Chernobyl – S01E02

Épisode 2 – Please Remain Calm – 20/20
J’ai préféré cet épisode, parce que contrairement à l’introduction, il prend le temps de bien plus expliquer pédagogiquement la situation et avertir sur les dangers du nucléaire. De se dire que trente après – et après Fukushima – on en est toujours à l’exploiter, c’est franchement dingue. Au-delà de ça, je trouve la série drôlement claire et cohérente, sa galerie de personnages fonctionne bien et la construction de l’épisode, heure par heure, fait que l’on comprend assez précisément tout ce qu’il se passe. Ce n’est pas toujours le cas dans ce genre de série qui parfois aime bien tout complexifier à outrance…

> Saison 1


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We’re asking for your permission to kill three men.

Après beaucoup d’hésitations, je me suis finalement décidé à continuer la série ce soir. J’hésitais parce que les épisodes étant longs, il y a le risque d’être trop fatigué pour regarder autre chose ensuite malgré le besoin de voir autre chose après ce genre de séries. En même temps, l’envie de continuer était forte, alors je n’ai pas résisté, tout simplement.

Cet épisode débute sept heures après l’explosion, loin de la centrale nucléaire. On apprend qu’on est le dimanche et que donc les écoliers qu’on a vu à la fin de l’épisode 1 n’allait probablement pas à l’école. On suit surtout deux scientifiques qui découvrent que leur dosimètre s’alarme dès que la fenêtre du laboratoire est ouverte.

Ils comprennent vite le problème et décident donc d’appeler les centrales alentour… y compris Tchernobyl, bien trop éloignée pour être responsable du problème. Pourtant, quand ils ne répondent pas au téléphone, il faut bien se rendre à l’évidence. Ulana, la scientifique, se rend ensuite auprès d’un officiel pour avoir des informations sur Tchernobyl. Il s’agit toutefois d’un personnage fictif, mais ses informations sont les plus justes. Elle avertit que le cœur a explosé, ce qu’elle comprend facilement, et demande qu’un médicament, iodine, soit distribué au plus vite à la population de Tchernobyl. Pour elle, il faut évacuer…

Pour le politique en face d’elle, en revanche, pas question de la croire quand les rapports officiels disent que tout va bien. Angoisse. Elle distribue elle-même son médicament à la secrétaire avant de se barrer, conseillant de se rendre à l’est au plus vite, pour fuir les radiations.

À l’hôpital, les pompiers sont en sale état et l’infirmière est la seule à comprendre que les brûlures qu’ils ont sont dues à des radiations. Elle leur fait enlever leur vêtements… mais le fait à mains nues, ce qu’elle regrette bien vite.

Les urgences sont, comme prévues, complétement débordées : des militaires en sont carrément à contenir la foule qui veut s’y rendre, inquiète et à la recherche de nouvelles. Malgré ce barrage, Lyudmilla se débrouille pour rentrer dans l’hôpital et se renseigner sur l’état de santé de son mari. Elle apprend qu’il est envoyé à Moscou, mais pas avant d’avoir croisé Mikhail, un de ses voisins. Il allait parfaitement bien la veille, mais il est désormais recouvert de cloques et essaie de lui refiler son bébé. Une infirmière avertit toutefois Lyudmilla de se tenir aussi éloignée que possible, pour éviter d’être malade à son tour. Voilà, le destin des civils ayant observé l’incendie et ayant bouffé les cendres est on ne peut plus clair comme ça.

De son côté, le professeur Legasov est donc convoqué à 14h, ce qu’il trouve bien trop tard par rapport aux chiffres qu’on lui a donné. On lui demande néanmoins de continuer à attendre, en lisant un rapport qui le perturbe très clairement, parce qu’il comprend très bien ce qu’il en est de la situation à Tchernobyl. Pourtant, lors de la réunion officielle en présence de Gorbatchev est dans la suite du déni du premier épisode et les rapports disent que tout va bien.

Legasov ne peut toutefois se taire. Il est déjà bien attachant, et c’est triste de savoir qu’il est à deux ans de son suicide. En attendant, il peut exprimer son inquiétude d’avoir lu dans le rapport une description de ce qui ressemble à du graphite, en-dehors de la centrale, ce qui est impossible… sauf en cas d’explosion du cœur. Il en était déjà question dans l’épisode précédent et c’est ce qui inquiète tout le monde, tour à tour.

