ce qu’il considère le plus triste dans cet appel d’urgence ? La vieille femme à qui il appartenait était sans famille, seule au monde, et elle perd son bien le plus précieux. Mouais.

Pas aussi mouais que la réplique sur les mouchoirs qui permettent de cacher les larmes, cela dit…

On enchaîne ensuite avec Andy, qui a clairement, vraiment, énormément besoin d’une psychothérapie avec tout ce qu’il lui arrive… Mais non. Elle préfère parler de son passé, de son lycée, de ses cours de danse, de son titre de championne de salsa et surtout, surtout, de Sullivan. C’est au moins l’occasion d’avoir une psy qui lui fait remarquer que c’est quand même étrange qu’elle se sente amoureuse du chef de la caserne dont son père était chef pendant des années. Bien dit, ma foi.

Malheureusement, pour une fois qu’on creuse un sujet intéressant – parce qu’il est marrant – les scénaristes préfèrent changer de sujet subitement pour en revenir à Vasquez. Un flashback plus tard, on trouve Vasquez plus sympathique qu’on ne l’a jamais vu dans les épisodes de cette saison, puisqu’on le voit se moquer d’Andy qui a peur d’un raton-laveur en pleine intervention.

On change encore d’intrigue juste après, parce que les scénaristes n’ont pas le temps de se concentrer vraiment sur tout le monde pendant assez longtemps. C’est bien dommage, mais en même temps, on est passé à Travis, et c’était encore mieux. Au moins, l’épisode était sur la bonne voie, un peu mieux à chaque pompier.

Bref, en ce qui concerne Travis, on parle évidemment du nouveau, toujours dans le placard, et on découvre à quel point Travis est énervé par sa présence dans la caserne. Jusque-là, ça paraissait être un jeu pour lui, mais non, finalement, il est vraiment super énervé. Pas le temps de se concentrer sur cet énervement, cependant, même en mot-codé pas si codé que ça : la psy préfère creuser encore plus et parler de son incapacité à se sentir comme un héros. Il refuse de reconnaître à quel point il est courageux, quoi.

Pour l’aider, la psy lui rappelle qu’être pompier, ça demande du courage, puis lui explique qu’elle a été violée. C’est une manière comme une autre de reconnaître son propre courage, on va dire. Une psy qui avoue qu’elle a été violée à son patient ? C’est n’importe quoi cet épisode, mais son caractère et son franc-parler donne vraiment toute ma sympathie à cette Diane. Quant à Travis, il l’avait déjà, mais wow, qu’est-ce que j’aime ce personnage ! Et qu’est-ce que j’aime les scénaristes reconnaissant enfin qu’un pompier ouvertement gay dans une caserne, ça poserait plus de problème que ça dans la réalité, même en 2020.

C’était une ligne dangereuse à tenir, mais ils ont réussi à bien s’en sortir, je trouve. Malheureusement, on rechange d’histoire alors que Travis commençait à s’ouvrir : il est ensuite question de Ben, et l’épisode fait d’un coup demi-tour, parce que c’est bien moins intéressant comme personnage. Je veux dire, Travis VS Ben, niveau intérêt, c’est vite vu, surtout quand il commence à se mettre en avant avec son double job. Pourtant, avec son flashback, la série réussit à me raccrocher : il est question de la fois où Ben a été le plus en colère dans sa vie.

Étonnamment, il ne parle pas du tout de son intrigue dans Grey’s, qui allait assez loin pourtant, mais d’un flic raciste qui l’a contrôlé comme un vrai criminel pour un phare cassé. La scène était sacrément flippante, et c’est toujours dans les séries de Shonda Rhimes que l’on voit ce genre de choses, jamais ailleurs. Pourtant, malheureusement, ça arrive, et on le sait tous. Plutôt que d’adresser vraiment le problème, les scénaristes… changent de pompier ensuite.

Vous vous souvenez quand j’ai écrit plus haut qu’ils n’avaient pas le temps pour tout le monde ? C’est tellement le cas qu’on enchaîne sur le duo Vic/Dean. C’est une excellente chose : Dean refuse d’avoir un entretien seul à seul avec Diane, il veut le faire devant Vic. Cela lui permet de lui apprendre que ses parents ont décidé de couper ses vivres ou encore qu’il considère qu’elle a fait une énorme connerie à se couper de Jackson.

J’ai adoré toutes les scènes de ce duo et la fluidité avec laquelle on passe d’une information à l’autre dans la scène. Cette pauvre Diane prend cher avec cette équipe de pompiers qui ont tous besoin d’une thérapie d’au moins cinq ans, franchement… Pourtant, les scénaristes se servent d’elle pour nous affirmer que Dean est amoureux de Vic. Et ça m’énerve, vraiment, parce que j’en ai marre de ces séries (ou films) incapables de croire en l’amitié filles/garçons. Bref. Au moins, ça fait une piste pour la prochaine saison, mais je ne sais pas. Autant j’adore les deux personnages et leur dynamique, autant en couple, j’ai peur de ce que ça pourrait donner.

L’avantage, c’est que la psy conseille à Dean d’attendre avant de révéler ses intentions, pour éviter que ça ne détruise toute sa relation avec Vic. Je ne sais pas quand même, il ne faudra pas que l’attente soit trop longue… mais bon, pour peu que la série revienne l’an prochain avec une intrigue sur le confinement et l’épidémie, il y aura moyen de les voir passer encore plus de temps ensemble, non ?

Pour finir l’épisode, on en revient à Jack qui a besoin de conseils – et j’ai complètement décroché tellement ça me passe au-dessus, oups, pardon – puis à Maya, enfin. Elle avoue carrément à la psy qu’elle est jalouse de Rigo, parce que l’idée de la mort la calme durant la nuit. Ben oui, son père – c’est fou comme ils ont tous des problèmes avec leurs pères – lui a appris à toujours regarder la ligne d’arrivée des courses et de ne se concentrer que sur celle-ci.

La psy est excellente, en tout cas, parce qu’elle réussit bien à cerner les problèmes de Maya et tente de la débloquer. Quant à l’équipe, elle a l’air de considérer que tout le monde va bien et qu’elle leur a fait du bien. Ce n’est peut-être pas faux : on enchaîne sur Travis et le nouveau qui vont donner de la nourriture à Eva qui la refuse, sur Ben qui fait du basket avec ses fils, sur Vic qui s’occupe de Pru avec Dean malheureusement amoureux d’elle… Et du côté de ce que j’ai adoré, on enchaîne aussi sur Jack s’occupant de la grand-mère de son flashback de Noël. C’était une scène sympathique.

Plus sympathique encore ? La scène entre Maya et Carina avec Maya qui décide enfin de prendre des jours de congés pour partir en vacances avec. Allez, je vais finir par être content de sa décision d’avoir largué Jack, finalement. Par contre, c’est l’un des seuls couples que j’aime vraiment pour l’instant dans la série : voir Andy et Sullivan danser m’a laissé de marbre et le baiser du nouveau à Travis n’est pas exactement ce que j’ai envie de voir non plus, parce qu’il y a trop de problèmes à venir avec ce couple pour que ce soit bien fonctionnel, franchement…

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