Gorbatchev lui-même est soucieux des craintes de Legasov. Il est clairement le scientifique choisi pour nous faire une explication de ce qu’il se passe, à la fois à l’extérieur de la centrale et à l’intérieur de celle-ci, avant comme après l’explosion. Il fait même un très bon cours une fois qu’il est envoyé à Tchernobyl sur la manière dont fonctionne un réacteur nucléaire. Franchement, ça n’a jamais été aussi clair qu’avec cette simplification.

Il est clairement un personnage auquel s’attacher dans cet épisode, surtout que l’on sait qu’il survivra durant les cinq épisodes. Il parvient à s’imposer petit à petit, y compris face au sceptique qui l’accompagne et qui finit par donner l’ordre de vérifier les rapports qu’on lui fait et qui sont en contradiction avec les discours de Legasov et avec le graphite qu’il a lui-même vu. Comme il faut pour cela quelqu’un prêt à se sacrifier, on découvre le patriotisme communiste dans toute sa force quand le chef militaire accepte de se rendre au plus près de la centrale pour prendre de nouvelles mesures.

Il revient évidemment avec des nouvelles catastrophiques : le cœur a bien cédé, et Legasov calcule rapidement qu’ils en sont déjà à vingt bombes Hiroshima de radiation environ. C’est beau d’avoir accepté de venir à Tchernobyl et de rester dormir à l’hôtel en sachant qu’il va probablement en mourir.

Au bar de cet hôtel, il applique d’ailleurs les mensonges gouvernementaux et promet aux personnes qu’il rencontre qu’ils ne craignent rien, là où il sait parfaitement ce qu’il en est et a eu lui-même peur pour sa vie quand l’officiel a voulu survoler la centrale, ce qui aurait eu pour conséquence leur mort.

Le lendemain, il supervise les premières actions pour restreindre le feu et les catastrophes : il ordonne que soit jeté du sable et un minéral rare, le bore, sur le feu. Le problème, c’est que les hélicoptères ne peuvent approcher du foyer de l’incendie. Le premier ose le faire malgré tout… et l’hélicoptère fond carrément, tombant sur la centrale.

Ce n’est que le début d’une longue journée : oh, bien sûr, les autres respectent ensuite le périmètre de sécurité indiqué, mais ils prennent tout de même des risques. Et de toute manière, même sans ça, Legasov sait qu’il sera mort d’ici cinq ans car il reste à Tchernobyl. Il en parle à l’officiel avec lui, Boris, qui prend plutôt mal la nouvelle, tu m’étonnes. Et c’est à ce moment-là qu’il reçoit en plus un appel lui indiquant que le reste du monde est au courant de la catastrophe.

Oui, le matin, l’idée de Gorbatchev était de garder secrète la catastrophe, pour des raisons de sécurité et de géopolitique. Seulement, les Suisses ont rapidement constaté le problème, les américains ont fait des photos satellites et les allemands ont décidé de se confiner (moins cons que les français pour le coup !). Les allemands. À des centaines de kilomètres. C’est seulement là que Boris comprend que l’évacuation est évidemment nécessaire.

Il est bien tard pour ça, mais tout le monde s’y met malgré tout. Les images sont toujours aussi magnifiques, l’évacuation se fait avec des tas et des tas de figurants et des moments marquants, comme ce chien qui court après ses maîtres dans un bus. Malgré l’évacuation, Ulana parvient à se débrouiller pour être amenée auprès de Legasov et lui apprendre que ses estimations sont mauvaises et que sa tactique ne leur fait gagner que deux jours. Hop, elle gagne sa place pour rencontrer Gorbatchev le lendemain.

Celui-ci ne s’inquiète pas tellement pour sa vie, mais plutôt pour les excuses qu’il doit faire à l’ensemble des dirigeants du monde. Pourtant, les informations proposées lors de la réunion sont loin d’être rassurantes : le sable était une bonne idée, si les réservoirs étaient vides. Malheureusement, à cause du déni de l’épisode précédent, ils sont désormais pleins : cela signifie que la lave formée par le sable et les radiations va entrer en contact avec l’eau et provoquer une explosion, qui entraînera à son tour l’explosion des trois autres réacteurs. Autant dire que c’est un scénario apocalyptique qui se dessine.

Et si j’ai toujours su qu’on n’était pas passé loin avec Tchernobyl, je trouve que le catastrophisme de la série prend bien pour nous faire comprendre à quel point Tchernobyl aurait pu être encore pire. Et c’est assez fou de se dire qu’on continue avec les centrales nucléaires, malgré les dangers et malgré tout ce qui peut mal se passer…

Pour s’éviter cette explosion qui rayerait de la carte la moitié du continent au moins, il faut trois volontaires pour aller permettre l’évacuation des réservoirs. Et contre toute attente, Legasov et Boris trouvent leurs trois volontaires, qui savent parfaitement qu’il s’agit d’une mission suicide ; acceptée par Gorbatchev. Ce sont eux que l’on suit en fin d’épisode, alors qu’ils essaient de faire ce qu’on leur a demandé et qu’ils entendent leurs dosimètres s’affoler. L’ambiance est au film d’horreur quand, en plus, les lampes torches s’éteignent…

 

 

Chernobyl (S01)

Synopsis : Comme le titre le suggère, la série retrace l’histoire de la catastrophe de Tchernobyl, avant, pendant, après. Âmes sensibles, s’abstenir.

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Pour commencer, même si j’ai plein de saisons en cours de visionnage en ce moment et même si j’étais plutôt parti pour continuer ce que j’avais d’entamé, je me suis rendu compte en me posant ce soir sur le canapé que rien ne me motivait vraiment. C’est étrange, mais ça arrive parfois.

Comme depuis que j’ai vu la bande-annonce, j’ai envie de regarder cette série et comme tout le monde n’en dit que du bien, je me suis dit « eh pourquoi pas ? ». Je sais que ce ne sera pas un visionnage facile, alors c’est très clairement une mauvaise idée de la commencer à 22h, mais c’est pas grave, voilà la vie que je mène comme dirait l’autre. À mon tour de me faire un avis sur cette mini-série aux épisodes extra-longs (1h)…

Moyenne de la saison : 18,5/20

S01E01 – 1:23:45 – 18/20
Bon, et bien, comme prévu, le sujet est grave et extrêmement bien géré : c’est atroce et horrible. Les images sont magnifiques, ce qui fait peur pour la suite car c’est saisissant de réalisme, et malgré les longueurs, l’ambiance est tellement oppressante qu’on est scotché à son écran. Je me réserve les meilleures notes pour la suite, parce qu’il s’agit d’une introduction qui, si elle est géniale, promet déjà de grandes choses. Le petit plus qui est une bonne surprise : la série propose aussi une réflexion plus approfondie sur les réactions humaines face aux catastrophes et sur la gestion politique de ce type d’événement.
S01E02 – Please Remain Calm – 20/20
J’ai préféré cet épisode, parce que contrairement à l’introduction, il prend le temps de bien plus expliquer pédagogiquement la situation et avertir sur les dangers du nucléaire. De se dire que trente après – et après Fukushima – on en est toujours à l’exploiter, c’est franchement dingue. Au-delà de ça, je trouve la série drôlement claire et cohérente, sa galerie de personnages fonctionne bien et la construction de l’épisode, heure par heure, fait que l’on comprend assez précisément tout ce qu’il se passe. Ce n’est pas toujours le cas dans ce genre de série qui parfois aime bien tout complexifier à outrance…
S01E03 – Open Wide, O Earth – 18/20
Le réalisme de la série est vraiment poignant et il est difficile d’en décrocher tant tout ce que l’on y voit est poignant. Ces épisodes sont de vraies réussites : certes, la fiction est là, entre les lignes, mais la réalité historique semble respectée et la série nous informe beaucoup sur la catastrophe tout en posant des questions éthiques, en creux. Bref, son succès critique est largement mérité et je ne peux que m’aligner sur tous les avis lus jusqu’ici.
S01E04 – The Happiness of All Mankind – 17/20
Plus lent, plus long, plus silencieux, cet épisode m’a un peu plus perdu que les précédents parce qu’il se concentre davantage sur les conséquences lentes de la catastrophe plutôt que sur les réactions immédiates qui étaient intéressantes à découvrir et donner un rythme vif à la série. Ici, il y a une sorte de renouvellement qui s’opère et, à un épisode de la fin, c’est un peu étrange. On s’y fait toutefois, surtout que ça permet encore et toujours de découvrir de nouvelles choses et quelques prouesses techniques.
S01E05 – Vichnaya Pamyat – 20/20
Cet épisode est extrêmement satisfaisant comme conclusion de la série : on y voit toutes les pièces d’un puzzle se mettre en place alors qu’on ne savait même pas qu’il y avait puzzle. Du côté de l’Histoire, c’est assez respectueux malgré une dramatisation évidente pour le bien de la fiction. Du côté de la série, c’est une production bien huilée et impeccable qui apporte une bonne fin à l’ensemble de ces cinq épisodes. Si vous ne l’aviez pas encore compris à ce stade, cette série est un must-see.

Chernobyl – S01E01

Épisode 1 – 1:23:45 – 18/20
Bon, et bien, comme prévu, le sujet est grave et extrêmement bien géré : c’est atroce et horrible. Les images sont magnifiques, ce qui fait peur pour la suite car c’est saisissant de réalisme, et malgré les longueurs, l’ambiance est tellement oppressante qu’on est scotché à son écran. Je me réserve les meilleures notes pour la suite, parce qu’il s’agit d’une introduction qui, si elle est géniale, promet déjà de grandes choses. Le petit plus qui est une bonne surprise : la série propose aussi une réflexion plus approfondie sur les réactions humaines face aux catastrophes et sur la gestion politique de ce type d’événement.

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Spoilers

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There was nothing sane about Chernobyl.

26 avril 1988 – La série fait directement passer un message très clair avec cette scène d’introduction : les fake news, ça fait oublier la vérité et l’espoir de la vérité ; et ça, dès 1988. Ce n’est pas dit aussi clairement, il est évident toutefois que les scénaristes ne commencent pas par là sans arrière-pensée. De manière originale, cette introduction commence donc après la catastrophe avec un homme parlant de Tchernobyl – oui, il y a un t au début du mot en français – et de tout ce qu’il y a fait. Ce sera probablement le « héros » de la série, si tant est qu’il puisse y avoir un héros dans ces conditions.

Il enregistre son témoignage sur des cassettes audio, puis sort de chez lui pou les planquer dans une ruelle. L’ambiance est sombre, mystérieuse, intrigante : on manque encore de contexte pour tout comprendre ; même si on devine à son mouchoir ensanglanté que l’homme est malade. Il donne à manger à son chat, fume une dernière cigarette et… se pend. Le ton est donné. En même temps, difficile d’en attendre autre chose.

Il a attendu une heure précise, en plus : deux ans et une minute plus tôt, une femme enceinte a une nausée et on aperçoit loin, très loin, une tache lumineuse qui est évidemment l’explosion de Tchernobyl. La femme s’appelle Lyudmilla et c’est une bonne idée de proposer son point de vue, d’autant qu’ils ont un appartement avec une sacrée vue, elle et son mari.

Ce n’est qu’à ce moment précis de la série que je me suis rappelé que j’habitais moi-même à proximité (relative, mais proximité quand même) d’une centrale nucléaire. Au sein de celle-ci, on se doute bien que c’est l’horreur qui commence : il y a un incendie à éteindre sur le toit et un cœur qui a explosé, alors que c’est impossible. C’est la panique et tout le monde essaye de comprendre ce qui arrive, sans y parvenir et en essayant de se convaincre qu’ils ont suivi tous les protocoles et n’y sont pour rien.

Tous les pompiers sont appelés dans le secteur, à commencer par le mari de Lyudmilla, évidemment. Dans la centrale, les radiations commencent à faire leur effet : certains se mettent à vomir du sang ou à avoir des boutons sur la tronche…

Ce qui est déjà dur avec cette série, c’est de savoir parfaitement vers quoi elle se dirige. La catastrophe de Tchernobyl, on la connaît tous : voir les pompiers se rendre sur place pour faire leur boulot est difficile, parce qu’ils sont tous condamnés à mort sans même le savoir. Et on voit bien que ça va être douloureux, en plus, parce que dans l’usine, les premiers cadavres font peur.

On suit notamment des hommes se rendant au cœur pour comprendre ce qu’il s’est passé, et découvrir qu’il n’y a plus de cœur. Leur chef s’obstine à dire qu’ils sont tous fous de penser qu’il n’y en a plus, malgré les conditions médicales clairement dégradés de bon nombre de ses hommes. L’un d’eux ne revient même pas, s’effondrant en route avec des taches de sang apparaissant un peu partout sur son corps. L’horreur, quoi.

Difficile aussi de ne pas être frustré de voir les civils sortir de chez eux et observer l’incendie qu’ils trouvent magnifiques, alors même qu’ils feraient mieux de rester enfermés ou le chef rappeler tous les hommes qui ne sont pas présents à la centrale, signant par la même leur arrêt de mort. Parmi les officiels, on écoute le rapport du chef bien loin de la réalité : celui qui prend alors les décisions ne peut pas encore le savoir, mais c’est de ce constat sympathique et erroné qu’il part pour établir le plan d’action.

Pourtant, tout le monde comprend peu à peu dans l’usine que leur arrêt de mort est déjà signé : il n’y a plus de cœur. Un certain nombre d’employés décide tout de même de feindre qu’il est encore là : s’il ne l’est plus, ils sont déjà morts ; et il s’y refuse. C’est un déni qui paraît humain, c’est sûr, mais c’est ce qui participe à la catastrophe, avec plein de personnes qui viennent en renfort.

Du côté des dirigeants, on retrouve ce même déni, même si certains avertissements sur les premières irradiations et les cas médicaux catastrophiques déjà repérés en inquiètent certains. Le discours est facile : il n’y a pas de danger, il ne peut pas y en avoir, il faut avoir foi et confiance et ne surtout pas répandre de « fausses rumeurs »… Quand les fake news deviennent la vérité officielle, applaudies par tous les dirigeants, donc : l’orgueil et le patriotisme communiste de l’URSS exacerbés et mis en scène dans la série sont extrêmement crédibles.

Et c’est bien ça qui est flippant, parce que c’en est au point où les dirigeants affirment que les témoins qui ont vu l’absence de cœur mentent, que les équipements sont défectueux car les résultats obtenus sont impossibles ou au point où on envoie au suicide des hommes qui n’en ont pas envie et savent très bien ce qu’on leur fait faire. Atroce comme il faut, le déni humain dans toute son horreur.

Du côté des civils qui observent l’incendie, c’est assez atroce : tout le monde trouve ça beau et s’amuse de la pluie de cendre qui leur arrive en pleine tronche, surtout les enfants. Les enfants. Bon dieu, j’imagine déjà les épisodes suivants, ça va être une série horrible. Les premiers pompiers sont déjà en train de mal vivre leur intervention, avec des malaises chez certain.

À l’hôpital, c’est une infirmière qui sera notre héroïne, inquiète de ne pas avoir reçu de blessés et de ne pas avoir les médicaments anti-radiations nécessaires. Elle passe la nuit à s’inquiéter, mais c’est pour mieux être surchargée le matin suivant, parce qu’il y a PLEIN d’hommes qui vont lui arriver, la pauvre. Il faut juste que tout le monde sorte du déni.

C’est le cas au petit matin où des dizaines d’ambulances arrivent à l’hôpital, chargées des premières victimes, alors que Valery Legasov est appelé pour faire partie d’une réunion officielle chargée de traiter l’événement. C’est l’un des premiers à vraiment alerter sur la situation… mais personne ne l’écoute et on lui demande de ne pas faire de politique, simplement de répondre aux questions scientifiques qui lui seront posées. Au secours.

L’épisode se termine sur un début de journée tout sympathique, avec les enfants qui se rendent à l’école, parce que la vie suit son cours pour tout le monde. Ou presque : il y a tout de même un oiseau qui s’effondre au sol, mort. Bien.

Pour finir, il faut bien un mot sur la production de la série elle-même et, franchement, les images sont magnifiques et chaque plan est clairement travaillé. Pour l’instant, c’est super beau à voir, mais le réalisme est tel que je sais déjà pourquoi la série sera difficile, parce que les dégradations des corps vont être horribles à voir. En fait, j’ai passé mon épisode à anticiper le pire à venir.

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